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Après 3 mois de silence Badara Gadiaga is back ! : « Ousmane Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque ! », dixit le chroniqueur de la TFM

Invité de l’émission Faram Facce sur TFM, Badara Gadiaga a effectué sa première sortie médiatique depuis sa libération. Face aux journalistes, il est apparu détendu mais déterminé, multipliant les remerciements avant de livrer un réquisitoire sans concession contre le Premier ministre Ousmane Sonko et le régime en place.

D’entrée de jeu, Badara Gadiaga a tenu à exprimer sa gratitude : « Si la volonté de certains était exaucée, aujourd’hui je ne serais pas face aux Sénégalais », a-t-il déclaré, saluant d’emblée le soutien indéfectible des Sénégalais et de la presse. Il a souligné n’avoir « passé un seul jour sans être aux titres des journaux ou à travers les ondes des radios ou les écrans de télévision ».

L’ancien détenu a ensuite rendu un vibrant hommage aux chefs religieux, citant nommément plusieurs guides spirituels. Il a également tenu à saluer des personnalités politiques, notamment des anciens ministres de la Justice comme Serigne Diop et Aïssata Tall Sall. Badara Gadiaga s’est réjoui de la mobilisation de treize avocats venus simultanément assurer sa défense gratuitement. Il a enfin remercié sa famille biologique, ses amis, l’administration pénitentiaire ainsi que ses codétenus.

Interrogé sur son acceptation du port d’un bracelet électronique, il a expliqué avoir fait ce choix pour « continuer le combat ». Friand de la figure de Nelson Mandela, il a puisé dans une anecdote du leader sud-africain, décédé alors qu’il était emprisonné. « Sortir m’a permis de voir ma maman et de lui expliquer ma décision de continuer à me battre », a-t-il confié, ajoutant avec émotion que sa mère lui a demandé de « ne jamais flancher », assurant qu’elle mourrait satisfaite de lui.

Le ton est monté d’un cran lorsque Badara Gadiaga a été interrogé sur le Premier ministre Ousmane Sonko. « Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque », a-t-il martelé. Il a vivement critiqué l’utilisation d’un « langage grossier » qu’il attribue au chef du gouvernement, y compris à l’encontre de chefs religieux. Il s’est également désolé que, devenu Premier ministre, ce dernier ait choisi d’aller « rendre visite à des putschistes ».

Selon lui, Ousmane Sonko aurait « pour ambition de restreindre les libertés ». « Ousmane risque de s’auto-effacer. Le débat public le dérange. Il n’aime pas qu’on lui rappelle ses engagements. Il est allergique à la contradiction », a-t-il ajouté, citant l’ancien président Abdoulaye Wade pour qui « le désaccord n’est pas le désamour ».

Revenant sur les circonstances de son incarcération, Badara Gadiaga a affirmé que son arrestation visait à « réduire le bruit », mais que « c’est un tintamarre qui s’en est suivi ». Il s’est étonné du grief retenu contre lui : « On m’a collé le grief de déstabilisation d’un État. On m’a aussi imputé de détenir une société dont je venais d’entendre pour la première fois le nom », a-t-il déclaré.

Interrogé sur ses éventuelles ambitions politiques, l’invité de TFM a répondu ne « fuir aucune responsabilité » et a annoncé son intention de se présenter devant les Sénégalais pour « décliner sa feuille de route ».

S’agissant du bilan du régime Diomaye-Sonko après deux ans au pouvoir, Badara Gadiaga a dressé un tableau sombre. Il a estimé que les « étudiants, enseignants, commerçants, ambulants et paysans » – qu’il a présentés comme les principaux soutiens du tandem – sont les plus frustrés. « Étudiants dans les rues, commerçants taxés, enseignants ponctionnés, ambulants dégagés, paysans humiliés, voilà le refrain de ces deux ans du régime actuel », a-t-il résumé.

Il a poursuivi en regrettant : « Sonko disait qu’il avait trouvé un pays au quatrième sous-sol. Aujourd’hui, nous sommes au vingtième sous-sol ». Dans son diagnostic, il a évoqué la « mort du BTP » comme « symbole d’un échec cuisant », une situation qui n’a selon lui pas épargné le secteur informel, avant de conclure : « Les hommes d’affaires veulent tirer les hommes d’affaires ».

Cette première apparition publique de Badara Gadiaga marque ainsi son retour sur la scène médiatique et politique, avec des déclarations qui ne manqueront pas de susciter de vives réactions dans un climat politique déjà tendu.

Diourbel : le bourreau des motos Jakarta tombe

Depuis quelque temps, les cas d’agressions et de vols de motos Jakarta deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diourbel. Les conducteurs de ces engins, souvent leur principale source de revenus, sont régulièrement victimes de malfrats qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour dérober les motos.

Un délinquant, spécialisé dans le vol de motos Jakarta, a été mis hors d’état de nuire par les pandores de la brigade territoriale de Diourbel, puis déféré au parquet. Il s’agit de S. Pouye, habitant de Ngohé.

Son mode opératoire était bien rodé : il abordait un conducteur en se faisant passer pour un client désirant se rendre dans une destination isolée ou à la périphérie. Une fois arrivé dans un endroit désert, loin de tout regard, il passait à l’acte, souvent avec une violence inouïe. Après son forfait, il s’emparait de l’engin et disparaissait.

Récemment, il a eu la malchance d’être pourchassé par des riverains alertés par les cris de détresse d’un conducteur qu’il venait de blesser en essayant de lui dérober sa moto. L’agresseur a alors passé un sale quart d’heure entre les mains de la foule, qui lui a infligé une sévère correction avant l’arrivée des gendarmes.

Son arrestation a été signalée, et une ruée effrénée s’est produite vers la brigade de gendarmerie, permettant à de nombreuses victimes de l’identifier formellement. Il est désormais dirigé vers la chambre criminelle.

Chroniqueur de Sen TV interpellé dans le cadre de l’affaire « Pape Cheikh Diallo et consorts »

L’enquête relative à l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et consorts » connaît un nouveau développement avec une 48e interpellation enregistrée par la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar. Selon des informations rapportées par Seneweb, le dernier individu arrêté n’est autre que le chroniqueur Kader Dia, collaborateur de la chaîne Sen TV.

D’après les éléments disponibles, l’interpellation s’est déroulée peu après la fin de son émission. Des gendarmes en civil l’auraient discrètement appréhendé avant de le conduire vers les locaux de la brigade de recherches de Keur Massar à bord d’un véhicule banalisé. Les circonstances exactes de son implication présumée dans cette affaire restent pour l’heure floues, mais cette arrestation s’inscrit dans une série d’opérations menées par les enquêteurs dans le cadre d’un dossier qui semble prendre de l’ampleur.

Cette nouvelle interpellation porte ainsi à quarante-huit le nombre de personnes arrêtées depuis le début de la procédure, ce qui témoigne de l’ampleur et de la complexité de l’affaire. Les investigations, pilotées par les unités de gendarmerie, visent à faire toute la lumière sur les faits reprochés aux différents mis en cause, dont les profils seraient variés.

Informé de cette évolution, le procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, suit de près le déroulement de l’enquête. Son implication souligne l’importance accordée à ce dossier par les autorités judiciaires, qui semblent déterminées à élucider les contours de cette affaire et à situer les responsabilités.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Radiation d’un surveillant de prison : Tafsir Faye exclu de l’administration pénitentiaire avec effet immédiat

Le ministère de la Justice a prononcé la radiation du surveillant de prison Tafsir Faye, matricule 686.368/A, mettant ainsi un terme définitif à sa carrière au sein de l’administration pénitentiaire. La décision, entérinée par arrêté ministériel en date du 25 mars 2026, a été notifiée à l’intéressé alors qu’il était en poste à la maison d’arrêt et de correction de Bambey.

Selon les termes du document officiel, cette mesure disciplinaire lourde intervient à l’issue d’une procédure jugée rigoureuse par les autorités compétentes. Celle-ci a été enclenchée après une enquête menée par l’inspection interne, suivie de l’examen du dossier par un conseil d’enquête dont l’avis a été déterminant dans la prise de décision finale. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mécanismes de contrôle et de régulation visant à garantir l’intégrité et le bon fonctionnement de l’administration pénitentiaire.

Si les faits reprochés au désormais ex-agent n’ont pas été rendus publics, la gravité de la sanction laisse supposer des manquements jugés incompatibles avec les exigences du corps des surveillants de prison. La radiation constitue en effet l’une des sanctions disciplinaires les plus sévères dans la fonction publique, traduisant une rupture totale du lien entre l’administration et l’agent concerné.

Toutefois, l’arrêté précise que les droits à pension de Tafsir Faye ne sont pas suspendus. Cette disposition indique que, malgré la sanction, l’intéressé conserve certains acquis liés à sa carrière, conformément aux règles en vigueur en matière de protection sociale des agents publics.

Mondial 2026 : une caution jusqu’à 15 000 dollars exigée, les supporters africains face à une barrière financière majeure

À l’approche de la Coupe du monde 2026, une mesure américaine suscite déjà une vive controverse et pourrait lourdement impacter la présence des supporters étrangers, notamment africains. Les autorités des États-Unis ont en effet décidé de mettre en place un « programme pilote de cautionnement des visas » imposant à certains visiteurs étrangers le dépôt d’une garantie financière pouvant atteindre 15 000 dollars, soit environ 9 100 000 FCFA, pour entrer sur le territoire.

Cette mesure, qui doit entrer en vigueur le 2 avril 2026, concerne une cinquantaine de pays, dont plusieurs nations africaines qualifiées pour le Mondial. Parmi elles figurent l’Algérie, le Cap-Vert, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie. Concrètement, tout adulte souhaitant se rendre aux États-Unis dans le cadre de la compétition devra verser une caution comprise entre 10 000 et 15 000 dollars. Pour les enfants, ce montant pourrait être plafonné à 5 000 dollars, soit environ 3 000 000 FCFA.

