Un communiqué récemment parvenu à L’Observateur relance la polémique autour des produits de la société SoftCare, fabricant de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques soupçonnés d’avoir été conçus à partir de matières premières périmées. Dans ce document, l’entreprise indique que l’Agence sénégalaise de la réglementation pharmaceutique (ARP), qui avait ordonné le retrait des produits incriminés du marché, a mené une inspection dans ses locaux.
Dans un ton qualifié d’apaisant, le texte affirme que SoftCare et l’ARP « s’engagent à maintenir des normes et des standards élevés » afin de garantir des produits de qualité. Une formulation qui, selon L’Observateur, manque de clarté et est susceptible de créer une réelle confusion, aussi bien chez les commerçants que chez les consommateurs, quant au statut réel des produits concernés et à la position de l’autorité de régulation.
Face à cette ambiguïté, le quotidien du Groupe futurs médias a pris contact avec le directeur de l’Inspection, de la surveillance du marché et de la vigilance de l’ARP, le Dr Moussa Diallo. Ce dernier a tenu à lever toute équivoque en se démarquant clairement du contenu du communiqué diffusé par SoftCare. « Ce communiqué ne lie pas l’Agence », a-t-il affirmé sans détour.
Le responsable de l’ARP a également précisé que la seule position officielle de l’institution demeure celle exprimée dans la note de retrait des serviettes hygiéniques et des couches concernées. Autrement dit, malgré l’inspection évoquée et le ton conciliant du communiqué de l’entreprise, la décision de retrait reste pleinement en vigueur.
Cette mise au point de l’ARP vise à rappeler que toute communication engageant l’Agence ne peut provenir que de ses canaux officiels et que la protection de la santé des consommateurs reste une priorité absolue. En attendant de nouvelles conclusions formelles, les produits visés par la mesure de retrait ne sont donc pas autorisés à être remis sur le marché.