Affaire Maty Sarr Niang : le Tribunal de Pikine-Guédiawaye met en délibéré le procès pour diffamation au 9 décembre

Le Tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a examiné hier le dossier de la journaliste et chroniqueuse Maty Sarr Niang, poursuivie pour diffamation commise par voie de diffusion publique. L’affaire, qui implique également le journaliste Cheikhou Oumar Talla, animateur sur Feeling Dakar TV, ainsi que la chaîne elle-même, a été mise en délibéré au 9 décembre 2025, date à laquelle le verdict sera rendu.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le procès trouve son origine dans une publication Facebook attribuée à Maty Sarr Niang. Dans ce message, il était affirmé que Lat Diop, ancien directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), aurait remboursé cinq milliards de francs CFA à l’État du Sénégal, dans le cadre d’une affaire de détournement présumé de deniers publics, d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux, tout en laissant encore deux milliards dus. Une publication jugée diffamatoire par l’intéressé, qui avait saisi la justice.

Pour rappel, Lat Diop avait été placé en détention le 26 septembre 2024 dans le cadre d’une enquête sur la gestion de la Lonase, avant d’être remis en liberté sous surveillance électronique le 6 novembre de la même année. Selon ses avocats, la publication litigieuse, attribuant des propos à son équipe de défense, aurait été largement diffusée sur les réseaux sociaux et reprise par plusieurs médias en ligne, contribuant à ternir son image alors qu’il se trouvait encore en détention.

Face au tribunal, Maty Sarr Niang, âgée de 41 ans, a reconnu être administratrice de la page Facebook concernée, mais a nié être l’auteure de la publication incriminée. Elle a expliqué avoir confié la gestion de ses comptes à deux jeunes collaborateurs, un homme et une femme, durant sa période de détention entre juin 2023 et mars 2024. Ces derniers, selon elle, disposaient de tous ses identifiants, téléphones et connexions pour assurer la continuité de son activité sur les réseaux sociaux.

« Je n’étais pas au courant de la publication avant sa suppression. Ce sont eux qui géraient la page à mon insu », a-t-elle déclaré à la barre. Elle a ajouté qu’elle versait à chacun de ces “community managers” un salaire mensuel de 100 000 francs CFA pour leur service.

Mais pour la partie civile, ces arguments ne tiennent pas. L’avocat de Lat Diop a soutenu que la publication attribuait faussement des propos à la défense de son client et visait à influencer l’opinion publique pendant que ce dernier était privé de liberté. « Ces messages ont été diffusés dans un contexte sensible, dans le but évident de salir la réputation de M. Lat Diop », a affirmé l’avocat, ajoutant que son client, dans un souci d’apaisement, ne réclame plus 200 millions de francs CFA comme dommages-intérêts, mais un franc symbolique en guise de réparation morale.

Le dossier ne concerne pas uniquement Maty Sarr Niang. Le journaliste Cheikhou Oumar Talla, animateur sur Feeling Dakar TV, est également cité à comparaître pour avoir relayé et commenté la publication lors d’une émission en direct. D’après le procès-verbal, il aurait déclaré que « la Lonase était gérée comme une vache laitière sous la direction de Lat Diop ». Malgré une citation reçue en personne, il ne s’est pas présenté à la barre. La chaîne Feeling Dakar TV, en tant que personne morale, est poursuivie pour complicité de diffusion de propos diffamatoires.

Le procureur de la République a requis une application stricte de la loi, estimant que les faits sont établis et que la publication avait pour but de nuire. « Les propos ont été diffusés, relayés et amplifiés ; ils ont eu un impact réel sur la réputation d’un individu », a-t-il martelé.

En défense, l’avocat de Maty Sarr Niang a plaidé la bonne foi et souligné l’absence de preuve technique liant directement sa cliente à la publication. « Rien ne prouve que c’est elle qui a posté le message. Il n’existe ni capture d’écran, ni lien, ni preuve numérique. Nous sommes dans une ère où les outils numériques, l’intelligence artificielle et les mécanismes de suppression automatique compliquent la traçabilité », a-t-il argumenté. Selon lui, son adversaire a simplement voulu faire de Maty Sarr Niang une cible médiatique : « Lat Diop s’est réveillé un matin en disant : “Maty Sarr Niang m’a diffamé.” »

La défense a ainsi appelé le tribunal à faire preuve de bienveillance, en rappelant la distinction fondamentale entre liberté d’informer et intention de nuire.

Affaire Arcelor Mittal–État du Sénégal : l’accord secret qui refait surface

Derrière le vernis des signatures officielles et le langage feutré des clauses juridiques, l’affaire Arcelor Mittal–État du Sénégal continue de révéler ses zones d’ombre. Selon des révélations exclusives de L’Observateur, l’accord transactionnel conclu en 2014, censé mettre un terme définitif au litige autour du fer de la Falémé, défie aujourd’hui les règles de transparence et interpelle la justice sénégalaise.

Tout remonte à 2007. Cette année-là, l’État du Sénégal et le géant mondial de la sidérurgie signent plusieurs accords pour l’exploitation du gisement de fer de la Falémé, dans le Sud-Est du pays. Mais rapidement, le projet s’essouffle. Arcelor Mittal se retire, évoquant des coûts prohibitifs et des réserves jugées insuffisantes. Dakar engage alors une bataille judiciaire devant un tribunal arbitral international.

En 2013, les arbitres constatent le manquement du groupe, sans pour autant fixer immédiatement le montant des compensations. C’est dans ce climat de bras de fer juridique qu’émerge, le 30 mai 2014, un « Accord transactionnel », signé par Aly Ngouille Ndiaye, alors ministre de l’Industrie et des Mines, et validé par Amadou Bâ, ministre de l’Économie et des Finances. Mais loin de solder le contentieux, ce document soulève aujourd’hui de lourdes interrogations.

150 millions de dollars… logés à Paris

140 millions au titre de dommages et intérêts ; 10 millions pour couvrir les frais d’arbitrage.

Mais au lieu d’être versés dans les caisses du Trésor public sénégalais, ces fonds ont été logés dans un compte ouvert à la Carpa (Caisse des règlements pécuniaires des avocats) du barreau de Paris, hébergé chez BNP Paribas et géré par l’avocat français François Meyer. Tout paiement n’était jugé effectif qu’après confirmation par ce compte unique, établi hors du territoire national.

Un schéma qui surprend plus d’un analyste : comment expliquer qu’un litige impliquant un État souverain se règle par un virement bancaire en France, échappant totalement aux circuits financiers nationaux ?

Une confidentialité verrouillée pendant dix ans

Autre élément troublant : la clause de confidentialité qui liait les deux parties. Pendant dix ans, il était interdit de révéler le contenu de l’accord, sauf contrainte légale. Autrement dit, un document signé à Dakar mais soumis au droit français est resté hors d’atteinte de l’opinion publique et même d’une grande partie de l’appareil d’État.

Pire, en cas de différend ultérieur, le Sénégal avait accepté que la Chambre de commerce internationale de Paris soit seule compétente pour trancher, écartant de fait sa propre justice nationale.

Des signatures qui posent question

Les doutes s’accentuent lorsqu’on apprend que l’Agent judiciaire de l’État, Aïssé Gassama Tall, avait refusé de signer l’accord, le jugeant défavorable aux intérêts du Sénégal. Malgré cette opposition, le protocole a bien été finalisé. Reste alors une question centrale : qui a donné l’ordre de passer outre ce refus et de valider l’accord ?

C’est précisément ce que cherche aujourd’hui à éclairer la justice sénégalaise. Plusieurs personnalités de premier plan ont été convoquées, dont Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Bâ et Birima Mangara, ministre du Budget à l’époque.

Affaire Lat Diop : un nouveau tournant judiciaire avec l’arrestation attendue du DG d’Afritech

L’enquête autour de la gestion de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) sous la direction de Lat Diop connaît une nouvelle accélération. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, le parquet financier a adressé un supplétif au président du Collège des juges d’instruction, ordonnant l’arrestation du directeur général de la société Afritech, ainsi que d’autres personnes citées dans le dossier.

Un rapport d’expertise comptable, versé récemment à la procédure, a mis au jour de graves anomalies dans le contrat liant la Lonase à Afritech. La société, choisie sans appel d’offres pour superviser les opérations des plateformes de paris en ligne, aurait reçu de la Lonase une avance de 100 millions de FCFA avant même le démarrage effectif de sa mission.

Mais l’élément le plus troublant demeure le conflit d’intérêts manifeste : Afritech, censée auditer le secteur du jeu, exploiterait elle-même une plateforme de jeux en ligne. Une situation jugée incompatible avec son rôle de régulateur externe.

En application du supplétif, le président du Collège des juges d’instruction a saisi la Division des investigations criminelles (Dic), chargée d’exécuter les interpellations. Ces arrestations, si elles se confirment, marqueront une étape clé dans la manifestation de la vérité autour de la gestion des marchés publics et de la régulation du secteur des jeux en ligne.

L’affaire Lat Diop dépasse désormais le seul cadre de la Lonase pour mettre en lumière les dérives potentielles dans l’attribution de marchés publics sensibles. Elle pose également la question de la transparence et de la gouvernance dans un secteur aussi stratégique que celui des jeux et paris en ligne, où les enjeux financiers sont colossaux.

Affaire Arcelor Mittal : de nouvelles convocations relancent le dossier

L’affaire Arcelor Mittal refait surface et connaît une tournure décisive. Selon des informations révélées par Libération, le doyen des juges du premier cabinet d’instruction du tribunal hors classe de Dakar a lancé trois convocations visant des dignitaires de l’ancien régime. Ceux-ci devront être entendus prochainement, à ce stade, en qualité de témoins.

Pour rappel, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Dakar sur la base d’une plainte avec constitution de partie civile déposée par l’État du Sénégal. Le dossier visait Arcelor Mittal Holdings AG (anciennement Mittal Steel Holdings AG) ainsi que cinq de ses filiales : Arcelor Mittal, Arcelor Mittal Limited, Arcelor Mittal Holland II BV, Arcelor Mittal Mining Sénégal SA et Arcelor Mittal Infrastructures Sénégal SA.

Les chefs d’accusation étaient lourds : association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. La Direction des investigations criminelles (DIC) avait même été mobilisée pour notifier des convocations aux représentants du groupe, mais ceux-ci étaient restés introuvables à l’époque.

Au cœur du contentieux se trouve l’accord transactionnel signé le 30 mai 2014 entre l’État du Sénégal et Arcelor Mittal. L’affaire avait fait grand bruit car l’État, initialement, réclamait entre 1 600 et 3 300 milliards de francs CFA devant la Chambre de commerce internationale (CCI). Contre toute attente, le litige avait finalement été soldé pour 150 millions de dollars, soit environ 90 milliards de francs CFA.

Cette différence abyssale entre les montants réclamés et la transaction conclue avait alimenté de nombreuses interrogations sur les conditions de l’arrangement, ainsi que sur les éventuelles responsabilités politiques et administratives impliquées.

Dix ans après, la relance des auditions par le doyen des juges marque un tournant. Ces nouvelles convocations pourraient contribuer à éclairer les zones d’ombre entourant cette affaire complexe, qui mêle enjeux financiers colossaux et soupçons de corruption au sommet de l’État.

Justice – Affaire Doro Gaye : L’audience renvoyée au 3 septembre par la Cour d’appel de Paris

L’affaire opposant l’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye à Zakiroulah Sow connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Les Échos, l’audience tenue le 9 juillet dernier à la Cour d’appel de Paris a été renvoyée au 3 septembre 2025. Le procureur général près la Cour d’appel a sollicité des informations complémentaires avant que le dossier ne puisse avancer.

Pour l’instant, le juge d’instruction du troisième cabinet est chargé de poursuivre les investigations, en l’absence de Doro Gaye.

Cette affaire judiciaire, qui prend une tournure internationale, repose sur une transaction foncière qui aurait mal tourné. Doro Gaye est accusé par la partie civile, représentée par Zakiroulah Sow, de lui avoir extorqué la somme de 1,2 milliard de francs CFA dans le cadre d’un accord foncier litigieux. Un protocole d’accord aurait été signé entre les deux parties, mais selon Zakiroulah Sow, l’homme d’affaires n’aurait pas respecté ses engagements.

Sénégal – Affaire Ismaïla Madior Fall : une confrontation décisive devant la Haute Cour de Justice

L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a été entendu ce lundi 21 juillet 2025 par la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette audition s’est déroulée dans le cadre de la procédure judiciaire en cours, visant l’ex-Garde des Sceaux, mis en cause dans une affaire de présumée corruption liée à l’attribution d’un marché public stratégique.

Un des moments clés de l’audition a été la confrontation entre Ismaïla Madior Fall et Cheikh Guèye, entendu dans le dossier en qualité de simple renseignant. En cause, un versement de 50 millions de francs CFA que certains soupçonnent être une tentative de corruption.

Selon les informations rapportées par Seneweb, Cheikh Guèye a nié toute manœuvre frauduleuse, affirmant aux magistrats qu’il s’agissait d’un prêt personnel envisagé au profit de l’ancien ministre. De son côté, Ismaïla Madior Fall a rejeté cette version, soutenant qu’il avait perçu la somme comme une donation spontanée, qu’il aurait immédiatement restituée dans la même pièce.

Ce face-à-face intervient dans une enquête ouverte autour de l’attribution controversée d’un marché public pour la construction d’un centre de surveillance par bracelets électroniques. Un projet censé incarner la modernisation du système pénal sénégalais, mais aujourd’hui entaché de soupçons de favoritisme et d’irrégularités.

Assigné à résidence depuis le 20 mai 2025, Ismaïla Madior Fall porte un bracelet électronique, mesure imposée par la commission d’instruction dans le cadre de l’enquête. Ses avocats dénoncent une décision « disproportionnée » et ont déposé une requête en mainlevée visant à obtenir la levée des mesures restrictives.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique marqué par une volonté affirmée des nouvelles autorités sénégalaises de rompre avec l’impunité et de sanctionner la corruption à tous les niveaux de l’État, y compris parmi les anciens hauts responsables.

Affaire Badara Gadiaga : Pape Djibril Fall rend visite à Alioune Tine et dénonce les atteintes aux libertés publiques

Le député et leader politique Pape Djibril Fall a été reçu ce mardi 15 juillet 2025 par Alioune Tine, président fondateur d’Africajom Center, figure respectée de la société civile sénégalaise. Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte national marqué par des tensions politiques croissantes et une multiplication des arrestations d’acteurs médiatiques et d’opinion.

À l’issue de l’audience, Pape Djibril Fall a tenu à partager les grandes lignes des échanges. Il a notamment évoqué la situation générale du pays, qu’il qualifie de préoccupante, en raison de ce qu’il considère comme des atteintes graves aux libertés publiques. Selon lui, la répression vise en priorité les journalistes, les chroniqueurs et les leaders d’opinion qui expriment des positions critiques à l’égard du pouvoir exécutif.

Parmi les cas les plus emblématiques figure celui de Badara Gadiaga, chroniqueur actuellement incarcéré. Pour Pape Djibril Fall, l’arrestation de ce dernier illustre « la volonté manifeste du régime Sonko-Diomaye de faire taire toutes les voix discordantes ». Il estime que Badara Gadiaga est devenu un véritable otage politique, détenu pour ses opinions et non pour des actes répréhensibles.

La rencontre a également été l’occasion de réaffirmer le respect et la considération dus à Alioune Tine, dont l’engagement en faveur des droits humains et de la démocratie au Sénégal est unanimement salué. Pape Djibril Fall a formulé à son endroit des vœux de paix et de prospérité, tout en appelant les autorités à un retour au dialogue et à l’apaisement.

En conclusion, le député a lancé un appel solennel à la libération immédiate des personnes qu’il qualifie d’otages politiques, au premier rang desquelles Badara Gadiaga. Il estime qu’aucune démocratie ne peut prospérer dans un climat d’intimidation et de privation des libertés fondamentales.

Affaire Badara Gadiaga : l’opposition dénonce un « abus de pouvoir » et un recul démocratique

Le député Abdou Mbow du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal fustige l’arrestation du chroniqueur et parle de « prise d’otage politique » orchestrée par le régime en place.

L’arrestation de Badara Gadiaga, ce lundi 14 juillet, continue de faire réagir dans la classe politique. Alors que le chroniqueur est désormais placé sous mandat de dépôt pour des accusations lourdes, le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire d’opposition Takku Wallu Sénégal, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer une dérive autoritaire.

Selon le parlementaire, il ne s’agit « ni plus ni moins que d’un abus de pouvoir » de la part des autorités actuelles. Il considère cette incarcération comme une nouvelle illustration de l’effritement de l’État de droit au Sénégal. « Ce placement sous mandat de dépôt est regrettable. C’est une preuve supplémentaire que le régime veut définitivement enterrer ce qui reste de notre démocratie », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour Abdou Mbow, Badara Gadiaga rejoint « la longue liste des otages politiques du régime », qu’il accuse d’avoir perdu toute légitimité aux yeux des Sénégalais comme de la communauté internationale. « Cette arrestation n’est rien d’autre qu’une prise d’otage organisée pour approfondir la tentative de musèlement de l’opinion. Une manière de faire qui doit être bannie de la République », a-t-il martelé.

Dans son intervention, le député a appelé à une mobilisation urgente des forces politiques, sociales et citoyennes pour faire face à ce qu’il qualifie de « basses manœuvres dignes d’une République bananière ». Une prise de position qui s’inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par une série d’interpellations et de critiques récurrentes contre la gestion des libertés publiques par le pouvoir en place.

Affaire Badara Gadiaga : le chroniqueur de la TFM bénéficie d’un retour de parquet

Le journaliste et chroniqueur Badara Gadiaga, figure bien connue de l’émission “Jakaarlo Bi” sur la Télévision Futurs Médias (TFM), a bénéficié ce jeudi 11 juillet d’un retour de parquet après sa présentation devant le procureur. Son dossier a été transféré au doyen des juges en vue d’une ouverture d’information judiciaire, signe que l’affaire prend une tournure judiciaire plus complexe.

Initialement poursuivi pour « propos contraires aux bonnes mœurs », à la suite de ses déclarations polémiques lors d’une récente diffusion de l’émission “Jakaarlo Bi”, Gadiaga a vu les accusations pesant sur lui s’alourdir au fil des heures. Le parquet lui reproche désormais également la « diffusion de fausses nouvelles » ainsi que l’« offense à une personne qui exerce une partie des prérogatives du chef de l’État », en référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

Ces nouvelles charges renforcent la gravité de l’affaire, qui dépasse désormais le simple cadre de la liberté d’expression dans un débat télévisé, pour s’inscrire dans une logique de protection de l’ordre public et des institutions, selon l’argumentaire du ministère public.

L’interpellation de Badara Gadiaga, survenue en début de semaine, a immédiatement suscité de vives réactions dans l’opinion publique. Plusieurs acteurs de la société civile, des confrères journalistes ainsi que des leaders politiques – notamment Khalifa Sall, le parti Rewmi et d’autres figures de l’opposition – ont dénoncé une atteinte grave à la liberté d’expression et de presse. Pour eux, l’arrestation du chroniqueur s’apparente à une tentative d’intimidation à l’égard des voix critiques.

Du côté du pouvoir, certains responsables estiment au contraire que les propos de Gadiaga ont franchi les limites acceptables dans un État de droit, notamment en portant atteinte à l’image des institutions républicaines.

Le retour de parquet signifie que le procureur ne s’est pas encore prononcé sur un éventuel mandat de dépôt, préférant transmettre le dossier au juge d’instruction. Ce dernier décidera des suites judiciaires à donner : mise en examen, liberté provisoire ou détention préventive.

Affaire Gadiaga : La Nouvelle Responsabilité dénonce une atteinte à la liberté d’expression

Le mouvement politique s’indigne de la garde à vue du chroniqueur et appelle à la défense des libertés publiques.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le mouvement La Nouvelle Responsabilité a vivement réagi à la garde à vue de Badara Gadiaga, chroniqueur à l’émission Jakaarlo, interpellé par la Division spéciale de la cybercriminalité pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs.

« La garde à vue de M. Gadiaga, à la suite de son audition par la Division Spéciale de la cybercriminalité, est une atteinte préoccupante à la liberté d’expression. Badara Gadiaga n’a fait qu’exercer un droit fondamental : celui de s’exprimer », déclare le mouvement dans sa note.

Se joignant à de nombreuses voix au sein de l’opposition, La Nouvelle Responsabilité condamne ce qu’elle qualifie de dérive liberticide et appelle à une mobilisation pour la sauvegarde des droits fondamentaux. « Dans une démocratie, aucune voix ne doit être muselée. Nous refusons la banalisation de l’intimidation contre les esprits libres et restons mobilisés pour défendre les libertés publiques. »

Enfin, le mouvement conclut sa déclaration en exprimant sa solidarité à l’endroit du chroniqueur ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions : « Tout notre soutien à Badara Gadiaga et à tous les autres détenus. La liberté ne se négocie pas. »

Sénégal – Affaire Tahirou Sarr : la justice gèle ses comptes bancaires, ses avocats font appel

Nouveau rebondissement dans le dossier explosif de l’homme d’affaires Seydou Sarr, alias Tahirou. Le juge d’instruction financier a ordonné la saisie des comptes bancaires du mis en cause, domiciliés à NSIA Banque. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’enquête menée sur un vaste scandale financier estimé à 125 milliards FCFA.

Les avocats de Tahirou Sarr ont immédiatement interjeté appel devant la Chambre d’accusation financière pour contester cette mesure de saisie pénale visant les soldes créditeurs. L’audience, qui devait se tenir ce mardi 9 juillet, a finalement été renvoyée au 23 juillet 2025. Un délai qui pourrait s’avérer décisif dans la stratégie de défense de l’homme d’affaires.

Pour rappel, Tahirou Sarr a été placé sous mandat de dépôt le 28 février dernier, après avoir été épinglé par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) dans le cadre d’opérations jugées suspectes, portant sur un montant total de 125 milliards FCFA. Il est inculpé pour association de malfaiteurs en groupe criminel organisé, escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux, des délits particulièrement graves, portant sur une somme de 91 milliards FCFA.

L’affaire suscite un vif intérêt de l’opinion publique, d’autant plus que Tahirou Sarr est une figure bien connue du monde des affaires sénégalais. Certains y voient le symbole d’une volonté affichée des autorités judiciaires de s’attaquer aux circuits de la corruption financière, tandis que d’autres dénoncent une forme de harcèlement judiciaire.

Justice – Affaire Locafrique/Dermond Oil : Khadim Ba reste en prison malgré une expertise en sa faveur

Khadim Ba, patron de Locafrique et Dermond Oil, ne recouvrira pas la liberté pour l’instant. Le juge du premier cabinet d’instruction financier a rejeté sa demande de mise en liberté provisoire, suivant à la lettre le réquisitoire du parquet financier, qui s’était opposé à toute remise en liberté. Cette décision intervient malgré une expertise récemment versée au dossier, jugée pourtant favorable à l’inculpé.

Incarcéré depuis le 4 octobre 2024, Khadim Ba fait face à des accusations d’une extrême gravité :

Importation sans déclaration portant sur un montant de 63,052 milliards de francs CFA, Défaut de rapatriement de 44,601 milliards de francs CFA, Escroquerie sur les deniers publics à hauteur de 63,052 milliards de francs CFA.

Ces chefs d’inculpation s’inscrivent dans le cadre d’une vaste enquête pilotée par le parquet financier, qui cherche à faire la lumière sur des flux commerciaux et financiers illicites liés à des opérations d’importation présumées frauduleuses.

Face au magistrat instructeur, Khadim Ba a contesté fermement les faits. Il a soutenu n’avoir aucun rôle direct dans les opérations d’importation ou de transfert de fonds mis en cause. « Je ne suis ni importateur, ni transitaire, ni une banque », aurait-il plaidé, selon des informations rapportées par le journal Libération. Il va plus loin en pointant du doigt la Société africaine de raffinage (SAR), qu’il désigne comme le véritable acteur de ces opérations. En somme, il estime que ni Locafrique, ni Dermond Oil ne peuvent être impliquées dans les infractions reprochées.

Toujours selon Libération, une expertise déposée récemment dans le dossier tendait à confirmer la version de Khadim Ba. Toutefois, ni le parquet financier ni le juge d’instruction n’ont été convaincus par ses conclusions. La décision de maintenir Khadim Ba en détention semble indiquer que des éléments jugés suffisamment graves persistent contre lui.

L’affaire demeure en instruction, et les investigations se poursuivent. Mais ce refus de libération provisoire laisse entrevoir la complexité du dossier et la prudence des autorités judiciaires, soucieuses de ne pas fragiliser une enquête portant sur plus de 100 milliards de francs CFA au total.

À ce stade, Khadim Ba reste donc détenu, en attendant les prochaines étapes de cette affaire tentaculaire, où se mêlent enjeux économiques, responsabilités institutionnelles et soupçons de crimes financiers à grande échelle.

Affaire Sonko–Adji Sarr : Amadou Ba (Pastef) réplique sèchement à Madiambal Diagne et dénonce une « manipulation puérile »

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, n’a pas tardé à répondre aux critiques virulentes du journaliste Madiambal Diagne, à la suite de sa déclaration controversée dans l’émission Jakarlo Bi de ce vendredi 4 juillet. Dans une vidéo de huit minutes publiée sur Facebook sous le titre « Corruption de la jeunesse : mettre fin aux manipulations puériles de Madiambal et compagnie », l’élu a tenu à clarifier ses propos et dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation politique.

Tout est parti d’une séquence de l’émission Jakarlo Bi, au cours de laquelle Amadou Ba, abordant l’affaire Ousmane Sonko – Adji Sarr, aurait lancé : « Adji Sarr est une prostituée, Sonko un client ». Des propos qui ont fait vivement réagir Madiambal Diagne sur le réseau social X (anciennement Twitter). Le journaliste s’est indigné :

« Adji Sarr est une prostituée, Sonko un client » ! Amadou Ba de Pastef a-t-il mesuré la gravité de son propos ? Quel respect pour Adji Sarr ! Quel respect pour son leader Ousmane Sonko ! Est-ce un autre coup bas entre pastefiens ? »

Face à cette sortie, Amadou Ba a contre-attaqué avec fermeté. Dans sa vidéo, il accuse Madiambal Diagne et d’autres figures médiatiques de travestir ses propos à des fins politiques. Selon lui, ses déclarations ont été sorties de leur contexte dans une volonté manifeste de nuire à sa personne et de semer la discorde au sein du parti Pastef. Le député assure qu’il ne s’agissait nullement d’une attaque contre Ousmane Sonko, qu’il dit continuer de respecter et soutenir, mais plutôt d’une mise en lumière du traitement médiatique biaisé de l’affaire.

Amadou Ba estime que Madiambal Diagne agit dans une logique de manipulation de l’opinion publique et d’instrumentalisation politique de faits sensibles. Il rappelle également que son intention première était de dénoncer l’instrumentalisation judiciaire et médiatique de l’affaire Adji Sarr, devenue selon lui un outil de persécution politique.

Cette passe d’armes intervient dans un contexte toujours tendu, où chaque mot autour de l’affaire Sonko–Adji Sarr peut raviver les clivages politiques et les tensions sociales. Elle illustre également les fractures internes qui peuvent exister au sein même des soutiens de Pastef, dans un climat post-électoral encore chargé.