La logique avancée par le gouvernement américain repose sur la lutte contre l’immigration irrégulière. Les autorités estiment que ce dispositif constitue un moyen dissuasif efficace, la somme n’étant restituée qu’à condition que le visiteur quitte le territoire avant l’expiration de son visa. Une approche sécuritaire assumée, dans laquelle la protection des frontières est présentée comme prioritaire.

Cependant, cette décision suscite de nombreuses inquiétudes dans le monde du football. En coulisses, la FIFA multiplie les discussions avec Washington afin d’obtenir des aménagements. L’instance dirigeante du football mondial tente notamment d’arracher des exemptions pour les délégations officielles, incluant les joueurs, les entraîneurs et les membres des staffs techniques. L’option envisagée reposerait sur la délivrance de lettres d’invitation officielles permettant d’échapper à cette caution.

Pour l’heure, aucune dispense n’a été confirmée. Et même en cas d’accord, les discussions actuelles laissent entendre que ces éventuelles exemptions ne concerneraient ni les familles des joueurs ni les supporters. Une distinction qui pourrait profondément altérer l’ambiance du tournoi.

L’impact potentiel sur la Coupe du monde est considérable. Plusieurs équipes africaines doivent disputer une partie importante de leurs rencontres sur le sol américain. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire y joueront chacun deux matchs de phase de groupes, tandis que la Tunisie y disputera une rencontre. L’Algérie et le Cap-Vert, de leur côté, sont appelés à jouer l’intégralité de leurs matchs de poule aux États-Unis.

Dans ce contexte, la capacité des supporters africains à effectuer le déplacement apparaît fortement compromise. Le coût déjà élevé d’un voyage vers l’Amérique du Nord, combiné à cette caution particulièrement dissuasive, risque de limiter drastiquement leur présence dans les stades. Une situation qui pourrait priver plusieurs sélections d’un soutien populaire essentiel et modifier l’atmosphère habituelle d’une Coupe du monde.

Au-delà de l’aspect sportif, cette mesure soulève également des questions d’équité et d’accessibilité. Elle met en lumière les disparités économiques entre les nations et interroge sur la capacité d’un événement mondial à rester universel lorsque certaines catégories de supporters se retrouvent de facto exclues pour des raisons financières.

Gims au cœur d’une procédure judiciaire internationale : entre zones d’ombre et enjeux diplomatiques

L’artiste congolais de 39 ans Gims, figure majeure de la scène musicale francophone et plus gros vendeur de disques en France en 2025, se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire judiciaire aux contours encore flous. Selon des informations révélées par Africa Intelligence et confirmées à l’Agence France-Presse par une source proche du parquet national anti-criminalité organisée, le chanteur fait l’objet d’une procédure dans le cadre d’une commission rogatoire menée par des juges d’instruction.

D’après cette même source, son audition s’inscrit dans des investigations en cours, sans qu’aucune précision officielle n’ait été apportée quant à la nature exacte des faits examinés. Ce manque de détails alimente les spéculations tout en imposant une certaine retenue dans l’analyse de la situation, les autorités judiciaires n’ayant pas communiqué davantage à ce stade.

Parallèlement, les autorités de la République démocratique du Congo ont confirmé l’arrestation de l’artiste, une information relayée par Jeune Afrique. Toutefois, ni les circonstances précises de cette interpellation ni les motifs retenus n’ont été rendus publics. Cette opacité renforce les interrogations autour du dossier et entretient un climat d’incertitude.

Contacté, son avocat David-Olivier Kaminski n’a pas souhaité s’exprimer, laissant planer le doute sur la stratégie de défense adoptée et sur l’évolution possible de la procédure. Ce silence s’inscrit dans une logique classique en matière judiciaire, notamment lorsque les enquêtes sont encore en cours et susceptibles de connaître des développements rapides.

Sur le plan diplomatique, l’affaire a rapidement pris une dimension sensible. Deux responsables congolais ont indiqué avoir saisi officiellement le Quai d’Orsay afin d’obtenir des éclaircissements sur les conditions de l’arrestation et sur le cadre juridique de la procédure. À ce jour, aucune réponse précise ne leur aurait été transmise, contribuant à maintenir un certain flou dans les relations entre les différentes parties impliquées.

Cette réaction des autorités congolaises souligne l’importance du statut de Gims, dont l’influence dépasse largement le cadre artistique. Au fil des années, le chanteur s’est imposé comme une figure incontournable des industries culturelles africaines et européennes. Sa carrière, construite entre la France et plusieurs pays africains, repose sur un réseau solide et une audience internationale qui lui confèrent un rôle d’ambassadeur informel de la culture congolaise.

Cette reconnaissance a d’ailleurs été officialisée en janvier 2022, lorsqu’il a été reçu aux côtés de son frère Dadju par le président Félix Tshisekedi. À l’issue de cette rencontre, les deux artistes avaient obtenu des passeports diplomatiques en qualité d’ambassadeurs culturels, consacrant leur contribution au rayonnement de la République démocratique du Congo à l’étranger.

Plus récemment, en 2025, Gims et Dadju se sont illustrés à travers l’organisation du concert caritatif Solidarité Congo à Paris. Cette initiative visait à mobiliser des fonds et à sensibiliser l’opinion publique aux enjeux humanitaires dans l’est du pays. Malgré certaines controverses, l’événement a mis en lumière l’engagement des deux artistes dans des causes sociales et humanitaires, renforçant leur image d’acteurs influents au-delà de la musique.

Aide à la presse : entendu par la police, Mame Mactar Guèye refuse l’assistance d’un avocat

Le président de l’organisation Jamra, Mame Mactar Guèye, est actuellement entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar, dans le cadre d’une procédure déclenchée à la suite d’une auto-saisine du Procureur. Cette audition intervient dans un contexte de vive polémique autour de la gestion de l’aide publique destinée à la presse.

Face aux enquêteurs, Mame Mactar Guèye a fait un choix qui n’est pas passé inaperçu : il a décidé de se présenter sans assistance juridique. « J’ai décliné toute forme d’assistance juridique. Je n’ai donc pas besoin d’avocat », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Seneweb. Une position assumée, qui traduit sa volonté de répondre directement aux questions des autorités sans intermédiaire, dans une affaire qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique.

À l’origine de cette convocation, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux dans laquelle le président de Jamra met en cause la gestion de l’aide à la presse. Dans cette intervention, il dénonce ce qu’il qualifie de « distribution indue », évoquant notamment une enveloppe d’un milliard de francs CFA qui, selon lui, n’aurait pas été versée à des médias ayant pourtant déposé des dossiers conformes. Il affirme également que des fonds auraient été attribués à des « organes inexistants », pointant du doigt de graves irrégularités dans le processus d’allocation.

Mame Mactar Guèye critique en outre une répartition qu’il juge « déséquilibrée », estimant qu’une poignée de structures aurait capté l’essentiel des ressources au détriment d’autres acteurs du secteur. Il qualifie cette situation de « honteuse », appelant implicitement à plus de transparence dans la gestion des fonds publics destinés aux médias.

Ces accusations, particulièrement sensibles dans un contexte où la question de la transparence dans la gestion des deniers publics est au cœur du débat national, ont conduit le parquet à ouvrir une procédure pour faire la lumière sur ces déclarations. L’audition en cours vise ainsi à recueillir les éléments de preuve ou les précisions pouvant étayer les affirmations avancées par le responsable de Jamra.

Pour l’heure, aucune information n’a filtré sur le contenu détaillé de ses échanges avec les enquêteurs. L’issue de cette audition pourrait toutefois être déterminante, tant pour la suite judiciaire de cette affaire que pour le débat plus large sur la gouvernance de l’aide à la presse au Sénégal.

TRS au Sénégal : Thierno Alassane Sall accuse le gouvernement de dissimulation et exige la transparence

Le débat sur les opérations financières dites de Total Return Swaps (TRS) contractées par l’État du Sénégal en mai et juin 2025 connaît un nouveau regain de tension sur la scène politique nationale. Au cœur de cette controverse, le député Thierno Alassane Sall hausse le ton et accuse ouvertement l’exécutif de manipulation et de manque de transparence dans la gestion de ce dossier jugé sensible.

Dans une sortie récente, le parlementaire s’attaque à l’argumentaire du gouvernement qui soutient que les députés avaient été informés de ces opérations financières. En question, un extrait vidéo de moins de vingt secondes dans lequel le ministre des Finances et du Budget évoque de manière jugée vague un possible recours aux TRS. Pour Thierno Alassane Sall, cet élément ne saurait en aucun cas constituer une preuve d’information préalable. Il rappelle que cette déclaration date du 29 novembre 2025, soit plusieurs mois après la conclusion des opérations portant sur un montant estimé à 650 millions de dollars.

Selon lui, loin d’éclairer la représentation nationale, cette communication tardive traduirait plutôt une volonté de construire a posteriori une apparence de transparence. Le député dénonce ainsi une stratégie consistant à simuler une information préalable afin de se prémunir contre les accusations d’opacité. Une démarche qu’il qualifie implicitement de calculée et qui, à ses yeux, fragilise davantage la confiance entre l’exécutif et le pouvoir législatif.

Le rôle de la presse internationale dans la révélation de cette affaire est également au centre de ses critiques. Thierno Alassane Sall estime que sans les investigations du Financial Times, l’opinion publique sénégalaise serait restée dans l’ignorance totale des contours de ces transactions. Il évoque notamment l’absence d’informations sur les montants exacts engagés, les taux appliqués, les risques financiers encourus ainsi que certaines clauses contractuelles potentiellement sensibles.

