Réforme de la décentralisation : Ousmane Sonko lance l’Acte 4 à partir des pôles territoires

Le Sénégal s’achemine vers une nouvelle étape de sa politique de décentralisation. Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, ce mardi, la création d’un comité ad hoc à la Primature chargé de conduire une réforme majeure qui sera connue sous le nom d’Acte 4 de la décentralisation. L’annonce a été faite lors du lancement du projet Dakar métropole internationale 2050, un programme stratégique destiné à redessiner l’avenir urbain et territorial du pays.

Le chef du gouvernement a précisé que cette réforme reposera sur les huit pôles territoires, appelés à devenir la base d’application du plan national de développement. Pour garantir la cohérence de l’action publique tout en respectant les spécificités locales, des conférences interministérielles sur la territorialité seront organisées dans les prochaines semaines. « Il s’agit d’harmoniser les politiques publiques et d’assurer leur cohérence nationale, tout en tenant compte des réalités propres à chaque territoire », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a confié au ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, la mission de superviser la synthèse des concertations prévues. Cette étape doit permettre de préparer un document conforme aux décisions déjà prises lors du Conseil des ministres du 29 janvier 2025, qui portait sur la matérialisation des pôles territoires.

Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité de doter cette réforme d’un cadre juridique solide et durable, à travers l’élaboration et l’adoption d’une loi d’orientation spécifique. Cette loi, selon lui, conférera aux pôles territoires un statut clair, renforcera l’autonomie des collectivités locales, rapprochera les citoyens des instances décisionnelles et améliorera la coordination de l’action publique.

Mais au-delà des considérations institutionnelles, le Premier ministre a mis l’accent sur la viabilité financière des collectivités territoriales, qu’il considère comme le nerf de la réforme. Il a rappelé que le Sénégal ne consacre même pas 5 % de son budget national aux démembrements administratifs, un ratio particulièrement faible par rapport à d’autres pays africains. Citant l’exemple du Maroc, il a souligné que la contribution de l’État au financement des collectivités y dépasse les 20 %, ce qui explique les performances de villes comme Casablanca dans le domaine de la gouvernance locale.

Pour Ousmane Sonko, la question du financement est donc centrale et déterminera en grande partie le succès de l’Acte 4 de la décentralisation. « Le renforcement de l’autonomie des collectivités doit aller de pair avec des ressources suffisantes pour répondre aux attentes des populations », a-t-il insisté, tout en appelant à une réflexion collective sur de nouveaux mécanismes de financement.

Avec cette réforme, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape dans la décentralisation sénégalaise, amorcée depuis les années 1970 et marquée par trois précédents « Actes ». L’Acte 4 se veut une réponse aux défis de gouvernance, de proximité et de financement, dans une perspective alignée avec la Vision Sénégal 2050.

Numérique : l’ARTP expose ses priorités stratégiques à l’UIT lors du Symposium mondial des régulateurs

Le Sénégal continue de renforcer sa voix sur la scène internationale du numérique. En marge du Symposium mondial des régulateurs, qui se tient actuellement en Arabie Saoudite, le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Dahirou Thiam, a eu un long entretien avec la Secrétaire générale de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), Mme Doreen Bogdan-Martin.

Selon une note publiée par l’ARTP, cette rencontre a permis d’aborder plusieurs sujets stratégiques, avec en ligne de mire le renforcement de la coopération entre le Sénégal et l’UIT. Le Directeur général a saisi l’occasion pour présenter la nouvelle vision de son institution, bâtie autour d’une approche inclusive. Cette démarche, explique le document, vise à impliquer toutes les parties prenantes, y compris l’UIT, dans l’élaboration du futur plan stratégique de l’ARTP.

Ce plan, qui repose sur un diagnostic jugé « sans complaisance », mettra l’accent sur des priorités majeures. Parmi elles figurent la co-régulation, considérée comme un levier d’efficacité, la prise en compte du changement climatique, la régulation par la donnée, la gouvernance de l’intelligence artificielle ou encore la régulation des réseaux non-terrestres, un domaine en pleine expansion avec le développement des constellations satellitaires.

Dahirou Thiam a également souligné que ce plan stratégique ne saurait ignorer la vision des nouvelles autorités sénégalaises, notamment le Référentiel 2050 et sa déclinaison numérique, connue sous le nom de New Deal Technologique. Cette orientation place le numérique au cœur de la transformation économique et sociale du pays, et l’ARTP entend jouer un rôle de catalyseur dans cette dynamique.

De son côté, Mme Bogdan-Martin a salué l’approche présentée par le Directeur général, qu’elle a jugée en phase avec les orientations de l’UIT. Elle a, dans le même temps, exprimé son souhait d’effectuer prochainement une visite officielle au Sénégal, signe de l’importance accordée par son organisation au partenariat avec Dakar.

Membre du Conseil de l’UIT depuis 1972, le Sénégal s’est toujours illustré par son implication active dans les instances internationales de gouvernance du numérique. Le pays abrite d’ailleurs à Dakar le bureau régional de l’UIT pour l’Afrique de l’Ouest, ce qui renforce son rôle de hub régional dans le domaine des télécommunications et des nouvelles technologies.

Cette rencontre de haut niveau illustre une volonté partagée : positionner le Sénégal comme un acteur incontournable du numérique en Afrique, tout en consolidant son partenariat avec l’UIT pour relever les défis d’un secteur en mutation rapide.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°549 – 02/09/2025

🔴 CHEIKH MOUHAMADOUL MAHI NIASSE : SERVITEUR INFATIGABLE DE LA OUMMA ET DE L’HUMANITÉ
🔴 RENCONTRE AVEC BAYE NIASSE : SANGUE NDIAYE : UN DESTIN TOUT TRACÉ

🔴 MERCATO : NICOLAS JACKSON AU BAYERN MUNICH
🔴 TEUNGUETH FC : BAYE ASSANE CISS REJOINT LE SHERIFF TIRASPOL

RTS : Pape Alé Niang dissout trois cellules stratégiques rattachées à la Direction générale

Un vent de réorganisation souffle sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS). Dans une décision datée du 29 août 2025, sous le numéro 1945, le directeur général Pape Alé Niang a prononcé la dissolution de trois cellules rattachées directement à la Direction générale de l’entreprise publique.

Selon le document officiel, il s’agit de la cellule de Contrôle de gestion, de la cellule d’Audit interne et de la cellule de Passation des marchés. À compter de la date de signature, ces entités cessent donc d’exister dans l’organigramme de la RTS.

Cette mesure ne manque pas de susciter des interrogations, tant ces structures étaient considérées comme des piliers de la bonne gouvernance et de la transparence financière. La cellule de Contrôle de gestion assurait le suivi budgétaire et l’évaluation des performances ; l’Audit interne veillait au respect des procédures administratives et financières ; quant à la Passation des marchés, elle garantissait la régularité des appels d’offres et des contrats, conformément à la réglementation nationale. Leur suppression pure et simple dépasse ainsi le cadre d’une simple mesure administrative et soulève des inquiétudes quant au futur mode de fonctionnement de la RTS.

Interrogé par Le Quotidien, Pape Alé Niang a tenu à relativiser la portée de sa décision. Pour lui, il ne s’agit nullement d’une remise en cause des missions de contrôle interne, mais d’une réorganisation structurelle : « C’est juste une réorganisation. Et sortir ces cellules rattachées à la Direction », a-t-il expliqué, sans donner davantage de détails sur le dispositif qui pourrait remplacer ces entités.

Cette réorientation stratégique intervient dans un contexte où la RTS est régulièrement appelée à moderniser son fonctionnement et à renforcer sa gestion interne. La dissolution de ces trois cellules stratégiques pourrait marquer le début d’une restructuration plus large de l’entreprise publique.

Sénégal – FIDA : un partenariat renforcé pour moderniser l’agriculture et soutenir les zones rurales

En marge du Forum africain des systèmes alimentaires qui se tient actuellement à Diamniadio, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario.

Selon une note publiée sur la page officielle de la Présidence, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la solidité et la pertinence du partenariat entre le Sénégal et le FIDA, un partenariat construit autour de projets concrets en faveur de l’agriculture et du développement des zones rurales.

Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques. Les deux parties ont d’abord mis en avant la souveraineté alimentaire, considérée comme une priorité partagée et incontournable pour le continent. Le président Faye a insisté sur la nécessité d’accompagner durablement le monde rural à travers des investissements structurants, capables de renforcer les capacités de production, de réduire les pertes post-récoltes et de soutenir les exploitations familiales.

La modernisation des pratiques agricoles et la valorisation de la jeunesse ont également occupé une place centrale dans les échanges. Pour le chef de l’État, il s’agit non seulement de garantir une agriculture plus performante et résiliente, mais aussi d’en faire un véritable levier de création d’emplois et de perspectives pour les jeunes générations.

La rencontre a également permis de rappeler l’importance des axes de la Vision Sénégal 2050, qui place l’agriculture au cœur de la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, le rôle du FIDA est jugé essentiel pour appuyer des projets innovants, durables et inclusifs.

À l’issue de l’audience, le président Bassirou Diomaye Faye et Alvaro Lario ont réitéré leur volonté commune de consolider une coopération exemplaire, orientée vers l’innovation, la durabilité et le mieux-être des populations rurales.

Ce renforcement du partenariat Sénégal–FIDA s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’agriculture est perçue comme le moteur d’une transformation structurelle de l’économie sénégalaise et un pilier pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Préparatifs du Gamou de Ndiassane : le ministre de l’Intérieur juge les avancées « acceptables »

À quelques jours du Gamou de Ndiassane, prévu le 4 septembre prochain, les préparatifs étaient au centre d’une rencontre nationale présidée, jeudi dernier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général Jean-Baptiste Tine. La réunion s’est tenue en présence de Serigne Khalifa Abdallah Kounta, porte-parole de Cheikh Bouh Sidy Makhtar Kounta, Khalife général de la famille Ahloul Kountiyou, entouré d’une forte délégation.

Lors des échanges, le représentant du Khalife a fait part de plusieurs préoccupations majeures. Il a notamment insisté sur les insuffisances constatées dans les domaines de la santé, de l’assainissement, des routes, de l’électricité et des télécommunications. Il a particulièrement attiré l’attention des autorités sur la nécessité de mettre en place un programme spécial d’électricité pour Ndiassane, afin de garantir une couverture adéquate durant la période du Gamou. Il a par ailleurs critiqué l’Agence des routes (Ageroute), accusée de n’avoir « rien construit dans la cité religieuse depuis dix ans », en dépit de la fréquentation grandissante du site.

En réponse, le ministre Jean-Baptiste Tine a reconnu les défis à relever, tout en se félicitant du « niveau acceptable » d’exécution des travaux en cours. Il a annoncé que le secrétaire général de son département assurerait un suivi quotidien des décisions arrêtées, notamment dans les domaines sensibles de la santé, de l’électricité et de l’assainissement, et ce jusqu’à la fin de l’événement.

Le ministre de l’Intérieur a également saisi l’occasion pour solliciter les prières du Khalife général, afin d’accompagner le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, dans la réussite du « projet de transformation systémique du Sénégal » porté par le nouveau gouvernement.

Considéré comme l’un des plus grands rassemblements religieux du pays, le Gamou de Ndiassane attire chaque année des milliers de fidèles venus de toutes les régions du Sénégal ainsi que de plusieurs pays de la sous-région. Les autorités entendent ainsi renforcer les mesures d’organisation et de sécurité pour assurer le bon déroulement de cette importante manifestation spirituelle.

Rentrée scolaire 2025/2026 : reprise fixée au 6 octobre pour les enseignants et au 8 octobre pour les élèves

Le gouvernement a officiellement arrêté les dates de la rentrée scolaire pour l’année académique 2025/2026. Selon un décret signé conjointement par le président de la République et son Premier ministre, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la reprise des cours est fixée au lundi 6 octobre 2025 à 8 heures pour les enseignants et le personnel administratif.

Les élèves, quant à eux, bénéficieront de deux jours supplémentaires avant de reprendre le chemin des classes. Leur rentrée est prévue pour le mercredi 8 octobre 2025 à 8 heures. Ce décalage permet aux équipes pédagogiques de disposer du temps nécessaire pour préparer les établissements et organiser les conditions d’accueil.

Le décret précise également que la fixation du calendrier des examens scolaires relève de la compétence du ministre de l’Éducation nationale, qui devra aussi définir les modalités pratiques de l’année académique. En ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle, la répartition des congés et vacances sera arrêtée par décision ministérielle spécifique.

Plusieurs départements ministériels sont associés à l’exécution de ce texte, notamment ceux des Forces armées, de la Formation professionnelle, des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, en plus du ministère de l’Éducation nationale. Cette transversalité traduit la volonté des autorités de mieux coordonner les actions pour une rentrée apaisée et une année scolaire sans perturbations.

Avec ce calendrier désormais fixé, l’ensemble de la communauté éducative se prépare à entamer une nouvelle année, dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de qualité d’enseignement et de stabilité du système scolaire.

54ᵉ session de l’UPCI : Malick Ndiaye appelle l’OCI à s’opposer à la judaïsation d’Al Qods et à soutenir fermement la Palestine

La capitale sénégalaise a accueilli, ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025, la 54ᵉ session du comité exécutif de l’Union parlementaire de la Conférence islamique (UPCI). Les travaux, qui réunissent parlementaires et diplomates venus de plusieurs pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), ont été largement dominés par la question palestinienne.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Malick Ndiaye, a lancé un appel solennel à l’ensemble des délégations pour « rejeter sans équivoque la tentative de judaïsation de la ville sainte d’Al Qods », qu’il a qualifiée de « patrimoine sacré des trois religions révélées ».

Le président du Parlement sénégalais a exhorté les États membres à dénoncer « avec la plus grande fermeté le génocide en cours » et à soutenir « la solution des deux États », présentée comme la seule issue crédible pour un règlement pacifique et durable du conflit israélo-palestinien. En rappelant l’incendie criminel de la mosquée El Aqsa en 1969, événement fondateur de l’OCI, il a insisté sur la dimension historique de ce combat. « La Palestine n’est pas seulement une cause, elle est notre cause commune », a-t-il martelé devant ses homologues.

Malick Ndiaye a par ailleurs invité les pays membres de l’OCI à porter « haut et fort la voix du peuple palestinien dans toutes les enceintes diplomatiques », soulignant que défendre la Palestine équivaut à « défendre la justice, protéger notre identité commune et préserver la dignité de la communauté musulmane ».

Au-delà de la question palestinienne, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de bâtir une Oumma forte, respectée et influente grâce à « des décisions courageuses et une solidarité agissante ». Il a mis en avant l’urgence de renforcer la lutte contre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes souvent persécutées et de garantir les droits fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants.

Il a également rappelé le rôle actif et constant du Sénégal au sein de l’OCI et sur la scène internationale. En tant que président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien aux Nations unies, le Sénégal, a-t-il rappelé, « n’a cessé de défendre le droit à l’autodétermination, à la dignité et à la justice ».

Forum africain des systèmes alimentaires : le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et inclusive

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio accueille depuis ce lundi l’édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et de l’ancien Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, actuel président de l’AFSF. Les travaux, qui réunissent décideurs, experts et acteurs du secteur agricole, se poursuivront jusqu’à vendredi autour du thème central : l’innovation et la transformation des systèmes agroalimentaires.

Dans son allocution d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture pour le continent africain, tout en soulignant ses fragilités persistantes. « En ce moment même, des millions de femmes et d’hommes sont dans les champs, à la faveur de la saison des pluies. La plupart travaillent la terre à la force des bras ou avec des outils rudimentaires, et n’ont que quelques mois pluvieux pour espérer nourrir leur famille », a-t-il déclaré, insistant sur la dépendance du secteur agricole aux aléas climatiques.

Le chef de l’État a évoqué les conséquences directes du changement climatique, qui accentuent l’irrégularité des pluies et limitent fortement les capacités de production. À cela s’ajoutent les pertes post-récoltes, parfois estimées à près de 30 % des denrées produites, un facteur qui contribue à la persistance de la faim et de la malnutrition sur le continent.

Pour étayer ses propos, le président a rappelé les chiffres alarmants publiés par la FAO en 2024 : plus de 700 millions de personnes ont souffert de la faim dans le monde l’année dernière, dont une part importante en Afrique. Une situation qui éloigne davantage le continent de l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD), qui vise l’éradication de la faim d’ici à 2030. Si la tendance actuelle persiste, a-t-il averti, plus d’un demi-milliard d’êtres humains seront en situation de sous-alimentation chronique à cette échéance, et la moitié d’entre eux se trouvera en Afrique.

Face à ce constat, Bassirou Diomaye Faye estime que l’Afrique se trouve à un tournant décisif. Pour lui, la transformation des systèmes alimentaires est désormais une urgence de première nécessité, qui exige non seulement des politiques adaptées mais aussi une mobilisation accrue des acteurs sociaux et économiques.

Le président sénégalais a particulièrement insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette transformation. « Nous devons mettre les jeunes au cœur de nos politiques de développement », a-t-il plaidé, avant de préconiser leur responsabilisation et leur implication directe dans la formulation des politiques agricoles. Pour atteindre cet objectif, il appelle à développer une offre de formation adaptée aux besoins d’une agriculture moderne, intensive et durable, capable de concilier productivité et respect de l’environnement.

Cette édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires se veut un espace de réflexion mais aussi d’action, où les innovations technologiques et les modèles inclusifs devront être partagés pour répondre à un défi commun : assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté agricole de l’Afrique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°548 – 01/09/2025

🔴 LANCEMENT DE DAKAR MÉTROPOLE INTERNATIONALE 2050 PAR SONKO / APPROPRIATION D’UN CHANTIER DE MACKY SALL : LE PSE RÉADAPTÉ AU GRAND THÉÂTRE
🔴 GAMOU 2025 : BALLET DES OFFICIELS

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / BLESSURE D’ÉDOUARD MENDY : GROSSE FRAYEUR DANS LA « TANIÈRE »
🔴 PHASES NATIONALES 2025 : DOUBLE TITRE POUR WALLY DAAN

Seydi Gassama : « Le régime Sonko-Diomaye ne fait pas mieux que les précédents en matière d’environnement »

Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a exprimé sa déception face à la politique environnementale du gouvernement actuel. Dans un message publié sur X, il estime que l’équipe dirigée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye reproduit les mêmes erreurs que les précédents régimes dans la gestion du droit à un environnement sain.

« En matière de protection du droit à un environnement sain, le régime ne fait pas mieux que les précédents », a-t-il dénoncé. Pour le défenseur des droits humains, l’implantation de cimenteries, de carrières polluantes et de décharges d’ordures à ciel ouvert près des agglomérations illustre ce manque de considération pour les populations.

Seydi Gassama accuse également les autorités de valider des études d’impact environnemental biaisées, financées par les promoteurs eux-mêmes. Il évoque des méthodes marquées par « les menaces, la répression, la division, l’exclusion et le forcing » pour faire passer des projets contestés.

Ces critiques viennent rappeler que la gouvernance écologique demeure un défi majeur au Sénégal. Alors que les attentes citoyennes sont fortes, la société civile réclame une véritable rupture en faveur d’une politique plus respectueuse de l’environnement et des communautés.

Écroué hier par le doyen des juges : Hamidou Djiba, figure controversée du MFDC, replonge dans les ténèbres de la prison

Le feuilleton de la crise casamançaise vient de s’enrichir d’un nouvel épisode. Hamidou Djiba, 61 ans, connu pour s’être autoproclamé porte-parole de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) de Mangoukoro, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt vendredi dernier par le doyen des juges. Arrêté à Ziguinchor le 20 août 2025, il a passé sa première nuit derrière les barreaux, accusé de complot contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire, de participation à un mouvement insurrectionnel et d’association de malfaiteurs criminelle.

Cette arrestation n’est pas le fruit du hasard. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’opération a été soigneusement planifiée et menée conjointement par les Sections de recherches (SR) de Dakar et de Ziguinchor. Pendant plusieurs jours, les enquêteurs ont surveillé les moindres faits et gestes du suspect avant de l’intercepter, le 20 août aux alentours de 18 heures, à Bouloum, près de Boutoute, alors qu’il circulait à moto. Après son arrestation, il a été transféré sous bonne escorte à Dakar, où il a été pris en charge dès le lendemain matin par les services de la SR de la capitale pour les besoins de l’enquête. Dans le même temps, une perquisition effectuée à son domicile de Djibock, dans la périphérie de Ziguinchor, a permis de saisir plusieurs tee-shirts floqués de symboles jugés liés au mouvement indépendantiste, considérés comme pièces à conviction.

Les autorités judiciaires expliquent que cette opération a été déclenchée à la suite de propos incendiaires tenus par Hamidou Djiba lors d’une cérémonie de commémoration dédiée à l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, figure emblématique du MFDC. Ses déclarations, filmées et largement diffusées, ont été interprétées comme une menace directe contre la stabilité nationale, poussant le parquet à demander l’ouverture d’une information judiciaire.

Ce n’est pas la première fois que le nom d’Hamidou Djiba apparaît dans les chroniques judiciaires. Déjà en 1995, il avait été arrêté lors d’une vaste opération militaire avant d’être détenu pendant quatre ans à la prison de Rebeuss. Sa libération, intervenue dans le cadre des négociations de paix entre l’État du Sénégal et le MFDC, lui avait alors permis de retrouver une liberté surveillée. Mais trois décennies plus tard, le sexagénaire se retrouve de nouveau face aux mêmes accusations, confirmant ainsi son statut de figure controversée et persistante d’un conflit qui continue de hanter la Casamance.

Aujourd’hui, son incarcération marque une nouvelle étape dans ce long bras de fer entre l’État et les franges les plus radicales du MFDC. Elle rappelle aussi que, malgré les multiples tentatives de médiation et les accords de paix successifs, la question casamançaise reste une plaie ouverte dans l’histoire politique et sécuritaire du Sénégal.

Gamou 2025 : Le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye en visite auprès des foyers religieux de Thiénaba, Thiès et Dakar

À quelques jours de la célébration du Gamou, marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL), le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a entamé une tournée de courtoisie ce samedi 30 août auprès de plusieurs foyers religieux situés à Thiénaba, Thiès et Dakar. Une démarche qui s’inscrit dans la tradition républicaine de dialogue et de proximité avec les guides spirituels du pays.

Première étape de cette tournée : Thiénaba, haut lieu de l’islam au Sénégal. El Malick Ndiaye y a été reçu par le khalife, Baye Serigne Assane Seck, à qui il a rendu hommage pour le rôle historique et spirituel joué par cette cité dans l’enracinement et la diffusion de la religion musulmane. Dans son allocution, il a souligné que les familles religieuses constituent des piliers de stabilité, de paix et de cohésion nationale, rappelant ainsi leur place centrale dans la vie sociale et spirituelle du pays.

À Thiès, le président de l’Assemblée nationale a ensuite rendu visite au khalife Serigne Mounirou Ndiéguéne. L’occasion pour lui de magnifier l’héritage spirituel et intellectuel de la famille de Mame El Hadj Ndiéguéne, dont il a salué l’apport à l’éducation islamique et à la préservation des valeurs fondamentales de foi, de discipline et de solidarité qui forgent la société sénégalaise.

La tournée s’est achevée à Dakar, où El Malick Ndiaye a été reçu par le khalife de la famille omarienne, Serigne Thierno Madani Tall. Dans son intervention, il a exprimé toute son estime pour l’œuvre de la famille omarienne dans la diffusion du savoir religieux et la défense des valeurs islamiques, tout en sollicitant des prières pour la paix et la prospérité du Sénégal.