Affaire Blue Trade Company : la Cour suprême annule la condamnation de Saliou Samb, Ferdinand Coly promet de poursuivre le combat

Un nouveau rebondissement vient marquer l’affaire qui oppose Ferdinand Coly, ancien international sénégalais, à Saliou Samb, président du Conseil départemental de Mbour. La Cour suprême a annulé la décision rendue précédemment contre M. Samb, qui avait été condamné à six mois de prison ferme et à verser 800 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Coly.

Selon le quotidien Les Échos, cette annulation est fondée sur une irrégularité de procédure. Lors de son audition, Saliou Samb n’aurait pas été informé de son droit à l’assistance d’un avocat, une omission jugée suffisamment grave par la haute juridiction pour invalider l’ensemble de la procédure judiciaire. Une décision qui relance totalement ce contentieux à fort retentissement médiatique.

L’affaire trouve son origine dans la société Blue Trade Company, spécialisée dans l’exploitation et l’exportation de produits halieutiques. Co-fondateur du projet, Ferdinand Coly accuse son ancien partenaire d’avoir orchestré une escroquerie à hauteur de 1,2 milliard de francs CFA.

Il ne serait pas le seul lésé. Un autre ancien international, Mamadou Niang, aurait investi plus de 325 millions de francs CFA dans cette société. De son côté, Saliou Samb rejette les accusations, évoquant une simple faillite de l’entreprise.

Joint par Les Échos à la suite de la décision de la Cour suprême, Ferdinand Coly a clairement indiqué son intention de déposer un rabat d’arrêt pour contester cette annulation. Son avocat, Me Pape Sène, précise qu’ils attendent la notification officielle de l’arrêt pour déterminer les suites judiciaires à engager.

« Nous avons pris acte de la décision, mais cela ne signifie pas la fin de l’affaire », a confié Me Sène, qui continue de défendre les intérêts de son client avec fermeté.

Une affaire emblématique des litiges d’affaires entre anciens sportifs et partenaires

Cette affaire illustre les risques et les désillusions fréquents dans les partenariats d’affaires noués par d’anciens sportifs à la retraite. Porté par des figures emblématiques du football sénégalais, le projet Blue Trade Company semblait pourtant bénéficier d’une crédibilité certaine.

Avec cette décision, le dossier repart quasiment à zéro sur le plan judiciaire, mais Ferdinand Coly semble déterminé à obtenir réparation.

Justice : Daouda Mine enterre définitivement l’affaire Sonko-Mame Mbaye Niang

Après le rejet de son rabat d’arrêt par la Cour suprême, Ousmane Sonko avait affirmé son intention de rouvrir le dossier judiciaire qui l’oppose à l’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang. Une posture qui a suscité de nombreux commentaires d’experts juridiques sur les possibilités et conditions d’une éventuelle révision du procès. Mais pour le journaliste Daouda Mine, spécialisé dans les questions judiciaires, le débat est clos : le leader de Pastef a définitivement perdu cette bataille judiciaire.

Invité de l’émission “Ultimatum” sur Seneweb, Daouda Mine a livré une analyse tranchée sur la situation judiciaire du Premier ministre. « Honnêtement, la vérité, c’est que l’affaire Mame Mbaye Niang – Ousmane Sonko est définitivement bouclée. Ousmane Sonko a perdu, et il a perdu définitivement », a-t-il affirmé sans détour.

Pour le journaliste, l’affaire est close sur le plan juridique, toutes les voies de recours ayant été épuisées. L’arrêt de la Cour suprême mettant fin à la procédure confirme la condamnation prononcée en appel, à savoir six mois de prison avec sursis pour diffamation. Daouda Mine rappelle cependant que cette condamnation n’a plus de conséquence sur l’éligibilité du Premier ministre, en raison de la loi d’amnistie adoptée avant l’élection présidentielle de 2024.

« Les six mois de sursis ont été purgés politiquement et juridiquement par la loi d’amnistie. Cela ne peut plus empêcher Ousmane Sonko de se présenter à une élection », a-t-il expliqué.

Si la condamnation pénale est neutralisée, la sanction civile reste entière. Le journaliste rappelle qu’en vertu du droit, l’amnistie ne s’applique pas aux intérêts civils, notamment les dommages et intérêts accordés à la partie civile. « Il devra payer les 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts. La loi d’amnistie ne préjudicie pas aux droits des tiers », a insisté Daouda Mine.

Autrement dit, bien que blanchi sur le plan pénal, Ousmane Sonko reste tenu de réparer le préjudice reconnu à Mame Mbaye Niang, sauf si ce dernier décide de renoncer au paiement ou de ne pas en réclamer l’exécution.

L’affaire qui a opposé Sonko à Mame Mbaye Niang a marqué une étape importante dans le parcours judiciaire et politique de l’actuel Premier ministre. D’abord poursuivi pour diffamation à la suite de ses accusations publiques contre l’ex-ministre, Ousmane Sonko avait vu sa condamnation confirmée en appel en mai 2023. Cette décision avait à l’époque pesé lourdement dans le débat sur sa candidature à la présidentielle.

Aujourd’hui, avec le rejet du rabat d’arrêt et l’impossibilité d’introduire un nouveau recours ordinaire, l’affaire semble juridiquement scellée, malgré la volonté affichée de Sonko de continuer la bataille.

Pour Daouda Mine, cette volonté est vaine : « Toutes les voies de recours ont été épuisées. » La procédure judiciaire semble donc arrivée à son terme — du moins jusqu’à preuve du contraire.

Affaire Talla Keïta à Rosso Sénégal : l’autopsie écarte la piste de violences, deux policiers suspendus

L’affaire Talla Keïta, du nom de ce jeune homme de 18 ans décédé dans des circonstances initialement troubles à Rosso Sénégal, connaît un premier tournant décisif. Les résultats préliminaires de l’autopsie, réalisés à l’hôpital général Idrissa Pouye (ex-CTO), viennent éclairer les causes de sa mort, tout en suscitant de nouvelles interrogations sur la gestion de l’affaire par les autorités.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’examen médico-légal n’a révélé aucune trace de violence physique susceptible d’avoir causé la mort du jeune Talla Keïta. Les médecins légistes concluent à un décès dû à une tumeur du foie décompensée en hypertension portale, une affection interne grave, souvent silencieuse, qui peut se manifester brutalement sans signes précurseurs évidents.

Cette conclusion éloigne donc, pour le moment, l’hypothèse d’un décès causé par des violences policières ou une interpellation brutale, comme certains témoignages ou soupçons initiaux pouvaient le laisser entendre.

Malgré cette conclusion médicale, les deux agents de police en service lors des faits ont été immédiatement suspendus. Dans un communiqué transmis à la presse, la Division de la communication et des relations publiques de la Police nationale a précisé que cette mesure s’appuie sur l’article 22 de la loi n°2009-18 du 9 mars 2009 relative au statut du personnel de la Police nationale.

Cet article autorise la suspension d’un agent en cas de faute grave présumée, à titre conservatoire, en attendant les résultats des enquêtes administrative et judiciaire en cours. Ainsi, les deux policiers concernés seront prochainement traduits devant un conseil d’enquête, conformément aux procédures disciplinaires internes.

Si les résultats de l’autopsie viennent dissiper certains doutes sur les causes directes du décès, l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes dans lesquelles Talla Keïta a été interpellé ou pris en charge par les forces de l’ordre, et si des manquements professionnels ou éthiques ont pu être commis.

Affaire « Keur Yeurmandé » : Ndella Madior Diouf renvoyée en police correctionnelle après 18 mois de détention

Le procès de la fondatrice de la pouponnière « Keur Yeurmandé » approche à grands pas. Dix-huit mois après sa mise sous mandat de dépôt, Ndella Madior Diouf sera jugée en police correctionnelle pour une série de charges liées aux maltraitances présumées infligées à des nourrissons, dont plusieurs ont trouvé la mort.

L’affaire avait provoqué un vif émoi au Sénégal en décembre 2023, après la découverte de graves cas de négligence et de violences dans cette pouponnière située à Dakar. Six bébés y auraient succombé à des traitements inhumains, selon les résultats de l’enquête de la brigade de protection de la Sûreté urbaine, tandis que 48 autres enfants, en état de santé préoccupant, avaient dû être pris en charge par des structures spécialisées.

Dans son édition du lundi 30 juin 2025, Les Échos rapporte que Ndella Madior Diouf et ses coaccusés ont été renvoyés en jugement. Le journal cite une source proche du dossier, affirmant que certaines charges initialement retenues par le parquet ont été abandonnées par le juge d’instruction. Toutefois, les griefs restants restent lourds : homicide involontaire, complicité d’homicide, traite de personnes, exercice illégal de la médecine, privation de soins et d’aliments ayant entraîné la mort, obtention illégale de certificats de décès, mise en danger de la vie d’autrui, et exploitation d’une pouponnière sans autorisation.

Malgré plusieurs demandes de liberté provisoire restées sans suite, Ndella Madior Diouf demeure incarcérée en attendant son procès. Lors de son audition au fond, elle a nié en bloc toutes les accusations portées contre elle.

Trois coaccusés sont également poursuivis dans cette affaire : son assistant Cheikh Tidiane Ndiaye, le gardien Djiby Sow, et El Hadji Sène, animateur à la radio Saphir FM. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir clandestinement enterré deux bébés morts dans des conditions troubles. Selon Les Échos, certains de ces prévenus seraient en fuite, une carence qui sera actée par procès-verbal en l’absence de comparution au tribunal.

Moustapha Diop face à la justice : un procès décisif en vue dans l’affaire des 2,5 milliards FCFA

L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, Moustapha Diop, sera entendu au fond la semaine prochaine par la Haute Cour de justice. Une audience cruciale s’annonce dans cette affaire tentaculaire aux allures de scandale d’État, portant sur un préjudice présumé de 2,5 milliards de francs CFA.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt le 22 mai 2025 par la commission d’instruction, l’ex-ministre est poursuivi pour une série de chefs d’accusation particulièrement lourds : association de malfaiteurs, corruption, concussion, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, blanchiment de capitaux, et complicité.

Au cœur de cette affaire : un marché public attribué à l’entreprise Sokamousse, portant sur la fourniture de 6,25 millions de masques dans le contexte de la crise sanitaire. Selon un rapport de la Cour des comptes, la société adjudicataire n’aurait livré qu’un peu plus de la moitié des quantités prévues, alors même que l’ensemble des paiements aurait été effectué. Une irrégularité présumée qui a entraîné l’ouverture d’une information judiciaire.

Le fournisseur a toujours réfuté ces accusations, avançant que la commande a été honorée selon les termes du contrat. Pour sa part, Moustapha Diop a tenté de se dédouaner en brandissant des documents justificatifs : bordereaux de livraison, procès-verbaux de réception, et courriers de validation. Entouré de ses avocats, Me Oumar Youm et Me Baboucar Cissé, il a soutenu que « le marché des masques a été intégralement réalisé ».

Mais ces éléments n’ont pas convaincu la commission d’instruction. Contrairement au patron de Sokamousse, qui a évité la détention provisoire en versant une caution de 930 millions FCFA, l’ancien ministre reste en détention. Sa nouvelle comparution, en présence du fournisseur, devrait permettre d’éclaircir les zones d’ombre de ce dossier explosif.

Justice – Affaire Sonko / Mame Mbaye Niang : la Cour suprême rouvre le dossier le 1er juillet

L’affaire de diffamation opposant Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang, née autour des accusations de mauvaise gestion du programme Prodac, connaîtra un nouveau rebondissement judiciaire. Selon L’Observateur, la Cour suprême du Sénégal se penchera à nouveau sur ce contentieux brûlant le lundi 1er juillet, dans le cadre de l’examen du rabat d’arrêt introduit par les avocats de l’actuel Premier ministre.

Pour mémoire, Ousmane Sonko avait affirmé en 2022 détenir un rapport compromettant de l’Inspection générale des finances (IGF) concernant la gestion du Projet des domaines agricoles communautaires (Prodac), un programme coordonné à l’époque par Mame Mbaye Niang. Ce dernier, dénonçant une atteinte à son honneur, avait porté plainte pour diffamation.

La justice avait donné raison à Mame Mbaye Niang. En mai 2023, la Chambre pénale de la Cour suprême avait confirmé la condamnation de Sonko à six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 200 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts. Une décision qui avait eu des conséquences politiques majeures, entraînant l’invalidation de la candidature de Sonko à la présidentielle de 2024. Ce dernier avait alors cédé sa place à Bassirou Diomaye Faye, devenu depuis président de la République.

Les avocats de Sonko, dénonçant des vices de procédure et une atteinte aux droits de la défense, ont introduit un rabat d’arrêt. Ce mécanisme, rare et complexe, permet de contester une décision rendue en dernier ressort lorsque des erreurs fondamentales de droit sont alléguées.

Parmi les arguments invoqués : l’absence de citation à comparaître et le rejet d’une exception d’inconstitutionnalité soulevée par la défense, qui demandait un renvoi du dossier devant le Conseil constitutionnel. Fait notable, l’Avocat général s’était, à l’époque, prononcé en faveur d’une cassation, mais sa position n’avait pas été suivie par la Cour.

L’audience du 1er juillet, qui s’annonce très suivie, devrait permettre à la Cour suprême d’entendre les plaidoiries des deux parties. L’objectif : déterminer si l’arrêt contesté souffre d’irrégularités suffisamment graves pour justifier son annulation.

Selon L’Observateur, Mame Mbaye Niang ne sera pas présent lors de cette nouvelle audience. Depuis l’accession au pouvoir de la coalition Diomaye Président, l’ancien ministre séjourne à l’étranger, et n’a plus fait d’apparition publique au Sénégal.

Au-delà des aspects judiciaires, ce dossier continue de nourrir le débat politique national. Pour certains partisans de Sonko, cette affaire symbolise l’instrumentalisation de la justice à des fins d’exclusion politique. Pour d’autres, elle pose la question de la responsabilité des acteurs publics dans leurs déclarations, surtout lorsqu’elles portent atteinte à la réputation d’autrui sans preuves formelles.

Affaire du marché d’armement de 45 milliards FCFA : une enquête explosive ouverte par la DIC sur fond de soupçons de détournement et blanchiment

Un nouveau scandale d’État secoue le Sénégal. Selon le journal Libération, l’affaire du marché d’armement d’un montant colossal de 45,3 milliards de FCFA, signé sous la présidence de Macky Sall, fait désormais l’objet d’une enquête approfondie confiée à la Division des investigations criminelles (DIC). Le parquet financier, dirigé par le procureur Alioune Abdoulaye Sylla, a ordonné cette enquête afin de faire la lumière sur les nombreuses zones d’ombre entourant ce contrat controversé.

L’origine de ce contrat remonte au 30 décembre 2021, date à laquelle l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Environnement, a conclu un marché de fourniture d’équipements sécuritaires, techniques et logistiques avec une entreprise peu connue : Lavie Commercial Brokers-SUARL. Montant total : 45,3 milliards FCFA TTC. Or, cette société n’avait été immatriculée que quelques semaines plus tôt, le 16 novembre 2021, à Dakar, ce qui soulève de graves interrogations sur les critères de sélection du prestataire.

Le contrat, signé par David Benzaquen, ancien collaborateur du marchand d’armes israélien Gaby Peretz, cacherait en réalité l’implication d’un autre homme : Aboubacar Hima, plus connu sous le nom de « Petit Boubé », courtier nigérien bien introduit dans les milieux du commerce d’armes en Afrique de l’Ouest. Son nom est indirectement apparu dans le dossier de création de Lavie, via un numéro de téléphone lui appartenant.

Selon Libération, le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), transmis au parquet, fait état de nombreuses irrégularités. Outre la qualité douteuse des équipements livrés et des quantités incohérentes, le rapport révèle surtout d’importants mouvements de fonds entre les comptes de Lavie, Eurocockpit et Technologie Service International (TSI), trois structures contrôlées ou liées à Petit Boubé.

Au total, 3,09 milliards de FCFA ont transité entre ces entités avant d’être dispersés à l’étranger à travers des virements, des retraits en espèces et des transferts de devises, sans justificatifs clairs.

Des personnes physiques, identifiées comme D.A.A. Jacques et A. Loum, ont ainsi retiré en espèces plusieurs centaines de millions de FCFA en février 2023 :

85 millions FCFA, 150 millions FCFA, puis 185 millions FCFA le jour suivant pour A. Loum.

Des retraits massifs de chèques ont aussi été effectués par Petit Boubé lui-même, pour un total de 565,5 millions FCFA, toujours selon la Centif. Il aurait justifié ces retraits par des dépenses liées au dédouanement de conteneurs pour le ministère de l’Environnement. Mais après vérifications, ces affirmations se sont révélées fausses.

Plus troublant encore : bien qu’il prétendait « préfinancer le marché », Petit Boubé a en réalité reçu une avance de 34 milliards FCFA. Le reste des opérations suspectes s’est déroulé après ce décaissement, ce qui écarte l’hypothèse d’un investissement personnel dans l’exécution du contrat.

La mention du caractère « secret défense » du marché a jusqu’ici permis de masquer le manque de transparence, mais aujourd’hui, la justice semble bien décidée à remonter toute la chaîne des responsabilités.

L’ouverture de l’enquête par le parquet financier marque un tournant dans la lutte contre la corruption, à un moment où les autorités cherchent à rompre avec les pratiques opaques du passé. Si les faits sont avérés, ils pourraient impliquer plusieurs hauts responsables de l’ancien régime, notamment ceux ayant validé un tel contrat dans des conditions aussi floues.

À ce stade, aucune mise en cause formelle n’a encore été annoncée, mais l’implication de personnalités comme Petit Boubé, déjà cité dans d’autres affaires d’armement en Afrique, augure d’une affaire tentaculaire, à la croisée du politique, du militaire et du financier.

Affaire à suivre de très près.

Affaire Khadim Bâ : un rapport d’expertise accablant pour la Douane sénégalaise

Un nouveau rebondissement secoue le différend opposant l’homme d’affaires Khadim Bâ à l’administration douanière. Selon les révélations de L’Observateur, un rapport d’expertise récemment transmis au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, pourrait totalement remettre en question les fondements juridiques des poursuites engagées contre le patron de la Bnde, actuellement incarcéré.

Ce rapport, établi par le cabinet d’expertise Cecogex à la demande de la défense, met en lumière de graves irrégularités dans la procédure douanière ayant conduit à l’affaire. Dans une correspondance officielle adressée au ministre, Me Djiby Diallo, avocat de Khadim Bâ, pointe une série d’erreurs aussi bien juridiques que procédurales, entachant les procès-verbaux dressés par les services douaniers.

Selon le rapport, les accusations reposent sur une mauvaise interprétation des textes en vigueur. Les agents de la Douane n’auraient pas pris la peine de vérifier certains documents essentiels avant de dresser leurs procès-verbaux, accusant à tort Khadim Bâ d’avoir produit de fausses attestations de change. L’expertise souligne que ces documents ont été fournis sans intention frauduleuse, dans un contexte de méconnaissance des procédures exactes de dédouanement.

Plus encore, Cecogex insiste sur le fait qu’à la date des faits, aucune disposition légale n’imposait un rapatriement des fonds pour un contrat de représentation, tel que celui qui liait Dermond Africa à Dermond Oil and Gaz FZE. La notion même d’« exportation de service » — point central du dossier — n’a été intégrée à la réglementation de l’UEMOA qu’en décembre 2024, et sa mise en application reste suspendue à des instructions non encore publiées par la BCEAO.

Pour Me Djiby Diallo, cette affaire s’apparente à une erreur administrative majeure. Il affirme que son client n’avait aucunement vocation à gérer directement les procédures de change, cette responsabilité relevant du transitaire de la Société africaine de raffinage (Sar), réelle entité importatrice. Le rapport évoque également la possibilité d’une inscription de faux contre les agents verbalisateurs, si les erreurs de procédure sont confirmées.

Autre élément troublant : Al Amine Lô, ancien directeur national de la BCEAO et aujourd’hui ministre-conseiller, pourrait témoigner que toutes les transactions ont bel et bien été effectuées en francs CFA, avec l’aval de l’institution monétaire.

Avec ces éléments accablants, la défense espère obtenir une annulation pure et simple des poursuites. Le rapport Cecogex appelle à la prudence, estimant que cette situation pourrait entraîner de sérieuses conséquences sur le plan judiciaire et institutionnel, en raison d’une mauvaise qualification juridique des faits reprochés à Khadim Bâ.

Une affaire tentaculaire de blanchiment et de fraude fiscale révélée par la Centif

Une enquête approfondie menée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), en collaboration avec des organismes étrangers, a mis en lumière un vaste réseau de blanchiment de capitaux adossé à une fraude fiscale présumée. Les révélations du journal Libération pointent du doigt trois ressortissants indiens, impliqués dans des structures commerciales enregistrées au Sénégal mais opérant de manière opaque.

Les individus concernés sont Rachit Jain (92 ans), gérant statutaire de Prime Suarl ; Arun Kumar Jain (53 ans), ancien gérant statutaire de la même société ; et Sachdeva Neeraj (75 ans), à la tête de San Suarl dont il est également l’actionnaire unique. Ces derniers dirigent, directement ou indirectement, trois entités commerciales : Prime Suarl, Saint Louis Trading Sarl et San Suarl. Toutes sont actives dans les secteurs du commerce alimentaire et du commerce de détail hors magasin.

Les soupçons de la Centif s’appuient notamment sur l’analyse des flux financiers observés sur les comptes bancaires des sociétés concernées. Entre juin 2016 et février 2017, Prime Suarl a enregistré près de 39 milliards de Fcfa de transactions, tandis que San Suarl en a comptabilisé environ 1,1 milliard de Fcfa.

Certains virements, comme celui de 186 920 dollars (environ 93,5 millions Fcfa) ou encore un transfert précédent de 190 000 euros, ont été justifiés par des contrats de prêt avec une société basée à Dubaï, Terra Firma Commodities. Or, les justificatifs fournis n’ont pas convaincu la banque sénégalaise, qui a exigé le retour des fonds. Un autre virement de 1,37 million de dollars a même été bloqué par des banques correspondantes à l’étranger, en raison de non-conformités.

Sur le terrain, les sociétés impliquées ont bel et bien exercé une activité commerciale importante, principalement dans l’importation de riz. D’après les douanes sénégalaises, Prime Suarl a importé 4 813 tonnes de riz pour plus de 613 millions de Fcfa en 2016, tandis que San Suarl en a importé 18 892 tonnes entre 2016 et 2019, pour une valeur de plus de 3 milliards de Fcfa.

Malgré cette activité, aucune déclaration fiscale n’a été effectuée, et les comptes fiscaux des deux entités étaient fermés. La Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) a confirmé que, si ces sociétés sont bien immatriculées, elles ne respectent pas leurs obligations fiscales.

Les investigations ont également révélé des manquements graves à la réglementation de l’UEMOA sur les relations financières extérieures. En effet, les transferts liés aux importations de marchandises depuis des pays hors zone franc, notamment l’Inde et les Émirats arabes unis, n’ont pas été domiciliés ni traités via des banques agréées, en violation des articles 3 et 10 du Règlement N°09/2010/CM/UEMOA.

La Centif a saisi les cellules de renseignement financier (CRF) de plusieurs pays, dont l’Inde, la Côte d’Ivoire, la Turquie et les Émirats arabes unis. Mais la coopération a été limitée : ni les CRF indienne ni émiratie n’ont pu fournir d’informations utiles sur les individus ou sociétés impliqués, renforçant les soupçons d’un montage complexe visant à dissimuler l’origine des fonds.

À l’issue de ses travaux, la Centif a formellement identifié des indices graves de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux, basés sur :

l’absence de déclaration fiscale, l’inobservation des règles de change, les dépôts massifs sur les comptes bancaires, la dissimulation de revenus imposables, et l’utilisation du système bancaire à des fins de dissimulation.

Affaire Sanou Dione : Macky Sall à l’heure du choix entre justice et apaisement

La procédure judiciaire contre Sanou Dione aura-t-elle lieu ? Rien n’est encore tranché. La balle est désormais dans le camp de Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, qui détient toutes les cartes pour décider de la suite à donner à l’affaire. Interpellé par sommation suite à des propos jugés diffamatoires publiés dans le journal Source A, l’ancien député Sanou Dione a répondu en apportant des précisions notables, qui semblent avoir contribué à faire retomber la tension.

Accusé d’avoir affirmé que Macky Sall avait « la mainmise » sur un compte contenant plus de 1 000 milliards de francs CFA, Sanou Dione a tenu à nuancer ses propos dans sa réponse transmise par huissier. Il rejette formellement avoir parlé de « mainmise », préférant évoquer une « responsabilité » du président Sall, en tant que chef de l’État et signataire du décret ayant institué le compte en question.

Dans une démarche défensive mais solidement argumentée, l’ancien député cite des extraits précis du rapport de la Cour des comptes, notamment à la page 16 où est mentionné le compte CAP/gouvernement dépôt, créé le 25 juin 2012. Il ajoute que ce compte a été activé par le décret présidentiel n°2017-74 du 12 janvier 2017 dans le cadre du Programme de Développement des Infrastructures Économiques et Sociales (PDIES), avec un décaissement de plus de 600 milliards de francs CFA.

Sanou Dione prend soin de souligner qu’il n’a jamais dit que le compte appartenait à Macky Sall personnellement. Il affirme plutôt que certaines affectations de fonds ont été faites en dehors des procédures prévues par la loi des Finances, comme le relève la Cour des comptes en page 18 de son rapport. Pour lui, le terme « mécanisme » utilisé dans l’interview renvoie à la chaîne de responsabilité institutionnelle, et non à une volonté de mainmise ou de détournement personnel.

Suite à la publication de ces propos, Source A avait titré de manière spectaculaire, affirmant que Macky Sall avait « mis en place un mécanisme afin d’être le seul à avoir la mainmise sur les banques », allant jusqu’à évoquer une « haute trahison ». Ce qui a entraîné une réaction immédiate de l’ancien président, qui avait mandaté ses avocats pour répondre par voie judiciaire.

Cependant, selon le journal Les Échos, l’ancien chef de l’État hésite désormais à aller jusqu’à une citation directe devant le juge pénal. Les nouvelles explications de Sanou Dione, jugées défensives mais solides, auraient poussé certains proches de Macky Sall à recommander une gestion plus discrète de cette affaire, afin d’éviter un emballement médiatique qui pourrait nuire à l’image de l’ancien président.

À ce jour, aucune décision officielle n’a été annoncée. Macky Sall se donne, selon Les Échos, un temps de réflexion avant de trancher. La question reste donc en suspens : Macky Sall choisira-t-il de poursuivre Sanou Dione pour diffamation, ou optera-t-il pour une désescalade politique, en tournant la page sur une affaire potentiellement explosive ?

En définitive, le sort judiciaire de Sanou Dione dépendra du choix que fera l’ancien président. Un choix qui mêle stratégie politique, communication et enjeux juridiques à un moment où l’ancien chef de l’État semble vouloir maîtriser son image autant que son héritage.

Haute Cour de Justice : Ndeye Saly Diop Dieng auditionnée dans l’affaire de détournement présumé des fonds Covid-19

L’ancienne ministre de la Famille, de la Femme, du Genre et de la Protection des Enfants, Ndeye Saly Diop Dieng, a été entendue ce lundi matin par le procureur de la Haute Cour de Justice. L’ex-ministre du gouvernement Macky Sall a comparu à la suite de sa mise en accusation par l’Assemblée nationale dans une affaire de détournement présumé de fonds publics liés à la gestion de la pandémie de Covid-19.

C’est aux environs de 11 heures que Mme Dieng a fait son apparition à la cour d’appel du tribunal de Dakar. Après son audition, elle est repartie librement à son domicile, en attendant la suite de la procédure.

