Après 3 mois de silence Badara Gadiaga is back ! : « Ousmane Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque ! », dixit le chroniqueur de la TFM

Invité de l’émission Faram Facce sur TFM, Badara Gadiaga a effectué sa première sortie médiatique depuis sa libération. Face aux journalistes, il est apparu détendu mais déterminé, multipliant les remerciements avant de livrer un réquisitoire sans concession contre le Premier ministre Ousmane Sonko et le régime en place.

D’entrée de jeu, Badara Gadiaga a tenu à exprimer sa gratitude : « Si la volonté de certains était exaucée, aujourd’hui je ne serais pas face aux Sénégalais », a-t-il déclaré, saluant d’emblée le soutien indéfectible des Sénégalais et de la presse. Il a souligné n’avoir « passé un seul jour sans être aux titres des journaux ou à travers les ondes des radios ou les écrans de télévision ».

L’ancien détenu a ensuite rendu un vibrant hommage aux chefs religieux, citant nommément plusieurs guides spirituels. Il a également tenu à saluer des personnalités politiques, notamment des anciens ministres de la Justice comme Serigne Diop et Aïssata Tall Sall. Badara Gadiaga s’est réjoui de la mobilisation de treize avocats venus simultanément assurer sa défense gratuitement. Il a enfin remercié sa famille biologique, ses amis, l’administration pénitentiaire ainsi que ses codétenus.

Interrogé sur son acceptation du port d’un bracelet électronique, il a expliqué avoir fait ce choix pour « continuer le combat ». Friand de la figure de Nelson Mandela, il a puisé dans une anecdote du leader sud-africain, décédé alors qu’il était emprisonné. « Sortir m’a permis de voir ma maman et de lui expliquer ma décision de continuer à me battre », a-t-il confié, ajoutant avec émotion que sa mère lui a demandé de « ne jamais flancher », assurant qu’elle mourrait satisfaite de lui.

Le ton est monté d’un cran lorsque Badara Gadiaga a été interrogé sur le Premier ministre Ousmane Sonko. « Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque », a-t-il martelé. Il a vivement critiqué l’utilisation d’un « langage grossier » qu’il attribue au chef du gouvernement, y compris à l’encontre de chefs religieux. Il s’est également désolé que, devenu Premier ministre, ce dernier ait choisi d’aller « rendre visite à des putschistes ».

Selon lui, Ousmane Sonko aurait « pour ambition de restreindre les libertés ». « Ousmane risque de s’auto-effacer. Le débat public le dérange. Il n’aime pas qu’on lui rappelle ses engagements. Il est allergique à la contradiction », a-t-il ajouté, citant l’ancien président Abdoulaye Wade pour qui « le désaccord n’est pas le désamour ».

Revenant sur les circonstances de son incarcération, Badara Gadiaga a affirmé que son arrestation visait à « réduire le bruit », mais que « c’est un tintamarre qui s’en est suivi ». Il s’est étonné du grief retenu contre lui : « On m’a collé le grief de déstabilisation d’un État. On m’a aussi imputé de détenir une société dont je venais d’entendre pour la première fois le nom », a-t-il déclaré.

Interrogé sur ses éventuelles ambitions politiques, l’invité de TFM a répondu ne « fuir aucune responsabilité » et a annoncé son intention de se présenter devant les Sénégalais pour « décliner sa feuille de route ».

S’agissant du bilan du régime Diomaye-Sonko après deux ans au pouvoir, Badara Gadiaga a dressé un tableau sombre. Il a estimé que les « étudiants, enseignants, commerçants, ambulants et paysans » – qu’il a présentés comme les principaux soutiens du tandem – sont les plus frustrés. « Étudiants dans les rues, commerçants taxés, enseignants ponctionnés, ambulants dégagés, paysans humiliés, voilà le refrain de ces deux ans du régime actuel », a-t-il résumé.

Il a poursuivi en regrettant : « Sonko disait qu’il avait trouvé un pays au quatrième sous-sol. Aujourd’hui, nous sommes au vingtième sous-sol ». Dans son diagnostic, il a évoqué la « mort du BTP » comme « symbole d’un échec cuisant », une situation qui n’a selon lui pas épargné le secteur informel, avant de conclure : « Les hommes d’affaires veulent tirer les hommes d’affaires ».

Cette première apparition publique de Badara Gadiaga marque ainsi son retour sur la scène médiatique et politique, avec des déclarations qui ne manqueront pas de susciter de vives réactions dans un climat politique déjà tendu.

Badara Gadiaga salue le sacre des Lions : « Quand le Sénégal est uni, rien ne peut lui résister »

Au lendemain du sacre historique des Lions de la Téranga, l’analyste et chroniqueur Badara Gadiaga a rendu un vibrant hommage à l’équipe nationale du Sénégal, saluant une victoire qu’il qualifie de symbole fort de courage, de discipline et d’unité nationale. À travers un message empreint d’émotion et de fierté patriotique, il a tenu à féliciter les champions d’Afrique pour avoir, une fois de plus, fait vibrer tout un peuple.

Selon Badara Gadiaga, les Lions ont porté haut les couleurs nationales avec dignité et abnégation, incarnant l’esprit de dépassement de soi et l’amour du drapeau. Il estime que cette victoire dépasse largement le cadre sportif, car elle reflète l’âme d’une nation debout, fière de son identité et de ses valeurs fondamentales. Pour lui, les joueurs ont su démontrer que l’unité, la discipline et le travail collectif restent les clés de toute réussite durable.

Dans son message, il n’a pas manqué d’associer le peuple sénégalais à ce triomphe continental. Badara Gadiaga a salué le soutien indéfectible des populations, présentes dans les stades, dans les rues et à travers les médias, estimant que cette communion entre l’équipe nationale et les supporters a largement contribué à la performance des Lions. À ses yeux, cette ferveur populaire est la preuve que le football demeure un puissant facteur de cohésion sociale et de rassemblement national.

Le chroniqueur souligne également la portée symbolique de cette victoire dans un contexte où le Sénégal aspire à davantage d’unité et de confiance en lui-même. « Lorsque le Sénégal est uni, rien ne peut lui résister », a-t-il affirmé, voyant dans ce sacre un message d’espoir et une source d’inspiration pour la jeunesse et pour l’ensemble de la nation.

En concluant son hommage, Badara Gadiaga a réaffirmé son attachement au sport sénégalais et à ce qu’il représente pour le pays. Il a adressé ses remerciements aux Lions de la Téranga pour les émotions et la fierté offertes au peuple sénégalais, tout en lançant un appel à préserver cet esprit d’unité et de solidarité au-delà des terrains de football. Pour lui, cette victoire restera gravée comme l’illustration parfaite d’un Sénégal qui gagne lorsqu’il avance ensemble, dans la dignité et la détermination.

Vive le sport sénégalais, vive les Lions de la Téranga, et vive le Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°630 – 15/12/2025

🔴 BADARA GADIAGA , POUR QUE NUL N’EN IGNORE :« J’AI ÉTÉ UN OTAGE POLITIQUE PENDANT 154 JOURS »
🔴 APRÈS L’ANNULATION DES ARRÊTÉS : APPEL PRÊTE À TRAÎNER LE MINISTÈRE EN JUSTICE

🔴 PAPE THIAW À FABREGAS : « LE PROFESSIONNALISME EST TOTAL CHEZ NOUS »
🔴 LIGUE 1 (7ᵉ JOURNÉE) : LE JARAAF FRAPPE FORT, GORÉE ET CASA FREINENT

Badara Gadiaga : une première prise de parole émouvante après 150 jours de détention

Le chroniqueur sénégalais Badara Gadiaga a brisé le silence pour la première fois depuis sa libération, survenue après cent cinquante jours passés derrière les barreaux. Une période marquée par l’incertitude, la tension et un large élan de solidarité dont il a tenu à rendre compte dans une déclaration sobre mais profondément empreinte d’émotion.

Dès les premiers mots, Gadiaga a exprimé sa profonde gratitude envers toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien durant son incarcération. Il a salué l’engagement de la société civile, le rôle apaisant et moral des chefs religieux, la mobilisation des artistes ainsi que celle de la presse sénégalaise, dont il a dit avoir ressenti la présence et la solidarité à chaque instant.

Revenant sur ses convictions, le chroniqueur a réaffirmé sa position concernant la place centrale de la justice dans la vie d’une nation. « Comme je l’ai toujours dit, je le réassume, il n’y a pas d’alternative à la justice. Mais il y a beaucoup de réformes à faire sur notre système judiciaire », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une réflexion profonde sur le fonctionnement des institutions judiciaires du pays. Son propos, teinté d’espoir et de maturité, laisse transparaître sa volonté de transformer l’épreuve traversée en un combat constructif pour un État de droit plus solide.

Libéré sous contrôle judiciaire et désormais équipé d’un bracelet électronique, une mesure décidée par le juge, Gadiaga semble déterminé à reprendre sa place dans le débat public. Loin de se résigner, il affirme vouloir poursuivre son engagement en faveur de la justice et de la liberté d’expression, deux causes qui, selon lui, doivent demeurer au cœur des préoccupations nationales.

Dans sa déclaration, il a également tenu à remercier l’ensemble des Sénégalais qui l’ont soutenu moralement durant cette période sombre. Il a dit garder l’espoir d’un Sénégal meilleur, plus juste et plus ouvert au dialogue, un pays où les divergences d’opinions ne sauraient jamais être un motif d’injustice ou d’acharnement.

Badara Gadiaga : 150 jours de détention et deux ordonnances de mise en liberté provisoire ignorées

Le chroniqueur Badara Gadiaga totalise ce mercredi 150 jours de détention, alors même que le juge chargé du dossier a ordonné deux fois sa mise en liberté provisoire, après l’avoir entendu sur le fond. Une situation rare, qui soulève de nombreuses interrogations sur le fonctionnement de la procédure judiciaire.

Contrairement aux procédures habituelles, ni Badara Gadiaga ni ses avocats n’ont déposé de demande de liberté provisoire.
Selon des sources proches du dossier, c’est le juge d’instruction qui a pris l’initiative, après avoir entendu le chroniqueur sur le fond, d’ordonner une mise en liberté provisoire d’office.
Cette première ordonnance n’a toutefois jamais été exécutée : le parquet s’y est immédiatement opposé, suspendant la décision du magistrat instructeur.

Face au blocage, le juge a rendu une seconde ordonnance de mise en liberté provisoire, confirmant sa position.
Mais cette fois encore, la décision n’a pas été appliquée. Le parquet, qui doit dire s’il compte s’opposer ou non à cette nouvelle ordonnance, renvoie sa position à jeudi.
En attendant, Badara Gadiaga demeure en détention, malgré deux décisions successives du juge en sa faveur.

Cette situation atypique, où deux ordonnances de mise en liberté provisoire restent sans effet, commence à susciter des réactions dans les milieux juridiques et médiatiques.
Des observateurs soulignent que ce bras de fer institutionnel interroge le respect du principe de séparation des pouvoirs et met en lumière les tensions possibles entre juge d’instruction et parquet dans la gestion des détentions provisoires.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°623 – 05/12/2025

🔴 TRIBUNAL DE DAKAR / ZAKIYOULAHI SOW RECONNU COUPABLE D’ESCROQUERIE : ABDOULAYE SYLLA REMPORTE LA MACHE
🔴 COUR D’APPEL DE DAKAR / LIBERTÉ PROVISOIRE DE BADARA GADIAGA : LE PARQUET A LE DERNIER MOT

🔴 TIRAGE AU SORT DU MONDIAL 2026 : JOUR DE RÉVÉLATION POUR LES « LIONS »
🔴 CANOË-KAYAK / OBJECTIF J.O. 2028 : LA CHAMPIONNE D’AFRIQUE, COMBÉ SECK, SOLLICITE DU SOUTIEN

Badara Gadiaga : la Chambre d’accusation confirme sa liberté provisoire sous bracelet électronique

Les avocats du chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, étaient ce jeudi 4 décembre devant la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar, pour examiner le recours introduit par le ministère public. Celui-ci contestait l’ordonnance du juge d’instruction ayant accordé au journaliste une liberté provisoire sous bracelet électronique.

Selon des informations rapportées par Seneweb, à l’issue des plaidoiries, la Chambre d’accusation a confirmé la décision du juge d’instruction, donnant ainsi raison à la défense de Gadiaga. Cette décision sera définitive à moins que le parquet général ne se pourvoie en cassation dans les délais légaux.

Pour rappel, après son audition au fond, le doyen des juges du Tribunal de Dakar avait ordonné, le 10 novembre dernier, la mise en liberté provisoire de Badara Gadiaga avec port du bracelet électronique. Une décision à laquelle s’était opposé le procureur de la République, qui avait immédiatement interjeté recours, transférant l’affaire à la juridiction supérieure.

La Chambre d’accusation a donc tranché : la liberté provisoire est maintenue, assortie du bracelet électronique, et le chroniqueur est autorisé à poursuivre ses activités professionnelles entre 7h et 21h, sous réserve du strict respect des obligations imposées par la justice.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°616 – 27/11/2025

🔴 COMMUNICATION D’OUSMANE SONKO EN CONSEIL DES MINISTRES : AMNÉSIE AUTOUR D’ABOU DABI
🔴 AUDIENCE EN APPEL SUR LA MISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE DE BADARA GADIAGA : SUSPENSE À LEVER LE JEUDI 04

🔴 CAN 2025 : LE VAINQUEUR VA EMPOCHER 4 MILLIARDS F CFA
🔴 CAN 2025 : LES FOOTBALLEURS REJOIGNENT LEURS SÉLECTIONS À PARTIR DU 8 DÉCEMBRE

Idrissa Seck se rend à Rebeuss : un geste politique fort qui redonne une nouvelle dimension à l’affaire Badara Gadiaga

L’affaire Badara Gadiaga continue de susciter de vifs débats au Sénégal, mais ce mercredi, un événement inattendu est venu renforcer encore davantage sa portée politique et symbolique. Idrissa Seck, président du parti Rewmi, ancien Premier ministre et l’une des figures majeures de la scène politique nationale, s’est personnellement rendu à la prison de Rebeuss pour rencontrer le chroniqueur incarcéré. Une visite rare, lourde de sens, qui repositionne l’affaire Gadiaga au centre du débat sur les libertés publiques et le traitement réservé aux acteurs de l’espace médiatique.

Arrivé en fin de matinée, Idrissa Seck a été discret mais déterminé. Les services pénitentiaires, visiblement préparés à cette visite de haut profil, l’ont conduit vers une salle réservée aux entretiens particuliers. Selon des sources présentes sur place, la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère sereine, mais empreinte d’une forte charge émotionnelle. Le président de Rewmi aurait exprimé à Badara Gadiaga son soutien personnel, en insistant sur son attachement aux principes démocratiques et à la liberté d’expression, qu’il considère comme au cœur de tout État de droit.

Le geste d’Idrissa Seck n’a rien d’anodin. Connu pour son sens aigu de la mesure, sa prudence politique et son refus des sorties impulsives, il se déplace très rarement en prison pour ce type de visite. En se rendant à Rebeuss, il envoie un signal fort : l’affaire Badara Gadiaga n’est plus un simple dossier pénal ou une polémique médiatique passagère. Elle touche à des enjeux institutionnels, politiques et démocratiques majeurs, au point de mobiliser des acteurs qui, jusque-là, observaient la situation avec distance.

Pour de nombreux observateurs, cette visite constitue un tournant dans l’affaire. Elle signifie que le cas Gadiaga dépasse désormais les clivages partisans pour devenir une question de principe, presque un test grandeur nature de la résilience de la démocratie sénégalaise. Certains analystes y voient une mise en garde implicite contre toute tentative d’instrumentalisation de la justice ou de restriction de la parole publique. D’autres estiment que le geste d’Idrissa Seck pourrait encourager d’autres leaders politiques ou personnalités publiques à prendre position de manière plus ouverte.

La présence du président de Rewmi à Rebeuss intervient dans un contexte où les interrogations se multiplient autour du traitement réservé aux journalistes, chroniqueurs et analystes politiques. Dans un paysage médiatique marqué par des tensions croissantes, la détention de Badara Gadiaga est devenue le symbole d’un débat plus large sur la place du discours critique et sur les limites, parfois floues, entre liberté d’expression et responsabilité pénale.

Cette visite, hautement symbolique, renforce donc l’idée que l’affaire Gadiaga est désormais inscrite dans une dynamique nationale qui interroge directement les fondements mêmes de l’État de droit. Elle remet au premier plan les enjeux liés à la protection des voix critiques et au respect des principes démocratiques, dans un pays souvent cité en exemple sur le continent pour sa tradition de liberté et de pluralisme.

Alioune Tine dénonce le retour en prison de Badara Gadiaga : « Une décision absurde et injuste »

Le militant des droits humains et fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, a vivement réagi à la décision judiciaire qui a conduit au retour en prison de l’activiste Badara Gadiaga. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le défenseur des droits de l’homme a dénoncé ce qu’il qualifie d’« absurdité judiciaire » et d’« injustice manifeste ». Il exige la libération immédiate et sans condition de Gadiaga, estimant que le dossier est « vide » et ne repose sur aucun fondement juridique solide.

Selon Tine, cette décision témoigne d’un recul inquiétant en matière de libertés publiques au Sénégal. « Absurde et injuste cette décision qui remet Badara Gadiaga en prison. Nous exigeons sa libération immédiate et sans condition. Son dossier est vide », a-t-il écrit, exprimant son indignation face à ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Badara Gadiaga, figure connue du mouvement citoyen et membre actif de plusieurs plateformes de la société civile, avait déjà été interpellé à plusieurs reprises ces dernières années pour ses prises de position critiques envers les autorités. Son dernier placement en détention, perçu par ses soutiens comme une mesure d’intimidation, a suscité une vague de réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression.

Pour Alioune Tine, cette situation illustre la persistance d’un climat répressif malgré les promesses de renouveau démocratique. Il appelle le gouvernement à « respecter les droits fondamentaux des citoyens » et à cesser « l’usage abusif de la détention préventive contre les activistes ».

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°606 – 13/11/2025

🔴 LE SÉNÉGAL DANS LE TRIO AFRICAIN DES ÉCONOMIES EN DANGER APRÈS LES DÉCLARATIONS DE SONKO : TÉRA-FAILLITE EN VUE
🔴 TRAQUE DES CHRONIQUEURS : ABDOU NGUER LIBRE, BADARA GADIAGA TIENT BON

🔴 TROISIÈME MÉDAILLE AUX JEUX ISLAMIQUES 2025 : OUMY DIOP INARRÊTABLE !
🔴 FOOT LOCAL : JARAAF ET GUÉDIAWAYE FC RETROUVENT LEURS PELOUSES

Badara Gadiaga : une détermination inébranlable face à l’adversité

Qu’on l’aime ou pas, Badara Gadiaga s’impose aujourd’hui comme une figure de résistance et de résilience au Sénégal. L’activiste, connu pour son engagement sans compromis, a su, au fil des épreuves, forger une personnalité marquée par la détermination et l’imperturbabilité. Les rigueurs de la vie carcérale, loin de l’abattre, semblent avoir renforcé son moral et sa capacité à affronter l’adversité. Ses proches témoignent d’un homme qui, malgré les contraintes et les difficultés, garde un moral d’acier et une sérénité remarquable.

Alors que la question de sa libération sous condition, notamment avec un bracelet électronique, suscite de nombreux commentaires, Badara Gadiaga a tenu à clarifier sa position. Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, plusieurs personnes se sont intéressées à son état d’esprit face à l’opposition du parquet à sa remise en liberté. L’activiste a ainsi expliqué : « Ce que les Sénégalais doivent comprendre, c’est que je ne suis pas demandeur d’une liberté provisoire. Je n’ai pas demandé à mes avocats de déposer une demande en ce sens. C’est le juge, après mon audition sur le fond, qui a décidé de façon libre et au regard des réponses que j’ai fournies, de m’accorder la liberté provisoire assortie d’un bracelet électronique. »

Cette déclaration illustre sa volonté de rester maître de sa trajectoire, refusant de se présenter comme un acteur passif dans le processus judiciaire. Loin de se laisser abattre par l’opposition du parquet, Badara Gadiaga adopte une attitude de dignité et de sérénité. Il affirme ainsi : « Maintenant que le parquet s’y oppose, je vais, comme au premier jour, continuer à vivre dignement cette épreuve, parce que, tôt ou tard, je finirai par sortir de prison. »

Pour beaucoup, cette posture incarne une force morale et une constance qui font de lui un symbole de résistance dans le paysage politique et social sénégalais. La détermination de Badara Gadiaga face aux obstacles, sa capacité à garder la tête haute malgré la détention et son refus de céder à la pression judiciaire en font un exemple de résilience, renforçant l’admiration de ses partisans et suscitant le respect, même parmi ses détracteurs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°604 – 11/11/2025

🔴 CONSÉQUENCES DU TÉRA-MEETING : BAISSE DES EUROBONDS SÉNÉGALAIS
🔴 OPPOSITION À LA LIBÉRATION DE BADARA GADIAGA COMME DANS LE CAS DE LAT DIOP : LE PARQUET ENCORE CONTROVERSÉ

🔴 « ITRI », BALLON OFFICIEL DE LA CAN 2025 : UN HOMMAGE AU ZELLIGE MAROCAIN
🔴 INCIDENTS USO–JARAAF : LA LSFP ET OUVRE UNE ENQUÊTE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°593 – 28/10/2025

🔴 PREMIER FACE-À-FACE AVEC LE JUGE D’INSTRUCTION ABDOUL AZIZ DIALLO : BADARA GADIAGA IMPERTURBABLE
🔴 IRRECEVABILITÉ DE LA MISE EN ACCUSATION DE MACKY SALL ET LIBÉRATION DE PAPE MALICK NDOUR : DOUBLE REVERS POUR LES « PASTÉFIENS »

🔴 PAPE IBRAHIMA FAYE PORTE SON CHOIX SUR 21 « LIONCEAUX » : EN ROUTE POUR LE MONDIAL U17
🔴 LIGUE 1 : HABIB BEYE RESTE SUR LE BANC DU STADE RENNAIS

Badara Gadiaga face au juge : le chroniqueur de la TFM conteste fermement les accusations

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, détenu depuis le 14 juillet 2025, a comparu ce lundi 27 octobre pour sa deuxième audition au fond devant le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Dakar. Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un dossier qui continue de susciter un grand intérêt au sein de l’opinion publique.

