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Justice

Seydina Fall Bougazelli rattrapé par une nouvelle affaire d’escroquerie foncière

Les déboires judiciaires de l’ancien député Seydina Fall, plus connu sous le nom de Bougazelli, semblent loin d’être terminés. Reconverti ces dernières années dans l’immobilier, l’ex-parlementaire a été interpellé à son domicile de la Cité Golf Océan par les éléments de la Sûreté urbaine de Guédiawaye pour une série d’escroqueries présumées portant sur de fausses locations d’appartements. Ce qui n’était, au départ, qu’une simple plainte déposée contre lui s’est rapidement mué en un dossier complexe aux ramifications multiples, à mesure que de nouvelles victimes se présentaient au commissariat central.

Selon les informations révélées par Seneweb, six personnes se sont déjà déclarées lésées par les agissements de Bougazelli. L’Observateur indique par ailleurs qu’au moins cinq autres plaintes sont attendues, venant alourdir un dossier déjà conséquent. Les témoignages recueillis décrivent un mode opératoire similaire : l’ancien élu aurait mis en place un système bien orchestré de « locations fantômes », caractérisé par l’encaissement d’avances, la rédaction de contrats factices et la fixation de rendez-vous sans cesse renvoyés. Certaines victimes expliquent avoir été appâtées par des visites soigneusement mises en scène, avant de se voir remettre des contrats qui, plus tard, se sont révélés complètement fictifs.

Parmi les cas recensés, figure celui de T. Camara, qui affirme avoir versé la somme de 400 000 F CFA pour un appartement qui ne lui a jamais été remis. Une autre victime, I. Timera, relate avoir déboursé le même montant après avoir été conduite dans un logement présenté comme disponible pour la location, avant de s’apercevoir qu’il s’agissait d’une supercherie montée de toutes pièces. Ces accusations sont appuyées par des messages, documents et traces de transactions qui contredisent la version de l’ancien député.

Face aux enquêteurs, Bougazelli nie toute intention d’escroquerie. Il soutient qu’un courtier-maçon, A. Dieng, identifié comme son homme de confiance mais aujourd’hui introuvable, serait le véritable responsable de ces pratiques. Cependant, les victimes assurent avoir traité directement avec lui et affirment que son implication ne souffre d’aucune ambiguïté. Les éléments matériels collectés par les enquêteurs ne jouent pas non plus en sa faveur.

Cette affaire n’est pas sans rappeler un épisode survenu en novembre dernier. L’Observateur révèle en effet qu’à cette période, Bougazelli avait dû rembourser en urgence 300 000 F CFA à deux pères de famille dans un dossier similaire, évitant ainsi de nouvelles poursuites. Cette récurrence soulève des interrogations quant à la nature réelle de ses activités dans le secteur immobilier.

Depuis son interpellation, des proches de l’ancien député auraient entrepris des tentatives de remboursement auprès de certaines victimes afin de pousser ces dernières à suspendre ou à retirer leurs plaintes. Malgré ces démarches, les autorités avancent que Bougazelli devrait être déféré au parquet ce mercredi, sauf changement de dernière minute.


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