L’ex-ministre est soupçonnée d’avoir détourné une somme de 52 millions de francs CFA allouée à son ministère dans le cadre de la riposte contre le Covid-19. Ces fonds étaient destinés à soutenir les couches vulnérables, particulièrement les femmes et les enfants, durant la crise sanitaire. Les accusations ont été en partie étayées par les déclarations de son ancien Directeur de l’Administration Générale et de l’Équipement (DAGE), aujourd’hui également mis en cause.

Malgré ces soupçons, Ndeye Saly Diop Dieng nie fermement toute malversation. Devant les juges, elle a réaffirmé avoir « travaillé avec loyauté et dignité » tout au long de son mandat, rejetant toute implication dans une quelconque irrégularité financière.

Ce dossier s’inscrit dans un processus judiciaire plus large visant à faire la lumière sur la gestion des fonds Covid-19 sous l’administration précédente. Plusieurs autres anciens ministres du régime de Macky Sall sont également attendus dans les prochains jours devant la Haute Cour de Justice. Cette série d’auditions marque une étape importante dans les efforts des nouvelles autorités pour renforcer la redevabilité et lutter contre l’impunité.

Affaire à suivre.

Affaire Tahirou Sarr : Une nouvelle demande de liberté provisoire déposée, avec des garanties évaluées à 31,9 milliards de FCFA

L’homme d’affaires Tahirou Sarr, placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une affaire retentissante mêlant association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie sur des deniers publics et abus de biens sociaux, a introduit une nouvelle demande de liberté provisoire, mardi 13 mai 2025. Cette démarche repose sur des garanties financières et foncières considérables, censées couvrir le montant présumé du préjudice, estimé à 25,3 milliards de francs CFA.

Selon le quotidien L’Observateur, qui a rapporté l’information dans son édition du lundi 19 mai, la requête de Tahirou Sarr s’appuie sur l’exécution d’une ordonnance rendue par la Chambre d’accusation financière le 2 mai dernier. Cette décision autorise l’inscription d’hypothèques sur trois biens immobiliers lui appartenant, situés à Rufisque, pour une valeur totale estimée à 20,6 milliards de francs CFA.

À cette garantie s’ajoute un cautionnement en numéraire de 11 milliards de francs CFA, déjà consigné à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Au total, ce sont donc 31,9 milliards de francs CFA que le mis en cause met sur la table, «censés couvrir l’intégralité du manque intégral», souligne le journal.

Pour renforcer sa requête, Me Seydou Diagne, avocat de Tahirou Sarr, a sollicité et obtenu une attestation délivrée par l’administrateur du Greffe de la Cour suprême. Ce document atteste de l’absence de pourvoi en cassation contre l’arrêt de la Chambre d’accusation financière, prouvant que ni le parquet ni l’Agent judiciaire de l’État n’ont contesté la décision dans les délais impartis.

Cette nouvelle tentative de mise en liberté provisoire intervient dans un contexte judiciaire tendu, alors que le dossier Tahirou Sarr continue de faire couler beaucoup d’encre. La justice devra désormais se prononcer sur la recevabilité et la pertinence de cette demande, appuyée par des garanties d’un niveau rarement atteint dans une affaire de cette nature.

Affaire Amir Abo : La Cour suprême valide sa remise en liberté provisoire

Après plusieurs mois de détention, Abo Mbacké, plus connu sous le nom de « Amir Abo », s’apprête à quitter sa cellule. Inculpé pour escroquerie et blanchiment de capitaux, il avait été placé sous mandat de dépôt fin novembre 2024 par le Pool judiciaire financier. Sa libération provisoire, désormais confirmée par la Cour suprême, marque un tournant inattendu dans cette affaire à rebondissements.

La Chambre d’accusation financière avait dans un premier temps accédé à la demande de mise en liberté provisoire formulée par les avocats de l’accusé. Les juges avaient notamment retenu comme élément déterminant le remboursement des montants objets de l’escroquerie présumée. Une décision que le parquet général n’avait pas digérée, introduisant dans la foulée un pourvoi en cassation pour suspendre cette libération.

Mais la plus haute juridiction du pays a tranché : le pourvoi du parquet a été rejeté, validant ainsi la décision de remise en liberté provisoire prise en première instance. Une véritable désillusion pour le ministère public, qui espérait prolonger la détention de celui que l’on accuse d’avoir orchestré un système d’escroquerie complexe, aux ramifications encore partiellement inconnues.

Ce dénouement provisoire soulève de nombreuses interrogations, tant sur le fond du dossier que sur les perspectives judiciaires à venir. S’il recouvre la liberté, « Amir Abo » reste néanmoins sous le coup de lourdes accusations, et devra répondre de ses actes devant la justice dans les prochains mois.

Pour l’heure, cette décision constitue un soulagement pour ses proches et ses soutiens, qui dénonçaient une détention préventive prolongée, alors que, selon eux, les conditions d’une libération étaient réunies depuis plusieurs semaines.

Quatrième arrestation dans l’affaire du White Dream : W. Diop, jet-setteur des Almadies, en garde à vue

L’enquête sur le vaste réseau de trafic de drogue lié au restaurant huppé White Dream, situé aux Almadies, prend une nouvelle tournure. W. Diop, figure bien connue de la jet-set dakaroise, a été interpellé et placé en garde à vue par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), marquant ainsi la quatrième arrestation dans ce dossier explosif.

Selon les informations révélées par le quotidien Libération, W. Diop aurait été chargé, par une personne basée en France, de se débarrasser d’éléments compromettants dans un appartement loué par O. Diatta, le propriétaire du White Dream, actuellement sous mandat de dépôt. Ce dernier est soupçonné d’être au cœur d’un réseau mêlant importation de drogue, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs.

Mais ce que Diop ignorait, c’est que les lieux étaient placés sous surveillance par les enquêteurs de l’OCRTIS. Ces derniers avaient en effet déjà mis la main sur une quantité importante de haschich dans un autre appartement, situé aux Mamelles, où résidait O. Diatta. Pris presque en flagrant délit, W. Diop a été arrêté alors qu’il tentait d’exécuter la mission qui lui avait été confiée.

D’après les enquêteurs, il est désormais visé pour aide ou assistance dans une entreprise de blanchiment de capitaux sur fond de trafic de drogue. Cette arrestation vient s’ajouter à celles d’O. Diatta, du livreur M. P. Guèye Thiandoum et du comptable-gérant du White Dream, M. S. Barry, tous trois déjà présentés au parquet pour association de malfaiteurs, trafic de drogue en bande organisée et blanchiment d’argent.

L’affaire du White Dream continue ainsi de dévoiler les ramifications d’un réseau sophistiqué, impliquant des figures en vue de la vie nocturne dakaroise, et soulève de nombreuses questions sur les complicités potentielles et l’étendue réelle du trafic.

Affaire Woodrose Investment : Ndèye Seynabou Ndiaye placée sous mandat de dépôt, Amadou Sall introuvable

L’affaire Woodrose Investment prend une tournure judiciaire majeure. Ndèye Seynabou Ndiaye, gérante de la société, a été placée sous mandat de dépôt ce jeudi 8 mai par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), à la suite de son audition. Elle est poursuivie pour complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics estimés à 31 milliards de francs CFA.

D’après le journal Les Échos, cette entreprise serait en réalité liée à Farba Ngom, proche de l’ancien régime, et Amadou Sall, fils de l’ex-président Macky Sall. Ce dernier est d’ailleurs au cœur de l’enquête : il est soupçonné d’avoir bénéficié d’une procuration transmise par Ndèye Seynabou Ndiaye pour gérer un compte logé à la NSIA Banque. Une transaction douteuse de 10 milliards de francs CFA y aurait été opérée.

Mais la mise en cause nie fermement ces accusations. Elle soutient n’avoir jamais signé de procuration en faveur d’Amadou Sall et affirme que sa signature a été falsifiée. Selon Les Échos, elle envisage de porter plainte pour faux et usage de faux contre le notaire Moustapha Ndiaye et son associé Tamsir Ndiaye, qu’elle tient pour responsables de cette manipulation.

Dans le même temps, Amadou Sall, également convoqué ce jeudi au PJF, a brillé par son absence. D’après le journal Source A, il se trouverait actuellement aux États-Unis, compliquant les démarches de la justice sénégalaise qui semble déterminée à faire la lumière sur cette affaire explosive mêlant grands noms de l’ancien pouvoir, montages financiers opaques et sommes colossales.

Affaire des fonds Force Covid-19 : Un chauffeur du ministère inculpé pour détournement de 930 millions F CFA

Dans le cadre de l’enquête sur la gestion des fonds Force Covid-19, Mouhamadou Bamba Amar, chauffeur au ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes entreprises, a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar. Il est poursuivi pour un détournement présumé portant sur la somme de 930 millions F CFA.

Bien qu’il conteste les faits qui lui sont reprochés, Bamba Amar a été inculpé pour détournement de deniers publics. Selon ses déclarations, il n’aurait été qu’un simple exécutant, chargé par Moustapha Diop, le gestionnaire de compte aujourd’hui en fuite, d’aller retirer des chèques à la banque BOA. Il affirme que tous les chèques en question portaient la signature de Moustapha Diop.

Ses avocats, Maîtres Cheikh Ahmadou Bamba Fall et Seny Ndione, ont soutenu cette ligne de défense, soulignant que leur client n’a fait qu’obéir à des instructions hiérarchiques. Malgré cette plaidoirie, le magistrat instructeur a décidé de l’inculper et de le placer en détention.

D’après des informations obtenues par Seneweb, Mouhamadou Bamba Amar envisage de déposer une demande de mise en liberté provisoire, assortie d’une caution, dans l’espoir de retrouver sa liberté en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Cette nouvelle arrestation relance le débat sur la traçabilité des fonds alloués à la lutte contre la pandémie de Covid-19, un sujet qui continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Mamoudou Ibra Kane sur l’affaire du Fonds Force-Covid 19 : “Le temps de l’opinion ne doit pas écraser celui de la justice”

Dans un contexte politique et judiciaire tendu, le journaliste Mamoudou Ibra Kane a pris la parole sur X (ancien Twitter) pour livrer une analyse ferme et nuancée de l’affaire du Fonds Force-Covid 19, un scandale de détournement présumé de fonds publics destiné à la lutte contre la pandémie.

Sans jamais citer de noms, mais avec une plume acérée, il dénonce la pression grandissante de l’opinion publique sur l’appareil judiciaire. « Le temps de l’opinion s’impose au temps de la justice », écrit-il, en regrettant que l’émotion collective prenne parfois le pas sur la rigueur des procédures et l’indépendance des institutions.

Ironique, il lâche : « Tous au poteau ! », comme pour illustrer un climat de chasse aux sorcières généralisée. Mais il nuance rapidement en rappelant une vérité politique propre au Sénégal : « De la prison, on peut aller au palais, et vice versa. » Une référence implicite à des trajectoires politiques contrastées dans l’histoire contemporaine du pays — mais sans viser ni Abdoulaye Wade, ni Nelson Mandela, précise-t-il.

Si Mamoudou Ibra Kane se dit favorable à la redevabilité et à la reddition des comptes, il insiste sur une condition essentielle : que la justice reste sereine, méthodique, et à l’abri de toute instrumentalisation. Il juge inadmissible que certains aient pu s’enrichir sur le dos de la souffrance collective, mais estime que le traitement de cette affaire doit être exemplaire, non pas seulement dans ses verdicts, mais aussi dans la manière dont elle est instruite.

Une prise de position qui appelle à la réflexion, dans un pays où les lignes entre justice, politique et opinion publique semblent de plus en plus mouvantes.

Affaire Force Covid-19 : Mamadou Ngom Niang placé sous contrôle judiciaire, il met en cause Matar Bâ

Dans le cadre de l’enquête sur la gestion des fonds alloués au ministère des Sports durant la pandémie de Covid-19, Mamadou Ngom Niang, ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) dudit ministère, a été placé sous contrôle judiciaire après son audition par la Division des investigations criminelles (DIC). Il a été déféré au parquet puis libéré contre le versement d’une caution de 150 millions de francs CFA.

Selon les informations révélées par le journal Libération dans son édition du jeudi 17 avril, Mamadou Ngom Niang a affirmé face aux enquêteurs qu’il n’était qu’un exécutant, suivant les ordres de son supérieur hiérarchique de l’époque, Matar Bâ, ministre des Sports durant la période visée. Il a insisté sur le fait que tous les décaissements opérés dans le cadre des fonds Force Covid-19 l’ont été sur instruction directe de ce dernier.

D’après ses déclarations, le ministère des Finances avait alloué au département des Sports un montant de 400 millions de francs CFA, inscrit dans la rubrique « Transferts courants », destiné à soutenir les associations et groupements sportifs. Mamadou Ngom Niang a souligné que le ministère des Sports ne disposait pas de compte de dépôt au niveau du Trésor, ce qui impliquait une gestion particulière des fonds.

Il a également rapporté qu’à l’issue d’une réunion entre son département, le Comité national olympique, et le directeur des activités physiques et scolaires de l’époque, Mamadou Fall, un tableau de répartition des fonds lui aurait été transmis par Matar Bâ en personne. Ce document précisait les montants à attribuer à chaque structure bénéficiaire.

« Tous les décaissements de fonds effectués ont été ordonnés par Matar Bâ et répartis conformément à ses instructions », aurait-il affirmé devant les enquêteurs, selon Libération.

L’enquête suit son cours alors que d’autres personnalités pourraient être entendues dans ce dossier sensible qui s’inscrit dans le cadre plus large de la reddition des comptes autour de la gestion des fonds Force Covid-19.

Affaire des fonds Force Covid : 25 ordres d’arrestation émis, plusieurs hauts responsables déférés

L’affaire des fonds Force Covid continue de secouer l’appareil administratif sénégalais. Selon les informations du journal Libération de ce mercredi 16 avril, le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, a émis pas moins de 25 ordres d’arrestation dans le cadre de cette vaste enquête portant sur un présumé détournement de fonds publics destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Déférés hier mardi devant le parquet, une première vague de 15 personnes a été placée en garde à vue. À cette liste se sont ajoutés Léonce Nzally, ancien Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE) du ministère de la Culture, ainsi que Demba Mody Tandian alias Tange, actuel directeur exécutif de l’Omarts (Office des musiques et des arts du Sénégal), tous deux également visés par un retour de parquet.

Parmi les mis en cause figure aussi Alassane Diallo, ancien DAGE du ministère des Mines. Bien que localisé au Maroc, sa conduite a été ordonnée par le parquet, ce qui laisse entrevoir une procédure d’extradition en cours.

Par ailleurs, Mamadou Sène, ex-DAGE du ministère de la Jeunesse, et son frère ont été interpellés dans une autre affaire liée à un détournement présumé au ministère de la Microfinance. Tous deux ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le secteur de la santé n’échappe pas non plus à cette vague d’arrestations. Ont été appréhendés mardi : le directeur de la prévention, le DAGE du ministère de la Santé, ainsi que les directeurs des hôpitaux de Dalal Jamm et de Pikine.

Ces développements marquent un tournant important dans la traque des responsabilités liées à la gestion des fonds mobilisés pour faire face à la pandémie. Le parquet semble déterminé à faire toute la lumière sur cette affaire qui touche plusieurs départements ministériels et structures publiques.

Affaire Abdou Nguer : Le véritable propriétaire du compte TikTok interpellé, la défense réclame la libération du chroniqueur

Un tournant majeur est survenu ce lundi dans l’affaire du chroniqueur Abdou Nguer, placé en garde à vue depuis plusieurs jours dans le cadre d’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles. Alors que la polémique enflait autour de l’implication supposée de Nguer dans la gestion d’un compte TikTok baptisé « Abdou Nguer seul », les enquêteurs ont interpellé le véritable détenteur du compte à Thiès, relançant le débat sur la légitimité de la détention du chroniqueur.

Selon les déclarations de son avocat, Me El Hadj Diouf, Abdou Nguer a nié de manière catégorique toute implication dans la création ou l’administration du compte incriminé. « Il ne connaît pas cette personne, il n’a jamais eu accès à ce compte », a déclaré Me Diouf. Ces déclarations ont conduit les enquêteurs à orienter leurs investigations vers Thiès, où ils ont localisé et appréhendé l’individu derrière le compte. Celui-ci a été conduit dans les locaux de la Section de Recherches pour être auditionné.

Malgré cette avancée, Abdou Nguer demeure en garde à vue et doit être présenté ce mardi au parquet. Une situation que son avocat juge incohérente. « Pourquoi maintenir mon client en détention alors que le véritable propriétaire du compte est désormais identifié ? », s’interroge Me Diouf. Il soutient que les propos tenus par son client n’ont rien de mensonger : « Abdou Nguer n’a rien inventé. Il s’est contenté de relater des faits connus de tous. »

La tension monte également dans les milieux médiatiques. Oumar Ndiaye, journaliste à Source A TV, a dénoncé ce qu’il appelle un « acharnement » à l’encontre du chroniqueur. Selon lui, le maintien en garde à vue d’Abdou Nguer est injustifié et suscite des interrogations sur les motivations réelles derrière cette procédure.

La balle est désormais dans le camp du parquet, qui devra décider s’il poursuit Abdou Nguer ou s’il ordonne sa libération. Ce nouveau développement pourrait bien influencer le cours de l’enquête, alors que la question de la responsabilité numérique demeure au cœur du dossier.

Violences sur l’enfant Baye Mass Diakhaté : Le Président Diomaye Faye exige des sanctions exemplaires

La vidéo bouleversante du jeune garçon Baye Mass Diakhaté, sauvagement bastonné par son oncle à Saint-Louis, a provoqué une onde de choc à travers tout le pays. Les images insoutenables de l’agression ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique, jusqu’au sommet de l’État.

Touché par cette scène atroce, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a immédiatement réagi après avoir visionné la séquence. Il a saisi l’affaire en personne en appelant son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour exiger des mesures exemplaires.

C’est en marge d’une randonnée pédestre organisée ce samedi 12 avril pour la promotion des droits et de la protection des enfants que le chef du gouvernement a révélé l’implication directe du Chef de l’État. « Lorsqu’il a eu l’information, le Président de la République m’a demandé de donner instruction au ministre de la Justice pour que cette affaire soit traitée de la manière la plus ferme et la plus radicale possible », a déclaré Ousmane Sonko devant les organisateurs de cette initiative citoyenne.

Prenant la mesure de la gravité de l’affaire, le procureur de Saint-Louis s’est aussitôt autosaisi. Il a déclenché une enquête menée par la Brigade de recherches, afin d’identifier et d’interpeller rapidement le tortionnaire présumé.

Cette réaction rapide et ferme des autorités traduit la volonté du nouveau pouvoir d’inscrire la protection des enfants parmi ses priorités. Elle intervient dans un contexte où les cas de maltraitance sur les mineurs deviennent de plus en plus fréquents, interpellant la société sur la nécessité d’une vigilance collective et d’une justice implacable.

Affaire du maquillage des comptes publics : BAssirou Kébé dément toute falsification

L’ancien conseiller de Macky Sall, BAssirou Kébé, est revenu sur l’affaire du prétendu maquillage des comptes publics, qui avait éclaté en septembre dernier. Dans un entretien accordé à l’émission Toute la vérité sur la chaîne Sen TV, il a tenu à rétablir les faits, affirmant que l’ex-ministre des Finances, Moustapha Ba, n’a jamais reconnu avoir falsifié les chiffres des finances publiques.

Selon BAssirou Kébé, Moustapha Ba a été catégorique lorsqu’il l’a contacté après la conférence de presse du gouvernement en septembre 2024. « Je lui ai rapporté les propos du Premier ministre qui disait qu’il avait reconnu avoir falsifié les chiffres des finances publiques. Il m’a répondu : ‘Non, je n’ai jamais dit cela. Au contraire. Je vais répondre et je mets tout entre les mains de Dieu’ », a déclaré M. Kébé, cité par Les Échos.

Ces propos viennent contredire les accusations portées lors de la conférence de presse du gouvernement, au cours de laquelle l’actuel Premier ministre avait dénoncé des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’administration précédente.

Dans son intervention, BAssirou Kébé a également révélé que c’est Macky Sall lui-même qui avait chargé son ministre des Finances de rencontrer Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à l’hôtel Azalaï pour faire le point sur la situation des finances publiques avant la passation de pouvoir.

« Après nos travaux, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko étaient tellement satisfaits qu’ils ont appelé le Président Macky Sall pour lui dire : ‘Votre gars est excellent’. C’est eux qui l’ont dit », a rapporté Les Échos, relayant les confidences de Bassirou Kébé.

Cette déclaration vient ajouter un nouvel élément à une affaire qui continue d’alimenter le débat public. Pour rappel, le 26 septembre 2024, le gouvernement actuel avait dénoncé des manipulations dans la gestion des comptes publics sous l’ancienne administration, soulevant ainsi une polémique sur l’état réel des finances du pays à la fin du mandat de Macky Sall.

Le témoignage de Bassirou Kébé pourrait-il influencer la perception de cette affaire ? Si pour certains, il s’agit d’une clarification nécessaire, pour d’autres, cela ne fait qu’intensifier les interrogations sur la gestion des finances publiques et la transparence dans la transmission des chiffres officiels.

Affaire du détournement d’engrais : l’audition d’Aziz Ndiaye reportée d’une semaine

L’audition de l’homme d’affaires Aziz Ndiaye, initialement prévue ce jeudi 27 mars, a été reportée au jeudi suivant. Selon les informations du journal Libération, ce report a été accordé à la demande de l’intéressé, une requête acceptée par le juge du deuxième cabinet d’instruction.

D’après les mêmes sources, la date fixée pour l’audition coïncidait avec celle du Conseil national de la consommation, ce qui aurait motivé la demande de report. Toutefois, cette décision ne fait que prolonger l’attente autour de cette affaire qui suscite un grand intérêt.

Aziz Ndiaye est cité dans un dossier de détournement portant sur une somme de 3,9 milliards de francs CFA, liée à des engrais destinés au secteur agricole. Son audition est particulièrement attendue, car elle pourrait apporter des éclaircissements sur plusieurs zones d’ombre dans cette affaire qui secoue le milieu des affaires et de l’agriculture.

Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations afin de faire la lumière sur cette affaire qui met en jeu d’importants fonds publics et la crédibilité du système de distribution des intrants agricoles au Sénégal.

Affaire LONASE : La Cour d’appel de Dakar se penche sur la demande de liberté provisoire de Lat Diop le 26 mars

Après un premier report, la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar examinera, le 26 mars 2025, l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire rendue par le juge d’instruction financier contre Lat Diop, ancien directeur général de la LONASE (Loterie nationale sénégalaise).

Sous mandat de dépôt depuis septembre 2024, Lat Diop fait face à de lourdes accusations de détournement de deniers publics portant sur un montant estimé à huit milliards de francs CFA. Cette affaire, qui suscite une vive attention dans l’opinion publique, s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête financière ouverte par les autorités judiciaires.

Selon des sources proches du dossier, la défense de l’ancien DG a introduit une demande de liberté provisoire, jugée non fondée par le magistrat instructeur. Une décision contestée par ses avocats, qui ont interjeté appel. C’est donc ce recours que la chambre d’accusation va trancher lors de l’audience prévue dans moins d’une semaine.

L’affaire Lat Diop, au-delà de sa dimension judiciaire, a également des répercussions politiques, compte tenu du profil de l’accusé, ancien responsable public et figure bien connue de la scène politico-administrative sénégalaise.

La décision de la Cour d’appel est donc très attendue. Elle pourrait soit conforter la ligne de fermeté adoptée par le juge d’instruction, soit ouvrir la voie à une remise en liberté provisoire dans un dossier qui s’annonce déjà long et complexe.

Affaire Didier Badji et Fulbert Sambou : les auditions s’intensifient, une nouvelle convocation annoncée

Les développements se poursuivent dans l’enquête sur la disparition mystérieuse des sous-officiers Didier Badji et Fulbert Sambou. Après l’audition, ce lundi, d’Ibrahima Sall, président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred), une nouvelle convocation est annoncée, selon Les Échos.

C’est au tour d’Ahmed Suzanne Camara, responsable de l’Alliance pour la République (Apr), ancien parti au pouvoir, d’être entendu par la Section de recherches (Sr) de la gendarmerie. Cette convocation s’inscrit dans le cadre de l’instruction ouverte sur cette affaire qui suscite toujours de nombreuses interrogations.

Pour rappel, le sergent Fulbert Sambou et l’adjudant-chef Didier Badji avaient été portés disparus le 18 novembre 2022. Le corps sans vie de Fulbert Sambou avait été repêché cinq jours plus tard au large du Cap Manuel. Depuis, aucune trace de Didier Badji n’a été retrouvée, renforçant le mystère entourant cette affaire.

La famille de l’adjudant-chef Didier Badji avait déposé une plainte visant notamment Ahmed Suzanne Camara, Bah Diakhaté, l’activiste Baatou Deugue (sur Facebook), ainsi que X. Ils sont accusés d’avoir publiquement suggéré un lien entre la disparition des deux sous-officiers et l’arrestation du journaliste Pape Alé Niang, survenue à la même période.

Affaire Tabaski Ngom : Vers la levée de l’immunité parlementaire de Moustapha Diop

Sous instruction du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, l’Assemblée nationale a entamé la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Moustapha Diop, ancien ministre et maire de Louga. L’élu de la 15e législature, porté par la coalition Takku Wallu Sénégal dirigée par l’ex-président Macky Sall, est cité dans l’affaire dite « Tabaski Ngom ».

Cette affaire, qui secoue l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), a déjà conduit à l’arrestation en janvier 2025 d’une inspectrice du Trésor. Celle-ci, ancienne agent-comptable de l’Aprosi, est poursuivie pour un présumé détournement de deniers publics et placée sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur du Pool judiciaire financier (PJF) souhaite désormais entendre Moustapha Diop dans le cadre de cette procédure.

Du côté de l’ancien ministre, l’heure semble à l’apaisement. « Moustapha Diop est prêt. Il est calme et très serein. Il est même détendu », confie un proche à Les Échos, avant d’ajouter : « Il est soulagé. Depuis le temps qu’on l’envoie à la guillotine, comme si des adversaires voulaient l’exterminer, il aura enfin l’occasion de s’expliquer et de montrer qu’il est blanc comme neige. »

Selon ses proches, Moustapha Diop aurait même exprimé son souhait d’être auditionné, avec ou sans la levée de son immunité parlementaire. Mais son avocat s’y serait opposé, estimant qu’il fallait respecter les procédures légales en vigueur.

Interrogé par Les Échos, le même interlocuteur balaie toute implication de l’ancien ministre dans les faits reprochés à l’inspectrice du Trésor. « Tout cela n’est que du vent. Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne pourra prouver un quelconque lien financier entre cette dame et Moustapha Diop. Il n’y a ni reconnaissance de dette ni échange d’argent entre eux », affirme-t-il.

Incohérences dans l’affaire Mansour Faye : La sortie de Marieme Faye Sall sème le doute

L’affaire de l’interdiction de voyage opposée à l’ancien ministre Mansour Faye prend une nouvelle tournure, après la sortie médiatique de sa sœur, l’ancienne Première dame Marieme Faye Sall. Invitée sur les ondes de la RFM, cette dernière a tenté de défendre son frère en affirmant que celui-ci se rendait en France pour rendre visite à leur mère malade.

