Dans la continuité du point de presse consacré aux récents événements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le ministre des Forces armées, le général Birame Diop, a pris la parole pour revenir sur le rôle et la posture des forces de défense et de sécurité lors des tensions enregistrées le lundi 9 février. Son intervention a été marquée par un appel appuyé au dialogue, à la responsabilité collective et au respect des principes républicains.
D’emblée, le ministre a tenu à partager la perception des forces engagées sur le terrain face à ces événements. Selon lui, les agents de sécurité vivent difficilement les conséquences humaines liées à leurs interventions. « Je puis vous assurer que les forces de l’ordre sont les premières à être peinées, attestées, lorsque lors de leurs interventions, il y a des blessés ou une perte de vie humaine », a-t-il déclaré, soulignant l’impact moral de telles situations sur les personnels déployés.
Birame Diop a ensuite insisté sur les efforts constants déployés par les forces de l’ordre pour garantir la sécurité des opérations, tout en agissant avec l’humanité requise dans l’exécution de leurs missions. Il a rappelé que les autorités de la République, au nom du peuple sénégalais, adressent leurs félicitations et leurs remerciements aux forces de défense et de sécurité pour le service rendu à la nation. Dans le même esprit, il a indiqué que ces autorités encouragent les forces à poursuivre leurs efforts dans la voie de l’excellence, malgré un contexte souvent complexe et sensible.
Le ministre a également réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les forces de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions. Cet accompagnement, a-t-il précisé, s’inscrit dans une exigence claire de professionnalisme et de responsabilité, avec un respect strict des principes de proportionnalité et des droits des citoyens. Évoquant la situation globale dans les universités, Birame Diop a reconnu l’existence de défis importants à relever dans ce secteur stratégique pour l’avenir du pays.
Face à ces défis, le général Birame Diop a plaidé pour la mise en place d’une concertation franche, sincère, constructive et respectueuse entre toutes les parties prenantes. « Il est donc important que toutes les parties prenantes s’écoutent et se parlent, en mettant toujours en avant l’intérêt supérieur du Sénégal », a-t-il soutenu. Il a rappelé que le Sénégal s’est historiquement construit comme un pays de dialogue, de solidarité et de concertation, un héritage qu’il juge essentiel de préserver pour garantir la stabilité et la paix sociale.
En conclusion, le ministre des Forces armées a mis l’accent sur l’unité nationale et la responsabilité collective vis-à-vis des générations futures. « Le Sénégal est une famille au sein de laquelle les membres, malgré leurs différences, malgré leurs antagonismes, ont toujours su faire preuve de dépassement pour continuer à vivre en toute harmonie », a-t-il affirmé. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs à préserver cet héritage commun et à le transmettre dans de bonnes conditions, afin de consolider durablement la cohésion nationale.