Politique
Sonko interpelle Diomaye Faye et rejette toute « fragilisation » des institutions
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par
Diack
Lors de son intervention au Dakar Arena, devant des milliers de militants et sympathisants réunis à l’occasion du congrès de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a livré un discours aux accents politiques marqués, adressant un message direct au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le leader de Pastef a appelé le chef de l’État à privilégier la stabilité des institutions et l’intérêt national plutôt que de céder à ce qu’il considère comme des calculs ou ambitions politiques.
Dans une allocution ponctuée de mises en garde et de rappels à l’ordre institutionnel, Ousmane Sonko a estimé que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de retomber dans les pratiques qui ont, selon lui, fragilisé le pays au cours des dernières années. « Ce pays a assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré sous les applaudissements de ses partisans.
Le président de Pastef a insisté sur la nécessité pour chaque institution de fonctionner dans le strict respect de ses prérogatives, sans subir d’influences extérieures ni d’instrumentalisation politique. Dans ce cadre, il a adressé une critique à peine voilée à l’exécutif, estimant que les intérêts partisans ne devaient jamais prendre le pas sur la préservation de l’État et de ses institutions.
« Même si le président veut satisfaire des ambitions politiques, il ne faut pas accepter qu’il fragilise les institutions », a-t-il affirmé, dans l’un des passages les plus commentés de son discours.
Face aux débats et spéculations qui entourent la nouvelle configuration politique du pays, Ousmane Sonko a également rejeté l’idée d’une crise institutionnelle. Selon lui, la situation actuelle résulte simplement du choix souverain exprimé par les électeurs sénégalais lors des différentes échéances électorales.
« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence à quelqu’un et l’Assemblée nationale à un autre », a-t-il soutenu, défendant ainsi la légitimité de la coexistence des différentes forces issues des urnes.
Pour le chef du parti au pouvoir, cette réalité démocratique doit être acceptée et respectée plutôt que présentée comme une source d’instabilité. Il a accusé certains acteurs politiques et observateurs d’alimenter artificiellement le débat sur une prétendue crise afin de créer un climat de tension dans le pays.
S’appuyant sur les événements politiques récents qui ont marqué le Sénégal, Ousmane Sonko a rappelé les conséquences des affrontements et des tensions institutionnelles du passé. Il a appelé les dirigeants actuels à tirer les leçons de cette période et à concentrer leur action sur les préoccupations des populations.
« Celui qui est dans l’exécutif doit avoir d’autres préoccupations plutôt que des combines politiques », a-t-il déclaré, exhortant les autorités à se consacrer prioritairement aux défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté.
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