Une déclaration qui suscite déjà la polémique, car elle entre en contradiction flagrante avec la version officielle donnée par l’intéressé lui-même. Dans un communiqué diffusé peu après l’incident, Mansour Faye avait en effet expliqué que son déplacement était motivé par un petit pèlerinage à La Mecque, via Paris et Djeddah. À aucun moment, il n’a évoqué un quelconque déplacement pour des raisons familiales ou médicales.

Cette dissonance dans la communication soulève de nombreuses interrogations. Était-ce une simple erreur de Marieme Faye Sall ? Ou s’agit-il d’une tentative volontaire de susciter la compassion de l’opinion publique en détournant l’attention du véritable objectif du voyage ? Quoi qu’il en soit, cette maladresse vient fragiliser davantage la défense de l’ancien ministre, qui se pose en victime d’une interdiction de sortie du territoire sans fondement juridique.

Le flou entourant cette affaire contribue à renforcer les suspicions. Si Mansour Faye ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en cours, pourquoi lui a-t-on interdit de quitter le territoire national ? L’incohérence entre les deux versions laisse planer le doute et donne du grain à moudre à ceux qui soupçonnent des enjeux plus profonds derrière cet incident.

Dans un contexte politique encore tendu, ces contradictions risquent de relancer les spéculations sur d’éventuelles enquêtes en préparation ou sur des règlements de comptes politiques. En attendant une clarification officielle des autorités compétentes, cette affaire continue de faire couler beaucoup d’encre.

Affaire Farba Ngom : Une nouvelle stratégie de défense avec une nouvelle offre de cautionnement déposée auprès de l’AJE

Dans son édition de ce mardi 11 mars, L’Observateur révèle une nouvelle tournure dans l’affaire judiciaire impliquant Farba Ngom. Le maire des Agnam, poursuivi pour escroquerie de deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux, cherche une nouvelle fois à obtenir une mise en liberté provisoire.

Selon le quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM), la défense de Farba Ngom a déposé ce lundi une nouvelle requête, formulant une offre de cautionnement, non plus auprès du magistrat instructeur, mais cette fois à l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Une manœuvre qui marque un changement de stratégie de la part de ses avocats.

Cette nouvelle démarche intervient après le rejet de la première caution proposée par la défense. Celle-ci était composée de titres fonciers estimés à 34 milliards de francs CFA, destinés à couvrir les 31 milliards mis en cause dans le premier dossier. Toutefois, L’Observateur rapporte que ces montants ont été saisis à titre conservatoire par l’État, rendant ainsi la caution inopérante aux yeux du magistrat instructeur.

Des sources judiciaires citées par le journal indiquent même que seuls 20 millions de francs CFA auraient été retrouvés dans les comptes bancaires saisis. Un montant jugé insuffisant pour justifier la mise en liberté provisoire de l’ancien député et proche de l’ancien pouvoir.

Face à cette impasse, les avocats de Farba Ngom ont revu leur copie. Selon L’Obs, cette nouvelle requête auprès de l’AJE vise à rouvrir la voie à une nouvelle demande de mise en liberté provisoire, cette fois devant le Pool judiciaire financier (PJF), particulièrement dans le cadre du second dossier dans lequel leur client est également poursuivi.

Ce deuxième volet de l’affaire porte sur un montant encore plus important : 91 milliards de francs CFA. Farba Ngom y est cette fois accusé de complicité de détournement de fonds, un dossier dans lequel Tahirou Sarr est considéré comme le principal mis en cause.

Pour renforcer leur position, les avocats de Farba Ngom s’appuient désormais sur la caution colossale de 394 milliards de francs CFA fournie par Tahirou Sarr. Une manière, peut-être, de démontrer la capacité à garantir les montants en jeu, et de convaincre les autorités judiciaires d’accéder à une demande de liberté provisoire.

Affaire Doro Gaye – Colonel Cheikh Sarr : la justice poursuit les investigations

Les poursuites judiciaires visant l’homme d’affaires Doro Gaye et le colonel Cheikh Sarr se poursuivent. La chambre d’accusation a récemment rejeté la requête introduite par l’ancien chef de la Section de recherches de Colobane, qui sollicitait l’annulation de la procédure judiciaire le concernant. Selon le journal Les Échos, cette décision confirme la volonté des autorités judiciaires d’aller au fond du dossier.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Zakiroulah Sow, qui accuse Doro Gaye d’escroquerie dans une transaction immobilière portant sur un terrain situé aux abords de l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, dont la valeur est estimée à 1,2 milliard de francs CFA. Selon la partie plaignante, l’homme d’affaires se serait indûment enrichi dans cette opération.

Le colonel Cheikh Sarr, quant à lui, est soupçonné d’avoir perçu une somme de 400 millions de francs CFA dans cette affaire. Bien qu’il ait toujours clamé n’avoir joué qu’un rôle d’intermédiaire entre les deux parties, l’officier de gendarmerie avait été placé sous mandat de dépôt avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Il avait ensuite déposé une requête pour faire annuler la procédure, invoquant un vice de forme et affirmant que la partie civile ne l’avait jamais cité dans la plainte. Des arguments qui n’ont pas convaincu la chambre d’accusation, laquelle a suivi les réquisitions du parquet en rejetant sa demande.

De son côté, Doro Gaye se trouve actuellement hors du territoire sénégalais. Arrêté puis relâché à Paris, en France, il s’était rendu à l’étranger en violation des conditions de sa liberté provisoire. Son extradition serait désormais à l’étude, selon les informations disponibles.

L’affaire, qui mêle gros enjeux financiers et implications judiciaires de haut niveau, continue ainsi d’alimenter les débats, en attendant de nouveaux développements judiciaires dans les prochaines semaines.

Farba Ngom et Tahirou Sarr sous mandat de dépôt : Une affaire de détournement aux enjeux colossaux

L’affaire Farba Ngom et Tahirou Sarr secoue le paysage politico-financier sénégalais. Placés sous mandat de dépôt fin février 2025, le maire des Agnam et l’homme d’affaires font face à de lourdes accusations de détournement de fonds publics, d’escroquerie, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. Avec des montants astronomiques en jeu, le dossier s’annonce explosif et pourrait déboucher sur des peines sévères si les faits sont avérés.

Les enquêtes du Pool judiciaire financier (PJF) et de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ont mis en lumière plusieurs affaires impliquant les deux hommes :

• Farba Ngom est cité dans une escroquerie présumée de 31,8 milliards de FCFA et une complicité dans un détournement de 91,6 milliards de FCFA.

• Tahirou Sarr est accusé d’avoir détourné 25,3 milliards de FCFA dans une première affaire et 91,6 milliards de FCFA dans une seconde, où il serait le principal instigateur d’un réseau de blanchiment de capitaux.

Les infractions reprochées relèvent de manœuvres frauduleuses, d’une organisation criminelle et de tentatives de dissimulation de fonds illicites. L’ampleur des sommes détournées a conduit le juge d’instruction à refuser toute mise en liberté provisoire, malgré une tentative de cautionnement de 11 milliards de FCFA en chèque et de titres fonciers évalués à 394 milliards proposée par Tahirou Sarr.

Le Code pénal sénégalais prévoit des peines lourdes pour les infractions reprochées :

• Association de malfaiteurs (article 238) : 5 à 10 ans de réclusion criminelle, voire 20 ans en cas de bande organisée.

• Escroquerie sur les deniers publics (article 152) : Jusqu’à 10 ans de prison et une amende équivalente au préjudice pour un élu comme Farba Ngom. Avec des circonstances aggravantes, la peine peut atteindre 20 ans de travaux forcés.

• Blanchiment de capitaux (article 431-1) : 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’au double des sommes blanchies, soit potentiellement 183,2 milliards de FCFA dans le cas des 91,6 milliards en cause.

• Confiscation des biens (article 154) : En l’absence de restitution des fonds, les titres fonciers et comptes bancaires des accusés pourraient être saisis.

Si leur culpabilité est établie, Farba Ngom et Tahirou Sarr risquent des peines cumulées dépassant 20 ans, voire 30 ans en cas de condamnations distinctes pour chaque chef d’accusation.

Dans un contexte de lutte anticorruption renforcée sous le régime Faye-Sonko, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique. La justice pourrait chercher à frapper fort en prononçant des sanctions exemplaires contre ces figures influentes.

De leur côté, les avocats des accusés dénoncent une cabale politique et une volonté du pouvoir de neutraliser des adversaires gênants. Ils pointent notamment les cautions proposées par Tahirou Sarr (plus de 400 milliards de FCFA) comme preuve de leur volonté de coopération. Cependant, le Collège des juges d’instruction, sous la présidence d’Idrissa Diarra, reste ferme et refuse toute clémence pour l’instant.

L’issue de cette affaire dépendra des preuves apportées par le parquet financier et de la capacité des avocats à démonter les accusations. Un procès retentissant se profile, avec des répercussions politiques et économiques majeures.

Affaire de la Range Rover : La Cour d’Appel de Dakar confirme l’annulation de la procédure

L’affaire de la Range Rover, impliquant le chanteur Wally Seck, le footballeur Ibou Touré et d’autres prévenus, a connu un nouveau rebondissement. La Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision rendue en première instance, annulant ainsi toute la procédure pour des vices de forme.

Pour rappel, Wally Seck et ses co-prévenus étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux dans un document administratif, ainsi que complicité de ces infractions. L’affaire avait été portée en justice par Lamarana Diallo, qui se considère comme victime dans ce dossier.

Le Tribunal correctionnel, qui avait jugé l’affaire le 21 avril 2022, avait décidé d’annuler toute la procédure en raison d’« exceptions de nullité » soulevées par la défense. Parmi ces irrégularités, figurait notamment la violation de l’article 5 du règlement de l’UEMOA, garantissant à un prévenu le droit d’être assisté par un avocat dès son interpellation. La défense avait mis en avant ce manquement fondamental pour obtenir l’annulation du dossier.

Saisie de l’affaire, la Cour d’Appel de Dakar a confirmé la décision du tribunal correctionnel, rejetant ainsi les arguments de la partie civile. Ce verdict, bien que favorable aux prévenus, ne signe pas encore la fin du feuilleton judiciaire.

En effet, l’avocat de la partie civile, Me Boubacar Dramé, n’entend pas en rester là. Contacté par Les Échos, il a annoncé son intention de se pourvoir en cassation afin de contester la décision de la Cour d’Appel.

Affaire Farba Ngom : Me Oumar Youm met en garde l’État du Sénégal

L’affaire judiciaire impliquant le député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, continue de susciter de vives réactions. Son avocat, Me Oumar Youm, a lancé une mise en garde à l’État du Sénégal, qu’il tient pour responsable de tout incident pouvant survenir à son client en détention.

Me Oumar Youm a révélé que l’homme politique souffrirait de problèmes de santé nécessitant une attention particulière. « Il a déposé devant le juge et l’administration pénitentiaire un rapport circonstancié qui établit clairement des problèmes de santé », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’Observateur. Cette déclaration laisse entendre que la détention du député pourrait avoir des conséquences sur sa condition physique.

Farba Ngom a été placé en détention après son audition devant le collège des juges du Pool judiciaire financier le 27 février. Il est soupçonné d’« activités suspectes de blanchiment de capitaux » après un signalement par les autorités financières.

Son avocat, Me Youm, a tenu à défendre son client en rappelant qu’« il n’est pas criminel d’être riche ». Il a aussi insisté sur le fait que le cautionnement imposé à Farba Ngom est une obligation légale et non une reconnaissance de culpabilité.

L’arrestation de Farba Ngom, un proche de l’ancien président Macky Sall, intervient dans un contexte politique tendu. Certains de ses partisans y voient une tentative de règlement de comptes, tandis que d’autres estiment que la justice doit faire son travail sans ingérence politique.

Affaire Assane Diouf : entre liberté d’expression et cadre légal

L’activiste Assane Diouf, bien connu pour ses sorties médiatiques controversées, a été interpellé mercredi dernier par la Brigade des affaires générales (BAG) de la Division des investigations criminelles (DIC). Son arrestation fait suite à la diffusion d’une vidéo sur sa page TikTok, intitulée « Baye Fall yii yeksinane », qui lui vaut aujourd’hui des poursuites judiciaires.

Déféré vendredi dernier au tribunal de Dakar, Assane Diouf est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité exerçant les mêmes charges que le président de la République. Toutefois, il a bénéficié d’un retour de parquet et doit être présenté à nouveau ce lundi devant le procureur. Une ouverture d’information judiciaire pourrait être décidée, prolongeant ainsi son séjour en détention provisoire.

Lors de son audition, l’activiste a plaidé la bonne foi, affirmant qu’il ne cherchait nullement à nuire. Il soutient avoir simplement exercé son droit à l’expression sur l’actualité, comme le garantit la Constitution. Cependant, face aux enquêteurs, il a refusé de nommer explicitement la personne visée par ses propos, malgré des indications laissant entendre qu’il faisait référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

L’arrestation d’Assane Diouf intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour de la liberté d’expression et du contrôle des discours sur les réseaux sociaux. Depuis plusieurs années, il s’est illustré par des prises de position tranchées, souvent polémiques, qui lui ont déjà valu des ennuis judiciaires.

Ce nouvel épisode relance le débat sur la place des activistes et des influenceurs dans l’espace public sénégalais. Pour ses soutiens, il s’agit d’une tentative de museler une voix critique du pouvoir. Ses détracteurs, quant à eux, estiment que ses propos doivent être encadrés par la loi pour éviter la propagation de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public.

Affaire des 125 milliards de FCFA : Implication présumée du Trésor public révélée par la CENTIF

Dans son édition du samedi 1er mars 2025, le journal Libération rapporte des révélations accablantes issues d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) concernant l’affaire dite des 125 milliards de FCFA. Selon ce rapport, le Trésor public serait impliqué dans une « association de malfaiteurs », mettant en cause de hauts responsables de la République.

Le rapport de la CENTIF souligne une « collision manifeste » entre des fonds provenant du Trésor et des virements effectués vers des sociétés telles que les SCP Tidiania, Doworou, Haba et Kantong Investment. Ces entités, bien que distinctes en apparence, seraient en réalité liées à des personnalités influentes, notamment le député Farba Ngom. Les enquêteurs soupçonnent que ces sociétés écrans ont été utilisées pour dissimuler des transactions illicites, impliquant des mécanismes sophistiqués de blanchiment de capitaux.

Parmi les principaux acteurs cités, Tahirou Sarr occupe une place centrale. Les investigations révèlent que des fonds reçus par ce dernier, en provenance directe du Trésor public, ont été rapidement transférés à diverses entités, dont certaines appartiendraient à Farba Ngom. Cette chaîne de transactions laisse présumer l’existence de rétrocommissions déguisées, potentiellement versées en échange de la facilitation de marchés publics.

Face à la gravité des accusations, le procureur financier, El Hadj Alioune Abdoulaye Sylla, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour des infractions telles que l’association de malfaiteurs, le blanchiment de capitaux, l’escroquerie portant sur des deniers publics, la corruption et le trafic d’influence. De plus, le Garde des Sceaux a saisi l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, afin de permettre une enquête approfondie.

Il est également important de noter que la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor, ainsi que la Direction générale des Impôts et Domaines, n’ont pas répondu aux réquisitions de la CENTIF, datées du 16 octobre 2024, jusqu’à la transmission du rapport. Cette absence de collaboration soulève des questions quant à la transparence et à l’intégrité des institutions impliquées.

Cette affaire met en lumière des pratiques financières opaques au sein des plus hautes sphères de l’État, et souligne la nécessité d’une vigilance accrue pour préserver les deniers publics et assurer la probité des responsables.

Arrestation de l’activiste Assane Diouf : retour sur une affaire aux multiples enjeux

L’activiste Assane Diouf a été interpellé mercredi matin par la Brigade des Affaires Générales (BAG) de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Selon le journal L’Observateur, son arrestation a eu lieu à son domicile de Guédiawaye avant qu’il ne soit conduit sous haute surveillance au Tribunal de Dakar, où il a été placé en garde à vue. Après une longue audition, il a passé la nuit au commissariat de Rebeuss.

Assane Diouf est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles et offense à une autorité qui partage les mêmes charges avec le président de la République ». Son arrestation fait suite à une récente vidéo publiée sur YouTube, dans laquelle il accuse le Premier ministre Ousmane Sonko d’avoir menti sur plusieurs aspects de la gestion du pays. L’un des points les plus sensibles de ses déclarations concerne l’existence supposée d’un compte bancaire contenant 1 000 milliards de FCFA.

Dans la même vidéo, Assane Diouf s’en est également pris à la famille du Premier ministre, mettant en cause son père dans des affaires de mœurs. Ces accusations, jugées graves, ont conduit le procureur de la République à s’autosaisir du dossier et à ordonner son arrestation immédiate.

D’après L’Observateur, Assane Diouf s’est montré peu coopératif lors de son audition. Il a toutefois reconnu être l’auteur des propos tenus dans la vidéo, tout en rejetant la responsabilité du montage et de la diffusion des passages incriminés. Selon des sources proches du dossier, l’activiste doit être réentendu ce jeudi afin d’approfondir l’enquête.

Ancien détracteur du régime de Macky Sall, Assane Diouf avait été extradé des États-Unis en 2017 avant d’être arrêté à plusieurs reprises pour des faits similaires. Cependant, son positionnement a évolué ces dernières années : après avoir soutenu le projet politique du nouveau pouvoir, il a récemment intensifié ses critiques contre l’administration actuelle. Cette volte-face, qui surprend certains observateurs, pourrait être à l’origine de son dernier bras de fer avec les autorités.

Si les charges retenues contre lui sont confirmées, Assane Diouf pourrait faire face à de lourdes sanctions judiciaires. Son sort dépendra désormais des conclusions de l’enquête en cours et de la décision du procureur de la République. Son arrestation suscite d’ores et déjà des débats sur la liberté d’expression et la gestion des critiques politiques sous le nouveau régime.

L’affaire est suivie de près par les observateurs politiques et les défenseurs des droits humains, qui s’interrogent sur les implications de cette arrestation pour l’espace démocratique sénégalais.

Affaire ArcelorMittal : La justice sénégalaise ouvre une information judiciaire pour corruption et blanchiment

Le dossier opposant l’État du Sénégal à la multinationale ArcelorMittal connaît de nouveaux développements judiciaires. Une information judiciaire a été ouverte à Dakar pour des accusations graves, incluant association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. Cette procédure vise plusieurs entités du groupe ArcelorMittal, notamment ArcelorMittal Holdings AG, ArcelorMittal Limited, ArcelorMittal Mining Sénégal SA et ArcelorMittal Infrastructures Sénégal SA.

L’affaire, confiée au doyen des juges, a déjà franchi deux étapes majeures. Premièrement, l’agent judiciaire de l’État a été entendu et a confirmé la plainte, réitérant ainsi la constitution de partie civile du Sénégal. Deuxièmement, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a été saisie pour transmettre des convocations aux responsables des filiales sénégalaises du groupe. Or, ces derniers restent introuvables, laissant planer des soupçons de fuite.

Cette évolution intervient alors qu’ArcelorMittal Sénégal était récemment en conflit avec l’administration fiscale. L’entreprise a contesté un redressement de 1,05 milliard de FCFA devant le tribunal. Selon des sources proches du dossier, tous les comptes bancaires rattachés à la société et à ses filiales auraient été vidés, renforçant les inquiétudes sur d’éventuelles manœuvres financières suspectes.

L’origine de l’affaire remonte à 2011, lorsque l’État du Sénégal a saisi la Chambre de Commerce Internationale (CCI) pour dénoncer le non-respect par ArcelorMittal du protocole d’accord relatif à l’exploitation du gisement de fer de la Falémé. En septembre 2013, la CCI a reconnu la responsabilité du groupe sidérurgique, ouvrant la voie à une phase de détermination des réparations. L’État du Sénégal réclamait alors entre 1 600 et 3 300 milliards de FCFA de dédommagements.

Cependant, le 30 mai 2014, un accord transactionnel a été signé entre le gouvernement sénégalais et ArcelorMittal, mettant fin à la procédure. Cet accord, négocié en toute discrétion, prévoyait un versement de 150 millions de dollars à l’État sénégalais. Mais selon l’enquête de Libération, ces fonds n’auraient jamais été reversés au Trésor public.

Un élément troublant de l’affaire réside dans la gestion de ces 150 millions de dollars. D’après la plainte obtenue par Libération, cet argent aurait été versé sur deux comptes CARPA détenus par l’avocat français François Meyer, qui est intervenu dans le dossier à la dernière minute. La mise à l’écart des avocats initialement engagés par l’État du Sénégal suscite des interrogations sur d’éventuelles transactions occultes.

Aujourd’hui, les autorités sénégalaises semblent déterminées à faire la lumière sur cette affaire, en particulier sur la destination réelle des fonds issus de l’accord. L’information judiciaire en cours pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires contre les acteurs impliqués, y compris les responsables d’ArcelorMittal au Sénégal.

Affaire Macky Amar : Quand la drogue rattrape une famille influente

L’affaire fait grand bruit dans les milieux mondains dakarois. Macky Amar, fils du défunt homme d’affaires Ameth Amar, se retrouve au cœur d’un dossier judiciaire explosif, impliqué dans une affaire de trafic de drogue. Il a été déféré devant le procureur de la République aux côtés de sa compagne, Alimata Seck, et de son ami, Mamadou Lamine Diémé.

Tout commence dimanche dernier, lorsqu’Alimata Seck est arrêtée après une étroite surveillance menée par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Lors de son interpellation, les policiers découvrent de la drogue sur elle. Face aux enquêteurs, elle n’hésite pas à livrer un nom : celui de son compagnon, Macky Amar, qu’elle affirme être en possession d’autres substances et logé à l’hôtel Terrou-Bi.

Sans perdre de temps, les forces de l’ordre organisent une descente discrète mais efficace dans l’établissement. Sur place, Macky Amar est pris en flagrant délit en compagnie de Mamadou Lamine Diémé. Acculés, les deux hommes n’ont d’autre choix que de se soumettre à leur arrestation.

Si les détails sur la quantité exacte et la nature des produits saisis restent encore flous, les premières informations font état de la présence de protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de « gaz hilarant ». Cette substance, en apparence inoffensive, s’impose de plus en plus comme la drogue privilégiée de certaines élites. Accessible et aux effets euphorisants immédiats, elle représente un danger croissant pour la jeunesse dorée dakaroise.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre du clan Amar est cité dans une affaire liée aux stupéfiants. En 2021 déjà, un autre proche de la famille avait fait l’objet d’une enquête similaire. Ce nouvel épisode judiciaire risque donc de ternir davantage l’image d’un nom autrefois associé au succès entrepreneurial et au luxe.

Pour Macky Amar, la chute pourrait être brutale. Habitué aux soirées fastueuses et à un train de vie opulent, il se retrouve aujourd’hui à la merci de la justice, qui décidera sous peu de son sort. Son inculpation pourrait marquer un tournant décisif, non seulement pour lui, mais aussi pour l’image de sa famille.

Affaire Ahmed Ndiaye : La famille Sonko accorde son pardon, la justice poursuit son cours

L’affaire Ahmed Ndiaye, du nom de l’ingénieur en génie civil accusé de conduite en état d’ivresse, d’injures publiques et de menaces de mort devant le domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko, a pris un tournant inattendu. Alors que le tribunal des flagrants délits de Ziguinchor devait statuer sur son sort, la famille Sonko a décidé de lui accorder son pardon et de renoncer à toute demande de réparation.

Les faits remontent au 2 février dernier. Ce soir-là, Ahmed Ndiaye, sous l’effet de l’alcool, s’est retrouvé devant la maison des Sonko à Ziguinchor, où il a proféré des injures et des menaces à l’encontre des proches du Premier ministre.

« Votre frère, le Premier ministre Ousmane Sonko, et le président de la République Bassirou Diomaye Faye n’ont rien foutu dans le pays. »

Pire encore, il aurait fait allusion à l’affaire Adji Sarr, un sujet toujours sensible, en lançant publiquement :

« Ce n’était pas moi qui avais couché avec Adji Sarr ! »

Des propos qui ont suscité l’indignation des riverains et conduit à son arrestation immédiate. Devant le tribunal, l’accusé a tenté d’atténuer la gravité de ses actes, plaidant l’ivresse et un trou de mémoire. « Je n’ai pas assez de souvenance de ce qui s’était passé et de mes propos », a-t-il déclaré à la barre, tout en reconnaissant son erreur.

Malgré l’outrage subi, la famille Sonko a choisi de privilégier le pardon. Lors de l’audience, leur avocat, Me Djiby Diagne, a précisé :

« Le Premier ministre Ousmane Sonko et ses deux frères ne réclament pas de dommages et intérêts. Ils ont pardonné. Ce n’est pas l’argent qui les intéresse et le tribunal n’est pas le lieu où on doit se faire de l’argent. »

Un geste de clémence qui tranche avec la gravité des accusations et qui a marqué le procès.

Cependant, ce pardon ne signifie pas une exonération totale de responsabilité. Le parquet a requis une peine d’un an de prison, dont trois mois ferme, ainsi qu’une amende de 500 000 FCFA.

Détenu depuis le 2 février, Ahmed Ndiaye connaîtra son sort mardi prochain, lorsque le tribunal rendra son verdict. En attendant, cette affaire illustre la complexité du rapport entre justice, responsabilité individuelle et pardon en politique.

Affaire Kabirou Mbodje : La Cour d’Appel de Dakar confirme la condamnation

La Cour d’appel de Dakar a rendu son verdict dans le contentieux opposant Kabirou Mbodje, fondateur de Wari, à ses anciens associés. Suivant le réquisitoire du Procureur général, le juge a confirmé la condamnation prononcée en première instance, reconnaissant l’homme d’affaires coupable d’abus de confiance et d’augmentation irrégulière du capital social.

Kabirou Mbodje écope ainsi de deux ans de prison, dont six mois ferme, et devra verser 5 milliards de francs CFA à ses ex-partenaires au titre des intérêts civils. Cette décision fait suite à une longue bataille judiciaire initiée en 2018 par Malick Fall, Seyni Camara et Cheikh Tagué, qui accusaient leur ancien associé d’avoir orchestré une augmentation de capital en 2013 ayant réduit leur participation dans l’entreprise Wari de 39 % à seulement 3 %.

Le procès en première instance s’était tenu le 11 août 2021, avec un verdict rendu le 24 novembre de la même année. La Cour d’appel, qui a rejugé l’affaire le 2 décembre 2024, a maintenu la sanction initiale, malgré la demande des parties civiles qui réclamaient une réévaluation des dommages et intérêts à hauteur de 30 milliards de francs CFA.

L’affaire Kabirou Mbodje a suscité de vives réactions dans le monde des affaires au Sénégal. Wari, autrefois un acteur majeur des services financiers numériques en Afrique de l’Ouest, a connu de nombreuses turbulences depuis l’éclatement de ce différend. La condamnation du fondateur pourrait avoir des répercussions sur l’avenir de la société, déjà fragilisée par des difficultés financières et une concurrence accrue sur le marché.

Affaire Gabrielle Kane vs. El Hadji Souleymane Cissé : la Cour d’appel de Dakar rend son verdict

La Cour d’appel de Dakar a rendu son délibéré dans l’affaire opposant la militante féministe Gabrielle Kane à El Hadji Souleymane Cissé, ce mardi 18 février 2025. Poursuivie pour diffamation, injures publiques et collecte de données à caractère personnel, Gabrielle Kane a vu sa condamnation partiellement confirmée par la juridiction d’appel.