Cette situation soulève, selon lui, une problématique majeure de gouvernance et de reddition des comptes. Le fait que le contrat signé avec la Société Générale ne soit toujours pas accessible ni aux députés ni au public renforce les soupçons d’opacité. Dans un contexte où la transparence des finances publiques constitue un enjeu crucial, cette rétention d’information apparaît, aux yeux du parlementaire, difficilement justifiable.

Face à cette situation, Thierno Alassane Sall lance un défi direct au gouvernement. Il l’exhorte à transmettre sans délai à l’Assemblée nationale l’intégralité des documents contractuels liés à ces opérations. Une exigence qu’il présente comme un impératif démocratique, visant à permettre aux représentants du peuple d’exercer pleinement leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.

Décès du commandant Toumba à Conakry : fin de parcours pour une figure controversée de l’histoire guinéenne

Le commandant Aboubacar Diakité, plus connu sous le surnom de « Toumba », est décédé ce mercredi 25 mars à 4h35 dans un établissement militaire de santé de Conakry. L’annonce a été faite officiellement par la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion , une structure relevant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de la République de Guinée.

Selon les autorités pénitentiaires, l’ancien militaire, qui purgeait une peine de prison à la Maison d’arrêt Coyah, était détenu dans des conditions conformes aux normes en vigueur lorsque son état de santé a commencé à se détériorer progressivement. Les premiers signes alarmants avaient été documentés dans un rapport médical établi le 4 mars 2026 par deux spécialistes du Centre Hospilato-Universitaire Ignace Deen, en présence du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Coyah ainsi que de son conseil, Maître Lancinet Sylla.

Ce rapport faisait état d’un tableau clinique préoccupant, marqué notamment par une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Malgré cette alerte, son état s’est brusquement aggravé dans la nuit du 23 mars, lorsqu’il a été victime d’un malaise en détention.

Face à l’urgence, il a été évacué vers l’Hôpital Militaire du Camp Samory Touré, où une équipe médicale spécialisée a immédiatement pris en charge son cas. En dépit des soins prodigués, son état n’a cessé de se dégrader, conduisant finalement à son décès dans la matinée du 25 mars.

Les médecins ont conclu à une mort causée par une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, une affection grave nécessitant généralement une intervention chirurgicale urgente.

Dans la foulée, l’administration pénitentiaire a indiqué qu’un rapport circonstancié sera transmis sans délai aux autorités judiciaires compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes du décès. Elle a également présenté ses condoléances à la famille du défunt et à ses proches.

Conduite en état d’ivresse : El Hadji Abdou Aziz Mbaye condamné à une amende par le tribunal des flagrants délits de Dakar

El Hadji Abdou Aziz Mbaye, ancien ministre et ex-conseiller spécial en technologies de l’information et de la communication sous la présidence de Macky Sall, a comparu ce mercredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar dans une affaire liée à une conduite en état d’ivresse.

À l’issue des débats, le tribunal l’a reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, notamment la conduite sous l’emprise de l’alcool et la mise en danger de la vie d’autrui. Toutefois, les juges ont fait preuve de clémence en décidant de ne pas prononcer de peine d’emprisonnement à son encontre. El Hadji Abdou Aziz Mbaye a finalement été condamné à une amende de 500 000 francs CFA.

Lors de l’audience, le procureur de la République avait pourtant requis une peine plus sévère. Estimant que les faits étaient suffisamment établis, il avait demandé au tribunal de condamner le prévenu à un mois d’emprisonnement ferme. Une réquisition qui traduisait la gravité accordée à ce type d’infraction, notamment en raison des risques qu’elle fait peser sur la sécurité publique.

Face à ces réquisitions, la défense s’est attachée à obtenir la clémence du tribunal. Les avocats du prévenu, Me Seydou Diagne et Me Aboubacry Barro, ont plaidé en faveur d’une sanction plus mesurée, mettant en avant des circonstances atténuantes et appelant à une décision indulgente.

Thiès célèbre son histoire ferroviaire à travers un colloque scientifique d’envergure

En prélude à la célébration du 4 avril, marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, la mairie de Thiès a initié un colloque scientifique autour du thème « Thiès, la capitale du rail : genèse et évolution ». Une rencontre qui met en lumière l’histoire singulière de la ville et son rôle central dans le développement ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest.

Prenant la parole à cette occasion, le maire Dr Babacar Diop a souligné la portée symbolique et historique de cet événement. Selon lui, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de commémoration nationale, un moment propice pour revisiter le passé, interroger le présent et envisager l’avenir. Il a insisté sur le caractère unique de Thiès, décrite comme une ville façonnée par le chemin de fer, véritable moteur de sa transformation économique, sociale et urbaine.

Le maire a rappelé que Thiès, autrefois simple poste militaire, est devenue au fil du temps un carrefour stratégique grâce au rail. Cette infrastructure n’a pas seulement traversé la ville, elle en a profondément influencé l’organisation spatiale, l’économie et l’identité collective. Derrière cette évolution, ce sont des générations de travailleurs, d’ouvriers, de mécaniciens et de syndicalistes qui ont contribué à bâtir une ville résiliente, solidaire et engagée.

Durant deux jours, ce colloque réunit des spécialistes issus de plusieurs disciplines, notamment des historiens, géographes, sociologues ainsi que des acteurs culturels. Ensemble, ils explorent les différentes dimensions de la construction de Thiès, en abordant sa genèse urbaine, le rôle structurant du rail, les dynamiques sociales et politiques, mais aussi les patrimoines matériels et immatériels. Les discussions portent également sur les perspectives d’avenir, dans une volonté affirmée de lier mémoire et développement.

En parallèle des travaux scientifiques, une exposition intitulée « Kees Kaay : benn dëk ñaari gaar » est proposée au public. Conçue avec la participation d’enseignants et d’élèves, cette initiative se veut à la fois pédagogique et immersive. À travers des archives, des images et des récits, elle retrace les grandes étapes de l’histoire de Thiès, depuis la période pré-ferroviaire jusqu’aux enjeux contemporains liés à la mémoire et au patrimoine. L’exposition met particulièrement en lumière la vie des cheminots et les luttes sociales qui ont marqué l’histoire de la ville.

Pour les autorités municipales, cette exposition dépasse le simple cadre historique. Elle constitue un outil de transmission destiné à renforcer la conscience historique des jeunes générations et à favoriser une meilleure appropriation du patrimoine local.

Dans son intervention, le maire a également évoqué les défis actuels de Thiès, qu’il décrit comme une ville à un tournant de son histoire. Dotée d’atouts majeurs tels que son statut de ville universitaire, sa position de carrefour autoroutier et son dynamisme culturel et scientifique, Thiès ambitionne de s’imposer comme un pôle de développement incontournable au niveau national. Toutefois, il a insisté sur la ضرورة d’ancrer ce développement dans la mémoire collective et l’identité de la ville.

Selon lui, le savoir, la culture et la mémoire constituent des leviers essentiels de l’action publique. Ils permettent non seulement de renforcer le sentiment d’appartenance, mais aussi d’éclairer les politiques urbaines et de construire une vision partagée de l’avenir.

Handicap FormEduC mobilise dix régions autour des droits des personnes handicapées à Kaolack

Kaolack a accueilli, les 25 et 26 mars 2026, un atelier interrégional de sensibilisation consacré à la loi d’orientation sociale n°2010-15 et aux instruments internationaux relatifs aux droits des personnes handicapées. Initiée par l’organisation Handicap FormEduC (HFE) dans le cadre du programme « Saxal Jamm », cette rencontre a réuni une trentaine d’acteurs issus de dix régions du Sénégal.

Placée sous le thème évocateur « Sunu Akh ak Yelef – Sunu Jamm », cette activité vise à renforcer la connaissance et l’application des dispositions juridiques en faveur des personnes en situation de handicap, plus de quinze ans après l’adoption de la loi. Un texte jugé fondamental, mais dont l’effectivité reste encore limitée sur le terrain.

« Malgré son importance, l’application de la loi demeure insuffisante, notamment en raison du retard dans la prise de certains décrets essentiels », a souligné Madame Fama Ka, présidente de Handicap FormEduC.

Pendant deux jours, les participants — composés de personnes handicapées, de représentants de la société civile et d’acteurs institutionnels — ont échangé autour des enjeux majeurs liés à l’inclusion sociale, à l’accessibilité universelle et à la jouissance effective des droits. Les discussions ont également porté sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ainsi que sur les instruments juridiques africains en la matière.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’information, les difficultés d’accès aux services sociaux et le manque de mesures concrètes dans des secteurs clés tels que l’éducation inclusive, l’emploi et l’accessibilité des infrastructures.

« Cet atelier nous a permis d’identifier des défis majeurs, mais aussi de dégager des pistes de solutions concrètes », a ajouté Madame Fama Ka.

À l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations fortes, appelant notamment à l’accélération de la signature des décrets d’application, à la ratification des textes africains relatifs aux droits des personnes handicapées et au renforcement du plaidoyer pour une inclusion effective.

Dans cette dynamique, le consortium « Saxal Jamm », regroupant les organisations ONG3D, COSCE et GRADEC, intensifie ses actions en faveur de l’inclusion. À travers un appui structuré aux associations, il œuvre à renforcer les capacités des organisations de personnes handicapées.

Selon Papa Makha Seck, chargé du suivi-évaluation au COSCE, cet accompagnement vise à mieux outiller ces organisations pour défendre leurs droits et accroître leur participation aux politiques publiques. « Nous œuvrons à une meilleure appropriation de la loi d’orientation sociale afin de favoriser son application effective », a-t-il indiqué.