Dans chacune de ces étapes, le président de l’Assemblée nationale a demandé des prières pour le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que pour le Premier ministre, Ousmane Sonko, afin que Dieu les accompagne dans leur mission de service à la Nation. Les khalifes, en retour, ont formulé des prières pour la réussite de ses actions, mais aussi pour les autorités et l’ensemble du peuple sénégalais, dans un esprit de bénédiction et de solidarité nationale.

Ousmane Sonko en visite à Médina Baye : « D’ici trois ans, nous allons redresser le Sénégal »

Le Premier ministre Ousmane Sonko, à la tête d’une forte délégation gouvernementale, s’est rendu ce samedi 30 août 2025 à Médina Baye, dans la ville de Kaolack. Cette visite de courtoisie auprès du Khalife général de la Fayda Tidjanya, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Maouloud, célébration annuelle marquant la naissance du Prophète Mohammed (PSL).

Accueilli dans une atmosphère empreinte de ferveur religieuse, le chef du gouvernement a saisi l’occasion pour dresser un état des lieux de la situation nationale et exposer les grandes lignes de son plan de redressement. Face au Khalife, Ousmane Sonko a rappelé les difficultés héritées de ses prédécesseurs, dénonçant une gouvernance marquée par l’opacité et la mauvaise gestion. « Le pays dispose d’énormes potentialités, mais il a longtemps été retardé par une mauvaise gouvernance et un manque de transparence. Nous avons hérité d’une situation catastrophique, marquée par une dette colossale. Les Sénégalais nous ont élus pour y remédier, et nous sommes résolument engagés dans ce défi national. D’ici trois ans, nous allons redresser le Sénégal », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a également insisté sur le caractère collectif de l’effort à fournir pour sortir le pays de ses difficultés. Selon lui, le développement ne peut être atteint qu’au prix de sacrifices. « Aucun pays ne s’est développé sans sacrifice. En Chine, avec la révolution culturelle, des millions de personnes ont perdu la vie. Nous n’en arriverons pas là, mais nous sommes la génération qui va consentir des efforts pour que nos enfants vivent dans un Sénégal développé », a-t-il poursuivi.

Dans cette perspective, Ousmane Sonko a annoncé que son plan de redressement, déjà présenté aux instances gouvernementales, sera bientôt partagé avec l’ensemble des guides religieux, traduit en wolof et en arabe pour une meilleure appropriation par tous.

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye annonce la création d’un budget dédié au culte dès 2026

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a profité de sa visite de courtoisie à Tivaouane, ce samedi 30 août, dans le cadre de la célébration du Maouloud (Gamou), pour annoncer une mesure majeure en faveur des confréries religieuses et de la vie spirituelle nationale. Dès 2026, un budget spécifique sera consacré au culte au Sénégal.

C’est à l’auditorium Serigne Babacar Sy, où se tenait le lancement du symposium sur le Gamou organisé par la cellule Zawiya Tidiane, que le chef de l’État a révélé cette initiative. « Nous sommes en train de travailler sur sa mise en place et son administration », a-t-il déclaré, soulignant que ce budget sera reconduit chaque année et renforcé progressivement afin de mieux soutenir les familles religieuses dans l’organisation des grands événements spirituels, à l’image du Maouloud.

En mettant l’accent sur l’importance du rôle des confréries dans la société sénégalaise, le président Faye a tenu à magnifier leur contribution au vivre-ensemble. « Les confréries religieuses au Sénégal sont des références, sources de paix et de développement », a-t-il affirmé, mettant en avant la place centrale qu’elles occupent dans l’équilibre social et spirituel du pays.

Le chef de l’État n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à El Hadj Malick Sy, fondateur du Gamou de Tivaouane en 1902. Évoquant son œuvre et son héritage, Bassirou Diomaye Faye a salué « l’attitude exemplaire » de ses descendants, qu’il considère comme les « dépositaires et continuateurs du legs de l’auteur de Mimiya », un ouvrage de référence retraçant la vie et les enseignements du prophète Mouhammad.

Par cette annonce, le président inscrit son action dans une volonté de renforcer le dialogue entre l’État et les foyers religieux, tout en institutionnalisant un appui qui jusque-là se faisait de manière ponctuelle. Le budget du culte, qui devrait être dévoilé dans les prochains mois, s’annonce ainsi comme une innovation majeure dans la gouvernance sénégalaise en matière de politique religieuse.

Tivaouane : le Président Bassirou Diomaye Faye reçu par le Khalife des Tidianes avant le Gamou

À quelques jours du Mawlid Al-Naby, prévu le 4 septembre, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de courtoisie auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, à Tivaouane.

Le guide religieux a exprimé toute sa satisfaction à l’endroit du chef de l’État. « Cette visite me va droit au cœur. Je prie pour que vous et votre équipe réussissiez à la tête du pays », a déclaré le Khalife, avant de mettre l’accent sur l’importance de la paix, citant le slogan du gouvernement « jub, jubbeul, jubbanti ». « La paix est facile à invoquer mais difficile à obtenir, car il faut la construire et qu’il y ait justice », a-t-il rappelé.

En réponse, le président Bassirou Diomaye Faye a assuré que l’État prendra toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement du Gamou. « Des directives ont déjà été données afin d’assurer l’accompagnement, et les comptes rendus que j’ai reçus montrent que les préparatifs avancent bien. Concernant l’assainissement, le ministre Cheikh Tidiane Dieye a entrepris d’importants travaux pour faire face aux inondations », a-t-il affirmé, tout en sollicitant la bénédiction et les prières du Khalife pour la stabilité du pays.

Dans son discours, Serigne Babacar Sy Mansour a par ailleurs insisté sur la valeur fondamentale de la droiture (jub), qu’il a qualifiée de « socle de toute chose ». Il a exhorté les Sénégalais à s’approprier cette philosophie afin de promouvoir justice et paix, appelant également à « privilégier le respect et la vérité » face aux tensions et polémiques qui traversent le pays. Concernant les inondations, il a souligné qu’il s’agit d’un « phénomène naturel » sur lequel seul Dieu détient la solution ultime, tout en invitant les autorités à renforcer leur action pour protéger les populations.

Pourquoi le Sénégal a besoin de la France. (Par Badou Ndao Le Médiateur)

L’avion présidentiel risque la saisie

La visite en France du Président Diomaye et celle prochaine de son premier ministre a de forts relents d’objectivité et de réalisme politique et économique. L’Etat du Sénégal surtout dans le secteur énergétique traîne une ardoise de 700 milliards dus principalement à des entreprises françaises telles Total, Vivo. Dans d’autres secteurs, l’Etat doit payer 150 milliards à Eiffage. Et que le risque est grand que la banque d’investissement de Paris d’activer la garantie d’Air Sénégal pour immobiliser ses appareils en plus de l’avion présidentiel qui a été acquis dans ce même montage, il y’a une certaine urgence.

Du besoin de l’appui budgétaire.

En temps normal de relations normales, l’Etat sollicitait la France pour alléger ce service de la dette en demandant un appui budgétaire où la France supporte une partie des décaissements permettant au Sénégal de respirer et d’être en règle avec ses créanciers. C’est cette diplomatie économique et financière essentielle qui a été mise à mal par des déclarations outrancières et va—t- en guerre d’une opposition qui a beaucoup surfé sur la vague anti – France en vogue dans la sous – région pour se rallier les idées panafricanistes.

Aujourd’hui au pouvoir, cette opposition se rend compte qu’au-delà des apparences, les pays ont des amis. Et cela a été clarifié par les voyages du Président et de son premier ministre en Chine et en Turquie, pays qui ne décaissent pas un franc pour des appuis budgétaires ou autres, étant plutôt dans les IDE. Il ne reste donc que la France, l’alliée traditionnelle plus proche des réalités sénégalaises que tout autre pays dans le monde et à laquelle nous lie un passé certes peu glorieux mais un pays avec qui nous partageons énormément de choses sentimentalement et intellectuellement, ce qui n’est pas la moindre des choses. La France est un pays ami et frère comme la Grande Bretagne l’est avec les Etats – Unis. Les nouvelles autorités rattrapées par la réalité économique ont vite compris qu’il vaut mieux garder son ancienne amie que de s’en chercher d’autres qui ont les leurs. La Chine investit aux USA qui est son ami de toujours. La Turquie parle avec l’Allemagne où vive la plus grande colonie de sa diaspora.

Les États ont des amis.

C’est une bonne chose que de se réconcilier avec la France qui a perdu énormément au Sénégal où le BTP est aux mains des Turcs et des Chinois. Les produits français sont rares à voir dans nos boutiques remplacés par le déferlement des marchandises chinoises. CFAO est pour les Japonais. Air France n’appartient plus à la France. Les ressources minières sont majoritairement entre d’autres mains. Les banques et les assurances sont aux mains des Marocains. Bref, si ce n’étaient les relations sentimentales, la France n’est plus au Sénégal qu’à travers d’anciennes entreprises où les Sénégalais détiennent des intérêts. C’est bien donc de raison garder. On se demande où est la France qui doit dégager ?

Khadim Bâ et les autres.

Mais, il y a un hic dans ces nouvelles approches de reconquête de la France, c’est que tout doit se faire selon l’existant et avec les hommes d’affaires qui ont pris la place de la France dans beaucoup de secteurs dont celui des énergies. Se retrouver avec la France ne doit se faire contre les entreprises Sénégalaises et les capitaines d’industrie qui ont creusé leurs trous et font valoir l’expertise nationale.

Dans le secteur pétrolier où la société africaine de raffinage peine à importer faute de trésorerie propre ; où Senelec commence à subir des contres- coups de l’incapacité de la SAR à la fournir et où l’Etat n’a pas les moyens de s’investir, les hommes d’affaires rompus à la tâche qui ont des solutions sénégalaises sont en prison victimes de batailles politiciennes dont on les aurait épargnés.

Cas de Khadim Bâ et Samuel Sarr qui sont les solutions des problèmes de l’Etat dans ce secteur. Disons que les solutions de ce secteur hyper sensible qui fournit l’électricité dont les Sénégalais sont maintenant habitués et ne toléreront aucun délestage qui les retournerait en arrière sont entre les barreaux ou muni de bracelet électronique sous de fallacieuses accusations.

Le Président Diomaye et son Premier ministre doivent savoir que quelque soient leurs résultats à l’étranger, ce seront sous forme de projets et qu’ils ont moins de cinq ans alors que l’expertise locale a mis en place un existant opérationnel depuis des années dont ils doivent tenir compte.
Autant les autorités de l’Etat du Sénégal pensent à se réconcilier avec la France, autant elles devraient la faire avec les hommes d’affaires Sénégalais.

Ndao Badou « Le Médiateur »

Sénégal : Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale promulgué et publié au Journal officiel

Le Sénégal vient de franchir une nouvelle étape dans le renforcement des prérogatives de son Parlement. Le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale a été officiellement promulgué et publié au Journal officiel, marquant une évolution importante dans le fonctionnement de l’institution législative.

Parmi les innovations majeures introduites par ce texte, figure l’obligation pour toute personne convoquée dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire de répondre à l’appel des députés. Désormais, nul ne pourra refuser de se présenter ni de décliner de répondre aux questions posées par les élus. Cette disposition vient corriger une lacune qui, jusque-là, limitait la portée des enquêtes parlementaires et réduisait leur efficacité, certaines personnalités convoquées ayant pu, par le passé, se soustraire à cette obligation.

Selon l’exposé des motifs, ce nouveau règlement intérieur s’inscrit dans la volonté d’outiller davantage les députés afin qu’ils puissent exercer pleinement leurs missions. Il vise à renforcer le rôle du Parlement en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise.

Cette réforme est également perçue comme un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité. Elle place les députés au cœur de la vie démocratique, en leur donnant les moyens de vérifier plus efficacement la gestion des affaires publiques et de rendre des comptes aux citoyens. Elle traduit ainsi une volonté d’améliorer l’équilibre des pouvoirs et d’asseoir davantage l’autorité de l’Assemblée nationale dans le paysage institutionnel du pays.

En adoptant et en promulguant ce nouveau règlement, l’Assemblée nationale du Sénégal entend consolider son rôle de vigie démocratique et affirmer sa place dans l’architecture républicaine. Les prochaines commissions d’enquête parlementaire permettront de mesurer concrètement la portée de ce changement et de juger de sa capacité à instaurer une culture plus affirmée de responsabilité politique et institutionnelle.

JAMMI Sénégal dénonce les “dérives” du président de l’Assemblée nationale et appelle au respect de la Constitution

Le Mouvement JAMMI Sénégal a haussé le ton ce vendredi 29 août 2025 à Paris en exprimant sa « profonde inquiétude » face aux récentes prises de position d’El Hadji Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué signé par son président, Ibrahima Diop, le mouvement accuse le responsable parlementaire d’adopter une attitude jugée contraire aux fondements de la République, notamment par des déclarations qui remettent en cause l’équilibre institutionnel.

En s’appuyant sur la doctrine classique de la séparation des pouvoirs, JAMMI Sénégal rappelle le célèbre avertissement de Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Le communiqué insiste sur le fait que la Constitution sénégalaise, à travers ses articles 88 et suivants, établit clairement une distinction entre l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, tout en garantissant l’indépendance des magistrats.

Or, selon le mouvement, le président de l’Assemblée nationale s’est engagé dans une série de prises de position jugées préoccupantes. Il lui est reproché de s’immiscer dans les prérogatives de l’Exécutif et d’adresser des menaces directes au pouvoir judiciaire. Une attitude qui, selon JAMMI Sénégal, constitue « une violation flagrante du principe sacré de séparation des pouvoirs » et expose le pays à un déséquilibre institutionnel dangereux.

Dans son communiqué, le mouvement met l’accent sur les responsabilités républicaines qui incombent au chef du Parlement. Il rappelle que le Législatif n’a pas vocation à interférer dans la conduite de l’Exécutif, que le pouvoir judiciaire doit rester indépendant et respecté dans son intégrité, et que le président de l’Assemblée nationale a l’obligation morale et politique de se conformer à la retenue républicaine afin de préserver la dignité du Parlement.

JAMMI Sénégal se montre ferme : « La République ne saurait tolérer aucune dérive autoritaire, aucune confusion des pouvoirs, ni aucune tentative de pression sur la justice. » Le mouvement appelle ainsi solennellement El Hadji Malick Ndiaye « à se ressaisir, à rester dans le périmètre de ses compétences et à cesser immédiatement ses attaques contre les magistrats ainsi que son ingérence dans l’action gouvernementale ».

En conclusion, le mouvement rappelle que la solidité de la démocratie sénégalaise repose sur trois piliers indissociables : un Parlement responsable, une justice indépendante et un Exécutif respecté dans ses prérogatives. Selon JAMMI Sénégal, seul le respect scrupuleux de cet équilibre permettra au pays de continuer à incarner « une République forte, juste et crédible ».

Le collectif des ex-détenus politiques recadre Pa Ousmane Seck et appelle à l’unité dans le combat pour la justice

Le Collectif des ex-détenus politiques et victimes des événements de 2021-2024 a tenu à clarifier sa position après l’incident survenu lors d’une conférence de presse ce vendredi, interrompue par Pa Ousmane Seck. Dans un communiqué exploité par Ledakarois, l’organisation a exprimé sa « désolidarisation catégorique » de ce comportement, qualifié d’inopportun et jugé contraire à l’esprit de responsabilité qui doit guider leur lutte.

Le Collectif rappelle que son engagement repose sur des principes clairs : la dignité, la justice et la vérité. Selon lui, les attitudes impulsives et les actions individuelles qui s’écartent de cette ligne risquent non seulement de ternir l’image du mouvement, mais aussi de détourner l’opinion publique de l’essentiel, à savoir la reconnaissance et la réparation des victimes de la répression.

L’incident, qualifié de « regrettable à plus d’un titre », ne reflète en rien les valeurs portées par le Collectif. Celui-ci insiste sur la nécessité de maintenir une discipline exemplaire, d’éviter toute division et de préserver la cohésion interne, indispensable pour mener à bien ce combat engagé depuis plusieurs années.

Dans son message, l’organisation exhorte ses membres et sympathisants à garder leur sang-froid, à privilégier la sérénité et à rester unis autour de stratégies concertées. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette attitude, et réaffirmons notre engagement à poursuivre ce combat avec intelligence et sens des responsabilités, jusqu’à ce que justice soit rendue », a précisé le communiqué.

Le Collectif met par ailleurs en garde contre toute tentative de manipulation ou d’instrumentalisation politique qui fragiliserait son action. Il souligne que la force du mouvement réside dans son unité et sa détermination à défendre les droits des victimes dans le respect des principes démocratiques.

En se démarquant de Pa Ousmane Seck, le Collectif réaffirme son ambition de rester concentré sur l’essentiel : obtenir justice, vérité et réparation pour toutes les victimes des répressions de 2021 à 2024.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°547 – 29/08/2025

🔴 FLOU FINANCIER AU MINISTÈRE DE LA FAMILLE : 160 MILLIONS F CFA ÉVAPORÉS
🔴 « L’AVENIR DU SÉNÉGAL ENTRE LE FMI ET LA FRANCE : OÙ EST LA RUPTURE PROMISE ? » : DELPHINE DIATTA S’INTTERROGE !

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / PUBLICATION DE LA LISTE DES « LIONS » : SADIO MANÉ DE RETOUR !
🔴 ZIGUINCHOR / JOJ DAKAR 2026 : L’ONCAV ET LE COJOJ MAIN DANS LA MAIN

Élection d’Abass Fall à la tête de Dakar : l’APR dénonce un « hold-up » et appelle à la mobilisation

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni ce jeudi 28 août 2025 pour examiner l’actualité politique nationale et dresser un bilan de la situation. Dans un communiqué transmis à la presse, le SEN a tenu à clarifier des informations circulant dans certains médias, démentant formellement toute rencontre entre le président Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye. Selon le parti, le chef de l’État se trouve actuellement à Paris pour un agenda international fixé depuis le début de l’année, et les « allégations mensongères » visant à présenter le contraire relèvent de « manipulations grotesques ».

Sur le plan politique interne, l’APR critique vivement l’élection d’Abass Fall au poste de maire de Dakar, dénonçant ce qu’il qualifie de « hold-up » orchestré par l’Exécutif avec la complicité de certains membres de l’administration territoriale. Selon le SEN, un candidat considéré comme ultra minoritaire a été porté à la tête de la capitale grâce à des « manipulations des textes, achat de consciences et conspiration politicienne », au détriment de la volonté des Dakarois. Malgré cette situation, le parti a félicité ses conseillers pour leur fidélité et le respect de la parole donnée.

Le SEN a également abordé la question du scandale de l’ASER, exprimant son soutien à l’action du député Thierno Alassane Sall et exigeant l’ouverture d’une information judiciaire par le Pôle Judiciaire Financier. L’APR dénonce la passivité du gouvernement face à ce qu’il qualifie de « gabegie de 37 milliards de francs CFA impliquant des dignitaires du régime », tout en critiquant l’incohérence du Parquet, jugé plus actif contre les responsables de l’APR que dans les enquêtes sur la corruption supposée.

En matière économique, le SEN a commenté la mission du Fonds monétaire international à Dakar, saluant la fin de l’usage du terme « dette cachée » et réclamant la publication du rapport du cabinet Forvis Mazars commandité par le gouvernement. L’APR accuse le régime de vouloir dissimuler des données sur les finances publiques et critique la gestion des chiffres du dernier rapport trimestriel, qu’il estime en violation du Code de Transparence et de la LOLF.

Le SEN a également mis en avant la question des libertés publiques, dénonçant les intimidations à l’encontre de journalistes et d’activistes, en particulier la convocation du chroniqueur Mamadou Sy Tounkara. Le parti a demandé la libération des détenus d’opinion Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Jérôme Bandiaky et de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, ainsi que celle des otages politiques Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Maodo Malick Mbaye. Le SEN réclame également la fin des poursuites contre les anciens ministres Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop Dieng.

Macky Sall à Paris : l’APR dément toute rencontre avec Bassirou Diomaye Faye

Alors que plusieurs médias ont évoqué une possible rencontre entre l’ancien président sénégalais Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye à Paris, l’Alliance pour la République (APR) a tenu à apporter un démenti catégorique. Dans un communiqué publié le 28 août et relayé par la rédaction de Dakaractu, le parti au pouvoir précise que ces informations sont entièrement infondées.

Selon l’APR, Macky Sall se trouve à Paris dans le cadre d’un agenda international fixé « depuis le début de l’année », et n’a eu aucun contact officiel ou informel avec le chef de l’État sénégalais en exercice. Le communiqué souligne que les rumeurs de rencontre sont « des manipulations grotesques » et des « allégations mensongères » dont le but apparent est de semer la confusion et de tromper l’opinion publique.

L’APR insiste sur le fait que la communication autour des déplacements internationaux de Macky Sall suit des protocoles stricts, avec des agendas officiels et préalablement connus, et qu’aucun événement diplomatique ou politique n’a été organisé avec Bassirou Diomaye Faye à Paris. Le parti rappelle ainsi sa vigilance face à la circulation de fausses informations, soulignant les risques que ces rumeurs représentent pour l’image de l’ancien président et pour la stabilité du débat public.

Cette mise au point intervient dans un contexte où la scène politique sénégalaise est particulièrement sensible aux spéculations médiatiques, et où la moindre interprétation d’un déplacement officiel peut donner lieu à des interprétations politiques. L’APR appelle donc les médias et le public à la prudence et à la vérification des faits avant toute diffusion d’informations concernant des personnalités politiques de premier plan.

France : le Président Diomaye Faye rencontre plusieurs acteurs économiques pour renforcer la coopération avec le Sénégal

En marge de sa participation à la « Rencontre des Entrepreneurs de France » (La REF), le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a mené une série de rencontres avec des dirigeants d’entreprises et des responsables institutionnels français, dans le cadre de sa mission visant à renforcer la coopération économique et industrielle entre les deux pays. Ces échanges s’inscrivent dans la dynamique de la Vision Sénégal 2050 et du Plan national de transformation, qui ambitionnent de faire du Sénégal un hub économique régional, attractif pour les investissements et créateur de valeur.

Lors de ces audiences, le chef de l’État a rencontré les dirigeants du groupe cimentier Vicat, actionnaire de SOCOCIM, pour discuter de la compétitivité du secteur et de la réduction du coût du ciment, un enjeu clé pour la réalisation des grands chantiers nationaux. Les discussions ont également porté sur les stratégies visant à renforcer la production locale et à favoriser l’accès des infrastructures aux citoyens.

Le Président Faye a ensuite échangé avec les responsables du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), afin d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement et de renforcer la coopération économique bilatérale. Ces échanges ont permis de souligner le rôle que peut jouer le secteur privé français dans le développement durable du Sénégal et dans la création d’emplois pour la jeunesse sénégalaise.

Dans le cadre de ses rencontres, le président s’est également entretenu avec les dirigeants de Matière Sénégal, société spécialisée dans la construction d’ouvrages d’art, afin de discuter de projets d’infrastructures stratégiques tels que les ponts, routes et équipements publics. Ces entretiens ont mis l’accent sur l’importance de conjuguer efficacité, durabilité et impacts sociaux dans le développement des infrastructures sénégalaises.

Le Président a poursuivi ses échanges avec le groupe Lagardère Travel Retail, gestionnaire des boutiques hors taxes de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Les discussions ont porté sur la qualité des services, la politique tarifaire et les perspectives d’expansion afin de renforcer l’attractivité de l’AIBD pour les voyageurs internationaux. Un autre moment fort de cette tournée a été la rencontre avec Eramet Sénégal, société minière, avec laquelle le président a évoqué les enjeux d’une exploitation durable, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.