L’affaire remonte à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle Gabrielle Kane accusait El Hadji Souleymane Cissé d’avoir épousé une jeune fille de 18 ans, consommé le mariage avant de la répudier sous prétexte qu’elle n’était pas vierge. « Ce lâche n’a rien trouvé de mieux que d’épouser une jeune fille de 18 ans, consommer le mariage. […]. Il a acheminé la jeune fille en taxi à Khombole pour la rendre à sa famille en la répudiant au prétexte qu’elle n’était pas vierge », avait-elle écrit.

Ces propos avaient conduit El Hadji Souleymane Cissé à engager une procédure judiciaire pour diffamation, injures et collecte illégale de données personnelles.

En première instance, le tribunal correctionnel de Dakar avait condamné Gabrielle Kane en mai 2022. Toutefois, elle avait interjeté appel.

Selon Les Échos, la Cour d’appel de Dakar a infirmé une partie du jugement initial. Le juge a décidé de relaxer Gabrielle Kane du délit d’injures publiques. En revanche, elle a été reconnue coupable de diffamation et condamnée à une peine de trois mois de prison avec sursis.

Par ailleurs, la militante féministe devra verser une somme de 2 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à El Hadji Souleymane Cissé.

Ce verdict relance les discussions sur la liberté d’expression et les limites de la dénonciation publique sur les réseaux sociaux. Alors que certains considèrent que Gabrielle Kane a été sanctionnée pour avoir dénoncé un fait qu’elle jugeait révoltant, d’autres estiment que la diffamation ne saurait être justifiée, même dans le cadre du militantisme.

Affaire Afrika SA contre la DGID : le tribunal demande des pièces supplémentaires

L’affaire opposant la société Afrika SA (ex-BDK) à la Direction générale des impôts et domaines (DGID) connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Libération dans son édition de ce samedi 15 février, le tribunal, après avoir statué le 6 février, a renvoyé le dossier et demandé aux parties de lui fournir des pièces supplémentaires afin de faire éclater la vérité. Cependant, la date du délibéré n’a pas été précisée.

Le différend remonte à 2021, lorsque la société Afrika SA a sollicité auprès de la DGID une restitution de crédit de TVA portant sur la période du 15 juillet 2019 au 15 juin 2021. L’entreprise revendique un montant de 715 258 926 francs CFA, correspondant, selon elle, à la TVA supportée sur des factures relatives à la fourniture de biens et services.

Dans sa demande, Afrika SA met en avant un argument clé : une partie de son activité concerne des services rendus à l’étranger, ce qui lui donne droit au maintien de la déduction de la TVA. Ainsi, la TVA collectée sur son chiffre d’affaires ne permettrait pas, d’après l’entreprise, de compenser celle qu’elle a supportée sur ses acquisitions de biens et services.

Le ministère des Finances, en sa qualité de tutelle de la DGID, a rejeté la demande de restitution de TVA, poussant Afrika SA à saisir la justice. L’entreprise a ainsi servi une assignation à la DGID, portant l’affaire devant le tribunal compétent.

Le 6 février dernier, la juridiction en charge du dossier a pris le temps d’examiner les arguments des deux parties. Toutefois, le tribunal a estimé nécessaire de disposer d’éléments supplémentaires avant de rendre son verdict. Il a ainsi demandé à Afrika SA et à la DGID de lui transmettre des pièces justificatives susceptibles d’apporter plus de clarté à l’affaire.

À ce stade, la date du délibéré reste inconnue, Libération n’ayant pas précisé le calendrier judiciaire à venir. Toutefois, cette nouvelle étape dans la procédure souligne la complexité des litiges fiscaux impliquant de grandes entreprises et l’administration fiscale sénégalaise.

Affaire Samuel Sarr : une troisième demande de liberté provisoire déposée

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime d’Abdoulaye Wade et ex-directeur général de West African Energy (WAE), poursuit son combat judiciaire. Après deux rejets successifs, ses avocats ont déposé une troisième demande de liberté provisoire devant le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de Dakar.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire détenant 15% du capital de WAE. Il accuse Samuel Sarr d’abus de biens sociaux, portant sur un montant de 8 milliards de francs CFA. Suite à ces accusations, l’ancien ministre a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 28 novembre dernier.

Depuis lors, la défense de Samuel Sarr ne cesse de contester les faits qui lui sont reprochés. Le 12 février, son client a été auditionné, et deux jours plus tard, une nouvelle requête de mise en liberté a été introduite.

Dans leur demande, les avocats de Samuel Sarr s’appuient sur une contre-expertise réalisée par l’expert Alioune Touré. Selon eux, ce rapport contredit celui de Mazars, qui avait été utilisé par Moustapha Ndiaye pour déposer sa plainte.

De plus, ils insistent sur un élément clé du dossier : à l’origine du projet de construction de la centrale électrique, les associés de WAE n’avaient investi que 4 milliards de francs CFA, alors que le financement total s’élevait à 280 milliards. La défense souligne que c’est Samuel Sarr qui a mobilisé plus de 270 milliards de francs CFA pour permettre la réalisation du projet, actuellement en phase terminale.

Un autre argument avancé par la défense est l’impact de la détention de Samuel Sarr sur l’avancement du projet. Depuis son incarcération, les travaux de la centrale sont à l’arrêt, ce qui, selon ses avocats, préoccupe sérieusement les prêteurs.

Par ailleurs, les avocats rappellent que leur client est régulièrement domicilié et qu’il offre toutes les garanties de représentation en justice.

La balle est désormais dans le camp du juge d’instruction du deuxième cabinet, qui devra statuer sur cette troisième demande de liberté provisoire. Après deux refus, cette nouvelle requête pourra-t-elle aboutir ?

Affaire Doro Gaye : le colonel Cheikh Sarr contre-attaque sur le terrain judiciaire

L’affaire Doro Gaye continue de secouer le paysage judiciaire sénégalais. Après son inculpation et son placement sous mandat de dépôt à la suite de sa convocation mi-novembre, le colonel Cheikh Sarr, ancien patron de la Section de recherches (SR), refuse de se laisser faire. Il a saisi la Chambre d’accusation pour contester la régularité de la procédure engagée contre lui.

Selon les informations relayées par Les Échos, la défense du colonel Cheikh Sarr dénonce des irrégularités dans la procédure d’instruction. Ses avocats pointent du doigt des « vices de forme » qu’aurait commis le juge d’instruction, notamment le non-respect de certaines étapes judiciaires obligatoires.

« Il y a des préalables que le magistrat instructeur devait poser et qui n’ont pas été faits », insistent-ils. S’appuyant sur ces arguments, les avocats du colonel plaident pour une « nullité de forme » et espèrent obtenir l’annulation des charges qui pèsent contre lui.

Cette offensive judiciaire marque la deuxième requête introduite pour contester la procédure. Un premier recours avait déjà été déposé pour des motifs similaires, selon Les Échos.

L’affaire Doro Gaye est loin d’être linéaire. Avant l’initiative de Cheikh Sarr, la défense de Doro Gaye lui-même avait déjà contesté la procédure lancée contre lui par l’homme d’affaires Zakiroulahi Sow.

Les avocats de Doro Gaye reprochaient au juge d’avoir révoqué son contrôle judiciaire avant même qu’il ne quitte le pays, alors qu’aucune violation des conditions du contrôle judiciaire n’avait été constatée. Ce recours, dont le verdict est toujours attendu, s’ajoute donc à la contre-offensive judiciaire du colonel Cheikh Sarr.

Avec cette nouvelle saisine de la Chambre d’accusation, le dossier Doro Gaye s’enlise dans une complexité croissante. La justice sénégalaise devra statuer sur ces multiples recours, ce qui pourrait prolonger l’affaire bien au-delà des prévisions initiales.

Affaire Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop : un mariage tourne à l’affrontement judiciaire

L’ambiance festive d’un mariage s’est transformée en scène de tension à la cité Rochette de Thiaroye, entraînant l’arrestation de Mor Mané Diop, époux de la chanteuse Daba Sèye, et de Ndoumbé Diop, mère de la mariée. L’affaire sera jugée ce jeudi 13 février devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.

Tout commence dans la nuit du samedi au dimanche dernier, lors du mariage de D. Sart, 24 ans. Pour rendre l’événement mémorable, la mère de la mariée, Ndoumbé Diop, avait engagé la célèbre chanteuse Daba Sèye pour une prestation nocturne de quatre heures. Dès 22 heures, l’artiste, accompagnée de son mari et de son orchestre, entame son show devant un public conquis.

Mais aux alentours de 2 heures du matin, la chanteuse met fin au spectacle, demandant à son équipe de ranger les instruments. Une décision qui ne passe pas auprès de Ndoumbé Diop, qui insiste pour que l’artiste continue sa prestation, avançant que sa fille doit encore porter deux autres tenues traditionnelles.

Face au refus de Daba Sèye, la situation dégénère. Selon l’accusation, Ndoumbé Diop aurait saisi une chaise et fracassé le pare-brise du véhicule du couple. La tension monte d’un cran lorsque la foule, ameutée, commence à lancer des projectiles en direction de la voiture.

C’est alors que Mor Mané Diop, se sentant menacé, sort un pistolet d’alarme de calibre 9 mm et le brandit pour disperser les assaillants et quitter les lieux en sécurité. Alertés, les éléments de la police de Diamaguène-Sicap Mbao interviennent rapidement et procèdent à l’arrestation des deux protagonistes.

Après leur garde à vue, Mor Mané Diop et Ndoumbé Diop ont été libérés mais devront répondre de leurs actes devant la justice. Mor Mané Diop est poursuivi pour détention illégale d’arme à feu, tandis que Ndoumbé Diop est accusée d’actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public.

Affaire Mor Mané Diop : une soirée de mariage vire au chaos à Thiaroye

Ce qui devait être une célébration joyeuse s’est transformé en une scène de tension et de panique à Thiaroye, dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février 2025. Mor Mané Diop, époux de la célèbre chanteuse Daba Sèye, a été placé en garde à vue après avoir exhibé une arme à feu lors d’un incident survenu en marge d’un mariage.

Tout commence à la cité Rochette de Thiaroye, en face du camp militaire, où un mariage est célébré en grande pompe. L’invitée vedette de la soirée n’est autre que Daba Sèye, dont la présence attire une foule d’invités et de curieux. Dès son arrivée, elle est accueillie chaleureusement, et sa prestation enflamme rapidement l’assemblée.

Mais au bout de quelques chansons, la chanteuse décide de mettre fin à son spectacle, une décision qui ne passe pas auprès des invités et de l’organisatrice de la cérémonie, Deguène Sarr, 24 ans. La frustration grandit, les esprits s’échauffent, et des jeunes encerclent le véhicule de l’artiste et de son époux, manifestant bruyamment leur mécontentement.

Face à la pression et craignant pour leur sécurité, Mor Mané Diop décide de dégainer une arme à feu pour tenir la foule à distance. Selon des témoins, il s’agirait d’un pistolet d’alarme dissuasif de calibre 9 mm. L’apparition de l’arme provoque un moment de panique et de confusion, mais parvient à éloigner les jeunes qui encerclaient le véhicule.

Alertée, la police de Diamaguène intervient rapidement sur place. Daba Sèye et son époux sont conduits au commissariat pour audition. Mor Mané Diop tente de justifier son acte en expliquant que l’arme n’était pas chargée et qu’il souhaitait simplement protéger son épouse et lui-même d’un éventuel débordement. Il présente également une facture d’achat de l’arme, acquise dans une armurerie du marché Sandaga.

Cependant, comme le rappelle la police, la détention d’une facture d’achat ne constitue pas une autorisation légale pour porter une arme à feu. Mor Mané Diop, ne disposant pas de permis, est alors placé en garde à vue pour détention d’arme à feu sans autorisation.

L’incident a provoqué une vive polémique en banlieue dakarienne et fait grand bruit tout au long du week-end. Une enquête a été ouverte par la police de Diamaguène afin d’élucider tous les contours de cette affaire.

Affaire West African Energy : duel judiciaire entre Samuel Sarr et Moustapha Ndiaye

L’affaire opposant les actionnaires de West African Energy (WAE) connaît de nouveaux rebondissements. Hier, le juge du deuxième cabinet a interrogé Moustapha Ndiaye, importateur de riz et actionnaire à hauteur de 15% dans l’entreprise. Ce dernier revendique également le poste de président du conseil d’administration (PCA), ce qui constitue le principal point de discorde avec Samuel Sarr, ancien ministre sous Wade et lui aussi détenteur de 15% des parts de la société.

L’affaire a pris une tournure judiciaire en novembre 2024, lorsque Samuel Sarr a été placé sous mandat de dépôt pour abus de confiance, à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye. Selon ce dernier, l’ex-ministre aurait agi en violation des intérêts de l’entreprise, ce qui a mené à son incarcération.

Depuis, les avocats de Samuel Sarr ne cessent de réclamer sa mise en liberté provisoire. Mais, comme le rapporte Libération, le parquet a rejeté leur demande du 22 janvier 2025, laissant son sort entre les mains du juge d’instruction. Ce dernier devra désormais trancher sur la possibilité d’une libération sous conditions ou d’un maintien en détention.

Jusqu’ici, l’affaire semblait largement défavorable à Samuel Sarr, incarcéré depuis plus de deux mois. Mais l’audition de Moustapha Ndiaye par le juge du deuxième cabinet pourrait redistribuer les cartes. Son rôle dans la gouvernance de WAE ainsi que la légitimité de son statut de PCA pourraient être examinés de plus près.

En effet, Samuel Sarr et son entourage contestent formellement l’autorité de Moustapha Ndiaye à la tête du conseil d’administration. Ce différend actionnarial est au cœur du litige et pourrait influencer la suite des événements.

Pour l’instant, l’ancien ministre reste en prison, sans garantie de libération prochaine. Son avenir dépendra de la décision du magistrat instructeur, qui pourrait, à tout moment, valider ou rejeter la demande de liberté provisoire introduite par sa défense.

En parallèle, l’évolution de l’interrogatoire de Moustapha Ndiaye pourrait être déterminante. Si de nouveaux éléments viennent éclairer les zones d’ombre du dossier, l’affaire pourrait prendre une nouvelle tournure, impactant non seulement les deux protagonistes, mais aussi l’ensemble des investisseurs de West African Energy.

Affaire Ah. Ndiaye : entre accusations et cri de détresse

Un événement troublant a eu lieu ce dimanche devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko. Un homme identifié comme Ah. Ndiaye, ingénieur à Ecotra, aurait, selon le journal L’Observateur, menacé la mère de Sonko et exhibé une arme de poing. Cette version des faits est cependant contestée par ses collègues, qui parlent plutôt d’un geste de désespoir lié à la crise que traverse leur entreprise.

Dans une correspondance adressée aux médias, les travailleurs de l’entreprise Ecotra ont tenu à apporter des précisions. Selon eux, Ah. Ndiaye n’a jamais exhibé d’arme, encore moins un couteau. « Il ne détenait même pas de couteau », affirme le collectif. Ils expliquent que son action devant la maison de la mère d’Ousmane Sonko n’avait rien à voir avec une menace, mais traduisait un profond désarroi face à l’effondrement de son entreprise.

« L’acte de M. Ndiaye n’était en aucun cas motivé par la violence, mais bien par le désespoir. Son cri devant la maison familiale de M. Ousmane Sonko était l’expression de son inquiétude face à l’effondrement imminent de son entreprise », lit-on dans leur communiqué.

Les proches de Ah. Ndiaye décrivent un homme qui a surmonté de nombreux traumatismes. Son père, alors préfet, a été assassiné sous ses yeux. Sa mère, accablée par le chagrin, est décédée par la suite. Malgré ces épreuves, Ah. Ndiaye a poursuivi son parcours académique avec brio, devenant major de sa promotion à l’École Polytechnique de Thiès. Il a gravi les échelons au sein d’Ecotra, passant de simple stagiaire à directeur du building, gérant un portefeuille de plus de 20 milliards de francs CFA.

Les collègues de Ah. Ndiaye insistent sur la crise profonde que traverse Ecotra, où 1500 employés n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois. Cette situation serait directement liée au non-paiement de la dette publique par l’État du Sénégal.

« Le véritable motif de la présence de M. Ndiaye devant la maison de M. Sonko n’avait rien à voir avec une quelconque menace de mort. Il s’agissait d’un appel au secours, un cri d’alarme face à une situation critique », expliquent-ils.

Actuellement en garde à vue à Ziguinchor, Ah. Ndiaye devrait être présenté au parquet ce mercredi. Si certains le perçoivent comme un homme en détresse, les autorités judiciaires devront trancher sur son sort. Affaire à suivre.

Affaire Moustapha Diop : l’Assemblée nationale convoque une réunion du Bureau dans un climat de spéculations

L’Assemblée nationale est en ébullition après la convocation, mercredi 29 janvier, des membres de son Bureau pour une réunion prévue ce jeudi 30 janvier à 10 heures. L’annonce, faite par le président de l’institution législative, a immédiatement déclenché une vague de spéculations, notamment sur un possible lien avec l’affaire Moustapha Diop.

L’ancien ministre, aujourd’hui député et maire de Louga, est au cœur d’une controverse financière après les accusations de Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor. Cette dernière affirme lui avoir prêté 700 millions de FCFA pour financer sa campagne électorale lors des législatives anticipées du 17 novembre dernier, une somme qu’il ne lui aurait pas restituée.

Jusqu’à présent, Moustapha Diop bénéficie de son immunité parlementaire, ce qui le met à l’abri d’une audition immédiate. Cependant, l’enquête menée par la Division des enquêtes criminelles (DIC) met en lumière son statut de député, et le Parquet financier a été saisi sur la nécessité de l’entendre dans cette affaire.

D’après les informations de L’Observateur, le ministère de la Justice n’a pas encore enclenché de procédure de levée de l’immunité parlementaire. Toutefois, le ministre Ousmane Diagne n’exclut pas d’activer cette option si la situation l’exige. « Ce sera sans état d’âme », confie une source citée par le journal, laissant entendre que l’Exécutif pourrait rapidement passer à l’action.

Dans ce contexte, la réunion du Bureau de l’Assemblée nationale de ce jeudi matin est perçue comme un moment clé. Si l’ordre du jour n’a pas été officiellement dévoilé, l’hypothèse d’une discussion sur l’affaire Moustapha Diop est largement évoquée. Reste à savoir si cette rencontre marquera le début d’une procédure de levée de l’immunité parlementaire ou s’il s’agit d’un simple ajustement interne aux travaux du Parlement.

Affaire des 125 milliards : Me Doudou Ndoye rassure sur la procédure mais s’inquiète du fond

Invité de l’émission MNF sur la 7TV, l’avocat Me Doudou Ndoye s’est exprimé sur la procédure judiciaire enclenchée par le ministère de la Justice après la transmission du rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) dans l’affaire des 125 milliards de francs CFA.

Selon lui, aucune violation de procédure n’est à signaler. « Pour ce qui est de la procédure, il n’y a rien à dire », a-t-il affirmé d’emblée. Toutefois, l’ancien ministre de la Justice a exprimé ses préoccupations quant au fond du dossier.

Me Doudou Ndoye a souligné l’importance de la requête formulée par les députés Aïssata Tall Sall et Guy Marius Sagna, qui ont insisté pour que la personne mise en cause puisse prendre connaissance des faits qui lui sont reprochés. Une demande qui, selon lui, revêt une importance capitale dans le cadre du respect des droits de la défense.

L’avocat a tenu à rappeler que la loi est claire sur le rôle de la CENTIF, qui est d’enquêter de manière indépendante, sans nécessiter l’avis d’une quelconque autorité avant de transmettre ses conclusions aux instances compétentes. « Il ne faut pas mélanger le droit et la morale. Le droit pour la CENTIF, c’est de faire entièrement son enquête sans l’avis de qui que ce soit », a-t-il précisé.

Cependant, il a souligné un aspect moral du dossier qui mérite réflexion : la personne concernée aurait dû être impliquée dès le début des investigations, notamment en étant informée des faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire des 125 milliards continue de faire couler beaucoup d’encre, et les interventions des acteurs politiques et juridiques montrent l’importance du respect des procédures judiciaires, mais aussi des principes fondamentaux du droit à la défense. Alors que l’enquête suit son cours, les débats autour de cette affaire ne sont pas près de s’éteindre.

Affaire Farba Ngom : des accusations de blanchiment d’argent au cœur d’une bataille judiciaire et politique

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, Me Oumar Youm, avocat du député Farba Ngom, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de “manœuvres judiciaires et politiques” visant son client. Le parlementaire, membre influent de la coalition Takku Wallu Sénégal, fait face à des accusations de blanchiment d’argent, basées sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Pour la défense, cette affaire s’apparente à un acharnement politique plus qu’à une procédure judiciaire légitime.

Me Oumar Youm a inscrit ces accusations dans un contexte de rivalités politiques exacerbées. Il a notamment pointé du doigt des attaques supposément orchestrées par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui aurait affirmé qu’aucun “opposant milliardaire” ne devrait prospérer au Sénégal. Selon l’avocat, ces propos reflètent une volonté de nuire à Farba Ngom, l’une des figures politiques majeures de la région de Matam.

“La demande de levée d’immunité parlementaire de mon client est entachée d’irrégularités flagrantes et motivée par des objectifs politiques”, a martelé Me Youm, dénonçant une instrumentalisation des institutions judiciaires.

Pour la défense, Farba Ngom est injustement ciblé. Selon Me Youm, l’élu n’a jamais géré de fonds publics ni bénéficié de marchés publics. “Les accusations portées contre lui reposent uniquement sur son succès politique et son influence grandissante au sein de l’opposition.”

L’avocat a également évoqué des perquisitions présumées illégales, menées sur des propriétés de Farba Ngom à Diamniadio en avril et mai 2024, avant même la transmission officielle du rapport de la CENTIF au parquet en décembre 2024. “Ces actions visaient uniquement à préconstituer des preuves dans un dossier vide”, a-t-il dénoncé.

Au-delà des accusations de blanchiment d’argent, les avocats de Farba Ngom pointent également des enquêtes fiscales visant trois de ses entreprises. “Ces investigations, menées sans fondement solide, visent à étrangler financièrement un adversaire politique gênant”, a ajouté Me Youm.

Les avocats ont appelé les parlementaires à rejeter la demande de levée d’immunité de Farba Ngom, arguant que les accusations ne reposent sur aucune preuve tangible. “L’Assemblée nationale ne doit pas être un outil de règlement de comptes politiques. Elle a le devoir de protéger l’État de droit et les principes fondamentaux de la vie parlementaire”, a insisté Me Youm.

Cette affaire, hautement médiatisée, met en lumière les tensions croissantes entre pouvoir exécutif et opposition. Elle pose également la question de l’indépendance de la justice sénégalaise, régulièrement critiquée pour sa susceptibilité aux pressions politiques.

La coalition Takku Wallu Sénégal appelle à une justice impartiale et équitable, loin des supposés règlements de comptes politiques. L’Assemblée nationale, quant à elle, se trouve face à un dilemme : répondre favorablement à la demande de levée d’immunité ou s’opposer à ce qui est perçu par certains comme un abus de pouvoir.

Affaire “Freedom Day” : entre défense des droits humains et préservation des mœurs au Sénégal

L’affaire “Freedom Day” continue de polariser l’opinion publique au Sénégal. Ce mercredi, les militantes féministes à l’origine de ce sit-in controversé seront entendues par la Brigade des mœurs de la Sûreté urbaine de Dakar. Accusées d’avoir voulu organiser une manifestation au dress code “nu”, elles font l’objet d’une plainte déposée par Mame Matar Guèye, président de l’Ong Jamra.

L’objectif initial de “Freedom Day” était de dénoncer l’escalade des violences faites aux femmes et aux enfants, notamment les viols et les meurtres. Une cause jugée noble, mais la méthode choisie a suscité l’indignation : les organisatrices avaient appelé à un sit-in “taatu néén” (nu), une symbolique perçue par certains comme une atteinte aux valeurs sociales et culturelles sénégalaises.

Mame Matar Guèye, fervent défenseur des valeurs conservatrices, a rapidement réagi en saisissant la justice. Il accuse les militantes d’“atteinte aux bonnes mœurs”, une plainte qui a conduit à une enquête approfondie et à la convocation des organisatrices.

Malgré les critiques, les militantes de “Freedom Day” refusent de céder face aux pressions. Dans un communiqué, elles dénoncent une procédure qu’elles qualifient d’“incongrue et infondée”. Soutenues par un collectif d’avocats et de spécialistes des droits humains, elles défendent leur action comme un cri d’alerte face à une société qui, selon elles, banalise les violences faites aux femmes.

“Nous avons choisi un moyen fort pour attirer l’attention sur un fléau sociétal trop souvent passé sous silence”, expliquent-elles. Selon elles, les critiques sur la méthode ne devraient pas occulter la gravité des violences qu’elles dénoncent.

Pour l’Ong Jamra, ce sit-in dépasse les limites de l’acceptable. “C’est une atteinte grave aux valeurs culturelles et religieuses de notre société”, affirme Mame Matar Guèye. Il estime que les militantes auraient pu choisir des moyens d’action plus conformes aux traditions pour sensibiliser l’opinion publique.

Jamra appelle à des sanctions exemplaires, estimant que l’initiative de “Freedom Day” met en péril l’équilibre moral de la société sénégalaise.

Les auditions prévues ce mercredi pourraient marquer un tournant dans cette affaire. Les militantes devront répondre aux enquêteurs de la Sûreté urbaine et justifier leurs motivations. Pour les autorités judiciaires, il s’agit de trancher entre la liberté d’expression et la préservation des valeurs sociales.

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire “Freedom Day” soulève des interrogations profondes sur les limites de la protestation et la défense des droits humains. Le Sénégal, pays réputé pour son équilibre entre tradition et modernité, se trouve face à un débat complexe entre revendications féministes et protection des mœurs.

Affaire Diop Iseg-Dieyna Baldé : l’inscription au rôle relance le dossier devant le Tribunal correctionnel

L’affaire Mamadou Diop, Pdg de l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (Iseg), et Dieyna Baldé refait surface, trois ans après avoir défrayé la chronique. Ce vendredi 17 janvier, le journal Les Échos informe que le dossier a été inscrit au rôle du Tribunal correctionnel de Dakar. Les deux protagonistes sont attendus devant le juge le 19 juin prochain pour jugement.

Mamadou Diop, inculpé pour détournement de mineure, avait été arrêté le 6 mars 2020 après la diffusion de vidéos accablantes et des accusations selon lesquelles il serait le père de l’enfant de Dieyna Baldé, alors âgée de 17 ans. La famille de la chanteuse avait initialement porté plainte avant de se désister, suite à un accord avec le prévenu. Ce dernier s’était engagé à assumer la prise en charge du bébé issu de sa relation avec la jeune artiste.

Malgré le retrait de la plainte par la famille Baldé, la justice sénégalaise a décidé de maintenir les poursuites, conformément aux dispositions légales encadrant les affaires de détournement de mineure.

Après son arrestation, Mamadou Diop avait bénéficié d’une liberté provisoire à la fin du mois de juillet 2020. Cette décision, bien que contestée dans l’opinion publique, avait mis en veille les débats autour de cette affaire, qui avait suscité une vive indignation et alimenté de nombreuses discussions sur les réseaux sociaux et dans les médias.

L’inscription du dossier au rôle correctionnel relance une affaire sensible qui avait exposé au grand jour des problématiques liées à la protection des mineures et aux abus de pouvoir. Si le retrait de la plainte avait quelque peu apaisé les tensions, l’ouverture du procès en juin prochain pourrait rouvrir les plaies d’un scandale qui avait marqué les esprits en 2020.

