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Trafic de migrants : cinq individus déférés après l’interception d’une pirogue transportant 124 personnes au large de la Gambie

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), relevant de la Direction de la Police aux Frontières (DPAF), a transmis ce vendredi au Procureur de la République du Pôle judiciaire financier le dossier de cinq individus accusés d’être impliqués dans une vaste opération de trafic de migrants. Ces arrestations font suite à l’interception par la Marine nationale d’une pirogue transportant 124 personnes, en route vers les côtes espagnoles.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les migrants avaient embarqué dans la nuit du 11 au 12 octobre 2025, depuis la localité de Barra, en Gambie. Leur embarcation a été interceptée le lendemain, vers midi, à environ 50 milles nautiques au large des côtes gambiennes. Alertées, les autorités maritimes sénégalaises ont procédé à une opération de secours qui a permis de sauver l’ensemble des passagers.

Parmi les 124 migrants interceptés, on compte 14 Sénégalais, 85 Gambiens — dont 57 hommes, 11 femmes et 17 mineurs —, 8 Guinéens, un ressortissant bissau-guinéen et 16 Maliens. La diversité des nationalités témoigne de l’ampleur du phénomène migratoire qui continue de mobiliser des réseaux organisés opérant dans plusieurs pays de la sous-région.

Les auditions menées par la DNLT ont permis d’identifier cinq capitaines présumés, engagés pour conduire la pirogue jusqu’aux côtes espagnoles. Ces derniers auraient reçu des compensations financières importantes en échange de leurs services. D’après les enquêteurs, le voyage devait durer plusieurs jours, avec pour destination finale les îles Canaries, point d’entrée habituel vers l’Europe pour les migrants originaires d’Afrique de l’Ouest.

Les cinq suspects ont été déférés devant le parquet pour répondre des chefs d’association de malfaiteurs et de trafic de migrants. L’enquête se poursuit sous la supervision du parquet du Pôle judiciaire financier afin de remonter la filière et d’identifier les véritables organisateurs de cette traversée clandestine.

Les autorités sénégalaises, tout comme leurs homologues gambiennes, multiplient depuis plusieurs mois les opérations conjointes de surveillance maritime pour tenter d’endiguer le phénomène des départs irréguliers vers l’Europe. Malgré ces efforts, les routes migratoires restent actives, alimentées par le désespoir et les promesses illusoires des passeurs.


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