Un Bouquet pour DIOMAYE : De l’ impératif d’organiser les Etats généraux de l’économie  

Au Sénégal, nous saluons les mesures prises  par les nouvelles Autorités dans la perspective de redresser ( acte 1 du dispositif de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement  2025/2029) le pays   : il sagit, entre autres, de l’organisation  de plusieurs conclaves dans le domaine de la justice, du transport , du commerce et de l’industrie , de l’eau et de l’assainissement, du numérique , de la modernisation de l’administration, de l’emploi et de l’employabilité  . Seulement, nous pensons que les Autorités devraient mettre un accent particulier sur le secteur de l’Agriculture et de l’élevage afin d’assurer la sécurité alimentaire. Une véritable stratégie devrait être élaborée pour en définitive cultiver ce que nous mangeons et développer un véritable label sénégalais et pouvoir même exporter afin d’obtenir des devises dans l’immédiat.

Au nom de la continuité de l’Etat,  le  Conseil présidentiel sur l’agriculture et la sécurité alimentaire qui devait être organisé depuis 2013 pourrait enfin se tenir  afin de résoudre la lancinante  question de la souveraineté alimentaire .

Il urge de nous mobiliser afin de relancer l’économie à travers, entre autres, les mesures ci-dessous :

1/ redéfinir l’ordre des priorités. 

A mon avis, l’agriculture peut demeurer la Priorité Numéro 1 du Gouvernement , suivie de la Santé, Priorité Numéro 2 et du Tourisme qui viendrait en troisième position . La pandémie nous aura appris que le Gouvernement a eu tort d’avoir drastiquement baissé le budget de la santé dans la loi de Finances  (LFI) 2020.

2/ Booster les secteurs porteurs de croissance , sans oublier le secteur informel et la question énergétique à travers la poursuite du développement des énergies renouvelables. Accorder une attention particulière à l’agro-industrie et à l’artisanat qui doivent pouvoir s’exporter afin de renverser la tendance structurellement déficitaire  de notre balance commerciale qui s’établit   à – 3252,3  milliards de FCFA en 2024 contre – 3983,9 en 2023 selon l’ANSD. Toutefois, un exploit inédit mérite d’être salué, à savoir que le cumul des exportations des 5 premiers mois de 2025 s’élève à 2325,7 milliards de FCFA contre 1413,8 de FCFA pour la même période en 2024, soit un gain  net de plus de 912 milliards de FCFA.

3/ Accorder la part belle au Secteur Privé qui est, en réalité le moteur de la croissance. Poursuivre plus que par le passé l’accompagnement du Secteur Privé car le Chef de l’Etat avait dit , lors de son discours à la nation  du 3 avril 2024 : « Je compte m’appuyer sur un secteur privé fort parce que soutenu par l’Etat ».Sans oublier que pour la mise en œuvre du Programme d’Actions Prioritaires de la SND 2025/2029, l’Etat compte s’appuyer sur la stratégie nationale de Développement du secteur Privé.

En outre ,les pouvoirs publics devraient aussi  avoir le courage de revenir sur les lois, décrets ou redevances  ( ils sont nombreux !) qui ne militent pas en faveur de la compétitivité de l’entreprise sénégalaise. 

J’en citerai deux à titre d’exemple :

·        Le Décret 2018-1943 du 26 octobre 2018 instituant une taxe parafiscale au profit du Fonds de Soutien au secteur de l’énergie dénommée : « Taxe sur l’énergie à usage industriel » de l’ordre de 2,5% . Cette mesure vient encore alourdir les charges des industriels qui étaient jusque-là déjà  élevées. A l’heure où « l’électricité pour tous » est un axe majeur de la politique d’équité sociale et territoriale du Chef de l’Etat, nous ne comprenons pas cette mesure destinée exclusivement aux entreprises industrielles ;

·        La loi-2018-10 du 30 mars 2018 modifiant certaines dispositions générales du Code Général des Impôts. La taxe sur les corps gras alimentaires contenue dans cette loi pénalise l’industrie au profit des importations. Elle est perçue «  ad valorem » sur le chiffre d’affaires des industriels alors que les importateurs l’acquittent au cordon douanier. Cette distorsion est bien sur accentuée par les valeurs de correction, sous déclarations, exonérations constatées  au niveau des Douanes. Si la tendance haussière des facteurs de production se poursuit, certaines industries pourraient opter pour une délocalisation de leurs activités, ce qui ne serait pas sans conséquence pour notre économie.

Même si le budget de l’Etat du Sénégal provient en majorité de la fiscalité, la période post  Covid-19 doit nous pousser à changer de paradigme et à inventer de nouvelles techniques de financements innovants  pour alimenter les régies financières en lieu et place à l’asphyxie des ménages et des entreprises .

Après les dernières révélations sur la dette , dans sa dernière note, l’agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P) a abaissé pour la deuxième fois consécutive la note du Sénégal, elle passe à B- assortie d’une perspective négative. La note la plus basse depuis sa première notation en 2000.

Apportons les correctifs nécessaires pour nous diriger vers un nouveau modèle de développement économique qui nous rendra réellement souverain à tous les points de vue. Changeons de voie. Repensons notre avenir économique .Pour y arriver, nous suggérons aux pouvoirs publics d’organiser les Etats Généraux  de l’Economie  ( comme l’Italie l’a fait en juin 2020 ) afin de la moderniser et de lui donner une toute autre orientation. Notre souveraineté, l’économie et notre société qui souffre de croissantes inégalités devraient, entre autres, y être discutées. 

Marie Bâ AIDARA
Economiste/Ecrivain
Ancien Ministre
mariebabacarba@gmail.com

Logement au Sénégal : Balla Moussa Fofana annonce un programme ambitieux de 200 000 unités sur dix ans

En visite à Saint-Louis ce vendredi 25 juillet 2025, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Balla Moussa Fofana, a dévoilé l’un des projets les plus structurants du quinquennat en matière d’habitat. Il s’agit du Programme National d’Accès au Logement et de Renouveau Urbain, dont l’ambition est de construire plus de 200 000 logements dans un horizon de 5 à 10 ans sur l’ensemble du territoire sénégalais.

L’annonce a été faite au terme d’une visite de terrain sur le chantier du projet SERRP (Projet de Relogement et de Résilience à Saint-Louis), situé à Diougop. Financé par la Banque mondiale, ce projet prévoit la construction de 480 logements pour les populations sinistrées de la Langue de Barbarie, victimes de l’avancée de la mer. C’est à partir de cette expérience pilote que le gouvernement souhaite élargir le modèle à l’échelle nationale.

Pour le ministre Balla Moussa Fofana, ce programme est une priorité stratégique de l’État, portée au plus haut niveau par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Il a insisté sur la nécessité de proposer des logements décents et accessibles, en s’appuyant sur des modèles économiques durables et inclusifs.

Sur le plan financier, les logements seront proposés selon différentes configurations avec un système de location-vente souple. Les unités de plain-pied (rez-de-chaussée) seront mises sur le marché à moins de 30 millions de FCFA, avec la possibilité pour certains acquéreurs, grâce aux subventions publiques, de les obtenir à un prix inférieur à 20 millions de FCFA. Les logements en étages (R+2) seront, quant à eux, accessibles à raison de 20 millions par palier, mais les subventions pourraient faire baisser le coût jusqu’à 15 millions FCFA.

Le plan de paiement prévoit un apport initial de 4 à 5 millions, suivi d’un remboursement échelonné sur dix ans, à raison de 1 million par an, soit environ 83 000 FCFA par mois. Un modèle que le ministre juge en phase avec les capacités financières de nombreux ménages sénégalais, particulièrement ceux de la classe moyenne émergente.

Au-delà des aspects financiers, Balla Moussa Fofana a mis en avant la nécessité de capitaliser sur les initiatives déjà en cours, en particulier celles menées par l’Agence de Développement Municipal (ADM), qui servira de référence méthodologique et opérationnelle. Il s’agit de garantir, selon lui, un accès encadré au foncier, une disponibilité des matériaux de construction à prix abordable et la présence d’infrastructures de base, comme l’eau, l’électricité et les voiries.

Ce vaste programme de logements s’inscrit dans une vision de transformation urbaine articulée autour de la justice sociale, de la résorption du déficit en logements estimé à plusieurs centaines de milliers d’unités, et d’un renouveau urbain inclusif. Le gouvernement entend ainsi répondre à l’urgence sociale tout en modernisant l’aménagement du territoire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°522 – 26 ET 27/07/2025

🔴 « DETTE CACHÉE » : LE FMI PASSE AU CRIBLE LE RAPPORT MAZARS
🔴 REJET DE LA LOI PORTANT CONVOCATION DES MAGISTRATS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UN SIGNAL FORT SELON NDIAGA SYLLA

🔴 CHAN 2025 / MATCH AMICAL : L’OUGANDA SURPREND LE SÉNÉGAL

Ibrahima Guèye « Nay Ler » en garde à vue à la Division spéciale de la cybersécurité

L’activiste et militant du parti Pastef, Ibrahima Guèye, plus connu sous le nom de « Nay Ler », a été placé en garde à vue ce vendredi à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), après avoir été convoqué dans le cadre d’une enquête ouverte à son encontre. Cette décision fait suite à une plainte déposée par Boubacar Ndour, directeur des programmes du Groupe Futurs Médias (GFM).

Selon les premières informations, le différend est lié à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle « Nay Ler » aurait tenu des propos jugés menaçants et hostiles envers le groupe médiatique GFM. La teneur de ses déclarations, perçues comme une incitation à la haine ou à des représailles contre les responsables du groupe, aurait suscité une vive réaction, poussant Boubacar Ndour à saisir la justice.

Militant très actif du Pastef et connu pour sa proximité avec le Premier ministre Ousmane Sonko, Ibrahima Guèye s’est illustré ces dernières années comme une figure médiatique de la mouvance patriotique. Ses interventions sur les réseaux sociaux, souvent percutantes et engagées, lui ont valu une large audience mais aussi de nombreuses polémiques.

La Division spéciale de la cybersécurité, en charge des enquêtes liées aux contenus numériques et aux délits commis sur internet, a procédé à son audition ce vendredi avant de prononcer la mesure de garde à vue. Il devrait être présenté au procureur dans les prochaines heures, à l’issue de l’enquête préliminaire.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de forte tension entre certains militants de la majorité actuelle et des médias privés, accusés par certains d’entre eux de partialité ou de collusion avec l’ancien régime. L’arrestation de « Nay Ler » relance le débat sur la liberté d’expression, la régulation des contenus en ligne et la responsabilité des influenceurs dans l’espace numérique sénégalais.

Kolda : Professionnels de santé et acteurs judiciaires unissent leurs efforts pour harmoniser la certification des décès

À Kolda, dans le sud du Sénégal, une initiative inédite vient de rassembler des médecins, des officiers de police judiciaire et des magistrats autour d’un objectif commun : harmoniser les procédures de certification des causes de décès. Organisé par le Centre hospitalier régional (CHR), cet atelier de partage s’inscrit dans le cadre d’une réforme nationale visant à améliorer la qualité et la fiabilité des données relatives à la mortalité.

L’événement, tenu ce vendredi, a permis aux participants d’examiner un référentiel national sur la certification des causes médicales de décès. Ce document, adossé à la 11e version de la Classification internationale des maladies (CIM-11), offre un cadre méthodologique rigoureux pour la collecte d’informations sur les décès enregistrés dans les structures sanitaires.

Selon le directeur du CHR de Kolda, Dr Fallou Niang, cette rencontre marque un tournant décisif dans la synergie à construire entre les services hospitaliers, les autorités judiciaires et les officiers d’état civil. Il a mis en avant l’importance d’une coordination plus étroite entre ces différentes entités pour assurer une prise en charge plus rigoureuse des cas de décès, en particulier lorsqu’ils présentent un enjeu judiciaire.

Dr Niang a également dévoilé les ambitions à moyen terme de cette démarche, notamment la mise en place d’unités médico-judiciaires dotées d’un personnel pluridisciplinaire. Ces entités, à la fois centres de médecine légale et de production d’expertises médico-judiciaires, seront chargées d’éclairer les décisions de justice grâce à des analyses scientifiquement fondées.

L’atelier de Kolda symbolise une volonté manifeste d’améliorer la gouvernance sanitaire et judiciaire du Sénégal en s’appuyant sur des normes internationales. En adoptant les recommandations de la CIM-11, le pays se dote d’outils modernes et fiables pour documenter les causes de décès, renforcer la transparence dans les dossiers médicaux et judiciaires, et favoriser une meilleure prise de décision, tant dans les hôpitaux que dans les tribunaux.

Ce travail de fond participe ainsi à la construction d’un système de santé plus rigoureux et d’une justice plus éclairée, dans un contexte où l’intégrité des données et la collaboration interprofessionnelle deviennent des piliers indispensables de l’action publique.

Reconnaissance de l’État de Palestine : le Sénégal salue une « décision historique » de la France

Le Sénégal a exprimé sa profonde satisfaction à l’annonce faite par la République française de reconnaître officiellement l’État de Palestine lors de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre à New York. Cette prise de position de Paris constitue, selon Dakar, un tournant décisif dans la quête de justice et de paix au Proche-Orient.

Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, les autorités sénégalaises ont salué ce qu’elles qualifient de « décision historique ». Pour le Sénégal, cette reconnaissance marque une avancée majeure vers la concrétisation des droits inaliénables du peuple palestinien à disposer d’un État souverain.

Le Sénégal, qui préside le Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, rappelle son engagement constant en faveur de la cause palestinienne. À travers ce rôle, Dakar n’a eu de cesse de plaider pour la reconnaissance internationale de la Palestine et pour une solution fondée sur le droit international, incluant la coexistence pacifique de deux États.

Dans sa déclaration, le Sénégal a réaffirmé sa disponibilité à travailler de concert avec la France, ainsi qu’avec l’ensemble des pays épris de paix et de justice, afin de faire avancer le processus de paix. Il insiste sur la nécessité de parvenir à la création d’un État palestinien souverain, viable et indépendant, vivant côte à côte avec Israël dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale.

Cette réaction du Sénégal intervient dans un contexte où de plus en plus de voix s’élèvent, à travers le monde, pour soutenir la reconnaissance formelle de l’État de Palestine comme condition indispensable à la stabilité durable au Moyen-Orient. La décision française, très attendue, pourrait inciter d’autres puissances à franchir le pas et à redonner un souffle au processus de paix aujourd’hui enlisé.

Révision du Règlement intérieur : Le Conseil constitutionnel retoque plusieurs articles, dont celui sur la convocation des magistrats

Le Conseil constitutionnel a tranché. Dans une décision rendue publique, la haute juridiction a censuré plusieurs dispositions de la loi organique n° 09/2025, récemment adoptée par l’Assemblée nationale et portant sur le nouveau Règlement intérieur. Cette réforme majeure visait à moderniser et à harmoniser les textes encadrant le fonctionnement de l’hémicycle, en remplaçant la loi organique n° 78-21 du 18 avril 1978 et la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002, modifiée.

Le Conseil constitutionnel, saisi pour contrôler la conformité de cette loi organique à la Constitution, a validé la régularité de la procédure d’adoption de la loi. Toutefois, il a rejeté certains articles jugés contraires aux principes fondamentaux de l’ordre constitutionnel sénégalais. L’alinéa 2 de l’article 56, qui traitait de la convocation des magistrats devant l’Assemblée nationale, figure parmi les dispositions invalidées. Ce rejet est significatif, dans la mesure où il soulève la question sensible de l’équilibre entre les pouvoirs et la préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Outre cet article, le Conseil constitutionnel a également déclaré non conformes l’alinéa 6 de l’article 60, l’alinéa 6 de l’article 111 et l’intégralité de l’article 134 de la nouvelle loi organique. Ces dispositions portaient notamment sur l’organisation interne de l’Assemblée nationale, la gestion de ses commissions et les modalités de saisine ou d’interpellation.

En revanche, certaines parties contestées du texte ont été jugées acceptables, à condition qu’elles soient interprétées conformément aux réserves émises par le Conseil. Ainsi, l’alinéa 5 de l’article 15, l’article 16, l’alinéa 5 de l’article 56 et l’alinéa 4 de l’article 57 ont été validés sous réserve d’interprétation, comme précisé dans les considérants 27, 29, 50 et 55 de la décision.

Toutes les autres dispositions du nouveau Règlement intérieur ont été déclarées conformes à la Constitution, ouvrant la voie à leur application dans le cadre du fonctionnement parlementaire.

Cette décision du Conseil constitutionnel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions entre l’exécutif, le législatif et les institutions de contrôle. Elle rappelle les limites de l’initiative parlementaire lorsqu’elle touche aux fondements de la séparation des pouvoirs, et renforce le rôle du juge constitutionnel comme arbitre de l’équilibre institutionnel.

Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats
Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel rejette des articles du nouveau Règlement intérieur, dont celui sur la convocation des magistrats

Midrand (Afrique du Sud) : Thérèse Faye Diouf élue présidente de la Commission des affaires monétaires et financières du Parlement panafricain

Une nouvelle distinction continentale pour une figure montante de la politique sénégalaise. Thérèse Faye Diouf, députée à l’Assemblée nationale du Sénégal, a été élue présidente de la Commission des affaires monétaires et financières du Parlement panafricain (PAP), lors de la session ordinaire actuellement en cours à Midrand, siège de l’institution parlementaire de l’Union africaine.

L’élection s’est tenue ce lundi 21 juillet 2025, dans un contexte de renouvellement des instances du PAP, consécutif à la nomination de l’honorable député ghanéen Mohammed Mubarak Muntaka, ancien président de ladite Commission, au poste de ministre de l’Intérieur de son pays.

Dans un communiqué transmis à la presse, la députée sénégalaise a exprimé sa « gratitude envers ses collègues parlementaires pour leur confiance », soulignant l’importance de cette mission dans un contexte continental où les questions économiques et monétaires sont au cœur des priorités d’intégration et de souveraineté.

La Commission des affaires monétaires et financières est l’une des plus stratégiques du Parlement panafricain. Elle est chargée, entre autres, de l’examen des politiques financières et budgétaires de l’Union africaine, de la supervision des mécanismes d’harmonisation monétaire, et du suivi des réformes macroéconomiques au sein du continent. La présidence de cette commission donne ainsi à Thérèse Faye Diouf une visibilité élargie et une influence dans les dynamiques économiques africaines en mutation.

La session parlementaire, qui s’étend du 16 juillet au 1er août 2025, est organisée sous le thème : « Justice et Réparations pour l’Afrique », et s’inscrit dans la sixième législature du PAP. Elle vise à approfondir la réflexion sur les réparations dues au continent en lien avec la colonisation, l’esclavage et les déséquilibres systémiques actuels dans les relations économiques internationales.

La délégation sénégalaise, conduite par le député Massamba Dieng, est composée notamment de Thérèse Faye Diouf, Yoba Baldé, Mme Fama Bachir Ba et Lamine Faye. Leur participation active à cette session témoigne d’un engagement constant du Sénégal dans les mécanismes de coopération parlementaire africaine.

Thérèse Faye Diouf a profité de cette nouvelle étape dans sa carrière pour rendre hommage à ses mentors. Elle a salué l’ancien président Macky Sall pour les opportunités qui lui ont été offertes au cours de son parcours politique et professionnel, ainsi que le président actuel de l’Assemblée nationale, El Hadj Malick Ndiaye, pour « le soutien constant et les dispositions prises pour une participation de qualité de la délégation sénégalaise ».

Figure de la jeune génération politique, proche de l’ancienne mouvance présidentielle, Thérèse Faye Diouf s’impose ainsi sur la scène panafricaine avec une fonction stratégique, dans un contexte marqué par les débats sur l’intégration monétaire et les nouvelles orientations économiques africaines.

Rejet partiel du RIAN : Ndiaga Sylla dénonce une méconnaissance du principe de séparation des pouvoirs

La décision du Conseil constitutionnel de censurer certaines dispositions du nouveau Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (RIAN) continue de susciter des réactions. L’expert électoral Ndiaga Sylla, connu pour ses analyses sur les processus institutionnels et électoraux, estime que le Parlement a, dans une certaine mesure, outrepassé ses prérogatives, violant ainsi le principe fondamental de la séparation des pouvoirs.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, Ndiaga Sylla affirme que le Conseil constitutionnel a simplement rappelé à l’ordre les députés en leur signalant les limites constitutionnelles. Selon lui, la Représentation nationale a, dans son empressement à moderniser ses règles internes, quelque peu négligé les fondements de l’État de droit.

« En examinant et en adoptant le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la Représentation nationale a, par moments, méconnu la portée du principe de séparation des pouvoirs, pourtant fondement de l’État de droit. C’est, en substance, ce que le Juge constitutionnel vient de rappeler avec justesse », écrit-il.

L’expert précise par ailleurs qu’un texte même soutenu par une majorité parlementaire ou salué pour ses avancées ne saurait échapper au contrôle de constitutionnalité : « Ce n’est pas parce qu’un texte est consensuel et comporte de nombreuses avancées qu’il est, pour autant, totalement conforme à la Constitution. »

Le Conseil constitutionnel, saisi après l’adoption du RIAN, a en effet censuré plusieurs dispositions. Parmi les articles invalidés figurent ceux liés au fonctionnement des groupes parlementaires, à la désignation des commissions permanentes, et à l’organisation du travail législatif. Le Conseil a jugé que ces dispositions introduisaient des mécanismes qui ne trouvent pas de fondement explicite dans la Constitution, ou allaient au-delà des limites prévues.

La sortie de Ndiaga Sylla renforce l’idée que cette décision n’est pas uniquement une question technique, mais aussi une leçon institutionnelle. Elle interpelle la majorité parlementaire et l’ensemble des députés sur la nécessité de respecter les équilibres constitutionnels, même lorsqu’il s’agit de réformer leur propre fonctionnement.

Ce rappel au respect du droit constitutionnel intervient dans un contexte politique marqué par des tensions institutionnelles, où la vigilance du juge constitutionnel est perçue comme un garde-fou indispensable au bon fonctionnement de la démocratie sénégalaise.

Règlement intérieur de l’Assemblée nationale : Le Conseil constitutionnel valide l’essentiel, 4 dispositions seulement censurées

Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur le nouveau Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (RIAN), et le verdict est globalement favorable. Sur les 136 dispositions analysées, seules quatre ont été jugées contraires à la Constitution. Le groupe parlementaire Pastef–Les Patriotes, à l’origine du projet, se félicite de cette validation quasi-totale, qu’il qualifie de « confirmation de la solidité juridique du texte adopté par l’Assemblée ».

Selon une note d’Ismaël Diallo, membre du groupe Pastef, la décision de la haute juridiction concerne trois alinéas et un article. Les 132 autres dispositions ont été jugées conformes, certaines sous réserve d’une interprétation précisée par le Conseil – une méthode juridique connue sous le nom de réserve d’interprétation.

Les quatre points censurés sont les suivants :

  • Article 56, alinéa 2 : Il autorisait le président de l’Assemblée nationale à faire appel aux forces de l’ordre lorsqu’un individu convoqué par une commission d’enquête parlementaire refusait de déférer à cette convocation. Le Conseil a jugé que cette disposition outrepasse les prérogatives définies par la Constitution.
  • Article 60, alinéa 6 : Il prévoyait la radiation automatique d’un député en cas de condamnation pénale définitive entraînant la déchéance des droits civiques. Le Conseil a estimé que cette disposition introduisait une restriction que la Constitution elle-même n’établit pas, ce qui n’est pas permis à une loi organique.
  • Article 111, alinéa 6 : Il interdisait le retrait d’une motion de censure déposée sous certaines conditions. Le Conseil a rappelé qu’aucune telle interdiction n’est prévue dans la Constitution, rendant cette clause invalide.
  • Article 134 : Concernant le renouvellement des membres de la Haute Cour de justice, cet article a été censuré pour avoir omis une condition essentielle prévue par la Constitution.

Malgré ces réserves, la portée de la décision est globalement positive pour les initiateurs du nouveau règlement. Le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité du texte, autorisant sa promulgation par le président de la République, à l’exception des quatre dispositions écartées.

« Il ne s’agit que d’enlever les éléments problématiques. Le reste du texte est conforme et peut entrer en vigueur », précise Ismaël Diallo, qui rappelle que les alinéas invalidés ne remettent pas en cause l’ensemble des articles concernés.

Le groupe Pastef considère cette décision comme un feu vert à la réforme du fonctionnement parlementaire. Plusieurs dispositions ont été validées avec des éclaircissements du Conseil, ce qui garantit leur conformité tout en encadrant leur mise en œuvre.

La publication de cette décision intervient dans un climat politique tendu, où certaines voix, y compris au sein de la majorité, avaient critiqué la décision du Conseil comme étant trop sévère. Mais les chiffres apportés par les députés de Pastef viennent relativiser cette perception : moins de 3 % du texte a été censuré.

La balle est désormais dans le camp du président de la République, qui peut promulguer le Règlement intérieur, après retrait des quelques éléments invalidés. L’entrée en vigueur du nouveau texte devrait marquer un tournant dans la modernisation de l’activité parlementaire sénégalaise.

Règlement intérieur censuré : Amadou Ba promet une riposte parlementaire

La polémique autour du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne faiblit pas. Après la décision du Conseil constitutionnel de censurer plusieurs dispositions du texte récemment adopté par les députés, Amadou Ba, parlementaire du parti Pastef au pouvoir, annonce la poursuite du combat législatif. Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, il critique ouvertement la décision de la haute juridiction et promet d’y revenir très prochainement.

« On reviendra sur la décision du Conseil constitutionnel Inchallah », a écrit le député, s’adressant à ses abonnés avec détermination. Ce message intervient après la validation partielle, par le Conseil constitutionnel, du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Plusieurs articles jugés contraires à la Constitution ont été invalidés, notamment ceux relatifs à la structuration des groupes parlementaires, au fonctionnement des commissions permanentes et à l’organisation du travail législatif.

L’un des aspects notables du message d’Amadou Ba est la mise en lumière du rôle de certaines figures politiques dans l’élaboration du texte. Il cite Aïssata Tall Sall, ancienne ministre de la Justice et présidente du groupe parlementaire APR, comme cosignataire du projet de règlement, aux côtés des députés Ayib Daffé et Tafsir Thioye. Ce rappel vise sans doute à souligner l’ampleur du consensus politique ayant prévalu lors de la rédaction du document, en dépit des sensibilités partisanes.

En invalidant plusieurs dispositions du texte, le Conseil constitutionnel a, selon certaines voix au sein de la majorité parlementaire, outrepassé son rôle d’arbitre pour s’ériger en censeur politique. Ce grief semble être partagé par Amadou Ba, dont la publication laisse entrevoir une volonté de contre-attaque politique, voire juridique, pour réintroduire tout ou partie des dispositions retoquées.

La décision du Conseil, intervenue dans un climat de tensions institutionnelles persistantes, est interprétée différemment selon les camps. Pour l’opposition, elle constitue un rappel à l’ordre juridique salutaire face à ce qu’elle considère comme une tentative d’hégémonie parlementaire de la majorité. Pour les partisans du pouvoir, en revanche, il s’agit d’un frein arbitraire à une réforme ambitieuse de la gouvernance parlementaire.

Dans tous les cas, le bras de fer semble désormais engagé. La perspective d’un retour du texte devant l’hémicycle, éventuellement amendé, est plausible. Et si l’on en croit les propos d’Amadou Ba, la majorité parlementaire ne compte pas reculer. Elle pourrait chercher à contourner la censure, ou à forcer un nouveau passage en force, dans les limites du droit.

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à reprendre ses travaux, la question du règlement intérieur pourrait s’imposer comme l’un des principaux points de friction entre majorité, opposition et juridictions constitutionnelles. Une bataille institutionnelle aux enjeux politiques manifestes, dans un contexte où chaque camp cherche à consolider ses marges de manœuvre.

Sénégal–Togo : Diomaye Faye et Faure Gnassingbé s’engagent à renforcer la coopération bilatérale

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce vendredi une visite officielle à Lomé, où il a été accueilli par son homologue togolais, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays, et marque une étape importante dans la dynamique diplomatique que Diomaye Faye entend insuffler à la politique extérieure sénégalaise.

Selon une publication de la Présidence de la République du Sénégal, les échanges entre les deux chefs d’État ont permis de renouveler les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Lomé. Les deux présidents ont convenu de relancer la Commission mixte, un cadre stratégique destiné à identifier les opportunités de partenariat, à intensifier les échanges commerciaux et à encourager une coopération mutuellement bénéfique.

Au-delà des questions bilatérales, les deux dirigeants ont abordé les défis sécuritaires et politiques auxquels la sous-région est confrontée, notamment la menace persistante du terrorisme dans le Sahel. Ils ont réaffirmé leur volonté commune de travailler à la préservation de la cohésion régionale et de promouvoir des réponses concertées face à ces menaces.

Conflit foncier à Soussoum : les habitants exigent l’arrêt des travaux et la libération des interpellés

Un climat de tension règne dans le village de Soussoum, situé dans la commune de Ndiaganiao, où un conflit foncier oppose les populations locales aux exploitants d’une carrière de basalte. Ce vendredi, une altercation a éclaté entre des habitants en colère et des éléments de la Gendarmerie, venus encadrer les travaux controversés. En réaction, les populations ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle elles ont exprimé leur indignation et lancé plusieurs revendications.

Selon Ndiome Thiaw, président du collectif pour la défense des terres de Soussoum, l’implantation de cette carrière constitue une agression directe contre les terres agricoles qui assurent la survie des familles. Il affirme que les habitants ont, à plusieurs reprises, manifesté pacifiquement leur opposition au projet, sans que leurs préoccupations ne soient prises en compte. « Depuis des mois, les populations de Soussoum ont exprimé pacifiquement leur refus catégorique de voir une carrière de basalte s’implanter même au cœur de leur terre agricole », a-t-il rappelé.

Le collectif déplore le recours à la force et l’absence de dialogue. Pour Ndiome Thiaw, la présence de la Gendarmerie dans la zone n’a rien de protecteur : « Aujourd’hui, la Gendarmerie est sur place non pas pour protéger les citoyens, mais pour réprimer leur légitime protestation », a-t-il dénoncé. Il qualifie la situation de « grave atteinte aux droits humains, à l’environnement, à la paix sociale et à la justice foncière ».

Sortie de promo de 1 000 volontaires agricoles : Ousmane Sonko annonce un centre de transformation pour l’employabilité des jeunes

Le Premier ministre Ousmane Sonko a marqué de son empreinte la cérémonie de sortie de la promotion de 1 000 jeunes volontaires agricoles formés dans le cadre du Programme Agricole 2025/2026. Devant une foule composée de volontaires, de formateurs, de responsables administratifs et de partenaires, le chef du gouvernement a dévoilé un projet ambitieux : la création du plus grand centre de transformation pour l’employabilité des jeunes en Afrique.

Selon M. Sonko, ce centre sera porté par la direction générale du service civique national et du volontariat, et regroupera une large gamme de métiers pour accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle. « Nos équipes y travaillent. Dans un futur très proche, une assiette foncière sera déployée pour édifier ce centre, qui nous permettra de cycler ou recycler une partie de notre jeunesse, d’abord dans le cadre du volontariat, ensuite dans celui de la reconversion professionnelle », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a mis en avant le rôle central du volontariat dans la dynamique de développement national. À ses yeux, le volontariat représente un véritable moteur de transformation sociale, un instrument de participation citoyenne et un levier d’engagement utile non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les plus âgés, porteurs d’expérience et de savoir-faire. Il a d’ailleurs salué l’engagement continu des anciens directeurs du Service civique national, qui œuvrent toujours aux côtés de l’actuelle direction pour encadrer les jeunes générations de volontaires.

Soulignant le potentiel du volontariat comme outil de reconversion pour les seniors, Ousmane Sonko a évoqué les premiers résultats encourageants enregistrés au cours de l’année écoulée. Il a invité tous les acteurs impliqués à travailler de manière rigoureuse pour faire aboutir ce vaste chantier de structuration du volontariat.

Dans un appel solennel à la diaspora sénégalaise, il a exhorté les compatriotes établis à l’étranger à se joindre à cette dynamique nationale. « Le Sénégal vous appelle. Vos compétences, vos idées, vos expertises sont précieuses pour nourrir et faire grandir ce nouvel élan national », a-t-il lancé.