Inculpé pour plusieurs chefs d’accusation, Badara Gadiaga est poursuivi pour discours contraires aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles, offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, ainsi que pour violation des articles 80 alinéa 2, 254, 255 et 257 du Code pénal. Ce dernier article, particulièrement sensible, concerne la réception de subsides en vue de propagande compromettant la sécurité publique.

L’arrestation du chroniqueur fait suite à une instruction du procureur de la République, consécutive à une vive polémique l’ayant opposé à Amadou Ba, alors député du Parti Pastef, lors de l’émission « Jakarlo Bi » diffusée le 4 juillet 2025 sur la TFM. Ce débat télévisé, marqué par un échange virulent entre les deux hommes, avait enflammé les réseaux sociaux et entraîné une large controverse.

Devant le juge d’instruction, Badara Gadiaga a nié l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Concernant le délit d’offense, il a déclaré : « Amadou Ba m’a attaqué sur un point de vue politique, j’ai répliqué politiquement. » Une défense qui, selon ses avocats, traduit la volonté du chroniqueur de replacer l’affaire dans le champ du débat démocratique plutôt que dans celui du pénal.

Sur le volet relatif aux discours contraires aux bonnes mœurs, Gadiaga a expliqué qu’il n’avait fait qu’utiliser le terme wolof « Yakatane », en lien avec une référence à l’affaire Adji Sarr, tout en affirmant n’avoir « rien dit de nouveau ».

Interrogé par le magistrat instructeur sur d’éventuelles relations avec la société GSIE, citée dans la procédure, et sur des financements présumés, le chroniqueur a nié toute implication. Il a précisé ne pas être propriétaire de la société et n’avoir reçu aucun financement, qu’il soit national ou étranger. Il a toutefois reconnu posséder deux comptes bancaires, précisant qu’ils étaient déficitaires.

Les réquisitions ordonnées par le doyen des juges afin de vérifier un éventuel lien entre Gadiaga et la société GSIE ont, selon des sources judiciaires, confirmé l’absence de toute relation. Le directeur général de la plateforme a d’ailleurs été entendu par le juge d’instruction, corroborant cette version.

Entouré d’un collectif d’avocats composé notamment de Me Djiby Diallo, Me Malick Fall, Me Alioune Badara Fall et Me Abou Allassane Diallo, Badara Gadiaga bénéficie d’une défense jugée solide. Ses conseils ont annoncé leur intention de déposer une demande de mise en liberté provisoire dans les prochaines heures, estimant que la détention de leur client n’est plus justifiée à ce stade de la procédure.

Affaire Abdou Nguer – Badara Gadiaga : « On dénature l’instruction judiciaire », dénonce Babacar Ba

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive inquiétante dans la gestion des affaires judiciaires impliquant des chroniqueurs, journalistes et personnalités publiques. Invité de l’émission Face au jury sur PressAfrik TvHD, ce dimanche 26 octobre 2025, l’ancien magistrat a livré une analyse sans détour sur les arrestations récentes d’Abdou Nguer et de Badara Gadiaga, dénonçant une utilisation « dévoyée » de la procédure d’instruction judiciaire.

« On dénature l’instruction judiciaire », a martelé Babacar Ba, rappelant que cette procédure est réservée à des dossiers complexes tels que les crimes de sang, le terrorisme ou les affaires de criminalité organisée. Selon lui, « envoyer en instruction un Abdou Nguer ou un Badara Gadiaga pour des propos tenus sur un plateau de télévision, c’est trahir l’esprit de la justice ».

Le président du Forum du Justiciable estime que certaines interpellations ne reposent sur aucune base légale solide, mais répondent plutôt à une logique d’intimidation. « Il y a des arrestations qui ne reposent absolument sur rien, si ce n’est l’intention d’empêcher la personne de s’exprimer », a-t-il déploré. Pour lui, ce climat de tension judiciaire marque un dangereux retour à des pratiques d’un autre temps : « Ce sont les mêmes méthodes qu’employaient les régimes précédents. »

Babacar Ba a aussi fustigé la montée des pressions populaires sur les réseaux sociaux et dans les médias, où des appels à l’arrestation de certaines figures publiques se multiplient. « On ne peut pas rendre la justice sur la base des émotions ou des pressions de l’opinion », a-t-il averti, tout en rappelant que « seul le procureur est le maître des poursuites ».

L’ancien magistrat a lancé un appel solennel à ses confrères de la magistrature pour qu’ils refusent de céder à la pression, d’où qu’elle vienne. « Il faut refuser de subir la pression, quelle qu’en soit l’origine. Un magistrat ne doit jamais plier sous l’influence, ni politique, ni populaire », a-t-il insisté.
Il a rappelé que, bien que le parquet relève administrativement du ministère de la Justice, « le magistrat, par essence, doit rester indépendant, car la Constitution garantit la séparation des pouvoirs ».

Revenant sur le cas d’Abdou Nguer, chroniqueur connu pour ses interventions médiatiques, Babacar Ba estime que la décision de le placer sous instruction est disproportionnée et injustifiée. « La procédure d’instruction est un outil d’investigation approfondie, pas un instrument de privation arbitraire de liberté », a-t-il expliqué.
Même son de cloche pour Badara Gadiaga, lui aussi chroniqueur, dont la mise en cause dans une affaire similaire illustre, selon Ba, « la tentation du pouvoir de museler les voix critiques par le biais judiciaire ».

Évoquant enfin le cas de Pape Malick Ndour, poursuivi pour des propos tenus lors d’un rassemblement réclamant la libération de Farba Ngom, Babacar Ba a appelé à la retenue. Il a jugé que cette affaire aurait dû être close après la mise au point publique de l’intéressé, estimant que l’accusation « d’atteinte à la sûreté de l’État » était manifestement excessive.

Il en a profité pour rappeler les règles de base en matière de procédure pénale : « Dans un État de droit organisé, une convocation doit être notifiée au moins 48 heures à l’avance, pas le jour même », a-t-il martelé. Pour lui, le respect des droits de la défense n’est pas une faveur accordée à un citoyen, mais un principe constitutionnel non négociable.

En conclusion, Babacar Ba a invité les autorités judiciaires à « revenir à la raison » et à faire preuve d’équilibre dans la conduite des dossiers. « La justice doit rester le dernier rempart contre l’arbitraire. Lorsqu’elle devient un instrument de peur ou de règlement de comptes, c’est l’État de droit tout entier qui vacille », a-t-il prévenu, visiblement inquiet du climat actuel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°590 – 23/10/2025

🔴 AFFAIRES DES 8 MILLIARDS F CFA DE BAKEL ET DE LA TAXE DE 1% SUR LES PAIEMENTS EN ESPÈCES : GUEUM SA BOPP SUR DEUX FRONTS
🔴 BADARA GADIAGA FACE AU DOYEN DES JUGES D’INSTRUCTION CE 27 OCTOBRE : PREMIER TÊTE-À-TÊTE AVEC ABDOUL AZIZ DIALLO

🔴 SÉNÉGAL VS MAURITANIE / LES REVENUS DE LA FSF GRIMPENT DE 27% : LA RÉVOLUTION DIGITALE PAIE !
🔴 CAF AWARDS 2025 : SALAH ET HAKIMI, GRANDS FAVORIS

PREMIER FACE-À-FACE : Badara Gadiaga devant le juge le 27 octobre

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, est convoqué ce lundi 27 octobre 2025 devant le juge du premier cabinet du tribunal de grande instance de Dakar. Inculpé depuis le 14 juillet dernier, il est poursuivi pour discours contraires aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et offense à une personne exerçant les prérogatives du président de la République.
Il est également visé par les articles 80 alinéa 2, 254, 255 et 257 du Code pénal. Ce dernier sanctionnant la réception ou l’acceptation de dons destinés à une propagande compromettant la sécurité publique.
L’issue de cette procédure est très attendue dans un contexte où les poursuites visant des journalistes et chroniqueurs relancent le débat sur la protection des libertés publiques au Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°553 – 10/09/2025

🔴 CHUTE LIBRE DE LA PRODUCTION (-14,9%), DES EXPORTATIONS (-29,1%) ET VENTES (-18,1%) : LA FILIÈRE CIMENT SE NOIE
🔴 SOIXANTE JOURS DE DÉTENTION : TOUJOURS AUCUN GRIEF CONTRE BADARA GADIAGA ?

🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / DÉFAITE FACE AU SÉNÉGAL : LA FRUSTRATION DES CONGOLAIS VIRE À LA VIOLENCE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Badara Gadiaga : Derrière les barreaux, l’ascension d’une voix qui dérange

Dans un pays où la parole libre se heurte souvent aux lignes rouges du pouvoir, l’affaire Badara Gadiaga est devenue un symbole. Incarcéré depuis le 9 juillet 2025 à Reubeuss sous de lourdes accusations, le chroniqueur n’a paradoxalement jamais été aussi présent dans le débat public. Plus les barreaux se referment sur lui, plus son influence s’étend hors des murs de la prison, portée par un nombre croissant de soutiens politiques, religieux et citoyens.

Certes, Reubeuss retient son corps, mais son esprit reste libre. Connu pour son verbe tranchant et ses prises de position sans concession, Gadiaga a finalement été muselé par la justice. Le doyen des juges a retenu contre lui quatre chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs, atteinte à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État, et soupçons de financement pour troubler l’ordre public. Il a depuis été transféré à la chambre 18 de la prison de Reubeuss.

Pourtant, derrière ces murs, son aura ne cesse de croître. Chaque semaine, des responsables politiques, des leaders religieux et des figures économiques se succèdent pour lui témoigner leur solidarité. Parmi les visiteurs récents figurent les anciens maires de Dakar, Khalifa Sall et Barthélémy Dias, la députée Aïssata Sall, l’homme d’affaires Thione Niang, ainsi que le député Tahirou Sarr, Thierno Bocoum et Amidou Hanne. La liste s’allonge si rapidement qu’une question s’impose : qui n’est pas encore allé voir Badara ?

La force de Gadiaga réside dans sa parole. Révélé par ses chroniques incisives, il s’est imposé avec un ton direct, parfois irrévérencieux, n’épargnant ni le pouvoir ni l’opposition. Puisant dans la tradition oratoire wolof, il a su séduire un public avide d’authenticité. Ancien cadre du Parti Rewmi, il a claqué la porte après seize ans aux côtés d’Idrissa Seck pour tracer sa propre voie.

Aujourd’hui, son incarcération met en lumière un paradoxe : en cherchant à l’étouffer, le pouvoir semble avoir amplifié sa voix. Loin d’affaiblir son aura, la prison l’a propulsé au centre du jeu politique. Pour beaucoup, Gadiaga n’est plus seulement un chroniqueur critique : il est devenu un acteur politique en devenir, que le régime actuel ne peut plus ignorer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°540 – 21/08/2025

🔴 REBEUSS / BAL DES VISITES À BADARA GADIAGA : LA PRISON DEVENUE LIEU DE PÈLERINAGE
🔴 SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES MAGISTRATS : LA CPI DÉNONCE UNE ATTEINTE À SON INDÉPENDANCE

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMINE LE NIGERIA ET FILE CONTRE LE MALI
🔴 PHASES NATIONALES CASAMANCE 2025 : L’ONCAV SALUE LE BILAN À MI-PARCOURS

Je viens de sortir de la prison de Reubeus d’où j’ai rendu visite à mon frère Badara Gadiaga.

Sur place, j’ai également eu l’occasion de rencontrer d’autres détenus politiques, qui comme Badara, sont victimes de séquestration par le régime “Sonko-Diomaye”.

Après nos échanges sur leur situation respective en milieu carcéral, qu’ils traversent avec beaucoup de dignité et d’honneur, je leur ai réaffirmé tout mon soutien et ma détermination à poursuivre et mener, à leurs côtés, ce combat pour les libertés et l’État de droit.

Je le dis et je le réaffirme : Badara et Abdou Nguer demeurent aujourd’hui une illustration parfaite de la volonté manifeste d’Ousmane et de son clan, d’étouffer toutes les voix discordantes osant mettre à nu leur incompétence notoire et incapacité à apporter des solutions aux innombrables défis et difficultés des sénégalais.

Les mêmes sénégalais, épris de paix et de justice, exigent encore une fois la libération sans condition de tous les otages politiques et demandent à ce gouverneme

Vers un pacte politique ? Les dessous du geste de Karim Wade envers Badara Gadiaga

Depuis Doha, Karim Wade n’est pas resté indifférent à l’arrestation de Badara Gadiaga. Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade a dépêché des émissaires à la prison de Rebeuss, où est détenu le chroniqueur, figure critique du régime actuel. Selon nos informations, Karim envisage de commettre des avocats pour assurer sa défense. Un geste qui dépasse largement le cadre humanitaire ou communautaire.
Il faut dire que Karim Wade et Badara Gadiaga partagent bien plus que des origines communes à Kébémer. Le père du chroniqueur, feu Bathie Gadiaga, fut un fidèle compagnon d’Abdoulaye Wade et militant de la première heure du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Toute la famille Gadiaga reste profondément ancrée dans l’idéologie libérale. Le geste de Karim est donc tout sauf anodin. Il renoue un fil politique.
Va-t-on vers un rapprochement stratégique entre Karim Wade et Badara Gadiaga ? L’hypothèse prend forme. Gadiaga, influent dans l’espace médiatique et populaire auprès de la jeunesse, pourrait devenir un relais de terrain précieux pour une éventuelle relance du PDS. En retour, il bénéficierait de l’appui politique et juridique d’un poids lourd comme Karim, encore en quête d’un véritable socle électoral pour préparer son retour.

Ce soutien envoyé depuis le Qatar est aussi un message politique fort : le PDS n’est pas mort et reste solidaire de ses voix dissidentes. C’est un avertissement adressé au pouvoir : toucher à l’un des nôtres, c’est provoquer toute une famille politique. Et c’est aussi un clin d’œil appuyé à ceux qui, dans l’opposition, cherchent encore une bannière crédible.
En résumé, derrière cette main tendue à Rebeuss se dessine peut-être le début d’une alliance tactique. Karim Wade, en soutenant Gadiaga, ne fait pas qu’un geste : il pose un pion sur l’échiquier de la recomposition politique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°525 – 30/07/2025

🔴 LES DESSOUS DU GESTE DE KARIM WADE ENVERS BADARA GADIAGA : DU LOURD SE PRÉPARE !
🔴 L’ACCÈS À INTERNET POUR 1540 LOCALITÉS : UN DÉFI À 64 MILLIARDS F CFA

🔴 APRÈS SON ÉLECTION À LA TÊTE DE LA LIGUE PRO : BABACAR NDIAYE TEND LA MAIN À TOUTE LA FAMILLE DU FOOTBALL
🔴 CANDIDATE À LA PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION FÉMININE DE LA FSF : SEYNI NDIR SECK VEUT ALLER PLUS LOIN

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°524 – 29/07/2025

🔴 SAGA DES 20 MOISSONNEUSES-BATTEUSES : LE MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE APHONE
🔴 REBEUSS / VISITE SURPRISE DU Pr SERIGNE DIOP À BADARA GADIAGA : UN HOMMAGE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

🔴 AFROBASKET FÉMININ 2025 / LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE À L’OUGANDA : LA BATAILLE CONTINUE AUX BARRAGES
🔴 RALLIEMENT SURPRISE À LA LIGUE PRO : DJIBRIL WADE CHOISIT ABDOULAYE SOW

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°522 – 26 ET 27/07/2025

🔴 « DETTE CACHÉE » : LE FMI PASSE AU CRIBLE LE RAPPORT MAZARS
🔴 REJET DE LA LOI PORTANT CONVOCATION DES MAGISTRATS À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UN SIGNAL FORT SELON NDIAGA SYLLA

🔴 CHAN 2025 / MATCH AMICAL : L’OUGANDA SURPREND LE SÉNÉGAL

AFFLUENCE RECORD À REBEUSS – Badara Gadiaga : un héros entre quatre murs

À Rebeuss, Badara Gadiaga ne cesse de gagner en stature. Devenu le détenu le plus sollicité du pays, il reçoit un nombre impressionnant de visites, au point que seules les personnes de sa famille peuvent désormais le voir. Si l’objectif était de le réduire au silence, sa détention est en train de forger, à l’abri des projecteurs, une figure politique d’envergure. Souvent, la prison ne brise pas les voix libres ; elle les façonne ! Elle polit l’homme politique, le journaliste ou tout citoyen dont la liberté d’expression dérange.

À la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss, un phénomène sans précédent est en train de se produire. Depuis son incarcération, Badara Gadiaga, chroniqueur au verbe tranchant et à la popularité grandissante, attire une foule sans commune mesure. Il est aujourd’hui, et de loin, le prisonnier le plus sollicité du Sénégal. Jamais un détenu n’a reçu autant de visites en si peu de temps. Le nom de Badara Gadiaga résonne désormais bien au-delà des murs de sa cellule. Un monstre politique est né !
Selon des informations recueillies par « Le Dakarois Quotidien », les visiteurs se pressent chaque jour aux portes de la prison de Reubeuss, venant des quatre coins du pays, mais aussi de l’étranger. Des États-Unis d’Amérique jusqu’aux régions les plus reculées du Sénégal, tous veulent apercevoir, saluer ou, simplement, témoigner leur soutien à celui qui, en quelques jours, est devenu une véritable icône. Face à l’affluence record, l’administration pénitentiaire a dû prendre des mesures drastiques. Selon notre source, seuls les membres de sa famille proche sont désormais autorisés à lui rendre visite. Une restriction rendue nécessaire tant la liste d’attente s’allonge chaque jour.
Sans doute fatigué par cette effervescence permanente, Badara Gadiaga peine même à trouver un moment de répit. Le flot continu de demandes de visites, courriers, et messages de solidarité laisse peu de place à l’intimité ou au repos. Pourtant, loin de l’affaiblir, cette situation semble le propulser encore davantage sous les projecteurs. Loin de tomber dans l’oubli comme certains l’espéraient peut-être, le chroniqueur de Jakaarlo Bi s’impose peu à peu comme l’une des figures les plus marquantes de cette période post-alternance.
En effet, les signes ne trompent pas. Lors de sa simple convocation à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), des centaines de personnes avaient spontanément afflué pour le soutenir. Une scène qui rappelle les grandes mobilisations populaires, mais qui, depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Diomaye–Sonko, n’a même pas été égalée par les rares marches autorisées.
Ce que l’on observe aujourd’hui à Reubeuss dépasse le cadre carcéral. C’est un fait politique majeur. L’arrestation de Badara Gadiaga, loin d’éteindre sa voix, a réveillé une dynamique inédite. Il cristallise frustrations, espoirs et admiration. Loin des partis traditionnels, doctrines et appareils politiques, c’est dans l’univers carcéral que semble s’écrire une nouvelle page de l’engagement populaire.
Badara Gadiaga, qui ose dire, sans écart de langage, ce que bon nombre de ses concitoyens pensent, n’est plus simplement un chroniqueur emprisonné. Il est devenu un symbole. Et dans ce tumulte de soutien populaire, un constat s’impose : un monstre politique est bel et bien né !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°519 – 23/07/2025

🔴 AFFLUENCE RECORD À REBEUSS / BADARA GADIAGA : UN HÉROS ENTRE QUATRE MURS
🔴 L’EX-DG D’ANAMO CITÉ DANS UNE AFFAIRE DE 600 MILLIONS F CFA : MAODO MALICK MBAYE TOMBE

🔴 LSFP / CANDIDATURE DE MOHAMED DJIBRIL WADE : UN PROFIL QUI COCHE TOUTES LES CASES
🔴 CRÉATION D’UNE FÉDÉRATION NATIONALE : LA LUTTE SÉNÉGALAISE FRANCHIT UN CAP

Thierno Bocoum prend la défense de Badara Gadiaga : “Il n’a jamais appelé à un mortal combat ni convié des jeunes à déloger un président légalement élu”

Dans un contexte politique tendu, l’opposant Thierno Bocoum, président du mouvement Agir / Les Leaders, a pris fermement position en faveur du chroniqueur Badara Gadiaga, actuellement visé par une procédure judiciaire controversée. À travers une publication musclée ce mercredi, l’ancien député dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation du pouvoir contre les voix critiques.

« Badara n’a jamais porté de cagoule. Il n’a jamais appelé à un mortal combat ni convié des jeunes à déloger un président légalement élu. Il n’a jamais promis à quiconque le sort infligé à Samuel Doe », écrit Thierno Bocoum, balayant d’un revers de main les accusations qui viseraient, selon lui, à bâillonner une voix indépendante.

