Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°667 – 07/02/2026

🔴 PROMESSES DE CRIMINALISER L’HOMOSEXUALITÉ FAITES PAR LE RÉGIME DIOMAYE- SONKO LORS DE LA DERNIÈRE CAMPAGNE ÉLECTORALE : QUI EST À L’ORIGINE DU BLOCAGE ?
🔴 CRISE DES BOURSES À L’UCAD ET RETARD DANS LE PAIEMENT DES RAPPELS : LES ÉTUDIANTS SE BRAQUENT

🔴 FOOTBALL MONDIAL : SADIO MANÉ CONSACRÉ PARMI LES 100 LÉGENDES DU SIÈCLE

Fermeture des restaurants à l’UIDT : les étudiants lancent une cagnotte pour nourrir leurs camarades

La fermeture des restaurants universitaires de l’Université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès continue de susciter une vive indignation au sein de la communauté estudiantine. En réaction à cette décision du CROUS/T, jugée brutale et injustifiée, la Conférence des Amicales d’étudiants a décidé de prendre les devants pour éviter que des centaines d’étudiants résidents ne se retrouvent livrés à eux-mêmes.

Dans un communiqué rendu public, l’organisation étudiante dénonce une mesure aux conséquences sociales lourdes. Selon elle, la fermeture des restaurants universitaires affecte directement les étudiants les plus vulnérables, dont beaucoup dépendent exclusivement de ces services pour assurer leur alimentation quotidienne. « Cette décision est totalement injuste et inacceptable », estime la Conférence des Amicales, qui souligne l’absence de solutions alternatives mises en place par les autorités compétentes.

Face à l’urgence de la situation, les étudiants ont choisi l’action solidaire plutôt que la résignation. Consciente des réalités difficiles vécues dans les campus sociaux, la Conférence des Amicales a annoncé le lancement d’une cagnotte destinée à financer des repas pour les étudiants résidant dans les différentes cités universitaires de l’UIDT. L’initiative se veut à la fois humanitaire et militante, traduisant la volonté des étudiants de ne laisser aucun camarade sombrer dans la précarité alimentaire.

À travers cet appel à la solidarité, les responsables estudiantins invitent toute personne de bonne volonté – anciens étudiants, parents, citoyens, organisations ou partenaires – à apporter sa contribution afin de garantir un minimum vital aux étudiants affectés par la fermeture des restaurants. Pour la Conférence des Amicales, il s’agit d’un geste de dignité et de responsabilité collective, dans un contexte où l’accès à une alimentation décente devient un combat quotidien sur les campus.

Au-delà de l’aide alimentaire, l’organisation étudiante affirme que cette initiative constitue également une réponse ferme à ce qu’elle qualifie de « tentatives de pression et d’intimidation ». Elle réaffirme sa détermination à défendre les droits fondamentaux des étudiants, en particulier le droit à des conditions de vie compatibles avec la poursuite des études.

Cette mobilisation intervient dans un climat national marqué par de fortes tensions dans les universités sénégalaises, où les questions liées aux bourses, à la restauration et aux conditions de vie alimentent régulièrement des mouvements de contestation. À l’UIDT de Thiès, la cagnotte lancée par la Conférence des Amicales apparaît ainsi comme un symbole de résilience et de solidarité étudiante face à une crise qui dépasse largement le cadre académique.

Crise universitaire : Alioune Tine appelle à un dialogue inclusif pour éviter l’impasse

La crise qui secoue les universités sénégalaises continue d’alimenter les débats publics. Pour Alioune Tine, président d’AFRICAJOM Center, les tensions actuelles dépassent largement la seule question des bourses ou des grèves estudiantines. Elles traduisent, selon lui, des limites structurelles profondes du système d’enseignement supérieur sénégalais, confronté à des mutations économiques, sociales et technologiques majeures.

Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, l’acteur de la société civile a livré un diagnostic sans complaisance. À ses yeux, le modèle académique classique, fondé essentiellement sur la présence physique en salle de classe, est aujourd’hui à bout de souffle. Il estime impératif d’engager une transformation profonde du système universitaire, intégrant pleinement le numérique, l’intelligence artificielle et les technologies cognitives. « Ce n’est plus un choix, c’est une nécessité pour la survie de l’enseignement supérieur », a-t-il averti, soulignant que le monde avance à un rythme que les universités sénégalaises ne peuvent plus ignorer.

Alioune Tine a, dans ce sens, salué l’arrivée de Starlink au Sénégal et ce qu’il qualifie d’amorce d’un « new deal technologique ». Toutefois, il a mis en garde contre une transformation superficielle. Pour réussir cette mutation, l’État doit, selon lui, s’appuyer sur les compétences de la diaspora sénégalaise, notamment celles spécialisées dans les technologies avancées, afin de bâtir un enseignement supérieur adapté aux exigences du XXIᵉ siècle.

Sur la question sensible des bourses et des conditions de vie estudiantines, Alioune Tine a replacé le débat dans un contexte plus large. Il a pointé un environnement macroéconomique marqué par un endettement élevé et des politiques d’austérité qui affectent en priorité les couches les plus vulnérables de la population. Pour lui, la situation dans les campus est le reflet direct de la santé économique du pays. « Quand il y a un problème d’alimentation à l’université, cela signifie aussi que la société a faim », a-t-il déclaré, établissant un lien clair entre les difficultés des étudiants et les tensions sociales nationales.

Face à cette situation, le président d’AFRICAJOM Center estime que la réponse de l’État ne peut être ni purement administrative ni imposée de manière unilatérale. Il a plaidé avec insistance pour un dialogue inclusif et apaisé entre les autorités et le mouvement estudiantin, condition indispensable, selon lui, pour sortir durablement de la crise.

Alioune Tine appelle ainsi les pouvoirs publics à faire preuve de pédagogie, de transparence et de responsabilité. Pour l’acteur de la société civile, expliquer clairement la réalité de la crise économique, reconnaître les contraintes budgétaires et engager des discussions franches sur les sacrifices à consentir est la seule voie capable de restaurer la confiance et d’assurer une stabilité durable dans l’espace universitaire.

Crise des bourses à l’UCAD : “Sans paiement des rappels, il n’y aura aucune négociation”

La tension reste vive à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Face au gouvernement sénégalais, les étudiants grévistes durcissent le ton et ferment la porte à toute concession tant que le paiement intégral des rappels de bourses n’est pas effectif. Un message sans équivoque porté par Khadim Diouf, président de la commission pédagogique de la Faculté des sciences, qui a averti que cette revendication constitue une ligne rouge non négociable.

Invité de l’émission Objection sur Sud FM ce dimanche 8 février, le leader estudiantin a dénoncé ce qu’il qualifie d’inaction des autorités face à une crise pourtant bien identifiée. Selon lui, malgré les multiples alertes et mouvements de protestation, l’État ne montre aucune volonté réelle de satisfaire les doléances des étudiants. « Le paiement des rappels de bourses est non négociable », a-t-il martelé, estimant que le gouvernement tente de gagner du temps sans apporter de réponses concrètes.

Pour Khadim Diouf, la solution est pourtant simple. Il appelle l’État à solder les arriérés et à permettre un retour à un climat apaisé au sein des universités. « Qu’ils payent les rappels et puis qu’on passe à autre chose. Ça ne coûte rien à l’État de payer ces rappels-là », a-t-il déclaré, rappelant que les étudiants représentent l’avenir du pays et constituent, selon ses termes, « la crème intellectuelle » de la nation.

Le responsable syndical a également prévenu que toute tentative de dialogue restera vaine tant que cette question centrale ne sera pas réglée. À ses yeux, il est impossible d’avancer dans les discussions avec les autorités dans un contexte où les engagements de base ne sont pas respectés. Il déplore en outre une stratégie de communication qu’il juge trompeuse, accusant le gouvernement de manipuler l’opinion publique autour de la question des bourses.

Au-delà du simple aspect financier, Khadim Diouf a tenu à rappeler le rôle vital de la bourse dans la vie quotidienne des étudiants sénégalais. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit de la seule source de revenus leur permettant de préserver un minimum de dignité. « C’est notre droit le plus absolu de recevoir nos rappels et nos bourses mensuelles », a-t-il insisté, soulignant que cet appui financier conditionne l’accès à la documentation, aux soins de santé et même à l’alimentation.

La crise actuelle s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre l’État et les étudiants. Le dernier trimestre de l’année 2025 avait déjà été marqué par de fortes mobilisations à travers plusieurs campus du pays pour exiger le paiement des rappels de bourses. Après une suspension du mot d’ordre de grève en décembre, les manifestations ont repris de plus belle depuis le début du mois de février 2026. En cause, selon les étudiants, la faiblesse et la « qualité très médiocre » des négociations engagées avec les autorités.

Alors que l’année universitaire est de nouveau menacée par des perturbations, le bras de fer se durcit. À l’UCAD, les étudiants préviennent : sans paiement effectif des rappels de bourses, aucune reprise durable des cours ni avancée dans les discussions ne sera possible. Une crise sociale et académique qui place une fois de plus la question du financement des études au cœur du débat national.

Hécatombe sur l’axe Linguère–Matam : un mini-car se renverse, 05 morts et plusieurs blessés graves

Un grave accident de la circulation a endeuillé l’axe Linguère–Matam ce dimanche 8 février 2026. Aux environs de 16 heures, un mini-car de transport en commun s’est violemment renversé sur le tronçon reliant Linguère à Barkedji, faisant au moins cinq morts et plusieurs blessés, dont trois dans un état critique.

Selon les premières informations recueillies sur place, le véhicule impliqué, un mini-car communément appelé « Cheikhou Chérifou », assurait la liaison en direction de Ourossogui. Pour des raisons qui restent encore à déterminer, le chauffeur aurait perdu le contrôle du véhicule, provoquant son renversement brutal sur la chaussée. La violence du choc a causé des dégâts importants et piégé plusieurs passagers à l’intérieur du véhicule.

Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés sur les lieux de l’accident pour secourir les victimes. Les opérations d’évacuation ont été rendues difficiles par l’état du véhicule et la gravité de certaines blessures. Les corps sans vie ont été extraits tandis que les blessés, certains grièvement atteints, ont été pris en charge en urgence.

Les dépouilles ainsi que les personnes blessées ont été acheminées vers l’hôpital Maguette Lo de Linguère, où les équipes médicales sont mobilisées pour assurer leur prise en charge. L’identification des victimes décédées est en cours, dans un climat de grande émotion parmi les familles et les riverains.

Une enquête a été ouverte par les services compétents afin de déterminer les causes exactes de l’accident. L’état de la route, la vitesse, une éventuelle défaillance mécanique ou une erreur humaine figurent parmi les hypothèses envisagées.

Cet énième drame relance une fois de plus la question de la sécurité routière sur les axes intérieurs du pays, régulièrement endeuillés par des accidents mortels. Sur la route Linguère–Matam, très fréquentée et souvent pointée du doigt pour sa dangerosité, les populations appellent à des mesures urgentes pour éviter que de telles tragédies ne se répètent.

Réseau pédocriminel entre la France et le Sénégal : 14 personnes déférées, l’ombre glaçante de Pierre Robert

La Division des Investigations Criminelles (DIC) a porté un coup majeur à un réseau criminel d’une rare gravité, impliqué dans l’exploitation sexuelle de mineurs et opérant entre le Sénégal et la France. À l’issue d’une vaste enquête menée dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, quatorze individus ont été déférés devant le Parquet pour des faits d’une extrême violence, mettant en cause des pratiques pédocriminelles organisées et transnationales.

Selon un communiqué officiel de la Police nationale, les investigations ont permis de mettre au jour une organisation criminelle structurée depuis 2017, spécialisée dans ce que les enquêteurs décrivent comme une « formation au sexe de jeunes garçons ». Les victimes, toutes mineures, auraient été progressivement conditionnées et exploitées sexuellement pour le compte d’hommes, majoritairement de nationalité étrangère et pour la plupart séropositifs. Les actes reprochés incluent des rapports sexuels non protégés, filmés, et destinés à alimenter un circuit criminel dont les ramifications dépassaient largement les frontières sénégalaises.

Au cœur de ce dispositif se trouve un ressortissant français identifié comme Pierre Robert, présenté par les enquêteurs comme le principal instigateur et donneur d’ordres. Ce dernier a été interpellé en avril 2025 à Beauvais, en France. D’après les éléments de l’enquête, il coordonnait les activités du réseau à distance, fournissant des instructions précises et finançant les opérations à travers des virements d’argent adressés à ses relais locaux.

L’enquête conduite par la DIC, en étroite collaboration avec les autorités judiciaires françaises, a permis l’arrestation de quatorze individus, tous de nationalité sénégalaise. Les chefs d’accusation retenus sont particulièrement lourds. Ils portent notamment sur la pédophilie en bande organisée, le proxénétisme, le viol sur des mineurs de moins de quinze ans, les actes contre nature ainsi que la transmission volontaire du VIH Sida. Des infractions qui exposent les mis en cause à de lourdes peines au regard du Code pénal sénégalais.

Parmi les personnes déférées figurent quatre individus présentés comme des « formateurs au sexe ». Lors de leurs auditions, ils auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés, déclarant avoir agi sur instructions directes de Pierre Robert, en contrepartie de rémunérations financières régulières. Dix autres suspects, soupçonnés d’avoir joué divers rôles dans la logistique, le recrutement ou la mise en relation des victimes, ont également été interpellés et présentés à la justice.

Dans le cadre de cette opération de grande envergure, plusieurs perquisitions ont été menées simultanément dans différentes zones du pays, notamment aux Almadies et à Ouakam à Dakar, ainsi qu’à Kaolack et à Tivaouane Peulh. Ces interventions ont permis la saisie de divers objets et supports susceptibles de servir de preuves matérielles dans la procédure en cours, renforçant les charges retenues contre les suspects.

La Police nationale souligne que cette affaire est le fruit d’une coopération judiciaire exemplaire entre le Sénégal et la France. Une délégation française composée de juges d’instruction, de greffières et d’officiers de police judiciaire a été dépêchée à Dakar afin de travailler conjointement avec les enquêteurs de la DIC. Cette collaboration a permis de croiser les informations, d’identifier les acteurs clés du réseau et de démanteler une organisation criminelle dont l’ampleur et la brutalité ont profondément choqué.

Au-delà de la procédure judiciaire en cours, cette affaire met en lumière la persistance de menaces graves pesant sur les enfants et la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des mineurs. Elle rappelle également l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux, dont les victimes restent les plus vulnérables.

Keur Massar : douze personnes interpellées dans une affaire de transmission présumée du VIH

La Brigade de Recherches de Keur Massar a procédé à l’interpellation de douze individus de nationalité sénégalaise dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, de mise en danger de la vie d’autrui et de transmission volontaire du VIH à travers des rapports sexuels non protégés.

Selon des sources sécuritaires, l’affaire trouve son origine dans l’exploitation d’un renseignement signalant les agissements d’un individu séropositif qui aurait continué à entretenir des relations sexuelles non protégées, en toute connaissance de son état de santé. Les investigations menées par les éléments de la Brigade de Recherches ont conduit à son interpellation le 4 février 2026.

Soumis à un test de dépistage sur réquisition, un certificat médical établi par un médecin atteste qu’il est porteur du virus du VIH. Lors de son audition, il aurait reconnu être conscient de sa séropositivité et aurait déclaré avoir eu des rapports sexuels non protégés avec plusieurs partenaires, rencontrés notamment via des groupes WhatsApp.

Deux de ses partenaires, interpellés le même jour, ont également déclaré connaître leur statut sérologique positif, tout en admettant avoir continué à entretenir des relations sexuelles non protégées avec d’autres partenaires.

La poursuite de l’enquête a permis l’arrestation de cinq autres individus le 5 février, puis de quatre supplémentaires le 6 février, portant à douze le nombre total de personnes interpellées dans ce dossier.

D’après les premiers résultats des dépistages, six des personnes arrêtées ont été déclarées séropositives, deux sont en attente de confirmation médicale, tandis que quatre ont été déclarées séronégatives.

La Gendarmerie nationale indique que l’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des responsabilités et de déterminer les circonstances exactes des faits.

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire relance la question de la responsabilité individuelle en matière de santé publique, ainsi que de l’importance du dépistage, de la prévention et de la protection lors des rapports sexuels.

Arrestation de Pape Cheikh Diallo : une enquête judiciaire aux multiples ramifications à Keur Massar

La Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a procédé, le vendredi, à l’arrestation de Pape Cheikh Diallo, animateur et présentateur de l’émission Quartier Général, selon des informations exclusives obtenues par Seneweb. Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une enquête de grande envergure portant sur un réseau présumé d’homosexuels opérant dans la banlieue dakaroise.

De son vrai nom Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo, âgé de 44 ans, l’animateur a été mis en cause à la suite des déclarations de Doudou Lamine Dieng, banquier de profession, interpellé antérieurement par les forces de l’ordre. Au cours de son audition, ce dernier a affirmé entretenir une relation de couple avec Pape Cheikh Diallo, citant l’animateur comme l’un des membres du réseau faisant l’objet des investigations.

Conduit devant les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar, Pape Cheikh Diallo a été interrogé sur les faits qui lui sont reprochés. Selon des sources proches du dossier, il aurait reconnu les éléments retenus contre lui, renforçant ainsi les soupçons des enquêteurs et l’orientation prise par l’enquête depuis les premières interpellations.

Au total, douze personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire. Parmi elles, sept seraient porteuses du VIH/sida, d’après les informations recueillies par Seneweb. Les mis en cause ont été placés en garde à vue et poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH par rapports sexuels non protégés et mise en danger de la vie d’autrui. Ces qualifications pénales, particulièrement lourdes, traduisent la gravité des faits reprochés et la complexité du dossier en cours d’instruction.

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko, a été informé de l’évolution de l’enquête et suit de près la procédure. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes des faits allégués.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Babacar Ba appelle à l’apaisement et met en garde contre les procès politiques

Babacar Ba est monté au créneau pour défendre une approche qu’il juge rigoureuse et responsable de la défense des droits humains, dans un contexte politique sénégalais encore marqué par de fortes tensions. Dans une déclaration rendue publique, il estime que l’engagement en faveur des droits humains ne peut souffrir ni de complaisance, ni de calculs partisans, encore moins de raccourcis politiques qui fragiliseraient les principes mêmes qu’il prétend défendre.

Selon lui, désigner l’ancien Président de la République, Macky Sall, comme coupable de crimes politiques sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été engagée ni menée à son terme, relève d’une posture incompatible avec l’exigence de probité et d’équité qui fonde toute action crédible en matière de droits humains. Pour Babacar Ba, une telle démarche s’apparente davantage à un jugement politique qu’à une quête de justice fondée sur le droit et les faits.

L’ancien responsable souligne par ailleurs que le débat autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies devrait être abordé avec hauteur et responsabilité. À ses yeux, cette perspective devrait plutôt renforcer le patriotisme des citoyens sénégalais et encourager un climat d’apaisement, loin des querelles politiques internes qu’il qualifie de fratricides. Il avertit que ces tensions nuisent à l’image du Sénégal et affaiblissent son crédit sur la scène internationale, à un moment où le pays pourrait jouer un rôle majeur dans la diplomatie mondiale.

Babacar Ba considère qu’une candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU représenterait une opportunité historique, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique. Il estime qu’un tel scénario renforcerait la visibilité internationale du pays, offrirait au continent africain une voix plus influente dans les grandes décisions mondiales et consoliderait son ancrage dans les mécanismes de gouvernance internationale.

Dans cette perspective, il met en garde contre toute attitude des autorités actuelles qui consisterait à accorder du crédit à des voix qu’il juge hostiles aux intérêts stratégiques du Sénégal et de l’Afrique. Pour lui, céder à ce type de pressions constituerait une erreur politique majeure, aux conséquences potentiellement lourdes et durables. Babacar Ba appelle ainsi à une lecture dépassionnée des enjeux, fondée sur l’intérêt supérieur du pays et le respect des principes de droit, afin d’éviter que les débats internes ne compromettent une ambition diplomatique qu’il juge légitime et porteuse d’espoir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°666 – 06/02/2026

🔴 CYBERATTAQUES À FOISON CONTRE LES INSTITUTIONS STRATÉGIQUES : UNE SOUVERAINETÉ NUMÉRIQUE AU PIED D’ARGILE
🔴 SITUATION PROBLÉMATIQUE DU BTP AU SÉNÉGAL ET DEVOIR DE PORTER LE COMBAT QUI INCOMBE DÉSORMAIS AU PATRON DE ECOTRA : LE NOUVEAU SACERDOCE D’ABDOULAYE SYLLA …DIXIT SOULÈYE NIANG

🔴 SUPPORTERS SÉNÉGALAIS JUGÉS AU MAROC : RENVOI AU 12 FÉVRIER, LA LIBERTÉ EN SUSPENS

Incident à la DAF : la production des cartes d’identité provisoirement suspendue après une cyberattaque

La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) fait face à un incident majeur ayant perturbé son système informatique et entraîné l’arrêt temporaire de la production des cartes nationales d’identité. L’information a été rendue publique ce mercredi 5 février 2026 à travers un communiqué signé par le Directeur de la DAF, Ibrahima Dieng, qui évoque un dysfonctionnement technique consécutif à un incident constaté dans les plateformes de l’institution.

Selon le document officiel, « le service de production des cartes nationales d’identité est momentanément suspendu » afin de permettre aux équipes techniques de procéder aux vérifications nécessaires et de sécuriser l’ensemble des installations. Cette mesure conservatoire vise, selon les autorités, à éviter toute aggravation de la situation et à garantir la fiabilité des systèmes avant une reprise progressive des activités.

Cette perturbation intervient dans un contexte marqué par des révélations sur une cyberattaque visant la DAF. D’après des informations publiées par le quotidien Libération dans son édition du mercredi 5 février 2026, l’institution serait la cible d’une intrusion informatique depuis au moins cinq jours. Les auteurs présumés, se présentant sous le nom de « The Green Blood Group » (le Groupe sanguin vert), affirment détenir en leur possession près de 139 térabits de données appartenant à la DAF, une déclaration qui a suscité de vives inquiétudes dans l’opinion publique.

Face à ces allégations, le Directeur de l’Automatisation des Fichiers se veut toutefois rassurant. Il affirme que « l’intégrité des données personnelles des populations et des usagers demeure intacte » et qu’aucune compromission avérée des informations sensibles n’a, à ce stade, été constatée par les services compétents. Ibrahima Dieng souligne par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires sont en train d’être prises pour rétablir la situation « dans les meilleurs délais ».

En parallèle, une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur l’origine de l’incident, d’identifier d’éventuelles failles de sécurité et de situer les responsabilités. Les autorités entendent ainsi déterminer s’il s’agit d’une attaque externe avérée, d’un sabotage interne ou d’un simple dysfonctionnement technique exploité par des tiers.

Cet épisode met une nouvelle fois en lumière les défis liés à la cybersécurité dans les administrations publiques, à l’heure où les services de l’État sont de plus en plus digitalisés. La DAF, structure stratégique chargée notamment de la gestion des bases de données d’état civil et de l’édition des cartes d’identité, occupe une place centrale dans le dispositif administratif national.

En attendant le rétablissement complet du système, les usagers sont appelés à faire preuve de patience face aux désagréments occasionnés. Les autorités promettent de communiquer régulièrement sur l’évolution de la situation et sur la date de reprise effective de la production des cartes nationales d’identité.

Coopération sino-sénégalaise : 1 836 milliards de FCFA de prêts contractés en 24 ans, un partenariat structurant pour le développement

Le Sénégal s’impose progressivement comme l’un des partenaires stratégiques majeurs de la Chine en Afrique de l’Ouest, à la faveur d’un volume important de financements mobilisés sur plus de deux décennies. Entre 2000 et 2024, le pays a contracté 29 prêts auprès de bailleurs chinois, pour un montant cumulé estimé à 3,3 milliards de dollars, soit environ 1 836 milliards de francs CFA. Ces chiffres ressortent des dernières données publiées par le Centre de politique de développement mondial de l’Université de Boston, qui dresse un panorama détaillé des engagements financiers chinois sur le continent africain.

À l’échelle africaine, les prêteurs chinois ont signé, sur la même période, 1 319 accords de prêts représentant un volume global de 180,87 milliards de dollars avec 49 gouvernements africains et sept institutions régionales. Ces financements, orientés vers des secteurs jugés stratégiques, traduisent la volonté de Pékin de consolider son ancrage économique en Afrique, tout en accompagnant des projets structurants dans les pays partenaires.

Au Sénégal, la ventilation sectorielle des prêts met clairement en évidence la prédominance du secteur des transports. Huit prêts, totalisant près de 1,4 milliard de dollars, ont été consacrés aux infrastructures lourdes, notamment à la construction et à la réhabilitation d’axes autoroutiers majeurs. Ces investissements visent à améliorer la mobilité, à réduire les coûts logistiques et à renforcer le désenclavement de plusieurs zones du pays, avec en toile de fond l’ambition de soutenir la croissance économique et l’intégration territoriale.

Derrière les transports, le secteur de l’eau et de l’assainissement s’impose comme une autre priorité. Quatre prêts, représentant 648,7 millions de dollars, ont été mobilisés pour financer des projets hydrauliques aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Ces investissements s’inscrivent dans une logique d’amélioration de l’accès à l’eau potable, de renforcement des réseaux de distribution et de modernisation des systèmes d’assainissement, dans un contexte où les besoins restent importants face à la croissance démographique et à l’urbanisation rapide.

Les télécommunications figurent également parmi les secteurs ayant bénéficié d’un appui conséquent. Six prêts, d’un montant cumulé de 514,9 millions de dollars, ont permis de soutenir la modernisation des infrastructures numériques, le déploiement de réseaux de communication et le développement de centres de données nationaux. Cette orientation reflète l’intérêt croissant porté au numérique comme levier de transformation économique et de compétitivité.

Au-delà de ces domaines phares, la coopération financière sino-sénégalaise touche une large palette de secteurs. L’énergie a bénéficié d’environ 328,7 millions de dollars de financements, tandis que l’administration publique a reçu près de 176,4 millions de dollars. D’autres secteurs, comme l’industrie et l’éducation, ont également enregistré des engagements, même si les montants y sont plus modestes. Cette diversité illustre l’extension progressive de l’empreinte chinoise dans les services publics et les infrastructures essentielles du pays.

Selon l’analyse de l’Université de Boston, l’année 2024 marque un tournant dans la stratégie des institutions financières chinoises. Les nouveaux prêts se concentrent davantage sur des pays avec lesquels les relations sont déjà bien établies, disposant de marchés plus profonds et présentant un potentiel de rentabilité jugé plus élevé, tout en étant perçus comme moins risqués. Dans ce contexte, l’Angola a capté la part la plus importante des financements en 2024, avec 1,45 milliard de dollars destinés principalement aux projets d’énergie et de routes.

Derrière l’Angola, des engagements plus modestes ont été enregistrés au Kenya, en Égypte, en République démocratique du Congo et au Sénégal. Cette position confirme néanmoins le statut du Sénégal comme partenaire de confiance de Pékin, bénéficiant d’un historique de coopération soutenue et d’un portefeuille de projets diversifié.

Sur fond de débats récurrents autour de l’endettement et de la soutenabilité des finances publiques, ces chiffres relancent la réflexion sur l’impact réel de la coopération sino-africaine. Pour le Sénégal, l’enjeu majeur reste de veiller à ce que ces financements se traduisent par des infrastructures durables, productives et génératrices de croissance inclusive, afin que les investissements consentis contribuent effectivement à transformer l’économie et à améliorer les conditions de vie des populations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°665 – 05/02/2026

🔴 LE SECTEUR DES HYDROCARBURES DANS UNE ZONE DE TURBULENCES / L’ÉTAT ET LES PÉTROLIÈRS … : AU BORD DE LA RUPTURE
🔴 BRAS DE FER ETAT- ÉTUDIANTS – MOUSSA NIANG DE GUEUM SA BOPP DÉLIBÈRE : COUPER LES BOURSES, C’EST COUPER L’AVENIR

🔴 SUPPORTERS SÉNÉGALAIS JUGÉS AU MAROC : TENSION JUDICIAIRE ET PRESSION DIPLOMATIQUE AUTOUR DU PROCÈS

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 4 février 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 04 février 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

DÉVELOPPEMENT DE LA NOUVELLE POLITIQUE FERROVIAIRE
Monsieur le Président de la République, débutant sa communication, souligne que le développement des chemins de fer et des transports ferroviaires constitue une priorité nationale, dans le cadre de l’aménagement et de l’attractivité du territoire. A cet effet, il demande au Ministre des Transports terrestres et aériens de faire l’évaluation de l’état d’exécution des projets et réformes concernant le secteur ferroviaire. Il indique, également, l’urgence d’accélérer la réhabilitation et la modernisation de la ligne Dakar-Tambacounda, de finaliser la Politique ferroviaire nationale à l’horizon 2050 et de dresser un état des lieux global du dialogue social et des doléances des personnels en exercice dans le secteur.

En outre, le Chef de l’Etat instruit le Ministre des Transports terrestres et aériens de veiller, en relation avec l’APIX et toutes les parties prenantes, à la mise en service de la phase II du Train Express Régional (TER) intégrant l’édification de la gare de Sébikhotane. Il engage le Premier Ministre à tenir un Conseil interministériel sur le secteur ferroviaire et à veiller à la réalisation des plans de réinstallation des personnes affectées par le projet TER.

REPOSITIONNEMENT STRATÉGIQUE DU SECTEUR DE L’EAU
Le Chef de l’Etat rappelle la place fondamentale qu’occupe le secteur de l’Eau dans le bien-être des populations et l’atteinte des objectifs de développement durable. Il salue le leadership reconnu du Sénégal en la matière et demande d’accélérer l’exécution de l’ensemble des projets relatifs à l’hydraulique et l’assainissement, en veillant au lancement du projet du « Grand Transfert d’Eau » et du nouveau Programme de prévention et de gestion des inondations. Le Président de la République insiste sur la nécessité de veiller à la mise en œuvre des recommandations des concertations nationales sur le secteur de l’Eau et de l’Assainissement, en assurant le déploiement accéléré du programme de renouvellement des forages et ouvrages hydrauliques et l’intensification des projets d’unités de dessalement.

 Il instruit le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de finaliser les réformes complémentaires des sous-secteurs de l’hydraulique urbaine et de l’hydraulique rurale, de redéfinir à l’horizon 2050, les schémas directeurs en matière d’hydraulique et d’assainissement et d’actualiser la gouvernance globale, le modèle économique et la régulation du secteur de l’Eau dans son intégralité.

Le Président de la République demande au Premier Ministre de finaliser les textes relatifs au Code de l’Eau et à l’Autorité de régulation du secteur.

Enfin, il demande au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et au Ministre en charge de l’Energie d’assurer un suivi permanent de l’état d’exécution des engagements du Sénégal, dans le cadre des projets de l’OMVS et de l’OMVG

PRÉVENTION ET LUTTE CONTRE LE CANCER
Le Président de la République fait observer que la communauté internationale célèbre, ce 04 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer. A cet égard, il demande de renforcer la prévention, la sensibilisation des populations et le dépistage précoce des cancers, notamment les cancers des enfants et des femmes. Le Chef de l’Etat indique l’urgence d’améliorer les modalités et facilités d’accès aux traitements et soins des patients et de finaliser la construction, l’équipement et la réception du Centre national d’Oncologie de Diamniadio. Dans ce sillage, il demande au Premier Ministre de superviser la mise en œuvre d’un Programme national décennal de Prévention et de Lutte contre les cancers.

ACCÉLÉRATION DE LA TERRITORIALISATION DES POLITIQUES PUBLIQUES
Considérant la territorialisation des politiques publiques comme un principe directeur de la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, le Chef de l’Etat demande d’accélérer les processus de territorialisation des programmes et projets publics, en liaison avec les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l’Etat, sous la coordination des gouverneurs, préfets et sous-préfets. A cet égard, il exprime son attachement au désenclavement des territoires et terroirs, à travers l’accélération des programmes routiers, autoroutiers et de réalisation de pistes rurales et le déploiement des projets hydrauliques, numériques, d’électrification et de construction d’infrastructures communautaires et sociales de base.

Il demande également au Premier Ministre de veiller à l’accélération des programmes de résorption des abris provisoires et de modernisation des infrastructures scolaires, ainsi qu’à la réactualisation de la carte sanitaire intégrant les constructions de nouvelles structures et établissements de santé prévus dans l’ensemble des régions.