À travers des sessions de formation, des ateliers de sensibilisation et des actions de plaidoyer, le consortium ambitionne de consolider les capacités organisationnelles et institutionnelles des associations bénéficiaires. L’objectif est de bâtir un cadre inclusif garantissant aux personnes handicapées un accès effectif à l’éducation, à la santé et à la formation.

Avec cette initiative, Handicap FormEduC et ses partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une société plus juste et inclusive, où les personnes en situation de handicap participent pleinement au développement du Sénégal.

Madrid : Bassirou Diomaye Faye accélère les investissements structurants avec GB Foods et RIU

En déplacement à Madrid, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a entamé sa journée par une série d’audiences stratégiques avec des acteurs économiques de premier plan. Il a ainsi reçu successivement les dirigeants du groupe GB Foots et de RIU Hôtels & Resorts, dans une démarche visant à renforcer les investissements étrangers au Sénégal et à consolider les partenariats existants.

Ces rencontres ont permis de dégager des perspectives concrètes, en phase avec les priorités de développement économique du pays. Présent de longue date au Sénégal, le groupe GB Foods a réaffirmé son engagement à approfondir son ancrage local. L’entreprise entend notamment intensifier ses initiatives dans le secteur agricole, en développant davantage les filières locales en amont de sa chaîne de production. Cette orientation vise à soutenir les producteurs nationaux tout en sécurisant ses approvisionnements. En parallèle, le groupe prévoit de renforcer ses actions dans les domaines de la nutrition et de la santé alimentaire, en cohérence avec les politiques publiques sénégalaises axées sur la souveraineté alimentaire et l’amélioration des conditions de vie des populations.

De son côté, le groupe RIU Hotels & Resorts a affiché des ambitions claires pour le marché sénégalais. Les échanges avec le chef de l’État ont permis d’explorer des projets d’expansion, notamment à travers l’extension de ses infrastructures hôtelières et une montée en gamme de ses services. Cette stratégie vise à capter une clientèle internationale plus large et à positionner davantage le Sénégal comme une destination touristique de référence en Afrique de l’Ouest. L’impact attendu est multiple, avec des retombées directes en termes de création d’emplois, de dynamisation des économies locales et de valorisation des atouts naturels et culturels du pays.

Emprunt « secret » et accusations explosives : une polémique financière qui enfle au sommet de l’État sénégalais

La controverse autour de l’emprunt qualifié de « secret » par le Financial Times continue de susciter de vives réactions au Sénégal, alimentant interrogations et inquiétudes sur la gestion des finances publiques. Selon le quotidien britannique, l’État sénégalais aurait mobilisé 650 millions d’euros auprès d’institutions internationales à travers des instruments financiers complexes, notamment des « Total Return Swaps », sans en informer les députés. Ces mécanismes, réputés opaques, auraient été utilisés comme levier d’urgence afin de stabiliser les comptes publics et éviter une éventuelle cessation de paiement.

Dans un contexte déjà tendu, cette affaire a pris une nouvelle tournure avec les déclarations du journaliste Madiambal Diagne. Depuis Paris, où il se trouve actuellement en conflit judiciaire avec les autorités sénégalaises dans le cadre d’une procédure d’extradition, l’administrateur du journal Le Quotidien affirme détenir des informations sensibles susceptibles d’alourdir considérablement le dossier.

Dans une publication relayée sur le réseau social X, Madiambal Diagne met directement en cause le Premier ministre Ousmane Sonko. Il soutient que l’opération de swap controversée aurait été financée par l’homme d’affaires émirati Khaldoon Al Mubarak, figure influente du monde des affaires et président du club anglais Manchester City. Selon ces allégations, le chef du gouvernement sénégalais aurait engagé les ressources pétrolières et gazières du pays dans cette opération financière, tout en proposant en contrepartie l’octroi de vastes terres à Mbour pour la construction d’un centre sportif.

Le journaliste va plus loin en évoquant un projet global d’un montant de 7,75 milliards de dollars qui aurait été proposé à l’homme d’affaires émirati. D’après les éléments qu’il dit détenir, ce « deal » couvrirait plusieurs secteurs stratégiques, dont le logement, avec un investissement estimé à 2 milliards de dollars, la construction d’une raffinerie d’or à hauteur de 1,5 milliard, des infrastructures à Diamniadio pour environ 1,75 milliard, des projets relevant du programme Promovilles évalués à 1 milliard, ainsi que des investissements dans le pétrole et le gaz à hauteur de 1,5 milliard de dollars.

Ces révélations, si elles étaient avérées, pourraient soulever de graves questions sur la transparence des engagements financiers de l’État et sur la gestion des ressources naturelles du pays. Elles interviennent dans un climat de méfiance accrue vis-à-vis des mécanismes de financement non conventionnels, souvent critiqués pour leur manque de lisibilité et de contrôle démocratique.

Serigne Babacar Sy, architecte spirituel de la Tidjaniyya moderne

Figure emblématique de la Tijaniyya au Sénégal, Serigne Babacar Sy, affectueusement surnommé « Borom Bonnet Carré », demeure l’un des plus grands bâtisseurs spirituels du XXe siècle. Héritier d’une tradition religieuse profondément enracinée, il a su incarner une autorité fondée sur la droiture, le savoir et un sens aigu du devoir. De son accession au khalifat en 1922 à son œuvre structurante, il a durablement façonné la communauté tidiane tout en veillant scrupuleusement à la préservation de l’héritage de son père, El Hadji Malick Sy.

Né en 1885 à Saint-Louis , dans un environnement marqué par la rigueur intellectuelle et la spiritualité, Serigne Babacar Sy a très tôt montré des dispositions exceptionnelles. Son éducation fut entièrement tournée vers l’apprentissage du Coran et des sciences islamiques, dans une discipline stricte qui a façonné son caractère. Sa piété, sa retenue et son attachement aux valeurs religieuses lui ont rapidement valu le respect de ses contemporains, faisant de lui un modèle de dévotion et d’exigence morale.

L’année 1922 marque un tournant décisif dans son parcours. À la disparition de son illustre père, il accède au khalifat à seulement 37 ans. Cette succession, loin d’être unanimement acceptée au départ en raison de sa jeunesse, s’impose progressivement comme une évidence. Animé par un profond sens de la responsabilité, qu’il considérait comme une amana, un dépôt sacré, il s’attèle à consolider son autorité avec sérénité et détermination. Sa légitimité ne tarde pas à s’imposer, portée par sa rigueur, sa constance et sa fidélité aux enseignements reçus.

Durant plus de trois décennies, Serigne Babacar Sy s’illustre comme un véritable architecte de la Tidjaniyya moderne. Il met en place une organisation structurée de la confrérie, notamment à travers la création des dahiras à partir de 1932. Ces cadres communautaires jouent un rôle fondamental dans l’encadrement spirituel, social et éducatif des disciples, contribuant à renforcer la cohésion et la vitalité de la voie tidiane. Par ailleurs, il promeut un modèle de vie équilibré, où la foi s’articule harmonieusement avec le travail et l’engagement dans la société.

Au cœur de son enseignement se trouve le principe de l’Istiqâma, cette droiture constante qui constitue une exigence absolue pour tout croyant. Pour lui, la foi ne saurait être dissociée d’un comportement exemplaire, fondé sur la discipline, l’honnêteté et la persévérance. Par son propre exemple, il incarne cette rigueur morale, imposant un standard élevé à lui-même comme à ses disciples. Cette posture lui confère une aura particulière, celle d’un guide à la fois exigeant et profondément respecté.

Déguerpissement à Touba : les autorités religieuses et municipales à l’unisson pour assainir le marché Ocass

La municipalité de Touba s’apprête à lancer, à partir du 31 mars 2026, une vaste opération de déguerpissement visant les principales artères du marché Ocass. Cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique d’assainissement et de sécurisation de l’espace public, bénéficie du soutien affirmé des autorités religieuses de la ville sainte.

Lors d’une rencontre tenue le mardi 24 mars, le porte-parole du khalife général des mourides a appelé la communauté des Baye Fall à accompagner pleinement cette décision municipale. S’exprimant au nom du guide religieux, il a insisté sur le respect des directives émanant de l’autorité spirituelle de Touba, rappelant que la ville reste sous l’influence religieuse héritée de son fondateur.

En présence du maire de Touba et de plusieurs représentants du khalifat, le porte-parole a souligné les enjeux majeurs de cette opération. Selon lui, le déguerpissement des occupations anarchiques permettra non seulement de fluidifier la circulation dans les zones commerciales, mais aussi de renforcer la sécurité des populations. Il a particulièrement mis en avant la nécessité de prévenir les incendies fréquents dans les marchés, souvent aggravés par l’encombrement des voies.

L’opération ne se limitera pas au seul marché Ocass. Les abords de la Grande Mosquée sont également concernés. Les occupants des devantures des résidences appartenant aux héritiers du fondateur de la ville ont été invités à libérer les espaces occupés de manière irrégulière.

De son côté, le maire avait déjà fixé un ultimatum au 31 mars pour permettre aux commerçants installés sur la voie publique de se conformer à la mesure. Ce délai marque la dernière étape avant le démarrage effectif des opérations sur le terrain.

 New Deal technologique : Ousmane Sonko lance la révolution numérique de l’État sénégalais

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement donné, ce mardi 24 mars 2026, le coup d’envoi des projets structurants du « New Deal technologique », une initiative ambitieuse qui vise à accélérer la transformation numérique de l’administration publique au Sénégal . À travers ce programme, le gouvernement entend moderniser en profondeur les services publics et améliorer leur accessibilité pour les citoyens, en s’appuyant sur des infrastructures numériques renforcées et des solutions innovantes.

L’un des axes majeurs de cette réforme repose sur une montée en puissance significative de la capacité du réseau national. La bande passante devrait ainsi connaître une augmentation spectaculaire, passant de 600 mégabits à 20 gigabits. Cette évolution vise à soutenir l’explosion des usages numériques et à garantir une meilleure qualité de service, notamment dans les zones à forte demande.

