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Justice

Diourbel : une infirmière condamnée à deux mois de prison ferme pour avoir lacéré le visage de sa coépouse

Le palais de justice de Diourbel a été le théâtre, ce jeudi 29 janvier 2026, du procès d’une affaire qui avait suscité une vive émotion à Touba la semaine dernière. L’infirmière d’État Awo Y. Ndao a été condamnée à deux mois de prison ferme pour avoir lacéré le visage de sa coépouse, M.O. Dieng, dans un quartier de la ville sainte.

Les faits se sont déroulés dans le quartier Niari Pneus, au sein d’une maison partagée par les deux femmes. Selon les témoignages, Awo Y. Ndao, logée au rez-de-chaussée, serait montée à l’étage où réside M.O. Dieng sous prétexte de nettoyer le salon pendant l’absence de leur mari. Trouvant ce geste suspect, M.O. Dieng aurait demandé à sa coépouse de quitter les lieux, ce qui a déclenché une vive altercation. Au cours de celle-ci, le visage de M.O. Dieng a été gravement lacéré. Les voisins, alertés par le tumulte, sont intervenus rapidement, évitant une escalade plus grave.

La victime, présentant des blessures sérieuses, s’est rendue dans une structure sanitaire où un certificat médical attestant une incapacité de travail de 45 jours lui a été délivré. Elle a ensuite porté plainte contre Awo Y. Ndao. Cette dernière, consciente de la plainte, a elle aussi déposé un certificat médical de cinq jours, mais une contre-expertise a rapidement établi que ses blessures n’étaient pas graves.

Lors de l’audience, l’infirmière a exprimé ses regrets et affirmé, par l’intermédiaire de son avocat Me Cheikh Ngom, que son geste n’était pas prémédité. Me Serigne Diongue, avocat de la partie civile, a au contraire insisté sur la préméditation et a précisé que les frais médicaux de sa cliente étaient pris en charge par leur mari.

Après délibération, le tribunal de Diourbel a condamné Awo Y. Ndao à deux mois de prison ferme.

Cette affaire met en lumière une recrudescence inquiétante des violences entre coépouses dans la capitale du mouridisme, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue pour prévenir de tels actes au sein des ménages polygames.


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