Le chef du gouvernement s’est également adressé aux partenaires internationaux et amis du Sénégal, les invitant à s’investir aux côtés du pays pour construire ensemble des projets porteurs de sens, durables et bénéfiques à tous.

En conclusion, Ousmane Sonko a rappelé la portée patriotique et symbolique de l’engagement volontaire. Pour lui, « le volontariat est un acte patriotique fort, un don de soi pour la nation. C’est un choix, un acte de foi pour l’avenir, une preuve d’amour pour notre cher pays. Et aujourd’hui, en lançant cette cohorte 2025, nous faisons ce pari sur l’avenir. Et ce pari, je le fais avec une grande conscience parce que je sais que le Sénégal regorge de talents, de forces vives et de cœurs prêts à servir. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°521 – 25/07/2025

🔴 RAFALE D’ARRIVÉES DE MALIENS ET BURKINABÈ FUYANT LE CHAOS : BAKEL « ENVAHIE »
🔴 RECONNAISSANCE IMMINENTE DE L’ÉTAT PALESTINIEN : LA FRANCE FRANCHIT LE PAS

🔴 ZIGUINCHOR / PRÉSIDENCE DE LA FSF : 28 CLUBS DERRIÈRE ABDOULAYE FALL
🔴 COLLÈGES DES PRÉSIDENTS DES LIGUES RÉGIONALES DE FOOTBALL : JOUR DE VOTE CE SAMEDI

Bouba Ndour saisit la justice face aux attaques diffamatoires contre GFM : une plainte déposée à la Division spéciale de la cybersécurité

Le directeur des programmes du Groupe Futurs Médias (GFM), Boubacar Ndour, plus connu sous le nom de Bouba Ndour, a décidé de porter l’affaire sur le terrain judiciaire. Par l’intermédiaire de son avocat, Maître Baboucar Cissé, il a officiellement déposé une plainte à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) contre plusieurs personnes qu’il accuse de propos diffamatoires, de menaces et d’injures graves relayés via les réseaux sociaux.

Selon les informations rapportées par Seneweb, trois profils distincts sont visés par la plainte : Feuz Niang, une internaute dont le numéro de téléphone est cité dans le dossier, le militant de Pastef Ibrahima Guèye, connu dans le cercle de « Nay Ler », et des individus anonymes non encore identifiés.

Dans le cas de Feuz Niang, la plainte fait état d’un message vocal WhatsApp injurieux et diffamatoire envoyé après un appel manqué. Elle y aurait proféré des propos d’une extrême violence à l’encontre de Bouba Ndour, évoquant notamment sa mère, son défunt père, ainsi que des accusations graves d’abus sexuels sur de jeunes participantes de l’émission « Sen Petit Galé ». Elle aurait aussi menacé de rendre public son numéro de téléphone, et qualifié Youssou Ndour, frère de Bouba, de « franc-maçon ».

S’agissant d’Ibrahima Guèye de « Nay Ler », la plainte évoque une vidéo virale dans laquelle ce dernier aurait lancé des menaces explicites contre le groupe GFM. Il y aurait notamment affirmé son intention « d’attaquer et d’incendier » le média, ajoutant qu’il était prêt à assumer les conséquences judiciaires d’un tel acte.

La plainte mentionne également la diffusion d’une vidéo anonyme accusant Bouba Ndour d’actes similaires à ceux dénoncés par Feuz Niang. Le contenu de cette vidéo inclut des menaces, des injures contre sa personne et son entourage familial, ainsi que des accusations dirigées contre la télévision GFM.

Le dossier repose sur une base juridique fournie. L’avocat de Bouba Ndour cite plusieurs articles du Code pénal sénégalais : l’article 258 pour les faits de diffamation et d’injures, l’article 255 pour la diffusion de fausses nouvelles, l’article 290 pour les menaces de mort, et l’article 29 pour les menaces diverses. Chaque chef d’accusation est accompagné d’une explication juridique précise sur la nature et la gravité des infractions visées.

Selon les termes de la plainte, Bouba Ndour motive sa démarche par la gravité exceptionnelle des faits et l’impact moral et professionnel qu’ils entraînent. Il demande à ce que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur, y compris à l’encontre des auteurs encore inconnus qui seraient identifiés au cours de l’enquête.

Cette affaire intervient dans un contexte de polarisation croissante entre les médias, les acteurs politiques et certains segments de l’opinion publique sur les réseaux sociaux. Elle pose à nouveau la question de la régulation du numérique, du respect de la vie privée et des limites de la liberté d’expression dans un environnement où les diffamations et les attaques personnelles se multiplient. En portant plainte, Bouba Ndour entend faire un exemple pour rappeler que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit.

Débat sur la 2STV : Ousseynou Ly clarifie ses propos et dément toute critique envers Ousmane Sonko

Suite à la vague de réactions provoquée par son intervention dans l’émission « Débat de Fond » sur la 2STV, Ousseynou Ly, porte-parole de la Présidence, a tenu à apporter des précisions afin de dissiper toute confusion. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il réfute catégoriquement l’interprétation selon laquelle il aurait critiqué Ousmane Sonko, Premier ministre et président du parti Pastef.

« J’ai simplement répondu à une question de la journaliste qui me demandait pourquoi je m’exprimais rarement sur l’actualité du parti Pastef », a-t-il expliqué. Revenant sur ses propos, Ousseynou Ly précise avoir évoqué sa position au sein du parti, affirmant qu’il est actif dans une section communale et qu’il intervient surtout dans le domaine de la communication. Selon lui, sa ligne de conduite repose sur un principe clair : éviter de régler les différends en public. « Que ce soit dans la gestion du parti ou au sein de l’État, je privilégie des canaux internes pour exprimer mes désaccords », a-t-il martelé.

Ce sont précisément ces propos – « un bon chef ne règle pas ses désaccords en public » – qui ont été largement partagés sur les réseaux sociaux, certains y voyant une critique à peine voilée d’Ousmane Sonko. Une lecture que rejette Ousseynou Ly : « C’est vrai que j’ai dit qu’un chef ne devait pas exprimer ses désaccords en public. Mais je ne parlais pas de Sonko. Il faut que cela soit clair. »

Dans son message, le porte-parole présidentiel a également tenu à réaffirmer son attachement indéfectible au leader de Pastef. « Je rappelle que Ousmane Sonko est notre leader et notre référent moral. Je lui voue un respect total », a-t-il conclu.

Cette mise au point intervient dans un climat où chaque mot prononcé par un responsable du parti est scruté à la loupe, dans un contexte marqué par des débats sur la cohésion au sommet de l’État. Par cette déclaration, Ousseynou Ly cherche à recentrer l’attention sur l’unité au sein du parti et à faire taire les spéculations autour de prétendues dissensions internes.

Ousseynou Ly défend la discrétion : « Un bon chef ne règle pas ses désaccords en public »

Le porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, était l’invité de l’émission « Débat de Fond » diffusée ce mercredi sur la chaîne 2STV. Dans un contexte politique marqué par des tensions perceptibles au sein du parti Pastef, M. Ly a tenu à réaffirmer sa vision de la gestion des divergences internes, prônant la discrétion et le respect des formes.

Réagissant à la récente sortie du Premier ministre Ousmane Sonko, qui évoquait publiquement certains désaccords ou malaises au sommet de l’État, Ousseynou Ly a adopté un ton posé mais ferme. Il a d’abord tenu à rappeler que M. Sonko porte deux responsabilités distinctes : « Il ne faut pas oublier qu’il a une double casquette : celle de Premier ministre et celle de président du parti. Il incarne l’un ou l’autre en fonction des circonstances. À chacun d’en faire sa propre lecture. »

Mais c’est surtout sur la forme des critiques publiques que le porte-parole présidentiel s’est voulu clair. Pour lui, les désaccords ne doivent pas être exposés sur la place publique, surtout lorsqu’ils concernent des figures de responsabilité. « Moi, j’ai un principe. Quand j’ai quelque chose à dire, je ne le fais jamais en public. Qu’il s’agisse de la gestion du parti ou de l’État, si je suis en désaccord, je passe par les canaux appropriés. Si cela concerne une personne que je connais, je l’appelle ou je vais le voir directement. On ne critique pas une autorité en public. Un bon chef ne devrait pas agir ainsi. »

Cette posture, Ousseynou Ly l’assume pleinement, quitte à être mal interprété ou attaqué dans les rangs militants. « Si certains me traitent de traître ou autre à cause de cette posture, peu importe. Mais c’est comme cela que je fonctionne. Je ne critique pas en public », a-t-il conclu.

Ses propos interviennent dans un climat où les rumeurs de divisions au sein de Pastef et d’un début de brouille entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Sonko alimentent le débat public. En se positionnant comme défenseur de la retenue, Ousseynou Ly semble vouloir calmer le jeu et rappeler l’importance de l’unité, tant dans l’exercice du pouvoir que dans les dynamiques partisanes internes.

Sangalkam sous le choc après la découverte du corps de Serigne Issa Touré : tension, suspicion et appels à la vérité

L’émotion est à son comble dans la commune de Sangalkam, ce jeudi 24 juillet, après la découverte macabre du corps sans vie de Serigne Issa Touré, retrouvé dans un puits profond de sept mètres. Très vite, la nouvelle a fait le tour de la région, attirant une foule dense composée de fidèles, de disciples et de curieux, bouleversés par ce drame aussi soudain que mystérieux.

La situation sur le terrain était d’une intensité rare. Entre cris, pleurs, prières en chaîne et bousculades, l’atmosphère était lourde et chargée d’émotion. Les véhicules garés en désordre, la présence massive des forces de l’ordre, les fidèles en transe et les invocations fusaient de partout. Il a fallu l’intervention musclée de la gendarmerie pour disperser la foule et sécuriser la zone, qui était devenue totalement ingérable.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, plusieurs talibés évoquent une machination. Pour eux, le marabout ne s’est pas retrouvé dans ce puits par hasard. « Serigne Issa Touré est traqué depuis 1992. Il a sorti de nombreux jeunes de la délinquance et s’est investi corps et âme dans la propagation des valeurs de l’islam. C’était un homme dérangeant pour certains », affirme un disciple, visiblement ému et révolté.

Certains, plus directs, parlent sans détour de meurtre. La configuration du puits alimente les soupçons. « Il est impossible d’y accéder seul. L’ouverture est si étroite qu’on se demande même comment les sapeurs-pompiers ont pu y extraire le corps. Ce n’est pas un suicide, c’est un acte criminel », accuse un autre fidèle, la voix tremblante.

Face à ces accusations et à la pression croissante des disciples, les autorités ont annoncé qu’une autopsie serait réalisée afin de déterminer les causes exactes du décès. Une démarche indispensable, selon les proches de la victime, qui veulent comprendre les circonstances de cette tragédie.

Par ailleurs, les talibés exigent que la dépouille de leur guide religieux soit inhumée à Kelle, son village natal situé dans la commune de Mérina Dakhar, dans le département de Tivaouane. Ils réclament également toute la lumière sur cette affaire, et dénoncent l’inaction de certains responsables locaux qu’ils jugent trop silencieux face à la perte d’un homme qu’ils considèrent comme un pilier spirituel.

En attendant les résultats de l’autopsie, une chape de tristesse et de colère plane sur Sangalkam. Le décès de Serigne Issa Touré, dans des conditions aussi troubles, réveille les craintes d’un drame plus profond, et met en lumière les tensions latentes au sein de la communauté religieuse. Le pays, encore sous le choc, attend désormais des réponses claires et une justice équitable.

Pastef secoué par des rumeurs de clans : Ousseynou Ly appelle à l’unité et dédramatise les tensions

Face à la montée des spéculations sur l’existence de clans au sein du parti Pastef, alimentées par des propos récents du Premier ministre Ousmane Sonko, le porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, est monté au créneau pour apaiser les tensions et réaffirmer son attachement à l’unité du parti. Invité sur le plateau de la 2STV mercredi soir, il a tenu à clarifier sa position et à balayer les allégations de divisions internes.

Réagissant aux déclarations d’Ousmane Sonko qui, dans un entretien, évoquait l’émergence de camps distincts au sein du mouvement, Ousseynou Ly a tenu à relativiser les choses : « Ousmane Sonko est le leader du parti, il est au contact de tout le monde, il sait peut-être des choses que j’ignore. Mais en ce qui me concerne, je n’appartiens à aucun clan. Nous ne devons pas accepter l’existence de clans au sein de Pastef. » Une déclaration ferme, qui se veut une réponse directe aux rumeurs persistantes circulant sur les réseaux sociaux et dans certains cercles militants.

Soulignant la force de son engagement politique, Ousseynou Ly a affirmé qu’il n’a jamais cru à la logique de clans. « Depuis mon engagement dans Pastef, je n’ai jamais cru à ces histoires de clans. Personne ne pourra me faire adhérer à cette logique. Mon engagement est resté intact », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de rester fidèles aux valeurs fondatrices du parti.

Dans un contexte marqué par des commentaires sur une supposée tension entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, née de propos sur un « problème d’autorité », Ousseynou Ly a préféré recentrer le débat sur l’essentiel : la cohésion interne. « Il y a toujours des épreuves, que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition. Ce sont des tests. Je prie pour que nous les surmontions ensemble. Pourquoi devrions-nous accepter cet esprit de clans ? Nous devons le rejeter », a-t-il lancé avec gravité.

Par ces propos, le porte-parole tente visiblement de désamorcer une situation qui, si elle n’est pas contenue, pourrait fragiliser l’image de cohésion du parti au pouvoir. Alors que les projecteurs sont braqués sur l’exécutif, cette sortie publique se veut un rappel à l’ordre fraternel, une invitation à l’unité et une alerte contre les risques de fractures internes.

À travers cette déclaration, Ousseynou Ly semble également vouloir rassurer les militants de Pastef et l’opinion publique : malgré les divergences, le socle militant du parti demeure soudé autour de son projet politique. Reste à savoir si cet appel à l’unité sera entendu dans les rangs du parti, à un moment où les jeux de positionnement au sein du pouvoir attisent les convoitises.

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Kédougou : 20 tonnes de produits illicites incinérées pour une valeur estimée à 44 millions FCFA

Dans un geste fort pour la lutte contre le commerce illicite et la protection de la santé publique, les autorités de la région de Kédougou ont procédé ce jeudi à l’incinération de 20 tonnes de produits prohibés. L’opération s’est déroulée à Kénioto Peul, aux abords de la capitale régionale, sous la présidence de la gouverneure Mariama Traoré.

Les produits détruits, d’une valeur estimée à 44 millions de francs CFA, ont été saisis par les services de la Douane, la Gendarmerie nationale, ainsi que les directions régionales du commerce, de l’hygiène, de l’environnement et de la santé. Parmi les marchandises figurent des articles particulièrement dangereux : produits périmés, chanvre indien, médicaments illicites, drogues diverses et cigarettes de contrebande, majoritairement introduits depuis la Guinée.

La gouverneure Mariama Traoré a tenu à souligner la gravité de la situation, estimant que la présence de telles quantités de substances nocives sur le marché régional constitue une menace sérieuse pour la sécurité et la santé des populations. Elle a salué la mobilisation des services techniques de l’État ainsi que la vigilance des forces de défense et de sécurité. Elle a également insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre les acteurs publics pour faire barrage à ces réseaux criminels.

En présence du préfet de Kédougou, El Hadji Sémou Diouf, et de représentants des forces de sécurité, l’opération a aussi revêtu une portée symbolique forte. Elle vise à envoyer un message clair aux contrebandiers et aux commerçants indélicats sur la détermination des autorités à protéger les citoyens contre la circulation de produits toxiques ou frauduleux.

S’adressant à la presse, Mariama Traoré a lancé un appel à la population, l’exhortant à adopter une posture citoyenne dans la lutte contre ces trafics. Elle a invité les commerçants et consommateurs à signaler toute tentative de mise en circulation de produits suspects ou illégaux, insistant sur la responsabilité collective dans la préservation de la santé publique et de l’ordre économique.

À travers cette opération d’envergure, Kédougou montre l’exemple en matière de lutte contre les produits illicites. Les autorités locales entendent poursuivre leurs efforts de veille et de répression, avec l’objectif de renforcer la sécurité sanitaire et commerciale dans toute la région.

Déminage en Casamance : une étape décisive franchie avec la réception de deux machines de dernière génération

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce jeudi 24 juillet 2025, la cérémonie officielle de réception de deux machines de déminage de dernière génération. L’événement s’est tenu à Mbao, dans le département de Rufisque, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de parlementaires, d’élus territoriaux, de diplomates et de représentants de partenaires internationaux. Cette cérémonie marque une avancée significative dans la lutte contre la contamination par les engins explosifs en Casamance.

Dans son discours, le chef du gouvernement a souligné l’importance stratégique de ces équipements. Il a déclaré que ces deux machines, parmi les plus performantes actuellement en usage dans le monde, permettront d’intensifier le processus de dépollution des terres casamançaises, conformément aux standards du déminage humanitaire. Leur utilisation vise à sécuriser les zones encore minées et à favoriser le retour des populations déplacées depuis des années à cause du conflit qui a ensanglanté cette région.

Ces équipements ont été acquis par le Centre national d’action antimines du Sénégal (CNAMS), dans le cadre du Programme de développement économique et social (PDES). Ce programme a été financé par le gouvernement japonais à travers un don de 460 millions de yens, soit près de deux milliards de francs CFA. Ce geste de coopération témoigne de l’engagement du Japon aux côtés du Sénégal dans la consolidation de la paix et la sécurité humaine.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a également indiqué que le gouvernement sénégalais envisage, au-delà de ce soutien international, d’acquérir d’autres machines similaires sur ses propres ressources budgétaires. L’objectif est de renforcer les capacités opérationnelles du CNAMS et d’accélérer les opérations de déminage dans toutes les zones concernées.

Dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, la question du retour des populations dans leurs localités d’origine est une priorité nationale. Le gouvernement entend créer les conditions d’un retour durable et sécurisé, en éliminant totalement les engins explosifs encore disséminés dans certaines zones rurales. Il s’agit aussi de rétablir la possibilité pour les populations de retrouver leurs activités agricoles et de relancer l’économie locale.

Le chef du gouvernement a tenu à rappeler que la dépollution des terres ne représente pas seulement un enjeu sécuritaire, mais aussi un impératif humanitaire et un préalable au développement durable. Il a réaffirmé la détermination des autorités à éradiquer totalement les dangers liés aux mines et à rétablir un climat de paix définitive en Casamance.

Cette cérémonie de réception des machines de déminage constitue donc un tournant majeur dans le processus de reconstruction post-conflit. Elle incarne une volonté politique forte de tourner la page de la guerre et d’ouvrir celle d’un avenir apaisé et prospère pour les populations du sud du Sénégal.

Touba : Un réseau de malfaiteurs démantelé par la police après une violente agression

À Touba, la police du commissariat central de Ndamatou a réussi à démanteler un dangereux réseau criminel impliqué dans des actes de vols avec violence. Cette opération décisive, menée dans la nuit du 22 juillet 2025, a été rendue publique ce jeudi par la Police nationale via sa page Facebook officielle.

Tout a commencé avec le dépôt de plainte d’un agent superviseur de l’opérateur téléphonique YAS, domicilié à Touba. Selon sa déclaration, le 22 juin dernier, alors qu’il rentrait chez lui après le travail, il a été violemment agressé par deux individus circulant à moto. Ces derniers, armés d’une machette, l’ont blessé avant de lui dérober sa sacoche. Le butin était conséquent : des cartes SIM de l’opérateur YAS, sa carte d’identité nationale, sa carte bancaire de la banque UBA, ainsi que quatre téléphones portables, dont un iPhone 13 Pro Max, un Redmi Note, un iPhone 11 Pro et un téléphone Tecno. Les malfaiteurs ont également emporté une somme d’argent liquide estimée à 150 000 francs CFA.

L’enquête ouverte par les services de police a progressé de manière significative le 20 juillet, lorsque les forces de l’ordre ont localisé l’un des suspects principaux au niveau du rond-point de Mbacké. Les agents sont immédiatement intervenus pour procéder à son arrestation. Placé en garde à vue, le suspect a avoué sa participation aux faits et révélé l’existence d’un groupe bien organisé spécialisé dans les agressions nocturnes, souvent accompagnées de violences physiques.

Grâce aux informations obtenues lors de cet interrogatoire, trois autres membres présumés du réseau ont été arrêtés. Tous sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis de nuit avec usage de violence et de moyens de locomotion, rébellion, violences contre agents des forces de l’ordre et coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours pour la victime.

Les autorités ont précisé que l’enquête se poursuivait activement. D’autres individus pourraient être identifiés et arrêtés dans les jours à venir, alors que les policiers continuent de remonter les ramifications de ce groupe criminel. Ce démantèlement marque une avancée importante dans la lutte contre l’insécurité à Touba, où les populations, confrontées à une hausse des agressions nocturnes, espèrent désormais un retour au calme durable.

Sécurité à Bakel : Interdiction nocturne de la circulation des motos du 24 juillet au 24 août 2025

Dans un contexte sécuritaire tendu, le préfet du département de Bakel a pris une mesure exceptionnelle visant à limiter les risques d’incidents et à mieux contrôler les déplacements durant la nuit. À travers un arrêté préfectoral signé ce mercredi, la circulation des motocyclettes et cyclomoteurs est temporairement interdite de minuit à 6 heures du matin, sur toute l’étendue du département de Bakel, du 24 juillet au 24 août 2025.

Cette décision vise à prévenir d’éventuelles menaces sécuritaires, notamment dans cette zone orientale du pays, frontalière et souvent confrontée à des défis liés à la criminalité transfrontalière et aux trafics en tout genre. L’arrêté précise toutefois que cette mesure ne s’applique pas aux véhicules appartenant aux personnels de santé et aux forces de défense et de sécurité, qui bénéficient d’une exemption dans l’exercice de leurs fonctions.

Le préfet a également prévu des possibilités de dérogation pour les personnes exerçant des activités professionnelles nécessitant des déplacements nocturnes. Ces dernières devront, néanmoins, formuler une demande d’autorisation motivée pour pouvoir circuler dans les créneaux interdits.

L’autorité administrative a tenu à rappeler que des sanctions strictes seront infligées à toute personne qui ne respectera pas cette interdiction, sans pour autant préciser la nature exacte des peines encourues. Des patrouilles de contrôle sont d’ores et déjà annoncées dans les principales artères et axes du département durant toute la période de restriction.

Cette mesure, bien qu’impopulaire auprès de certains habitants, s’inscrit dans une démarche préventive de maintien de l’ordre. Elle illustre la volonté des autorités locales de renforcer la sécurité des populations, en réduisant les risques de délits nocturnes souvent facilités par l’usage des motos.

Balance commerciale : quand le gouvernement applaudit ce qui devait l’inquiéter ( Par Thierno Bocoum )

Le gouvernement sénégalais a salué avec enthousiasme la progression des exportations, relayant les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) en 2024 comme un signal fort d’un redressement économique en marche. 

Les exportations ont en effet bondi de 21,3 %, atteignant 3 909,1 milliards de FCFA tandis que les importations reculaient légèrement de 0,6 % à 7 161,4 milliards. Le déficit commercial s’est ainsi réduit de manière notable. 

Pourtant, derrière ce vernis statistique et cette narration triomphante se dessine une réalité plus inquiétante, bien éloignée des ambitions de transformation structurelle du pays.

Ce sont avant tout les matières premières brutes qui portent cette dynamique. Le pétrole brut, l’or non monétaire et les conserves de poisson concentrent l’essentiel des gains. Le pétrole a rapporté 464,6 milliards de FCFA, l’or 588,5 milliards et les conserves de poisson 67,1 milliards. Des chiffres en hausse, certes, mais qui ne doivent pas faire oublier leur nature profondément extractive et peu industrialisée. 

Le pays ne transforme que marginalement ce qu’il produit. Même les produits pétroliers raffinés dont les exportations se sont élevées à près de 792 milliards de FCFA, proviennent en partie d’importations ou d’un raffinage local encore trop limité. Le Sénégal exporte ce qu’il extrait plus qu’il ne transforme, exposant son économie aux chocs des marchés mondiaux et aux cycles de prix qu’il ne maîtrise pas.

Dans le même temps, la baisse des importations ne peut sérieusement être interprétée comme une montée en autonomie productive. Elle résulte d’une contraction préoccupante de la demande intérieure. Les produits finis destinés à la consommation ont chuté de 22,8 %, ceux pour l’industrie de 32,3 %. Derrière ces chiffres, il y a une pression fiscale qui étrangle les capacités d’importation, un pouvoir d’achat en berne et un climat économique morose qui bride la consommation et l’investissement. 

Moins d’importations ne veut pas dire plus de production locale mais plutôt une raréfaction des biens, une baisse de diversité sur les marchés et une économie en repli masqué.

Ce double constat ( une croissance extractive et une consommation bridée) devrait alerter. Le Sénégal ne peut durablement construire sa prospérité sur la rente pétrolière et minière, ni se satisfaire d’un commerce extérieur dominé par des matières premières. 

Le défi n’est pas de vendre plus mais de transformer mieux. 
De produire localement, de créer de la valeur, de structurer un tissu industriel capable de répondre aux besoins internes tout en s’ouvrant à l’exportation. 

La récente entrée en production pétrolière n’aura de sens que si elle s’accompagne d’une montée en puissance rapide du raffinage national, d’une politique industrielle cohérente et d’un soutien actif aux filières à haute valeur ajoutée.

Cette tribune n’est pas un plaidoyer contre les chiffres mais une invitation à en interroger le sens. Les performances de 2024 masquent des vulnérabilités profondes. Sans volonté politique forte pour rééquilibrer les priorités, le Sénégal restera prisonnier d’un modèle extractif où les ressources sortent vite mais où la richesse tarde à s’ancrer. 

La croissance statistique ne peut être une fin en soi. L’histoire économique a montré que seuls les pays capables de transformer leurs matières premières, d’investir dans l’industrie et de stimuler leur marché intérieur réussissent à se hisser durablement vers le développement. C’est à ce prix que les succès du commerce extérieur deviendront autre chose qu’un feu de paille.

Thierno Bocoum
Président AGIR-LES LEADERS

Affaire « Kocc Barma » : vers le démantèlement d’un vaste réseau de délinquance numérique

L’arrestation de El Hadji Ibrahima Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma », marque un tournant décisif dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal. Ce dernier, présenté comme le cerveau d’un réseau actif dans la diffusion illégale de contenus intimes et immoraux, a été récemment écroué par le doyen des juges. Mais l’affaire est loin d’être close. Elle ne fait que commencer, selon les dernières révélations du journal Libération.

Le magistrat instructeur a en effet délivré une délégation judiciaire à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), leur confiant la mission d’identifier, arrêter et présenter toutes les personnes impliquées dans cette affaire tentaculaire. Dans le cadre de cette instruction, les enquêteurs ont déjà mis un nom sur deux complices présumés de Dioum. Ces individus seraient chargés de collecter des fonds auprès de victimes, dont les images intimes avaient été publiées ou menacées de l’être, dans un système bien huilé mêlant chantage, extorsion et harcèlement numérique.

Les chefs d’accusation retenus contre « Kocc Barma » dressent le portrait glaçant d’un cybercriminel multirécidiviste. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, stockage et diffusion de données personnelles, publication d’images pédopornographiques, atteinte à la vie privée, extorsion de fonds, menaces, chantage, mais aussi blanchiment de capitaux et faux sur des documents administratifs. Une liste accablante qui illustre l’ampleur du préjudice causé à de nombreuses victimes, souvent jeunes et exposées à l’humiliation publique.

Hier encore, une nouvelle plainte avec constitution de partie civile a été déposée devant le doyen des juges. Cette fois, il s’agit de la chanteuse Mbathio Ndiaye, dont les images personnelles auraient été illégalement utilisées ou menacées de diffusion par le réseau. Elle rejoint ainsi d’autres figures publiques ou anonymes qui, au fil des années, ont vu leur vie privée piétinée sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes anonymes.

Ce nouveau développement conforte les autorités judiciaires dans leur volonté de neutraliser entièrement le réseau. Il ne s’agirait pas simplement d’un individu isolé, mais d’un système structuré, avec ses relais, ses financiers et ses stratégies d’intimidation. L’enquête en cours pourrait ainsi révéler d’autres ramifications, notamment à l’étranger, et aboutir à des arrestations en chaîne dans les jours à venir.

L’affaire « Kocc Barma » réveille aussi un débat plus large sur la régulation des contenus numériques et la protection de la vie privée dans un environnement digital où l’anonymat favorise souvent l’impunité. Face à la gravité des faits et à l’onde de choc provoquée par cette affaire, les autorités semblent déterminées à frapper fort pour restaurer l’ordre et la dignité dans l’espace numérique sénégalais.

Affaire des navires fantômes : premières arrestations dans un scandale à 845 milliards de FCFA

Un nouveau tournant majeur a été pris dans l’affaire dite des “navires fantômes”, qui secoue depuis plusieurs mois les milieux portuaires et fiscaux sénégalais. La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé ce mercredi 24 juillet aux premières interpellations dans cette vaste affaire de fraude fiscale et de non-respect des engagements douaniers impliquant la société Mc Dermott Marine Construction Ltd et plusieurs partenaires locaux.

Parmi les personnes arrêtées figurent le Mauricien Cooshna Sandeep, directeur général de Oma Logistics Sénégal SA, la Française Emilie Suzanne Nabou Dépina, directrice générale de Oma Sénégal, ainsi que deux Sénégalais : Joseph Barthélémy Diouf, directeur général de la société ETLS, et Mouhamadou Moctar Faye, conseiller juridique et fiscal. Ce dernier aurait signé un contrat de représentation avec le cabinet d’avocats Baker McKenzie, chargé de défendre les intérêts de Mc Dermott Marine Construction Ltd.

Déférés dans la même journée devant le parquet financier, les mis en cause sont poursuivis pour “fraude fiscale, exportation sans déclaration et non-respect des engagements souscrits” portant sur un montant astronomique de 845,051 milliards de FCFA. D’après le journal Libération, ils ont bénéficié d’un retour de parquet et devraient être édifiés sur leur sort ce jeudi.

L’affaire a éclaté en 2023, à la suite d’un contrôle effectué par les Douanes sénégalaises au siège de la société Conseil et gestion du transit au Sénégal (CGTS), dans le cadre de la vérification du sommier n°S0600/2022/105/50582, relatif à l’admission temporaire du navire Amazon, appartenant à Mc Dermott Marine Construction Ltd et engagé dans le projet gazier GTA. Sur place, les autorités douanières ont appris que le dossier avait été transféré à Oma Logistics Sénégal SA.

Les investigations ont ensuite conduit à l’interrogatoire de deux responsables de Oma Logistics Sénégal, Wowo Diop, logistic manager, et Adama Mbengue, chef de transit. Ils ont déclaré que le navire Amazon avait quitté les eaux sénégalaises depuis longtemps. Cependant, aucune déclaration de réexportation de type R6, assortie d’une autorisation de sortie, n’avait été enregistrée, en violation manifeste du Code des Douanes.

L’approfondissement de l’enquête a mis en lumière l’existence de neuf autres navires de Mc Dermott Marine Construction Ltd dans une situation similaire d’irrégularité. Il s’agit notamment des navires Amazon Imo 9698094, North Purpose, North Ocean 102, DLV2000, Waves, Stars, Ocean, Lay Vessel 108, Maersk Inventor et Highland Chieftain. Selon les éléments recueillis, six de ces navires ont effectivement opéré dans les eaux sénégalaises entre 2022 et 2023, avant de les quitter sans avoir respecté les procédures de réexportation. Quant aux quatre autres, ils n’ont jamais accosté au Sénégal, bien qu’ayant bénéficié d’une autorisation exceptionnelle d’admission temporaire.

Une réquisition adressée à l’État-major de la Marine nationale sénégalaise est venue confirmer les constats du Bureau des Douanes de Dakar-Port Sud. Les dix navires sont ainsi susceptibles de faire l’objet de poursuites pour exportation sans déclaration, manquement aux obligations douanières et fraude fiscale à grande échelle.

