Actualités

Touba : Un réseau de malfaiteurs démantelé par la police après une violente agression

À Touba, la police du commissariat central de Ndamatou a réussi à démanteler un dangereux réseau criminel impliqué dans des actes de vols avec violence. Cette opération décisive, menée dans la nuit du 22 juillet 2025, a été rendue publique ce jeudi par la Police nationale via sa page Facebook officielle.

Tout a commencé avec le dépôt de plainte d’un agent superviseur de l’opérateur téléphonique YAS, domicilié à Touba. Selon sa déclaration, le 22 juin dernier, alors qu’il rentrait chez lui après le travail, il a été violemment agressé par deux individus circulant à moto. Ces derniers, armés d’une machette, l’ont blessé avant de lui dérober sa sacoche. Le butin était conséquent : des cartes SIM de l’opérateur YAS, sa carte d’identité nationale, sa carte bancaire de la banque UBA, ainsi que quatre téléphones portables, dont un iPhone 13 Pro Max, un Redmi Note, un iPhone 11 Pro et un téléphone Tecno. Les malfaiteurs ont également emporté une somme d’argent liquide estimée à 150 000 francs CFA.

L’enquête ouverte par les services de police a progressé de manière significative le 20 juillet, lorsque les forces de l’ordre ont localisé l’un des suspects principaux au niveau du rond-point de Mbacké. Les agents sont immédiatement intervenus pour procéder à son arrestation. Placé en garde à vue, le suspect a avoué sa participation aux faits et révélé l’existence d’un groupe bien organisé spécialisé dans les agressions nocturnes, souvent accompagnées de violences physiques.

Grâce aux informations obtenues lors de cet interrogatoire, trois autres membres présumés du réseau ont été arrêtés. Tous sont désormais poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis de nuit avec usage de violence et de moyens de locomotion, rébellion, violences contre agents des forces de l’ordre et coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 21 jours pour la victime.

Les autorités ont précisé que l’enquête se poursuivait activement. D’autres individus pourraient être identifiés et arrêtés dans les jours à venir, alors que les policiers continuent de remonter les ramifications de ce groupe criminel. Ce démantèlement marque une avancée importante dans la lutte contre l’insécurité à Touba, où les populations, confrontées à une hausse des agressions nocturnes, espèrent désormais un retour au calme durable.

Sécurité à Bakel : Interdiction nocturne de la circulation des motos du 24 juillet au 24 août 2025

Dans un contexte sécuritaire tendu, le préfet du département de Bakel a pris une mesure exceptionnelle visant à limiter les risques d’incidents et à mieux contrôler les déplacements durant la nuit. À travers un arrêté préfectoral signé ce mercredi, la circulation des motocyclettes et cyclomoteurs est temporairement interdite de minuit à 6 heures du matin, sur toute l’étendue du département de Bakel, du 24 juillet au 24 août 2025.

Cette décision vise à prévenir d’éventuelles menaces sécuritaires, notamment dans cette zone orientale du pays, frontalière et souvent confrontée à des défis liés à la criminalité transfrontalière et aux trafics en tout genre. L’arrêté précise toutefois que cette mesure ne s’applique pas aux véhicules appartenant aux personnels de santé et aux forces de défense et de sécurité, qui bénéficient d’une exemption dans l’exercice de leurs fonctions.

Le préfet a également prévu des possibilités de dérogation pour les personnes exerçant des activités professionnelles nécessitant des déplacements nocturnes. Ces dernières devront, néanmoins, formuler une demande d’autorisation motivée pour pouvoir circuler dans les créneaux interdits.

L’autorité administrative a tenu à rappeler que des sanctions strictes seront infligées à toute personne qui ne respectera pas cette interdiction, sans pour autant préciser la nature exacte des peines encourues. Des patrouilles de contrôle sont d’ores et déjà annoncées dans les principales artères et axes du département durant toute la période de restriction.

Cette mesure, bien qu’impopulaire auprès de certains habitants, s’inscrit dans une démarche préventive de maintien de l’ordre. Elle illustre la volonté des autorités locales de renforcer la sécurité des populations, en réduisant les risques de délits nocturnes souvent facilités par l’usage des motos.

Balance commerciale : quand le gouvernement applaudit ce qui devait l’inquiéter ( Par Thierno Bocoum )

Le gouvernement sénégalais a salué avec enthousiasme la progression des exportations, relayant les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) en 2024 comme un signal fort d’un redressement économique en marche. 

Les exportations ont en effet bondi de 21,3 %, atteignant 3 909,1 milliards de FCFA tandis que les importations reculaient légèrement de 0,6 % à 7 161,4 milliards. Le déficit commercial s’est ainsi réduit de manière notable. 

Pourtant, derrière ce vernis statistique et cette narration triomphante se dessine une réalité plus inquiétante, bien éloignée des ambitions de transformation structurelle du pays.

Ce sont avant tout les matières premières brutes qui portent cette dynamique. Le pétrole brut, l’or non monétaire et les conserves de poisson concentrent l’essentiel des gains. Le pétrole a rapporté 464,6 milliards de FCFA, l’or 588,5 milliards et les conserves de poisson 67,1 milliards. Des chiffres en hausse, certes, mais qui ne doivent pas faire oublier leur nature profondément extractive et peu industrialisée. 

Le pays ne transforme que marginalement ce qu’il produit. Même les produits pétroliers raffinés dont les exportations se sont élevées à près de 792 milliards de FCFA, proviennent en partie d’importations ou d’un raffinage local encore trop limité. Le Sénégal exporte ce qu’il extrait plus qu’il ne transforme, exposant son économie aux chocs des marchés mondiaux et aux cycles de prix qu’il ne maîtrise pas.

Dans le même temps, la baisse des importations ne peut sérieusement être interprétée comme une montée en autonomie productive. Elle résulte d’une contraction préoccupante de la demande intérieure. Les produits finis destinés à la consommation ont chuté de 22,8 %, ceux pour l’industrie de 32,3 %. Derrière ces chiffres, il y a une pression fiscale qui étrangle les capacités d’importation, un pouvoir d’achat en berne et un climat économique morose qui bride la consommation et l’investissement. 

Moins d’importations ne veut pas dire plus de production locale mais plutôt une raréfaction des biens, une baisse de diversité sur les marchés et une économie en repli masqué.

Ce double constat ( une croissance extractive et une consommation bridée) devrait alerter. Le Sénégal ne peut durablement construire sa prospérité sur la rente pétrolière et minière, ni se satisfaire d’un commerce extérieur dominé par des matières premières. 

Le défi n’est pas de vendre plus mais de transformer mieux. 
De produire localement, de créer de la valeur, de structurer un tissu industriel capable de répondre aux besoins internes tout en s’ouvrant à l’exportation. 

La récente entrée en production pétrolière n’aura de sens que si elle s’accompagne d’une montée en puissance rapide du raffinage national, d’une politique industrielle cohérente et d’un soutien actif aux filières à haute valeur ajoutée.

Cette tribune n’est pas un plaidoyer contre les chiffres mais une invitation à en interroger le sens. Les performances de 2024 masquent des vulnérabilités profondes. Sans volonté politique forte pour rééquilibrer les priorités, le Sénégal restera prisonnier d’un modèle extractif où les ressources sortent vite mais où la richesse tarde à s’ancrer. 

La croissance statistique ne peut être une fin en soi. L’histoire économique a montré que seuls les pays capables de transformer leurs matières premières, d’investir dans l’industrie et de stimuler leur marché intérieur réussissent à se hisser durablement vers le développement. C’est à ce prix que les succès du commerce extérieur deviendront autre chose qu’un feu de paille.

Thierno Bocoum
Président AGIR-LES LEADERS

Affaire « Kocc Barma » : vers le démantèlement d’un vaste réseau de délinquance numérique

L’arrestation de El Hadji Ibrahima Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma », marque un tournant décisif dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal. Ce dernier, présenté comme le cerveau d’un réseau actif dans la diffusion illégale de contenus intimes et immoraux, a été récemment écroué par le doyen des juges. Mais l’affaire est loin d’être close. Elle ne fait que commencer, selon les dernières révélations du journal Libération.

Le magistrat instructeur a en effet délivré une délégation judiciaire à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), leur confiant la mission d’identifier, arrêter et présenter toutes les personnes impliquées dans cette affaire tentaculaire. Dans le cadre de cette instruction, les enquêteurs ont déjà mis un nom sur deux complices présumés de Dioum. Ces individus seraient chargés de collecter des fonds auprès de victimes, dont les images intimes avaient été publiées ou menacées de l’être, dans un système bien huilé mêlant chantage, extorsion et harcèlement numérique.

Les chefs d’accusation retenus contre « Kocc Barma » dressent le portrait glaçant d’un cybercriminel multirécidiviste. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, stockage et diffusion de données personnelles, publication d’images pédopornographiques, atteinte à la vie privée, extorsion de fonds, menaces, chantage, mais aussi blanchiment de capitaux et faux sur des documents administratifs. Une liste accablante qui illustre l’ampleur du préjudice causé à de nombreuses victimes, souvent jeunes et exposées à l’humiliation publique.

Hier encore, une nouvelle plainte avec constitution de partie civile a été déposée devant le doyen des juges. Cette fois, il s’agit de la chanteuse Mbathio Ndiaye, dont les images personnelles auraient été illégalement utilisées ou menacées de diffusion par le réseau. Elle rejoint ainsi d’autres figures publiques ou anonymes qui, au fil des années, ont vu leur vie privée piétinée sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes anonymes.

Ce nouveau développement conforte les autorités judiciaires dans leur volonté de neutraliser entièrement le réseau. Il ne s’agirait pas simplement d’un individu isolé, mais d’un système structuré, avec ses relais, ses financiers et ses stratégies d’intimidation. L’enquête en cours pourrait ainsi révéler d’autres ramifications, notamment à l’étranger, et aboutir à des arrestations en chaîne dans les jours à venir.

L’affaire « Kocc Barma » réveille aussi un débat plus large sur la régulation des contenus numériques et la protection de la vie privée dans un environnement digital où l’anonymat favorise souvent l’impunité. Face à la gravité des faits et à l’onde de choc provoquée par cette affaire, les autorités semblent déterminées à frapper fort pour restaurer l’ordre et la dignité dans l’espace numérique sénégalais.

Affaire des navires fantômes : premières arrestations dans un scandale à 845 milliards de FCFA

Un nouveau tournant majeur a été pris dans l’affaire dite des “navires fantômes”, qui secoue depuis plusieurs mois les milieux portuaires et fiscaux sénégalais. La Division des investigations criminelles (DIC) a procédé ce mercredi 24 juillet aux premières interpellations dans cette vaste affaire de fraude fiscale et de non-respect des engagements douaniers impliquant la société Mc Dermott Marine Construction Ltd et plusieurs partenaires locaux.

Parmi les personnes arrêtées figurent le Mauricien Cooshna Sandeep, directeur général de Oma Logistics Sénégal SA, la Française Emilie Suzanne Nabou Dépina, directrice générale de Oma Sénégal, ainsi que deux Sénégalais : Joseph Barthélémy Diouf, directeur général de la société ETLS, et Mouhamadou Moctar Faye, conseiller juridique et fiscal. Ce dernier aurait signé un contrat de représentation avec le cabinet d’avocats Baker McKenzie, chargé de défendre les intérêts de Mc Dermott Marine Construction Ltd.

Déférés dans la même journée devant le parquet financier, les mis en cause sont poursuivis pour “fraude fiscale, exportation sans déclaration et non-respect des engagements souscrits” portant sur un montant astronomique de 845,051 milliards de FCFA. D’après le journal Libération, ils ont bénéficié d’un retour de parquet et devraient être édifiés sur leur sort ce jeudi.

L’affaire a éclaté en 2023, à la suite d’un contrôle effectué par les Douanes sénégalaises au siège de la société Conseil et gestion du transit au Sénégal (CGTS), dans le cadre de la vérification du sommier n°S0600/2022/105/50582, relatif à l’admission temporaire du navire Amazon, appartenant à Mc Dermott Marine Construction Ltd et engagé dans le projet gazier GTA. Sur place, les autorités douanières ont appris que le dossier avait été transféré à Oma Logistics Sénégal SA.

Les investigations ont ensuite conduit à l’interrogatoire de deux responsables de Oma Logistics Sénégal, Wowo Diop, logistic manager, et Adama Mbengue, chef de transit. Ils ont déclaré que le navire Amazon avait quitté les eaux sénégalaises depuis longtemps. Cependant, aucune déclaration de réexportation de type R6, assortie d’une autorisation de sortie, n’avait été enregistrée, en violation manifeste du Code des Douanes.

L’approfondissement de l’enquête a mis en lumière l’existence de neuf autres navires de Mc Dermott Marine Construction Ltd dans une situation similaire d’irrégularité. Il s’agit notamment des navires Amazon Imo 9698094, North Purpose, North Ocean 102, DLV2000, Waves, Stars, Ocean, Lay Vessel 108, Maersk Inventor et Highland Chieftain. Selon les éléments recueillis, six de ces navires ont effectivement opéré dans les eaux sénégalaises entre 2022 et 2023, avant de les quitter sans avoir respecté les procédures de réexportation. Quant aux quatre autres, ils n’ont jamais accosté au Sénégal, bien qu’ayant bénéficié d’une autorisation exceptionnelle d’admission temporaire.

Une réquisition adressée à l’État-major de la Marine nationale sénégalaise est venue confirmer les constats du Bureau des Douanes de Dakar-Port Sud. Les dix navires sont ainsi susceptibles de faire l’objet de poursuites pour exportation sans déclaration, manquement aux obligations douanières et fraude fiscale à grande échelle.

Commerce extérieur : les exportations sénégalaises en forte progression, les importations en repli en mai 2025

L’activité commerciale du Sénégal avec l’étranger a connu des dynamiques contrastées en mai 2025. Selon le dernier bulletin mensuel publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les exportations ont affiché une hausse significative sur un an, malgré un léger recul mensuel, tandis que les importations ont fortement diminué par rapport au mois précédent.

Les exportations se sont élevées à 469,7 milliards de FCFA en mai 2025, enregistrant une baisse marginale de 0,05 % par rapport aux 469,9 milliards de FCFA du mois d’avril. Ce fléchissement est notamment dû à la chute des ventes à l’extérieur d’huiles brutes de pétrole, de poissons frais de mer et de zirconium. Toutefois, cette tendance a été contrebalancée par une forte progression des exportations de produits pétroliers raffinés, d’acide phosphorique et d’or non monétaire, qui ont connu des hausses respectives de 46,4 %, 184 % et 26,5 % en un mois.

Comparées à mai 2024, les exportations sénégalaises ont bondi de 74,1 %, atteignant un cumul de 2 325,7 milliards de FCFA sur les cinq premiers mois de l’année, contre 1 413,8 milliards sur la même période en 2024, soit une croissance annuelle de 64,5 %. Les produits les plus exportés en mai sont les produits pétroliers raffinés (102,1 milliards de FCFA), les huiles brutes de pétrole (73,2 milliards), l’or non monétaire (65,2 milliards), l’acide phosphorique (25,0 milliards) et les poissons frais de mer (19,9 milliards de FCFA).

En parallèle, les importations ont connu un net recul, s’établissant à 557,4 milliards de FCFA en mai 2025, contre 619,7 milliards en avril, soit une baisse de 10,1 %. Ce repli s’explique par une diminution des achats de riz, de produits pétroliers raffinés, de véhicules terrestres et de blé. À l’inverse, les importations de maïs, de matériaux céramiques et verriers, ainsi que de produits chimiques ont légèrement progressé, atténuant la chute globale.

Sur une base annuelle, les importations ont reculé de 8,6 % par rapport à mai 2024. Toutefois, sur les cinq premiers mois de l’année, elles affichent une hausse de 5,2 %, atteignant un total de 3 023,8 milliards de FCFA contre 2 874,5 milliards l’an dernier. Les produits les plus importés durant cette période restent les produits pétroliers raffinés (119,9 milliards), les machines et appareils (48,6 milliards), les huiles brutes de pétrole (44,5 milliards) et le riz (35,6 milliards).

Concernant les partenaires commerciaux, le Sénégal continue de diversifier ses échanges. Le Mali demeure le premier client du pays avec 18,6 % des exportations, suivi par l’Inde (12,2 %), la Suisse (9,4 %), l’Italie (8,4 %) et les Pays-Bas (7,7 %). Du côté des importations, les principaux fournisseurs sont la Chine (12,3 %), la France (8,7 %), le Nigéria (8,1 %) et la Russie (8,0 %).

Grève dans la Justice : Les greffiers maintiennent la pression malgré les réquisitions du ministère

Malgré les réquisitions émises par le ministère de la Justice pour tenter de casser le mouvement, les greffiers regroupés au sein de l’Entente SYTJUST–UNTJ maintiennent leur mot d’ordre de grève de 48 heures, entamée ce mercredi 24 juillet 2025. Cette nouvelle phase du bras de fer s’inscrit dans un contexte tendu, où le dialogue entre les autorités et les syndicats est au point mort depuis plus d’un mois.

Depuis le déclenchement de la grève le 18 juin dernier, les travailleurs de la justice dénoncent l’attitude du ministre de tutelle, qu’ils accusent de se réfugier dans un silence qualifié d’« assourdissant » et de « méprisant ». Pour les syndicats, le ministre de la Justice se dérobe à ses responsabilités, préférant confier la gestion du conflit à son collègue de la Fonction publique. Or, selon l’Entente, une seule rencontre a eu lieu avec ce dernier, le 1er juillet, sans qu’aucune suite ne soit donnée depuis.

« Le ministre de la Justice a failli à son devoir de garant de la stabilité du secteur. Son silence traduit un mépris inacceptable pour les travailleurs de la Justice », fustigent les syndicalistes, qui dénoncent une « inaction coupable » au sommet de l’État face aux dysfonctionnements de plus en plus visibles dans le service public de la Justice.

Face à la poursuite de la grève, les autorités ont décidé de recourir à des réquisitions afin de contraindre certains agents à reprendre le travail. Une mesure que l’Entente considère comme une atteinte grave aux libertés syndicales et au droit constitutionnel de grève. « Ce sont des manœuvres d’intimidation, juridiquement infondées, destinées à briser la mobilisation », dénonce-t-elle.

Les deux syndicats y voient une tentative de museler le mouvement syndical et d’affaiblir la lutte en cours, alors qu’ils estiment que les revendications vont bien au-delà des préoccupations sectorielles. « Il s’agit désormais de défendre le droit syndical, de préserver notre indépendance et de refuser l’humiliation imposée par le silence méprisant des autorités. »

Plus qu’un simple conflit entre administration et personnel judiciaire, cette crise prend une tournure politique et sociale. L’Entente SYTJUST–UNTJ lance un appel solennel à toutes les centrales syndicales et aux forces sociales du pays pour qu’elles se mobilisent en soutien à leur combat. « Nous appelons à défendre les acquis démocratiques et syndicaux durement conquis par les travailleurs. Le combat continue et il sera à la hauteur des attaques subies », concluent-ils.

Expulsion de Mamadou Diop, président de l’ISEG : la justice tranche, la police exécute

Un tournant spectaculaire vient d’ébranler Mamadou Diop, président-fondateur de l’Institut Supérieur d’Entrepreneurship et de Gestion (ISEG). Ce jeudi matin, il a été expulsé de la villa qu’il occupait à Sacré-Cœur 1, une opération menée sous haute tension avec l’appui de la force publique.

Selon les informations recueillies par SeneNews, présente sur les lieux, des éléments de la police ont été déployés en exécution d’une décision de justice rendue par le Tribunal de Grande Instance de Dakar, statuant en référé. L’ordonnance ordonne l’expulsion immédiate de Mamadou Diop, de ses biens ainsi que de toute personne occupant la villa située au lot 7 de Sacré-Cœur 1, immatriculée sous le titre foncier n°4220 de Grand Dakar (anciennement TF 29.586/DG).

La procédure judiciaire a été introduite par l’Agence pour la Gestion et la Promotion Immobilière (AGEPI), agissant au nom de Mamadou Ba, propriétaire légal du bien, et représentée par Me Mohamed Mahmoune Fall. Le tribunal a jugé que Mamadou Diop occupait illégalement la villa, sans aucun droit ni titre, ce qui a conduit à l’émission d’une ordonnance d’expulsion.

Ladite ordonnance précisait expressément que le recours à la force publique était autorisé en cas de résistance, ce qui explique la mobilisation de plusieurs agents ce matin aux abords de la résidence concernée.

Des images exclusives parvenues à notre rédaction montrent les forces de l’ordre procédant au déguerpissement, sous le regard médusé de riverains et de quelques proches du patron de l’ISEG. L’expulsion concerne également les biens mobiliers se trouvant dans la villa, désormais sous contrôle de l’huissier mandaté par la justice.

Cette affaire s’ajoute à une série de déboires judiciaires pour Mamadou Diop, déjà confronté à plusieurs contentieux ces dernières années, aussi bien dans le secteur immobilier que dans la gestion de son groupe d’enseignement privé.

Figure emblématique de l’enseignement supérieur privé au Sénégal, Mamadou Diop voit une nouvelle fois son image écornée par un différend foncier devenu public. Alors que des procédures parallèles seraient encore pendantes devant d’autres juridictions, cette expulsion marque un revers majeur pour l’homme d’affaires.

Redressement des finances publiques : le gouvernement dévoile un plan face aux dérives révélées par la Cour des comptes

Le rapport d’audit de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques continue de provoquer une onde de choc au sommet de l’État. Après le ministre des Finances et du Budget, Cheik Diba, qui avait alerté les députés le 28 juin dernier sur « l’ampleur des dysfonctionnements dans la gestion de nos finances publiques », c’est au tour du Premier ministre de tirer la sonnette d’alarme.

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 23 juillet 2025, Ousmane Sonko est revenu sur les « constats alarmants » contenus dans l’audit rendu public le 12 février par la Cour des comptes. Ce document, fruit d’un travail d’enquête rigoureux, couvre la période de 2019 au 31 mars 2024. Il met en lumière une série de pratiques irrégulières, de malversations, de dépenses non justifiées et de graves carences dans la chaîne de la dépense publique sous les précédents gouvernements.

Face à ces dérives systémiques, le Premier ministre a annoncé un vaste « plan gouvernemental de redressement économique » qui, selon ses mots, devra rétablir l’équilibre des finances de l’État, renforcer la transparence et restaurer la confiance des citoyens et des partenaires au développement. Il a précisé que ce plan sera présenté dans les prochains jours « au grand public et aux partenaires techniques et financiers », à travers un agenda qui sera communiqué ultérieurement.

Ce projet de redressement s’annonce comme l’un des chantiers prioritaires du gouvernement, dans un contexte de tension budgétaire et de fortes attentes sociales. Il pourrait inclure des mesures de rationalisation des dépenses publiques, un audit élargi des institutions, une réforme de l’administration financière, ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle interne.

Pour rappel, la publication du rapport d’audit de la Cour des comptes avait déjà suscité une vive polémique dans l’opinion, alimentant des appels à la justice et à la reddition des comptes. Plusieurs organisations de la société civile avaient exigé l’ouverture d’enquêtes judiciaires contre les responsables épinglés, notamment dans la gestion des fonds publics pendant la pandémie de Covid-19 et dans les passations de marchés.

Impertinence contre Aminata Touré : Khalifa Wade réplique sèchement à Moustapha Gaye de l’APR

L’ancienne Première ministre Aminata Touré, dite “Mimi”, continue d’essuyer des attaques de la part de certains responsables de l’Alliance pour la République (APR). Dernier en date, Moustapha Gaye, membre du régime sortant, a tenu des propos virulents à son encontre lors d’une récente sortie médiatique.

Une attitude qui a fait sortir de sa réserve Khalifa Wade, responsable politique à Kaolack et proche de Mimi Touré. Ce dernier a tenu à recadrer sévèrement Moustapha Gaye.

“Que cet homme sache que Madame Aminata Touré est de loin son égale. Elle n’a jamais été attirée par les privilèges ou les postes. Sinon, elle n’aurait jamais quitté les Nations Unies, où elle occupait le poste de Secrétaire générale adjointe, pour revenir au Sénégal et servir la République. Elle a été nommée directrice de campagne de Macky Sall, et tout le monde connaît le résultat : son candidat est sorti victorieux du scrutin de 2012. Cela en dit long sur la stature de cette dame,” a réagi Khalifa Wade.

Selon lui, Mimi Touré est devenue la véritable bête noire de l’APR, car elle a torpillé le projet de troisième mandat de Macky Sall, qu’il qualifie d’anti-démocratique.

“Les responsables de cette formation inventent des histoires à longueur de journée pour la décrédibiliser. Mais Mimi est clean, irréprochable. Elle est une compétence sûre, et depuis 2019, elle ne cautionne presque aucun acte posé par Macky Sall et ses proches. Cela lui a valu de nombreuses trahisons, mais elle est toujours restée sereine,” ajoute-t-il.

Khalifa Wade revient également sur les manœuvres présumées visant à écarter Aminata Touré lors de la dernière présidentielle.

“À la veille de l’élection présidentielle de 2024, Macky Sall a tout tenté pour saboter ses parrainages. Il envisageait même d’utiliser sa plainte contre le Conseil constitutionnel comme prétexte pour reporter l’élection. Mais elle a compris le jeu et a immédiatement retiré sa plainte afin que le scrutin se tienne à la date prévue,” affirme-t-il.

Il insiste : Mimi Touré n’est pas une opportuniste, mais une femme de principe, profondément attachée à l’intérêt du Sénégal.

“Le ministre Mbaye Ndiaye, proche de Macky, a même été envoyé chez elle avec un décret pour qu’elle rejoigne le pouvoir, en remplaçant Mme Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du Haut Conseil des Collectivités Territoriales. Elle a catégoriquement refusé. Elle ne connaît pas la trahison, parce qu’elle est une pure Saloum-Saloum,” lance-t-il.

Pour Khalifa Wade, les responsables de l’APR n’ont plus aucune crédibilité pour donner des leçons.

“Ces gens-là ne devraient plus avoir voix au chapitre. Ils doivent se taire, car ils sont les véritables responsables de la situation actuelle que vivent les Sénégalais. Mimi est une battante, et elle continue de tout faire pour la réussite du projet national, notamment à travers le référentiel des politiques publiques : la ‘Vision Sénégal 2050’,” conclut-il.

Justice – Affaire Doro Gaye : L’audience renvoyée au 3 septembre par la Cour d’appel de Paris

L’affaire opposant l’homme d’affaires sénégalais Doro Gaye à Zakiroulah Sow connaît un nouveau rebondissement. Selon le journal Les Échos, l’audience tenue le 9 juillet dernier à la Cour d’appel de Paris a été renvoyée au 3 septembre 2025. Le procureur général près la Cour d’appel a sollicité des informations complémentaires avant que le dossier ne puisse avancer.

Pour l’instant, le juge d’instruction du troisième cabinet est chargé de poursuivre les investigations, en l’absence de Doro Gaye.

Cette affaire judiciaire, qui prend une tournure internationale, repose sur une transaction foncière qui aurait mal tourné. Doro Gaye est accusé par la partie civile, représentée par Zakiroulah Sow, de lui avoir extorqué la somme de 1,2 milliard de francs CFA dans le cadre d’un accord foncier litigieux. Un protocole d’accord aurait été signé entre les deux parties, mais selon Zakiroulah Sow, l’homme d’affaires n’aurait pas respecté ses engagements.

Accusations de diffamation : le DG du Coud, Ndéné Mbodji, porte plainte contre Bougar Diouf

C’est une réaction ferme que vient d’adopter Ndéné Mbodji, Directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), face aux accusations portées à son encontre par Bougar Diouf. Jusque-là silencieux face aux nombreuses attaques, M. Mbodji a décidé de rompre son mutisme pour dénoncer ce qu’il qualifie de « mensonge insupportable ».

Selon des informations relayées par le quotidien L’Observateur, le haut responsable estime qu’un cap a été franchi lorsqu’il a été accusé à tort d’avoir tenu des propos hostiles à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. « Je n’ai jamais attaqué Sonko, ni tenu des propos malveillants à son sujet », a réaffirmé Ndéné Mbodji, dénonçant une campagne de dénigrement visant à ternir son image.

Déjà actif sur les réseaux sociaux pour démentir ces allégations, le Directeur général du Coud a décidé de passer à la vitesse supérieure en déposant une plainte formelle auprès de la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC). L’objet de cette plainte : des propos jugés « diffamatoires, fallacieux et subversifs » tenus par Bougar Diouf, à qui il demande désormais de fournir les preuves de ses accusations.

À travers cette action en justice, Ndéné Mbodji entend tracer une « ligne rouge » face à ce qu’il considère comme des dérives verbales de plus en plus fréquentes sur les plateformes numériques. Il souligne que certaines accusations, notamment lorsqu’elles mettent en cause l’intégrité morale d’un responsable public, ne doivent plus rester impunies.

Le DG du Coud veut ainsi attirer l’attention des autorités et de l’opinion sur les dangers croissants de la désinformation en ligne. Il appelle à un strict respect des lois encadrant l’usage du numérique au Sénégal, estimant que l’anonymat ou la viralité ne doivent pas servir d’excuse à la calomnie.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°520 – 24/07/2025

🔴 AUGMENTATION DE 5,3% DES DÉPENSES PUBLIQUES EN UN AN : L’ÉTAT REFUSE DE SERRER LA CEINTURE
🔴 TRICHERIE AUX EXAMENS : DES INSTITUTEURS INTERPELLENT GUIRASSY

🔴 FÉDÉRATION SÉNÉGALAISE DE LUTTE : LE PRÉSIDENT CHOISI EN NOVEMBRE
🔴 RÉINVENTION DU SPORT SÉNÉGALAIS : 11 INNOVATIONS EN MARCHE

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 23 juillet 2025

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique :
•       Colonel Momar SOW, Conservateur des Parcs nationaux, matricule de solde n°614 827/D, est nommé Directeur des Aires marines communautaires protégées, en remplacement du Colonel Mamadou SIDIBE.
Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique :
•       Abdoul Aziz ZOUMAROU, Expert en gestion de projets internationaux et en innovation technologique, est nommé Président du Conseil d’Administration de Télédiffusion du Sénégal (TDS), en remplacement de Monsieur El Hadji Ibrahima Ndiaye.
Au titre du Ministère de la Santé et de l’Action sociale
•       Monsieur Alassane DIALLO, expert en finances, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au ministère de la Santé et de l’Action sociale, en remplacement de Monsieur Ousseynou Ngom.
Au titre du Ministère du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions
•       Madame Ramatoulaye NIANG, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, matricule de solde n606 931/E, précédemment Directeur des Relations de Travail et des Organisations Professionnelles, est nommée Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale, en remplacement de Monsieur Karim CISSE, appelé à d’autres fonctions.
•       Monsieur Mouhamed Mactar LOUM, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, matricule de solde n604 462/J, précédemment Coordonnateur de la Cellule de Coordination des Inspections du Travail et de la Sécurité sociale à la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Directeur des Relations de Travail et des Organisations Professionnelles, en remplacement de Madame Ramatoulaye NIANG.
Au titre du Ministère de l’Education nationale :
•       Monsieur Papa Malick NDAO, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde 516 360/M, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Education nationale en remplacement de Madame Khady Diop MBODJ, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

•       Monsieur Omar BA, Conseiller des Affaires étrangères, précédemment, chef de la division Moyen-Orient à la Direction Asie, Pacifique et Moyen-Orient au Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères est nommé Secrétaire général de l’Institut Islamique de Dakar, poste vacant.