Dans la même dynamique, les autorités ont dévoilé un vaste projet de connectivité universelle destiné à réduire la fracture numérique. L’objectif affiché est de fournir un accès gratuit à internet à plus d’un million de Sénégalais, avec une attention particulière portée aux zones rurales et enclavées. Ce programme se veut un levier d’inclusion sociale, en permettant à des populations jusqu’ici marginalisées de bénéficier des opportunités offertes par le numérique.

Lors de son allocution, Ousmane Sonko a insisté sur le fait que la réussite de cette transformation ne saurait être uniquement dictée par une volonté politique. Il a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs publics et privés, tout en mettant en avant l’importance de l’interopérabilité des systèmes. Selon lui, cette exigence constitue une condition essentielle pour mettre fin à la fragmentation actuelle des plateformes administratives, souvent source de lenteurs et de surcoûts pour les usagers.

Au cœur de ce dispositif figure le Guichet Unique du Citoyen, présenté comme la pierre angulaire de la réforme. Cette plateforme numérique centralisée permettra aux citoyens d’accéder à l’ensemble des services administratifs à partir d’un seul point d’entrée. À terme, des démarches telles que l’obtention d’un casier judiciaire pourront être réalisées entièrement en ligne, directement depuis un téléphone المحمول, simplifiant ainsi considérablement les interactions avec l’administration.

Cette logique de digitalisation s’étend également aux Sénégalais de l’extérieur grâce à la plateforme e-Consulat, conçue pour faciliter les démarches administratives de la diaspora. Le gouvernement entend ainsi rapprocher les services publics des citoyens, où qu’ils se trouvent.

La question de la souveraineté numérique occupe également une place centrale dans ce programme. Le Premier ministre a souligné la nécessité d’héberger les données sensibles sur le territoire national, notamment à travers le déploiement d’infrastructures cloud dans les data centers situés à Diamniadio et à Orana. Cette orientation vise à renforcer la sécurité des systèmes d’information tout en garantissant un meilleur contrôle des données stratégiques.

Par ailleurs, le New Deal technologique prévoit un accompagnement renforcé de l’écosystème numérique local. Le gouvernement compte s’appuyer sur le Start-up Act pour stimuler l’innovation et encourager l’émergence de champions nationaux dans le secteur technologique. Une stratégie de cybersécurité alignée sur les standards internationaux est également annoncée afin de protéger les infrastructures et les utilisateurs face aux menaces croissantes.

Recours au TAS : la FSF joue contre la montre pour contester la décision de la CAF

Malgré l’intense agitation médiatique observée ces dernières 24 heures, la Fédération Sénégalaise de Football n’a pas encore officiellement saisi le Tribunal Arbitral du Sport dans le cadre du litige qui l’oppose à la Confédération Africaine de Football . En cause, la décision controversée de l’instance continentale d’attribuer le titre au Maroc sur tapis vert, une issue qui suscite incompréhension et frustration du côté sénégalais.

Si la volonté de porter l’affaire devant la juridiction basée à Lausanne est clairement affichée, la procédure officielle n’a pas encore été enclenchée. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, proche du Groupe futurs médias, le retard s’explique par la rigueur avec laquelle le dossier est actuellement finalisé. En effet, le pool d’avocats mandaté par la FSF s’emploie à affiner chaque détail de son argumentaire juridique afin d’éviter toute faille susceptible de compromettre les chances de succès.

Dans ce type de contentieux à fort enjeu, la moindre erreur peut s’avérer déterminante. Une source proche du dossier, citée anonymement, insiste sur la nécessité d’une préparation méticuleuse, rappelant qu’un vice de forme ou une imprécision pourrait entraîner le rejet pur et simple du recours. Cette prudence explique la lenteur apparente du processus, alors même que la pression médiatique et populaire ne cesse de monter.

Cependant, le temps presse. La Fédération sénégalaise est désormais engagée dans une véritable course contre la montre. Conformément aux dispositions de l’article 48 des statuts de la CAF, elle dispose d’un délai de dix jours à compter de la notification de la décision du jury d’appel, intervenue le 17 mars, pour introduire son recours. La date limite est donc fixée au 27 mars, laissant une fenêtre d’action particulièrement étroite.

Face à cette contrainte, certaines voix au sein du Comité exécutif de la FSF appellent au calme et à la retenue, invitant les supporters à faire preuve de patience. L’instance dirigeante du football sénégalais semble déterminée à ne pas céder à la précipitation, privilégiant une approche réfléchie et stratégique. L’objectif affiché est de défendre avec la plus grande efficacité les intérêts du football national, en s’appuyant sur un dossier solide, construit avec lucidité et sang-froid.

Fraude à grande échelle à UBA Sénégal : plus d’un milliard de francs CFA dérobés en une nuit, deux suspects arrêtés

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue le secteur bancaire sénégalais. Selon des révélations du quotidien Libération, un vaste réseau de cybercriminels est parvenu à détourner plus de 1,143 milliard de francs CFA à partir des comptes de clients de UBA Sénégal. L’opération, menée avec une précision redoutable, s’est déroulée dans la plus grande discrétion avant d’être découverte par les autorités.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les fraudeurs ont réussi à infiltrer le système informatique de la banque, leur ouvrant ainsi un accès direct aux comptes des clients. Cette intrusion leur a permis d’orchestrer une série de retraits simultanés dans plusieurs villes du pays. En une seule nuit, pas moins de 3 421 opérations frauduleuses ont été enregistrées au niveau de différents guichets automatiques, notamment à Dakar, Thiès et Kaolack. Une attaque éclair qui témoigne d’un niveau d’organisation et de maîtrise technologique particulièrement élevé.

Face à l’ampleur de la fraude, une enquête a été rapidement confiée à la Division des investigations criminelles. Les premières avancées ont permis l’interpellation de deux individus de nationalité sénégalaise. Ces derniers ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le territoire, laissant penser à une fuite planifiée après l’opération. Déférés au parquet ce mardi, ils font face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux.

Cependant, les enquêteurs estiment que ces arrestations ne constituent qu’une étape dans un dossier bien plus vaste. La sophistication de l’attaque et le nombre élevé de transactions frauduleuses orientent clairement vers l’implication d’un réseau criminel structuré à l’échelle internationale. Les deux suspects arrêtés pourraient ainsi n’être que des exécutants locaux, chargés de récupérer ou de faciliter les retraits.

Les investigations se poursuivent activement pour identifier les autres membres de ce réseau et comprendre les failles exploitées dans le système bancaire. Cette affaire met en lumière les défis croissants liés à la cybersécurité dans le secteur financier, à un moment où les transactions numériques se multiplient et où les techniques de fraude deviennent de plus en plus sophistiquées.

Du côté des clients impactés, l’inquiétude est palpable, tandis que la banque devrait être amenée à renforcer ses dispositifs de sécurité et à rassurer sur la protection des avoirs. Cette affaire pourrait également relancer le débat sur la résilience des infrastructures bancaires face aux menaces numériques et sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour lutter contre ce type de criminalité.

Oumar Ba porté à la tête de la CGLUA : une consécration africaine saluée avec ferveur

L’élection de Oumar Ba à la présidence de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA) marque un tournant majeur pour la diplomatie territoriale africaine et positionne le Sénégal au cœur des dynamiques de gouvernance locale sur le continent.

Réuni en République islamique de Mauritanie, le conclave africain des collectivités territoriales a porté son choix sur le président de l’Association des maires du Sénégal, consacrant ainsi son engagement constant en faveur du développement local, de la décentralisation et du renforcement des capacités des collectivités.

Cette élection, largement saluée, a suscité une vague de réactions positives au sein des acteurs institutionnels et des leaders d’opinion. Parmi eux, Baba Ndiaye, en sa qualité d’ambassadeur du coaching territorial pour l’Afrique, n’a pas manqué de magnifier cette distinction.

Dans une déclaration empreinte de fierté, il a adressé ses chaleureuses félicitations à Oumar Ba, qualifiant cette victoire de « consécration méritée » qui honore le Sénégal et rejaillit sur toute la sous-région ouest-africaine.

D’après M. Ndiaye, au-delà de la reconnaissance individuelle, cette nomination symbolise une montée en puissance du leadership sénégalais dans les instances panafricaines.

Pour lui, cette nomination ouvre également de nouvelles perspectives pour une coopération renforcée entre les collectivités locales africaines, autour des enjeux cruciaux que sont l’urbanisation, la gouvernance inclusive et le développement durable.

« Avec Oumar Ba à la tête de la CGLUA, c’est toute une vision d’une Afrique des territoires, solidaire et ambitieuse, qui se dessine », a-t-il ajouté.

Une dynamique que des acteurs comme Baba Ndiaye entendent accompagner, afin de consolider les acquis et d’impulser une nouvelle ère de transformation locale à l’échelle du continent.

Mort mystérieuse d’une influenceuse enceinte à Guédiawaye : une enquête criminelle relance toutes les hypothèses

Le drame survenu à Guediawaye autour de la disparition de Khady Sow continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations. Cette jeune femme, connue pour son activité de vente de bijoux en ligne et enceinte de sept mois, est décédée dans des circonstances jugées de plus en plus troublantes. Selon des informations relayées par le quotidien L’Observateur dans son édition du 25 mars, l’affaire a pris une tournure judiciaire majeure avec l’ouverture d’une procédure criminelle.

Dès les premières heures, les conditions de cette disparition ont intrigué aussi bien les proches que les habitants du quartier. Rien, selon son entourage, ne laissait présager un tel drame. La veille de la Korité, Khady Sow aurait passé une soirée ordinaire, entre tâches domestiques et échanges téléphoniques avec sa mère jusque tard dans la nuit. C’est dans ce contexte apparemment banal que la nouvelle de sa mort est survenue brutalement, plongeant sa famille dans l’incompréhension.