Scandale financier au Sénégal : Mor Guèye et Tabaski Ngom au cœur d’une affaire explosive

Le Sénégal est secoué par une affaire de détournement de fonds publics digne des plus grands thrillers judiciaires. Mor Guèye, patron des entreprises Sen Setal et Webcom Sen, et Tabaski Ngom, inspectrice du Trésor, se livrent une guerre judiciaire sur fond d’accusations croisées. Le quotidien L’Observateur a révélé les détails de ce scandale le 16 janvier 2025, mettant en lumière des sommes colossales, des faux documents bancaires, et des soupçons d’implications politiques.

Tout commence par une relation professionnelle initiée en 2021 entre Tabaski Ngom et Mor Guèye. Ce dernier, fournisseur privilégié pour des marchés publics, est accusé par l’inspectrice du Trésor d’avoir détourné 288 millions de FCFA destinés à des projets publics. Mais Mor Guèye retourne l’accusation : selon lui, Tabaski Ngom aurait orchestré le détournement pour des objectifs personnels et politiques.

Arrêté le 14 janvier 2025 à Saly Portudal, Mor Guèye est au centre des investigations. Il affirme que Tabaski Ngom lui aurait confié des chèques d’une valeur totale de 681 millions de FCFA pour les déposer sur les comptes de ses entreprises. Sur cette somme, 243 millions de FCFA auraient servi à financer la campagne électorale de Moustapha Diop, député-maire lors des législatives de 2024. Cependant, Tabaski Ngom réclame le remboursement de 438 millions de FCFA, qu’elle dit avoir confiés à Mor Guèye, mais accuse ce dernier de lui avoir fourni de faux documents bancaires émanant de Coris Bank.

Face aux enquêteurs, Mor Guèye dévoile une version qui complique encore l’affaire. Il reconnaît avoir remboursé 150 millions de FCFA sur le compte de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE). Quant aux 288 millions restants, il affirme les avoir remis en main propre à Tabaski Ngom, sans témoin ni preuve écrite. Une déclaration qui sème davantage le doute.

Mor Guèye se défend également en affirmant que Tabaski Ngom était l’initiatrice des manœuvres financières frauduleuses, notamment pendant la période électorale de 2024. Selon lui, elle aurait agi pour des gains personnels, tout en cherchant à couvrir ses traces après sa mutation à un nouveau poste.

La dimension politique de cette affaire est préoccupante. Les révélations de Mor Guèye impliquent indirectement Moustapha Diop, qui aurait bénéficié de fonds publics détournés pour sa campagne électorale. Bien que le député-maire ne soit pas encore officiellement incriminé, son nom apparaît dans un contexte embarrassant.

Pour Tabaski Ngom, qui se présente comme une victime, les accusations de son ancien collaborateur ternissent son image. Si ses déclarations visaient initialement à faire éclater la vérité, elles révèlent aussi des zones d’ombre sur son rôle dans cette affaire.

Ce scandale illustre les failles d’un système où les fonds publics peuvent être utilisés à des fins électorales ou personnelles. En pleine enquête, les deux protagonistes, désormais en garde à vue, seront confrontés dans les jours à venir. Le parquet financier et la Division des Investigations Criminelles cherchent à démêler ce réseau complexe de corruption et de trahisons.

Le public, abasourdi par les sommes en jeu et les révélations successives, exige des réponses. Entre faux documents, complicités politiques, et détournements de fonds, l’affaire met à nu des pratiques répréhensibles.

Affaire Farba Ngom et Cie : entre blanchiment de capitaux présumé et débats juridiques

L’affaire impliquant Farba Ngom et ses coaccusés a provoqué un vif débat au Sénégal, tant sur le plan juridique que politique. Les faits, qualifiés provisoirement par le procureur de blanchiment de capitaux via des sociétés écrans, impliqueraient des transactions suspectées d’une valeur de 120 milliards de francs CFA. Cette déclaration du parquet a suscité des réactions mitigées, allant de la dénonciation d’une violation de la présomption d’innocence à des accusations de politisation du dossier.

Certains observateurs, notamment le juge Dème et le militant Birahim Seck, ont critiqué la rapidité avec laquelle le procureur a communiqué sur cette affaire. Ils estiment que cette démarche pourrait influencer l’opinion publique et porter atteinte au principe de présomption d’innocence. Selon eux, cette communication pourrait être interprétée comme une tentative d’instrumentalisation politique, une critique fréquente dans les affaires impliquant des personnalités proches des cercles de pouvoir.

Cependant, pour le juriste Pape Amadou Mbaye, le procureur n’a fait que remplir son rôle. « Le procureur est un technicien du droit. Ce qui l’intéresse, c’est de donner une qualification juridique aux faits portés à sa connaissance. Il faut toutefois préciser que cette qualification reste provisoire », a-t-il expliqué lors d’une intervention médiatique.

Il a rappelé que l’article 11 du Code de procédure pénale impose au parquet de s’en tenir à des faits justes et vérifiés dans ses communiqués. Par ailleurs, le juriste a souligné que la qualification initiale des faits est susceptible d’être modifiée à différents stades de la procédure, notamment lors de l’instruction ou du jugement. « Parler de violation de la présomption d’innocence est excessif. Le communiqué ne conclut pas à la culpabilité des personnes mises en cause », a-t-il affirmé.

Dans ce dossier, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) joue un rôle central. Organe rattaché au ministère des Finances, la CENTIF est chargée de détecter et de signaler les mouvements financiers suspects. Ses enquêtes sont souvent à l’origine des saisines du procureur du pôle judiciaire spécialisé, une structure mise en place pour lutter plus efficacement contre la criminalité économique et financière.

Selon Pape Amadou Mbaye, cette affaire reflète un problème récurrent au Sénégal : l’utilisation présumée de mécanismes illégaux pour blanchir de l’argent, souvent par des individus jouissant de connexions au sommet de l’État. « Ce type de dossier était prévisible. Les pratiques de blanchiment de capitaux sont fréquentes, notamment chez des personnalités bénéficiant de privilèges », a-t-il souligné.

Affaire Ferdinand Coly contre Saliou Samb : l’attente de la Cour suprême se prolonge

L’affaire judiciaire opposant Saliou Samb, ancien président du Conseil départemental de Mbour, à Ferdinand Coly, ancien international sénégalais, connaît un nouveau rebondissement avec un pourvoi en cassation encore pendant devant la Cour suprême. Selon des informations rapportées par Les Échos, toutes les parties ont déjà déposé leurs mémoires en défense, mais la date de l’audience reste à fixer.

Cette affaire complexe trouve son origine dans une société d’exploitation et d’exportation de produits halieutiques baptisée Blue Trade Company, cofondée par Ferdinand Coly et Saliou Samb. Coly accuse Samb de lui avoir extorqué 1,2 milliard FCFA dans le cadre de la gestion de l’entreprise, une somme colossale dans laquelle Mamadou Niang, un autre ancien international sénégalais, avait également investi 325 millions FCFA. Toutefois, contrairement à Ferdinand Coly, Mamadou Niang n’a pas engagé de poursuites.

En première instance, le tribunal avait condamné Saliou Samb à deux ans de prison, dont six mois ferme, ainsi qu’à une réparation financière de 800 millions FCFA à Ferdinand Coly. En appel, cette peine avait été réduite à un an, dont dix mois assortis du sursis, après une confusion des peines. Cependant, l’interdiction d’exercer dans le secteur des produits halieutiques, imposée en première instance, avait été levée.

Malgré la décision de la Cour d’appel de Thiès, rendue le 29 juillet 2024, Saliou Samb et ses avocats ont décidé de porter l’affaire devant la Cour suprême, espérant ainsi un ultime revirement en leur faveur. Ce pourvoi en cassation intervient dans un contexte où les saisies des biens de Samb, ordonnées par la justice, sont déjà en cours d’exécution. Selon Les Échos, l’huissier mandaté aurait entamé la saisie malgré les tentatives de Samb de bloquer la procédure par une action en référé, rejetée par le tribunal.

Les enjeux de cette affaire dépassent largement la simple querelle entre deux anciens partenaires. Avec une demande de réparation atteignant 800 millions FCFA, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur les finances de Saliou Samb et sur son avenir dans le secteur halieutique.

En attendant la décision de la Cour suprême, les deux parties restent dans l’expectative. Ce dernier recours judiciaire pourrait sceller définitivement l’issue de ce litige, qui suscite un intérêt certain en raison de la stature publique des protagonistes et des montants en jeu.

Affaire des Fonds Covid-19 : le dossier explosif entre les mains du Pool financier

Le scandale des Fonds Covid-19, qui a suscité de vifs débats depuis des mois, connaît une accélération majeure. Selon des informations révélées par Libération, le dossier, mêlant des implications politiques et financières, a été officiellement transmis au Pool financier. Ce développement marque une étape cruciale dans l’enquête, menée par la Division des investigations criminelles (DIC).

Après une longue période d’attente et de spéculations, le parquet financier est passé à la vitesse supérieure. Il est désormais question de désigner un juge d’instruction spécialisé pour examiner les éléments explosifs du dossier. En outre, certaines parties de l’affaire pourraient être directement transférées à la Haute Cour de Justice, une juridiction réservée aux plus hautes autorités de l’État, ce qui souligne la gravité des faits reprochés.

La DIC, qui avait bouclé son enquête dès juillet 2023, a dévoilé des dysfonctionnements systémiques dépassant les constats initiaux de la Cour des comptes. Ses rapports, jugés accablants, pointent des zones d’ombre dans la gestion des fonds d’urgence débloqués pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Selon les premières révélations, l’enquête met en lumière des détournements massifs, des cas de surfacturation, ainsi qu’une gestion opaque des milliards destinés à soutenir les hôpitaux, les ménages vulnérables et l’économie nationale. Ces fonds, censés pallier les effets de la crise sanitaire, semblent avoir été utilisés à d’autres fins, alimentant un sentiment d’indignation dans l’opinion publique.

Le transfert du dossier au Pool financier marque un tournant. Les juges d’instruction, en collaboration avec le parquet financier, devront analyser en détail les responsabilités individuelles et collectives. Certains volets du dossier, impliquant des figures politiques ou des élus de haut rang, pourraient nécessiter une procédure spécifique devant la Haute Cour de Justice.

Ce scandale met en lumière les failles des mécanismes de contrôle et de gestion en temps de crise. Alors que le Sénégal a longtemps été cité en exemple pour sa réponse initiale à la pandémie, les révélations sur la gestion des Fonds Covid-19 ternissent cette image et posent des questions sur la transparence et la reddition des comptes.

Pour beaucoup, ce dossier est un test décisif pour le système judiciaire sénégalais. Les attentes de l’opinion publique sont énormes : des explications claires et des sanctions exemplaires sont demandées afin de rétablir la confiance dans les institutions.

La transmission de ce dossier au Pool financier constitue un signal fort. En engageant des poursuites judiciaires, les autorités montrent leur volonté de faire la lumière sur cette affaire et d’agir contre l’impunité, quel que soit le niveau des responsables impliqués.

Farba Ngom dément toute implication dans l’affaire de blanchiment de capitaux

L’affaire de blanchiment de capitaux, qui alimente les débats depuis dimanche soir, continue de faire des vagues. Au cœur de la polémique, le député du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Mouhamadou Ngom, alias Farba Ngom, a formellement rejeté les accusations de son implication dans ce dossier.

Dans une déclaration rapportée par Source A, Farba Ngom a tenu à clarifier sa position : « Je n’ai jamais été auditionné par cette juridiction (Ndlr : Pool judiciaire financier). À l’heure où je vous parle, je n’ai encore reçu aucune convocation. Je n’ai pas été informé d’une telle procédure. »

Cette mise au point intervient alors que le parquet financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour élucider cette affaire, évaluée provisoirement à plus de 125 milliards de francs CFA. Les informations de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) auraient contribué à l’enclenchement de cette procédure.

L’affaire, qui suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique, met en lumière les pratiques financières présumées illégales impliquant plusieurs personnalités. Le parquet financier reste déterminé à faire la lumière sur cette affaire qui pourrait avoir des ramifications importantes au sein des milieux politiques et économiques du pays.

Farba Ngom, connu pour son influence politique et ses prises de position souvent médiatisées, dénonce ce qu’il qualifie de « manipulation » visant à ternir son image. Cependant, les autorités judiciaires n’ont pas encore publié d’informations précises quant aux personnalités concernées par l’enquête en cours.

Alors que le dossier suit son cours, des questions se posent sur la nature exacte des transactions suspectes et sur les implications possibles des figures publiques. Le parquet financier a assuré qu’il agira avec transparence pour établir la vérité et punir, le cas échéant, les responsables.

Affaire Bocar Samba Dièye vs Attijari Bank : Quand le différend civil vire au pénal

Un tournant majeur vient d’être franchi dans le litige opposant l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à Attijari Bank, une affaire qui mêle accusations d’abus de faiblesse et querelles immobilières d’une ampleur considérable. Après plusieurs années de batailles judiciaires au civil, le parquet financier a ordonné l’ouverture d’une enquête pénale à la suite d’une plainte déposée par Bocar Samba Dièye contre la banque et son directeur général. Le journal Libération révèle les dessous de cette affaire aux ramifications complexes.

Dans sa plainte, Bocar Samba Dièye affirme qu’Attijari Bank, alors connue sous le nom de CBAO, aurait exploité son illettrisme pour lui faire signer, en 2013, un protocole reconnaissant une dette de 7,166 milliards de FCFA. Ce document controversé a servi de base à la saisie et à la vente aux enchères, en 2016, de trois de ses immeubles situés sur les titres fonciers n° 8403/Gr, 12788/Dg et 9986/Dg. Ces biens, adjugés pour 4 milliards de FCFA, ont été immatriculés au nom de la banque. Pourtant, cette dernière aurait continué de réclamer à Bocar Samba Dièye le paiement du solde de 3,166 milliards de FCFA.

Sur le plan civil, Bocar Samba Dièye a obtenu plusieurs victoires. Après avoir été débouté en première instance et en appel, il a saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision d’appel et renvoyé les parties devant la Cour d’appel de Thiès. Le 29 juin 2024, cette dernière a tranché en sa faveur en annulant le protocole de 2013. La Cour a estimé que ce document, qui avait permis la saisie des immeubles, n’avait aucune valeur juridique. De ce fait, les biens immobiliers auraient été illégitimement saisis, ce qui renforce les accusations de spoliation portées par Bocar Samba Dièye.

Fort de ce succès sur le plan civil, l’opérateur économique a saisi le parquet financier, ouvrant ainsi la voie à une procédure pénale. L’audition de Bocar Samba Dièye a été requise pour apporter des éléments de preuve à ses accusations. Si ces dernières sont avérées, elles pourraient remettre en question la légitimité des actions menées par Attijari Bank et conduire à des poursuites pour abus de faiblesse et autres infractions pénales.

Pour Libération, la décision de la Cour d’appel de Thiès établit ce qu’il qualifie de « braquage immobilier ». Les trois immeubles de Bocar Samba Dièye, aujourd’hui immatriculés au nom d’Attijari Bank, auraient été saisis sur la base d’un document jugé illégitime. Si cette qualification devait être confirmée par les autorités judiciaires, l’affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité et les pratiques d’Attijari Bank, ainsi que sur la protection des droits des emprunteurs face aux institutions financières.

Alors que l’enquête pénale débute, cette affaire met en lumière des problématiques systémiques liées aux pratiques bancaires et à la vulnérabilité de certains emprunteurs face à des institutions financières puissantes. L’issue de ce différend, qui allie enjeux juridiques, économiques et humains, sera déterminante pour les deux parties. Pour Bocar Samba Dièye, il s’agit de recouvrer ce qu’il considère comme son dû. Pour Attijari Bank, il en va de la défense de sa réputation et de la légalité de ses actions.

Affaire Samuel Ahmet Sarr : La Cellule Panafricaine de Communication du LSS dénonce l’injustice et exige sa libération

Suite à l’arrestation de Samuel Ahmet Sarr, la Cellule Panafricaine de Communication du Libéralisme Social Sénégalais (LSS) a tenu une conférence de presse ce jeudi pour s’exprimer sur cette affaire.

Dans un communiqué rendu public, la Cellule Panafricaine de Communication (CPC) a exprimé son indignation face à ce qu’elle qualifie d’arrestation arbitraire de Samuel Sarr, un entrepreneur visionnaire, ancien ministre de l’Énergie du Sénégal (2007-2012), et acteur clé dans la transformation énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Selon la CPC, “cette arrestation constitue un grave recul démocratique et une menace pour le développement économique et énergétique du Sénégal.”

Samuel Sarr : un visionnaire au service de l’Afrique

Figure emblématique du secteur énergétique africain, Samuel Sarr a marqué durablement l’économie sénégalaise à travers des projets structurants. Après son passage au gouvernement, il a fondé West African Energy (WAE), une entreprise qui incarne une nouvelle ère énergétique au Sénégal et dans la sous-région.

La CPC rappelle que WAE est à l’origine de la construction de la centrale électrique de Cap des Biches, un projet de 366 MW utilisant du gaz naturel liquéfié (GNL) pour produire une énergie propre et abordable. Estimé à 283 milliards de francs CFA (432 millions d’euros), ce projet représente 25 % de la puissance installée au Sénégal. Il est déjà réalisé à 80 % pour le cycle combiné et 98 % pour le cycle simple.

Un projet au service de la nation

La CPC a également souligné les retombées positives du projet West African Energy :

1. Amélioration de l’accès à l’énergie : La centrale de Cap des Biches fournit une énergie fiable à des milliers de foyers et d’entreprises, réduisant considérablement les coupures d’électricité.

2. Réduction des coûts énergétiques : L’utilisation du gaz naturel diminue les coûts de production, permettant d’offrir des tarifs compétitifs aux consommateurs.

3. Création d’emplois : Environ 1 200 emplois directs ont été générés, notamment dans les domaines de la construction et de la maintenance.

4. Impact environnemental positif : La transition vers une énergie plus propre contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, alignant ainsi le Sénégal avec ses engagements climatiques.

Une arrestation controversée

Malgré ces réalisations impressionnantes, Samuel Sarr fait face à des accusations d’abus de biens sociaux portées par des actionnaires sénégalais minoritaires. La CPC, appuyée par les membres du LSS, considère ces accusations comme infondées et estime qu’elles risquent de compromettre l’achèvement d’un projet stratégique pour le Sénégal.

Le communiqué rappelle que Samuel Sarr a mobilisé près de 300 milliards de francs CFA auprès d’institutions financières africaines pour la réalisation de la centrale de Cap des Biches. Selon la CPC, “ces accusations portent atteinte à l’image d’un entrepreneur africain et constituent une injustice grave.”

Un appel à la libération immédiate

Les membres du LSS dénoncent fermement cette situation et exigent la libération immédiate et inconditionnelle de Samuel Ahmet Sarr. Pour eux, son emprisonnement constitue une entrave au progrès économique et énergétique du Sénégal, ainsi qu’un affront aux principes de justice et de démocratie.

Nouveau rebondissement dans l’affaire du vol de carburant à Senstock : Star Oil dépose plainte

L’affaire du vol de carburant à Senstock continue de faire des vagues. Après la plainte déposée par Edk, une nouvelle procédure judiciaire s’ajoute à ce dossier complexe. Selon les révélations du journal L’Observateur, la direction générale de la société Star Oil, spécialisée dans la vente de carburant, a déposé une plainte auprès de la Section de Recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane. La société affirme détenir des preuves accablantes, notamment des vidéos et des images illustrant le modus operandi des malfaiteurs.

Dans sa plainte, Star Oil se constitue partie civile et dénonce des pertes importantes et inexpliquées subies depuis plusieurs années. « Depuis longtemps, nous constatons des écarts significatifs dans les stocks reçus dans nos stations. Ces pertes, jusqu’à présent énigmatiques, s’avèrent être le résultat d’un vaste réseau de trafic organisé », a déclaré la direction. Les nouvelles preuves viendraient étayer ces accusations en mettant en lumière les pratiques frauduleuses opérées au sein de l’entrepôt de Senstock.

En parallèle à cette plainte, un autre élément est venu renforcer l’affaire. Un camion transportant 2 000 litres de carburant a été immobilisé par les agents des Douanes. Le conducteur, qui cherchait à revendre illégalement la cargaison, n’a pas trouvé de revendeurs parmi les fameux « Lakhalmen ». Alertées, les Douanes sont intervenues pour constater l’infraction et immobiliser le véhicule.

À ce jour, 37 individus, surnommés « Lakhalmen », sont déjà derrière les barreaux, accusés d’appartenir à un réseau de trafic de carburant démantelé au dépôt de Senstock, situé à Mbao. Le préjudice, évalué à plusieurs centaines de millions de francs CFA, continue de faire l’objet d’investigations approfondies. Les nouvelles révélations de Star Oil pourraient ouvrir d’autres pistes et approfondir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans ce trafic.

Ce rebondissement marque une étape importante dans cette affaire de vol de carburant qui agite le secteur énergétique du pays. Entre les pertes colossales enregistrées par les entreprises concernées et les multiples arrestations, l’affaire Senstock illustre les défis liés à la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement en carburant au Sénégal. Les prochains développements pourraient encore révéler d’autres ramifications de ce vaste réseau criminel.

L’Affaire Mame Boye Diao et Adama Faye : Un Conflit Foncier au Tribunal de Dakar

L’affaire opposant Mame Boye Diao à Adama Faye a récemment pris un tournant au tribunal de Dakar. Ce litige, qui a des implications significatives dans le domaine du foncier au Sénégal, a été évoqué le mercredi 11 décembre 2024.

Après la fixation de la consignation, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 22 janvier 2025 pour permettre le dépôt de la preuve de paiement. Mame Boye Diao, ancien directeur général des Domaines, a introduit une citation directe contre Adama Faye, l’accusant de propos diffamatoires concernant sa gestion du foncier.

Les Accusations de Diffamation
Lors d’une émission diffusée le 9 novembre 2024, Adama Faye a fait des déclarations graves à l’encontre de Mame Boye Diao. Selon la défense de Diao, Faye a affirmé que ce dernier aurait encaissé des sommes importantes relatives au foncier, insinuant qu’il aurait exigé des pots-de-vin pour signer des documents administratifs. Voici quelques extraits des déclarations de Faye :

Ces accusations, si elles sont prouvées, pourraient avoir des répercussions majeures sur la réputation de Mame Boye Diao, ainsi que sur la confiance dans les institutions foncières du pays.

Répercussions et Perspectives
Le renvoi de l’affaire au 22 janvier 2025 laisse présager une période d’attente pour les deux parties. La décision du tribunal sera attentivement observée, non seulement pour son impact sur les individus concernés, mais aussi pour ses implications sur la gouvernance foncière au Sénégal.

Il est crucial de noter que la lutte contre la corruption et les abus dans le secteur foncier est un enjeu majeur pour le développement économique et social du Sénégal. Ce cas pourrait donc servir de précédent dans la lutte contre la corruption dans le pays.

L’affaire Mame Boye Diao et Adama Faye soulève des questions importantes sur la transparence dans le secteur foncier sénégalais. Alors que le tribunal se prépare à entendre les arguments des deux parties, l’issue de cette affaire pourrait influencer les perceptions et les politiques foncières au Sénégal. Restez connectés pour suivre les développements de cette affaire qui promet d’être riche en rebondissements.

Rebondissement dans l’affaire Samuel Sarr : les tensions autour du projet West Africa Energy s’intensifient

Un nouvel épisode vient s’ajouter à l’affaire Samuel Sarr, avec l’implication directe du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce jeudi, le chef du gouvernement a rencontré le patron de la société turque Çalik Enerji, au cœur du litige financier qui ébranle le projet de centrale électrique de 300 MW au Cap des Biches, à Rufisque.

Le projet, porté par la société West Africa Energy (WAE), fondée par des hommes d’affaires sénégalais, est réalisé en partenariat avec Çalik Enerji et General Electric (GE). Il s’agit d’un projet stratégique visant à répondre à la demande croissante en énergie au Sénégal. Cependant, les dissensions entre actionnaires ont gravement affecté sa mise en œuvre.

Les tensions sont montées d’un cran lorsque Çalik Enerji a réclamé une indemnisation de plus de 60 millions d’euros (environ 39 milliards de francs CFA) auprès des actionnaires de WAE, dont Harouna Dia et d’autres associés. La société turque accuse ses partenaires sénégalais de manquements contractuels ayant compromis l’avancement du projet.

Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie et acteur clé de WAE, se retrouve au cœur de cette tourmente. Accusé d’abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de francs CFA, il a été arrêté à la suite d’une plainte déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire et autoproclamé président du Conseil d’administration de WAE. Ce titre, contesté par Samuel Sarr, est l’un des nombreux points de discorde dans ce dossier explosif.

Transféré au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec en raison de problèmes de santé, Samuel Sarr affirme être la cible d’un règlement de comptes orchestré par des acteurs puissants, dont le patron de Çalik Enerji. Selon le journal L’AS, ce dernier jouerait un rôle central dans les démarches ayant conduit à l’arrestation de l’ex-ministre.

Face à cette situation complexe, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est impliqué directement. Lors de son audience avec le patron de Çalik Enerji, l’objectif était clair : mieux comprendre les contours du litige afin de trouver une issue favorable pour le Sénégal. Cette médiation est d’autant plus cruciale que le projet de centrale électrique est essentiel pour l’autonomie énergétique du pays.

Alors que les tensions internes continuent de miner la crédibilité de WAE, le projet énergétique phare reste en suspens. L’issue de ce conflit dépendra largement de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente.

En attendant, le sort de Samuel Sarr, la viabilité du partenariat avec Çalik Enerji, et l’avenir de la centrale électrique restent des questions en suspens, avec des enjeux colossaux pour le secteur énergétique sénégalais.

Maimouna Ndour Faye rétablit la vérité sur l’affaire Prodac : « J’ai été blanchie »

La directrice générale de la 7Tv, Maimouna Ndour Faye, a clarifié sa position ce mercredi matin face à la presse, dans le cadre de l’affaire Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires). Accusée par certains confrères d’avoir financé la création de la 7Tv avec des fonds issus de ce programme, elle a fermement réfuté ces allégations, documents à l’appui.

Un séminaire sous contrat
Lors de son intervention, Maimouna Ndour Faye a rappelé que les faits remontent à l’époque où Mame Mbaye Niang était ministre de la Jeunesse, tutelle du Prodac. « On m’a demandé d’organiser un séminaire d’imprégnation des médias sur le Prodac », a-t-elle expliqué. Ce contrat, d’un montant total de 63 millions de francs CFA, a été réparti entre plusieurs médias. Elle a détaillé : « J’ai payé 9 millions à la Tfm, 2 millions à la Sen Tv, 2,9 millions à Walfadjri, et d’autres montants à d’autres médias. »

Une enquête qui disculpe
Maimouna Ndour Faye a également souligné qu’une enquête approfondie, menée par la Division des investigations criminelles (Dic), a prouvé son innocence. « On m’a demandé de fournir des justificatifs concernant cette affaire. J’ai présenté toutes les factures, les listes des journalistes présents et les autres documents nécessaires. J’ai été blanchie », a-t-elle assuré.

Selon elle, les enquêteurs eux-mêmes se sont interrogés sur les raisons de sa citation dans cette affaire. « Je ne fais même pas partie du dossier pénal. Un pré-rapport a confirmé ma non-implication », a-t-elle ajouté avec soulagement.