Au titre du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire

•       Madame Ndèye Déguène SOW, Administrateur Civil, matricule de solde 722 203/B précédemment Conseillère technique à la direction de la Programmation budgétaire, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire en remplacement de Monsieur Gorgui NDIAYE.

•       Monsieur Amadou Tidiane DIALLO, Ingénieur agronome, Diplômé de l’ENSA de Thiès, précédemment Directeur des Investissements, du Financement et du suivi des portefeuilles au FONAMIF, est nommé Directeur général du Fonds National de Microfinance (FONAMIF), en remplacement de Madame Nicole Olga Edith MANSIS appelé à d’autres fonctions.

•       Monsieur Papa Layti NDIAYE, Conseiller en Planification, matricule n° 601 494/H, est nommé Président du Conseil de Surveillance du Fonds de Développement de la Microfinance Islamique (FDMI).

Au titre du Ministère de l’Urbanisme des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires
•       Monsieur Seydou TOUNKARA, greffier, est nommée Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Samba SALL.
•       Monsieur Matar NDAO, ingénieur informatique, expert en management de projets, est nommé directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Aliou Ousmane SALL.
•       Monsieur Papa Alioune DIOUF, inspecteur des impôts et domaines, matricule de solde n 696.269/B, est nommé Secrétaire général au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, poste vacant.
•       Monsieur Leyti NDIAYE, Ingénieur territorial, expert en systèmes d’information, aménagement et urbanisme, est nommé Secrétaire général de l’Agence nationale de l’Aménagement des Territoires (ANAT) au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Monsieur Ousmane SECK.
•       Monsieur Habib KANE, juriste, est nommé Président du Conseil d’administration du Centre National de la Fonction publique locale et de la formation au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, en remplacement de Madame Maatham BA.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 23 juillet 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 23 juillet 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

 A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a informé le Conseil avoir présidé, le jeudi 17 juillet 2025, la cérémonie de lancement des travaux de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Il a adressé ses chaleureuses félicitations et ses encouragements au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, au Coordonnateur et aux membres du Comité d’appui, à l’ensemble de la communauté universitaire, dans toutes ses composantes, pour le travail inclusif de redressement entamé. Cette volonté commune et l’engagement patriotique collectif permettront de bâtir, sur la base de notre potentiel culturel. des acquis historiques et des réorientations impératives pour une Université d’Excellence, un système d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation rénové et moderne, au service de l’économie nationale, de la transformation sociale et de la souveraineté du Sénégal. C’est dans cet esprit et, en attendant la présentation des conclusions et recommandations des concertations, qu’il a demandé au Premier Ministre de veiller à la mise en œuvre. sans délai, du Plan d’urgence de finition des chantiers, de réalisation d’infrastructures universitaires et de recrutement d’enseignants-chercheurs sur les trois prochaines années, dont 500 à partir de 2025.  
 
Ce Plan exhaustif doit être assorti d’un dispositif de suivi de proximité, en adéquation avec les flux des nouveaux étudiants bacheliers entrants et des sortants. A cet égard, le Président de la République a demandé au Ministre en charge de l’Enseignement supérieur de poursuivre le développement de l’Université virtuelle du Sénégal et l’implantation des ISEP dans toutes les régions. Au demeurant, il a rappelé aux Ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de l’Education l’importance d’engager, dans l’immédiat, après une analyse approfondie des résultats de 2025, les réflexions sur la réforme de l’examen du baccalauréat et du système LMD, en tenant compte des besoins de professionnalisation du capital humain national et de la montée en puissance du Numérique, de l’Intelligence artificielle et des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM). Par ailleurs, il a rappelé l’urgence de finaliser, dans le cadre de partenariats public-privé, l’élaboration inclusive d’une politique nationale de recherche et d’innovation opérationnelle, cohérente et prospective, conforme aux objectifs de la vision « Sénégal 2050 », soutenue par des mécanismes de financements adaptés. A ce titre, il a souligné la place notable du secteur privé, notamment des établissements privés, dans le développement de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Le Chef de l’Etat a, dès lors, exhorté toutes les parties prenantes de la communauté universitaire à asseoir, dans un esprit de dialogue permanent, la stabilité sociale, le sens des responsabilités et la solidarité agissante, la qualité, l’équité et l’excellence du modèle pédagogique, économique et de gouvernance : ressources financières et humaines en termes de mobilité dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation.
 
Le Président de la République est revenu sur la problématique du suivi stratégique du développement maitrisé du secteur de l’hydraulique. La renégociation et la signature, entre l’Etat du Sénégal et le Groupe saoudien ACWA POWER, du nouveau contrat de PartenariatPublic-Privé pour la réalisation d’une usine de dessalement sur la grande côte, avec ses infrastructures électriques connexes et une prise de participation stratégique de l’Etat, marquent un tournant majeur dans notre option de consolider un Sénégal souverain, juste et prospère. Cet acte représente un moment important de la transformation du secteur de l’hydraulique. Il a félicité la partie saoudienne, le Gouvernement, notamment le Premier Ministre, responsable de la renégociation des contrats mais également de la supervision et du suivi de la coopération et des partenariats avec les pays du Golfe persique, selon la directive présidentielle n°0684/PR du 13 décembre 2024. Il a aussi magnifié le travail d’équipe gouvernementale remarquable qui a contribué à la conclusion du nouveau contrat et félicité les Ministres en charge de l’Hydraulique, de l’Economie, de l’Energie, des Finances, de l’Environnement et l’ensemble des structures impliquées (notamment la SONES et la SENELEC) pour leur efficacité exemplaire. Il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de veiller au lancement, dans les meilleurs délais, de ce projet hydraulique de dernière génération, indispensable pour améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable des populations dans les centres urbains et péri-urbains, notamment les habitants de la capitale. 
 
Dans le même élan, le Président de la République a indiqué au Gouvernement l’importance et l’urgence de veiller à l’approvisionnement correct en eau potable des populations en milieu rural : 
 
–       en accélérant le renouvellement des forages, châteaux d’eau et réseaux ;
–       en améliorant la gouvernance inclusive des forages et autres infrastructures hydrauliques ainsi que la continuité des services, en relation avec les différents concessionnaires dont les performances doivent être régulièrement évaluées.
Enfin, il a rappelé au Gouvernement la nécessité de faire adopter, avant la fin de l’année, le projet de loi relatif à l’Autorité de régulation du secteur de l’Eau, dans le cadre des réformes majeures liées à la Vision Sénégal 2050.
Le Chef de l’Etat a abordé la question de la sanctuarisation des emprises à caractère militaire. Le Sénégal vient de récupérer, le 17 juillet 2025, dans la sérénité et le sens des responsabilités, la totalité des emprises militaires, précédemment occupées par des forces armées étrangères, mettant fin à leur présence permanente sur le territoire national. Il a informé le Conseil avoir visité, le samedi 19 juillet 2025, une partie des sites libérés. Il a félicité le Gouvernement et les forces armées sénégalaises pour les efforts remarquables d’anticipation consentis qui ont permis de recouvrer la pleine souveraineté du Sénégal sur l’ensemble du territoire national, dans le cadre de la nouvelle politique de coopération militaire. Il a rappelé le caractère crucial de cette étape, dans la perspective de l’affectation adéquate des emprises libérées selon les impératifs : 
 
–       de défense et de sécurité nationale ; 
–       de valorisation de leur potentiel économique dans le cadre du déploiement des projets et programmes relevant de l’Agenda national de Transformation Vision Sénégal 2050. 
Le Président de la République est revenu sur la question de la modernisation des marchés et des espaces commerciaux et de la mise en œuvre des recommandations des états généraux de l’Industrie, du Commerce et des PME-PMI. L’amélioration des conditions d’organisation et d’exercice des activités commerciales doit rester une priorité du Gouvernement. Il a demandé aux Ministres en charge du Commerce et des Collectivités territoriales d’accélérer la mise en œuvre des projets et programmes de modernisation des marchés et espaces commerciaux sur l’ensemble du territoire national. Il a souligné l’urgence de la mise en service des marchés et espaces commerciaux déjà réalisés comme celui de Tilène à Ziguinchor, en veillant à la vérification systématique des prescriptions de la protection civile et à la mise aux normes des installations électriques en particulier. En outre, il a demandé au Ministre en charge du Commerce d’engager sans délai, l’application des recommandations issues des Etats généraux de l’Industrie, du Commerce et des PME-PMI, s’agissant de la modernisation des installations commerciales. Par ailleurs, il a donné des instructions pour accélérer la mise en œuvre du Programme national de réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation, programme à développer avec le secteur privé national.
Au titre de son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a informé le Conseil qu’il effectuera une visite de travail au Togo, le 25 juillet 2025, à l’invitation du Président du Conseil des Ministres, Faure EYADEMA. Le samedi 26 juillet 2025, il prendra part, à
Monrovia, à la célébration de la fête nationale du Libéria, à l’invitation du Président Joseph Boakai.
Le Premier Ministre, après avoir rappelé les constats alarmants du rapport d’audit des finances publiques par la Cour des comptes, a annoncé au Conseil le plan gouvernemental de redressement économique de notre pays qui sera présenté au grand public et aux partenaires à travers un agenda qui sera communiqué ultérieurement. Le Premier Ministre a abordé la problématique de l’équité sociale, de l’équité territoriale et l’accélération de projets structurants dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie. Il a souligné le caractère important de l’équité sociale et de l’équité territoriale qui constituent un facteur essentiel de cohésion nationale et de développement durable. Il a ensuite exprimé le souci de corriger les inégalités et déséquilibres socio-spatiaux vécus par des millions de citoyens du fait notamment du chômage, de la pauvreté, de l’enclavement, de la situation de handicap ou de l’appartenance à des groupes vulnérables comme les femmes et les enfants. Il a insisté sur la nécessité de résorber ces inégalités de manière structurelle.
Le Premier Ministre a indiqué que l’équité ne doit plus être perçue comme une politique sociale parmi d’autres. Elle est désormais, à l’image de la problématique environnementale, une exigence transversale, qui interpelle les ministères, collectivités et agences publiques. L’équité doit donc obéir à la nécessité de garantir une juste répartition des opportunités, ressources et retombées des politiques publiques et l’exigence d’une participation transversale de tous les acteurs économiques et sociaux à la mise en œuvre des actions entreprises. Le Premier Ministre a enfin demandé à chaque département ministériel d’intégrer la dimension « Équité » dans sa politique sectorielle et dans le dialogue avec tous les partenaires. Il a invité le Ministre de la Famille et des Solidarités à s’atteler à la prise en charge intégrale de l’Équité à travers un Programme national d’Equité sociale (PNES) visant à réduire les inégalités et à promouvoir l’inclusion des populations vulnérables identifiées dans le Registre national unique (RNU) et un Programme national d’Equité territoriale (PNET) pour corriger les disparités.  Concernant l’accélération des projets structurants dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’énergie, le Premier Ministre a indiqué qu’il s’agit, d’une part, du Programme National des Agropoles du Sénégal (PNDAS) et, d’autre part, de deux infrastructures majeures dans les secteurs de l’eau et de l’énergie : l’unité de dessalement des Mamelles et le barrage hydroélectrique de Sambangalou. Ces projets portent une ambition partagée : renforcer notre souveraineté économique, sécuriser l’accès à des services essentiels et offrir de nouvelles perspectives d’emplois et d’industrialisation sur l’ensemble du territoire. Le Programme National des Agropoles du Sénégal (PNDAS) vise à développer des pôles agro-industriels à fort potentiel, en articulant production agricole, transformation locale et création d’emplois avec la mise en place de cinq agropoles et une couverture équilibrée du territoire national.
À ce jour, les agropoles Sud (Ziguinchor, Kolda) et Centre (Kaolack, Fatick, Kaffrine) sont en cours d’exécution, avec des financements significatifs mobilisés auprès de l’Etat, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Union Européenne (UE) et l’Agence belge de coopération internationale (ENABEL). Ces deux agropoles représentent déjà plus de 160 milliards FCFA d’investissement et visent la création de plus de 350 000 emplois directs et indirects.
L’Agropole Nord, dont le coût est estimé à près de 184 milliards FCFA, a bénéficié d’un premier engagement de la BAD. Toutefois, la convention complémentaire de financement avec la BID (57 milliards FCFA), soumise depuis 2024, reste non signée, ralentissant son lancement. Au-delà des questions de financement, plusieurs facteurs sont à relever, à savoir, la gouvernance du dispositif national et régional, le recrutement des partenaires stratégiques et l’approvisionnement agricole. Le Premier Ministre a demandé aux ministres en charge de l’Industrie et de l’Agriculture de faire une revue complète de l’état d’avancement et des contraintes opérationnelles et de produire un rapport détaillé au plus tard le 25 août 2025.
L’unité de dessalement des Mamelles est d’une importance capitale dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau potable à Dakar. Elle vise à produire jusqu’à 100
000 m³ d’eau/jour à terme. À date, le taux d’avancement est estimé à 78 % et les travaux de réseau de distribution sont déjà bien engagés dans plusieurs zones de la capitale.
Le barrage hydroélectrique de Sambangalou, projet régional porté par l’OMVG, vise la production de 128 MW pour les États membres. L’avancement des travaux est actuellement de 38 %, mais ceux du génie civil sont suspendus depuis mars 2024.
Le Premier Ministre a demandé aux ministres en charge de l’Économie et du Plan, des Finances, de l’Hydraulique, de l’Énergie, de l’Agriculture et de l’Industrie de travailler, de manière concertée, à l’identification de solutions à court terme (paiement, arbitrage budgétaire, contractualisation) à soumettre avant la date du 15 septembre et à la mise en place d’un suivi renforcé, appuyé par le BOCS. Enfin, il a insisté sur la mobilisation collective pour relancer efficacement les chantiers et répondre aux attentes légitimes des populations.
 AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :
–       Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le financement des projets, la budgétisation, et la stratégie d’endettement ;
–       le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une communication relative à la préparation de la campagne de reboisement 2025 et du week-end de lancement de la campagne les 02 et 03 août 2025 ;
–       le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations ;
–       le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a fait une communication sur la stratégie numérique du Sénégal à travers le déploiement de l’outil de gestion électronique du courrier (SENGEC).
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
le Conseil a examiné et adopté : le Projet de Code du sport relatif à la Loi sur les activités physiques et sportives. 

Crise dans la Justice : les syndicats SYTJUST et UNTJ durcissent le ton face au silence du gouvernement

Le bras de fer entre les travailleurs de la justice et les autorités sénégalaises prend une nouvelle tournure. L’Entente SYTJUST–UNTJ, regroupement des deux principaux syndicats du secteur, a annoncé une grève de 48 heures pour les 24 et 25 juillet 2025. Cette décision fait suite à ce que les syndicalistes dénoncent comme un mutisme prolongé et méprisant des autorités, notamment du ministre de la Justice, Ousmane Diagne.

Depuis plusieurs semaines, les syndicats protestent contre la non-satisfaction de leurs revendications relatives à leurs conditions de travail et au respect de leurs droits professionnels. Mais selon eux, l’attitude du ministre de tutelle, qu’ils accusent de fuir ses responsabilités, a contribué à envenimer la situation. Ousmane Diagne, affirment-ils, n’a engagé aucun dialogue ni pris la moindre initiative pour désamorcer la crise, préférant transférer la gestion du conflit au ministère de la Fonction publique. Or, la seule rencontre tenue avec ce dernier interlocuteur remonte au 1er juillet, sans qu’aucune suite concrète n’ait été donnée depuis.

Dans leur déclaration, les responsables syndicaux s’indignent du « mépris institutionnalisé » dont ils se disent victimes. Ils estiment que le silence persistant du gouvernement est une stratégie délibérée visant à affaiblir leur mobilisation. Ce mépris, dénoncent-ils, est d’autant plus grave que l’État aurait également recours à des réquisitions qu’ils jugent illégales, dans le but d’entraver l’exercice du droit constitutionnel de grève. Une telle attitude, affirment-ils, constitue une menace pour les droits syndicaux et les acquis démocratiques durement obtenus.

Déterminés à ne pas céder face à ce qu’ils considèrent comme une forme d’intimidation, les syndicats appellent à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire. Ils exhortent non seulement les travailleurs de la Justice, mais aussi toutes les centrales syndicales et les organisations sociales, à se joindre à leur lutte pour la sauvegarde des droits syndicaux et la défense de la dignité des agents de l’État. À travers ce mot d’ordre élargi, l’Entente SYTJUST–UNTJ veut faire de ce mouvement un combat national pour les libertés syndicales.

Cette grève de 48 heures marque une étape importante dans un mouvement qui dure depuis plus d’un mois, depuis le 18 juin. Elle symbolise une radicalisation de la lutte syndicale et un durcissement du ton face à des autorités perçues comme indifférentes aux préoccupations du secteur judiciaire. Les syndicats préviennent que la mobilisation se poursuivra et que le combat ne s’arrêtera que lorsque leurs revendications auront été entendues et prises en compte.

À travers leur mot d’ordre fort, « Justice en lutte, dignité en marche », les syndicats entendent rappeler que derrière chaque robe noire ou chaque greffier, il y a un travailleur debout, conscient de ses droits et prêt à les défendre. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, appelé à sortir du silence pour éviter une paralysie prolongée du service public de la Justice.

Sénégal–Vietnam : accords stratégiques pour renforcer la coopération diplomatique et la souveraineté alimentaire

Le Sénégal et le Vietnam ont franchi un nouveau cap dans leurs relations bilatérales, ce mercredi 23 juillet 2025, à Dakar, avec la signature de plusieurs accords stratégiques. Présidée conjointement par le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et le président de l’Assemblée nationale vietnamienne Trần Thanh Mẫn, la cérémonie a consacré une volonté commune d’approfondir une coopération structurante autour de trois axes clés : la diplomatie, la filière rizicole et la souveraineté alimentaire.

Ces accords visent à établir un partenariat dynamique, fondé à la fois sur le transfert de savoir-faire, le renforcement des capacités techniques et le développement économique. En matière de diplomatie, il s’agit d’intensifier les relations entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, avec à la clé des perspectives d’échanges institutionnels réguliers, de formation diplomatique croisée et d’appui aux politiques de coopération Sud–Sud.

Sur le plan agricole, l’enjeu est de taille pour le Sénégal qui, chaque année, importe plus de 4 millions de tonnes de riz. Le Vietnam, l’un des plus grands producteurs et exportateurs mondiaux dans ce domaine, s’engage à accompagner Dakar dans sa quête d’autosuffisance, en apportant son expertise en matière de production, de transformation et de mécanisation agricole. Ce volet agricole des accords met l’accent sur la valorisation des terres cultivables, la mise en place de filières locales durables et la sécurisation de la production à travers une approche agro-industrielle.

Selon une source proche de la Primature, cet accord constitue « un partenariat structurant, dans un contexte où les enjeux de souveraineté alimentaire sont devenus centraux pour les politiques publiques africaines ». Il est aussi prévu la mise en œuvre d’échanges scientifiques et techniques, notamment dans les domaines de la gouvernance agricole, de la formation professionnelle, de la gestion de l’eau et de la transition agroécologique.

Dans un registre plus décentralisé, un protocole d’intention a été signé entre les villes de Ziguinchor et Can Tho, grande municipalité vietnamienne située dans le delta du Mékong. Ce partenariat municipal ouvre une nouvelle dynamique de coopération locale, centrée sur la gestion environnementale, le développement économique de proximité et l’amélioration des services publics urbains. Les deux collectivités entendent s’inspirer mutuellement pour répondre aux défis locaux, tout en favorisant les échanges humains et culturels.

À travers ces différentes initiatives, Dakar et Hanoï confirment leur ambition de construire une relation durable, équilibrée et mutuellement bénéfique. Dans un monde marqué par les défis du climat, de l’alimentation et de l’instabilité géopolitique, cet axe Sénégal–Vietnam pourrait bien devenir l’un des nouveaux visages de la coopération sud-sud innovante et pragmatique.

Renforcement des relations bilatérales : Bassirou Diomaye Faye reçoit le président de l’Assemblée nationale du Vietnam au Palais

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé ce mercredi 23 juillet 2025 une audience solennelle à M. Trân Thanh Mân, président de l’Assemblée nationale de la République socialiste du Vietnam, en visite officielle à Dakar. Cette rencontre, qui s’est tenue au Palais de la République, marque une étape importante dans les relations diplomatiques entre les deux pays, et témoigne de leur volonté commune de renforcer une coopération multiforme.

La Présidence sénégalaise a salué sur sa page officielle cette visite qualifiée d’historique, mettant en exergue la solidité des liens d’amitié entre le Sénégal et le Vietnam. Elle souligne que cette audience de haut niveau traduit un engagement partagé à intensifier les échanges institutionnels, à promouvoir un dialogue interparlementaire dynamique et à approfondir les relations entre les deux peuples dans un esprit de respect mutuel, de solidarité et de coopération durable.

À travers cette réception, le Sénégal réaffirme sa vision d’une diplomatie ouverte et proactive, fondée sur les valeurs de fraternité, de paix, de développement et de prospérité partagée. Le président Diomaye Faye, qui fait de la diversification des partenariats un pilier central de sa politique extérieure, renforce ainsi l’ancrage du Sénégal dans une coopération Sud-Sud porteuse d’opportunités.

La visite de Trân Thanh Mân s’inscrit dans un contexte où les deux pays explorent de nouveaux axes de collaboration, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’industrialisation, de la formation, de l’innovation technologique et de l’investissement. Elle intervient également en écho aux propos du ministre sénégalais de l’Agriculture, Mabouba Diagne, qui a récemment présenté le Vietnam comme un modèle inspirant pour le Sénégal en matière de souveraineté alimentaire et de modernisation agricole.

Cette rencontre entre les deux plus hautes autorités exécutive et législative des deux États constitue donc un signal fort en faveur d’un partenariat stratégique renouvelé entre le Sénégal et le Vietnam. Un partenariat fondé sur le partage d’expériences, la coopération économique et le dialogue politique constructif.

Souveraineté alimentaire : Mabouba Diagne érige le Vietnam en modèle pour le Sénégal

En marge de la visite officielle du président de l’Assemblée nationale du Vietnam à Dakar, le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a salué le modèle vietnamien en matière de développement agricole et de souveraineté alimentaire. Pour lui, le Vietnam incarne une réussite inspirante que le Sénégal peut adapter à son propre contexte, à condition d’engager une coopération ambitieuse et équilibrée.

S’exprimant lors d’une table ronde dédiée aux politiques agricoles et aux opportunités d’investissement entre les deux pays, Mabouba Diagne a affirmé que le Vietnam représente « un modèle et une source d’inspiration » pour le Sénégal. Il a mis en lumière l’expérience vietnamienne dans la modernisation de l’agriculture, l’industrialisation et la transformation alimentaire, des domaines dans lesquels le Sénégal affiche encore des retards structurels. Il a souligné la nécessité de rompre avec les anciens schémas de coopération fondés sur une vision réductrice de l’Afrique, souvent limitée à son rôle de marché de consommation.

Le ministre a plaidé pour une approche renouvelée, fondée sur la co-industrialisation et les investissements conjoints. Il a appelé les autorités et investisseurs vietnamiens à s’engager dans des partenariats stratégiques avec le Sénégal dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agro-industrie, les énergies renouvelables et la transformation alimentaire. Cette vision repose sur un objectif clair : bâtir une souveraineté économique et alimentaire partagée.

Pour illustrer les défis auxquels le Sénégal est confronté, Mabouba Diagne a rappelé l’ampleur des importations alimentaires du pays. Chaque année, plus de 4 millions de tonnes de riz, 860 000 tonnes de lait, 450 000 tonnes de maïs et 347 000 tonnes de fruits et légumes sont importées, pour un coût dépassant les 1,6 milliard d’euros. Face à cette dépendance, le Sénégal ambitionne de cultiver 200 000 hectares supplémentaires afin d’atteindre l’autosuffisance en riz, en misant sur une double campagne agricole annuelle. Cette stratégie suppose des investissements massifs dans la mécanisation, la transformation post-récolte, le stockage et la formation.

Dans cette optique, Mabouba Diagne a cité plusieurs entreprises vietnamiennes actives dans le machinisme agricole, le solaire, la logistique ou encore la transformation agroalimentaire, comme des partenaires potentiels. Il a lancé un appel à l’installation d’usines de transformation au Sénégal, notamment dans le domaine du café, un produit stratégique pour les deux pays. Il a également insisté sur l’importance de renforcer les liens public-privé entre les deux États, en y associant les gouvernements, les entreprises et les institutions financières.

À travers un appel solennel, il a invité le Vietnam à co-produire, co-investir et co-développer avec le Sénégal une nouvelle architecture de souveraineté alimentaire. Pour lui, la réussite du modèle vietnamien en l’espace d’un demi-siècle démontre qu’il est possible, avec vision et engagement, de transformer en profondeur un secteur agricole et d’atteindre l’autosuffisance. Le Sénégal, affirme-t-il, est prêt à suivre ce chemin, avec le Vietnam comme allié stratégique.

Justice paralysée au Sénégal : Alioune Tine exhorte Ousmane Sonko à intervenir pour un dialogue avec les grévistes

Le Sénégal traverse une grave crise dans le secteur de la justice, provoquée par une grève qui dure depuis plusieurs semaines. Face à l’enlisement du conflit, le défenseur des droits humains Alioune Tine appelle le Premier ministre Ousmane Sonko à engager un dialogue direct avec les travailleurs en grève pour trouver une solution juste et durable.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Alioune Tine, fondateur de l’Africa Jom Center, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette paralysie de la justice pour les citoyens. Il insiste sur la nécessité d’éviter une aggravation de la situation, en plaidant pour une approche fondée sur l’écoute et la concertation. Il souligne que seul un dialogue franc entre le gouvernement et les grévistes permettra de sortir de l’impasse. Pour lui, Ousmane Sonko, en tant que chef du gouvernement, est en mesure de conduire personnellement cette médiation. Il estime que son implication directe peut ramener le calme et rétablir le fonctionnement normal des juridictions.

La grève a été déclenchée en juin 2025 par les travailleurs de la justice regroupés au sein de l’entente SYTJUST–UNTJ. Elle est motivée principalement par des revendications liées à l’alignement des greffiers à la hiérarchie A2, un point de blocage que les syndicats jugent non négociable. Depuis le début du mouvement, les audiences sont fortement perturbées, les dossiers bloqués et de nombreux justiciables, notamment les détenus en attente de jugement, se retrouvent dans une situation d’incertitude prolongée.

Face à cette crise persistante, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a tenté d’imposer un retour partiel à la normale en adressant une lettre circulaire aux chefs de juridiction et de parquet. Il leur demande de procéder à des réquisitions afin d’assurer la continuité du service public de la justice. Cette initiative a cependant été très mal accueillie par les syndicats. Dans une déclaration commune, ces derniers dénoncent une atteinte grave au droit de grève, pourtant garanti par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal. Ils estiment que la circulaire constitue une entrave illégale et inacceptable à l’exercice d’un droit fondamental et préviennent que le mouvement ne faiblira pas sans une réponse satisfaisante du gouvernement.

La situation reste tendue, et la colère monte dans les milieux judiciaires, mais aussi parmi les usagers de la justice qui subissent directement les effets de cette paralysie. C’est dans ce contexte qu’intervient l’appel d’Alioune Tine, qui cherche à éviter une dégradation plus profonde du climat social et institutionnel. Son intervention vise à sensibiliser les autorités sur l’urgence d’un retour au dialogue afin de préserver les fondements mêmes de l’État de droit.

Alors que les regards se tournent vers le Premier ministre, la balle est désormais dans le camp du gouvernement. L’issue de cette crise dépendra de sa capacité à écouter les revendications légitimes, à faire preuve de flexibilité et à privilégier la concertation sur l’autoritarisme. Le temps presse, car chaque jour de paralysie fragilise davantage l’appareil judiciaire et les droits des citoyens.

Presse en péril : vaste mobilisation citoyenne pour sauver Sud Quotidien

C’est un cri d’alarme qui résonne dans tout le paysage médiatique sénégalais. Le journal Sud Quotidien, emblème de la presse indépendante et pluraliste depuis plus de trente ans, est aujourd’hui au bord du précipice. Menacé de disparition en raison d’une crise financière aiguë, ce quotidien emblématique suscite une onde de choc dans les milieux intellectuels, militants et citoyens. En réponse, un collectif composé d’une trentaine de personnalités engagées a lancé un vibrant appel à la solidarité nationale pour sauver ce symbole du journalisme sénégalais.

Dans leur texte, les signataires ne cachent ni leur inquiétude ni leur attachement à une institution qu’ils considèrent comme un repère démocratique : « Il est des voix qu’on ne saurait laisser s’éteindre. Sud Quotidien est de celles-là. » Né dans un contexte politique verrouillé, Sud a su se distinguer dès ses premières éditions par un ton libre, un engagement sans concession pour la démocratie, les droits humains et l’État de droit. Il a formé plusieurs générations de journalistes et s’est imposé comme un espace d’analyse et de débat respecté pour son professionnalisme et sa rigueur.

Mais aujourd’hui, cette voix risque de se taire, faute de moyens. Le journal fait face à des difficultés économiques si graves qu’elles menacent jusqu’à sa capacité de publication. Pour ses défenseurs, cette éventuelle disparition ne serait pas qu’une perte pour le secteur de la presse, mais un coup dur porté à la démocratie sénégalaise elle-même : « Ce serait un recul majeur pour notre démocratie, notre mémoire, notre liberté d’expression. Et pour l’État de droit. »

Pour faire face à cette urgence, les initiateurs de l’appel ont lancé une levée de fonds citoyenne. Objectif : répondre aux besoins immédiats pour assurer la survie du journal, sauvegarder les emplois, relancer la production éditoriale, mais aussi engager une réflexion sur sa modernisation et sa pérennisation à long terme. L’appel se veut inclusif, chacun étant invité à contribuer selon ses moyens. « Chaque contribution est un geste de résistance. Un acte de foi envers une presse libre, professionnelle, démocratique et laïque », clament les initiateurs.

Les dons peuvent être envoyés via un compte bancaire ouvert à Ecobank au nom de « Les Amis de Sud Quotidien », ou par les canaux de transfert habituels : Wave, Western Union, Money Gram ou RIA.

Alors que les menaces contre la liberté de la presse se multiplient à travers le monde, cette mobilisation autour de Sud Quotidien apparaît comme un sursaut salutaire, une manière de rappeler que le droit à une information libre, indépendante et de qualité est un bien commun qu’il faut protéger coûte que coûte.