Plus qu’un simple soutien personnel, le message du leader de Agir s’inscrit dans une critique acerbe du pouvoir actuel, qu’il accuse de vouloir étouffer toute forme de dissidence. « Ce qu’il a déstabilisé, ce n’est pas l’ordre public, mais l’ordre manipulateur établi par un pouvoir obsédé par l’effacement de toute voix dissidente », poursuit-il.

Selon Bocoum, Badara Gadiaga n’a jamais été une menace pour la sécurité nationale, mais plutôt un révélateur des dysfonctionnements de l’État. « Il ne menace pas un État, il éclaire une nation. Il ne fomente pas la violence, il démasque l’imposture. »

Pour l’opposant, les réactions judiciaires et politiques qui visent le chroniqueur relèvent d’un malaise profond du régime face à la critique. « Badara a mis en péril non pas la sécurité du pays, mais les châteaux de mensonges bâtis par ceux qui, aujourd’hui au pouvoir, vivent mal leur propre imposture. Un régime qui ne supporte ni la contradiction, ni la lucidité, ni la mémoire. Et c’est bien cela le vrai danger », conclut-il.

Affaire Badara Gadiaga : Pape Djibril Fall rend visite à Alioune Tine et dénonce les atteintes aux libertés publiques

Le député et leader politique Pape Djibril Fall a été reçu ce mardi 15 juillet 2025 par Alioune Tine, président fondateur d’Africajom Center, figure respectée de la société civile sénégalaise. Cette rencontre s’est déroulée dans un contexte national marqué par des tensions politiques croissantes et une multiplication des arrestations d’acteurs médiatiques et d’opinion.

À l’issue de l’audience, Pape Djibril Fall a tenu à partager les grandes lignes des échanges. Il a notamment évoqué la situation générale du pays, qu’il qualifie de préoccupante, en raison de ce qu’il considère comme des atteintes graves aux libertés publiques. Selon lui, la répression vise en priorité les journalistes, les chroniqueurs et les leaders d’opinion qui expriment des positions critiques à l’égard du pouvoir exécutif.

Parmi les cas les plus emblématiques figure celui de Badara Gadiaga, chroniqueur actuellement incarcéré. Pour Pape Djibril Fall, l’arrestation de ce dernier illustre « la volonté manifeste du régime Sonko-Diomaye de faire taire toutes les voix discordantes ». Il estime que Badara Gadiaga est devenu un véritable otage politique, détenu pour ses opinions et non pour des actes répréhensibles.

La rencontre a également été l’occasion de réaffirmer le respect et la considération dus à Alioune Tine, dont l’engagement en faveur des droits humains et de la démocratie au Sénégal est unanimement salué. Pape Djibril Fall a formulé à son endroit des vœux de paix et de prospérité, tout en appelant les autorités à un retour au dialogue et à l’apaisement.

En conclusion, le député a lancé un appel solennel à la libération immédiate des personnes qu’il qualifie d’otages politiques, au premier rang desquelles Badara Gadiaga. Il estime qu’aucune démocratie ne peut prospérer dans un climat d’intimidation et de privation des libertés fondamentales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°512 – 15/07/2025

🔴 « L’EMPRISONNEMENT DE BADARA GADIAGA EST UN PAS DE PLUS VERS LA CONSTRUCTION D’UN PARTI-ÉTAT » : BOUGANE DÉCODE LES INTENTIONS DE SONKO
🔴 « IL N’Y A AUCUN CONFLIT ENTRE OUSMANE SONKO ET MOI » : QUELLE « STATESMANSHIP » DE DIOMAYE !

🔴 CAN FÉMININE : LES « LIONNES » S’ENVOLENT EN QUARTS
🔴 LIGUE FOOTBALL DE THIÈS : DSFA ET UNIVERSITÉ CLUB DE THIÈS EN N2 !

Incarcération de Badara Gadiaga : Thierno Bocoum tacle Sonko et promet de faire face

L’arrestation et l’emprisonnement du chroniqueur Badara Gadiaga continuent de susciter une vive indignation au sein de la classe politique sénégalaise. Le président du parti AGIR, Thierno Bocoum, a réagi avec fermeté, pointant directement la responsabilité du Premier ministre Ousmane Sonko qu’il accuse de dérive autoritaire et d’incapacité à répondre aux attentes des Sénégalais.

Dans une déclaration sans détour publiée ce lundi, Thierno Bocoum dénonce la posture d’Ousmane Sonko, qu’il qualifie de « vendeur d’illusions inéligible devenu apprenti dictateur pour masquer son incompétence chronique ». Selon lui, l’emprisonnement de Badara Gadiaga n’est qu’une manœuvre pour détourner l’attention de l’opinion publique de l’absence de résultats concrets du gouvernement.

« Un vendeur d’illusions inéligible devenu apprenti dictateur pour masquer son incompétence chronique, tente de prendre ce pays en otage. Mais qu’il se le tienne pour dit : cela ne passera pas », a martelé le président d’AGIR.

Thierno Bocoum a également tenu à rappeler que la patience des Sénégalais avait des limites et qu’ils attendent de l’exécutif des solutions aux difficultés quotidiennes, et non des opérations de répression. « Les Sénégalais l’attendent sur des résultats concrets. Et tôt ou tard, il sera obligé de les fournir ou de faire face à la désillusion qu’il a lui-même nourrie », a-t-il prévenu.

Cette prise de position ferme vient s’ajouter à celles d’autres responsables politiques et acteurs de la société civile qui dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de museler la liberté d’expression et d’intimider les voix critiques à l’égard du régime.

Dérives autoritaires : Bougane Guèye Dany tire la sonnette d’alarme sur l’emprisonnement de Badara Gadiaga

Le climat politique sénégalais continue de s’alourdir après l’incarcération du chroniqueur Badara Gadiaga. Le président du Mouvement Gueum Sa Bopp, Bougane Guèye Dany, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme un tournant inquiétant pour la démocratie et les libertés publiques dans le pays.

Selon le leader politique, l’emprisonnement de Badara Gadiaga est un signal clair de la volonté du pouvoir actuel d’imposer le silence à toutes les voix critiques. « L’emprisonnement de Badara Gadiaga constitue une preuve supplémentaire de la dérive autoritaire qui est en marche. C’est un pas de plus vers la construction d’un parti-État qui cherche à étouffer toute contestation », a affirmé Bougane Guèye Dany dans une déclaration transmise à la presse.

Pour lui, la situation est grave. Il estime que le Sénégal s’éloigne progressivement de l’esprit démocratique qui a longtemps constitué sa force et sa singularité en Afrique de l’Ouest. « La survie de la démocratie sénégalaise est en jeu. Ce qui se passe est d’une extrême gravité, car au-delà du cas de Badara Gadiaga, c’est le principe même de la liberté d’expression qui est menacé », a-t-il alerté.

Le président de Gueum Sa Bopp accuse le pouvoir en place de multiplier les actes d’intimidation pour dissuader les citoyens, journalistes et opposants de s’exprimer librement. Il juge que la pratique consistant à « effacer les voix discordantes » met en péril les fondements de l’État de droit. « Nous assistons à une tentative d’imposer une hégémonie sans débat démocratique. C’est tout le contraire de l’esprit républicain », dénonce-t-il.

Face à ces dérives qu’il qualifie de dangereuses, Bougane Guèye Dany appelle à une prise de conscience collective et à une mobilisation générale de tous les démocrates, quelle que soit leur appartenance politique. « Les Sénégalais doivent agir pour protéger leurs droits et leurs libertés. C’est un impératif moral et civique », a-t-il insisté.

Ce nouvel appel s’ajoute aux nombreuses voix qui se lèvent depuis l’annonce du placement sous mandat de dépôt de Badara Gadiaga, dont le cas cristallise désormais l’inquiétude sur la liberté d’expression et la vitalité du débat démocratique au Sénégal.

Réaction de Madiambal Diagne : « Badara en prison ne capacitera pas le Premier ministre »

Le placement sous mandat de dépôt de Badara Gadiaga continue de susciter une onde de choc dans le paysage médiatique et politique sénégalais. Ce mardi, c’est le journaliste Madiambal Diagne, directeur du Quotidien, qui est sorti de sa réserve pour exprimer sa désapprobation et son inquiétude face à ce qu’il considère comme une dérive.

Sur son compte Twitter, le patron de presse n’a pas mâché ses mots : « Dommage ! Si Sonko croit que l’emprisonnement de Badara Gadiaga sera l’antidote aux problèmes économiques et sociaux du Sénégal, il se trompe lourdement. Badara en prison ne capacitera pas le PM à trouver des solutions aux problèmes de ce pays. Mais tant va la cruche à l’eau… »

Avec ce commentaire au ton à la fois ironique et grave, Madiambal Diagne met en lumière ce qu’il perçoit comme une tentative de détourner l’attention de l’opinion publique des véritables priorités nationales. Pour le journaliste, recourir à l’intimidation judiciaire contre un chroniqueur critique ne saurait constituer une réponse crédible aux défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté.

Ces propos interviennent dans un climat déjà marqué par une succession de réactions indignées de la part d’acteurs politiques, d’avocats, de représentants de la société civile et d’une partie de la population. Tous dénoncent un processus qu’ils jugent expéditif et potentiellement motivé par des considérations politiques.

En filigrane, la sortie de Madiambal Diagne pointe également le risque d’instrumentalisation de la justice, une crainte de plus en plus partagée, qui alimente la controverse autour du respect de la liberté d’expression et du droit à la critique.

Pour l’heure, l’exécutif reste silencieux face à cette pluie de critiques. Mais le placement en détention de Badara Gadiaga, figure populaire de la télévision sénégalaise, pourrait devenir un symbole de la crispation entre le pouvoir et les médias, dans un contexte de fortes attentes sur le plan économique et social.

Madiambal Diagne réagit à l’arrestation de Badara Gadiaga : « Ce n’est pas en emprisonnant qu’on résout les problèmes du Sénégal »

Le patron du Quotidien met en garde contre l’instrumentalisation de la justice et appelle à recentrer le débat sur les vraies priorités nationales.

L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga, placé sous mandat de dépôt ce lundi 14 juillet 2025, continue de susciter une vive polémique au Sénégal. Parmi les voix les plus critiques, celle du journaliste Madiambal Diagne s’est fait entendre. Le patron du journal Le Quotidien a publié un message tranchant sur le réseau social X (ex-Twitter), où il exprime son désaccord avec la tournure judiciaire prise par cette affaire.

« Dommage ! Si Sonko croit que l’emprisonnement de Badara Gadiaga sera l’antidote aux problèmes économiques et sociaux du Sénégal, il se trompe lourdement. Badara en prison ne capacitera pas le PM à trouver des solutions aux problèmes de ce pays. Mais tant va la cruche à l’eau… », a-t-il écrit.

Par ces mots, Madiambal Diagne dénonce ce qu’il perçoit comme une dérive autoritaire ou, à tout le moins, une stratégie de diversion qui détournerait l’attention de la population des véritables défis auxquels le pays est confronté : chômage endémique, vie chère, accès aux soins, et dégradation du pouvoir d’achat.

Ce message ne s’adresse pas seulement aux autorités actuelles, mais aussi à l’opinion publique. En évoquant la métaphore bien connue de la « cruche qui va souvent à l’eau », le journaliste laisse entendre qu’une telle logique répressive pourrait un jour se retourner contre ses auteurs. Il met en garde contre une utilisation politique de la justice, dans un contexte déjà marqué par des tensions entre libertés individuelles et maintien de l’ordre.

Badara Gadiaga, connu pour ses prises de position critiques dans l’émission Jakaarlo sur TFM, est accusé de « réception et sollicitation de dons, de moyens, dans le dessein de troubler l’ordre public et d’attenter à la sécurité de l’État ». Des accusations lourdes qui ont choqué une partie de la société civile et des défenseurs de la liberté d’expression.

Pour ses soutiens, dont Madiambal Diagne, cette arrestation symbolise un climat de plus en plus préoccupant pour les libertés démocratiques au Sénégal. « Emprisonner un journaliste ou un chroniqueur ne fait pas avancer la gouvernance, ni ne résout les urgences sociales », a rappelé un autre confrère, sous couvert d’anonymat.

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, la gestion des voix critiques suscite débat. Si beaucoup saluent la volonté de rupture affichée par le nouveau régime, d’autres s’inquiètent de certaines décisions perçues comme des atteintes à l’État de droit.

Affaire Badara Gadiaga : l’opposition dénonce un « abus de pouvoir » et un recul démocratique

Le député Abdou Mbow du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal fustige l’arrestation du chroniqueur et parle de « prise d’otage politique » orchestrée par le régime en place.

L’arrestation de Badara Gadiaga, ce lundi 14 juillet, continue de faire réagir dans la classe politique. Alors que le chroniqueur est désormais placé sous mandat de dépôt pour des accusations lourdes, le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire d’opposition Takku Wallu Sénégal, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer une dérive autoritaire.

Selon le parlementaire, il ne s’agit « ni plus ni moins que d’un abus de pouvoir » de la part des autorités actuelles. Il considère cette incarcération comme une nouvelle illustration de l’effritement de l’État de droit au Sénégal. « Ce placement sous mandat de dépôt est regrettable. C’est une preuve supplémentaire que le régime veut définitivement enterrer ce qui reste de notre démocratie », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour Abdou Mbow, Badara Gadiaga rejoint « la longue liste des otages politiques du régime », qu’il accuse d’avoir perdu toute légitimité aux yeux des Sénégalais comme de la communauté internationale. « Cette arrestation n’est rien d’autre qu’une prise d’otage organisée pour approfondir la tentative de musèlement de l’opinion. Une manière de faire qui doit être bannie de la République », a-t-il martelé.

Dans son intervention, le député a appelé à une mobilisation urgente des forces politiques, sociales et citoyennes pour faire face à ce qu’il qualifie de « basses manœuvres dignes d’une République bananière ». Une prise de position qui s’inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par une série d’interpellations et de critiques récurrentes contre la gestion des libertés publiques par le pouvoir en place.

Badara Gadiaga placé sous mandat de dépôt : une inculpation lourde aux allures de tournant politique

Le chroniqueur vedette de l’émission Jakaarlo, Badara Gadiaga, a été placé ce lundi 14 juillet sous mandat de dépôt après sa présentation au parquet. Mais ce que beaucoup pensaient n’être qu’un énième épisode de tension entre presse et pouvoir a pris une tournure nettement plus grave. Selon Me Oumar Youm, l’un de ses avocats, Gadiaga est désormais inculpé pour « réception et sollicitation de dons, de moyens, dans le dessein de troubler l’ordre public et d’attenter à la sécurité de l’État », une accusation d’une extrême gravité dans le droit pénal sénégalais.

L’inculpation évoquée fait référence à des dispositions du Code pénal qui visent spécifiquement la sécurité intérieure de l’État. Elle va bien au-delà des charges initiales — diffusion de fausses nouvelles, offense à une autorité publique ou atteinte aux bonnes mœurs — que la presse évoquait jusque-là. Cette requalification place le dossier de Badara Gadiaga dans une toute autre dimension juridique : celle des affaires considérées comme sensibles pour la stabilité nationale.

« Cette accusation suppose une volonté de déstabilisation politique, ce que rien dans le dossier ne démontre à ce stade », a réagi Me Oumar Youm lors d’un point de presse tenu devant le Palais de justice de Dakar. « Nous sommes clairement face à une tentative de criminalisation du discours public et de la liberté d’expression. »

En l’état, l’inculpation rend difficile tout espoir de liberté provisoire à court terme. En effet, contrairement aux délits de presse qui peuvent bénéficier de mesures alternatives à la détention, l’infraction reprochée à Gadiaga est classée parmi celles considérées comme des crimes contre la sûreté de l’État. Elle est passible de lourdes peines pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion. La défense craint ainsi une longue détention préventive sans jugement, scénario de plus en plus fréquent dans les affaires à caractère politique.

« Il y a un climat de durcissement judiciaire qui inquiète. On fait de la prévention pénale contre des voix critiques », a poursuivi Me Youm, accusant implicitement les autorités d’instrumentaliser la justice pour museler certains profils médiatiques devenus dérangeants.

La personnalité de Badara Gadiaga, son franc-parler, et sa réputation de critique acerbe de la classe politique — en particulier de la coalition au pouvoir — ont rapidement donné à cette affaire une dimension politique. Sur les réseaux sociaux, les appels à sa libération se multiplient. Une mobilisation citoyenne est en cours pour dénoncer ce que certains qualifient déjà de « procès politique déguisé ».

Des figures de la société civile et des membres de l’opposition ont exprimé leur indignation. Pour eux, cette inculpation est une menace directe à la liberté d’expression dans un pays qui se targue pourtant d’une tradition démocratique.

La suite de la procédure dépendra de l’enquête en cours et des éléments matériels que le parquet compte verser au dossier pour étayer une telle accusation. Mais une chose est certaine : en inculpant Badara Gadiaga pour atteinte à la sécurité de l’État, les autorités judiciaires placent cette affaire au cœur d’un débat national sur les libertés publiques et les limites de la parole critique dans l’espace médiatique sénégalais.

Badara Gadiaga déféré ce lundi : tensions et mobilisation autour du chroniqueur de TFM

Après plusieurs jours d’attente ponctués de retours de parquet, le chroniqueur Badara Gadiaga sera finalement déféré ce lundi 14 juillet devant le procureur. L’animateur de l’émission Jakaarlo, diffusée sur la TFM, est poursuivi pour discours contraire aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, en l’occurrence le Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon les informations du quotidien Les Échos, l’affaire, qui secoue le paysage médiatique et politique, pourrait donner lieu à une forte mobilisation populaire. En effet, plusieurs appels au soutien de Badara Gadiaga ont fleuri sur les réseaux sociaux. Amis, sympathisants et défenseurs de la liberté d’expression appellent à se rassembler pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation.

Le journaliste a été arrêté mercredi dernier par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la police nationale. À l’origine de son interpellation, une vive altercation sur le plateau de Jakaarlo avec le député de Pastef, Amadou Bâ. Durant l’émission, Gadiaga aurait tenu des propos jugés injurieux à l’encontre du chef du gouvernement. Dans le cadre de la même affaire, le député Amadou Bâ a également été convoqué et entendu par les enquêteurs, avant d’être relâché sans poursuite.

L’affaire soulève des questions sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace médiatique, surtout à l’ère des tensions politiques post-électorales. D’un côté, les partisans de Badara Gadiaga dénoncent une chasse aux sorcières ciblant les voix critiques du nouveau régime. De l’autre, certains observateurs pointent du doigt le manque de retenue et la virulence des débats dans certains médias.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°511 – 14/07/2025

🔴 « DIFFUSION DE FAUSSES INFORMATIONS MALVEILLANTES ET TENDANCIEUSES, NUISIBLES À L’IMAGE » : GSIE TECHNOLOGY BLANCHIT BADARA GADIAGA
🔴 RETOUR DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UNE UTOPIE, SELON BARTH’

🔴 MONDIAL DES CLUBS : CHELSEA, TROP GRAND POUR PARIS (3-0)
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL CADETS : YES DE KAOLACK BAT GUELWAARS DE FATICK

Soutien massif à Badara Gadiaga : une mobilisation citoyenne attendue ce lundi au Tribunal de Dakar

Un large élan de solidarité s’organise autour de Badara Gadiaga, chroniqueur à la TFM, convoqué au Tribunal de Dakar ce lundi 14 juillet à 10h. Depuis l’annonce de cette comparution, les réseaux sociaux vibrent au rythme des messages de soutien et des appels à la mobilisation.

Une affiche virale, relayée massivement, appelle les citoyens à se rassembler devant le tribunal pour dénoncer ce que les partisans de Gadiaga qualifient de « liquidation judiciaire » et de « tentative d’intimidation » orchestrée contre un journaliste connu pour ses prises de position critiques.

Cette convocation, émise par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), fait suite à des propos tenus par Gadiaga dans l’exercice de ses fonctions de chroniqueur. Si les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur les motifs précis de la convocation, plusieurs observateurs estiment qu’il s’agirait de ses récents commentaires jugés dérangeants pour le pouvoir en place.

Depuis plusieurs jours, politiques, activistes, journalistes et simples citoyens expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un acharnement ciblé. Pour beaucoup, la démarche vise à museler une voix indépendante dans un contexte où la liberté de la presse et d’expression est de plus en plus scrutée.

« C’est un signal inquiétant. Nous ne pouvons pas accepter que les journalistes soient traqués pour avoir fait leur travail », a déclaré un membre du collectif de soutien joint ce dimanche.

Cette convocation, jugée injuste par ses soutiens, pourrait donner lieu à un rassemblement significatif ce lundi matin devant le tribunal, dans une ambiance de tension mais aussi de détermination citoyenne.

Le cas de Badara Gadiaga s’inscrit dans une séquence plus large de relations tendues entre le pouvoir et certains acteurs médiatiques. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé à la vigilance et au respect des libertés fondamentales, dénonçant une tendance à criminaliser la parole publique critique.

Alors que le pays traverse une période politiquement sensible, l’issue de cette affaire pourrait peser lourd dans l’appréciation de l’état de droit au Sénégal. Badara Gadiaga bénéficie pour l’instant d’un fort soutien populaire, mais ses avocats, eux, dénoncent déjà des atteintes à ses droits élémentaires.

Le rendez-vous est donc pris pour ce 14 juillet à 10h, devant le Palais de justice de Dakar, où la foule annoncée entend faire entendre une voix : celle d’une opinion qui refuse la peur et qui réclame justice.