Dans le but de renforcer la montée en puissance des Pôles territoriaux de Développement et d’accentuer la doctrine d’un Etat de proximité, il annonce qu’il poursuivra ses visites économiques régulièrement dans les régions. Dans ce cadre, sa prochaine tournée aura lieu du 05 au 08 février 2026 dans les régions de Tambacounda et de Kédougou, afin d’évaluer et d’apprécier l’état de prise en charge des urgences et priorités économiques, sociales et environnementales.

VULGARISATION DE LA VIE ET DE L’ŒUVRE DE CHEIKH ANTA DIOP
En perspective de la commémoration du quarantième (40ème) anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Cheikh Anta DIOP, le 07 février 2026, le Chef de l’Etat rend un vibrant hommage, au nom de la Nation, à cet universitaire de renom, illustre patriote et panafricain convaincu, dont les travaux scientifiques et les prises de position nationales et internationales, ont fortement contribué à l’éveil des consciences. A cet effet, il demande au Gouvernement d’accentuer le désenclavement et la valorisation de Thieytou et de travailler avec la famille du disparu et toutes les autres parties prenantes, afin de vulgariser et perpétuer, dans les programmes scolaires, universitaires et les créations artistiques, l’œuvre monumentale de Cheikh Anta DIOP.

AGENDA DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir effectué les 02 et 03 février 2026, une visite officielle en République du Congo, à l’invitation de Son Excellence le Président Denis Sassou NGUESSO.

 AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a axé sa communication sur les points suivants :

CONSEIL PRÉSIDENTIEL DE L’INVESTISSEMENT
Le Premier Ministre a d’abord rendu compte au Président de la République de l’état de préparation du prochain Conseil présidentiel de l’Investissement (CPI), prévu en fin mars 2026. Ainsi, il a présenté le cadre rénové de pilotage et d’orientation des investissements. Abordant le cadre du partenariat entre le secteur privé et l’État, il souligne que dans l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, l’investissement privé, national et étranger, est au cœur de la stratégie de transformation économique. L’investissement privé s’impose, dès lors, comme moteur essentiel de la croissance, de la compétitivité, de la création d’emplois et de la souveraineté productive. Cette ambition implique le développement d’un nouveau type de partenariat entre l’État et le secteur privé, qui concourt à l’accroissement de l’investissement privé dans l’économie sénégalaise.

Le Premier Ministre a souligné la trajectoire globalement ascendante des investissements privés au Sénégal, qui traduit un renforcement de l’attractivité économique du pays, confirmé par les performances récentes relatées par le rapport Business Ready. Dans ce contexte, le renforcement du cadre de dialogue, de décision et de pilotage des réformes en faveur de l’investissement privé apparaît comme un levier central pour consolider la confiance des investisseurs, orienter les flux vers les priorités stratégiques nationales et maximiser leur impact économique.

Pour le Premier Ministre, le CPI rénové vise à accélérer les réformes et à lever les obstacles à l’investissement. Ce nouveau format du Conseil présidentiel de l’Investissement repose sur une organisation institutionnelle resserrée et hiérarchisée, avec une Session présidentielle, un Conseil interministériel et un Comité de suivi.

Concernant les livrables attendus, il s’agit de rapports réguliers notamment le rapport général d’évaluation du dispositif d’incitation, le rapport sur les réformes favorables à l’investissement, le rapport sur les procédures digitalisées, le rapport sur la couverture territoriale et le progrès industriel, ainsi que le rapport de suivi-évaluation de l’Initiative « Sunu champion ».

Le Premier Ministre a fait noter que le projet de réforme du Conseil présidentiel de l’Investissement fera l’objet de concertations avec le secteur privé en présence des administrations impliquées et a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de mettre en œuvre, en relation avec l’APIX, toutes les diligences requises pour la finalisation de cet important projet.

COMPTE RENDU DE LA MISSION AU MAROC
Le Premier Ministre a rendu compte de sa mission effectuée au Royaume du Maroc dans le cadre de la quinzième (15ème) Grande Commission mixte de coopération sénégalo marocaine, au cours de laquelle dix sept (17) nouveaux accords et mémorandums d’entente couvrant les domaines industriel, minier, agricole, numérique, logistique et de la formation ont été signés. En marge de la Commission mixte, des audiences bilatérales ont été organisées avec des opérateurs économiques marocains présents ou intéressés par le Sénégal. Il a également fait part de sa visite du complexe industriel intégré de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) Group.

Le Premier Ministre a demandé à tous les ministères impliqués de transmettre à la Primature un plan d’actions détaillé de mise en œuvre des accords et engagements issus de cette mission, assorti d’un cadre de concertation régulière avec les partenaires marocains et avec des acteurs économiques nationaux.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DES MINISTRES
Le Ministre d’Etat auprès du Président de la République chargé du Suivi du Pilotage et de l’Evaluation de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, a présenté une communication portant sur la structuration et la modernisation des processus.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Direction générale de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DGSCOS).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
•          Monsieur Babacar BA, Administrateur civil, matricule de solde n°624 582/I, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en remplacement de Madame Seynabou NIANG.

Filière arachidière : le Sénégal en passe de devenir le deuxième producteur africain derrière le Nigeria

Le Sénégal s’achemine vers une performance majeure dans la filière arachidière. Selon les dernières projections du Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), le pays devrait se hisser, dès la campagne 2025/2026, au rang de deuxième producteur africain d’arachides, derrière le Nigeria. Une avancée notable qui permettrait au Sénégal de dépasser le Soudan, longtemps considéré comme l’un de ses principaux concurrents sur le continent.

D’après ces prévisions, la production sénégalaise d’arachides est attendue à environ 1,15 million de tonnes pour la campagne 2025/2026. Ce niveau représente un rebond significatif après une campagne 2024/2025 jugée en demi-teinte, avec un volume estimé à 800 000 tonnes. Même si ce résultat reste en deçà des records historiques du pays, il marque une progression suffisante pour bouleverser la hiérarchie africaine.

Il y a encore quelques années, notamment entre 2018 et 2020, l’écart entre le Sénégal et le Soudan dépassait le million de tonnes. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Les difficultés structurelles et conjoncturelles rencontrées par le Soudan, aggravées par un contexte de crise politique et sécuritaire, ont lourdement affecté la productivité agricole. Selon les experts, le rendement soudanais est tombé autour de 0,50 tonne par hectare, un niveau particulièrement faible au regard de l’étendue de ses terres cultivables.

À l’inverse, le Sénégal affiche des perspectives encourageantes en matière de rendement. Les spécialistes estiment que le pays pourrait atteindre un rendement moyen record de 1,32 tonne par hectare lors de la prochaine campagne. Cette performance est le fruit de plusieurs facteurs combinés, notamment l’amélioration de l’accès aux semences certifiées, l’utilisation accrue d’engrais, le renforcement de l’encadrement technique des producteurs et les efforts de mécanisation engagés ces dernières années.

Dans le paysage africain, le Nigeria conserve largement sa place de leader continental et de troisième producteur mondial d’arachides. Sa production est attendue autour de 4,3 millions de tonnes pour les deux prochaines saisons. Abuja mise fortement sur la transformation locale et le développement d’industries agroalimentaires capables de créer de la valeur ajoutée et des emplois, tout en réduisant les exportations de produits bruts.

Pour le Sénégal, l’enjeu dépasse désormais la simple question du classement continental. L’objectif est de consolider durablement cette dynamique, en stabilisant les rendements au-dessus de la tonne par hectare, indépendamment des aléas climatiques. Cela implique un renforcement des politiques d’irrigation, une meilleure gestion des sols, l’accès à des intrants de qualité et la poursuite de la modernisation des pratiques agricoles.

La filière arachidière reste un pilier de l’économie rurale sénégalaise. Elle fait vivre des centaines de milliers de ménages et joue un rôle central dans la sécurité alimentaire et les revenus paysans. Une production soutenue et régulière est donc essentielle pour améliorer les conditions de vie en milieu rural et soutenir l’essor d’une industrie de transformation nationale, appelée à devenir un moteur de croissance.

Si les projections de l’USDA se confirment, le Sénégal franchira une étape symbolique dans la reconquête de son statut historique de grande puissance arachidière en Afrique. Un signal fort qui témoigne du potentiel du secteur agricole national, mais qui rappelle également l’importance de politiques cohérentes et durables pour transformer cette performance en véritable levier de développement économique et social.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°664 – 04/02/2026

🔴 GROSSE RÉVÉLATION DE MADIAMBAL DIAGNE SUR LA PLAINTE QUE MADAME DIBA A DÉPOSÉE CONTRE CHEIKH , ACTUEL MINISTRE DES FINANCES : «C’EST SONKO QUI L’A MANIPULÉE »
🔴 VISITE PRÉSIDENTIELLE AU CONGO : DIOMAYE RAVIVE L’AXE DAKAR- BRAZZA

🔴 CAN 2025 – « TROPHÉE TOUR » : LA COUPE D’AFRIQUE SILLONNERA LES 14 RÉGIONS DU SÉNÉGAL DU 7 AU 14 FÉVRIER 2026

Tivaouane : Gorgui Massamba Boye exprime sa compassion face à la disparition de jeunes dans le département

Gorgui Massamba Boye, responsable de PASTEF à Tivaouane, a exprimé sa profonde émotion face à la disparition de plusieurs jeunes dans le département de Tivaouane, notamment dans la localité de Darou Khoudoss. Dans un message empreint de compassion et de gravité, il a adressé ses pensées aux familles éprouvées, rappelant que leur douleur et leur inquiétude sont partagées par l’ensemble de la communauté.

« Nous nous inclinons avec une profonde douleur et une immense compassion devant l’épreuve que traversent les familles de ces jeunes portés disparus. En ces heures d’angoisse et d’incertitude, les mots semblent insuffisants », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de recueillement et de solidarité collective pour accompagner les parents et proches dans cette épreuve.

Gorgui Massamba Boye a lancé un appel pressant aux services compétents, aux autorités et à toutes les bonnes volontés pour redoubler d’efforts et unir moyens et consciences afin de retrouver ces jeunes. Il a insisté sur l’urgence et la responsabilité collective à agir, dans l’espoir de permettre, « par la grâce de Dieu », leur retour sain et sauf auprès de leurs familles.

Le responsable de PASTEF a conclu en exhortant à maintenir l’espoir et à renforcer la solidarité : « Que l’espoir demeure vivant, que la solidarité ne faiblisse pas, et que l’humanité guide chaque action entreprise. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°663 – 03/02/2026

🔴 BARÇA WALA BARSAK / PLUSIEURS SEMAINES D’ANGOISSE À DAROU KHOUDOSS ( DÉPARTEMENT DE TIVAOUANE ) : PLUS DE 100 JEUNES TOUJOURS PORTÉS DISPARUS
🔴 PRIX À LA CONSOMMATION / L’ANSD AFFICHE POUR LE SÉNÉGAL EN DÉCEMBRE 2025 : UNE INFLATION ANNUELLE QUI A ATTEINT 2,8%

🔴 COUP DE THÉÂTRE POUR LA CAN FÉMININE 2026 : LE MAROC SE RETIRE, L’AFRIQUE DU SUD PREND LE RELAIS

Affaire Softcare : un rassemblement annoncé le 6 février pour exiger des explications des autorités sanitaires

Plus de quarante jours après les premières révélations sur de graves manquements dans le processus de fabrication des produits de la marque Softcare, le silence persistant des autorités sanitaires continue d’alimenter la colère et l’inquiétude au sein de l’opinion publique. Face à cette situation jugée inacceptable, le collectif citoyen dénommé « Lumière », mis en place dans le sillage de ce dossier, a annoncé l’organisation d’un rassemblement ce vendredi 6 février 2026, à partir de 15 heures, devant le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

Dans son appel, le collectif invite l’ensemble des Sénégalaises et des Sénégalais à se mobiliser pour « exiger une communication claire, transparente et responsable sur les produits Softcare ». Les organisateurs estiment que les populations ont droit à une information complète sur la nature exacte des risques encourus, sur les responsabilités établies et sur les mesures prises pour protéger la santé publique.

L’affaire avait éclaté au grand jour à la suite d’un communiqué publié le 11 décembre 2025 par l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP). Dans ce document, l’agence annonçait la suspension de la commercialisation des produits Softcare « jusqu’à la mise en conformité du processus de fabrication ». Cette décision faisait suite à une inspection menée dans l’usine de la société, située à Sindia, dans la région de Thiès, au cours de laquelle les équipes de l’ARP avaient mis en évidence la présence de matières premières périmées dans le circuit de production.

Si cette mesure de suspension avait été saluée comme un premier pas, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Aucune communication détaillée n’a, à ce jour, été faite sur l’étendue réelle des produits concernés, sur les risques potentiels pour les consommateurs, ni sur les sanctions éventuelles contre les responsables de ces manquements. Ce flou nourrit les soupçons et renforce la méfiance d’une partie de la population.

C’est dans ce contexte qu’un collectif de la société civile, soutenu notamment par le député Guy Marius Sagna et le mouvement FRAPP, s’est constitué pour exiger vérité et justice. Le groupe a déposé une pétition ainsi que des lettres de protestation auprès du ministère de la Santé, dénonçant le mutisme des autorités face aux doutes persistants entourant la « dangerosité » des produits Softcare et évoquant même de possibles faits de « corruption » au sein de l’ARP.

Parallèlement, trois députés ont officiellement demandé l’audition du directeur général de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique afin qu’il s’explique sur les dysfonctionnements relevés au sein de la structure et sur la gestion globale de ce dossier.

Pour le collectif « Lumière », le rassemblement du 6 février doit constituer un tournant. Il s’agit, selon ses membres, de contraindre les autorités à sortir de leur réserve et à prendre publiquement position, dans un esprit de redevabilité et de respect du droit des citoyens à l’information. Au-delà du cas Softcare, les organisateurs estiment que cette mobilisation pose la question plus large du contrôle des produits pharmaceutiques et cosmétiques au Sénégal et de la capacité de l’État à garantir la sécurité sanitaire des populations.

Drame de l’émigration à Tivaouane : plus de 100 jeunes portés disparus en mer

La commune de Darou Khoudoss, située entre Diogo et Lompoul dans le département de Tivaouane, vit depuis plusieurs semaines au rythme de l’angoisse et de l’attente. Depuis le 5 décembre dernier, une pirogue transportant plus d’une centaine de jeunes, partis en direction de l’Espagne par la voie maritime, n’a donné aucun signe de vie. Une disparition massive qui plonge des dizaines de familles dans une détresse profonde et relance le débat sur les dangers persistants de l’émigration irrégulière au Sénégal.

Ce jour-là, à l’aube, les jeunes ont discrètement quitté leurs localités, laissant derrière eux parents, frères, sœurs et amis, avec pour seul bagage l’espoir d’un avenir meilleur. Pour beaucoup, le départ était mûri depuis des mois, parfois des années, nourri par le manque d’opportunités, la précarité économique et le sentiment d’impasse sociale. Comme tant d’autres avant eux, ils ont choisi de braver l’océan, conscients des risques mais convaincus que rester au pays ne leur offrait plus de perspectives.

Depuis ce départ, le silence est total. Aucun appel, aucun message, aucune information officielle ne permet de savoir ce qu’il est advenu de l’embarcation. Chaque jour qui passe sans nouvelles accentue la peur d’un drame en mer. Dans les concessions de Darou Khoudoss et des villages environnants, les parents vivent dans une attente insoutenable, partagés entre l’espoir de retrouver leurs enfants vivants et la crainte qu’ils aient été engloutis par les flots.

Selon Cyril Modusa, porte-parole des populations locales, la situation est devenue insupportable. « Dans le village, les gens sont désemparés. Ils ne peuvent plus ni manger ni dormir », confie-t-il. Les familles se rassemblent régulièrement pour prier, échanger des informations et se soutenir mutuellement, mais aucune certitude ne vient apaiser leurs souffrances.

Face à cette tragédie, les populations interpellent l’État du Sénégal et demandent une implication forte et immédiate des autorités. Elles souhaitent notamment que la Marine nationale engage des recherches en mer afin de tenter de localiser la pirogue ou d’identifier d’éventuels débris pouvant confirmer un naufrage. Pour les proches des disparus, toute piste, même minime, est essentielle pour sortir de l’incertitude.

Les familles appellent également à une coopération étroite avec les pays de transit et de destination, en particulier la Mauritanie, le Maroc et l’Espagne. Elles espèrent que des échanges d’informations avec les garde-côtes et les services de secours de ces pays permettront de savoir si l’embarcation a été repérée, interceptée ou si des survivants ont été recueillis.

Au-delà du drame humain, cette disparition collective illustre une nouvelle fois l’ampleur et la persistance du phénomène de l’émigration clandestine. Malgré les nombreux décès enregistrés ces dernières années et les campagnes de sensibilisation menées par les autorités et la société civile, la tentation du départ reste forte chez de nombreux jeunes Sénégalais. Le chômage, la vie chère, le manque de perspectives professionnelles et l’attrait des récits de réussite à l’étranger continuent d’alimenter ce choix désespéré.

Pour les habitants de Darou Khoudoss, ce drame doit servir d’électrochoc. Beaucoup estiment qu’il est urgent de mettre en place des politiques publiques plus audacieuses en faveur de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat local. À leurs yeux, seule une amélioration concrète des conditions de vie pourra freiner durablement cette vague de départs.

En attendant, l’inquiétude reste totale. Les familles des disparus scrutent chaque information, chaque rumeur, chaque annonce officielle, dans l’espoir d’un signe de vie. À Darou Khoudoss, l’attente est devenue une épreuve quotidienne, et la mer, immense et silencieuse, retient peut-être le secret du destin de plus d’une centaine de jeunes partis à la recherche d’un futur meilleur.

Justice : le Sénégal et le Groupe africain en première ligne pour une Convention internationale sur les crimes contre l’humanité

La communauté internationale s’est engagée dans un tournant historique avec l’ouverture, du 19 au 30 janvier 2026 au siège des Nations unies, de la première session du Comité préparatoire chargé d’élaborer une Convention mondiale sur les crimes contre l’humanité. Un chantier majeur destiné à combler un vide juridique vieux de plusieurs décennies. En effet, contrairement au génocide et aux crimes de guerre, encadrés depuis longtemps par des traités spécifiques, les crimes contre l’humanité ne bénéficient toujours pas d’un instrument conventionnel universel, malgré leur gravité extrême.

Dans ce contexte, le Sénégal s’est illustré comme l’un des acteurs les plus engagés du processus. Co-parrain de la résolution ayant permis la création du Comité préparatoire, Dakar s’inscrit fidèlement dans sa tradition diplomatique de promotion du multilatéralisme, du respect du droit international et de la lutte contre l’impunité. La délégation sénégalaise a dénoncé ce qu’elle considère comme une « anomalie juridique persistante », soulignant que les crimes contre l’humanité demeurent aujourd’hui les seules atrocités de masse dépourvues de traité international spécifique.

Pour le représentant du Sénégal, la future Convention doit avant tout permettre d’établir clairement la responsabilité pénale des auteurs de ces crimes et d’assurer leur poursuite effective, quel que soit le lieu où ils ont été commis. Dakar estime que le projet d’articles élaboré par la Commission du droit international (CDI) constitue une base solide pour les négociations, tout en appelant à un texte ambitieux, opérationnel et adapté aux réalités des États.

Le Sénégal a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des systèmes judiciaires nationaux. Selon lui, l’efficacité de la future Convention dépendra de sa capacité à aider les États à incriminer les crimes contre l’humanité dans leurs législations internes, à enquêter de manière indépendante et à juger les responsables. La délégation sénégalaise plaide également pour une coopération judiciaire internationale renforcée, notamment en matière d’extradition, d’entraide pénale et d’échange d’informations, afin d’éviter que les auteurs de ces crimes ne trouvent refuge dans des zones d’impunité.

Au nom du Groupe africain, le Cameroun a porté une voix forte et politique, élargissant le débat au-delà des seules considérations techniques. Yaoundé a rappelé que la future Convention, pour être véritablement inclusive et crédible, ne peut ignorer les grandes injustices historiques qui ont marqué le continent africain et le monde, telles que l’esclavage, la traite négrière, le colonialisme et l’apartheid.

Pour le Groupe africain, ces tragédies constituent des crimes contre l’humanité au regard de leur ampleur et de leurs conséquences, et leurs séquelles continuent d’influencer les rapports économiques, sociaux et politiques actuels. Le Cameroun a ainsi dénoncé les pratiques de « deux poids, deux mesures » qui, selon lui, affaiblissent la justice pénale internationale et nourrissent un sentiment d’injustice dans de nombreuses régions du monde.

Les États africains appellent, dans cette perspective, à l’intégration d’une dimension de justice réparatrice dans la future Convention. Il ne s’agit pas seulement de prévenir et de punir les crimes futurs, mais aussi de reconnaître les torts du passé et de favoriser des mécanismes de réparation, de mémoire et de réconciliation.

La session inaugurale du Comité préparatoire, qui s’est achevée le 30 janvier 2026, marque le début d’un processus long et complexe. Les négociations devraient se poursuivre au cours des prochaines années, avec en ligne de mire l’organisation d’une Conférence de plénipotentiaires en 2028 ou 2029, chargée d’adopter définitivement la Convention.

En attendant, le Sénégal et les pays du Groupe africain entendent jouer un rôle moteur pour que ce futur instrument juridique soit à la fois ambitieux, équitable et réellement efficace. Leur objectif est clair : faire de la Convention sur les crimes contre l’humanité un outil central de la lutte mondiale contre l’impunité et un pilier supplémentaire de l’architecture internationale des droits humains.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°662 – 02/02/2026

🔴 ABDOULAYE SYLLA, LA MAIN SUR LE CŒUR : «LE PATRIOTISME ÉCONOMIQUE NE SE DÉCRÈTE PAS »
🔴 CAPACITÉ À LEVER DES RESSOURCES SUR LE MARCHÉ RÉGIONAL DES TITRES PUBLICS DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL MOBILISE 125,72 MILLIARDS

🔴 SANCTIONS APRÈS LA CAN : LA FSF SORT LE CHÉQUIER ET ASSUME

Poursuites contre Doudou Wade : d’anciens présidents de groupes parlementaires montent au créneau et dénoncent une menace contre les libertés

Un front commun se forme pour défendre Doudou Wade. D’anciens présidents de groupes parlementaires à l’Assemblée nationale du Sénégal ont rendu publique une déclaration de soutien en faveur de l’ancien président de groupe parlementaire, visé par des poursuites judiciaires, ainsi que du journaliste et animateur de l’émission « Faram Faccee », Pape Ngagne Ndiaye. Les signataires se disent profondément préoccupés par ces procédures engagées à la suite de propos tenus lors d’une émission télévisée, qu’ils considèrent comme relevant du débat démocratique.

Dans leur déclaration, ces anciennes figures parlementaires affirment suivre avec attention l’évolution de cette affaire, qu’ils jugent symptomatique d’un climat de crispation autour de la liberté d’expression. Sans remettre en cause le travail de la justice, ils rappellent que le droit à la critique, à l’analyse politique et à l’expression d’opinions divergentes constitue un pilier fondamental de l’État de droit et un acquis démocratique majeur au Sénégal.

Les anciens présidents de groupes parlementaires soulignent que ces libertés sont non seulement garanties par la Constitution sénégalaise, mais également consacrées par les engagements internationaux ratifiés par le pays. À leurs yeux, toute tentative de criminalisation de la parole critique fragiliserait le pluralisme politique et porterait atteinte à la vitalité du débat public, socle d’une démocratie vivante.

Ils estiment, par ailleurs, que le contexte national est marqué par une inquiétude croissante au sein des milieux journalistiques, politiques et intellectuels, face à ce qu’ils qualifient de tendance à la judiciarisation des opinions. Une dynamique qu’ils jugent préoccupante, car susceptible d’installer un climat de peur et d’autocensure dans l’espace public.

C’est dans ce cadre qu’ils expriment leur soutien « fraternel, solidaire et républicain » à Doudou Wade, ancien collègue et responsable parlementaire, tout en réaffirmant leur attachement indéfectible au respect des libertés publiques et des principes démocratiques.

Les signataires appellent également les autorités compétentes à faire preuve de retenue et de sens élevé de l’État, afin de préserver un climat d’apaisement, de confiance et de dialogue. Pour eux, seule une telle posture est à même de garantir la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle, dans un contexte politique déjà sensible.

La déclaration est signée par plusieurs personnalités politiques de premier plan, parmi lesquelles Abdourahim Agne, Ousmane Ngom, Bocar Sidik Kane, Babacar Gaye, Abdou Fall, Moustapha Diakhaté, Me Elhadji Oumar Youm, Aymérou Gningue, Mamadou Lamine Thiam, Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké, Aissatou Koulibaly, Modou Diagne Fada, Abdou Mbow et Me Aïssata Tall Sall, actuelle présidente de groupe parlementaire.

À travers cette prise de position collective, ces anciens responsables parlementaires entendent sonner l’alarme et rappeler que la démocratie sénégalaise s’est toujours construite sur la liberté de parole, la confrontation d’idées et le respect des opinions divergentes, valeurs qu’ils appellent à préserver coûte que coûte.

Bus incendiés après un accident mortel : l’AFTU et CAPTRANS tirent la sonnette d’alarme face à la montée des violences

L’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), en partenariat avec la Coopérative des Acteurs du Transport Urbain du Sénégal (CAPTRANS), est montée au créneau après les graves incidents survenus le 30 janvier 2026 entre 14 heures et 16 heures, à hauteur du croisement Patte d’Oie–Cambérène. Un bus assurant la desserte de la ligne 27 a été impliqué dans un accident mortel, un drame qui a rapidement dégénéré en une vague de violences ciblant les acteurs du transport urbain.

Dans un communiqué publié le 31 janvier, les deux structures ont exprimé leur profonde indignation face aux actes de vandalisme perpétrés à l’encontre de leur personnel, de leurs usagers et de leurs équipements. Tout en présentant leurs sincères condoléances à la famille de la victime, l’AFTU et CAPTRANS déplorent la tournure dramatique prise par les événements, qui ont largement dépassé le cadre de l’accident initial.

Selon les responsables, plusieurs actes graves ont été enregistrés sur les lieux et dans les environs. Un bus a été totalement incendié, tandis que d’autres véhicules, pourtant non impliqués dans l’accident, ont été saccagés. Des vitres ont été brisées, des agents agressés et blessés, et des cas de pillage signalés, notamment l’emport de bagages appartenant à des usagers. Des scènes de chaos qui, selon les deux organisations, témoignent d’un climat de plus en plus préoccupant autour du transport public.

L’AFTU et CAPTRANS soulignent que ce type d’attaques n’est malheureusement plus un fait isolé. Elles observent une recrudescence des agressions visant leurs travailleurs, leurs passagers et leur outil de travail, une situation qui menace directement la sécurité des personnes, la continuité du service public de transport et, plus largement, la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise.

Face à cette escalade, les deux organisations condamnent avec la plus grande fermeté ces violences répétées et interpellent les autorités compétentes sur l’urgence d’agir. Elles appellent à la mise en place de mesures concrètes et durables pour assurer la protection des agents et des usagers, sécuriser les véhicules ainsi que les infrastructures de transport, et prévenir la répétition de tels actes.

Pour l’AFTU et CAPTRANS, il n’est plus acceptable que des accidents de la circulation, aussi tragiques soient-ils, débouchent systématiquement sur des représailles violentes qui exposent des travailleurs et des citoyens innocents, tout en occasionnant d’importants préjudices matériels. Elles estiment qu’une réponse ferme à l’encontre des auteurs de ces actes est indispensable pour restaurer l’autorité de l’État et dissuader de nouvelles violences.

En conclusion, les deux structures réaffirment leur disponibilité à travailler étroitement avec les autorités et l’ensemble des parties prenantes afin d’identifier et de mettre en œuvre des solutions durables. Leur objectif, disent-elles, est de préserver la paix sociale et de garantir aux populations leur droit fondamental de se déplacer en toute sécurité.

Soutien aux déplacés et réfugiés au Sénégal : la CEDEAO mobilise plus de 300 millions de FCFA pour une réponse humanitaire durable

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vient de poser un acte fort en faveur des populations vulnérables vivant au Sénégal. Dans un élan de solidarité régionale, l’institution communautaire a officiellement lancé un programme d’assistance humanitaire d’un montant de 500 993 dollars, soit environ 305 millions de francs CFA, destiné aux réfugiés, aux personnes déplacées internes, aux apatrides ainsi qu’aux demandeurs d’asile présents sur le territoire sénégalais.

Cette initiative, mise en œuvre par l’État du Sénégal à travers la Commission nationale de réinsertion et de réhabilitation des personnes déplacées (CNRRPD), marque une nouvelle étape dans la prise en charge des défis liés aux déplacements forcés et aux crises humanitaires dans le pays. La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de la Professeure Fatou Sow Sarr, Commissaire de la CEDEAO chargée du développement humain et des affaires sociales, entourée de plusieurs acteurs majeurs du secteur humanitaire.

Étaient notamment présents le Chef de Cabinet du Président de la République, également Président du CNRRPD, des représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), ainsi que des délégués des communautés déplacées de Casamance et des réfugiés mauritaniens établis dans la vallée du fleuve Sénégal. Cette forte mobilisation institutionnelle traduit la volonté commune des autorités nationales et des partenaires régionaux et internationaux de coordonner leurs efforts pour apporter des réponses concrètes et durables aux besoins des personnes concernées.

Selon les responsables du programme, l’enveloppe allouée ne se limite pas à une assistance ponctuelle, mais s’inscrit dans une logique de solutions durables. Il s’agit, d’abord, de répondre aux besoins vitaux immédiats des bénéficiaires, notamment en matière d’alimentation, de santé, d’abris et d’accès aux services sociaux de base. Ensuite, le programme entend soutenir le développement de moyens de subsistance durables, afin de permettre aux réfugiés, déplacés et autres personnes vulnérables de retrouver une autonomie économique à travers des activités génératrices de revenus et des formations adaptées.

Un accent particulier est également mis sur la cohésion sociale. L’objectif est d’alléger la pression exercée sur les communautés d’accueil, souvent confrontées à leurs propres difficultés, et de promouvoir une coexistence pacifique entre populations hôtes et populations déplacées. Cette approche inclusive vise à prévenir les tensions sociales et à renforcer la solidarité au niveau local.

En réaffirmant son soutien au Sénégal, la CEDEAO rappelle son attachement au principe d’un développement humain inclusif, où aucune catégorie de population ne doit être laissée pour compte. Pour l’organisation sous-régionale, la gestion efficace des déplacements forcés constitue un enjeu majeur de stabilité, de paix et de développement durable dans l’espace ouest-africain.

Cette initiative vient ainsi renforcer les capacités nationales du Sénégal en matière de gestion des crises migratoires et humanitaires, tout en consolidant les liens de coopération et de fraternité entre les États membres de la CEDEAO. Elle représente, pour des milliers de personnes vivant dans des situations de grande vulnérabilité, un espoir renouvelé de retrouver dignité, sécurité et perspectives d’avenir.

Sébikhotane : les impactés du TER accentuent la pression et brandissent la menace d’actions contre les JOJ

La colère monte d’un cran à Sébikhotane. Réunis en grande mobilisation ce samedi 31 janvier 2026, les membres du Collectif des Impactés du Train Express Régional (TER) ont décidé de hausser le ton face au non-respect des engagements pris par l’État concernant leur indemnisation et leur recasement. Cette rencontre, tenue dans le département de Rufisque, a enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont le député Guy Marius Sagna, le fondateur d’AfrikaJom Center, Alioune Tine, ainsi qu’Ahmet Ndoye.

À travers ce rassemblement, les impactés ont exprimé leur exaspération après près d’une décennie de lutte qu’ils estiment restée sans réponses concrètes. Pour eux, les promesses répétées des autorités successives n’ont jamais été suivies d’actes significatifs, plongeant de nombreuses familles dans une situation de grande précarité.

Prenant la parole devant une foule visiblement déterminée, le président du collectif, Macodou Fall, a averti que cette mobilisation n’est qu’un début. Selon lui, si l’État persiste dans ce qu’il qualifie d’« indifférence », les impactés n’hésiteront pas à intensifier leurs actions. « Cette mobilisation n’est qu’une ouverture. Si les autorités ne veulent pas qu’on ternisse l’image du Sénégal aux prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse, elles n’ont qu’à régler ce problème. Nous allons organiser bientôt une série de manifestations, des marches et des sit-in », a-t-il martelé, sous les applaudissements.