Une mise au point attendue
Pour la patronne de 3M Universel, cette mise au point était nécessaire pour mettre fin à des rumeurs persistantes. « J’avais tellement hâte que cette affaire soit éclaircie, et c’est désormais chose faite », a-t-elle conclu.

Ce nouvel éclairage sur l’affaire Prodac démontre une fois de plus l’importance de vérifier les faits avant d’accuser, surtout dans un secteur aussi sensible que celui des médias.

Affaire Samuel Sarr : Vers une instruction confiée au juge Makha Barry

L’affaire impliquant Samuel Sarr, directeur général de West African Energy (WAE), prend une nouvelle tournure. Après avoir été présenté au parquet hier, l’ancien ministre de l’Énergie est reconvoqué ce mercredi devant le procureur de la République, Ibrahima Ndoye. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le dossier pourrait bientôt être confié à un juge d’instruction, et c’est Makha Barry, magistrat méthodique du deuxième cabinet d’instruction près le tribunal de grande instance de Dakar, qui serait pressenti pour prendre les rênes de cette enquête complexe.

L’affaire, déjà qualifiée d’épineuse, pourrait également impliquer d’autres personnalités influentes. Harouna Dia, homme d’affaires réputé proche du président Macky Sall, et Papa Mademba Bitèye, ancien directeur général de la Senelec et ex-président du conseil d’administration de WAE, sont cités dans ce dossier. Jusqu’à présent, aucun des deux n’a été auditionné par les enquêteurs. Toutefois, selon L’Observateur, leurs convocations seraient imminentes.

Ces auditions pourraient se dérouler directement devant le juge d’instruction ou par l’intermédiaire de la Section de recherches, sur la base d’une délégation judiciaire.

Au cœur de cette affaire, un audit initial mené par le cabinet Mazars avait révélé un déficit de 8 milliards de francs CFA dans les comptes de West African Energy. Ce rapport pourrait faire l’objet d’une contre-expertise, sur décision du futur magistrat instructeur, afin d’apporter davantage de clarté sur l’origine de ce trou financier.

Avec l’implication de figures importantes et le rôle stratégique de West African Energy dans le secteur de l’énergie, cette affaire est suivie de près par l’opinion publique et les milieux économiques. L’instruction confiée au juge Makha Barry, connu pour sa rigueur, pourrait marquer un tournant dans cette procédure, qui semble s’orienter vers une enquête approfondie sur les responsabilités et les implications financières.

Les jours à venir s’annoncent décisifs, alors que le Sénégal retient son souffle face à une affaire qui pourrait révéler des dysfonctionnements majeurs dans la gestion de l’un des acteurs clés du secteur énergétique national.

Affaire Jérôme Bandiaky : Une nouvelle arrestation dans les rangs des proches d’un ancien ministre

La Division des investigations criminelles (DIC) continue de faire la lumière sur l’affaire Jérôme Bandiaky, une affaire qui agite l’actualité judiciaire. Selon des informations exclusives obtenues par Seneweb, une nouvelle arrestation a eu lieu. Cette fois, il s’agit de S.K., alias « Papis », demi-frère d’un ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

L’opération a permis aux enquêteurs de découvrir chez S.K. plus de trois armes à feu, une trouvaille qui a précipité son placement en garde à vue. Selon les sources, ces armes, dont la provenance reste à déterminer, pourraient constituer un élément clé dans l’enquête.

« Papis » bénéficie de l’assistance de son avocat, conformément à la procédure. Toutefois, les détails sur les charges exactes qui pèsent contre lui n’ont pas encore été révélés. Les enquêteurs cherchent à établir un lien potentiel entre cette saisie d’armes et l’affaire Jérôme Bandiaky, une affaire qui reste marquée par de nombreuses zones d’ombre.

Pour rappel, l’affaire Jérôme Bandiaky mobilise depuis plusieurs semaines les autorités judiciaires et policières. Des ramifications multiples, touchant potentiellement des figures influentes de l’ancien régime, rendent cette enquête particulièrement sensible.

La DIC continue ses investigations, et d’autres développements sont attendus dans les jours à venir. Cette arrestation pourrait marquer un tournant important dans l’affaire, alors que les autorités réaffirment leur volonté de faire toute la lumière sur les faits.

Affaire Samuel Sarr : Une enquête à rebondissements au cœur des grandes entreprises sénégalaises

L’arrestation de Samuel Sarr, directeur général de West African Energy (WAE), continue de défrayer la chronique. Interpellé vendredi dernier à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour de Dubaï, l’ancien ministre de l’Énergie est en garde à vue à la Section de recherches (SR) de Colobane. Au cœur de l’affaire, des accusations d’abus de biens sociaux portant sur un préjudice estimé à 2 milliards de francs CFA.

L’enquête, qui s’intensifie, a déjà conduit les enquêteurs à auditionner plusieurs personnalités influentes du secteur économique sénégalais. Ce lundi, Abdoulaye Dia, directeur général de la Société Industrie Commerce (SENICO), ainsi que le représentant du directeur général de Locafrique, Abdou Karim Diop, ont été entendus par la SR. Ces auditions pourraient éclairer certains aspects de ce dossier complexe.

Par ailleurs, Papa Mademba Biteye, ancien directeur général de la Senelec, est attendu ce mardi devant les enquêteurs. Ce dernier, ayant déjà occupé des fonctions stratégiques dans le secteur énergétique, pourrait fournir des informations cruciales sur les pratiques internes des structures concernées.

Un autre acteur clé de l’enquête est l’homme d’affaires Harouna Dia, connu pour sa proximité avec le président Macky Sall. Actuellement à Ouagadougou, au Burkina Faso, son retour à Dakar, initialement prévu lundi, a été retardé suite à un vol manqué. Harouna Dia devrait finalement être entendu ce mercredi aux environs de midi. Selon des sources proches de l’enquête, son audition pourrait marquer un tournant décisif, susceptible d’apporter des éléments déterminants pour la suite de l’affaire.

Une enquête qui fragilise le secteur énergétique
Le secteur énergétique sénégalais se retrouve en pleine turbulence, avec l’implication directe ou indirecte de figures majeures comme Papa Toby Gaye, actuel directeur général de la Senelec. Ce dossier complexe, mêlant abus de biens sociaux et gestion controversée de fonds, met en lumière des dysfonctionnements internes susceptibles de nuire à l’image des grandes entreprises du pays.

Alors que l’affaire prend une ampleur nationale, les prochains jours seront décisifs. Les auditions prévues pourraient non seulement permettre de clarifier les zones d’ombre, mais aussi de définir les responsabilités des différents protagonistes dans cette affaire aux répercussions potentiellement considérables pour le secteur économique du Sénégal.

Affaire Pierre Goudiaby «Atépa» vs. Adama Gaye : Un procès sous haute tension

Le tribunal correctionnel de Dakar se prépare à examiner une affaire particulièrement suivie au Sénégal : le litige opposant l’architecte de renom Pierre Goudiaby «Atépa» au journaliste controversé Adama Gaye. Le procès est prévu pour le 27 novembre prochain, après une première audience tenue ce mercredi qui a fixé le montant de la consignation à 50 000 francs CFA, selon le quotidien Les Échos.

À l’origine de cette affaire, une plainte déposée par Pierre Goudiaby «Atépa», qui accuse Adama Gaye de diffamation. Le célèbre architecte réclame 100 millions de francs CFA en dommages et intérêts, estimant que les propos tenus par le journaliste ont porté gravement atteinte à son honneur et à sa réputation. Les accusations d’Adama Gaye ont principalement été publiées sur Facebook, où il aurait insinué que le ministère de l’Urbanisme est désormais sous le contrôle de Pierre Goudiaby. Selon lui, le ministre de l’Urbanisme, Balla Moussa Fofana, agirait sous les ordres de l’architecte, ce qui laisse entendre une influence indue dans la gestion des affaires publiques.

En plus de ces allégations, Adama Gaye aurait évoqué un scandale présumé impliquant la Maison du Sénégal aux États-Unis, dans lequel Pierre Goudiaby serait mêlé. Cette accusation, largement relayée sur les réseaux sociaux, aurait contribué à ternir l’image de l’architecte, d’où sa décision de porter l’affaire devant la justice.

Le procès s’annonce tendu et attire déjà l’attention du public et des médias, compte tenu du profil des deux protagonistes. D’un côté, Pierre Goudiaby «Atépa», figure emblématique de l’architecture sénégalaise, connu pour ses projets ambitieux et sa proximité avec certaines sphères politiques ; de l’autre, Adama Gaye, journaliste réputé pour ses prises de position critiques et ses révélations souvent controversées.

Cette affaire met également en lumière la question de la liberté d’expression au Sénégal, face aux accusations de diffamation qui deviennent récurrentes dans le paysage médiatique. Si le tribunal donne raison à Pierre Goudiaby, cela pourrait marquer un précédent en matière de gestion des conflits entre personnalités publiques et journalistes.

En attendant l’audience du 27 novembre, les observateurs s’interrogent sur l’issue de ce procès. Les avocats des deux parties se préparent pour une bataille juridique intense, avec des arguments qui devraient tourner autour de la liberté d’expression, des responsabilités des journalistes, et des limites de la diffamation.

Quel que soit le verdict, ce procès est déjà perçu comme un test pour la justice sénégalaise, appelée à trancher dans une affaire où se mêlent questions d’éthique, de pouvoir et de réputation.

Le rendez-vous est donc pris pour le 27 novembre au tribunal correctionnel de Dakar, avec une forte attente du public pour un dénouement éclairant sur les enjeux de cette affaire.

Affaire Keur Yeurmandé : trois accusés portés disparus, Ndella Madior Diouf en difficulté

Dans un rebondissement inattendu de l’affaire Keur Yeurmandé, trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf ont disparu après avoir été placés sous liberté provisoire. Cette affaire, qui secoue le Sénégal depuis plusieurs mois, s’alourdit d’un nouvel élément troublant, mettant en péril la situation juridique de la femme d’affaires.

Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène, respectivement assistant personnel, gardien de la pouponnière et animateur à la radio Saphir FM, sont désormais introuvables. Accusés d’avoir enterré discrètement deux nourrissons décédés à Keur Yeurmandé, les trois hommes avaient été arrêtés en même temps que Ndella Madior Diouf. Ils avaient ensuite bénéficié d’une liberté provisoire. Mais leur fuite apparente vient changer la donne dans cette enquête complexe.

Selon des informations publiées par Les Échos dans son édition de ce jeudi, le magistrat chargé de l’affaire a constaté l’absence des trois prévenus. Un procès-verbal de carence sera rédigé par le greffier et contresigné par le juge d’instruction, marquant officiellement leur statut de fugitifs. Ce développement ajoute une couche d’incertitude et d’inquiétude à une affaire déjà sensible.

Pour Ndella Madior Diouf, toujours en détention, cette nouvelle est un coup dur. Ses demandes répétées de liberté provisoire, la dernière remontant au 30 octobre, ont toutes été rejetées par le juge. La disparition de ses trois collaborateurs pourrait compliquer davantage sa situation. Le magistrat pourrait en effet se montrer plus réticent à accorder une libération provisoire, craignant que l’ancienne présentatrice de télévision ne prenne la fuite à son tour.

La disparition de Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow et El Hadji Sène soulève de nombreuses questions. Comment ces derniers ont-ils pu échapper à la vigilance des autorités ? Sont-ils partis de leur propre chef, ou ont-ils reçu des pressions extérieures ? Pour l’instant, les enquêteurs restent discrets sur les circonstances exactes de cette fuite.

En attendant, la détention de Ndella Madior Diouf se prolonge et la pression monte. Le public suit avec attention cette affaire qui mêle scandale, accusations graves et disparitions inexpliquées, dans un contexte où la confiance dans le système judiciaire est mise à l’épreuve.

L’affaire Keur Yeurmandé n’a pas fini de faire parler d’elle. La disparition des trois collaborateurs de Ndella Madior Diouf pourrait bien marquer un tournant dans l’enquête, et mettre en péril la défense de la femme d’affaires. Pour l’heure, le sort de ces disparus reste un mystère, et les spéculations vont bon train.

Affaire Ameth Ndoye et Abdoulaye Sow : le verdict rendu par le tribunal des flagrants délits de Dakar

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict concernant l’affaire opposant Ameth Ndoye, chroniqueur, et Abdoulaye Sow, policier. Les deux prévenus ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, mais ont bénéficié de décisions différentes du magistrat.

En effet, le juge a dispensé Abdoulaye Sow de peine, une décision qui signifie que, bien qu’il soit déclaré coupable, il ne sera pas sanctionné par une peine. Par ailleurs, cette condamnation ne sera pas mentionnée sur son casier judiciaire, préservant ainsi son dossier administratif. Cette décision laisse entendre que le tribunal a tenu compte de circonstances atténuantes ou d’une volonté d’éviter des répercussions professionnelles pour le policier.

Du côté d’Ameth Ndoye, le chroniqueur a écopé d’une peine de prison ferme de 15 jours. Cependant, ayant déjà passé cette période en détention provisoire, il a été immédiatement remis en liberté. Ce verdict, quoique modéré, marque la fin d’un séjour carcéral qui avait déjà suscité l’attention du public et des médias.

Cette affaire, qui a fait couler beaucoup d’encre, met en lumière la complexité des rapports entre citoyens et forces de l’ordre, ainsi que la nécessité d’une justice impartiale. Le jugement rendu semble avoir voulu équilibrer la reconnaissance des faits tout en tenant compte de la situation particulière de chacun des prévenus.

Ce dénouement soulève toutefois des interrogations parmi l’opinion publique sur l’application des peines et l’égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les représentants de l’État.

Affaire Moussa Dièye : Quand le trafic de drogue éclabousse les zones côtières du Sénégal

Le Tribunal correctionnel de Dakar a été le théâtre d’une audience particulièrement suivie. Moussa Dièye, pêcheur de profession, se retrouve au cœur d’une affaire de trafic de drogue, accusé d’avoir été interpellé en possession de 5 kilogrammes de chanvre indien, communément appelé yamba. Une saisie impressionnante qui met en lumière les réalités sombres du trafic de stupéfiants dans les zones côtières, en particulier sur la plage de Yarakh, où les transactions illicites semblent proliférer.

Les événements remontent à 2021, année où Moussa Dièye est arrêté par les agents de la Division des investigations criminelles (DIC). Alertés par des renseignements indiquant une possible transaction de drogue sur la plage de Yarakh, les forces de l’ordre organisent une planque pour observer les mouvements suspects. Selon les détails fournis par l’accusation, l’opération s’est soldée par l’interpellation de Moussa Dièye, porteur d’un sac contenant une importante quantité de yamba.

Face aux enquêteurs, Moussa Dièye n’a pas cherché à nier les faits. Il a admis avoir acheté les 5 kilogrammes pour la somme de 75.000 francs CFA, précisant que 25.000 francs restaient encore à payer à son fournisseur. Une déclaration qui semblait accréditer la thèse d’un achat destiné à la revente, au grand dam de l’accusé, qui maintient depuis son arrestation qu’il n’est pas impliqué dans le trafic de drogue.

À la barre du tribunal, Moussa Dièye change de discours. Il conteste les aveux initiaux et minimise les faits, affirmant : « Je n’avais sur moi que 5 cornets de yamba destinés à ma consommation personnelle. Je ne suis pas un dealer. Je consomme du chanvre, mais jamais je n’ai possédé 5 kilogrammes. » Une tentative de défense qui vise à écarter l’accusation de trafic au profit de celle, moins lourde, de simple possession.

Cependant, le procureur reste inflexible. Selon lui, les preuves sont claires : la quantité de chanvre indien retrouvée sur le prévenu dépasse largement ce qui pourrait être considéré comme un usage personnel. « Les 5 kilogrammes étaient destinés à la revente, c’est évident », a martelé l’accusation, soulignant que Moussa Dièye avait déjà engagé des transactions financières pour cette cargaison.

L’avocat de la défense, Me Ndiogou Ndiaye, a tenté de tempérer la sévérité des charges retenues contre son client. Il a évoqué le contexte personnel difficile de Moussa Dièye, un pêcheur confronté à des conditions de vie précaires et qui, selon lui, aurait été entraîné dans cette affaire sans intention réelle de trafic. « Nous demandons une application clémente de la loi, compte tenu des circonstances », a plaidé l’avocat.

Cette affaire illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les autorités sénégalaises dans la lutte contre le trafic de drogue. Les zones côtières, particulièrement les plages fréquentées par les pêcheurs, semblent être devenues des points stratégiques pour les échanges de stupéfiants. Le cas de Moussa Dièye révèle une réalité inquiétante : le chanvre indien circule de plus en plus librement, mettant en péril non seulement les consommateurs, mais aussi la sécurité publique.

Le verdict de cette affaire, attendu pour le 5 décembre prochain, est suivi de près par l’opinion publique. Il pourrait bien constituer un précédent pour des cas similaires à venir, à l’heure où le Sénégal s’efforce de renforcer ses mesures de répression contre le trafic de drogue, tout en sensibilisant la population aux dangers de la consommation de substances illicites.

En attendant le délibéré, une question reste en suspens : Moussa Dièye est-il un simple consommateur pris dans la tourmente, ou bien un acteur volontaire de ce trafic lucratif ? Réponse le 5 décembre, lors du rendu du verdict.

Affaire du double meurtre de Pikine : quand justice, droits de l’homme et pression sociale s’entrechoquent

Dans un entretien exclusif avec L’Observateur, Me Babacar Niang, agrégé des facultés de droit, livre une analyse approfondie sur l’évolution du système judiciaire sénégalais, particulièrement dans le cadre de l’affaire du double meurtre de Pikine. Cet évènement tragique, qui secoue l’opinion publique, met en lumière un dilemme fondamental : comment garantir la justice dans un contexte marqué par des pressions sociales intenses tout en protégeant les droits des personnes accusées ?

Pour Me Niang, le respect des droits des accusés doit primer. Il explique que, selon le droit sénégalais, avant qu’une personne ne soit placée sous contrôle judiciaire, une enquête approfondie sur le fond des accusations est indispensable. « Il ne suffit pas de détenir une personne sur la base de simples soupçons. La décision de mise sous contrôle judiciaire doit s’appuyer sur des éléments solides et des preuves tangibles », souligne-t-il.

L’avocat s’inquiète d’une tendance à des procédures expéditives, alimentées par une pression sociale et médiatique croissante. Dans le cas de Nabou Laye, dont la libération a suscité des réactions controversées, Me Niang insiste sur l’importance de la présomption d’innocence. « Ce principe n’est pas une simple notion théorique, mais un droit fondamental qui doit être protégé pour garantir une justice équitable », rappelle-t-il.

La remise en liberté de Nabou Laye, suspectée dans cette affaire, a choqué une partie de la population, qui la perçoit comme une atteinte à la quête de justice pour les victimes. Cependant, Me Niang apporte des éclaircissements : cette décision repose sur un manque d’éléments de preuve suffisants pour justifier une détention prolongée. « Le juge a agi dans le respect des règles de droit, en tenant compte de l’insuffisance des preuves disponibles », explique-t-il.

Selon l’avocat, il est impératif que le système judiciaire ne cède pas à la pression populaire, même si cela peut être difficile dans des affaires sensibles. « L’équité doit prévaloir, et les droits de chaque citoyen doivent être protégés, peu importe le climat de tension », ajoute Me Niang.

Pour Me Niang, cette affaire est symptomatique des défis auxquels fait face la justice sénégalaise. Il appelle à une rigueur judiciaire accrue et à une transparence dans le processus, afin de renforcer la confiance du public dans les institutions. « Il est de la plus haute importance que la justice ne perde pas de vue l’impact de ses décisions sur la société. Cependant, elle doit aussi rester ferme sur ses principes et ne pas céder aux pressions externes », conclut-il.

L’affaire du double meurtre de Pikine illustre le besoin d’un débat plus large sur l’évolution du système judiciaire au Sénégal. Le respect des droits humains, la présomption d’innocence et la nécessité d’une enquête minutieuse avant toute décision sont des piliers fondamentaux qui ne doivent pas être compromis, même face à des crimes aussi choquants que ceux de Pikine. Tandis que l’opinion publique reste divisée, une chose est certaine : le chemin vers une justice équitable et transparente est semé d’embûches, mais indispensable pour le maintien de la cohésion sociale.

En attendant le dénouement de cette affaire, la société sénégalaise continue de scruter les décisions judiciaires, espérant voir triompher la vérité et l’équité.

Rebondissement dans l’affaire d’escroquerie foncière sur l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor : Le colonel Cheikh Sarr placé sous mandat de dépôt

Un nouveau tournant vient d’être pris dans l’affaire d’escroquerie foncière présumée liée à la vente de baux sur le site de l’ancien Aéroport international Léopold Sédar Senghor à Dakar, opposant l’homme d’affaires Doro Gaye et Zakiroulahi Sow, PDG de la société Cim-Translog Suarl. Le colonel Cheikh Sarr a en effet été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 7 novembre par le juge du 3e cabinet, après avoir été entendu le 22 octobre dernier. Le militaire est poursuivi pour complicité dans cette affaire de fraude présumée, la justice ayant retenu la charge de complicité d’escroquerie contre lui.

L’affaire remonte à une transaction immobilière avortée entre Doro Gaye et Zakiroulahi Sow, concernant la vente de terrains situés sur l’ancien site de l’aéroport pour un montant de 1,2 milliard de FCFA. Zakiroulahi Sow accuse en effet Doro Gaye de lui avoir soutiré cette somme sans jamais lui transférer la propriété des terrains. C’est dans ce cadre que Doro Gaye a été inculpé et placé sous mandat de dépôt dès le 3 juin dernier, bien qu’il ait ensuite bénéficié d’un contrôle judiciaire le 28 juin.

Malgré sa demande de mise en liberté provisoire, Doro Gaye est toujours sous surveillance judiciaire en attendant l’avancée de l’instruction. L’inclusion du colonel Cheikh Sarr dans l’affaire comme complice présumé donne une nouvelle dimension à ce dossier qui, au-delà de l’aspect financier, pourrait impliquer des réseaux d’influence dans le secteur immobilier.

La décision du juge de placer le colonel sous mandat de dépôt montre la volonté des autorités judiciaires de faire la lumière sur toutes les ramifications de cette affaire. Ce rebondissement risque de mettre en lumière des pratiques potentiellement frauduleuses concernant les transactions foncières au Sénégal, en particulier sur des zones aussi sensibles que celle de l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor, un site stratégique en pleine restructuration.

En attendant la suite de l’instruction, la justice sénégalaise semble bien décidée à approfondir ses enquêtes sur les protagonistes impliqués et les réseaux de complicité présumée. Ce dossier, suivi de près par l’opinion publique, pourrait établir des précédents en matière de régulation du secteur immobilier et de la vente de terrains dans des zones de haute valeur.

L’implication d’un militaire de haut rang comme le colonel Cheikh Sarr renforce l’intérêt public autour de cette affaire et met en lumière des problématiques profondes du secteur foncier. Le secteur immobilier sénégalais, particulièrement en milieu urbain, est souvent accusé de manquer de transparence, et ce cas pourrait accélérer les réformes et les contrôles concernant les transactions foncières. Les prochains jours pourraient voir émerger des réactions des autorités et du secteur privé, qui suivent de près les développements de cette affaire.

Ce dossier judiciaire complexe pourrait influencer les réglementations foncières au Sénégal, à travers une enquête rigoureuse sur l’attribution des terres et les pratiques d’achat-vente dans des zones en plein développement. Les Sénégalais attendent désormais de voir si d’autres arrestations ou inculpations auront lieu, et si la justice réussira à faire toute la lumière sur cette affaire qui pourrait devenir emblématique dans le domaine de la gestion des biens immobiliers au Sénégal.

Affaire Baltasar Ebang Engonga : Un scandale politico-social qui secoue la Guinée Équatoriale

En Guinée équatoriale, une affaire de mœurs éclate avec fracas, secouant les hautes sphères de l’État et résonnant bien au-delà des frontières nationales. Baltasar Ebang Engonga, directeur de l’administration fiscale, est accusé d’avoir filmé et entretenu des relations intimes avec plus de 400 femmes dans son bureau. Ce scandale sexuel prend une ampleur inédite, d’autant plus que plusieurs des femmes impliquées seraient les épouses de hauts dignitaires du gouvernement équato-guinéen.

Selon les sources rapportées par le média Jeune Afrique, parmi les victimes présumées figureraient l’épouse de Jesús Edu Moto Mangue, superviseur de la sécurité présidentielle, et celle d’Antonio Oburu Ondo, ministre et figure influente de l’appareil gouvernemental. Les ramifications vont plus loin encore, touchant même des proches du ministre de la Sécurité publique, Nicolás Obama Nchama, et des membres de la famille du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fils du président et communément appelé « Teodorín », a rapidement convoqué une réunion de crise pour gérer la situation. Selon les informations relayées par des sources proches du pouvoir, cette affaire pourrait être l’occasion pour le vice-président de réorganiser l’administration et de renforcer son emprise en éliminant d’éventuels rivaux, tels que Baltasar Ebang Engonga et son père.

Ce scandale met en lumière la fragilité des institutions équato-guinéennes, où le pouvoir et les privilèges s’entrelacent souvent avec des affaires privées, au détriment des normes éthiques et de la confiance publique. L’implication de figures liées à la famille présidentielle et au Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) rend la gestion de la crise particulièrement délicate.

Des analystes politiques prévoient des conséquences multiples, allant d’une répression accrue envers les opposants et les figures contestataires à une éventuelle refonte des postes clés dans l’administration. La manière dont cette affaire sera résolue pourrait déterminer l’équilibre des forces au sein du pouvoir pour les années à venir.

Au-delà des frontières équato-guinéennes, l’affaire Baltasar Ebang Engonga suscite un vif intérêt et relance le débat sur la moralité au sein des gouvernements africains. L’opinion publique et les réseaux sociaux en Afrique se font l’écho de cette affaire, soulevant des questions sur l’état de la transparence et de la justice dans les régimes autoritaires du continent.

En résumé, l’affaire Baltasar Ebang Engonga n’est pas seulement un scandale de mœurs : elle devient un révélateur des luttes internes pour le pouvoir et de la complexité des relations entre politique et vie privée dans l’une des nations les plus fermées d’Afrique. Les prochains jours s’annoncent cruciaux pour comprendre les répercussions de cette affaire au sein du gouvernement équato-guinéen et au-delà.

Scandale en Guinée Équatoriale : l’affaire Baltasar Ebang Engonga secoue le pouvoir

Un nouveau scandale d’une ampleur inédite ébranle la Guinée Équatoriale, impliquant Baltasar Ebang Engonga, le directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière et fils de Baltasar Engonga Edjoo, président de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Accusé d’avoir détourné des équipements de surveillance à des fins personnelles, Ebang Engonga se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire aux répercussions potentiellement explosives pour l’élite politique du pays.

Selon les rapports émergents, le directeur général aurait utilisé ces dispositifs pour enregistrer secrètement plus de 400 vidéos compromettantes de ses relations intimes. Ces enregistrements, tournés dans des lieux allant de ses bureaux aux espaces publics, sont récemment apparus sur les réseaux sociaux, suscitant une vague de réactions au sein de la population et parmi les hautes sphères politiques.

Les partenaires visibles dans ces vidéos incluent des femmes mariées, des personnalités proches du cercle présidentiel et même des proches collaborateurs. Parmi celles-ci figurent la femme du Directeur de la Sécurité Présidentielle, la femme du Procureur Général, ainsi que la fille du Directeur Général de la Police. Les révélations touchent également les épouses de ministres de premier plan, comme celle du ministre Oburu, et même la femme enceinte d’un membre de la famille d’Ebang Engonga.