Tensions autour de la détention de Badara Gadiaga : ses avocats dénoncent une violation grave des droits fondamentaux

La situation du chroniqueur Badara Gadiaga, en garde à vue au commissariat central de Dakar, continue de susciter une vive inquiétude. Ce samedi 12 juillet, ses avocats ont dénoncé dans un communiqué une interdiction formelle d’entrer en contact avec leur client, évoquant une « situation alarmante » et une « violation grave des droits fondamentaux ».

Selon le collectif d’avocats constitué pour la défense de M. Gadiaga, des instructions strictes ont été données par les autorités policières afin d’empêcher tout accès au détenu, y compris celui de ses conseils. « Ce comportement rétrograde n’a pas sa place dans un État de droit », ont-ils fermement dénoncé.

Depuis vendredi soir, les avocats affirment être tenus dans une totale ignorance quant à l’état de santé de leur client et aux conditions de sa détention. Ils redoutent le pire et estiment que l’interdiction de visite constitue une triple violation : des droits de la défense, de la dignité humaine et du principe de la présomption d’innocence.

« Cette entrave manifeste à l’exercice de la profession d’avocat est une tentative de museler la défense. Elle ne saurait être tolérée dans une République démocratique », ont martelé les avocats, qui évoquent un précédent inquiétant pour l’indépendance de la justice et les garanties fondamentales.

Le collectif rappelle avec force que la défense est un droit essentiel, garanti à toutes les étapes de la procédure, et se dit déterminé à faire respecter les principes de l’État de droit. « La défense se fera sans concession face à toute tentative d’intimidation ou de marginalisation », préviennent-ils.

Alors que le dossier de Badara Gadiaga est attendu ce lundi devant le doyen des juges, les robes noires concluent leur déclaration par un engagement sans équivoque : « La défense sera toujours debout, pour tous ».

Badara Gadiaga privé de ses avocats : le collectif dénonce une « violation grave des droits de la défense »

La situation judiciaire de Badara Gadiaga, chroniqueur et figure médiatique sénégalaise, prend un tournant inquiétant. Ce samedi, ses avocats ont été empêchés de lui rendre visite au commissariat central de Dakar. Une décision qui suscite l’indignation du collectif en charge de sa défense.

Dans un communiqué urgent, les conseils de M. Gadiaga dénoncent une mesure qualifiée de rétrograde et indigne d’un État de droit. Selon eux, des instructions fermes ont été données par le Commissaire central afin d’interdire toute visite, y compris celles de ses propres avocats.

Depuis la soirée du vendredi 11 juillet, les avocats affirment n’avoir reçu aucune information sur les conditions de détention de leur client. Ils estiment que cette situation est alarmante et constitue une grave violation des droits de la défense, une atteinte intolérable à la dignité humaine et une méconnaissance manifeste de la présomption d’innocence.

« Cette entrave manifeste à l’exercice de notre métier est une tentative inacceptable de museler la Défense », fustige le collectif dans son communiqué.

Fermes dans leur position, les avocats de Badara Gadiaga rappellent que la défense de la dignité humaine, de la liberté et de la présomption d’innocence se fera sans concession, pour la sécurité des Sénégalais et de toutes les personnes vivant sur le territoire national. « La défense est absolue à toutes les étapes de la procédure. Elle sera toujours debout pour tous », concluent-ils.

Affaire Badara Gadiaga : Tahirou Sarr dénonce une « arrestation injuste » et interpelle le pouvoir sur les libertés

Lors d’un point de presse tenu ce samedi 12 juillet 2025, le député Tahirou Sarr, président du parti « Les Nationalistes », a vivement critiqué l’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga, qu’il qualifie de « mesure arbitraire » révélatrice d’un système répressif toujours en place, malgré l’alternance politique incarnée par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

« Le système n’a pas changé. On continue de faire taire les citoyens. Le cas de Badara Gadiaga en est l’exemple parfait. Il a été arrêté injustement. Aujourd’hui, je constate qu’il n’y a pas de procureur de rupture », a-t-il déclaré, pointant du doigt une continuité troublante dans les pratiques judiciaires et politiques, malgré les promesses de changement.

Dans une posture critique mais mesurée, Tahirou Sarr a également appelé Ousmane Sonko à adopter une démarche plus unificatrice dans sa gestion des tensions politiques et sociales. « Il devrait tenir un discours conciliateur et fédérateur, plutôt que de laisser s’installer les tiraillements », a-t-il insisté, en référence au climat de polarisation toujours perceptible dans l’espace public sénégalais.

L’interpellation du président de la République n’a pas été éludée. Le député a exhorté Bassirou Diomaye Faye à intervenir personnellement pour obtenir la libération du chroniqueur de la TFM, estimant que l’affaire aurait pu être réglée dans un cadre strictement médiatique ou politique. À ses yeux, « l’échange houleux » entre Badara Gadiaga et le député Amadou Ba (membre du Pastef) n’avait pas vocation à finir devant les tribunaux.

« Nous ne devons pas céder à la tentation de judiciariser tous les débats publics. La liberté d’expression reste un pilier de notre démocratie, et il est impératif de la protéger, y compris lorsqu’elle dérange », a martelé Tahirou Sarr, en clôture de son intervention.

Cette prise de position relance le débat sur l’équilibre entre responsabilité politique et liberté d’opinion dans un contexte post-électoral encore marqué par les crispations de la période pré-2024. Alors que le gouvernement se veut porteur d’une rupture démocratique, certains observateurs voient dans cette arrestation un signal contradictoire, voire préoccupant.

Le dossier de Badara Gadiaga, initialement centré sur des accusations de « discours contraires aux bonnes mœurs », s’est complexifié avec l’ajout de charges lourdes telles que la diffusion de fausses nouvelles et l’invocation de l’article 80 du Code pénal. Ses avocats dénoncent une cabale fondée sur une mauvaise interprétation de transactions financières, tandis que plusieurs voix, à l’image de celle de Tahirou Sarr, s’élèvent désormais pour contester la légitimité même de la procédure.

Affaire Badara Gadiaga : entre erreurs d’interprétation, nouvelles charges et soupçons de manipulation judiciaire

L’affaire impliquant le chroniqueur Badara Gadiaga connaît un tournant inattendu. Ce qui n’était au départ qu’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles, propos contraires aux bonnes mœurs et offense à une autorité assimilée au chef de l’État, s’est progressivement transformé en un dossier plus complexe, juridiquement plus lourd et politiquement plus sensible. L’introduction d’accusations basées sur l’article 80 alinéa 2 du Code pénal semble indiquer un changement radical de stratégie judiciaire, que ses avocats qualifient de manœuvre.

Lors de sa première garde à vue, Badara Gadiaga était uniquement poursuivi pour ses propos tenus dans l’espace public, considérés comme allant à l’encontre des bonnes mœurs. Mais à sa présentation devant le procureur, de nouvelles charges ont été ajoutées : diffusion de fausses nouvelles, offense envers une autorité investie de prérogatives présidentielles et surtout, une accusation plus grave fondée sur l’article 80 alinéa 2 du Code pénal. Cet article vise spécifiquement toute personne ayant reçu ou accepté des dons ou avantages dans le but de mener une propagande susceptible de troubler l’ordre public, de jeter le discrédit sur les institutions ou d’inciter les citoyens à enfreindre les lois. La peine encourue est particulièrement lourde, allant de un à cinq ans de prison, accompagnée d’une amende pouvant dépasser la valeur des avantages perçus.

Pour la défense, ce glissement juridique n’est pas anodin. Les avocats de Badara Gadiaga dénoncent une stratégie visant à invoquer l’article 139 du Code de procédure pénale, qui impose le mandat de dépôt lorsque l’infraction relève des articles 56 à 100 du Code pénal. En qualifiant les faits sous l’article 80, les autorités judiciaires placeraient donc le juge dans l’obligation de décerner un mandat de dépôt, ôtant toute marge d’appréciation à ce dernier. Cette évolution est interprétée comme une tentative claire de mise sous pression judiciaire.

Le cœur de cette nouvelle accusation repose sur l’interprétation d’une série de transactions financières opérées par Badara Gadiaga via Orange Money. Les enquêteurs affirment que des transferts d’argent depuis une entité appelée « GSIE » vers le compte mobile de Gadiaga pourraient constituer la preuve de financements occultes. Dans le dossier à charge, il est ainsi avancé que Badara Gadiaga aurait transféré depuis le compte bancaire de « sa société GSIE », logé à la Banque Atlantique, des montants cumulés à hauteur de 9 millions de francs CFA entre début mai et fin juin. Cette affirmation a été fermement réfutée par ses avocats.

Ces derniers précisent que leur client a obtenu un prêt bancaire auprès de l’Acep, et que les montants transférés vers son compte mobile via la fonctionnalité BANK TO WALLET proviennent directement de ce financement. L’entité GSIE mentionnée dans les traces des transactions n’a, en réalité, aucun lien avec Badara Gadiaga en tant que propriétaire ou gestionnaire. Il s’agit en fait de GSIE Technology, une fintech sénégalaise fondée en 1996 par Antoine Ngom, spécialisée dans l’interconnexion de services financiers. GSIE agit comme un prestataire technique, permettant aux institutions financières et aux opérateurs mobiles de proposer des services de transfert, de banque mobile ou de paiement numérique. L’entreprise gère des opérations entre banques comme l’Acep et des services comme Orange Money, facilitant les flux entre comptes bancaires et portefeuilles électroniques.

C’est donc une confusion majeure, voire une incompréhension technique manifeste, qui aurait conduit les enquêteurs à croire que GSIE était une société écran de Gadiaga, utilisée pour financer des campagnes de déstabilisation politique. Une méprise qui aurait suffi à justifier l’activation de l’article 80, avec toutes les implications judiciaires qui en découlent.

Depuis l’apparition de cette nouvelle charge, plusieurs messages visant à discréditer Badara Gadiaga ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Des expressions comme « le compte Orange Money de Gadiaga va parler » laissent entendre qu’une bombe financière serait dissimulée derrière ces transactions. Mais pour ses avocats, il ne s’agit là que de manipulation grossière et d’intoxication médiatique. Le compte mobile de leur client, affirment-ils, n’a rien à révéler d’incriminant.

Cette affaire soulève ainsi de nombreuses questions. Le glissement d’une simple infraction d’opinion vers des délits politiques graves révèle-t-il un durcissement délibéré des autorités à l’encontre des voix critiques ? La justice s’appuie-t-elle sur des preuves solides ou sur des constructions bancales reposant sur des erreurs d’interprétation technique ? Et surtout, jusqu’où ira cette affaire dans un contexte national où les tensions politiques rendent chaque procédure judiciaire particulièrement sensible ?

Dans l’état actuel du dossier, la défense de Badara Gadiaga s’emploie à démontrer qu’aucune infraction ne peut être légalement retenue à partir d’un prêt bancaire dûment contracté et de simples opérations interbancaires mal comprises. Reste à voir si cette argumentation suffira à faire échec au mandat de dépôt exigé par le ministère public, ou si la logique politique l’emportera sur le droit.

GSIE TECHNOLOGY dément tout lien avec Badara Gadiaga et dénonce des accusations « malveillantes »

L’entreprise sénégalaise GSIE TECHNOLOGY a publié, ce samedi 12 juillet 2025, un communiqué formel démentant tout lien avec le chroniqueur Badara Gadiaga.

Depuis quelques heures, des informations circulaient en ligne laissant entendre que la société de services numériques entretiendrait des relations avec M. Gadiaga, récemment placé sous le coup de poursuites judiciaires. Des allégations qualifiées de « totalement infondées » par l’entreprise.

GSIE TECHNOLOGY rappelle qu’elle agit exclusivement comme prestataire technique au profit des institutions de microfinance (IMF), des banques et des établissements de monnaie électronique, en fournissant une plateforme numérique visant à favoriser l’inclusion financière dans l’espace UEMOA et au-delà.

Dans sa mise au point, la société précise qu’elle :

– n’entretient aucune relation commerciale ou autre avec M. Badara Gadiaga ;

– ne détient aucun compte au nom de ce dernier ni de clients extérieurs au cadre strict de ses partenariats institutionnels ;

– exerce depuis près de trois décennies dans le secteur numérique sous la direction de son fondateur, M. Antoine Ngom, également président du regroupement du secteur privé du numérique de l’UEMOA.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la diffusion de fausses informations, malveillantes et tendancieuses, nuisibles à l’image de notre entreprise, de ses dirigeants, de ses partenaires et de ses clients », avertit GSIE TECHNOLOGY, qui se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations.

Affaire Badara Gadiaga : D’une simple accusation morale à un dossier tentaculaire

L’affaire visant le chroniqueur Badara Gadiaga, initialement poursuivi pour « discours contraires aux bonnes mœurs », prend une tournure judiciaire inattendue. En quelques jours, l’information judiciaire s’est considérablement complexifiée par l’ajout de nouvelles accusations que la défense qualifie de « manœuvre destinée à forcer un mandat de dépôt ».

Lors de sa première garde à vue, Badara Gadiaga n’était retenu que pour des propos jugés attentatoires à la morale. Mais lors de sa présentation au parquet, le dossier s’est enrichi de plusieurs chefs d’inculpation : diffusion de fausses nouvelles, offense à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État, et surtout l’invocation de l’article 80 alinéa 2 du Code pénal.
Cet article prévoit de lourdes sanctions — allant d’un à cinq ans de prison — contre quiconque reçoit ou sollicite des fonds pour se livrer à une propagande de nature à compromettre la sécurité publique ou à jeter le discrédit sur les institutions.
Pour les avocats du chroniqueur, cette nouvelle incrimination n’est pas anodine. Selon eux, elle vise à faire entrer le dossier dans le champ d’application de l’article 139 du Code de procédure pénale, qui rend obligatoire le mandat de dépôt pour les délits visés entre les articles 56 et 100 du Code pénal. « C’est un glissement de qualification destiné à contraindre le juge à l’emprisonner », dénoncent-ils.
En toile de fond, une confusion autour de transactions électroniques est au cœur de ce retournement. Les enquêteurs ont en effet pointé des mouvements d’argent effectués via la société « GSIE ». Des extraits bancaires mentionnant des flux de plusieurs millions de francs CFA ont alimenté le soupçon de financement occulte ou de blanchiment.
Or, selon la défense, cette interprétation relève d’une incompréhension grossière du fonctionnement des services de monnaie électronique au Sénégal. GSIE Technology, créée en 1996 par Antoine Ngom, est un prestataire technique qui fait l’interconnexion entre banques et plateformes de paiement comme Orange Money ou Wave. Concrètement, lorsqu’un client effectue un transfert « BANK TO WALLET » depuis son compte bancaire vers son portefeuille mobile, GSIE apparaît mécaniquement comme opérateur technique du mouvement.
En l’espèce, Badara Gadiaga est titulaire d’un compte à l’Acep, partenaire de GSIE. Le chroniqueur, bénéficiaire d’un prêt bancaire, a simplement transféré ses propres fonds vers son compte Orange Money. Ses conseils affirment qu’il ne s’agit pas de ressources occultes, mais d’un prêt personnel parfaitement tracé.
L’accusation selon laquelle il aurait « transféré depuis le compte bancaire de sa société GSIE, logé à la Banque Atlantique, des montants cumulés de 9 millions » est donc, selon les avocats, sans fondement : « Badara Gadiaga n’a aucun lien de propriété ou de gestion avec GSIE Technology. Les enquêteurs ont pris la plateforme d’intermédiation pour une société écran », martèle la défense.
Ce qu’elle présente comme une « erreur de lecture » a pourtant suffi à renforcer les soupçons de propagande subventionnée et à alourdir les chefs d’accusation. Depuis, plusieurs rumeurs ont été alimentées sur les réseaux sociaux, certains affirmant que « le compte Orange Money de Gadiaga va parler ». Ses conseils dénoncent une « intoxication médiatique » et rappellent que l’origine des fonds est parfaitement justifiable et n’a rien d’illégal.
Si le juge suit le réquisitoire du parquet, la procédure pourrait déboucher sur un mandat de dépôt automatique. Ce scénario interroge sur les motivations réelles qui entourent cette affaire et sur la célérité avec laquelle l’information judiciaire a évolué. Pour l’heure, la défense se prépare à contester vigoureusement la qualification pénale retenue, qu’elle estime juridiquement fragile et matériellement infondée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°510 – 12 ET 13/07/2025

🔴 RETOUR DE PARQUET : BADARA GADIAGA, CHARGÉ À TOUT PRIX ?
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🔴 LUTTE / APRÈS LE COUP DONNÉ À ZARKO : SA THIÈS SANCTIONNÉ
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Affaire Badara Gadiaga : Khalifa Sall dénonce une « fracture dans le socle du droit » et exige sa libération

Le président du Mouvement Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, est monté au créneau pour condamner la détention prolongée du chroniqueur Badara Gadiaga, interpellé mercredi dernier puis placé en garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité. Dans un texte ferme, l’ancien maire de Dakar a exprimé son soutien total au journaliste et dénoncé ce qu’il considère comme une dérive liberticide du pouvoir en place.

Pour Khalifa Sall, l’arrestation de Badara Gadiaga constitue bien plus qu’un simple fait divers judiciaire. Selon lui, il s’agit d’une attaque frontale contre les principes essentiels de la République et de la démocratie sénégalaise. « Sa détention n’est pas une simple injustice, c’est une fracture dans le socle du droit », a-t-il écrit, soulignant qu’un État qui redoute les mots et les opinions différentes se place de lui-même dans une position de faiblesse. « Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité. Et la vérité ne s’enferme pas », a-t-il ajouté.

Le leader socialiste a également insisté sur la portée symbolique de cette mesure qu’il assimile à une volonté de museler la liberté d’expression et d’installer la peur chez tous ceux qui osent critiquer l’action publique. « Museler les voix, c’est étouffer la justice. C’est aussi faire de l’État de droit une façade trompeuse », a-t-il prévenu, invitant les autorités à revenir à la raison et à cesser toute politique d’intimidation.

Khalifa Sall a finalement lancé un appel pressant pour que Badara Gadiaga recouvre immédiatement sa liberté, au même titre que tous les prisonniers d’opinion actuellement détenus. Il a exhorté le pouvoir à garantir le respect strict des droits fondamentaux, rappelant qu’aucune démocratie digne de ce nom ne peut se construire sur la répression et le silence imposé.

Tribunal de Dakar : Badara Gadiaga bénéficie d’un retour de parquet

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, a bénéficié d’un retour de parquet après la présentation de son dossier au tribunal de Dakar. Son dossier a été transmis au doyen des juges pour instruction, signe que la procédure judiciaire se poursuit.

Initialement poursuivi pour « propos contraires aux bonnes mœurs » tenus lors de l’émission Jakaarlo Bi, Badara Gadiaga fait désormais face à de nouvelles charges. Selon des sources judiciaires, il est également visé pour « diffusion de fausses nouvelles » et « offense à une personne qui exerce une partie des prérogatives du chef de l’État ».

L’affaire, qui suscite une vive attention médiatique et une vague de réactions sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la liberté d’expression et les limites de la critique publique au Sénégal. De nombreuses voix, issues de la société civile et du monde politique, continuent d’appeler à la libération du chroniqueur et dénoncent une « criminalisation de l’opinion ».

Affaire Badara Gadiaga : le chroniqueur de la TFM bénéficie d’un retour de parquet

Le journaliste et chroniqueur Badara Gadiaga, figure bien connue de l’émission “Jakaarlo Bi” sur la Télévision Futurs Médias (TFM), a bénéficié ce jeudi 11 juillet d’un retour de parquet après sa présentation devant le procureur. Son dossier a été transféré au doyen des juges en vue d’une ouverture d’information judiciaire, signe que l’affaire prend une tournure judiciaire plus complexe.

Initialement poursuivi pour « propos contraires aux bonnes mœurs », à la suite de ses déclarations polémiques lors d’une récente diffusion de l’émission “Jakaarlo Bi”, Gadiaga a vu les accusations pesant sur lui s’alourdir au fil des heures. Le parquet lui reproche désormais également la « diffusion de fausses nouvelles » ainsi que l’« offense à une personne qui exerce une partie des prérogatives du chef de l’État », en référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

Ces nouvelles charges renforcent la gravité de l’affaire, qui dépasse désormais le simple cadre de la liberté d’expression dans un débat télévisé, pour s’inscrire dans une logique de protection de l’ordre public et des institutions, selon l’argumentaire du ministère public.

L’interpellation de Badara Gadiaga, survenue en début de semaine, a immédiatement suscité de vives réactions dans l’opinion publique. Plusieurs acteurs de la société civile, des confrères journalistes ainsi que des leaders politiques – notamment Khalifa Sall, le parti Rewmi et d’autres figures de l’opposition – ont dénoncé une atteinte grave à la liberté d’expression et de presse. Pour eux, l’arrestation du chroniqueur s’apparente à une tentative d’intimidation à l’égard des voix critiques.

Du côté du pouvoir, certains responsables estiment au contraire que les propos de Gadiaga ont franchi les limites acceptables dans un État de droit, notamment en portant atteinte à l’image des institutions républicaines.

Le retour de parquet signifie que le procureur ne s’est pas encore prononcé sur un éventuel mandat de dépôt, préférant transmettre le dossier au juge d’instruction. Ce dernier décidera des suites judiciaires à donner : mise en examen, liberté provisoire ou détention préventive.