Pour les membres du collectif, la tenue prochaine des JOJ au Sénégal constitue un levier de pression important afin d’obliger l’État à agir rapidement. Ils estiment injuste que le pays s’engage dans l’organisation d’événements internationaux de grande envergure alors que des milliers de citoyens affectés par un projet structurant comme le TER continuent de vivre dans l’incertitude.

Le coordonnateur des impactés du TER à Sébikhotane, Hamidou Diarra, est revenu sur la longueur et la pénibilité du combat. Il rappelle que les revendications datent de la première phase du projet, entamée il y a près de dix ans, et se sont poursuivies avec la deuxième phase. « Cela fait presque dix ans que nous courons derrière des promesses non tenues de l’État. Nous nous sommes aujourd’hui rassemblés ici à Sébikhotane parce que cette localité est un point focal du projet TER. La deuxième phase du tronçon Diamniadio-AIBD va bientôt démarrer, et nous voulons simplement alerter l’autorité pour qu’elle règle enfin les doléances que nous traînons depuis tout ce temps », a-t-il expliqué.

Hamidou Diarra a également dénoncé ce qu’il qualifie de mutisme des autorités. Selon lui, malgré plusieurs rencontres avec le nouveau directeur général de l’APIX, M. Bathily, les engagements pris ne sont jamais respectés. « Parfois, nous envoyons des courriers et nous n’avons aucun retour. Ce silence nous enfonce davantage dans la précarité », a-t-il déploré.

Les revendications des impactés portent notamment sur l’érection d’une gare et de passerelles à Sébikhotane, le paiement des pertes de revenus locatifs, l’indemnisation des détenteurs de titres fonciers, le relogement des propriétaires de terrains nus, l’octroi de surfaces agricoles accompagnées de mesures d’appui, les primes de vulnérabilité et d’accompagnement social, l’accélération des travaux sur les sites de recasement du Lac Rose et de Yéba, ainsi que la délivrance effective des titres de propriété.

Présent à la rencontre, le député Guy Marius Sagna a tenu à apporter son soutien aux impactés, estimant que leur combat est fondé. « Votre combat est juste et légitime. L’État doit vous indemniser. Même si d’autres autorités étaient en place au début de ce projet, l’État est une continuité. Il appartient aux nouvelles autorités d’assurer cette continuité et de régler ces problèmes. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que le gouvernement satisfasse vos revendications », a-t-il assuré.

Dans le même sens, le fondateur d’AfrikaJom Center, Alioune Tine, a soutenu que les populations impactées auraient dû être relogées et indemnisées avant même le démarrage des travaux du TER. Pour lui, le respect des droits des citoyens doit rester un principe fondamental dans la mise en œuvre de tout projet d’infrastructure.

Au total, près de 3 000 ménages auraient été impactés par le projet du TER. Plusieurs témoignages poignants ont été livrés lors de la mobilisation, illustrant l’ampleur des souffrances vécues. Awa Ndiaye, membre du collectif, affirme avoir été emprisonnée pour avoir réclamé son dû après la démolition de sa maison. Un autre impacté confie avoir été accusé à tort par sa propre famille d’avoir détourné une indemnisation qu’il n’a pourtant jamais reçue.

À Sébikhotane, la détermination des impactés est intacte. Pour eux, il ne s’agit plus seulement de promesses, mais d’actions concrètes et urgentes. Faute de quoi, préviennent-ils, leur lutte pourrait prendre une ampleur nationale et peser sur l’organisation des grands événements internationaux prévus au Sénégal.

Transition en Guinée-Bissau : la CEDEAO salue des avancées vers un retour à l’ordre constitutionnel

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a publié un communiqué officiel concernant la situation politique en Guinée-Bissau, saluant les récentes mesures prises par les autorités de transition du pays. L’organisation régionale estime que ces initiatives vont dans le sens d’un climat politique plus inclusif et d’un retour progressif à l’ordre constitutionnel.

Selon la CEDEAO, ces développements ont été portés à son attention à travers une lettre du Général de division Horta INTÁ, président de la transition, adressée au président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation, en date du 29 janvier 2026.

Dans cette correspondance, les autorités bissau-guinéennes ont détaillé plusieurs mesures majeures. Il s’agit notamment de la formation d’un gouvernement de transition inclusif, avec l’attribution de trois portefeuilles ministériels au PAIGC ainsi qu’au groupe politique dirigé par Fernando Dias Da Costa. Dix représentants issus de ces deux camps politiques ont également été nommés au Conseil national de transition.

Autre annonce importante : la libération de l’ensemble des prisonniers politiques. La CEDEAO note également une amélioration des conditions de détention de Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, qui a été transféré de la prison centrale à une assignation à résidence. Les autorités ont par ailleurs retiré leur demande de départ de la Mission de soutien à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB).

L’organisation sous-régionale exhorte l’ensemble des parties prenantes à poursuivre la collaboration afin de garantir une transition pacifique et crédible, devant aboutir à des élections démocratiques. Elle insiste également sur la nécessité d’une libération complète et effective de Domingos Simões Pereira, ainsi que sur la protection des droits et libertés fondamentaux de tous les citoyens.

Réaffirmant son soutien indéfectible au peuple de la Guinée-Bissau, la CEDEAO se positionne ainsi comme un acteur clé dans l’accompagnement du processus de stabilisation politique du pays.

FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE (FADP) : Le ministre de la Communication persiste dans l’illégalité

La tension monte entre les organisations patronales de presse et le ministère de la Communication. Dans une déclaration rendue publique ce 30 janvier 2026 à Dakar, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) accuse le ministre de la Communication de procéder à la distribution de l’aide publique à la presse 2025 dans « une opacité manifeste » et en violation des textes en vigueur.

Au cœur de la controverse : l’absence d’arrêté de répartition dûment pris et publié, document pourtant indispensable pour fixer les montants attribués aux entreprises bénéficiaires du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). Selon le CDEPS, le ministre aurait engagé la distribution des fonds sans ce préalable légal, ce qui constituerait une entorse grave aux règles de gestion des deniers publics.

Les griefs des acteurs de la presse ne s’arrêtent pas là. Le CDEPS rappelle que la Cour suprême, dans un arrêt rendu le 11 décembre 2025, a annulé deux arrêtés ministériels portant sur la plateforme numérique d’identification des entreprises de presse ainsi que sur la Commission d’examen et de validation des déclarations. Malgré cette décision juridictionnelle définitive, le ministère a, le 24 décembre 2025, lancé un appel au dépôt de demandes de subvention, dans des conditions jugées « arbitraires » : une période du 24 au 27 décembre, incluant un jour férié, un vendredi écourté par la prière et un samedi non ouvrable. Pour le CDEPS, ce calendrier traduit une volonté d’exclure certains médias, notamment ceux qui avaient refusé de se soumettre à une plateforme déclarée illégale.

Les organisations APPEL et CDEPS affirment avoir saisi le ministre pour demander le report de la réunion du Conseil de gestion du FADP prévue le 29 décembre 2025 et l’ouverture d’une période normale et conforme au droit pour le dépôt des dossiers. Une requête restée, selon elles, sans suite.

Autre point de discorde : l’octroi de fonds à des structures comme le CORED, la Commission de la carte nationale de presse et la Maison de la Presse Babacar Touré. Le CDEPS soutient que ces attributions auraient été faites sans la réunion du Conseil de gestion, seul organe habilité à statuer sur la répartition de l’aide. Il dénonce également le fait que des entreprises de presse publiques aient bénéficié de l’aide, alors qu’elles sont déjà financées par le budget de l’État, rappelant que, historiquement, l’aide publique à la presse était destinée exclusivement aux médias privés.

Pour le CDEPS, ces décisions s’inscrivent dans une dynamique plus large de fragilisation de la presse privée sénégalaise, dans un contexte de troisième alternance politique. L’organisation appelle le ministre à « faire preuve de responsabilité républicaine » en prenant enfin l’arrêté de répartition du FADP 2025, dans la transparence et le respect du droit.

La déclaration est signée par Mamadou Ibra Kane, au nom du CDEPS, qui conclut en rappelant que « le JUB, le JUBEL et le JUBANTI ne sauraient prospérer que dans la transparence, le respect du droit et de la justice ».

Justice : Pape Djibril Fall critique l’audience entre Ousmane Sonko et l’UMS

Le député Pape Djibril Fall est monté au créneau après l’audience accordée par le Premier ministre Ousmane Sonko à l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS), une rencontre qui continue de susciter commentaires et controverses dans l’espace public.

Dans une réaction au ton particulièrement ferme, le parlementaire estime que cette démarche du syndicat des magistrats pose un problème de posture institutionnelle. Selon lui, l’UMS se serait « livrée poings et mains liés » à l’un de ses « pourfendeurs les plus virulents », en référence aux critiques antérieures du chef du gouvernement à l’endroit du corps judiciaire.

Pape Djibril Fall évoque notamment la récente sortie du Premier ministre au Maroc, jugée très sévère envers les magistrats. Il considère que l’audience accordée par l’UMS dans ce contexte traduit, à ses yeux, une attitude qui « n’impose pas le respect » et soulève des interrogations sur la défense de l’indépendance de la justice.

Le député rappelle que le chef de l’État demeure, selon lui, « la clé de voûte des institutions » et qu’il lui revient d’assurer l’équilibre institutionnel. Il estime par ailleurs que « la volonté du Premier ministre de mettre au pas la justice est manifeste », appelant à consacrer de manière définitive l’indépendance de ce qu’il qualifie de « dernier rempart ».

Dans son propos, Pape Djibril Fall interpelle également les élites intellectuelles et juridiques du pays. « Où sont les juristes ? Où sont les universitaires ? Où sont les intellectuels ? », s’interroge-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une « indignation à géométrie variable », qu’il assimile à « un acte de lâcheté ».

Il conclut sa déclaration par une prière pour le pays : « Qu’Allah sauve le Sénégal. »

Affaire Doudou Wade : la coalition Sopi Sénégal dément toute convocation et dénonce une campagne de dénigrement

La coalition Sopi Sénégal est montée au créneau ce 30 janvier 2026 pour réagir aux informations relayées dans certains médias et sur les réseaux sociaux faisant état d’une supposée convocation de Doudou Wade par la Sûreté urbaine.

Dans un communiqué rendu public à Dakar, la formation politique affirme qu’au moment de la rédaction du document, aucune convocation n’a été reçue par l’ancien responsable libéral. Sopi Sénégal tient ainsi à clarifier la situation et à couper court aux rumeurs, tout en rassurant l’opinion publique nationale et internationale.

La coalition souligne toutefois que Doudou Wade répondra à toute convocation officielle qui lui serait régulièrement adressée par les autorités judiciaires, rappelant qu’il s’est toujours conformé aux exigences républicaines. Le communiqué insiste sur le fait que l’homme politique a, tout au long de sa carrière, agi « en bon patriote », œuvrant pour « un Sénégal de paix, de stabilité et de concorde ».

Sopi Sénégal exprime par ailleurs son soutien et sa solidarité à l’endroit de Doudou Wade, mais également envers « toutes celles et tous ceux qui, pour l’expression de leur opinion sur la marche du pays, se trouvent inquiétés par la justice ». Le mouvement dénonce ce qu’il considère comme un discours visant à ternir l’image de son responsable, présenté comme « un digne fils du Sénégal » engagé pour la paix et la bonne marche du pays.

Dans le même communiqué, la coalition se dit également surprise par la convocation du journaliste Pape Ngagne Ndiaye, et demande sa libération sans délai, réaffirmant son attachement à la liberté d’expression et d’opinion au Sénégal ainsi qu’à la dévolution démocratique du pouvoir.

Confusion d’image : la rédaction LeDakarois présente ses excuses

La rédaction de LeDakarois souhaite apporter une clarification suite à une erreur constatée dans l’édition n°661 du vendredi 30 janvier 2026.

Une confusion d’image s’est produite, entraînant l’utilisation d’une photo ne correspondant pas à la personne mentionnée dans l’article. Après vérification, il s’est avéré que l’image publiée représentait Serigne Saliou Diagne et non la personne initialement citée.

Consciente de la sensibilité liée à l’image et à l’identité des personnes, la rédaction a pris toute la mesure de cette situation.

LeDakarois présente ses excuses sincères à Serigne Saliou Diagne pour cette confusion regrettable. Cette erreur, indépendante de toute intention malveillante, ne reflète ni nos standards professionnels ni notre engagement en faveur d’une information rigoureuse, vérifiée et respectueuse des individus.

Nous remercions nos lecteurs pour leur vigilance et réaffirmons notre attachement à l’éthique journalistique, à la responsabilité éditoriale et au respect des personnes.

La Rédaction de LeDakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°661 – 30/01/2026

🔴 DIVISION DES INVESTIGATIONS CRIMINELLES / ESCROQUERIE, FAUX ET ABUS DE CONFIANCE : MOUHAMED LIVRE SON PÈRE À LA JUSTICE
🔴 HARCÈLEMENT ET ARRESTATIONS D’OPPOSANTS : LE FDR DÉNONCE LA RÉPRESSION ILLÉGALE

🔴 SANCTIONS CAF ET CONTRAT DE PAPE THIAW : L’ÉTAT FAIT BLOC DERRIÈRE LE SÉLECTIONNEUR

Sanctions de la CAF et contrat de Pape Thiaw : la ministre Khady Diène Gaye se prononce

Face à la presse ce jeudi 29 janvier 2026, la ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, est revenue sur les récentes sanctions infligées par la Confédération africaine de football (CAF) au sélectionneur national Pape Thiaw, tout en abordant la question de la revalorisation de son salaire après la victoire historique du Sénégal à la CAN 2025.

Pour rappel, le technicien sénégalais a écopé de cinq matchs de suspension assortis d’une amende de 100.000 dollars, soit environ 54 millions de FCFA, à la suite d’incidents survenus lors de la compétition continentale. Une décision que la ministre affirme avoir pleinement prise en considération, tout en réitérant son soutien indéfectible au sélectionneur des « Lions ».

« On a constaté les sanctions contre Pape Thiaw. J’en ai discuté avec le président de la Fédération sénégalaise de football. Pape Thiaw est un Sénégalais, un patriote qui a défendu les couleurs du Sénégal. On est avec lui, moi en premier. On fera tout pour le soutenir, que ce soit la Fédération ou le ministère », a déclaré Khady Diène Gaye devant les journalistes, soulignant l’importance de soutenir les cadres nationaux qui ont contribué au rayonnement du pays.

Interrogée sur la possibilité d’une revalorisation salariale du sélectionneur national, la ministre s’est montrée ouverte et confiante. « S’il y a une possibilité d’une revalorisation du salaire du coach ? Oui, je l’affirme ici. Il a atteint ses objectifs en qualifiant l’équipe pour la Coupe du monde et en remportant la Coupe d’Afrique des Nations. On ne change pas une équipe qui gagne, n’est-ce pas ? Donc on va essayer de continuer avec lui », a-t-elle précisé, insistant sur la nécessité de pérenniser la continuité et la stabilité au sein du staff technique national.

La ministre a également évoqué un possible réajustement du contrat initial de Pape Thiaw afin de lui offrir des conditions de travail optimales. « On va revoir le contrat initial. Il y avait une clause qui ne se limitait pas seulement à atteindre la finale de la CAN, mais bien à remporter la coupe. Comme nous aspirons à avoir le premier trophée mondial et à être le premier pays africain à remporter la Coupe du Monde, il faudra placer notre coach dans des conditions optimales de performance, pour qu’il ait l’esprit tranquille, qu’il n’ait pas de soucis d’argent ou d’autres préoccupations au quotidien », a-t-elle conclu.

Avec ces déclarations, Khady Diène Gaye entend rassurer les Sénégalais que l’encadrement de l’équipe nationale reste une priorité pour le ministère et que toutes les mesures seront prises pour soutenir Pape Thiaw dans ses missions, alors que le pays se prépare pour les prochaines échéances internationales.

Diourbel : une infirmière condamnée à deux mois de prison ferme pour avoir lacéré le visage de sa coépouse

Le palais de justice de Diourbel a été le théâtre, ce jeudi 29 janvier 2026, du procès d’une affaire qui avait suscité une vive émotion à Touba la semaine dernière. L’infirmière d’État Awo Y. Ndao a été condamnée à deux mois de prison ferme pour avoir lacéré le visage de sa coépouse, M.O. Dieng, dans un quartier de la ville sainte.

Les faits se sont déroulés dans le quartier Niari Pneus, au sein d’une maison partagée par les deux femmes. Selon les témoignages, Awo Y. Ndao, logée au rez-de-chaussée, serait montée à l’étage où réside M.O. Dieng sous prétexte de nettoyer le salon pendant l’absence de leur mari. Trouvant ce geste suspect, M.O. Dieng aurait demandé à sa coépouse de quitter les lieux, ce qui a déclenché une vive altercation. Au cours de celle-ci, le visage de M.O. Dieng a été gravement lacéré. Les voisins, alertés par le tumulte, sont intervenus rapidement, évitant une escalade plus grave.

La victime, présentant des blessures sérieuses, s’est rendue dans une structure sanitaire où un certificat médical attestant une incapacité de travail de 45 jours lui a été délivré. Elle a ensuite porté plainte contre Awo Y. Ndao. Cette dernière, consciente de la plainte, a elle aussi déposé un certificat médical de cinq jours, mais une contre-expertise a rapidement établi que ses blessures n’étaient pas graves.

Lors de l’audience, l’infirmière a exprimé ses regrets et affirmé, par l’intermédiaire de son avocat Me Cheikh Ngom, que son geste n’était pas prémédité. Me Serigne Diongue, avocat de la partie civile, a au contraire insisté sur la préméditation et a précisé que les frais médicaux de sa cliente étaient pris en charge par leur mari.

Après délibération, le tribunal de Diourbel a condamné Awo Y. Ndao à deux mois de prison ferme.

Cette affaire met en lumière une recrudescence inquiétante des violences entre coépouses dans la capitale du mouridisme, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue pour prévenir de tels actes au sein des ménages polygames.

À Porokhane, Aminata Touré inscrit le nouveau pouvoir sous le sceau de la bénédiction mouride

Porokhane, haut lieu de mémoire et de spiritualité au Sénégal, a accueilli ce jeudi 29 janvier 2026 Dr Aminata Touré, dans le cadre du Magal dédié à Mame Diarra Bousso. L’ancienne cheffe du gouvernement, aujourd’hui superviseure générale de la coalition « Diomaye Président », n’est pas venue uniquement en pèlerine. Sa visite traduit une volonté d’inscrire le nouveau pouvoir dans la tradition sénégalaise où légitimité politique et ancrage spirituel se conjuguent.

Accueillie par Serigne Moussa Navel Mbacké, Sockna Bally Mountakha, Serigne Kosso Mbacké et d’autres figures religieuses, Aminata Touré a participé aux prières et aux échanges dans une atmosphère empreinte de recueillement et de solennité. Selon Elhadji Malick Diallo, coordonnateur régional du MIMI NATIONAL Kaolack, cette démarche visait à obtenir des bénédictions pour la paix sociale, la stabilité institutionnelle et la réussite du président Bassirou Diomaye Faye, à la tête d’un Sénégal engagé dans une nouvelle séquence politique.

Porokhane, cité sainte fondée sur l’héritage de Mame Diarra Bousso, incarne le sacrifice, la patience et la transmission. Dans ce cadre, Aminata Touré a rappelé que les valeurs spirituelles demeurent un socle pour l’action politique. Discipline, humilité et solidarité, vertus cardinales de la tradition mouride, ont été mises en avant comme fondements moraux de la conduite des affaires publiques.

Au-delà du registre religieux, cette ziarra illustre aussi une stratégie politique de présence et d’écoute. « Le dialogue avec les confréries reste un levier essentiel de gouvernance », a souligné Elhadji Malick Diallo. La visite de la coalition « Diomaye Président » à Porokhane traduit sa volonté de s’appuyer sur les forces spirituelles du pays pour accompagner les mutations sociales et politiques en cours, tout en consolidant son ancrage territorial.

En marge du Magal, Aminata Touré a également rencontré des responsables politiques de la région de Kaolack, venus réaffirmer leur engagement en faveur du projet présidentiel. Ces échanges ont permis de renforcer les dynamiques locales et de consolider le lien entre leadership national et représentations régionales.

Chaque année, le Magal de Porokhane attire des milliers de fidèles du Sénégal et de la diaspora, faisant de cette commémoration un carrefour unique entre foi, mémoire et avenir collectif. En y prenant part, Aminata Touré a rappelé que, dans l’histoire politique sénégalaise, la spiritualité n’est jamais périphérique. Elle demeure, selon elle, l’une des clés pour comprendre le présent et guider les équilibres futurs.

« Plus jamais d’insultes » : Gorgui Massamba Boye lance un message de paix

En pleine période de tensions politiques et sociales, Gorgui Massamba Boye, responsable de PASTEF à Tivaouane, a lancé un vibrant appel à la sérénité et à la responsabilité. Dans une déclaration rendue publique, il a insisté sur la nécessité d’allier engagement politique et valeurs spirituelles, tout en mettant en avant l’importance de l’unité nationale.

Fils de Tivaouane et fervent talibé de Cheikh Seydi El Hadji Malick Sy, Gorgui Massamba Boye affirme rester attaché à l’héritage spirituel de son guide, fondé sur la sagesse, la retenue et le rassemblement. « Rien, absolument rien, ne saurait nous éloigner de cette lumière », a-t-il précisé, réaffirmant son engagement profond envers les principes de paix et de dignité.

Parallèlement, le responsable politique a réaffirmé son militantisme au sein de PASTEF, le parti dirigé par Ousmane Sonko, qu’il considère comme porteur d’un projet national axé sur la justice, la dignité et la refondation du Sénégal. Selon lui, les divergences de points de vue ou de paroles ne doivent jamais se transformer en invectives ou en division. « Le Sénégal a plus que jamais besoin de construire des ponts, pas des murs ; d’apaisement, pas de surenchère », a-t-il insisté.

Gorgui Massamba Boye a souligné que les réactions excessives et les paroles qui divisent ne sont pas conformes aux enseignements des guides spirituels, qui encouragent l’élévation, la patience et l’unité. Il a rappelé que PASTEF est un parti responsable, déterminé à renforcer la gouvernance, la stabilité institutionnelle et le développement du pays, tout en respectant les principes démocratiques et la cohésion nationale.

« Notre combat est politique et citoyen », a-t-il ajouté, appelant chacun à revenir à l’essentiel : préserver l’harmonie entre engagements spirituels et responsabilités citoyennes, pour le bien de Tivaouane, pour le Sénégal et pour les générations futures.

Pour conclure, Gorgui Massamba Boye a lancé un message fort : « Plus jamais d’insultes. Gardons la raison et cultivons la sérénité pour la paix. » Un appel clair à la retenue et à la responsabilité, en pleine période de tensions politiques et sociales, et un rappel que la force d’un engagement politique doit s’accompagner d’une éthique morale et spirituelle.

Cybercriminalité bancaire : un développeur arrêté pour plus de 1 400 transactions frauduleuses visant Africa Banque Sénégal

Un nouveau scandale de cybercriminalité secoue le secteur bancaire sénégalais. La Division spéciale de la cybersécurité (DSC) a procédé, le mercredi 28 janvier, à l’arrestation de M. Lô, âgé de 33 ans, développeur informatique et employé dans un autre établissement bancaire. Il est soupçonné d’avoir infiltré le système informatique d’Africa Banque Sénégal (ex-BDK) afin d’y effectuer plus de 1 400 transactions frauduleuses, occasionnant un important préjudice financier.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’enquête a révélé que le mis en cause disposait d’un compte bancaire presque vide, crédité de seulement 5 000 FCFA au moment des faits. Malgré cela, il aurait réussi à exploiter une faille dans le système de sécurité d’Africa Banque Sénégal pour détourner un montant global estimé à 7 209 000 FCFA.

Les investigations menées par les spécialistes de la DSC ont permis de retracer un schéma sophistiqué de transferts d’argent. Après avoir pénétré le système de la banque, le suspect aurait procédé à des virements fractionnés vers plusieurs comptes de services financiers numériques, notamment Wave et Orange Money, afin de dissimuler l’origine illicite des fonds et d’éviter d’éveiller les soupçons.

Interpellé puis placé en garde à vue, M. Lô a dans un premier temps nié toute implication. Toutefois, confronté aux éléments techniques collectés par les enquêteurs – traces numériques, historiques de connexions et correspondances entre les transactions frauduleuses et ses activités en ligne – il a fini par reconnaître les faits.

Dans ses aveux, le développeur a déclaré avoir agi seul, sans la complicité d’autres personnes. Il a également expliqué que l’argent détourné lui aurait servi à régler des dettes personnelles, une justification qui n’a toutefois pas atténué la gravité des accusations retenues contre lui.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les défis majeurs auxquels font face les institutions financières en matière de sécurité informatique. Elle rappelle également la nécessité pour les banques de renforcer en permanence leurs dispositifs de protection, leurs audits de sécurité et leurs mécanismes de détection des intrusions, dans un contexte où les cyberattaques deviennent de plus en plus fréquentes et sophistiquées.

Le suspect devrait être déféré devant le parquet dans les prochains jours pour répondre des faits d’accès frauduleux à un système informatique, de vol et d’escroquerie, ainsi que de blanchiment de capitaux. Une procédure judiciaire qui pourrait servir de signal fort dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal.

Mystère autour du pétrolier « Mersin » à Dakar : des preuves accréditent la piste d’un sabotage à l’explosif

L’affaire du pétrolier turc Mersin, immobilisé au large de Dakar depuis fin novembre 2025, prend une tournure de plus en plus inquiétante. Alors que les autorités sénégalaises avaient évoqué, dans un premier temps, un simple « incident » sans en préciser la nature, de nouveaux éléments rendus publics viennent renforcer la thèse d’un acte de sabotage délibéré, possiblement perpétré à l’aide d’explosifs.

Le 27 novembre 2025, le navire, en provenance de Russie et transportant plus de 30 000 tonnes de carburant, avait été immobilisé par les autorités sénégalaises dans les eaux au large de la capitale. Le Port autonome de Dakar avait alors indiqué avoir secouru l’équipage sain et sauf, sans toutefois fournir de détails sur les causes exactes de la situation. Cette communication minimale avait aussitôt suscité interrogations et spéculations dans les milieux maritimes et sécuritaires.

Ce vendredi 29 janvier, le média international RFI a affirmé avoir authentifié une vidéo exclusive tournée le lendemain de l’incident, le 28 novembre 2025. Selon ce média, les images constituent une preuve tangible que le navire a été victime d’une attaque à l’explosif. La coque du Mersin y apparaît perforée à quatre endroits distincts : deux impacts à bâbord et deux à tribord. Les brèches, dont l’une dépasse le mètre de diamètre, laissent apparaître des conduites internes endommagées, attestant de la violence des déflagrations.

Plusieurs experts militaires et spécialistes de la sécurité maritime, interrogés par RFI, estiment que ces dégâts sont incompatibles avec un accident classique ou une simple collision. Ils parlent plutôt de charges explosives posées à des endroits stratégiques du navire, ce qui traduirait une intervention humaine extérieure soigneusement planifiée. Pour ces analystes, la configuration des trous, leur répartition et l’ampleur des dommages convergent vers la conclusion d’un sabotage.

Depuis plus de deux mois, le Mersin demeure immobilisé à environ vingt kilomètres de Dakar, précisément dans la zone où il stationnait déjà avant l’attaque. Parti du port russe de Taman le 21 août 2025, le pétrolier, opéré par l’armateur turc Besiktas, avait effectué une escale au Togo avant de rejoindre les eaux sénégalaises. En raison d’un tirant d’eau jugé trop important, il n’avait pas pu accoster au port de Dakar et avait été contraint de rester dans la rade extérieure, dans l’attente d’instructions.

Cette immobilisation prolongée avait, dès le départ, intrigué plusieurs observateurs du trafic maritime. Certains y voyaient un simple problème technique ou administratif, d’autres soupçonnaient déjà des enjeux plus complexes, liés notamment au contexte géopolitique international et au transport de carburant en provenance de Russie.

Malgré les révélations relayées par RFI, les autorités sénégalaises maintiennent une position rassurante. Elles assurent que le navire est « stable » et que la situation est « sous contrôle », sans pour autant confirmer officiellement la thèse d’une attaque à l’explosif. Aucune communication détaillée n’a encore été faite sur l’ouverture éventuelle d’une enquête internationale ou sur l’identité des auteurs présumés.

Dans l’attente de clarifications officielles, l’affaire du Mersin continue de susciter de nombreuses questions, tant sur le plan sécuritaire qu’environnemental. Car au-delà du sabotage supposé, la présence prolongée d’un pétrolier chargé de dizaines de milliers de tonnes de carburant au large de Dakar représente un risque majeur, que les autorités devront gérer avec la plus grande vigilance.

Contrôle des prix, filière arachidière et sanctions : le ministre du Commerce apporte des éclaircissements

Face aux préoccupations persistantes liées au coût de la vie et à la régulation du marché, le gouvernement sénégalais a tenu, ce jeudi 29 janvier 2026, son point de presse hebdomadaire. Une rencontre au cours de laquelle le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, est largement revenu sur les actions engagées par l’État pour encadrer les prix des produits de grande consommation, renforcer les mécanismes de contrôle et soutenir des secteurs stratégiques comme la filière arachidière.

D’emblée, le ministre a rappelé que le Sénégal dispose d’un cadre réglementaire rigoureux en matière de fixation et de contrôle des prix. Selon lui, chaque produit, qu’il s’agisse des hydrocarbures, des denrées alimentaires ou d’autres biens de consommation, est encadré par des prix clairement définis à chaque niveau de la chaîne de distribution, du grossiste au détaillant. Cette organisation permet à l’administration d’intervenir légalement pour vérifier le respect des tarifs et sanctionner les contrevenants.

Serigne Gueye Diop a insisté sur le fait que le contrôle des prix constitue un pilier central de la politique économique actuelle. Pour le gouvernement, il ne suffit plus de réglementer : il faut aussi veiller à l’application effective des décisions. À cet effet, deux principaux dispositifs sont mobilisés sur le terrain. Il s’agit notamment des services d’hygiène et de la Direction du contrôle intérieur des prix, renforcés par un contingent de volontaires chargés d’appuyer les opérations de contrôle dans les marchés, boutiques et stations-service.

Le ministre a par ailleurs prévenu que les sanctions prévues en cas d’infraction sont dissuasives. Les commerçants reconnus coupables de spéculation, de non-respect des prix homologués ou de pratiques frauduleuses s’exposent à de lourdes amendes. À cela peuvent s’ajouter la saisie totale des stocks concernés, voire la fermeture temporaire ou définitive des établissements fautifs. L’objectif, a-t-il expliqué, est de protéger les consommateurs et d’assainir durablement les circuits de distribution.

Sur la question sensible de la fixation des prix, Serigne Gueye Diop a tenu à apporter des clarifications. Toute décision de baisse ou d’ajustement repose, selon lui, sur des études approfondies. Celles-ci commencent par une analyse de l’évolution des cours internationaux, suivie de projections à moyen et long terme grâce à des techniques statistiques permettant d’anticiper les tendances sur six et douze mois. Ces travaux sont ensuite soumis au Conseil national de la consommation (CNC), organe consultatif qui réunit les représentants de l’État, des consommateurs et des opérateurs économiques.

Une fois les propositions validées, un arrêté ministériel est pris, puis entériné en Conseil des ministres. Les Conseils régionaux de la consommation interviennent ensuite pour adapter les prix aux réalités locales, notamment en intégrant les coûts de transport, afin d’éviter que les commerçants de l’intérieur du pays ne subissent des pertes. Cette procédure, a précisé le ministre, s’applique à l’ensemble des produits réglementés, y compris les hydrocarbures.

Abordant la filière arachidière, Serigne Gueye Diop a confirmé la suppression de la taxe de 40 FCFA sur l’exportation de l’arachide. Cette décision vise à alléger les charges pesant sur les exportateurs et à renforcer la compétitivité de l’arachide sénégalaise sur les marchés internationaux, en particulier en direction de la Chine, l’un des principaux débouchés.

Le ministre est également revenu sur le différentiel existant entre le prix payé aux producteurs, fixé à 250 FCFA le kilogramme, et le prix de référence de 305 FCFA. Ce gap de 80 FCFA sera pris en charge par l’État, qui s’est engagé à le rembourser aux huiliers, qu’il s’agisse de la Sonacos ou d’opérateurs privés. Une mesure destinée à préserver l’équilibre économique de la chaîne de transformation et à garantir un approvisionnement régulier des unités industrielles.