Mais c’est surtout l’autopsie qui a profondément bouleversé la lecture des faits. Les premiers résultats, décrits comme particulièrement préoccupants, ont conduit les autorités à abandonner l’hypothèse d’une mort naturelle pour privilégier une piste criminelle. Face à ces éléments, le commissariat central de Guédiawaye a ouvert une enquête approfondie afin de déterminer avec précision les circonstances du décès.

Très rapidement, les investigations se sont orientées vers le cercle familial. Le mari de la victime, identifié comme M. Seck, a été convoqué par les enquêteurs avant d’être placé en garde à vue. Cette décision s’inscrit dans une volonté de vérifier les déclarations de ce dernier, qui évoquait initialement un simple malaise. Dans le cadre de cette procédure, une perquisition a été menée au domicile conjugal, permettant la saisie des deux téléphones portables de la défunte. Ces appareils sont désormais au cœur des investigations, les enquêteurs cherchant à reconstituer les dernières heures de Khady Sow et à analyser ses échanges récents.

Malgré ces avancées, plusieurs zones d’ombre persistent et alimentent les suspicions. L’un des éléments les plus troublants concerne la gestion des suites immédiates du drame. Selon les proches, le corps de la victime a été rapidement évacué vers l’Hôpital Roi Baudouin, une précipitation jugée inhabituelle. Certains membres de la famille s’interrogent notamment sur le fait que ce transfert ait eu lieu avant même l’arrivée du père de la victime, ce qui renforce leur sentiment de doute.

Affaire « Pape Cheikh Diallo et Cie » : l’arrestation spectaculaire du journaliste Ousmane Kadior Cissé relance un dossier déjà explosif

Un nouveau tournant vient de marquer l’évolution de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie », un dossier judiciaire aux ramifications de plus en plus étendues. Selon des révélations du quotidien Libération, une 47e arrestation a été enregistrée, confirmant l’ampleur d’une enquête qui ne cesse de s’élargir depuis son ouverture en février dernier.

Cette fois, l’attention s’est portée sur une figure bien connue du paysage audiovisuel sénégalais. Ousmane Kadior Cissé, présentateur à la chaîne 7TV, a été interpellé dans des circonstances particulièrement marquantes. D’après les informations rapportées, les gendarmes ont procédé à son arrestation directement dans les locaux de la télévision, au moment même où il s’apprêtait à présenter le journal télévisé de 14 heures. Déjà en tenue de présentation, prêt à entrer en plateau, le journaliste a été surpris par l’intervention des forces de l’ordre, sous les regards médusés de ses collègues et des techniciens présents sur place.

Au-delà du caractère spectaculaire de cette interpellation, c’est surtout la gravité des éléments avancés par les enquêteurs qui retient l’attention. Toujours selon Libération, les autorités affirment disposer de preuves techniques jugées solides. Ces éléments auraient permis d’établir l’existence d’une relation intime et suivie entre le journaliste et Ibrahima Magib Seck, une personne déjà incarcérée dans le cadre de cette affaire.

Les investigations auraient également mis en évidence des échanges réguliers entre les deux hommes, renforçant les soupçons des enquêteurs quant à la nature et à la fréquence de leurs relations. Malgré les dénégations d’Ousmane Kadior Cissé lors de son audition, ces éléments matériels semblent avoir pesé lourd dans la décision de procéder à son arrestation.

Avec cette nouvelle interpellation, le journaliste devient le quatrième partenaire présumé de Ibrahima Magib Seck à être arrêté depuis le début de l’enquête. Une progression qui illustre la stratégie des enquêteurs consistant à remonter progressivement les différents liens au sein d’un réseau présenté comme complexe et tentaculaire.

Au fil des semaines, cette affaire prend une dimension de plus en plus sensible, mêlant figures publiques et anonymes dans un dossier où les implications sociales et médiatiques sont importantes. Le quotidien Libération évoque à ce titre une « chute progressive des amants de l’ombre », une formule qui traduit à la fois la discrétion supposée des relations incriminées et l’effet domino observé dans les arrestations.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°702 – 25/03/2026

🔴 FLOU AUTOUR DE LA DETTE PRÉSUMÉE DE 650 MILLIONS D’EUROS : LE FDR EXIGE UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
🔴 DETTE, OPACITÉ ET VÉRITÉ- MOUHAMADOU LAMINE MASSALY DANS’UNE DÉCLINAISON PHILOSOPHIQUE : « LE KARMA EXISTE ET DIEU EST JUSTE »

🔴 CRISE À LA CAN 2025 : AUGUSTIN SENGHOR MONTE AU FRONT POUR DÉFENDRE LE SACRE DU SÉNÉGAL

Réforme de l’enseignement des mathématiques : vers un nouveau cap impulsé par le ministre Moustapha Mamba Guirassy

Le système éducatif sénégalais pourrait connaître une évolution majeure dans l’enseignement des mathématiques, à la faveur d’une rencontre stratégique entre le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, et une délégation de Association des Professeurs de Mathématiques du Sénégal (APROMATHS), tenue ce mardi 24 mars 2026. Cette audience marque le début d’une collaboration renforcée autour des défis structurels et pédagogiques qui entourent la discipline.

Au cœur des discussions, la nécessité d’adapter l’enseignement des mathématiques aux exigences du XXIe siècle s’est imposée comme une priorité. Conduite par son président Tamsir Bakhoum, la délégation de l’APROMATHS a défendu une vision ambitieuse fondée sur l’innovation pédagogique, la digitalisation des apprentissages et la promotion de l’excellence académique. L’objectif est clair : moderniser les méthodes d’enseignement afin de les rendre plus attractives, plus efficaces et mieux adaptées aux réalités des élèves sénégalais.

L’un des axes majeurs abordés lors de cette rencontre concerne l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques. À ce titre, le projet « Système Learning 6.5 », développé en partenariat avec une entreprise chinoise, a été présenté comme un levier de transformation profonde. Ce dispositif vise à introduire des outils technologiques innovants dans les salles de classe, facilitant ainsi l’apprentissage interactif et l’acquisition de compétences numériques essentielles.

Au-delà de la modernisation des outils, l’APROMATHS a insisté sur l’importance de valoriser les talents et de stimuler l’intérêt des élèves pour les sciences. Des initiatives telles que le concours « Miss Maths » ou encore le Concours général ont été mises en avant comme des instruments efficaces pour encourager les vocations scientifiques et renforcer la culture de l’excellence dans les établissements scolaires. Ces compétitions permettent non seulement de détecter les meilleurs profils, mais aussi de redonner une image positive et valorisante des mathématiques.

La reconnaissance institutionnelle de la Journée internationale des mathématiques a également occupé une place importante dans les échanges. Célébrée chaque 14 mars depuis son adoption par Organisation des nations unies, cette journée constitue, selon l’association, une opportunité majeure pour vulgariser la discipline et déconstruire les préjugés qui l’entourent. L’APROMATHS plaide ainsi pour son inscription officielle dans le calendrier éducatif national.

La question du genre n’a pas été en reste. La section féminine de l’association a exprimé son souhait de bénéficier d’un accompagnement accru afin de promouvoir la présence des filles dans les filières scientifiques. Dans un contexte où les inégalités persistent, cette démarche vise à favoriser une meilleure inclusion et à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les mathématiques et les disciplines connexes.

Face à l’ensemble de ces propositions, le ministre a salué le dynamisme et l’engagement de l’APROMATHS. Moustapha Guirassy s’est montré ouvert à l’accompagnement de plusieurs initiatives structurantes, tout en insistant sur la ضرورة d’un suivi rigoureux pour garantir leur efficacité. Il a également laissé entrevoir la tenue prochaine de nouvelles rencontres, signe d’une volonté d’inscrire cette collaboration dans la durée.

À travers cette audience, c’est toute la problématique de la qualité de l’enseignement scientifique au Sénégal qui est posée. Entre modernisation des outils, formation continue des enseignants et démocratisation de l’accès aux savoirs, les enjeux sont multiples. Cette dynamique pourrait ainsi marquer le début d’une transformation en profondeur du système éducatif, avec les mathématiques comme levier central du développement scientifique et technologique du pays.

Convocation à la DIC : Serigne Modou Mbacké Bara Dolly dénonce la réouverture d’un litige vieux de 18 ans

Serigne Modou Mbacké Bara Dolly a été entendu ce mardi par la Division des investigations criminelles (DIC), avant de quitter libre les locaux de cette unité spécialisée de la police. Responsable politique de l’Alliance pour la République (APR) à Touba, il reste néanmoins à la disposition de la justice, selon des sources concordantes. Il s’était présenté accompagné de son frère Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly ainsi que de ses conseils, notamment Me El Hadj Diouf, Me Aboubacry Barro et Me Oumar Youm.

Pour comprendre les raisons de cette convocation, il faut remonter au milieu des années 2000, sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade. Selon les explications fournies par l’intéressé, tout commence entre 2005 et 2006, lorsqu’il fait la connaissance d’une femme en Allemagne, précisément à Berlin. Celle-ci, se présentant comme disciple, l’aurait invité chez elle dans un cadre religieux.

Deux ans plus tard, en 2008, cette même dame lui aurait fait part de son intention de venir investir au Sénégal, notamment pour finaliser un projet de clinique médicale. Dans la foulée, elle lui aurait également indiqué que certains de ses partenaires étrangers étaient intéressés par l’acquisition de cinq hectares de terres agricoles.