Tribunal de Dakar : Badara Gadiaga présenté au procureur après sa garde à vue prolongée

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, placé en garde à vue depuis mercredi 9 juillet 2025, se trouve actuellement à la cave du tribunal de Dakar, ont confirmé des sources proches du dossier. Il devrait être présenté au procureur dans les prochaines heures.

Initialement convoqué par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC) pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs lors de l’émission Jakaarlo Bi, Badara Gadiaga a vu sa garde à vue prolongée, une décision qui suscite une vague d’indignation.

Depuis son arrestation, plusieurs personnalités publiques, acteurs politiques et figures de la société civile ont exprimé leur solidarité avec le chroniqueur. Des rassemblements spontanés ont eu lieu devant les locaux de la DSC et aux abords du tribunal de Dakar, les manifestants réclamant le respect de la liberté d’expression et la fin des intimidations contre les journalistes et chroniqueurs.

Sénégal – Arrestation de Badara Gadiaga : le parti Rewmi dénonce une dérive autoritaire et réclame sa libération immédiate

L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga continue d’alimenter un vif débat national, tant elle cristallise les tensions autour des questions de liberté d’expression au Sénégal. Depuis sa garde à vue survenue avant-hier, les réactions fusent de toutes parts, notamment dans les milieux politiques, les cercles de la société civile et parmi les défenseurs des droits humains.

Parmi les premières voix à dénoncer cette arrestation, celle du parti Rewmi, dirigé par l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental, Idrissa Seck. Dans un communiqué publié ce jeudi, la formation politique n’a pas mâché ses mots, fustigeant ce qu’elle considère comme une “atteinte grave à la liberté d’expression”.

« Le parti Rewmi constate une récurrence des atteintes aux libertés publiques, dont la dernière en date est la convocation de Badara Gadiaga. Nous condamnons cette attitude des nouvelles autorités et demandons sa libération sans délai », peut-on lire dans le communiqué.

Rewmi s’inquiète d’un climat politique de plus en plus tendu, où les voix critiques feraient l’objet d’un harcèlement judiciaire. Selon le parti, cette dynamique fragilise les fondements d’un débat démocratique sain et pluraliste.

En apportant son soutien total à Badara Gadiaga, le parti étend également sa solidarité à toutes les personnes poursuivies ou détenues pour avoir exprimé des opinions dissidentes. Cette posture traduit, selon Rewmi, une volonté de préserver l’espace civique et de prévenir toute dérive autoritaire, même sous un régime issu d’un changement démocratique récent.

La mise en cause de Badara Gadiaga fait suite à des propos tenus dans l’émission Jakaarlo, diffusée sur la TFM. Bien que les autorités n’aient pas encore officiellement communiqué sur les motifs exacts de sa garde à vue, de nombreux observateurs estiment qu’il s’agit là d’une tentative d’intimidation, destinée à restreindre la parole publique.

Des organisations de la société civile, des journalistes et des acteurs politiques, comme Khalifa Sall et Pape Djibril Fall, ont eux aussi élevé la voix contre cette détention, parlant de “menace contre les droits fondamentaux”.

Dans son communiqué, le parti Rewmi appelle les Sénégalais à “rester vigilants face à toute tentative de remise en cause des acquis démocratiques obtenus de haute lutte”. Il exhorte également le gouvernement à faire preuve de retenue et à respecter scrupuleusement les principes de l’État de droit.

Khalifa Sall dénonce la détention de Badara Gadiaga : « Une fracture dans le socle du droit »

Le président du mouvement Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, est monté au créneau pour dénoncer avec vigueur la détention prolongée du chroniqueur Badara Gadiaga, interpellé mercredi dernier. Dans une déclaration ferme, l’ancien maire de Dakar a exprimé son soutien sans réserve au journaliste, pointant du doigt une atteinte grave aux libertés fondamentales.

« Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité. Et la vérité ne s’enferme pas », a écrit Khalifa Sall dans un texte diffusé ce jeudi.

Pour le leader socialiste, la mise en garde à vue de Badara Gadiaga dépasse le simple cadre judiciaire. Elle révèle, selon lui, une dérive inquiétante du pouvoir en place qui, au lieu de garantir les droits, chercherait à museler les voix dissidentes.

« Ce n’est pas une simple injustice, mais une fracture dans le socle du droit », a-t-il martelé, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Khalifa Sall s’inscrit ainsi dans la lignée de nombreux acteurs politiques, membres de la société civile et journalistes, qui ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du régime. L’ancien député appelle à un respect strict des droits des personnes arrêtées, y compris ceux qu’il qualifie de prisonniers d’opinion.

« Museler les voix, c’est étouffer la justice. C’est aussi faire de l’État de droit une façade trompeuse », a-t-il ajouté.

En conclusion, Khalifa Sall exige la libération immédiate de Badara Gadiaga ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions. Il appelle à un sursaut démocratique et à la restauration d’un climat de dialogue et de liberté, sans lequel, selon lui, aucune démocratie ne peut survivre.

Pape Djibril Fall dénonce la garde à vue de Badara Gadiaga : « Ce n’est pas une démocratie, c’est une dérive autoritaire »

Le député Pape Djibril Fall a, une nouvelle fois, exprimé son soutien indéfectible au chroniqueur Badara Gadiaga, toujours retenu en garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité. Ce jeudi, il s’est rendu devant les locaux de ladite division, renouvelant une présence déjà remarquée la veille. L’élu a vigoureusement dénoncé une arrestation qu’il juge injustifiée et profondément alarmante pour l’état de la démocratie au Sénégal.

« Ce qui se passe aujourd’hui ridiculise l’État du Sénégal. Cela ridiculise Ousmane Sonko, son camp, et son clan », a-t-il lancé devant la presse. Selon lui, le placement en garde à vue de Badara Gadiaga pour avoir interprété une décision de justice en langue nationale est non seulement disproportionné, mais surtout révélateur d’une dérive institutionnelle.

Pour Pape Djibril Fall, l’affaire dépasse de loin le cadre judiciaire. « Ce n’est pas une démocratie, c’est anticonstitutionnel. On n’acceptera pas qu’on fasse du Sénégal une dictature », a-t-il affirmé avec gravité, pointant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Il accuse notamment le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, d’agir sous les ordres du pouvoir exécutif, évoquant une perte d’indépendance de l’appareil judiciaire : « On lui donne des ordres, il exécute. »

Dans une déclaration forte, le député a également salué la posture de Badara Gadiaga, qu’il décrit comme un homme digne et déterminé : « Il est très serein, c’est un combattant. Sa culture politique, son parcours, ses efforts pour ce pays dépassent largement ceux de Sonko. »

Pape Djibril Fall appelle enfin à un recentrage du débat national sur les vraies urgences du moment : l’emploi, la stabilité économique et le respect des droits fondamentaux. Il déplore que, pendant que des milliers de Sénégalais perdent leur travail, le pouvoir semble plus préoccupé par des règlements de comptes politiques que par la gestion des crises sociales.

Affaire Gadiaga : La Nouvelle Responsabilité dénonce une atteinte à la liberté d’expression

Le mouvement politique s’indigne de la garde à vue du chroniqueur et appelle à la défense des libertés publiques.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le mouvement La Nouvelle Responsabilité a vivement réagi à la garde à vue de Badara Gadiaga, chroniqueur à l’émission Jakaarlo, interpellé par la Division spéciale de la cybercriminalité pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs.

« La garde à vue de M. Gadiaga, à la suite de son audition par la Division Spéciale de la cybercriminalité, est une atteinte préoccupante à la liberté d’expression. Badara Gadiaga n’a fait qu’exercer un droit fondamental : celui de s’exprimer », déclare le mouvement dans sa note.

Se joignant à de nombreuses voix au sein de l’opposition, La Nouvelle Responsabilité condamne ce qu’elle qualifie de dérive liberticide et appelle à une mobilisation pour la sauvegarde des droits fondamentaux. « Dans une démocratie, aucune voix ne doit être muselée. Nous refusons la banalisation de l’intimidation contre les esprits libres et restons mobilisés pour défendre les libertés publiques. »

Enfin, le mouvement conclut sa déclaration en exprimant sa solidarité à l’endroit du chroniqueur ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions : « Tout notre soutien à Badara Gadiaga et à tous les autres détenus. La liberté ne se négocie pas. »

Dernière minute – Nouvelle audition de Badara Gadiaga : des questions sur ses sources de revenus

Auditionné de nouveau ce jeudi par les enquêteurs, le chroniqueur Badara Gadiaga a été interrogé sur l’origine de ses ressources financières et l’existence présumée de sociétés à son nom, selon une source proche du dossier contactée par Le Dakarois.

L’audition, jugée tendue, a tourné court : Gadiaga aurait opposé un refus catégorique de répondre, en déclarant qu’il avait déjà signé son procès-verbal lors de sa précédente garde à vue.

Cette nouvelle convocation s’inscrit dans un contexte marqué par une vague d’interpellations d’activistes, journalistes et influenceurs, sur fond de tensions entre liberté d’expression et contrôle de l’espace public numérique.

Arrestation de Badara Gadiaga : le Parti Rewmi dénonce une dérive et exige sa libération immédiate

L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga continue de provoquer une vague d’indignation au Sénégal. Depuis son placement en garde à vue mercredi, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’atteinte à la liberté d’expression. Parmi elles, le Parti Rewmi est monté au créneau pour condamner fermement la démarche du pouvoir.

Dans un communiqué rendu public, la formation dirigée par Idrissa Seck déplore une « récurrence des atteintes aux libertés publiques » depuis l’installation des nouvelles autorités. Selon Rewmi, la convocation de Badara Gadiaga illustre une volonté manifeste de restreindre la parole libre et critique, pourtant garantie par la Constitution.

Le parti exige la libération sans délai du chroniqueur de la TFM et affirme lui apporter « son soutien total », ainsi qu’à toutes les personnes poursuivies ou détenues pour avoir exprimé leurs opinions. Pour Rewmi, le respect du droit fondamental à la liberté d’expression constitue un socle incontournable de la démocratie sénégalaise, que nul pouvoir ne saurait ébranler.

Alors que l’affaire prend une dimension nationale, le Parti Rewmi appelle les autorités à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue, plutôt que l’instrumentalisation de la justice pour museler les voix discordantes.

DSC : La garde à vue de Badara Gadiaga prolongée après une nouvelle audition

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, reste en détention. Sa garde à vue a été prolongée ce jeudi par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), où il a fait face à une deuxième audition dans la matinée.

Placé en garde à vue depuis mercredi, le journaliste est poursuivi pour « discours contraire aux bonnes mœurs ». L’affaire fait suite à un échange tendu avec le député Amadou Bâ, membre de Pastef, sur le plateau de l’émission « Jakaarlo Bi ».

Cette décision continue de susciter de nombreuses réactions dans le paysage politique et médiatique, certains y voyant une tentative d’intimidation et un précédent dangereux pour la liberté d’expression.

L’avenir judiciaire de Badara Gadiaga reste pour l’heure incertain, en attendant les suites que donnera le parquet à cette procédure.

Badara Gadiaga après sa garde à vue : « Je préfère cent ans de prison à une seconde de liberté sans honneur ni dignité »

Le chroniqueur Badara Gadiaga a livré ses premiers mots après son interpellation et sa garde à vue au commissariat central de Dakar. Convoqué la veille par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), il a tenu à remercier publiquement tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur.

« Grand merci à tous mes soutiens, aux démocrates de ce pays épris de justice qui m’accompagnent de près ou de loin », a-t-il écrit sur sa page Facebook officielle. Son message est empreint de gratitude mais également de fermeté face aux accusations qui le visent.

Badara Gadiaga a salué le courage et le professionnalisme de ses avocats, qu’il décrit comme « restés debout malgré les dures conditions d’exercice de leur mission d’assistance et sacerdotale ». Il leur a exprimé toute sa reconnaissance pour leur présence constante à ses côtés.

Se voulant rassurant, le chroniqueur a précisé qu’il se portait bien malgré l’épreuve. « Je vais super bien par la grâce du Tout Puissant et je vis cette injustice avec fierté et dignité », a-t-il affirmé. Il a conclu en martelant sa détermination : « Je préfère cent ans de prison à une seconde de liberté sans honneur ni dignité. Je préférerais mourir debout ! »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°508 – 10/07/2025

🔴 DE NOMBREUX SYMPATHISANTS, ACTEURS POLITIQUES ET MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEVANT LA DSC : BADARA GADIAGA ASSOMME LES « 4000 CADRES »
🔴 CLIMAT PROPICE POUR LES INVESTISSEMENTS AMÉRICAINS : DIOMAYE SÉDUIT TRUMP

🔴 COUPE DE LA LIGUE : WALLY DAAN S’OFFRE UNE FINALE CONTRE L’AS PIKINE
🔴 CAN FÉMININE 2024 / PORTÉES PAR NGUÉNAR NDIAYE : LES « LIONNES » S’INCLINENT FACE À LA ZAMBIE

Le chroniqueur Badara Gadiaga placé en garde à vue par la Cybercriminalité

La Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC) a procédé, dans la soirée de ce mercredi 10 juillet, à l’interpellation du chroniqueur Badara Gadiaga. Il a été placé en garde à vue, une mesure qui lui a été officiellement notifiée au motif de « discours contraires aux bonnes mœurs », selon des sources proches du dossier.

Bien connu sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision pour ses prises de position tranchées, Gadiaga est accusé d’avoir tenu des propos jugés offensants ou inappropriés au regard de la loi sénégalaise et des normes sociales. Les autorités n’ont pour l’instant pas précisé la nature exacte des contenus incriminés, mais l’affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace numérique.

Selon nos informations, les enquêteurs de la DSC ont été saisis à la suite de plusieurs signalements, probablement en lien avec des publications récentes de l’intéressé. Après son audition, le chroniqueur pourrait être présenté au procureur dans les prochaines heures, si le parquet décide de donner une suite judiciaire à cette affaire.

Cette arrestation intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux dérives sur Internet, où les influenceurs, activistes et chroniqueurs sont régulièrement rappelés à l’ordre lorsqu’ils franchissent certaines lignes rouges fixées par la législation, notamment en matière de respect des bonnes mœurs, de diffamation ou d’incitation à la haine.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Tandis que certains internautes dénoncent une nouvelle atteinte à la liberté d’opinion, d’autres estiment qu’il est nécessaire de fixer des limites claires dans les discours publics, surtout lorsqu’ils peuvent heurter la sensibilité collective.

AFFAIRE BADARA GADIAGA : l’Alliance Sauver le Sénégal parle au régime Pastef et interpelle le tandem Diomaye /Sonko

Vous avez des obligations de résultats. L’enjeu est ailleurs !

Relativement au débat public en chute libre , il convient de souligner que si la majorité au pouvoir peut envoyer à l’Assemblee Nationale des députés analphabètes pour: représenter le peuple sénégalais, voter des lois, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques, elle ne devrait pas souffrir de chroniqueurs qui , fussent -ils non brevetés, ont fini de convaincre de leur capacité d’analyse et de synthèse ?

Aujourd’hui l’urgence est ailleurs ! Elle devrait étre centrée sur les préoccupations majeures des sénégalais. ⁠
-Travaillez à mettre la nourriture dans le ventre de nos compatriotes plutôt que la peur au ventre…
-Retournez au projet er aux engagements de rupture( don de soi à la patrie, bonne gouvernance , l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, la maîtrise de la dette,l’indépendance de la justice……,); engagements ,qui. honorés , peuvent sans doute développer notre pays.

Le sacerdoce c’est de mobiliser les sénégalais,toutes les énergies,chacune à son niveau de compétences, autour des défis à relever: l’économie, la souveraineté alimentaire, la sécurité, la défense de nos frontières face à la menace terroriste……
Le temps ne nous attend.
La durée du mandat et l’intransigeance du peuple à sauvegarder les acquis démocratiques conquis de hautes luttes n’est pas favorable à une tentative de transformation de notre Démocratie en Autocratie

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°507 – 09/07/2025

🔴 CONVOCATION DE BADARA GADIAGA APRÈS LA COLÈRE « PASTÉFIENNE » SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : DU DÉJÀ-VU
🔴 CRITIQUES CONTRE LES MAGISTRATS : GUEUM SA BOPP RÉCLAME LA TÊTE DE SONKO

🔴 FSF / BRUITS DE COULOIRS : À QUI PROFITE LE REPORT ? (Par Alioune Fall)
🔴 LSFP : LE JARAAF PIÉGÉ PAR L’AS CAMBÉRÈNE

Affaire Badara Gadiaga : Thierno Bocoum dénonce une « volonté de faire taire les voix discordantes »

L’affaire Badara Gadiaga continue d’alimenter une vive polémique sur la liberté d’expression au Sénégal. Cette fois, c’est Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR et ancien député, qui a pris la parole pour fustiger ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.

Dans une déclaration sans détour, Thierno Bocoum a estimé qu’au lieu de convoquer le chroniqueur Badara Gadiaga, la justice devrait plutôt interroger le juriste de Pastef qui, selon lui, a introduit l’élément le plus offensant dans cette affaire : une interprétation de la condamnation d’Ousmane Sonko pour corruption de la jeunesse assimilant le dossier à une « relation entre un client et une prostituée ».

Pour Thierno Bocoum, ni le juge dans son verdict, ni l’article 324 du Code pénal sénégalais ne contiennent une telle qualification. « Cette interprétation offensante, venue de l’intérieur, a porté atteinte à la dignité de leur propre leader. C’est bien de là que vient le scandale, pas de ceux qui l’ont rapportée », a-t-il tranché.

Il estime que la convocation de Badara Gadiaga n’est qu’un nouvel épisode d’une stratégie assumée de répression contre les voix critiques : « Convoquer Badara aujourd’hui, c’est simplement chercher à faire taire une voix dissidente, comme on l’a fait hier avec tant d’autres et aujourd’hui avec Madiambal Diagne. »

L’opposant ne mâche pas ses mots pour qualifier l’attitude du pouvoir : « Une volonté manifeste d’effacer toute voix discordante est totalement assumée. Ce régime est dangereux non seulement par son incompétence mais aussi par sa méchanceté et son irresponsabilité flagrante. »

Thierno Bocoum affirme que cette escalade ne laisse plus d’autre option que de résister. « Ils ne nous laissent aucun autre choix que de leur faire face », a-t-il averti, avant de conclure sur un message de détermination : « Le Sénégal ne deviendra pas une dictature. Ce pays restera une démocratie. »

Dans ce climat tendu où convocations et poursuites judiciaires se multiplient contre des journalistes et chroniqueurs, ces propos viennent conforter les inquiétudes croissantes sur l’avenir des libertés publiques au Sénégal.

Alioune Tine sur l’affaire Badara Gadiaga : « Ce n’est ni au procureur ni à la cybercriminalité de faire la police des idées »

Le fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, Alioune Tine, a réagi avec gravité à la polémique qui enfle autour de la convocation et de la possible arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il a mis en garde contre la tentation de la répression et rappelé que « ni la cybercriminalité, ni le procureur n’ont vocation à faire la police des idées dans une démocratie ».

Selon lui, le Sénégal, dont le modèle démocratique est cité en exemple sur le continent africain, ne doit pas céder à la dérive autoritaire. Il souligne que le pluralisme politique et la liberté d’expression impliquent nécessairement des confrontations verbales, parfois vives, qui relèvent du débat démocratique et non du champ judiciaire.

« Les partisans du Premier ministre Ousmane Sonko qui poussent le procureur à arrêter, détenir et emprisonner Badara Gadiaga et les chroniqueurs qui critiquent le régime ne lui rendent pas service », a averti Alioune Tine. « Ils ne rendent pas service au Sénégal dont le modèle démocratique suscite l’intérêt partout sur le continent et dans le monde. »

L’analyste rappelle que les « joutes verbales, les polémiques et les confrontations » sont consubstantielles à la vie démocratique et que c’est aux citoyens et aux téléspectateurs d’arbitrer ces débats, non à la justice pénale.

Il a pris l’exemple de l’émission « Jakaarlo », qualifiée de véritable arène politique, qui attire l’attention des Sénégalais comme un grand combat de lutte. « Quand on va dans une émission comme Jakaarlo, on sait à l’avance à quoi s’en tenir. Cela suscite autant d’intérêt que la confrontation entre Eumeu Sène et Balla Gaye, avec la même polarisation et presque la même attitude des supporters », a-t-il observé.

Alioune Tine met également en garde contre l’effet pervers de la criminalisation des opinions, qui contribue à transformer ceux qui en sont victimes en figures héroïques. « Envoyer Badara Gadiaga en prison, c’est le soumettre à une épreuve politique qualifiante qui va en faire un héros », estime-t-il. Il rappelle que c’est exactement ce mécanisme qui a renforcé la popularité d’Ousmane Sonko : « Sa résistance farouche à la liquidation politique a fait de lui le héros politique adulé par les jeunes. »

Plus largement, Alioune Tine a souligné la fragilité du contexte national et international, marqué par des « mutations civilisationnelles disruptives » qui rendent la société sénégalaise particulièrement vulnérable aux tensions.

Il appelle toutes les parties prenantes, responsables politiques et citoyens, à faire preuve de retenue et à calmer le jeu. « On doit mettre la balle à terre, éviter de mettre de l’huile sur le feu. Nous avons une démocratie polarisée et antagonique avec des adversaires qui se détestent », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine en appelle directement au Premier ministre Ousmane Sonko pour qu’il s’adresse à tous les Sénégalais et invite à la sérénité. « Il n’est pas le Premier ministre d’un seul parti, mais le Premier ministre de tous les citoyens sénégalais. À tous les citoyens sénégalais de le respecter, et de respecter l’institution qu’il incarne. »

Pour Alioune Tine, l’épreuve actuelle est l’occasion de choisir la voie de l’apaisement plutôt que celle de la répression. Car, rappelle-t-il, « quand ça chauffe et ça dérive, la solution ce n’est pas la prison, ce ne sont pas les intimidations, ce n’est pas la répression ».