Préparatifs du Magal de Touba 2025 : l’État et les Mourides main dans la main pour un événement réussi

À quelques mois du Grand Magal de Touba, prévu pour la fin de l’année 2025, les préparatifs vont bon train. Ce mardi 22 juillet, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a accueilli la réunion nationale du Comité Régional de Développement (CRD), présidée par le ministre de l’Intérieur en personne. Une rencontre stratégique à laquelle ont pris part Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, président du comité d’organisation et porte-parole du Khalife général des Mourides, des dignitaires de la communauté mouride, des membres du comité et des représentants de nombreux services de l’État.

Au cœur des échanges, le point sur l’état d’avancement des engagements pris par les différentes entités étatiques pour assurer le bon déroulement du Magal. Le gouverneur de la région de Diourbel a présenté un rapport détaillé faisant état de 127 engagements au total. Sur ce nombre, 32 sont déjà réalisés, 69 en cours d’exécution et 26 seront finalisés dans les tout derniers jours avant le Magal. Ce qui porte le taux global d’exécution à 80 %, un niveau jugé satisfaisant à ce stade des préparatifs.

Les discussions ont porté sur les aspects clés liés à l’organisation du Magal : santé, hygiène, assainissement, approvisionnement en eau, sécurité, et cadre de vie. Les « Mercredis du Magal », sessions hebdomadaires de concertation entre l’administration et le comité d’organisation, ont été salués comme un excellent outil de coordination et de suivi des actions.

Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké a pris la parole pour adresser ses salutations et ses prières aux autorités nationales, notamment au Président de la République et au Premier ministre. Il a félicité la mobilisation des services de l’État et invité à redoubler d’efforts pour atteindre un taux d’exécution de 100 % avant la tenue du Magal. Il a insisté sur l’importance stratégique de Touba, première ville du pays en termes de population, qui nécessite une attention particulière dans l’allocation des ressources nationales.

Le porte-parole du Khalife a également rappelé deux instructions importantes du guide spirituel : l’interdiction formelle de la conduite de charrettes par les mineurs de moins de 18 ans, et l’application stricte des normes de construction dans la ville sainte. Il a exhorté le ministre de l’Intérieur à veiller à l’application de ces directives à travers un appui renforcé aux autorités locales.

En réponse, le ministre de l’Intérieur a salué le professionnalisme du comité d’organisation et la qualité de la collaboration entre les services de l’État et les responsables religieux. Il a réaffirmé l’engagement ferme du chef de l’État, du gouvernement et de toutes les institutions républicaines à soutenir pleinement le Magal dans toutes ses dimensions. Le Général Jean Baptiste Tine, également présent à la rencontre, a exprimé sa satisfaction pour le travail abattu par les acteurs impliqués dans la préparation de cet événement religieux de portée internationale.

La réunion s’est conclue sur une note de prière, formulée pour les autorités du pays, la stabilité nationale et la prospérité du Sénégal. Cette édition 2025 du Magal de Touba s’annonce ainsi sous de bons auspices, portée par une collaboration exemplaire entre l’État et la communauté mouride.

Diplomatie parlementaire : le Sénégal et le Vietnam renforcent leurs liens dans une nouvelle ère de coopération

C’est un moment historique qu’a vécu Dakar ce mercredi 23 juillet 2025. Pour la première fois depuis l’établissement des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam en 1969, le Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, Son Excellence Trần Thanh Mẫn, a effectué une visite officielle de trois jours dans la capitale sénégalaise. Il a été reçu avec tous les honneurs par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye, dans un contexte où les deux pays entendent approfondir leur coopération, non seulement au plan parlementaire, mais aussi économique et stratégique.

Le point d’orgue de cette visite a été la signature d’un accord de coopération parlementaire entre les deux institutions. À l’issue d’un entretien en tête-à-tête suivi de discussions élargies avec les délégations respectives, les deux présidents d’assemblée ont affiché une volonté commune de donner un nouveau souffle à la diplomatie parlementaire. L’accord signé jette les bases d’un partenariat structuré et durable, avec pour objectif de promouvoir le dialogue entre élus, l’échange de bonnes pratiques législatives, et le renforcement des capacités des parlements respectifs.

Un moment particulièrement symbolique a été la présentation officielle des groupes d’amitié parlementaire Sénégal–Vietnam, preuve tangible de la volonté des deux pays d’approfondir les liens de fraternité, de solidarité et de coopération. Le Président Trần Thanh Mẫn a par ailleurs signé le livre d’or de l’Assemblée nationale sénégalaise, saluant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et réaffirmant les valeurs de respect mutuel qui lient les deux peuples.

Mais cette visite ne s’est pas limitée aux échanges institutionnels. Elle a également donné lieu à une table ronde économique de haut niveau, organisée par l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX). Cette rencontre stratégique a permis de réunir des décideurs politiques, des représentants du secteur privé et des investisseurs venus des deux pays. L’objectif était clair : explorer les opportunités de coopération commerciale, identifier des niches d’investissement, et initier des partenariats dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’agroalimentaire ou encore l’énergie.

Parmi les projets en cours de discussion figure un accord de coopération agricole, ainsi qu’un partenariat stratégique sur l’approvisionnement en riz, une denrée essentielle pour la sécurité alimentaire du Sénégal. Ces initiatives marquent un tournant décisif dans les relations économiques bilatérales, avec un accent mis sur le développement durable, la complémentarité des économies et la valorisation des ressources locales.

Au-delà des symboles et des discours, cette visite officielle consacre une dynamique nouvelle entre le Sénégal et le Vietnam, deux pays qui partagent une vision commune du développement solidaire, du respect mutuel et du dialogue entre les peuples. En renforçant les passerelles parlementaires et en posant les jalons d’une coopération économique solide, Dakar et Hanoï ouvrent une nouvelle page de leur partenariat, tournée vers l’avenir.

Nouvelle grève des travailleurs de la Justice : SYTJUST et UNTJ annoncent 48 heures de paralysie

Les travailleurs de la Justice au Sénégal annoncent une nouvelle grève de 48 heures, prévue les 24 et 25 juillet 2025 sur l’ensemble du territoire national. Cette décision, officialisée par l’Entente SYTJUST – UNTJ dans un communiqué publié ce mardi 23 juillet, intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les syndicats et les autorités gouvernementales.

Depuis le début du mouvement enclenché le 18 juin dernier, les syndicalistes dénoncent un manque flagrant de dialogue avec les pouvoirs publics. « Depuis le déclenchement de la grève, le ministre de la Justice garde un silence assourdissant. Plutôt que d’assumer ses responsabilités, il s’est déchargé sur son collègue de la Fonction publique, avec qui une seule rencontre a eu lieu, le 1er juillet », fustige le communiqué.

Pour l’Entente SYTJUST – UNTJ, ce mutisme institutionnel est interprété comme un mépris profond à l’égard des travailleurs de la Justice. Ils estiment que cette posture traduit une indifférence inquiétante face au dysfonctionnement du service public judiciaire, avec des répercussions directes sur les justiciables.

« Le mutisme des autorités sonne comme une forme de mépris institutionnalisé à notre égard », accuse l’organisation syndicale, qui met en garde contre l’aggravation de la crise si rien n’est fait pour engager des négociations sérieuses.

Par ailleurs, le syndicat dénonce fermement les réquisitions opérées durant les jours de grève, qu’il qualifie de « manœuvres d’intimidation » et de violations du droit constitutionnel à la grève. Selon les responsables syndicaux, ces actions visent à briser la mobilisation des agents grévistes et à museler le mouvement syndical au Sénégal. « Ces actes sont graves, car ils tendent à restreindre l’espace syndical dans notre pays », alerte l’Entente.

Alors que le bras de fer entre les travailleurs de la Justice et le gouvernement s’enlise, les justiciables, eux, subissent de plein fouet les conséquences de cette paralysie judiciaire : retards dans le traitement des dossiers, reports d’audiences, et accès limité à certains services administratifs.

Affaire Diakhaté–Fofana : le délibéré encore reporté, pour la troisième fois

L’affaire judiciaire impliquant l’ancien député Moustapha Diakhaté et le chroniqueur Bachir Fofana connaît un nouveau report. Le délibéré, initialement attendu ce mardi 23 juillet 2025, a été à nouveau renvoyé, cette fois au 30 juillet, en raison de la poursuite de la grève des greffiers.

Il s’agit du troisième report consécutif dans cette procédure. Le verdict devait être rendu pour la première fois le 16 juillet, avant d’être repoussé d’une semaine, puis à nouveau ajourné ce jour. Un scénario qui prolonge l’incertitude judiciaire et maintient les deux prévenus en détention provisoire.

Cette nouvelle échéance, bien qu’administrative, pèse lourd sur le moral des proches des mis en cause, d’autant que les motifs de l’accusation, eux, n’ont toujours pas été publiquement précisés en détail. L’avocat de la défense a exprimé sa frustration face à ces retards répétés, qui empêchent tout éclaircissement sur la suite du dossier.

Farba Ngom : bracelet électronique maintenu pour ses frères, une inculpation rejetée pour le maire des Agnams

Nouvelle évolution dans l’affaire judiciaire qui secoue Farba Ngom et son entourage. Ce mercredi, la Chambre d’accusation s’est prononcée sur plusieurs points sensibles du dossier. Elle a d’abord confirmé la décision de placement sous bracelet électronique des deux frères du député-maire des Agnams, mis en cause dans une affaire de transaction financière douteuse portant sur un montant de 4 milliards FCFA, viré depuis le Trésor public en juin 2022.

Les deux frères de Farba Ngom sont inculpés pour association de malfaiteurs en bande criminelle organisée, complicité d’escroquerie sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux. Leur mise sous surveillance électronique, décidée par le juge d’instruction du premier cabinet financier, avait été contestée par le parquet, qui réclamait leur incarcération. La Chambre d’accusation a finalement tranché en faveur du maintien de la mesure initiale, rejetant ainsi l’appel du ministère public.

Dans le même dossier, la Chambre s’est également penchée sur le cas de Farba Ngom lui-même. Elle a rejeté l’une des principales charges qui pesaient contre lui, à savoir l’inculpation pour association de malfaiteurs en bande organisée. Une décision qui allège partiellement le fardeau judiciaire du maire des Agnams, sans toutefois remettre en cause les autres poursuites engagées à son encontre.

Parallèlement, un nouveau rebondissement médical est intervenu mardi 22 juillet. Le juge d’instruction Idrissa Diarra, saisi de la demande de liberté provisoire formulée par les avocats de Farba Ngom le 10 juillet dernier, a refusé d’accéder à cette requête, en dépit d’une première expertise médicale concluant que l’état de santé du prévenu était incompatible avec une détention carcérale. Le magistrat a cependant ordonné une contre-expertise médicale, en désignant un trio de médecins pluridisciplinaires chargés d’évaluer de manière indépendante la condition physique du député incarcéré depuis février 2025.

Le collège médical désigné comprend le professeur Serigne Maguèye Guèye, chef du service d’urologie de l’Hôpital Général Idrissa Pouye, le docteur Pape Saliou Mbaye, spécialiste en hépatologie et gastro-entérologie, et le docteur Ousmane Dièye, cardiologue. Leur mission est de produire un rapport circonstancié sur la capacité de Farba Ngom à supporter une incarcération prolongée.

Affaire François Mancabou : un témoin clé enfin entendu par la justice

Nouveau rebondissement dans l’affaire François Mancabou, du nom de ce membre présumé des Forces spéciales décédé en détention dans des circonstances controversées. Selon Libération, le juge du deuxième cabinet, chargé de l’instruction, a entendu ce lundi un témoin considéré comme central dans la manifestation de la vérité.

Il s’agit de Pape Mamadou Seck, lui-même arrêté dans le cadre du dossier dit des Forces spéciales de Pastef. Détenu au moment des faits, il aurait partagé une cellule avec François Mancabou et affirme avoir reçu de ce dernier des confidences directes avant sa mort. Des déclarations jugées suffisamment sérieuses pour justifier sa convocation officielle par le juge d’instruction.

Toujours selon Libération, d’autres détenus présents au commissariat central durant la même période ont également été entendus dans le cadre de cette affaire. L’objectif est clair : reconstituer avec précision les derniers jours de François Mancabou et éclairer les zones d’ombre qui persistent depuis son décès.

Affaire Baldé : Pathé sous les verrous, Ama bientôt rattrapé par la justice

L’arène sénégalaise traverse l’un de ses plus grands scandales judiciaires. À la croisée de la lutte, du chanvre indien, des violences policières et d’un soupçon de cavale familiale, l’affaire Baldé prend une tournure retentissante. Selon les informations exclusives de L’Observateur, ce dossier aux multiples ramifications implique directement des figures connues du monde de la lutte, à commencer par Pathé et Ama Baldé.

Dimanche dernier, l’ambiance à l’Arène nationale a été brutalement perturbée. Alors qu’il assistait tranquillement à un combat préliminaire, Pathé Baldé, frère cadet du célèbre Ama Baldé, a été interpellé par les agents du commissariat de Pikine. Il n’était pas là par hasard : son neveu Jacob Baldé figurait parmi les lutteurs programmés. Mais l’escale à l’Arène s’est transformée en séjour en garde à vue. Dès le lendemain, Pathé a été présenté au parquet.

Le Doyen des juges du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye n’a pas perdu de temps. Une information judiciaire a été ouverte contre lui. Mis en examen pour rébellion, outrage à agents et coups et blessures volontaires, il a été placé sous mandat de dépôt. Des charges lourdes qui pourraient lui valoir plusieurs années d’incarcération.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. En toile de fond, le parquet s’intéresse désormais à Ama Baldé lui-même, actuellement en séjour en France. D’après L’Observateur, le procureur a requis un mandat d’arrêt international contre la star de la lutte, accusée des mêmes infractions que son frère. Le Doyen des juges, qui suit le dossier de près, se montrerait favorable à cette requête. Si elle est validée, Ama Baldé pourrait être arrêté à l’étranger et extradé vers le Sénégal.

Autre nom cité dans ce dossier explosif : Julo Baldé, neveu du défunt Falaye Baldé. Il serait le point de départ de cette affaire qui a dégénéré en crise judiciaire. En mai dernier, Julo aurait été impliqué dans une agression violente avec vol de moto et de bijoux en or. C’est lors de la tentative d’arrestation menée par la police à leur domicile familial que la situation aurait dégénéré. Ama et Pathé se seraient violemment opposés à l’intervention, blessant un adjudant et provoquant l’échec de l’opération. Depuis, Julo est en cavale.

La fouille de la maison n’a fait qu’enfoncer un peu plus les membres du clan Baldé. Les enquêteurs y ont retrouvé 14 cornets de chanvre indien, une paire de ciseaux et d’autres éléments compromettants. Ces découvertes alimentent les soupçons d’activités illicites au sein de la famille, jusque-là très respectée dans le monde de la lutte.

Magal 2025 : Autorités religieuses et gouvernement en concertation pour les derniers réglages

À quelques semaines du Grand Magal de Touba, événement religieux majeur du calendrier sénégalais, les préparatifs s’accélèrent. Ce mardi, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a accueilli la réunion du Comité Régional de Développement (CRD) national, consacrée aux derniers ajustements avant le rassemblement. Présidée par le Ministre de l’Intérieur, la rencontre s’est tenue en présence de Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, porte-parole du Khalife général des Mourides et président du comité d’organisation du Magal, aux côtés des dignitaires religieux, des représentants de l’administration et des principaux acteurs engagés.

Lors de cette séance stratégique, le gouverneur de la région de Diourbel a présenté un état d’avancement précis des engagements pris. Sur les 127 points inscrits dans la feuille de route, 32 sont entièrement réalisés, 69 sont en cours de finalisation et 26 devraient l’être dans les prochains jours. Le taux global d’exécution est estimé à 80 %, reflet d’une mobilisation constante et coordonnée entre les différents services impliqués.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires, notamment la santé publique, l’hygiène, l’assainissement, l’approvisionnement en eau, la logistique, la sécurité des personnes et des biens, ainsi que l’amélioration générale du cadre de vie dans la ville sainte de Touba. Le cadre hebdomadaire des « Mercredis du Magal », instauré pour assurer un suivi régulier, permet aux équipes techniques et administratives de maintenir un haut niveau de coordination.

Prenant la parole, Serigne Bassirou Abdou Khadr a salué les efforts déployés par l’ensemble des acteurs, tout en insistant sur la nécessité de maintenir le rythme afin d’atteindre un taux d’exécution de 100 %. Il a également rappelé des points essentiels : le respect strict de l’interdiction de la conduite de charrettes par des mineurs, l’obligation de se conformer aux normes de construction, ainsi que la nécessité d’obtenir un permis de bâtir pour toute édification dans la ville sainte. Il a, en outre, souligné le rôle stratégique de Touba dans la répartition des ressources nationales.

Le Ministre de l’Intérieur a, quant à lui, salué l’efficacité et l’exemplarité du comité d’organisation. Il a réaffirmé l’engagement du Président de la République et du gouvernement à accompagner les préparatifs et à garantir les meilleures conditions de déroulement du Magal. Des prières ont été formulées pour la paix, la stabilité du pays et la réussite de cet événement spirituel de portée nationale et internationale.

Zac Mbao : Huit jeunes arrêtés en pleine séance de chanvre dans une maison en chantier

La nuit du 22 juillet 2025 a été marquée par une opération musclée de la police dans le quartier de Keur Mbaye Fall, à Zac Mbao. Alertés par une forte odeur de chanvre indien, des éléments du Commissariat d’arrondissement ont effectué une descente qui s’est soldée par l’interpellation de huit jeunes individus. Ces derniers ont été surpris en pleine session de consommation de drogue dans une maison en chantier située rue 10.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la patrouille de sécurisation sillonnait la zone lorsqu’elle a perçu une odeur suspecte émanant d’un bâtiment en construction. En s’approchant, les agents ont découvert un groupe de jeunes rassemblés autour d’un joint, dans une pièce envahie par la fumée. La scène, digne d’un repaire clandestin, a immédiatement poussé les forces de l’ordre à procéder à une fouille en règle.

La perquisition a permis de mettre la main sur un lot d’objets inquiétants, laissant entrevoir une organisation bien plus structurée qu’un simple regroupement de fumeurs. Deux cornets de chanvre indien, dont un déjà entamé, un joint encore fumant, une machette, un couteau, un taser électrique, une paire de ciseaux, une cartouche de calibre indéterminé, une corne à bout pointu et une bouteille remplie d’un liquide rose non identifié ont été saisis sur les lieux. Autant d’éléments qui orientent les enquêteurs vers la piste d’un groupe potentiellement impliqué dans des activités criminelles.

Les huit suspects ont été placés en garde à vue et font désormais l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes blanches et usage collectif de drogue. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l’origine exacte du matériel saisi, ainsi que les intentions réelles du groupe. L’hypothèse d’un simple rassemblement de consommateurs de chanvre semble peu convaincante, au regard du profil de la saisie.

António Guterres : « Un moment décisif pour accélérer l’ère des énergies propres »

Dans un discours solennel, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dressé un état des lieux lucide de la transition énergétique mondiale. Selon lui, l’humanité est à la croisée des chemins : soit elle accélère la bascule vers les énergies propres, soit elle s’enlise dans un modèle fossile synonyme de chaos climatique, d’instabilité économique et d’injustice sociale.

Aujourd’hui, un tournant historique semble amorcé. En 2024, la quasi-totalité des nouvelles capacités électriques installées à travers le monde provenaient des énergies renouvelables. Les investissements dans ce secteur ont atteint un niveau record de 2 000 milliards de dollars, soit 800 milliards de plus que ceux injectés dans les énergies fossiles. Le solaire et l’éolien se sont imposés comme les sources d’électricité les moins chères de la planète. En plus de créer des millions d’emplois et de stimuler la croissance, les énergies propres offrent une stabilité face aux chocs géopolitiques et aux fluctuations du marché, contrairement aux combustibles fossiles toujours massivement subventionnés.

Guterres ne mâche pas ses mots : les pays qui persistent à s’accrocher aux énergies fossiles ne protègent pas leur économie, ils la sabotent. En agissant ainsi, ils se ferment à la plus grande opportunité économique du XXIe siècle et compromettent leur compétitivité future. L’énergie propre, en plus d’être durable, renforce la souveraineté des nations. Là où les hydrocarbures sont soumis à des crises d’approvisionnement, à des embargos ou à des flambées de prix, le soleil et le vent, eux, sont inépuisables et accessibles à tous.

L’énergie propre, c’est aussi un levier de justice sociale. Elle peut transformer la vie de centaines de millions de personnes encore privées d’électricité, notamment en Afrique, grâce aux technologies solaires décentralisées et aux innovations à petite échelle. Mais cette transition, pourtant inévitable, reste aujourd’hui trop lente et profondément inégale. Les pays en développement sont encore largement laissés pour compte, et les systèmes énergétiques mondiaux demeurent dominés par les énergies fossiles. Pire encore, les émissions mondiales continuent d’augmenter alors qu’elles devraient chuter drastiquement pour éviter un dérèglement climatique irréversible.

Face à cette situation, António Guterres appelle à une mobilisation mondiale à plusieurs niveaux. Il demande d’abord aux gouvernements de revoir leurs plans climat en relevant fortement leurs ambitions. Les Contributions déterminées au niveau national (CDN), attendues dans les mois à venir, doivent clairement tracer une trajectoire de sortie des énergies fossiles et s’aligner avec l’objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C. Le G20, responsable de 80 % des émissions, a un devoir d’exemplarité.

Il insiste ensuite sur la nécessité de moderniser les systèmes énergétiques pour exploiter pleinement le potentiel des renouvelables. À ce jour, pour chaque dollar investi dans les énergies vertes, à peine 60 centimes sont consacrés aux réseaux électriques et aux capacités de stockage, alors qu’un équilibre parfait est indispensable pour garantir la fiabilité de l’approvisionnement.

Autre priorité : orienter la demande énergétique vers le renouvelable, notamment dans les secteurs à forte consommation, comme les centres de données, dont les besoins pourraient égaler ceux du Japon d’ici 2030. Les grandes entreprises technologiques ont, selon Guterres, une responsabilité dans l’alimentation de leurs infrastructures en électricité verte.

Il insiste également sur la nécessité d’une transition juste, qui tienne compte des travailleurs dépendants des combustibles fossiles, mais aussi des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Celles-ci sont aujourd’hui entachées de violations des droits humains, de dégradations environnementales et d’une marginalisation des pays en développement, relégués aux maillons les moins rentables.

Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement sont fragiles et le commerce mondial fragmenté, le Secrétaire général exhorte les États à coopérer pour diversifier la production d’équipements verts, réduire les barrières douanières et adapter les traités d’investissement afin qu’ils soutiennent activement la transition énergétique.

Enfin, Guterres alerte sur le sous-financement chronique des pays du Sud. Il rappelle que l’Afrique, bien que disposant de 60 % du potentiel solaire mondial, n’a attiré que 2 % des investissements en 2024. Il appelle à une mobilisation internationale pour alléger le fardeau de la dette, réformer les banques multilatérales de développement et inciter les investisseurs à revoir leurs grilles d’évaluation, afin de mieux intégrer les risques climatiques et le potentiel des énergies propres.

En conclusion, António Guterres dépeint une vision ambitieuse, mais réaliste : celle d’un avenir où l’énergie est propre, abondante, bon marché, et accessible à tous. Un avenir où les nations retrouvent leur autonomie énergétique et où l’électricité devient un bien commun mondial. Pour y parvenir, il faut agir maintenant. Car, comme il le martèle, la transition énergétique est en marche, mais elle doit aller plus vite, et surtout être plus équitable. « Nous avons aujourd’hui une occasion unique d’accélérer la transition mondiale. Saisissons-la. »

Affaire Farba Ngom : La Chambre d’accusation rejette l’inculpation pour association de malfaiteurs

Dans le dossier judiciaire visant Farba Ngom, maire d’Agnam et figure politique influente de la région de Matam, un tournant décisif vient d’être enregistré. La Chambre d’accusation financière a rejeté la demande d’inculpation pour association de malfaiteurs en bande criminelle organisée, formulée par le procureur dans le cadre d’un réquisitoire supplétif.

L’information a été confirmée par l’un des avocats de Farba Ngom, Me Baboucar Cissé, qui s’est félicité de cette décision. Selon lui, la requête du parquet manquait de fondement juridique solide et relevait davantage d’un acharnement que d’une démarche fondée sur des éléments probants.

Dans la même veine, la Chambre a confirmé le placement sous bracelet électronique des deux frères de Farba Ngom, Ismaïla et Birane Ngom. Le parquet, qui souhaitait leur incarcération, a également vu sa demande rejetée.

Pour rappel, cette affaire, aux multiples ramifications, avait connu un rebondissement avec l’élargissement des chefs d’inculpation. Mais la Chambre d’accusation semble désormais vouloir recentrer le dossier sur les faits établis, écartant les charges jugées excessives.

Cette décision, qui allège la pression judiciaire sur Farba Ngom et ses proches, pourrait relancer les spéculations politiques autour de son avenir au sein du landerneau politique national.

AFFLUENCE RECORD À REBEUSS – Badara Gadiaga : un héros entre quatre murs

À Rebeuss, Badara Gadiaga ne cesse de gagner en stature. Devenu le détenu le plus sollicité du pays, il reçoit un nombre impressionnant de visites, au point que seules les personnes de sa famille peuvent désormais le voir. Si l’objectif était de le réduire au silence, sa détention est en train de forger, à l’abri des projecteurs, une figure politique d’envergure. Souvent, la prison ne brise pas les voix libres ; elle les façonne ! Elle polit l’homme politique, le journaliste ou tout citoyen dont la liberté d’expression dérange.

À la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Rebeuss, un phénomène sans précédent est en train de se produire. Depuis son incarcération, Badara Gadiaga, chroniqueur au verbe tranchant et à la popularité grandissante, attire une foule sans commune mesure. Il est aujourd’hui, et de loin, le prisonnier le plus sollicité du Sénégal. Jamais un détenu n’a reçu autant de visites en si peu de temps. Le nom de Badara Gadiaga résonne désormais bien au-delà des murs de sa cellule. Un monstre politique est né !
Selon des informations recueillies par « Le Dakarois Quotidien », les visiteurs se pressent chaque jour aux portes de la prison de Reubeuss, venant des quatre coins du pays, mais aussi de l’étranger. Des États-Unis d’Amérique jusqu’aux régions les plus reculées du Sénégal, tous veulent apercevoir, saluer ou, simplement, témoigner leur soutien à celui qui, en quelques jours, est devenu une véritable icône. Face à l’affluence record, l’administration pénitentiaire a dû prendre des mesures drastiques. Selon notre source, seuls les membres de sa famille proche sont désormais autorisés à lui rendre visite. Une restriction rendue nécessaire tant la liste d’attente s’allonge chaque jour.
Sans doute fatigué par cette effervescence permanente, Badara Gadiaga peine même à trouver un moment de répit. Le flot continu de demandes de visites, courriers, et messages de solidarité laisse peu de place à l’intimité ou au repos. Pourtant, loin de l’affaiblir, cette situation semble le propulser encore davantage sous les projecteurs. Loin de tomber dans l’oubli comme certains l’espéraient peut-être, le chroniqueur de Jakaarlo Bi s’impose peu à peu comme l’une des figures les plus marquantes de cette période post-alternance.
En effet, les signes ne trompent pas. Lors de sa simple convocation à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), des centaines de personnes avaient spontanément afflué pour le soutenir. Une scène qui rappelle les grandes mobilisations populaires, mais qui, depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Diomaye–Sonko, n’a même pas été égalée par les rares marches autorisées.
Ce que l’on observe aujourd’hui à Reubeuss dépasse le cadre carcéral. C’est un fait politique majeur. L’arrestation de Badara Gadiaga, loin d’éteindre sa voix, a réveillé une dynamique inédite. Il cristallise frustrations, espoirs et admiration. Loin des partis traditionnels, doctrines et appareils politiques, c’est dans l’univers carcéral que semble s’écrire une nouvelle page de l’engagement populaire.
Badara Gadiaga, qui ose dire, sans écart de langage, ce que bon nombre de ses concitoyens pensent, n’est plus simplement un chroniqueur emprisonné. Il est devenu un symbole. Et dans ce tumulte de soutien populaire, un constat s’impose : un monstre politique est bel et bien né !

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°519 – 23/07/2025

🔴 AFFLUENCE RECORD À REBEUSS / BADARA GADIAGA : UN HÉROS ENTRE QUATRE MURS
🔴 L’EX-DG D’ANAMO CITÉ DANS UNE AFFAIRE DE 600 MILLIONS F CFA : MAODO MALICK MBAYE TOMBE

🔴 LSFP / CANDIDATURE DE MOHAMED DJIBRIL WADE : UN PROFIL QUI COCHE TOUTES LES CASES
🔴 CRÉATION D’UNE FÉDÉRATION NATIONALE : LA LUTTE SÉNÉGALAISE FRANCHIT UN CAP

Affaire Anamo : Maodo Malick Mbaye, ex-DG, placé sous mandat de dépôt dans un dossier de 600 millions FCFA

L’affaire de détournement présumé de fonds publics à l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (Anamo) franchit un nouveau cap. Ce jeudi 23 juillet 2025, Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’agence, a été placé sous mandat de dépôt, selon des informations révélées par Dakaractu. Il est au cœur d’une enquête portant sur un détournement présumé de 600 millions de francs CFA, une affaire qui remonte à la période du régime de l’ancien président Macky Sall.

Tout est parti d’une plainte déposée par l’actuel directeur général de l’Anamo, Omar Ndiaye. Cette initiative a déclenché une série d’arrestations ciblant plusieurs anciens responsables de l’agence, dont l’ex-directeur administratif et financier (DAF), déjà interpellé dans le cadre de la même affaire. Le scandale concerne une gestion financière jugée opaque, avec des soupçons de détournements massifs au détriment des finances publiques.

L’enquête judiciaire s’est accélérée ces dernières semaines, mettant à nu de possibles pratiques frauduleuses ayant affecté les caisses de l’Anamo. Le montant en question – 600 millions de FCFA – fait l’objet d’un audit et d’un examen minutieux par les autorités compétentes. Plusieurs documents comptables, signatures et bons de commande seraient au centre des investigations, afin de retracer la chaîne des responsabilités.

Mis en cause par son ancien directeur administratif et financier, Maodo Malick Mbaye s’était exprimé il y a quelques semaines depuis l’étranger, niant fermement toute implication. « Je n’ai posé aucun acte délictuel dans la gestion du dossier en question. S’il y a imitation de signature, le coupable est clairement identifié », avait-il déclaré, tout en rejetant l’idée d’être utilisé comme « bouc émissaire ».

Son retour au Sénégal et sa mise en détention préventive relancent l’affaire, que beaucoup suivent avec attention, tant elle soulève des interrogations sur la gestion passée d’organismes publics sous l’ancien régime.

Cette arrestation intervient dans un contexte politique marqué par une volonté de « rupture » prônée par les nouvelles autorités. Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko a affiché sa détermination à faire la lumière sur la gestion des ressources publiques durant les années Macky Sall. De nombreux dossiers ont été rouverts, notamment dans les domaines de la gouvernance financière et des passations de marchés publics.

