Education
UGB : la CESL décrète 72 heures de “Journées sans ticket” pour exiger vérité, justice et le paiement des bourses
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par
Diack
La tension monte à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) a annoncé, ce lundi 16 février, le lancement de « 72 heures de Journées sans ticket », une initiative marquée par la gratuité des services de restauration au sein du campus social. Le mot d’ordre, précisent les responsables étudiants dans un communiqué, est renouvelable en fonction de l’évolution de la situation.
À travers cette action, la CESL entend dénoncer les violences policières ayant entraîné la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. Les étudiants exigent que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame et réclament que les responsabilités soient situées. « Vérité et justice » constituent, selon eux, le principal fondement de cette mobilisation, qui s’inscrit dans un climat de vive émotion au sein de la communauté universitaire.
La coordination estudiantine ne limite pas ses revendications à cette affaire. Elle demande également la « libération immédiate et sans condition » des étudiants arrêtés à l’Universite Cheikh Anta Diop de Dakar lors des récentes manifestations. Pour la CESL, ces arrestations participent d’un climat de crispation qui ne favorise ni le dialogue ni l’apaisement dans les universités publiques du pays.
Au-delà des questions sécuritaires, les étudiants placent au cœur de leurs préoccupations la réforme du système de bourses. Ils dénoncent des retards et exigent le paiement intégral des rappels dus aux ayants droit. Selon eux, la situation financière précaire de nombreux étudiants rend ces paiements indispensables à la poursuite normale de leurs études.
La CESL réclame par ailleurs le maintien des acquis sociaux jusqu’à une révision concertée du décret de 2014 relatif aux allocations d’études. Les étudiants estiment que toute réforme touchant aux bourses universitaires doit faire l’objet d’un dialogue inclusif impliquant les différentes parties prenantes, afin d’éviter des mesures qu’ils jugent unilatérales et pénalisantes.
Ces « Journées sans ticket » interviennent dans un contexte général de tensions dans les universités sénégalaises, où les mouvements de protestation se multiplient. À Saint-Louis comme à Dakar, la question des conditions sociales des étudiants, combinée aux revendications liées aux libertés et à la justice, continue d’alimenter une mobilisation qui pourrait s’inscrire dans la durée si aucune réponse concrète n’est apportée par les autorités compétentes.
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