Le CNRA ou la dérive d’un régulateur partisan

Le dernier communiqué du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), adressé au Groupe Futurs Médias (GFM) à la suite de l’altercation entre le député Amadou Ba et le chroniqueur Badara Gadiaga, marque une nouvelle étape inquiétante dans la politisation rampante des institutions de régulation au Sénégal. Ce qui devait être une instance neutre et impartiale est en train de devenir un instrument au service d’un agenda politique clair : celui de plaire au chef du parti Pastef, Ousmane Sonko.

Le CNRA semble avoir perdu toute mesure, et surtout toute distance. Au lieu de jouer son rôle de garant de la liberté et de la responsabilité dans les médias, il s’érige désormais en arbitre des opinions, avec une sévérité à géométrie variable. Le communiqué, plus politique que juridique, vise manifestement à intimider les médias qui n’entrent pas dans le moule idéologique du pouvoir actuel.

Cette posture n’est guère surprenante lorsque l’on connaît le parcours du doyen Mamadou Omar Ndiaye, président du CNRA, dont l’engagement en faveur du “projet” Pastef ne date pas d’hier. Son militantisme assumé rend toute prétention à l’impartialité caduque. Il est devenu régulateur du régime, non de l’audiovisuel.

Ce communiqué, plus qu’un avertissement, est un signal grave envoyé à toute la presse sénégalaise : il ne faut plus critiquer les figures du pouvoir, sous peine d’être rappelé à l’ordre par un régulateur aux ordres. Or, dans une démocratie, la liberté d’expression – y compris le droit à la polémique, à la satire, à l’ironie – doit rester une valeur cardinale. Ce n’est pas à un Conseil de régulation, surtout inféodé à un camp politique, de tracer les frontières de ce qui peut être dit ou non dans un débat public.

Ce dernier communiqué du CNRA contre le Groupe Futurs Médias, est une honte institutionnelle et une agression directe contre la liberté d’expression au Sénégal.

Dans un débat télévisé, c’est bien le député Amadou Ba lui-même – et non le chroniqueur – qui a employé en premier le mot “client” pour qualifier son interlocuteur, avant de franchir une limite grave : présenter publiquement Adji Sarr comme une prostituée, sans retenue, sans égard pour les principes de réserve que commande sa fonction. Pourquoi l’assemblée du CNRA n’a pas osé parler de cà ?
Où était la régulation quand un élu de la République se permet de tenir de tels propos sur une chaîne de télé ? Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?

Le CNRA s’est contenté de cibler un média. Il a choisi le silence sur les dérapages du député et l’indignation sélective sur les propos du chroniqueur. Cette attitude n’est ni neutre ni professionnelle, elle est militante. Ce n’est pas une régulation. C’est une opération de protection politique, menée au nom d’une impartialité de façade.

Ce scénario est malheureusement bien connu. Hier, sous Macky Sall, c’était D-Media qui faisait les frais de cette régulation à géométrie variable. Deux coupures de signal, sans base juridique solide, avaient été décidées contre SEN TV et Zik FM, sous la houlette du CNRA. À l’époque déjà, on savait que ce “gendarme” des médias ne régulait que ce qui dérangeait le pouvoir de Maky Sall. Aujourd’hui, rien n’a changé. Seuls les alliés ont changé.

Sur le plan juridique, cette mise en demeure du CNRA viole les principes essentiels consacrés dans :
• l’article 8 de la Constitution qui garantit la liberté d’expression et la liberté de la presse,
• l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ratifié par le Sénégal),
• la loi 2017-27 portant Code de la presse, qui exige que les mesures prises soient proportionnées, motivées, et dénuées de partialité politique.

Aucune de ces conditions n’est remplie ici. La mise en demeure du CNRA est non motivé sur le plan légal, biaisé dans son analyse, et discriminatoire dans sa cible. Il cherche à faire taire les voix critiques dans les médias, à faire peur, à imposer une nouvelle forme d’autocensure. Or, la régulation n’est pas la censure. Le CNRA n’a pas été créé pour défendre un président, un parti ou une idéologie. Il a été institué pour défendre l’intérêt général, l’équilibre de la parole publique, et la diversité des opinions.

Face à cette dérive, l’opinion publique ne doit pas rester passive. Les médias doivent résister, les journalistes doivent parler, les citoyens doivent dénoncer. Sinon, nous glisserons lentement mais sûrement vers une République où les institutions dites “indépendantes” deviennent les bras armés d’un régime, quel qu’il soit.

Le Sénégal mérite mieux qu’une régulation aux couleurs d’un parti.

Mouhamed Diop Journaliste a Dmedia

Cybercriminalité : Badara Gadiaga convoqué après un accrochage télévisé avec le député Amadou Ba

Le chroniqueur politique Badara Gadiaga est convoqué ce mercredi 9 juillet à 15 heures par la Division de la cybercriminalité. L’annonce a été faite par l’intéressé lui-même sur ses réseaux sociaux. Cette convocation intervient quelques jours seulement après une altercation très remarquée entre lui et le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, sur le plateau de l’émission « Jakarlo », diffusée vendredi dernier sur la TFM.

Dans une publication sobre mais évocatrice, Badara Gadiaga a indiqué : « Chers compatriotes, je viens de recevoir un coup de fil de la Cybercriminalité m’informant de ma convocation demain mercredi 09 juillet à 15h. L’essentiel le Sénégal ». Aucun autre détail n’a pour l’instant été donné sur l’objet exact de cette convocation, mais le lien avec le récent accrochage télévisé semble évident.

L’émission en question, suivie par des milliers de téléspectateurs, avait viré à l’affrontement verbal entre les deux invités. Les échanges, parfois houleux, ont attiré l’attention sur les tensions croissantes entre figures médiatiques et responsables politiques, dans un climat où la liberté d’expression et la critique politique sont de plus en plus surveillées.

Cette convocation s’inscrit dans une série d’interpellations récentes de journalistes et chroniqueurs ayant exprimé des points de vue jugés critiques à l’égard du pouvoir. Elle relance les débats autour du respect des libertés publiques et de la place du débat démocratique dans l’espace médiatique sénégalais.

Dans l’attente de son audition, Badara Gadiaga n’a pas encore donné de précisions sur sa ligne de défense. Mais son ton résolu laisse entrevoir une volonté de faire face, dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une dérive sécuritaire dans le traitement des opinions dissidentes.

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FACE À LA PRESSION DES « PASTÉFIENS » : Badara Gadiaga paiera-t-il le prix fort pour sa liberté de ton ?

Depuis quelques jours, le nom de Badara Gadiaga domine les discussions politiques. Chroniqueur très en vogue, Badara Gadiaga s’est imposé comme l’un des critiques les plus virulents du Pastef et de son président, Ousmane Sonko. À travers ses apparitions médiatiques, il embrasse ce rôle avec une assurance remarquable, au point de devenir une cible pour certains partisans du nouveau Gouvernement.
Mais par son biais, c’est un débat plus profond qui traverse la scène politique sénégalaise : celui de la liberté d’expression face au désir de contrôle. Un exemple récent : un échange vif lors de l’émission « Jakaarlo bi » entre Badara Gadiaga et le député de Pastef, Amadou Bâ. Sur le sujet épineux de l’affaire Sweet Beauté, le chroniqueur n’a pas hésité à dire ce qu’il pensait. Devant les caméras, il a frappé fort : « Vous devriez être discrets quand on évoque l’éthique. Votre leader a été condamné pour corruption de la jeunesse. Juste pour cela, vous ne devriez même pas intervenir. » Le ton est donné. Face à la gêne manifeste de l’élu majoritaire, Gadiaga a continué : « Le Pastef n’est pas un parti exemplaire. Vous êtes mal placés pour donner des leçons de morale. » Des propos qui, sans surprise, ont enflammé les réseaux sociaux et provoqué l’indignation des cercles proches du pouvoir.
La réplique n’a pas tardé. Plusieurs figures du Pastef, dont la députée Mame Bousso et le responsable politique Waly Diouf Bodian, ont publiquement demandé à la justice d’intervenir suite aux déclarations du chroniqueur. Une pression politique évidente qui soulève des questions : peut-on encore émettre librement des critiques au Sénégal, ou y a-t-il une volonté manifeste d’intimider les voix divergentes ? D’autant que ce climat tendu n’est pas unique. L’arrestation du journaliste Bachir Fofana pour ses propos sur la gestion de l’Assemblée nationale, les poursuites antérieures contre le chroniqueur Abdou Nguer, l’opposant Moustapha Diakhaté, et maintenant, les menaces envers Badara Gadiaga, reflètent un paysage où la critique semble de moins en moins tolérée.
Dans ce contexte, la voix de Thierno Alassane Sall est venue enrichir le débat. Le président de la République des Valeurs n’a pas hésité à qualifier le Pastef de « secte » qui respecte l’État de droit uniquement lorsqu’il sert ses intérêts. Il a eu à dénoncer une profonde hypocrisie politique, rappelant que les pastefiens, qui réclament si vite l’auto-saisine du procureur contre leurs opposants, sont restés muets lorsque leur propre leader a publiquement attaqué les magistrats. Pour Thierno Alassane Sall, ce silence est révélateur : « Entre la République et leur parti, ils ont choisi. Et ils n’ont pas choisi la République. »
Dans ses dernières interventions, Badara Gadiaga lui-même s’est indigné de l’impunité dont bénéficierait le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans ses attaques contre la justice. Selon lui, « si un autre citoyen avait tenu de tels propos envers les magistrats, il serait déjà en prison ». Derrière cette affirmation se cache une réalité troublante : l’idée croissante que la loi ne s’applique plus équitablement ; ce, selon les affiliations politiques.
Dès lors, la figure de Badara Gadiaga prend une nouvelle dimension. Au-delà du polémiste et du militant, il devient le symbole d’un contre-pouvoir informel. Celui qui ose exprimer tout haut ce que d’autres préfèrent passer sous silence par prudence ou calcul. Il dérange, certes. Mais il incarne aussi une forme de résistance à la pensée unique et au verrouillage de l’opinion. Et si l’on considère qu’une démocratie dynamique repose également sur l’ouverture laissée aux voix critiques, alors Gadiaga joue, qu’on le veuille ou non, un rôle précieux.
Si le Pastef, longtemps engagé dans la lutte pour la liberté d’expression, sombre aujourd’hui dans l’intolérance à la critique, c’est une alerte démocratique sérieuse. Le pouvoir change, mais les principes doivent demeurer. Faire appel à la justice contre les chroniqueurs, emprisonner des journalistes pour leurs opinions, intimider les opposants, ces pratiques que l’on dénonçait hier, sont devenues monnaie courante.
L’histoire jugera. Mais en attendant, Badara Gadiaga, avec son style percutant et sans compromission, rappelle à tous que gouverner, c’est aussi accepter la contradiction. Et que dans une République, personne – pas même les vainqueurs d’hier – ne devrait être à l’abri de la critique.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°505 – 07/07/2025

🔴 BADARA GADIAGA FACE À LA VINDICTE DES « PASTÉFIENS » : LE FRANC-PARLER DÉRANGE
🔴 1er TRIMESTRE 2025 / BAISSE DE LA QUALITÉ DE PORTEFEUILLE DANS LA MICROFINANCE : LA RENTABILITÉ GLOBALE VACILLE

🔴 CAN FÉMININE 2025 / VICTOIRE CONTRE LA RD CONGO (4-0) : LE SÉNÉGAL DÉMARRE EN TROMBE !
🔴 AFRICAN GLORY / SACRE INTERCONTINENTAL FACE AU SUISSE ÉRIC BRITO : MOUHAMED TAFSIR BA, CHAMPION WAKO PRO

Attaques contre Badara Gadiaga : Thierno Alassane Sall dénonce le « comportement sectaire » de Pastef

Le député et président de la République des valeurs (Rv), Thierno Alassane Sall, a vivement critiqué le Pastef, qu’il accuse d’entretenir un rapport opportuniste à l’État de droit et aux principes démocratiques. Dans une publication sur X, l’ancien ministre a dénoncé le « double discours » du parti dirigé par Ousmane Sonko, qu’il accuse de défendre la justice et les institutions uniquement lorsque cela sert ses intérêts.

« Pastef montre tous les jours sa véritable nature. Celle d’une secte qui pense que l’État de droit est une fiction à invoquer que lorsqu’il sert ses intérêts ou ceux de son gourou », a-t-il écrit.

Selon Thierno Alassane Sall, le mouvement au pouvoir a manqué une occasion de faire la démonstration de son attachement aux institutions après les critiques virulentes du Premier ministre contre certains magistrats. Il souligne qu’aucune voix n’a été élevée dans les rangs de Pastef pour réclamer l’autosaisine du procureur, alors que, selon lui, ces mêmes responsables politiques « le font avec excès dès qu’une parole heurte leurs chefs ».

Le député a également évoqué le cas du chroniqueur Abdou Nguer, qu’il présente comme victime d’un « acharnement judiciaire » et d’une incarcération prolongée pour des motifs qu’il juge infondés. Il estime que cette tendance à « l’intolérance aux opinions adverses » favorise la multiplication des prisonniers d’opinion.

Dans le même registre, Thierno Alassane Sall a dénoncé les pressions récentes visant Badara Gadiaga après ses propos critiques à l’égard du parti présidentiel. « Entre la République et leur parti, les Pastefiens ont choisi, et ils n’ont pas choisi la République », a-t-il accusé.

En conclusion, il a alerté sur les risques d’un affaiblissement durable du principe d’égalité devant la loi. « Désormais, tout donne à penser qu’au Sénégal la loi ne s’applique plus de la même façon à tous. Ceux qui détournent le regard auront demain leur part de responsabilité », a-t-il averti.

Offensive politique coordonnée : le Pastef exerce-t-il une pression sur la justice pour l’arrestation de Badara Gadiaga ?

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle zone de turbulences après l’épisode tendu du dernier numéro de l’émission Jakaarlo. Le chroniqueur Badara Gadiaga s’y est retrouvé au centre d’un vif échange avec le député Amadou Bâ, membre influent du parti Pastef.

Depuis cet affrontement télévisé, plusieurs figures de premier plan de la majorité présidentielle, parmi lesquelles Waly Diouf Bodian et la députée Mame Bousso, se sont relayées sur les réseaux sociaux pour réclamer l’intervention de la justice contre Badara Gadiaga. Cette succession d’appels quasi simultanés à des poursuites judiciaires, relayés publiquement par des responsables politiques, interroge sur la nature de cette démarche : s’agit-il d’une simple réaction collective à des propos jugés injurieux ou d’une offensive coordonnée pour faire pression sur les magistrats ?

La question est d’autant plus sensible qu’elle survient quelques jours après l’arrestation du journaliste Bachir Fofana, placé en garde à vue pour avoir soulevé des interrogations sur la gestion financière de l’Assemblée nationale. Cette arrestation, dénoncée par plusieurs organisations de défense des libertés, avait déjà alimenté les craintes d’un climat de répression contre les voix critiques.

Le contexte national se révèle d’autant plus tendu que le Premier ministre Ousmane Sonko, lors d’une récente intervention sur les réseaux sociaux, avait lui-même émis de virulentes critiques à l’encontre de certaines composantes du pouvoir judiciaire, qu’il accuse d’acharnement ou de partialité dans des dossiers le concernant.

Cette séquence politique, marquée par une multiplication des polémiques et des interpellations de journalistes et chroniqueurs, soulève des inquiétudes sur l’équilibre entre la liberté d’opinion et les tentatives de criminalisation de la critique. Elle ouvre également un débat de fond sur la capacité de la justice sénégalaise à rester imperméable aux injonctions politiques.

Affaire à suivre.

Badara Gadiaga s’en prend violemment au député Amadou Bâ : “Quand on parle d’éthique, vous devez raser les murs”

L’émission de ce vendredi a donné lieu à un échange particulièrement tendu entre le député de la majorité présidentielle, Amadou Bâ, et le chroniqueur Badara Gadiaga. Les deux hommes se sont opposés frontalement sur le dossier sensible dit “Sweet Beauté”, qui continue de cristalliser les passions au Sénégal.

Tout est parti d’une intervention d’Amadou Bâ, qui s’était lancé dans une défense de son parti, le Pastef, face aux critiques récurrentes sur les accusations de dérives verbales et de radicalisme. Visiblement irrité, Badara Gadiaga est alors monté au créneau, reprochant au parlementaire et à son camp de manquer de légitimité morale.

« Vous devez raser les murs quand les gens parlent d’éthique et de déontologie. Votre leader a été condamné pour corruption de la jeunesse. Rien que pour cette affaire, vous n’avez pas droit à la parole », a-t-il lancé, le ton empreint de colère.

Malgré les tentatives de modération du présentateur et des autres invités pour calmer le débat, le chroniqueur est resté ferme, accusant Pastef de vouloir donner des leçons alors que le parti porterait, selon lui, une lourde responsabilité morale et politique.

« Le parti Pastef n’est pas exempt de reproches. Vous êtes mal placés pour donner des leçons de morale car votre passé, on le connaît », a poursuivi Badara Gadiaga, avant de conclure son intervention, visiblement déterminé à ne laisser aucun doute sur sa position.

Cette passe d’armes intervient alors que le débat politique reste sous tension depuis la prise de fonction du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, Premier ministre et figure centrale de l’affaire “Sweet Beauté”. Ce dossier, dans lequel Sonko a été condamné en 2023, continue d’alimenter la division entre ses soutiens et ses adversaires.

Amadou Bâ, de son côté, a dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne de diabolisation » et réaffirmé que Pastef reste « un parti profondément attaché aux valeurs de probité ». Il a appelé à « tourner la page » et à « se concentrer sur les priorités des Sénégalais ».

Badara Gadiaga dénonce une “entorse à la liberté de la presse” après la convocation de Bachir Fofana

Le chroniqueur Badara Gadiaga est monté au créneau ce mercredi pour exprimer sa solidarité envers son confrère Bachir Fofana, convoqué par la police dans des circonstances qui continuent de susciter l’inquiétude dans les milieux de la presse sénégalaise.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chroniqueur vedette de l’émission Jaakarlo Bi diffusée sur la TFM a dénoncé une atteinte grave à la liberté de la presse, rappelant le rôle crucial des journalistes dans une démocratie digne de ce nom.

« J’apporte mon soutien total et sans équivoque au talentueux journaliste Bachir Fofana et à tous ses confrères et hommes de presse qui risquent aujourd’hui leur liberté dans l’exercice de leur noble mission d’informer le public juste et vrai », a écrit Badara Gadiaga.

Selon lui, cette convocation constitue « purement et simplement une entorse à la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie qui doit être protégé ». Un message fort, alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les pressions croissantes exercées sur les médias et les journalistes au Sénégal.

La convocation de Bachir Fofana n’a pour l’instant pas encore été officiellement motivée par les autorités, mais elle intervient dans un climat tendu entre certains organes de presse et les pouvoirs publics. Une situation qui ravive les débats sur la protection des journalistes et le respect des droits fondamentaux.

Détournement de fonds publics : cinq anciens ministres visés, Badara Gadiaga met en doute la Haute Cour de Justice

Cinq anciens ministres de la République sont actuellement dans le viseur de la Haute Cour de Justice (HCJ), suite aux révélations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Si certains ont déjà été placés sous mandat de dépôt ou soumis à des mesures judiciaires strictes, cette procédure exceptionnelle continue de susciter de vives controverses dans l’opinion publique et chez certains analystes.

Parmi les personnalités impliquées figurent Moustapha Diop et Aïssatou Sophie Gladima, tous deux placés sous mandat de dépôt. L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a été placé sous bracelet électronique, tandis que Ndeye Saly Diop Dieng est poursuivie sous contrôle judiciaire après avoir versé une consignation de 57 millions de francs CFA. Le cinquième mis en cause, Mansour Faye, est attendu devant la commission d’instruction ce lundi.

Le chroniqueur politique Badara Gadiaga, intervenant dans l’émission Jakaarlo Bi sur la TFM, a exprimé de sérieuses réserves quant au fonctionnement de la Haute Cour de Justice. « Je ne crois pas en cette juridiction », a-t-il lancé sans détour. À l’appui de ses propos, il évoque les limites structurelles de cette cour, notamment l’absence de possibilité d’appel pour les accusés, ce qui selon lui, viole un principe fondamental de la justice équitable.

Gadiaga a rappelé les précédents liés à la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), critiquée à l’époque pour le renversement de la charge de la preuve. « Le mis en cause doit avoir le droit de se défendre pleinement. Or, devant la Haute Cour de Justice, ce droit est très limité », a-t-il souligné, appelant à une réforme en profondeur de cette instance juridictionnelle.

L’analyste a également attiré l’attention sur la nature des accusations visant les anciens ministres. Selon lui, dans de nombreux cas, ce sont les DAGE (Directeurs de l’Administration Générale et de l’Équipement), en tant qu’ordonnateurs délégués, qui exercent un pouvoir effectif sur les dépenses publiques. Il estime ainsi que les responsabilités doivent être situées avec précision, pour éviter que les ministres ne soient injustement tenus pour seuls responsables.