À son retour au Sénégal, le projet prend forme avec la visite de terrains situés dans la région du Fouta. D’après Serigne Modou Mbacké Bara Dolly, les acquéreurs auraient alors versé une somme de 50 000 euros pour concrétiser l’opération. Une commission aurait été prévue pour les différents intermédiaires, dont 13 000 euros pour la dame et un montant équivalent pour lui-même.

Cependant, le projet n’aboutira pas. Les investisseurs, après inspection, auraient constaté que les terres ciblées étaient inondées par les eaux du fleuve, les poussant à renoncer à l’acquisition et à retourner en Allemagne. C’est à partir de ce moment que le différend éclate.

La dame aurait exigé la restitution de la commission perçue. Une demande que Serigne Modou Mbacké Bara Dolly affirme avoir refusée, estimant qu’elle ne pouvait être satisfaite en l’absence des acquéreurs concernés. Le conflit prend alors une tournure plus formelle lorsque la plaignante saisit le khalife général des mourides de l’époque, Serigne El Hadj Bara Mbacké Falilou, pour exposer sa version des faits. Ce dernier aurait ensuite contacté le responsable politique pour recueillir ses explications.

Malgré cette médiation religieuse, la situation se judiciarise. Une plainte est déposée contre lui à Dakar. Il évoque alors une interpellation qu’il qualifie de brutale, affirmant avoir été arrêté dans un restaurant par des éléments de la DIC avant d’être placé en garde à vue. Il soutient que les agents, après avoir réalisé son identité, lui auraient présenté leurs excuses.

L’affaire connaîtra finalement un dénouement à l’amiable. Serigne Modou Mbacké Bara Dolly affirme avoir remboursé l’intégralité des fonds réclamés, soit environ 8 millions de francs CFA, mettant ainsi fin au contentieux.

Arrestation du journaliste Kadior Cissé : une affaire aux ramifications multiples secoue Keur Massar

Le journaliste Kadior Cissé, employé de la chaîne 7TV, a été arrêté ce mardi 24 mars 2026 par la Brigade de recherches de Keur Massar, dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans plusieurs activités criminelles. L’interpellation s’est déroulée directement dans les locaux de la télévision, selon des informations concordantes.

Cette arrestation marque une nouvelle étape dans cette enquête d’envergure menée par les gendarmes, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Avec Kadior Cissé, le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire s’élève désormais à quarante-sept, illustrant l’ampleur du réseau que les autorités cherchent à démanteler.

D’après les éléments relayés par plusieurs sources proches du dossier, la majorité des suspects déjà présentés au parquet ont été placés sous mandat de dépôt. Seuls deux ou trois individus auraient bénéficié d’un placement sous contrôle judiciaire, une mesure plus souple qui leur permet de rester en liberté sous certaines conditions, dans l’attente de la suite de la procédure.

Les charges retenues contre les personnes mises en cause sont particulièrement lourdes. Elles incluent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que des faits de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. Ces accusations, si elles sont confirmées, témoignent d’un dossier complexe mêlant infractions pénales graves et questions sensibles sur le plan social.

L’arrestation d’un journaliste dans ce contexte suscite déjà de nombreuses réactions, notamment au sein de la profession et de l’opinion publique, où des interrogations émergent sur les circonstances exactes de son implication présumée. Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a été faite sur le rôle précis que Kadior Cissé aurait joué dans ce réseau.

Arrestation du journaliste Kadior Cissé : une affaire aux ramifications multiples secoue Keur Massar

Le journaliste Kadior Cissé, employé de la chaîne 7TV, a été arrêté ce mardi 24 mars 2026 par la Brigade de recherches de Keur Massar, dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans plusieurs activités criminelles. L’interpellation s’est déroulée directement dans les locaux de la télévision, selon des informations concordantes.

Cette arrestation marque une nouvelle étape dans cette enquête d’envergure menée par les gendarmes, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Avec Kadior Cissé, le nombre total de personnes interpellées dans cette affaire s’élève désormais à quarante-sept, illustrant l’ampleur du réseau que les autorités cherchent à démanteler.

D’après les éléments relayés par plusieurs sources proches du dossier, la majorité des suspects déjà présentés au parquet ont été placés sous mandat de dépôt. Seuls deux ou trois individus auraient bénéficié d’un placement sous contrôle judiciaire, une mesure plus souple qui leur permet de rester en liberté sous certaines conditions, dans l’attente de la suite de la procédure.

Les charges retenues contre les personnes mises en cause sont particulièrement lourdes. Elles incluent notamment l’association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH, la mise en danger de la vie d’autrui, ainsi que des faits de blanchiment de capitaux et de trafic de drogue. Ces accusations, si elles sont confirmées, témoignent d’un dossier complexe mêlant infractions pénales graves et questions sensibles sur le plan social.

L’arrestation d’un journaliste dans ce contexte suscite déjà de nombreuses réactions, notamment au sein de la profession et de l’opinion publique, où des interrogations émergent sur les circonstances exactes de son implication présumée. Pour l’heure, aucune communication officielle détaillée n’a été faite sur le rôle précis que Kadior Cissé aurait joué dans ce réseau.

ONU : le Chili retire son soutien à Michelle Bachelet dans la course au secrétariat général

Le Chili a annoncé ce mardi le retrait de son soutien à la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général des Nations unies, à l’approche d’un processus électoral décisif pour désigner le futur dirigeant de l’organisation à partir de 2027. Cette décision, révélée par Reuters, marque un tournant significatif dans la position diplomatique de Santiago.

Ce revirement intervient dans un contexte politique profondément transformé, quelques semaines seulement après l’investiture du président José Antonio Kast. L’arrivée au pouvoir de ce dirigeant conservateur consacre un basculement à droite inédit au Chili depuis plusieurs décennies, avec des répercussions immédiates sur les orientations internationales du pays.

Le nouveau chef de l’État n’a jamais caché ses critiques à l’égard de Michelle Bachelet, qu’il a déjà opposée à sa propre vision politique. Il a notamment estimé que son prédécesseur, Gabriel Boris, avait commis une erreur en soutenant la candidature de l’ancienne présidente chilienne, aux côtés de plusieurs pays d’Amérique latine comme le Brésil et le Mexique.

Figure majeure de la politique chilienne et internationale, Michelle Bachelet a marqué l’histoire en devenant la première femme élue à la tête du Chili, un poste qu’elle a occupé à deux reprises. Elle a ensuite poursuivi une carrière diplomatique de premier plan, notamment comme Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme entre 2018 et 2022, après avoir dirigé ONU Femmes de 2010 à 2013.

Dans un communiqué officiel, le ministère chilien des Affaires étrangères a justifié ce retrait par des considérations stratégiques. Selon la diplomatie chilienne, la multiplication des candidatures en provenance d’Amérique latine, combinée à des divergences avec certains acteurs clés du processus, rend désormais cette candidature difficilement viable. Le gouvernement a ainsi conclu que les chances de succès de Michelle Bachelet étaient fortement compromises.

Santiago a par ailleurs indiqué qu’il adopterait désormais une position de neutralité, en s’abstenant de soutenir tout candidat durant le reste du processus électoral. Une posture qui reflète la volonté du nouveau pouvoir de redéfinir les priorités diplomatiques du pays.

La désignation du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations unies s’annonce particulièrement complexe. Le processus s’étalera sur plusieurs mois et comprendra des auditions publiques ainsi que des votes indicatifs à huis clos au sein du Conseil de sécurité. L’étape finale dépendra de l’accord entre les cinq membres permanents disposant d’un droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France.

Dans cette course très disputée, plusieurs figures internationales se positionnent déjà comme prétendants sérieux. Parmi elles figurent Rafael Grossi, candidat de l’Argentine et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rebeca Grynspan pour le Costa Rica, Virginia Gamba pour les Maldives, ainsi que Macky Sall, dont la candidature est soutenue par l’Union africaine.

New Deal technologique : Ousmane Sonko lance une nouvelle ère de digitalisation de l’État sénégalais

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 24 mars 2026, le lancement officiel des projets structurants du « New Deal technologique », une initiative ambitieuse destinée à accélérer la transformation numérique de l’administration sénégalaise. À travers ce programme, le gouvernement entend moderniser en profondeur les services publics et améliorer significativement l’accès des citoyens aux prestations administratives.

Au cœur de cette stratégie figure un renforcement massif des infrastructures numériques nationales. L’exécutif a ainsi annoncé une augmentation spectaculaire de la capacité du réseau, avec une bande passante qui passera de 600 mégabits à 20 gigabits. Cette évolution vise à soutenir la montée en puissance des services digitaux et à garantir une meilleure fluidité dans les échanges de données à l’échelle nationale.

Dans le même élan, les autorités ont dévoilé un projet de connectivité universelle qui ambitionne de fournir un accès gratuit à internet à plus d’un million de Sénégalais. Cette initiative cible en priorité les zones enclavées, souvent marginalisées en matière d’accès au numérique, avec pour objectif de réduire la fracture digitale et de favoriser une inclusion technologique plus équitable.

Lors de son allocution, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour assurer la réussite de cette transformation. Selon lui, le virage numérique ne peut se limiter à une volonté politique, mais doit s’appuyer sur une coordination efficace entre les différentes administrations publiques. Il a notamment mis en avant l’importance de l’interopérabilité des systèmes, présentée comme une exigence incontournable pour mettre fin à la fragmentation actuelle, source de coûts supplémentaires et de lenteurs administratives.

La réforme s’articule autour d’un outil central : le Guichet Unique du Citoyen. Cette plateforme numérique vise à regrouper l’ensemble des services administratifs en un point d’accès unique, accessible depuis un téléphone mobile. À terme, les usagers pourront y effectuer l’intégralité de leurs démarches, notamment l’obtention de documents officiels comme le casier judiciaire, sans avoir à se déplacer.