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la régulation du marché, de lutter contre les abus et de préserver le pouvoir d’achat des ménages, tout en soutenant les filières productives nationales. Pour Serigne Gueye Diop, ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large de souveraineté économique et de justice sociale, où l’État joue pleinement son rôle d’arbitre et de protecteur des intérêts des citoyens.

Finale de la CAN Maroc 2025 : lourdes sanctions de la CAF contre le Sénégal, le Maroc, des joueurs et des officiels

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict après les incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Maroc 2025. À l’issue de l’examen des rapports officiels et des différentes procédures engagées, la Commission de discipline de l’instance continentale a prononcé une série de sanctions à l’encontre de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), ainsi que de plusieurs joueurs et membres des staffs techniques des deux sélections.

Ces décisions interviennent à la suite de comportements jugés contraires aux principes de fair-play, de loyauté, d’intégrité et au respect du jeu, tels que définis par le Code disciplinaire de la CAF. La finale, très disputée et marquée par une forte tension, a donné lieu à des scènes d’énervement, de contestation et à des actes considérés comme préjudiciables à l’image du football africain.

Concernant le Sénégal, la sanction la plus lourde vise le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw. Le technicien des Lions a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels de la CAF pour conduite antisportive, ainsi que pour des propos et comportements ayant, selon la Commission de discipline, discrédité le jeu. À cette suspension s’ajoute une amende de 100 000 dollars américains.

Deux joueurs sénégalais sont également concernés. Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaïla Sarr ont chacun été suspendus pour deux matchs officiels de la CAF, en raison de leur comportement antisportif envers l’arbitre de la rencontre. La CAF a estimé que leurs attitudes constituaient une violation manifeste des règles encadrant le respect de l’autorité arbitrale.

Sur le plan collectif, la Fédération Sénégalaise de Football a été lourdement sanctionnée sur plusieurs volets. Elle devra s’acquitter d’une amende de 300 000 dollars pour la conduite inappropriée de certains supporters sénégalais, dont les agissements ont, selon la CAF, jeté le discrédit sur le football. Une autre amende de 300 000 dollars a été infligée pour le comportement antisportif des joueurs et du staff technique sénégalais durant la finale, un comportement jugé contraire aux principes de fair-play, de loyauté et d’intégrité. Enfin, la FSF a écopé d’une amende supplémentaire de 15 000 dollars pour mauvaise conduite de l’équipe nationale, cinq joueurs ayant reçu des avertissements au cours de la rencontre.

Du côté marocain, plusieurs sanctions individuelles et collectives ont également été prononcées. Le défenseur Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matchs officiels de la CAF, dont un avec sursis pendant une période d’un an, pour comportement antisportif. Son coéquipier Ismaël Saibari a, quant à lui, été suspendu pour trois matchs officiels de la CAF et condamné à une amende de 100 000 dollars pour des faits similaires.

La Fédération Royale Marocaine de Football a aussi été sanctionnée financièrement. Elle devra payer 200 000 dollars pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles lors de la finale. Une autre amende de 100 000 dollars a été infligée pour la conduite des joueurs et membres du staff marocain qui ont envahi la zone de visionnage de la VAR et entravé le travail de l’arbitre. À cela s’ajoute une amende de 15 000 dollars pour l’utilisation de lasers par certains supporters marocains dans les tribunes.

Par ailleurs, la Commission de discipline de la CAF s’est prononcée sur la protestation introduite par la FRMF, qui accusait la Fédération Sénégalaise de Football de violations des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. Après examen, cette protestation a été purement et simplement rejetée par l’instance disciplinaire, qui n’a pas retenu les griefs formulés par la partie marocaine.

À travers ces décisions, la CAF entend envoyer un message fort aux fédérations, aux joueurs, aux staffs techniques et aux supporters, en rappelant que la tolérance zéro reste de mise face aux comportements portant atteinte à l’éthique sportive. Ces sanctions pourraient avoir des répercussions importantes sur les prochaines compétitions continentales, notamment pour les sélections concernées, appelées à revoir leurs dispositifs disciplinaires afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°660 – 29/01/2026

🔴 VIOLATION DE LA LOI SUR L’ACCÈS À L’INFORMATION CONFORMÉMENT À L’ARTICLE 30 : IBRAHIMA H. DEM VA TRADUIRE SONKO ET DIBA À LA BARRE
🔴 LA « CONVENTION DES CADRES RÉPUBLICAINS » SUR L’AFFAIRE PAPE MALICK NDOUR DÉNONCE : « UN DOSSIER SANS BASE JURIDIQUE OU RATIONNELLE »

🔴 DÉRAPAGES EN FINALE : 430 MILLIONS FCFA À PAYER POUR LE SÉNÉGAL

Hommage à Halima Gadji : l’actrice inhumée au cimetière de Yoff

Dakar a dit adieu ce mercredi 28 janvier 2026 à l’une de ses figures emblématiques du cinéma et de la télévision, Halima Gadji. Après la levée du corps à 15 heures (GMT) à l’hôpital général de Grand Yoff, l’actrice a été inhumée aux alentours de 16 heures au cimetière de Yoff, en présence de sa famille, de proches, de nombreuses personnalités ainsi que de plusieurs acteurs et professionnels du monde culturel et cinématographique sénégalais.

Le décès de Halima Gadji, survenu le 26 janvier suite à un malaise, a provoqué une vive émotion au sein du public et du milieu artistique. Révélée au grand public grâce à son rôle marquant de Marième Dial dans la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », produite par Marodi en 2019, l’actrice avait su captiver par son talent et sa présence à l’écran. Son rôle dans cette série, qui avait rencontré un large succès au Sénégal et dans d’autres pays africains, a consolidé sa réputation de comédienne accomplie et appréciée.

Au-delà de cette série emblématique, Halima Gadji a contribué à enrichir le paysage audiovisuel africain en participant à plusieurs films et productions télévisuelles au Sénégal, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays du continent. Sa carrière, marquée par la diversité de ses rôles et la justesse de son jeu, lui a permis de se distinguer comme une actrice polyvalente capable de toucher différents publics.

La cérémonie d’inhumation a été empreinte de recueillement et de témoignages d’affection. Plusieurs acteurs et actrices qui ont travaillé avec elle ont salué sa générosité, sa passion pour le métier et sa capacité à inspirer les jeunes talents du cinéma sénégalais. Des proches et collègues ont également évoqué son engagement envers la culture et sa volonté de promouvoir le cinéma africain à l’échelle internationale.

Le départ d’Halima Gadji laisse un vide dans le monde artistique sénégalais et africain. Son parcours, marqué par des succès notables et une influence certaine dans la sphère culturelle, restera gravé dans la mémoire collective. Les hommages qui continuent d’affluer sur les réseaux sociaux et dans la presse témoignent de l’affection et du respect que le public lui portait.

Halima Gadji restera dans les mémoires comme une figure majeure du cinéma sénégalais, dont le talent et l’engagement artistique ont largement contribué à faire rayonner la culture du pays sur le continent et au-delà. Son héritage artistique continuera d’inspirer les générations futures.

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 28 Janvier 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 28 janvier 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Modernisation de la Justice

Introduisant sa communication, Monsieur le Président de la République a abordé la rentrée solennelle des cours et tribunaux qu’il a présidée le 22 janvier 2026, ayant pour thème : « Le juge face aux défis du numérique ». Se réjouissant du bon déroulement de cet évènement, il félicite le Ministre de la Justice, le Premier Président de la Cour suprême, le Procureur général près la Cour Suprême, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats ainsi que l’ensemble des acteurs de la Justice.

Le Chef de l’Etat réitère son engagement à consolider l’Etat de droit, à accentuer la modernisation du service public de la justice et à améliorer l’accessibilité et l’efficacité des institutions judiciaires. Il engage le Ministre de la Justice à veiller à la qualité de la formation des magistrats et auxiliaires de justice, au renforcement du capital humain en service dans les cours et tribunaux et à la transformation numérique du service public de la justice.

Le Président de la République indique au Gouvernement la nécessité de promouvoir une justice de proximité, de qualité et accessible. renforceMent du dialogue social et suivi du Pacte national de stabilité sociale Considérant le dialogue social comme une exigence dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques sectorielles, le Chef de l’Etat demande au Ministre de la Fonction publique et du Travail de présenter, avant la fin du mois de février 2026, le rapport général d’évaluation des engagements relevant du Pacte national de Stabilité sociale pour une Croissance inclusive et durable, signé le 1er mai 2025.

Soulignant l’impératif de tenir, avec les partenaires sociaux, une réunion d’évaluation et de suivi du traitement des doléances, le Président de la République demande, aux ministres, de mettre en place des Comités sectoriels et/ou spécialisés de Dialogue social,  afin d’asseoir les consensus nécessaires au déploiement adéquat des réformes et politiques publiques. Il instruit, en outre, le Ministre de la Fonction publique et du Travail de proposer un nouveau cadre de gouvernance des doléances et du droit de grève des agents et syndicats actifs dans le secteur public. Insistant sur l’urgence de veiller au renforcement de la protection sociale des travailleurs et à la préservation soutenue des emplois, le Président de la République demande au Premier Ministre d’accélérer le processus de modernisation des institutions et du système national de retraite et de sécurité sociale, en travaillant à l’adoption des textes législatifs et réglementaires y relatifs, avant la fin du mois d’avril 2026.

Renouveau du secteur des Pêches et développement de l’économie Maritime

Le Président de la République fait observer que la restructuration et la relance du secteur sont des priorités du Gouvernement. A cet effet, il apprécie les efforts consentis par le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, pour réguler l’exploitation des ressources halieutiques, relancer la pêche artisanale, repositionner l’aquaculture et accroître le niveau des investissements et des partenariats. Le Chef de l’Etat demande de poursuivre, avec l’implication de l’ensemble des acteurs publics, privés et parties prenantes, les concertations nécessaires pour la validation prochaine de la Politique maritime du Sénégal, de la Stratégie portuaire nationale et de la Carte des infrastructures de débarquement, de conservation, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques. Il souligne, enfin, la nécessité de réviser le Code de la Pêche afin d’asseoir une gestion durable et une gouvernance souveraine des ressources halieutiques.

Etat d’avancement du « Programme Indépendance » dans les chefs-lieux des régions

Partant de sa décision de lancer un nouveau programme de modernisation des villes et territoires, dénommé « Programme Indépendance », à dérouler à partir de l’année 2026, le Chef de l’Etat réitère sa volonté de délocaliser la Fête nationale du 04 avril dans un chef-lieu de région, avec les meilleures conditions d’accueil et de déroulement en termes de disponibilité d’infrastructures et de commodités essentielles. Il demande au Gouvernement de faire le point sur les choix prioritaires retenus, la programmation des réalisations sur une période triennale et l’état d’avancement global du programme prioritaire « Indépendance » de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Il annonce, enfin, sa décision de délocaliser, à Thiès, la célébration de la Fête nationale du 04 avril 2026..

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir présidé, le 26 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de la Réunion de Haut niveau préparatoire de la Conférence des Nations 2 Unies sur l’Eau. Il a procédé, le 27 janvier 2026, à l’inauguration de la Raffinerie d’huiles alimentaires, réalisée par MAVAMAR Industries SA et à la pose de la première pierre de la Zone industrielle Bargny-Sendou.

A cet égard, il félicite les promoteurs, en l’occurrence le Groupe SENEGINDIA, pour la réalisation de cet investissement majeur, qui contribue au développement industriel, économique et social du Sénégal. Le Président de la République annonce également qu’il se rendra les 02 et 03 février 2026 en République du Congo, dans le cadre d’une visite officielle. En outre, il effectuera une tournée dans les régions de Tambacounda et de Kédougou du 05 au 09 février 2026.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DES MINISTRES

Le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur la généralisation de l’outil de gestion électronique des courriers dans l’administration. Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication sur le Programme Technologie et Energie des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Fonds de Développement du Service universel des Télécommunications (FDSUT).

Affaire Pape Malick Ndour : la Ccr dénonce un dossier « sans base factuelle, juridique ou rationnelle »

La Convergence des cadres républicains (Ccr) est sortie de sa réserve pour dénoncer avec vigueur les récents développements de l’affaire Pape Malick Ndour. Dans un communiqué rendu public, la structure exprime sa « profonde préoccupation » face à ce qu’elle considère comme une instrumentalisation manifeste de la justice à des fins politiques, mettant en cause l’indépendance et la crédibilité de l’institution judiciaire sénégalaise.

Selon la Ccr, les rebondissements observés dans ce dossier ne peuvent être dissociés du contexte politique actuel, notamment des déclarations publiques et des menaces proférées, la veille, par Ousmane Sonko. Pour l’organisation, la justice semble avoir cédé à des pressions politiques évidentes. Elle rappelle qu’un recours introduit depuis plus de deux mois par le Procureur, visant à révoquer le placement de Pape Malick Ndour sous bracelet électronique pour le mettre sous mandat de dépôt, aurait été maintenu dans une forme d’opacité, aussi bien vis-à-vis des avocats de l’ancien ministre que de l’opinion publique. Cette situation est interprétée par la Ccr comme une manœuvre destinée à « surprendre » et à « définitivement écrouer » l’ancien ministre.

La décision récente ordonnant le placement sous mandat de dépôt de Pape Malick Ndour est ainsi qualifiée de « volte-face spectaculaire » par la Ccr. Pour le mouvement, cette évolution brutale jette un grave discrédit sur l’institution judiciaire et renforce le sentiment d’une justice à géométrie variable, soumise au rapport de force politique du moment. La Ccr estime que cette situation constitue une atteinte grave à l’État de droit et une véritable honte pour la démocratie sénégalaise.

L’organisation dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme un traitement inéquitable de l’affaire sur les plans politique et médiatique. Elle relève que lorsque Pape Malick Ndour observe le silence par respect pour la justice et les institutions, certains acteurs l’accusent de complicité avec des autorités de l’État. À l’inverse, lorsque des décisions judiciaires semblent aller dans le sens des attentes du parti Pastef, ces mêmes acteurs s’en félicitent ouvertement, affirmant que la justice ne ferait désormais correctement son travail que sous la pression de leur leader.

Pour la Ccr, cette instrumentalisation de la justice, applaudie ou décriée selon les intérêts politiques, représente une menace sérieuse pour la stabilité nationale et la cohésion sociale. Elle insiste sur le fait que la justice ne doit ni céder aux menaces ni se transformer en instrument de règlement de comptes politiques.

Réaffirmant son soutien total à Pape Malick Ndour, la Ccr exige le respect strict des principes fondamentaux de l’État de droit, notamment la présomption d’innocence, la cohérence des procédures et l’indépendance réelle de la justice. Selon elle, seule une justice impartiale et courageuse permettra de restaurer la confiance des citoyens et de préserver durablement la démocratie.

La Convergence des cadres républicains affirme enfin que Pape Malick Ndour est totalement innocent et qu’il n’est mêlé ni de près ni de loin aux faits qui lui sont reprochés. Elle soutient que les accusations portées contre lui ne reposent sur aucune base factuelle, juridique ou rationnelle, et relèvent d’un acharnement politique plutôt que d’une démarche judiciaire sérieuse.

Pour étayer cette position, la Ccr souligne ce qu’elle considère comme des incohérences majeures dans le dossier. Elle juge incompréhensible que Pape Malick Ndour puisse être mis en cause sur la base d’un rapport dont le rédacteur serait décédé depuis octobre 2018, alors que l’intéressé n’a été nommé à ses fonctions qu’en juin 2019. Pour la Ccr, cette contradiction chronologique suffit à démontrer le caractère infondé des accusations.

Le mouvement estime également absurde de parler de complicité avec des personnes que Pape Malick Ndour a remplacées à leurs fonctions. Selon la Ccr, la notion de complicité ne peut juridiquement s’appliquer en l’absence de lien de collaboration, de subordination ou de participation avec les auteurs supposés. Cette construction qu’elle qualifie d’artificielle traduirait, selon elle, une volonté manifeste de nuire à un adversaire politique dont le seul tort serait d’imposer au régime actuel un débat technique sur les sujets d’intérêt national.

Tribunal du travail : le RTS salue la victoire des employés face au FONGIP et appelle au respect des droits des travailleurs

Le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal (RTS) a exprimé sa satisfaction à la suite de la décision rendue ce mardi 28 janvier par le Tribunal du travail de Dakar dans l’affaire opposant le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) à deux anciens employés, A. Sy et Mme S. Dieng. Pour le syndicat, ce jugement marque une avancée majeure dans la lutte contre les licenciements abusifs et constitue un signal fort adressé aux employeurs publics comme privés.

Dans un communiqué rendu public après le verdict, le RTS indique que le tribunal a reconnu le caractère abusif des licenciements prononcés pour faute grave à l’encontre des deux travailleurs. La juridiction a ainsi condamné le FONGIP à verser des indemnités conséquentes au titre du licenciement abusif, à savoir plus de quinze millions de francs CFA au profit de A. Sy et plus de quatorze millions de francs CFA pour Mme S. Dieng.

Le tribunal a également accordé aux deux ex-employés des indemnités de préavis, fixées à 4 345 000 francs CFA pour A. Sy et à 3 285 000 francs CFA pour Mme S. Dieng. À cela s’ajoute une somme de 500 000 francs CFA octroyée à chacun des travailleurs pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme, une obligation légale dont le manquement constitue une faute grave de l’employeur.

Selon le RTS, la juridiction a par ailleurs ordonné l’exécution provisoire de la décision à hauteur d’un million de francs CFA et a débouté le FONGIP de l’ensemble de ses demandes. Cette mesure vise à permettre aux travailleurs de bénéficier rapidement d’une partie des sommes allouées, en attendant l’issue définitive de la procédure.

Pour le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal, cette décision constitue une victoire importante pour l’ensemble du monde du travail. Le syndicat estime qu’elle rappelle avec force que nul n’est au-dessus de la loi et que la justice demeure un recours essentiel pour la défense de la dignité et des droits des travailleurs.

Dans le même élan, le RTS réaffirme son engagement à accompagner et soutenir tous les travailleurs victimes d’injustices ou de pratiques managériales contraires au droit du travail. Le syndicat appelle enfin l’ensemble des institutions et des employeurs à respecter strictement la législation en vigueur ainsi que les droits fondamentaux des salariés, afin de promouvoir un climat social apaisé et fondé sur l’équité et la justice.

Sénégal 2050 : Diomaye revalorise les agents non fonctionnaires de l’État

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a promulgué le 27 janvier 2026 le décret n°2026-66 modifiant le décret n°74-347 du 12 avril 1974 relatif au régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’État. Cette réforme intervient dans le cadre de la politique nationale de valorisation du capital humain, inscrite dans le référentiel « Sénégal 2050 : Agenda National de Transformation », et vise à renforcer l’administration publique en revalorisant la situation de ces agents.
Depuis 1974, le décret initial n’avait pas prévu de manière explicite certaines catégories d’agents non fonctionnaires, notamment ceux engagés à un emploi particulier ou par référence à un corps de fonctionnaires relevant des statuts particuliers des cadres des fonctionnaires de l’Enseignement, de l’Éducation populaire, de la Jeunesse et des Sports ou de l’Éducation artistique et musicale. Cette absence de prévision avait entraîné des inégalités dans les conditions d’avancement et de reclassement, ainsi qu’un manque de reconnaissance formelle pour des agents longtemps engagés dans des missions spécifiques au sein de l’administration.
Le nouveau décret corrige ces limites en prévoyant plusieurs mesures clés. Désormais, les agents non fonctionnaires de l’État reclassés par référence à l’un des corps de fonctionnaires bénéficient des mêmes modalités de reclassement et des mêmes conditions d’avancement que leurs homologues fonctionnaires. En outre, un rappel d’ancienneté civile, valable pour l’avancement, est institué pour les agents reclassés après l’obtention d’un diplôme professionnel ouvrant accès à l’un des corps visés par le décret. Ce rappel d’ancienneté, fixé à 40 % de la période de service antérieure, est accordé à titre exceptionnel et ne peut excéder la date d’entrée en vigueur du décret. Les agents concernés disposent d’un délai de deux ans pour déposer leur demande.
Le décret précise également la rémunération des agents non fonctionnaires, qui correspond désormais à l’indice attaché au grade ou à l’échelon du corps de référence ou de l’emploi particulier. Les modalités d’avancement sont alignées sur celles des fonctionnaires, avec un passage automatique d’échelon selon l’ancienneté requise et des tableaux d’avancement établis par le ministère de la Fonction publique. La mise en œuvre de ces mesures est encadrée par une commission d’avancement composée de représentants de la Présidence, du Premier ministre, du ministère des Finances, du ministère du Plan et de membres du personnel désignés par les syndicats les plus représentatifs.
Pour l’administration, cette réforme constitue un signal fort en faveur de la reconnaissance des agents non fonctionnaires, souvent en première ligne dans l’exécution des missions de l’État, mais jusqu’ici confrontés à des conditions d’emploi moins sécurisées. Elle s’inscrit également dans la dynamique globale de modernisation de la Fonction publique et de valorisation des ressources humaines, conformément aux ambitions du Sénégal pour 2050.

Fonction publique : L’État rouvre pendant deux ans la possibilité de nomination pour des enseignants contractuels

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a signé le 27 janvier 2026 le décret n°2026-65 modifiant le décret n°2006-392 du 27 avril 2006, complétant lui-même le décret n°77-987 du 14 novembre 1977 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’Enseignement. À travers ce nouveau texte, l’État sénégalais décide de proroger le délai accordé à certains enseignants contractuels pour solliciter leur nomination dans le corps des fonctionnaires de l’Enseignement, ouvrant ainsi une nouvelle fenêtre de deux années à compter de l’entrée en vigueur du décret.
Cette mesure intervient dans un contexte où de nombreux agents, pourtant éligibles, n’avaient pas pu bénéficier du dispositif mis en place en 2006, faute d’avoir déposé leur demande dans le délai initialement imparti. Pour les autorités, il s’agit aujourd’hui de corriger une situation jugée inéquitable, tout en assurant une meilleure sécurisation des carrières dans le secteur éducatif.
Pour rappel, le décret n°2006-392 du 27 avril 2006 avait été adopté pour compléter le statut particulier des fonctionnaires de l’Enseignement afin de permettre aux enseignants contractuels d’intégrer le corps des fonctionnaires correspondant à leur profil. Ce texte offrait une possibilité exceptionnelle de nomination, sous réserve que les intéressés remplissent, à la date d’entrée en vigueur du décret, deux conditions essentielles : être âgés d’au moins trente-cinq ans et être titulaires du diplôme requis pour accéder au corps sollicité. Les agents concernés disposaient alors d’un délai de deux ans pour déposer leur dossier auprès de l’administration.
Dans la pratique, ce délai s’est avéré insuffisant pour un nombre important d’enseignants, confrontés à diverses contraintes administratives, à des difficultés dans la constitution des pièces ou encore à un déficit d’information. Résultat : plusieurs agents ayant pourtant servi durant de longues années dans les établissements scolaires sont restés en dehors du dispositif, conservant un statut contractuel précaire.
Le nouveau décret vient ainsi proroger le délai prévu à l’alinéa premier de l’article 2 du décret de 2006. Concrètement, les enseignants concernés disposent désormais d’un nouveau délai courant jusqu’à deux ans après l’entrée en vigueur du présent texte pour introduire leur demande de nomination. Cette prorogation vise à permettre une régularisation progressive de leur situation administrative et à favoriser une intégration conforme aux dispositions du statut particulier.
Le décret apporte également une précision importante relative à l’ancienneté. Il est désormais clairement établi que le rappel d’ancienneté civile acquise antérieurement en qualité de volontaire, de vacataire ou de contractuel dans l’administration publique n’est valable qu’une seule fois dans le cadre de l’administration et sans possibilité de cumul. Cette disposition vise à prévenir toute double prise en compte de la même période de service et à garantir l’équité entre agents.
Sur le plan institutionnel, l’exécution du décret est confiée, chacun en ce qui le concerne, au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de la Formation professionnelle et technique, au Ministre de l’Éducation nationale ainsi qu’au Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public. Le texte devra être publié au Journal officiel pour entrer pleinement en vigueur.
Pour de nombreux acteurs du monde éducatif, cette décision est perçue comme un signal fort en direction des enseignants contractuels, souvent en première ligne dans les salles de classe, mais longtemps confrontés à l’instabilité de leur statut. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de modernisation de la Fonction publique et de valorisation des ressources humaines de l’État.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°659 – 28/01/2026

🔴 PROMULGATION DU DÉCRET N°2026-66 MODIFIANT LE DÉCRET N°74-347 du 12 AVRIL 1974 RELATIF AU RÉGIME SPÉCIAL APPLICABLE AUX AGENTS NON FONCTIONNAIRES : DIOMAYE ENTAME LA REVALORISATION DU CAPITAL HUMAIN
🔴 LA CHAMBRE D’ACCUSATION DE LA COUR D’APPEL DE DAKAR RÉUNIE EN AUDIENCE SUR L’ AFFAIRE WEST AFRICA ENERGY : LE RENVOI DE SAMUEL ANNULÉ

🔴 AFFAIRE SÉNÉGAL–MAROC : LA CAF DÉLIBÈRE, DÉCISION SOUS 48H

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°658 – 27/01/2026

🔴 RÉÉVALUATION SPECTACULAIRE DE LA DETTE PUBLIQUE QUI PASSE DE 99,6 % DU PIB FIN 2023 À 132 % fin 2025 : LE SENEGAL AU CŒUR D’UNE TEMPÊTE FINANCIÈRE ET DIPLOMATIQUE
🔴 INCIDENTS POST- FINALE DE CAN AU MAROC : SONKO JOUE LA CARTE DE L’APAISEMENT

🔴 TENSIONS AUTOUR DE LA FINALE : DES AVOCATS MAROCAINS MENACENT ABDOULAYE FALL DE POURSUITES

Sécurité routière : le CCUAP alerte après le tragique accident sur l’Autoroute de l’Avenir à Rufisque

Le Collectif Citoyen des Usagers des Aménagements Publics et Privés (CCUAP) a exprimé, ce 26 janvier 2026 à Dakar, sa profonde inquiétude après le dramatique accident survenu sur l’Autoroute de l’Avenir, à hauteur de Keur Ndiaye Lô, Rufisque. L’accident, survenu dimanche vers 13 h, a coûté la vie à cinq personnes et laissé deux autres gravement blessées, soulignant la vulnérabilité persistante des usagers malgré la modernisation des infrastructures.

Le collectif a présenté ses condoléances aux familles des victimes et son soutien aux blessés, rappelant que chaque accident constitue une tragédie aux répercussions humaines considérables, touchant non seulement les familles, mais également les communautés.

Dans son communiqué, le CCUAP déplore la fréquence élevée des accidents graves sur les grands axes du pays, notamment sur l’Autoroute de l’Avenir. Le collectif attire l’attention sur la présence régulière de gros porteurs, camions et bus de transport, souvent en excès de vitesse ou insuffisamment sécurisés. Selon lui, les mesures techniques et organisationnelles actuelles restent insuffisantes pour assurer une cohabitation sûre entre véhicules légers, transports publics et véhicules lourds, exposant ainsi les usagers à des risques importants.

Face à cette situation préoccupante, le CCUAP appelle les autorités compétentes, notamment le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres, à renforcer immédiatement les contrôles de vitesse, le respect du code de la route et la surveillance sur les tronçons d’autoroutes à péage. Le collectif recommande également l’instauration de limites de vitesse strictes pour les camions, gros porteurs et bus, assorties de sanctions effectives en cas de dépassement.

Les exploitants des autoroutes à péage sont également interpellés pour mettre en œuvre des mesures spécifiques visant à améliorer la sécurité : gestion différenciée des flux entre véhicules légers et poids lourds, installation de radars, barrières de sécurité renforcées et signalisation visible. Le CCUAP insiste également sur la nécessité d’une campagne nationale de sensibilisation impliquant l’ensemble des usagers et des conducteurs professionnels afin de promouvoir les bonnes pratiques et réduire les comportements à risque.

Le collectif rappelle que la sécurité routière est l’affaire de tous et encourage une mobilisation collective, citoyenne et institutionnelle, afin de faire des routes sénégalaises des espaces sûrs où la protection de la vie humaine prime sur toute autre considération.

Affaire Softcare : 40 jours après, la vérité toujours attendue

Quarante jours se sont écoulés depuis le communiqué du ministère de la Santé annonçant l’envoi imminent d’une mission pour faire la lumière sur l’affaire Softcare. Le 18 décembre 2025, à la suite d’une inspection de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), les autorités sanitaires avaient promis des investigations « sans délai » afin d’établir les responsabilités et de rassurer l’opinion publique sur la sécurité des produits incriminés. Mais, à ce jour, aucune information officielle n’a été rendue publique.

Ni rapport d’enquête, ni conclusions, ni même une communication intermédiaire. Un silence que de nombreux acteurs de la société civile interprètent comme un signal inquiétant, d’autant plus que les produits Softcare continuent de circuler sur le marché national sans restriction apparente. Pour le Collectif « Lumière sur l’affaire Softcare », cette situation traduit une forme de désinvolture face à un enjeu majeur de santé publique.

Dans une déclaration rendue publique ce 26 janvier 2026 à Dakar, le collectif estime que ce mutisme dépasse le cadre d’un simple retard administratif. Il y voit un « choix politique », dénonçant une volonté de protéger des intérêts privés au détriment de la sécurité sanitaire des populations. Les membres du collectif rappellent que la santé publique ne peut être réduite à une logique marchande et que la transparence doit être la règle, en cohérence avec les principes de gouvernance prônés par les autorités actuelles.

Depuis la publication du communiqué ministériel, le collectif affirme avoir multiplié les initiatives pour obtenir des clarifications, notamment à travers une conférence de presse et des correspondances officielles adressées aux autorités compétentes. Ces démarches seraient, selon eux, restées sans réponse.

Face à ce qu’il qualifie de « silence méprisant », le Collectif Lumière sur l’affaire Softcare hausse le ton et brandit la menace d’actions plus radicales. Si aucune vérité n’est rendue publique et si aucune mesure concrète n’est prise dans les prochains jours, il annonce son intention d’appeler au boycott total des produits Softcare, ainsi qu’à l’organisation d’une grande manifestation devant le ministère de la Santé.

Pour les membres du collectif, la question dépasse largement le cas d’une seule entreprise. Elle touche au droit fondamental des citoyens à être informés et protégés, ainsi qu’à la crédibilité du système de contrôle sanitaire. « Il n’y aura pas de confiance sans vérité », martèlent-ils, estimant que la souveraineté sanitaire passe nécessairement par un contrôle citoyen effectif et par des institutions capables de rendre des comptes.

Alors que l’affaire continue d’alimenter l’inquiétude et les interrogations, l’attente se prolonge autour d’une prise de parole officielle des autorités sanitaires. Une communication claire et des décisions visibles pourraient, selon de nombreux observateurs, constituer un premier pas pour restaurer la confiance et dissiper les doutes qui entourent désormais le dossier Softcare.

Marchés financiers : l’or franchit un seuil historique au-dessus de 5.100 dollars, les investisseurs en quête de refuges

Les marchés financiers mondiaux ont été marqués, ce lundi, par une nouvelle envolée spectaculaire de l’or, qui a dépassé pour la première fois de son histoire la barre symbolique des 5.100 dollars l’once. Cette progression s’inscrit dans un contexte d’incertitude géopolitique et monétaire persistante, tandis que les principales places boursières évoluent avec prudence à l’entame d’une semaine dense en rendez-vous économiques.

Le métal jaune, considéré comme la valeur refuge par excellence, s’est hissé à un record absolu de 5.111,07 dollars l’once (31,1 grammes) avant de se stabiliser autour de 5.068,30 dollars en milieu d’après-midi, affichant une hausse de plus de 1,6 %. Cette dynamique haussière est notamment alimentée par la faiblesse du dollar américain et par un regain de méfiance des investisseurs vis-à-vis des monnaies fiduciaires.

Selon Fawad Razaqzada, analyste de marché chez Forex.com, cette évolution traduit « une perte plus large de confiance dans les devises traditionnelles », combinée à une incertitude persistante autour des politiques économiques mondiales. Dans ce climat, de plus en plus de capitaux se redirigent vers des actifs tangibles, perçus comme des réserves de valeur plus sûres.