Le placement sous mandat de dépôt de Maodo Malick Mbaye ouvre désormais la voie à une possible mise en accusation formelle. La justice devra déterminer les responsabilités précises de chacun des acteurs impliqués dans cette affaire. L’opinion publique, de son côté, attend des réponses claires, dans un climat où les attentes en matière de reddition des comptes sont plus fortes que jamais.

Seydi Gassama défend OSIWA : « L’État est le premier bénéficiaire des subventions »

Au cœur d’un débat vif autour de la Fondation Open Society pour l’Afrique de l’Ouest (OSIWA), Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est sorti de sa réserve pour apporter des clarifications importantes. Face aux nombreuses critiques qui circulent dans les médias et sur les réseaux sociaux à propos de cette organisation active au Sénégal depuis 2000, il a souhaité rétablir certaines vérités dans une publication sur sa page Facebook.

Seydi Gassama souligne d’emblée que la démarche la plus responsable, intellectuelle et journalistique, aurait été de se rendre au siège d’OSIWA afin de s’informer directement sur ses programmes et ses activités au Sénégal et dans la sous-région ouest-africaine. Il déplore cependant que beaucoup préfèrent se contenter de déclarations péremptoires provenant de personnes se présentant comme experts, mais qui ne font que relayer des opinions sans fondement dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal tient à rappeler que l’État sénégalais est en réalité le principal bénéficiaire des subventions octroyées par OSIWA. Il explique que de nombreux secteurs gouvernementaux ont reçu ce soutien financier dans le cadre de projets spécifiquement identifiés et validés par les autorités nationales. Ainsi, loin d’être une structure agissant en marge, la Fondation collabore étroitement avec les institutions publiques pour accompagner le développement et la mise en œuvre de politiques publiques.

Par ailleurs, Seydi Gassama insiste sur le rôle fondamental que joue OSIWA dans le soutien à la société civile, un acteur clé pour la consolidation de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Il rappelle que ce soutien contribue à renforcer les capacités des organisations locales, favorisant ainsi une meilleure participation citoyenne et un contrôle plus effectif des pouvoirs publics.

En somme, cette prise de parole vise à nuancer les critiques et à mettre en lumière l’importance du partenariat entre OSIWA, l’État sénégalais et la société civile pour le progrès démocratique et social dans la région. Face à la désinformation ambiante, Seydi Gassama invite donc à un regard plus informé et équilibré sur le rôle de cette fondation.

Renforcement des liens diplomatiques : Le Président de l’Assemblée nationale du Vietnam reçu en grande pompe à Dakar par El Malick Ndiaye

Le mardi 22 juillet 2025 restera une date mémorable dans l’histoire des relations diplomatiques entre le Sénégal et le Vietnam. Pour la toute première fois depuis l’établissement des liens officiels il y a 56 ans, Son Excellence Trân Thanh Mân, Président de l’Assemblée nationale vietnamienne, a été accueilli à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass par son homologue sénégalais, El Malick Ndiaye. Cette visite officielle, accompagnée d’une délégation impressionnante de 140 membres comprenant parlementaires, ministres, maires et représentants du secteur privé, marque un tournant majeur dans la coopération bilatérale.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté conjointe des deux pays de renforcer la diplomatie parlementaire, un vecteur essentiel pour consolider leurs relations. En effet, la diplomatie entre institutions législatives ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération multiforme, allant bien au-delà des relations traditionnelles. Pour le Sénégal, ce rapprochement avec le Vietnam représente une opportunité stratégique d’approfondir ses partenariats internationaux et d’élargir ses horizons économiques et politiques.

Durant son séjour, le Président Trân Thanh Mân est attendu pour des entretiens de haut niveau avec le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, puis avec le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces discussions promettent d’aborder des sujets clés portant sur le renforcement des échanges économiques, agricoles et législatifs entre les deux pays.

Plusieurs accords bilatéraux devraient être signés à cette occasion. Ces accords porteront sur des domaines stratégiques, notamment la coopération interparlementaire, l’économie et l’agriculture. Ils symbolisent un engagement mutuel à développer des projets communs et à favoriser un développement durable au bénéfice des deux nations. Cette étape illustre également la volonté des deux États d’adopter une démarche pragmatique et innovante dans leur collaboration.

Le communiqué officiel publié par l’Assemblée nationale du Sénégal insiste sur l’importance de cette visite pour la diplomatie parlementaire, présentée comme un levier fondamental pour la paix, la stabilité et le progrès social. En effet, en rapprochant leurs institutions législatives, le Sénégal et le Vietnam se donnent les moyens de renforcer la gouvernance démocratique tout en promouvant une coopération basée sur le respect mutuel et l’intérêt commun.

Cette visite historique, fruit d’une relation diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle, ouvre ainsi une nouvelle ère d’échanges fructueux entre Dakar et Hanoï. Elle témoigne de la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour un avenir plus prospère, en mettant la diplomatie parlementaire au centre de leur stratégie commune. Le Sénégal et le Vietnam réaffirment par cet événement leur détermination à bâtir un partenariat solide, durable et porteur d’espoir pour leurs peuples respectifs.

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Recrutement exceptionnel de formateurs : une impulsion majeure pour la formation professionnelle au Sénégal

Dans une volonté affirmée de moderniser la formation professionnelle et d’assurer une meilleure insertion des jeunes dans le tissu économique, le gouvernement du Sénégal a annoncé un recrutement exceptionnel de deux cents formateurs. Cette mesure phare s’inscrit dans le cadre de la « Grande Offensive Présidentielle pour la Formation Professionnelle et Technique », une stratégie portée par les plus hautes autorités du pays pour répondre aux exigences du développement national.

Dans un communiqué officiel daté du 22 juillet 2025, le ministère de la Formation professionnelle et technique a précisé que ce recrutement vise à renforcer l’encadrement pédagogique dans les filières dites prioritaires. Il s’agit notamment de filières identifiées comme vecteurs de croissance dans le cadre de l’Axe stratégique intitulé « Capital humain de qualité et équité sociale » inscrit dans l’Agenda National de Transformation – Vision Sénégal 2050. L’enjeu est de taille : améliorer la qualité de la formation, territorialiser l’offre éducative technique et aligner les compétences formées sur les besoins concrets du marché du travail.

Le gouvernement entend ainsi doter les établissements de formation d’un personnel qualifié, capable de transmettre aux apprenants les savoir-faire techniques attendus dans les secteurs porteurs. Cette mesure s’inscrit également dans un effort d’équité sociale, visant à garantir un accès plus équilibré à une formation de qualité sur l’ensemble du territoire sénégalais. Elle répond aussi à un impératif économique, celui de renforcer la compétitivité des entreprises à travers la disponibilité d’une main-d’œuvre formée, opérationnelle et adaptée aux mutations de l’économie.

Le ministère a par ailleurs annoncé que, conformément aux instructions du Premier ministre, les détails relatifs aux filières ciblées, aux profils recherchés, aux quotas de recrutement, ainsi qu’aux modalités pratiques de dépôt des candidatures, seront communiqués très prochainement. Le processus de sélection, promet l’autorité, se déroulera dans un esprit de transparence, de mérite, d’équité et d’excellence.

Ce recrutement exceptionnel constitue une nouvelle étape dans la politique de valorisation du capital humain, élément central du plan Sénégal 2050. Il s’inscrit dans une logique de transformation structurelle de l’économie par l’éducation technique et la formation professionnelle, avec pour objectif final d’ouvrir aux jeunes Sénégalais les portes de l’emploi durable et de la réussite sociale.

CAMES 2025 : L’Université Iba Der Thiam de Thiès signe un sans-faute avec un taux de réussite de 100 %

L’Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) continue de s’imposer comme un pôle académique de référence au Sénégal et dans la sous-région. À l’issue de la 47ème session des Comités Consultatifs Interafricains (CCI) du CAMES, l’institution universitaire a enregistré un taux de réussite exceptionnel de 100 %, selon un communiqué officiel de l’université.

Neuf candidats présentés, neuf candidats admis. Un bilan sans appel qui place l’UIDT au sommet des universités sénégalaises pour cette édition 2025 du prestigieux concours d’aptitude aux grades universitaires. Les résultats publiés font état de trois nouveaux professeurs titulaires, deux professeurs assimilés et quatre maîtres de conférences titulaires issus de cette université publique.

Ce succès n’est pas une première pour l’UIDT. En 2024 déjà, elle avait atteint un taux de réussite parfait, avec 13 candidats retenus sur 13 présentés. En 2023, elle avait réalisé un score de 95,65 %, avec 44 enseignants admis sur un total de 46. Une régularité dans l’excellence qui confirme la montée en puissance de l’université thiessoise dans le paysage de l’enseignement supérieur sénégalais.

Pour l’administration universitaire, ces performances traduisent non seulement la qualité de l’encadrement académique au sein de l’UIDT, mais aussi la rigueur dans la préparation des dossiers de candidature. « Ces résultats témoignent de l’excellence de la qualité de l’enseignement à l’UIDT mais aussi de l’efficacité dans le suivi des dossiers de candidature », peut-on lire dans le communiqué.

En obtenant un taux de réussite de 100 % pour la deuxième année consécutive, l’Université Iba Der Thiam de Thiès renforce sa réputation et contribue à élever le niveau de l’enseignement supérieur national, tout en affirmant sa place dans l’espace académique africain.

Trafic de drogue à Thiès : une course-poursuite nocturne, un 4×4 abandonné et 92 paquets de chanvre saisis

La lutte contre le narcotrafic vient de connaître un tournant spectaculaire à Thiès. Dans la soirée du mardi 22 juillet 2025, une opération de contrôle menée par la compagnie de Gendarmerie de la région a permis la saisie d’une importante quantité de chanvre indien, abandonnée par ses convoyeurs dans un véhicule tout-terrain.

Tout commence aux abords du Centre National d’Entraînement des Forces d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (CNEFIGN), alors qu’une patrouille de routine est en cours. Les gendarmes aperçoivent un 4×4 dont le comportement éveille immédiatement les soupçons. Le véhicule ralentit, puis ses occupants prennent la fuite à pied à la vue des forces de l’ordre, abandonnant l’engin sur place.

Réagissant rapidement, les autorités déclenchent une opération de ratissage. Appuyés par les éléments de la brigade de Notto Diobass et de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Thiès, les gendarmes investissent la zone. Leur persévérance est récompensée : quatre grands sacs sont retrouvés dans le véhicule, contenant un total de 92 paquets de chanvre indien soigneusement emballés.

Les premiers recoupements révèlent que le même véhicule avait été signalé quelques heures plus tôt pour avoir forcé un poste de péage, avant de prendre la direction de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD). Un comportement jugé hautement suspect, qui avait déjà mis en alerte certaines unités de sécurité.

Le véhicule ainsi que la cargaison ont été conduits à la brigade pour les besoins de l’enquête. Une procédure judiciaire est en cours pour identifier les membres du réseau en fuite. Cette nouvelle saisie confirme une fois de plus l’intensité du trafic de chanvre indien dans la région de Thiès et la détermination des forces de sécurité à enrayer ce fléau.

Sandiara : 175 kg de chanvre indien saisis en pleine nuit sur une charrette abandonnée

Dans la nuit du 20 au 21 juillet 2025, la Brigade de Proximité de Sandiara a mené une opération de lutte contre le trafic de drogue qui restera dans les annales. Grâce à un renseignement exploité avec rigueur, les gendarmes ont intercepté une importante cargaison de chanvre indien, abandonnée par son convoyeur en pleine nuit.

Tout a commencé quelques jours auparavant, lorsque les forces de sécurité ont été informées d’un mouvement suspect dans la zone. Un débarquement de produits illicites étant redouté, un dispositif de surveillance a aussitôt été mis en place dans les environs. L’objectif était clair : piéger les trafiquants en flagrant délit.

Dans l’obscurité, les gendarmes repèrent une charrette suspecte circulant discrètement. La patrouille suit l’attelage avec précaution, jusqu’au moment où le conducteur, réalisant qu’il est surveillé, décide de s’enfuir à pied, abandonnant la charrette sur place. Profitant de la nuit, il parvient à disparaître dans la nature.

Sur l’engin abandonné, les éléments de la brigade découvrent cinq colis bien emballés, contenant au total 175 kilogrammes de chanvre indien. La charrette a été saisie comme élément de preuve, et une enquête a été immédiatement ouverte pour retrouver le ou les auteurs de cette tentative de trafic.

Cette saisie spectaculaire illustre une fois de plus la détermination sans faille des autorités à lutter contre le narcotrafic, notamment dans les zones rurales souvent utilisées comme points de transit. À Sandiara, cette opération coup de poing confirme l’engagement des forces de l’ordre à sécuriser durablement le territoire.

Thiès : Un trafic de chanvre indien démantelé au quartier Silmang, 2,5 kg saisis lors d’une opération nocturne

Une opération de sécurisation nocturne menée par les éléments du Commissariat du 1er arrondissement de Thiès a permis, dans la nuit du 20 juillet 2025, de démanteler un réseau de trafic de chanvre indien dans le quartier Silmang. L’intervention s’est soldée par l’interpellation d’un suspect et la saisie d’une importante quantité de drogue.

Tout a commencé lorsqu’une patrouille a repéré deux individus au comportement suspect dans une zone faiblement éclairée. L’attitude nerveuse et furtive des deux hommes a aussitôt éveillé les soupçons des agents, qui ont réussi à mettre la main sur l’un d’eux tandis que l’autre prenait la fuite. La fouille du suspect a permis de retrouver dix cornets de chanvre indien, manifestement préparés pour être écoulés dans les environs.

Les investigations n’en sont pas restées là. Conformément aux procédures, une perquisition a été immédiatement menée au domicile du mis en cause, situé à Silmang. Les policiers y ont fait une découverte significative : 2,5 kilogrammes de chanvre indien, soigneusement dissimulés dans sa chambre. Cette quantité, ajoutée à l’emballage soigné et aux indices recueillis sur place, témoigne d’une organisation structurée, suggérant un trafic bien établi.

Placé en garde à vue, le suspect devra répondre des chefs d’accusation de trafic de drogue et d’offre et cession de produits illicites. L’enquête est toujours en cours, les forces de l’ordre tentant à présent de remonter la filière pour identifier d’éventuels complices et démanteler tout le réseau.

Cette opération illustre une fois de plus la détermination de la police à lutter contre le fléau du trafic de stupéfiants, qui mine les quartiers et menace la jeunesse. À Thiès, la vigilance des autorités semble porter ses fruits.

Crise à la Poste : Tamsir Sall dénonce l’absence de stratégie et propose une réforme audacieuse pour relancer l’institution

Face aux difficultés chroniques que traverse la Poste sénégalaise, Tamsir Sall, président du Mouvement AFAF, a choisi de briser le silence. Dans une note rendue publique, il alerte sur l’état préoccupant de cette structure publique qu’il estime essentielle pour l’économie nationale, et avance une proposition aussi singulière qu’audacieuse pour sa relance.

Selon lui, la crise actuelle de la Poste est symptomatique d’un mal plus profond : l’absence de vision stratégique, de planification efficace et de lisibilité dans la gestion. « L’économie sénégalaise est actuellement plongée dans une baie de sable mouvant. Il appartient désormais à tout un chacun, de quelque bord qu’il se situe, d’apporter sa contribution pour éviter que notre cher Sénégal ne soit englouti », avertit-il en introduction.

À travers son plaidoyer, Tamsir Sall ne se contente pas d’un diagnostic. Il propose une série de mesures structurantes, qu’il qualifie de solution pratique, pour redresser cette institution en difficulté. Sa « recette » repose sur une législation inédite visant les acteurs économiques étrangers opérant sur le sol sénégalais.

L’idée centrale est d’obliger toute personne étrangère résidant au Sénégal, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 500 millions de francs CFA, à ouvrir un compte exclusivement à la Poste. Selon lui, cela permettrait à la structure d’élargir considérablement sa base clientèle, tout en injectant des ressources financières nouvelles dans ses circuits.

Mais il va plus loin : il appelle à l’adoption de trois lois précises par l’Assemblée nationale. La première rendrait obligatoire pour les étrangers concernés l’ouverture d’un compte à la Poste. La seconde interdirait formellement à ces mêmes personnes d’ouvrir un compte dans une autre institution bancaire. La troisième criminaliserait la thésaurisation de liquidités par les ressortissants étrangers établis au Sénégal.

Derrière cette proposition, Tamsir Sall poursuit un triple objectif : renforcer la visibilité des flux financiers générés par les étrangers, améliorer la fiscalisation de leurs revenus, et revitaliser la Poste par un afflux contrôlé de capitaux.

À ses yeux, cette mesure serait salvatrice. « Cette réforme permettra sans nul doute à la Poste de se refaire une peau neuve et de sortir de sa longue et douloureuse agonie », conclut-il, non sans insister sur le caractère urgent de la situation.

La note de Tamsir Sall intervient dans un contexte où plusieurs structures publiques souffrent d’un manque de ressources et d’une crise de confiance. Sa proposition, bien qu’ambitieuse, risque de susciter un large débat, notamment en ce qui concerne sa faisabilité juridique et son impact sur les investissements étrangers.

Cybercriminalité : El Hadj Babacar Dioum alias « Kocc Barma » écroué pour une affaire tentaculaire

Le mardi 22 juillet 2025 restera une date charnière dans l’histoire judiciaire sénégalaise. El Hadj Babacar Dioum, connu du grand public sous le pseudonyme de « Kocc Barma », a été placé sous mandat de dépôt après avoir été présenté au procureur. L’homme est poursuivi pour une série d’infractions d’une extrême gravité, parmi lesquelles la diffusion de contenus pornographiques et pédopornographiques, atteinte à la vie privée, chantage, extorsion de fonds, menaces, blanchiment de capitaux et usage de faux documents administratifs.

À l’origine de cette procédure, une enquête méticuleuse menée par les services spécialisés dans la cybersécurité. Les investigations ont permis de lever le voile sur un système structuré et hautement préjudiciable. Les enquêteurs ont découvert une quantité impressionnante de contenus illicites, parmi lesquels figurent plus de 9 000 fichiers compromettants, dont 407 sextapes et 4 191 vidéos en attente d’exploitation. Le prévenu aurait, selon les premières révélations, extorqué pas moins de 93 millions de francs CFA à ses nombreuses victimes. Dix-huit téléphones portables ont été saisis, ce qui témoigne de l’ampleur de ses activités numériques.

Derrière le pseudonyme provocateur de « Kocc Barma », se dissimule un administrateur de société né à Dakar en 1987. Pendant des années, il a animé une plateforme très controversée, se présentant comme un justicier autoproclamé, dénonçant l’immoralité à coups de publications violant la vie privée d’individus. Nombreux sont ceux qui, au fil du temps, avaient tiré la sonnette d’alarme face aux agissements de cet homme dont l’activité sur internet provoquait régulièrement indignation, humiliation publique et détresse psychologique.

L’affaire fait l’effet d’une onde de choc. Elle ravive les appels à un renforcement des lois contre la cybercriminalité et la protection des données personnelles. Pour les familles de victimes, ce placement sous mandat de dépôt est un premier pas vers la justice. Pour l’État et les autorités judiciaires, c’est aussi une alerte face à l’urgence de contrôler plus efficacement les dérives numériques et les plateformes qui échappent aux règles de l’éthique.

Alors que l’enquête se poursuit, le sort de celui qui incarnait le visage le plus sulfureux de la cyberviolence au Sénégal est désormais entre les mains de la justice. Ce dossier marque sans doute le début d’un tournant majeur dans la lutte contre les crimes numériques dans le pays.

Moustapha Niasse revient sur la scène publique et plaide pour un endettement responsable en faveur du développement

Discret depuis la fin de son mandat à la tête de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse refait surface avec un message fort à l’endroit des nouvelles autorités sénégalaises. Invité à un séminaire international tenu à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Dakar, l’ancien président de l’hémicycle a défendu l’idée d’un recours stratégique à l’endettement public pour stimuler le développement du pays.

« N’ayons pas peur de la dette, endettons-nous », a-t-il lancé, selon des propos rapportés par le quotidien Le Soleil. Pour Moustapha Niasse, la dette publique ne doit pas être perçue comme un fardeau insurmontable, mais plutôt comme un levier de croissance, à condition qu’elle soit investie dans des secteurs porteurs.

Il a appuyé son argumentaire en prenant l’exemple des États-Unis, première puissance économique mondiale, qui continue de croître malgré un endettement colossal. « Ce qui importe, c’est l’usage des fonds empruntés. Un pays peut prospérer en étant endetté si cet argent est bien investi », a-t-il insisté.

L’ancien ministre des Affaires étrangères voit dans les ressources gazières et pétrolières du Sénégal une garantie future pour le remboursement de la dette. Selon lui, ces richesses doivent être anticipées comme un levier pour attirer des financements structurants.

Par ailleurs, Moustapha Niasse a salué l’initiative diplomatique marocaine visant à renforcer la coopération Sud-Sud, et a plaidé pour une intégration économique accrue entre les pays de la façade atlantique africaine. Il y voit une opportunité historique de bâtir une Afrique émergente, interconnectée et solidaire.

Par cette sortie, Moustapha Niasse semble vouloir contribuer au débat économique national, à un moment où les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye, affichent une prudence marquée vis-à-vis de l’endettement extérieur.

Sénégal – Affaire Ismaïla Madior Fall : une confrontation décisive devant la Haute Cour de Justice

L’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a été entendu ce lundi 21 juillet 2025 par la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette audition s’est déroulée dans le cadre de la procédure judiciaire en cours, visant l’ex-Garde des Sceaux, mis en cause dans une affaire de présumée corruption liée à l’attribution d’un marché public stratégique.

Un des moments clés de l’audition a été la confrontation entre Ismaïla Madior Fall et Cheikh Guèye, entendu dans le dossier en qualité de simple renseignant. En cause, un versement de 50 millions de francs CFA que certains soupçonnent être une tentative de corruption.

Selon les informations rapportées par Seneweb, Cheikh Guèye a nié toute manœuvre frauduleuse, affirmant aux magistrats qu’il s’agissait d’un prêt personnel envisagé au profit de l’ancien ministre. De son côté, Ismaïla Madior Fall a rejeté cette version, soutenant qu’il avait perçu la somme comme une donation spontanée, qu’il aurait immédiatement restituée dans la même pièce.

Ce face-à-face intervient dans une enquête ouverte autour de l’attribution controversée d’un marché public pour la construction d’un centre de surveillance par bracelets électroniques. Un projet censé incarner la modernisation du système pénal sénégalais, mais aujourd’hui entaché de soupçons de favoritisme et d’irrégularités.

Assigné à résidence depuis le 20 mai 2025, Ismaïla Madior Fall porte un bracelet électronique, mesure imposée par la commission d’instruction dans le cadre de l’enquête. Ses avocats dénoncent une décision « disproportionnée » et ont déposé une requête en mainlevée visant à obtenir la levée des mesures restrictives.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique marqué par une volonté affirmée des nouvelles autorités sénégalaises de rompre avec l’impunité et de sanctionner la corruption à tous les niveaux de l’État, y compris parmi les anciens hauts responsables.

Cybersécurité et Délits Financiers : Vers une Information Judiciaire contre “Kocc Barma”

Interpellé jeudi dernier par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), El Hadji Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma », a été présenté ce lundi 21 juillet au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar. Ce passage devant le parquet s’est soldé par un retour de parquet, prélude à l’ouverture imminente d’une information judiciaire.

Les charges qui pèsent sur l’administrateur du célèbre site Seneporno sont multiples : collecte et diffusion illicites de données personnelles, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, chantage, extorsion de fonds et, plus récemment, blanchiment de capitaux.

Selon les révélations livrées par L’Observateur dans son édition de ce mardi 22 juillet, l’enquête a mis au jour un mode de vie luxueux, qui contraste avec la discrétion affichée par l’intéressé ces dernières années. Les enquêteurs ont ainsi découvert un compte bancaire bien fourni, affichant un solde de 49 millions de francs CFA. Ce compte aurait également enregistré des mouvements financiers jugés suspects par les autorités.

Les perquisitions menées dans le cadre de l’enquête ont permis la saisie de plusieurs véhicules de luxe, dont une BMW haut de gamme et une Mitsubishi flambant neuve. Ces éléments alimentent les soupçons de blanchiment d’argent qui s’ajoutent aux autres infractions initialement retenues.

Autre point d’interrogation : la propriété réelle du restaurant Eddy’s, situé sur l’avenue Bourguiba à Dakar. Le lien entre ce commerce et « Kocc Barma » n’est pas encore clairement établi, mais il est au cœur des investigations. Les enquêteurs cherchent à déterminer si ce restaurant a pu servir de façade à des opérations de blanchiment ou s’il s’agit d’un simple investissement déclaré.

Face à la complexité du dossier, le parquet a opté pour l’ouverture d’une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction. Cette procédure permettra un approfondissement de l’enquête, notamment à travers d’éventuelles confrontations, auditions de complices présumés et expertises techniques.

Déjà poursuivi dans le passé pour des faits similaires, El Hadji Babacar Dioum pourrait cette fois faire face à une réponse pénale plus sévère, au regard de l’ampleur des faits reprochés.

Arrestation à l’Arène nationale : fin de cavale pour Pathé Baldé, frère du lutteur Ama Baldé

La cavale de Pathé Baldé a pris fin ce dimanche à l’Arène nationale. Frère du célèbre lutteur Ama Baldé, il a été interpellé alors qu’il assistait discrètement à un combat pour soutenir son neveu Jacob. Selon nos informations, c’est sa présence remarquée qui a alerté les forces de sécurité. Placé en garde à vue, il a été déféré ce lundi 21 juillet devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.

Pathé Baldé est poursuivi pour offre et cession de chanvre indien, outrage à agent et rébellion, des accusations qu’il réfute en bloc devant les enquêteurs. Peu loquace lors de son audition, il a simplement déclaré ne plus entretenir de contact avec son frère Ama Baldé ni leur neveu Julo, depuis leur fuite commune.

Les faits à l’origine de cette affaire remontent à mai dernier, à la suite d’une série d’agressions signalées dans le département de Pikine. Le nom de Julo, neveu d’Ama Baldé, avait été cité dans plusieurs plaintes pour violences. Refusant de se présenter à la police malgré plusieurs convocations, il aurait même menacé l’une des victimes.

Lorsque les forces de l’ordre ont tenté de l’interpeller au domicile familial, elles se sont heurtées à une résistance musclée. Des proches d’Ama Baldé, dont Pathé, se sont opposés à l’arrestation, provoquant un affrontement au cours duquel un adjudant de police a été blessé. Lors de la fouille des lieux, 14 cornets de chanvre indien ont été découverts.

Profitant du chaos, Julo, Ama et Pathé ont pris la fuite avant l’arrivée des renforts. Alors que les rumeurs le disaient réfugié en Guinée-Bissau, Pathé Baldé se serait en réalité caché sur le territoire sénégalais, échappant pendant deux mois aux recherches. Ama Baldé, de son côté, aurait quitté le Sénégal pour la France, selon le quotidien L’Observateur.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°518 – 22/07/2025

🔴 « LE SÉNÉGAL NE SERA JAMAIS UNE DICTATURE DE TRANSITION » : BARTH’ DÉFIE LE TANDEM
🔴 KEUR MOUSSA / LE VICARIAT ET LA FAMILLE FILFILI ACCUSÉS DE SPOLIATION FONCIAIRE : LES HABITANTS DÉTERMINÉS À MOURIR POUR LEUR TERRE

🔴 ZIGUINCHOR / DON MÉDICAL DE 10 MILLIONS F CFA : NICOLAS JACKSON JOUR SOLIDAIRE
🔴 PRÉPARATIFS AFROBASKET FÉMININ 2025 : LE SÉNÉGAL S’INCLINE FACE AU MALI

Kaolack – Commune de Darou Salam : Des villages enclavés et un accès aux soins très difficile

Dans les villages de Ndémène, Mack Ndiaguène et Lougué, rattachés à la commune de Darou Salam, dans l’arrondissement de Paoskoto, les populations tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation avancée des pistes latéritiques reliant leurs localités à Porokhane.

Des routes impraticables en hivernage

En saison des pluies, ces pistes deviennent quasi impraticables. Nids-de-poule, stagnations d’eau et boue rendent les déplacements quotidiens extrêmement pénibles, voire dangereux. « C’est un véritable calvaire, surtout pour les femmes enceintes et les personnes âgées », déplore un habitant de Ndémène.

Ce problème dépasse d’ailleurs ces trois villages : dans l’ensemble de la commune de Darou Salam, la majorité des routes restent non bitumées, aggravant l’isolement des populations, notamment en période d’hivernage.

Infrastructures sanitaires quasi inexistantes

Sur le plan sanitaire, la situation est tout aussi préoccupante. Les cases de santé de ces villages sont quasi inopérantes : absence de lits, de médicaments, bâtiments vétustes… À défaut de soins sur place, les malades sont souvent évacués vers l’hôpital de Paoskoto, parfois à bord de charrettes ou de motos, faute d’ambulance.

Des conséquences graves pour les communautés

L’éloignement, combiné à l’état déplorable des routes, constitue un obstacle majeur à l’accès aux soins, particulièrement pour les personnes vulnérables : femmes enceintes, enfants, personnes âgées. À cela s’ajoutent le manque d’équipement médical, l’insuffisance de personnel qualifié, et l’absence de médicaments, qui rendent les structures sanitaires locales pratiquement inutilisables.

Les populations de Darou Salam appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour désenclaver la zone et réhabiliter les infrastructures sanitaires, afin d’assurer un minimum de dignité et de sécurité aux habitants de ces localités rurales.

Affaire Kocc Barma : le célèbre administrateur de site X déféré, un retour de parquet prononcé

Dakar, 21 juillet 2025 – El Hadj Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de “Kocc Barma”, a été déféré ce lundi au tribunal de Dakar. Il fait l’objet d’un retour de parquet dans une affaire tentaculaire mêlant cybercriminalité, atteinte à la vie privée et extorsion. Le parquet a décidé de l’ouverture d’une information judiciaire.

Interpellé jeudi dernier par la Division spéciale de cybercriminalité (DSC), Kocc Barma est poursuivi pour stockage, collecte illicite et diffusion de données personnelles, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, chantage, extorsion de fonds et blanchiment de capitaux.

Le célèbre administrateur de pages en ligne spécialisées dans la diffusion de contenus à caractère sexuel, souvent sans le consentement des personnes concernées, était dans le collimateur des autorités depuis plusieurs années. Mais c’est une plainte déposée récemment par une mineure de 16 ans, victime présumée de diffusion d’images obscènes et de chantage, qui a permis aux enquêteurs de localiser et de procéder à son arrestation.

Selon une source judiciaire, cette plainte a constitué un élément déclencheur dans une affaire qui s’est construite sur une accumulation de dossiers. Plusieurs victimes – des jeunes femmes pour la plupart – avaient dénoncé la publication non consentie de leurs images intimes, accompagnée de menaces, souvent pour obtenir de l’argent ou du silence.