Enfin, le président Diomaye Faye a reçu le groupe NGE, spécialisé dans le BTP, pour discuter du développement d’infrastructures stratégiques et de la création d’emplois locaux. Il a également échangé avec Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ainsi qu’avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, afin de renforcer le dialogue institutionnel et le partenariat franco-sénégalais dans les domaines économique et industriel.

Ces rencontres illustrent la volonté du Sénégal de renforcer ses liens avec la France dans une perspective de croissance partagée, en mobilisant à la fois les acteurs publics et privés pour soutenir le développement durable et stratégique du pays.

Assistance aux victimes de la période pré-électorale : conditions de recevabilité allégées pour accélérer les paiements

Le ministère de la Famille et des Solidarités a annoncé, dans un communiqué daté du 24 août 2025, la mise en place de nouvelles mesures pour accélérer l’assistance aux victimes de la période pré-électorale. L’objectif affiché est de clôturer le dossier d’ici fin septembre 2025, avec un appel pressant aux bénéficiaires qui n’ont pas encore déposé leurs dossiers à le faire avant le 30 août.

Le processus de paiement, déjà entamé, sera intensifié dans les prochains jours grâce à la levée des principales difficultés rencontrées, notamment la fourniture tardive des pièces administratives par les familles. Sur la base des recommandations du comité interministériel en charge du suivi, le ministre de la Famille, Maimouna Dièye, a décidé d’assouplir les conditions de recevabilité des dossiers, particulièrement pour les familles des victimes décédées.

Ces dernières bénéficient désormais d’une procédure simplifiée leur permettant de percevoir immédiatement une allocation de 10 millions de francs CFA, sous réserve de compléter leur dossier dès l’obtention du jugement d’hérédité, pièce essentielle sur le plan comptable. Pour ce premier versement, les familles devront fournir un récépissé de dépôt de demande de jugement d’hérédité, une copie de pièce nationale d’identité, le certificat de décès, le certificat de genre de mort, un procès-verbal signé par les ayants droit ainsi qu’une procuration désignant trois personnes responsables de la réception de l’allocation.

Lors d’une audience tenue le 21 août avec les représentants du collectif des familles des victimes décédées, Maimouna Dièye a présenté ces nouvelles orientations. Elle a souligné que cette démarche traduit la volonté ferme du gouvernement de respecter ses engagements et de traiter les familles « avec dignité et respect ». Elle a également annoncé la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique afin d’apporter un soutien adapté aux victimes et à leurs proches.

Le communiqué du ministère rappelle que, jusqu’ici, 1 931 ex-détenus ont bénéficié chacun d’une allocation de 500 000 francs CFA, pour un montant global de 1 125 850 000 francs CFA. Par ailleurs, 127 blessés ont bénéficié d’une prise en charge médicale et six familles de victimes ont déjà reçu 10 millions de francs CFA chacune.

Santé fragile de Farba Ngom : le Forum du justiciable alerte et demande une liberté provisoire sous bracelet électronique

Le Forum du Justiciable a lancé ce jeudi 28 août 2025 un appel pressant aux autorités judiciaires concernant la situation du député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. L’organisation citoyenne se dit « très préoccupée » par l’état de santé de l’édile, actuellement placé en détention, et alerte sur les risques graves auxquels il est exposé.

Dans un communiqué rendu public, le Forum rappelle que la contre-expertise médicale ordonnée par le Pôle judiciaire financier a confirmé les conclusions du premier rapport. Les spécialistes estiment que la condition physique de Farba Ngom est « incompatible avec la vie carcérale ». Son état présenterait un danger vital immédiat, avec un risque de « mort subite nocturne » si aucune mesure appropriée n’est prise.

S’appuyant sur ces éléments, le Forum du Justiciable plaide pour la mise en liberté provisoire du parlementaire, sous contrôle judiciaire, avec un bracelet électronique afin de concilier la poursuite de la procédure et la préservation de sa vie. « La vie humaine est sacrée », rappelle le Bureau exécutif de l’organisation, qui insiste sur le caractère humanitaire et non partisan de sa démarche.

Pour le Forum, il est impératif que la justice agisse rapidement afin d’éviter que l’« irréparable » ne survienne. L’organisation citoyenne en appelle à la responsabilité des autorités judiciaires et politiques, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’une nécessité dictée par des considérations médicales et humanitaires.

Ce nouvel épisode relance le débat autour de la prise en charge des détenus souffrant de pathologies graves et pose la question de l’adaptation des mesures judiciaires aux réalités médicales. Pour Farba Ngom, la balle est désormais dans le camp de la justice, sommée d’arbitrer entre rigueur procédurale et impératif de préservation de la vie.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Coopération, sécurité et mémoire : Diomaye Faye et Macron dessinent de nouveaux horizons 

En marge de sa participation à la Rencontre des Entrepreneurs de France, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu ce mardi matin à l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron, pour un petit-déjeuner de travail.

La rencontre, marquée par une atmosphère cordiale, a permis aux deux Chefs d’État de passer en revue l’état des relations bilatérales et d’examiner les perspectives de leur partenariat rénové. Les échanges ont particulièrement porté sur les axes prioritaires de coopération, parmi lesquels l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité. Ces thématiques seront approfondies lors du prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre.

Au-delà des questions économiques et sécuritaires, le volet mémoriel a également occupé une place centrale dans les discussions. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement de son homologue français concernant la reconnaissance des pages sombres de l’histoire coloniale, en particulier le massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye en 1944. Dans cette dynamique, il a officiellement invité Emmanuel Macron à prendre part à la deuxième édition de la commémoration de cet événement, prévue le 1er décembre 2025 à Dakar.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des deux dirigeants de donner un nouveau souffle à la coopération franco-sénégalaise, en l’adaptant aux enjeux contemporains et en l’ancrant dans une relation de confiance, de respect mutuel et de mémoire partagée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°545 – 27/08/2025

🔴 INONDATIONS, RECUL DE PRÈS DE 6% DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE INTERNE : LE PEUPLE SOUFFRE, LES POLITIQUES HORS-SOL
🔴 VISITE DU FMI AU SÉNÉGAL : LA CROISSANCE HORS HYDROCARBURES À 3,1%

🔴 CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ÉLIMINÉ PAR LE MAROC AUX TIRS AU BUT
🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : SÉNÉGAL VS SOUDAN REPORTÉ

Assemblée nationale : le projet de loi sur l’accès à l’information adopté à l’unanimité

L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la consolidation de la transparence et de la bonne gouvernance. Réunis ce mardi, les députés ont examiné et adopté à l’unanimité le projet de loi relatif à l’accès à l’information, présenté par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ousmane Diagne. Ce texte vient compléter un ensemble de réformes récentes visant à renforcer la probité et la rigueur dans la gestion des affaires publiques.

La séance a été précédée d’une réunion conjointe de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains et de la Commission de la Culture et de la Communication, présidée par Abdoulaye Tall. Le ministre de la Justice, accompagné de ses collaborateurs, a souligné d’emblée que ce projet de loi s’inscrit dans le prolongement des grands instruments internationaux et régionaux consacrant le droit à l’information, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ou encore le protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption. Selon lui, l’adoption d’une législation spécifique était devenue indispensable, le Sénégal ne disposant jusqu’ici que de dispositions éparses dans divers textes comme la loi sur les archives, celle sur la protection des données personnelles ou encore le Code de la presse.

Le projet de loi instaure un cadre clair définissant les modalités d’exercice de ce droit fondamental. Il prévoit la création d’une Commission nationale d’accès à l’information, chargée de veiller à la disponibilité, à la diffusion et à la protection des données publiques. Cette Commission aura également pour mission de sensibiliser les citoyens et de former les assujettis. Le texte introduit par ailleurs un régime de sanctions contre les organismes qui manqueraient à leurs obligations de transparence, tout en abrogeant certaines dispositions de la loi de 2006 sur les archives jugées désormais obsolètes.

Lors des débats, plusieurs députés ont salué une réforme jugée essentielle pour renforcer la démocratie et l’État de droit. Ils ont insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des citoyens aux informations publiques afin d’encourager un débat serein et constructif, mais aussi sur l’importance d’accompagner les collectivités locales et les administrations dans la mise en œuvre de ces nouvelles obligations. Certains ont exprimé des préoccupations relatives à la lutte contre la désinformation, aux délais de transmission des informations et à la protection du secret industriel et commercial.

En réponse, Ousmane Diagne a précisé que les assujettis disposeront désormais d’un délai maximum de cinq jours pour orienter un demandeur vers l’autorité compétente. Il a insisté sur la responsabilité de l’État dans la mise à disposition d’informations fiables et a rappelé que ce droit devait s’exercer dans le respect de l’ordre public. Il a également salué la proposition d’intégrer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) dans la future Commission, soulignant que cette suggestion pourrait être prise en compte lors de l’adoption des décrets d’application.

À l’issue des échanges, les amendements proposés par le gouvernement ont été adoptés, consolidant le texte. Le projet de loi, approuvé à l’unanimité, est désormais appelé à constituer un pilier de la transparence et de la reddition des comptes au Sénégal. Son application effective marquera, selon le ministre de la Justice, une avancée décisive contre la rétention d’information et en faveur de la participation citoyenne.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°544 – 26/08/2025

🔴 ÉLECTION D’ABASS FALL À LA MAIRIE DE DAKAR : « QUI A TRAHI ? » S’INTERROGE BOUGANE
🔴 MAMADOU SY TOUNKARA CONVOQUÉ À LA DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ : UNE CHASSE AUX VOIX DISCORDANTES ?

🔴 ÉLECTION D’ABDOULAYE FALL À LA TÊTE DE LA FSF : MADY TOURÉ DÉPOSE UN RECOURS
🔴 PHASES NATIONALES 2025 (8ES) : CAMPEMENT GUINGUINÉO SURCLASSE BOKK JOM

Manifestations pré-électorales : le ministre de la Justice annonce la saisine du procureur général

Le débat sur les violences qui avaient secoué le Sénégal à la veille de l’élection présidentielle de 2024 refait surface. En séance plénière ce lundi à l’Assemblée nationale, consacrée à la création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), le ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, a confirmé que le procureur général près la Cour d’appel de Dakar a été saisi par correspondance en vue de l’ouverture d’une enquête. L’annonce, faite devant les députés, a marqué l’un des temps forts de la session parlementaire, en raison de la sensibilité politique et judiciaire du sujet.

C’est à la suite d’une interpellation du député Guy Marius Sagna que le Garde des Sceaux s’est longuement exprimé sur ce dossier. Me Diagne a rappelé que les événements de 2024 avaient entraîné des pertes en vies humaines et des destructions, des faits qui, selon lui, pourraient être juridiquement assimilés à des crimes d’une gravité exceptionnelle. « Ces événements sont susceptibles de revêtir des contours de crime contre l’humanité », a-t-il lancé, en précisant que cette qualification n’avait pas été choisie au hasard, mais pour garantir la solidité des procédures futures et prévenir toute annulation éventuelle pour vice de forme.

Le ministre a par ailleurs reconnu que l’État avait pris du temps avant de s’engager sur la voie judiciaire. Cette attente, a-t-il expliqué, était due à la complexité du cadre législatif. Une loi d’amnistie avait d’abord été votée, avant d’être corrigée par un texte rectificatif. Par la suite, le Conseil constitutionnel avait introduit ses propres amendements, créant une situation confuse pour les magistrats appelés à se prononcer. « La justice se devait d’attendre avant d’y voir clair », a insisté Me Diagne, évoquant un « terrain mouvant » sur le plan juridique.

La perspective d’une enquête formelle ouvre désormais une nouvelle phase. Elle pourrait relancer les débats sur la responsabilité des différents acteurs impliqués dans ces violences, alors que l’amnistie votée avait initialement été perçue comme un moyen de clore le dossier. L’annonce du ministre, en donnant un souffle nouveau à la judiciarisation de ces faits, laisse planer l’idée d’un processus long et potentiellement conflictuel, mêlant droit, politique et mémoire collective.

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°543 – 25/08/2025

🔴 REVENUS DU PÉTROLE ET DU GAZ EN DESSOUS DES 700 MILLIARDS F CFA ATTENDUS SOUS MACKY SALL : DE L’EUPHORIE À LA DÉCEPTION
🔴 « TOUS CEUX QUI METTRONT LES PIEDS DEMAIN À LA VILLE DE DAKAR POUR L’ÉLECTION SONT DANS L’ILLÉGALITÉ » : BARTH’ AVERTIT !

🔴 AFROBASKET / TROISIÈME BRONZE CONSÉCUTIF POUR LES « LIONS » : LA SOIF DE L’OR S’INTENSIFIE
🔴 ZIGUINCHOR / PHASES NATIONALES : ENTENTE DEGGO-TALLY PASSE EN QUARTS FACE À JALOORE

Ville de Dakar : Barthélémy Dias dénonce une « élection illégale » et met en garde Ngoné Mbengue et l’opposition

À la veille de l’élection prévue pour installer un nouveau maire à la tête de la Ville de Dakar, l’ancien édile Barthélémy Dias est sorti de sa réserve. Lors d’un point de presse organisé ce dimanche, il a qualifié la procédure engagée par la maire intérimaire, Ngoné Mbengue, de « mascarade illégale » et mis en garde les conseillers municipaux de l’opposition. Pour lui, cette convocation est une violation manifeste des textes qui régissent les collectivités locales.

Selon l’ancien maire, le préfet de Dakar a commis une faute en demandant à la maire intérimaire d’organiser une élection dans ce contexte. Barthélémy Dias s’appuie sur l’article 137, alinéa 2, du Code général des collectivités territoriales, qui stipule que l’installation d’un maire doit se faire exclusivement dans le cadre d’une session ordinaire du conseil municipal. Or, la réunion convoquée pour ce lundi s’inscrit dans une session extraordinaire, ce qui rend l’élection irrégulière et donc sans valeur juridique.

Au-delà des aspects légaux, l’ancien édile accuse Ngoné Mbengue de « piétiner elle-même la loi » en convoquant un conseil municipal qu’elle n’avait pas, selon lui, le droit de tenir. Il estime que cette initiative, loin de répondre à un besoin institutionnel, s’inscrit dans une manœuvre politique visant à priver les Dakarois de leur droit de choisir un maire dans les règles prévues par la loi.

Très ferme dans ses propos, Barthélémy Dias a lancé un avertissement direct aux conseillers municipaux de l’opposition, les mettant en garde contre toute participation à ce qu’il considère comme une « élection illégitime ». « Tous ceux qui mettront les pieds demain à la Ville de Dakar pour l’élection sont dans l’illégalité », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que toute décision issue de cette rencontre serait frappée de nullité.

Malgré ce ton offensif, Barthélémy Dias a affirmé son attachement à l’État de droit et dit attendre avec sérénité la décision de la justice. La Cour suprême, saisie de ce dossier, doit en effet se prononcer le 18 septembre prochain. « Je me plierai à ce que décidera la haute juridiction », a-t-il conclu, rappelant que seule cette instance est habilitée à trancher le contentieux.

Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu depuis la démission de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar. Depuis, la gestion intérimaire assurée par Ngoné Mbengue alimente des controverses, et l’élection annoncée risque de cristalliser encore davantage les tensions politiques. La capitale sénégalaise, enjeu stratégique majeur, se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer où se mêlent droit, politique et légitimité.

Conflit Israël-Palestine : Guy Marius Sagna appelle le Sénégal à rompre ses relations avec Israël

À l’occasion d’une manifestation organisée ce dimanche à Dakar contre ce qu’il qualifie de « génocide perpétré par Israël en Palestine », le député Guy Marius Sagna a lancé un appel ferme à l’État du Sénégal pour qu’il rompe toute coopération et relation diplomatique avec Israël. Selon lui, la gravité des actes commis dans la bande de Gaza et en Cisjordanie exige une réponse radicale de la communauté internationale.

Face à la presse, le parlementaire a dénoncé sans détour « le sionisme israélien » qu’il considère comme un « crime contre l’humanité ». À ses yeux, la situation actuelle en Palestine ne saurait être décrite comme une guerre entre deux camps, mais plutôt comme un génocide orchestré contre un peuple sans défense. « Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. C’est l’utilisation de la faim comme arme de guerre », a martelé Guy Marius Sagna.

S’il reconnaît les prises de position de l’État du Sénégal en faveur de la Palestine, le député estime néanmoins que la posture actuelle demeure insuffisante. Il juge dépassée l’ère des simples déclarations et dénonce l’inefficacité des condamnations verbales répétées. « Plus on dénonce, plus le génocide prend de l’ampleur. Les dénonciations n’ont donc plus d’effet, les critiques non plus, les conférences de presse également », a-t-il insisté.

Pour Guy Marius Sagna, la seule issue cohérente est la rupture totale avec Israël. Selon lui, l’État sénégalais doit aller au-delà des symboles et poser un acte diplomatique fort en mettant un terme aux relations bilatérales. « Quand un individu commet un crime, on l’envoie en prison ; quand un pays commet un crime, il doit être sanctionné. Et la sanction, c’est de rompre toute diplomatie avec lui », a-t-il affirmé, tout en appelant d’autres nations à rappeler leurs ambassadeurs en signe de protestation.

Cet appel s’inscrit dans un contexte international marqué par une polarisation croissante autour du conflit israélo-palestinien. Si plusieurs pays ont choisi de renforcer leur soutien politique ou humanitaire à la Palestine, rares sont ceux qui ont opté pour une rupture diplomatique totale avec Israël. Au Sénégal, la position officielle a toujours été celle d’un appui ferme aux droits du peuple palestinien, dans le cadre des résolutions internationales, sans pour autant remettre en cause ses relations diplomatiques avec l’État hébreu.

La sortie de Guy Marius Sagna, connue pour son ton radical et son engagement panafricaniste, relance ainsi le débat sur la posture que doit adopter le Sénégal face à ce conflit persistant. Elle pose surtout la question de l’équilibre entre diplomatie traditionnelle et engagement politique fort au nom des valeurs de justice et de solidarité internationale.

Soutien à la Palestine : le député Amadou Ba exhorte l’État du Sénégal à prendre des mesures fortes contre Israël

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a exprimé ce dimanche à Dakar un soutien ferme au peuple palestinien lors d’une marche organisée en solidarité avec Gaza. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, il a appelé l’État du Sénégal à adopter des mesures radicales contre Israël, qu’il accuse d’orchestrer un génocide en Palestine.

« Nous exhortons le gouvernement sénégalais à prendre les mesures les plus fortes contre l’établissement d’Israël au Sénégal. Tous les pays, comme le recommande la Cour internationale de justice, doivent exiger le boycott de tous les produits issus des colonies », a déclaré le parlementaire devant la foule mobilisée pour la cause palestinienne.

Amadou Ba n’a pas mâché ses mots en qualifiant la situation à Gaza de crime contre l’humanité planifié et exécuté par les autorités israéliennes. Selon lui, le Premier ministre israélien « est un criminel de guerre » qui œuvre à « tuer des milliers d’enfants, de bébés et de femmes » dans le seul but de transformer Gaza en « lieu de villégiature, avec des hôtels et des boîtes de nuit ».

Le député a mis en garde contre l’inaction de la communauté internationale face à ce drame. Il a décrit ce qu’il appelle « un plan de génocide savamment orchestré », reposant sur le blocus, la privation de nourriture et les attaques ciblées contre des civils regroupés dans des points de distribution. « Si nous laissons ce qui se passe en Palestine prospérer, si nous laissons l’extermination des Gazaouis continuer, la barbarie qui se joue à Gaza se produira ailleurs. L’histoire est toujours tragique quand elle se répète », a-t-il martelé.

Rappelant les avis consultatifs de la Cour internationale de justice en 2003 et en juillet 2024, ainsi que les recommandations de la Cour pénale internationale, Amadou Ba a dénoncé l’absence de sanctions concrètes contre Israël. Ces instances avaient demandé l’arrêt immédiat de la colonisation, de la déportation des civils et de toute politique empêchant la création d’un État palestinien viable. « Aucune sanction n’a été prise », a-t-il regretté, estimant que ce silence complice fragilise le droit international.

Dans une conclusion solennelle, le député a insisté sur la portée universelle du drame palestinien. « Si en 2024 un génocide se produit sous nos yeux, ne nous étonnons pas demain que d’autres conflits surgissent. Ce qui se joue à Gaza, c’est l’avenir de notre humanité, c’est la paix entre les nations et le respect des règles minimales qui garantissent notre dignité humaine », a-t-il affirmé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°542 – 23 ET 24/08/2025

🔴 RECUL DE 31% DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES AU T2 2025 : SIGNE D’UN CLIMAT D’INCERTITUDE ?
🔴 REQUÊTE DE BARTHÉLÉMY DIAS : LA COUR SUPRÊME TRANCHE LE 25 AOÛT

🔴 PUBLICATION DU PROCÈS VERBAL DES ÉLECTIONS DE LA FSF : ABDOULAYE FALL OFFICIELLEMENT PRÉSIDENT !
🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / STADE LSS EN ATTENTE D’HOMOLOGATION : LE SÉNÉGAL JOUERA LE SOUDAN À DIAMNIADIO

Bonne gouvernance : la société civile outille ses membres sur les principes de la transparence de l’action publique

Dans un contexte marqué par l’examen de quatre projets de loi relatifs à la transparence, à la redevabilité et à la lutte contre la corruption à l’Assemblée nationale, la société civile sénégalaise intensifie ses efforts pour renforcer les capacités de ses membres. Le Consortium des organisations de la société civile (OSC), regroupées au sein du Comité national du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), a ainsi tenu ce vendredi 22 août, à Dakar, un atelier consacré à la formation sur les valeurs et mécanismes du PGO, mais également sur le système de suivi-évaluation et de notation des critères d’éligibilité.

Alfred Bulakali, directeur régional d’Article 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest, a expliqué l’importance de cette rencontre. Selon lui, l’objectif est non seulement de partager les principes et valeurs du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, mais aussi de permettre aux acteurs de mieux comprendre les outils de suivi et d’évaluation qui conditionnent l’éligibilité du Sénégal dans cette initiative. « Nous sommes réunis ici en tant que communauté de la société civile PGO pour discuter et renforcer nos capacités sur les valeurs et principes du PGO, mais également pour comprendre comment fonctionnent les mécanismes de suivi, d’évaluation et de notation des critères d’éligibilité », a-t-il déclaré.

Lancé en 2011, le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), ou Open Government Partnership (OGP), est une initiative multilatérale visant à promouvoir la transparence, la participation citoyenne, l’intégrité et l’usage des outils numériques dans l’action publique. Le Sénégal y a adhéré en 2018 et en est à son deuxième plan d’action nationale, qui prendra fin en décembre prochain. Ce processus engage l’État et ses partenaires à travailler ensemble pour favoriser une gouvernance plus ouverte et inclusive.

La tenue de l’atelier coïncide avec une période particulièrement cruciale pour le pays, alors que l’Assemblée nationale est en session extraordinaire pour examiner plusieurs projets de loi stratégiques liés à la gouvernance. Pour Alfred Bulakali, cette conjoncture est un signe encourageant. « Tous ces signaux me font dire que nous tenons cet atelier dans un contexte très particulier d’espoir et de satisfaction, car notre plaidoyer en tant que société civile est en train de se concrétiser », s’est-il réjoui, rappelant que la mission de la société civile ne se limite pas à la critique, mais consiste également à formuler des propositions concrètes.