La récente montée des cours de l’or est également liée aux tensions géopolitiques, notamment autour du Groenland. Les déclarations du président américain Donald Trump, affirmant vouloir s’emparer du territoire et menaçant un temps les alliés européens de taxes douanières en cas d’opposition, ont ravivé les craintes d’une nouvelle escalade diplomatique. Même si ces menaces ont ensuite été nuancées, le simple fait qu’elles aient été formulées a renforcé le climat d’instabilité.

Dans le sillage de l’or, l’argent a lui aussi atteint un niveau inédit, dépassant brièvement les 114,50 dollars l’once avant de refluer légèrement autour de 112,61 dollars, tout en affichant une progression impressionnante de plus de 9 % sur la séance. Pour Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com, ce mouvement témoigne d’un changement profond du comportement des investisseurs : les métaux précieux ne sont plus seulement utilisés comme instruments de couverture, mais de plus en plus comme des alternatives crédibles aux monnaies traditionnelles, dans un monde traversé par des fractures politiques, des tensions budgétaires et une incertitude monétaire durable.

Sur les marchés actions, l’ambiance reste plus mesurée. Les investisseurs préfèrent temporiser à la veille d’une réunion très attendue de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui se tient dans un contexte institutionnel délicat. Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment révélé l’existence d’une procédure engagée par le ministère américain de la Justice à son encontre, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation de l’exécutif envers l’indépendance de la banque centrale.

En Europe, les principales places ont clôturé sans direction franche. La Bourse de Paris a légèrement reculé, tandis que Londres est restée proche de l’équilibre. Francfort et Milan ont, de leur côté, terminé en timide hausse. Cette prudence prolonge les turbulences observées la semaine précédente, provoquées par les annonces inattendues de Donald Trump sur de possibles sanctions douanières visant certains pays européens.

À Wall Street, l’orientation était plus favorable, les principaux indices affichant des gains modérés, dans l’attente de la publication des résultats de plusieurs géants technologiques. Microsoft, Meta et Tesla doivent dévoiler leurs performances après la clôture de mercredi, tandis qu’Apple publiera ses chiffres jeudi, des annonces susceptibles d’influencer fortement la tendance des marchés.

Parallèlement, le marché de l’énergie connaît également de fortes tensions. Le gaz naturel américain a atteint un sommet inédit depuis 2022, à plus de 6,29 dollars par million de BTU. Cette flambée s’explique par une vague de froid intense touchant une large partie des États-Unis, poussant près de la moitié des États à déclarer l’état d’urgence et faisant grimper la demande de chauffage. En Europe, le contrat de référence TTF néerlandais a également progressé, atteignant un plus haut depuis mars 2025, signe d’un marché toujours sensible aux aléas climatiques et géopolitiques.

Sur le marché des changes, le yen japonais s’est fortement apprécié face au dollar, gagnant plus de 1 % en une séance. Cette hausse est liée à des informations selon lesquelles la Réserve fédérale américaine pourrait soutenir une intervention des autorités japonaises afin de stabiliser la monnaie nippone, affaiblie ces dernières semaines. Pour les analystes, cette perspective renforce l’idée d’une possible coordination entre Tokyo et Washington sur les questions de change.

Dans ce contexte global marqué par l’incertitude, la flambée de l’or apparaît comme un signal fort : les investisseurs cherchent avant tout à protéger leur capital, en privilégiant des actifs perçus comme plus sûrs face aux multiples risques qui pèsent sur l’économie mondiale.

Crise de l’eau et ODD 6 : Bassirou Diomaye Faye appelle à une accélération urgente des actions

À l’approche de l’échéance de 2030 fixée par l’Agenda des Nations Unies pour les Objectifs de développement durable (ODD), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé une vive inquiétude quant au niveau d’atteinte de l’ODD 6, consacré à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. À cinq ans seulement de cette échéance, le chef de l’État estime que les résultats enregistrés restent largement insuffisants au regard des ambitions initiales, appelant à une mobilisation plus forte et à une accélération significative des efforts.

S’exprimant lors de la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau, le président Diomaye Faye a rappelé que l’ODD 6 occupe une place centrale dans l’architecture globale du développement durable. Selon lui, l’eau et l’assainissement constituent des piliers transversaux, dont dépendent directement la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, l’industrialisation, la protection de l’environnement et, plus largement, la dignité humaine. Faire progresser cet objectif, a-t-il insisté, revient donc à créer les conditions favorables à l’atteinte de l’ensemble des autres ODD.

Le chef de l’État a reconnu que des avancées ont été réalisées ces dernières années, notamment en matière d’accès à l’eau potable dans certaines zones urbaines et rurales, ainsi que dans l’amélioration progressive des infrastructures d’assainissement. Toutefois, il a souligné que ces progrès demeurent encore trop lents et inégalement répartis pour permettre d’espérer un respect des engagements d’ici 2030.

« À cinq ans de l’échéance, force est de constater que nous sommes loin des objectifs fixés, même si des progrès sont observés, prouvant que l’accélération des performances reste possible si nous agissons sur les bons leviers », a-t-il déclaré, invitant les États à repenser leurs stratégies et à renforcer leurs mécanismes de mise en œuvre.

Le président sénégalais a également mis l’accent sur la situation particulière du continent africain, qu’il considère comme l’un des épicentres de la crise mondiale de l’eau. Il a rappelé que l’Afrique est confrontée à une combinaison de défis structurels, parmi lesquels la croissance démographique rapide, l’urbanisation non maîtrisée, l’insuffisance des infrastructures et les effets de plus en plus visibles du changement climatique.

Selon Bassirou Diomaye Faye, cette vulnérabilité est d’autant plus injuste que l’Afrique demeure l’un des continents les moins responsables des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tout en subissant de manière disproportionnée les impacts des dérèglements climatiques, notamment les sécheresses, les inondations et la raréfaction des ressources hydriques.

Face à ce constat, le chef de l’État a plaidé pour un engagement renforcé des partenaires internationaux, en faveur d’un financement plus conséquent et plus accessible des projets liés à l’eau et à l’assainissement. Il a également appelé à une meilleure coordination entre les États, les institutions multilatérales, le secteur privé et les communautés locales, afin de garantir des solutions durables, adaptées aux réalités de chaque territoire.

Pour le président Diomaye Faye, l’accès équitable et durable à l’eau potable et à l’assainissement ne doit plus être considéré comme un luxe, mais comme un droit fondamental et une priorité absolue de l’action publique. À ses yeux, l’urgence est désormais de transformer les engagements politiques en actions concrètes et mesurables, afin d’éviter que l’ODD 6 ne devienne, en 2030, l’un des grands rendez-vous manqués du développement durable.

Forage offshore au Sénégal : un livre blanc alerte sur des menaces graves pour l’environnement et les communautés côtières

L’expansion des projets pétroliers et gaziers offshore au Sénégal pourrait avoir des conséquences lourdes et durables sur l’environnement, la santé publique et les moyens de subsistance des populations. C’est l’avertissement lancé dans un livre blanc publié par Waterkeeper Alliance, en partenariat avec Hann Baykeeper et Bargny Coast Waterkeeper, dans le cadre de la campagne « Sauver la mer et la pêche ». Le document dresse un tableau préoccupant des impacts actuels et potentiels des activités extractives en mer, pointant des risques majeurs pour les écosystèmes marins et les communautés côtières.

Selon les auteurs, les opérations de forage offshore exposent les populations à des dangers multiples, notamment à travers la pollution de l’eau, la dégradation des habitats marins et la perturbation des ressources halieutiques. Ces atteintes fragilisent directement la pêche artisanale, pilier de l’économie locale et principale source de revenus pour des milliers de familles. Le livre blanc souligne que ces impacts compromettent également la sécurité alimentaire, dans un contexte où de nombreuses communautés dépendent quasi exclusivement des produits de la mer pour leur alimentation.

Le document rappelle que ces menaces s’inscrivent dans une réalité environnementale déjà complexe. Les zones côtières sénégalaises sont confrontées à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion du littoral et aux effets du changement climatique. L’ajout d’activités pétrolières et gazières intensives accentuerait ces pressions, augmentant les vulnérabilités des populations les plus exposées.

Les organisations signataires dénoncent par ailleurs une injustice environnementale. Alors que des multinationales internationales tirent d’importants bénéfices de l’exploitation des ressources offshore, ce sont les communautés locales qui supportent l’essentiel des coûts sociaux et écologiques. Pollution, risques sanitaires, perte de revenus et dégradation du cadre de vie constituent le revers d’une activité dont les profits sont en grande partie externalisés.

Un autre aspect central du livre blanc concerne l’opacité entourant les mécanismes d’assurance des projets offshore. Les auteurs expliquent que la couverture d’assurance est un élément clé permettant le développement de ces projets, mais que très peu d’informations sont accessibles au public sur les garanties existantes au Sénégal. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité des opérateurs et de l’État à faire face à d’éventuels accidents majeurs, tels que des fuites d’hydrocarbures ou des marées noires, et à indemniser correctement les populations affectées.

Le document met également en garde contre les contradictions entre l’expansion des projets fossiles et les engagements climatiques du Sénégal. En misant fortement sur le pétrole et le gaz, le pays risque de retarder sa transition vers des énergies propres et de s’éloigner des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les auteurs estiment que cette orientation pourrait exposer le Sénégal à des risques économiques à long terme, notamment face à la volatilité des marchés énergétiques mondiaux.

Face à ces constats, le livre blanc appelle à un changement de cap dans les politiques énergétiques nationales. Il recommande l’instauration d’un moratoire sur les nouveaux projets pétroliers et gaziers offshore, ainsi que la suspension des plans d’expansion en cours. Les organisations plaident également pour l’arrêt des opérations actuelles, dans l’attente d’évaluations environnementales et sociales approfondies, transparentes et conformes aux normes internationales.

Enfin, les auteurs suggèrent la réalisation d’un audit national public des contrats et des mécanismes de financement liés aux combustibles fossiles, afin de renforcer la transparence, la responsabilité et la viabilité de la dette. À travers ce livre blanc, Waterkeeper Alliance et ses partenaires entendent encourager un débat national sur l’avenir énergétique du Sénégal, en mettant l’accent sur la protection de l’environnement, la justice sociale et un développement véritablement durable.

Crise à la RTS : le Synpics et le Synpap montent au créneau contre Pape Alé Niang

La tension reste vive au sein de la Radiotélévision Sénégalaise (RTS). Le bras de fer entre la Direction générale et les syndicats de travailleurs est loin de connaître son épilogue. Les sections locales du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) et du Syndicat des professionnels de l’audiovisuel public (Synpap) ont annoncé la tenue d’une conférence de presse, ce mercredi 28 janvier dans l’après-midi, afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme de graves dysfonctionnements dans la gestion actuelle de l’entreprise publique.

Selon le journal Libération, les deux organisations syndicales appellent à une remobilisation générale de l’ensemble des travailleurs de la RTS. Objectif : attirer l’attention de l’opinion publique et des autorités sur un malaise profond qui, selon elles, perdure depuis plusieurs mois et qui s’est accentué sous la direction de Pape Alé Niang.

Au cœur de cette contestation, l’intersyndicale évoque une série de « dérives managériales » qui compromettraient le bon fonctionnement de la maison et fragiliseraient le climat social. Les syndicats pointent notamment la suspension de certains accords conclus avec les travailleurs, sans concertation préalable, ainsi qu’une gouvernance jugée autoritaire et peu inclusive.

Le Synpics et le Synpap accusent également la Direction générale de pratiques qu’ils qualifient de « népotiques et nébuleuses », évoquant des soupçons de favoritisme dans les recrutements, les nominations et la gestion des ressources humaines. À cela s’ajouteraient, selon eux, des zones d’ombre dans la gestion financière de l’entreprise, alimentant un sentiment de méfiance et de frustration chez de nombreux agents.

Pour les syndicats, cette situation met en péril non seulement les droits et acquis des travailleurs, mais aussi la mission de service public de la RTS. Ils estiment que la télévision et la radio nationales ne peuvent pleinement jouer leur rôle d’information, d’éducation et de cohésion sociale dans un climat marqué par la défiance interne et l’instabilité.

À travers cette sortie médiatique annoncée, le Synpics et le Synpap entendent interpeller directement les plus hautes autorités de l’État afin qu’elles se saisissent du dossier et prennent les mesures nécessaires pour rétablir un climat social apaisé au sein de la RTS.

En attendant, la Direction générale n’a pas encore officiellement réagi à ces accusations. Mais cette nouvelle escalade dans le bras de fer laisse présager des jours encore difficiles pour l’audiovisuel public sénégalais, déjà confronté à de nombreux défis structurels et financiers.

Sonko au Maroc : « Les incidents après la CAN doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion »

En visite officielle au Royaume du Maroc, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a tenu à apaiser les tensions nées à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, marquée par des incidents regrettables entre supporters. Reçu par son homologue marocain Aziz Akhannouch, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé la profondeur des relations historiques, politiques et humaines entre Dakar et Rabat, insistant sur la nécessité de ne pas laisser des débordements sportifs altérer une coopération solide et ancienne.

S’exprimant devant la presse, Ousmane Sonko a souligné que les violences observées après la CAN doivent être analysées avec discernement. Pour lui, il s’agit d’actes isolés, dictés par l’émotion intense qui entoure les grandes compétitions sportives, et non de l’expression d’une hostilité entre les peuples sénégalais et marocain. « Après la CAN, les incidents observés ici ou là doivent être considérés comme des excès isolés liés à l’émotion, et non comme des fractures profondes entre nos peuples. Le sport, par essence, est un puissant facteur de rapprochement et de fraternité, et ne saurait remettre en cause la solidité des relations entre le Sénégal et le Maroc », a déclaré le Premier ministre.

Cette prise de position vise à réaffirmer l’attachement des autorités sénégalaises à une diplomatie fondée sur le dialogue, le respect mutuel et la coopération. Ousmane Sonko a également salué l’accueil chaleureux réservé à la délégation sénégalaise, symbole de l’excellence des relations bilatérales entre les deux pays.

Arrivé à l’aéroport international de Rabat à bord d’un vol spécial affrété par Air Sénégal, le Premier ministre a été accueilli par Aziz Akhannouch ainsi que plusieurs responsables marocains. Ce geste protocolaire fort illustre la volonté partagée de renforcer davantage les liens entre Dakar et Rabat, notamment dans les domaines économique, diplomatique et culturel.

Dans la continuité de sa visite, Ousmane Sonko s’est rendu au mausolée de Mohamed V pour se recueillir à la mémoire du grand-père de l’actuel souverain marocain. Il était accompagné du ministre marocain porte-parole du gouvernement, Moustapha Baitas. Cet acte symbolique traduit le respect du Sénégal pour l’histoire du Royaume du Maroc et pour les figures emblématiques ayant contribué à façonner son identité.

À travers cette visite et ces déclarations, le chef du gouvernement sénégalais entend tourner la page des tensions post-CAN et recentrer les relations sénégalo-marocaines sur leurs fondamentaux : la fraternité, la coopération et la solidarité entre deux nations liées par une longue histoire commune.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°657 – 26/01/2026

🔴 AFFAIRE ASER : JEAN MICHEL SÈNE À LA LOUPE DE «  LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS » DU DÉPUTÉ THIERNO ALASSANE SALL : «L’INDÉCENCE DE LA MANIPULATION »
🔴 EXISTENCE D’UNE IMPASSE AU NIVEAU DE PASTEF – TIVAOUANE : GORGUI MASSAMBA BOYE PARLE D’AMBITIONS LÉGITIMES

🔴 FINALE CONTROVERSÉE À LA CAN 2025 : ABDOULAYE FALL DÉNONCE LE MAROC ET LA CAF

PASTEF à Tivaouane : pas d’impasse, mais des ambitions légitimes

À Tivaouane, les récentes publications médiatiques faisant état d’une prétendue « impasse » au sein du parti PASTEF Les Patriotes ne reflètent pas la réalité, selon Gorgui Massamba Boye, responsable local du parti. Dans un droit de réponse adressé à la rédaction de L’Évidence, il apporte des précisions pour clarifier la situation.

Contrairement aux affirmations de certains articles, il n’existe aucune crise au sein du parti dans la commune. Ce qui a été interprété comme une impasse relève en réalité d’expressions d’ambitions légitimes et normales dans une formation politique qui valorise la démocratie interne et le débat d’idées. « Ces ambitions ne sont ni antagonistes ni conflictuelles. Elles s’inscrivent pleinement dans le respect de la discipline et des règles du parti », souligne Gorgui Massamba Boye.

Le responsable local insiste sur le fait que la diversité des profils et des aspirations constitue une force pour PASTEF et non une faiblesse. Selon lui, il ne s’agit nullement d’une opposition personnelle ou d’un blocage, mais bien de déclarations d’ambition de deux citoyens engagés, partageant la même vision : servir le parti et contribuer au développement de Tivaouane.

Ce droit de réponse vise à rétablir la vérité et à informer correctement l’opinion publique sur la réalité du fonctionnement interne du parti PASTEF Les Patriotes à Tivaouane, qui reste uni et mobilisé autour de ses objectifs politiques et sociaux.

Hydraulique rurale : le Sénégal lance la phase 2 du projet chinois de 60 milliards FCFA

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa politique d’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé au lancement officiel de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable financé par la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à Diaglé, dans la commune de Toubacouta, marquant le démarrage effectif d’un programme d’envergure nationale destiné à renforcer durablement les infrastructures hydrauliques dans les zones rurales.

Doté d’un financement de 60 milliards de francs CFA, ce projet vise à réduire de manière significative les inégalités d’accès à l’eau entre les différentes régions du pays. Treize régions sont concernées par cette deuxième phase, faisant de Dakar la seule région non couverte par le programme, en raison de son niveau d’équipement relativement plus avancé. À travers cette initiative, l’État du Sénégal entend répondre à une demande sociale forte et améliorer les conditions de vie de millions de citoyens confrontés, au quotidien, aux difficultés d’approvisionnement en eau potable.

Lors de sa visite au forage de Diaglé, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la dimension vitale et stratégique de ce projet. Il a rappelé que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et un levier essentiel pour le développement économique, la santé publique et la stabilité des communautés rurales. Selon lui, la mise en œuvre de cette phase 2 permettra de garantir une eau de qualité et en quantité suffisante à près de deux millions de Sénégalais à travers le territoire national.

Le ministre a également salué la qualité de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine, qu’il a qualifiée de partenariat solide et efficace. « Je remercie le gouvernement chinois pour son écoute et sa compréhension de la situation du Sénégal », a-t-il déclaré, soulignant que cet appui témoigne de la volonté des deux pays de travailler ensemble pour répondre aux besoins prioritaires des populations.

Dans la zone de Toubacouta, les retombées du projet sont déjà très attendues. Treize villages ont été directement intégrés dans le programme, avec des travaux portant notamment sur la réalisation de nouveaux forages, la réhabilitation d’ouvrages existants, l’extension des réseaux de distribution et l’installation de châteaux d’eau. À Diaglé, le ministre a constaté l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et annoncé que l’eau devrait être disponible dans les robinets d’ici la fin du mois de février 2026.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, cette initiative devrait également contribuer à réduire la pénibilité des corvées d’eau, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent chargées de cette tâche dans les zones rurales. Elle devrait aussi favoriser le développement d’activités économiques locales, notamment l’agriculture, l’élevage et la transformation, grâce à une disponibilité accrue de la ressource.

Lutte contre le faux monnayage : Kaolack au cœur d’une saisie record de près de 5 milliards FCFA

La région de Kaolack vient d’être le théâtre d’une opération majeure dans la lutte contre le faux monnayage et les trafics illicites. Les unités douanières locales ont procédé à l’incinération d’une importante quantité de produits prohibés, dont des faux billets d’une valeur exceptionnelle estimée à 4,9 milliards de francs CFA. Une saisie qualifiée de record, qui porte la valeur globale des marchandises détruites à près de 6 milliards de francs CFA.

L’opération s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt, qui a salué la performance des services des douanes et mis en avant la portée stratégique de cette action. Pour l’autorité administrative, il s’agit d’une véritable démonstration de force de l’État face aux réseaux criminels qui tentent de s’implanter durablement dans les territoires.

Selon les chiffres officiels communiqués, les faux billets représentent l’essentiel des produits saisis, illustrant l’ampleur du phénomène de contrefaçon monétaire dans la zone. À ces coupures frauduleuses s’ajoutent d’autres marchandises illicites issues de divers trafics, dont la nature n’a pas été détaillée, mais qui participent, selon les autorités, à alimenter une économie souterraine aux conséquences graves pour la stabilité économique et sécuritaire du pays.

Pour Mouhamadou Moctar Watt, ces résultats sont le fruit d’un engagement constant des unités douanières dans la lutte contre ce qu’il qualifie « d’économie criminelle ». Il estime que cette économie parallèle constitue une menace directe pour la sécurité nationale, en fragilisant les circuits financiers, en favorisant la criminalité organisée et en portant atteinte à la confiance dans la monnaie.

Le Gouverneur a également tenu à rappeler que le rôle de la Douane sénégalaise dépasse largement la seule mission de collecte de recettes. Longtemps perçue principalement comme une administration fiscale, la Douane s’affirme de plus en plus comme un acteur central de la chaîne sécuritaire nationale.

« Il faudra y décrypter un ensemble de messages », a déclaré Mouhamadou Moctar Watt au micro d’iRadio, avant de préciser que cette opération montre clairement que la douane a toute sa place dans le dispositif de sécurité du pays. « Cela montre également qu’au-delà de la perception des recettes, la douane est véritablement un rempart contre le développement de l’économie criminelle au niveau de nos territoires », a-t-il insisté.

Cette saisie record intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises multiplient les actions pour assécher les circuits de financement des réseaux criminels. Elle illustre, selon les responsables, la montée en puissance des capacités opérationnelles des services de contrôle et la volonté de l’État de renforcer la surveillance aux frontières comme à l’intérieur du pays.

Santé : And Gueusseum décrète la radicalisation et annonce 96 heures de grève sans service minimum

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) – And Gueusseum durcit le ton. Face à ce qu’elle qualifie de « mépris persistant » des autorités gouvernementales, la coalition syndicale a annoncé une radicalisation de son mouvement, marquée par un nouveau plan d’actions comprenant notamment 96 heures de grève totale sans service minimum, ainsi qu’un boycott prolongé de plusieurs programmes de santé.

Dans son « Communiqué de grève n°5 », publié ce dimanche, le Directoire national d’And Gueusseum dresse un bilan qu’il juge largement positif de ses récentes mobilisations. Selon le syndicat, les débrayages des 21, 22 et 23 janvier ont été suivis à hauteur de 80 à 90 % sur l’ensemble du territoire national. Malgré quelques « défaillances » relevées notamment à Dakar et à Dioffior, les leaders syndicaux estiment que l’impact sur le fonctionnement du système hospitalier a été « majeur ».

Pour And Gueusseum, cette forte mobilisation démontre que la coalition « pèse et compte » dans le paysage syndical et impose, selon elle, une intervention urgente de l’État afin d’apurer ce qu’elle qualifie de « passif social moralement imprescriptible ». Le syndicat affirme que les multiples alertes adressées aux autorités sont restées sans réponse concrète, alimentant ainsi la colère des travailleurs de la santé.

Dans un ton à la fois symbolique et interpellateur, And Gueusseum a tenu à féliciter les Lions du football, doubles champions d’Afrique, tout en soulignant un contraste saisissant avec la situation du secteur sanitaire. « Pendant que le peuple exulte, des millions de Sénégalais sont privés de soins », dénonce la coalition, qui affirme que les différentes grèves ont déjà entraîné 268 heures cumulées de rupture de service.

Le syndicat rejette également l’argument avancé par le gouvernement faisant état d’un « pays en ruine et surendetté ». À l’inverse, il pointe ce qu’il considère comme un « train de vie dispendieux » de l’exécutif et du parlement, qu’il juge incompatible avec les discours de rigueur budgétaire. And Gueusseum met aussi en avant plusieurs dossiers sociaux restés sans solution, notamment le sort des 120 hectares de Daga-Kholpa promis en 2021 aux victimes du programme SUTSAS-Namora, l’absence de délivrance de certains actes administratifs, la privation de l’indemnité de logement pour les contractuels des collectivités territoriales et des établissements publics de santé, ainsi que les insuffisances en matière de protection sociale.

La coalition appelle par ailleurs à une jonction des luttes syndicales, notamment contre le projet d’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans, qu’elle considère comme une mesure socialement injuste.

Face à ce qu’elle qualifie de « conspiration du silence étatique », And Gueusseum annonce un sixième plan d’actions. Celui-ci prévoit, du 28 janvier au 9 février, une tournée nationale accompagnée d’assemblées générales. Du 10 au 13 février, une grève totale de 96 heures sera observée sans service minimum. À partir du 28 février, un boycott des programmes de santé, des réunions de coordination et des supervisions est annoncé pour une durée de trois mois, soit jusqu’au 28 mai.

Enfin, And Gueusseum met en garde les directeurs d’hôpitaux et les autorités administratives contre toute tentative de sanction, de réquisition ou de pression jugée illégale sur les agents grévistes. Le syndicat réaffirme sa détermination à s’inscrire dans une lutte de longue durée pour la défense des droits, de la dignité et des conditions de travail des professionnels de santé.

Drame minier à Saraya : le bilan s’alourdit à six morts après un effondrement meurtrier

Vingt-quatre heures après l’effondrement tragique survenu dans la commune de Bembou, dans le département de Saraya, le bilan humain continue de s’alourdir. Un nouveau corps a été extrait des décombres ce dimanche, portant à six le nombre de personnes décédées. Sur le terrain, l’espoir de retrouver d’éventuels survivants s’amenuise au fil des heures, tandis que les opérations de secours ont été provisoirement suspendues pour des raisons de sécurité.

Le drame s’est produit le samedi 24 janvier, aux environs de 10 heures, sur le périmètre de la société minière AfriGold, situé à l’ouest du village de Gamba-Gamba, dans le sud-est du Sénégal. Selon des sources sécuritaires relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), un groupe de mineurs artisanaux s’était introduit clandestinement sur ce site d’exploitation industrielle à la recherche d’or.

Alors que plusieurs d’entre eux s’activaient au fond des fosses d’extraction, les parois, déjà fragilisées par des travaux antérieurs et l’instabilité du sol, se sont brusquement effondrées. Pris au piège sous des tonnes de sable et de gravats, plusieurs mineurs ont été ensevelis sur le coup.

Dans les minutes qui ont suivi l’accident, la solidarité des orpailleurs présents sur les lieux a permis de dégager huit personnes des décombres. Parmi elles, quatre étaient déjà décédées. Les blessés, quant à eux, ont été évacués en urgence vers des structures sanitaires de la zone avant l’arrivée des forces de défense et de sécurité.

Les recherches se sont poursuivies tout au long de la journée de dimanche. Elles ont conduit à la localisation et à l’extraction de nouveaux corps, portant le bilan provisoire à six morts. Toutefois, l’absence d’un recensement précis des personnes présentes au moment de l’effondrement complique l’évaluation réelle du nombre de victimes. Les autorités n’excluent pas la possibilité que d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres.

Face à l’ampleur des dégâts et à l’instabilité persistante du terrain, les équipes de secours ont été contraintes de suspendre les opérations de fouilles ce dimanche soir, afin d’éviter de nouveaux accidents. Les recherches devraient reprendre lundi, sous réserve de conditions de sécurité jugées acceptables.

Ce nouveau drame relance une fois de plus la problématique de l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou, régulièrement endeuillée par des accidents similaires. Malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de sécurisation menées par l’État, de nombreux jeunes continuent de risquer leur vie dans des sites non sécurisés, attirés par l’espoir d’un gain rapide.

Dans l’attente de la reprise des recherches, les populations de Bembou et des villages environnants restent plongées dans la consternation, tandis que les familles des victimes vivent dans l’angoisse et l’incertitude.

Riziculture : Mabouba Diagne lance la campagne de saison sèche 2026 et prône la souveraineté alimentaire

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a officiellement lancé, ce samedi à Saint-Louis, la campagne de saison sèche chaude 2026 dans la vallée du fleuve Sénégal. La cérémonie s’est déroulée en marge d’un atelier organisé par la Société d’aménagement des terres du delta et de la Falémé (SAED), en présence des acteurs du secteur agricole, des autorités administratives et des partenaires techniques.

Ce lancement marque une étape importante dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la production rizicole nationale et à réduire la forte dépendance du Sénégal aux importations de riz. Face aux producteurs, le ministre a tenu un discours sans détour, appelant à un sursaut collectif pour relever les défis persistants liés à la productivité, à la transformation et à la commercialisation du riz local.

Malgré les progrès enregistrés lors des dernières campagnes agricoles, Mabouba Diagne a rappelé que le pays continue d’importer plus d’un million de tonnes de riz blanc chaque année. Une situation qu’il juge préoccupante, tant sur le plan économique que stratégique. Selon lui, cette dépendance excessive pèse lourdement sur la balance commerciale nationale et expose le Sénégal aux fluctuations d’un marché international de plus en plus instable et spéculatif.

Pour le ministre, il est désormais impératif de rompre avec ce modèle. Il a souligné que le contexte mondial actuel, marqué par les crises géopolitiques, climatiques et économiques, impose au Sénégal de renforcer sa souveraineté alimentaire. « Cette dépendance est un risque que nous ne pouvons plus courir », a-t-il martelé, appelant les acteurs de la filière riz à jouer pleinement leur rôle dans cette dynamique.

C’est dans cette optique, a-t-il expliqué, que le gouvernement a engagé un changement de paradigme dans l’appui au secteur agricole. Il ne s’agit plus d’interventions ponctuelles et dispersées, mais d’une approche intégrée, structurée et durable, capable de transformer en profondeur les chaînes de valeur agricoles. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la Stratégie de Souveraineté alimentaire (SSA 2025-2034), elle-même alignée sur l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.

À travers cette stratégie, les autorités ambitionnent d’intensifier les chaînes de valeur agricoles, de renforcer la résilience des territoires ruraux et de réduire de manière significative la dépendance du pays aux importations alimentaires. Dans ce schéma, la riziculture occupe une place centrale, compte tenu de son importance dans l’alimentation des Sénégalais et de son potentiel économique.

Mabouba Diagne a particulièrement mis en avant les atouts de la vallée du fleuve Sénégal, qu’il considère comme un levier stratégique majeur. Grâce à ses ressources naturelles abondantes, à la maîtrise de l’eau et aux infrastructures existantes, la zone dispose, selon lui, d’un potentiel exceptionnel pour faire du Sénégal un pays autosuffisant en riz, voire un acteur compétitif sur le marché sous-régional.

En lançant la campagne de saison sèche chaude 2026, le ministre a ainsi réaffirmé la volonté de l’État d’accompagner les producteurs, tout en les invitant à redoubler d’efforts pour améliorer les rendements et la qualité de la production. Un message clair qui traduit l’ambition des autorités de faire de la riziculture un pilier de la souveraineté alimentaire et du développement économique du pays.

Météo : l’ANACIM met en garde contre une houle dangereuse attendue du 25 au 26 janvier 2026

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a lancé une alerte concernant une houle dangereuse qui affectera les côtes sénégalaises à partir du dimanche 25 janvier 2026 à 18 heures jusqu’au lundi 26 janvier 2026 à la même heure. Cette alerte a été publiée ce samedi 24 janvier dans le bulletin de prévision météorologique de l’agence.

Selon l’ANACIM, les zones concernées par ce phénomène maritime s’étendent principalement autour de Dakar, avec un rayon d’environ 75 kilomètres sur la Grande Côte et près de 80 kilomètres sur la Petite Côte. La houle annoncée, en provenance du secteur Nord-Ouest, pourrait atteindre une hauteur significative d’environ 2,5 mètres, rendant les conditions en mer particulièrement dangereuses.

Cette situation représente un risque élevé pour les pêcheurs, les plaisanciers, les transporteurs maritimes ainsi que pour les populations vivant ou circulant dans les zones côtières exposées. Les fortes vagues pourraient provoquer des submersions locales, une érosion accrue du littoral et des difficultés de navigation, notamment pour les embarcations de petite taille.

Face à ces conditions météorologiques défavorables, les autorités appellent à la plus grande prudence. L’ANACIM recommande d’éviter toute sortie en mer durant la période concernée, de redoubler de vigilance le long des côtes et de se conformer strictement aux consignes émises par les autorités compétentes. Elle invite également les populations riveraines à suivre l’évolution de la situation à travers les bulletins météorologiques officiels.

L’agence rappelle enfin que le respect des mesures de prévention et des alertes météorologiques demeure essentiel afin de limiter les risques pour les personnes et les biens, dans un contexte où les phénomènes maritimes peuvent évoluer rapidement.