La gravité des charges, notamment le blanchiment de capitaux en lien avec les gains issus des activités illégales du site, a conduit le parquet à ordonner l’ouverture d’une information judiciaire. Le juge d’instruction devra désormais faire la lumière sur l’ampleur du réseau mis en place par Kocc Barma et déterminer les responsabilités.

Keur Moussa/Foncier:fili fili Et Archidiocèse persistent dans l’illégalité au détriment des populations.

‎Depuis des décennies, les populations de Keur Moussa luttent contre la spoliation de leurs terres. Malgré le temps qui passe, leur engagement ne faiblit pas. Les contestations sont devenues courantes à Keur Moussa. Cela témoigne du caractère transgénérationnel de la bataille entamée contre ces prédateurs fonciers véreux et sans scrupules. Aujourd’hui plus qu’hier, les populations de Keur Moussa n’imaginent pas un seul instant se laisser spolier de leurs terres et sont Décidées à lutter jusqu’a la dernière énergie. A introduit M. Mamadou diop SG and defar keur Moussa.

‎Il poursuit qu’il est important de noter que les Conséquences de cette Volonté de faire main basse sur ces terres au Détriment des Véritables Propriétaires se font sentir. En effet, les populations des sept villages, Privé Illégalement de leurs terres, n’ont plus d’espaces Dédiés pour l’agriculture et l’Élevage alors que les familles s’agrandissent. Elles ont Hérité ces terres de leurs ancêtres qui sont une source de revenus pour elles.

‎Le SG a aussi rappeler que « cette affaire a démarrer à la fin des années 80 et au début des années 90, FILFILLY qui revendiquait des droits sur ces terres, avait Porté l’affaire au tribunal de Dakar mais il a été Débouté. Malgré ce revers judiciaire, sa famille est revenue à la charge. L’association And Défar Keur Moussa  avait Sonné la mobilisation, en organisant une marche pacifique et en prenant des mesures de sauvegarde.
‎Informé de la situation, le ministre de l’Intérieur d’alors Aly Ngouille NDIAYE Était venu ¥ Keur Moussa, le 13 juin 2020, Accompagné du Préfet de Thies, du Sous-préfet de l’arrondissement de Keur-Moussa, du maire de Keur-Moussa. L’Autorité voulait s’enquérir personnellement de la situation foncière de Keur-Moussa. La Réunion a eu lieu en Présence des Autorités religieuses de Keur Moussa, du Président de l’association  And Defar Keur-Moussa , des Représentants de la population, de la famille FILFILI et du VICARIAT. Aprés avoir Écouté toutes les parties, le ministre de L’ intérieur avait Ordonné la suspension des Opérations foncières sur le site et la poursuite par les populations de leurs Activités agricoles.
‎Malgré l’ordre formel du ministre et la Décision de justice en faveur des habitants de Keur Moussa, la famille FILFILI et le VICARIAT passent outre ces Décisions. Sans Conséquence. Pourtant, le Sous-préfet avait promis d’apporter toute la diligence requise pour Résoudre le probl©me. Jusqu’ici, nous attendons ».

‎En conclusion Mamadou DIOP(SG and defar keur moussa à affirme » Notre position ne varie pas, la mobilisation ne faiblit pas. S’il faut verser notre sang pour exercer pleinement nos droits économiques et sociaux, nous engagerons une lutte sans merci contre ces Prédateurs fonciers pour le Rétablissement des populations Spoliées dans leurs droits Bafoués. Et il faut dire sans Équivoque que la restitution de ces terres aux familles injustement dépossédées, est une Œuvre de salut public dans notre pays Où tout est urgence pour les masses populaires. Il doit être mis fin à ces pratiques dans ce pays Conformément a la nouvelle doctrine du Jub, Jubbal, Jubanti  : c’est un acte de bonne gouvernance. Cette doctrine incarne L’idée de justice, de rectitude et de remise en ordre. C’est un appel a la bonne gouvernance et a la correction des torts Passes. Les 201 hectares dont Réclame l’archidiocése de Dakar sont l’illustration parfaite d’une dénégation outrageuse des droits Multi séculaires des habitants de Keur Moussa.
‎Nous rappelons aux Autorités que les populations ont Sanctionné le Régime de Macky Sall pour, entre autres raisons, plus de justice sociale et la fin du régne de L’impunité, de l’arrogance et du banditisme a col blanc.
‎C’est pourquoi, nous demandons, a nouveau avec insistance, aux Autorités de prendre toute mesure idoine pour Rétablir les populations Spoliées dans leurs droits Bafoués ».

Keur Moussa/Foncier:fili fili Et Archidiocèse persistent dans l'illégalité au détriment des populati

Éducation / BFEM – IEF de Kaolack commune : 1 956 admis d’office sur 4 084 candidats, soit un taux de réussite de 47,89 %

C’est un moment décisif pour des milliers de collégiens à travers le pays. Ce matin, dans plusieurs centres d’examen, les candidats au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) ont enfin découvert les résultats tant attendus du premier tour. Entre joie, soulagement et parfois déception, les émotions étaient contrastées.

Dans la commune de Kaolack, l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) a publié les résultats officiels de cette première phase. Selon l’inspecteur Assane Badji, secrétaire général de l’IEF, les chiffres sont les suivants :

« Nous venons de boucler le premier tour du BFEM, session 2024-2025. Sur 4 153 candidats inscrits (dont 2 437 filles et 1 716 garçons), 4 084 se sont effectivement présentés aux épreuves, soit un taux de présence de 98,34 %. Parmi eux, 1 956 ont été déclarés admis d’office, soit 47,89 % de taux de réussite », a précisé M. Badji.

1 148 sont des filles, soit un taux de réussite de 47,83 % chez les filles, 808 sont des garçons, avec un taux de 47,98 % chez les garçons.

« Ces résultats reflètent la tendance générale observée au niveau de l’IEF de Kaolack commune », a-t-il ajouté.

Un total de 1 634 candidats a été retenu pour le second tour, parmi lesquels 680 filles et 817 garçons.

« Si ces 1 634 candidats parviennent à réussir, nous atteindrons un taux global de 87,30 % de réussite. Nous osons espérer qu’ils franchiront cette dernière étape, puisqu’il s’agit d’épreuves qui visent à évaluer des compétences spécifiques », a conclu l’inspecteur Assane Badji.

Lancement des opérations de pulvérisation en prélude au Grand Magal 2025

À l’approche du Grand Magal de Touba, édition 2025, la Brigade nationale du service d’hygiène a entamé une vaste opération de pulvérisation pour garantir un environnement sain et hygiénique aux millions de pèlerins attendus. Sous la supervision du capitaine El Hadji Niass, chef de la brigade régionale du service d’hygiène, une équipe de 100 agents a été mobilisée pour couvrir les zones ciblées de la ville sainte.

Selon le capitaine Niass, une importante quantité de produits a été mise à la disposition des agents pour mener à bien cette mission de salubrité publique. Ces produits, bien que puissants et efficaces contre les vecteurs de maladies, sont également toxiques. C’est pourquoi le chef de la brigade a tenu à alerter les populations : « Nous invitons les habitants à prendre toutes les précautions nécessaires lors des opérations, notamment en évitant les zones en cours de pulvérisation. »

L’opération se déroule en étroite collaboration avec le comité d’organisation du Grand Magal, qui joue un rôle clé dans l’identification des sites prioritaires, notamment les lieux d’hébergement, les axes de grande affluence, les marchés, les lieux de restauration, les mosquées et les points d’eau.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif de prévention sanitaire mis en place par les autorités en amont du Magal. Elle vise notamment à réduire les risques liés aux maladies transmissibles par les insectes (paludisme, dengue, etc.), à prévenir les épidémies et à protéger la santé publique dans un contexte de forte concentration humaine.

Chaque année, le Grand Magal attire des millions de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, rendant indispensables ces efforts d’assainissement pour garantir le bon déroulement de l’événement religieux.

Tensions au sein de la coalition présidentielle : l’Union des panafricanistes sénégalais dénonce les dérives internes et soutient Diomaye Faye

Face aux crispations de plus en plus visibles dans les rangs de la coalition présidentielle « Diomaye Président », l’Union des panafricanistes sénégalais (UPS) est sortie de sa réserve. Dans un communiqué rendu public ce week-end, le mouvement dirigé par Bougar Diouf exprime son inquiétude face à ce qu’il qualifie de « dérives gravissimes » menaçant la cohésion de la majorité au pouvoir.

Sans détour, l’UPS pointe du doigt deux figures majeures de la coalition : Aïda Mbodji, présidente de la Conférence des leaders, et Ousmane Sonko, Premier ministre. Le mouvement leur reproche des comportements jugés « contre-productifs » pour l’unité de l’équipe gouvernementale et préjudiciables à l’autorité du président Bassirou Diomaye Faye.

« Ce que nous observons aujourd’hui relève d’un plan insidieux visant à affaiblir la légitimité du président Diomaye Faye », déclare Bougar Diouf, cité par Les Échos. Selon l’UPS, la gestion « solitaire et politicienne » d’Aïda Mbodji met à mal l’esprit de collégialité qui devrait prévaloir au sein de la majorité.

Quant à Ousmane Sonko, ses récentes prises de parole sont perçues par l’UPS comme une « attaque frontale » contre le chef de l’État. « Le peuple sénégalais n’a pas élu deux présidents », martèle le communiqué, rappelant que le Premier ministre a été nommé, et non désigné directement par le suffrage universel. Le mouvement accuse Sonko d’« humilier publiquement » le président, un acte qu’il qualifie de « manque de loyauté inacceptable ».

Dans un ton grave, l’UPS appelle l’ensemble des forces de la mouvance présidentielle à un « sursaut de loyauté » et à la préservation de l’unité autour du chef de l’État. « Le président Bassirou Diomaye Faye est le seul dépositaire légitime du mandat populaire. Toute tentative d’isolement politique ou de pression interne visant à affaiblir son autorité est à proscrire », affirme le mouvement.

Fidèle à sa ligne panafricaniste et républicaine, l’UPS dénonce également les manœuvres de ce qu’il nomme des « vautours politiques », « rapaces » et « condors » prêts à sacrifier l’intérêt général au profit de leurs ambitions personnelles.

L’Union des panafricanistes sénégalais conclut son communiqué en réitérant son « soutien total, loyal et inconditionnel » au président Diomaye Faye, qu’elle décrit comme le garant de la stabilité des institutions, porteur d’un projet de rupture, de justice sociale et de gouvernance éthique.

« Nous ne laisserons pas le président Diomaye Faye seul face à ces menaces internes. L’heure est à la vigilance et au rassemblement autour de notre projet de refondation nationale », prévient l’UPS, qui se dit prête à mobiliser l’opinion nationale contre toute tentative de déstabilisation.

Barthélémy Dias dénonce des blocages politiques dans la location de salles à Dakar : “Un bras de fer silencieux”

Lors d’un point de presse tenu ce lundi, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vigoureusement dénoncé ce qu’il qualifie de manœuvres politiques visant à empêcher l’opposition de tenir des rencontres publiques dans la capitale. Le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk affirme avoir été confronté à de nombreux refus d’hôtels et de salles privées alors qu’il cherchait un lieu pour organiser une conférence.

« On leur a demandé de ne plus nous louer de salle pour tenir nos rencontres. Je ne suis pas le seul dans cette situation. Beaucoup de leaders politiques de l’opposition vivent la même chose », a-t-il déploré, pointant du doigt des pressions “invisibles mais manifestes” exercées sur les établissements hôteliers.

Selon Barthélémy Dias, plusieurs figures de l’opposition auraient également essuyé des refus catégoriques de la part de responsables d’hôtels, sans qu’aucune justification claire ne leur soit donnée. Une situation qu’il qualifie de “bras de fer silencieux” entre le pouvoir et les établissements privés.

Malgré son indignation, l’ancien maire dit comprendre la position délicate des hôteliers, soumis selon lui à des injonctions officieuses :

« Je ne leur en veux pas. Ils sont sous pression. »

Barthélémy Dias a profité de l’occasion pour interpeller directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il lui a rappelé que tous deux ont été, dans le passé, victimes du même type de traitement sous le régime précédent :

« Je lui rappelle qu’on était ensemble et qu’on était victimes du même traitement. Il ne doit plus l’accepter. »

Il appelle ainsi le chef de l’État à garantir la neutralité des espaces privés face aux enjeux politiques et à veiller au respect des libertés fondamentales, notamment celle de réunion.

Pour Barthélémy Dias, cette situation révèle une forme de discrimination politique préoccupante, contraire aux principes démocratiques. Il estime que l’accès restreint aux lieux de rencontre constitue un obstacle grave au débat public et à l’organisation politique de l’opposition :

« On ne doit pas nous interdire l’accès aux salles de plusieurs hôtels simplement parce que nous sommes dans l’opposition. »

Barthélémy Dias conteste sa révocation : « La justice doit dire le droit et rendre justice au peuple de Dakar »

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, Barthélémy Dias, président du mouvement Sénégal Biñu Bokk et ex-maire de Dakar, a vigoureusement contesté sa destitution de la tête de la capitale sénégalaise. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un « déni de justice » et une « confiscation du vote populaire », tout en réaffirmant sa volonté de se battre juridiquement et politiquement.

Révoqué de ses fonctions de maire le 13 décembre dernier à la suite d’un arrêté préfectoral, Barthélémy Dias affirme que cette décision ne repose sur aucune base juridique solide. Selon lui, l’article 135 du Code général des collectivités territoriales exige qu’un décret signé par le président de la République soit pris pour constater la perte de mandat d’un maire. Or, « aucun décret présidentiel n’a été publié », insiste-t-il.

Il rappelle avoir saisi la Cour d’Appel et la Cour Suprême pour contester cette décision qu’il juge arbitraire. « Si la Cour d’appel que j’avais également saisie ne se prononce pas, il y a manifestement un déni de justice. Une justice muette », a-t-il martelé.

Sa révocation intervient dans un contexte judiciaire complexe. L’ancien maire a été déclaré inéligible en raison d’une condamnation datant de 2017 dans l’affaire Ndiaga Diouf. Cette décision a également entraîné la perte de son mandat de député quelques jours plus tôt. Mais pour Barthélémy Dias, cette condamnation ne saurait justifier son éviction actuelle. « Il n’y a aucune condamnation nouvelle, et cet acte préfectoral dont parlent les détracteurs ne peut être pris en compte. »

L’ancien édile remet également en cause la légitimité du maire intérimaire désigné, estimant qu’aucune autorité ne peut se prévaloir de ce titre tant que la Cour Suprême ne s’est pas prononcée. « Ce n’est pas une question de personnes. Il s’agit d’un combat pour la démocratie locale et le respect de la volonté populaire », a-t-il insisté.

Dans une posture de défi, Barthélémy Dias a promis de poursuivre le combat. « Ceux qui ont commis le braquage de la ville de Dakar seront punis », a-t-il déclaré, tout en affirmant que son avenir politique ne s’arrête pas à la mairie : « Il ne s’agit pas de moi, de mon mandat de maire. J’ai d’autres ambitions. »

Cette sortie médiatique marque un tournant dans la bataille judiciaire et politique entamée depuis sa destitution. Si les juridictions supérieures du pays venaient à valider cette révocation, cela pourrait compromettre durablement les ambitions de Barthélémy Dias sur la scène politique nationale.

UCAD : Un étudiant en Master arrêté pour une série de vols d’ordinateurs et de faits compromettants

C’est une affaire aussi troublante qu’inquiétante qui secoue l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Un étudiant en Master 1, spécialisé dans le vol d’ordinateurs portables, a été interpellé le samedi 19 juillet 2025 par les éléments du commissariat d’arrondissement du Point E. Cette arrestation met fin à une série de vols ciblant principalement des étudiants de la prestigieuse université, selon un communiqué de la Division communication de la Police nationale.

Tout a commencé par une cascade de plaintes émanant de six étudiants victimes de vol d’ordinateurs portables. Les méfaits se sont produits dans des lieux supposés être des sanctuaires du savoir et de la concentration : la salle de lecture de la Faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP) et la Bibliothèque universitaire (BU) de l’UCAD.

L’auteur présumé des faits, bien intégré au milieu estudiantin, agissait avec méthode et sang-froid. Il parvenait d’abord à gagner la confiance de ses futures victimes dans les salles de lecture avant de profiter d’un moment d’inattention pour s’emparer discrètement de leur matériel informatique.

Grâce à une réquisition menée en étroite collaboration avec l’administration universitaire, les policiers sont parvenus à identifier le suspect. Un dispositif de surveillance a été mis en place au sein de l’université, permettant de coincer le mis en cause dans l’enceinte du campus.

Lors de son interpellation, l’étudiant a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. Il a avoué revendre les ordinateurs subtilisés via sa propre page Facebook, révélant l’ampleur du trafic et la facilité avec laquelle le recel s’organisait.

L’opération a permis de récupérer quatre ordinateurs volés, retrouvés entre Colobane et Keur Massar, et d’interpeller deux individus soupçonnés d’être des receleurs. Ces derniers ont été placés en garde à vue aux côtés du principal suspect.

L’enquête a pris une tournure encore plus sombre lorsqu’une fouille du téléphone portable du suspect a permis de découvrir des vidéos à caractère sexuel. Selon une source proche du dossier citée par Seneweb, « l’étudiant filmait ses ébats dans sa chambre à l’UCAD à l’insu de ses partenaires ». Ces éléments compromettants, bien qu’en marge de l’affaire initiale, pourraient entraîner des poursuites supplémentaires pour atteinte à l’intimité de la vie privée.

À l’issue de l’enquête, les trois individus – le principal suspect et les deux receleurs présumés – ont été déférés ce lundi 21 juillet 2025 au parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Ils pourraient être poursuivis pour vol, recel, et atteinte à la vie privée, entre autres chefs d’accusation.

Maison de l’ONU à Diamniadio : un bijou à 175 milliards toujours inoccupé, en raison d’un bras de fer entre l’État et l’ONU

Inaugurée en grande pompe en 2023 par le président Macky Sall, la Maison de l’ONU à Diamniadio, vaste complexe de 14 hectares destiné à regrouper toutes les agences onusiennes au Sénégal, demeure toujours vide. Derrière cette inoccupation persistante se cache un différend majeur entre les Nations unies et le nouvel exécutif sénégalais dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Le projet avait pourtant tout d’une réussite. Implantée au cœur du pôle urbain de Diamniadio, à proximité du Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) et de plusieurs ministères, la Maison de l’ONU a été conçue comme un hub stratégique pour les agences onusiennes, afin de centraliser leurs opérations jusque-là dispersées dans divers quartiers de Dakar. Envol Immobilier, société sénégalaise en charge de la construction, avait livré un édifice moderne, doté de près de 2 000 bureaux, personnalisé selon les besoins de chaque entité onusienne.

Le coût de l’ouvrage s’élève à 175 milliards de francs CFA, financé dans le cadre d’un accord de location-vente entre l’État du Sénégal et Envol Immobilier. Sur cette base, le gouvernement s’est engagé à rembourser la somme en versant un loyer mensuel pendant quinze ans.

Mais la donne a changé depuis l’alternance politique de mars 2024. Le nouveau régime de Bassirou Diomaye Faye a décidé de réexaminer les engagements pris par l’ex-président Macky Sall, notamment celui de mettre gratuitement à la disposition de l’ONU le bâtiment flambant neuf. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le gouvernement actuel estime qu’il n’est pas tenable de supporter seul le coût de l’investissement sans aucune contrepartie financière.

Il a ainsi exigé que les Nations unies versent un loyer pour occuper les locaux de Diamniadio. Une demande à laquelle l’ONU refuse catégoriquement de se plier, la jugeant contraire aux principes de continuité de l’État et aux usages diplomatiques.

Face à l’impasse, les agences onusiennes seraient en train d’envisager des alternatives. Toujours selon L’Observateur, des calculs sont en cours pour une possible délocalisation vers Abidjan ou Addis-Abeba, deux villes qui abritent déjà des sièges régionaux de l’Organisation. Une telle issue serait un revers diplomatique pour le Sénégal, qui ambitionnait de faire de Diamniadio un centre de gravité sous-régional pour les institutions internationales.

Pour l’heure, des négociations discrètes sont en cours entre les deux parties afin de tenter de trouver un compromis. Plusieurs options sont à l’étude, notamment une contribution symbolique des Nations unies, ou un aménagement des modalités de remboursement par l’État sénégalais, dans l’optique d’éviter une rupture totale des discussions.

Le différend pose également un problème plus large : qui supportera à long terme les charges d’entretien et de sécurité d’un bâtiment vide de cette envergure ? Les experts pointent le risque de voir cette infrastructure stratégique se détériorer ou devenir un éléphant blanc si aucun accord n’est trouvé rapidement.

Thiès : Le président Diomaye Faye lance un ambitieux projet de restructuration urbaine

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé un vaste programme de réaménagement urbain dans la région de Thiès, à travers le décret n°2025-1187 signé le 16 juillet 2025 et récemment rendu public. Ce texte présidentiel déclare d’utilité publique le projet de la « Nouvelle-Ville de Thiès », marquant une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique d’aménagement du territoire du nouveau régime.

Conformément à la loi n°76-67 du 2 juillet 1976, les terrains privés situés dans la zone ciblée par le projet feront l’objet d’une procédure d’expropriation. L’article 3 de cette loi fixe à trois ans le délai maximal pour la réalisation de ces opérations foncières, à compter de l’entrée en vigueur du décret.

Ce projet s’inscrit dans une volonté affichée du président Faye de moderniser les villes sénégalaises et de mieux répartir les dynamiques de développement économique et démographique. La Nouvelle-Ville de Thiès ambitionne ainsi de devenir un pôle urbain moderne, mieux structuré et intégré, avec des infrastructures adaptées à la croissance démographique et aux enjeux environnementaux.

L’objectif est de repenser l’aménagement de la ville de Thiès à travers des logements décents, des équipements publics modernes, des voies de communication améliorées et une meilleure connectivité avec Dakar et les autres pôles régionaux.

Ce processus implique toutefois des expropriations massives. Des centaines, voire des milliers de familles et de propriétaires fonciers sont potentiellement concernés. Le décret prévoit une gestion coordonnée entre le ministère des Finances et du Budget et celui de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, chacun devant veiller à l’application rigoureuse des procédures, notamment en matière d’indemnisation et de relogement.

L’accent est mis sur une coordination interinstitutionnelle fluide, afin d’éviter les erreurs du passé où les lenteurs administratives et l’insuffisance des compensations avaient généré des tensions sociales.

Avec ce projet, Thiès pourrait connaître un profond bouleversement urbain et socio-économique. Considérée comme un carrefour stratégique entre Dakar, le centre et le nord du pays, la ville se prépare à un nouveau visage, porté par une ambition présidentielle de décentralisation active et de revalorisation des territoires.

Woodside vs Fisc sénégalais : une lettre explosive relance le bras de fer judiciaire

Une pièce maîtresse déposée au dossier pourrait faire basculer le litige fiscal de 41 milliards de FCFA opposant Woodside à l’administration sénégalaise.

Le bras de fer opposant la société australienne Woodside Energy Sénégal BV (WESBV) à l’administration fiscale sénégalaise a connu un tournant décisif ce mercredi 17 juillet 2025 devant le tribunal de Dakar. Alors que le géant pétrolier contestait jusqu’ici la validité d’un redressement fiscal massif, une lettre signée de l’ancien ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, est venue rebattre les cartes.

Révélée par le quotidien Libération dans son édition du 18 juillet, la missive datée du 22 février 2022 et adressée à l’ancienne ministre du Pétrole Sophie Gladima constitue désormais une pièce maîtresse du dossier. Dans ce courrier, Abdoulaye Daouda Diallo tranche sans ambiguïté : la cession des parts de Far Sénégal RSSD à Woodside ne peut bénéficier d’aucun régime fiscal dérogatoire. Autrement dit, l’opération est soumise au Code général des impôts dans toute sa rigueur.

« Les cessions de capitaux mobiliers réalisées par Far Sénégal ne bénéficient d’aucun dispositif dérogatoire au Code général des impôts. Elles sont, en conséquence, soumises au régime fiscal de droit commun », écrit l’ex-ministre, selon Libération.

Une déclaration qui contredit frontalement la position défendue jusqu’ici par Woodside, qui soutenait que la transaction échappait à toute imposition au Sénégal.

Dans ses conclusions additionnelles récemment déposées au tribunal, la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) ne se limite pas à verser cette lettre au débat. Elle accuse Woodside de faire un usage abusif du droit d’agir en justice et réclame, à ce titre, des dommages et intérêts pour procédure abusive et dilatoire.

Le Fisc demande également au tribunal de lui reconnaître le bénéfice intégral des arguments déjà exposés, tant sur le fond que sur la forme. Un signal fort, qui traduit la volonté de l’État de faire jurisprudence dans ce type de contentieux, en pleine ère d’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Au cœur du litige : la somme exacte de 41.467.543.147 FCFA, réclamée par l’État du Sénégal à Woodside. Cette somme découle de l’acquisition, par l’opérateur australien, des droits de Far Sénégal dans les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep Offshore (RSSD).

Woodside, qui a contesté les titres de perception émis à son encontre, a également saisi le CIRDI, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, une juridiction arbitrale relevant de la Banque mondiale. Mais sur le terrain judiciaire national, la situation devient de plus en plus défavorable pour le groupe énergétique.

Face à cette nouvelle donne, le tribunal de Dakar a prononcé un renvoi au 18 septembre 2025, une date que plusieurs observateurs considèrent déjà comme cruciale pour la suite du litige.

Vendredi noir pour les malfaiteurs à Tivaouane Peulh : coup de filet spectaculaire de la Gendarmerie

Tivaouane Peulh, 19 juillet 2025 – La peur a changé de camp ce vendredi après-midi dans les zones sensibles de Tivaouane Peulh. Une vaste opération de sécurisation, menée d’une main de fer par la brigade de proximité, a permis de porter un coup dur aux réseaux criminels qui gangrènent certains quartiers de la localité. De 15h à 22h, les gendarmes ont passé au crible les zones les plus criminogènes de leur circonscription, avec des résultats probants.

La première cible de cette descente musclée fut le quartier Namora. C’est là que trois individus ont été interpellés, dont un trafiquant pris en flagrant délit. Dans une tentative désespérée d’échapper à l’arrestation, ce dernier a tenté de se jeter du haut d’un immeuble après avoir dissimulé sa marchandise illicite. Une manœuvre vaine qui s’est soldée par son interpellation.

L’opération s’est ensuite étendue aux cités Apix et Yeksen, réputées pour leur insécurité persistante. Les forces de l’ordre y ont mené des investigations approfondies, renforçant leur présence et leur vigilance.

Bilan de l’opération :

Saisies réalisées :

70 plis de Kushi (drogue de synthèse) 100 grammes de chanvre indien 6 téléphones portables (dont 3 iPhones et un Samsung S24) 1 arme blanche d’environ 50 cm 1 matraque électrique 1 appareil VNSV Quake (shisha)

Interpellations effectuées :

3 individus pour trafic de drogue et détention illégale d’armes 1 suspect pour vol de bétail 1 enfant talibé retrouvé seul, les pieds enchaînés – une découverte bouleversante qui a suscité une vive émotion chez les agents

Cette opération coup de poing illustre la détermination sans faille de la Gendarmerie nationale à restaurer la quiétude dans les quartiers sensibles et à démanteler les foyers de criminalité. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du territoire, visant à rassurer les populations et à faire reculer durablement l’insécurité.

APR Parcelles Assainies : « Mbaye Ndiaye est victime d’une tentative d’humiliation politique »

La coordination locale de l’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau pour dénoncer vigoureusement la convocation judiciaire de leur camarade Mbaye Ndiaye, ancien ministre de l’Intérieur et ex-ministre d’État sous le régime de Macky Sall. Selon elle, cette affaire n’est rien d’autre qu’une « tentative d’humiliation politique » dirigée contre une figure emblématique du parti.

La Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA) accuse M. Ndiaye d’avoir détérioré un logement administratif qu’il a occupé il y a plus de dix ans, avec un préjudice estimé à plus de 50 millions de FCFA. Une version des faits que balaie la coordination de l’APR des Parcelles Assainies, qui soutient que l’ancien ministre « a au contraire investi personnellement plus de 200 millions de FCFA pour rénover et agrandir le bâtiment, transformé en une demeure de 15 chambres ».

« Il est paradoxal qu’on l’accuse aujourd’hui de détérioration alors qu’il s’est personnellement engagé à améliorer le cadre de vie du bâtiment », ont martelé les responsables locaux du parti.

Pour eux, cette affaire aurait pu et dû être réglée à l’amiable, sans recours à une procédure judiciaire qui, selon leurs mots, « vise clairement à ternir l’image de ceux qui ont servi loyalement sous Macky Sall ».

La coordination n’a pas hésité à pointer du doigt une justice à deux vitesses. Elle dénonce un traitement discriminatoire à l’égard des anciens dignitaires du régime précédent :

« Quand l’actuel président a entrepris des modifications au palais présidentiel pour y loger sa famille, personne n’y a vu de scandale. Pourquoi donc cet acharnement contre Mbaye Ndiaye ? »

Les militants de l’APR affirment voir dans cette convocation un signe clair de volonté politique de « salir les anciens collaborateurs fidèles » de l’ex-président Macky Sall. D’ailleurs, ils ont exprimé leur solidarité avec d’autres figures de l’ancien régime actuellement confrontées à la justice, notamment Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Ismaïla Madior Fall, Sophie Gladima, ou encore Ndèye Saly Diop Dieng, dont ils exigent la levée du contrôle judiciaire.

Un appel au recentrage sur les urgences nationales

Au-delà du soutien affiché à leur camarade, les responsables de l’APR des Parcelles Assainies ont interpellé le régime actuel sur les véritables priorités du pays. Ils appellent à une réorientation des actions gouvernementales vers les urgences sociales et économiques du moment.

« La justice ne doit pas être un instrument politique. Le pays fait face à une montée inquiétante du chômage, une crise du pouvoir d’achat, et une pauvreté galopante. Ce sont là les véritables défis que le gouvernement doit affronter », ont-ils conclu.

SébiGare : les populations réclament une passerelle vitale oubliée par les autorités

Les habitants de SébiGare et de Sébipéage vivent une situation d’enclavement alarmante depuis près de deux ans, à la suite des travaux de l’autoroute à péage. Privés d’un accès direct à la route nationale, ils sont contraints de faire un long détour de plusieurs kilomètres pour rejoindre leurs habitations ou leurs lieux de travail.

Cette situation impacte gravement la scolarisation des enfants, limite l’autonomie des personnes âgées et expose les femmes à des risques accrus d’agression sur des trajets isolés et prolongés. Les conséquences sociales sont lourdes : déperdition scolaire notable, isolement croissant et détérioration générale des conditions de vie dans cette zone qui regroupe plus de 20 000 habitants.

