La Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) a annoncé avoir engagé des démarches auprès de son homologue marocaine afin d’assurer un suivi de la situation des supporters sénégalais arrêtés au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 disputée à Rabat.
Dans un communiqué, l’institution sénégalaise indique avoir officiellement saisi Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme du Royaume du Maroc, afin d’obtenir des informations précises sur les conditions de détention des supporters concernés et de veiller au respect de leurs droits fondamentaux.
La CNDH du Sénégal explique que cette démarche s’inscrit dans le cadre de son mandat de protection et de promotion des droits humains. Elle précise vouloir s’assurer que les Sénégalais interpellés bénéficient d’un traitement conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme, notamment en matière d’accès à une assistance juridique, de conditions de détention dignes et du respect des garanties d’un procès équitable.
Les incidents à l’origine de ces arrestations se sont produits lors de la finale de la CAN 2025, organisée à Rabat. Des tensions auraient éclaté dans et aux abords du stade entre certains groupes de supporters, provoquant des débordements qui ont nécessité l’intervention des forces de sécurité marocaines. Plusieurs supporters sénégalais ont alors été interpellés et placés en détention dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte par les autorités locales.
Face à cette situation, la Commission nationale des droits de l’Homme du Sénégal affirme suivre l’évolution du dossier avec une attention particulière. Elle indique également rester en contact avec les autorités diplomatiques sénégalaises ainsi qu’avec les organisations de défense des droits humains afin de recueillir toutes les informations utiles et de faciliter, si nécessaire, les démarches d’assistance aux personnes concernées.
La saisine de l’institution marocaine vise aussi à renforcer la coopération entre les deux structures nationales de droits humains. Selon la CNDH, cette collaboration permettra d’obtenir des éléments fiables sur la situation des détenus sénégalais et de garantir que leurs droits soient pleinement respectés tout au long de la procédure judiciaire en cours.
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