UGB : les étudiants observent 24 heures de cessation des activités pédagogiques pour exiger des réponses urgentes

L’Université Gaston Berger de Saint-Louis fait face à une nouvelle zone de turbulence. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété 24 heures de cessation de toutes les activités pédagogiques, assorties de 24 heures de journées sans tickets, non renouvelables, à titre d’alerte. Cette décision, annoncée dans un communiqué rendu public le 23 janvier, vise à interpeller les autorités sur ce que les étudiants qualifient de « manque de considération » et d’« inertie prolongée » face à leurs préoccupations.

Selon la CESL, cette action intervient après plusieurs tentatives infructueuses de dialogue avec les autorités compétentes. La coordination rappelle qu’à l’issue de la dernière crise universitaire, un certain nombre de difficultés majeures avaient été clairement exposées, donnant lieu à des engagements pris par les autorités. Toutefois, plusieurs mois après ces promesses, les étudiants affirment ne constater aucune avancée concrète dans la résolution des problèmes soulevés.

Dans le cadre du suivi de sa plateforme revendicative, la CESL dit observer avec une profonde inquiétude l’absence de réponses institutionnelles. À en croire la coordination, aucun cadre d’échange effectif n’a, à ce jour, permis d’apporter des éclaircissements sur les solutions attendues. Cette situation alimente un climat de frustration et de mécontentement au sein de la communauté estudiantine, qui estime que ses revendications légitimes sont reléguées au second plan.

Face à ce qu’elle considère comme une forme de désintérêt des autorités, la CESL exige une rencontre urgente avec l’autorité compétente afin de discuter sérieusement des préoccupations des étudiants et d’aboutir à des solutions durables. La coordination prévient également que si les autorités continuent de « lambiner » sur les questions soulevées, elle se réserve le droit de durcir le mouvement. Elle affirme être prête à user de tous les moyens de lutte syndicale pour rétablir les étudiants dans leurs droits.

Malgré la fermeté de sa position, la CESL réaffirme son attachement au dialogue et à la recherche de solutions pacifiques. Elle se dit pleinement engagée et disponible pour défendre la cause estudiantine, tout en appelant les autorités à faire preuve de responsabilité afin d’éviter une nouvelle crise susceptible de perturber durablement le fonctionnement de l’Université Gaston Berger.

Sicap Mbao : une femme enceinte échappe à une violente tentative de vol, deux suspects arrêtés

Une scène d’une rare violence s’est déroulée dans la soirée du jeudi 23 janvier 2026 au quartier Taïf, à Sicap Mbao. Deux individus ont été interpellés par les éléments du poste de police de Diamaguène Sicap Mbao pour association de malfaiteurs, tentative de vol avec violence par effraction, usage de moyen de transport et mise en danger de la vie d’autrui. La victime, une femme en état de grossesse avancée, a frôlé le pire.

Selon les informations fournies par la Police nationale, les faits se sont produits aux environs de 18 heures. Alertés d’une attaque en cours contre un appartement, les agents de la Brigade de Recherches se sont immédiatement rendus sur les lieux. À leur arrivée, deux suspects avaient déjà été maîtrisés par des riverains, alertés par les cris de détresse de la victime, tandis qu’un troisième individu a réussi à prendre la fuite.

D’après le témoignage de la femme agressée, les trois assaillants se sont d’abord présentés à son domicile sous un faux prétexte afin de l’amener à ouvrir la porte. Face à son refus, ils ont violemment défoncé l’entrée de l’appartement. Terrorisée, la victime s’est réfugiée dans sa chambre qu’elle a verrouillée, tout en appelant au secours depuis son balcon. Les malfaiteurs ont alors tenté de forcer la porte de la chambre, mettant gravement en danger la vie de cette femme enceinte.

C’est l’intervention rapide et courageuse des voisins, alertés par ses appels à l’aide, qui a permis de mettre fin à l’agression. Les habitants ont réussi à neutraliser deux des assaillants avant l’arrivée de la police, évitant ainsi un drame aux conséquences potentiellement irréversibles.

La police indique également que la moto de marque Honda SH utilisée par les mis en cause pour se déplacer a été saisie et placée sous scellés dans le cadre de la procédure. Les deux suspects interpellés sont actuellement en garde à vue, tandis qu’une enquête a été ouverte pour élucider tous les contours de cette tentative de vol avec violence.

Les recherches se poursuivent activement afin de retrouver le troisième individu en fuite. Les autorités policières réaffirment, par ailleurs, leur détermination à lutter contre l’insécurité et appellent les populations à renforcer la collaboration avec les forces de défense et de sécurité en signalant tout comportement suspect.

COUD : des armes découvertes dans des chambres d’étudiants, le ministre Daouda Ngom annonce des sanctions fermes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tiré la sonnette d’alarme après la découverte d’armes blanches et d’objets dangereux dans certaines chambres d’étudiants au sein des résidences universitaires du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Les faits ont été révélés à la suite d’opérations de contrôle récemment menées par les agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 janvier, le ministre Daouda Ngom a exprimé sa vive préoccupation face à la présence de tels objets dans un environnement académique. Il a rappelé avec insistance que l’université doit rester un espace dédié au savoir, à la tranquillité, à la liberté intellectuelle et à la sécurité, loin de toute forme de violence ou de menace.

Selon le ministre, l’introduction, la détention ou l’usage d’armes, qu’il s’agisse d’armes blanches ou de tout autre objet contondant, est strictement interdite dans les établissements d’enseignement supérieur. Il estime que ces pratiques constituent non seulement une violation grave des règlements universitaires, mais également un danger réel pour la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants.

Face à cette situation jugée préoccupante, Daouda Ngom a annoncé le renforcement des mesures préventives, en étroite collaboration avec les autorités académiques et les forces de sécurité de l’État. Ces actions viendront compléter les campagnes de sensibilisation déjà engagées auprès des étudiants afin de promouvoir un climat de paix et de respect mutuel sur les campus universitaires.

Le ministre a également été clair sur les conséquences à venir. Des mesures disciplinaires et pénales seront envisagées contre toute personne dont la responsabilité sera établie dans la détention ou l’usage de ces objets prohibés. Il a précisé que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver l’ordre et la sécurité au sein des universités publiques.

En conclusion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé un appel solennel à l’endroit de l’ensemble des étudiants, les invitant à faire preuve de responsabilité, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager activement dans la préservation de la cohésion sociale et de la sécurité au sein des espaces universitaires.

Réorganisation de l’espace public : le ministre de l’Intérieur fixe de nouvelles instructions à Dakar

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé, a présidé, ce jeudi 23 janvier 2026, une importante réunion de commandement avec les autorités administratives de la région de Dakar. La rencontre, qui s’est tenue en présence du Gouverneur de Dakar, des préfets et des sous-préfets, s’inscrit dans le cadre du suivi et de l’évaluation des opérations de réorganisation de l’espace public engagées par l’État.

Selon une note du ministère de l’Intérieur, cette réunion stratégique a également enregistré la participation de hauts responsables des forces de sécurité, notamment le Directeur général de l’administration territoriale, le Directeur général adjoint de la Police nationale ainsi que le Directeur de la Sécurité publique. L’objectif était de faire le point sur les actions déjà menées sur le terrain et d’apprécier leur impact sur l’ordre public, la mobilité urbaine et la sécurité des citoyens.

Au cours des échanges, le ministre Mouhamadou Bamba Cissé a salué l’engagement et le professionnalisme des autorités administratives et des autres acteurs impliqués dans la mise en œuvre de cette politique de réorganisation. Il a félicité les équipes pour la qualité du travail accompli, tout en soulignant la nécessité de consolider les acquis à travers un suivi rigoureux et coordonné des opérations en cours.

Toutefois, le ministre a insisté sur l’importance d’une approche équilibrée, combinant fermeté dans l’application des décisions de l’État et pédagogie à l’endroit des populations concernées. À cet effet, de nouvelles instructions ont été données afin de maintenir la dynamique enclenchée et de renforcer les campagnes de sensibilisation. Le ministère recommande une implication accrue de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les collectivités territoriales, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les organisations communautaires.

Cette réorganisation de l’espace public vise, selon les autorités, à restaurer l’ordre, améliorer la circulation, sécuriser les zones sensibles et garantir une meilleure cohabitation entre les différents usagers de la voie publique. Elle s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de la gouvernance urbaine, en particulier dans la capitale, confrontée à une forte pression démographique et à des défis croissants en matière de sécurité et de mobilité.

Le ministère de l’Intérieur assure que ces mesures se poursuivront dans le respect des lois et règlements en vigueur, tout en appelant les citoyens à la collaboration et au civisme pour une occupation harmonieuse et responsable de l’espace public.

Santé fragile : les visites à Farba Ngom temporairement suspendues

La cellule de communication du député-maire Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom, a annoncé la suspension temporaire de toutes les visites à son encontre, invoquant des raisons strictement médicales. L’information a été rendue publique à travers un communiqué daté du 22 janvier, dans lequel il est fait état d’un « état de santé particulièrement fragile » nécessitant des mesures de précaution renforcées.

Selon la note transmise à la presse, cette décision intervient à la suite d’avis médicaux formels émis par les médecins traitants de l’élu, avis également appuyés par les recommandations de ses conseils juridiques. Dans ce contexte, il a été jugé indispensable de suspendre provisoirement toute forme de visite afin de garantir des conditions optimales de prise en charge sanitaire.

La cellule de communication précise que cette mesure est exclusivement médicale et préventive. Elle vise avant tout à préserver l’intégrité physique et morale de Farba Ngom, dans un cadre de suivi rigoureux exigeant repos, sérénité et stabilité. Les proches du député-maire insistent sur le fait qu’aucune autre considération ne motive cette décision, qui s’inscrit dans une logique de protection de sa santé.

Dans le même communiqué, Farba Ngom a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères à l’ensemble du peuple sénégalais, en général, et aux populations du Fouta, en particulier. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit de la diaspora pour les nombreux témoignages de solidarité, de fidélité et d’affection reçus depuis près de onze mois, traduisant, selon ses proches, un soutien constant et indéfectible.

Enfin, la cellule de communication indique que toute évolution relative à l’état de santé du député-maire ou aux modalités de visites fera l’objet d’une communication officielle ultérieure. En attendant, elle appelle à la compréhension et au respect strict de cette période de repos, jugée cruciale pour le rétablissement de Farba Ngom.

Propos blessants : l’Université Internationale de Casablanca présente ses excuses et écarte l’enseignante mise en cause

L’Université Internationale de Casablanca (UIC) est sortie de son silence après la controverse suscitée par des propos jugés blessants et largement relayés sur les réseaux sociaux, attribués à l’une de ses enseignantes. Dans un communiqué officiel rendu public, l’établissement universitaire a présenté ses excuses à l’ensemble de sa communauté ainsi qu’à toutes les personnes qui ont pu se sentir choquées ou offensées par ces déclarations.

Tout en précisant que les propos incriminés ont été tenus à titre strictement personnel et en dehors de tout cadre institutionnel, l’UIC affirme assumer pleinement sa responsabilité morale en tant qu’institution académique et éducative. L’université reconnaît l’émotion légitime suscitée par cette affaire et regrette profondément l’impact qu’elle a pu avoir, tant au sein de la communauté universitaire qu’au-delà.

Dès que les faits ont été portés à sa connaissance, la direction de l’UIC indique avoir agi avec diligence, sérieux et fermeté. Un examen rigoureux de la situation a été engagé, débouchant sur une décision qualifiée de ferme et définitive. L’enseignante mise en cause a ainsi été écartée et n’exerce désormais plus aucune fonction au sein de l’Université Internationale de Casablanca. Cette mesure, selon l’établissement, a été prise dans le strict respect du Code de conduite interne et du cadre réglementaire en vigueur.

Dans son communiqué, l’UIC tient à réaffirmer son identité d’université panafricaine fondée sur des valeurs non négociables. Elle insiste notamment sur son attachement au respect de la dignité humaine, à la diversité, à la tolérance et au vivre-ensemble, qui constituent, selon elle, le socle même de son projet éducatif. L’institution souligne que ces principes doivent guider le comportement de l’ensemble de ses collaborateurs, aussi bien dans le cadre professionnel que dans leur expression publique.

L’université assure par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir la continuité des enseignements et le bon déroulement des activités académiques dans un environnement serein, sûr et respectueux. Elle se dit pleinement mobilisée pour préserver un cadre inclusif et protecteur pour l’ensemble de sa communauté, composée d’étudiants, d’enseignants et de personnels administratifs.

Enfin, l’Université Internationale de Casablanca lance un appel à l’apaisement, au sens des responsabilités et au respect mutuel. Elle affirme vouloir tirer toutes les leçons de cet épisode afin de renforcer ses mécanismes de prévention et d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise à l’avenir.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°656 – 23/01/2026

🔴 RENTRÉE SOLENNELLE DES COURS ET TRIBUNAUX : DIOMAYE INDIQUE LES ORIENTATIONS
🔴 MOBILISATION SPONTANÉE ET MULTIFORME AUTOUR DES LIONS VAINQUEURS DE LA CAN 2025 : ABDOULAYE SYLLA DIT OUI À L’UNITÉ NATIONALE

🔴 MOHAMMED VI AU PEUPLE MAROCAIN : FÉLICITATIONS ET ENGAGEMENT AFRICAIN RÉAFFIRMÉ

Maroc – CAN 2025 : Le Roi Mohammed VI félicite le peuple et réaffirme l’engagement africain du Royaume

À l’issue de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, qui s’est déroulée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu à adresser un message solennel de reconnaissance à l’ensemble de la Nation marocaine. Dans un communiqué diffusé par le Cabinet Royal, le Souverain a salué la mobilisation exceptionnelle de tous les citoyens, dont l’engagement et la participation ont contribué à la réussite pleine et entière de cette compétition sportive majeure.

Le Roi a particulièrement félicité les millions de Marocains, hommes, femmes et enfants, qui ont soutenu leur équipe nationale tout au long du tournoi, dans toutes les villes du Royaume. Cette réussite sportive, qui place aujourd’hui la sélection nationale marocaine au huitième rang mondial, est le fruit d’une politique sportive ambitieuse, appuyée par des infrastructures de haut niveau et par la contribution précieuse des Marocains du Monde, qui ont choisi de porter fièrement le maillot national.

Au-delà de la performance sur le terrain, Sa Majesté le Roi a insisté sur la dimension symbolique de cet événement. Il a rappelé que la CAN 2025 a permis de mesurer le bond qualitatif accompli par le Maroc en matière de développement et de progrès, illustrant un modèle singulier et performant dans lequel le citoyen occupe une place centrale. Cette réussite, selon le Souverain, dépasse le cadre sportif et traduit la capacité du Royaume à combiner excellence organisationnelle, ambition nationale et rayonnement international.

Le communiqué royal a également abordé avec lucidité les incidents survenus lors des dernières minutes de la finale entre le Maroc et le Sénégal. Si ces événements ont entaché par moments l’image de la compétition, le Roi a affirmé que, une fois la passion retombée, la fraternité entre les peuples africains reprendrait naturellement le dessus. Pour Sa Majesté, la réussite marocaine est indissociable de la réussite africaine, et elle constitue un vecteur important de rayonnement pour le continent tout entier.

Face aux critiques et aux tentatives de dénigrement, le Souverain a exprimé sa confiance dans la maturité et le discernement du peuple marocain, convaincu que la rancœur et la discorde ne sauraient altérer les liens historiques et fructueux tissés avec les autres nations africaines. Le Royaume demeure attaché à ses valeurs de solidarité et de fraternité et entend poursuivre son engagement déterminé en faveur de l’unité et de la prospérité du continent africain, à travers le partage de son expertise, de son savoir-faire et de ses expériences en matière de développement.

En conclusion, le Roi Mohammed VI a réaffirmé que la CAN 2025 n’était pas seulement un succès sportif, mais également une démonstration de l’engagement du Maroc pour l’Afrique. Le Royaume se présente comme un acteur central du progrès continental, conjuguant ambition nationale et solidarité interafricaine, et offrant un modèle de réussite où excellence, citoyenneté et rayonnement international vont de pair.

Marche pacifique à Thiès : le G7 hausse le ton et exige le respect des accords signés avec l’État

Les syndicats regroupés au sein du G7 sont descendus dans la rue ce jeudi à Thiès pour une marche pacifique visant à dénoncer le non-respect des accords signés avec l’État. Au moment où ces lignes sont écrites, les manifestants battent le macadam dans les principales artères de la ville, affichant leur détermination à obtenir des réponses concrètes du gouvernement face à des revendications qu’ils jugent légitimes et urgentes.

À travers cette mobilisation, le G7 entend rappeler aux autorités la nécessité de respecter leurs engagements, notamment en ce qui concerne le paiement à temps des salaires des enseignants et des indemnités liées aux examens. Les syndicats exigent également une implication effective du G7 dans les activités du ministère de l’Éducation nationale, dénonçant une mise à l’écart systématique lors de la validation de documents stratégiques et d’autres cadres de concertation.

Les responsables syndicaux pointent du doigt l’important passif social accumulé par l’État, en particulier le retard dans la signature de nombreux décrets issus des accords conclus. Ils fustigent également la persistance de lourdeurs administratives qui entravent l’application effective des décisions prises, ainsi que l’iniquité salariale persistante au détriment du secteur de l’Éducation et de la Formation. À cela s’ajoutent les problèmes récurrents de surimposition sur les rappels de salaires et les indemnités, une situation jugée injuste par les travailleurs.

Dans leur déclaration, les syndicats du G7 exigent du gouvernement la prise en charge immédiate de l’ensemble de ces préoccupations et l’ouverture de négociations sérieuses autour de plusieurs points jugés prioritaires. Ils dénoncent notamment les retards persistants dans le paiement des salaires des enseignants contractuels, constatés ces derniers mois, ainsi que le non-versement ou le retard de paiement des indemnités d’examens, en particulier dans la formation professionnelle et technique. Sont également concernés les professeurs d’Éducation physique et sportive des inspections d’académie de Dakar, Rufisque et Pikine-Guédiawaye, les acteurs de la surveillance du baccalauréat, ainsi que les intervenants extérieurs des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) pour les années scolaires 2023-2024 et 2024-2025.

Le G7 dénonce par ailleurs son exclusion des activités du ministère de l’Éducation nationale, regrettant de ne pas être associé à la validation des documents stratégiques du NITHE et à d’autres initiatives majeures du secteur. Les syndicats critiquent ce qu’ils qualifient de dilatoire du gouvernement dans l’apurement du passif social et déplorent l’absence de mesures concrètes pour corriger le système de rémunération actuel.

Parmi les autres revendications figurent l’absence de prise en charge de la supervision des examens du CFEE et du BFEM par les inspecteurs, ainsi que les nombreuses difficultés liées à l’organisation des examens du CAP et du CEAP, marquées par des irrégularités, des retards et le non-respect de l’échéance de décembre pour la publication des arrêtés. Le G7 réclame également la révision des nouvelles dispositions du G50, jugées inadaptées, et dénonce la persistance de nombreux cas de surimposition.

Les syndicats attirent aussi l’attention sur l’inexistence de budgets de fonctionnement dans les écoles et établissements, la non-fonctionnalité du comité de suivi des accords, ainsi que le retard dans l’octroi de parcelles viabilisées ou non viabilisées et la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires. Ils pointent également la non-prise en charge des bourses de formation des élèves-professeurs de l’ENAMC, la nécessité de réviser les statuts du personnel des écoles sénégalaises en Gambie, le non-paiement des indemnités des professeurs exerçant dans les LYNAQE et les difficultés rencontrées par les ayants droit pour l’obtention des prêts DMC auprès des banques.

Dans la foulée, le G7 a vivement dénoncé l’inertie qu’il juge inacceptable dans la mise en œuvre des accords relatifs à l’habitat social, aux cotisations sociales des enseignants contractuels, à la digitalisation des actes et procédures de la fonction publique, au retour des budgets dans le préscolaire et l’élémentaire, ainsi qu’au relèvement des budgets des établissements du moyen secondaire. Les syndicats réclament également le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, la réouverture sans délai de l’EFA de Ndindy 2 et l’ouverture de discussions sérieuses sur la réforme des retraites.

Justice et numérique : Jean-Louis Toupane met en garde contre une modernisation déshumanisée

La modernisation numérique de la justice constitue une avancée majeure, mais elle ne saurait se faire au détriment de ses principes fondamentaux. C’est le message fort délivré par le procureur général près la Cour suprême, Jean-Louis Toupane, lors de la cérémonie de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, tenue ce jeudi 22 janvier 2025. Face à un auditoire composé de magistrats, d’acteurs judiciaires et de responsables institutionnels, le haut magistrat a appelé à une transition technologique mesurée, éthique et profondément humaine.

Reconnaissant les opportunités offertes par le numérique, Jean-Louis Toupane a souligné que des innovations telles que la dématérialisation des procédures, la gestion électronique des dossiers ou encore l’accès rapide à l’information juridique représentent de véritables leviers pour rapprocher la justice du citoyen. Selon lui, ces outils peuvent contribuer à améliorer l’efficacité du service public judiciaire, réduire les délais de traitement des affaires et renforcer la transparence dans le fonctionnement des juridictions.

Toutefois, le procureur général a tenu à introduire une réflexion critique sur les risques inhérents à une numérisation mal maîtrisée. Il a averti que la modernisation, si elle est conduite sans discernement, pourrait engendrer de nouveaux déséquilibres et, paradoxalement, créer des formes inédites d’injustice. « La modernisation ne doit pas créer de nouvelles formes d’injustice », a-t-il insisté, appelant à la vigilance face à une transformation technologique qui pourrait exclure les plus vulnérables.

Pour Jean-Louis Toupane, une justice excessivement numérisée, dépourvue d’un accompagnement humain suffisant, risque d’accentuer les inégalités d’accès au droit. Dans un contexte où tous les citoyens ne disposent pas des mêmes compétences numériques ni des mêmes moyens technologiques, le numérique ne doit en aucun cas devenir une barrière supplémentaire entre le juge et le justiciable. « Le numérique ne doit être ni une distance entre le juge et le justiciable, ni un prétexte pour réduire l’acte de rendre la justice à une simple formalité technique », a-t-il martelé.

Au-delà des enjeux d’accès, le procureur général a placé la question éthique au centre du débat sur la justice numérique. Il a rappelé que la transition technologique pose des défis majeurs qui engagent directement la responsabilité des magistrats et des décideurs publics. La protection rigoureuse des données personnelles, la transparence des algorithmes utilisés, la fiabilité technique des outils déployés et le respect strict des libertés individuelles figurent, selon lui, parmi les exigences incontournables d’une justice modernisée.

Réaffirmant la primauté des valeurs judiciaires, Jean-Louis Toupane a mis en garde contre une logique de performance technologique qui primerait sur l’équité et l’humanité. « La justice ne peut se permettre de sacrifier ses principes fondamentaux sur l’autel de la performance technologique », a-t-il rappelé avec fermeté, soulignant que la technologie doit rester un outil au service de la justice, et non l’inverse.

Dans un monde en mutation rapide, le procureur général a réaffirmé le rôle central du juge comme garant de la cohésion sociale et de l’État de droit. Pour réussir ce tournant numérique, il a préconisé une approche équilibrée et progressive, fondée sur la formation continue des acteurs judiciaires, l’accompagnement pédagogique des citoyens et, surtout, le maintien d’un lien humain fort au cœur de l’institution judiciaire.

Enfin, Jean-Louis Toupane a insisté sur le caractère inclusif que doit revêtir toute réforme de la justice. Selon lui, l’efficacité d’une modernisation ne se mesure pas uniquement à la rapidité ou à la sophistication des outils, mais à sa capacité à renforcer la confiance du citoyen dans l’institution judiciaire. Une transition réussie est celle qui garantit l’égalité de tous devant la loi, qu’elle soit rendue dans un cadre physique ou digital, sans laisser personne au bord du chemin.

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye engage la justice sénégalaise sur la voie du numérique, de l’éthique et de la souveraineté

La justice sénégalaise amorce un tournant décisif. Ce jeudi 22 janvier 2026, à l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a livré un discours de fond qui fixe les grandes orientations de l’institution judiciaire face aux mutations profondes de la société contemporaine. Placée sous le thème « Le juge face aux défis du numérique », cette cérémonie a été l’occasion pour le Chef de l’État de tracer une vision ambitieuse, articulée autour de la modernisation technologique, de la préservation des valeurs éthiques et du renforcement de la souveraineté judiciaire.

D’emblée, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la justice ne peut plus rester en marge de l’évolution numérique qui transforme l’administration, l’économie et les rapports sociaux. Pour lui, les attentes des citoyens sont claires : une justice plus rapide, plus accessible, plus transparente et mieux adaptée aux réalités du temps. La dématérialisation des procédures judiciaires, la gestion électronique des dossiers et l’archivage numérique s’imposent désormais comme des nécessités structurelles, et non comme de simples innovations accessoires. Le Président a insisté sur le fait que le numérique constitue un levier essentiel pour réduire les délais de traitement des affaires, améliorer la traçabilité des procédures et renforcer la confiance du public dans l’institution judiciaire.

Cependant, le Chef de l’État a tenu à poser des garde-fous clairs. Si la technologie peut être un puissant outil d’accompagnement, elle ne doit jamais prendre le pas sur l’essence même de l’acte de juger. Bassirou Diomaye Faye a rappelé avec fermeté que la justice repose avant tout sur le discernement humain, la conscience morale et l’impartialité du magistrat. L’intelligence artificielle, aussi performante soit-elle, ne saurait se substituer à la responsabilité du juge. Elle doit rester un instrument d’aide à la décision, jamais un décideur. Le Président a ainsi mis en garde contre toute automatisation excessive qui risquerait de fragiliser l’égalité des justiciables devant la loi et de déshumaniser la justice.

Dans un contexte mondial marqué par la montée en puissance de la cybercriminalité, la question de la sécurité des données judiciaires a occupé une place centrale dans le discours présidentiel. Le passage du support papier au numérique expose la justice à de nouveaux risques, notamment la manipulation des preuves, le piratage des systèmes et les atteintes à la confidentialité des délibérations. Pour y faire face, Bassirou Diomaye Faye a appelé à la mise en place de mécanismes robustes de sécurisation, tels que la signature électronique et l’horodatage, afin de garantir l’authenticité, l’intégrité et l’inviolabilité des pièces judiciaires.

Au-delà de la sécurité technique, le Président a insisté sur un enjeu stratégique majeur : la souveraineté numérique de la justice sénégalaise. Il a plaidé pour la création d’infrastructures nationales de stockage sécurisé, un véritable « cloud judiciaire » sénégalais, destiné à protéger les données sensibles contre toute ingérence extérieure ou dépendance technologique excessive. Pour le Chef de l’État, la souveraineté judiciaire ne se limite plus à l’indépendance institutionnelle ; elle passe désormais aussi par la maîtrise des outils numériques et des données.

La modernisation de la justice ne saurait toutefois être complète sans un investissement massif dans le capital humain. Bassirou Diomaye Faye a souligné l’importance cruciale de la formation continue des magistrats et de l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire. Le juge d’aujourd’hui doit être capable de comprendre et de traiter des infractions de plus en plus complexes, liées notamment à la cybercriminalité, à la fraude bancaire, à l’usurpation d’identité ou encore au cyberharcèlement. Face à l’intelligence artificielle, les magistrats sont appelés à développer une véritable vigilance critique, afin d’en exploiter les avantages sans en subir les dérives.

Le Chef de l’État a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à doter les juridictions d’équipements modernes et adaptés, afin de permettre aux magistrats d’exercer leur mission dans de meilleures conditions. L’objectif est clair : mettre fin aux lenteurs excessives, améliorer l’efficacité du service public de la justice et répondre plus rapidement aux attentes des citoyens.

En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a présenté cette transformation comme une exigence à la fois morale, institutionnelle et démocratique. La modernisation numérique de la justice doit contribuer à renforcer la transparence, l’accessibilité et la crédibilité de l’institution, tout en consolidant le lien de confiance entre la justice et les citoyens. Le Président a ainsi appelé à bâtir une justice « au nom du peuple et pour le peuple », ancrée dans ses valeurs fondamentales, mais pleinement engagée dans son époque, où la technologie sert l’éthique et où le progrès renforce l’État de droit.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°655 – 22/01/2026

🔴 UNIVERSITÉ VIRTUELLE DU SÉNÉGAL ( PROMOTION 10) ET ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES : L’EXASPÉRATION AU 3ᵉ DEGRÉ
🔴 ARRESTATION DE SUPPORTERS SÉNÉGALAIS AU MAROC : HORIZONS SANS FRONTIÈRES MONTE AU CRÉNEAU

🔴 ÉQUIPE-TYPE CAF : QUATRE LIONS SACRÉS, MANÉ AU SOMMET

Afrique de l’Ouest et centrale : douze pays plongés dans une crise humanitaire d’une ampleur inédite

L’Afrique de l’Ouest et centrale fait face à une crise humanitaire parmi les plus graves jamais enregistrées dans la région. C’est le constat alarmant dressé par le Rapport mondial sur l’aide humanitaire 2026 (Global Humanitarian Overview – GHO 2026), qui met en lumière une situation marquée par l’accumulation de conflits armés, de violences persistantes, de déplacements forcés massifs et de catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes. Cette crise multidimensionnelle touche des millions de personnes et menace durablement la stabilité sociale, économique et humaine de plusieurs pays.

Selon le rapport, les violences prolongées et l’insécurité généralisée continuent de bouleverser la vie de populations entières. Des familles sont contraintes de fuir leurs foyers dans l’urgence, souvent sans ressources ni protection, abandonnant terres, biens et moyens de subsistance. À l’échelle régionale, 12,7 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées à l’intérieur de leur propre pays, tandis que 3,7 millions sont réfugiées ou demandeuses d’asile. Ces chiffres traduisent l’ampleur d’un phénomène qui ne cesse de s’aggraver d’année en année.

Les femmes et les enfants constituent la majorité de ces populations déplacées. Déjà fragilisés par la pauvreté et l’instabilité, ils sont exposés à des risques extrêmes. Le rapport fait état de violences basées sur le genre, d’exploitations sexuelles, de viols et de mariages forcés, tandis que certaines femmes et adolescentes n’ont d’autre choix que de recourir à la prostitution comme moyen de survie. Beaucoup de déplacés ont fui à plusieurs reprises, perdant à chaque déplacement un peu plus leurs repères, leur dignité et leurs espoirs de reconstruction.

La situation sécuritaire demeure l’un des principaux moteurs de cette crise. Les conflits qui sévissent dans le Sahel central, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger, continuent de s’étendre au-delà de leurs frontières. Les violences gagnent désormais des pays côtiers comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, faisant craindre une régionalisation accrue de l’instabilité. La Mauritanie, jusque-là relativement épargnée, ressent également les effets de cette propagation de l’insécurité. Parallèlement, la persistance des violences dans le bassin du lac Tchad et le conflit toujours en cours au Soudan alimentent de nouveaux flux de réfugiés et de déplacés, accentuant la pression sur des pays déjà débordés.

À ces conflits s’ajoutent les effets dévastateurs du changement climatique. En 2025, des pluies exceptionnellement intenses et des inondations ont touché plus de deux millions de personnes dans douze pays de la région. Des villages entiers ont été submergés, des champs détruits, des habitations emportées et des infrastructures essentielles rendues inutilisables. L’accès aux écoles, aux centres de santé et aux marchés a été fortement perturbé, aggravant les difficultés des populations affectées. La République démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés, avec plus de 831 000 personnes impactées par ces catastrophes naturelles.

Ces chocs climatiques successifs anéantissent les moyens de subsistance de communautés déjà fragiles. Les pertes agricoles aggravent l’insécurité alimentaire, réduisent les revenus des ménages et augmentent la dépendance à l’aide humanitaire. Dans de nombreuses zones rurales et périurbaines, la combinaison des conflits et des catastrophes environnementales plonge les populations dans une spirale de vulnérabilité dont il devient de plus en plus difficile de sortir.

Malgré l’urgence des besoins, l’acheminement de l’aide humanitaire reste confronté à de nombreux obstacles. Le rapport pointe du doigt l’insécurité persistante sur le terrain, les restrictions de circulation imposées aux acteurs humanitaires, les lourdeurs administratives et les contraintes logistiques. À cela s’ajoute la montée de la désinformation et de la mésinformation, qui jettent le discrédit sur les organisations humanitaires et compliquent leur acceptation par certaines communautés. Ces entraves limitent l’accès à des millions de personnes qui ont pourtant un besoin vital d’assistance.