Pourtant, les populations assurent avoir obtenu, sur instruction de la Présidence, la promesse de construction d’une passerelle en contrepartie du renoncement à un arrêt d’autoroute initialement prévu. L’APIX, chargée de la mise en œuvre de ce projet, n’aurait toujours pas donné suite, malgré les engagements pris.

Face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, les habitants multiplient les appels à l’État et réclament la réalisation immédiate de cette passerelle au niveau de la sortie 12. Ils dénoncent un abandon inacceptable et rappellent que leur revendication est simple : pouvoir circuler librement et en toute sécurité.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°517 – 21/07/2025

🔴 « INSULTEZ CEUX QUI INSULTENT OUSMANE SONKO », DIT LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE, DU PÉTROLE ET DES MINES AUX MILITANTS DE PASTEF : ENCORE LUI !
🔴 CRISE DE GOUVERNANCE ET SÉQUELLES POST TRAUMATIQUES : ÉLIMANE KANE PRESCRIT UN PSY À SONKO

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Lutte contre le faux monnayage et le trafic illicite : les Douanes sénégalaises saisissent plus de 3,5 milliards de francs CFA en billets noirs et médicaments contrefaits

Les Douanes sénégalaises intensifient leur croisade contre la criminalité économique. Entre fin juin et mi-juillet 2025, plusieurs opérations menées dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine et Saint-Louis ont permis la saisie de billets noirs d’une valeur de plus de 3,58 milliards de francs CFA ainsi que de plus de 600 kg de faux médicaments. Des actions coordonnées et décisives qui témoignent de la vigilance accrue des unités douanières sur l’ensemble du territoire national.

La plus importante saisie a été opérée le 28 juin 2025 par la Brigade mobile des Douanes de Fatick, suite à l’exploitation d’un renseignement stratégique. Un premier suspect a été arrêté à Foundiougne, dans une maison en construction où il avait dissimulé un carton rempli de billets noirs. L’enquête a rapidement mené les agents vers un deuxième complice, appréhendé à Fatick, au quartier Ndiaye-ndiaye.

Leur butin : 679 coupures en euros dissimulées dans des cartons, représentant une contrevaleur estimée à 3.390.075.000 francs CFA. Les deux individus ont été placés à la disposition du Parquet financier, qui devra établir les ramifications de ce réseau de faux monnayeurs.

Le 17 juillet 2025, la Brigade mobile des Douanes de Nioro, relevant de la Subdivision de Kaolack, a réalisé une autre saisie importante. Agissant sur la base d’un renseignement, les douaniers ont fait irruption dans une auberge de Kaolack où un faussaire, âgé d’une quarantaine d’années, conservait 3400 coupures de 100 dollars en billets noirs. La valeur estimée de cette fausse monnaie atteint 191 millions de francs CFA. Le mis en cause a été interpellé et remis à la justice.

La lutte contre le trafic de produits pharmaceutiques illicites se poursuit également. À Kaffrine, la Brigade mobile des Douanes a mis la main sur 581 kg de faux médicaments, transportés à bord d’une Peugeot 307 break. Pris en filature sur l’axe Kaffrine-Mbar, le véhicule a été stoppé à Colobane, sur la route de Mbacké, après une course-poursuite. Le chargement, composé essentiellement de comprimés de Chlorphenamine, est estimé à 189 millions de francs CFA avec le véhicule. Un individu a été arrêté et déféré au Parquet de Kaffrine.

Au nord du pays, la Brigade mobile des Douanes de Richard-Toll a intercepté, le 07 juillet 2025 vers 3h30 du matin, une importante cargaison au débarcadère de Ndiaw. La saisie comprend 3363 boîtes de produits vétérinaires et 826 boîtes de médicaments contrefaits, pour une contrevaleur estimée à 26 millions de francs CFA.

Dans un communiqué publié par sa Division de la Communication, l’Administration des Douanes sénégalaises a réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité économique et financière, notamment le faux monnayage, le trafic de faux médicaments et autres activités illicites mettant en péril l’économie nationale et la santé publique.

Pour une restructuration stratégique du secteur énergétique : Fusion de l’ASER, de l’ANER et de l’AEME au sein de l’ANETE

À l’ère de la globalisation avancée de l’économie, il est désormais impossible de bâtir un tissu industriel compétitif et créateur d’emplois sans un accès fiable, universel et à faible coût à l’électricité. Avec le début de l’exploitation du gaz et du pétrole issus de ses gisements nationaux, le Sénégal dispose d’atouts majeurs pour influer positivement sur le prix du kilowattheure (kWh) dans les années à venir.

Concernant les énergies renouvelables, des avancées notables ont été enregistrées ces dernières années, notamment avec la construction de centrales solaires. Toutefois, force est de constater que notre pays n’exploite pas encore pleinement son immense potentiel en énergie photovoltaïque, pourtant facilement mobilisable.

Pour tirer pleinement parti de ces opportunités, il est impératif de concevoir une stratégie nationale efficace visant à :

dynamiser et renforcer l’efficacité du secteur énergétique, réduire le coût du kWh et la facture énergétique nationale, et accélérer la transition vers un mix énergétique plus durable.

Vers une réforme structurelle du secteur énergétique

La réforme du secteur énergétique doit être accompagnée d’un plan stratégique pluriannuel visant notamment à :

Renforcer le parc de production électrique et réduire progressivement la dépendance à la centrale flottante Karpowership ; Affecter une partie de la production pétrolière et gazière à l’alimentation des centrales électriques sur le territoire national ; Moderniser les infrastructures énergétiques vétustes, en particulier les réseaux de transport et les postes de transformation ; Étendre le réseau électrique à toutes les zones, quel que soit le niveau de tension ; Assurer l’électrification intégrale du territoire sénégalais ; Promouvoir un mix énergétique plus propre, avec une prise en compte systématique des considérations environnementales ; Améliorer la gestion et la maintenance des infrastructures énergétiques ; Encourager des mesures d’efficacité énergétique adaptées aux réalités locales.

La mise en œuvre rigoureuse de ce plan contribuera à redresser le secteur, garantir l’accès universel à l’électricité et anticiper la transition énergétique du pays. Elle facilitera également l’émergence d’un secteur industriel robuste, compétitif et pourvoyeur d’emplois durables.

Une gouvernance rénovée et une restructuration administrative

Pour réussir cette transformation, il faut impérativement réinventer la gouvernance du secteur. Cela passe par une réforme de l’architecture institutionnelle visant à :

clarifier les domaines d’intervention des différents acteurs ; redéfinir les rôles et responsabilités de chacun ; assurer une meilleure coordination des projets ; éviter les doublons et les chevauchements budgétivores.

Dans cette dynamique, il devient essentiel de consolider le rôle de la Senelec comme acteur central du système énergétique national. Cela implique :

une amélioration de sa gouvernance, une meilleure performance opérationnelle (approvisionnement, maintenance, gestion du réseau), et un renforcement de la qualité de service.

Parallèlement, il convient d’élargir la libéralisation de la production électrique, notamment à travers la promotion des producteurs indépendants (IPP), soutenue par un cadre incitatif adapté à l’investissement privé.

La Commission de Régulation du Secteur de l’Électricité (CRSE) devra quant à elle conserver son statut d’autorité administrative indépendante, avec pour mission de superviser, d’auditer et d’évaluer régulièrement les performances des entités publiques concernées.

Fusion des agences : vers une rationalisation des ressources

Dans un contexte de contraintes budgétaires et de recherche d’efficacité, il est indispensable de rationaliser le nombre d’acteurs dans le secteur. Ainsi, il est proposé de fusionner trois agences publiques intervenant dans le domaine de l’électricité en une seule entité :

l’Agence nationale de l’électrification et de la transition énergétique (ANETE).

Les structures concernées sont :

L’ASER (Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale), créée par le décret n°99-1254 du 30 décembre 1999 ; L’ANER (Agence Nationale pour les Énergies Renouvelables), instituée par le décret n°2013-684 du 10 mai 2013 ; L’AEME (Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie), créée en juillet 2011.

Ces agences mènent des missions complémentaires, souvent interconnectées sur le terrain (électrification rurale par énergie solaire, promotion de la sobriété énergétique, etc.). Leur fusion permettra une meilleure synergie des ressources, une mutualisation des expertises, ainsi qu’une gestion intégrée et plus efficace des projets énergétiques.

Création de l’ANETE : vers une agence performante et moderne

La nouvelle ANETE devra être créée sous la forme d’un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), afin de conjuguer missions de service public et efficacité opérationnelle.

Elle aura pour missions principales de :

Élaborer un programme pluriannuel de développement de l’électrification rurale ; Mettre en œuvre une stratégie nationale pour les énergies renouvelables ; Promouvoir l’efficacité énergétique à travers des actions concrètes (sensibilisation, audits, solutions techniques, etc.) ; Rechercher et mobiliser des financements nationaux et internationaux ; Conclure avec l’État un contrat de performance, définissant des objectifs clairs et mesurables.

Organisation interne de l’ANETE

En s’inspirant de la structuration actuelle de l’ASER, l’ANETE pourrait comporter les directions techniques suivantes :

Direction des Opérations d’Électrification Rurale (DOER) : mise en œuvre des projets dans les zones rurales. Direction des Énergies Renouvelables et de l’Efficacité Énergétique (DEREE) : promotion des énergies renouvelables et conduite de programmes d’efficacité énergétique. Direction du Financement de l’Électrification et de l’Efficacité Énergétique (DFEE) : mobilisation et gestion des financements. Direction des Études, de la Stratégie et de la Planification (DESP) : élaboration de politiques énergétiques, études de faisabilité et veille technologique.

Pour une gouvernance rigoureuse et transparente

Enfin, la nomination des responsables (Directeur Général, Chefs de direction et cadres techniques) devra se faire par appel à candidatures, selon des critères objectifs et transparents, dans le cadre d’un nouveau règlement administratif.

Babacar Ndiogou

Ingénieur en Génie Énergétique

Mouvement Jappo Yessal

Hépatite B à Kaolack : Des chiffres alarmants, selon le Dr Bamba Cissé

Dans le silence feutré des salles d’attente, une maladie continue de se propager, souvent sans bruit, sans douleur, mais avec des conséquences parfois fatales. Il s’agit de l’hépatite B, une infection virale qui attaque le foie et cause près de 900 000 décès par an à travers le monde.

C’est dans ce contexte préoccupant qu’une journée de partage du bilan annuel des activités du service de médecine interne de l’Hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack s’est tenue ce samedi 19 juillet 2025.

Lors de cette rencontre, le Dr Bamba Cissé, chef du service d’hépatogastro-entérologie, a tiré la sonnette d’alarme sur la prévalence inquiétante de l’hépatite B dans la région de Kaolack.

« Ce qui ressort de notre bilan annuel, c’est que 69 % des patients consultés en gastro-entérologie étaient porteurs du virus de l’hépatite B, dont 7 % étaient déjà au stade de complications, c’est-à-dire atteints de maladies hépatiques graves. L’année dernière, nous avons enregistré plus de 1 500 consultations, et près de 700 concernaient l’hépatite B », a-t-il révélé.

Une situation qui témoigne, selon lui, de la forte prévalence de la maladie dans la région, en particulier dans les services spécialisés en hépatogastro-entérologie.

Une maladie silencieuse mais redoutable

Dr Cissé a également rappelé la nature insidieuse de cette pathologie :

« L’hépatite B est une maladie du sang et du sexe. Elle se transmet principalement par voie sexuelle, mais surtout par transmission verticale, c’est-à-dire de la mère à l’enfant. C’est une maladie silencieuse : la plupart des patients ne présentent de symptômes qu’au stade de complication. »

Dépistage, vaccination et plaidoyer pour un accès élargi au traitement

Pour lutter efficacement contre cette maladie, le dépistage précoce et la vaccination demeurent, selon le spécialiste, les meilleures armes disponibles.

« Il n’y a pas mille solutions : se faire dépister et se faire vacciner. Le vaccin contre l’hépatite B est efficace à plus de 99 %. »

Cependant, le coût élevé des traitements constitue un frein majeur pour les malades, d’où l’appel lancé par Dr Cissé :

« Il est impératif de réduire le coût des traitements et de garantir la disponibilité du vaccin, en particulier dans les zones fortement touchées comme Kaolack. »

Crise de langage et vertige institutionnel : Yoro Dia fustige la banalisation de l’insulte au sommet de l’État

La sortie jugée cavalière de Birame Soulèye Diop, ministre de l’Énergie et cadre de premier plan du parti Pastef, continue de susciter un tollé dans l’espace public. Invité récemment à s’exprimer face à la virulence de certaines critiques contre son camp, Birame Soulèye a surpris en appelant les militants de Pastef à « répondre aux insultes par des insultes ». Une ligne de communication qui rompt avec l’éthique républicaine attendue d’un haut responsable d’État et qui a déclenché une vague d’indignation. Parmi les réactions les plus virulentes, celle du Dr Yoro Dia, ancien conseiller en communication de la présidence et intellectuel respecté, tranche par sa densité historique et sa charge symbolique.

Dans un post publié sur X (ex-Twitter), Dr Yoro Dia n’a pas mâché ses mots. Il a comparé Pastef au pouvoir à l’invasion mongole de Bagdad en 1258, un événement tragique qui symbolise, dans l’imaginaire collectif, la fin d’un âge d’or intellectuel et la plongée dans une époque de chaos et de dévastation. « Pastef et l’État. C’est comme les Mongols à Bagdad : brutalité et vulgarité. L’État ne les anoblira pas », a-t-il écrit, dans une formule brutale, mais évocatrice.

Cette comparaison historique, lourde de sens, illustre à quel point Yoro Dia perçoit une rupture entre l’idéal républicain et la pratique actuelle du pouvoir par certains membres de Pastef. En assimilant la banalisation de l’invective à une forme de « barbarie », il place la sortie de Birame Soulèye bien au-delà d’un simple excès verbal. Il y voit un symptôme : celui d’une dérive populiste dans la parole publique, une régression intellectuelle et institutionnelle où l’insulte remplace l’argument, et où la force de l’émotion l’emporte sur la rigueur du discours.

« Si La Lumière était leur Loi, ils n’auraient pas incendié l’UCAD comme les Mongols les Bibliothèques de Bagdad », poursuit-il, dans une attaque directe contre les militants identifiés à Pastef, accusés d’avoir participé aux destructions de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) lors des manifestations de 2023. Par ce parallèle, Yoro Dia semble suggérer que le projet politique porté par une certaine frange de Pastef est non seulement en rupture avec les valeurs de la République, mais également potentiellement destructeur pour les bastions du savoir et du débat rationnel.

Au-delà de la critique de forme, c’est une critique de fond que formule Yoro Dia : un pouvoir qui banalise l’insulte et valorise la confrontation verbale au détriment du dialogue, de la modération et de l’élévation intellectuelle, met en danger l’idée même de gouvernance éclairée. Pour lui, l’État ne saurait être un prolongement militant. Il rappelle ainsi, à mots couverts, que l’exercice du pouvoir requiert hauteur, sens de la responsabilité et maîtrise du langage. L’État, dit-il en substance, ne donne pas automatiquement la noblesse à ceux qui y accèdent. Il ne fait que révéler ce qu’ils portent en eux.

Cette sortie de Yoro Dia résonne comme un avertissement. À l’heure où le Sénégal tente de rebâtir une démocratie apaisée après des années de tension, la qualité du langage politique devient un baromètre de la maturité du régime. Réduire l’échange d’idées à une guerre de slogans ou d’insultes, c’est risquer de replonger le pays dans l’obscurité intellectuelle qu’il s’était toujours efforcé d’éviter.

Crise de gouvernance et séquelles posttraumatiques : Elimane Kane appelle à une prise en charge psychologique du Premier ministre Ousmane Sonko

Dans une intervention dense et sans filtre, Elimane Kane, président de l’organisation Legs Africa et figure majeure de la société civile sénégalaise, a pris la parole ce dimanche 20 juillet 2025 sur le plateau de l’émission « FACE AU JURY » diffusée sur Pressafriktvhd. L’invité du jour n’a pas mâché ses mots pour décrire l’état du pays, la profondeur des blessures sociales et politiques laissées par les années de tension, et la nécessité urgente d’une justice réparatrice pour espérer panser les plaies de la nation. Il a également appelé à une approche humaine vis-à-vis du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il juge psychologiquement marqué par les événements récents.

Pour Elimane Kane, la réconciliation nationale, régulièrement brandie comme mot d’ordre depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, ne pourra pas être effective tant que les traumatismes vécus entre 2021 et 2024 n’auront pas été reconnus et traités. Selon lui, la douleur est encore vive chez de nombreuses familles sénégalaises, marquées par la perte d’un proche, les blessures physiques ou les séquelles psychologiques consécutives aux multiples épisodes de répression.

« C’est un traumatisme psychique qui n’est pas encore réglé. Il touche même les gouvernants. La réconciliation ne pourra pas se faire aussi facilement parce que le mal est profond », a-t-il déclaré. Dans cette logique, il appelle à un processus de vérité et justice pour établir les responsabilités et rendre justice aux victimes. À ses yeux, la solution se trouve entre les mains de la justice : « Ce que le Sénégal a vécu, il faut le vider judiciairement, sinon tout peut éclater à nouveau. »

L’intervention d’Elimane Kane prend une tournure plus directe lorsqu’il évoque Ousmane Sonko, l’actuel Premier ministre et figure centrale de l’opposition sous l’ancien régime. Il affirme que ce dernier est lui-même une victime collatérale de cette instabilité, mais également un acteur central des événements ayant mené à des pertes humaines.

« Ousmane Sonko a subi des procès, des mesures administratives injustes, des restrictions de liberté. Mais il est aussi la raison principale pour laquelle beaucoup de jeunes sont sortis manifester, parfois au péril de leur vie. Le lien entre son vécu personnel et le bilan humain est fort. Il porte ce poids. Et ça, c’est un traumatisme. »

C’est dans ce sens qu’il suggère que le Premier ministre bénéficie d’un accompagnement psychologique. Il insiste sur le fait qu’un tel soutien ne relève pas de la faiblesse mais de la lucidité et du devoir d’introspection pour un homme appelé à diriger le gouvernement dans une période aussi sensible.

« Si j’étais un de ses proches, je lui dirais : Monsieur le Premier ministre, vous devez avoir une prise en charge psychologique. Il a besoin de parler, de se libérer. Tant qu’il garde tout à l’intérieur, il va s’énerver facilement, il va faire des sorties inappropriées, comme on l’a vu récemment. Et cela peut nuire au pays. »

Le président de Legs Africa a également évoqué la difficulté de passer en quelques semaines de prisonnier politique à chef de gouvernement, dans un contexte où l’État lui-même est exsangue. Pour lui, le décalage entre les attentes immenses des populations et les réalités de la gestion publique crée un second choc, difficile à absorber.

« Ousmane Sonko est passé de la cellule au Palais. On lui a confié une mission historique. Mais une fois au pouvoir, il découvre un État délabré, des moyens limités, une économie à bout de souffle, et des citoyens impatients. Cela crée une dissonance terrible entre ses convictions de campagne et la dure réalité. C’est un second traumatisme. »

Dans son intervention, Elimane Kane a martelé qu’aucune reconstruction nationale ne pourra être durable si la vérité n’est pas dite sur les responsabilités politiques et sécuritaires des dernières années. « Il faut établir une vérité historique sur la période 2021-2024. Ce n’est qu’à ce prix qu’on pourra véritablement tourner la page. » Il estime que la justice doit avoir les mains libres pour statuer, juger, et refermer les dossiers ouverts dans la douleur.

Enfin, il a lancé un appel aux nouvelles autorités, les invitant à faire preuve de plus d’ouverture et à renforcer la transparence dans la gestion des dossiers de souveraineté et de refondation de l’État. Il préconise la mise en place de commissions de spécialistes indépendants, capables d’épauler le pouvoir dans ses décisions stratégiques.

L’intervention d’Elimane Kane agit comme un rappel fort que la politique ne se résume pas aux discours et aux plans d’action, mais touche aussi à l’intime, au psychologique, au vécu profond des acteurs comme des citoyens. Pour lui, si le Sénégal veut guérir durablement, il devra commencer par reconnaître ses blessures et soigner ses traumatismes, y compris au sommet de l’État.

Tensions au sommet : Elimane Kane alerte sur une possible crise à la Senghor-Mamadou Dia entre Diomaye et Sonko

Invité ce dimanche sur le plateau de l’émission « FACE AU JURY » sur PressAfrikTVHD, Elimane Kane, président de Legs Africa, a livré une analyse aussi lucide qu’inquiétante de la relation entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Pour ce membre influent de la société civile, les signes d’un désaccord profond entre les deux hommes forts du régime Pastef sont visibles, et pourraient rappeler un épisode tragique de l’histoire politique sénégalaise : la crise institutionnelle de 1962 entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia.

« Ce qui s’était passé en 1962 peut se reproduire entre Sonko et Diomaye », a-t-il averti, en faisant référence à la fracture historique entre le président Senghor et son chef de gouvernement Mamadou Dia, qui avait abouti à l’emprisonnement de ce dernier et à un tournant autoritaire dans la gouvernance du pays.

Pour Elimane Kane, le malaise entre les deux hommes n’est plus à démontrer. La sortie récente d’Ousmane Sonko, qui a publiquement reproché à Diomaye Faye son silence face aux attaques dirigées contre lui, en est une parfaite illustration. « Les deux dansent, mais pas la même musique », résume-t-il, soulignant une divergence stratégique flagrante au sommet de l’État. Selon lui, le président agit selon les conseils de son entourage proche, tandis que le Premier ministre suit ceux de son propre camp. Résultat : une fracture idéologique et politique, bien qu’ils soient issus du même parti.

L’expert n’a pas manqué de citer des exemples précis pour illustrer ces dissensions, notamment la visite du président Diomaye Faye en France et son audience avec Emmanuel Macron, ainsi que sa rencontre avec l’ancien président Abdou Diouf. Des actes qu’Ousmane Sonko, dans sa logique de rupture avec l’ancien système, aurait difficilement pu assumer ou même cautionner.

Sur un autre front, Elimane Kane a également réagi aux propos virulents du Premier ministre à l’égard de la société civile, que ce dernier avait qualifiée de « fumiers » lors d’une précédente sortie. Bien que ne se sentant pas personnellement visé, Kane a fermement condamné la généralisation de ces attaques : « Il a offensé notre Chef d’État, il a offensé notre justice, il a offensé la presse, il a ciblé même des organes, et pour finir, la société civile. »

Plus encore, le président de Legs Africa a dénoncé une dérive autoritaire inquiétante dans les propos d’Ousmane Sonko, rappelant que celui-ci a clairement évoqué sa volonté d’instaurer un État-parti. Une perspective que Kane juge inacceptable au Sénégal : « Il ne peut pas y avoir de dictature au Sénégal. On ne va pas l’accepter. Il ne peut pas intimider ou faire taire les gens. À défaut de tous nous tuer ou nous envoyer en prison, la dictature ne passera pas. »

Au-delà du constat d’un désaccord croissant, Elimane Kane tire ici la sonnette d’alarme : si les lignes de fracture ne sont pas rapidement contenues, le Sénégal pourrait être confronté à une crise institutionnelle inédite depuis l’indépendance. À l’heure où le pays aspire à une gouvernance apaisée et à des réformes profondes, les tensions internes au sommet de l’État pourraient fragiliser davantage un équilibre déjà précaire.

Dialogue politique : Elimane Kane prend ses distances avec l’opposition et plaide pour une refondation du système démocratique

Invité de l’émission « FACE AU JURY » diffusée ce dimanche sur PressAfrikTVHD, Elimane Kane, président de l’organisation Legs Africa, a livré une lecture singulière du dialogue politique national récemment clôturé. Contrairement à plusieurs figures de l’opposition qui ont exprimé leur mécontentement, notamment sur la remise des conclusions, Elimane Kane a tenu à marquer sa différence : « Je ne suis pas du même avis que l’opposition sur la remise des conclusions du dialogue, parce que le président de la République a la primeur », a-t-il affirmé d’entrée.

Pour le leader de la société civile, les critiques ne devraient pas porter sur la procédure de restitution, mais plutôt sur la nature même du dialogue et la manière dont il a été conçu. À ses yeux, le véritable problème réside dans les termes de référence définis pour ce processus. « Tout tournait autour du système électoral », a-t-il regretté, estimant que cette focalisation a considérablement limité la portée du débat. Il note par ailleurs que ces termes ont été fixés par la Direction générale des élections, et que même le rapporteur était un spécialiste des questions électorales. Dès lors, ajoute-t-il, « il était difficile que les discussions dépassent ce cadre très technique ».

Elimane Kane s’est voulu toutefois nuancé. Il a salué l’organisation générale du dialogue, qu’il juge satisfaisante dans sa forme : « Hormis les termes de référence, il n’y a aucun problème à signaler. Tout s’est passé comme prévu, le facilitateur était un membre de la société civile, dans l’ensemble c’était bien ». Ce satisfecit partiel contraste avec les dénonciations virulentes de certains opposants, mais ne signifie pas pour autant une approbation du système actuel.

Car c’est là que se situe le cœur de sa critique : pour lui, il faut sortir de la logique d’une démocratie cantonnée à une simple compétition entre partis politiques. « Le système politique ne doit pas se limiter à la compétition entre acteurs partisans », a-t-il martelé. Selon le président de Legs Africa, il est urgent d’élargir le champ démocratique à la participation citoyenne. « Il faut que le citoyen soit intégré dans les mécanismes de fonctionnement du système politique. C’est à cette condition que la démocratie deviendra réellement représentative. »

Très critique vis-à-vis de la démocratie représentative telle qu’elle fonctionne actuellement, Elimane Kane affirme qu’elle a échoué : « C’est pourquoi on parle de député de tel parti ou de tel président, au lieu de parler de député du peuple. » Il plaide ainsi pour une refondation du système politique, qui permette aux citoyens de retrouver une place centrale dans la gouvernance publique. Un plaidoyer qui rejoint les aspirations de nombreux acteurs de la société civile, désireux de rééquilibrer le pouvoir entre les institutions, les partis et les citoyens.

Les propos d’Elimane Kane interviennent dans un contexte marqué par une défiance croissante envers les mécanismes traditionnels de la démocratie sénégalaise. Ils soulignent une volonté de remettre en question les bases mêmes de la représentation politique, au moment où le pays tente de tourner la page d’un cycle électoral tendu et de poser les jalons d’un nouveau modèle de gouvernance.

Crise de confiance dans la justice : Cheikh Thioro Mbacké appelle à un remaniement profond du système judiciaire

Invité ce dimanche 13 juillet sur les ondes de Radio Sénégal Internationale, dans l’émission « En Vérité », Cheikh Thioro Mbacké, vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de PASTEF à Touba, a livré un diagnostic sans complaisance de l’état actuel de la justice au Sénégal. Avec des mots durs mais pesés, il a pointé du doigt un appareil judiciaire qu’il juge encore verrouillé par des logiques anciennes, loin de l’esprit de rupture prôné par le nouveau régime.

Réagissant aux récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui s’est publiquement insurgé contre l’inaction du système judiciaire face aux attaques répétées le visant, Cheikh Thioro Mbacké a soutenu que le malaise est profond. « C’est uniquement sous notre régime que des individus, pourtant clairement identifiés, se permettent d’insulter publiquement le Premier ministre sans encourir la moindre sanction », a-t-il déploré. Pour lui, cette impunité constitue une forme de justice sélective, symptomatique d’un appareil qui refuse de se départir de ses anciens réflexes.

À travers ce constat, le parlementaire dénonce une contradiction majeure entre le discours de rupture et les pratiques observées au sein de l’appareil judiciaire. Il regrette une forme de deux poids deux mesures qui pénalise les militants du pouvoir tout en ménageant ceux de l’opposition. « Lorsqu’un militant de PASTEF se laisse aller à des écarts, il est aussitôt interpellé. Pendant ce temps, ceux qui s’acharnent ouvertement sur Ousmane Sonko jouissent d’une totale impunité. Ce déséquilibre est inacceptable », a-t-il martelé.

Cheikh Thioro Mbacké ne s’est pas arrêté là. Il a ouvertement accusé certains magistrats d’entretenir une hostilité assumée envers PASTEF et son leader. « Il existe dans la magistrature des individus qui vouent une haine viscérale à notre formation. Cette animosité se manifeste dans les décisions ou plutôt dans les absences de décisions », a-t-il déclaré. Lui-même dit être victime d’attaques personnelles sur les réseaux sociaux, pour lesquelles il a déposé plusieurs plaintes, notamment auprès du parquet de Diourbel, restées sans suite. « Et pourtant, si je le voulais, je pourrais régler ça en 24 heures. Mais je m’en tiens aux principes de notre parti : jub, jubeul, jubanti », a-t-il confié.

Pour le vice-président de l’Assemblée nationale, le statu quo n’est plus tenable. Il appelle de ses vœux une transformation structurelle de l’institution judiciaire. « Il faut un remaniement profond, pas cosmétique. Il faut y placer des personnes qui comprennent et incarnent notre projet politique. Sans cela, nous resterons dans une situation de tension permanente où chacun finira par faire justice soi-même, avec tous les risques que cela comporte », a-t-il averti.

Dans un contexte où la justice est régulièrement critiquée, tantôt par l’opposition, tantôt par les voix issues du pouvoir lui-même, ces propos de Cheikh Thioro Mbacké viennent jeter une lumière crue sur l’un des défis majeurs de la nouvelle gouvernance : l’adéquation entre les institutions héritées du passé et les exigences de changement portées par le régime issu de l’alternance.

Le débat est désormais ouvert, et les mots du député résonnent comme une interpellation adressée non seulement au Président de la République mais aussi à tous ceux qui détiennent aujourd’hui les leviers d’un système judiciaire de plus en plus mis en accusation.

Règne bouleversé dans l’arène : Siteu détrône Balla Gaye 2 dans un duel historique

Ce dimanche 14 juillet 2025, l’Arène nationale a été le théâtre d’un bouleversement majeur dans le monde de la lutte sénégalaise. Dans un combat à haute tension, Siteu, l’enfant de Diamaguène, a infligé une défaite cinglante à Balla Gaye 2, ex-roi des arènes, marquant ainsi un tournant historique dans sa carrière et dans l’histoire de ce sport populaire au Sénégal.

L’événement, tant attendu par les amateurs de lutte, s’est ouvert dans une atmosphère électrique. Les tribunes étaient noires de monde, les chants fusaient, les tam-tams résonnaient, et tous attendaient de voir si le favori Balla Gaye 2 allait réaffirmer sa suprématie. Mais très vite, les choses ont pris une tournure inattendue. Siteu, d’habitude plus expressif dans la mise en scène que dans le combat lui-même, est apparu métamorphosé. Silencieux, concentré, presque froid, il a donné le ton dès les premiers instants.

Face à lui, Balla Gaye 2 semblait moins incisif. Attendu comme un lion prêt à rugir, il s’est montré prudent, presque hésitant. Était-ce la pression ? Une stratégie mal calculée ? Ou le poids des années ? Les premières minutes du combat ont installé le doute dans le camp de Guédiawaye. Siteu, lui, a patienté, analysé, et à la troisième tentative offensive, il a frappé fort. Un plaquage millimétré, exécuté avec une force maîtrisée, a suffi pour faire tomber le roi.