Commerce extérieur : les exportations sénégalaises en forte progression, les importations en repli en mai 2025

L’activité commerciale du Sénégal avec l’étranger a connu des dynamiques contrastées en mai 2025. Selon le dernier bulletin mensuel publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les exportations ont affiché une hausse significative sur un an, malgré un léger recul mensuel, tandis que les importations ont fortement diminué par rapport au mois précédent.

Les exportations se sont élevées à 469,7 milliards de FCFA en mai 2025, enregistrant une baisse marginale de 0,05 % par rapport aux 469,9 milliards de FCFA du mois d’avril. Ce fléchissement est notamment dû à la chute des ventes à l’extérieur d’huiles brutes de pétrole, de poissons frais de mer et de zirconium. Toutefois, cette tendance a été contrebalancée par une forte progression des exportations de produits pétroliers raffinés, d’acide phosphorique et d’or non monétaire, qui ont connu des hausses respectives de 46,4 %, 184 % et 26,5 % en un mois.

Comparées à mai 2024, les exportations sénégalaises ont bondi de 74,1 %, atteignant un cumul de 2 325,7 milliards de FCFA sur les cinq premiers mois de l’année, contre 1 413,8 milliards sur la même période en 2024, soit une croissance annuelle de 64,5 %. Les produits les plus exportés en mai sont les produits pétroliers raffinés (102,1 milliards de FCFA), les huiles brutes de pétrole (73,2 milliards), l’or non monétaire (65,2 milliards), l’acide phosphorique (25,0 milliards) et les poissons frais de mer (19,9 milliards de FCFA).

En parallèle, les importations ont connu un net recul, s’établissant à 557,4 milliards de FCFA en mai 2025, contre 619,7 milliards en avril, soit une baisse de 10,1 %. Ce repli s’explique par une diminution des achats de riz, de produits pétroliers raffinés, de véhicules terrestres et de blé. À l’inverse, les importations de maïs, de matériaux céramiques et verriers, ainsi que de produits chimiques ont légèrement progressé, atténuant la chute globale.

Sur une base annuelle, les importations ont reculé de 8,6 % par rapport à mai 2024. Toutefois, sur les cinq premiers mois de l’année, elles affichent une hausse de 5,2 %, atteignant un total de 3 023,8 milliards de FCFA contre 2 874,5 milliards l’an dernier. Les produits les plus importés durant cette période restent les produits pétroliers raffinés (119,9 milliards), les machines et appareils (48,6 milliards), les huiles brutes de pétrole (44,5 milliards) et le riz (35,6 milliards).

Concernant les partenaires commerciaux, le Sénégal continue de diversifier ses échanges. Le Mali demeure le premier client du pays avec 18,6 % des exportations, suivi par l’Inde (12,2 %), la Suisse (9,4 %), l’Italie (8,4 %) et les Pays-Bas (7,7 %). Du côté des importations, les principaux fournisseurs sont la Chine (12,3 %), la France (8,7 %), le Nigéria (8,1 %) et la Russie (8,0 %).

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°520 – 24/07/2025

🔴 AUGMENTATION DE 5,3% DES DÉPENSES PUBLIQUES EN UN AN : L’ÉTAT REFUSE DE SERRER LA CEINTURE
🔴 TRICHERIE AUX EXAMENS : DES INSTITUTEURS INTERPELLENT GUIRASSY

🔴 FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : LE PRÉSIDENT CHOISI EN NOVEMBRE
🔴 RÉINVENTION DU SPORT SÉNÉGALAIS : 11 INNOVATIONS EN MARCHE

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 23 juillet 2025

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique :
•       Colonel Momar SOW, Conservateur des Parcs nationaux, matricule de solde n°614 827/D, est nommé Directeur des Aires marines communautaires protégées, en remplacement du Colonel Mamadou SIDIBE.
Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique :
•       Abdoul Aziz ZOUMAROU, Expert en gestion de projets internationaux et en innovation technologique, est nommé Président du Conseil d’Administration de Télédiffusion du Sénégal (TDS), en remplacement de Monsieur El Hadji Ibrahima Ndiaye.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Action sociale
•       Monsieur Alassane DIALLO, expert en finances, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement de Monsieur Ousseynou Ngom.
Au titre du Ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions
•       Madame Ramatoulaye NIANG, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, matricule de solde n606 931/E, précédemment Directeur des Relations de Travail et des Organisations Professionnelles, est nommée Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale, en remplacement de Monsieur Karim CISSE, appelé à d’autres fonctions.
•       Monsieur Mouhamed Mactar LOUM, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, matricule de solde n604 462/J, précédemment Coordonnateur de la Cellule de Coordination des Inspections du Travail et de la Sécurité sociale à la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Directeur des Relations de Travail et des Organisations Professionnelles, en remplacement de Madame Ramatoulaye NIANG.
Au titre du Ministère de l’Education nationale :
•       Monsieur Papa Malick NDAO, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde 516 360/M, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Education nationale en remplacement de Madame Khady Diop MBODJ, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

•       Monsieur Omar BA, Conseiller des Affaires étrangères, précédemment, chef de la division Moyen-Orient à la Direction Asie, Pacifique et Moyen-Orient au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères est nommé Secrétaire général de l’Institut Islamique de Dakar, poste vacant.

Au titre du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire

•       Madame Ndèye Déguène SOW, Administrateur Civil, matricule de solde 722 203/B précédemment Conseillère technique à la direction de la Programmation budgétaire, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire en remplacement de Monsieur Gorgui NDIAYE.

•       Monsieur Amadou Tidiane DIALLO, Ingénieur agronome, Diplômé de l’ENSA de Thiès, précédemment Directeur des Investissements, du Financement et du suivi des portefeuilles au FONAMIF, est nommé Directeur général du Fonds National de Microfinance (FONAMIF), en remplacement de Madame Nicole Olga Edith MANSIS appelé à d’autres fonctions.

•       Monsieur Papa Layti NDIAYE, Conseiller en Planification, matricule n° 601 494/H, est nommé Président du Conseil de Surveillance du Fonds de Développement de la Microfinance Islamique (FDMI).

Au titre du Ministère de l’Urbanisme des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires
•       Monsieur Seydou TOUNKARA, greffier, est nommée Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Samba SALL.
•       Monsieur Matar NDAO, ingénieur informatique, expert en management de projets, est nommé directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Aliou Ousmane SALL.
•       Monsieur Papa Alioune DIOUF, inspecteur des impôts et domaines, matricule de solde n 696.269/B, est nommé Secrétaire général au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant.
•       Monsieur Leyti NDIAYE, Ingénieur territorial, expert en systèmes d’information, aménagement et urbanisme, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de l’Aménagement des Territoires (ANAT) au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Ousmane SECK.
•       Monsieur Habib KANE, juriste, est nommé Président du Conseil d’administration du Centre National de la Fonction publique locale et de la formation au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Madame Maatham BA.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 23 juillet 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 23 juillet 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

 A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir présidé, le jeudi 17 juillet 2025, la cérémonie de lancement des travaux de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il a adressé ses chaleureuses félicitations et ses encouragements au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, au Coordonnateur et aux membres du Comité d’appui, à l’ensemble de la communauté universitaire, dans toutes ses composantes, pour le travail inclusif de redressement entamé. Cette volonté commune et l’engagement patriotique collectif permettront de bâtir, sur la base de notre potentiel culturel. des acquis historiques et des réorientations impératives pour une Université d’Excellence, un système d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation rénové et moderne, au service de l’économie nationale, de la transformation sociale et de la souveraineté du Sénégal. C’est dans cet esprit et, en attendant la présentation des conclusions et recommandations des concertations, qu’il a demandé au Premier Ministre de veiller à la mise en œuvre. sans délai, du Plan d’urgence de finition des chantiers, de réalisation d’infrastructures universitaires et de recrutement d’enseignants-chercheurs sur les trois prochaines années, dont 500 à partir de 2025.  
 
Ce Plan exhaustif doit être assorti d’un dispositif de suivi de proximité, en adéquation avec les flux des nouveaux étudiants bacheliers entrants et des sortants. A cet égard, le Président de la République a demandé au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur de poursuivre le développement de l’Université virtuelle du Sénégal et l’implantation des ISEP dans toutes les régions. Au demeurant, il a rappelé aux Ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Education l’importance d’engager, dans l’immédiat, après une analyse approfondie des résultats de 2025, les réflexions sur la réforme de l’examen du baccalauréat et du système LMD, en tenant compte des besoins de professionnalisation du capital humain national et de la montée en puissance du Numérique, de l’Intelligence artificielle et des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM). Par ailleurs, il a rappelé l’urgence de finaliser, dans le cadre de partenariats public-privé, l’élaboration inclusive d’une politique nationale de recherche et d’innovation opérationnelle, cohérente et prospective, conforme aux objectifs de la vision « Sénégal 2050 », soutenue par des mécanismes de financements adaptés. A ce titre, il a souligné la place notable du secteur privé, notamment des établissements privés, dans le développement de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Le Chef de l’Etat a, dès lors, exhorté toutes les parties prenantes de la communauté universitaire à asseoir, dans un esprit de dialogue permanent, la stabilité sociale, le sens des responsabilités et la solidarité agissante, la qualité, l’équité et l’excellence du modèle pédagogique, économique et de gouvernance : ressources financières et humaines en termes de mobilité dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.
 
Le Président de la République est revenu sur la problématique du suivi stratégique du développement maitrisé du secteur de l’hydraulique. La renégociation et la signature, entre l’Etat du Sénégal et le Groupe saoudien ACWA POWER, du nouveau contrat de PartenariatPublic-Privé pour la réalisation d’une usine de dessalement sur la grande côte, avec ses infrastructures électriques connexes et une prise de participation stratégique de l’Etat, marquent un tournant majeur dans notre option de consolider un Sénégal souverain, juste et prospère. Cet acte représente un moment important de la transformation du secteur de l’hydraulique. Il a félicité la partie saoudienne, le Gouvernement, notamment le Premier Ministre, responsable de la renégociation des contrats mais également de la supervision et du suivi de la coopération et des partenariats avec les pays du Golfe persique, selon la directive présidentielle n°0684/PR du 13 décembre 2024. Il a aussi magnifié le travail d’équipe gouvernementale remarquable qui a contribué à la conclusion du nouveau contrat et félicité les Ministres en charge de l’Hydraulique, de l’Economie, de l’Energie, des Finances, de l’Environnement et l’ensemble des structures impliquées (notamment la SONES et la SENELEC) pour leur efficacité exemplaire. Il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de veiller au lancement, dans les meilleurs délais, de ce projet hydraulique de dernière génération, indispensable pour améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable des populations dans les centres urbains et péri-urbains, notamment les habitants de la capitale. 
 
Dans le même élan, le Président de la République a indiqué au Gouvernement l’importance et l’urgence de veiller à l’approvisionnement correct en eau potable des populations en milieu rural : 
 
–       en accélérant le renouvellement des forages, châteaux d’eau et réseaux ;
–       en améliorant la gouvernance inclusive des forages et autres infrastructures hydrauliques ainsi que la continuité des services, en relation avec les différents concessionnaires dont les performances doivent être régulièrement évaluées.
Enfin, il a rappelé au Gouvernement la nécessité de faire adopter, avant la fin de l’année, le projet de loi relatif à l’Autorité de régulation du secteur de l’Eau, dans le cadre des réformes majeures liées à la Vision Sénégal 2050.
Le Chef de l’Etat a abordé la question de la sanctuarisation des emprises à caractère militaire. Le Sénégal vient de récupérer, le 17 juillet 2025, dans la sérénité et le sens des responsabilités, la totalité des emprises militaires, précédemment occupées par des forces armées étrangères, mettant fin à leur présence permanente sur le territoire national. Il a informé le Conseil avoir visité, le samedi 19 juillet 2025, une partie des sites libérés. Il a félicité le Gouvernement et les forces armées sénégalaises pour les efforts remarquables d’anticipation consentis qui ont permis de recouvrer la pleine souveraineté du Sénégal sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre de la nouvelle politique de coopération militaire. Il a rappelé le caractère crucial de cette étape, dans la perspective de l’affectation adéquate des emprises libérées selon les impératifs : 
 
–       de défense et de sécurité nationale ; 
–       de valorisation de leur potentiel économique dans le cadre du déploiement des projets et programmes relevant de l’Agenda national de Transformation Vision Sénégal 2050. 
Le Président de la République est revenu sur la question de la modernisation des marchés et des espaces commerciaux et de la mise en œuvre des recommandations des états généraux de l’Industrie, du Commerce et des PME-PMI. L’amélioration des conditions d’organisation et d’exercice des activités commerciales doit rester une priorité du Gouvernement. Il a demandé aux Ministres en charge du Commerce et des Collectivités territoriales d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes de modernisation des marchés et espaces commerciaux sur l’ensemble du territoire national. Il a souligné l’urgence de la mise en service des marchés et espaces commerciaux déjà réalisés comme celui de Tilène à Ziguinchor, en veillant à la vérification systématique des prescriptions de la protection civile et à la mise aux normes des installations électriques en particulier. En outre, il a demandé au Ministre en charge du Commerce d’engager sans délai, l’application des recommandations issues des Etats généraux de l’Industrie, du Commerce et des PME-PMI, s’agissant de la modernisation des installations commerciales. Par ailleurs, il a donné des instructions pour accélérer la mise en œuvre du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation, programme à développer avec le secteur privé national.
Au titre de son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a informé le Conseil qu’il effectuera une visite de travail au Togo, le 25 juillet 2025, à l’invitation du Président du Conseil des Ministres, Faure EYADEMA. Le samedi 26 juillet 2025, il prendra part, à
Monrovia, à la célébration de la fête nationale du Libéria, à l’invitation du Président Joseph Boakai.
Le Premier Ministre, après avoir rappelé les constats alarmants du rapport d’audit des finances publiques par la Cour des comptes, a annoncé au Conseil le plan gouvernemental de redressement économique de notre pays qui sera présenté au grand public et aux partenaires à travers un agenda qui sera communiqué ultérieurement. Le Premier Ministre a abordé la problématique de l’équité sociale, de l’équité territoriale et l’accélération de projets structurants dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie. Il a souligné le caractère important de l’équité sociale et de l’équité territoriale qui constituent un facteur essentiel de cohésion nationale et de développement durable. Il a ensuite exprimé le souci de corriger les inégalités et déséquilibres socio-spatiaux vécus par des millions de citoyens du fait notamment du chômage, de la pauvreté, de l’enclavement, de la situation de handicap ou de l’appartenance à des groupes vulnérables comme les femmes et les enfants. Il a insisté sur la nécessité de résorber ces inégalités de manière structurelle.
Le Premier Ministre a indiqué que l’équité ne doit plus être perçue comme une politique sociale parmi d’autres. Elle est désormais, à l’image de la problématique environnementale, une exigence transversale, qui interpelle les ministères, collectivités et agences publiques. L’équité doit donc obéir à la nécessité de garantir une juste répartition des opportunités, ressources et retombées des politiques publiques et l’exigence d’une participation transversale de tous les acteurs économiques et sociaux à la mise en œuvre des actions entreprises. Le Premier Ministre a enfin demandé à chaque département ministériel d’intégrer la dimension « Équité » dans sa politique sectorielle et dans le dialogue avec tous les partenaires. Il a invité le Ministre de la Famille et des Solidarités à s’atteler à la prise en charge intégrale de l’Équité à travers un Programme national d’Equité sociale (PNES) visant à réduire les inégalités et à promouvoir l’inclusion des populations vulnérables identifiées dans le Registre national unique (RNU) et un Programme national d’Equité territoriale (PNET) pour corriger les disparités.  Concernant l’accélération des projets structurants dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie, le Premier Ministre a indiqué qu’il s’agit, d’une part, du Programme National des Agropoles du Sénégal (PNDAS) et, d’autre part, de deux infrastructures majeures dans les secteurs de l’eau et de l’énergie : l’unité de dessalement des Mamelles et le barrage hydroélectrique de Sambangalou. Ces projets portent une ambition partagée : renforcer notre souveraineté économique, sécuriser l’accès à des services essentiels et offrir de nouvelles perspectives d’emplois et d’industrialisation sur l’ensemble du territoire. Le Programme National des Agropoles du Sénégal (PNDAS) vise à développer des pôles agro-industriels à fort potentiel, en articulant production agricole, transformation locale et création d’emplois avec la mise en place de cinq agropoles et une couverture équilibrée du territoire national.
À ce jour, les agropoles Sud (Ziguinchor, Kolda) et Centre (Kaolack, Fatick, Kaffrine) sont en cours d’exécution, avec des financements significatifs mobilisés auprès de l’Etat, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Union Européenne (UE) et l’Agence belge de coopération internationale (ENABEL). Ces deux agropoles représentent déjà plus de 160 milliards FCFA d’investissement et visent la création de plus de 350 000 emplois directs et indirects.
L’Agropole Nord, dont le coût est estimé à près de 184 milliards FCFA, a bénéficié d’un premier engagement de la BAD. Toutefois, la convention complémentaire de financement avec la BID (57 milliards FCFA), soumise depuis 2024, reste non signée, ralentissant son lancement. Au-delà des questions de financement, plusieurs facteurs sont à relever, à savoir, la gouvernance du dispositif national et régional, le recrutement des partenaires stratégiques et l’approvisionnement agricole. Le Premier Ministre a demandé aux ministres en charge de l’Industrie et de l’Agriculture de faire une revue complète de l’état d’avancement et des contraintes opérationnelles et de produire un rapport détaillé au plus tard le 25 août 2025.
L’unité de dessalement des Mamelles est d’une importance capitale dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau potable à Dakar. Elle vise à produire jusqu’à 100
000 m³ d’eau/jour à terme. À date, le taux d’avancement est estimé à 78 % et les travaux de réseau de distribution sont déjà bien engagés dans plusieurs zones de la capitale.
Le barrage hydroélectrique de Sambangalou, projet régional porté par l’OMVG, vise la production de 128 MW pour les États membres. L’avancement des travaux est actuellement de 38 %, mais ceux du génie civil sont suspendus depuis mars 2024.
Le Premier Ministre a demandé aux ministres en charge de l’Économie et du Plan, des Finances, de l’Hydraulique, de l’Énergie, de l’Agriculture et de l’Industrie de travailler, de manière concertée, à l’identification de solutions à court terme (paiement, arbitrage budgétaire, contractualisation) à soumettre avant la date du 15 septembre et à la mise en place d’un suivi renforcé, appuyé par le BOCS. Enfin, il a insisté sur la mobilisation collective pour relancer efficacement les chantiers et répondre aux attentes légitimes des populations.
 AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
–       Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le financement des projets, la budgétisation, et la stratégie d’endettement ;
–       le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une communication relative à la préparation de la campagne de reboisement 2025 et du week-end de lancement de la campagne les 02 et 03 août 2025 ;
–       le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations ;
–       le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur la stratégie numérique du Sénégal à travers le déploiement de l’outil de gestion électronique du courrier (SENGEC).
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
le Conseil a examiné et adopté : le Projet de Code du sport relatif à la Loi sur les activités physiques et sportives. 

Crise dans la Justice : les syndicats SYTJUST et UNTJ durcissent le ton face au silence du gouvernement

Le bras de fer entre les travailleurs de la justice et les autorités sénégalaises prend une nouvelle tournure. L’Entente SYTJUST–UNTJ, regroupement des deux principaux syndicats du secteur, a annoncé une grève de 48 heures pour les 24 et 25 juillet 2025. Cette décision fait suite à ce que les syndicalistes dénoncent comme un mutisme prolongé et méprisant des autorités, notamment du ministre de la Justice, Ousmane Diagne.

Depuis plusieurs semaines, les syndicats protestent contre la non-satisfaction de leurs revendications relatives à leurs conditions de travail et au respect de leurs droits professionnels. Mais selon eux, l’attitude du ministre de tutelle, qu’ils accusent de fuir ses responsabilités, a contribué à envenimer la situation. Ousmane Diagne, affirment-ils, n’a engagé aucun dialogue ni pris la moindre initiative pour désamorcer la crise, préférant transférer la gestion du conflit au ministère de la Fonction publique. Or, la seule rencontre tenue avec ce dernier interlocuteur remonte au 1er juillet, sans qu’aucune suite concrète n’ait été donnée depuis.

Dans leur déclaration, les responsables syndicaux s’indignent du « mépris institutionnalisé » dont ils se disent victimes. Ils estiment que le silence persistant du gouvernement est une stratégie délibérée visant à affaiblir leur mobilisation. Ce mépris, dénoncent-ils, est d’autant plus grave que l’État aurait également recours à des réquisitions qu’ils jugent illégales, dans le but d’entraver l’exercice du droit constitutionnel de grève. Une telle attitude, affirment-ils, constitue une menace pour les droits syndicaux et les acquis démocratiques durement obtenus.

Déterminés à ne pas céder face à ce qu’ils considèrent comme une forme d’intimidation, les syndicats appellent à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire. Ils exhortent non seulement les travailleurs de la Justice, mais aussi toutes les centrales syndicales et les organisations sociales, à se joindre à leur lutte pour la sauvegarde des droits syndicaux et la défense de la dignité des agents de l’État. À travers ce mot d’ordre élargi, l’Entente SYTJUST–UNTJ veut faire de ce mouvement un combat national pour les libertés syndicales.

Cette grève de 48 heures marque une étape importante dans un mouvement qui dure depuis plus d’un mois, depuis le 18 juin. Elle symbolise une radicalisation de la lutte syndicale et un durcissement du ton face à des autorités perçues comme indifférentes aux préoccupations du secteur judiciaire. Les syndicats préviennent que la mobilisation se poursuivra et que le combat ne s’arrêtera que lorsque leurs revendications auront été entendues et prises en compte.

À travers leur mot d’ordre fort, « Justice en lutte, dignité en marche », les syndicats entendent rappeler que derrière chaque robe noire ou chaque greffier, il y a un travailleur debout, conscient de ses droits et prêt à les défendre. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, appelé à sortir du silence pour éviter une paralysie prolongée du service public de la Justice.

Sénégal–Vietnam : accords stratégiques pour renforcer la coopération diplomatique et la souveraineté alimentaire

Le Sénégal et le Vietnam ont franchi un nouveau cap dans leurs relations bilatérales, ce mercredi 23 juillet 2025, à Dakar, avec la signature de plusieurs accords stratégiques. Présidée conjointement par le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et le président de l’Assemblée nationale vietnamienne Trần Thanh Mẫn, la cérémonie a consacré une volonté commune d’approfondir une coopération structurante autour de trois axes clés : la diplomatie, la filière rizicole et la souveraineté alimentaire.

Ces accords visent à établir un partenariat dynamique, fondé à la fois sur le transfert de savoir-faire, le renforcement des capacités techniques et le développement économique. En matière de diplomatie, il s’agit d’intensifier les relations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, avec à la clé des perspectives d’échanges institutionnels réguliers, de formation diplomatique croisée et d’appui aux politiques de coopération Sud–Sud.

Sur le plan agricole, l’enjeu est de taille pour le Sénégal qui, chaque année, importe plus de 4 millions de tonnes de riz. Le Vietnam, l’un des plus grands producteurs et exportateurs mondiaux dans ce domaine, s’engage à accompagner Dakar dans sa quête d’autosuffisance, en apportant son expertise en matière de production, de transformation et de mécanisation agricole. Ce volet agricole des accords met l’accent sur la valorisation des terres cultivables, la mise en place de filières locales durables et la sécurisation de la production à travers une approche agro-industrielle.

Selon une source proche de la Primature, cet accord constitue « un partenariat structurant, dans un contexte où les enjeux de souveraineté alimentaire sont devenus centraux pour les politiques publiques africaines ». Il est aussi prévu la mise en œuvre d’échanges scientifiques et techniques, notamment dans les domaines de la gouvernance agricole, de la formation professionnelle, de la gestion de l’eau et de la transition agroécologique.

Dans un registre plus décentralisé, un protocole d’intention a été signé entre les villes de Ziguinchor et Can Tho, grande municipalité vietnamienne située dans le delta du Mékong. Ce partenariat municipal ouvre une nouvelle dynamique de coopération locale, centrée sur la gestion environnementale, le développement économique de proximité et l’amélioration des services publics urbains. Les deux collectivités entendent s’inspirer mutuellement pour répondre aux défis locaux, tout en favorisant les échanges humains et culturels.

À travers ces différentes initiatives, Dakar et Hanoï confirment leur ambition de construire une relation durable, équilibrée et mutuellement bénéfique. Dans un monde marqué par les défis du climat, de l’alimentation et de l’instabilité géopolitique, cet axe Sénégal–Vietnam pourrait bien devenir l’un des nouveaux visages de la coopération sud-sud innovante et pragmatique.

Renforcement des relations bilatérales : Bassirou Diomaye Faye reçoit le président de l’Assemblée nationale du Vietnam au Palais

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé ce mercredi 23 juillet 2025 une audience solennelle à M. Trân Thanh Mân, président de l’Assemblée nationale de la République socialiste du Vietnam, en visite officielle à Dakar. Cette rencontre, qui s’est tenue au Palais de la République, marque une étape importante dans les relations diplomatiques entre les deux pays, et témoigne de leur volonté commune de renforcer une coopération multiforme.

La Présidence sénégalaise a salué sur sa page officielle cette visite qualifiée d’historique, mettant en exergue la solidité des liens d’amitié entre le Sénégal et le Vietnam. Elle souligne que cette audience de haut niveau traduit un engagement partagé à intensifier les échanges institutionnels, à promouvoir un dialogue interparlementaire dynamique et à approfondir les relations entre les deux peuples dans un esprit de respect mutuel, de solidarité et de coopération durable.

À travers cette réception, le Sénégal réaffirme sa vision d’une diplomatie ouverte et proactive, fondée sur les valeurs de fraternité, de paix, de développement et de prospérité partagée. Le président Diomaye Faye, qui fait de la diversification des partenariats un pilier central de sa politique extérieure, renforce ainsi l’ancrage du Sénégal dans une coopération Sud-Sud porteuse d’opportunités.

La visite de Trân Thanh Mân s’inscrit dans un contexte où les deux pays explorent de nouveaux axes de collaboration, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’industrialisation, de la formation, de l’innovation technologique et de l’investissement. Elle intervient également en écho aux propos du ministre sénégalais de l’Agriculture, Mabouba Diagne, qui a récemment présenté le Vietnam comme un modèle inspirant pour le Sénégal en matière de souveraineté alimentaire et de modernisation agricole.

Cette rencontre entre les deux plus hautes autorités exécutive et législative des deux États constitue donc un signal fort en faveur d’un partenariat stratégique renouvelé entre le Sénégal et le Vietnam. Un partenariat fondé sur le partage d’expériences, la coopération économique et le dialogue politique constructif.

Souveraineté alimentaire : Mabouba Diagne érige le Vietnam en modèle pour le Sénégal

En marge de la visite officielle du président de l’Assemblée nationale du Vietnam à Dakar, le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a salué le modèle vietnamien en matière de développement agricole et de souveraineté alimentaire. Pour lui, le Vietnam incarne une réussite inspirante que le Sénégal peut adapter à son propre contexte, à condition d’engager une coopération ambitieuse et équilibrée.

S’exprimant lors d’une table ronde dédiée aux politiques agricoles et aux opportunités d’investissement entre les deux pays, Mabouba Diagne a affirmé que le Vietnam représente « un modèle et une source d’inspiration » pour le Sénégal. Il a mis en lumière l’expérience vietnamienne dans la modernisation de l’agriculture, l’industrialisation et la transformation alimentaire, des domaines dans lesquels le Sénégal affiche encore des retards structurels. Il a souligné la nécessité de rompre avec les anciens schémas de coopération fondés sur une vision réductrice de l’Afrique, souvent limitée à son rôle de marché de consommation.

Le ministre a plaidé pour une approche renouvelée, fondée sur la co-industrialisation et les investissements conjoints. Il a appelé les autorités et investisseurs vietnamiens à s’engager dans des partenariats stratégiques avec le Sénégal dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agro-industrie, les énergies renouvelables et la transformation alimentaire. Cette vision repose sur un objectif clair : bâtir une souveraineté économique et alimentaire partagée.

Pour illustrer les défis auxquels le Sénégal est confronté, Mabouba Diagne a rappelé l’ampleur des importations alimentaires du pays. Chaque année, plus de 4 millions de tonnes de riz, 860 000 tonnes de lait, 450 000 tonnes de maïs et 347 000 tonnes de fruits et légumes sont importées, pour un coût dépassant les 1,6 milliard d’euros. Face à cette dépendance, le Sénégal ambitionne de cultiver 200 000 hectares supplémentaires afin d’atteindre l’autosuffisance en riz, en misant sur une double campagne agricole annuelle. Cette stratégie suppose des investissements massifs dans la mécanisation, la transformation post-récolte, le stockage et la formation.

Dans cette optique, Mabouba Diagne a cité plusieurs entreprises vietnamiennes actives dans le machinisme agricole, le solaire, la logistique ou encore la transformation agroalimentaire, comme des partenaires potentiels. Il a lancé un appel à l’installation d’usines de transformation au Sénégal, notamment dans le domaine du café, un produit stratégique pour les deux pays. Il a également insisté sur l’importance de renforcer les liens public-privé entre les deux États, en y associant les gouvernements, les entreprises et les institutions financières.

À travers un appel solennel, il a invité le Vietnam à co-produire, co-investir et co-développer avec le Sénégal une nouvelle architecture de souveraineté alimentaire. Pour lui, la réussite du modèle vietnamien en l’espace d’un demi-siècle démontre qu’il est possible, avec vision et engagement, de transformer en profondeur un secteur agricole et d’atteindre l’autosuffisance. Le Sénégal, affirme-t-il, est prêt à suivre ce chemin, avec le Vietnam comme allié stratégique.

Justice paralysée au Sénégal : Alioune Tine exhorte Ousmane Sonko à intervenir pour un dialogue avec les grévistes

Le Sénégal traverse une grave crise dans le secteur de la justice, provoquée par une grève qui dure depuis plusieurs semaines. Face à l’enlisement du conflit, le défenseur des droits humains Alioune Tine appelle le Premier ministre Ousmane Sonko à engager un dialogue direct avec les travailleurs en grève pour trouver une solution juste et durable.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Alioune Tine, fondateur de l’Africa Jom Center, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette paralysie de la justice pour les citoyens. Il insiste sur la nécessité d’éviter une aggravation de la situation, en plaidant pour une approche fondée sur l’écoute et la concertation. Il souligne que seul un dialogue franc entre le gouvernement et les grévistes permettra de sortir de l’impasse. Pour lui, Ousmane Sonko, en tant que chef du gouvernement, est en mesure de conduire personnellement cette médiation. Il estime que son implication directe peut ramener le calme et rétablir le fonctionnement normal des juridictions.

La grève a été déclenchée en juin 2025 par les travailleurs de la justice regroupés au sein de l’entente SYTJUST–UNTJ. Elle est motivée principalement par des revendications liées à l’alignement des greffiers à la hiérarchie A2, un point de blocage que les syndicats jugent non négociable. Depuis le début du mouvement, les audiences sont fortement perturbées, les dossiers bloqués et de nombreux justiciables, notamment les détenus en attente de jugement, se retrouvent dans une situation d’incertitude prolongée.

Face à cette crise persistante, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a tenté d’imposer un retour partiel à la normale en adressant une lettre circulaire aux chefs de juridiction et de parquet. Il leur demande de procéder à des réquisitions afin d’assurer la continuité du service public de la justice. Cette initiative a cependant été très mal accueillie par les syndicats. Dans une déclaration commune, ces derniers dénoncent une atteinte grave au droit de grève, pourtant garanti par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Ils estiment que la circulaire constitue une entrave illégale et inacceptable à l’exercice d’un droit fondamental et préviennent que le mouvement ne faiblira pas sans une réponse satisfaisante du gouvernement.

La situation reste tendue, et la colère monte dans les milieux judiciaires, mais aussi parmi les usagers de la justice qui subissent directement les effets de cette paralysie. C’est dans ce contexte qu’intervient l’appel d’Alioune Tine, qui cherche à éviter une dégradation plus profonde du climat social et institutionnel. Son intervention vise à sensibiliser les autorités sur l’urgence d’un retour au dialogue afin de préserver les fondements mêmes de l’État de droit.

