Face à la presse ce mardi 21 avril, lors de la conférence gouvernementale, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, est largement revenu sur la signature du pacte social entre l’État et les syndicats de l’enseignement, qu’il considère comme un levier déterminant pour préserver l’année scolaire en cours.
Dans son intervention, le ministre a tenu à mettre en avant les efforts consentis par les autorités, en particulier dans le domaine de la formation universitaire des enseignants. Selon lui, les mesures engagées constituent une avancée sans précédent. Il a ainsi affirmé que les actions entreprises en faveur du corps enseignant n’ont pas d’équivalent dans les politiques publiques précédentes, soulignant la volonté du gouvernement d’investir durablement dans la qualité du système éducatif.
Insistant sur la nécessité d’un climat apaisé, Moustapha Guirassy a placé la collaboration au cœur de son discours. Il a rappelé que les relations entre le gouvernement et les syndicats doivent être envisagées sous l’angle du partenariat, appelant les différents acteurs à privilégier une posture d’écoute et de concertation plutôt que de confrontation. Cette approche, selon lui, est essentielle pour garantir la stabilité du secteur.
Dans cette dynamique, le ministre a évoqué la mise en place d’un cadre de dialogue structuré avec le G7 de l’éducation, qui regroupe les principaux syndicats du secteur. Il a également insisté sur l’importance d’un dialogue permanent afin d’anticiper et de résoudre les tensions susceptibles de perturber le bon déroulement de l’année scolaire.
Revenant sur le rôle stratégique de l’école, il a rappelé que l’école publique demeure un pilier fondamental de l’égalité des chances et le socle de la transformation sociale et économique du pays. Pour lui, la consolidation de ce modèle passe nécessairement par une coopération étroite entre tous les acteurs du système éducatif.
Le ministre n’a pas éludé les difficultés persistantes, notamment les lenteurs administratives qui affectent la carrière des enseignants. Il a déploré le fait que certains d’entre eux puissent attendre jusqu’à cinq ans avant leur intégration dans la fonction publique, qualifiant cette situation d’inacceptable. Il a toutefois assuré que des mesures correctives seront prises dans les prochains mois pour y remédier.
S’agissant des infrastructures, Moustapha Guirassy s’est voulu rassurant. Il a annoncé que, en dehors des Lycées Nation-Armée déjà opérationnels, entre 4 000 et 5 000 salles de classe ont été financées par l’État et seront bientôt disponibles. Il a également mis en avant la collaboration avec les forces armées dans le développement des infrastructures scolaires, un partenariat qui vise à accélérer la résorption du déficit en salles de classe.