Le choc est brutal. Balla Gaye 2 au sol, l’arène explose. Les cris de joie des supporters de Siteu couvrent les lamentations du camp adverse. Aziz Ndiaye, figure historique de la lutte et proche du lutteur défait, n’a pas caché sa consternation. Ce regard perdu, fixé sur la poussière soulevée par la chute de Balla, symbolisait toute la détresse d’un empire qui vacille.

Mais ce n’est pas tout. Très vite, la rumeur court dans les gradins, alimentée par les réseaux sociaux : « Balla a été mystiquement atteint ». Certains refusent de croire à une défaite purement sportive. Des vidéos circulent, des hypothèses fusent, et la défaite prend une autre dimension dans l’imaginaire collectif. Pourtant, les faits sont clairs : Siteu a gagné sur le plan technique et tactique. Aucun artifice, aucune tricherie apparente, juste de la stratégie, de la force et une volonté de marquer son temps.

Cette victoire propulse Siteu dans une nouvelle dimension. De challenger spectaculaire, il devient désormais prétendant au trône. Il a fait tomber l’un des lutteurs les plus titrés de l’histoire moderne de l’arène sénégalaise. Plus qu’un succès personnel, c’est un signal fort envoyé à toute une génération de lutteurs : le temps du renouvellement est peut-être arrivé.

Balla Gaye 2, quant à lui, devra digérer cette défaite. Loin d’être un simple accident, elle pose des questions sur la suite de sa carrière. Peut-il revenir ? A-t-il encore l’envie, les moyens, le feu sacré ? Seul l’avenir le dira. Mais une chose est sûre : en ce 14 juillet 2025, un règne a vacillé et un autre a peut-être commencé.

Arrestation de « Kocc Barma » : la Police dévoile les dessous d’un vaste réseau de cybercriminalité

La Police nationale est sortie de son silence pour livrer les premiers éléments officiels autour de l’arrestation d’El Hadj Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma ». Ce dernier, longtemps considéré comme un acteur central de la diffusion de contenus pornographiques sur internet au Sénégal, a été interpellé par la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC), dans le cadre d’une opération ciblée.

C’est par la voix du Commissaire Pape Mamadou Djidiack Faye, chef de la DSC, que les faits ont été confirmés. S’exprimant au nom du Directeur Général de la Police nationale, l’Inspecteur Général Mame Seydou Ndour, le Commissaire Faye a détaillé les contours d’une enquête de longue haleine, entamée pour faire tomber un réseau dont les activités violaient gravement les lois en vigueur.

Selon le communiqué relayé par la Division de la Communication de la Police, dirigée par le Commissaire Mamadou Diouf, les autorités ont procédé à la saisie de deux sites web pilotés par le mis en cause. L’enquête révèle que les plateformes en question — notamment « seneporno », « babiporno » et « Boy Dakar » — servaient à diffuser massivement des contenus à caractère pornographique, y compris des vidéos à connotation pédocriminelle, utilisées ensuite pour extorquer de l’argent à des victimes identifiées.

Contrairement à ce que le suspect laissait croire, il n’opérait pas depuis l’étranger mais bel et bien depuis le territoire sénégalais, où il utilisait des techniques complexes pour camoufler son identité numérique. Des outils sophistiqués lui permettaient d’effacer ses traces, rendant le travail d’identification particulièrement ardu. Grâce à une réquisition minutieuse, les enquêteurs ont pu mettre la main sur un matériel crucial : ordinateurs, téléphone portable, cartes SIM, outils d’administration de sites web, et autres éléments déterminants pour le déroulement de l’enquête.

L’exploitation de ces équipements a permis d’établir la responsabilité directe du suspect dans l’animation de ces plateformes illégales. Il s’occupait non seulement de la gestion technique des sites, mais aussi de l’intégration des contenus fournis par ses complices. Son mode opératoire consistait à publier des vidéos obtenues parfois par chantage, ce qui ajoute à la gravité des infractions retenues contre lui.

Les services de la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité poursuivent actuellement leurs investigations pour remonter les ramifications de ce réseau et identifier d’éventuels complices ou d’autres plateformes similaires encore actives. La Police nationale réaffirme sa volonté de protéger les citoyens, notamment les plus vulnérables, contre ce type de violences numériques qui prennent une ampleur inquiétante avec la banalisation de l’accès à Internet.

Cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal, en ciblant l’un des visages les plus controversés de la scène numérique. Elle envoie également un message fort : l’impunité numérique n’est plus une garantie, et la loi finira toujours par rattraper les délinquants du web, où qu’ils se trouvent.

Pastef au pouvoir, l’État en colère : la langue sale d’un ministre ( Par El. KANE )

Il est des fonctions qui imposent retenue, hauteur et exemplarité. Être ministre de la République n’est pas un privilège, encore moins un strapontin d’invectives ; c’est un contrat moral avec la nation, un engagement au service de tous les citoyens, sans distinction d’obédience politique. Malheureusement, Birame Souleye Diop semble avoir complètement perdu de vue ce que signifie servir l’État dans la dignité et la responsabilité.

Depuis sa nomination au gouvernement, le ministre de l’Énergie multiplie les sorties qui fragilisent l’autorité de l’État qu’il est pourtant censé incarner. En avril 2024, il décrète que son ministère — donc l’État — ne parrainerait plus ni combat de lutte, ni match de football, ni baptême. Un mépris assumé pour les cultures populaires, les traditions sportives et les expressions sociales qui rassemblent les Sénégalais bien au-delà des clivages politiques. Que vaut un gouvernement qui tourne le dos à son peuple et à ses réalités les plus fondamentales ? Que vaut un ministre qui décide de qui mérite ou non l’attention de la République ?

Mais ce n’est pas tout. Plus récemment, le 19 juillet 2025, à l’université d’été du Pastef, Birame Souleye Diop a délibérément franchi la ligne rouge. Devant une foule de jeunes militants, il a encouragé, sans détour, l’usage de l’insulte comme arme politique : « Kou saga Sonko, saga len ko. Kou saga Président, saga len ko. Ndakh féyou dagane na. » En clair : insultez tous ceux qui critiquent nos leaders. Une telle déclaration, dans la bouche d’un homme d’État, est une honte. Elle piétine les principes fondamentaux de la démocratie, du vivre-ensemble et du respect mutuel. Elle transforme le débat politique en champ de bataille verbal, où la violence devient norme.

Ce discours est indigne d’un ministre de la République. Il n’honore ni la fonction, ni le parti au pouvoir, ni le président de la République dont l’appel à l’apaisement et au dépassement a été récemment réaffirmé. En un seul discours, Birame Souleye Diop a compromis l’image de neutralité que devrait conserver tout membre du gouvernement, et fragilisé l’équilibre déjà précaire du débat public.

Le Sénégal n’a pas besoin de ministres qui attisent la haine et l’affrontement. Le Sénégal n’a pas besoin de porte-flingues politiques déguisés en serviteurs de l’État. Le pays a besoin de bâtisseurs, de rassembleurs, de personnalités capables d’élever le ton sans salir la parole, de défendre leurs idées sans appeler à la guerre des insultes.

À ce rythme, c’est la crédibilité du gouvernement tout entier qui est mise en jeu. Il est urgent de rappeler à certains ministres qu’ils ne sont plus dans l’opposition, et que la République n’est ni une tribune partisane, ni une arène de clashs. C’est un idéal, une exigence, une responsabilité. Birame Souleye Diop ferait bien de s’en souvenir.

Sénégal : Maître Aïda Diawara Diagne réélue à la tête de la Chambre des Notaires

La Chambre des Notaires du Sénégal a tenu son assemblée générale ordinaire, marquée par l’élection de sa nouvelle présidence. À l’issue du scrutin, Maître Aïda Diawara Diagne, notaire associée et figure emblématique de la profession, a été réélue à la tête de l’institution pour un nouveau mandat, avec 59 % des suffrages exprimés, devançant son challenger, Maître Habib Vitin.

La cérémonie s’est tenue en présence de la directrice des affaires civiles et garde des sceaux, représentant le ministre de la Justice. Dans son allocution, elle a salué le travail accompli par les notaires sénégalais et a souligné les avancées enregistrées dans le cadre du projet de loi en cours, visant à transformer la Chambre en un véritable ordre professionnel. « Ce projet vise également à accompagner l’évolution de la profession au bénéfice de l’ensemble des notaires. Je tiens à saluer votre esprit de concertation et de dialogue avec les services de l’État. Le ministère de la Justice restera attentif à vos suggestions et observations pour finaliser cette réforme », a-t-elle déclaré.

Réélue à la présidence, Maître Diawara Diagne, forte de plus de 40 ans d’expérience dans le notariat, a pris la parole pour dresser un bilan de son précédent mandat, tout en esquissant les grands axes de sa feuille de route pour les années à venir. Elle a insisté sur l’importance cruciale du changement de statut de la profession vers un ordre professionnel, soulignant que cette évolution permettra de garantir l’indépendance du notaire, de renforcer sa responsabilité et d’assurer une meilleure protection juridique pour les citoyens.

« Ce projet de loi constitue une avancée capitale pour la modernisation de notre profession. Il est impératif que nous renforcions notre collaboration avec les services de l’État, notamment le ministère de la Justice, pour faire aboutir cette réforme », a-t-elle affirmé.

Parmi les priorités de son nouveau mandat, Maître Diawara Diagne a mis en avant la nécessité de digitaliser la profession. Elle a annoncé la création prochaine d’une cellule de communication et la vulgarisation des outils numériques pour rendre le service notarial plus accessible et plus efficace.

La présidente a également rappelé que la formation continue des notaires et de leurs collaborateurs resterait au cœur de son action, afin de garantir la compétitivité du notariat sénégalais dans un environnement juridique en constante évolution.

Autre initiative saluée lors de son discours : l’intégration de 20 jeunes notaires au sein de la Chambre. Un signal fort en faveur de la relève générationnelle et de la dynamisation du secteur. « Cette nouvelle dynamique va renforcer la vitalité de notre profession et garantir sa pérennité dans un monde en pleine transformation », a-t-elle déclaré.

Maître Aïda Diawara Diagne a conclu son intervention en saluant la cohésion et l’esprit de concertation qui règnent au sein de la Chambre des Notaires. « C’est ensemble, dans un cadre structuré et moderne, que nous pourrons relever les défis du XXIe siècle », a-t-elle affirmé, appelant ses pairs à rester unis et mobilisés autour des grands enjeux de la profession.

Modèle chinois : une source d’inspiration pour le développement du Sénégal

Si l’on cherche un modèle de développement fulgurant à étudier, voire à adapter aux réalités africaines, la République populaire de Chine s’impose comme une référence incontournable. En quelques décennies, l’Empire du Milieu a su transformer son économie, moderniser ses institutions et améliorer de façon spectaculaire les conditions de vie de sa population.

C’est ce modèle que des journalistes et communicants sénégalais ont pu explorer lors d’une immersion en Chine, marquée notamment par une conférence instructive sur la philosophie de gouvernance chinoise, animée par un ancien diplomate.

Depuis sa création en 1921, le Parti communiste chinois (PCC) dirige le pays selon une philosophie de gouvernance centralisée, orientée vers une planification à long terme. En un peu plus d’un siècle, la Chine a élaboré et mis en œuvre 14 plans quinquennaux, dont les résultats ont souvent été qualifiés de « plus que satisfaisants ».

Ce pilotage stratégique a permis une stabilité politique remarquable, une anticipation des grands défis économiques et sociaux, et un rythme de développement soutenu. Cette approche a également renforcé la cohérence des politiques publiques dans des domaines clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation ou encore l’inclusion sociale.

Parmi les piliers du modèle chinois figure la souveraineté alimentaire, portée par des réformes agraires ambitieuses et une modernisation accélérée du secteur agricole. Ces efforts ont permis à la Chine de nourrir une population de plus d’un milliard d’habitants, tout en réduisant sa dépendance extérieure.

Parallèlement, le pays a renforcé son système de santé publique, avec un accent particulier sur les zones rurales. Résultat : un accès aux soins garanti pour des centaines de millions de citoyens, contribuant à une nette amélioration des indicateurs sanitaires nationaux.

Dès les années 1950, la Chine a initié une politique d’alphabétisation massive des femmes. Plus de 16 millions d’entre elles — soit presque l’équivalent de la population du Sénégal — ont ainsi été alphabétisées, formées et intégrées dans tous les secteurs de la vie économique. Cette inclusion féminine a joué un rôle crucial dans le développement global du pays.

Malgré son rang parmi les trois premières puissances économiques mondiales, la Chine continue de faire face à des poches de pauvreté, notamment dans ses zones les plus reculées. Pour y répondre, elle a mis en œuvre une politique ciblée d’éradication de la pauvreté extrême. En trois ans seulement, entre fin 2015 et fin 2018, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est passé de 70 millions à 16,6 millions. Un effort que Pékin espère intensifier avec le 15e Plan quinquennal, prévu pour 2026.

Il est évident que les contextes sénégalais et chinois diffèrent profondément, tant sur les plans historique que sociopolitique. Néanmoins, les fondements du modèle chinois — planification stratégique, inclusion des femmes, souveraineté alimentaire, accès universel aux soins, lutte méthodique contre la pauvreté — peuvent inspirer des politiques publiques adaptées aux réalités sénégalaises.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de reconnaissance sur les emprises militaires récemment restituées au Sénégal par la France. Cette démarche, à forte portée symbolique, marque une étape décisive dans la redéfinition des relations de défense entre Dakar et Paris. Selon un communiqué publié par la Présidence sur sa page officielle, cette visite illustre la volonté du Sénégal d’assumer pleinement sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y compris les sites stratégiques autrefois sous occupation militaire étrangère.

Accompagné d’une délégation composée de plusieurs ministres ainsi que du Haut Commandement militaire, le chef de l’État s’est rendu tour à tour sur les sites de Ouakam, de Bel Air et de la Marine, désormais placés sous le contrôle exclusif des forces armées sénégalaises. Sur place, le Président Diomaye Faye a pu évaluer l’état des infrastructures, allant des bâtiments d’hébergement aux installations logistiques et opérationnelles. Cette évaluation s’inscrit dans une dynamique de redéploiement et de valorisation stratégique de ces sites pour les besoins de la défense nationale.

D’après la Présidence, cette restitution est le fruit d’un dialogue bilatéral mené dans un esprit de respect mutuel. Elle ouvre, selon les termes du communiqué, une « nouvelle ère de coopération stratégique », centrée non plus sur une présence militaire étrangère, mais sur des piliers comme la formation, l’interopérabilité des forces, et le renforcement des capacités nationales.

À travers ce geste fort, le Sénégal affirme sa souveraineté avec fermeté et responsabilité. Le départ des troupes françaises, couplé à la réappropriation des emprises militaires, s’inscrit dans un contexte plus large de réforme des partenariats sécuritaires en Afrique, amorcé par plusieurs pays du continent. Le message politique est clair : le Sénégal entend désormais construire sa propre stratégie de défense, en tenant compte de ses priorités internes et de ses engagements régionaux.

La visite du chef de l’État vient ainsi consacrer une volonté assumée de tourner la page d’une forme d’assistance militaire héritée du passé pour faire place à une coopération renouvelée, équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)

Sortie de Biram Soulèye Diop : Ndeye Sow Leila dénonce des “propos irresponsables” d’un ministre de la République

Les propos tenus par Biram Soulèye Diop, ministre sénégalais des Mines, lors de l’Université d’été organisée ce samedi par le parti Pastef à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, continuent de susciter une vive polémique. Face à ses déclarations jugées incendiaires, la réaction de la militante politique Ndeye Sow Leila ne s’est pas fait attendre. Dans un texte publié dans la foulée, elle condamne fermement ce qu’elle qualifie de « dérive verbale grave » venant d’un haut responsable de l’État.

En s’adressant à des étudiants militants, le ministre, également responsable au sein de Pastef, a enjoint ses partisans à répondre coup pour coup à toute critique contre leur leader. « Celui qui insulte Ousmane Sonko, insultez-le aussi. La réplique est légale et autorisée. Si quelqu’un insulte le président de la République, insultez-le également », a-t-il lancé devant une assemblée acquise, déclenchant une salve d’applaudissements.

Ces propos ont choqué plus d’un, notamment Ndeye Sow Leila, coordonnatrice de la plateforme Front de Résistance contre les dérives du régime de Diomaye. Dans une déclaration très critique, elle a fustigé un discours qu’elle juge indigne du rang d’un ministre de la République. « Tenez-vous bien : en pleine université, haut lieu du savoir et du débat républicain, le ministre Birame Soulèye Diop a tenu des propos inacceptables. Il a exhorté des étudiants à insulter quiconque critique Ousmane Sonko », a-t-elle dénoncé.

Pour la militante, cet appel à la « violence verbale » est une insulte au rôle régalien d’un membre du gouvernement, dont la mission devrait être de rassembler et non de diviser. « Monsieur le Ministre, votre rôle n’est pas d’attiser la haine ni de défendre un homme, mais de servir la Nation dans son ensemble », a-t-elle écrit avec gravité. Elle rappelle que l’UGB n’est pas un terrain de propagande politique, mais un espace de débat, de respect et de tolérance, et accuse le ministre d’avoir « piétiné » ces valeurs fondamentales.

Dans le même souffle, Ndeye Sow Leila n’a pas manqué de critiquer le manque de compassion du ministre face aux urgences sociales. Évoquant la situation dramatique à Tambacounda où des populations sont sinistrées à la suite d’inondations meurtrières, elle interpelle : « Pendant que vous donnez des leçons de loyauté aveugle, les populations de Tambacounda, elles, pataugent dans les eaux. Il y a eu des morts. Où est votre sens des priorités ? Où est votre dignité de ministre ? »

Allant plus loin, elle estime qu’un tel comportement aurait dû entraîner des sanctions immédiates. « Dans un État normal, le président de la République vous aurait déjà limogé », martèle-t-elle.

En conclusion, elle lance un appel à la responsabilité et au respect des institutions. « Le Sénégal mérite mieux. Les étudiants méritent mieux. Le peuple attend des solutions, pas des slogans partisans », affirme-t-elle avec fermeté, réaffirmant son attachement à des valeurs républicaines face à ce qu’elle considère comme une dérive inacceptable au sommet de l’État.

Sénégal : les victimes des événements de 2021–2024 dénoncent la lenteur du traitement judiciaire de leurs dossiers

Le collectif des victimes des violences survenues entre mars 2021 et février 2024 est sorti de son silence pour exprimer son profond désarroi face à ce qu’il qualifie de « lenteur insupportable » dans le traitement de leurs dossiers par la justice sénégalaise. Réuni en conférence de presse ce samedi, le Rassemblement des victimes a lancé un appel solennel aux autorités pour que justice soit rendue, sans délai ni calcul politique.

Prenant la parole au nom du collectif, Ibrahima Sané a exprimé la frustration et l’épuisement moral des familles et des survivants. « Nous, Rassemblement des victimes, exprimons notre profonde préoccupation face aux lenteurs persistantes du système judiciaire sénégalais dans le traitement des dossiers des victimes du régime de Macky Sall. Depuis 2021, ces victimes, confrontées à des violations graves de leurs droits fondamentaux, attendent justice et réparation », a-t-il déclaré d’un ton grave.

Le porte-parole a dénoncé un double discours : d’un côté, les promesses publiques d’un engagement ferme pour la transparence et la justice ; de l’autre, une réalité faite de délais interminables et d’un système judiciaire à l’arrêt. Selon lui, cette situation entretient un sentiment d’abandon, et surtout, mine la confiance des citoyens dans les institutions censées les protéger.

Dans un contexte de transition politique marqué par des promesses de rupture, le collectif appelle le nouveau pouvoir à tenir ses engagements. « Il est impératif que les enquêtes soient menées de manière exhaustive et impartiale pour garantir que la lumière soit faite sur les atrocités commises et que les responsables soient traduits devant la justice », a insisté M. Sané.

Au-delà du traitement des seuls dossiers en attente, les victimes réclament des réformes structurelles. Elles exigent notamment le renforcement de l’indépendance et de l’efficacité du système judiciaire sénégalais, condition sine qua non d’une véritable réconciliation nationale. « Une justice rapide et équitable pourra restaurer la confiance et contribuer à une paix durable au Sénégal », a-t-il martelé.

Le collectif, qui regroupe familles endeuillées, blessés et victimes de détentions arbitraires, espère aussi attirer l’attention de la communauté internationale sur la gravité de la situation. Il appelle à une mobilisation urgente pour faire avancer les procédures, obtenir vérité, justice et réparation.

Alors que la mémoire des événements de 2021 à 2024 reste vive dans les esprits, la quête de justice des victimes continue d’être un test majeur pour les nouvelles autorités sénégalaises, qui sont désormais attendues sur le terrain de l’action concrète.

Crise dans la Justice : l’Entente SYTJUST–UNTJ récuse Mamadou Lamine Dianté et dénonce une médiation politisée

La tension monte entre les syndicats des travailleurs de la justice et le président du Haut Conseil du Dialogue Social. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, l’Entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et l’Union nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ), a annoncé ce vendredi 18 juillet 2025 qu’elle ne reconnaît plus Mamadou Lamine Dianté comme médiateur dans le conflit qui les oppose au gouvernement. En cause : une « posture partisane » et une « instrumentalisation politique » du mouvement de grève.

Les syndicalistes pointent du doigt une intervention télévisée de M. Dianté, jugée inopportune et orientée. « L’objectif unique et manifeste de cette sortie était d’obtenir la suspension du mouvement de grève des travailleurs de la Justice. Ni plus, ni moins », déclarent-ils dans leur communiqué, estimant que le président du Haut Conseil du Dialogue Social a franchi la ligne rouge de la neutralité.

Pour eux, cette sortie médiatique n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une série de comportements jugés partiaux. Ils affirment l’avoir déjà invité à faire preuve de réserve et à ne pas interférer publiquement dans un dossier aussi sensible. Mais selon eux, Mamadou Lamine Dianté a persisté dans une posture biaisée, donnant l’impression de chercher à tirer un avantage politique personnel de cette crise sociale.

L’Entente SYTJUST–UNTJ considère désormais que la médiation conduite par M. Dianté est entachée de « soupçons sérieux de partialité » et que sa récusation « devient non seulement légitime mais nécessaire ». Pour les syndicats, l’impartialité est une condition essentielle à toute tentative de médiation dans un conflit social de cette nature, et le comportement de l’actuel président du Haut Conseil la rend impossible.

Fermes dans leur position, les deux structures syndicales annoncent qu’elles ne le reconnaissent plus en tant que médiateur et demandent au gouvernement de prendre acte formellement de cette récusation. Cette déclaration vient alourdir un climat déjà tendu dans le secteur de la justice, où les grèves paralysent de nombreux services.

Cette affaire risque d’avoir des répercussions au-delà du conflit en cours. Elle pose la question de la place du Haut Conseil du Dialogue Social dans la gestion des crises, et plus largement, celle de la politisation des institutions censées incarner la neutralité et l’arbitrage social. Dans un contexte national où les tensions sectorielles se multiplient, la crédibilité des médiateurs est plus que jamais en jeu.

Tortures et violences : le procureur de la République saisi après la requête de Pape Abdoulaye Touré

Victime de torture, l’activiste Pape Abdoulaye Touré entrevoit enfin une lueur d’espoir. Dans un message rendu public, il informe que, suite à la lettre qu’il a adressée au ministre de la Justice le 30 juin dernier pour dénoncer l’inaction persistante de la justice sur les dossiers des martyrs et des victimes de torture liées aux événements politiques , une avancée a été enregistrée. Le ministre lui a fait savoir que sa requête a été transmise au procureur de la République.

Par ailleurs, à travers l’Initiative Zéro Impunité (IZI), qu’il coordonne, Pape Abdoulaye Touré a adressé une nouvelle correspondance au Garde des Sceaux, le vendredi 18 juillet. Dans cette lettre, il l’informe que de nombreux citoyens ont également été tués, torturés ou soumis à des traitements inhumains, cruels et dégradants lors des manifestations politiques, et appelle à ce que justice leur soit rendue.

Le texte in extenso :

Chers compatriotes,
À titre informatif, et par souci de transparence envers vous qui nous soutenez avec constance et engagement depuis le début, je tiens à vous faire part des derniers développements concernant notre lutte contre l’impunité.

Suite à la lettre qu’on avait adressée au Ministre de la Justice le 30 juin dernier, pour dénoncer l’inertie persistante de la justice sur les dossiers des martyrs et des victimes de torture lors des événements douloureux de ces dernières années, on a reçu une réponse en date du 15 juillet.

Dans cette correspondance, le Ministre de la Justice, Monsieur Ousmane DIAGNE nous a informé avoir accusé réception de notre lettre relative à une plainte déposée au parquet de Dakar pour des actes de torture présumés. Il m’a également précisé que le procureur de la République a été saisi de ma requête et que la suite me serait promptement communiquée.

Cependant, cette réponse, exclusivement centrée sur mon cas personnel, ne mentionne en rien les nombreuses autres victimes. C’est pourquoi on lui a adressé, hier vendredi 18 juillet, une nouvelle lettre.

On l’y a d’abord remercié pour son retour, mais surtout, on a tenu à lui rappeler que le cas de PAT n’est pas un cas isolé d’autant plus que plusieurs citoyens ont été aussi assassinés, torturés ou soumis à des traitements inhumains, cruels et dégradants pendant les manifestations politiques qui ont secoué notre pays.

On lui a également rappelé que conformément à nos textes nationaux et aux conventions internationales ratifiées par le Sénégal, le procureur de la République n’a nul besoin d’attendre une plainte formelle des victimes ou des familles de martyrs pour s’autosaisir et diligenter des enquêtes visant à faire toute la lumière sur ces crimes.

Nous avons réitéré que nous menons ce combat dans le cadre de l’Initiative Zéro Impunité – IZI, une plateforme citoyenne engagée pour que justice soit rendue aux victimes et que plus jamais de telles atrocités ne se reproduisent dans notre pays.
Dans l’attente d’une réaction du Ministre à cette mise au point collective, nous restons mobilisés, vigilants et fermement attachés à notre quête de vérité et de justice.

Aujourd’hui, plus que jamais, la justice doit prendre la mesure de sa responsabilité historique devant le Peuple Sénégalais.
Elle ne peut éluder les massacres, tortures et violences inouïes perpétrées de février 2021 à mars 2024. Elle doit situer les responsabilités, à tous les niveaux, pour que ces crimes ne restent pas impunis, et surtout pour qu’ils ne se reproduisent jamais.

Car il ne peut y avoir de réconciliation sincère sans avoir, au préalable, situé les responsabilités et rendre justice aux victimes.
Justice d’abord. Vérité ensuite. Réconciliation enfin.
Silence judiciaire = Complicité
JUSTICE POUR LES VICTIMES

Pape Abdoulaye TOURE Officiel
Membre fondateur de l’Initiative Zéro Impunité (IZI)

Redevance audiovisuelle : Canal+ versera désormais 4,5 milliards FCFA à l’État du Sénégal, selon Guy Marius

Un tournant majeur dans la politique audiovisuelle et fiscale du Sénégal. Ce samedi 19 juillet, le député Guy Marius Sagna a révélé une importante révision à la hausse de la redevance annuelle que le groupe Canal+ devra désormais verser à l’État. Cette contribution s’élèvera à 9 % du chiffre d’affaires réalisé dans le pays, soit environ 4,5 milliards de francs CFA pour l’année 2024.

Jusqu’ici, le géant français de l’audiovisuel s’acquittait d’un montant dérisoire au regard de son implantation et de son emprise commerciale : 20 millions de FCFA par an, puis 75 millions depuis 2021. Une somme que beaucoup jugeaient en décalage avec les bénéfices colossaux engrangés sur le marché sénégalais.

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, Guy Marius Sagna, figure politique de la gauche panafricaniste et membre actif du mouvement FRAPP–France Dégage, a salué cette décision comme un acte fort du nouveau régime incarné par le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de la Communication Alioune Sall. Il y voit la marque d’une volonté politique claire : celle de reconquérir une part de souveraineté économique souvent cédée aux multinationales étrangères.

« Canal Plus va payer chaque année 9 % de son chiffre d’affaires annuel, donc pour 2024 la somme de 4,5 milliards de FCFA », a-t-il insisté. Un changement qui, selon lui, reflète la détermination du nouveau pouvoir à rééquilibrer les rapports de force entre l’État sénégalais et les opérateurs privés, notamment ceux venus de l’extérieur.

Le député n’a pas manqué d’adresser un message à ceux qui critiquent l’action du gouvernement. « Maintenant vous savez pourquoi ils ne peuvent aimer les patriotes, pourquoi ils vont continuer à nous combattre et pourquoi nous devons soutenir notre gouvernement », a-t-il déclaré. Par ces mots, Guy Marius Sagna replace cette mesure dans un affrontement idéologique plus large, entre une vision souverainiste de la gestion des ressources nationales et les intérêts bien établis de certaines firmes transnationales.

Si cette annonce venait à être mise en œuvre comme prévu, elle pourrait ouvrir la voie à une réévaluation plus large de la fiscalité des grandes entreprises opérant au Sénégal, notamment dans les secteurs stratégiques comme les télécommunications, les hydrocarbures ou les infrastructures. Pour l’heure, cette hausse de la redevance audiovisuelle est perçue comme un signal politique fort : le Sénégal entend désormais faire payer le juste prix à ceux qui profitent de son marché.

Université d’été du Pastef à l’UGB : Birame Soulèye Diop appelle à une riposte verbale aux attaques contre les leaders du parti

Saint-Louis, 19 juillet 2025 – L’université d’été du parti Pastef, tenue à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, a été marquée par une déclaration controversée du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop.

Face à un auditoire de militants et sympathisants, le responsable politique a invité les membres de son parti à répondre aux insultes dirigées contre leurs leaders par des insultes équivalentes.
« Kou saga Ousmane Sonko saga len ko [Qui insulte Ousmane Sonko, insultez-le en retour], kou saga président de la République saga len ko [Qui insulte le président de la République, insultez-le en retour], ndakh féyou dagane na [car la vengeance est permise] », a-t-il déclaré sous les acclamations de certains participants.

Ces propos tenus dans un climat de polarisation politique croissante au Sénégal ne sont pas passés inaperçus. L’appel à « répondre aux insultes par des insultes » a immédiatement suscité des réactions mitigées, certains y voyant un encouragement à l’escalade verbale et à la confrontation directe, contraire aux idéaux d’un débat démocratique fondé sur le respect et l’argumentation.

Au-delà de l’appel à la riposte verbale, Birame Soulèye Diop a aussi profité de l’occasion pour vanter la montée en puissance du Pastef sur la scène politique sénégalaise et son rayonnement au-delà des frontières nationales. Il a évoqué la création de formations politiques inspirées par le Pastef, notamment aux Comores avec le Parti Africain des Comores pour le travail, l’éthique et la fraternité, qu’il a présenté comme une émanation directe de l’influence du parti dirigé par Ousmane Sonko.