Alors que les regards se tournent vers le Premier ministre, la balle est désormais dans le camp du gouvernement. L’issue de cette crise dépendra de sa capacité à écouter les revendications légitimes, à faire preuve de flexibilité et à privilégier la concertation sur l’autoritarisme. Le temps presse, car chaque jour de paralysie fragilise davantage l’appareil judiciaire et les droits des citoyens.

Presse en péril : vaste mobilisation citoyenne pour sauver Sud Quotidien

C’est un cri d’alarme qui résonne dans tout le paysage médiatique sénégalais. Le journal Sud Quotidien, emblème de la presse indépendante et pluraliste depuis plus de trente ans, est aujourd’hui au bord du précipice. Menacé de disparition en raison d’une crise financière aiguë, ce quotidien emblématique suscite une onde de choc dans les milieux intellectuels, militants et citoyens. En réponse, un collectif composé d’une trentaine de personnalités engagées a lancé un vibrant appel à la solidarité nationale pour sauver ce symbole du journalisme sénégalais.

Dans leur texte, les signataires ne cachent ni leur inquiétude ni leur attachement à une institution qu’ils considèrent comme un repère démocratique : « Il est des voix qu’on ne saurait laisser s’éteindre. Sud Quotidien est de celles-là. » Né dans un contexte politique verrouillé, Sud a su se distinguer dès ses premières éditions par un ton libre, un engagement sans concession pour la démocratie, les droits humains et l’État de droit. Il a formé plusieurs générations de journalistes et s’est imposé comme un espace d’analyse et de débat respecté pour son professionnalisme et sa rigueur.

Mais aujourd’hui, cette voix risque de se taire, faute de moyens. Le journal fait face à des difficultés économiques si graves qu’elles menacent jusqu’à sa capacité de publication. Pour ses défenseurs, cette éventuelle disparition ne serait pas qu’une perte pour le secteur de la presse, mais un coup dur porté à la démocratie sénégalaise elle-même : « Ce serait un recul majeur pour notre démocratie, notre mémoire, notre liberté d’expression. Et pour l’État de droit. »

Pour faire face à cette urgence, les initiateurs de l’appel ont lancé une levée de fonds citoyenne. Objectif : répondre aux besoins immédiats pour assurer la survie du journal, sauvegarder les emplois, relancer la production éditoriale, mais aussi engager une réflexion sur sa modernisation et sa pérennisation à long terme. L’appel se veut inclusif, chacun étant invité à contribuer selon ses moyens. « Chaque contribution est un geste de résistance. Un acte de foi envers une presse libre, professionnelle, démocratique et laïque », clament les initiateurs.

Les dons peuvent être envoyés via un compte bancaire ouvert à Ecobank au nom de « Les Amis de Sud Quotidien », ou par les canaux de transfert habituels : Wave, Western Union, Money Gram ou RIA.

Alors que les menaces contre la liberté de la presse se multiplient à travers le monde, cette mobilisation autour de Sud Quotidien apparaît comme un sursaut salutaire, une manière de rappeler que le droit à une information libre, indépendante et de qualité est un bien commun qu’il faut protéger coûte que coûte.

Préparatifs du Magal de Touba 2025 : l’État et les Mourides main dans la main pour un événement réussi

À quelques mois du Grand Magal de Touba, prévu pour la fin de l’année 2025, les préparatifs vont bon train. Ce mardi 22 juillet, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a accueilli la réunion nationale du Comité Régional de Développement (CRD), présidée par le ministre de l’Intérieur en personne. Une rencontre stratégique à laquelle ont pris part Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, président du comité d’organisation et porte-parole du Khalife général des Mourides, des dignitaires de la communauté mouride, des membres du comité et des représentants de nombreux services de l’État.

Au cœur des échanges, le point sur l’état d’avancement des engagements pris par les différentes entités étatiques pour assurer le bon déroulement du Magal. Le gouverneur de la région de Diourbel a présenté un rapport détaillé faisant état de 127 engagements au total. Sur ce nombre, 32 sont déjà réalisés, 69 en cours d’exécution et 26 seront finalisés dans les tout derniers jours avant le Magal. Ce qui porte le taux global d’exécution à 80 %, un niveau jugé satisfaisant à ce stade des préparatifs.

Les discussions ont porté sur les aspects clés liés à l’organisation du Magal : santé, hygiène, assainissement, approvisionnement en eau, sécurité, et cadre de vie. Les « Mercredis du Magal », sessions hebdomadaires de concertation entre l’administration et le comité d’organisation, ont été salués comme un excellent outil de coordination et de suivi des actions.

Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké a pris la parole pour adresser ses salutations et ses prières aux autorités nationales, notamment au Président de la République et au Premier ministre. Il a félicité la mobilisation des services de l’État et invité à redoubler d’efforts pour atteindre un taux d’exécution de 100 % avant la tenue du Magal. Il a insisté sur l’importance stratégique de Touba, première ville du pays en termes de population, qui nécessite une attention particulière dans l’allocation des ressources nationales.

Le porte-parole du Khalife a également rappelé deux instructions importantes du guide spirituel : l’interdiction formelle de la conduite de charrettes par les mineurs de moins de 18 ans, et l’application stricte des normes de construction dans la ville sainte. Il a exhorté le ministre de l’Intérieur à veiller à l’application de ces directives à travers un appui renforcé aux autorités locales.

En réponse, le ministre de l’Intérieur a salué le professionnalisme du comité d’organisation et la qualité de la collaboration entre les services de l’État et les responsables religieux. Il a réaffirmé l’engagement ferme du chef de l’État, du gouvernement et de toutes les institutions républicaines à soutenir pleinement le Magal dans toutes ses dimensions. Le Général Jean Baptiste Tine, également présent à la rencontre, a exprimé sa satisfaction pour le travail abattu par les acteurs impliqués dans la préparation de cet événement religieux de portée internationale.

La réunion s’est conclue sur une note de prière, formulée pour les autorités du pays, la stabilité nationale et la prospérité du Sénégal. Cette édition 2025 du Magal de Touba s’annonce ainsi sous de bons auspices, portée par une collaboration exemplaire entre l’État et la communauté mouride.

Diplomatie parlementaire : le Sénégal et le Vietnam renforcent leurs liens dans une nouvelle ère de coopération

C’est un moment historique qu’a vécu Dakar ce mercredi 23 juillet 2025. Pour la première fois depuis l’établissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam en 1969, le Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Son Excellence Trần Thanh Mẫn, a effectué une visite officielle de trois jours dans la capitale sénégalaise. Il a été reçu avec tous les honneurs par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye, dans un contexte où les deux pays entendent approfondir leur coopération, non seulement au plan parlementaire, mais aussi économique et stratégique.

Le point d’orgue de cette visite a été la signature d’un accord de coopération parlementaire entre les deux institutions. À l’issue d’un entretien en tête-à-tête suivi de discussions élargies avec les délégations respectives, les deux présidents d’assemblée ont affiché une volonté commune de donner un nouveau souffle à la diplomatie parlementaire. L’accord signé jette les bases d’un partenariat structuré et durable, avec pour objectif de promouvoir le dialogue entre élus, l’échange de bonnes pratiques législatives, et le renforcement des capacités des parlements respectifs.

Un moment particulièrement symbolique a été la présentation officielle des groupes d’amitié parlementaire Sénégal–Vietnam, preuve tangible de la volonté des deux pays d’approfondir les liens de fraternité, de solidarité et de coopération. Le Président Trần Thanh Mẫn a par ailleurs signé le livre d’or de l’Assemblée nationale sénégalaise, saluant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et réaffirmant les valeurs de respect mutuel qui lient les deux peuples.

Mais cette visite ne s’est pas limitée aux échanges institutionnels. Elle a également donné lieu à une table ronde économique de haut niveau, organisée par l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX). Cette rencontre stratégique a permis de réunir des décideurs politiques, des représentants du secteur privé et des investisseurs venus des deux pays. L’objectif était clair : explorer les opportunités de coopération commerciale, identifier des niches d’investissement, et initier des partenariats dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agroalimentaire ou encore l’énergie.

Parmi les projets en cours de discussion figure un accord de coopération agricole, ainsi qu’un partenariat stratégique sur l’approvisionnement en riz, une denrée essentielle pour la sécurité alimentaire du Sénégal. Ces initiatives marquent un tournant décisif dans les relations économiques bilatérales, avec un accent mis sur le développement durable, la complémentarité des économies et la valorisation des ressources locales.

Au-delà des symboles et des discours, cette visite officielle consacre une dynamique nouvelle entre le Sénégal et le Vietnam, deux pays qui partagent une vision commune du développement solidaire, du respect mutuel et du dialogue entre les peuples. En renforçant les passerelles parlementaires et en posant les jalons d’une coopération économique solide, Dakar et Hanoï ouvrent une nouvelle page de leur partenariat, tournée vers l’avenir.

Affaire Diakhaté–Fofana : le délibéré encore reporté, pour la troisième fois

L’affaire judiciaire impliquant l’ancien député Moustapha Diakhaté et le chroniqueur Bachir Fofana connaît un nouveau report. Le délibéré, initialement attendu ce mardi 23 juillet 2025, a été à nouveau renvoyé, cette fois au 30 juillet, en raison de la poursuite de la grève des greffiers.

Il s’agit du troisième report consécutif dans cette procédure. Le verdict devait être rendu pour la première fois le 16 juillet, avant d’être repoussé d’une semaine, puis à nouveau ajourné ce jour. Un scénario qui prolonge l’incertitude judiciaire et maintient les deux prévenus en détention provisoire.

Cette nouvelle échéance, bien qu’administrative, pèse lourd sur le moral des proches des mis en cause, d’autant que les motifs de l’accusation, eux, n’ont toujours pas été publiquement précisés en détail. L’avocat de la défense a exprimé sa frustration face à ces retards répétés, qui empêchent tout éclaircissement sur la suite du dossier.

Farba Ngom : bracelet électronique maintenu pour ses frères, une inculpation rejetée pour le maire des Agnams

Nouvelle évolution dans l’affaire judiciaire qui secoue Farba Ngom et son entourage. Ce mercredi, la Chambre d’accusation s’est prononcée sur plusieurs points sensibles du dossier. Elle a d’abord confirmé la décision de placement sous bracelet électronique des deux frères du député-maire des Agnams, mis en cause dans une affaire de transaction financière douteuse portant sur un montant de 4 milliards FCFA, viré depuis le Trésor public en juin 2022.

Les deux frères de Farba Ngom sont inculpés pour association de malfaiteurs en bande criminelle organisée, complicité d’escroquerie sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux. Leur mise sous surveillance électronique, décidée par le juge d’instruction du premier cabinet financier, avait été contestée par le parquet, qui réclamait leur incarcération. La Chambre d’accusation a finalement tranché en faveur du maintien de la mesure initiale, rejetant ainsi l’appel du ministère public.

Dans le même dossier, la Chambre s’est également penchée sur le cas de Farba Ngom lui-même. Elle a rejeté l’une des principales charges qui pesaient contre lui, à savoir l’inculpation pour association de malfaiteurs en bande organisée. Une décision qui allège partiellement le fardeau judiciaire du maire des Agnams, sans toutefois remettre en cause les autres poursuites engagées à son encontre.

Parallèlement, un nouveau rebondissement médical est intervenu mardi 22 juillet. Le juge d’instruction Idrissa Diarra, saisi de la demande de liberté provisoire formulée par les avocats de Farba Ngom le 10 juillet dernier, a refusé d’accéder à cette requête, en dépit d’une première expertise médicale concluant que l’état de santé du prévenu était incompatible avec une détention carcérale. Le magistrat a cependant ordonné une contre-expertise médicale, en désignant un trio de médecins pluridisciplinaires chargés d’évaluer de manière indépendante la condition physique du député incarcéré depuis février 2025.

Le collège médical désigné comprend le professeur Serigne Maguèye Guèye, chef du service d’urologie de l’Hôpital Général Idrissa Pouye, le docteur Pape Saliou Mbaye, spécialiste en hépatologie et gastro-entérologie, et le docteur Ousmane Dièye, cardiologue. Leur mission est de produire un rapport circonstancié sur la capacité de Farba Ngom à supporter une incarcération prolongée.

Affaire François Mancabou : un témoin clé enfin entendu par la justice

Nouveau rebondissement dans l’affaire François Mancabou, du nom de ce membre présumé des Forces spéciales décédé en détention dans des circonstances controversées. Selon Libération, le juge du deuxième cabinet, chargé de l’instruction, a entendu ce lundi un témoin considéré comme central dans la manifestation de la vérité.

Il s’agit de Pape Mamadou Seck, lui-même arrêté dans le cadre du dossier dit des Forces spéciales de Pastef. Détenu au moment des faits, il aurait partagé une cellule avec François Mancabou et affirme avoir reçu de ce dernier des confidences directes avant sa mort. Des déclarations jugées suffisamment sérieuses pour justifier sa convocation officielle par le juge d’instruction.

Toujours selon Libération, d’autres détenus présents au commissariat central durant la même période ont également été entendus dans le cadre de cette affaire. L’objectif est clair : reconstituer avec précision les derniers jours de François Mancabou et éclairer les zones d’ombre qui persistent depuis son décès.

Affaire Baldé : Pathé sous les verrous, Ama bientôt rattrapé par la justice

L’arène sénégalaise traverse l’un de ses plus grands scandales judiciaires. À la croisée de la lutte, du chanvre indien, des violences policières et d’un soupçon de cavale familiale, l’affaire Baldé prend une tournure retentissante. Selon les informations exclusives de L’Observateur, ce dossier aux multiples ramifications implique directement des figures connues du monde de la lutte, à commencer par Pathé et Ama Baldé.

Dimanche dernier, l’ambiance à l’Arène nationale a été brutalement perturbée. Alors qu’il assistait tranquillement à un combat préliminaire, Pathé Baldé, frère cadet du célèbre Ama Baldé, a été interpellé par les agents du commissariat de Pikine. Il n’était pas là par hasard : son neveu Jacob Baldé figurait parmi les lutteurs programmés. Mais l’escale à l’Arène s’est transformée en séjour en garde à vue. Dès le lendemain, Pathé a été présenté au parquet.

Le Doyen des juges du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye n’a pas perdu de temps. Une information judiciaire a été ouverte contre lui. Mis en examen pour rébellion, outrage à agents et coups et blessures volontaires, il a été placé sous mandat de dépôt. Des charges lourdes qui pourraient lui valoir plusieurs années d’incarcération.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. En toile de fond, le parquet s’intéresse désormais à Ama Baldé lui-même, actuellement en séjour en France. D’après L’Observateur, le procureur a requis un mandat d’arrêt international contre la star de la lutte, accusée des mêmes infractions que son frère. Le Doyen des juges, qui suit le dossier de près, se montrerait favorable à cette requête. Si elle est validée, Ama Baldé pourrait être arrêté à l’étranger et extradé vers le Sénégal.

Autre nom cité dans ce dossier explosif : Julo Baldé, neveu du défunt Falaye Baldé. Il serait le point de départ de cette affaire qui a dégénéré en crise judiciaire. En mai dernier, Julo aurait été impliqué dans une agression violente avec vol de moto et de bijoux en or. C’est lors de la tentative d’arrestation menée par la police à leur domicile familial que la situation aurait dégénéré. Ama et Pathé se seraient violemment opposés à l’intervention, blessant un adjudant et provoquant l’échec de l’opération. Depuis, Julo est en cavale.

La fouille de la maison n’a fait qu’enfoncer un peu plus les membres du clan Baldé. Les enquêteurs y ont retrouvé 14 cornets de chanvre indien, une paire de ciseaux et d’autres éléments compromettants. Ces découvertes alimentent les soupçons d’activités illicites au sein de la famille, jusque-là très respectée dans le monde de la lutte.

Magal 2025 : Autorités religieuses et gouvernement en concertation pour les derniers réglages

À quelques semaines du Grand Magal de Touba, événement religieux majeur du calendrier sénégalais, les préparatifs s’accélèrent. Ce mardi, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a accueilli la réunion du Comité Régional de Développement (CRD) national, consacrée aux derniers ajustements avant le rassemblement. Présidée par le Ministre de l’Intérieur, la rencontre s’est tenue en présence de Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, porte-parole du Khalife général des Mourides et président du comité d’organisation du Magal, aux côtés des dignitaires religieux, des représentants de l’administration et des principaux acteurs engagés.

Lors de cette séance stratégique, le gouverneur de la région de Diourbel a présenté un état d’avancement précis des engagements pris. Sur les 127 points inscrits dans la feuille de route, 32 sont entièrement réalisés, 69 sont en cours de finalisation et 26 devraient l’être dans les prochains jours. Le taux global d’exécution est estimé à 80 %, reflet d’une mobilisation constante et coordonnée entre les différents services impliqués.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires, notamment la santé publique, l’hygiène, l’assainissement, l’approvisionnement en eau, la logistique, la sécurité des personnes et des biens, ainsi que l’amélioration générale du cadre de vie dans la ville sainte de Touba. Le cadre hebdomadaire des « Mercredis du Magal », instauré pour assurer un suivi régulier, permet aux équipes techniques et administratives de maintenir un haut niveau de coordination.

Prenant la parole, Serigne Bassirou Abdou Khadr a salué les efforts déployés par l’ensemble des acteurs, tout en insistant sur la nécessité de maintenir le rythme afin d’atteindre un taux d’exécution de 100 %. Il a également rappelé des points essentiels : le respect strict de l’interdiction de la conduite de charrettes par des mineurs, l’obligation de se conformer aux normes de construction, ainsi que la nécessité d’obtenir un permis de bâtir pour toute édification dans la ville sainte. Il a, en outre, souligné le rôle stratégique de Touba dans la répartition des ressources nationales.

Le Ministre de l’Intérieur a, quant à lui, salué l’efficacité et l’exemplarité du comité d’organisation. Il a réaffirmé l’engagement du Président de la République et du gouvernement à accompagner les préparatifs et à garantir les meilleures conditions de déroulement du Magal. Des prières ont été formulées pour la paix, la stabilité du pays et la réussite de cet événement spirituel de portée nationale et internationale.

Zac Mbao : Huit jeunes arrêtés en pleine séance de chanvre dans une maison en chantier

La nuit du 22 juillet 2025 a été marquée par une opération musclée de la police dans le quartier de Keur Mbaye Fall, à Zac Mbao. Alertés par une forte odeur de chanvre indien, des éléments du Commissariat d’arrondissement ont effectué une descente qui s’est soldée par l’interpellation de huit jeunes individus. Ces derniers ont été surpris en pleine session de consommation de drogue dans une maison en chantier située rue 10.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la patrouille de sécurisation sillonnait la zone lorsqu’elle a perçu une odeur suspecte émanant d’un bâtiment en construction. En s’approchant, les agents ont découvert un groupe de jeunes rassemblés autour d’un joint, dans une pièce envahie par la fumée. La scène, digne d’un repaire clandestin, a immédiatement poussé les forces de l’ordre à procéder à une fouille en règle.

La perquisition a permis de mettre la main sur un lot d’objets inquiétants, laissant entrevoir une organisation bien plus structurée qu’un simple regroupement de fumeurs. Deux cornets de chanvre indien, dont un déjà entamé, un joint encore fumant, une machette, un couteau, un taser électrique, une paire de ciseaux, une cartouche de calibre indéterminé, une corne à bout pointu et une bouteille remplie d’un liquide rose non identifié ont été saisis sur les lieux. Autant d’éléments qui orientent les enquêteurs vers la piste d’un groupe potentiellement impliqué dans des activités criminelles.

Les huit suspects ont été placés en garde à vue et font désormais l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes blanches et usage collectif de drogue. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’origine exacte du matériel saisi, ainsi que les intentions réelles du groupe. L’hypothèse d’un simple rassemblement de consommateurs de chanvre semble peu convaincante, au regard du profil de la saisie.

António Guterres : « Un moment décisif pour accélérer l’ère des énergies propres »

Dans un discours solennel, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dressé un état des lieux lucide de la transition énergétique mondiale. Selon lui, l’humanité est à la croisée des chemins : soit elle accélère la bascule vers les énergies propres, soit elle s’enlise dans un modèle fossile synonyme de chaos climatique, d’instabilité économique et d’injustice sociale.

Aujourd’hui, un tournant historique semble amorcé. En 2024, la quasi-totalité des nouvelles capacités électriques installées à travers le monde provenaient des énergies renouvelables. Les investissements dans ce secteur ont atteint un niveau record de 2 000 milliards de dollars, soit 800 milliards de plus que ceux injectés dans les énergies fossiles. Le solaire et l’éolien se sont imposés comme les sources d’électricité les moins chères de la planète. En plus de créer des millions d’emplois et de stimuler la croissance, les énergies propres offrent une stabilité face aux chocs géopolitiques et aux fluctuations du marché, contrairement aux combustibles fossiles toujours massivement subventionnés.

Guterres ne mâche pas ses mots : les pays qui persistent à s’accrocher aux énergies fossiles ne protègent pas leur économie, ils la sabotent. En agissant ainsi, ils se ferment à la plus grande opportunité économique du XXIe siècle et compromettent leur compétitivité future. L’énergie propre, en plus d’être durable, renforce la souveraineté des nations. Là où les hydrocarbures sont soumis à des crises d’approvisionnement, à des embargos ou à des flambées de prix, le soleil et le vent, eux, sont inépuisables et accessibles à tous.

L’énergie propre, c’est aussi un levier de justice sociale. Elle peut transformer la vie de centaines de millions de personnes encore privées d’électricité, notamment en Afrique, grâce aux technologies solaires décentralisées et aux innovations à petite échelle. Mais cette transition, pourtant inévitable, reste aujourd’hui trop lente et profondément inégale. Les pays en développement sont encore largement laissés pour compte, et les systèmes énergétiques mondiaux demeurent dominés par les énergies fossiles. Pire encore, les émissions mondiales continuent d’augmenter alors qu’elles devraient chuter drastiquement pour éviter un dérèglement climatique irréversible.

Face à cette situation, António Guterres appelle à une mobilisation mondiale à plusieurs niveaux. Il demande d’abord aux gouvernements de revoir leurs plans climat en relevant fortement leurs ambitions. Les Contributions déterminées au niveau national (CDN), attendues dans les mois à venir, doivent clairement tracer une trajectoire de sortie des énergies fossiles et s’aligner avec l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C. Le G20, responsable de 80 % des émissions, a un devoir d’exemplarité.

Il insiste ensuite sur la nécessité de moderniser les systèmes énergétiques pour exploiter pleinement le potentiel des renouvelables. À ce jour, pour chaque dollar investi dans les énergies vertes, à peine 60 centimes sont consacrés aux réseaux électriques et aux capacités de stockage, alors qu’un équilibre parfait est indispensable pour garantir la fiabilité de l’approvisionnement.

Autre priorité : orienter la demande énergétique vers le renouvelable, notamment dans les secteurs à forte consommation, comme les centres de données, dont les besoins pourraient égaler ceux du Japon d’ici 2030. Les grandes entreprises technologiques ont, selon Guterres, une responsabilité dans l’alimentation de leurs infrastructures en électricité verte.

Il insiste également sur la nécessité d’une transition juste, qui tienne compte des travailleurs dépendants des combustibles fossiles, mais aussi des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Celles-ci sont aujourd’hui entachées de violations des droits humains, de dégradations environnementales et d’une marginalisation des pays en développement, relégués aux maillons les moins rentables.

Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement sont fragiles et le commerce mondial fragmenté, le Secrétaire général exhorte les États à coopérer pour diversifier la production d’équipements verts, réduire les barrières douanières et adapter les traités d’investissement afin qu’ils soutiennent activement la transition énergétique.

Enfin, Guterres alerte sur le sous-financement chronique des pays du Sud. Il rappelle que l’Afrique, bien que disposant de 60 % du potentiel solaire mondial, n’a attiré que 2 % des investissements en 2024. Il appelle à une mobilisation internationale pour alléger le fardeau de la dette, réformer les banques multilatérales de développement et inciter les investisseurs à revoir leurs grilles d’évaluation, afin de mieux intégrer les risques climatiques et le potentiel des énergies propres.

En conclusion, António Guterres dépeint une vision ambitieuse, mais réaliste : celle d’un avenir où l’énergie est propre, abondante, bon marché, et accessible à tous. Un avenir où les nations retrouvent leur autonomie énergétique et où l’électricité devient un bien commun mondial. Pour y parvenir, il faut agir maintenant. Car, comme il le martèle, la transition énergétique est en marche, mais elle doit aller plus vite, et surtout être plus équitable. « Nous avons aujourd’hui une occasion unique d’accélérer la transition mondiale. Saisissons-la. »

Affaire Farba Ngom : La Chambre d’accusation rejette l’inculpation pour association de malfaiteurs

Dans le dossier judiciaire visant Farba Ngom, maire d’Agnam et figure politique influente de la région de Matam, un tournant décisif vient d’être enregistré. La Chambre d’accusation financière a rejeté la demande d’inculpation pour association de malfaiteurs en bande criminelle organisée, formulée par le procureur dans le cadre d’un réquisitoire supplétif.

L’information a été confirmée par l’un des avocats de Farba Ngom, Me Baboucar Cissé, qui s’est félicité de cette décision. Selon lui, la requête du parquet manquait de fondement juridique solide et relevait davantage d’un acharnement que d’une démarche fondée sur des éléments probants.

Dans la même veine, la Chambre a confirmé le placement sous bracelet électronique des deux frères de Farba Ngom, Ismaïla et Birane Ngom. Le parquet, qui souhaitait leur incarcération, a également vu sa demande rejetée.

Pour rappel, cette affaire, aux multiples ramifications, avait connu un rebondissement avec l’élargissement des chefs d’inculpation. Mais la Chambre d’accusation semble désormais vouloir recentrer le dossier sur les faits établis, écartant les charges jugées excessives.

Cette décision, qui allège la pression judiciaire sur Farba Ngom et ses proches, pourrait relancer les spéculations politiques autour de son avenir au sein du landerneau politique national.

AFFLUENCE RECORD À REBEUSS – Badara Gadiaga : un héros entre quatre murs

À Rebeuss, Badara Gadiaga ne cesse de gagner en stature. Devenu le détenu le plus sollicité du pays, il reçoit un nombre impressionnant de visites, au point que seules les personnes de sa famille peuvent désormais le voir. Si l’objectif était de le réduire au silence, sa détention est en train de forger, à l’abri des projecteurs, une figure politique d’envergure. Souvent, la prison ne brise pas les voix libres ; elle les façonne ! Elle polit l’homme politique, le journaliste ou tout citoyen dont la liberté d’expression dérange.

À la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss, un phénomène sans précédent est en train de se produire. Depuis son incarcération, Badara Gadiaga, chroniqueur au verbe tranchant et à la popularité grandissante, attire une foule sans commune mesure. Il est aujourd’hui, et de loin, le prisonnier le plus sollicité du Sénégal. Jamais un détenu n’a reçu autant de visites en si peu de temps. Le nom de Badara Gadiaga résonne désormais bien au-delà des murs de sa cellule. Un monstre politique est né !
Selon des informations recueillies par « Le Dakarois Quotidien », les visiteurs se pressent chaque jour aux portes de la prison de Reubeuss, venant des quatre coins du pays, mais aussi de l’étranger. Des États-Unis d’Amérique jusqu’aux régions les plus reculées du Sénégal, tous veulent apercevoir, saluer ou, simplement, témoigner leur soutien à celui qui, en quelques jours, est devenu une véritable icône. Face à l’affluence record, l’administration pénitentiaire a dû prendre des mesures drastiques. Selon notre source, seuls les membres de sa famille proche sont désormais autorisés à lui rendre visite. Une restriction rendue nécessaire tant la liste d’attente s’allonge chaque jour.
Sans doute fatigué par cette effervescence permanente, Badara Gadiaga peine même à trouver un moment de répit. Le flot continu de demandes de visites, courriers, et messages de solidarité laisse peu de place à l’intimité ou au repos. Pourtant, loin de l’affaiblir, cette situation semble le propulser encore davantage sous les projecteurs. Loin de tomber dans l’oubli comme certains l’espéraient peut-être, le chroniqueur de Jakaarlo Bi s’impose peu à peu comme l’une des figures les plus marquantes de cette période post-alternance.
En effet, les signes ne trompent pas. Lors de sa simple convocation à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), des centaines de personnes avaient spontanément afflué pour le soutenir. Une scène qui rappelle les grandes mobilisations populaires, mais qui, depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Diomaye–Sonko, n’a même pas été égalée par les rares marches autorisées.
Ce que l’on observe aujourd’hui à Reubeuss dépasse le cadre carcéral. C’est un fait politique majeur. L’arrestation de Badara Gadiaga, loin d’éteindre sa voix, a réveillé une dynamique inédite. Il cristallise frustrations, espoirs et admiration. Loin des partis traditionnels, doctrines et appareils politiques, c’est dans l’univers carcéral que semble s’écrire une nouvelle page de l’engagement populaire.
Badara Gadiaga, qui ose dire, sans écart de langage, ce que bon nombre de ses concitoyens pensent, n’est plus simplement un chroniqueur emprisonné. Il est devenu un symbole. Et dans ce tumulte de soutien populaire, un constat s’impose : un monstre politique est bel et bien né !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°519 – 23/07/2025

🔴 AFFLUENCE RECORD À REBEUSS / BADARA GADIAGA : UN HÉROS ENTRE QUATRE MURS
🔴 L’EX-DG D’ANAMO CITÉ DANS UNE AFFAIRE DE 600 MILLIONS F CFA : MAODO MALICK MBAYE TOMBE

🔴 LSFP / CANDIDATURE DE MOHAMED DJIBRIL WADE : UN PROFIL QUI COCHE TOUTES LES CASES
🔴 CRÉATION D’UNE FÉDÉRATION NATIONALE : LA LUTTE SÉNÉGALAISE FRANCHIT UN CAP

Affaire Anamo : Maodo Malick Mbaye, ex-DG, placé sous mandat de dépôt dans un dossier de 600 millions FCFA

L’affaire de détournement présumé de fonds publics à l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) franchit un nouveau cap. Ce jeudi 23 juillet 2025, Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’agence, a été placé sous mandat de dépôt, selon des informations révélées par Dakaractu. Il est au cœur d’une enquête portant sur un détournement présumé de 600 millions de francs CFA, une affaire qui remonte à la période du régime de l’ancien président Macky Sall.

Tout est parti d’une plainte déposée par l’actuel directeur général de l’Anamo, Omar Ndiaye. Cette initiative a déclenché une série d’arrestations ciblant plusieurs anciens responsables de l’agence, dont l’ex-directeur administratif et financier (DAF), déjà interpellé dans le cadre de la même affaire. Le scandale concerne une gestion financière jugée opaque, avec des soupçons de détournements massifs au détriment des finances publiques.

L’enquête judiciaire s’est accélérée ces dernières semaines, mettant à nu de possibles pratiques frauduleuses ayant affecté les caisses de l’Anamo. Le montant en question – 600 millions de FCFA – fait l’objet d’un audit et d’un examen minutieux par les autorités compétentes. Plusieurs documents comptables, signatures et bons de commande seraient au centre des investigations, afin de retracer la chaîne des responsabilités.

Mis en cause par son ancien directeur administratif et financier, Maodo Malick Mbaye s’était exprimé il y a quelques semaines depuis l’étranger, niant fermement toute implication. « Je n’ai posé aucun acte délictuel dans la gestion du dossier en question. S’il y a imitation de signature, le coupable est clairement identifié », avait-il déclaré, tout en rejetant l’idée d’être utilisé comme « bouc émissaire ».

Son retour au Sénégal et sa mise en détention préventive relancent l’affaire, que beaucoup suivent avec attention, tant elle soulève des interrogations sur la gestion passée d’organismes publics sous l’ancien régime.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique marqué par une volonté de « rupture » prônée par les nouvelles autorités. Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko a affiché sa détermination à faire la lumière sur la gestion des ressources publiques durant les années Macky Sall. De nombreux dossiers ont été rouverts, notamment dans les domaines de la gouvernance financière et des passations de marchés publics.