Les perspectives pour l’année 2026 sont particulièrement préoccupantes. D’après les estimations du GHO 2026, plus de 42 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et centrale auront besoin d’une aide humanitaire pour survivre et se protéger. Les organisations humanitaires prévoient de venir en aide à environ 24 millions de personnes, mais cet objectif reste conditionné à la mobilisation de ressources financières suffisantes. Pour répondre aux besoins essentiels en nourriture, en eau, en santé, en protection et en abris, un financement estimé à 5,1 milliards de dollars est jugé indispensable.

Or, le déficit de financement demeure criant. Faute de moyens adéquats, les acteurs humanitaires sont contraints de réduire la portée de leurs interventions et de procéder à des arbitrages douloureux, laissant de nombreuses familles sans assistance. Cette situation risque d’aggraver la faim, les déplacements forcés et l’insécurité, tout en exposant davantage les populations aux violences et aux abus.

Arrestation de supporters sénégalais au Maroc : Boubacar Sèye réclame leur libération immédiate et le respect de leur dignité

L’arrestation de supporters sénégalais à Rabat, au lendemain de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, continue de susciter de vives réactions. Ce lundi 21 janvier, le président de l’ONG Horizon Sans Frontières, Boubacar Sèye, est monté au créneau pour exiger « la libération immédiate » des 18 ressortissants sénégalais interpellés par les autorités marocaines à la suite des incidents survenus après le sacre des Lions de la Téranga.

Invité du journal de 12 heures de la radio Zik FM, Boubacar Sèye a exprimé sa profonde préoccupation face à une situation qu’il juge injustifiée et préoccupante sur le plan des droits humains. Selon lui, ces arrestations ciblent des supporters dont la seule intention était d’exprimer leur joie et leur fierté après la victoire historique du Sénégal. Il estime que cette réaction sécuritaire est « anormale » et pose la question du respect des libertés individuelles et du droit fondamental à la célébration.

Pour le président d’Horizon Sans Frontières, rien ne saurait justifier la privation de liberté de citoyens qui n’auraient commis, selon ses termes, aucun acte criminel. « Leur seul geste a été d’exprimer leur joie après une victoire », a-t-il insisté, rappelant que le football est avant tout un espace de rassemblement, de communion et de fraternité entre les peuples. À ses yeux, transformer un moment de fête sportive en une situation de répression constitue une dérive regrettable qui va à l’encontre des valeurs universelles du sport.

Boubacar Sèye a également tenu à souligner que le football africain, et particulièrement la Coupe d’Afrique des Nations, est censé être un facteur de rapprochement entre les nations du continent. Dans ce contexte, il juge dangereux d’utiliser un événement sportif pour alimenter des tensions ou restreindre les libertés. « Le football ne doit jamais servir de prétexte à la répression », a-t-il martelé, appelant à une gestion plus apaisée et plus humaine de ce type de situation.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte à la dignité des supporters sénégalais, le responsable associatif a lancé un appel direct aux autorités marocaines. Il les invite à faire preuve de retenue, de responsabilité et de discernement, afin d’éviter toute escalade inutile. « Célébrer la victoire des Lions n’est pas un crime », a-t-il rappelé, plaidant pour une solution rapide et respectueuse des droits des personnes interpellées.

Dossier AEE Power : l’ASER obtient l’annulation de la décision de l’ARCOP par la Cour suprême

L’affaire opposant l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) et la société AEE Power Sénégal connaît un tournant judiciaire majeur. Ce mercredi 21 janvier, la Cour suprême a annulé la décision de l’ARCOP qui avait donné raison à AEE Power au détriment de l’ASER, mettant ainsi un coup d’arrêt à un contentieux qui aura duré plus de quinze mois.

L’annonce de cette décision a été accueillie avec soulagement et satisfaction du côté de l’ASER. Son directeur général, Jean-Michel Sène, n’a pas caché sa joie, estimant que cette issue marque la fin d’un long épisode de controverses, de pressions et de batailles judiciaires autour d’un projet stratégique pour l’électrification rurale du Sénégal. « Après 15 longs mois de désinformation, de manipulation et de bataille judiciaire sur le dossier AEE Power, l’ASER vient d’obtenir, à l’instant, l’annulation de la décision de l’ARCOP par la Cour suprême. Le dossier est désormais vide », a-t-il déclaré, affirmant qu’« un temps de vérité s’ouvre désormais ».

À l’origine de cette affaire figure un vaste marché d’électrification rurale, estimé à plus de 90 milliards de francs CFA, destiné à améliorer l’accès à l’électricité dans plusieurs zones du pays. La société AEE Power Sénégal soutenait avoir été injustement écartée de la procédure par l’ASER, accusant l’Agence d’avoir privilégié une négociation directe avec une représentation espagnole de la même entreprise. Selon ces accusations, une avance de démarrage de l’ordre de 37 milliards de francs CFA aurait même été débloquée à travers la banque espagnole Santander, un élément qui avait fortement alimenté la polémique.

Saisie de ce différend, l’ARCOP avait initialement donné raison à AEE Power, condamnant l’ASER et remettant en cause la régularité de la procédure. Estimant être victime d’une décision injuste et infondée, l’ASER, sur requête de l’Agent judiciaire de l’État, avait alors décidé de porter l’affaire devant la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation des décisions du régulateur de la commande publique. La haute juridiction a finalement tranché en faveur de l’Agence d’électrification rurale, annulant la décision de l’ARCOP et rebattant ainsi complètement les cartes dans ce dossier sensible.

Pour Jean-Michel Sène, cette décision constitue une réhabilitation de l’ASER et un signal fort envoyé en faveur de la légalité et de la transparence dans la gestion des marchés publics. Il estime que cette affaire révèle des pratiques qu’il juge préoccupantes et contre lesquelles l’ASER entend désormais se battre ouvertement. Le directeur général a d’ailleurs annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse au cours de laquelle il promet de revenir en détail sur les dessous du dossier AEE Power, d’en exposer les faits et de dévoiler ce qu’il décrit comme « un modus operandi mis en place pour tenter de s’enrichir sur le dos des Sénégalais ».

Il a également affirmé que ce type de procédé ne serait pas isolé, précisant qu’il aurait déjà été observé dans d’autres projets et que l’ASER s’est, à chaque fois, résolument opposée à de telles pratiques. Cette sortie annonce ainsi une nouvelle phase, non seulement judiciaire, mais aussi médiatique et institutionnelle, dans un dossier qui dépasse largement le simple cadre d’un contentieux administratif.

Propagation de fausses informations après la finale de la CAN 2025 : le CORED appelle les médias à la responsabilité

À la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 ayant opposé le Sénégal au Maroc, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) a tiré la sonnette d’alarme face à la prolifération de fausses informations dans l’espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué rendu public et daté du 21 janvier, l’organe d’autorégulation des médias sénégalais exhorte les journalistes et les techniciens des médias à faire preuve de prudence, mais surtout de professionnalisme dans le traitement de l’actualité post-finale.

Le CORED dit avoir constaté une circulation massive et virale de contenus trompeurs, notamment des informations non vérifiées, des images sorties de leur contexte, ainsi que des photos et vidéos manipulées. Selon le Conseil, cette vague de désinformation s’est largement propagée après la rencontre, alimentée par les réseaux sociaux et amplifiée par certains relais médiatiques insuffisamment vigilants.

Face à cette situation, le CORED met en garde contre les conséquences potentielles d’une telle dérive. Il appelle les médias à ne pas se faire l’écho de fausses informations susceptibles d’envenimer les relations entre le Sénégal et le Maroc, deux pays liés par des relations historiques et diplomatiques solides. Le Conseil souligne également que la diffusion de contenus erronés ou provocateurs peut exposer les ressortissants des deux nations à des risques inutiles, en attisant des tensions fondées sur des informations infondées.

Dans son communiqué, le CORED rappelle avec insistance que « la diffusion d’une information n’est jamais neutre ». Chaque contenu publié engage la responsabilité de son auteur et de l’organe qui le relaie. C’est pourquoi le Conseil invite les professionnels des médias à adopter un traitement rigoureux et professionnel de l’information, fondé sur la vérification systématique des faits et le recoupement des sources avant toute publication ou diffusion.

Cette exigence de rigueur est d’autant plus cruciale dans un contexte marqué par la montée en puissance des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le CORED insiste sur le fait que des images, vidéos et audios falsifiés circulent de plus en plus facilement et peuvent induire en erreur même les observateurs avertis. Dès lors, la vigilance doit être renforcée pour éviter que les médias ne deviennent des vecteurs involontaires de manipulation ou de désinformation.

Pour appuyer son appel, le Conseil invite les journalistes à garder constamment à l’esprit les principes fondamentaux de leur profession. Il rappelle notamment l’Article 1 de la Charte des journalistes du Sénégal, qui consacre le droit du public à une information juste, équilibrée et vérifiée. Le CORED fait également référence à l’Article 13 du Code de la presse, lequel stipule que « le journaliste et le technicien des médias ne doivent pas publier des informations, des documents, des images et des sons dont l’origine n’est pas connue d’eux ».

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 janvier 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 21 janvier 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

CÉLÉBRATION DE LA 146ÈME ÉDITION DE L’APPEL DE SEYDINA LIMAMOU LAHI
Monsieur le Président de la République a introduit sa communication en félicitant le Khalife général des Layènes, Mouhamadou Lamine LAYE et l’ensemble de la communauté Layène, pour le bon déroulement et le succès de la 146ème édition de la commémoration de l’Appel de Seydina Limamou Lahi, tenue les 19 et 20 janvier 2026.

VICTOIRE DU SÉNÉGAL À LA CAN 2025 ET HOMMAGE AUX LIONS
Le Président de la République souligne le sacre du Sénégal, le 18 janvier 2026, comme champion d’Afrique de Football, pour la deuxième fois, à l’issue de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, tenue au Maroc. A travers cette performance sportive, les Lions ont hissé le Sénégal au sommet du football continental. Il a réitéré ses félicitations au sélectionneur national et aux joueurs pour leurs engagement, combativité et patriotisme.

Après avoir félicité le président et les membres de la Fédération sénégalaise de Football et l’encadrement administratif et technique, le Président de la République adresse également ses félicitations au Premier Ministre et à l’ensemble du Gouvernement, en particulier au Ministre de la Jeunesse et des Sports, pour l’accompagnement efficace et les conditions favorables de préparation accordées à l’équipe nationale.

Le Chef de l’Etat demande de maintenir la dynamique des performances, d’améliorer les conditions d’encadrement, de préparation et de participation des équipes nationales aux compétitions internationales et d’évaluer la participation du Sénégal à la CAN 2025 ainsi que le championnat national de football. Le Président de la République demande, enfin, le déploiement du plan de préparation des Lions pour la Coupe du Monde 2026.


PROTECTION DES ARTISTES ET VALORISATION DU STATUT DE L’ARTISTE ET DES PROFESSIONNELS DE LA CULTURE
Partant du rôle majeur que jouent les artistes et professionnels de la culture dans la vie nationale, le Président de la République instruit la poursuite des efforts consentis en vue d’améliorer la sécurité sociale, la protection professionnelle et les conditions de travail et d’exercice des artistes. Le Chef de l’Etat engage le Gouvernement à veiller au respect scrupuleux des droits d’auteur et droits voisins, avec l’application effective du système de rémunération pour copie privée et ainsi qu’à l’amélioration soutenue du Statut de l’Artiste et des Professionnels de la Culture.

Rappelant que la culture demeure une dimension essentielle de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050, le Chef de l’Etat instruit le Ministre chargé de la Culture et le Secrétaire d’Etat chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique de :
–           renforcer la qualité des formations à l’Ecole nationale des Arts et Métiers de la Culture;
–           moderniser les infrastructures culturelles et asseoir la décentralisation de l’action culturelle pour plus d’inclusion ;
–           veiller à la réalisation d’un agenda culturel national.

Le Président de la République a clos ce chapitre sur l’importance de la tenue des Etats généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, durant le premier semestre de l’année 2026.

RENFORCEMENT DE LA PRÉVENTION ET DE LA LUTTE CONTRE L’INSÉCURITÉ ROUTIÈRE
Le Président de la République indique que la modernisation des plans de circulation, le renouvellement des parcs des véhicules de transport et la sécurité routière doivent rester des priorités du Gouvernement. Déplorant la recrudescence des accidents mortels de la route, impliquant généralement des véhicules de transport et des gros porteurs, il demande la mise en œuvre urgente de mesures préventives supplémentaires d’amélioration de la sécurité routière.

Ainsi, il prescrit de renforcer la formation des chauffeurs ainsi que les contrôles techniques et de veiller au respect de la réglementation limitant effectivement la vitesse de circulation des véhicules de transport urbain et interurbain. Dans ce sillage, il invite le Premier Ministre à tenir prochainement une réunion d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Etats généraux des transports.

AGENDA DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir effectué les 12 et 13 janvier 2026 une visite d’amitié et de travail au Koweït et pris part, le 14 janvier 2026, au Sommet sur la Durabilité à Abu Dhabi. Il est également revenu sur sa participation, le 17 janvier 2026, à la cérémonie d’investiture du Président de la République de Guinée, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, avant d’annoncer qu’il présidera, le 22 janvier 2026, la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux et, le 26 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
Monsieur le Premier Ministre a axé sa communication sur les points suivants :

VICTOIRE DES LIONS À LA CAN
Le Premier Ministre a adressé des félicitations, à la suite de la victoire des Lions de la Teranga, au Président de la Fédération sénégalaise de Football, à ses collaborateurs, à l’Entraineur et à tout le staff de l’Equipe nationale et réservé une mention spéciale au Ministre de la Jeunesse et des Sports. Tirant les enseignements de cette compétition, le Premier Ministre fait retenir les leçons de patriotisme, de cohésion sociale, de méthode, rigueur et constance dans le travail, de résilience et de persévérance face aux épreuves.

PLAN SPÉCIAL D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT 2026-2028
Le Premier Ministre a présenté le Plan spécial d’Investissement et de Financement 2026-2028, destiné à transformer durablement le tissu productif national. Dans ce cadre, le financement attendu et mobilisé doit, rigoureusement, être orienté vers les priorités pertinentes, aussi bien dans l’objectif de transformation poursuivi que dans les domaines d’intervention retenus. Cet investissement doit renforcer les poumons économiques ainsi que le capital humain et favoriser une inclusion plus large dans la dynamique de croissance, à travers la création d’opportunités d’emplois, l’amélioration des conditions de vie et le renforcement de la cohésion sociale et de la sécurité. Pour le Premier Ministre, le succès de la transformation structurelle reposera désormais sur la capacité à unifier les efforts de tous les acteurs, publics, privés, territoriaux et partenaires techniques et financiers, autour d’une même logique de financement, notamment autour des filières productives.

Ce Plan repose sur trois principes directeurs :
–           l’impératif d’une approche cohérente, sélective et stratégique des projets à financer ;
–           une mobilisation massive du secteur privé comme locomotive de la transformation pour renforcer l’ancrage productif ;
–           un engagement public de redevabilité.

Le Premier Ministre a souligné que les projets cibles atteindront d’ici 2028 un stade différencié de maturation, certains devenant pleinement opérationnels, comme le Port sec de Tambacounda, le Grand Transfert d’Eau, les Agropoles sud et centre, le Réseau Gazier du Sénégal ainsi que les ports de Ndayane et de Sendou.

Le Premier Ministre indique également que d’autres investissements structurants seront lancés ou poursuivront leur mise en œuvre, tels que le Programme Énergies ou la connectivité numérique, la relance d’entreprises nationales névralgiques comme la SONACOS, AIR SENEGAL/AIBD et la SN LA POSTE. Et, ces investissements seront complétés par des infrastructures sociales.


 Pour le Premier Ministre, cette orientation marque une refondation profonde de la gouvernance de l’investissement public, visant à immuniser les projets catalytiques, essentiels au développement et à la transformation économique du pays, contre les risques inhérents aux financements extérieurs comme la lourdeur des procédures et les suspensions ou annulations liées aux chocs exogènes.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026.
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce a présenté une communication sur la situation du marché et la commercialisation des denrées agricoles et alimentaires.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique

•          Madame Fatou Moctar FALL, Administrateur civil, matricule de solde n°681 543/E, précédemment Conseiller technique de département au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, est nommée Directeur du Partenariat et des Organisations non- gouvernementales (DPONG), à la Direction générale de l’Administration territoriale, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en remplacement de Monsieur Amadou Bèye NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération
•          Monsieur Papa Baïdy SY, Spécialiste en évaluation des projets, matricule de solde n°513 621/B, est nommé Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes à la Direction générale de la Coopération, des Financements extérieurs et du Développement du Secteur privé et des Partenariats, au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Amadou BAO, appelé à d’autres fonctions.

•          Monsieur Amadou BAO, Docteur en Economie, précédemment Directeur du Suivi et de l’Evaluation des Performances des Projets et Programmes, est nommé Directeur de la Coopération économique et financière à la Direction générale de la Coopération, des Financements extérieurs et du Développement du Secteur privé et des Partenariats, au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Mamour Ousmane BA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

•          Monsieur Ngouye FAYE, Professeur d’Enseignement secondaire, matricule de solde n°714 481/M, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, poste vacant.

•          Monsieur Coumba Ndoffène DIOUF, Planificateur, matricule de solde n° 609 611/I, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, poste vacant.

Au titre du Ministère des Infrastructures
•          Monsieur Ansou Souba BADJI, Commissaire aux Enquêtes économiques, matricule de solde n°653 038/A, est nommé Secrétaire général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Edifices publics, en remplacement de Monsieur Moustapha Kamal THIAM, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
•          Monsieur Cheikh Oumar NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde n°602 642/D, est nommé Secrétaire général du Laboratoire national de Référence dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics, en remplacement de Monsieur Guéladio Abdoul SOW.

Au titre du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

•          Monsieur Oumar BA, Urbaniste, est nommé Directeur des Investissements et des Aménagements touristiques (DIAT), au Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, poste vacant.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°654 – 21/01/2026

🔴 PARADE DES LIONS QUI FINIT AU PALAIS / 75 MILLIONS ET 1500 M2 SUR LA CÔTE POUR CHAQUE GAÏNDÉ : DIOMAYE FAIT GRIMPER LE CURSEUR

🔴 POLÉMIQUE POST-FINALE AU NIVEAU DU PARLEMENT MAROCAIN : UN DÉPUTÉ VEUT ENVOYER NDALA AU GNOUF

CAN 2025 : Chaque membre de la FSF récompensé avec 50 millions FCFA et un terrain de 1 000 m²

Alors que Dakar célébrait encore la victoire historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à honorer les acteurs institutionnels qui ont contribué au succès de l’équipe nationale. Dans le cadre d’une cérémonie officielle organisée au Palais de la République, chaque membre de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a reçu une reconnaissance matérielle et symbolique, soulignant l’importance de leur travail en coulisses.

Chaque responsable de la FSF s’est vu attribuer une prime de 50 millions de francs CFA, accompagnée de l’attribution d’un terrain de 1 000 mètres carrés situé sur la Petite Côte. Cette décision traduit la volonté du chef de l’État de mettre en lumière le rôle déterminant de la Fédération dans la préparation, l’accompagnement et la gestion de l’équipe nationale tout au long du cycle ayant mené au deuxième sacre continental du Sénégal.

Lors de son allocution, le président Diomaye Faye a rappelé que la victoire des Lions de la Téranga n’était pas seulement le fruit des performances individuelles des joueurs sur le terrain, mais le résultat d’un effort collectif. Le travail du staff technique, des dirigeants et de l’ensemble des responsables fédéraux a été crucial pour créer les conditions favorables à ce succès. Chaque décision stratégique, chaque plan de formation, chaque déplacement et chaque organisation logistique ont contribué à forger une équipe capable de triompher sur le continent.

Cette récompense souligne également l’importance de la cohésion et de la synergie entre les différents acteurs du football sénégalais. Elle symbolise la reconnaissance de l’État pour ceux qui, loin des caméras et des projecteurs, œuvrent chaque jour à la réussite du sport national. Le président Diomaye Faye a insisté sur le fait que le rayonnement du Sénégal sur la scène continentale et internationale repose autant sur l’excellence organisationnelle que sur le talent des joueurs.

Au-delà de la valeur financière ou foncière des primes et des terrains, cette distinction est un hommage au travail discret mais essentiel qui accompagne le succès sportif. Elle illustre la philosophie selon laquelle chaque victoire est construite dans l’ombre avant de briller au grand jour. Dans le contexte du deuxième sacre africain, cette cérémonie restera gravée dans les mémoires comme un moment où le leadership politique et sportif s’est conjugué pour célébrer l’excellence et le mérite collectif du football sénégalais.

Réception officielle : le Président Diomaye offre 75 millions de FCFA à chaque « Lion » et 1500 m²

Après le sacre historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a offert ce mardi 20 janvier 2026 une réception officielle en leur honneur au Palais de la République. L’événement, empreint de solennité et d’émotion, a rassemblé l’ensemble des joueurs, le staff technique, les membres de la Fédération, ainsi que les autorités publiques et plusieurs personnalités du monde culturel et sportif.

Fidèle à sa promesse faite après la victoire des Lions, le chef de l’État a dévoilé l’ampleur des récompenses destinées à l’équipe nationale. Chaque joueur a reçu une prime de 75 millions de FCFA, accompagnée d’un terrain de 1 500 mètres carrés sur la Petite Côte. Il s’agit là d’un geste concret qui illustre la reconnaissance de la Nation pour le travail acharné, le courage et la discipline dont ont fait preuve les Lions tout au long de la compétition. Les membres de la Fédération ont également été gratifiés d’une prime de 50 millions de FCFA et d’un terrain de 1 000 mètres carrés, tandis que les autres membres de la délégation ayant accompagné l’équipe au Maroc ont reçu 20 millions de FCFA et 500 mètres carrés sur la Petite Côte.

Au-delà des joueurs et du staff, le président Diomaye a pensé au personnel du ministère des Sports, annonçant l’attribution d’une enveloppe de 305 millions de FCFA destinée aux primes de l’ensemble des agents, ainsi que la remise de terrains pour les membres de la délégation ministérielle ayant accompagné l’équipe lors de la finale. Ce geste traduit non seulement la valorisation des performances sportives, mais aussi une reconnaissance du rôle de tous ceux qui ont contribué au succès de l’équipe sur le plan logistique et organisationnel.

La cérémonie a été marquée par une ambiance chaleureuse et festive. Les joueurs, visiblement émus mais souriants, ont défilé devant la tribune présidentielle, acclamés par les applaudissements nourris des invités et des proches. La remise des récompenses s’est déroulée après les décorations officielles qui avaient élevé les joueurs et le sélectionneur Pape Thiaw au rang de Commandeurs de l’Ordre national du Lion, symbolisant la reconnaissance de la Nation pour leur exploit historique.

En offrant ces primes substantielles et des terrains sur la Petite Côte, le président Diomaye a voulu inscrire ce sacre dans la mémoire collective des Sénégalais et rappeler que le sport, lorsqu’il est pratiqué avec abnégation et esprit d’équipe, constitue un vecteur de fierté nationale et d’unité. Cette réception, alliant solennité, récompense matérielle et hommage symbolique, restera sans doute gravée dans l’histoire du football sénégalais, tout comme la victoire elle-même.

Palais de la République : Pape Thiaw et les Lions décorés Commandeurs de l’Ordre national du Lion

Dans un geste solennel et symbolique, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a élevé les joueurs de l’équipe nationale du Sénégal ainsi que leur sélectionneur, Pape Thiaw, au rang de Commandeur dans l’Ordre national du Lion. Cette distinction exceptionnelle vient saluer le sacre des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et leur rôle dans la fierté et l’unité nationale.

La cérémonie, organisée au Palais de la République, a été empreinte d’émotion et de solennité. Le chef de l’État a rappelé l’importance de cet exploit, soulignant que ce deuxième titre continental consacre le travail collectif, le courage et la discipline des joueurs. « Votre engagement, votre persévérance et votre amour du drapeau ont fait vibrer tout un peuple », a-t-il déclaré, avant de remettre les insignes aux joueurs et à l’encadrement technique.

Les Lions ont reçu leurs décorations avec fierté et émotion, entourés de leurs familles et de nombreuses personnalités politiques et artistiques présentes pour cet hommage national. Les applaudissements et les ovations de la population résonnaient à l’extérieur du Palais, témoignant de l’attachement du peuple sénégalais à ses héros.

À noter que les joueurs Ibrahima Mbaye et Ismaïl Jakobs n’ont pas pu participer à cette cérémonie, ayant déjà regagné leurs clubs respectifs en Europe. Malgré leur absence physique, leur contribution au sacre continental a été saluée par l’ensemble des officiels et de leurs coéquipiers.

Cette décoration représente bien plus qu’un hommage sportif : elle traduit la reconnaissance nationale envers des hommes qui ont incarné l’excellence, l’unité et le rayonnement du Sénégal sur le plan international. Pape Thiaw et les Lions de la Téranga resteront ainsi dans l’histoire du pays comme les artisans d’un triomphe célébré par tout un peuple.

Badara Gadiaga salue le sacre des Lions : « Quand le Sénégal est uni, rien ne peut lui résister »

Au lendemain du sacre historique des Lions de la Téranga, l’analyste et chroniqueur Badara Gadiaga a rendu un vibrant hommage à l’équipe nationale du Sénégal, saluant une victoire qu’il qualifie de symbole fort de courage, de discipline et d’unité nationale. À travers un message empreint d’émotion et de fierté patriotique, il a tenu à féliciter les champions d’Afrique pour avoir, une fois de plus, fait vibrer tout un peuple.

Selon Badara Gadiaga, les Lions ont porté haut les couleurs nationales avec dignité et abnégation, incarnant l’esprit de dépassement de soi et l’amour du drapeau. Il estime que cette victoire dépasse largement le cadre sportif, car elle reflète l’âme d’une nation debout, fière de son identité et de ses valeurs fondamentales. Pour lui, les joueurs ont su démontrer que l’unité, la discipline et le travail collectif restent les clés de toute réussite durable.

Dans son message, il n’a pas manqué d’associer le peuple sénégalais à ce triomphe continental. Badara Gadiaga a salué le soutien indéfectible des populations, présentes dans les stades, dans les rues et à travers les médias, estimant que cette communion entre l’équipe nationale et les supporters a largement contribué à la performance des Lions. À ses yeux, cette ferveur populaire est la preuve que le football demeure un puissant facteur de cohésion sociale et de rassemblement national.

Le chroniqueur souligne également la portée symbolique de cette victoire dans un contexte où le Sénégal aspire à davantage d’unité et de confiance en lui-même. « Lorsque le Sénégal est uni, rien ne peut lui résister », a-t-il affirmé, voyant dans ce sacre un message d’espoir et une source d’inspiration pour la jeunesse et pour l’ensemble de la nation.

En concluant son hommage, Badara Gadiaga a réaffirmé son attachement au sport sénégalais et à ce qu’il représente pour le pays. Il a adressé ses remerciements aux Lions de la Téranga pour les émotions et la fierté offertes au peuple sénégalais, tout en lançant un appel à préserver cet esprit d’unité et de solidarité au-delà des terrains de football. Pour lui, cette victoire restera gravée comme l’illustration parfaite d’un Sénégal qui gagne lorsqu’il avance ensemble, dans la dignité et la détermination.

Vive le sport sénégalais, vive les Lions de la Téranga, et vive le Sénégal.

Ousmane Sonko reçoit Serge Ekué : la BOAD réaffirme sa confiance au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a reçu, ce mardi 20 janvier 2026, le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Serge Ekué, pour une audience axée sur le renforcement de la coopération entre le Sénégal et l’institution financière sous-régionale. L’information a été rendue publique par la Primature à l’issue de la rencontre.

Cette audience s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre le gouvernement sénégalais et ses partenaires techniques et financiers, alors que le pays a engagé de nouveaux chantiers structurants pour soutenir sa trajectoire de développement économique et social. Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers techniques liés à la coopération en cours, avec une attention particulière accordée au secteur de l’énergie, considéré comme un levier stratégique pour la transformation économique du Sénégal.

Au cours des échanges, les deux parties ont passé en revue les projets soutenus ou susceptibles d’être accompagnés par la BOAD, notamment dans les domaines des infrastructures énergétiques, de l’accès à l’électricité et du financement de projets structurants à fort impact sur la croissance et l’emploi. Le secteur de l’énergie demeure en effet au cœur des priorités du gouvernement, dans un contexte marqué par la volonté d’assurer une souveraineté énergétique accrue, de réduire les coûts pour les ménages et les entreprises, et de soutenir l’industrialisation du pays.

La Banque Ouest Africaine de Développement, institution commune aux États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a, à cette occasion, réaffirmé sa confiance au Sénégal. Serge Ekué a souligné l’engagement constant de la BOAD à accompagner les autorités sénégalaises dans la mise en œuvre de leurs projets de développement, en cohérence avec les priorités nationales et les objectifs de développement durable.

Acteur majeur de la communauté financière régionale, la BOAD joue un rôle clé dans le financement des économies de l’espace UEMOA. Son soutien au Sénégal traduit, selon plusieurs observateurs, la crédibilité du pays auprès des partenaires financiers et la solidité de ses orientations stratégiques, malgré un contexte économique international marqué par des incertitudes.

Cette rencontre entre Ousmane Sonko et Serge Ekué illustre ainsi la volonté des autorités sénégalaises de consolider les partenariats existants et de mobiliser des financements adaptés pour accélérer la mise en œuvre des projets structurants, en particulier dans des secteurs essentiels comme l’énergie, au service d’un développement inclusif et durable.

Accident en haute mer : quatre pêcheurs sénégalais portés disparus dans les eaux mauritaniennes

Un nouveau drame endeuille le secteur de la pêche artisanale sénégalaise. Une pirogue en provenance de Saint-Louis a chaviré dans la nuit du 16 au 17 janvier 2026 dans les eaux mauritaniennes, après avoir été percutée par un navire non identifié. Le bilan provisoire fait état de quatre pêcheurs sénégalais portés disparus, tandis que six autres ont pu être secourus, selon un communiqué du ministère des Pêches et de l’Économie maritime.

D’après les informations officielles, l’embarcation transportait dix pêcheurs artisanaux. Elle avait quitté Saint-Louis le vendredi 16 janvier aux environs de 15 heures, en direction des zones de pêche mauritaniennes, conformément au protocole de pêche en vigueur entre les deux pays. Après plusieurs heures d’activité en mer, la pirogue se serait repositionnée vers une zone d’amarrage afin de permettre à l’équipage de se reposer.

C’est à ce moment-là que l’accident se serait produit. Selon les témoignages recueillis auprès des survivants, un navire, dont l’identité n’a pas encore été établie, aurait violemment heurté la pirogue, provoquant son chavirement en pleine nuit. La collision a semé la panique à bord et projeté les pêcheurs à la mer, dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par l’obscurité et la houle.

Six pêcheurs ont finalement pu être secourus et évacués vers des structures sanitaires. Parmi eux, quatre ont été pris en charge puis libérés après avoir reçu les soins nécessaires, tandis que deux autres restent hospitalisés sous surveillance médicale. Aucun corps sans vie n’a, à ce stade, été repêché.

Concernant les quatre pêcheurs portés disparus, les autorités sénégalaises se veulent prudentes mais mobilisées. Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime assure que les opérations de recherche se poursuivent activement, en étroite coordination avec les services compétents, notamment les autorités mauritaniennes et les services de secours en mer.

Cet accident relance une fois de plus la question de la sécurité des pêcheurs artisanaux sénégalais, très nombreux à fréquenter les eaux voisines dans le cadre des accords de pêche. Entre risques de collision avec de gros navires, conditions météorologiques parfois imprévisibles et moyens de sécurité limités, la mer demeure un espace de travail à haut risque pour ces acteurs essentiels de l’économie halieutique.

CAN 2025 : quelles sanctions possibles contre le Sénégal ? L’éclairage juridique du magistrat Mamadou Yakham Keita

Au lendemain de la finale mouvementée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc, remportée par les Lions de la Teranga après prolongation, le débat s’est rapidement déplacé du terrain sportif vers le terrain disciplinaire. La sortie momentanée des joueurs sénégalais de la pelouse, en signe de protestation contre des décisions arbitrales jugées contestables, a suscité de nombreuses interrogations sur d’éventuelles sanctions que pourrait infliger la Confédération africaine de football (CAF).

