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Société

Tivaouane Peulh : le préfet de Rufisque ordonne l’arrêt des démolitions et annonce une commission d’évaluation


‎Le préfet du département de Rufisque a reçu, ce mardi, les représentants des quatre collectifs de victimes des démolitions survenues à Tivaouane Peulh. Cette rencontre fait suite aux opérations de démolition menées par la société immobilière IPRES, avec l’appui de la DSCOS, sur un site faisant l’objet d’un vieux contentieux foncier.


‎La société IPRES accuse les occupants de construire sur son titre foncier. Selon les collectifs de victimes, plus de 500 maisons ont été démolies lors de ces opérations, plongeant des centaines de familles dans le désarroi.


‎Face à la gravité de la situation, le préfet du département de Rufisque, Maguet Ndiouck, a ordonné l’arrêt immédiat des démolitions. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’une commission chargée d’évaluer les dégâts matériels et d’examiner les différentes options de sortie de crise pour ce conflit foncier qui dure depuis plusieurs années.


‎Pour l’autorité administrative, le dialogue reste la seule voie possible pour parvenir à une solution durable et apaisée, tenant compte des droits des différentes parties.


‎De leur côté, les collectifs se disent rassurés par cette démarche. Leur porte-parole, Chérif Aidara, salue l’écoute du préfet, tout en précisant que les victimes n’abandonneront pas le combat tant qu’une solution concrète ne sera pas trouvée. Les collectifs exigent de l’État l’extraction de leurs titres et l’octroi de baux, rejetant catégoriquement toute proposition de reclassement.


‎Pour rappel, ce n’est pas la première fois que la société IPRES procède à des démolitions sur ce site. En 2017, des centaines de maisons avaient déjà été détruites lors d’opérations similaires menées par la société immobilière dirigée à l’époque par Anna Ba, ravivant aujourd’hui un contentieux foncier aux lourdes conséquences sociales.


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