Le placement sous mandat de dépôt de Maodo Malick Mbaye ouvre désormais la voie à une possible mise en accusation formelle. La justice devra déterminer les responsabilités précises de chacun des acteurs impliqués dans cette affaire. L’opinion publique, de son côté, attend des réponses claires, dans un climat où les attentes en matière de reddition des comptes sont plus fortes que jamais.

Seydi Gassama défend OSIWA : « L’État est le premier bénéficiaire des subventions »

Au cœur d’un débat vif autour de la Fondation Open Society pour l’Afrique de l’Ouest (OSIWA), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications importantes. Face aux nombreuses critiques qui circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux à propos de cette organisation active au Sénégal depuis 2000, il a souhaité rétablir certaines vérités dans une publication sur sa page Facebook.

Seydi Gassama souligne d’emblée que la démarche la plus responsable, intellectuelle et journalistique, aurait été de se rendre au siège d’OSIWA afin de s’informer directement sur ses programmes et ses activités au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine. Il déplore cependant que beaucoup préfèrent se contenter de déclarations péremptoires provenant de personnes se présentant comme experts, mais qui ne font que relayer des opinions sans fondement dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal tient à rappeler que l’État sénégalais est en réalité le principal bénéficiaire des subventions octroyées par OSIWA. Il explique que de nombreux secteurs gouvernementaux ont reçu ce soutien financier dans le cadre de projets spécifiquement identifiés et validés par les autorités nationales. Ainsi, loin d’être une structure agissant en marge, la Fondation collabore étroitement avec les institutions publiques pour accompagner le développement et la mise en œuvre de politiques publiques.

Par ailleurs, Seydi Gassama insiste sur le rôle fondamental que joue OSIWA dans le soutien à la société civile, un acteur clé pour la consolidation de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Il rappelle que ce soutien contribue à renforcer les capacités des organisations locales, favorisant ainsi une meilleure participation citoyenne et un contrôle plus effectif des pouvoirs publics.

En somme, cette prise de parole vise à nuancer les critiques et à mettre en lumière l’importance du partenariat entre OSIWA, l’État sénégalais et la société civile pour le progrès démocratique et social dans la région. Face à la désinformation ambiante, Seydi Gassama invite donc à un regard plus informé et équilibré sur le rôle de cette fondation.

Renforcement des liens diplomatiques : Le Président de l’Assemblée nationale du Vietnam reçu en grande pompe à Dakar par El Malick Ndiaye

Le mardi 22 juillet 2025 restera une date mémorable dans l’histoire des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam. Pour la toute première fois depuis l’établissement des liens officiels il y a 56 ans, Son Excellence Trân Thanh Mân, Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, a été accueilli à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye. Cette visite officielle, accompagnée d’une délégation impressionnante de 140 membres comprenant parlementaires, ministres, maires et représentants du secteur privé, marque un tournant majeur dans la coopération bilatérale.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté conjointe des deux pays de renforcer la diplomatie parlementaire, un vecteur essentiel pour consolider leurs relations. En effet, la diplomatie entre institutions législatives ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération multiforme, allant bien au-delà des relations traditionnelles. Pour le Sénégal, ce rapprochement avec le Vietnam représente une opportunité stratégique d’approfondir ses partenariats internationaux et d’élargir ses horizons économiques et politiques.

Durant son séjour, le Président Trân Thanh Mân est attendu pour des entretiens de haut niveau avec le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, puis avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces discussions promettent d’aborder des sujets clés portant sur le renforcement des échanges économiques, agricoles et législatifs entre les deux pays.

Plusieurs accords bilatéraux devraient être signés à cette occasion. Ces accords porteront sur des domaines stratégiques, notamment la coopération interparlementaire, l’économie et l’agriculture. Ils symbolisent un engagement mutuel à développer des projets communs et à favoriser un développement durable au bénéfice des deux nations. Cette étape illustre également la volonté des deux États d’adopter une démarche pragmatique et innovante dans leur collaboration.

Le communiqué officiel publié par l’Assemblée nationale du Sénégal insiste sur l’importance de cette visite pour la diplomatie parlementaire, présentée comme un levier fondamental pour la paix, la stabilité et le progrès social. En effet, en rapprochant leurs institutions législatives, le Sénégal et le Vietnam se donnent les moyens de renforcer la gouvernance démocratique tout en promouvant une coopération basée sur le respect mutuel et l’intérêt commun.

Cette visite historique, fruit d’une relation diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle, ouvre ainsi une nouvelle ère d’échanges fructueux entre Dakar et Hanoï. Elle témoigne de la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour un avenir plus prospère, en mettant la diplomatie parlementaire au centre de leur stratégie commune. Le Sénégal et le Vietnam réaffirment par cet événement leur détermination à bâtir un partenariat solide, durable et porteur d’espoir pour leurs peuples respectifs.

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Recrutement exceptionnel de formateurs : une impulsion majeure pour la formation professionnelle au Sénégal

Dans une volonté affirmée de moderniser la formation professionnelle et d’assurer une meilleure insertion des jeunes dans le tissu économique, le gouvernement du Sénégal a annoncé un recrutement exceptionnel de deux cents formateurs. Cette mesure phare s’inscrit dans le cadre de la « Grande Offensive Présidentielle pour la Formation Professionnelle et Technique », une stratégie portée par les plus hautes autorités du pays pour répondre aux exigences du développement national.

Dans un communiqué officiel daté du 22 juillet 2025, le ministère de la Formation professionnelle et technique a précisé que ce recrutement vise à renforcer l’encadrement pédagogique dans les filières dites prioritaires. Il s’agit notamment de filières identifiées comme vecteurs de croissance dans le cadre de l’Axe stratégique intitulé « Capital humain de qualité et équité sociale » inscrit dans l’Agenda National de Transformation – Vision Sénégal 2050. L’enjeu est de taille : améliorer la qualité de la formation, territorialiser l’offre éducative technique et aligner les compétences formées sur les besoins concrets du marché du travail.

Le gouvernement entend ainsi doter les établissements de formation d’un personnel qualifié, capable de transmettre aux apprenants les savoir-faire techniques attendus dans les secteurs porteurs. Cette mesure s’inscrit également dans un effort d’équité sociale, visant à garantir un accès plus équilibré à une formation de qualité sur l’ensemble du territoire sénégalais. Elle répond aussi à un impératif économique, celui de renforcer la compétitivité des entreprises à travers la disponibilité d’une main-d’œuvre formée, opérationnelle et adaptée aux mutations de l’économie.

Le ministère a par ailleurs annoncé que, conformément aux instructions du Premier ministre, les détails relatifs aux filières ciblées, aux profils recherchés, aux quotas de recrutement, ainsi qu’aux modalités pratiques de dépôt des candidatures, seront communiqués très prochainement. Le processus de sélection, promet l’autorité, se déroulera dans un esprit de transparence, de mérite, d’équité et d’excellence.

Ce recrutement exceptionnel constitue une nouvelle étape dans la politique de valorisation du capital humain, élément central du plan Sénégal 2050. Il s’inscrit dans une logique de transformation structurelle de l’économie par l’éducation technique et la formation professionnelle, avec pour objectif final d’ouvrir aux jeunes Sénégalais les portes de l’emploi durable et de la réussite sociale.

CAMES 2025 : L’Université Iba Der Thiam de Thiès signe un sans-faute avec un taux de réussite de 100 %

L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) continue de s’imposer comme un pôle académique de référence au Sénégal et dans la sous-région. À l’issue de la 47ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) du CAMES, l’institution universitaire a enregistré un taux de réussite exceptionnel de 100 %, selon un communiqué officiel de l’université.

Neuf candidats présentés, neuf candidats admis. Un bilan sans appel qui place l’UIDT au sommet des universités sénégalaises pour cette édition 2025 du prestigieux concours d’aptitude aux grades universitaires. Les résultats publiés font état de trois nouveaux professeurs titulaires, deux professeurs assimilés et quatre maîtres de conférences titulaires issus de cette université publique.

Ce succès n’est pas une première pour l’UIDT. En 2024 déjà, elle avait atteint un taux de réussite parfait, avec 13 candidats retenus sur 13 présentés. En 2023, elle avait réalisé un score de 95,65 %, avec 44 enseignants admis sur un total de 46. Une régularité dans l’excellence qui confirme la montée en puissance de l’université thiessoise dans le paysage de l’enseignement supérieur sénégalais.

Pour l’administration universitaire, ces performances traduisent non seulement la qualité de l’encadrement académique au sein de l’UIDT, mais aussi la rigueur dans la préparation des dossiers de candidature. « Ces résultats témoignent de l’excellence de la qualité de l’enseignement à l’UIDT mais aussi de l’efficacité dans le suivi des dossiers de candidature », peut-on lire dans le communiqué.

En obtenant un taux de réussite de 100 % pour la deuxième année consécutive, l’Université Iba Der Thiam de Thiès renforce sa réputation et contribue à élever le niveau de l’enseignement supérieur national, tout en affirmant sa place dans l’espace académique africain.

Trafic de drogue à Thiès : une course-poursuite nocturne, un 4×4 abandonné et 92 paquets de chanvre saisis

La lutte contre le narcotrafic vient de connaître un tournant spectaculaire à Thiès. Dans la soirée du mardi 22 juillet 2025, une opération de contrôle menée par la compagnie de Gendarmerie de la région a permis la saisie d’une importante quantité de chanvre indien, abandonnée par ses convoyeurs dans un véhicule tout-terrain.

Tout commence aux abords du Centre National d’Entraînement des Forces d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (CNEFIGN), alors qu’une patrouille de routine est en cours. Les gendarmes aperçoivent un 4×4 dont le comportement éveille immédiatement les soupçons. Le véhicule ralentit, puis ses occupants prennent la fuite à pied à la vue des forces de l’ordre, abandonnant l’engin sur place.

Réagissant rapidement, les autorités déclenchent une opération de ratissage. Appuyés par les éléments de la brigade de Notto Diobass et de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Thiès, les gendarmes investissent la zone. Leur persévérance est récompensée : quatre grands sacs sont retrouvés dans le véhicule, contenant un total de 92 paquets de chanvre indien soigneusement emballés.

Les premiers recoupements révèlent que le même véhicule avait été signalé quelques heures plus tôt pour avoir forcé un poste de péage, avant de prendre la direction de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Un comportement jugé hautement suspect, qui avait déjà mis en alerte certaines unités de sécurité.

Le véhicule ainsi que la cargaison ont été conduits à la brigade pour les besoins de l’enquête. Une procédure judiciaire est en cours pour identifier les membres du réseau en fuite. Cette nouvelle saisie confirme une fois de plus l’intensité du trafic de chanvre indien dans la région de Thiès et la détermination des forces de sécurité à enrayer ce fléau.

Sandiara : 175 kg de chanvre indien saisis en pleine nuit sur une charrette abandonnée

Dans la nuit du 20 au 21 juillet 2025, la Brigade de Proximité de Sandiara a mené une opération de lutte contre le trafic de drogue qui restera dans les annales. Grâce à un renseignement exploité avec rigueur, les gendarmes ont intercepté une importante cargaison de chanvre indien, abandonnée par son convoyeur en pleine nuit.

Tout a commencé quelques jours auparavant, lorsque les forces de sécurité ont été informées d’un mouvement suspect dans la zone. Un débarquement de produits illicites étant redouté, un dispositif de surveillance a aussitôt été mis en place dans les environs. L’objectif était clair : piéger les trafiquants en flagrant délit.

Dans l’obscurité, les gendarmes repèrent une charrette suspecte circulant discrètement. La patrouille suit l’attelage avec précaution, jusqu’au moment où le conducteur, réalisant qu’il est surveillé, décide de s’enfuir à pied, abandonnant la charrette sur place. Profitant de la nuit, il parvient à disparaître dans la nature.

Sur l’engin abandonné, les éléments de la brigade découvrent cinq colis bien emballés, contenant au total 175 kilogrammes de chanvre indien. La charrette a été saisie comme élément de preuve, et une enquête a été immédiatement ouverte pour retrouver le ou les auteurs de cette tentative de trafic.

Cette saisie spectaculaire illustre une fois de plus la détermination sans faille des autorités à lutter contre le narcotrafic, notamment dans les zones rurales souvent utilisées comme points de transit. À Sandiara, cette opération coup de poing confirme l’engagement des forces de l’ordre à sécuriser durablement le territoire.

Thiès : Un trafic de chanvre indien démantelé au quartier Silmang, 2,5 kg saisis lors d’une opération nocturne

Une opération de sécurisation nocturne menée par les éléments du Commissariat du 1er arrondissement de Thiès a permis, dans la nuit du 20 juillet 2025, de démanteler un réseau de trafic de chanvre indien dans le quartier Silmang. L’intervention s’est soldée par l’interpellation d’un suspect et la saisie d’une importante quantité de drogue.

Tout a commencé lorsqu’une patrouille a repéré deux individus au comportement suspect dans une zone faiblement éclairée. L’attitude nerveuse et furtive des deux hommes a aussitôt éveillé les soupçons des agents, qui ont réussi à mettre la main sur l’un d’eux tandis que l’autre prenait la fuite. La fouille du suspect a permis de retrouver dix cornets de chanvre indien, manifestement préparés pour être écoulés dans les environs.

Les investigations n’en sont pas restées là. Conformément aux procédures, une perquisition a été immédiatement menée au domicile du mis en cause, situé à Silmang. Les policiers y ont fait une découverte significative : 2,5 kilogrammes de chanvre indien, soigneusement dissimulés dans sa chambre. Cette quantité, ajoutée à l’emballage soigné et aux indices recueillis sur place, témoigne d’une organisation structurée, suggérant un trafic bien établi.

Placé en garde à vue, le suspect devra répondre des chefs d’accusation de trafic de drogue et d’offre et cession de produits illicites. L’enquête est toujours en cours, les forces de l’ordre tentant à présent de remonter la filière pour identifier d’éventuels complices et démanteler tout le réseau.

Cette opération illustre une fois de plus la détermination de la police à lutter contre le fléau du trafic de stupéfiants, qui mine les quartiers et menace la jeunesse. À Thiès, la vigilance des autorités semble porter ses fruits.

Crise à la Poste : Tamsir Sall dénonce l’absence de stratégie et propose une réforme audacieuse pour relancer l’institution

Face aux difficultés chroniques que traverse la Poste sénégalaise, Tamsir Sall, président du Mouvement AFAF, a choisi de briser le silence. Dans une note rendue publique, il alerte sur l’état préoccupant de cette structure publique qu’il estime essentielle pour l’économie nationale, et avance une proposition aussi singulière qu’audacieuse pour sa relance.

Selon lui, la crise actuelle de la Poste est symptomatique d’un mal plus profond : l’absence de vision stratégique, de planification efficace et de lisibilité dans la gestion. « L’économie sénégalaise est actuellement plongée dans une baie de sable mouvant. Il appartient désormais à tout un chacun, de quelque bord qu’il se situe, d’apporter sa contribution pour éviter que notre cher Sénégal ne soit englouti », avertit-il en introduction.

À travers son plaidoyer, Tamsir Sall ne se contente pas d’un diagnostic. Il propose une série de mesures structurantes, qu’il qualifie de solution pratique, pour redresser cette institution en difficulté. Sa « recette » repose sur une législation inédite visant les acteurs économiques étrangers opérant sur le sol sénégalais.

L’idée centrale est d’obliger toute personne étrangère résidant au Sénégal, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 500 millions de francs CFA, à ouvrir un compte exclusivement à la Poste. Selon lui, cela permettrait à la structure d’élargir considérablement sa base clientèle, tout en injectant des ressources financières nouvelles dans ses circuits.

Mais il va plus loin : il appelle à l’adoption de trois lois précises par l’Assemblée nationale. La première rendrait obligatoire pour les étrangers concernés l’ouverture d’un compte à la Poste. La seconde interdirait formellement à ces mêmes personnes d’ouvrir un compte dans une autre institution bancaire. La troisième criminaliserait la thésaurisation de liquidités par les ressortissants étrangers établis au Sénégal.

Derrière cette proposition, Tamsir Sall poursuit un triple objectif : renforcer la visibilité des flux financiers générés par les étrangers, améliorer la fiscalisation de leurs revenus, et revitaliser la Poste par un afflux contrôlé de capitaux.

À ses yeux, cette mesure serait salvatrice. « Cette réforme permettra sans nul doute à la Poste de se refaire une peau neuve et de sortir de sa longue et douloureuse agonie », conclut-il, non sans insister sur le caractère urgent de la situation.

La note de Tamsir Sall intervient dans un contexte où plusieurs structures publiques souffrent d’un manque de ressources et d’une crise de confiance. Sa proposition, bien qu’ambitieuse, risque de susciter un large débat, notamment en ce qui concerne sa faisabilité juridique et son impact sur les investissements étrangers.

Cybercriminalité : El Hadj Babacar Dioum alias « Kocc Barma » écroué pour une affaire tentaculaire

Le mardi 22 juillet 2025 restera une date charnière dans l’histoire judiciaire sénégalaise. El Hadj Babacar Dioum, connu du grand public sous le pseudonyme de « Kocc Barma », a été placé sous mandat de dépôt après avoir été présenté au procureur. L’homme est poursuivi pour une série d’infractions d’une extrême gravité, parmi lesquelles la diffusion de contenus pornographiques et pédopornographiques, atteinte à la vie privée, chantage, extorsion de fonds, menaces, blanchiment de capitaux et usage de faux documents administratifs.

À l’origine de cette procédure, une enquête méticuleuse menée par les services spécialisés dans la cybersécurité. Les investigations ont permis de lever le voile sur un système structuré et hautement préjudiciable. Les enquêteurs ont découvert une quantité impressionnante de contenus illicites, parmi lesquels figurent plus de 9 000 fichiers compromettants, dont 407 sextapes et 4 191 vidéos en attente d’exploitation. Le prévenu aurait, selon les premières révélations, extorqué pas moins de 93 millions de francs CFA à ses nombreuses victimes. Dix-huit téléphones portables ont été saisis, ce qui témoigne de l’ampleur de ses activités numériques.

Derrière le pseudonyme provocateur de « Kocc Barma », se dissimule un administrateur de société né à Dakar en 1987. Pendant des années, il a animé une plateforme très controversée, se présentant comme un justicier autoproclamé, dénonçant l’immoralité à coups de publications violant la vie privée d’individus. Nombreux sont ceux qui, au fil du temps, avaient tiré la sonnette d’alarme face aux agissements de cet homme dont l’activité sur internet provoquait régulièrement indignation, humiliation publique et détresse psychologique.

L’affaire fait l’effet d’une onde de choc. Elle ravive les appels à un renforcement des lois contre la cybercriminalité et la protection des données personnelles. Pour les familles de victimes, ce placement sous mandat de dépôt est un premier pas vers la justice. Pour l’État et les autorités judiciaires, c’est aussi une alerte face à l’urgence de contrôler plus efficacement les dérives numériques et les plateformes qui échappent aux règles de l’éthique.

Alors que l’enquête se poursuit, le sort de celui qui incarnait le visage le plus sulfureux de la cyberviolence au Sénégal est désormais entre les mains de la justice. Ce dossier marque sans doute le début d’un tournant majeur dans la lutte contre les crimes numériques dans le pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°518 – 22/07/2025

🔴 « LE SÉNÉGAL NE SERA JAMAIS UNE DICTATURE DE TRANSITION » : BARTH’ DÉFIE LE TANDEM
🔴 KEUR MOUSSA / LE VICARIAT ET LA FAMILLE FILFILI ACCUSÉS DE SPOLIATION FONCIAIRE : LES HABITANTS DÉTERMINÉS À MOURIR POUR LEUR TERRE

🔴 ZIGUINCHOR / DON MÉDICAL DE 10 MILLIONS F CFA : NICOLAS JACKSON JOUR SOLIDAIRE
🔴 PRÉPARATIFS AFROBASKET FÉMININ 2025 : LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE AU MALI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°517 – 21/07/2025

🔴 « INSULTEZ CEUX QUI INSULTENT OUSMANE SONKO », DIT LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE, DU PÉTROLE ET DES MINES AUX MILITANTS DE PASTEF : ENCORE LUI !
🔴 CRISE DE GOUVERNANCE ET SÉQUELLES POST TRAUMATIQUES : ÉLIMANE KANE PRESCRIT UN PSY À SONKO

🔴 LUTTE : SITEU DÉCHIRE LE MYTHE BG2 !
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL : LES JUNIORS DU CASA SPORTS DÉCROCHENT LE TITRE

Lutte contre le faux monnayage et le trafic illicite : les Douanes sénégalaises saisissent plus de 3,5 milliards de francs CFA en billets noirs et médicaments contrefaits

Les Douanes sénégalaises intensifient leur croisade contre la criminalité économique. Entre fin juin et mi-juillet 2025, plusieurs opérations menées dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine et Saint-Louis ont permis la saisie de billets noirs d’une valeur de plus de 3,58 milliards de francs CFA ainsi que de plus de 600 kg de faux médicaments. Des actions coordonnées et décisives qui témoignent de la vigilance accrue des unités douanières sur l’ensemble du territoire national.

La plus importante saisie a été opérée le 28 juin 2025 par la Brigade mobile des Douanes de Fatick, suite à l’exploitation d’un renseignement stratégique. Un premier suspect a été arrêté à Foundiougne, dans une maison en construction où il avait dissimulé un carton rempli de billets noirs. L’enquête a rapidement mené les agents vers un deuxième complice, appréhendé à Fatick, au quartier Ndiaye-ndiaye.

Leur butin : 679 coupures en euros dissimulées dans des cartons, représentant une contrevaleur estimée à 3.390.075.000 francs CFA. Les deux individus ont été placés à la disposition du Parquet financier, qui devra établir les ramifications de ce réseau de faux monnayeurs.

Le 17 juillet 2025, la Brigade mobile des Douanes de Nioro, relevant de la Subdivision de Kaolack, a réalisé une autre saisie importante. Agissant sur la base d’un renseignement, les douaniers ont fait irruption dans une auberge de Kaolack où un faussaire, âgé d’une quarantaine d’années, conservait 3400 coupures de 100 dollars en billets noirs. La valeur estimée de cette fausse monnaie atteint 191 millions de francs CFA. Le mis en cause a été interpellé et remis à la justice.

La lutte contre le trafic de produits pharmaceutiques illicites se poursuit également. À Kaffrine, la Brigade mobile des Douanes a mis la main sur 581 kg de faux médicaments, transportés à bord d’une Peugeot 307 break. Pris en filature sur l’axe Kaffrine-Mbar, le véhicule a été stoppé à Colobane, sur la route de Mbacké, après une course-poursuite. Le chargement, composé essentiellement de comprimés de Chlorphenamine, est estimé à 189 millions de francs CFA avec le véhicule. Un individu a été arrêté et déféré au Parquet de Kaffrine.

Au nord du pays, la Brigade mobile des Douanes de Richard-Toll a intercepté, le 07 juillet 2025 vers 3h30 du matin, une importante cargaison au débarcadère de Ndiaw. La saisie comprend 3363 boîtes de produits vétérinaires et 826 boîtes de médicaments contrefaits, pour une contrevaleur estimée à 26 millions de francs CFA.

Dans un communiqué publié par sa Division de la Communication, l’Administration des Douanes sénégalaises a réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité économique et financière, notamment le faux monnayage, le trafic de faux médicaments et autres activités illicites mettant en péril l’économie nationale et la santé publique.

Crise de gouvernance et séquelles posttraumatiques : Elimane Kane appelle à une prise en charge psychologique du Premier ministre Ousmane Sonko

Dans une intervention dense et sans filtre, Elimane Kane, président de l’organisation Legs Africa et figure majeure de la société civile sénégalaise, a pris la parole ce dimanche 20 juillet 2025 sur le plateau de l’émission « FACE AU JURY » diffusée sur Pressafriktvhd. L’invité du jour n’a pas mâché ses mots pour décrire l’état du pays, la profondeur des blessures sociales et politiques laissées par les années de tension, et la nécessité urgente d’une justice réparatrice pour espérer panser les plaies de la nation. Il a également appelé à une approche humaine vis-à-vis du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il juge psychologiquement marqué par les événements récents.

Pour Elimane Kane, la réconciliation nationale, régulièrement brandie comme mot d’ordre depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, ne pourra pas être effective tant que les traumatismes vécus entre 2021 et 2024 n’auront pas été reconnus et traités. Selon lui, la douleur est encore vive chez de nombreuses familles sénégalaises, marquées par la perte d’un proche, les blessures physiques ou les séquelles psychologiques consécutives aux multiples épisodes de répression.

« C’est un traumatisme psychique qui n’est pas encore réglé. Il touche même les gouvernants. La réconciliation ne pourra pas se faire aussi facilement parce que le mal est profond », a-t-il déclaré. Dans cette logique, il appelle à un processus de vérité et justice pour établir les responsabilités et rendre justice aux victimes. À ses yeux, la solution se trouve entre les mains de la justice : « Ce que le Sénégal a vécu, il faut le vider judiciairement, sinon tout peut éclater à nouveau. »

L’intervention d’Elimane Kane prend une tournure plus directe lorsqu’il évoque Ousmane Sonko, l’actuel Premier ministre et figure centrale de l’opposition sous l’ancien régime. Il affirme que ce dernier est lui-même une victime collatérale de cette instabilité, mais également un acteur central des événements ayant mené à des pertes humaines.

« Ousmane Sonko a subi des procès, des mesures administratives injustes, des restrictions de liberté. Mais il est aussi la raison principale pour laquelle beaucoup de jeunes sont sortis manifester, parfois au péril de leur vie. Le lien entre son vécu personnel et le bilan humain est fort. Il porte ce poids. Et ça, c’est un traumatisme. »

C’est dans ce sens qu’il suggère que le Premier ministre bénéficie d’un accompagnement psychologique. Il insiste sur le fait qu’un tel soutien ne relève pas de la faiblesse mais de la lucidité et du devoir d’introspection pour un homme appelé à diriger le gouvernement dans une période aussi sensible.

« Si j’étais un de ses proches, je lui dirais : Monsieur le Premier ministre, vous devez avoir une prise en charge psychologique. Il a besoin de parler, de se libérer. Tant qu’il garde tout à l’intérieur, il va s’énerver facilement, il va faire des sorties inappropriées, comme on l’a vu récemment. Et cela peut nuire au pays. »

Le président de Legs Africa a également évoqué la difficulté de passer en quelques semaines de prisonnier politique à chef de gouvernement, dans un contexte où l’État lui-même est exsangue. Pour lui, le décalage entre les attentes immenses des populations et les réalités de la gestion publique crée un second choc, difficile à absorber.

« Ousmane Sonko est passé de la cellule au Palais. On lui a confié une mission historique. Mais une fois au pouvoir, il découvre un État délabré, des moyens limités, une économie à bout de souffle, et des citoyens impatients. Cela crée une dissonance terrible entre ses convictions de campagne et la dure réalité. C’est un second traumatisme. »

Dans son intervention, Elimane Kane a martelé qu’aucune reconstruction nationale ne pourra être durable si la vérité n’est pas dite sur les responsabilités politiques et sécuritaires des dernières années. « Il faut établir une vérité historique sur la période 2021-2024. Ce n’est qu’à ce prix qu’on pourra véritablement tourner la page. » Il estime que la justice doit avoir les mains libres pour statuer, juger, et refermer les dossiers ouverts dans la douleur.

Enfin, il a lancé un appel aux nouvelles autorités, les invitant à faire preuve de plus d’ouverture et à renforcer la transparence dans la gestion des dossiers de souveraineté et de refondation de l’État. Il préconise la mise en place de commissions de spécialistes indépendants, capables d’épauler le pouvoir dans ses décisions stratégiques.

L’intervention d’Elimane Kane agit comme un rappel fort que la politique ne se résume pas aux discours et aux plans d’action, mais touche aussi à l’intime, au psychologique, au vécu profond des acteurs comme des citoyens. Pour lui, si le Sénégal veut guérir durablement, il devra commencer par reconnaître ses blessures et soigner ses traumatismes, y compris au sommet de l’État.

Tensions au sommet : Elimane Kane alerte sur une possible crise à la Senghor-Mamadou Dia entre Diomaye et Sonko

Invité ce dimanche sur le plateau de l’émission « FACE AU JURY » sur PressAfrikTVHD, Elimane Kane, président de Legs Africa, a livré une analyse aussi lucide qu’inquiétante de la relation entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Pour ce membre influent de la société civile, les signes d’un désaccord profond entre les deux hommes forts du régime Pastef sont visibles, et pourraient rappeler un épisode tragique de l’histoire politique sénégalaise : la crise institutionnelle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia.

« Ce qui s’était passé en 1962 peut se reproduire entre Sonko et Diomaye », a-t-il averti, en faisant référence à la fracture historique entre le président Senghor et son chef de gouvernement Mamadou Dia, qui avait abouti à l’emprisonnement de ce dernier et à un tournant autoritaire dans la gouvernance du pays.

Pour Elimane Kane, le malaise entre les deux hommes n’est plus à démontrer. La sortie récente d’Ousmane Sonko, qui a publiquement reproché à Diomaye Faye son silence face aux attaques dirigées contre lui, en est une parfaite illustration. « Les deux dansent, mais pas la même musique », résume-t-il, soulignant une divergence stratégique flagrante au sommet de l’État. Selon lui, le président agit selon les conseils de son entourage proche, tandis que le Premier ministre suit ceux de son propre camp. Résultat : une fracture idéologique et politique, bien qu’ils soient issus du même parti.

L’expert n’a pas manqué de citer des exemples précis pour illustrer ces dissensions, notamment la visite du président Diomaye Faye en France et son audience avec Emmanuel Macron, ainsi que sa rencontre avec l’ancien président Abdou Diouf. Des actes qu’Ousmane Sonko, dans sa logique de rupture avec l’ancien système, aurait difficilement pu assumer ou même cautionner.

Sur un autre front, Elimane Kane a également réagi aux propos virulents du Premier ministre à l’égard de la société civile, que ce dernier avait qualifiée de « fumiers » lors d’une précédente sortie. Bien que ne se sentant pas personnellement visé, Kane a fermement condamné la généralisation de ces attaques : « Il a offensé notre Chef d’État, il a offensé notre justice, il a offensé la presse, il a ciblé même des organes, et pour finir, la société civile. »

Plus encore, le président de Legs Africa a dénoncé une dérive autoritaire inquiétante dans les propos d’Ousmane Sonko, rappelant que celui-ci a clairement évoqué sa volonté d’instaurer un État-parti. Une perspective que Kane juge inacceptable au Sénégal : « Il ne peut pas y avoir de dictature au Sénégal. On ne va pas l’accepter. Il ne peut pas intimider ou faire taire les gens. À défaut de tous nous tuer ou nous envoyer en prison, la dictature ne passera pas. »

Au-delà du constat d’un désaccord croissant, Elimane Kane tire ici la sonnette d’alarme : si les lignes de fracture ne sont pas rapidement contenues, le Sénégal pourrait être confronté à une crise institutionnelle inédite depuis l’indépendance. À l’heure où le pays aspire à une gouvernance apaisée et à des réformes profondes, les tensions internes au sommet de l’État pourraient fragiliser davantage un équilibre déjà précaire.

Dialogue politique : Elimane Kane prend ses distances avec l’opposition et plaide pour une refondation du système démocratique

Invité de l’émission « FACE AU JURY » diffusée ce dimanche sur PressAfrikTVHD, Elimane Kane, président de l’organisation Legs Africa, a livré une lecture singulière du dialogue politique national récemment clôturé. Contrairement à plusieurs figures de l’opposition qui ont exprimé leur mécontentement, notamment sur la remise des conclusions, Elimane Kane a tenu à marquer sa différence : « Je ne suis pas du même avis que l’opposition sur la remise des conclusions du dialogue, parce que le président de la République a la primeur », a-t-il affirmé d’entrée.