Il a par ailleurs insisté sur le rôle essentiel que devront jouer les organisations citoyennes une fois les réformes adoptées. Leur mission sera de vulgariser ces lois, de veiller à leur mise en œuvre effective et d’accompagner les institutions dans l’appropriation des nouvelles règles par les citoyens. « Demain, lorsque ces lois seront votées, nous devrons jouer un rôle central pour que les institutions étatiques, les citoyens et toutes les parties prenantes puissent se les approprier, afin que l’objectif ultime de transparence, de bonne gouvernance et de participation citoyenne soit atteint », a-t-il conclu.

Renforcement des relations bilatérales avec le Sénégal : le Japon approuve un programme agricole en Casamance

En visite officielle au Japon dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre Dakar et Tokyo, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres avec des responsables de haut niveau. Ce vendredi matin, il a reçu en audience le Professeur Tanaka Akihiko, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), un échange qui a permis de réaffirmer la solidité des relations bilatérales et de mettre en avant de nouveaux axes de coopération.

Au cœur des discussions, le chef de l’État sénégalais et son interlocuteur ont évoqué l’élargissement des domaines d’intervention de la JICA, notamment à travers la construction de l’annexe du Centre de Formation Sénégal–Japon à Diamniadio, un projet emblématique destiné à renforcer le développement des compétences et la formation professionnelle.

La présidence a par ailleurs annoncé, via sa page X (ex-Twitter), que le gouvernement japonais a donné son feu vert à un ambitieux programme agricole en Casamance. Cette région, qui bénéficie déjà de l’appui nippon à travers la mise à disposition de deux machines de déminage, est désormais au cœur d’une nouvelle dynamique d’investissement. L’intérêt croissant du secteur privé japonais pour le Sénégal s’étend aussi à d’autres secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’hydraulique, le numérique, la santé et l’agriculture.

Lors de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant les atouts majeurs du Sénégal : sa stabilité politique, l’attractivité de son environnement des affaires et sa position géographique stratégique, faisant du pays une porte d’entrée privilégiée vers l’Afrique de l’Ouest et l’ensemble du continent. Ces arguments visent à séduire davantage d’investisseurs japonais et à consolider un partenariat gagnant-gagnant.

En marge de son agenda diplomatique, le président sénégalais a également reçu le maire de Yokohama, l’une des plus grandes métropoles japonaises avec plus de quatre millions d’habitants et hôte de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Les échanges ont porté sur la coopération entre Yokohama et plusieurs villes sénégalaises, avec un accent particulier sur la gestion de l’eau, le traitement des déchets et l’aménagement urbain, autant de défis partagés entre les deux pays.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux nations de consolider un partenariat dynamique et durable, fondé sur la formation, l’innovation et le développement inclusif, afin de répondre aux aspirations de leurs populations. Elle marque une étape importante dans l’approfondissement des relations sénégalo-japonaises, avec des retombées attendues aussi bien sur le plan économique que social.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°541 – 22/08/2025

🔴 RÉTENTION DES PASSEPORTS, RENDEZ-VOUS GELÉS LORS DES PROCÉDURES D’OBTENTION DE VISA POUR LA FRANCE : À QUOI JOUE LE CONSUL GÉNÉRAL ?
🔴 SANCTIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP CONTRE LA CPI : MAME MANDIAYE NIANG STOÏQUE !

🔴 SIGNATURE CHEZ SLAVIA PRAGUE : YOUSSOUPHA MBODJI DANS LA COUR DES GRANDS
🔴 PRIMES CHAN 2025 : 290 MILLIONS F CFA GARANTIS AUX « LIONS »

Badara Gadiaga : Derrière les barreaux, l’ascension d’une voix qui dérange

Dans un pays où la parole libre se heurte souvent aux lignes rouges du pouvoir, l’affaire Badara Gadiaga est devenue un symbole. Incarcéré depuis le 9 juillet 2025 à Reubeuss sous de lourdes accusations, le chroniqueur n’a paradoxalement jamais été aussi présent dans le débat public. Plus les barreaux se referment sur lui, plus son influence s’étend hors des murs de la prison, portée par un nombre croissant de soutiens politiques, religieux et citoyens.

Certes, Reubeuss retient son corps, mais son esprit reste libre. Connu pour son verbe tranchant et ses prises de position sans concession, Gadiaga a finalement été muselé par la justice. Le doyen des juges a retenu contre lui quatre chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs, atteinte à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État, et soupçons de financement pour troubler l’ordre public. Il a depuis été transféré à la chambre 18 de la prison de Reubeuss.

Pourtant, derrière ces murs, son aura ne cesse de croître. Chaque semaine, des responsables politiques, des leaders religieux et des figures économiques se succèdent pour lui témoigner leur solidarité. Parmi les visiteurs récents figurent les anciens maires de Dakar, Khalifa Sall et Barthélémy Dias, la députée Aïssata Sall, l’homme d’affaires Thione Niang, ainsi que le député Tahirou Sarr, Thierno Bocoum et Amidou Hanne. La liste s’allonge si rapidement qu’une question s’impose : qui n’est pas encore allé voir Badara ?

La force de Gadiaga réside dans sa parole. Révélé par ses chroniques incisives, il s’est imposé avec un ton direct, parfois irrévérencieux, n’épargnant ni le pouvoir ni l’opposition. Puisant dans la tradition oratoire wolof, il a su séduire un public avide d’authenticité. Ancien cadre du Parti Rewmi, il a claqué la porte après seize ans aux côtés d’Idrissa Seck pour tracer sa propre voie.

Aujourd’hui, son incarcération met en lumière un paradoxe : en cherchant à l’étouffer, le pouvoir semble avoir amplifié sa voix. Loin d’affaiblir son aura, la prison l’a propulsé au centre du jeu politique. Pour beaucoup, Gadiaga n’est plus seulement un chroniqueur critique : il est devenu un acteur politique en devenir, que le régime actuel ne peut plus ignorer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°540 – 21/08/2025

🔴 REBEUSS / BAL DES VISITES À BADARA GADIAGA : LA PRISON DEVENUE LIEU DE PÈLERINAGE
🔴 SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES MAGISTRATS : LA CPI DÉNONCE UNE ATTEINTE À SON INDÉPENDANCE

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMINE LE NIGERIA ET FILE CONTRE LE MALI
🔴 PHASES NATIONALES CASAMANCE 2025 : L’ONCAV SALUE LE BILAN À MI-PARCOURS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°539 – 20/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « OBSTINATION D’UN GOUVERNEMENT À MAINTENIR LE VOILE SUR UN DÉTOURNEMENT POTENTIEL DE 37 MILLIARDS F CFA » : TAS DÉCIDÉ À FAIRE ÉCLATER LA VÉRITÉ
🔴 « CROISSANCE DE FAÇADE, FINANCES FRAGILISÉES » : GUEUM SA BOPP MET À NU LES TARES DU GOUVERNEMENT

🔴 COURONNEMENT DE SITEU POUR LE TITRE D’EMPEREUR APRÈS SA VICTOIRE CONTRE BALLA GAYE : AL BOURAKH DÉFIE-T-ELLE L’AUTORITÉ DU CNG ?
🔴 CHAN 2025 / NUL FRUSTRANT CONTRE LE SOUDAN : LE SÉNÉGAL TERMINE DEUXIÈME

Blocus sur l’axe Carrefour Ndiaye–Kolda : les habitants de Sakar sonnent l’alerte sur leur pont délabré

La circulation a été fortement perturbée ce mardi matin sur l’axe Carrefour Ndiaye–Kolda, dans la région de Sédhiou, suite à un mouvement de protestation des habitants du village de Sakar. Les populations locales ont décidé de bloquer la route afin d’attirer l’attention des autorités sur la situation critique du pont qui dessert leur localité.

Selon les manifestants, l’ouvrage, situé à l’entrée du village, présente un état de dégradation avancée qui fait peser un risque majeur sur les usagers. “Ce pont constitue un danger permanent. Il peut céder à tout moment”, a alerté Ansoumana Danso, porte-parole du collectif des riverains.

Craignant un drame si rien n’est entrepris, les habitants exigent des mesures urgentes de la part des pouvoirs publics. Ils réclament la réhabilitation immédiate du pont afin de sécuriser la circulation et de protéger les vies humaines. “Nous demandons que ce pont soit réhabilité au plus vite pour éviter les accidents”, a insisté M. Danso, appelant les autorités administratives et locales à assumer leurs responsabilités.

Le blocus de ce mardi illustre l’exaspération d’une population qui dit avoir multiplié les alertes depuis plusieurs années, sans qu’aucune réponse concrète n’ait été apportée. À Sakar, la colère gronde et la patience s’épuise, alors que les habitants redoutent qu’une catastrophe ne survienne si rien n’est fait rapidement pour sécuriser cette infrastructure vitale.

Affaire ASER–AEE Power : Thierno Alassane Sall dénonce un scandale financier de 37 milliards de FCFA

Le dossier qui secoue l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER), la Banque Santander et la société AEE Power Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Le député et leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a une nouvelle fois pris la parole ce mardi 19 août pour dénoncer un détournement présumé de 37 milliards de francs CFA. Face à la presse, l’ancien ministre des Infrastructures a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’un « scandale financier majeur » impliquant des acteurs étrangers et locaux.

Dans sa déclaration, Thierno Alassane Sall a directement mis en cause le président de l’entreprise espagnole AEE Power EPC, José Angel Gonzalez Tausz, qu’il accuse d’avoir eu un rôle central dans ce qu’il considère comme des manœuvres douteuses. « Comment cet homme a-t-il pu se donner le droit de suspendre la convention avec la société sénégalaise AEE Power Sénégal, tout en poursuivant ses négociations ? », s’est interrogé le parlementaire. Selon lui, le dirigeant espagnol aurait abusé de sa position et serait potentiellement impliqué dans la disparition des fonds publics destinés à des projets d’électrification rurale.

Le député a par ailleurs affirmé que la Banque Santander, principal partenaire financier, a suspendu le financement en raison de l’opacité constatée. « Les Espagnols ont suspendu le financement pour savoir où sont passés les 37 milliards. AEE Power Sénégal a encaissé cette somme, destinée à électrifier plusieurs villages, mais aucun justificatif n’a été fourni malgré les réclamations de la Banque Santander », a dénoncé Thierno Alassane Sall, soulignant l’absence totale de transparence dans l’exécution du projet.

Estimant que ce silence et cette inertie fragilisent la gouvernance du pays, le député a interpellé directement les autorités. « Le Premier ministre Ousmane Sonko dispose de tous les leviers pour exiger des explications. Quatorze mois après, rien n’a été fait. Pourquoi ce régime protège-t-il AEE Power Sénégal alors que son implication sur ces 37 milliards est pointée du doigt ? », a-t-il martelé.

Pour le leader de la République des Valeurs, ce dossier symbolise les dérives dans la gestion des finances publiques et mérite une enquête approfondie. Il appelle ainsi le gouvernement à prendre ses responsabilités en éclairant l’opinion nationale sur les zones d’ombre de ce scandale. Dans un contexte où l’accès à l’énergie demeure une question cruciale pour les populations rurales, cette affaire, si elle venait à être confirmée, mettrait en lumière les graves conséquences de la mauvaise gestion des ressources allouées à l’électrification.

Gamou de Tivaouane 2025 : l’État réaffirme ses engagements pour une organisation réussie

À l’approche du Gamou de Tivaouane, prévu les 5 ou 6 septembre prochains, l’État du Sénégal a renouvelé son engagement à accompagner l’une des plus grandes manifestations religieuses du pays. Lors d’une réunion nationale consacrée aux préparatifs, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Jean Baptiste Tine, a exhorté l’ensemble des services de l’État impliqués à respecter scrupuleusement les engagements pris afin de garantir le bon déroulement de l’événement.

Le ministre a souligné que les engagements arrêtés lors de la réunion du comité régional de développement affichent déjà « un niveau d’exécution acceptable », tout en rappelant l’importance d’intensifier les efforts à moins de trois semaines de la célébration.

Le comité d’organisation au service du khalife Ababacar Sy (COSKAS) a, pour sa part, mis en avant plusieurs préoccupations essentielles. L’approvisionnement en eau et en électricité, la sécurité des fidèles ainsi que la gestion de l’assainissement figurent au premier rang des priorités. Ces besoins demeurent cruciaux, compte tenu de l’afflux massif attendu dans la cité religieuse de Tivaouane.

En réponse, plusieurs structures publiques et partenaires se sont engagés à renforcer leurs dispositifs. L’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) a annoncé la mobilisation de plus de 50 camions pour pomper les eaux usées et pluviales afin de prévenir tout désagrément lié à l’hygiène et à la salubrité. La Direction du matériel et du transit administratif (DMTA) mettra à disposition 4 000 chaises destinées à accueillir les fidèles venus de tout le pays et de la diaspora. De leur côté, les opérateurs de téléphonie mobile ont pris l’engagement de garantir une meilleure fluidité du réseau, souvent saturé lors des grands rassemblements religieux. Quant aux forces de défense et de sécurité, elles comptent capitaliser sur l’expérience des éditions précédentes pour renforcer davantage le dispositif sécuritaire et assurer la tranquillité des pèlerins.

Jean Baptiste Tine a enfin demandé au gouverneur de Thiès d’assurer un suivi rigoureux des décisions prises et a invité toutes les structures concernées à respecter à la lettre leurs engagements. L’objectif est clair : répondre aux attentes du COSKAS et du khalife général des Tidianes, afin de permettre aux fidèles de vivre un Gamou dans les meilleures conditions de sécurité, de confort et de sérénité.

Cette édition 2025 du Gamou s’annonce ainsi sous le signe d’une meilleure organisation et d’une mobilisation renforcée de l’État, dans un contexte où Tivaouane continue de constituer un pôle spirituel majeur et un lieu de convergence de milliers de fidèles musulmans venus du Sénégal et d’ailleurs.

Électrification rurale : plus de 16 milliards de FCFA pour la région de Ziguinchor

Un pas décisif vient d’être franchi dans le cadre de l’électrification rurale au Sénégal. Le gouvernement, en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD) et la Délégation de l’Union Européenne (UE), a mobilisé un financement de plus de 16 milliards de francs CFA destiné à électrifier 135 villages de la région de Ziguinchor, située à plus de 450 kilomètres de Dakar.

L’annonce a été faite ce lundi lors d’un comité régional de développement (CRD) consacré exclusivement à la question de l’électrification rurale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Développement des Énergies Renouvelables pour l’Accès Universel (PADERAU), un ambitieux projet lancé par l’État sénégalais avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers.

La mise en œuvre du programme sera assurée par la Senelec, qui jouera un rôle central dans l’extension du réseau national vers les zones rurales. Le président du comité de pilotage, Ngor Séne, a indiqué que l’objectif principal est de garantir un accès fiable, durable et équitable à l’électricité dans les zones encore non desservies. Ce projet constitue ainsi une réponse concrète aux défis du développement local et à la nécessité de réduire les inégalités territoriales.

À l’échelle nationale, le PADERAU ambitionne l’électrification de plus de 560 villages répartis dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Matam. Selon les estimations, ce sont près de 200 000 personnes qui devraient bénéficier directement de ce programme à travers un accès sécurisé et permanent à l’énergie.

Dans la région de Ziguinchor, la composante locale du projet vise 135 localités, pour un total de 7 507 foyers à raccorder. La répartition géographique révèle un effort massif dans le département de Bignona, avec 109 villages concernés, suivi du département d’Oussouye où 18 localités seront électrifiées, et enfin du département de Ziguinchor avec 8 villages. Ce maillage territorial permettra de couvrir aussi bien les zones les plus reculées que celles proches de la capitale régionale, située à une quarantaine de kilomètres d’Oussouye.

Le PADERAU bénéficie d’un budget global de 58 milliards de francs CFA, mobilisé grâce aux contributions de l’Union Européenne et de l’Agence Française de Développement, en partenariat avec l’État du Sénégal. En confiant son exécution à la Senelec, les partenaires misent sur une expertise locale et sur la pérennisation des infrastructures énergétiques.

Ce programme, qui s’applique aux départements relevant des concessions d’électrification rurale de Matam et de Ziguinchor, marque une nouvelle étape vers l’objectif fixé par les autorités sénégalaises : parvenir à l’accès universel à l’électricité d’ici 2030. Pour les populations rurales, il s’agit d’une véritable révolution sociale et économique, tant l’électricité constitue un levier de développement pour l’éducation, la santé, la production agricole et les activités génératrices de revenus.

Japon : Bassirou Diomaye Faye et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani réaffirment leur volonté de renforcer la coopération

En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a eu un entretien bilatéral ce mardi avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La rencontre, qualifiée de « fraternelle » par la Présidence sénégalaise, s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de cordialité et d’engagement réciproque.

Selon le communiqué diffusé par la Présidence de la République, les deux chefs d’État ont exprimé leur volonté commune d’intensifier la concertation et de consolider la coopération entre Dakar et Nouakchott. Au-delà des relations diplomatiques classiques, le message officiel a insisté sur les liens historiques et culturels qui unissent les deux nations, renforcés par la proximité géographique et par un destin que les dirigeants considèrent comme « partagé ».

Cette rencontre au Japon illustre une fois de plus la dynamique de rapprochement entre les deux pays, qui ont en commun des enjeux stratégiques liés à la sécurité au Sahel, à la gestion des ressources naturelles et au développement économique transfrontalier. Elle intervient dans un contexte où les partenariats régionaux deviennent essentiels pour faire face aux défis contemporains, qu’ils soient économiques, sécuritaires ou environnementaux.

En affichant leur convergence de vues, Bassirou Diomaye Faye et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani posent les jalons d’une coopération renforcée, appelée à s’élargir dans les domaines de la gouvernance, du commerce, de l’énergie et des infrastructures. Ce tête-à-tête au Japon, en marge d’une rencontre internationale de haut niveau, vient rappeler la place centrale du dialogue bilatéral dans les stratégies diplomatiques des deux pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°538 – 19/08/2025

🔴 MONTÉE DES EAUX DU FLEUVE SÉNÉGAL : BAKEL GUETTÉE PAR LE DÉLUGE
🔴 PROPOSITION DE 100 MILLIONS F CFA À Me CIRÉ CLÉDORE LY POUR SA DÉFENSE : LE CAMP FARBA COUPE COURT AUX RUMEURS

🔴 AFROBASKET 2025 / LE SOUDAN DU SUD ÉLIMINÉ : LE SÉNÉGAL FILE EN QUARTS DE FINALE
🔴 CHAN 2024 : Sénégal–Soudan, une finale pour la première place du groupe D

FMI : une mission technique prévue à Dakar du 19 au 26 août pour renforcer la coopération avec le Sénégal

Le Sénégal accueillera du 19 au 26 août 2025 une mission technique du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé le Ministère des Finances et du Budget dans une note d’information à la presse. Cette visite de travail, communément appelée “staff-visit”, sera conduite par les équipes du FMI et s’inscrit dans le cadre du suivi des dossiers en cours et du renforcement des échanges entre l’institution financière internationale et les autorités sénégalaises.

Selon le communiqué officiel, cette mission constituera un « cadre privilégié pour renforcer les échanges et la concertation avec les autorités sénégalaises ». Les discussions porteront sur plusieurs axes majeurs, notamment l’exécution budgétaire de l’année 2025, la préparation de la loi de finances initiale (LFI) pour 2026, ainsi que les différentes réformes envisagées par le gouvernement pour consolider la gouvernance économique du pays.

La mission du FMI permettra ainsi aux autorités sénégalaises et aux experts de l’institution internationale de passer en revue les progrès accomplis, d’évaluer les mesures en cours et d’examiner les perspectives pour le court et moyen terme. À l’issue de cette visite, une communication officielle sera publiée pour partager les conclusions et recommandations de la mission, offrant ainsi aux citoyens et aux acteurs économiques une vision claire des orientations retenues et des engagements futurs du gouvernement dans le cadre de sa coopération avec le FMI.

Réforme de l’OFNAC : Abdoulaye Tall insiste sur l’engagement de transparence et d’efficacité institutionnelle

L’Assemblée nationale du Sénégal a ouvert récemment une session extraordinaire consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi essentiels pour la gouvernance du pays, parmi lesquels figure la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Cette session s’intéresse également à la protection des lanceurs d’alerte, à la déclaration de patrimoine et à l’accès à l’information, des thématiques centrales pour renforcer la transparence et la redevabilité des institutions publiques.

En marge de ces travaux parlementaires, le député Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois, a tenu à rappeler l’importance de la réforme de l’OFNAC et à replacer cette initiative dans le cadre des engagements pris par le gouvernement lors de la campagne électorale. Selon lui, cette réforme constitue une promesse faite aux Sénégalais pour renforcer l’efficacité et la neutralité des institutions chargées de la lutte contre la corruption. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’une démarche ciblant des personnalités particulières, notamment Serigne Bassirou Guèye, actuel président de l’OFNAC. « Nous ne sommes pas dans des débats personnalisés. Nous sommes au-dessus de la mêlée et nous travaillons pour le peuple sénégalais », a-t-il souligné, affirmant que l’objectif de cette réforme est strictement institutionnel.

Abdoulaye Tall a également précisé que la réforme de l’OFNAC s’inscrit dans une logique similaire à celle de l’Inspection générale d’État (IGE) et de la Cour des comptes. Ces réformes visent à garantir que ces institutions puissent fonctionner en toute impartialité et avec une réelle indépendance, afin de jouer un rôle central dans la gestion économique du pays et dans le contrôle des pratiques administratives et financières. Le député a insisté sur le fait que disposer d’institutions fortes et crédibles est indispensable pour instaurer un dialogue constructif entre l’État et ses institutions, tout en renforçant la lutte contre la corruption à tous les niveaux.

Pour Abdoulaye Tall, la réforme de l’OFNAC ne relève pas seulement d’une démarche technique, mais traduit une volonté politique claire de consolidation de la gouvernance et de la transparence au Sénégal. Selon lui, ces mesures permettront de créer un cadre institutionnel robuste, capable d’accompagner durablement le développement économique et social du pays.

Me Patrick Kabou appelle les militants de Pastef à accepter les critiques pour avancer

Ce lundi, Me Patrick Kabou a adressé un message aux militants du parti au pouvoir, Pastef, les encourageant à accueillir les critiques comme un moteur de progrès et de perfectionnement. Selon l’avocat, les remarques et observations émises à l’encontre du parti ne doivent pas être perçues comme des attaques, mais comme des opportunités de se renforcer et de mieux servir les citoyens.

Dans sa déclaration, Me Kabou souligne que l’acceptation des critiques permet non seulement de corriger les erreurs, mais aussi de rallier ceux qui, aujourd’hui, émettent des réserves. « Accepter les critiques, s’amender, se perfectionner pour que demain celles et ceux qui vous critiquent vous rejoignent dans la marche pour un Sénégal libre et meilleur. La marche est très longue », écrit-il, insistant sur la patience et la persévérance nécessaires à la construction d’un pays.

Il rappelle également que la résolution de tous les problèmes nationaux ne peut se faire en un temps record. « En moins de deux années, si vous parvenez à régler tous les problèmes des Sénégalais, c’est que vous étiez vous-mêmes leurs origines. Un pays se construit dans le temps, dans l’endurance, dans l’acceptation des imperfections », précise-t-il.

