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Société

Badara Gadiaga : une première prise de parole émouvante après 150 jours de détention

Le chroniqueur sénégalais Badara Gadiaga a brisé le silence pour la première fois depuis sa libération, survenue après cent cinquante jours passés derrière les barreaux. Une période marquée par l’incertitude, la tension et un large élan de solidarité dont il a tenu à rendre compte dans une déclaration sobre mais profondément empreinte d’émotion.

Dès les premiers mots, Gadiaga a exprimé sa profonde gratitude envers toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien durant son incarcération. Il a salué l’engagement de la société civile, le rôle apaisant et moral des chefs religieux, la mobilisation des artistes ainsi que celle de la presse sénégalaise, dont il a dit avoir ressenti la présence et la solidarité à chaque instant.

Revenant sur ses convictions, le chroniqueur a réaffirmé sa position concernant la place centrale de la justice dans la vie d’une nation. « Comme je l’ai toujours dit, je le réassume, il n’y a pas d’alternative à la justice. Mais il y a beaucoup de réformes à faire sur notre système judiciaire », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une réflexion profonde sur le fonctionnement des institutions judiciaires du pays. Son propos, teinté d’espoir et de maturité, laisse transparaître sa volonté de transformer l’épreuve traversée en un combat constructif pour un État de droit plus solide.

Libéré sous contrôle judiciaire et désormais équipé d’un bracelet électronique, une mesure décidée par le juge, Gadiaga semble déterminé à reprendre sa place dans le débat public. Loin de se résigner, il affirme vouloir poursuivre son engagement en faveur de la justice et de la liberté d’expression, deux causes qui, selon lui, doivent demeurer au cœur des préoccupations nationales.

Dans sa déclaration, il a également tenu à remercier l’ensemble des Sénégalais qui l’ont soutenu moralement durant cette période sombre. Il a dit garder l’espoir d’un Sénégal meilleur, plus juste et plus ouvert au dialogue, un pays où les divergences d’opinions ne sauraient jamais être un motif d’injustice ou d’acharnement.


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