Pour le leader de la société civile, les critiques ne devraient pas porter sur la procédure de restitution, mais plutôt sur la nature même du dialogue et la manière dont il a été conçu. À ses yeux, le véritable problème réside dans les termes de référence définis pour ce processus. « Tout tournait autour du système électoral », a-t-il regretté, estimant que cette focalisation a considérablement limité la portée du débat. Il note par ailleurs que ces termes ont été fixés par la Direction générale des élections, et que même le rapporteur était un spécialiste des questions électorales. Dès lors, ajoute-t-il, « il était difficile que les discussions dépassent ce cadre très technique ».

Elimane Kane s’est voulu toutefois nuancé. Il a salué l’organisation générale du dialogue, qu’il juge satisfaisante dans sa forme : « Hormis les termes de référence, il n’y a aucun problème à signaler. Tout s’est passé comme prévu, le facilitateur était un membre de la société civile, dans l’ensemble c’était bien ». Ce satisfecit partiel contraste avec les dénonciations virulentes de certains opposants, mais ne signifie pas pour autant une approbation du système actuel.

Car c’est là que se situe le cœur de sa critique : pour lui, il faut sortir de la logique d’une démocratie cantonnée à une simple compétition entre partis politiques. « Le système politique ne doit pas se limiter à la compétition entre acteurs partisans », a-t-il martelé. Selon le président de Legs Africa, il est urgent d’élargir le champ démocratique à la participation citoyenne. « Il faut que le citoyen soit intégré dans les mécanismes de fonctionnement du système politique. C’est à cette condition que la démocratie deviendra réellement représentative. »

Très critique vis-à-vis de la démocratie représentative telle qu’elle fonctionne actuellement, Elimane Kane affirme qu’elle a échoué : « C’est pourquoi on parle de député de tel parti ou de tel président, au lieu de parler de député du peuple. » Il plaide ainsi pour une refondation du système politique, qui permette aux citoyens de retrouver une place centrale dans la gouvernance publique. Un plaidoyer qui rejoint les aspirations de nombreux acteurs de la société civile, désireux de rééquilibrer le pouvoir entre les institutions, les partis et les citoyens.

Les propos d’Elimane Kane interviennent dans un contexte marqué par une défiance croissante envers les mécanismes traditionnels de la démocratie sénégalaise. Ils soulignent une volonté de remettre en question les bases mêmes de la représentation politique, au moment où le pays tente de tourner la page d’un cycle électoral tendu et de poser les jalons d’un nouveau modèle de gouvernance.

Crise de confiance dans la justice : Cheikh Thioro Mbacké appelle à un remaniement profond du système judiciaire

Invité ce dimanche 13 juillet sur les ondes de Radio Sénégal Internationale, dans l’émission « En Vérité », Cheikh Thioro Mbacké, vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de PASTEF à Touba, a livré un diagnostic sans complaisance de l’état actuel de la justice au Sénégal. Avec des mots durs mais pesés, il a pointé du doigt un appareil judiciaire qu’il juge encore verrouillé par des logiques anciennes, loin de l’esprit de rupture prôné par le nouveau régime.

Réagissant aux récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui s’est publiquement insurgé contre l’inaction du système judiciaire face aux attaques répétées le visant, Cheikh Thioro Mbacké a soutenu que le malaise est profond. « C’est uniquement sous notre régime que des individus, pourtant clairement identifiés, se permettent d’insulter publiquement le Premier ministre sans encourir la moindre sanction », a-t-il déploré. Pour lui, cette impunité constitue une forme de justice sélective, symptomatique d’un appareil qui refuse de se départir de ses anciens réflexes.

À travers ce constat, le parlementaire dénonce une contradiction majeure entre le discours de rupture et les pratiques observées au sein de l’appareil judiciaire. Il regrette une forme de deux poids deux mesures qui pénalise les militants du pouvoir tout en ménageant ceux de l’opposition. « Lorsqu’un militant de PASTEF se laisse aller à des écarts, il est aussitôt interpellé. Pendant ce temps, ceux qui s’acharnent ouvertement sur Ousmane Sonko jouissent d’une totale impunité. Ce déséquilibre est inacceptable », a-t-il martelé.

Cheikh Thioro Mbacké ne s’est pas arrêté là. Il a ouvertement accusé certains magistrats d’entretenir une hostilité assumée envers PASTEF et son leader. « Il existe dans la magistrature des individus qui vouent une haine viscérale à notre formation. Cette animosité se manifeste dans les décisions ou plutôt dans les absences de décisions », a-t-il déclaré. Lui-même dit être victime d’attaques personnelles sur les réseaux sociaux, pour lesquelles il a déposé plusieurs plaintes, notamment auprès du parquet de Diourbel, restées sans suite. « Et pourtant, si je le voulais, je pourrais régler ça en 24 heures. Mais je m’en tiens aux principes de notre parti : jub, jubeul, jubanti », a-t-il confié.

Pour le vice-président de l’Assemblée nationale, le statu quo n’est plus tenable. Il appelle de ses vœux une transformation structurelle de l’institution judiciaire. « Il faut un remaniement profond, pas cosmétique. Il faut y placer des personnes qui comprennent et incarnent notre projet politique. Sans cela, nous resterons dans une situation de tension permanente où chacun finira par faire justice soi-même, avec tous les risques que cela comporte », a-t-il averti.

Dans un contexte où la justice est régulièrement critiquée, tantôt par l’opposition, tantôt par les voix issues du pouvoir lui-même, ces propos de Cheikh Thioro Mbacké viennent jeter une lumière crue sur l’un des défis majeurs de la nouvelle gouvernance : l’adéquation entre les institutions héritées du passé et les exigences de changement portées par le régime issu de l’alternance.

Le débat est désormais ouvert, et les mots du député résonnent comme une interpellation adressée non seulement au Président de la République mais aussi à tous ceux qui détiennent aujourd’hui les leviers d’un système judiciaire de plus en plus mis en accusation.

Règne bouleversé dans l’arène : Siteu détrône Balla Gaye 2 dans un duel historique

Ce dimanche 14 juillet 2025, l’Arène nationale a été le théâtre d’un bouleversement majeur dans le monde de la lutte sénégalaise. Dans un combat à haute tension, Siteu, l’enfant de Diamaguène, a infligé une défaite cinglante à Balla Gaye 2, ex-roi des arènes, marquant ainsi un tournant historique dans sa carrière et dans l’histoire de ce sport populaire au Sénégal.

L’événement, tant attendu par les amateurs de lutte, s’est ouvert dans une atmosphère électrique. Les tribunes étaient noires de monde, les chants fusaient, les tam-tams résonnaient, et tous attendaient de voir si le favori Balla Gaye 2 allait réaffirmer sa suprématie. Mais très vite, les choses ont pris une tournure inattendue. Siteu, d’habitude plus expressif dans la mise en scène que dans le combat lui-même, est apparu métamorphosé. Silencieux, concentré, presque froid, il a donné le ton dès les premiers instants.

Face à lui, Balla Gaye 2 semblait moins incisif. Attendu comme un lion prêt à rugir, il s’est montré prudent, presque hésitant. Était-ce la pression ? Une stratégie mal calculée ? Ou le poids des années ? Les premières minutes du combat ont installé le doute dans le camp de Guédiawaye. Siteu, lui, a patienté, analysé, et à la troisième tentative offensive, il a frappé fort. Un plaquage millimétré, exécuté avec une force maîtrisée, a suffi pour faire tomber le roi.

Le choc est brutal. Balla Gaye 2 au sol, l’arène explose. Les cris de joie des supporters de Siteu couvrent les lamentations du camp adverse. Aziz Ndiaye, figure historique de la lutte et proche du lutteur défait, n’a pas caché sa consternation. Ce regard perdu, fixé sur la poussière soulevée par la chute de Balla, symbolisait toute la détresse d’un empire qui vacille.

Mais ce n’est pas tout. Très vite, la rumeur court dans les gradins, alimentée par les réseaux sociaux : « Balla a été mystiquement atteint ». Certains refusent de croire à une défaite purement sportive. Des vidéos circulent, des hypothèses fusent, et la défaite prend une autre dimension dans l’imaginaire collectif. Pourtant, les faits sont clairs : Siteu a gagné sur le plan technique et tactique. Aucun artifice, aucune tricherie apparente, juste de la stratégie, de la force et une volonté de marquer son temps.

Cette victoire propulse Siteu dans une nouvelle dimension. De challenger spectaculaire, il devient désormais prétendant au trône. Il a fait tomber l’un des lutteurs les plus titrés de l’histoire moderne de l’arène sénégalaise. Plus qu’un succès personnel, c’est un signal fort envoyé à toute une génération de lutteurs : le temps du renouvellement est peut-être arrivé.

Balla Gaye 2, quant à lui, devra digérer cette défaite. Loin d’être un simple accident, elle pose des questions sur la suite de sa carrière. Peut-il revenir ? A-t-il encore l’envie, les moyens, le feu sacré ? Seul l’avenir le dira. Mais une chose est sûre : en ce 14 juillet 2025, un règne a vacillé et un autre a peut-être commencé.

Arrestation de « Kocc Barma » : la Police dévoile les dessous d’un vaste réseau de cybercriminalité

La Police nationale est sortie de son silence pour livrer les premiers éléments officiels autour de l’arrestation d’El Hadj Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma ». Ce dernier, longtemps considéré comme un acteur central de la diffusion de contenus pornographiques sur internet au Sénégal, a été interpellé par la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC), dans le cadre d’une opération ciblée.

C’est par la voix du Commissaire Pape Mamadou Djidiack Faye, chef de la DSC, que les faits ont été confirmés. S’exprimant au nom du Directeur Général de la Police nationale, l’Inspecteur Général Mame Seydou Ndour, le Commissaire Faye a détaillé les contours d’une enquête de longue haleine, entamée pour faire tomber un réseau dont les activités violaient gravement les lois en vigueur.

Selon le communiqué relayé par la Division de la Communication de la Police, dirigée par le Commissaire Mamadou Diouf, les autorités ont procédé à la saisie de deux sites web pilotés par le mis en cause. L’enquête révèle que les plateformes en question — notamment « seneporno », « babiporno » et « Boy Dakar » — servaient à diffuser massivement des contenus à caractère pornographique, y compris des vidéos à connotation pédocriminelle, utilisées ensuite pour extorquer de l’argent à des victimes identifiées.

Contrairement à ce que le suspect laissait croire, il n’opérait pas depuis l’étranger mais bel et bien depuis le territoire sénégalais, où il utilisait des techniques complexes pour camoufler son identité numérique. Des outils sophistiqués lui permettaient d’effacer ses traces, rendant le travail d’identification particulièrement ardu. Grâce à une réquisition minutieuse, les enquêteurs ont pu mettre la main sur un matériel crucial : ordinateurs, téléphone portable, cartes SIM, outils d’administration de sites web, et autres éléments déterminants pour le déroulement de l’enquête.

L’exploitation de ces équipements a permis d’établir la responsabilité directe du suspect dans l’animation de ces plateformes illégales. Il s’occupait non seulement de la gestion technique des sites, mais aussi de l’intégration des contenus fournis par ses complices. Son mode opératoire consistait à publier des vidéos obtenues parfois par chantage, ce qui ajoute à la gravité des infractions retenues contre lui.

Les services de la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité poursuivent actuellement leurs investigations pour remonter les ramifications de ce réseau et identifier d’éventuels complices ou d’autres plateformes similaires encore actives. La Police nationale réaffirme sa volonté de protéger les citoyens, notamment les plus vulnérables, contre ce type de violences numériques qui prennent une ampleur inquiétante avec la banalisation de l’accès à Internet.

Cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal, en ciblant l’un des visages les plus controversés de la scène numérique. Elle envoie également un message fort : l’impunité numérique n’est plus une garantie, et la loi finira toujours par rattraper les délinquants du web, où qu’ils se trouvent.

Pastef au pouvoir, l’État en colère : la langue sale d’un ministre ( Par El. KANE )

Il est des fonctions qui imposent retenue, hauteur et exemplarité. Être ministre de la République n’est pas un privilège, encore moins un strapontin d’invectives ; c’est un contrat moral avec la nation, un engagement au service de tous les citoyens, sans distinction d’obédience politique. Malheureusement, Birame Souleye Diop semble avoir complètement perdu de vue ce que signifie servir l’État dans la dignité et la responsabilité.

Depuis sa nomination au gouvernement, le ministre de l’Énergie multiplie les sorties qui fragilisent l’autorité de l’État qu’il est pourtant censé incarner. En avril 2024, il décrète que son ministère — donc l’État — ne parrainerait plus ni combat de lutte, ni match de football, ni baptême. Un mépris assumé pour les cultures populaires, les traditions sportives et les expressions sociales qui rassemblent les Sénégalais bien au-delà des clivages politiques. Que vaut un gouvernement qui tourne le dos à son peuple et à ses réalités les plus fondamentales ? Que vaut un ministre qui décide de qui mérite ou non l’attention de la République ?

Mais ce n’est pas tout. Plus récemment, le 19 juillet 2025, à l’université d’été du Pastef, Birame Souleye Diop a délibérément franchi la ligne rouge. Devant une foule de jeunes militants, il a encouragé, sans détour, l’usage de l’insulte comme arme politique : « Kou saga Sonko, saga len ko. Kou saga Président, saga len ko. Ndakh féyou dagane na. » En clair : insultez tous ceux qui critiquent nos leaders. Une telle déclaration, dans la bouche d’un homme d’État, est une honte. Elle piétine les principes fondamentaux de la démocratie, du vivre-ensemble et du respect mutuel. Elle transforme le débat politique en champ de bataille verbal, où la violence devient norme.

Ce discours est indigne d’un ministre de la République. Il n’honore ni la fonction, ni le parti au pouvoir, ni le président de la République dont l’appel à l’apaisement et au dépassement a été récemment réaffirmé. En un seul discours, Birame Souleye Diop a compromis l’image de neutralité que devrait conserver tout membre du gouvernement, et fragilisé l’équilibre déjà précaire du débat public.

Le Sénégal n’a pas besoin de ministres qui attisent la haine et l’affrontement. Le Sénégal n’a pas besoin de porte-flingues politiques déguisés en serviteurs de l’État. Le pays a besoin de bâtisseurs, de rassembleurs, de personnalités capables d’élever le ton sans salir la parole, de défendre leurs idées sans appeler à la guerre des insultes.

À ce rythme, c’est la crédibilité du gouvernement tout entier qui est mise en jeu. Il est urgent de rappeler à certains ministres qu’ils ne sont plus dans l’opposition, et que la République n’est ni une tribune partisane, ni une arène de clashs. C’est un idéal, une exigence, une responsabilité. Birame Souleye Diop ferait bien de s’en souvenir.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de reconnaissance sur les emprises militaires récemment restituées au Sénégal par la France. Cette démarche, à forte portée symbolique, marque une étape décisive dans la redéfinition des relations de défense entre Dakar et Paris. Selon un communiqué publié par la Présidence sur sa page officielle, cette visite illustre la volonté du Sénégal d’assumer pleinement sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y compris les sites stratégiques autrefois sous occupation militaire étrangère.

Accompagné d’une délégation composée de plusieurs ministres ainsi que du Haut Commandement militaire, le chef de l’État s’est rendu tour à tour sur les sites de Ouakam, de Bel Air et de la Marine, désormais placés sous le contrôle exclusif des forces armées sénégalaises. Sur place, le Président Diomaye Faye a pu évaluer l’état des infrastructures, allant des bâtiments d’hébergement aux installations logistiques et opérationnelles. Cette évaluation s’inscrit dans une dynamique de redéploiement et de valorisation stratégique de ces sites pour les besoins de la défense nationale.

D’après la Présidence, cette restitution est le fruit d’un dialogue bilatéral mené dans un esprit de respect mutuel. Elle ouvre, selon les termes du communiqué, une « nouvelle ère de coopération stratégique », centrée non plus sur une présence militaire étrangère, mais sur des piliers comme la formation, l’interopérabilité des forces, et le renforcement des capacités nationales.

À travers ce geste fort, le Sénégal affirme sa souveraineté avec fermeté et responsabilité. Le départ des troupes françaises, couplé à la réappropriation des emprises militaires, s’inscrit dans un contexte plus large de réforme des partenariats sécuritaires en Afrique, amorcé par plusieurs pays du continent. Le message politique est clair : le Sénégal entend désormais construire sa propre stratégie de défense, en tenant compte de ses priorités internes et de ses engagements régionaux.

La visite du chef de l’État vient ainsi consacrer une volonté assumée de tourner la page d’une forme d’assistance militaire héritée du passé pour faire place à une coopération renouvelée, équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)

Sortie de Biram Soulèye Diop : Ndeye Sow Leila dénonce des “propos irresponsables” d’un ministre de la République

Les propos tenus par Biram Soulèye Diop, ministre sénégalais des Mines, lors de l’Université d’été organisée ce samedi par le parti Pastef à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, continuent de susciter une vive polémique. Face à ses déclarations jugées incendiaires, la réaction de la militante politique Ndeye Sow Leila ne s’est pas fait attendre. Dans un texte publié dans la foulée, elle condamne fermement ce qu’elle qualifie de « dérive verbale grave » venant d’un haut responsable de l’État.

En s’adressant à des étudiants militants, le ministre, également responsable au sein de Pastef, a enjoint ses partisans à répondre coup pour coup à toute critique contre leur leader. « Celui qui insulte Ousmane Sonko, insultez-le aussi. La réplique est légale et autorisée. Si quelqu’un insulte le président de la République, insultez-le également », a-t-il lancé devant une assemblée acquise, déclenchant une salve d’applaudissements.

Ces propos ont choqué plus d’un, notamment Ndeye Sow Leila, coordonnatrice de la plateforme Front de Résistance contre les dérives du régime de Diomaye. Dans une déclaration très critique, elle a fustigé un discours qu’elle juge indigne du rang d’un ministre de la République. « Tenez-vous bien : en pleine université, haut lieu du savoir et du débat républicain, le ministre Birame Soulèye Diop a tenu des propos inacceptables. Il a exhorté des étudiants à insulter quiconque critique Ousmane Sonko », a-t-elle dénoncé.

Pour la militante, cet appel à la « violence verbale » est une insulte au rôle régalien d’un membre du gouvernement, dont la mission devrait être de rassembler et non de diviser. « Monsieur le Ministre, votre rôle n’est pas d’attiser la haine ni de défendre un homme, mais de servir la Nation dans son ensemble », a-t-elle écrit avec gravité. Elle rappelle que l’UGB n’est pas un terrain de propagande politique, mais un espace de débat, de respect et de tolérance, et accuse le ministre d’avoir « piétiné » ces valeurs fondamentales.

Dans le même souffle, Ndeye Sow Leila n’a pas manqué de critiquer le manque de compassion du ministre face aux urgences sociales. Évoquant la situation dramatique à Tambacounda où des populations sont sinistrées à la suite d’inondations meurtrières, elle interpelle : « Pendant que vous donnez des leçons de loyauté aveugle, les populations de Tambacounda, elles, pataugent dans les eaux. Il y a eu des morts. Où est votre sens des priorités ? Où est votre dignité de ministre ? »

Allant plus loin, elle estime qu’un tel comportement aurait dû entraîner des sanctions immédiates. « Dans un État normal, le président de la République vous aurait déjà limogé », martèle-t-elle.

En conclusion, elle lance un appel à la responsabilité et au respect des institutions. « Le Sénégal mérite mieux. Les étudiants méritent mieux. Le peuple attend des solutions, pas des slogans partisans », affirme-t-elle avec fermeté, réaffirmant son attachement à des valeurs républicaines face à ce qu’elle considère comme une dérive inacceptable au sommet de l’État.

Sénégal : les victimes des événements de 2021–2024 dénoncent la lenteur du traitement judiciaire de leurs dossiers

Le collectif des victimes des violences survenues entre mars 2021 et février 2024 est sorti de son silence pour exprimer son profond désarroi face à ce qu’il qualifie de « lenteur insupportable » dans le traitement de leurs dossiers par la justice sénégalaise. Réuni en conférence de presse ce samedi, le Rassemblement des victimes a lancé un appel solennel aux autorités pour que justice soit rendue, sans délai ni calcul politique.

Prenant la parole au nom du collectif, Ibrahima Sané a exprimé la frustration et l’épuisement moral des familles et des survivants. « Nous, Rassemblement des victimes, exprimons notre profonde préoccupation face aux lenteurs persistantes du système judiciaire sénégalais dans le traitement des dossiers des victimes du régime de Macky Sall. Depuis 2021, ces victimes, confrontées à des violations graves de leurs droits fondamentaux, attendent justice et réparation », a-t-il déclaré d’un ton grave.

Le porte-parole a dénoncé un double discours : d’un côté, les promesses publiques d’un engagement ferme pour la transparence et la justice ; de l’autre, une réalité faite de délais interminables et d’un système judiciaire à l’arrêt. Selon lui, cette situation entretient un sentiment d’abandon, et surtout, mine la confiance des citoyens dans les institutions censées les protéger.

Dans un contexte de transition politique marqué par des promesses de rupture, le collectif appelle le nouveau pouvoir à tenir ses engagements. « Il est impératif que les enquêtes soient menées de manière exhaustive et impartiale pour garantir que la lumière soit faite sur les atrocités commises et que les responsables soient traduits devant la justice », a insisté M. Sané.

Au-delà du traitement des seuls dossiers en attente, les victimes réclament des réformes structurelles. Elles exigent notamment le renforcement de l’indépendance et de l’efficacité du système judiciaire sénégalais, condition sine qua non d’une véritable réconciliation nationale. « Une justice rapide et équitable pourra restaurer la confiance et contribuer à une paix durable au Sénégal », a-t-il martelé.

Le collectif, qui regroupe familles endeuillées, blessés et victimes de détentions arbitraires, espère aussi attirer l’attention de la communauté internationale sur la gravité de la situation. Il appelle à une mobilisation urgente pour faire avancer les procédures, obtenir vérité, justice et réparation.

Alors que la mémoire des événements de 2021 à 2024 reste vive dans les esprits, la quête de justice des victimes continue d’être un test majeur pour les nouvelles autorités sénégalaises, qui sont désormais attendues sur le terrain de l’action concrète.

Crise dans la Justice : l’Entente SYTJUST–UNTJ récuse Mamadou Lamine Dianté et dénonce une médiation politisée

La tension monte entre les syndicats des travailleurs de la justice et le président du Haut Conseil du Dialogue Social. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, l’Entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et l’Union nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ), a annoncé ce vendredi 18 juillet 2025 qu’elle ne reconnaît plus Mamadou Lamine Dianté comme médiateur dans le conflit qui les oppose au gouvernement. En cause : une « posture partisane » et une « instrumentalisation politique » du mouvement de grève.

Les syndicalistes pointent du doigt une intervention télévisée de M. Dianté, jugée inopportune et orientée. « L’objectif unique et manifeste de cette sortie était d’obtenir la suspension du mouvement de grève des travailleurs de la Justice. Ni plus, ni moins », déclarent-ils dans leur communiqué, estimant que le président du Haut Conseil du Dialogue Social a franchi la ligne rouge de la neutralité.

Pour eux, cette sortie médiatique n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une série de comportements jugés partiaux. Ils affirment l’avoir déjà invité à faire preuve de réserve et à ne pas interférer publiquement dans un dossier aussi sensible. Mais selon eux, Mamadou Lamine Dianté a persisté dans une posture biaisée, donnant l’impression de chercher à tirer un avantage politique personnel de cette crise sociale.

L’Entente SYTJUST–UNTJ considère désormais que la médiation conduite par M. Dianté est entachée de « soupçons sérieux de partialité » et que sa récusation « devient non seulement légitime mais nécessaire ». Pour les syndicats, l’impartialité est une condition essentielle à toute tentative de médiation dans un conflit social de cette nature, et le comportement de l’actuel président du Haut Conseil la rend impossible.

Fermes dans leur position, les deux structures syndicales annoncent qu’elles ne le reconnaissent plus en tant que médiateur et demandent au gouvernement de prendre acte formellement de cette récusation. Cette déclaration vient alourdir un climat déjà tendu dans le secteur de la justice, où les grèves paralysent de nombreux services.

Cette affaire risque d’avoir des répercussions au-delà du conflit en cours. Elle pose la question de la place du Haut Conseil du Dialogue Social dans la gestion des crises, et plus largement, celle de la politisation des institutions censées incarner la neutralité et l’arbitrage social. Dans un contexte national où les tensions sectorielles se multiplient, la crédibilité des médiateurs est plus que jamais en jeu.

Tortures et violences : le procureur de la République saisi après la requête de Pape Abdoulaye Touré

Victime de torture, l’activiste Pape Abdoulaye Touré entrevoit enfin une lueur d’espoir. Dans un message rendu public, il informe que, suite à la lettre qu’il a adressée au ministre de la Justice le 30 juin dernier pour dénoncer l’inaction persistante de la justice sur les dossiers des martyrs et des victimes de torture liées aux événements politiques , une avancée a été enregistrée. Le ministre lui a fait savoir que sa requête a été transmise au procureur de la République.

Par ailleurs, à travers l’Initiative Zéro Impunité (IZI), qu’il coordonne, Pape Abdoulaye Touré a adressé une nouvelle correspondance au Garde des Sceaux, le vendredi 18 juillet. Dans cette lettre, il l’informe que de nombreux citoyens ont également été tués, torturés ou soumis à des traitements inhumains, cruels et dégradants lors des manifestations politiques, et appelle à ce que justice leur soit rendue.

Le texte in extenso :

Chers compatriotes,
À titre informatif, et par souci de transparence envers vous qui nous soutenez avec constance et engagement depuis le début, je tiens à vous faire part des derniers développements concernant notre lutte contre l’impunité.

Suite à la lettre qu’on avait adressée au Ministre de la Justice le 30 juin dernier, pour dénoncer l’inertie persistante de la justice sur les dossiers des martyrs et des victimes de torture lors des événements douloureux de ces dernières années, on a reçu une réponse en date du 15 juillet.

Dans cette correspondance, le Ministre de la Justice, Monsieur Ousmane DIAGNE nous a informé avoir accusé réception de notre lettre relative à une plainte déposée au parquet de Dakar pour des actes de torture présumés. Il m’a également précisé que le procureur de la République a été saisi de ma requête et que la suite me serait promptement communiquée.

Cependant, cette réponse, exclusivement centrée sur mon cas personnel, ne mentionne en rien les nombreuses autres victimes. C’est pourquoi on lui a adressé, hier vendredi 18 juillet, une nouvelle lettre.

On l’y a d’abord remercié pour son retour, mais surtout, on a tenu à lui rappeler que le cas de PAT n’est pas un cas isolé d’autant plus que plusieurs citoyens ont été aussi assassinés, torturés ou soumis à des traitements inhumains, cruels et dégradants pendant les manifestations politiques qui ont secoué notre pays.

On lui a également rappelé que conformément à nos textes nationaux et aux conventions internationales ratifiées par le Sénégal, le procureur de la République n’a nul besoin d’attendre une plainte formelle des victimes ou des familles de martyrs pour s’autosaisir et diligenter des enquêtes visant à faire toute la lumière sur ces crimes.

Nous avons réitéré que nous menons ce combat dans le cadre de l’Initiative Zéro Impunité – IZI, une plateforme citoyenne engagée pour que justice soit rendue aux victimes et que plus jamais de telles atrocités ne se reproduisent dans notre pays.
Dans l’attente d’une réaction du Ministre à cette mise au point collective, nous restons mobilisés, vigilants et fermement attachés à notre quête de vérité et de justice.

Aujourd’hui, plus que jamais, la justice doit prendre la mesure de sa responsabilité historique devant le Peuple Sénégalais.
Elle ne peut éluder les massacres, tortures et violences inouïes perpétrées de février 2021 à mars 2024. Elle doit situer les responsabilités, à tous les niveaux, pour que ces crimes ne restent pas impunis, et surtout pour qu’ils ne se reproduisent jamais.

Car il ne peut y avoir de réconciliation sincère sans avoir, au préalable, situé les responsabilités et rendre justice aux victimes.
Justice d’abord. Vérité ensuite. Réconciliation enfin.
Silence judiciaire = Complicité
JUSTICE POUR LES VICTIMES

Pape Abdoulaye TOURE Officiel
Membre fondateur de l’Initiative Zéro Impunité (IZI)

Redevance audiovisuelle : Canal+ versera désormais 4,5 milliards FCFA à l’État du Sénégal, selon Guy Marius

Un tournant majeur dans la politique audiovisuelle et fiscale du Sénégal. Ce samedi 19 juillet, le député Guy Marius Sagna a révélé une importante révision à la hausse de la redevance annuelle que le groupe Canal+ devra désormais verser à l’État. Cette contribution s’élèvera à 9 % du chiffre d’affaires réalisé dans le pays, soit environ 4,5 milliards de francs CFA pour l’année 2024.

Jusqu’ici, le géant français de l’audiovisuel s’acquittait d’un montant dérisoire au regard de son implantation et de son emprise commerciale : 20 millions de FCFA par an, puis 75 millions depuis 2021. Une somme que beaucoup jugeaient en décalage avec les bénéfices colossaux engrangés sur le marché sénégalais.

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, Guy Marius Sagna, figure politique de la gauche panafricaniste et membre actif du mouvement FRAPP–France Dégage, a salué cette décision comme un acte fort du nouveau régime incarné par le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de la Communication Alioune Sall. Il y voit la marque d’une volonté politique claire : celle de reconquérir une part de souveraineté économique souvent cédée aux multinationales étrangères.

« Canal Plus va payer chaque année 9 % de son chiffre d’affaires annuel, donc pour 2024 la somme de 4,5 milliards de FCFA », a-t-il insisté. Un changement qui, selon lui, reflète la détermination du nouveau pouvoir à rééquilibrer les rapports de force entre l’État sénégalais et les opérateurs privés, notamment ceux venus de l’extérieur.

Le député n’a pas manqué d’adresser un message à ceux qui critiquent l’action du gouvernement. « Maintenant vous savez pourquoi ils ne peuvent aimer les patriotes, pourquoi ils vont continuer à nous combattre et pourquoi nous devons soutenir notre gouvernement », a-t-il déclaré. Par ces mots, Guy Marius Sagna replace cette mesure dans un affrontement idéologique plus large, entre une vision souverainiste de la gestion des ressources nationales et les intérêts bien établis de certaines firmes transnationales.

Si cette annonce venait à être mise en œuvre comme prévu, elle pourrait ouvrir la voie à une réévaluation plus large de la fiscalité des grandes entreprises opérant au Sénégal, notamment dans les secteurs stratégiques comme les télécommunications, les hydrocarbures ou les infrastructures. Pour l’heure, cette hausse de la redevance audiovisuelle est perçue comme un signal politique fort : le Sénégal entend désormais faire payer le juste prix à ceux qui profitent de son marché.

Lutte sénégalaise : Ada Fass éteint Liss Ndiago comme une flamme sous la pluie

Le stade vibrait sous les cris et les tam-tams ce soir-là, mais nul n’aurait pu prédire un tel renversement. Le duel tant attendu entre Ada Fass et Liss Ndiago s’annonçait équilibré, intense, et surtout long. Pourtant, il n’en fut rien. Dès les premières secondes, l’électricité était palpable. Les deux titans s’observaient, se jaugeaient, comme des félins en quête d’un angle d’attaque.

Liss Ndiago, favori de certains par sa puissance et son agressivité réputée, a tenté de briser la glace en prenant l’initiative. Mais Ada Fass, plus calme, plus calculateur, a rapidement pris le dessus. Bien qu’averti pour être sorti du cercle — une erreur qui aurait pu déstabiliser n’importe quel autre lutteur — Ada est revenu dans l’arène avec la froideur d’un tueur silencieux. Certains évoquent même l’influence de consignes mystiques, lancées depuis les coulisses, comme un rappel ancestral.

Puis le moment fatidique est arrivé. Liss Ndiago, sûr de son crochet, a lancé son attaque. Mais Ada Fass, tout en fluidité, l’a esquivé avec une souplesse qui a surpris même les plus avertis. Dans un mouvement fulgurant, il s’est engouffré dans l’ouverture, a fauché les jambes de son adversaire, l’a soulevé, puis projeté au sol avec une force maîtrisée. La foule a retenu son souffle une seconde avant d’exploser.