Autre point évoqué par Badara Gadiaga : la perception des patrimoines des responsables politiques. « Il existe des administrateurs qui ont passé quinze ans au service de l’État et qui déclarent un patrimoine de 500 millions de FCFA. Pourquoi un ministre avec plus d’expérience et une carrière plus longue ne pourrait-il pas disposer d’un milliard ou plus ? », s’interroge-t-il. Pour lui, ces procédures semblent parfois guidées par des considérations subjectives, révélant un système judiciaire à deux vitesses.

Cette série de poursuites s’inscrit dans un contexte où le pouvoir en place affiche une volonté affichée de moraliser la vie publique et de lutter contre l’impunité. Mais la crédibilité des institutions chargées de faire la lumière sur ces dossiers reste sujette à débat. La sortie de Badara Gadiaga alimente une fois de plus les interrogations sur la capacité du système judiciaire à garantir une justice impartiale, égale pour tous, quels que soient le statut ou les fonctions passées.

Badara Gadiaga dénonce les dérives politiques et judiciaires dans les affaires Azoura Fall, Abdou Nguer et autres

Invité de l’émission Jakarlo, le chroniqueur Badara Gadiaga s’est exprimé sans détour sur plusieurs affaires qui font actuellement l’actualité politique et judiciaire au Sénégal. Revenant sur le cas d’Azoura Fall, il a pointé les conséquences dangereuses de certaines déclarations publiques. Selon lui, affirmer à l’Assemblée nationale que des jeunes ont été payés pour insulter les autorités peut prêter à confusion. « Je vous pose la question de savoir : avez-vous envoyé Azoura pour qu’il aille insulter les gens ? Si tel n’est pas le cas, vous devez comprendre que ceux qui insultent peuvent aussi le faire de leur propre chef », a-t-il lancé à l’endroit d’Ousmane Sonko.

Le chroniqueur a ensuite élargi la réflexion à un mal plus profond : la dégradation des valeurs morales. Il s’est dit préoccupé par la banalisation de la violence et de la haine : « On convoque quelqu’un pour des insultes, et devant la police, il déclare avoir mis le feu à un véhicule appartenant à un proche. C’est inédit dans ce pays. » Pour Gadiaga, cette escalade témoigne d’une radicalisation inquiétante, loin des traditions d’opposition civilisée incarnées jadis par des figures comme Abdoulaye Wade et Abdou Diouf.

Il s’est dit choqué par le discours de certains responsables politiques qui revendiquent ouvertement la radicalité comme mode de gouvernance. « On entend aujourd’hui des responsables dire qu’ils doivent rester radicaux parce qu’ils ont conquis le pouvoir dans cette posture. Et qu’un jeune se lève pour réclamer un statut spécial ! » Gadiaga en appelle à une prise de conscience collective : « Les psychiatres, les universitaires doivent s’emparer de cette problématique. Car ce sont souvent des individus qui ne supportent pas la contradiction. »

Sur le plan judiciaire, le chroniqueur a salué la décision du procureur de placer Azoura Fall sous mandat de dépôt malgré les pressions. Il a toutefois dénoncé une justice à deux vitesses. Comparant les dossiers d’Abdou Nguer et d’Arona Niang, tous deux poursuivis pour diffusion de fausses nouvelles, il a relevé un traitement inégal. « L’un est en instruction, l’autre sera jugé la semaine prochaine, parce qu’il est proche du Pastef », a-t-il dénoncé. Il en va de même, selon lui, pour Assane Diouf, dont le dossier traîne en instruction, contrairement à celui du jeune Kaïré, qui sera jugé rapidement pour les mêmes faits.

Badara Gadiaga défie Ousmane Sonko : « La peur a changé de camp »

Le ton monte dans le landerneau politico-médiatique sénégalais. Après le placement sous mandat de dépôt du chroniqueur Abdou Nguer, le célèbre analyste Badara Gadiaga a réagi avec vigueur, pointant du doigt une dérive autoritaire du pouvoir en place. Dans un message empreint d’émotion et de détermination, le chroniqueur de l’émission Jakaarlo Bi n’a pas mâché ses mots à l’endroit du Premier ministre Ousmane Sonko.

« Je manifeste tout mon soutien à mon frère cadet Abdou Nguer. L’effaceur a décidé qu’il va nous effacer. Il a dépêché ses chroniqueurs, ses députés, ses directeurs généraux et ses ministres avant de sortir lui-même », a-t-il déclaré, dans une allusion à ce qu’il considère comme une stratégie délibérée de musellement des voix critiques.

Badara Gadiaga va plus loin, estimant que le pouvoir a perdu l’initiative dans la bataille de l’opinion :

« La peur a changé de camp car il a finalement abdiqué », a-t-il lâché, en réponse à la récente sortie musclée d’Ousmane Sonko contre les chroniqueurs, qu’il accuse de propager de fausses nouvelles ou de nuire à l’action du gouvernement.

Selon Gadiaga, les attaques contre les journalistes et analystes ne sont rien d’autre que des « aveux d’échec » de la part du Premier ministre. Pour lui, la démocratie sénégalaise, bien qu’ébranlée par ces événements, continue de résister :

« Le Premier ministre souffre et suffoque parce que la démocratie va continuer à respirer… la puissance ne réside qu’en Allah », a-t-il martelé, mêlant foi et conviction républicaine.

Cette sortie intervient dans un contexte tendu, où la liberté de la presse et d’expression est au cœur des préoccupations. L’arrestation d’Abdou Nguer, accusé de « diffusion de fausses nouvelles », suscite de nombreuses réactions au sein de la société civile et des milieux médiatiques. Pour Badara Gadiaga, ce climat délétère est révélateur d’une volonté de réduire au silence les voix dissidentes, alors même que la démocratie sénégalaise a toujours été citée en exemple dans la sous-région.

Entre les chroniqueurs et les autorités, le bras de fer semble désormais ouvert. D’un côté, les analystes comme Gadiaga dénoncent une dérive autoritaire ; de l’autre, le pouvoir tente de faire respecter ce qu’il considère comme les limites de la liberté d’expression. Le débat promet de rester vif dans les prochains jours, surtout si d’autres figures médiatiques venaient à être inquiétées.

4 Avril : Badara Gadiaga salue la prestance de l’armée et appelle à plus de respect envers les forces de défense et de sécurité

À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, célébré le 4 avril dernier, le chroniqueur Badara Gadiaga a tenu à saluer la prestance, la discipline et la grandeur des forces de défense et de sécurité sénégalaises, mises en lumière lors du traditionnel défilé militaire.

Dans une déclaration empreinte de solennité, Gadiaga a souligné la fierté exprimée par le président Bassirou Diomaye Faye, autrefois critique de ce qu’il qualifiait de « militarisation excessive » sous le régime précédent. « Aujourd’hui, le président Diomaye connaît l’importance de la militarisation matérielle. Et que celle-ci n’était pas pour Macky Sall, mais pour la nation sénégalaise », a-t-il affirmé. Selon lui, ce changement de posture montre à quel point les réalités du pouvoir diffèrent des discours d’opposition.

Le chroniqueur a également tenu à souligner que les soldats sénégalais ne sont l’apanage d’aucun parti politique. « Ces soldats ne sont pas des soldats de l’Apr, ni du Pastef, ni du Pds. Ce sont des vaillants guerriers qui défendent les couleurs de notre nation », a-t-il martelé, tout en dénonçant les accusations selon lesquelles les défilés militaires serviraient à intimider le peuple. « C’est une preuve suffisante que le défilé n’a jamais été organisé pour faire peur, contrairement à ce que disait jadis le PM Ousmane Sonko », a-t-il soutenu.

Badara Gadiaga a appelé à un plus grand respect des forces de défense et de sécurité, insistant sur leur rôle fondamental dans la stabilité du pays. Il a notamment rendu hommage à des figures emblématiques comme le général Moussa Fall et le général Kandé, saluant leur engagement et leur loyauté.

« Avec tout ce qui s’est passé dans ce pays, la police et la gendarmerie ont su maintenir l’ordre, pendant que les militaires sont restés dans les casernes. Nous devons respect et considération à la grande muette », a-t-il insisté.

En conclusion, Gadiaga s’est réjoui du sentiment de fierté partagé par les Sénégalais à l’égard de leur armée. « On a tout dit sur nos forces de défense et de sécurité, mais sans elles, l’ordre et la discipline auraient été relégués au second plan », a-t-il conclu, soulignant l’importance d’une armée forte, respectée et bien équipée pour garantir la souveraineté et la stabilité du Sénégal.

Badara Gadiaga : “Un Président intérimaire, je ne le sens pas”

Dans une intervention récente sur l’émission Jakkarlo de la TFM, Badara Gadiaga, chroniqueur politique, a exprimé de vives critiques à l’égard de l’actuel président du Sénégal, le qualifiant d’“intérimaire” et déplorant un manque d’autorité et de décisions fermes dans la gestion du pays. Pour lui, l’actuel dirigeant n’exerce pas la plénitude de ses fonctions et laisse place à des doutes quant à sa capacité à mener le pays de manière claire et déterminée.

Badara Gadiaga ne cache pas sa déception envers la manière dont le président actuel gère ses fonctions. “Quand un Président choisit d’être un intérimaire, j’y peux rien”, a-t-il lancé, soulignant que l’actuel chef de l’État ne semble pas exercer un leadership plein et entier. Selon lui, certains présidents ont choisi d’assumer pleinement leur rôle, tandis que d’autres, comme celui-ci, se contentent d’une posture de transition. Gadiaga estime qu’un véritable président doit être capable de prendre des décisions avec autorité, sans se laisser influencer par les incertitudes.

L’analyste politique a également mis en lumière les tensions internes au sein du gouvernement, notamment les critiques publiques des Directeurs généraux envers certains décrets présidentiels. “Quand un Président signe des décrets qui sont publiquement critiqués par des Directeurs généraux, je n’ai pas l’autorité d’un Président”, a-t-il indiqué, pointant ce signe de faiblesse comme un facteur nuisant à l’efficacité de l’État. Il a également évoqué des décisions telles que la nomination de Samba Ndiaye, un poste pour lequel la prise de fonction est encore en attente, comme un exemple supplémentaire du manque de gestion claire.

Au-delà des critiques, Badara Gadiaga a clairement exprimé son souhait de voir émerger un véritable chef d’État, capable d’agir avec force et clarté. “Je réclame mon Président, parce que je ne le sens pas”, a-t-il martelé, soulignant que le président actuel ne répond pas aux attentes de leadership fortes et affirmées qu’il juge nécessaires. Pour Gadiaga, un président doit non seulement être chef des forces armées, mais aussi nommer sans ambiguïté les responsables civils et militaires, et exercer une autorité incontestée.

En somme, les propos de Badara Gadiaga témoignent d’un mécontentement profond envers un leadership qu’il juge trop timide et indéfini. Pour lui, un président ne doit pas seulement occuper une fonction, mais l’exercer pleinement avec la vision et l’autorité requises pour guider un pays vers la stabilité et la prospérité. Gadiaga semble réclamer un changement de direction, appelant à un président plus fort, plus clair dans ses décisions et capable de remplir son rôle avec toute la gravité et la détermination qu’il mérite.

Badara Gadiaga revient sur son avenir à Tfm : « Ma décision de partir remonte à trois mois »

Le chroniqueur Badara Gadiaga a clarifié sa position concernant son avenir à Tfm, affirmant que son souhait de quitter la chaîne ne date pas de la récente polémique autour de son altercation avec le député Amadou Ba. Il assure avoir exprimé son intention de démissionner il y a trois mois, bien avant que cette affaire n’éclate.

Invité sur le plateau de Quartier Général, Gadiaga a révélé qu’il avait discuté de son départ avec Bouba Ndour, directeur des programmes de Tfm, bien avant que les tensions actuelles ne surgissent.

« J’avais vu Bouba Ndour pour lui faire part de mon intention de quitter la chaîne. Je recevais des critiques, ce qui ne me posait aucun problème, mais je ne voulais pas que cela affecte le personnel de la Tfm », a-t-il déclaré.

Cette précision intervient alors que certains observateurs attribuaient sa volonté de quitter la chaîne aux appels au boycott de Tfm, lancés par des militants de Pastef à la suite de son vif échange avec Amadou Ba.

Malgré la pression médiatique et politique, Badara Gadiaga affirme qu’il n’est pas affecté par les controverses qui entourent son nom.

« Je suis un éternel combattant. Ces polémiques ne me font aucun effet pour ceux qui me connaissent. Je ne suis pas non plus à la recherche des plateaux ou de la télévision », a-t-il insisté.

Connu pour son franc-parler, Badara Gadiaga reste fidèle à son style direct et engagé. Son avenir médiatique, notamment à Tfm, demeure cependant incertain.

Badara Gadiaga défie le boycott : « Jakkarlo » bat des records d’audience

Malgré les appels au boycott lancés par certaines autorités contre la TFM, l’émission « Jakkarlo » de ce vendredi a pulvérisé tous les records d’audience. Plus de 70 000 spectateurs en temps réel ont suivi l’émission, confirmant ainsi la popularité inébranlable du chroniqueur Badara Gadiaga.

L’analyste politique, connu pour son franc-parler, n’a pas dérogé à sa ligne éditoriale. Devant le député Amadou Bâ, il a une nouvelle fois livré une critique acerbe du régime en place. Dressant un bilan très critique de la première année de gouvernance du duo Diomaye – Sonko, il a dénoncé une gestion marquée, selon lui, par des « tâtonnements », des « promesses non tenues » et une « gouvernance en décalage avec les attentes populaires ».

Un boycott inefficace ?

Les appels au boycott de la chaîne, consécutifs aux déclarations de Gadiaga, n’ont visiblement pas eu l’effet escompté. Au contraire, l’intérêt pour l’émission semble s’être renforcé, prouvant que l’audience de « Jakkarlo » reste fidèle et engagée.

Ce succès d’audience illustre aussi la place prépondérante de l’émission dans le paysage médiatique sénégalais. Elle demeure un espace de débat incontournable, où les voix critiques du pouvoir continuent de s’exprimer librement.

Alors que le régime cherche à stabiliser sa communication après une première année de gouvernance sous haute tension, la question demeure : jusqu’où ira Badara Gadiaga dans sa critique du pouvoir ? Une chose est sûre, son influence ne faiblit pas.

Propos grossiers dans les débats télévisés : Le CNRA met en garde les médias contre les injures

Le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a exprimé ce mardi 25 mars 2025 son inquiétude face à la multiplication des dérives verbales dans les débats télévisés. L’organe de régulation pointe du doigt l’usage des insanités, injures et propos grossiers sur certains plateaux, notamment de la part de chroniqueurs invités à commenter l’actualité.

Dans un communiqué officiel, le CNRA dénonce des comportements qui, selon lui, portent atteinte aux institutions de la République, à la moralité publique, ainsi qu’à l’image, l’honneur et la réputation des personnes visées. Il estime que ces dérives sont de nature à fragiliser la stabilité nationale et la cohésion sociale, en transformant les médias en tribunes d’invectives plutôt qu’en espaces de débats responsables.

L’organe de régulation rappelle que ces pratiques constituent une violation des règles en vigueur, notamment celles inscrites dans le Cahier des charges des médias audiovisuels. Il insiste sur le fait que les chaînes de télévision, de radio et les plateformes de diffusion sont responsables de la qualité des contenus qu’elles proposent.

Dans ce cadre, le CNRA exhorte les directeurs de médias et animateurs d’émissions à prendre les dispositions nécessaires pour éviter la prolifération de discours offensants et irresponsables.

Le communiqué précise également que le non-respect de ces obligations pourrait entraîner des sanctions sévères, conformément à la législation en vigueur. Ces sanctions peuvent aller de mises en demeure et suspensions de programmes à des interdictions de diffusion ou des amendes conséquentes.

Le CNRA rappelle aux acteurs des médias audiovisuels qu’ils ont un rôle fondamental dans l’éducation citoyenne et la préservation des valeurs démocratiques. En permettant des échanges respectueux et constructifs, ils contribuent à une information équilibrée et à un climat apaisé dans le pays.

Il invite ainsi les chaînes de télévision, les radios et les plateformes numériques à veiller scrupuleusement au respect de la déontologie journalistique, afin d’éviter que leurs espaces de diffusion ne deviennent des lieux d’incitation à la haine ou à la violence verbale.

Cette mise en garde du CNRA intervient dans un contexte où le débat public au Sénégal est de plus en plus marqué par des affrontements verbaux, souvent exacerbés par les tensions politiques et sociales. L’organisme de régulation semble donc vouloir renforcer son contrôle sur les contenus audiovisuels, en réaffirmant son engagement à préserver l’éthique et la responsabilité médiatique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°429 – 25/03/2025

🔴 APPEL AU BOYCOTT DE TFM, RÉUNION D’URGENCE SUIVI DU COMMUNIQUÉ DU BUREAU POLITIQUE DES « PATRIOTES », ETC : BADARA GADIAGA FAIT TREMBLER
🔴 PAS DE NOUVEAU PROGRAMME SANS CLARIFICATION SUR LA PRÉSUMÉE FALSIFICATION DES CHIFFRES : LE FMI ISOLE LE SÉNÉGAL

🔴 CRISE AU SEIN DE LA FSKDA / LE SILENCE INTRIGANT DE LA TUTELLE
🔴 LIGUE DE FOOTBALL AMATEUR : ABDOULAYE SAYDOU SOW PASSE LE FLAMBEAU

Boycott de TFM : Le ministre de la Microfinance s’indigne après un débat houleux à Jakaarlo

Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Badara Dione, a annoncé qu’il boycotte officiellement la Télévision Futurs Médias (TFM) après un incident survenu lors de la dernière émission Jakaarlo. Cette décision intervient après un débat particulièrement tendu entre le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou Bâ de Pastef, qui a provoqué une vague d’indignation dans les rangs du parti au pouvoir.

L’émission Jakaarlo du vendredi dernier a été marquée par des échanges musclés entre Badara Gadiaga, connu pour ses prises de position critiques, et le député Amadou Bâ de Pastef. Selon des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, Gadiaga aurait tenu des propos jugés insultants et diffamatoires à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko et de certains membres du gouvernement.

Cette séquence a immédiatement suscité la colère du Bureau politique de Pastef, qui accuse les chroniqueurs de partialité et d’acharnement médiatique contre le pouvoir en place.

Dans un communiqué officiel, Pastef a dénoncé ce qu’il considère comme une ligne éditoriale hostile de la TFM et a exigé des excuses publiques de la chaîne et de l’équipe de Jakaarlo.

Alioune Badara Dione, particulièrement remonté, a déclaré : « Face au mépris et à la complicité des membres permanents de l’émission, j’ai décidé de boycotter cet organe jusqu’à ce qu’il accepte de présenter des excuses publiques pour les injures proférées à l’encontre du Premier Ministre. »

Le ministre accuse également certains médias d’entretenir une campagne de déstabilisation contre le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et d’alimenter la division politique dans le pays.

Cette affaire survient dans un contexte tendu entre le gouvernement et certains médias sénégalais. Plusieurs figures de l’opposition et de la société civile dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une volonté de museler la presse, tandis que du côté du gouvernement, on parle plutôt d’un nécessaire recadrage médiatique pour garantir un traitement plus équilibré de l’actualité politique.

Badara GADIAGA attaque Amadou Ba (Pastef)  » doumala bayi ngay … en direct »

Le chroniqueur Badara Gadiaga a violemment interpellé Amadou Ba, député du parti d’opposition Pastef, lors d’un débat en direct consacré à la controverse autour de la loi d’interprétation. Au cours de l’échange tendu, Gadiaga n’a pas mâché ses mots et a coupé sèchement la parole à l’élu : « Je ne te laisserai pas mentir en direct. »

Cette altercation verbale est survenue alors que les deux intervenants débattaient de l’application et des implications juridiques de cette loi controversée, souvent perçue par l’opposition comme un instrument politique servant à restreindre les libertés ou à protéger le pouvoir en place. Amadou Ba défendait la position de son parti sur le sujet, en dénonçant ce qu’il qualifie d’atteinte à l’État de droit, mais son argumentaire n’a visiblement pas convaincu Badara Gadiaga.

Connu pour son style incisif, le chroniqueur n’a pas hésité à contredire le député à plusieurs reprises, l’accusant de travestir les faits pour alimenter un discours politique alarmiste. « Il faut arrêter de jouer avec les mots pour manipuler l’opinion », a ajouté Gadiaga avec fermeté.

Débat explosif sur TFM : Badara Gadiaga et le député Amadou Ba s’affrontent sur la loi d’interprétation

Le débat Qg sur la TFM a pris une tournure explosive lors d’un échange tendu entre le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou du parti Pastef. Le débat portait sur la controverse entourant la loi d’interprétation, un texte juridique qui suscite actuellement des remous dans la sphère politique sénégalaise.

Badara Gadiaga accuse de mensonge

Au cours de l’émission, Badara Gadiaga n’a pas mâché ses mots, accusant le député Amadou d’être « un menteur à l’image de son leader ». Une déclaration qui a immédiatement enflammé le plateau. « Vous manipulez l’opinion avec des contre-vérités, exactement comme votre chef de parti », a lancé Gadiaga, sans détour, en dénonçant ce qu’il qualifie de « stratégie populiste » visant à semer le doute sur les institutions de l’État.