Pour apporter un éclairage juridique à cette situation, le magistrat Mamadou Yakham Keita s’est exprimé à travers une analyse publiée sur sa page Facebook. D’emblée, il a tenu à rappeler le cadre institutionnel dans lequel s’inscrit la compétition. La CAN relève exclusivement de la juridiction de la CAF, seule habilitée à apprécier les faits et à décider d’éventuelles sanctions disciplinaires à l’encontre des équipes, joueurs ou officiels.

Selon le magistrat, si la CAF venait à considérer que la sortie temporaire des Lions constitue une infraction aux règlements, les sanctions envisageables restent, dans la pratique, relativement encadrées. Il s’agirait le plus souvent d’une amende financière, d’un avertissement formel ou, le cas échéant, de sanctions individuelles ciblant certains joueurs ou membres du staff, en fonction des responsabilités établies. Mamadou Yakham Keita souligne ainsi que, même si la CAF dispose légalement d’un large pouvoir disciplinaire, les décisions prononcées dans le cadre des compétitions africaines demeurent généralement proportionnées aux faits reprochés.

Le juriste a également tenu à rassurer l’opinion publique sur un point précis qui alimente de nombreuses inquiétudes : l’éventualité d’une sanction ayant des répercussions sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde. À ce stade, explique-t-il, rien ne permet d’affirmer qu’une telle conséquence est envisageable. En l’absence d’une décision officielle exceptionnelle de la CAF allant dans ce sens, il n’y a pas lieu de craindre une remise en cause de la présence du Sénégal sur la scène mondiale.

Par ailleurs, Mamadou Yakham Keita rappelle que le droit disciplinaire sportif prévoit des voies de recours. Si le Sénégal estimait qu’une éventuelle sanction est injustifiée ou disproportionnée, la Fédération sénégalaise de football pourrait saisir la Commission d’appel de la CAF. Ce recours doit toutefois être exercé dans des délais stricts, généralement fixés à trois jours après la notification officielle de la décision contestée.

Revenant sur l’essentiel, le magistrat invite surtout à la sérénité. Pour lui, le plus important reste le verdict du terrain. Malgré les tensions, la confusion et les décisions arbitrales controversées, le Sénégal a su faire preuve de caractère. Après l’interruption du jeu consécutive au penalty sifflé en faveur du Maroc, c’est Sadio Mané qui a joué un rôle clé en rassemblant ses coéquipiers et en les convainquant de reprendre le match. Brahim Díaz a ensuite manqué son penalty, avant que Pape Gueye ne libère tout un peuple grâce à une frappe somptueuse en prolongation, offrant au Sénégal un deuxième sacre continental historique.

« La deuxième étoile est déjà gravée », conclut Mamadou Yakham Keita, appelant les Sénégalais à garder leur calme et à savourer une victoire acquise sur le terrain. Pour lui, quelles que soient les suites disciplinaires éventuelles, le titre est légitime et restera à jamais inscrit dans l’histoire du football sénégalais.

Système d’alerte précoce : l’ANACIM et la NOAA renforcent la riposte face aux extrêmes climatiques en Afrique

Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes sur le continent africain, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) et l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis (NOAA) ont officiellement lancé, ce 20 janvier 2026 à Dakar, un ambitieux projet de système d’alerte précoce destiné à renforcer la prévention et la gestion des risques climatiques. Baptisé NOAA Early Warning System (NEWS), ce programme marque une étape importante dans la coopération scientifique et technique entre l’Afrique et les États-Unis dans le domaine de la météorologie et du climat.

Le projet NEWS vise à consolider les capacités existantes des services météorologiques nationaux tout en favorisant une collaboration interinstitutionnelle accrue. L’objectif est clair : produire des prévisions fiables, compréhensibles et directement exploitables par les décideurs, les collectivités territoriales et les secteurs sensibles, afin de réduire l’impact des événements météorologiques extrêmes sur les populations et les économies.

Présent à la cérémonie de lancement, le représentant de la NOAA, Dr Wassila Thiaw, a rappelé que l’ambition globale du projet est de faire progresser les systèmes d’alerte précoce fondés sur la prévision des phénomènes climatiques extrêmes, tout en accompagnant les pays africains dans l’élaboration de plans d’action concrets pour la réduction des risques. Selon lui, les extrêmes climatiques constituent aujourd’hui des menaces multiples, affectant simultanément plusieurs secteurs clés tels que l’agriculture, la santé, les infrastructures, le tourisme et la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, disposer de systèmes d’alerte basés sur le climat devient indispensable pour appuyer la prise de décision et anticiper les crises.

Dr Thiaw a également attiré l’attention sur l’augmentation préoccupante de la fréquence et de l’intensité des précipitations extrêmes. Cette tendance expose un nombre croissant de populations à des situations d’inondations prolongées, avec des conséquences lourdes sur les infrastructures, les conditions sanitaires et les moyens de subsistance. Il a souligné que l’innovation majeure apportée par le projet NEWS réside dans le passage d’une simple prévision météorologique à une véritable prévision d’impact. Une approche qui nécessite, selon lui, une coproduction de l’information entre les services météorologiques, les institutions publiques, les chercheurs et les acteurs sectoriels, afin que les alertes tiennent compte des réalités du terrain.

Le lancement du projet a été présidé par le Directeur général de l’ANACIM, le Dr Diaga Bass, qui a replacé cette initiative dans le contexte plus large des effets du changement climatique en Afrique. Il a rappelé que le continent, bien que faiblement contributeur aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, subit de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique, notamment à travers des vagues de chaleur de plus en plus intenses, des inondations récurrentes et des épisodes de sécheresse sévères.

Pour le patron de l’ANACIM, l’alerte précoce n’est désormais plus une option, mais une nécessité absolue. Il a insisté sur l’importance de disposer d’informations météorologiques, hydrologiques et climatiques fiables, produites scientifiquement et diffusées à temps, afin de sauver des vies et de limiter les dégâts matériels. Selon lui, la meilleure réponse aux défis climatiques actuels repose sur trois piliers indissociables : l’anticipation, la science et la solidarité entre les nations.

La cérémonie de lancement du projet NEWS a été précédée par une semaine de formation intensive au profit d’une quarantaine de météorologues venus de plusieurs pays africains. Cette session a permis de renforcer leurs compétences sur les outils modernes de prévision et d’analyse des phénomènes extrêmes. Prévu pour une durée initiale de trois ans, renouvelable, le projet couvrira à terme l’ensemble du continent africain, même s’il débute avec un nombre restreint de pays pilotes, dont le Sénégal.

« Une victoire mythique » Abdoulaye Sylla

La victoire éclatante des Lions de la Téranga n’est pas intervenue à un moment ordinaire. Elle s’est inscrite dans un intervalle hautement symbolique, entre les célébrations du Kazzu Radiab et l’appel spirituel de Seydina Limamou Laye, deux repères majeurs de la mémoire religieuse et mystique du Sénégal. Une coïncidence de calendrier qui, pour beaucoup, dépasse le simple fait sportif et renvoie à un message profond adressé à toute la nation.

Réagissant au sacre des Lions, l’honorable député et non moins patron de Ecotra Abdoulaye Syllai, a tenu à féliciter l’équipe nationale tout en soulignant la portée singulière de cette victoire. Selon lui, ce triomphe, survenu entre deux temps forts de la spiritualité sénégalaise, rappelle que le pays puise sa force autant dans le talent et le travail que dans ses valeurs spirituelles, son unité et sa foi. « Ce n’est pas seulement une victoire sportive, c’est un signe, un rappel », a-t-il déclaré.

Le Kazzu Radiab, moment d’élévation et de rappel des enseignements religieux, et l’appel de Mame Limamou Laye, symbole de paix, de rectitude et de rassemblement, encadrent ainsi une victoire qui apparaît comme un trait d’union entre le spirituel et le temporel. Pour Sylla, cette conjonction mystique doit inspirer tous les Sénégalais : chaque citoyen, dans son domaine – sport, agriculture, économie, éducation, culture ou gouvernance – est appelé à donner le meilleur de lui-même pour bâtir un Sénégal harmonieux et prospère.

L’exemple des Lions est éloquent. Discipline, rigueur, sens du collectif et amour du maillot ont permis d’atteindre le sommet. Des valeurs qui, transposées à l’échelle nationale, pourraient devenir le moteur d’un développement durable et inclusif. « Les Lions ont fait leur part. À nous tous maintenant de faire la nôtre », insiste Abdoulaye Sylla.

Dans cette dynamique, le chef d’entreprise interpelle également les autorités publiques. Il appelle à une prise de conscience urgente sur la nécessité de relancer l’économie sénégalaise, de soutenir les forces productives et de redonner espoir à une jeunesse en quête de perspectives. Pour lui, l’élan suscité par cette victoire doit être capitalisé afin de renforcer la cohésion nationale et engager des réformes courageuses au service du bien commun.

Au-delà de l’euphorie populaire, le sacre des Lions de la Téranga apparaît ainsi comme un message fort : un appel à l’unité, au travail et à la responsabilité collective. Entre le Kazzu Radiab et l’appel de Mame Limamou Laye, le Sénégal est invité à transformer cette victoire mystique en une dynamique durable, capable de faire tache d’huile dans tous les secteurs de la vie nationale.

Jéréjef GAINDÉ

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°653 – 20/01/2026

🔴 146ᵉ APPEL DE SEYDINA LIMAMOU CÉLÉBRÉE SOUS LA GUIDANCE DE SEYDINA MOUHAMADOU LAMINE LAYE : LE KHALIFE POUR UNE SOLIDARITÉ DÉSINTÉRESSÉE
🔴 EXPLOITATION MINIÈRE ET GAZIÈRE AU SENEGAL : LA SOCIÉTÉ CIVILE CRIE AU CARNAGE ÉCOLOGIQUE

🔴 FINALE DE CAN AUX REBONDISSEMENTS MULTIPLES … DU BUT REFUSÉ D’ISO AU COUP DE CANON DE PAPE GUÈYE EN PASSANT PAR LE PANENKA DE BRAHIM DIAZ : LE SENEGAL PHÉNOMÉNAL !

Victoire à la CAN 2025 : le Président Diomaye Faye salue le « combat héroïque » des Lions de la Téranga

Au lendemain du sacre historique du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message fort et chargé d’émotion aux Lions de la Téranga, vainqueurs du Maroc en finale. Un hommage solennel à une équipe qui a porté haut les couleurs nationales et offert au pays une deuxième étoile continentale.

Dans une déclaration empreinte de fierté nationale, le chef de l’État a salué l’engagement, la bravoure et l’esprit collectif des joueurs, rappelant la portée symbolique de la mission qui leur avait été confiée avant le début de la compétition. « En leur remettant le drapeau national, nous leur avions confié une mission. Ils l’ont brillamment accomplie, au terme d’un match épique, en hissant les couleurs du Sénégal au sommet du football africain », a écrit le Président Bassirou Diomaye Faye.

Conscient de l’intensité de la finale et de la qualité de l’adversaire marocain, le chef de l’État a insisté sur la dimension héroïque de cette victoire. « Face à l’adversité et sous une pression immense, vous avez livré un combat héroïque, fait de courage, de discipline et de solidarité », a-t-il souligné, mettant en avant la force mentale et la cohésion du groupe sénégalais.

Pour le Président de la République, ce nouveau sacre continental est avant tout le résultat d’un travail collectif et d’une quête permanente de l’excellence. « Cette nouvelle étoile est le fruit de l’effort collectif, de la résilience et de la foi en l’excellence. Elle honore la Nation tout entière et inscrit durablement cette génération dans l’histoire sportive de l’Afrique », a-t-il affirmé.

CAN 2025 : Bassirou Diomaye Faye décrète le 19 janvier jour férié et promet une récompense aux “Lions”

Le Sénégal célèbre avec ferveur son deuxième sacre continental. Au lendemain de la victoire historique des Lions de la Téranga à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décrété le lundi 19 janvier 2026 jour chômé et payé sur toute l’étendue du territoire national.

Cette décision exceptionnelle a été annoncée à l’issue d’une déclaration solennelle du chef de l’État, diffusée sur la RTS1. Dans son message à la Nation, le Président Faye a salué avec émotion et fierté l’exploit retentissant de l’équipe nationale, victorieuse du Maroc en finale et désormais double championne d’Afrique après le sacre de 2021.

Le chef de l’État a tenu à rendre hommage à l’engagement, au courage et au patriotisme des joueurs, du staff technique et de l’encadrement, soulignant que cette victoire dépasse le cadre sportif pour devenir un symbole d’unité nationale, de résilience et d’espoir pour tout le peuple sénégalais.

Au-delà du jour férié décrété pour permettre aux populations de célébrer dignement ce triomphe, Bassirou Diomaye Faye a également annoncé qu’une récompense spéciale sera accordée aux Lions de la Téranga. Cette distinction, a-t-il précisé, vise à reconnaître l’excellence de leur performance et la fierté immense qu’ils ont offerte à la Nation.

À travers ce geste fort, le Président de la République inscrit ce sacre dans la mémoire collective et réaffirme le soutien de l’État au sport, en particulier au football, véritable levier de cohésion sociale et de rayonnement international du Sénégal. Le pays tout entier s’apprête ainsi à vivre une journée historique, marquée par la célébration d’une équipe entrée définitivement dans la légende du football africain.

CAN 2025 : le Sénégal s’offre une deuxième étoile face au Maroc

Le Sénégal est de nouveau au sommet du football africain. Quatre ans après son premier sacre continental, la sélection sénégalaise a remporté, ce dimanche, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en s’imposant face au Maroc (1-0) au terme d’une finale intense et indécise. Un succès historique, scellé en prolongation par un but décisif de Pape Gueye, qui permet aux “Lions de la Téranga” d’ajouter une deuxième étoile sur leur maillot.

Dans un stade incandescent et devant des millions de téléspectateurs à travers le continent, les deux meilleures équipes du tournoi ont livré un duel de haut niveau. Le Maroc, solide et bien organisé, a longtemps résisté aux assauts sénégalais, s’appuyant sur une défense rigoureuse et un jeu de transition rapide. De son côté, le Sénégal a imposé sa puissance physique, sa maîtrise tactique et son expérience des grands rendez-vous, sans toutefois parvenir à faire la différence dans le temps réglementaire.

Les 90 minutes se sont achevées sur un score nul et vierge, reflet d’une confrontation équilibrée où chaque détail comptait. Il aura fallu attendre la prolongation pour voir le sort de la finale basculer. À un moment clé, Pape Gueye a surgi pour libérer tout un peuple. Profitant d’une action collective bien construite, le milieu sénégalais a trouvé l’ouverture et inscrit le but de la délivrance, faisant exploser de joie les supporters sénégalais.

Ce but a suffi au bonheur du Sénégal, qui a ensuite fait preuve d’une grande maturité pour conserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final. Solides défensivement, disciplinés et solidaires, les Lions ont résisté aux dernières tentatives marocaines, confirmant leur statut de référence sur le continent.

Avec ce nouveau titre, le Sénégal entre un peu plus dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette deuxième étoile vient récompenser la continuité d’un projet sportif ambitieux, basé sur la stabilité, le talent et un esprit de groupe remarquable. De génération en génération, les Lions de la Téranga s’imposent désormais comme l’une des grandes nations du football africain.

Au-delà du trophée, ce sacre symbolise la fierté d’un pays et la consécration d’une équipe qui a su porter haut les couleurs nationales. Le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, et le continent entier reconnaît désormais la place qu’il occupe parmi l’élite du football africain.

Sénégal-Maroc: politique, économie, religion, éducation, pourquoi ils s’aiment tant

À veille de la finale historique de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, revient sur la profondeur, la richesse et l’actualité des relations entre les deux pays. Il évoque les liens politiques, économiques, religieux, éducatifs et la solidarité qui unissent Rabat et Dakar, renforcés aujourd’hui par le symbole du football.

M. Le ministre, la finale de la CAN se joue dimanche entre le Maroc et le Sénégal. En tant que ministre des Affaires étrangères sénégalais, peut-être même amoureux du foot, que vous inspire cette rencontre sur le plan symbolique au regard des relations entre les deux pays, le Sénégal et le Maroc ?

C’est un grand plaisir que j’éprouve, une grosse fierté aussi de voir notre équipe arriver à ce stade de la compétition. Beaucoup d’émotion, et je dis aussi que cette finale n’est pas un simple rendez-vous sportif. Elle met face à face deux grandes nations africaines du football qui se respectent, se connaissent et se fréquentent aussi depuis longtemps. C’est une confrontation, pour moi, qui est fraternelle et presque symbolique, où le football devient un miroir de l’Afrique, d’une Afrique qui avance, confiante, ambitieuse et unie dans sa diversité.

On parle beaucoup des relations sénégalo-marocaines avec cette finale depuis quelques jours. Pour ceux qui ne connaissent pas, pouvez-vous rappeler s’il y a des grandes dates ou des moments qui ont marqué le début et l’évolution des relations entre le Maroc et le Sénégal ?

C’est une relation ancienne, presque organique. Cette relation a commencé bien avant les indépendances. Nos peuples échangeaient déjà à travers les routes transsahariennes, en partageant le savoir, le commerce, mais aussi la spiritualité. Depuis 1960, quand le Sénégal est devenu indépendant, le Maroc est resté un partenaire constant de notre pays. Ce qui frappe dans cette relation, c’est vraiment sa régularité, la régularité d’un dialogue permanent, la densité des échanges et la solidité de la confiance politique. Il faut rappeler le rôle que le président Senghor a joué à l’époque avec le roi Mohammed V, puis avec Hassan II, en partageant une vision commune de stabilité, de codéveloppement. Aujourd’hui, cet héritage est protégé par Sa Majesté le roi Mohammed VI et Son Excellence, Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye. Ce partenariat s’est développé depuis nos indépendances et embrasse tous les domaines : politique, économique, social, éducatif, et autres.

Vous l’avez évoqué, il y a le domaine religieux, le soufisme et les confréries, notamment la Tidjaniya, qui occupent une place importante dans les deux sociétés. Ces liens spirituels continuent-ils de renforcer la proximité entre les deux pays ?

Absolument. La dimension spirituelle est très importante, elle est presque fondatrice. Comme vous le savez, la Tidjaniya, avec Fès comme pôle spirituel majeur, a façonné des générations de Sénégalais. Ce lien dépasse largement les agendas politiques. La Tidjaniya rapproche, elle fusionne, elle installe ainsi une relation fondée sur la vraie fraternité. C’est un ciment silencieux, mais extrêmement solide.

Sur le plan diplomatique, comment caractériseriez-vous la coopération entre Rabat et Dakar, notamment au sein d’organisations africaines et internationales ?

Si je dois caractériser les relations diplomatiques entre nos deux pays, j’utiliserais deux mots : cohérence et solidité. Sur cette base, le Sénégal et le Maroc se retrouvent très souvent sur les grandes questions africaines et internationales. Ce sont des positions que nous partageons généralement, voire totalement.

Il y a une convergence de vues sur l’intégration africaine, sur la stabilité régionale et surtout sur la nécessité de solutions africaines aux problèmes africains. Cela explique aussi les démarches du Maroc vis-à-vis du continent. Beaucoup d’initiatives sont prises et donc nous avons cette proximité qui se traduit par un soutien mutuel constant dans les enceintes régionales et multilatérales, fondé sur une communauté de vues et de convictions.

Sur le plan économique, y a-t-il aujourd’hui des secteurs plus dynamiques dans la coopération économique entre le Maroc et le Sénégal ?

Oui, sur le plan économique, cela bouge beaucoup et très vite. Cette coopération économique est l’une des plus dynamiques sur le continent. Au Sénégal, les Marocains sont présents dans les assurances, les banques, les télécoms, les infrastructures, l’habitat, l’agriculture, la formation professionnelle.

La coopération est très concrète et les investissements marocains au Sénégal illustrent un modèle de coopération sud-sud, pragmatique, orienté vers des résultats. Au Sénégal, nous essayons aussi de développer une politique d’investissement au Maroc. C’est encore timide, mais nous développons une stratégie pour renforcer la présence sénégalaise dans le tissu économique marocain.

Il existe aussi un échange académique, universitaire, entre les deux pays. Que représente-t-il pour la jeunesse et l’avenir du Sénégal et du Maroc ?

Des étudiants marocains sont présents au Sénégal, grâce à un accord de coopération académique signé dans les années 1960, qui permet des échanges d’étudiants avec des bourses partagées. Cela facilite l’accès des Marocains aux facultés sénégalaises, notamment en santé et en médecine.

De façon encore plus dynamique, de nombreux jeunes Sénégalais vont au Maroc pour leur formation. Si je ne me trompe, le Maroc est actuellement le deuxième pays de destination après la France pour les étudiants sénégalais à l’étranger. Ils acquièrent des compétences, une culture de fraternité. Ainsi, des deux côtés, cela crée une culture de rapprochement et de coopération. Ces étudiants deviennent naturellement des passerelles humaines entre nos deux pays, parfois même sans en avoir conscience.

Dimanche, c’est la finale. À votre avis, comment le football et cette finale vont-ils participer au raffermissement des liens entre le Maroc et le Sénégal ?

Le sport en général, et le football en particulier, dépassent les terrains. Le football touche les peuples dans leur quotidien. Il est vrai que cela soulève des passions et beaucoup d’engouement. Ce que je retiens de cette finale, qui se tient en terre marocaine, c’est qu’elle offre une vitrine de l’Afrique compétitive, talentueuse et ambitieuse.

Entre le Maroc et le Sénégal, ce sera la célébration de l’admiration mutuelle, du respect mutuel, de l’amitié réciproque et d’une fraternité authentique, bien au-delà du score final. J’espère que toutes les dispositions seront prises pour que les deux équipes soient mises dans les meilleures conditions afin de donner le meilleur d’elles-mêmes. Nous aurons ainsi une belle fête.

Avez-vous de bons souvenirs ou des anecdotes personnelles, comme ministre des Affaires étrangères, sur cette relation sénégalo-marocaine ? Quelque chose qui illustre la force de ces liens ?

C’est difficile de donner seulement des exemples, il faut juger cela dans l’ensemble de mes interactions avec les officiels marocains. Toutes les interactions que j’ai eues ont été marquées par une grande qualité d’écoute, une proximité humaine, un respect rare, et un attachement profond aux relations entre le Sénégal et le Maroc. Je peux citer une anecdote : l’autre jour, quand le Sénégal s’est qualifié pour les quarts de finale, j’ai vu beaucoup de personnes célébrer, parmi lesquelles de nombreux Marocains et des binationaux sénégalo-marocains. Cela montre que cette relation va de soi, tant elle est naturelle et fondée sur une grande fraternité.

La convention d’établissement, pilier de la relation Maroc-Sénégal

Au-delà des symboles et de la fraternité affichée, la solidité des relations entre le Maroc et le Sénégal repose sur un texte fondamental : la convention d’établissement, signée entre Hassan II et Léopold Sédar Senghor et ratifiée à Rabat en 1965. En avril dernier, les 60 ans de cette convention ont été solennellement célébrés sous le haut patronage du président Bassirou Diomaye Faye et du roi Mohammed VI, confirmant son rôle central dans la relation bilatérale.

Pour Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute et auteur de l’ouvrage de référence « Le Maroc africain, trajectoire d’une ambition continentale », cette convention « donne aux Sénégalais et aux Marocains des droits quasi similaires à ceux des nationaux », y compris l’accès à certains postes dans la fonction publique. Elle a permis, par exemple, qu’un Marocain soit nommé ambassadeur du Sénégal à la FAO, ou que le Maroc soutienne l’élection de Jacques Diouf à la tête de cette organisation internationale.

«C’est la base de tout», insiste Sambe, soulignant qu’elle structure la vie sociale, professionnelle et familiale des deux communautés, qui jouissent d’un statut privilégié et d’une mobilité facilitée. Toujours en vigueur soixante ans après, elle incarne cette « alchimie » particulière que Sambe décrit dans son livre, et que le roi Mohammed VI saluait dans une lettre adressée à l’auteur, évoquant «l’enracinement du royaume en Afrique et la profondeur des liens humains, spirituels et culturels» qui unissent indéfectiblement le Maroc et le Sénégal.

Avec RFI

CAN : Maroc–Sénégal, au-delà de la finale, une amitié à préserver

À la veille d’une finale de Coupe d’Afrique des Nations très attendue entre le Maroc et le Sénégal, certaines incompréhensions logistiques ont suscité des débats passionnés sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte d’émotion et d’effervescence populaire, il est essentiel de replacer les faits dans leur cadre réel et de rappeler ce qui unit profondément ces deux nations amies.
Les observations formulées par la Fédération sénégalaise de football (FSF) ne remettent nullement en cause l’engagement du Maroc en tant que pays hôte. Elles traduisent avant tout des attentes élevées, héritées d’un parcours marqué par des conditions d’hébergement et de préparation particulièrement confortables tout au long du tournoi.
Concernant l’accueil à Rabat-Agdal, la FSF a évoqué un dispositif de sécurité jugé insuffisant à l’arrivée de la délégation. Il convient toutefois de rappeler que le Maroc a assuré, durant toute la compétition, un climat de sécurité exemplaire pour l’ensemble des équipes participantes. Aucun incident notable n’a été signalé, y compris pour d’autres sélections arrivées par le même itinéraire ferroviaire. Les autorités marocaines, reconnues pour leur sens de l’hospitalité, ont toujours veillé à la protection des délégations étrangères dans un esprit de respect et de sérénité.
Sur la question de l’hébergement, les contraintes rencontrées à Rabat s’inscrivent dans un contexte exceptionnel : une phase finale de CAN mobilisant l’ensemble des capacités hôtelières de la capitale. L’hôtel initialement proposé, conforme aux standards de la CAF et ayant déjà accueilli plusieurs grandes sélections africaines, répondait aux exigences réglementaires. Après concertation, une solution alternative a été trouvée, illustrant la volonté des organisateurs marocains de satisfaire au mieux leurs hôtes sénégalais.
Le choix du site d’entraînement relève également d’une appréciation sportive légitime. Le Complexe Mohammed VI, centre d’excellence reconnu à l’échelle continentale, a accueilli de nombreuses équipes africaines ces dernières années. Le Maroc y avait d’ailleurs ouvert ses portes au Sénégal dans un esprit de fraternité, fidèle à la relation historique entre les deux pays.
Enfin, s’agissant de la billetterie, les restrictions observées sont le résultat de règles continentales mises en place par la CAF afin de garantir l’équité, de lutter contre la spéculation et de permettre au plus grand nombre d’accéder à cet événement majeur. Il s’agit là d’un défi organisationnel commun, inhérent à l’ampleur exceptionnelle d’une finale aussi populaire.
À l’heure où les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga s’apprêtent à offrir à l’Afrique une grande fête du football, il est primordial d’appeler au calme et à la retenue. Le Maroc et le Sénégal partagent bien plus qu’un simple match : une histoire d’amitié, de respect mutuel et de solidarité africaine.
Que cette finale soit avant tout une célébration du sport, du fair-play et de l’unité, et que les supporters des deux camps portent haut ces valeurs qui honorent le football africain. DAKAR TIMES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°652 – 17 ET 18/01/2026

🔴 IMMERSION DANS L’ UNIVERSITÉ MOHAMMED VI POLYTECHNIQUE ( UM6P ) DU MAROC : UN TRÉSOR ACADÉMIQUE POUR TOUTE L’AFRIQUE
🔴 BRAS DE FER ENTRE LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET LE G7 : L’ÉCOLE SOUS CONTRÔLE SYNDICAL

🔴 FINALE SÉNÉGAL–MAROC : RABAT DÉBORDÉ PAR L’ARRIVÉE DES LIONS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°651 – 16/01/2026

🔴 LA NOUVELLE CHEFFE DE MISSION DU FMI ATTENDUE À DAKAR : ÇA TREMBLOTE DÉJÀ DANS LES MARCHÉS
🔴 RÉEXAMEN DE LA DÉCISION DU DOSSIER MAME MBAYE NIANG- OUSMANE SONKO : LE PROCUREUR GÉNÉRAL CONTESTE

🔴 LE HÉROS MANÉ : UN BUT, UNE FINALE, UNE DERNIÈRE CAN

Affaire Prodac – Pape Malick Ndour : la Chambre d’accusation exige le dossier complet avant de décider, verdict attendu le 21 janvier

La bataille judiciaire impliquant l’ancien ministre de la Jeunesse et ex-coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Pape Malick Ndour, connaît un nouveau tournant. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier (PJF) a décidé de renvoyer au 21 janvier prochain son délibéré sur l’appel introduit par le Procureur financier, qui réclame le placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre.

Réunie en audience hier, la Chambre d’accusation a estimé ne pas être en mesure de statuer en l’état. En cause : l’absence de l’intégralité du dossier d’instruction, jugée indispensable pour apprécier les arguments des différentes parties. Cette décision de renvoi prolonge l’incertitude judiciaire qui pèse sur Pape Malick Ndour, placé sous bracelet électronique depuis le 7 novembre 2025, à la suite d’une ordonnance du juge d’instruction Idrissa Diarra. Une mesure que le Parquet financier conteste avec insistance.

Depuis le début de la procédure, le Parquet maintient une ligne dure. D’après L’Observateur, le Procureur financier n’a jamais dissimulé sa volonté de voir l’ancien ministre écroué. Il a interjeté appel de la décision du juge d’instruction ayant accordé à Pape Malick Ndour une liberté provisoire sous surveillance électronique, estimant que cette mesure n’est pas à la hauteur de la gravité des faits reprochés. Dans le dossier Prodac, l’ancien responsable est poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux.

Près de deux mois après cet appel, l’affaire a enfin été examinée par la Chambre d’accusation. Alors qu’une décision était attendue à l’issue de l’audience, la juridiction a choisi de rabattre le délibéré. Elle souhaite désormais disposer de toutes les pièces du dossier afin de se prononcer en toute connaissance de cause, signe que les débats ont soulevé des questions de fond nécessitant un examen approfondi.

Contacté par L’Observateur, Me Antoine Mbengue, membre du pool d’avocats de la défense, a confirmé que ce renvoi est directement lié à l’absence de transmission complète du dossier d’instruction. « Très souvent, le dossier d’appel est transmis en partie. Or, dans nos plaidoiries, plusieurs questions importantes ont été soulevées. La Chambre d’accusation a donc voulu plus de lumière avant de trancher », explique l’avocat.

Pour la défense, l’acharnement du Parquet est difficilement justifiable. Me Mbengue insiste sur le fait que son client subit déjà une restriction sévère de liberté. « Le Procureur veut voir Pape Malick Ndour en prison, alors qu’il est déjà en prison chez lui », déclare-t-il. Selon lui, le bracelet électronique constitue bel et bien une forme de détention, puisque son client est placé sous la surveillance de l’Administration pénitentiaire et ne peut quitter son domicile sans risquer la révocation immédiate de la mesure.

L’avocat dénonce également une conception qu’il juge excessivement rigide de la détention de la part du Parquet financier. « Pour eux, tant que vous n’êtes pas derrière les barreaux, vous n’êtes pas détenu. C’est inadmissible dans un État de droit », s’indigne-t-il, rappelant que Pape Malick Ndour s’est toujours présenté devant la justice, n’a jamais tenté de se soustraire aux convocations et a déjà été entendu sur le fond du dossier.

Sur le fond, l’affaire Prodac trouve son origine dans un rapport d’expertise comptable établi par le cabinet ADR, dirigé par Abdoulaye Dramé. Commandé en janvier 2025, ce rapport, cité par L’Observateur, fait état d’irrégularités financières estimées à 2,7 milliards de FCFA, ainsi que de retenues de garantie d’un montant de 40 millions de FCFA concernant le Domaine agricole communautaire de Séfa, dans la région de Sédhiou. Ces éléments ont conduit le Procureur financier à élargir les poursuites à plusieurs personnes, dont Pape Malick Ndour et Khadim Bâ, Directeur général de Locafrique.

De son côté, l’ancien coordonnateur du Prodac campe sur sa position. Il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui et soutient n’avoir jamais été gestionnaire des fonds aujourd’hui mis en cause. Sa défense affirme que cette réalité a déjà été établie au cours de l’instruction.

Tous les regards sont désormais tournés vers le 21 janvier 2026. À cette date, après examen de l’intégralité du dossier, la Chambre d’accusation devra rendre sa décision. Elle dira si Pape Malick Ndour reste sous bracelet électronique ou s’il sera placé sous mandat de dépôt. Une décision très attendue, tant par la défense que par le Parquet, et qui pourrait marquer un tournant décisif dans l’un des dossiers politico-judiciaires les plus sensibles du moment.

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