C’était fini. Liss Ndiago était au sol, impuissant. Le coup avait été propre, net, implacable. Ada Fass ne s’était pas contenté de vaincre, il avait dominé, imposé, écrasé. Dans la poussière de l’arène, il s’est redressé tel un roi, le regard fixé au loin, comme s’il avait toujours su que ce combat lui appartenait.

Ce soir-là, Ada Fass a prouvé qu’il n’était pas seulement un lutteur. Il est un stratège, un guerrier, une force tranquille qui peut faire basculer n’importe quel affrontement en une poignée de secondes. L’arène a désormais un nouveau maître.

Protocole d’accord entre l’État et l’Intersyndicale : l’Alliance des Travailleurs des Collectivités Territoriales dénonce une exclusion injuste

L’Alliance Nationale des Syndicats des Travailleurs des Collectivités Territoriales (ANSTCT) est montée au créneau pour dénoncer vigoureusement le protocole d’accord conclu entre l’État du Sénégal et l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales. Dans un communiqué publié le 18 juillet, l’Alliance rejette ce document qu’elle qualifie de « protocole de compromission », dénonçant une entente jugée injuste, partiale et excluante.

Selon l’ANSTCT, ce texte, loin d’apporter une réponse globale aux revendications des travailleurs, ne profite qu’à une minorité, laissant de côté des milliers d’agents pourtant pleinement engagés dans la lutte sociale. « Après plusieurs années d’âpre lutte ponctuée de moments d’espoir et de désillusion, les travailleurs des Collectivités territoriales espéraient voir enfin le bout du tunnel », regrette l’Alliance dans son communiqué. Ces espoirs se sont effondrés avec la signature d’un accord considéré comme sélectif et discriminatoire.

L’Alliance reproche à l’Intersyndicale d’avoir négocié de manière exclusive, en s’appuyant sur les acquis arrachés au prix de longues batailles syndicales, notamment par la coalition AND-GUESSEUM, tout en écartant délibérément d’autres organisations telles que l’ANSTCT. Cette mise à l’écart, selon les signataires du communiqué, a abouti à un accord déséquilibré.

Le protocole prévoit une revalorisation salariale uniquement pour 1 115 agents fonctionnaires, dont les traitements mensuels connaîtront une hausse comprise entre 80 000 et 300 000 francs CFA. Quant aux 6 458 agents non fonctionnaires, ils ne percevront qu’une allocation baptisée « mesure transitoire », d’un montant de 80 000 francs CFA réparti sur trois ans. Ce dispositif exclut plus de 8 400 agents, notamment les contractuels, journaliers et autres personnels précaires, que l’Alliance considère comme les véritables oubliés de cet accord.

« Ce qui est humainement et moralement inacceptable », fustige l’ANSTCT, qui évoque la mémoire de feu Sidya Ndiaye, figure emblématique du mouvement syndical, pour condamner cet accord qu’il n’aurait « jamais accepté de signer ».

Autre point de discorde : l’absence de rétroactivité des mesures. L’accord entrera en vigueur en mai 2025, faisant fi des engagements antérieurs qui remontaient à mai 2022. Pour l’Alliance, cela constitue un effacement pur et simple de plusieurs années de lutte et de sacrifices.

Face à ce qu’elle perçoit comme une trahison des intérêts de la majorité des travailleurs des collectivités, l’ANSTCT appelle à la vigilance et à une mobilisation accrue. Elle exhorte le ministère en charge des Collectivités territoriales à organiser de véritables négociations inclusives afin de garantir l’équité et la justice dans le traitement de l’ensemble des agents.

Le communiqué est signé par Mbaye Sow (SUDTM), Talla Faye (SUTRACOL) et Abdou Lahat Diagne (SUTRACOLS), qui rappellent leur engagement inébranlable à défendre les droits et la dignité de tous les travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal.

DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES : Est-il trop tard pour éviter un naufrage économique et diplomatique ?

Faute de volonté politique claire et de respect des engagements antérieurs, le Sénégal s’apprête à perdre l’un des projets les plus stratégiques de son histoire diplomatique : l’installation du siège régional des Nations Unies à Diamniadio. À force de tergiversations et de calculs à courte vue, Dakar pourrait voir partir agences, fonctionnaires et investissements au profit de Kigali, Abidjan ou Addis-Abeba.

À première vue, l’information a pu passer sous les radars de l’actualité nationale, reléguée au second plan par les débats politiques internes et les tensions sociales. Pourtant, si elle venait à se confirmer, elle constituerait un véritable séisme aux conséquences incalculables pour le Sénégal : les Nations Unies envisageraient sérieusement de reconsidérer leur implantation régionale à Dakar, au profit d’autres capitales africaines telles qu’Abidjan, Addis-Abeba ou même Kigali. Ce revirement, né d’un différend entre l’organisation onusienne et les nouvelles autorités, menace de ruiner des années de diplomatie patiemment construite, tout en privant notre pays d’une manne économique et d’un levier d’influence régionale sans équivalent.
Ainsi, convient-il de revenir aux origines du projet. En 2015, le Gouvernement, sous l’impulsion du président Macky Sall, initiait un ambitieux chantier destiné à renforcer la stature diplomatique du Sénégal : la construction d’un vaste complexe devant accueillir, à Diamniadio, la quasi-totalité des agences des Nations Unies présentes à Dakar. Cette Maison des Nations Unies devait regrouper pas moins de trente (30) entités du système onusien, soit environ deux mille (2 000) agents internationaux dans un premier temps, avec à terme des perspectives d’extension pouvant accueillir jusqu’à deux mille cinq cents (2 500) personnes. Pensée comme un véritable hub diplomatique, l’infrastructure moderne avait pour vocation de rationaliser les activités des Nations Unies, les rassembler en un même lieu fonctionnel et sécurisé, tout en contribuant au rayonnement international du Sénégal.
Le projet était d’autant plus structurant qu’il s’inscrivait dans la stratégie globale de développement de Diamniadio, érigée en ville nouvelle destinée à désengorger Dakar, accueillir des institutions d’envergure ainsi qu’offrir des conditions de vie et de travail adaptées aux standards internationaux. Outre la Maison des Nations Unies, cette vision urbanistique pensée dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) comprenait le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), le Parc des expositions, la Dakar Arena, le stade Me Abdoulaye Wade et plusieurs sphères ministérielles. Autant d’infrastructures bâties pour positionner Diamniadio comme le nouveau cœur névralgique administratif, économique et diplomatique du Sénégal.
C’est dans ce contexte que l’administration Sall avait proposé, en contrepartie de cette installation, la mise à disposition gratuite des locaux à l’ONU, dans le cadre d’un partenariat institutionnel fondé sur la confiance, la stabilité et la visibilité à long terme. L’organisation, séduite par cette offre stratégique et logistique, avait accepté de libérer ses anciens bureaux disséminés à Dakar afin de procéder à un regroupement fonctionnel à Diamniadio. La réception technique du bâtiment a été actée en août 2024, les paiements dus aux promoteurs ont été effectués, et l’ensemble des aménagements préalables étaient finalisés.
Mais alors que tout semblait en place pour une installation effective dès 2025, un changement de cap inattendu est survenu avec l’arrivée du nouveau régime. Les autorités auraient, selon plusieurs sources concordantes, décidé de revenir sur l’accord initial, exigeant désormais que l’Organisation des Nations Unies s’acquitte d’un loyer pour occuper les lieux. Cette nouvelle condition, perçue par les instances onusiennes comme une remise en cause unilatérale des engagements de l’État, a entraîné la suspension des démarches d’installation. Faute de solution trouvée à ce jour, la quasi-totalité des agents onusiens concernés sont désormais en télétravail, dans une forme d’incertitude professionnelle délétère. Pire encore, la venue prévue de deux mille (2 000) nouveaux agents dans les mois à venir a été purement et simplement annulée.

RÉPERCUSSIONS DIPLOMATIQUES ET ÉCONOMIQUES

Les conséquences de ce blocage, si aucune solution rapide n’est trouvée, pourraient être dévastatrices. Sur le plan économique d’abord, le Sénégal se priverait d’un flux financier considérable. Chaque agent des Nations Unies basé à Dakar contribue significativement à l’économie locale, injectant chaque année plusieurs dizaines de millions de francs CFA dans les circuits de consommation. En moyenne, un fonctionnaire onusien perçoit un revenu annuel compris entre 150 000 dollars (soit environ 84,5 millions de francs CFA) et 200 000 dollars (près de 112,6 millions de francs CFA), des sommes qui profitent directement aux secteurs du logement, des services, de la restauration, des transports, du tourisme et des loisirs. Avec environ trois mille (3 000) fonctionnaires concernés, ce sont plus de 500 millions de dollars (plus de 281 milliards F CFA) annuels qui sont en jeu. À cela s’ajoutent les quelque mille (1 000) emplois directs occupés par des Sénégalais dans les agences onusiennes, sans compter les milliers d’emplois indirects générés par les activités connexes : prestataires, chauffeurs, sociétés de sécurité, traducteurs, consultants, restaurateurs, hôteliers, fournisseurs de services divers, etc.
La présence des Nations Unies constitue un écosystème à part entière, dont l’effet multiplicateur est particulièrement important dans une ville comme Dakar.
Par ailleurs, c’est l’image même du Sénégal sur la scène internationale qui serait sérieusement écornée. Car en matière diplomatique, la parole donnée engage l’État bien au-delà des alternances politiques. Rompre ou même seulement réinterpréter un engagement d’une telle ampleur sans concertation ouverte ni justification publique, revient à affaiblir la crédibilité de notre pays auprès de ses partenaires. Ceci envoie un signal d’imprévisibilité qui pourrait refroidir d’autres institutions internationales ou entreprises étrangères désireuses de s’installer ou d’investir au Sénégal.
Ce d’autant plus que d’autres capitales africaines, conscientes des enjeux stratégiques d’une telle opportunité, s’activent déjà pour récupérer ce que le Sénégal semble prêt à abandonner. Le Rwanda, dans une note officielle adressée au Secrétaire général de l’ONU, s’est montré disposé à accueillir certaines agences du système onusien. Kigali, dont la diplomatie est de plus en plus offensive, développe depuis plusieurs années une politique d’attractivité très efficace fondée sur la stabilité, l’innovation, la culture et le sport. Addis-Abeba, déjà siège de l’Union africaine, dispose de l’infrastructure et de la légitimité diplomatique pour élargir son rôle de capitale du multilatéralisme africain. Quant à Abidjan, redevenue un pôle de stabilité économique et institutionnelle, ambitionne de s’imposer comme une plateforme régionale incontournable. Ces capitales, en pleine montée en puissance, pourraient très bien rafler la mise si le Sénégal ne rectifie pas rapidement le tir.
Le plus préoccupant reste le silence assourdissant qui entoure ce dossier. Aucune communication officielle du Gouvernement. Ce mutisme, loin de rassurer, alimente les inquiétudes et laisse penser que le projet est en train de sombrer dans une impasse politique. Et pendant ce temps, à Diamniadio, un bâtiment flambant neuf, financé à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, reste vide, inoccupé, sans la moindre perspective claire de mise en service.
Or, ce projet n’est pas un simple héritage d’un régime précédent qu’il conviendrait de réévaluer ou de renier. Il s’agit d’un actif stratégique national conçu pour consolider la place du Sénégal au sein des instances internationales. Laisser cet édifice tomber en désuétude serait un échec collectif, révélateur d’un manque de vision à long terme. Si les raisons de la frilosité actuelle relèvent d’un positionnement idéologique ou d’une volonté de rupture politique, alors elles relèvent d’une erreur de jugement dont le coût, lui, sera bien réel.
Il est encore temps pour les autorités sénégalaises de reprendre la main en rouvrant un dialogue franc et constructif avec les Nations Unies.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, porteur d’un projet de refondation de l’État, a l’occasion de démontrer que rupture ne rime pas avec reniement. À lui de faire preuve de hauteur de vue, de sens stratégique et de patriotisme éclairé. Certaines décisions dépassent les alternances politiques, elles engagent l’avenir d’une Nation.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°516 – 19 ET 20/07/2025

🔴 POSSIBLE DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES DE DIAMNIADIO : DÉSASTRE ÉCONOMIQUE ET DIPLOMATIQUE
🔴 JUSTICE À L’ARRÊT : L’ÉTAT SOMMÉ D’AGIR PAR LA RADDHO

🔴 FSF / CANDIDATURE À LA COMMISSION DU FOOTBALL FÉMININ : AÏCHA HENRIETTE NDIAYE S’EXPLIQUE
🔴 1ère ÉDITION MARATHON CASA RUN : ZIGUINCHOR ENTRE DANS LA COURSE !

Fraude au BFEM à Louga : le ministère de l’Éducation nationale clarifie et rassure

Suite à l’arrestation de plusieurs candidats au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) 2025 en possession de corrections d’épreuves, le ministère de l’Éducation nationale a apporté, ce jeudi, des précisions importantes afin de dissiper les doutes et préserver l’intégrité du processus d’évaluation.

Selon un communiqué officiel, les faits concernent 18 candidats à Louga et 6 autres à Mbour, pris en flagrant délit avec des documents manuscrits contenant des corrections d’épreuves. Le ministère tient toutefois à souligner que ces documents ne sont pas les corrigés officiels, lesquels sont élaborés et diffusés par la Direction des Examens et Concours (DEXCO). Ces derniers portent un cachet officiel et sont transmis de manière strictement contrôlée.

Depuis la session 2024, le dispositif de sécurisation des examens a été renforcé. Désormais, les corrigés sont envoyés uniquement par voie électronique, et ce, progressivement, aux Inspecteurs d’académie (IA), mais uniquement après la fin de chaque épreuve. Ce système vise à réduire au maximum les risques de fuite ou de fraude.

Le ministère relativise également l’ampleur des cas signalés : sur les 188 151 candidats ayant effectivement composé cette année, les incidents recensés représentent à peine 0,012 % du total. De plus, les autorités éducatives assurent que ces cas isolés ont été immédiatement pris en charge conformément à la réglementation en vigueur, grâce à la réactivité des présidents de jury, en collaboration avec les Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEF) et les Inspecteurs d’académie.

L’institution dirigée par Moustapha Guirassy insiste sur le fait que ces actes n’ont eu « aucun impact sur le bon déroulement global des épreuves » du BFEM 2025. Elle appelle toutefois à plus de responsabilité dans le traitement médiatique de ce genre d’information, afin d’éviter toute désinformation susceptible de nuire à la crédibilité du système éducatif.

Enfin, le ministère réaffirme son engagement à faire toute la lumière sur les faits signalés et promet de continuer à communiquer de manière transparente, via les canaux officiels. Il en appelle à une mobilisation collective autour des valeurs d’éthique, d’intégrité et de respect des règles, pour garantir un système éducatif équitable et digne de confiance.

Crise au sommet de l’État, inondations, économie en berne, suspension des BSF : la CCR charge violemment le régime

La Convergence des Cadres Républicains (CCR) de l’Alliance Pour la République (APR), réunie ce vendredi 18 juillet, s’est penchée sur la situation nationale et internationale. Dans une déclaration rendue publique, elle fustige une crise institutionnelle majeure au sommet de l’État, illustrée par ce qu’elle qualifie d’acte de défiance sans précédent : l’ultimatum lancé par le Premier ministre Ousmane Sonko au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Par ailleurs, la CCR exprime sa solidarité aux populations victimes des récentes inondations, tout en dénonçant l’inaction et le mépris des autorités. Elle établit un parallèle avec la gestion jugée défaillante des inondations de 2024 ayant frappé Matam et Bakel.

Concernant la situation nationale, la CCR constate la crise au sein de l’Exécutif sur fond de rivalités personnelles. Les propos outranciers ainsi que l’ultimatum du Premier ministre à l’encontre de son chef, le président de la République, constituent un acte de défiance inédit dans l’histoire du Sénégal, confirment le désordre au sommet de l’État et risquent de plonger notre pays dans une grave crise institutionnelle.

Par la mise en scène sur la place publique de ses frustrations personnelles, Ousmane Sonko prouve aux Sénégalais que leurs préoccupations quotidiennes demeurent secondaires face à son désir pathologique d’accéder à la présidence de la République.

 Inondations à Tambacounda et Kolda

Par ailleurs, la CCR se tient aux côtés des populations victimes des inondations dans plusieurs localités des régions de Tambacounda et de Kolda et leur témoigne de sa solidarité. La CCR, après s’être émue du décès enregistré à Kolda, fustige l’indifférence voire le mépris des autorités face au drame de nos concitoyens victimes de ce sinistre de grande ampleur. Aucune action notable n’a été constatée pour se tenir aux côtés des populations de Tamba, pourtant des Sénégalais à part entière. Cette attitude méprisante des autorités est conforme à celle qu’elles avaient montrées lors des inondations de 2024 qui avaient gravement touché les départements de Matam et de Bakel.

Aussi, la CCR constate avec regret et amertume l’énième dégradation de la note souveraine du Sénégal ; cette fois par l’agence Standard and Poor’s, qui fait régresser notre note de B à B- avec perspective négative. Ce nouvel abaissement confirme l’état catastrophique dans lequel ce régime a plongé notre économie, avec un recours systématique au marché intérieur qui explose la dette, creuse le déficit et enlève toute possibilité de disposer de marges de manœuvres afin de faire face aux préoccupations des populations en matière d’éducation, de santé et d’équité sociale.

Suspension des Bourses de Sécurité Familiale (BSF)

D’ailleurs, en matière de politique sociale, la CCR dénonce la suspension du paiement des bourses de sécurité familiale, l’un des marqueurs les plus puissants de la politique sociale impulsée dès 2012 par l’ancien régime. En vue de lutter davantage contre l’exclusion et la pauvreté structurelle, les bénéficiaires de la BSF sont passés de 50 000 ménages vulnérables en 2013 à 355 626 en 2024. En outre, la bourse trimestrielle initiale de 25 000 FCFA, a été portée à 35 000 FCFA en 2023 (soit 140 000 FCFA annuels), pour un coût annuel du programme d’environ 51,4 milliards de FCFA, financés intégralement par l’État du Sénégal, avec un paiement digitalisé en cours sur l’ensemble du territoire. L’actualisation du Registre National Unique (RNU) ne saurait justifier le blocage des paiements qui plonge des milliers de familles dans une précarité extrême, d’autant plus que la mise à jour du RNU avait été initiée depuis plusieurs mois par l’administration précédente.

La CCR exige qu’à l’heure où la reprise des paiements est annoncée que les arriérés soient intégralement régularisés, par souci de justice sociale et de dignité. Il serait illusoire de présenter comme un “acte généreux” ce qui n’est qu’un retour à l’ordre républicain.

Résultats préoccupants au baccalauréat 2025

Poursuivant dans l’actualité nationale, la CCR déplore les résultats mitigés à l’examen du baccalauréat. En effet, sur les 156 000 candidats, seuls 32.961 ont réussi au premier tour, soit 21%. Après la délivrance des résultats finaux, seuls 69 474, soit 42% sont admis.

La CCR, après avoir interpellé le gouvernement sur ces chiffres inquiétants, appelle celui-ci à quitter définitivement le registre du bavardage et la déclinaison des slogans pour s’atteler à la tâche urgente de formation des esprits de la future élite de notre pays. La jeunesse ne saurait être un combustible pour des batailles politiques insurrectionnelles mais un levain d’espoir pour construire le Sénégal de tous, pour tous.

La CCR s’incline devant la mémoire des trois jeunes qui ont perdu la vie à Thiaroye et à Cambérène et exige du gouvernement toute la lumière sur les circonstances controversées de leur décès. Face à l’ébullition du front social, la CCR appelle le gouvernement à apporter des réponses urgentes aux préoccupations des populations en vue de l’amélioration significative de leurs conditions de vie. 

Libération des détenus politiques

Au chapitre de la vie du parti, la CCR exige la libération immédiate et sans condition des otages politiques Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Abdoulaye Ndiaye, ainsi que la fin du placement sous bracelet électronique d’Ismaïla Madior Fall et de Aïssatou Sophie Gladima et celle du placement sous contrôle judiciaire de Mme Salimata DIOP.
Ces personnalités sont victimes d’une tentative inique d’effacement du fait de leur fidélité et leur loyauté à leurs idées et à leurs convictions politiques.

Dans la même veine, la CCR exige la libération des détenus politiques Moustapha Diakhaté, Abdou Nguer, Bachir Fofana, Assane Diouf, Jérôme Bandiaky, Badara Gadiaga, Djiby Ndiaye et de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, victimes d’une volonté d’effacement d’un régime aux penchants dictatoriaux.

Après la supercherie du Dialogue national, la CCR appelle l’opposition et toutes les forces vives de la Nation à un front pour préserver les libertés fondamentales et sauver les institutions républicaines malmenées par le populisme et la culture du désordre du Pastef.

Enfin, s’agissant de la situation internationale, la CCR déplore la situation des ressortissants sénégalais en République Islamique de Mauritanie, victimes de rafles et de traitements discriminatoires et dégradants. La CCR appelle le Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires étrangères à apporter le soutien et l’assistance requis à nos compatriotes dans les plus brefs délais.

Sécurité à Mbacké : 38 personnes interpellées et 24 véhicules mis en fourrière lors d’une vaste opération policière

La ville de Mbacké a été le théâtre, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet 2025, d’une importante opération de sécurisation menée conjointement par les forces de l’ordre. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du programme « Karangué Baol », a permis l’interpellation de 38 individus pour divers délits, ainsi que la mise en fourrière de 24 moyens roulants, selon des informations relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le commissaire principal Younouss Diédhiou, chef du service régional de la Sécurité publique de Diourbel, a fourni les détails de cette opération d’envergure. Selon lui, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de 102 pièces administratives non conformes, au retrait de 16 véhicules et 8 motos, et au recouvrement d’amendes forfaitaires s’élevant à 57 000 francs CFA.

La mobilisation sécuritaire a été massive. Elle a impliqué 87 agents issus des commissariats de Diourbel, Bambey et Mbacké, ainsi que des éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI) et de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS). Cette action coordonnée s’inscrit dans une stratégie préventive à l’approche du Grand Magal de Touba, un événement religieux qui attire chaque année des millions de fidèles.

Selon le commissaire Diédhiou, il s’agissait de la troisième opération du genre dans la région après celles déjà menées à Diourbel et à Touba. « Karangué Baol » vise à renforcer la sécurité, lutter contre la délinquance et assurer la tranquillité publique à l’approche de cette grande manifestation.

Cette série d’opérations témoigne de la volonté des autorités sécuritaires de maintenir un climat serein et d’anticiper toute menace susceptible de troubler l’ordre public dans une zone aussi sensible que celle de Mbacké-Touba en période de forte affluence.

15e sommet de la CPLP : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une mobilisation collective en faveur d’une agriculture durable

À l’occasion de la 15e Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP), tenue ce vendredi à Bissau, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été l’invité d’honneur de son homologue bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. Ce sommet a offert une tribune de choix au chef de l’État sénégalais pour partager sa vision du développement agricole et de la coopération Sud-Sud.

Dans son discours, le président Faye a mis en avant les liens historiques, culturels et fraternels entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, soulignant que cette proximité constitue un levier essentiel pour le renforcement des partenariats entre les deux nations et avec l’ensemble des membres de la CPLP. Il a salué l’ouverture croissante de cette communauté à des partenariats extra-régionaux, basés sur la solidarité, la coopération et l’intérêt mutuel.

Bassirou Diomaye Faye a ensuite mis l’accent sur la nécessité d’une transformation structurelle de l’agriculture dans les pays du Sud, en particulier en Afrique de l’Ouest. Il a lancé un appel à une mobilisation collective des États membres et partenaires de la CPLP autour d’un objectif commun : assurer la souveraineté alimentaire à travers des modèles agricoles durables, inclusifs et innovants. Pour lui, cela passe par la modernisation des pratiques agricoles, la valorisation des terres, le développement des infrastructures de marché et un appui renforcé aux petits producteurs, notamment les jeunes et les femmes.

Le chef de l’État a également évoqué les grandes lignes de la Vision Sénégal 2050, stratégie nationale de long terme dans laquelle l’agriculture joue un rôle central. Il a réaffirmé l’ambition du Sénégal de contribuer à la sécurité alimentaire du continent africain et au-delà, en s’appuyant sur un partenariat international solidaire et responsable.

Sa participation remarquée à ce sommet témoigne de la volonté du Sénégal de s’intégrer davantage dans les réseaux de coopération régionale et internationale, tout en promouvant un développement endogène fondé sur ses priorités économiques et sociales.

Marche interdite à Dakar : le Mouvement « Sauvons la République » stoppé dans son élan

La préfecture de Dakar a opposé une fin de non-recevoir à la demande de manifestation du mouvement citoyen « Sauvons la République / Dogu Samme Sunum Reew », qui projetait d’organiser une marche ce vendredi 18 juillet 2025. Par un arrêté préfectoral, les autorités ont interdit cette mobilisation qui devait se tenir entre 15 heures et 18 heures, sur l’itinéraire allant du rond-point de la Poste de la Médina jusqu’au siège de la Division spéciale de lutte contre la Cybercriminalité.

Selon les services de l’État, la décision repose sur des motifs liés à la sécurité et à l’ordre public. Dans son arrêté, le préfet indique que l’enquête préalable menée par les services compétents a révélé que l’occupation de l’axe prévu à l’heure choisie risquait « d’entraver gravement la libre circulation des personnes et de leurs biens ». Une formulation classique dans le registre des interdictions administratives de manifestations publiques, surtout dans les zones urbaines sensibles.

Le mouvement « Sauvons la République », très critique envers le gouvernement, entendait faire entendre sa voix à travers cette marche. L’objectif affiché était clair : réclamer la démission du Premier ministre Ousmane Sonko, désigné par les initiateurs comme étant, selon eux, « le principal problème de tous les maux du Sénégal ». Une position radicale qui s’inscrit dans un climat politique national marqué par une forte polarisation et des tensions persistantes entre partisans et opposants du régime en place.

Cette interdiction intervient dans un contexte où la liberté de manifester fait l’objet de débats récurrents au Sénégal, entre revendications citoyennes, impératifs de sécurité et encadrement administratif des rassemblements publics. Le mouvement, de son côté, n’a pas encore officiellement réagi à la décision préfectorale, mais ses membres pourraient envisager de nouvelles stratégies de contestation dans les prochains jours.

Guinaw Rails : Un couple interpellé avec du chanvre indien et de l’ecstasy à bord d’un taxi Yango

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2025, un couple a été arrêté à Guinaw Rails pour des faits de trafic de drogue. Les deux individus, un homme et une femme, ont été interpellés par les éléments du Commissariat d’arrondissement de Guinaw Rails lors d’une opération de sécurisation menée dans la zone.

C’est au cours d’un contrôle de routine que les policiers ont immobilisé un taxi de la plateforme Yango à bord duquel se trouvaient les deux suspects. Leur comportement jugé suspect a motivé une fouille approfondie qui a permis de découvrir plusieurs substances illicites.

Chez le passager, les agents ont mis la main sur une barrette de chanvre indien pesant 475 grammes, ainsi que quatre cornets soigneusement dissimulés dans un sachet en plastique. Quant à la femme qui l’accompagnait, elle avait en sa possession un comprimé de couleur rose identifié comme étant de l’ecstasy, une drogue de synthèse communément appelée « Souss ».

Placés en garde à vue, les deux suspects devront répondre des charges d’offre et cession de chanvre indien, ainsi que de détention de drogue de synthèse. L’enquête est actuellement en cours pour déterminer l’origine des produits saisis et d’éventuelles ramifications du trafic, selon la police qui n’exclut pas la participation d’autres complices.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un renforcement des dispositifs de sécurité dans les zones périurbaines, où les services de police redoublent de vigilance face à la recrudescence de la consommation et de la circulation de drogues, notamment chez les jeunes.

Examen du BFEM : 47 élèves de l’École sénégalaise de Bissau composent au CEM 2 de Kolda

Le Collège d’Enseignement Moyen 2 (CEM 2) de Kolda a accueilli cette année 47 candidats venus tout droit de la Guinée-Bissau pour prendre part au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), l’un des principaux examens du système éducatif sénégalais. Parmi eux, 30 filles, issues de l’École Sénégalaise de Bissau, un établissement relevant du réseau des écoles sénégalaises à l’étranger.

Prévue pour 48 candidats au départ, la délégation a enregistré une seule absence au moment du démarrage des épreuves. Selon Sana Sadio, membre de l’administration de l’établissement de Bissau, cette présence quasi-complète est déjà une victoire logistique. « C’est un soulagement de voir que nos élèves ont pu rejoindre le centre d’examen sans difficulté majeure, malgré la longue distance et les défis logistiques transfrontaliers », a-t-il confié.

Chaque année, les élèves de cette école effectuent ce déplacement de plusieurs centaines de kilomètres pour venir composer à Kolda, centre officiellement désigné pour les examens des élèves du réseau sénégalais en Guinée-Bissau. Leur présence constante témoigne de la solidité des liens entre les deux pays voisins, mais aussi de l’attachement des familles sénégalaises expatriées à un cursus académique conforme aux standards du ministère de l’Éducation nationale du Sénégal.

Ce dispositif d’écoles sénégalaises à l’étranger, notamment en Gambie, en Mauritanie ou en Guinée-Bissau, a pour objectif de garantir aux enfants sénégalais vivant hors du territoire national l’accès à un enseignement officiel, structuré, et reconnu à l’échelle nationale. L’examen du BFEM représente ainsi une étape cruciale dans leur parcours scolaire, leur permettant d’envisager sereinement la suite de leurs études au Sénégal ou ailleurs.

À Kolda, les autorités académiques ont salué l’organisation rigoureuse autour de cette délégation spéciale, en soulignant l’exemplarité de la coopération éducative transfrontalière. Pour les 47 jeunes candidats, l’enjeu est de taille : franchir avec succès cette étape du cycle moyen pour ouvrir les portes du lycée.

Contrat ACWA POWER – État du Sénégal : Serigne Mbaye Thiam justifie la nécessité d’une renégociation et alerte sur les enjeux vitaux du projet de dessalement

Invité de l’émission Grand Jury sur la TFM le 6 janvier 2025, l’ancien ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, est revenu sur la décision des nouvelles autorités sénégalaises d’annuler le contrat avec la société saoudienne ACWA POWER. Ce contrat portait sur la réalisation d’une usine de dessalement de l’eau de mer sur la Grande Côte, un projet stratégique censé renforcer la sécurité hydrique du Sénégal.

D’entrée, Serigne Mbaye Thiam a souligné que l’État sénégalais ne pouvait se permettre de se détourner définitivement du projet de dessalement, tant il est crucial dans la stratégie de couverture des besoins en eau potable à l’horizon 2030. Selon lui, le Sénégal devra faire face à un déficit d’un million de m³ par jour d’ici cette échéance, et les 400 000 m³ que devait produire l’usine constituent une composante essentielle du dispositif envisagé par les pouvoirs publics.

Au-delà de la simple augmentation de la production, l’ancien ministre a insisté sur le rôle de l’usine dans la gestion des risques. Il a rappelé l’épisode dramatique de 2013 à Keur Momar Sarr, lorsque la principale station de pompage du pays avait été hors service, plongeant une grande partie du pays dans une crise de l’eau. Pour Serigne Mbaye Thiam, le projet de dessalement aurait offert une source alternative stratégique et permanente, réduisant ainsi la dépendance au système de pompage actuel.

Mais selon lui, si les nouvelles autorités ont décidé d’annuler le contrat, elles devront tôt ou tard revenir à la table des négociations. « Les fenêtres de renégociation étaient déjà prévues dans les clauses du contrat », a-t-il rappelé. Parmi les leviers existants, il a cité la possibilité laissée à ACWA POWER de construire une centrale électrique en parallèle, ce qui aurait pu permettre une révision à la baisse du coût de l’électricité utilisée pour le dessalement. Cette centrale, en injectant 15 % de sa production dans le réseau national, pouvait offrir une marge de manœuvre financière.

Un autre levier évoqué par l’ancien ministre concernait le mode de financement du projet. En cas de recours par ACWA POWER à des financements concessionnels, une clause prévoyait que le bénéfice obtenu devait être redistribué sous forme de baisse du prix de l’eau. Des mécanismes précis étaient d’ailleurs inscrits dans le contrat : une baisse de prix inférieure à 2 % revenait entièrement à ACWA POWER, une baisse entre 2 % et 10 % devait être partagée à parts égales entre l’État du Sénégal et l’opérateur saoudien, et toute réduction supérieure à 10 % bénéficiait exclusivement à l’État sénégalais.