Badara GADIAGA à Amadou Ba (Pastef) : « Mane ma takh ngaine changé loi bi, sante na yalla »

Badara Gadiaga a récemment suscité la polémique en affirmant qu’il est à l’origine des amendements apportés par le député Amadou Ba, membre du Pastef, sur l’interprétation de la loi d’amnistie. Selon lui, son influence aurait été décisive dans la relecture et la révision de certains points-clés de ce texte controversé.

Cette déclaration intervient dans un climat politique tendu, marqué par des divergences autour de cette loi d’amnistie, perçue par certains comme une tentative de réhabilitation politique pour des figures de l’opposition condamnées par le passé.

Interprétation de la loi d’amnistie : Badara Gadiaga dénonce une “injustice” et un “aveu de culpabilité”

La proposition de loi n°2024-09 du 13 mars 2024, visant à interpréter la portée de la loi d’amnistie, suscite un vif débat au sein de l’espace politique et médiatique sénégalais. Portée par le député de Pastef, Amadou Bâ, cette initiative vise à clarifier les infractions bénéficiant de l’amnistie en précisant que seuls les faits “exclusivement motivés par des raisons politiques” seraient concernés, notamment ceux liés aux manifestations et aux actes de communication.

Toutefois, cette interprétation suscite des critiques acerbes, notamment de la part du chroniqueur Badara Gadiaga, qui dénonce une volonté de “légaliser l’injustice” et de protéger certains acteurs au détriment d’autres.

Invité sur le plateau de Jakaarlo Bi ce vendredi, Badara Gadiaga n’a pas mâché ses mots. Selon lui, cette loi pose un grave problème d’équité et pourrait renforcer un sentiment d’impunité :

« J’ai toujours décrié cette loi qui ne fait qu’encourager l’injustice. Je ne peux comprendre que des gens soient fautifs, causent beaucoup de dégâts et portent préjudice à des familles, et que la justice ne puisse pas être rendue. C’est totalement injuste. »

Pour le chroniqueur, l’exposé des motifs de la proposition de loi trahit une volonté de protéger un groupe spécifique de personnes tout en écartant d’autres :

« C’est extrêmement grave de dire dans l’exposé des motifs de la proposition de loi : ‘des faits ayant exclusivement des motivations politiques’. Cela ressemble plutôt à un aveu de culpabilité. »

En d’autres termes, il estime que cette interprétation pourrait être utilisée pour exonérer certains individus tout en maintenant d’autres sous le coup de poursuites judiciaires.

Badara Gadiaga est allé plus loin dans son analyse en mettant en cause le rôle joué par Ousmane Sonko dans les événements ayant conduit à l’amnistie. Pour lui, l’actuel Premier ministre ne peut pas se dédouaner de sa responsabilité politique dans la situation actuelle.

« Ousmane Sonko est le premier qui doit répondre de cette situation à travers ses discours politiques. »

Le chroniqueur estime qu’au lieu de chercher à interpréter la loi pour protéger certains acteurs, il serait plus juste d’abroger purement et simplement la loi d’amnistie afin de permettre à la justice de faire son travail.

Depuis son adoption, la loi d’amnistie a toujours divisé l’opinion publique. Certains y voient un moyen d’apaiser les tensions politiques et de favoriser la réconciliation nationale, tandis que d’autres dénoncent une tentative d’effacement de faits graves, notamment les violences ayant marqué les manifestations de 2021 à 2024.

Badara Gadiaga sur les rumeurs d’extradition de Macky Sall : « Son rayonnement international dérange »

Alors que des rumeurs circulent sur une possible extradition de l’ancien président Macky Sall, le chroniqueur Badara Gadiaga a vivement réagi, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de décrédibilisation d’un leader dont l’influence dépasse les frontières du Sénégal.

Dans une déclaration récente, Badara Gadiaga a souligné que le succès international de l’ancien chef de l’État semble déranger certains acteurs politiques du pays. « J’ai remarqué que quand Macky Sall rayonne sur le plan international, cela dérange certains au Sénégal », a-t-il affirmé. Il a rappelé que l’ancien président a récemment été choisi par plusieurs chefs d’État africains pour les représenter dans des discussions d’envergure, un fait qu’il juge révélateur de l’estime dont bénéficie Macky Sall à l’échelle continentale.

Cependant, cette reconnaissance ne semble pas être du goût de tout le monde. « J’ai vu un grand leader du pouvoir assimiler cela à une provocation de l’ancien chef de l’État. C’est grave », a ajouté Badara Gadiaga, critiquant l’attitude de certains responsables sénégalais face à l’influence persistante de Macky Sall.

Le chroniqueur n’a pas hésité à pointer du doigt ce qu’il perçoit comme une faiblesse de la diplomatie actuelle. Selon lui, le ministre des Affaires étrangères n’a pas su imposer son leadership sur la scène internationale, tandis que le Premier ministre ne parvient pas à asseoir son influence au-delà du Mali et de la Mauritanie. « Que des présidents africains adoubent Macky Sall et que cela dérange certains, ils ont un problème », a-t-il conclu.

Ces déclarations viennent s’ajouter à un climat politique déjà tendu, où l’avenir de l’ancien président Macky Sall continue de faire débat. Ses détracteurs et ses partisans s’opposent sur la portée de son héritage et sur son rôle actuel dans la diplomatie africaine. Reste à voir si ces tensions donneront lieu à de nouvelles polémiques dans les semaines à venir.

Appel à faire des sacrifices – Badara Gadiaga interpelle les nouvelles autorités : « On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie »

Face aux déclarations du gouvernement appelant les Sénégalais à faire des sacrifices pour faire face aux difficultés économiques du pays, Badara Gadiaga a vivement réagi lors de l’émission Jakaarlo. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un double discours des autorités et a appelé ces dernières à montrer l’exemple en adoptant un mode de vie plus sobre avant de demander des efforts à la population.

Badara Gadiaga s’en est pris directement aux nouvelles autorités en pointant du doigt leur niveau de vie, qu’il juge trop élevé. « Vous vivez comme des princes », a-t-il déclaré avec fermeté. Selon lui, il est incohérent de demander aux citoyens de consentir à des sacrifices alors que les dirigeants maintiennent des privilèges jugés excessifs.

Parmi les points qu’il a soulevés figurent :

  • Le maintien des fonds spéciaux, qui restent opaques et peu justifiés selon lui ;
  • L’utilisation de l’avion présidentiel par le Premier ministre pour ses déplacements, une pratique coûteuse ;
  • Les dépenses de l’Assemblée nationale, notamment les achats de véhicules officiels pour les députés, justifiés par une volonté de « restaurer la dignité des parlementaires » ;
  • La distribution de passeports diplomatiques, perçue comme un privilège inutilement étendu ;
  • Les logements de fonction et autres avantages accordés aux responsables politiques.

« On ne fera pas de sacrifices tant que vous ne réduirez pas votre train de vie », a insisté Badara Gadiaga, estimant que les citoyens ne peuvent être sollicités tant que des mesures concrètes de rationalisation des dépenses publiques ne sont pas mises en place.

Il a également émis des réserves sur les annonces gouvernementales concernant la réduction des subventions sur certains produits de base, comme l’électricité (Woyofal) et le carburant. « Nous ne l’accepterons pas », a-t-il averti, craignant une aggravation des difficultés économiques pour les populations les plus vulnérables.

En guise de conclusion, Badara Gadiaga a exhorté le gouvernement à réorienter ses priorités. « On ne solutionne pas des solutions, on solutionne des problèmes. Nous avons des problèmes, vous avez les solutions, alors réglez nos problèmes », a-t-il martelé.

Affaire des 1.000 milliards : l’activiste Ardo Gningue porte plainte contre X après l’appel de Badara Gadiaga

L’affaire des 1.000 milliards continue de faire des vagues sur la scène politico-judiciaire sénégalaise. Après l’appel du chroniqueur Badara Gadiaga, incitant les citoyens à saisir la justice pour faire la lumière sur cette affaire, l’activiste Ardo Gningue a officiellement déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République près le Parquet Financier.

Dans sa plainte, Ardo Gningue évoque des soupçons de « détournement de deniers publics » et d’« enregistrement illicite », en lien avec la déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko qui avait affirmé, le 27 octobre 2024, avoir découvert un compte contenant plus de 1.000 milliards de FCFA. Pour l’activiste, cette annonce publique, faite en dehors d’un cadre officiel et sans validation des autorités financières compétentes, soulève de nombreuses interrogations sur l’origine et l’affectation de ces fonds.

Selon Ardo Gningue, la transparence sur cette affaire est une exigence démocratique, et seul un cadre judiciaire peut permettre d’apporter des éclaircissements sur ce dossier qui suscite de vifs débats au sein de l’opinion publique. « Ces faits sont d’une extrême gravité. Si les accusations sont avérées, elles relèveraient d’un détournement de deniers publics à une échelle jamais vue dans l’histoire du pays », a-t-il déclaré en marge du dépôt de sa plainte.

Ce dépôt marque le début d’une nouvelle phase dans cette affaire, qui pourrait connaître des rebondissements judiciaires dans les jours à venir. La balle est désormais dans le camp du Parquet Financier, qui devra décider de l’ouverture ou non d’une enquête pour élucider la provenance et la gestion de ces 1.000 milliards évoqués par le Premier ministre.

Après l'appel du chroniqueur Badara Gadiaga à saisir la justice sur l'affaire des 1.000 milliards : l'activiste Ardo Gningue répond et dépose une plainte contre X


Après l'appel du chroniqueur Badara Gadiaga à saisir la justice sur l'affaire des 1.000 milliards : l'activiste Ardo Gningue répond et dépose une plainte contre X

BADARA GADIAGA, MEILLEUR CHRONIQUEUR DE L’ANNÉE 2024 : Célébration d’une figure plurielle au service du Sénégal

Le journal « Le Dakarois Quotidien » sacre Badara Gadiaga « Meilleur Chroniqueur de l’année 2024 ». Ce titre, largement mérité, récompense non seulement son talent d’analyste politique mais aussi son immense contribution au rayonnement culturel et sportif du Sénégal.

« Le Dakarois Quotidien » a désigné Badara Gadiaga « Meilleur Chroniqueur de l’Année 2024 », consacrant ainsi une carrière remarquable et multiforme. Fils de feu Bathie Gadiaga, ancien secrétaire national chargé des Affaires sociales et religieuses du parti « Rewmi » et maire de Ngaye, Badara a grandi dans un environnement marqué par la politique. C’est donc naturellement qu’il a suivi les traces de son père en intégrant le parti « Rewmi où il a occupé pendant 16 ans des fonctions stratégiques au sein du Secrétariat national et de la Cellule de communication.
Cette immersion prolongée dans le monde politique a affûté son esprit d’analyse, lui permettant de devenir l’un des chroniqueurs politiques les plus respectés au Sénégal. C’est à travers l’émission « Jakaarlo Bi » sur TFM que le grand public a découvert son talent. Ses interventions, toujours basées sur des faits précis et irréfutables, sont un mélange de rigueur intellectuelle et de franchise. Toutefois, son franc-parler, loin de faire l’unanimité, a parfois suscité des réactions vives. L’incident du 15 novembre dernier, lors d’une confrontation avec les éléments de la sécurité de Boubacar Camara, ancien directeur des Douanes, illustre bien les risques de son engagement. Malgré les menaces, Badara Gadiaga reste fidèle à ses principes, refusant de céder à l’intimidation.
Parallèlement, Badara Gadiaga, c’est aussi un ambassadeur des valeurs sportives et culturelles du Sénégal. Passionné de football, il a marqué les esprits lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) par ses analyses visionnaires, souvent confirmées par les performances des « Lions » du Sénégal.
Il a, d’autre part, œuvré pour la promotion de la lutte sénégalaise, en contribuant à la reconnaissance internationale de champions tels que Modou Lô. Grâce à son initiative, l’actuel « Roi des Arènes » a été décoré « Citoyen d’honneur » en 2013 par la ville de Compiègne, en France.
Sur le plan culturel, Badara Gadiaga joue également un rôle clé dans l’organisation de spectacles pour des icônes de la musique sénégalaise comme Youssou Ndour et Pape Diouf. Ses compétences en coordination événementielle ont permis la tenue réussie de grands concerts dans des lieux prestigieux tels que le Zénith et Bercy à Paris.
Ces réalisations montrent à suffisance son engagement à promouvoir le savoir-faire sénégalais sur la scène internationale.
Ce parcours exceptionnel fait de Badara Gadiaga une figure d’influence au Sénégal. Son investissement dans la politique, le sport, et la culture contribue à renforcer l’image du Sénégal dans le monde.
À cet effet, la distinction de « Meilleur Chroniqueur de l’Année 2024 » par « Le Dakarois Quotidien » célèbre non seulement son talent, mais aussi son dévouement à des causes qui transcendent les clivages. Badara Gadiaga incarne l’excellence sénégalaise dans toute sa diversité. Aujourd’hui, sa reconnaissance est le reflet d’une carrière marquée par le service de la Nation sénégalaise.


La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°358 – du 30/12/2024

🔴 MEILLEUR CHRONIQUEUR DE L’ANNÉE 2024 : BADARA GADIAGA – UNE FIGURE PLURIELLE AU SERVICE DU SÉNÉGAL

🔴 NON-IMPLICATION DE LA MAIRIE DE DAKAR DANS L’ORGANISATION DES JOJ : MAMADOU DIAGNA NDIAYE RÉPOND À SES DÉTRACTEURS
🔴 VICTOIRE SUR LE LIBÉRIA (3-0) : LE SÉNÉGAL SE QUALIFIE POUR LE CHAN 2025

Tension sur le plateau de Jakaarlo Bi : altercation entre Boubacar Camara et Badara Gadiaga

L’émission Jakaarlo Bi, diffusée sur la TFM, a connu une soirée tendue ce vendredi avec un échange houleux entre Boubacar Camara, leader du mouvement Jengu Tabax et soutien de Pastef, et le chroniqueur de la chaîne, Badara Gadiaga. L’incident s’est produit lors d’un débat où les esprits se sont rapidement échauffés, nécessitant l’intervention du modérateur de l’émission, Abdoulaye Der, pour apaiser les tensions.

Tout a commencé lorsque Badara Gadiaga a interpellé Boubacar Camara sur sa position politique, en lui reprochant de ne pas assumer son rôle d’opposant. « Vous venez sur ce plateau sous les habits d’opposant sans l’assumer… » a lancé Boubacar Camara, visiblement agacé par les propos du chroniqueur. La réplique de ce dernier n’a pas tardé : « Ce que vous devez éviter, c’est d’être l’envoyé spécial de ces politiciens que vous avez critiqués il y a quelques mois… ».

Après cet échange verbal tendu, l’atmosphère sur le plateau s’est alourdie. À la fin de l’émission, des membres de la sécurité accompagnant Boubacar Camara ont tenté de s’introduire sur le plateau. Selon plusieurs témoins, ces hommes ont proféré des menaces à l’encontre de Badara Gadiaga, visiblement en réponse aux propos tenus pendant l’émission. Il a fallu l’intervention de la sécurité de la TFM pour éconduire cette dizaine de personnes, qui semblaient animées par un esprit d’intimidation.

Face à cette situation inquiétante, il a été proposé à Badara Gadiaga de changer d’itinéraire pour quitter les locaux de la TFM, afin d’éviter tout risque de confrontation. Le chroniqueur a refusé cette proposition, déclarant qu’il passerait par la porte principale comme à son habitude, malgré la menace qui pesait sur lui. Cette position a été perçue comme un acte de défiance face aux intimidations.

Cet incident sur le plateau de Jakaarlo Bi révèle une escalade de la violence verbale et des tensions politiques dans les débats télévisés au Sénégal. La montée de l’intolérance et des menaces physiques à l’encontre des journalistes et chroniqueurs pose des questions sur la liberté d’expression et la sécurité des acteurs médiatiques. L’affaire suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix s’élèvent pour condamner ces méthodes d’intimidation.

L’épisode met également en lumière la polarisation du débat politique sénégalais, notamment avec la montée de tensions entre les soutiens des différents camps, à l’approche des échéances électorales. La question de l’impartialité et de l’engagement des chroniqueurs est également soulevée, pointant du doigt le difficile équilibre entre analyse politique et militantisme déguisé.

Pour l’heure, ni Boubacar Camara ni la TFM n’ont officiellement réagi à l’incident. Les téléspectateurs et observateurs s’interrogent sur les répercussions de cet événement, alors que la liberté d’expression et la sérénité des débats publics semblent de plus en plus menacées.

À MOINS DE 48 HEURES DES LÉGISLATIVES : Badara Gadiaga attaqué par des nervis à la TFM après son discours courageux face à Boubacar Camara

Le climat politique sénégalais, déjà tendu à l’approche des élections législatives anticipées de ce dimanche 17 novembre 2024, est de nouveau marqué par un incident inquiétant. Badara Gadiaga, chroniqueur de l’émission « Jakaarlo » diffusée sur la TFM, a été pris pour cible par des nervis à la fin de l’émission de ce vendredi.
Joint par « Le Groupe Le Dakarois », Badara Gadiaga a raconté son agression. Selon lui, deux pick-up remplis de nervis ont fait irruption dans les locaux de la chaîne dès la fin de l’émission. “Ils sont venus directement sur le plateau pour me menacer. Ils m’ont demandé pourquoi j’ai manqué de respect à Boubacar Camara. Des personnes présentes dans les locaux m’ont permis de quitter les lieux avant qu’ils ne puissent faire quoi que ce soit”, explique le chroniqueur.
Ces menaces interviennent après les propos que Badara Gadiaga a tenus contre Boubacar Camara, anciennement critique du Premier ministre mais désormais soutien affiché et défenseur virulent de « Pastef ». Dans l’émission, le chroniqueur a dénoncé l’attitude qu’il juge contradictoire et opportuniste de Camara. “Celui qui choisit le larbinisme, cela l’engage. J’ai choisi d’être libre”, a déclaré Gadiaga, ajoutant qu’il refuse de cautionner les actes qu’il considère comme hypocrites et indignes de la part de certains responsables politiques.
En effet, Badara Gadiaga a critiqué Boubacar Camara pour son changement de position subit, rappelant qu’il avait précédemment accusé l’actuel Premier ministre d’« aventurier. « Comment peut-on aujourd’hui faire l’éloge de ceux que l’on traitait de tous les noms hier ? », a-t-il lancé, avant de fustiger ce qu’il appelle « des nominations acquises dans l’indignité” ».
Ces propos semblent avoir profondément heurté les sympathisants de Boubacar Camara. À peine l’émission terminée, des hommes de main ont pris d’assaut les lieux, sommant Gadiaga de ne plus parler ainsi de leur leader.
Badara Gadiaga, connu pour son courage, dénonce fermement cette tentative d’intimidation. « Personne ne pourra m’empêcher de donner mon avis sur des questions qui concernent le pays », a-t-il réaffirmé.
À moins de 48 heures du scrutin, ces actes de violence risquent d’assombrir davantage une campagne déjà marquée par des polémiques, discours violents et des affrontements.


Le Dakarois

DÉCLARATIONS DANGEREUSES : Badara Gadiaga demande le limogeage de Cheikh Omar Diagne

Après les propos de Cheikh Omar Diagne sur les foyers religieux et le Maroc, pouvant saper la stabilité du Sénégal et fragiliser les relations sénégalo-marocaines, Badara Gadiaga réclame que le ministre conseiller, directeur des Moyens généraux de la présidence de la République soit renvoyé.

Badara Gadiaga réagit aux déclarations d’Ousmane Sonko : « Le Sénégal n’est pas un État en ruines »

Lors de l’émission « Jakarlo » diffusée vendredi sur la chaîne TFM, le chroniqueur Badara Gadiaga a vivement réagi aux propos du Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier avait récemment affirmé, lors de la journée nationale de l’arbre, que « le gouvernement du Sénégal a trouvé, après Macky Sall, un État en ruines ». Ces déclarations ont rapidement suscité l’indignation de Gadiaga, qui n’a pas mâché ses mots.

Selon le chroniqueur, les paroles de Sonko révèlent une incompréhension profonde de la notion d’État. « Soit Ousmane Sonko ne connaît pas ce qu’est un État, soit il ignore ce que signifie ‘ruines’. Je pense qu’il devrait s’entourer d’un professeur pour un travail sur la sémantique », a-t-il ironisé. Pour Gadiaga, le terme « ruines » ne peut en aucun cas s’appliquer à la situation du Sénégal. Il a soutenu que le pays, loin d’être en décombres, vient de vivre une élection présidentielle marquée par un taux de participation élevé et saluée par la communauté internationale.

Gadiaga a également insisté sur le bon fonctionnement des institutions sénégalaises. Il a souligné que l’exécutif et le législatif ont pris des décisions cruciales, telles que le report de l’élection présidentielle, et que le pouvoir judiciaire a pleinement joué son rôle, aboutissant à l’élection d’un président avec plus de 54 % des voix. « C’est un État fort qui peut le faire », a-t-il affirmé.

Réfutant la notion de « ruines », Gadiaga a évoqué les infrastructures du pays ainsi que sa stabilité économique. « Un État avec une masse salariale de près de 130 milliards de francs CFA, des infrastructures sportives, routières, sanitaires et éducatives ne peut pas être considéré comme un pays en ruines », a-t-il ajouté.

Cependant, Gadiaga a nuancé ses propos en suggérant que Sonko faisait probablement référence aux défis économiques que le Sénégal continue de rencontrer. Il a appelé le Premier ministre à concentrer ses efforts sur la recherche de solutions à ces problèmes, rappelant que c’est pour cela que le peuple les a élus.

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