Pour conclure, Me Kabou encourage les membres de Pastef à continuer à déployer leur projet et à considérer les critiques comme des leviers pour atteindre leurs objectifs. « Vous avez présenté au peuple un beau projet, il est temps de dérouler et d’accepter les critiques qui ne feront que vous pousser vers votre objectif. Bon courage ! »

Clip « Porozé bi » : Nit Dof s’en prend à Thiat et remet en cause sa légitimité

La sortie du nouveau clip de Thiat, membre du groupe Keur Gui et figure du mouvement Y’en a Marre, continue de susciter des débats houleux dans l’univers du rap sénégalais. Intitulé « Porozé bi », ce morceau, perçu par beaucoup comme une critique frontale des dérives du régime actuel, vient de recevoir une réponse virulente d’un autre acteur de la scène musicale : Mor Talla Gueye, alias Nit Dof. Rappeur connu pour sa proximité avec le pouvoir en place et actuel président du Conseil d’administration du Fonds de Développement des Cultures Urbaines (FDCU), Nit Dof a livré un message tranchant, visant directement Thiat et plus largement certains artistes engagés.

Dans une déclaration publique, Nit Dof a reproché à Thiat son timing, insinuant que son retour sur le terrain du rap contestataire arrive trop tard. Selon lui, l’histoire s’écrit déjà ailleurs et ceux qui ont manqué le « rendez-vous décisif » avec le peuple n’ont plus la légitimité nécessaire pour se faire entendre. « Ce que beaucoup n’ont pas compris, c’est que le train est déjà parti. C’était un rendez-vous qu’il ne fallait absolument pas manquer. Certains l’ont raté et ignorent encore que le peuple souverain est désormais ailleurs, très loin, avec d’autres priorités », a-t-il affirmé.

Le rappeur pro-régime ne s’est pas limité à une critique de fond. Il a également remis en question l’argument de la liberté d’expression souvent brandi par les artistes contestataires. Pour lui, ce n’est pas une question de censure, mais une réaction du peuple lui-même. « À ceux qui nous parlent de liberté d’expression : sachez que c’est le peuple souverain lui-même qui s’est senti attaqué et qui riposte aujourd’hui à sa manière », a-t-il lancé, défendant ainsi l’idée que la société aurait tourné la page des discours de contestation portés par des figures comme Thiat.

Nit Dof est allé plus loin en accusant certains rappeurs d’avoir été absents au moment où leur voix aurait eu le plus d’impact. Il dénonce ce qu’il appelle une hypocrisie dans le milieu, affirmant que ceux qui sont restés silencieux dans les périodes les plus critiques n’ont désormais plus de légitimité pour parler au nom du peuple. « Quant à ceux qui étaient silencieux quand le peuple avait vraiment, mais vraiment besoin d’eux, ils auront désormais un sérieux problème de légitimité pour se faire entendre », a-t-il déclaré, dans une pique que beaucoup ont interprétée comme une attaque directe contre Thiat.

Enfin, le rappeur pro-régime a tenu à rassurer sur l’état actuel de la scène musicale, balayant d’un revers de main l’idée que le rap sénégalais aurait perdu de sa vigueur. « Et dites aux hypocrites que le rap se porte très bien. Les artistes évoluent et sortent leurs projets tous les jours », a-t-il conclu, soulignant une vision positive du dynamisme artistique, mais en rupture avec le discours contestataire incarné par Keur Gui.

Cette sortie de Nit Dof, qui contraste avec les nombreux messages de soutien reçus par Thiat après la sortie de « Porozé bi », risque d’alimenter davantage la polarisation dans le milieu du hip-hop sénégalais. Elle illustre aussi la fracture entre deux conceptions du rap : l’une qui se revendique comme porte-voix du peuple et l’autre qui défend une nouvelle approche, plus en phase avec le régime en place.

Bakel sous la menace des eaux : le président du Conseil départemental alerte sur un risque d’inondation majeur

À Bakel, la situation devient préoccupante avec la montée inquiétante des eaux du fleuve Sénégal. Ce lundi matin, le niveau du fleuve a été mesuré à 9,32 mètres, contre seulement 6 mètres à la même période l’an dernier, soit une hausse spectaculaire qui fait craindre une inondation généralisée de la commune.

Face à ce danger imminent, le président du Conseil départemental, Mapathé Sy, a lancé un appel pressant aux autorités nationales pour une intervention rapide. Selon lui, la construction de logements sociaux pour les sinistrés des précédentes crues doit être une priorité, rappelant que de nombreuses familles vivent encore sous des tentes après les inondations dévastatrices de 2024.

« Les tendances sont à la hausse, ce qui confirme les prévisions météorologiques qui annonçaient déjà une saison beaucoup plus pluvieuse que la précédente », a-t-il indiqué. La situation est d’autant plus alarmante que la côte d’alerte à Bakel est fixée à 10 mètres. Avec 9,32 mètres actuellement, il ne reste que 0,68 mètre avant d’atteindre le seuil critique. La Falémé, affluent du fleuve Sénégal, suit la même tendance avec un niveau de 7,16 mètres, contre 5,13 mètres à la même période en 2024.

Les conséquences pourraient être dramatiques pour les populations locales. « L’année dernière, nous avions tout perdu. Les producteurs n’avaient rien récolté et si la tendance se poursuit, nous risquons à nouveau de perdre nos cultures et nos habitations », a averti Mapathé Sy.

Pour les habitants, la menace est bien réelle et le spectre d’un nouveau désastre plane sur la ville. Le président du Conseil départemental insiste sur l’urgence d’un plan de relogement digne et durable, afin de protéger les familles et d’éviter que Bakel ne revive le cauchemar des inondations passées.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°537 – 18/08/2025

🔴 L’ALERTE DE BOUGANE SUR LE DANGER D’UN ÉTAT QUI CONSOMME AU LIEU D’INVESTIR : « UNE CROISSANCE EN TROMPE-L’ŒIL »
🔴 MOBILISATION À PARIS / « DÉFENSE DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE » : LA DIASPORA UNIE POUR BADARA GADIAGA

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 / SÉNÉGAL – SOUDAN DU SUD : DUEL DES AMBITIONS !
🔴 IDÉES : GRAND FRÈRE CHEIKH SECK, FOCUS SUR VOTRE TRAVAIL, LA HAINE EST LE TRIBUT QUE L’ENVIE PAIE AU MÉRITE (Par Mbaye Jacques Diop)

Bassirou Diomaye Faye dans le Sine-Saloum : un président au contact de la terre

Durant cinq jours passés au cœur du Sine-Saloum et du Niombato, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a choisi de placer sa tournée sous le signe de la proximité et de l’authenticité. Entre rencontres avec les communautés rurales, échanges avec les acteurs du tourisme local et plaidoyer pour la préservation des écosystèmes, le chef de l’État a mis en avant les richesses humaines et naturelles de cette région singulière du Sénégal.

Mais au-delà des discours et des initiatives, c’est un geste discret qui a marqué les esprits. À l’écart des caméras, le président s’est arrêté dans un champ de mil. Le temps d’un instant, il a touché la terre, retrouvant un contact direct avec ce sol qui nourrit des générations de paysans. Un geste simple, presque instinctif, qui résonne comme un retour à ses origines rurales.

Pour Bassirou Diomaye Faye, l’agriculture n’est pas seulement un secteur stratégique de l’économie nationale. Elle est aussi une mémoire vivante, un art du temps long et un lien invisible entre les générations. Ce moment, à la fois intime et symbolique, rappelle que le véritable développement durable du Sénégal ne peut se concevoir sans ses cultures, ses traditions agricoles et la valorisation du travail paysan.

COÛTS, AVANTAGES DU MAINTIEN OU DU DÉPART DES NATIONS UNIES AU SÉNÉGAL 

Le siège des Nations Unies à Diamniadio devrait employer environ 2 000 personnes. Ce nouveau complexe, appelé la Maison des Nations unies, allait regrouper les 34 agences de l’ONU présentes au Sénégal et permettrait une meilleure coordination de leurs actions dans la région. 

Parlons des nombres d’emplois nationaux et internationaux et de la masse salariale que ça peut générer par mois vu que ce sont des salaires assez importants :

Chauffeur expérimentés (5ans) 1 Millions de  salaire plus la prise en charge médicale et sociale de ses enfants.

Les autres postes réservés aux nationaux avec des salaires allant de 300 milles à 5millions selon l’ancienneté.

Les expatriés sous contrats internationaux avec les Nations Unies ont des salaires avoisinant 8000 à 16000 dollars, ils seront obligés de prendre des maisons et appartements grands standing allant jusqu’à 2millions par mois dans les quartiers sécurisés.

Ils seront obligés d’investir dans le pays vue le niveau de salaires assez élevés, ils vont devoir consommer au niveau local.

 

La vision du Président Macky SALL en voulant installer ce hub des Nations Unies en Afrique de l’Ouest c’était aussi pour booster la ville de Diamniadio et les communes environnantes, c’était pour booster le tourisme local avec le développement de la petite côte vu que bon nombre d’employés expatriés avaient choisis Saly et environs pour y habiter. C’était également pour booster l’immobilier,  la présence des grandes surfaces commerciales.

Mais le plus important sur la valeur ajoutée avec l’implantation de ce hub Nations Unies au Sénégal c’était également de faire décoller le secteur de l’aviation au Sénégal, c’était pour permettre à Air Sénégal de développer de nouvelles lignes internationaux, puisque ce hub des Nations Unies à Diamniadio c’était un bon nombre de conférence par semaine et d’activités internationaux que le Sénégal allait accueillir comme ça se fait à New-York, à Genève, à Nairobi…

Ce qui va engendrer forcément une attirance de la destination Sénégal avec une opportunité de créer des lignes pour la compagnie nationale Air Sénégal beaucoup plus rentables. 

 

La Vision du Président Macky SALL était au delà de dire que nous avons le siège des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest à Diamniadio, c’était une vision globale d’une valeur ajoutée qui allait s’accrocher à un projet global de développement. 

 

Si on sort pas de ces considérations purement politiciennes et évaluer en terme d’opportunités ce que le Siège des Nations Unies à Diamniadio nous apporte on va passer complètement à côté.

Ce Siège est un élément important pour faire de Diamniadioune ville Tampon qui va accentuer la création d’une Mégalopolis, Dakar, Diamniadio, Thies, Mbour, à l’instar des Mégalopolis américaine (de Boston à Washington), ou la mégalopole centre-européenne (de Londres à Milan) et la mégalopole japonaise (de Tokyo à Fukuoka).

 

Une toile d’araignée qui allait désengorger Dakar pour faire de Diamniadio la capitale administrative du Sénégal, avec le TER qui allait relier Dakar Diamniadio AIBD et AIBD Mbour 

 

Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye ressaisissez vous, reprenez les discussions avec les Nations Unies, renégocier… mais surtout n’abandonner pas le projet. 

Le Sénégal gagnerait à tous les niveaux avec ce hub des Nations Unies, la diplomatie kenyane vient de marquer un grand coup en attirant au Kenya trois grandes agences des Nations Unies faisant de Nairobi la plaque tournante clé des opérations de l’ ONU avec de nouveaux bureaux qui vont héberger le programme pour le Fond des Nations Unies pour l’enfance, le Fond des Nations Unies pour la population et l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Ces trois bureaux s’ajouteront au deux sièges mondiaux de l’ONU déjà existantes à Nairobi qui ont occasionné 6500 employés, 11 000 familles et personnes en charges, sans compter un investissement direct de l’ONU pour un montant de 340 millions de dollars pour moderniser les infrastructures de Nairobi 

 

S’inspirant de cette diplomatie très réactive de Kenya vous devriez reprendre les négociations et voir les opportunités qui s’offrent à nous avec ce hub des Nations Unies au Sénégalmême si l’état renonce à 60 millions de locations annuelle en revanche cette agence des Nations Unies à Diamniadio fera gagner à l’état plus de 200 millions  de masse salariale mensuelle pour des nationaux et des expatriés c’est plus d’1 milliards par année dont la moitié sera pour les nationaux, une bonne partie de l’autre moitié sera forcément dépensés en consommation au Sénégal. 

 

Sans compter les investissements qui se feront par les autres partenaires de l’ONU dans l’Éducation, la Santé et le Social.

 

Cette vision du Président Macky SALL compte tenu de la stabilité du pays de faire un hub à l’image de ce qui se fait à New-York, à Genève, à Vienne, à Nairobi est une innovation extrêmement importante pour le développement économique et l’intégration du Sénégal dans le concert des grandes nations.

 

Ça fait une année que le personnel des Nations Uniestravail en ligne, une année que les contrats de location ont été résilié, aujourd’hui avec la suspension de la subvention des États-Unis qui étaient autour de 40% des financements de L’ONU, beaucoup d’agences un peu partout dans le monde sont entrain de réduire le personnel, le Sénégal perdrait à ne pas accueillir le Siège des Nations Unies à Diamniadio.

Soya Diagne

Sénégal : Amadou Ba appelle à une stratégie nationale de prévention après les inondations

Au lendemain des pluies diluviennes qui se sont abattues le vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays, provoquant d’importantes inondations, l’ancien Premier ministre Amadou Ba a réagi en exprimant sa solidarité aux populations sinistrées. Le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité appelle à dépasser les réponses ponctuelles et à mettre en place une véritable stratégie nationale de prévention face aux catastrophes climatiques.

Les fortes précipitations ont particulièrement touché certains quartiers de Dakar, notamment aux Parcelles Assainies, où des familles ont subi de lourds dégâts matériels. Cette situation dramatique vient rappeler une fois de plus la fragilité des infrastructures urbaines face aux intempéries.

Dans son message, Amadou Ba a souligné la gravité de ces événements et a plaidé pour des mesures structurelles. « J’exprime tout mon soutien aux populations sinistrées et réaffirme la nécessité de mettre en place des mesures urgentes et durables pour prévenir et limiter l’impact de ces catastrophes récurrentes », a-t-il déclaré.

Pour lui, les inondations ne doivent plus être gérées uniquement dans l’urgence. Elles appellent une mobilisation collective et un engagement ferme de l’État, des collectivités locales et de la société civile pour renforcer les infrastructures d’assainissement, améliorer la planification urbaine et anticiper les risques. « L’heure n’est plus aux interventions ponctuelles, mais à une véritable stratégie nationale de prévention, au service exclusif des populations », a insisté le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité.

À travers cette sortie, Amadou Ba met en avant une approche tournée vers l’intérêt général, soulignant la nécessité de bâtir des réponses durables face aux défis climatiques qui frappent de plus en plus fréquemment le Sénégal.

Inondations au Sénégal : le Parti socialiste appelle à repenser l’aménagement du territoire

Les pluies diluviennes qui se sont abattues vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays ont provoqué d’importantes inondations, plongeant des milliers de familles dans la détresse. Face à cette catastrophe, le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Abdoulaye Wilane, a exprimé sa solidarité envers les populations sinistrées tout en appelant à une refonte en profondeur de la politique nationale d’aménagement du territoire.

À Dakar et dans sa banlieue, de nombreux quartiers ont été submergés, provoquant des dégâts considérables aux habitations, aux infrastructures et aux biens des populations. La situation est tout aussi préoccupante dans plusieurs régions du pays où certaines localités rurales, villes et communes ont été frappées de plein fouet. Dans certains secteurs, les fleuves menacent de sortir de leur lit, faisant craindre des pertes agricoles majeures et des risques accrus pour les habitants. Touba, à la veille du Magal, n’a pas été épargnée, confirmant que nul territoire n’est à l’abri de ces intempéries.

Dans une déclaration publique, Abdoulaye Wilane a dit toute l’affliction du Parti socialiste face aux drames humains engendrés par les inondations. Il a invité l’État central, ses démembrements administratifs, les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile à se mobiliser de manière coordonnée pour apporter une aide immédiate, conséquente et ciblée aux victimes. Il a également lancé un appel à la solidarité nationale, exhortant les militants du PS et, au-delà, l’ensemble des citoyens sénégalais à dépasser les clivages et à mettre la fraternité au cœur de leurs actions.

Toutefois, le porte-parole du Parti socialiste a tenu à mettre en garde contre les dérives politiciennes. « La gravité de la situation nous oblige à tenir un langage de vérité : il faut en finir avec la communication politicienne, les effets d’annonce et les polémiques stériles qui détournent des priorités urgentes », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de rassurer les populations, de sauver des vies et d’organiser les secours avec efficacité.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le PS estime que cette catastrophe doit servir d’électrochoc. Le parti appelle à repenser l’aménagement du territoire, à revoir le mode d’occupation des sols et à renforcer les dispositifs de drainage, de prévention des crues et d’anticipation des aléas climatiques. « Il est impératif d’engager des réformes courageuses, planifiées et appliquées avec rigueur, afin que chaque Sénégalais puisse vivre dans un environnement sécurisé et résilient », a insisté Abdoulaye Wilane.

Pour le Parti socialiste, cette épreuve nationale doit marquer un tournant. Elle doit être le point de départ d’une nouvelle approche collective visant à bâtir un Sénégal plus solidaire, mieux organisé et préparé aux défis climatiques qui s’annoncent.

Inondations à Touba : Serigne Modou Bousso Dieng fustige l’inaction de l’État

La ville sainte de Touba est une nouvelle fois frappée par des inondations qui plongent les habitants dans la détresse. Face à la gravité de la situation et à l’absence de réponses concrètes des autorités, la colère monte. Serigne Modou Bousso Dieng, coordinateur de la Confédération internationale des familles religieuses, a lancé un véritable cri de cœur pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« abandon » de la population par l’État.

« Aucune solution, aucune mesure sérieuse n’est prise depuis un an et demi. Et les inondations continuent d’augmenter davantage. Les gens vivent un calvaire et pleurent », a-t-il déclaré avec amertume, dénonçant l’indifférence des dirigeants face à la souffrance des habitants.

L’autorité religieuse a insisté sur la gravité de la situation, soulignant que même les abords de la grande mosquée de Touba se trouvent aujourd’hui envahis par les eaux. Plus grave encore, selon lui, aucune autorité politique de premier plan ne s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu l’ampleur du désastre. « Ni ministre, ni Premier ministre n’a foulé le sol de Touba pour aider la population », a-t-il regretté.

Il a par ailleurs fustigé le discours du Premier ministre qu’il juge « populiste », sans impact réel sur l’amélioration des conditions de vie dans la cité religieuse. « On n’a pas besoin de discours. On a besoin d’action rapide, immédiate et urgente. On est fatigué. Il est temps », a martelé Serigne Modou Bousso Dieng, qui appelle le gouvernement à passer enfin des paroles aux actes.

Pour les habitants de Touba, chaque nouvelle saison pluvieuse rouvre les mêmes blessures et réactive les mêmes angoisses. Les appels des autorités religieuses rappellent avec force l’urgence d’une solution durable à ce problème récurrent, qui continue de mettre à mal le quotidien de milliers de familles.

Inondations à Kaolack : le quartier Fass Cheikh Tidiane plongé dans la détresse, les habitants interpellent l’État

Les pluies diluviennes tombées ces derniers jours à Kaolack ont transformé le quotidien des habitants du quartier Fass Cheikh Tidiane en véritable calvaire. Situé à moins de 100 mètres de la cité religieuse de Médina Baye, ce quartier est aujourd’hui méconnaissable : rues impraticables, maisons abandonnées, stagnation d’eaux pluviales mélangées aux eaux usées.

De nombreuses familles ont dû fuir leurs habitations envahies par l’eau, tandis que celles restées sur place vivent dans des conditions insalubres. « J’habite ici depuis plus de 5 ans, mais je n’ai jamais vécu une pareille tourmente. Nous ne dormons plus à cause des eaux », confie Yally Sam Thiam, complètement désespéré.

La situation sanitaire et sécuritaire inquiète également les riverains. « Avec cette eau sale, nous sommes exposés à tout : les moustiques, les maladies, l’insécurité… Même en cas d’urgence, il est impossible de circuler, les voitures et les motos Jakarta ne peuvent pas entrer dans le quartier », alerte Ousseynou Thiam.

À quelques semaines du Gamou international de Médina Baye, la crainte est grande de ne pas pouvoir accueillir dignement les fidèles et visiteurs. « Nous avons honte de recevoir des invités dans ces conditions. Les rues sont impraticables, nos maisons submergées. C’est intenable », regrette Aliou Lo, président de l’association And Défar Fass Cheikh Tidiane.

Face à l’ampleur de la crise, les habitants ne cachent plus leur désarroi et s’adressent directement aux plus hautes autorités. « Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre. Eux seuls peuvent nous sortir de ce calvaire. Nous n’attendons rien du maire… », tranche Khady Mbathie, une habitante du quartier.

Avec un mois d’août encore très pluvieux, les populations de Fass Cheikh Tidiane redoutent que la situation ne s’aggrave davantage si aucune mesure urgente n’est prise.

Inondations à Thiaroye : Bassirou Diomaye Faye promet des mesures immédiates et des solutions durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies. Cette zone, parmi les plus touchées par les inondations, vit des heures difficiles, avec des habitations submergées et un cimetière totalement envahi par les eaux.

« J’étais venu à Thiaroye pour constater, par moi-même, la situation difficile que vivent les populations. Nous sommes devant le constat que les eaux sont un peu partout dans les habitations et que le cimetière aussi est totalement inondé », a déclaré le chef de l’État.

Face à l’urgence, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le renforcement des mesures déjà en cours, notamment le pompage à grande échelle pour soulager les sinistrés. Il a indiqué qu’une réunion s’était tenue dans la journée autour du Premier ministre afin de coordonner les actions sur le terrain, tout en précisant que ces interventions restent, pour l’instant, des mesures d’atténuation.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le président a insisté sur la nécessité de solutions durables. Thiaroye, Bargny, Mbao et Palmarin, en plus des inondations, sont confrontés à l’érosion côtière qui menace l’habitat et les infrastructures. « Beaucoup de maisons sont de plus en plus menacées et une bonne partie a déjà été prise par les eaux », a regretté le président.

Il a ainsi annoncé la restructuration de certains quartiers afin de mieux organiser l’habitat et de mettre en place un système d’assainissement efficace.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement travaille sur un vaste programme de digues de protection le long de la façade maritime, couvrant les zones de Thiaroye, Bargny, Mbao, mais aussi Mbour, Joal et Palmarin. « Nous sommes en train d’y travailler avec des partenaires et, dans les prochains jours, le ministère de l’Assainissement va diffuser le plan quinquennal, en rappelant ce qui a déjà été fait », a ajouté Bassirou Diomaye Faye.

Diplomatie : Julius Maada Bio en visite de travail à Dakar

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi 15 août à Dakar son homologue de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO. Cette visite de travail s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux pays et de la consolidation de l’intégration régionale.

Les discussions entre les deux chefs d’État ont porté sur plusieurs axes, notamment la coopération bilatérale et les enjeux régionaux. Selon des sources proches de la Présidence, Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio ont réaffirmé leur détermination commune à œuvrer pour la stabilité de l’espace communautaire ouest-africain, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques.

Au-delà des échanges bilatéraux, cette rencontre illustre la volonté partagée du Sénégal et de la Sierra Leone de contribuer activement au raffermissement de la CEDEAO. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de bâtir une organisation plus solidaire, plus efficace et capable de répondre aux aspirations des peuples de la région.

La présidence sénégalaise a salué « l’engagement partagé des deux pays à œuvrer de concert pour la prospérité et la paix dans la sous-région », soulignant que cette coopération s’inscrit dans une vision commune d’un espace ouest-africain plus intégré et résilient face aux défis contemporains.

Fleuve Sénégal : Bakel et Matam proches du seuil d’alerte, risque de débordement imminent

La vigilance est de mise sur le fleuve Sénégal. Selon la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE), plusieurs stations hydrométriques affichent des niveaux inquiétants, particulièrement à Bakel et Matam, où le seuil d’alerte pourrait être atteint dans les prochaines 48 heures si la tendance actuelle se maintient.