Pour Serigne Mbaye Thiam, ces clauses démontrent qu’un espace de renégociation existait bel et bien, et qu’il aurait été plus judicieux de l’utiliser plutôt que de rompre abruptement le contrat. Une telle décision, selon lui, expose l’État à des risques juridiques et diplomatiques, mais surtout compromet une solution technique majeure à une urgence nationale.

Dans le cadre plus large du « Grand Transfert » — projet stratégique pour la redistribution des ressources en eau — l’ancien ministre a précisé que l’eau brute issue du projet devait également servir à l’irrigation agricole. Une partie de cette ressource devait être transférée vers la région de Touba à partir de Pekess, rompant ainsi avec le schéma initial qui visait un acheminement direct vers Dakar.

Au final, Serigne Mbaye Thiam appelle à une approche pragmatique et à une relecture stratégique du contrat. Il juge que le gouvernement actuel se trouve dans l’obligation de revoir sa position pour ne pas compromettre la souveraineté hydraulique du pays, à un moment où les besoins en eau deviennent chaque jour plus pressants.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°515 – 18/07/2025

🔴 RECONNAISSANCE DU MAGAL DE TOUBA AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL DU SÉNÉGAL : BAMBA – LE MIROIR VIVANT !
🔴 CENTRE MÉDICO-SOCIAL DES DOUANES : BRAS DE FER AUTOUR DE LA MILITARISATION

🔴 AG ÉLECTIVE DE LA FSF : LES CLUBS APPELÉS AUX URNES LE 02 AOÛT
🔴 LUTTE / « SITEU AFFRONTE LE MEILLEUR DE TOUS LES TEMPS » : BALLA GAYE 2 ATTAQUE

Le Magal de Touba officiellement inscrit au patrimoine culturel immatériel du Sénégal

C’est désormais officiel : le Magal de Touba, événement religieux phare du calendrier musulman sénégalais, figure sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel. Cette reconnaissance a été entérinée par un arrêté du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, confirmant ainsi la portée historique, spirituelle et culturelle de cette célébration emblématique du mouridisme.

Le Magal commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de la confrérie mouride, envoyé par les autorités coloniales françaises au Gabon en 1895. Cette épreuve, vécue comme un acte de foi et de résistance spirituelle, est aujourd’hui magnifiée chaque année par des millions de fidèles venus de tout le Sénégal et de la diaspora, qui convergent vers la ville sainte de Touba.

L’inscription du Magal dans le patrimoine immatériel national vise à reconnaître son rôle fondamental dans la cohésion sociale, la transmission des valeurs religieuses, l’éducation populaire et la dynamique économique. Il s’agit également d’un acte de valorisation d’un événement qui mobilise les institutions, les familles et les communautés dans un esprit d’unité, de partage et de ferveur.

Selon le document officiel publié par le ministère, cette reconnaissance s’accompagnera de l’élaboration d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur. Ce plan sera conçu en étroite collaboration avec la communauté mouride, gardienne de cette tradition vivante. L’objectif sera de préserver les dimensions spirituelles, culturelles et sociales du Magal, tout en adaptant son organisation aux enjeux contemporains.

Cette mesure intervient dans un contexte de prise de conscience accrue de l’importance de la mémoire collective et des expressions culturelles comme vecteurs de développement et de rayonnement international. Elle pourrait également ouvrir la voie à une reconnaissance du Magal de Touba au niveau de l’UNESCO, comme cela avait été évoqué ces dernières années par certaines autorités religieuses et culturelles.

Le Magal de Touba, bien plus qu’un événement religieux, incarne une philosophie de paix, de travail et de dévotion. Son inscription au patrimoine culturel immatériel du Sénégal est une consécration symbolique et politique, qui honore à la fois l’histoire du mouridisme et le rôle fondamental des confréries dans la construction de l’identité nationale.

Enseignement supérieur au Sénégal : le président Bassirou Diomaye Faye lance un ambitieux programme de transformation axé sur le numérique et l’innovation

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé ce jeudi 17 juillet 2025 l’agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Sénégal. Lors de cette cérémonie inaugurale, il a adressé un message fort à tous les acteurs impliqués dans le secteur universitaire ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, les invitant à repenser en profondeur le système d’enseignement supérieur afin d’en faire un moteur stratégique de souveraineté nationale, d’innovation et de transformation sociale.

Le président Diomaye Faye a souligné que l’enseignement supérieur ne doit plus être perçu uniquement comme un espace de transmission du savoir et de production des connaissances. Selon lui, il doit devenir un levier majeur au service du développement durable du pays. Il a insisté sur l’urgence de réformes profondes pour améliorer la régulation du secteur, garantir une qualité académique conforme aux standards internationaux, et surtout aligner les formations universitaires sur les besoins réels du Sénégal en cohérence avec son agenda national de transformation.

L’un des points majeurs de son discours a porté sur la nécessité de construire une université moderne, qui embrasse pleinement les défis du monde contemporain. Le chef de l’État a mis en avant l’importance de développer les sciences et technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle et le numérique, tout en veillant à préserver l’identité culturelle sénégalaise. Pour lui, l’université doit être un espace dynamique capable de s’adapter aux mutations rapides du savoir, tout en restant ancrée dans les réalités sociales et économiques locales.

Par ailleurs, le président a reconnu que le système universitaire sénégalais est aujourd’hui confronté à de nombreux défis. Parmi ceux-ci, il a cité le déficit d’infrastructures adaptées, le nombre croissant d’étudiants, l’inadéquation des curricula, les difficultés de financement, et le retard dans la digitalisation des établissements. Il a insisté sur la nécessité de prendre en compte ces problématiques afin de bâtir une université robuste, efficace et compétitive.

Le président Faye a exhorté le monde académique à faire preuve d’audace et d’innovation dans les réflexions et les stratégies de transformation. Il a souligné que ce processus exige une volonté politique forte, ainsi qu’une approche renouvelée, qui englobe toutes les dimensions du système universitaire. Pour lui, cette transformation doit permettre à l’université sénégalaise de mieux répondre aux aspirations des étudiants, soutenir le développement national et s’inscrire pleinement dans les objectifs de l’agenda national de transformation.

La cérémonie de lancement a réuni une large diversité d’acteurs : des membres du gouvernement, des universitaires, enseignants-chercheurs, étudiants, représentants du personnel des universités, mais aussi des représentants syndicaux et patronaux. Plusieurs partenaires techniques et financiers, diplomates, élus locaux et représentants d’associations de parents d’élèves ont également pris part à cet événement majeur. Ces participants s’apprêtent à entamer un cycle de cinq jours de travaux destinés à définir les grandes orientations et les modalités pratiques de cette réforme ambitieuse.

Ce programme de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation marque une étape importante dans la politique éducative du Sénégal. Il s’inscrit dans une vision qui vise à faire de l’université un véritable levier de développement durable, d’innovation technologique et sociale, capable d’accompagner efficacement la montée en puissance du pays sur la scène internationale.

Grève dans la Justice : l’Entente SYTJUST-UNTJ critique la posture du président du Haut Conseil du Dialogue Social

En pleine crise dans le secteur de la Justice, l’Entente SYTJUST-UNTJ est montée au créneau ce jeudi pour dénoncer les prises de position jugées partiales du président du Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS). Dans un communiqué au ton ferme, le regroupement syndical a exprimé sa « vive préoccupation » face à ce qu’il considère comme une série de déclarations déséquilibrées et orientées.

Selon les syndicalistes, le président du HCDS aurait adopté une posture « tendancieuse », en soutenant implicitement la position gouvernementale tout en remettant en cause la légitimité des revendications portées par les travailleurs de la Justice. Une attitude que l’Entente juge incompatible avec la neutralité et l’impartialité attendues d’une institution censée faciliter le dialogue et apaiser les tensions sociales.

« Ces prises de parole répétées et orientées traduisent un déséquilibre regrettable qui nuit à la posture d’impartialité attendue d’un médiateur ou facilitateur dans un conflit social », peut-on lire dans le communiqué. L’Entente va plus loin en estimant que les propos du président du HCDS sont « manifestement éloignés de la réalité du conflit » et qu’ils jettent un « discrédit à peine voilé » sur le mouvement en cours.

Pour les membres de l’Entente, cette attitude affaiblit la crédibilité du Haut Conseil et compromet sa capacité à jouer un rôle constructif dans la résolution de la crise. « Une telle présentation biaisée des faits altère gravement sa crédibilité et compromet sa capacité à jouer un rôle d’arbitre neutre », affirment-ils.

Les syndicalistes rappellent par ailleurs que le président du HCDS, ancien syndicaliste lui-même, devrait faire preuve de plus de réserve et d’équilibre, conformément à la nature et aux exigences de ses fonctions. Ils l’invitent ainsi à « faire preuve de la retenue nécessaire, à observer la stricte neutralité exigée par son statut et à s’abstenir de toute déclaration publique relative à ce dossier jusqu’au règlement de la crise en cours ».

En conclusion, l’Entente SYTJUST-UNTJ réaffirme son attachement à un dialogue sincère et respectueux des règles de médiation. Elle appelle à une recherche d’une solution juste, dans l’intérêt du service public de la Justice, mais aussi de ses travailleurs dont les conditions professionnelles et matérielles sont au cœur du mouvement de grève.

Allègement des conditions de séjour en Mauritanie : un souffle d’espoir pour les Sénégalais dès le 25 juillet

Face aux difficultés rencontrées ces derniers mois par une partie importante de la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie, les gouvernements des deux pays ont engagé des discussions bilatérales pour apaiser la situation et instaurer un cadre formel de séjour, dans le respect mutuel et la dignité.

À l’issue de ces concertations, le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié ce mercredi 17 juillet 2025 un communiqué important annonçant l’entrée en vigueur, à titre provisoire, de l’Accord sur les conditions d’entrée, de séjour et d’établissement des personnes et de leurs biens entre le Sénégal et la Mauritanie. Cet accord, signé le 2 juin 2025, sera appliqué dès le 25 juillet 2025.

La mesure phare annoncée concerne la suppression des frais généralement imposés aux ressortissants sénégalais se rendant en Mauritanie. Désormais, ces derniers seront totalement dispensés du paiement des frais liés à leur entrée et à leur subsistance sur le sol mauritanien. Une décision saluée par plusieurs associations sénégalaises installées à Nouakchott et dans d’autres régions mauritaniennes.

Cependant, le communiqué précise que cette mesure concerne principalement les séjours de courte durée. Les Sénégalais qui résident ou prévoient de résider en Mauritanie pour plus de trois mois sont toujours tenus d’obtenir une carte de séjour. Pour ce faire, ils devront se présenter aux services compétents avec une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité, ainsi qu’une carte consulaire. Le coût du titre de séjour est fixé à 300 MRU (Ouguiyas mauritaniennes).

Le gouvernement sénégalais a souligné l’importance de la rigueur dans l’application de ces nouvelles dispositions. Les autorités des deux États s’engagent à veiller à leur respect strict. Il est également demandé aux Sénégalais vivant en Mauritanie de respecter les lois et règlements du pays hôte.

Dans une posture empreinte d’empathie, le ministère a adressé un message de solidarité à l’ensemble de la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie. Il a assuré que l’ambassade du Sénégal à Nouakchott suivra de près la situation, en étroite collaboration avec les autorités locales, afin de garantir de meilleures conditions de séjour à nos compatriotes.

Pour toute demande d’assistance ou d’information complémentaire, un numéro de téléphone est mis à la disposition de la communauté : 42 00 77 55.

Ex-employés des bases françaises : les oubliés du retrait des EFS réclament leur intégration dans la fonction publique

Le départ officiel des Éléments français au Sénégal (EFS), acté le 30 juin 2025 avec la restitution des dernières installations militaires à l’État sénégalais, a laissé derrière lui plusieurs centaines de travailleurs dans l’incertitude. Ils sont environ 300 Sénégalais, employés civils des EFS, aujourd’hui sans emploi et dans l’attente d’une décision des autorités sénégalaises quant à leur avenir professionnel.

Ces anciens agents, membres du Syndicat des travailleurs du personnel civil des EFS, dénoncent un silence prolongé du gouvernement malgré les démarches engagées en amont. « Depuis 15 jours, nous sommes officiellement licenciés. Nous avons respecté une décision de souveraineté nationale. Nous espérions en retour une réaction rapide de l’État pour une reconversion », a déclaré Djibril Ndiaye, secrétaire général du syndicat, dans un entretien accordé à la Radio Futurs Médias (RFM).

Selon ses précisions, un dossier détaillé avait été préparé par les ex-travailleurs, en collaboration avec le ministère des Forces armées et celui du Travail, à la demande de la Présidence de la République. Ce document contient des données précises sur les conséquences juridiques de leur licenciement, les préjudices économiques et sociaux subis, ainsi que leurs propositions de reclassement dans la fonction publique. Le dossier a bien été transmis au Palais, mais reste depuis sans suite.

Le secrétaire général du syndicat exprime l’inquiétude croissante de ses collègues : « C’est une situation angoissante pour des pères de famille qui avaient une stabilité professionnelle, un salaire régulier, un accès à la couverture maladie et une sécurité sociale. Du jour au lendemain, tout cela a disparu sans qu’aucune mesure d’accompagnement ne soit prise. »

En ce qui concerne l’État français, Djibril Ndiaye reconnaît que les autorités tricolores ont respecté leur part du contrat. Les indemnités dues aux travailleurs ont été versées. Toutefois, ces montants sont jugés insuffisants au regard du choc brutal qu’a représenté cette rupture, d’autant plus qu’aucune solution durable n’a été proposée par l’État sénégalais.

Le contexte dans lequel intervient cette fermeture est inédit. Pour la première fois depuis l’indépendance, le Sénégal ne compte plus de base militaire française sur son territoire. Une décision hautement symbolique, saluée par une large partie de l’opinion comme un acte de souveraineté, mais qui, sur le plan social, laisse planer une ombre sur le sort de ceux qui faisaient tourner ces installations au quotidien.

Alors que le pays s’engage dans une nouvelle phase de coopération militaire « équilibrée et rénovée » avec la France, comme l’a souligné le chef d’état-major des armées, les anciens agents civils appellent à ne pas être les victimes collatérales de ce changement de paradigme. Ils rappellent qu’ils ont servi loyalement pendant des années, souvent dans l’ombre, et demandent aujourd’hui à être réorientés dans le service public sénégalais.

Fin des Éléments Français au Sénégal : une nouvelle ère de coopération militaire fondée sur la souveraineté

Le jeudi 17 juillet 2025 marque une date historique dans les relations militaires entre le Sénégal et la France. C’est au camp Geille de Ouakam, à Dakar, que s’est tenue la cérémonie officielle de restitution des dernières bases françaises présentes sur le sol sénégalais, mettant un terme à plusieurs décennies de présence militaire tricolore dans le pays. Cette étape décisive s’inscrit dans une volonté politique forte des autorités sénégalaises de réaffirmer leur souveraineté tout en réorientant leur coopération stratégique sur des bases nouvelles.

Présidée par le général de corps d’armée Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, la cérémonie a vu la passation officielle de plusieurs sites militaires majeurs. Il s’agit notamment des camps Saint-Exupéry et Maréchal de Hann, de l’escale militaire de l’aéroport Blaise Diagne (Diass), de la Cité résidentielle de la Pointe, des installations navales de Protet, du centre de mission de Rufisque, et du camp Geille de Ouakam. Tous ces sites sont désormais sous contrôle exclusif des forces armées sénégalaises.

Dans son discours, le général Mbaye Cissé a tenu à rappeler la solidité des relations historiques entre les deux armées. Il a salué l’apport significatif de la France dans le développement des capacités militaires sénégalaises, notamment à travers la formation de cadres, l’entraînement des troupes, et le soutien logistique. Toutefois, il a insisté sur le fait que cette nouvelle phase ne marque pas une rupture brutale, mais plutôt une volonté d’adaptation à un contexte géopolitique et stratégique en mutation.

« Nos armées ont toujours entretenu une coopération dynamique et enrichissante. Aujourd’hui, le Sénégal choisit de réorganiser cette coopération sur des bases qui garantissent davantage d’autonomie, de respect mutuel et de souveraineté. Il s’agit d’un partenariat rénové, tourné vers l’avenir », a déclaré le général.

La nouvelle coopération militaire avec la France sera donc axée sur l’instruction, la formation, l’entraînement et d’autres domaines jugés essentiels pour la modernisation de l’armée sénégalaise. L’objectif, selon le haut commandement militaire, est d’atteindre une autonomie stratégique tout en restant ouvert aux apports techniques et humains de partenaires étrangers, à condition que cela se fasse dans un cadre équilibré et équitable.

Le départ des Éléments français au Sénégal (EFS) intervient dans un contexte régional marqué par un repli progressif des présences militaires étrangères en Afrique de l’Ouest, sous la pression croissante des opinions publiques et d’une nouvelle génération de dirigeants politiques résolument engagés dans la reconquête de leur souveraineté nationale.

Le Sénégal, en optant pour cette démarche de réappropriation de ses installations militaires, envoie un signal fort à ses partenaires. Il ne s’agit pas d’un isolement ou d’un rejet de la coopération internationale, mais d’un repositionnement stratégique. Comme l’a résumé le général Mbaye Cissé, « les armées sénégalaises sont prêtes à écrire, avec leurs partenaires, une nouvelle page fondée sur l’égalité, la souveraineté et la responsabilité partagée ».

Ainsi s’ouvre une nouvelle séquence du compagnonnage entre le Sénégal et la France, appelée à évoluer au rythme des exigences du monde contemporain et des ambitions d’un pays qui veut affirmer davantage son autonomie dans la gestion de ses affaires de défense et de sécurité.

Fermeture des bases françaises au Sénégal : Madiambal Diagne parle d’« erreur historique »

Jeudi 17 juillet 2025, une page importante de l’histoire militaire et diplomatique entre la France et le Sénégal s’est refermée avec la fermeture officielle des dernières installations militaires françaises dans le pays. Le site de Ouakam, qui abritait encore des éléments de l’armée française, a été définitivement libéré, marquant la fin d’une présence vieille de plusieurs décennies.

Une cérémonie symbolique a été organisée pour marquer cet événement, en présence de responsables militaires sénégalais et français. Ce retrait s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition des partenariats de défense en Afrique, amorcée par plusieurs pays du continent qui revendiquent une coopération fondée sur l’égalité et la souveraineté.

Mais cette décision, bien qu’applaudie par une partie de l’opinion publique, suscite également des critiques. Le journaliste Madiambal Diagne, directeur du journal Le Quotidien et figure influente du paysage médiatique sénégalais, a vivement réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter). Il y a qualifié la fermeture des bases françaises d’« erreur historique ».

Selon lui, la présence militaire française constituait un atout stratégique pour le Sénégal, notamment en matière de formation, de logistique et de coopération sécuritaire dans un contexte sous-régional instable. Il estime que la rupture de ce lien pourrait affaiblir les capacités de réponse rapide du pays face aux menaces transfrontalières, comme le terrorisme ou la criminalité organisée.

La sortie de Madiambal Diagne intervient alors que les autorités sénégalaises défendent, au contraire, une politique de souveraineté renforcée. Le Général de corps d’Armée Mbaye Cissé, lors d’une précédente déclaration, avait expliqué que cette rétrocession s’inscrivait dans une volonté politique affirmée de développer une armée sénégalaise pleinement autonome, capable de relever ses défis sécuritaires avec ses propres moyens.

Cette divergence de points de vue reflète un débat plus large sur l’avenir des relations militaires entre l’Afrique et ses anciens partenaires traditionnels, en particulier la France. Entre rupture symbolique et repositionnement stratégique, le Sénégal trace ainsi une nouvelle voie, non sans susciter interrogations et controverses.

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Usine de dessalement de la Grande Côte : le Président Diomaye valide une nouvelle ère de coopération avec l’Arabie Saoudite

Le Sénégal et l’Arabie Saoudite viennent de franchir une étape décisive dans leur partenariat stratégique avec la signature, ce jeudi 17 juillet 2025, du contrat renégocié relatif à la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer de la Grande Côte. Le Président Bassirou Diomaye Faye a entériné ce nouvel accord conclu avec la société saoudienne Acwa Power, mettant ainsi fin à plusieurs mois d’incertitudes et de réajustements autour de ce projet d’envergure.

Sur sa page Facebook, le chef de l’État sénégalais a salué la solidité de la coopération entre Dakar et Riyad, qu’il qualifie de « stratégique et gagnant-gagnant ». Il a tenu à remercier chaleureusement le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Prince Héritier Mohammed ben Salmane, pour leur soutien constant au développement du Sénégal. Une reconnaissance adressée également au peuple saoudien, engagé de longue date dans le soutien à des projets structurants sur le sol sénégalais.

Ce projet de dessalement, jugé prioritaire dans un contexte de stress hydrique croissant dans la région de Dakar et sa périphérie, avait été au centre d’une controverse en 2024. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, avait alors décidé d’annuler le contrat initialement signé sous la présidence de Macky Sall. Ce contrat, d’un montant évalué à 459 milliards de francs CFA sur une durée de 30 ans, avait été critiqué pour son coût jugé excessif et son inadéquation avec les capacités budgétaires de l’État.

La version renégociée du contrat, bien que ses détails précis n’aient pas encore été rendus publics, est présentée par les autorités comme mieux alignée sur les intérêts nationaux. Elle garantirait à la fois une meilleure maîtrise des coûts, une optimisation de l’impact environnemental, ainsi qu’une mise en œuvre plus rapide. L’usine de la Grande Côte, une fois opérationnelle, devrait significativement renforcer l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar et soutenir la croissance urbaine tout en réduisant la dépendance aux eaux souterraines.

Ce projet s’inscrit dans une vision globale du gouvernement sénégalais qui place l’accès équitable à l’eau parmi ses priorités. Il illustre aussi la volonté du président Diomaye de refonder les contrats publics en faveur de la transparence, de l’efficacité économique et de la souveraineté nationale.

Clap de fin pour les bases françaises au Sénégal : un tournant décisif dans la coopération militaire

La journée du jeudi 17 juillet 2025 restera gravée dans l’histoire militaire du Sénégal comme le symbole d’une souveraineté assumée et d’un partenariat repensé. C’est à cette date qu’a eu lieu, à Dakar, la cérémonie officielle de rétrocession des bases militaires françaises aux forces armées sénégalaises. Un acte hautement symbolique qui met fin à plusieurs décennies de présence militaire française dans le pays.

La cérémonie, tenue au camp Geille, a été marquée par la présence des autorités militaires sénégalaises et françaises. Le Général de corps d’armée Mbaye Cissé, Chef d’état-major général des armées sénégalaises, a pris la parole pour rappeler le caractère historique de cette restitution. Il a annoncé que toutes les emprises françaises, notamment les camps Saint-Exupéry et Maréchal de Hannes, l’escalier aérien de l’aéroport international Blaise Diagne, la cité résidentielle de La Pointe, les installations navales du camp Proté, le centre d’émission de Rufisque et le camp Geille, ont été officiellement transférés à l’État sénégalais.

Le général Cissé a insisté sur le fait que cette rétrocession est le fruit d’une volonté politique ferme des plus hautes autorités des deux pays. Il a salué l’atmosphère fraternelle et respectueuse qui a entouré les discussions entre les deux parties, tout en soulignant que cette évolution s’inscrit dans la nouvelle doctrine sénégalaise de coopération en matière de défense. Cette doctrine vise à renforcer l’autonomie stratégique du pays, à moderniser son dispositif militaire et à faire du Sénégal un acteur de premier plan dans le maintien de la paix en Afrique de l’Ouest et dans le monde.

Le haut commandement militaire sénégalais a également tenu à rappeler que la coopération avec la France a été, pendant de longues années, un appui majeur dans la formation des soldats, l’entraînement des troupes et la logistique. Des apports qui ont contribué à professionnaliser l’armée sénégalaise et à l’ériger comme l’une des plus respectées de la sous-région.

De son côté, le Général de division Pascal Ianni, représentant de l’armée française, a salué l’évolution naturelle de la relation entre les deux pays. Il a rappelé que le camp Geille, où se tenait la cérémonie, fut l’une des premières bases aériennes africaines créées par la France en 1920. Il a retracé les grandes étapes de la présence militaire française, depuis la période coloniale jusqu’à la mise en place, en 2011, des Éléments Français au Sénégal (EFS), après la dissolution des Forces Françaises du Cap-Vert.

Dans son allocution, le général Ianni a évoqué une « transformation structurelle » de la présence française en Afrique. Il a reconnu que le temps des bases permanentes touchait à sa fin, et qu’il était désormais plus pertinent de nouer des partenariats souples, adaptés aux besoins et à la souveraineté des pays africains. Il a affirmé que « prolonger artificiellement une présence là où elle n’est plus souhaitée serait une erreur stratégique et politique ».

Les deux officiers généraux ont convenu que cette étape ne signifiait pas la fin de la coopération militaire entre le Sénégal et la France, mais plutôt le début d’un nouveau cycle. Un cycle marqué par une collaboration sur mesure, respectueuse des intérêts et des choix stratégiques de chacun.

La restitution des bases françaises marque donc un tournant majeur dans l’histoire des relations militaires franco-sénégalaises. Elle incarne la volonté du Sénégal de maîtriser pleinement sa défense et de bâtir une armée à la hauteur de ses ambitions régionales et internationales. C’est aussi, pour la France, l’opportunité de repenser sa politique de défense en Afrique, dans un contexte où les attentes des peuples africains en matière de souveraineté sont de plus en plus fortes.

L’AMICALE DES INSPECTEURS ET OFFICIERS DE DOUANE (AIOD) AUTHENTIQUE S’OPPOSE A LA MILITARISATION DU CENTRE MEDICO-SOCIAL DE LA DOUANE

 

L’Amicale des Inspecteurs et Officiers de Douane (AIOD) Authentique dénonce, avec la dernière énergie, la volonté du directeur général des douanes, Babacar Mbaye, d’imposer des médecins militaires au centre de santé de la douane, en dépit du désaccord des membres du comité directeur, puisque des douaniers médecins occupent déjà ces fonctions. L’AIOD a saisi le gouvernement contre les velléités du directeur général deremplacer les médecins douaniers par des médecins militaires contre notre gré. 

Nous restons déterminés à défendre les intérêts des agents et de l’Administration des douanes. Nous apporterons les réponses idoines à toute tentative de vassalisation et de militarisation de notre administration de quelque bord que cela puisse venir. Il existe des médecins douaniers, il n’est pas question d’accepter des médecins militaires à leur place pour la gestion du centre médico-social des douanes. Néanmoins, ces derniers sont les bienvenus, en cas de besoin.

Par ailleurs, s’agissant du droit syndical, l’AIOD rappelle que le projet de réforme du statut des douanes devra intégrer la libertésyndicale telle que spécifiée par les recommandations numéro 384 de mars 2018 de l’OIT du comité de liberté syndicale. A défaut, l’AIOD proposera son propre projet de statut à l’Autorité et à l’Assemblée nationale. Pour rappel, ce comité a demandé au Gouvernement du Sénégal de prendre les mesures nécessaires pour modifier l’article 8 de la loi no 69-64 du 30 octobre 1969 portant statut du personnel des douanes afin de supprimer l’interdiction faite au personnel des douanes d’exercer leurs droits syndicaux. Le comité a aussi invité le Sénégal à veiller à ce que des procédures de conciliation et d’arbitrage appropriées, impartiales et expéditives soient accordées au personnel des douanes en tant que garanties compensatoires dans la mesure où son droit de grève est déniéou limité, et de le tenir informé de toutes mesures prises à cet égard. Enfin, il a invitéinstamment le gouvernement de s’assurer que les douaniers Ndiaga Soumaré et Pape Djigdjam Diop ne subiront plus de préjudice pour le simple fait de s’exprimer en faveur de la reconnaissance de leurs droits syndicaux et que les recours concernant les mesures prises par les autorités administratives seront résolus en tenant compte de ces recommandations.

Fait à Dakar, le 16 juillet 2025

ANNONCE D’UN COMITÉ SPÉCIAL POUR MATÉRIALISER LES CONCLUSIONS DU DIALOGUE NATIONAL EN PROJETS DE LOIS : Vers quelles réformes législatives s’achemine-t-on ?

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, en Conseil des ministres, la création d’un Comité spécial chargé de formuler les textes législatifs et réglementaires issus des recommandations du Dialogue national sur le système politique. Une initiative qui ouvre la voie à d’importantes réformes institutionnelles dont les contours législatifs restent à préciser.

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 16 juillet, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris la parole pour revenir sur un évènement important de la vie politique nationale : la réception, deux jours plus tôt, du Rapport général du Dialogue national sur le système politique. Ce document, fruit de plusieurs jours d’échanges entre les forces vives de la nation, trace les contours des réformes attendues pour une refondation institutionnelle et démocratique du Sénégal.
Le chef de l’État a salué, avec insistance, le travail du facilitateur général, du directoire du Dialogue, des différentes commissions ainsi que l’implication des participants, notamment ceux réunis au sein de la plateforme « Jubbanti ». Selon lui, l’esprit républicain, le sens des responsabilités et la qualité des contributions traduisent une volonté collective de bâtir un nouveau socle politique plus juste, plus équilibré et plus conforme aux aspirations démocratiques profondes du peuple sénégalais.
Diomaye Faye a surtout mis l’accent sur les recommandations consensuelles issues de ce processus, qu’il juge « exhaustives » et « thématiques », insistant sur leur pertinence dans la quête d’un État de droit renforcé, d’une justice restaurée dans sa crédibilité et d’une démocratie renouvelée dans ses pratiques et institutions. Pour le président de la République, la mise en œuvre effective de ces recommandations constitue une priorité nationale.
C’est dans ce contexte qu’il a annoncé la création prochaine d’un Comité spécial. Cette instance aura pour mission, dans un délai de trois mois, de proposer les textes législatifs et réglementaires nécessaires à la traduction concrète des conclusions du dialogue. Ainsi, le chef de l’État veut-il aller vite, mais surtout bien. Il s’agit, pour lui, de ne pas laisser le consensus retomber dans l’oubli ou être dilué dans des considérations politiques à court terme.
Dès lors, une question centrale s’impose : quelles lois seront proposées à l’Assemblée nationale ? Réforme du Conseil constitutionnel, mode de désignation des membres de la Cour des comptes, renforcement de la Haute Autorité de la transparence, révision du statut des magistrats, modification des règles électorales, encadrement des pouvoirs présidentiels, adoption d’une loi de programmation pour l’accès équitable à la justice ou autre ? En tout cas, les pistes sont nombreuses.
Par ailleurs, il faudra s’interroger sur le sort réservé à certaines pratiques jusque-là décriées, comme le parrainage citoyen, la transhumance politique ou la gestion des fonds politiques. Autant de sujets épineux que le futur comité spécial devra trancher, en lien étroit avec les institutions, les parlementaires et la société civile.
En attendant, le message du chef de l’État est clair : l’heure est à la réforme, mais pas à n’importe quel prix. Il urge de réconcilier les Sénégalais avec leur système politique, en posant les bases d’un nouveau contrat démocratique, fondé sur la transparence, l’équité, la responsabilité et la participation citoyenne.
Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°514 – 17/07/2025

🔴 ANNONCE D’UN COMITÉ SPÉCIAL POUR MATÉRIALISER LES CONCLUSIONS DU DIALOGUE NATIONAL : QUELLES SONT CES LOIS EN GESTATION ?
🔴 DOSSIERS BACHIR FOFANA ET MOUSTAPHA DIAKHATÉ : RETOUR DU DÉBAT SUR LE JUGE DES LIBERTÉS

🔴 LUTTE / « KULUNA », « MAFIA », « MANDAT DE DÉPÔT » : LES MOTS DÉSORMAIS BANNIS PAR LA POLICE
🔴 LSFP 2025-2026 : COUP D’ENVOI LE 11 OCTOBRE, CLAP DE FIN LE 6 JUIN

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