« On a construit et Dieu nous a donné une expérience sans égal. On a une personnalité qui fait l’unanimité dans son pays et dans le reste du monde », a-t-il déclaré en parlant du président de la République.

Pour Birame Soulèye Diop, cette montée en puissance suscite des réactions hostiles de la part d’adversaires politiques qu’il qualifie de minoritaires et dépourvus de base populaire :
« On voit des gens qui ne peuvent pas rassembler six personnes, se permettre de vous faire croire que vous ne pouvez pas travailler avec ce Monsieur [le président Sonko]. »

Cependant, cet appel à la riposte verbale, dans un contexte où l’appel au calme et à l’apaisement est plus que jamais nécessaire, fait débat. Des observateurs politiques, des journalistes et des défenseurs des droits civiques s’interrogent sur la responsabilité des acteurs publics dans la modération du discours politique, en particulier au sommet de l’État.

Alors que le Sénégal tente de consolider sa démocratie après des années marquées par des tensions sociales et politiques, de telles déclarations posent la question de la place du respect et de la retenue dans l’espace public. Si certains militants ont salué l’authenticité du message, d’autres voix, y compris dans la société civile, pourraient y voir une banalisation de la violence verbale et une menace pour la stabilité du débat démocratique.

Kaolack / Sport : L’équipe finaliste U17 de l’Académie YES sollicite un terrain auprès du maire pour son projet sportif

C’est dans une ambiance conviviale et festive que le maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup, a accueilli ce samedi 19 juillet 2025 l’équipe finaliste U17 de l’Académie Yewou (YES).

La cérémonie, organisée dans les locaux de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Kaolack, a réuni des autorités locales, des encadreurs sportifs, des supporters ainsi que des membres de la presse locale. Les jeunes joueurs ont été chaleureusement félicités par le maire pour leur remarquable parcours.

« Vous êtes la fierté de notre jeunesse. Au-delà des résultats, c’est l’esprit de solidarité, de discipline et de persévérance que vous incarnez », a déclaré le maire dans son discours.

Sérigne Mboup a également renouvelé son engagement à soutenir cette équipe prometteuse, qui fait la fierté de toute la commune.

Très ému, le président fondateur de l’Académie YES, Alpha Dabo, a exprimé sa profonde gratitude envers le maire :

« Ce geste nous motive davantage. Nous remercions le maire pour son soutien constant au sport local, en particulier à l’Académie YES. »

En clôturant son discours, M. Dabo a formulé une demande symbolique mais cruciale : l’octroi d’un terrain pour permettre à l’académie de concrétiser ses projets sportifs et mieux encadrer la jeunesse kaolackoise.

Lutte sénégalaise : Ada Fass éteint Liss Ndiago comme une flamme sous la pluie

Le stade vibrait sous les cris et les tam-tams ce soir-là, mais nul n’aurait pu prédire un tel renversement. Le duel tant attendu entre Ada Fass et Liss Ndiago s’annonçait équilibré, intense, et surtout long. Pourtant, il n’en fut rien. Dès les premières secondes, l’électricité était palpable. Les deux titans s’observaient, se jaugeaient, comme des félins en quête d’un angle d’attaque.

Liss Ndiago, favori de certains par sa puissance et son agressivité réputée, a tenté de briser la glace en prenant l’initiative. Mais Ada Fass, plus calme, plus calculateur, a rapidement pris le dessus. Bien qu’averti pour être sorti du cercle — une erreur qui aurait pu déstabiliser n’importe quel autre lutteur — Ada est revenu dans l’arène avec la froideur d’un tueur silencieux. Certains évoquent même l’influence de consignes mystiques, lancées depuis les coulisses, comme un rappel ancestral.

Puis le moment fatidique est arrivé. Liss Ndiago, sûr de son crochet, a lancé son attaque. Mais Ada Fass, tout en fluidité, l’a esquivé avec une souplesse qui a surpris même les plus avertis. Dans un mouvement fulgurant, il s’est engouffré dans l’ouverture, a fauché les jambes de son adversaire, l’a soulevé, puis projeté au sol avec une force maîtrisée. La foule a retenu son souffle une seconde avant d’exploser.

C’était fini. Liss Ndiago était au sol, impuissant. Le coup avait été propre, net, implacable. Ada Fass ne s’était pas contenté de vaincre, il avait dominé, imposé, écrasé. Dans la poussière de l’arène, il s’est redressé tel un roi, le regard fixé au loin, comme s’il avait toujours su que ce combat lui appartenait.

Ce soir-là, Ada Fass a prouvé qu’il n’était pas seulement un lutteur. Il est un stratège, un guerrier, une force tranquille qui peut faire basculer n’importe quel affrontement en une poignée de secondes. L’arène a désormais un nouveau maître.

Restitution des emprises militaires françaises : Le Président Diomaye Faye en visite de reconnaissance à Ouakam, Bel Air et à la Marine

Une page importante de l’histoire militaire et diplomatique sénégalaise vient d’être tournée. Ce vendredi matin, le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a effectué une visite de reconnaissance sur les emprises militaires récemment restituées par la France, marquant un tournant stratégique dans les relations de défense entre les deux pays.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre des Forces armées, ainsi que du Haut Commandement militaire, le président s’est successivement rendu sur les sites de Ouakam, Bel Air et de la Marine. Ces installations, autrefois occupées par l’armée française dans le cadre de l’accord de défense bilatéral, sont désormais placées sous souveraineté exclusive du Sénégal.

La visite avait pour objectif d’évaluer l’état des infrastructures — qu’il s’agisse des capacités d’hébergement, de logistique ou d’opérations — et de préparer leur prochaine affectation dans le cadre de la réorganisation des capacités nationales. Les autorités militaires ont salué le potentiel stratégique de ces sites, qui devraient renforcer la posture de défense nationale et améliorer la formation ainsi que le déploiement opérationnel des forces armées sénégalaises.

Cette restitution constitue l’aboutissement d’un dialogue bilatéral respectueux, fondé sur une volonté commune de redéfinir les bases de la coopération militaire franco-sénégalaise. Désormais, celle-ci se recentre sur des axes clés : la formation, l’interopérabilité, et surtout le renforcement des capacités souveraines du Sénégal.

Dans son allocution sur le site de Bel Air, le président Diomaye Faye a affirmé que cette étape illustre la sérénité et la fermeté avec lesquelles le Sénégal entend désormais affirmer sa souveraineté. « Ces emprises stratégiques, qui ont longtemps symbolisé une présence extérieure, appartiennent désormais pleinement à la nation. Elles seront au service de nos priorités sécuritaires, de notre armée, et de notre peuple », a-t-il déclaré.

La restitution des emprises de Ouakam, Bel Air et de la Marine ne se limite pas à un transfert de bâtiments. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation des outils de défense nationale et de renforcement de la souveraineté. Dans un contexte géopolitique en mutation, cette initiative affirme la volonté du Sénégal de prendre en main la totalité de ses dispositifs stratégiques.

Tivaouane : Attaque armée contre la base de la CSE à Yadjine, un coffre-fort emporté

Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 décembre 2024, aux environs de 2h30 du matin, la base de la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE), implantée à Yadjine, dans le département de Tivaouane, a été la cible d’une attaque violente perpétrée par une vingtaine d’individus armés.

Selon les premiers éléments recueillis, les assaillants étaient munis d’armes blanches et d’armes à feu. Ils ont neutralisé deux agents de sécurité en les ligotant, avant de s’introduire de force dans une dizaine de bureaux, dont celui du comptable. Leur principal butin : un coffre-fort contenant environ 700 000 FCFA en espèces. Un troisième vigile a réussi à échapper aux malfaiteurs et a immédiatement donné l’alerte.

À l’arrivée des éléments du commissariat urbain de Tivaouane, les malfaiteurs avaient déjà pris la fuite, laissant derrière eux un véritable champ de ruines. Les enquêteurs ont constaté des portes fracturées, des équipements vandalisés et un personnel profondément choqué.

Moctar Kane, directeur des travaux à la CSE, n’a pas caché sa stupeur. « L’attaque était planifiée. Ils savaient exactement où frapper », a-t-il déclaré lors d’un point de presse improvisé sur le site. Pour l’entreprise, cette intrusion soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité de ses installations, surtout en cette période sensible où les travaux du projet autoroutier Dakar-Tivaouane-Saint-Louis mobilisent d’importants moyens logistiques.

Une réunion de crise a été convoquée dès le lendemain matin pour faire le point sur les pertes matérielles et humaines et surtout, envisager un renforcement des dispositifs de sécurité.

La police de Tivaouane a immédiatement ouvert une enquête. Selon nos sources, les premières investigations orientent les enquêteurs vers la piste d’un gang organisé. L’hypothèse de complicités internes n’est pas écartée, notamment en raison de la précision avec laquelle les malfaiteurs ont ciblé les lieux sensibles.

Des renforts de sécurité pourraient également être déployés sur d’autres sites du projet autoroutier, considérés comme stratégiques.

Protocole d’accord entre l’État et l’Intersyndicale : l’Alliance des Travailleurs des Collectivités Territoriales dénonce une exclusion injuste

L’Alliance Nationale des Syndicats des Travailleurs des Collectivités Territoriales (ANSTCT) est montée au créneau pour dénoncer vigoureusement le protocole d’accord conclu entre l’État du Sénégal et l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales. Dans un communiqué publié le 18 juillet, l’Alliance rejette ce document qu’elle qualifie de « protocole de compromission », dénonçant une entente jugée injuste, partiale et excluante.

Selon l’ANSTCT, ce texte, loin d’apporter une réponse globale aux revendications des travailleurs, ne profite qu’à une minorité, laissant de côté des milliers d’agents pourtant pleinement engagés dans la lutte sociale. « Après plusieurs années d’âpre lutte ponctuée de moments d’espoir et de désillusion, les travailleurs des Collectivités territoriales espéraient voir enfin le bout du tunnel », regrette l’Alliance dans son communiqué. Ces espoirs se sont effondrés avec la signature d’un accord considéré comme sélectif et discriminatoire.

L’Alliance reproche à l’Intersyndicale d’avoir négocié de manière exclusive, en s’appuyant sur les acquis arrachés au prix de longues batailles syndicales, notamment par la coalition AND-GUESSEUM, tout en écartant délibérément d’autres organisations telles que l’ANSTCT. Cette mise à l’écart, selon les signataires du communiqué, a abouti à un accord déséquilibré.

Le protocole prévoit une revalorisation salariale uniquement pour 1 115 agents fonctionnaires, dont les traitements mensuels connaîtront une hausse comprise entre 80 000 et 300 000 francs CFA. Quant aux 6 458 agents non fonctionnaires, ils ne percevront qu’une allocation baptisée « mesure transitoire », d’un montant de 80 000 francs CFA réparti sur trois ans. Ce dispositif exclut plus de 8 400 agents, notamment les contractuels, journaliers et autres personnels précaires, que l’Alliance considère comme les véritables oubliés de cet accord.

« Ce qui est humainement et moralement inacceptable », fustige l’ANSTCT, qui évoque la mémoire de feu Sidya Ndiaye, figure emblématique du mouvement syndical, pour condamner cet accord qu’il n’aurait « jamais accepté de signer ».

Autre point de discorde : l’absence de rétroactivité des mesures. L’accord entrera en vigueur en mai 2025, faisant fi des engagements antérieurs qui remontaient à mai 2022. Pour l’Alliance, cela constitue un effacement pur et simple de plusieurs années de lutte et de sacrifices.

Face à ce qu’elle perçoit comme une trahison des intérêts de la majorité des travailleurs des collectivités, l’ANSTCT appelle à la vigilance et à une mobilisation accrue. Elle exhorte le ministère en charge des Collectivités territoriales à organiser de véritables négociations inclusives afin de garantir l’équité et la justice dans le traitement de l’ensemble des agents.

Le communiqué est signé par Mbaye Sow (SUDTM), Talla Faye (SUTRACOL) et Abdou Lahat Diagne (SUTRACOLS), qui rappellent leur engagement inébranlable à défendre les droits et la dignité de tous les travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal.

Le Président Diomaye Faye relance le projet d’usine de dessalement de la Grande Côte avec Acwa Power et salue un nouveau départ stratégique avec l’Arabie Saoudite

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce jeudi au Palais présidentiel la cérémonie officielle de signature du contrat entre la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) et le géant saoudien de l’énergie Acwa Power, actant ainsi le lancement définitif du projet d’usine de dessalement de la Grande Côte.

Cette infrastructure stratégique vise à renforcer durablement l’accès à l’eau potable, en particulier pour les zones côtières confrontées à une pression démographique et climatique croissante. Elle s’inscrit dans le cadre des engagements du gouvernement en matière de souveraineté hydraulique, d’adaptation au changement climatique et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Lors de son discours, le chef de l’État a salué une « étape majeure » dans la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Royaume d’Arabie Saoudite, mettant en lumière la solidité des liens diplomatiques et la qualité du dialogue entre les deux pays.

« Ce n’était pas évident, car nous avons hérité d’un contrat déjà signé. Il était important de corriger certains manquements, tout en respectant l’esprit de coopération », a expliqué le Président Faye, revenant sur la renégociation du contrat opérée dès les premiers mois de son mandat pour des raisons de conformité juridique et d’optimisation de l’intérêt national.

Le chef de l’État a exprimé sa gratitude envers le prince héritier Mohamed Ben Salmane pour son soutien indéfectible au projet, tout en réaffirmant l’estime portée à la société Acwa Power. « Il n’y a eu ni contrainte ni rupture, mais un dialogue ouvert, sincère et constructif », a-t-il précisé, rejetant toute idée de conflit ou de défiance dans le processus de révision du contrat initial.

Dans une perspective d’approfondissement des relations économiques, le Président Diomaye Faye a annoncé que le Royaume d’Arabie Saoudite sera l’invité d’honneur du prochain Forum Invest in Sénégal, prévu en octobre 2025. Cette invitation confirme la volonté du Sénégal de diversifier ses partenariats et d’attirer des investissements structurants dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’eau, l’agriculture et les infrastructures.

« Ce contrat est la preuve que le Sénégal respecte ses partenaires. Nous avons fait le choix de la transparence, de la responsabilité et du long terme », a conclu le Président, confiant quant à la signature prochaine d’accords similaires dans d’autres domaines stratégiques.

L’usine de dessalement de la Grande Côte, qui sera l’une des plus grandes d’Afrique de l’Ouest, incarne la nouvelle ambition du Sénégal en matière de résilience climatique et d’innovation technologique. Avec une capacité prévue de plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes d’eau par jour, elle permettra de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de plusieurs localités, tout en créant des emplois et des opportunités économiques durables.

Fatoumata Ndiaye alias « Fouta Tampi » déférée au parquet pour non-remboursement d’un prêt garanti par l’État

L’affaire de détournement présumé de prêts garantis par l’État du Sénégal prend une tournure judiciaire. Fatoumata Ndiaye, plus connue sous le nom de « Fouta Tampi », a été placée en garde à vue à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, avant d’être déférée au parquet ce lundi 20 juillet. Elle est poursuivie pour non-remboursement d’un crédit de 2,5 millions de FCFA contracté auprès d’une mutuelle, un prêt garanti par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip).

Initialement convoquée jeudi dernier, Fatoumata Ndiaye avait été entendue par les enquêteurs, puis relâchée avec l’obligation de revenir le lendemain pour une nouvelle audition. À sa sortie, elle affichait un visage serein, assurant sur les réseaux sociaux que tout irait bien. Mais la suite lui donnera tort.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le parquet avait donné des consignes strictes : poursuivre l’audition de la mise en cause, puis procéder à son déferrement. Lors de sa seconde comparution vendredi, les enquêteurs l’ont confrontée à la plainte de la mutuelle, qui l’accuse de ne pas avoir honoré ses engagements financiers malgré plusieurs relances. À cela s’ajoute l’ironie de ses déclarations publiques, où elle minimisait l’affaire.

Mais le cas de « Fouta Tampi » n’est que la partie émergée de l’iceberg. Quatre autres personnes, également bénéficiaires de crédits garantis par le Fongip auprès de la même structure financière, sont impliquées dans la même affaire. Tous sont actuellement en garde à vue et seront également présentés au parquet dans les jours à venir.

Le montant total dû par ce groupe s’élève à huit millions de FCFA, soit plus de trois fois le prêt accordé à Fatoumata Ndiaye. Une somme considérable, surtout lorsqu’elle est issue de fonds publics destinés à soutenir l’entrepreneuriat et les projets prioritaires.

Cette affaire met en lumière les défis que rencontrent les mécanismes de garantie publique face à des pratiques de mauvaise foi ou de négligence. Elle relance aussi le débat sur le suivi des bénéficiaires de fonds d’aide à l’investissement et les sanctions en cas de non-respect des engagements contractuels.

Kaolack – Portrait : Bassirou Biaye, l’artisan de la victoire historique de YES Kaolack

Le coup de sifflet final vient à peine de retentir que Serigne Bassirou Biaye, entraîneur de Yewou Sport Études (YES) de Kaolack, tombe à genoux sur la pelouse du stade Alassane Djigo de Pikine. Les larmes ruissellent sur ses joues, mêlées à la sueur et à la poussière d’un match âprement disputé face aux Guelwaars de Fatick. À 33 ans, il vient d’offrir à son club la toute première Coupe nationale U17 de son histoire. Une victoire arrachée au terme d’une saison jalonnée de doutes, de travail acharné et d’une foi inébranlable.

« Franchement, c’est une chance d’avoir un président aussi engagé. Alpha Dabo soutient les joueurs, il est attentif à nos besoins », confie Bassirou Biaye, le coach de la Génération YES.

Depuis quelques années, le club a connu une transformation remarquable : équipements renouvelés, meilleures conditions d’entraînement, et surtout, un projet sportif clairement défini. Un tournant que beaucoup attribuent à la gestion proactive du président.

« Quand on a besoin de matériel, on l’obtient. Quand un joueur traverse une période difficile, il est là pour l’écouter. C’est rare de voir ça à ce niveau », ajoute le coach, visiblement ému et reconnaissant.

Natif de Kaolack, Bassirou Biaye obtient son BFEM franco-arabe à l’école Alazhar, puis son baccalauréat en 2015 à l’Institut Islamique El Hadji Abdoulaye Niasse. Passionné de football dès son jeune âge, il est admis en 2008 aux tests de l’Institut Diambars à Thiès dans la catégorie U17, lors de l’UASSU.

Mais son rêve rencontre rapidement un obstacle familial. « Mon père croyait plus aux études qu’au football », se souvient-il. Cela ne l’empêche pas de persévérer. En 2015, il est joueur à YES. Trois mois plus tard, il part à Dakar dans un centre de formation, où il fait la connaissance de feu Joseph Koto, ancien sélectionneur des Lions. C’est là qu’il commence à envisager sérieusement une carrière d’entraîneur.

Il dirige l’équipe féminine de Kaolack FC entre 2019 et 2020, avant de rejoindre YES comme préparateur physique entre 2021 et 2023. En 2024, il devient entraîneur adjoint des équipes U13, U15 et U17. C’est finalement en tant qu’entraîneur principal de l’équipe U17 qu’il mène le club vers le sacre, offrant à Kaolack sa première Coupe nationale dans cette catégorie.

Ce qui distingue Coach Biaye, ce n’est pas seulement sa rigueur tactique, digne des plus grands, mais surtout sa relation presque paternelle avec ses joueurs. « Coach Biaye, c’est plus qu’un entraîneur, c’est un guide. Il croit toujours en ses joueurs », témoigne un supporter.

La finale est remportée aux tirs au but, après une préparation mentale méthodique. Lors de la remise du trophée, il lève les bras, non pas pour lui-même, mais en hommage à tous ceux qui l’ont soutenu. « Cette coupe, elle est pour les jeunes, pour toute la population de Kaolack, et pour ceux qu’on ne voit jamais mais qui travaillent dans l’ombre », déclare-t-il au micro du Journal de Dakar. Il dédie surtout cette victoire à son père, décédé quelques années auparavant.

Et maintenant ?

« On va savourer. Après, il faudra redescendre sur terre. Gagner, c’est dur ; confirmer, c’est encore plus dur. »

Mais une chose est certaine : cet homme discret et passionné a déjà marqué le football sénégalais d’une empreinte indélébile.

Arrestation de « Kocc Barma » : la DSC démantèle un réseau d’extorsion par contenus obscènes

C’est un coup de filet retentissant que vient de réaliser la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC). Un individu se faisant appeler « Kocc Barma », bien connu pour son implication présumée dans la diffusion de contenus obscènes à des fins de chantage, a été arrêté à Dakar, mettant fin à plusieurs années de traque numérique.

L’opération de la DSC, menée avec l’appui de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), fait suite à une vague de plaintes déposées par des victimes dénonçant la publication non consentie de vidéos à caractère sexuel. Selon les sources proches du dossier, le suspect, identifié comme El Hadj Babacar Dioum, aurait eu recours à des méthodes frauduleuses pour obtenir ces contenus sensibles, avant de s’en servir pour faire pression sur ses victimes, souvent dans le but d’obtenir de l’argent.

Les enquêteurs, après plusieurs semaines d’investigations techniques, sont parvenus à localiser le suspect dans son domicile familial à Liberté III, un quartier résidentiel de la capitale. L’interpellation, minutieusement planifiée, s’est déroulée sans heurts.

Lors de la perquisition, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs appareils électroniques, dont un téléphone portable et un ordinateur portable. L’exploitation de ces dispositifs a rapidement permis de corroborer les accusations portées contre le mis en cause. Selon les premières constations, les enquêteurs ont découvert une vaste base de données contenant des vidéos intimes, des échanges de messages compromettants, ainsi que des preuves d’interactions menaçantes avec plusieurs victimes.

Placée en garde à vue, El Hadj Babacar Dioum fait désormais l’objet d’une enquête approfondie visant à déterminer l’étendue exacte de ses agissements. Les autorités cherchent également à identifier d’éventuels complices ainsi que d’autres victimes de ce réseau de cybercriminalité sexuelle.

Cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre les crimes numériques au Sénégal, où la diffusion de contenus intimes sans consentement est devenue une menace croissante pour la sécurité et la dignité des citoyens, en particulier des femmes.

DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES : Est-il trop tard pour éviter un naufrage économique et diplomatique ?

Faute de volonté politique claire et de respect des engagements antérieurs, le Sénégal s’apprête à perdre l’un des projets les plus stratégiques de son histoire diplomatique : l’installation du siège régional des Nations Unies à Diamniadio. À force de tergiversations et de calculs à courte vue, Dakar pourrait voir partir agences, fonctionnaires et investissements au profit de Kigali, Abidjan ou Addis-Abeba.

À première vue, l’information a pu passer sous les radars de l’actualité nationale, reléguée au second plan par les débats politiques internes et les tensions sociales. Pourtant, si elle venait à se confirmer, elle constituerait un véritable séisme aux conséquences incalculables pour le Sénégal : les Nations Unies envisageraient sérieusement de reconsidérer leur implantation régionale à Dakar, au profit d’autres capitales africaines telles qu’Abidjan, Addis-Abeba ou même Kigali. Ce revirement, né d’un différend entre l’organisation onusienne et les nouvelles autorités, menace de ruiner des années de diplomatie patiemment construite, tout en privant notre pays d’une manne économique et d’un levier d’influence régionale sans équivalent.
Ainsi, convient-il de revenir aux origines du projet. En 2015, le Gouvernement, sous l’impulsion du président Macky Sall, initiait un ambitieux chantier destiné à renforcer la stature diplomatique du Sénégal : la construction d’un vaste complexe devant accueillir, à Diamniadio, la quasi-totalité des agences des Nations Unies présentes à Dakar. Cette Maison des Nations Unies devait regrouper pas moins de trente (30) entités du système onusien, soit environ deux mille (2 000) agents internationaux dans un premier temps, avec à terme des perspectives d’extension pouvant accueillir jusqu’à deux mille cinq cents (2 500) personnes. Pensée comme un véritable hub diplomatique, l’infrastructure moderne avait pour vocation de rationaliser les activités des Nations Unies, les rassembler en un même lieu fonctionnel et sécurisé, tout en contribuant au rayonnement international du Sénégal.
Le projet était d’autant plus structurant qu’il s’inscrivait dans la stratégie globale de développement de Diamniadio, érigée en ville nouvelle destinée à désengorger Dakar, accueillir des institutions d’envergure ainsi qu’offrir des conditions de vie et de travail adaptées aux standards internationaux. Outre la Maison des Nations Unies, cette vision urbanistique pensée dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) comprenait le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), le Parc des expositions, la Dakar Arena, le stade Me Abdoulaye Wade et plusieurs sphères ministérielles. Autant d’infrastructures bâties pour positionner Diamniadio comme le nouveau cœur névralgique administratif, économique et diplomatique du Sénégal.
C’est dans ce contexte que l’administration Sall avait proposé, en contrepartie de cette installation, la mise à disposition gratuite des locaux à l’ONU, dans le cadre d’un partenariat institutionnel fondé sur la confiance, la stabilité et la visibilité à long terme. L’organisation, séduite par cette offre stratégique et logistique, avait accepté de libérer ses anciens bureaux disséminés à Dakar afin de procéder à un regroupement fonctionnel à Diamniadio. La réception technique du bâtiment a été actée en août 2024, les paiements dus aux promoteurs ont été effectués, et l’ensemble des aménagements préalables étaient finalisés.
Mais alors que tout semblait en place pour une installation effective dès 2025, un changement de cap inattendu est survenu avec l’arrivée du nouveau régime. Les autorités auraient, selon plusieurs sources concordantes, décidé de revenir sur l’accord initial, exigeant désormais que l’Organisation des Nations Unies s’acquitte d’un loyer pour occuper les lieux. Cette nouvelle condition, perçue par les instances onusiennes comme une remise en cause unilatérale des engagements de l’État, a entraîné la suspension des démarches d’installation. Faute de solution trouvée à ce jour, la quasi-totalité des agents onusiens concernés sont désormais en télétravail, dans une forme d’incertitude professionnelle délétère. Pire encore, la venue prévue de deux mille (2 000) nouveaux agents dans les mois à venir a été purement et simplement annulée.

RÉPERCUSSIONS DIPLOMATIQUES ET ÉCONOMIQUES

Les conséquences de ce blocage, si aucune solution rapide n’est trouvée, pourraient être dévastatrices. Sur le plan économique d’abord, le Sénégal se priverait d’un flux financier considérable. Chaque agent des Nations Unies basé à Dakar contribue significativement à l’économie locale, injectant chaque année plusieurs dizaines de millions de francs CFA dans les circuits de consommation. En moyenne, un fonctionnaire onusien perçoit un revenu annuel compris entre 150 000 dollars (soit environ 84,5 millions de francs CFA) et 200 000 dollars (près de 112,6 millions de francs CFA), des sommes qui profitent directement aux secteurs du logement, des services, de la restauration, des transports, du tourisme et des loisirs. Avec environ trois mille (3 000) fonctionnaires concernés, ce sont plus de 500 millions de dollars (plus de 281 milliards F CFA) annuels qui sont en jeu. À cela s’ajoutent les quelque mille (1 000) emplois directs occupés par des Sénégalais dans les agences onusiennes, sans compter les milliers d’emplois indirects générés par les activités connexes : prestataires, chauffeurs, sociétés de sécurité, traducteurs, consultants, restaurateurs, hôteliers, fournisseurs de services divers, etc.
La présence des Nations Unies constitue un écosystème à part entière, dont l’effet multiplicateur est particulièrement important dans une ville comme Dakar.
Par ailleurs, c’est l’image même du Sénégal sur la scène internationale qui serait sérieusement écornée. Car en matière diplomatique, la parole donnée engage l’État bien au-delà des alternances politiques. Rompre ou même seulement réinterpréter un engagement d’une telle ampleur sans concertation ouverte ni justification publique, revient à affaiblir la crédibilité de notre pays auprès de ses partenaires. Ceci envoie un signal d’imprévisibilité qui pourrait refroidir d’autres institutions internationales ou entreprises étrangères désireuses de s’installer ou d’investir au Sénégal.
Ce d’autant plus que d’autres capitales africaines, conscientes des enjeux stratégiques d’une telle opportunité, s’activent déjà pour récupérer ce que le Sénégal semble prêt à abandonner. Le Rwanda, dans une note officielle adressée au Secrétaire général de l’ONU, s’est montré disposé à accueillir certaines agences du système onusien. Kigali, dont la diplomatie est de plus en plus offensive, développe depuis plusieurs années une politique d’attractivité très efficace fondée sur la stabilité, l’innovation, la culture et le sport. Addis-Abeba, déjà siège de l’Union africaine, dispose de l’infrastructure et de la légitimité diplomatique pour élargir son rôle de capitale du multilatéralisme africain. Quant à Abidjan, redevenue un pôle de stabilité économique et institutionnelle, ambitionne de s’imposer comme une plateforme régionale incontournable. Ces capitales, en pleine montée en puissance, pourraient très bien rafler la mise si le Sénégal ne rectifie pas rapidement le tir.
Le plus préoccupant reste le silence assourdissant qui entoure ce dossier. Aucune communication officielle du Gouvernement. Ce mutisme, loin de rassurer, alimente les inquiétudes et laisse penser que le projet est en train de sombrer dans une impasse politique. Et pendant ce temps, à Diamniadio, un bâtiment flambant neuf, financé à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, reste vide, inoccupé, sans la moindre perspective claire de mise en service.
Or, ce projet n’est pas un simple héritage d’un régime précédent qu’il conviendrait de réévaluer ou de renier. Il s’agit d’un actif stratégique national conçu pour consolider la place du Sénégal au sein des instances internationales. Laisser cet édifice tomber en désuétude serait un échec collectif, révélateur d’un manque de vision à long terme. Si les raisons de la frilosité actuelle relèvent d’un positionnement idéologique ou d’une volonté de rupture politique, alors elles relèvent d’une erreur de jugement dont le coût, lui, sera bien réel.
Il est encore temps pour les autorités sénégalaises de reprendre la main en rouvrant un dialogue franc et constructif avec les Nations Unies.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, porteur d’un projet de refondation de l’État, a l’occasion de démontrer que rupture ne rime pas avec reniement. À lui de faire preuve de hauteur de vue, de sens stratégique et de patriotisme éclairé. Certaines décisions dépassent les alternances politiques, elles engagent l’avenir d’une Nation.

Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°516 – 19 ET 20/07/2025

🔴 POSSIBLE DÉLOCALISATION DE LA MAISON DES NATIONS UNIES DE DIAMNIADIO : DÉSASTRE ÉCONOMIQUE ET DIPLOMATIQUE
🔴 JUSTICE À L’ARRÊT : L’ÉTAT SOMMÉ D’AGIR PAR LA RADDHO

🔴 FSF / CANDIDATURE À LA COMMISSION DU FOOTBALL FÉMININ : AÏCHA HENRIETTE NDIAYE S’EXPLIQUE
🔴 1ère ÉDITION MARATHON CASA RUN : ZIGUINCHOR ENTRE DANS LA COURSE !

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