À Bakel, le plan d’eau a été mesuré ce vendredi matin à 8,25 mètres, soit seulement 1,75 mètre en dessous de la cote d’alerte fixée à 10 mètres. À Matam, la situation est tout aussi préoccupante, avec un niveau de 6,43 mètres pour une cote d’alerte de 8 mètres, ce qui laisse une marge de seulement 1,57 mètre.

La DGPRE souligne également que d’autres stations longent dangereusement leurs seuils critiques. À Kidira, il reste 2,34 mètres avant la cote d’alerte. À Podor, le niveau du fleuve s’établissait à 3,75 mètres sur une cote d’alerte de 5 mètres. Quant à Saint-Louis, l’une des zones historiquement les plus exposées, la station hydrométrique indiquait déjà 0,93 mètre, pour un seuil fixé à 1,75 mètre.

Face à cette montée des eaux, les services hydrométéorologiques appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés le long du fleuve à redoubler de prudence. « La situation est sous surveillance permanente, mais nous invitons les populations à rester vigilantes face à la progression de l’onde de crue », précise la DGPRE.

Si la pluviométrie et les orages se poursuivent dans la sous-région, les risques de débordements pourraient devenir réels dans plusieurs localités, avec des conséquences sur les zones basses et les activités économiques qui dépendent directement du fleuve.

Hydrologie : le risque de débordement plane sur les fleuves Gambie et Sénégal

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a lancé une alerte ce vendredi concernant la montée préoccupante des eaux des fleuves Gambie et Sénégal. Selon les données recueillies par les stations hydrométriques, plusieurs zones basses pourraient être menacées par des débordements si la tendance actuelle se poursuit.

Le fleuve Gambie connaît une hausse particulièrement inquiétante. À Kédougou, les mesures indiquent un passage de 3,95 mètres, relevés jeudi 14 août, à 6,40 mètres vendredi 15 août à 16 heures. La cote d’alerte étant fixée à 7 mètres, le seuil critique pourrait être atteint dans les prochaines heures si les pluies se maintiennent.

Le fleuve Sénégal évolue quant à lui de façon plus progressive, mais reste sous haute surveillance. À Bakel, le niveau des eaux est passé de 8,09 à 8,29 mètres, alors que la cote d’alerte est de 10 mètres. À Matam, la montée est également perceptible avec un passage de 6,43 à 6,77 mètres pour une cote fixée à 8 mètres. Le ministère estime que la persistance de la situation pluvio-orageuse pourrait entraîner l’atteinte du seuil critique à Matam et Bakel, avec des débordements localisés, en particulier dans les zones basses.

Face à cette évolution, les autorités appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés aux abords des fleuves à observer une vigilance accrue. Le ministère recommande de prendre toutes les précautions nécessaires afin de limiter d’éventuels dégâts liés à une crue ou à un débordement des cours d’eau.

Cette alerte rappelle l’importance d’un suivi permanent de la dynamique hydrologique, alors que la saison des pluies atteint son intensité maximale et que les risques d’inondations se multiplient dans plusieurs régions du pays.

Situation des droits de l’homme au Sénégal : Entre avancées démocratiques et violations persistantes

Le rapport 2024 du Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain dresse un tableau nuancé de la situation des droits humains au Sénégal. S’il salue des progrès notables, notamment lors de l’élection présidentielle de mars jugée équitable et exempte d’abus ou d’irrégularités, il souligne également la persistance de violations graves.

Selon le document, des informations crédibles font état de traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de restrictions sévères à la liberté d’expression et à la liberté des médias. Malgré les mesures prises par les autorités pour identifier et sanctionner les responsables de ces abus, l’impunité reste un problème récurrent.

Dans la région méridionale de la Casamance, où une insurrection de faible intensité oppose les forces de sécurité à des séparatistes armés, les violences ont été rares cette année. Cependant, la tension reste palpable dans ce territoire situé entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Le rapport évoque également des exécutions extrajudiciaires. Amnesty International a signalé la mort de trois personnes lors des manifestations du 5 février, consécutives à la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances.

Ainsi, malgré les efforts déployés et les progrès démocratiques constatés, le Sénégal demeure confronté à des défis majeurs en matière de respect des droits humains, dans un contexte où la stabilité politique doit encore se conjuguer avec la protection des libertés fondamentales.

Grand Magal de Touba : le président Diomaye Faye adresse ses vœux à la communauté mouride

À l’occasion du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi à Diourbel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé ses vœux à l’ensemble de la communauté mouride, au Sénégal comme dans la diaspora.

« À l’occasion du Magal de Touba, je formule mes vœux les plus chaleureux à la communauté mouride du Sénégal et de la diaspora », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook.

Bassirou Diomaye Faye a également imploré Allah d’accorder à Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des mourides, « une longue vie, une excellente santé et beaucoup de force pour continuer à guider les fidèles ».

Dans son message, il a souhaité pour le Sénégal « une paix durable », « une unité fraternelle » et « une prospérité partagée », en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de concorde.

Liberté provisoire de Lat Diop : Babacar Ba appelle le parquet à respecter la décision judiciaire

La décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar d’accorder une liberté provisoire sous bracelet électronique à l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, continue de susciter des réactions. Parmi elles, celle du coordonnateur du Forum du Justiciable, Babacar Ba, qui a publiquement invité le parquet à ne pas s’opposer à cette mesure.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Babacar Ba a rappelé que le code de procédure pénale sénégalais prévoit des peines alternatives à l’emprisonnement, parmi lesquelles figure le port d’un bracelet électronique. Selon lui, cette option offre une voie équilibrée entre la privation de liberté et le maintien d’un contrôle judiciaire strict. « J’invite solennellement le procureur à ne pas s’opposer à la décision des juges du fond », a-t-il déclaré, estimant que ce type de mesure doit être encouragé dans le cadre de la modernisation du système judiciaire.

Cette prise de position intervient dans un contexte où le Sénégal réfléchit de plus en plus à des solutions pour désengorger ses prisons, souvent confrontées à une surpopulation carcérale. Le bracelet électronique, utilisé dans plusieurs pays comme alternative à la détention préventive ou à certaines peines de prison, permet un suivi en temps réel des personnes concernées tout en leur offrant la possibilité de rester insérées dans leur environnement familial et professionnel.

Pour rappel, Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire de gestion financière, avait vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée en première instance par le juge d’instruction avant que la Chambre d’accusation financière ne revienne sur cette décision le mardi 12 août 2025. Reste à savoir si le parquet respectera l’appel au calme lancé par Babacar Ba ou s’il tentera de contester cette mesure devant les juridictions compétentes.

Guy Marius Sagna fustige une « justice à deux vitesses » après la libération provisoire de Lat Diop

Le député de Pastef, Guy Marius Sagna, est monté au créneau pour critiquer la décision de la justice sénégalaise d’accorder une liberté provisoire à Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, poursuivi dans une affaire financière. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme une « justice à deux vitesses » favorisant les personnalités influentes au détriment des citoyens ordinaires.

« Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a-t-il fustigé, employant un ton virulent pour illustrer ce qu’il estime être une inégalité de traitement devant la loi.

Cette sortie intervient après que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a décidé, le mardi 12 août 2025, de remettre Lat Diop en liberté provisoire, assortie de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure a été prise après que le juge d’instruction financier avait, dans un premier temps, rejeté la demande de remise en liberté formulée par la défense.

Pour Guy Marius Sagna, ce type de décision alimente la défiance des citoyens envers l’institution judiciaire et renforce l’idée que les puissants échappent plus facilement aux rigueurs de la loi. Cette affaire relance ainsi le débat récurrent sur l’équité et l’impartialité de la justice au Sénégal.

Affaire Lat Diop : La Chambre d’accusation financière ordonne une liberté provisoire sous bracelet électronique

La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a tranché ce mardi 12 août 2025 : Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, recouvre sa liberté provisoire… sous étroite surveillance électronique.

Cette décision infirme l’ordonnance du juge d’instruction financier, qui avait initialement refusé la demande de mise en liberté provisoire. Les avocats de l’ex-patron de la Lonase, Me Seydou Diagne, Me Alioune Badara Fall et leurs confrères, ont interjeté appel et obtenu gain de cause devant la juridiction supérieure.

Une affaire qui se fragilise

Après 11 mois d’instruction, coup de théâtre : l’accusation a présenté devant la Chambre un nouveau rapport d’expertise, établi de manière non contradictoire, réclamant désormais 1 milliard de FCFA au lieu des 8 milliards initialement avancés. Une volte-face qui interroge sur la solidité du dossier et la cohérence de l’enquête.

Rappelons que Lat Diop est détenu depuis septembre 2024 pour détournement de deniers publics, extorsion et blanchiment de capitaux. La liberté provisoire accordée reste toutefois conditionnelle : si le parquet général décide de se pourvoir en cassation, l’issue pourrait encore basculer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

Seydi Gassama plaide pour une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature afin de renforcer l’indépendance judiciaire

Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a récemment lancé un appel fort en faveur d’une réforme profonde du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Selon lui, cette réforme est essentielle pour garantir l’indépendance réelle de la justice sénégalaise et préserver la séparation des pouvoirs, socle fondamental de toute démocratie.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Gassama souligne que la présence du Président de la République et du ministre de la Justice au sein du CSM compromet cette indépendance. Il plaide donc pour leur exclusion du Conseil, estimant que ces deux figures de l’exécutif ne devraient pas siéger dans cette instance qui joue un rôle clé dans la gouvernance de la justice.

Pour renforcer la légitimité et la transparence du CSM, Seydi Gassama propose également d’ouvrir cette institution à des représentants extérieurs à la magistrature. Il évoque notamment l’intégration de personnalités issues des corps d’avocats, des professeurs de droit des universités ainsi que de la société civile. Cette ouverture permettrait, selon lui, de mieux refléter la réalité selon laquelle « la justice est rendue au nom du peuple sénégalais » et ainsi d’inscrire la gouvernance judiciaire dans une logique démocratique plus large.

Cette proposition vise également à dissiper les craintes persistantes liées au corporatisme au sein de la magistrature, et à éviter ce que certains appellent la « république des juges », expression qui dénonce une justice perçue comme fermée et auto-référentielle. En intégrant des acteurs externes, le CSM pourrait accroître sa transparence, renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et garantir une meilleure impartialité dans ses décisions.

Cette initiative de Seydi Gassama s’inscrit dans un débat plus large, toujours très actuel au Sénégal, sur la réforme des institutions judiciaires et sur la nécessité d’assurer une justice indépendante, transparente et équitable pour tous. La question de la composition et du fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature reste ainsi au cœur des discussions visant à moderniser et à renforcer la justice sénégalaise.

Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba exclut le président de la République

À l’approche de l’examen du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine par l’Assemblée nationale, prévu pour le 18 août 2025, le député d’opposition Amadou Ba, membre de Pastef, a tenu à clarifier la portée de ce texte, en excluant explicitement le président de la République de cette obligation. Selon lui, la déclaration de patrimoine du chef de l’État relève d’un régime juridique particulier, intégralement encadré par la Constitution sénégalaise, et notamment par l’article 37.

Dans une publication, Amadou Ba rappelle que cet article stipule clairement que le président nouvellement élu doit effectuer une déclaration écrite de son patrimoine, déposée auprès du Conseil constitutionnel, qui en assure la publicité. Ce dispositif constitutionnel, selon lui, constitue une lex specialis dérogatoire à la loi ordinaire, plaçant la déclaration du président hors du champ d’application du projet de loi examiné par l’Assemblée nationale.

Il souligne ainsi que le président Bassirou Diomaye Faye a déjà rempli cette obligation constitutionnelle, déposant sa déclaration auprès du Conseil constitutionnel après son élection en 2024.

Le projet de loi n°15/2025, adopté en Conseil des ministres le 30 juillet puis officialisé par le décret présidentiel n°2025-1312 du 31 juillet 2025, étend quant à lui la liste des personnes soumises à la déclaration de patrimoine. Cette liste désormais élargie concerne notamment les présidents d’institutions de la République, les membres de l’Assemblée nationale (incluant questeurs, trésorier, directeur du budget), les membres du Gouvernement, ainsi que les personnalités liées à la Présidence, à la Primature et au Secrétariat général du Gouvernement.

Sont également assujettis les chefs de cours et tribunaux, les magistrats, les membres du pool judiciaire financier, le Médiateur de la République, ainsi que les dirigeants et cadres des autorités administratives indépendantes, des sociétés nationales, établissements publics et agences d’exécution. Enfin, les membres des corps civils, militaires et paramilitaires de contrôle et enquête, ainsi que les directeurs intervenant dans les secteurs des mines, carrières et hydrocarbures, figurent également parmi les personnes concernées.

Ainsi, le projet vise à renforcer la transparence et la lutte contre la corruption en élargissant le spectre des responsables publics soumis à cette obligation, tout en confirmant que le président de la République reste soumis à un cadre constitutionnel spécifique qui lui est propre.

Turquie : Ousmane Sonko sollicite le soutien d’Erdogan pour surmonter les défis budgétaires du Sénégal

Lors d’une visite officielle de cinq jours en Turquie, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a engagé un plaidoyer appuyé en faveur d’un renforcement de la coopération bilatérale afin d’aider son pays à faire face à ses difficultés financières. Invité par le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Sonko a présenté avec transparence la situation économique délicate que traverse le Sénégal, marqué par un passif important hérité qui pèse sur les finances publiques.

Reconnaissant sans détour les défis économiques actuels, le chef du gouvernement a souligné : « Nous n’avons pas honte de vous parler de la situation financière que nous traversons. C’est un passif que nous avons hérité et qui place notre pays dans une situation budgétaire délicate. Cependant, nous sommes déterminés à prendre notre destin en main ». Cette franchise illustre la volonté du Sénégal de surmonter ses obstacles tout en cherchant activement des partenaires stratégiques.

Ousmane Sonko a ainsi sollicité un accompagnement ferme et concret de la Turquie durant cette période sensible. « Je solliciterai avec beaucoup d’insistance votre accompagnement durant cette période. Nous croyons qu’une Turquie déterminée à nos côtés nous aidera à stabiliser nos finances publiques », a-t-il affirmé, affichant son optimisme quant à l’impact positif d’une coopération renforcée.

Au-delà du soutien financier, le Premier ministre a également encouragé les entreprises turques à investir de manière significative au Sénégal, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie. Il a demandé à Recep Tayyip Erdogan d’agir en tant que relais auprès d’autres partenaires internationaux afin d’élargir les opportunités de coopération et renforcer l’intégration économique du Sénégal à l’échelle globale.

La visite officielle s’est conclue par la signature de plusieurs accords bilatéraux dans des domaines jugés stratégiques par les deux gouvernements, témoignant d’une volonté partagée de consolider leurs liens politiques, économiques et sociaux.

Cette rencontre marque un tournant dans la dynamique des relations sénégalo-turques, avec l’espoir d’un soutien durable qui permettra au Sénégal de relever ses défis budgétaires tout en accélérant son développement économique.

Économie du Sénégal : la CDS dénonce l’arrêt des chantiers et la montée du chômage

La Convergence Démocratique du Sénégal (CDS) tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’économie nationale, qu’elle juge marquée par une morosité extrême et un climat de découragement. Selon cette formation politique, la situation actuelle résulte de décisions jugées inappropriées et insuffisamment réfléchies, ayant fragilisé plusieurs secteurs clés, notamment celui du bâtiment.

La CDS rappelle qu’en décidant de suspendre la quasi-totalité des chantiers en cours, le gouvernement a porté un coup sévère à un domaine considéré comme l’un des moteurs de l’économie sénégalaise. Cette mesure, loin d’être anodine, a entraîné un arrêt brutal de nombreuses activités connexes, provoquant ainsi une hausse inquiétante du chômage.

L’organisation déplore également que cette suspension ait été accompagnée d’une vague de licenciements touchant divers organismes publics et parapublics. Le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal (RTS) avance le chiffre de plus de 30 000 agents déflatés. Pour la CDS, cette politique de déflation a été aggravée par une volonté de remplacer les travailleurs licenciés par des militants du parti au pouvoir, le PASTEF, ce qui alimente un sentiment d’injustice et de frustration sociale.

À travers cette sortie, la CDS interpelle les autorités sur la nécessité urgente de relancer les chantiers et de réinjecter de la dynamique dans l’économie nationale. Elle met en garde contre les conséquences d’une telle paralysie, non seulement sur le marché de l’emploi, mais aussi sur la confiance des citoyens et des acteurs économiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°535 – 11/08/2025

🔴 40 MILLIARDS DE PLUS LÉVÉS SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL VIT À CRÉDIT RÉGIONAL
🔴 INONDATIONS À KAOLACK : THIOFFACK PRESQUE RAYÉ DE LA CARTE

🔴 ANGLETERRE : ISMAÏLA SARR OFFRE LE COMMUNITY SHIELD À CRYSTAL PALACE
🔴 DEMI-FINALE DU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE VOLLEYBALL / VICTOIRE DU CAMEROUN SUR LE SÉNÉGAL : FIN DU RÊVE U20 DAMES

Politique : Guy Marius Sagna sonne l’alerte contre un « complot » visant à affaiblir Ousmane Sonko

Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) ce 10 août sur iRadio, le député Guy Marius Sagna a livré un réquisitoire virulent contre ce qu’il considère comme une manœuvre organisée pour « isoler » le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, cette opération de déstabilisation ne vise pas seulement l’homme, mais aussi le projet politique porté par le Pastef et, plus largement, l’avenir du Sénégal.

Dans ses propos, l’élu a mis en garde contre une volonté de réduire Ousmane Sonko à un « Premier ministre rabougri et chétif », incapable de déployer la vision qui l’a porté au sommet de l’État aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye. Il y voit un plan savamment orchestré par certains segments de l’opposition, une partie de la presse et des « chroniqueurs » qui, depuis l’accession du Pastef au pouvoir, multiplient les attaques pour discréditer le chef du gouvernement.

Guy Marius Sagna accuse ses adversaires politiques de vouloir opposer Ousmane Sonko au président Diomaye Faye, afin de fissurer un tandem qu’il décrit comme « une chance pour le Sénégal ». Pour lui, cette tentative de division ne serait qu’un prétexte pour freiner, voire empêcher, la mise en œuvre du programme du Pastef, qu’il présente comme un projet souverainiste, transparent et bénéfique pour l’ensemble de la population.

Le député a également interpellé les militants et sympathisants du camp patriotique, les exhortant à se dresser en véritable « bouclier » pour protéger Ousmane Sonko et défendre la cohésion au sommet de l’État. « Briser ce duo, c’est compromettre l’application de notre projet de société », a-t-il prévenu, appelant à la vigilance et à la mobilisation contre ce qu’il considère comme un complot politique d’ampleur.

Plan de redressement économique et social : Moussa Tine met en garde contre une gouvernance centrée sur la fiscalité

Invité de l’émission dominicale Face au Jury sur PressAfrik TV HD, ce dimanche 10 août, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a exprimé de vives réserves sur l’orientation du Plan de redressement national économique et social présenté récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon l’ancien député, il est dangereux pour un État de baser sa gestion uniquement sur le levier fiscal.

« On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité », a-t-il affirmé, soulignant qu’une pression fiscale excessive risquerait d’étouffer les entreprises, de réduire leur capacité d’investissement et d’embauche, et in fine de provoquer des licenciements massifs. Pour lui, les conséquences seraient rapidement perceptibles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais, notamment des couches les plus fragiles.

Moussa Tine prévient qu’un tel cercle vicieux pourrait entraîner une contraction de la consommation. « Le pouvoir d’achat va diminuer, les produits des entreprises ne trouveront pas preneur, et l’État verra ses recettes fiscales chuter drastiquement », a-t-il alerté, ajoutant que « l’économie est une chaîne et l’austérité n’est pas une solution ».

Pour inverser la tendance et redonner de l’oxygène à l’économie, le leader de Pencco plaide pour des mesures ciblées, au premier rang desquelles une baisse significative du prix du carburant. Il estime que l’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole justifie pleinement une révision à la baisse des tarifs à la pompe.

Selon lui, une telle décision aurait des effets en cascade : diminution du coût de l’électricité, baisse des tarifs de transport et réduction des prix des denrées de première nécessité. « Il est inadmissible de continuer à payer le carburant au même prix qu’avant le début de l’exploitation de notre pétrole », a-t-il déploré.

En liant ainsi fiscalité, compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat, Moussa Tine entend rappeler que la relance économique passe, selon lui, par un équilibre entre recettes de l’État et stimulation de l’activité, plutôt que par une pression accrue sur les contribuables et le secteur productif.

Audits des mairies : Babacar Mbengue dénonce une opération ciblée contre l’opposition

Le maire de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a vivement réagi à la circulaire du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire annonçant des audits dans plusieurs mairies, dont celle de Dakar. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a affirmé que toutes les collectivités visées sont dirigées par l’opposition, ce qui, selon lui, remet en cause l’impartialité et l’objectivité de la démarche.

S’il dit ne pas s’opposer au principe d’un contrôle de gestion — qu’il juge normal pour toute autorité manipulant des deniers publics — Babacar Mbengue estime que la procédure actuelle s’écarte des règles habituelles. « Contrairement aux audits institutionnels classiques, aucune note de mission précisant la période ou les projets concernés n’a été communiquée », a-t-il souligné, rappelant avoir exercé ses fonctions de maire sous Abdoulaye Wade, Macky Sall et aujourd’hui Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, la transparence exige que les règles soient claires et identiques pour tous, et non utilisées comme un instrument politique pour « écarter » certains élus.

L’édile de Hann Bel-Air a également insisté sur le rôle des institutions légalement habilitées à mener ce type de vérification. Il a cité la Cour des comptes et l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), qui agissent dans un cadre procédural bien défini, ainsi que l’Inspection générale d’État (IGE). En revanche, il considère que le ministère de l’Urbanisme n’a ni la mission légale ni les compétences techniques pour réaliser des audits financiers et administratifs approfondis. « On ne leur demande pas d’auditer et ce n’est pas leur rôle. Ils n’ont même pas le personnel adéquat pour le faire », a-t-il affirmé.

Cette polémique prend racine dans une lettre circulaire datée du 10 juillet, signée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Celle-ci annonce l’envoi d’une mission de vérification administrative et budgétaire dans plusieurs collectivités : les villes de Dakar, Pikine, les communes de Mbao, Wakhinane Nimzath, Diamniadio, Saly, Mbour, Malicounda, Tivaouane, Saint-Louis, Dagana, Ross Béthio, Mbane, Diourbel, Louga, ainsi que le Conseil départemental de Rufisque.

Pour Babacar Mbengue, le calendrier et le ciblage de ces audits soulèvent de sérieuses interrogations. Il appelle ainsi à un respect strict des procédures et à l’intervention exclusive des organes compétents, afin que les contrôles ne se transforment pas en instruments de règlement politique.

Élections locales : Moussa Tine annonce une grande coalition et plaide pour des réformes institutionnelles

L’ancien député et président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a dévoilé, ce dimanche, sur le plateau de l’émission Face au Jury de PressafrikTVHD, l’existence de tractations au sein de l’opposition pour mettre en place une vaste coalition en vue des prochaines élections locales. Objectif affiché : constituer une force politique capable de rivaliser avec le parti au pouvoir, Pastef, et de lui disputer le contrôle des collectivités territoriales. Selon lui, les discussions avancent et visent à réunir des sensibilités diverses autour d’un programme commun, afin de proposer une alternative crédible sur le terrain.