Le scandale, qui ébranle profondément le paysage politique équato-guinéen, a poussé le Procureur Général à ouvrir une enquête officielle. Ce dernier cherche à déterminer si des crimes tels que la transmission volontaire de maladies ont pu être commis par le protagoniste. Les implications vont au-delà de la simple atteinte à la vie privée et touchent à des enjeux de santé publique et de sécurité nationale.

La divulgation de ces enregistrements soulève des questions cruciales sur l’éthique et la moralité des élites politiques du pays. La confiance des citoyens envers les institutions pourrait se trouver encore plus affaiblie, exacerbant une crise de gouvernance déjà marquée par des tensions internes.

Pour l’heure, le gouvernement de Guinée Équatoriale n’a pas encore publié de déclaration officielle sur cette affaire. La pression est toutefois palpable, tant du côté des citoyens que des partenaires internationaux, en attente d’un éclaircissement et de mesures appropriées face à cette situation sans précédent.

L’évolution de l’enquête reste à suivre de près, car elle pourrait marquer un tournant dans la gestion de la vie publique en Guinée Équatoriale et mettre en lumière des luttes internes pour le pouvoir au sein du régime. Le sort de Baltasar Ebang Engonga est incertain, mais l’onde de choc provoquée par ces révélations est déjà bien installée.

Affaire Jérôme Bandiaky : Détention provisoire et mesures d’expulsion pour l’ex-garde de l’Apr

L’ex-garde rapproché de l’Alliance pour la République (Apr), Jérôme Bandiaky, connu sous le surnom de « Sniper », se trouve désormais sous les verrous. Inculpé pour des faits d’escroquerie, de détention illégale d’arme à feu et d’usurpation de fonction, il a été placé sous mandat de dépôt le 25 septembre dernier. Dans cette affaire qui secoue les cercles politiques sénégalais, des accusations lourdes pèsent sur celui qui était autrefois un membre influent du dispositif sécuritaire de l’ancien président Macky Sall.

Figure emblématique des «Marrons du feu», les gros bras qui assuraient la sécurité du parti Apr, Bandiaky aurait abusé de sa position pour occuper illégalement une maison de fonction en plein centre-ville de Dakar, selon le journal Les Echos. Cet ancien homme de main, également accusé d’usurpation de fonction, est soupçonné d’avoir utilisé son statut de manière frauduleuse pour maintenir sa résidence dans cette villa réservée aux fonctionnaires de l’État. La justice sénégalaise a dès lors pris la décision de récupérer cette propriété.

Cette affaire ne concerne pas uniquement Jérôme Bandiaky : les autorités sénégalaises ont en effet pris des mesures visant également sa famille. Les Echos rapporte que l’épouse de Bandiaky a reçu, ce jeudi, une notification d’expulsion. Elle et ses proches devront donc quitter les lieux occupés de manière illicite dans les jours qui viennent. Ce développement souligne l’intention des autorités judiciaires de mettre fin à toutes les formes de privilèges illégitimes et d’usurpations de biens publics.

Le cas Jérôme Bandiaky reflète les défis posés par les pratiques parfois controversées dans le domaine de la sécurité et du maintien de l’ordre en politique. Au sein du Sénégal, l’implication d’un ancien membre influent de l’Apr dans de telles activités jette une lumière crue sur les pratiques de gestion des privilèges dans les hautes sphères politiques.

Cette affaire soulève également des questions sur l’intégrité de certains membres des réseaux de sécurité et sur la nécessité de garantir la transparence et la rigueur dans la gestion des biens publics et des postes de fonction.

L’affaire Déthié Fall : Barthélémy Dias dénonce une stratégie de déstabilisation électorale

Dans un entretien accordé au Quotidien, Barthélémy Dias, maire de Dakar et tête de liste nationale de la coalition Samm Sa Kaddu pour les élections législatives du 17 novembre, s’est exprimé avec fermeté sur ce qu’il appelle « l’affaire Déthié Fall ». Selon lui, le retrait de Déthié Fall de la coalition Samm Sa Kaddu pour rejoindre celle du Pastef est le fruit d’une manœuvre politique orchestrée par le pouvoir en place.

L’édile dakarois impute cette situation au tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, figures emblématiques de la coalition Pastef. Il estime que cet épisode n’est pas anodin et constitue, selon ses termes, « une opération visant à saborder [leurs] bases électorales ».

Barthélémy Dias s’indigne du fait que pour la première fois, un Premier ministre ait publiquement reçu un membre d’une liste concurrente, une action qu’il qualifie de « coup de communication ». Pour lui, ce geste traduit l’état d’inquiétude du gouvernement actuel, qui craint de perdre du terrain lors des prochaines législatives. « L’affaire Déthié Fall est un bon baromètre et une mesure de l’état d’affolement des tenants du pouvoir », déclare-t-il.

Dias dénonce également les tentatives de débauchage de maires et d’élus locaux par le pouvoir en place, une stratégie qu’il juge inefficace. « Je peux vous assurer qu’ils se trompent de stratégie », martèle le maire de Dakar, confiant dans les chances de son camp aux prochaines élections.

Alors que la campagne électorale s’intensifie, cette affaire vient jeter une lumière crue sur les tensions entre les différentes coalitions en lice et sur les stratégies employées pour séduire les électeurs.

Affaire Dieynaba Ndiaye : Le Procureur de Matam Passe à l’Action, le Docteur Alioune B. Mbacké Arrêté

Dans une affaire qui a récemment secoué les réseaux sociaux, le nouveau procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Matam a pris des mesures rapides suite à la plainte déposée par Dieynaba Ndiaye contre son mari, le docteur Alioune B. Mbacké. Selon des sources recueillies par Seneweb, le chef du parquet local a donné l’ordre d’arrêter le médecin-chef du district de Matam, accusé de coups et blessures volontaires.

Les policiers du commissariat central de Matam, sous la direction du commissaire Abdou Faye, ont procédé à l’arrestation du docteur Mbacké. Ce dernier est poursuivi pour avoir causé des blessures ayant entraîné une incapacité temporaire de dix jours à la plaignante.

L’affaire, initialement confiée à la police de Matam, a pris une nouvelle tournure avec l’implication directe du procureur, qui a rapidement réagi face à l’indignation générale suscitée sur les réseaux sociaux. Après avoir auditionné les parties, le dossier avait été transmis au parquet sous forme de renseignement judiciaire. Toutefois, le procureur a décidé d’agir en ordonnant l’arrestation du docteur Mbacké, qui sera déféré devant le Tribunal de Grande Instance demain, jeudi.

Sauf changement de dernière minute, Alioune Badara Mbacké pourrait être directement incarcéré dans les jours à venir. Cette affaire, qui a attiré l’attention du public, continue de susciter des réactions dans la région et au-delà.

Les prochaines étapes judiciaires seront suivies de près, alors que la justice est appelée à faire la lumière sur les faits reprochés.

Affaire de l’ONAS : l’ex-Directeur général Dr Cheikh Dieng convoqué pour une nouvelle audition

L’enquête en cours sur les présumées malversations à l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) prend un nouveau tournant ce mardi 22 octobre 2024. Dr Cheikh Dieng, ancien Directeur général de l’office, est attendu à la Section de recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane pour une nouvelle audition, selon les révélations du quotidien Source A. Cette convocation fait suite à une première audition, tenue le 14 octobre dernier, durant laquelle l’ancien responsable avait rejeté toutes les accusations pesant sur lui.

L’un des principaux points de l’enquête concerne un véhicule de fonction d’une valeur de 80 millions de francs CFA, qui aurait été transféré à son nom personnel. Dr Cheikh Dieng, qui avait succédé à Mamadou Mamour Diallo à la tête de l’ONAS, a nié toute irrégularité dans cette affaire, soutenant que cette transaction s’était déroulée dans le respect des procédures.

Les enquêteurs cherchent à faire la lumière sur les conditions de cette acquisition, ainsi que sur d’autres éléments relatifs à sa gestion à l’ONAS. Cette affaire intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption et la gestion des biens publics est de plus en plus au cœur des débats publics au Sénégal.

L’évolution de cette enquête est suivie de près, car elle pourrait avoir des répercussions importantes non seulement sur l’image de l’ONAS, mais aussi sur celle des dirigeants impliqués dans la gestion des ressources publiques du pays.

Affaire Bougane Gueye Dany : Barthélémy Dias, Pape Djibril Fall et Thierno Bocoum dans l’attente de l’audition par le procureur au Tribunal de Tamba

L’actualité politique sénégalaise continue de faire la une avec le cas de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp et figure influente dans le paysage médiatique et entrepreneurial du pays. Son arrestation récente a suscité un vif intérêt, particulièrement au Tribunal de Tamba où plusieurs personnalités politiques attendent des développements dans cette affaire.

Parmi les figures présentes à Tamba en soutien à Bougane, nous retrouvons Barthélémy Dias, maire de Dakar et fervent défenseur de nombreuses causes citoyennes. Son engagement politique et son opposition aux autorités actuelles en font une voix incontournable dans ce genre de situation. Il est accompagné de Pape Djibril Fall, député et leader du mouvement Les Serviteurs, connu pour son combat pour la justice sociale, ainsi que de Thierno Bocoum, ancien député et fondateur du mouvement AGIR.

Ces trois personnalités attendent avec impatience l’audition de Bougane Gueye Dany par le procureur, qui pourrait bien influencer les prochaines étapes du processus judiciaire. Le climat est tendu au Tribunal de Tamba, alors que plusieurs sympathisants du leader de Gueum Sa Bopp se sont également mobilisés pour réclamer sa libération.

Bougane Gueye Dany, souvent considéré comme un entrepreneur à succès, a su se frayer un chemin dans le monde des affaires et des médias avec son groupe D-Media. Toutefois, son implication dans la politique et sa prise de position contre certaines pratiques gouvernementales lui ont valu des démêlés judiciaires. Ses partisans estiment que cette affaire est un acte politique visant à freiner ses ambitions pour les prochaines élections.

Le procureur est désormais attendu pour auditionner Bougane et clarifier les charges qui pèsent contre lui. Plusieurs observateurs politiques soulignent que cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre politique du Sénégal, surtout en cette période de pré-campagne.

Pour Barthélémy Dias, Pape Djibril Fall et Thierno Bocoum, l’audition de Bougane Gueye Dany par le procureur représente un moment clé. Leur présence au tribunal illustre l’importance de cette affaire pour l’opposition sénégalaise, qui y voit une lutte pour les libertés et contre l’intimidation politique.

Alors que le Sénégal se dirige vers des élections cruciales, cette affaire pourrait bien marquer un tournant dans la mobilisation des forces politiques d’opposition. L’issue de cette audition sera suivie de près non seulement par les sympathisants de Bougane, mais aussi par l’ensemble du paysage politique sénégalais.

Rebondissement dans l’affaire de falsification du cachet de la Primature : liberté provisoire confirmée pour deux accusés

L’affaire de falsification du cachet de la Primature connaît un nouveau développement. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé ce matin la liberté provisoire accordée à deux des mis en cause, El Hadj Mamadou Diallo et Serigne Mbaye. Ces derniers avaient déjà bénéficié de cette mesure par décision du juge du 8e cabinet de Dakar. Le procureur de la République, ayant interjeté appel contre cette décision, avait vu l’affaire portée devant la chambre d’accusation, qui a fini par confirmer la décision initiale.

Cette affaire remonte à août dernier, lorsque les services du ministère de l’Intérieur avaient alerté la Division des investigations criminelles (DIC) sur des actes frauduleux impliquant un groupe de personnes, dont Serigne Mbaye, Safiétou Sy, El Hadj Mamadou Diallo et Mouhamed Aly Bamanka. Les accusés sont soupçonnés d’avoir falsifié un cachet de la Primature et imité la signature du Premier ministre Ousmane Sonko dans le but de rencontrer des autorités étrangères, notamment lors d’un déplacement en Libye.

Ils sont poursuivis pour des charges graves : association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif, contrefaçon du sceau de l’État et escroquerie.

Parmi les accusés, El Mamadou Diallo et Serigne Mbaye ont tous deux clamé leur innocence lors de l’enquête préliminaire. Diallo a déclaré qu’il avait simplement été recruté en tant qu’interprète et qu’il ignorait les activités frauduleuses du groupe. Serigne Mbaye, quant à lui, a soutenu qu’il agissait comme courtier pour Safiétou Sy, qui lui aurait demandé de l’accompagner lors de déplacements en Libye et à Dubaï pour rencontrer des partenaires d’affaires.

Toutefois, Safiétou Sy, qui reste incarcérée, est présentée par Serigne Mbaye comme la principale responsable des actions du groupe. Selon ce dernier, elle serait à l’origine des opérations menant à la falsification et aux rencontres organisées.

Le ressortissant nigérian Mouhamed Aly Bamanka, désigné comme le cerveau de l’opération, est toujours en fuite. Son rôle aurait été central dans l’organisation de la fraude, notamment en fournissant les moyens matériels nécessaires à la falsification du cachet et des documents.

Alors que l’enquête se poursuit, l’incarcération de Safiétou Sy continue de peser sur le dossier, tandis que la chasse à l’homme pour retrouver Mouhamed Aly Bamanka se poursuit.

Cheikh Dieng entendu à la Section de recherches : éclaircissements sur le véhicule de 80 millions de francs

Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office national d’assainissement du Sénégal (ONAS), a été convoqué par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie. L’affaire porte sur un véhicule de luxe, d’une valeur de 80 millions de francs CFA, affecté à l’ex-directeur. Selon les informations révélées par le journal Libération, ce véhicule, devenu source de polémique, a fait l’objet d’une audition approfondie de Cheikh Dieng.

Au cœur des interrogations : pourquoi cette voiture a-t-elle été attribuée à titre personnel à l’ex-directeur ? Dieng, dans ses déclarations, a tenu à clarifier la situation. Il a défendu que le véhicule en question faisait partie d’un appui institutionnel en faveur de l’ONAS, fourni par des entreprises privées à certaines sociétés nationales. Il a insisté sur le fait que plusieurs autres véhicules avaient été affectés aux différents directeurs de l’ONAS ces dernières années, soulignant ainsi la normalité de la pratique.

Sur la question cruciale de la mutation du véhicule à son nom personnel, Cheikh Dieng a évoqué un « malentendu » au niveau du Secrétariat général de l’ONAS. Il a expliqué que ce service lui avait demandé sa pièce d’identité, sans toutefois lui en donner la raison exacte. Ce n’est qu’après qu’il a appris que le véhicule avait été enregistré à son nom. Il affirme avoir immédiatement demandé que le véhicule soit de nouveau réaffecté au nom de l’ONAS, minimisant ainsi les accusations de mauvaise gestion ou de favoritisme personnel.

À ce moment-là, selon lui, « il n’y avait même pas encore tout ce tollé autour de cette voiture », indiquant que l’affaire a pris des proportions qu’il ne soupçonnait pas à l’époque. Après avoir répondu à toutes les questions des enquêteurs, Cheikh Dieng est rentré libre, sans charges retenues contre lui pour le moment.

Cette affaire soulève cependant des interrogations plus larges sur la transparence dans la gestion des ressources des entreprises publiques, une question qui demeure cruciale dans le contexte sénégalais.

Recours de Takku Wallu au Conseil Constitutionnel : L’affaire Mame Mbaye Niang, une menace pour Ousmane Sonko

La scène politique sénégalaise est en ébullition avec le recours déposé par la coalition Takku Wallu Sénégal auprès du Conseil Constitutionnel. Ce recours pourrait mettre en péril la candidature d’Ousmane Sonko, leader de la coalition des Patriotes, dans la course aux élections. Le spectre de sa condamnation dans l’affaire Mame Mbaye Niang plane désormais sur son avenir politique.

Ousmane Sonko, figure de proue de l’opposition sénégalaise, a été condamné dans cette affaire très médiatisée, une décision qui pourrait entraîner sa disqualification dans la course électorale. La coalition Takku Wallu Sénégal, en saisissant le Conseil Constitutionnel, espère que cette condamnation jouera un rôle déterminant dans l’examen de la validité de sa candidature.

Les membres de la coalition des Patriotes, quant à eux, sont sur le qui-vive. Leurs partisans dénoncent une tentative d’élimination politique orchestrée par leurs adversaires, tandis que les observateurs appellent à une justice impartiale et à une application stricte de la loi, quelles que soient les personnalités concernées. La situation est d’autant plus tendue que la condamnation de Sonko dans l’affaire Mame Mbaye Niang a exacerbé les tensions entre les différentes forces politiques du pays.

Si le Conseil Constitutionnel tranche en défaveur de Sonko, cela pourrait marquer un tournant décisif dans la campagne électorale. Les Patriotes se préparent à toutes les éventualités, tout en réaffirmant leur confiance dans les institutions et en appelant leurs militants à rester mobilisés. Pour eux, l’enjeu dépasse de loin la simple question de la candidature de leur leader : c’est l’avenir même du jeu démocratique au Sénégal qui est en question.

Les jours à venir seront cruciaux. Les yeux sont tournés vers le Conseil Constitutionnel, dont la décision pourrait bouleverser l’échiquier politique sénégalais.

Affaire ONAS : Les révélations accablantes de Thierno Alassane Sall sur l’attribution des marchés publics

L’affaire ONAS continue de faire couler beaucoup d’encre, avec de nouvelles révélations issues de l’audition de Thierno Alassane Sall, ancien ministre de l’Énergie, devant la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Cette enquête, qui s’inscrit dans le cadre d’une plainte déposée contre le ministre de l’Assainissement, commence à dévoiler certains aspects troublants de la gestion des marchés publics dans le secteur de l’assainissement au Sénégal.

Lors de son audition, Thierno Alassane Sall a rappelé que le ministre Cheikh Tidiane Dièye aurait «outrepassé ses prérogatives» en intervenant directement dans des marchés publics relevant de l’ONAS, notamment en faveur des entreprises Delta et Vicas. Selon lui, cette intrusion dans la gestion des marchés constitue une «faute grave» et soulève des soupçons quant aux motivations réelles de ces actions.

L’ancien ministre de l’Énergie a insisté sur la responsabilité de ces deux entreprises, Delta et Vicas, qui, selon lui, détiennent un monopole sur les contrats de l’ONAS depuis des années. Thierno Alassane Sall a également pointé du doigt leur part de responsabilité dans les défaillances récurrentes du système d’assainissement du pays, notamment lors des périodes d’inondations.

Les soupçons ne s’arrêtent pas là. Selon L’Observateur, Thierno Alassane Sall a évoqué des accusations de surfacturations dans les contrats attribués, soulignant que celles-ci devaient être constatées par un huissier pour être valides. Toutefois, ces irrégularités, bien qu’évidentes pour l’ancien ministre, n’ont jamais conduit à des actions concrètes contre Delta et Vicas.

Thierno Alassane Sall a également rappelé un épisode marquant datant de 2019, où la société Delgas avait intenté un recours contre les lots attribués à Delta-Vicas. Les instances judiciaires, du Comité de règlement des différends (CRD) à la Cour suprême, avaient ordonné la reprise de la procédure d’attribution, jugeant que les lots n’étaient pas conformes à la réglementation. Cependant, ces décisions n’ont jamais été appliquées, l’ONAS continuant à travailler avec Delta et Vicas, ce que l’ancien ministre qualifie de «baraka suspecte».

Ces déclarations renforcent les interrogations autour de la gestion des marchés publics dans le secteur de l’assainissement, et ouvrent une nouvelle page dans l’enquête sur l’ONAS, avec de possibles implications politiques majeures. Le dossier, désormais entre les mains des enquêteurs, pourrait révéler des irrégularités graves et poser la question de la transparence dans l’attribution des marchés publics au Sénégal.

Affaire Khadim Bâ : Le directeur général de Locafrique placé sous mandat de dépôt pour infractions douanières

Khadim Bâ, directeur général de Locafrique, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi, selon des informations relayées par Dakaractu. Cette décision a été prise par le Pool Judiciaire Financier après plusieurs retours de parquet, dans un contexte où des négociations avaient été annoncées entre l’homme d’affaires et les autorités douanières sénégalaises.

Accusé d’infractions douanières portant sur plusieurs milliards de francs CFA, Khadim Bâ fait face à une situation délicate, qui a suscité l’attention du public sénégalais. Le dirigeant de Locafrique, une société spécialisée dans le financement de projets d’infrastructures et d’énergie, est poursuivi pour des irrégularités présumées concernant des transactions avec la douane sénégalaise.

L’arrestation de Khadim Bâ intervient au même moment que celle d’Ibrahima Mar Fall, directeur de Coris Bank International Sénégal, également présenté devant le procureur du Pool Judiciaire Financier. Ce dernier est, selon les premières informations, lié à la même affaire d’infractions douanières, bien que les charges exactes retenues contre lui ne soient pas encore rendues publiques.

Les détails précis des infractions reprochées à Khadim Bâ demeurent pour l’instant non divulgués, mais il est clair que les enjeux financiers sont considérables, avec des montants en jeu s’élevant à plusieurs milliards de francs CFA. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre certains acteurs économiques et les institutions de l’État, en particulier dans le domaine des régulations douanières et financières.

Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par Locafrique ou par Khadim Bâ lui-même concernant ces poursuites. Il reste à voir si les négociations, qui auraient été initiées entre l’homme d’affaires et la douane sénégalaise, pourront aboutir à une résolution amiable, ou si le processus judiciaire se poursuivra avec un procès qui s’annonce complexe et potentiellement long.

Cette situation soulève également des questions plus larges sur la régulation des secteurs bancaires et financiers au Sénégal, et pourrait avoir des répercussions sur la réputation et l’activité de Locafrique, une entreprise jusqu’ici perçue comme un acteur clé dans le financement des grands projets au Sénégal.

Khadim Bâ, figure influente dans le milieu des affaires, devra désormais faire face aux autorités judiciaires pour répondre aux accusations qui pèsent sur lui.

Affaire du Banquier Sénégalais en Fuite à Dubaï : Une Enquête Judiciaire en Cours

Un banquier d’affaires sénégalais, dont l’identité reste encore inconnue du grand public, est au cœur d’un scandale financier d’une ampleur considérable. Selon la revue ConfidentielDakar, cet influent homme d’affaires aurait perçu plus de 100 milliards de francs CFA de commissions dans le cadre d’une offre spontanée liée à des projets d’infrastructures routières au Sénégal. L’affaire, désormais sous la loupe du gouvernement sénégalais, pourrait aboutir à des poursuites judiciaires.

Bien que non nommé, un ministre sénégalais a récemment évoqué le rôle de ce banquier dans l’affaire, sans révéler son identité. Depuis que l’ombre des accusations plane sur lui, l’homme a trouvé refuge à Dubaï, un choix de destination qui n’est pas anodin. Dubaï est souvent perçue comme une place refuge pour les élites financières en difficulté, offrant une certaine sécurité juridique et économique. Selon les informations disponibles, il n’envisage pas de revenir à Dakar dans un avenir proche.

Malgré ce choix d’exil, des informations rapportent que le banquier aurait récemment voyagé à New York. Toutefois, aucun retour imminent dans la capitale sénégalaise n’est prévu.

Ce banquier est soupçonné d’avoir joué un rôle majeur dans la signature d’un contrat controversé portant sur des infrastructures routières. Le gouvernement sénégalais, en pleine réévaluation du projet, pourrait bientôt déclencher des poursuites judiciaires contre les parties impliquées. L’enquête devrait également s’intéresser de près à un ancien ministre sénégalais, signataire du contrat incriminé.

Ce n’est pas la première fois que ce banquier attire l’attention. Il avait déjà marqué les esprits lors de son rôle dans l’intermédiation financière du projet de construction du Stade de Diamniadio, un autre projet phare du gouvernement sénégalais. Cette affaire renforce les interrogations autour de ses pratiques d’intermédiation dans les grands projets d’infrastructures du pays.

Face à l’ampleur des sommes en jeu et à la pression médiatique grandissante, le parquet financier sénégalais a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire. Les investigations pourraient non seulement concerner les montants perçus en commissions, mais aussi les conditions dans lesquelles ces projets ont été approuvés et mis en œuvre.

Le banquier, désormais installé à Dubaï, pourra-t-il échapper à la justice sénégalaise ? Cette affaire, en plus de soulever des questions sur la gestion des offres spontanées, met en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence autour des grands projets d’infrastructures au Sénégal.

Affaire de Vol à l’Usine Copeole de Kaolack : 4 Tonnes d’Arachides Dérobées et Vendues au Marché Sandica

L’usine Copeole, située à Kaolack et spécialisée dans la collecte d’arachides et la production d’huile, est en proie à une affaire de vol d’envergure qui a secoué l’établissement. Un groupe de malfaiteurs, comprenant un chauffeur et plusieurs complices, a orchestré le vol de 4 tonnes d’arachides, lesquelles ont ensuite été écoulées sur le marché local de Sandica.

Les faits remontent au vendredi dernier, lorsqu’un jeune conducteur de camion, originaire de Louga, et un de ses complices ont été surpris en flagrant délit à la porte de l’usine. Ils tentaient de faire sortir un autre camion rempli d’arachides, probablement pour le vendre également au marché noir. À la suite de cette tentative déjouée, les deux malfaiteurs ont pris la fuite, disparaissant rapidement dans la nature.

Cependant, l’enquête a rapidement progressé et a permis de mettre la main sur le receleur. Ce dernier a été appréhendé alors qu’il s’affairait à vendre la cargaison d’arachides volées au marché Sandica.

Les autorités locales ont ouvert une enquête pour démanteler tout le réseau derrière ce vol. Les recherches se concentrent sur la traque des principaux suspects, tandis que la marchandise a été en partie récupérée. L’usine Copeole, quant à elle, coopère pleinement avec les forces de l’ordre afin de sécuriser ses opérations et prévenir de futures tentatives de vol.

Cette affaire met en lumière la vulnérabilité des chaînes logistiques locales face aux vols, et elle a également soulevé des questions sur la sécurité dans les usines de production d’huile de la région. Les autorités locales se sont engagées à renforcer la surveillance et la sécurisation des sites industriels dans le but de protéger ce secteur vital pour l’économie locale.

Affaire Lat Diop : Révélations exclusives sur l’audition de Mouhamed Dieng et les dessous de l’enquête

Dans les coulisses de l’affaire Lat Diop, de récents développements ont attiré l’attention des enquêteurs. Dakaractu a pu obtenir des informations exclusives concernant l’audition de Mouhamed Dieng, directeur général de 1Xbet Sénégal, qui s’est déroulée dans la plus grande discrétion. Entendu par les enquêteurs le mardi 24 septembre 2024, Dieng a été interrogé pendant plusieurs heures, jusqu’à environ 23 heures. Bien que sa présence à Dakar ait été tenue secrète, la confrontation tant attendue avec Lat Diop n’a finalement pas eu lieu. Le lendemain de son audition, Mouhamed Dieng a quitté le territoire national.

Ce dossier est marqué par des détails intrigants, notamment la mention d’un ancien directeur général de la Lonase, considéré par plusieurs sources comme étant le principal délateur. Selon les informations recueillies par Dakaractu, l’enquête se concentre désormais sur deux éléments clés : un appartement de luxe, évalué à plus de 400 millions de francs CFA, situé à proximité de l’hôtel Lagon sur la corniche Est, ainsi que des rétrocommissions présumées de 12 %, qui suscitent de nombreuses interrogations.

Ces révélations ajoutent une nouvelle dimension à cette affaire complexe, dont les ramifications continuent d’émerger au fil de l’enquête. Affaire à suivre…

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