Au cours de l’entretien, Moussa Tine a également évoqué ses relations avec certaines figures politiques majeures. Sur Khalifa Sall, il a insisté sur des liens allant au-delà du champ purement politique, rappelant l’existence d’une amitié et de relations familiales. En ce qui concerne Barthélemy Dias, il a précisé que, bien qu’ils n’aient pas échangé depuis quatre ou cinq mois, il n’existe aucun différend entre eux. Il explique cette distance par des cheminements politiques distincts, tout en soulignant qu’il ne ferme pas la porte à la collaboration.

Moussa Tine n’a pas hésité à critiquer certaines pratiques actuelles du pouvoir, notamment les arrestations pour délit d’« offense ». Il a dénoncé l’absence de tolérance vis-à-vis de la critique et les incohérences dans la manière dont les insultes sont sanctionnées. « Ce n’est pas parce qu’on te traite de gougnafier que tu dois envoyer une personne en prison. Et puis, de ton côté, tu traites des gens de fumiers et tu n’es pas inquiété, ce n’est pas normal », a-t-il martelé. À travers cet exemple, il a voulu illustrer le déséquilibre et le manque de cohérence dans l’application de la loi, appelant les autorités à accepter le jeu démocratique et la contradiction.

Pour l’ancien parlementaire, l’État ne doit pas être réduit à des individus, mais doit incarner des valeurs et des principes immuables. Il estime nécessaire d’instaurer une constance dans la défense de ces principes, quel que soit le statut politique du moment. Il dénonce l’attitude de certains acteurs qui, une fois arrivés au pouvoir, reproduisent les mêmes dérives qu’ils condamnaient auparavant.

Sur le plan institutionnel, Moussa Tine a réaffirmé sa conviction que l’indépendance de la justice doit être une priorité. Il considère comme problématique le fait que le président de la République préside le Conseil supérieur de la magistrature, ce qui, selon lui, met à mal l’équilibre des pouvoirs. Il a également pointé la position dominante du procureur de la République face aux juges, plaidant pour un réajustement qui passerait par la création d’un « juge des libertés », garant impartial des droits fondamentaux et de la protection des citoyens.

En exposant à la fois ses ambitions électorales et ses propositions de réformes profondes, Moussa Tine cherche à ancrer son discours dans une double dynamique : affronter le Pastef sur le terrain politique local et contribuer à un débat national sur la gouvernance et la justice. À quelques mois du scrutin, ses prises de position visent à mobiliser l’opposition tout en posant les jalons d’un programme qui mêle stratégie électorale et réformes structurelles.

Moussa Tine met en garde contre les conséquences d’un éventuel divorce politique entre Sonko et Diomaye

Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTVHD, le 10 août 2023, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a lancé un avertissement solennel quant aux risques majeurs qu’engendrerait une rupture politique entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, un tel scénario pourrait plonger le Sénégal dans une zone de turbulences politiques et institutionnelles d’une gravité inédite.

Pour illustrer ses propos, Moussa Tine a rappelé un épisode marquant de l’histoire politique sénégalaise : la crise institutionnelle de décembre 1962 entre le président Léopold Sédar Senghor et son puissant président du Conseil, Mamadou Dia. Ce conflit, qui avait profondément divisé l’exécutif et mis en péril la stabilité du jeune État, avait débouché sur l’emprisonnement de Mamadou Dia et l’instauration d’un régime présidentiel renforcé. À partir de cet épisode, le Sénégal n’a cessé de consolider les prérogatives du chef de l’État, réduisant progressivement tout espace de partage réel du pouvoir exécutif.

L’ancien député, également expert en droit et en science politique, estime que le fonctionnement des institutions sénégalaises place le président de la République au sommet de la pyramide étatique. Il en est, selon lui, la « clé de voûte », garant de la cohésion et du bon fonctionnement de l’État. Dès lors, toute tentative de dualité ou de rivalité au sein de l’exécutif est, d’après Moussa Tine, vouée à l’échec.

L’homme politique a été clair : dans un affrontement au sommet, c’est toujours le président qui finit par l’emporter. « Le président est l’homme fort qui gagne toujours », a-t-il martelé, soulignant ainsi l’importance de préserver l’unité et la collaboration entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour éviter de replonger le pays dans une crise aux conséquences imprévisibles.

Si ce discours se veut un avertissement, il sonne aussi comme un appel à la prudence et à la responsabilité, dans un contexte où le Sénégal, confronté à de multiples défis économiques et sociaux, ne peut se permettre une guerre ouverte au sommet de l’État.

Magal 2025 : Cheikh Bassirou Mbacké dénonce le faible investissement de l’État à Touba malgré son poids spirituel

La cérémonie d’évaluation finale du Grand Magal de Touba, qui s’est tenue ce samedi, a réuni le ministère de l’Intérieur et le Comité d’Organisation autour d’un bilan de l’édition 2025. L’occasion a été marquée par une intervention de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, qui a rappelé la portée historique et spirituelle de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il a évoqué les épreuves, complots et persécutions auxquels le saint homme a été confronté, avant que son parcours ne se conclue par un acte de pardon universel, symbole de grandeur et d’élévation spirituelle.

Saluant la présence et l’engagement du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, Serigne Bassirou Mbacké a souligné que l’État avait respecté ses engagements pris dans le cadre de la préparation de l’événement. Il a toutefois tenu à revenir sur l’héritage de Serigne Touba, rappelant que son combat allait au-delà de la religion, puisqu’il visait à libérer l’homme noir, à restaurer sa dignité et à le décomplexer face aux injustices de l’époque.

À ce titre, il a vivement réagi contre les propos de certains qui qualifient les populations de Mbacké et de Touba d’analphabètes. Pour lui, une telle perception trahit une méconnaissance profonde de la réalité, puisque les daaras, piliers de l’éducation coranique, transmettent un savoir riche et structuré, contribuant à la formation intellectuelle et morale des habitants.

Sur le plan des infrastructures et du développement, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé un certain regret quant au niveau d’investissement de l’État à Touba. Selon lui, en dehors du projet autoroutier, les financements publics n’ont pas atteint les 100 milliards de francs CFA, une somme qu’il juge dérisoire face aux besoins de la ville et à sa contribution à l’histoire nationale. Il a comparé cette enveloppe à celle destinée à Dakar, où plus de 2 000 milliards de francs CFA sont investis, dénonçant une disparité qu’il estime injuste.

En conclusion, il a appelé à un rééquilibrage des priorités d’investissement, estimant que Touba mérite une attention proportionnelle à son importance spirituelle, historique et socio-économique pour le Sénégal et, plus largement, pour la communauté noire.

Forum Turquie–Sénégal : Ousmane Sonko trace cinq axes de coopération stratégique avec Ankara

Le 9 août 2025, Istanbul a accueilli le Forum économique Turquie–Sénégal, une rencontre stratégique qui s’inscrit dans l’Agenda National de Transformation 2050 et la Vision Sénégal 2050. Organisé conjointement par le Conseil des relations économiques extérieures de Turquie (DEİK), l’Association des industriels et hommes d’affaires indépendants (MÜSİAD) et l’APIX, l’événement avait pour objectif de renforcer les échanges et de tracer une feuille de route claire pour une coopération renforcée entre Dakar et Ankara.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, qui conduisait la délégation sénégalaise, a profité de cette tribune pour présenter la nouvelle trajectoire économique du pays, fondée sur la souveraineté, la justice sociale et la prospérité partagée. Il a rappelé que cette orientation repose sur trois piliers majeurs : la transformation locale des ressources, la valorisation du potentiel humain et un ancrage territorial fort.

Dans son discours, Ousmane Sonko a mis en avant cinq axes de coopération qu’il considère comme prioritaires avec la Turquie. Le premier concerne le secteur de l’énergie, notamment à travers la mise en œuvre des stratégies Gas to Power et Gas to Industries, destinées à transformer les ressources gazières nationales en moteur de développement industriel et énergétique. Le deuxième vise à promouvoir l’industrialisation du pays grâce à la création de chaînes de valeur locales capables de stimuler la production nationale et de réduire la dépendance aux importations. Le troisième axe porte sur la transformation numérique, avec la volonté de faire du numérique un levier de compétitivité et d’innovation. Le quatrième domaine concerne l’éducation et la recherche, afin de former une main-d’œuvre qualifiée et d’encourager l’innovation scientifique. Enfin, le cinquième axe est dédié à la souveraineté sanitaire, par le développement de l’industrie pharmaceutique et biomédicale locale.

Pour concrétiser ces ambitions, le Sénégal met en place huit pôles de développement intégrés, reliés par de grandes infrastructures et adossés à un cadre fiscal et juridique compétitif. Le gouvernement mène également d’importantes réformes, parmi lesquelles un nouveau Code des investissements, la refonte du Code général des impôts et du Code des douanes, l’adoption d’une nouvelle loi sur les Partenariats Public-Privé, une loi sur les Zones Économiques Spéciales et un régime d’import-substitution destiné à soutenir la production nationale.

Sur le plan budgétaire, la Loi de Finances Rectificative 2025 fixe quatre priorités : apurer la dette intérieure, relancer l’investissement productif, soutenir le secteur privé à travers les PPP et amorcer la souveraineté alimentaire. Ces priorités sont appuyées par le Plan de redressement Jubbanti Koom, doté de 4 600 milliards de FCFA sur la période 2025-2028, financé à 90 % par des ressources internes. Ce plan repose sur la mobilisation endogène, la renégociation des contrats stratégiques, le recyclage d’actifs publics et une réduction significative du train de vie de l’État.

Ousmane Sonko a également pris trois engagements fermes envers les investisseurs : digitaliser l’administration, stabiliser le cadre réglementaire et instaurer un dialogue régulier avec le secteur privé. Il a invité la Turquie, déjà active dans les infrastructures, l’éducation, le transport aérien et l’industrie, à intensifier sa présence dans l’agriculture, l’agro-industrie, l’énergie, les matériaux de construction, la métallurgie, la santé et la pêche.

Le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur les opportunités offertes dans les Zones Économiques Spéciales et les Zones Aménagées pour l’Investissement, notamment à Diass, ainsi que sur les projets de co-investissement dans le pipeline gazier, les infrastructures logistiques et l’industrie militaire.

En conclusion, il a appelé les entreprises turques à participer massivement au Forum Invest in Senegal, prévu les 7 et 8 octobre 2025 à Dakar, affirmant que le Sénégal est prêt à accueillir des investissements productifs, à bâtir des partenariats gagnant-gagnant et à devenir, aux côtés de la Turquie, un pôle économique majeur du Sud global.

Amadou Ba tacle Ousmane Chimère Diouf : « Ce sont des propos inopérants »

Le député de l’opposition Amadou Ba a réagi avec fermeté aux récentes déclarations d’Ousmane Chimère Diouf, président sortant de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a qualifié de « contre-productif et totalement inopérant » le fait pour un magistrat de considérer certaines initiatives législatives comme relevant du « populisme ».

Pour Amadou Ba, il est impératif que le dialogue entre les institutions de la République se fasse dans un climat de respect mutuel et dans le strict cadre des principes de séparation des pouvoirs. « Le dialogue entre les institutions devra se faire dans le respect des principes de la séparation des pouvoirs et de l’exercice par chaque pouvoir, de la plénitude de ses compétences constitutionnelles », a-t-il affirmé, rappelant que chaque institution doit agir dans la limite de ses attributions sans empiéter sur celles des autres.

Cette réaction intervient après la sortie médiatique d’Ousmane Chimère Diouf en marge de l’Assemblée générale de l’UMS. Le magistrat avait alors dénoncé ce qu’il qualifiait de « populisme parlementaire », en référence à une disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prévoyait la possibilité pour le Parlement de convoquer des magistrats. Ses propos avaient été perçus comme une critique directe du travail des députés, provoquant un vif débat sur la nature et les limites des prérogatives respectives du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire.

La controverse illustre les tensions persistantes autour de l’interprétation de la séparation des pouvoirs au Sénégal, un principe fondamental de l’État de droit, mais dont l’application concrète continue de susciter débats et divergences.

Assemblée générale de l’UMS : Ousmane Chimère Diouf monte au créneau pour défendre la justice

L’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) a tenu ce samedi son Assemblée générale, marquée par l’intervention du président sortant, le juge Ousmane Chimère Diouf, qui a pris la parole pour défendre la magistrature face aux critiques et attaques qui la visent. Tout en réaffirmant son ouverture à des remarques constructives, il a mis en garde contre les discours politiques susceptibles de discréditer l’institution judiciaire.

Revenant sur les deux mandats qu’il a passés à la tête de l’UMS, Ousmane Chimère Diouf a rappelé que son premier exercice avait été marqué par la pandémie de Covid-19, avant que l’environnement politico-judiciaire ne devienne de plus en plus tendu. Selon lui, ces dernières années ont été ponctuées de vives critiques, justifiées ou non, à l’encontre de la justice. Il a souligné que chaque fois que la situation l’exigeait, l’UMS avait rappelé aux acteurs politiques et sociaux le respect dû à l’institution, laquelle reste, malgré ses imperfections, le dernier rempart incontournable et la garante de l’État de droit.

Le magistrat a indiqué qu’il avait déjà, lors du discours d’ouverture d’août 2022, attiré l’attention sur les attaques répétées contre la justice. Il s’était alors dit preneur de toute critique objective, étayée par une argumentation juridique et susceptible de faire progresser le droit ainsi que le bon fonctionnement du service public. Cette position, selon lui, a été réaffirmée en 2023 et 2024, notamment après des attaques visant directement certains magistrats dans l’exercice de leurs fonctions, un phénomène qui reste toujours d’actualité.

Reconnaissant que la justice est rendue au nom du peuple, il a rappelé que les citoyens ont le droit d’en évaluer le fonctionnement, d’autant plus qu’ils sont les premiers à subir les conséquences de l’application des lois. Pour autant, il a insisté sur le fait que la critique ne doit pas se transformer en discrédit, une distinction essentielle à préserver. Il a rappelé que le système judiciaire repose lui-même sur la critique constructive, incarnée par les voies de recours qui permettent à toute partie non satisfaite d’une décision de saisir une juridiction supérieure. Mais, a-t-il ajouté, « la justice tient sa force de la loi » et la Constitution a clairement défini la répartition des pouvoirs, ce qui ne laisse place à aucune ambiguïté.

Le président sortant de l’UMS a également salué le rayonnement de la justice sénégalaise sur la scène africaine et internationale. Il a cité en exemple la réunion du groupe africain de l’Union internationale de la Magistrature, organisée en avril dernier à Casablanca, où plusieurs juristes étrangers ont loué les performances et le professionnalisme de la justice au Sénégal. Cette reconnaissance s’est traduite par une proposition des participants de tenir la prochaine réunion de 2026 au Sénégal, sous réserve de l’accord et du soutien des autorités publiques.

En conclusion, Ousmane Chimère Diouf a réaffirmé son attachement à une justice respectée et respectable, ouverte au débat juridique mais fermement opposée à toute tentative de la fragiliser par des propos politisés. Son discours, prononcé devant ses pairs, s’inscrit comme un plaidoyer pour une magistrature indépendante, garante des valeurs de l’État de droit, dans un contexte où l’institution judiciaire est régulièrement au cœur des débats nationaux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°534 – 09 ET 10/08/2025

🔴 KÉDOUGOU / PLUS DE 28 TONNES D’OR ATTENDUES PAR DIAMBA SUD : L’OR COULE À FLOT
🔴 OPÉRATION « FENDI » AVANT LE MAGAL : L’EAU SERA-T-ELLE DOMPTÉE ?

🔴 AFROBASKET MASCULIN 2025 : LA LISTE DES 12 DE NGAGNE DESAGANA DIOP CONNUE
🔴 CLASSEMENT FIFA FÉMININ : LE SÉNÉGAL PROGRESSE MAIS STAGNE À LA 81ᵉ PLACE

Recrutement massif dans l’enseignement supérieur : Abdourahmane Diouf promet une amélioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs

Le 15ᵉ congrès du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) s’est tenu ce vendredi 8 août à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Abdourahmane Diouf. Cette rencontre, qui a rassemblé les principaux acteurs du secteur, a été l’occasion de dresser un bilan des acquis, d’évoquer les défis à relever et de discuter des perspectives d’amélioration des conditions de travail dans les universités.

Dès l’ouverture de la cérémonie, le ministre a mis en lumière une problématique majeure : la surcharge de travail et le stress auxquels sont confrontés les enseignants-chercheurs. Selon lui, ces facteurs expliquent en grande partie la dégradation de leur santé. Il a exprimé l’espoir que le recrutement annoncé de 500 nouveaux enseignants-chercheurs, prévu pour la prochaine rentrée universitaire, permettra de réduire la pression sur le personnel existant, leur offrant ainsi plus de temps pour la recherche mais aussi pour leur bien-être. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le thème du congrès : « La santé des enseignants-chercheurs au prisme des conditions de travail dans les universités ».

Le ministre a également mis en avant l’action du Comité d’Appui au Pilotage de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (CAP-ANTESRI), dirigé par le professeur Babacar Diop. Cette structure, selon lui, constitue une réponse systémique aux difficultés persistantes du système universitaire sénégalais, dans une logique de réforme en profondeur.

Abordant la question du calendrier universitaire, Dr Abdourahmane Diouf s’est félicité de la stabilité retrouvée dans le secteur. Il a affirmé que, sauf rares exceptions, la quasi-totalité des universités sénégalaises auront terminé leur année académique d’ici décembre 2025, ce qui marque une nette amélioration après des années de perturbations. Il a salué les efforts conjoints de l’ensemble des acteurs pour éviter les pertes financières colossales – estimées à 40 milliards de francs CFA par an – enregistrées durant la dernière décennie en raison des retards et grèves.

Tout en exprimant sa transparence et son engagement à dialoguer avec les syndicats, le ministre a reconnu que les contraintes budgétaires actuelles limitent la capacité du gouvernement à répondre favorablement à toutes les revendications.

De son côté, le secrétaire général du SAES, David Célestin Faye, a rappelé plusieurs avancées sociales obtenues ces dernières années. Il a cité l’augmentation des salaires, l’amélioration des indemnités de logement, la revalorisation progressive de la prime académique spéciale, la mensualisation et l’augmentation de la prime de recherche, ainsi que la réversion de l’allocation spéciale de retraite aux ayants droit.

Le syndicat a aussi souligné son implication dans la construction et la rénovation d’infrastructures universitaires, notamment la réfection de la salle de sport et du siège national du SAES. Toutefois, le secrétaire général n’a pas manqué de dénoncer les retards importants dans la livraison de certains bâtiments pédagogiques et scientifiques entamés depuis 2015, ainsi que l’inachèvement du projet des 100 laboratoires, malgré une remise partielle de matériel effectuée lors d’une cérémonie officielle.

Parmi les autres préoccupations évoquées figurent la question du foncier, avec la promesse présidentielle d’octroyer des terrains à usage d’habitation aux enseignants, ainsi que le problème du non-versement des pensions de retraite pour certains collègues étrangers ayant pourtant cotisé au système sénégalais. Sur ce dernier point, le SAES a exprimé une ferme indignation, affirmant qu’il ne saurait tolérer cette situation.

Ce congrès, au-delà des revendications et constats, a également permis de réaffirmer la volonté commune des autorités et du SAES de poursuivre le dialogue pour améliorer durablement le système universitaire sénégalais, tant sur le plan académique que social.

PÉTITION ACCUSANT DAKAR D’AVOIR EXCLU BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : Le champ de Sangomar fait-il des jaloux ?

L’affaire fait grand bruit en Gambie, mais c’est le silence absolu au Sénégal. Un juriste britannico-gambien, Ousman F. M’Bai, ancien procureur spécialisé dans la criminalité financière au Royaume-Uni, a déposé une pétition explosive auprès de la CEDEAO. Dans cette requête au ton particulièrement grave, il réclame la part gambienne de l’exploitation d’un réservoir pétrolier transfrontalier offshore, situé dans la zone de Sangomar.

Dans sa pétition adressée au président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Ousmane F. Mbai dénonce l’instrumentalisation, depuis 2017, de la force d’intervention ECOMIG, censée stabiliser la Gambie après le départ de Yahya Jammeh, mais qui, d’après lui, aurait permis au Sénégal d’étendre son influence sur des institutions clés gambiennes, plus précisément dans le secteur des ressources naturelles. Il accuse le Sénégal, sous l’impulsion du Président Macky Sall, d’avoir abusé de cette position dominante, via ses agents infiltrés, pour empêcher toute négociation d’unitisation. Ce processus est une procédure requise par le droit international lorsque des gisements d’hydrocarbures traversent des frontières nationales, selon le fils de feu Fafa Mbai. Pour étayer son propos, M. M’Bai cite la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) et reproche au Sénégal d’avoir agi de mauvaise foi, en refusant de coopérer pour une gestion équitable de la ressource pétrolière commune. Ainsi, demande-t-il l’ouverture d’une enquête indépendante ou, à défaut, la facilitation d’un dialogue diplomatique entre le Sénégal et la Gambie.
Par ailleurs, le juriste international affirme que Woodside et FAR Ltd ont poursuivi unilatéralement le développement du champ de Sangomar, en dépit de preuves géologiques reconnues par leurs propres experts indiquant que le réservoir s’étend jusqu’au bloc A2 de la Gambie. Le redécoupage silencieux de ce bloc en 2023, à l’en croire, coïncidant avec la sortie de FAR Ltd du pays et la révision du code maritime sénégalais, aurait entraîné l’exclusion de zones à fort potentiel telles que Bambo-1, Soloo, Soloo Deep et Panthera, estimées à plus d’un milliard de barils récupérables.
« Cette démarcation illégale prive la Gambie de sa souveraineté sur ces ressources (…) Elle crée une zone tampon tacite qui bénéficie au Sénégal et à Woodside, tout en spoliant une nation entière de son avenir énergétique. », insiste M. M’Bai.
Toutefois, ce dossier a l’air d’avoir des contours politiques. En toile de fond, l’ombre de Yahya Jammeh. En exil, l’ancien président gambien Yahya Jammeh, dans un discours virulent relayé par ses partisans, juin dernier, a directement accusé Macky Sall d’avoir « volé le pétrole gambien » avec la complicité de son successeur Adama Barrow. L’ex-homme fort de Banjul, qui n’a jamais digéré son départ du pouvoir sous pression régionale, s’en est également pris à l’actuel Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, qu’il accuse de « complicité par le silence », en contradiction avec ses discours en faveur de la souveraineté et de la transparence.
Face à ces accusations croisées, Dakar continue de garder le silence. Ni le ministère sénégalais du Pétrole, ni Petrosen, ni Woodside Energy n’ont pas encore réagi, malgré plusieurs lettres, selon M. M’Bai. Une attitude qui, d’après lui, appelle une réaction ferme de la CEDEAO pour éviter un climat de méfiance généralisée entre les États de la sous-région.
En attendant, la question reste entière : le pétrole de Sangomar pourrait-il empoisonner les relations entre le Sénégal et la Gambie ?

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°533 – 08/08/2025

🔴 PÉTITION À LA CEDEAO ACCUSANT DAKAR D’EXCLURE BANJUL DE L’EXPLOITATION DU PÉTROLE : SANGOMAR FAIT-IL DES JALOUX ?
🔴 VISITE À TOUBA : DIOMAYE CONQUERT LE CŒUR DU KHALIFE

🔴 EN ROUTE POUR L’AFROBASKET : LA MINISTRE DES SPORTS MOTIVE LES « LIONS »
🔴 PROCESSUS DE VALIDATION : LA FÉDÉRATION DE LUTTE FAIT LE TRI

Réduction du train de vie de l’État : Abdou Mbow dénonce les contradictions du régime en place

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, Abdou Mbow, député et membre influent de l’Alliance pour la République (APR), a vivement critiqué le plan de redressement économique récemment présenté par le Premier ministre. Remettant en cause l’efficacité et la sincérité des mesures annoncées, il a dénoncé un discours déconnecté des réalités concrètes.

Abdou Mbow a rappelé que le président Diomaye Faye avait affirmé une réduction de 50 milliards de francs CFA dans le train de vie de l’État. Pourtant, selon lui, cette annonce ne tient pas face à la rigueur des actions menées sous l’ancien régime. « Si vous vous souvenez, sous notre régime, rien qu’en téléphonie, nous avions réussi à diminuer 100 milliards FCFA », a-t-il souligné, insistant sur le fait que les chiffres avancés par le gouvernement actuel sont loin d’être à la hauteur.

Plus encore, il a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’« hypocrisie » dans la gestion des fonds publics. Le porte-parole de l’APR accuse notamment le gouvernement de vouloir faire oublier les budgets alloués aux fonds politiques ainsi que l’augmentation du budget de la Primature, qui aurait été majorée de 6 milliards de francs CFA, sans oublier également l’augmentation budgétaire de l’Assemblée nationale. « Ils pensent qu’on va oublier ces dépenses. Nous ne les oublierons pas. Au lieu de réduire le train de vie de l’État, ils l’augmentent et utilisent le Sénégalais lambda pour financer ce fonctionnement », a-t-il déploré.

Abdou Mbow a ensuite rappelé les initiatives concrètes prises sous le mandat de l’ancien président Macky Sall. Il a évoqué la commission mise en place dès 2012 pour réduire les coûts de fonctionnement de l’État, soulignant que cette démarche s’était appuyée sur des institutions nationales comme l’Inspection générale d’État (IGE), dirigée à l’époque par Nafy Ngom Keïta. Cette commission avait abouti, le 21 mai 2012, à un rapport présenté au président Macky Sall, qui avait aussitôt ordonné la suppression de 59 agences et directions, une mesure qu’Abdou Mbow qualifie de « concrète et efficace ».

Comparant cette approche aux annonces actuelles, il a regretté l’absence de garanties sur la réduction réelle du train de vie de l’État dans le plan du gouvernement. « Jusqu’à présent, on ne sait pas quelle agence ou direction sera supprimée, ni ce qui a effectivement été réduit », a-t-il déploré, qualifiant la promesse de réduction comme une simple « poudre aux yeux ».

Au final, Abdou Mbow a dressé un tableau sévère du régime actuel, qu’il accuse de manquer de transparence et d’engagement sincère dans la maîtrise des dépenses publiques, laissant craindre que ce soit le contribuable sénégalais, en particulier les plus modestes, qui supporte la charge financière de ces choix.

Redressement économique : l’APR dénonce le plan « Jubbanti Koom » et alerte sur ses risques pour les plus vulnérables

L’Alliance pour la République (APR) a livré, ce jeudi, une critique sévère du plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom » présenté par le gouvernement. Lors d’un point de presse animé par sa porte-parole adjointe, Mame Gueye Diop, le parti de l’ancien président Macky Sall a accusé les autorités en place de préparer un dispositif qui risque, selon lui, d’accentuer la précarité sociale plutôt que de la résorber.

D’entrée, l’APR a pointé du doigt la faiblesse de l’engagement budgétaire de l’État, estimé à moins de 100 milliards de francs CFA, soit environ 2 % du financement global prévu pour la mise en œuvre du plan. Pour Mame Gueye Diop, cette proportion traduit un désengagement flagrant de l’État au profit d’une charge transférée quasi exclusivement sur les épaules des populations. « C’est comme si on demandait au peuple de relancer seul l’économie pendant que l’État se contente de commentaires et de promesses, confortablement installé dans ses privilèges », a-t-elle affirmé.

Le parti dénonce également un « matraquage fiscal » qui, selon lui, découle directement de l’architecture du « Jubbanti Koom ». Il accuse le gouvernement de protéger son train de vie tout en imposant des mesures fiscales lourdes aux entreprises, aux ménages, aux travailleurs du public et du privé, au secteur informel et aux acteurs du monde rural. Dans le détail, l’APR évoque un programme fondé sur des recettes fiscales attendues à hauteur de 4 605 milliards de francs CFA sur trois ans, issues de mesures jugées excessives et inéquitables. Pour les Républicains, la répartition de ces ressources demeure opaque et entachée de contradictions, laissant planer des doutes sur la transparence du processus.

Au-delà des chiffres, l’APR s’inquiète des conséquences sociales du plan. Elle estime que la suppression de subventions, la réduction des exonérations et l’élargissement brutal de l’assiette fiscale entraîneront inévitablement une hausse généralisée des prix, touchant les denrées de base, les services de transport, la téléphonie et d’autres secteurs clés. Cette spirale inflationniste, avertit le parti, sera directement supportée par le consommateur final, accentuant l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, en particulier les plus modestes.

Les critiques vont jusqu’à remettre en cause la légitimité même du programme. L’APR accuse le gouvernement d’échouer à apporter au Fonds monétaire international (FMI) les preuves des supposées irrégularités financières attribuées à l’ancien régime, tout en lançant un plan « obéissant à une logique funeste ». « Le Jubbanti Koom mérite lui-même un redressement », a ironisé Mame Gueye Diop, estimant que les mesures proposées ouvrent de « sombres perspectives » pour les populations, le secteur privé et le monde rural.

Enfin, le parti a alerté sur le risque de privatisation du foncier agricole, qu’il juge incompatible avec la souveraineté alimentaire et foncière du Sénégal. Pour l’APR, ce danger, ajouté à la pression fiscale, constitue une double menace sur la stabilité sociale et la sécurité économique du pays. « Après une analyse lucide, nous rejetons ce plan dans la forme comme dans le fond », a conclu Mame Gueye Diop, appelant à repenser en profondeur la stratégie économique nationale pour éviter, selon ses termes, « un cinglant jubbanti qui frapperait les plus vulnérables ».

Magal 2025 : Serigne Mountakha exprime son attachement profond au Président Diomaye Faye

La visite du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, auprès du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, à l’approche du Grand Magal de Touba 2025, a été marquée par un échange d’une rare intensité spirituelle. À cette occasion, un message personnel et empreint d’affection a été transmis au chef de l’État par le porte-parole du Khalife, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, connu sous le nom de Cheikh Bass.

En réponse aux propos du président, Serigne Mountakha a fait savoir, par la voix de son porte-parole, qu’il lui porte une profonde affection. « Serigne Mountakha m’a chargé de vous dire qu’il vous porte profondément dans son cœur, en raison des vertus religieuses qui vous caractérisent. Votre attachement sincère à l’Islam a suscité chez lui un sentiment d’estime et d’affection véritables », a déclaré Cheikh Bass devant l’assistance.

Le Khalife a profité de ce message pour rappeler qu’il se considère avant tout comme le représentant de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, et qu’à ce titre, il se met au service de tous les Sénégalais, sans distinction aucune. Il a insisté sur sa mission exclusivement spirituelle, dépourvue de toute ambition mondaine, et réitéré les propos déjà tenus à l’endroit du président lors du mois de Ramadan, exprimant sa conviction en la sincérité et en la volonté de ce dernier de faire avancer le pays.

Au sujet des projets en cours, notamment ceux relatifs à l’Université de Touba et à l’organisation du Magal, Serigne Mountakha a fait part de sa gratitude pour l’engagement concret du gouvernement. « Les directives que vous avez données à votre Premier ministre et à vos ministres ont été respectées et exécutées dans la mesure du possible », a souligné Cheikh Bass, transmettant ainsi les remerciements du Khalife.

Enfin, le guide religieux a tenu à rappeler qu’il consacre toute son énergie à la religion, à la ville sainte et à la famille religieuse. « Il n’a ni ambition personnelle ni temps à gaspiller dans des choses étrangères à la religion », a précisé son porte-parole, réaffirmant ainsi la nature exclusivement spirituelle de sa mission.

Cette rencontre, à la fois solennelle et empreinte de chaleur humaine, renforce les liens entre l’État et la communauté mouride à l’approche de l’un des plus grands rassemblements religieux du pays, confirmant que la préparation du Magal demeure une priorité nationale.

Grand Magal de Touba 2025 : le Président Diomaye Faye réaffirme l’engagement total de l’État aux côtés de la communauté mouride

À quelques jours de la célébration du Grand Magal de Touba, événement religieux majeur rassemblant chaque année plusieurs millions de pèlerins, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu dans la ville sainte pour une visite officielle placée sous le signe du respect, de la solidarité et du partenariat avec la communauté mouride. Accueilli par le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le chef de l’État était accompagné d’une importante délégation composée de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels Mary Teuw Niane, Jean Baptiste Tine, Cheikh Diba, Moussa Balla Fofana et Alioune Dione, ainsi que des responsables de l’administration centrale.

Cette rencontre, tenue dans un climat empreint de fraternité et de considération mutuelle, a été l’occasion pour le président Diomaye Faye de renouveler l’engagement indéfectible de l’État dans l’accompagnement et la bonne organisation de cet événement spirituel d’envergure nationale et internationale. Dans son allocution, il a rappelé que, lors du dernier Conseil des ministres, il avait donné des instructions fermes à tous les ministres et directeurs généraux afin qu’ils mobilisent leurs services et leurs moyens pour assurer la réussite du Magal. La coordination générale des préparatifs a, comme l’année précédente, été confiée au Premier ministre, avec pour mission de travailler en synergie avec les différents ministères afin de garantir une logistique irréprochable, une sécurité optimale et une prise en charge sanitaire adéquate pour les millions de fidèles attendus.

Le chef de l’État a également insisté sur la place centrale de la religion dans son programme de gouvernance. Il a rappelé la création d’une Délégation générale aux affaires religieuses, structure dédiée au maintien d’un dialogue constant et constructif avec l’ensemble des guides spirituels du pays. Touba, en tant que pôle religieux majeur, bénéficie d’une attention particulière, surtout depuis que la date du Magal coïncide avec la saison des pluies depuis deux années consécutives. Conscient des difficultés liées aux inondations, le président a indiqué avoir donné des directives claires au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour améliorer de manière significative la gestion des eaux pluviales et minimiser les désagréments pour les pèlerins. « Bien sûr, tous les problèmes ne peuvent pas être réglés en une fois, mais chaque année, nous poursuivrons les efforts pour éradiquer définitivement les inondations », a-t-il assuré.

Sur le plan des infrastructures religieuses et éducatives, le président Diomaye Faye a affirmé avoir examiné attentivement les demandes formulées par la délégation mandatée par le Khalife, notamment en ce qui concerne l’université de Touba. Il a annoncé que l’État apportera son soutien à ce projet stratégique pour l’éducation et la formation des jeunes. Il a également réaffirmé la volonté de son gouvernement de contribuer aux travaux de la Grande Mosquée, symbole spirituel et architectural de la ville.

En marge des actions gouvernementales, la Première dame, Absa Faye, a également pris une part active aux préparatifs. Elle a financé l’organisation de journées de consultations médicales gratuites et de campagnes de don de sang, initiatives destinées à renforcer la prise en charge sanitaire des fidèles durant cette période de forte affluence.

Au nom du Khalife général, son porte-parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr, a salué la présence du président et les efforts tangibles fournis par l’État. Il a souligné que tous les engagements pris par les autorités, du Premier ministre aux ministres, avaient été respectés, et a transmis les prières et bénédictions de Serigne Mountakha pour la réussite des actions présidentielles et le développement harmonieux du pays.

La visite s’est conclue par un déplacement du chef de l’État à la Grande Mosquée de Touba, marquant ainsi la dimension spirituelle et symbolique de cette mission. En réaffirmant son engagement à soutenir le Magal et à travailler main dans la main avec la communauté mouride, Bassirou Diomaye Faye a voulu adresser un message clair : l’État reste un partenaire attentif et constant, prêt à mettre ses moyens au service de la foi, de la paix et de l’unité nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°532 – 07/08/2025

🔴 DYSFONCTIONNEMENT DES STATIONS DE POMPAGE À TOUBA : LA SENELEC ET L’ONAS SE RENVOIENT LA BALLE
🔴 CRÉATION D’UNE COMMISSION NATIONALE D’ACCÈS À L’INFORMATION : AVANCÉE OU ILLUSION DE TRANSPARENCE ?

🔴 MERCATO : WEST HAM S’INTÉRESSE À IDRISSA GUÈYE
🔴 ODCAV RUFISQUE (ZONE 3B) : THIAWLÈNE ET DEWOO DÉJÀ AU RENDEZ-VOUS

Un nouvel OFNAC en gestation : vers une autorité plus indépendante et puissante

Le gouvernement sénégalais prépare une réforme majeure de son dispositif de lutte contre la corruption, avec la création annoncée d’un nouvel Office national de lutte contre la corruption (OFNAC). Ce projet de loi, déjà transmis à l’Assemblée nationale, vise à doter le pays d’un organe renforcé, autonome et en phase avec les normes internationales.

Le texte propose de remplacer la structure actuelle, instituée par la loi n°2012-30 du 28 décembre 2012, par une nouvelle autorité dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Selon l’exposé des motifs, le but est de créer un OFNAC “efficace, indépendant et crédible”, capable de mieux prévenir, détecter et poursuivre les actes de corruption sur l’ensemble du territoire national.

Le futur OFNAC sera une autorité administrative indépendante, avec des prérogatives élargies. Il sera habilité à sensibiliser et éduquer sur les enjeux de la corruption, mais également à saisir directement les juridictions compétentes lorsqu’il détecte des infractions. Il aura pour mission de mener des enquêtes, de procéder à des vérifications, et de transmettre les dossiers au procureur de la République ou à l’Autorité nationale de poursuite.

L’Office pourra également engager des audits sur les pratiques de gouvernance publique, surveiller les déclarations de patrimoine et exercer un contrôle sur les marchés publics. Cette approche vise à renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques et à réduire les risques de malversations.

Le président de l’OFNAC sera nommé par décret pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Il travaillera avec un conseil d’orientation regroupant des représentants de l’État, de la société civile, des organisations professionnelles et du secteur privé. Ce conseil aura pour mission de garantir que l’action de l’OFNAC reste cohérente avec les objectifs nationaux en matière de bonne gouvernance.

Autre nouveauté majeure, les agents de l’OFNAC disposeront du statut d’officiers de police judiciaire, leur permettant de mener des enquêtes de manière autonome. Les modalités d’exercice de ces prérogatives seront précisées par décret.

La transparence est également au cœur de ce projet de loi. L’OFNAC devra publier chaque année un rapport public sur l’état de la corruption au Sénégal, accompagné de recommandations concrètes pour améliorer la situation.

Enfin, le projet introduit un mécanisme de protection des lanceurs d’alerte. Les personnes qui signalent de bonne foi des faits de corruption bénéficieront d’une protection contre les représailles. Un fonds d’assistance sera mis en place pour leur offrir un soutien juridique et social, afin de garantir qu’elles puissent jouer leur rôle sans subir de pression.

Ce projet de loi, s’il est adopté, abrogera la loi de 2012 et instaurera un nouveau cadre institutionnel pour la lutte contre la corruption au Sénégal. Il marque une volonté politique de rompre avec les insuffisances du passé, mais sa mise en œuvre et son efficacité dépendront des garanties réelles d’indépendance et de moyens qui lui seront effectivement accordés par l’État.

Justice : SYTJUST-UNTJ suspend son mot d’ordre de grève pour favoriser les négociations

Après quarante-cinq jours de paralysie dans les services judiciaires, l’Entente SYTJUST–UNTJ a annoncé, ce mercredi 6 août, la suspension de son mot d’ordre de grève. Une décision majeure qui intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les syndicats de la Justice et l’État, mais qui marque surtout une volonté d’ouverture en vue d’une sortie de crise.

Lancée le 18 juin 2025, la grève des travailleurs de la Justice avait fortement perturbé le fonctionnement des juridictions sur l’ensemble du territoire national. Face à cette situation de blocage prolongé, l’Entente a choisi de suspendre provisoirement le mouvement pour permettre aux discussions avec les autorités de progresser. Dans un communiqué transmis à la presse, les responsables syndicaux ont expliqué que cette trêve vise à « donner une chance réelle aux négociations entamées avec le gouvernement ».

La décision fait suite à deux rencontres jugées encourageantes avec le ministre de la Fonction publique, tenues respectivement les 1er et 5 août. Ces échanges, selon les syndicats, ont été marqués par un climat d’écoute et d’apaisement. Une première trêve avait d’ailleurs été observée les 4 et 5 août, permettant aux citoyens d’accéder temporairement aux services judiciaires, bloqués depuis plusieurs semaines.

L’Entente a tenu à saluer l’attitude responsable des travailleurs de la Justice, qui, malgré les difficultés et frustrations accumulées, ont accepté de mettre fin à leur grève dans l’intérêt des populations. Elle souligne que « cette écoute solidaire des souffrances de leurs concitoyens » a pesé lourd dans la balance au moment de prendre cette décision. La suspension du mouvement est ainsi présentée comme un geste fort de bonne foi et de patriotisme social.

Toutefois, la trêve est loin d’être un chèque en blanc au gouvernement. Dans leur communiqué, les syndicats rappellent les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les agents judiciaires, et dénoncent les nombreuses injustices qu’ils subissent. Ils exhortent l’État à tenir ses engagements et à apporter des réponses concrètes aux revendications, qui concernent aussi bien les conditions de travail que la reconnaissance du rôle central des travailleurs de la Justice dans la mise en œuvre des réformes du secteur.

L’Entente SYTJUST–UNTJ avertit : la trêve pourrait être de courte durée si les autorités ne respectent pas leurs promesses. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra prouver sa volonté de résoudre la crise en profondeur et de restaurer durablement le bon fonctionnement du service public de la Justice.

Déclaration de patrimoine : le Sénégal adopte un nouveau cadre plus rigoureux pour renforcer la transparence

Le gouvernement sénégalais a franchi un pas décisif vers une meilleure transparence dans la gestion des affaires publiques avec l’adoption du projet de loi n°15/2025 portant sur la déclaration de patrimoine. Ce texte, validé en Conseil des ministres le 30 juillet 2025 et officialisé par décret présidentiel le 31 juillet, introduit des mesures plus strictes pour encadrer l’obligation de déclaration de patrimoine, dans le cadre des réformes liées à la gouvernance vertueuse et à l’agenda stratégique « Sénégal 2050 ».

Le projet de loi élargit de manière significative le champ des personnes assujetties. Alors que le précédent dispositif visait essentiellement les très hauts responsables de l’État, le nouveau texte impose désormais la déclaration à toute personne exerçant une fonction de responsabilité publique dans l’exécution du budget, à partir d’un seuil de gestion de 500 millions de francs CFA. Cette disposition abaisse donc le seuil précédent, qui était de 1 milliard, afin de soumettre à cette exigence un plus grand nombre d’agents impliqués dans la gestion des fonds publics.

Par ailleurs, le nouveau cadre juridique élargit la liste des catégories professionnelles concernées. Outre les autorités traditionnelles comme les membres du gouvernement, les parlementaires ou les présidents d’institutions, il cible désormais les magistrats du pool judiciaire financier, les membres des corps de contrôle civils et militaires, ainsi que tous les agents exerçant dans des secteurs jugés sensibles comme les mines, les hydrocarbures, les finances publiques ou encore les directions des douanes et des impôts. Les responsables d’agences, de fonds, de caisses et de structures parapubliques, quel que soit leur niveau, sont aussi concernés.

Le texte précise les modalités de la déclaration. Toute personne concernée doit produire une déclaration certifiée sur l’honneur dans les trois mois suivant son entrée en fonction. La même obligation s’impose dans les trois mois qui suivent la cessation de ses fonctions. Cette déclaration doit porter sur l’ensemble du patrimoine détenu directement ou indirectement, aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. Sont notamment concernés les biens immobiliers, les avoirs bancaires, les actions, les obligations, les comptes d’épargne, les monnaies virtuelles, les biens meubles de valeur, les véhicules, les bijoux, les œuvres d’art, les assurances-vie et tout autre revenu ou actif financier.

Afin d’assurer l’effectivité de cette obligation, le projet de loi prévoit un dispositif de contrôle et de sanction. En cas de manquement, sans motif légitime, et après mise en demeure, l’agent s’expose à des sanctions prévues par l’article 16 du nouveau texte. Ce mécanisme vise à garantir le respect de la loi et à prévenir toute tentative de dissimulation de patrimoine.

Avec ce nouveau cadre, le Sénégal entend affirmer son engagement en faveur d’une gouvernance plus éthique, plus transparente et plus rigoureuse. Cette réforme participe d’une volonté claire de rompre avec les pratiques opaques du passé et de répondre aux attentes d’une opinion publique de plus en plus exigeante sur les questions de redevabilité. Elle s’inscrit dans une dynamique globale de renforcement des institutions et de moralisation de la vie publique, socle fondamental pour la réussite du projet de transformation nationale porté par les nouvelles autorités.

Senelec clarifie sa position après les accusations de l’ONAS sur les stations de pompage à Touba

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a tenu à réagir aux déclarations de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), qui lui imputait la responsabilité des dysfonctionnements survenus dans certaines stations de pompage à Touba à la suite des fortes pluies du week-end dernier. Dans un communiqué publié ce mardi, Senelec a rejeté toute responsabilité, apportant des précisions techniques sur le processus de raccordement électrique desdites stations.

Concernant la station de pompage de Keur Niang, Senelec indique que, conformément aux procédures encadrant les travaux réalisés par des prestataires tiers, l’ONAS, via son prestataire, était tenue de transmettre une demande de réception des installations électriques. Cette demande devait être accompagnée des plans de récolement, des procès-verbaux d’essais du transformateur, du câble d’alimentation moyenne tension (HTA), ainsi que des équipements de comptage. Or, selon Senelec, aucune demande de réception n’a été reçue, et les travaux n’avaient pas été achevés par le prestataire de l’ONAS.

Senelec évoque également l’utilisation d’un groupe électrogène affrété par l’ONAS pour l’inauguration de la station. Ce groupe, censé assurer la continuité de l’alimentation électrique de la station jusqu’à son raccordement final au réseau national, n’a pas été maintenu en fonctionnement. Face à l’urgence provoquée par les inondations, Senelec affirme que son chef de service à Touba a sollicité en urgence le raccordement de la station, ce qui a entraîné la mobilisation de ses équipes dès le lundi 4 août au matin pour finaliser les travaux et réceptionner les ouvrages. La mise en service de la station de Keur Niang a ainsi été effective à partir du 5 août 2025.

S’agissant de la station de Nguelemou, Senelec informe qu’une demande de réception avait bien été transmise le mardi 29 juillet. En réponse, une mission technique a été dépêchée sur place dès le jeudi 31 juillet pour procéder aux vérifications nécessaires. Les procès-verbaux de réception ont été établis et remis aux parties concernées le vendredi 1er août, et le raccordement électrique a été réalisé le mardi 5 août 2025, « d’un commun accord avec le prestataire », précise le communiqué.

Dans sa communication, Senelec tient à rappeler que la responsabilité des travaux liés à l’alimentation électrique des stations de pompage incombe entièrement à l’ONAS, qui les réalise via ses prestataires. L’intervention de la société nationale d’électricité se limite à un appui technique, jusqu’à la mise en service des installations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°531 – 06/08/2025

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