Le dispositif inclut également une extension des services à destination de la diaspora, notamment à travers la plateforme e-Consulat, qui permettra aux Sénégalais de l’étranger d’accéder plus facilement aux services consulaires. Dans cette dynamique, le Premier ministre a souligné l’importance de garantir la souveraineté numérique du pays, en insistant sur l’hébergement des données sensibles sur le territoire national. À cet effet, le développement du cloud s’appuiera sur les infrastructures de données situées à Diamniadio et à Orana.

Par ailleurs, le programme prévoit un accompagnement renforcé de l’écosystème numérique local. Le gouvernement entend soutenir les jeunes entreprises innovantes à travers le Start-up Act, tout en déployant une stratégie nationale de cybersécurité conforme aux standards internationaux, afin de sécuriser les infrastructures et les données.

Polémique sur des emprunts « occultes » : le FDR accuse le gouvernement de mettre en péril la souveraineté financière du Sénégal

Le Front pour la défense de la République (FDR) est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’emprunts « occultes et particulièrement toxiques » contractés par l’État du Sénégal. Dans un communiqué signé par sa conférence des leaders, l’opposition affirme que l’exécutif aurait mobilisé près d’un milliard de dollars à travers des mécanismes financiers jugés opaques, sans en informer ni les citoyens ni le Fonds monétaire international. Cette révélation, largement relayée par le Financial Times, a provoqué une onde de choc dans le paysage politique national, ravivant les inquiétudes sur la transparence dans la gestion des finances publiques.

Selon le FDR, le gouvernement aurait eu recours à des instruments financiers complexes appelés Total Return Swaps, souvent utilisés dans les marchés internationaux mais réputés pour leur opacité et leurs risques. Ces contrats, que l’investisseur Warren Buffett avait un jour qualifiés « d’armes financières de destruction massive », permettent de générer des liquidités en échange d’engagements futurs, parfois adossés à des actifs stratégiques. Pour l’opposition, ce type de montage expose dangereusement l’économie nationale, en contournant les mécanismes classiques de contrôle et de transparence.

Le Front soutient que ces opérations auraient été conclues dans la plus grande discrétion avec des institutions financières telles que Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank. Il estime que ces accords pourraient impliquer la mise en garantie d’actifs publics sans que ni le Parlement ni l’opinion publique n’en soient informés. Une situation que le FDR considère comme une atteinte grave aux principes de bonne gouvernance et à la souveraineté économique du pays.

Dans son communiqué, le mouvement dénonce également ce qu’il présente comme un double discours de la part des autorités. D’un côté, le gouvernement affirme que les partenaires internationaux étaient informés de ces opérations, une version que conteste le FDR en affirmant que certaines institutions auraient démenti toute connaissance de ces transactions. De l’autre, l’exécutif aurait tenté de justifier ces pratiques en les rattachant aux autorisations d’endettement votées en 2025, un argument que l’opposition juge hors sujet.

La réaction officielle, portée par le ministère des Finances et du Budget, a rejeté les accusations. Toutefois, pour le FDR, cette réponse ne traite pas le fond du problème, à savoir le recours présumé à des mécanismes financiers dissimulés et potentiellement dangereux. L’opposition y voit plutôt une tentative de masquer une détérioration de la situation financière du pays, déjà mise en évidence par les récentes dégradations de la note souveraine du Sénégal par les agences Moody’s et Standard & Poor’s.

Face à cette situation, le Front pour la défense de la République formule plusieurs exigences. Il appelle à la publication intégrale des contrats de swaps afin de faire toute la lumière sur leur contenu et leurs implications. Il demande également que soient précisés les actifs éventuellement engagés, les coûts financiers annuels ainsi que les commissions versées dans le cadre de ces opérations. Enfin, il exhorte l’Assemblée nationale à mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour établir les responsabilités et garantir la transparence.

Un « très gros cadeau » de l’Iran : Donald Trump entretient le flou sur une offre énergétique stratégique

Le président des États-Unis, Donald Trump , a créé la surprise mardi soir en affirmant, depuis la Maison Blanche, que l’Iran aurait proposé à Washington « un très gros cadeau lié aux hydrocarbures ». Sans en dévoiler la nature exacte, il a insisté sur l’importance de cette offre, qu’il a décrite comme « l’équivalent de beaucoup d’argent », laissant planer un mystère sur ses implications réelles.

Selon le dirigeant américain, ce geste concernerait directement les ressources énergétiques iraniennes, notamment le pétrole et le gaz. Dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et Iran, une telle initiative pourrait marquer un tournant stratégique. Elle serait perçue comme un signal d’ouverture de la part de Téhéran, potentiellement en lien avec des discussions en coulisses visant à apaiser les relations entre les deux puissances.

Cette déclaration intervient alors que la situation au Moyen-Orient reste particulièrement volatile. Les relations entre Washington, Israël et Téhéran sont marquées par une escalade militaire récente. Des frappes ciblant des infrastructures iraniennes ont intensifié les tensions, alimentant les craintes d’un conflit plus large dans la région.

Parallèlement, la fermeture partielle du détroit d’Hormuz, un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, a entraîné des perturbations importantes sur les marchés énergétiques internationaux. Cette situation a accentué la pression diplomatique sur les acteurs impliqués, alors que la stabilité des flux énergétiques reste un enjeu crucial pour l’économie mondiale.

Donald Trump a également évoqué l’existence de négociations en cours avec des représentants iraniens, sans confirmer si le « cadeau » annoncé s’inscrit directement dans ce processus. Il a néanmoins affirmé que l’Iran manifesterait une volonté de parvenir à un accord, tout en précisant que les discussions demeuraient confidentielles à ce stade.

Dans le même temps, plusieurs sources internationales indiquent que les États-Unis envisageraient un renforcement de leur dispositif militaire dans la région, signe que la prudence reste de mise malgré les signaux d’ouverture. Des initiatives diplomatiques parallèles seraient également en préparation, certains pays comme le Pakistan étant pressentis pour jouer un rôle de médiation entre les différentes parties.

Tariq Ramadan face à la justice française : 18 ans de réclusion requis en son absence

Le parquet général de Paris a requis, ce mardi 24 mars 2026, une peine de 18 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Tariq Ramadan , jugé pour des accusations de viols visant trois femmes. Cette réquisition s’inscrit dans le cadre d’un procès particulièrement sensible, ouvert le 2 mars devant la cour criminelle, et qui retient depuis plusieurs semaines l’attention de l’opinion publique.

Âgé de 63 ans, l’accusé ne s’est pas présenté à l’audience de ce mardi, un fait qui a immédiatement conduit la juridiction à délivrer un mandat d’arrêt à son encontre. Cette décision marque une étape importante dans la procédure, traduisant la volonté de la cour de poursuivre les débats malgré l’absence du principal mis en cause. Le procès se déroule désormais sans lui, une situation rare mais prévue par le droit français dans certaines circonstances.

La question de l’état de santé de Tariq Ramadan a occupé une place centrale dans les discussions judiciaires. Atteint de sclérose en plaques, l’islamologue avait invoqué son état pour justifier son impossibilité de comparaître. Toutefois, les experts médicaux désignés dans le cadre de l’instruction ont estimé que sa condition était compatible avec une présence devant la justice. Cette conclusion a pesé lourd dans la décision de maintenir le procès, rejetant ainsi les arguments avancés par la défense.

Les avocats de l’accusé ont vivement réagi à cette appréciation. Dénonçant ce qu’ils considèrent comme une procédure inéquitable, ils ont qualifié le procès de « parodie de justice ». En signe de protestation, ils ont quitté la salle d’audience, laissant la cour poursuivre les débats sans la présence de la défense constituée, ce qui renforce encore le caractère exceptionnel de cette affaire.

Au-delà de la peine de réclusion criminelle, le parquet général a également requis une interdiction définitive du territoire français contre Tariq Ramadan. Une telle mesure, si elle est prononcée, ne s’appliquerait qu’à l’issue de l’exécution de sa peine, dans l’hypothèse d’une condamnation. Elle traduirait la gravité des faits reprochés et la volonté des autorités judiciaires d’écarter durablement l’accusé du territoire national.

New deal technologique : internet gratuit pour un million de citoyens et cap sur une transformation numérique à grande échelle

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement lancé, ce mardi 24 mars 2026 au CICAD, une nouvelle phase du « New Deal technologique », un programme ambitieux destiné à accélérer la transformation numérique de l’État. Cette initiative, présentée comme un pilier de la stratégie nationale à l’horizon 2050, vise à moderniser en profondeur l’administration et à améliorer l’accès des citoyens aux services publics grâce aux outils numériques.

Au cœur des annonces figure une amélioration spectaculaire des infrastructures numériques. Le gouvernement prévoit une augmentation massive de la capacité du réseau national, avec une bande passante qui passera de 600 mégabits à 20 gigabits, voire davantage selon les projections évoquées lors de la cérémonie. Cette montée en puissance vise à soutenir la croissance des usages numériques et à garantir un accès plus fluide et plus rapide à internet sur l’ensemble du territoire.

Dans la même dynamique, un programme de connectivité universelle a été dévoilé. Il ambitionne d’offrir un accès gratuit à internet à plus d’un million de citoyens, en ciblant prioritairement les zones rurales et enclavées. Cette mesure entend réduire la fracture numérique et permettre à un plus grand nombre de Sénégalais de bénéficier des opportunités offertes par le numérique, que ce soit dans l’éducation, l’entrepreneuriat ou l’accès aux services publics.

Le chef du gouvernement a insisté sur le fait que cette transformation ne saurait se limiter à des investissements technologiques. Selon lui, elle repose avant tout sur une réforme de la gouvernance publique et sur une coordination efficace entre les différentes administrations. « La transformation numérique est un défi global qui doit irriguer toutes les politiques publiques », a-t-il affirmé, mettant en garde contre les initiatives isolées et les systèmes cloisonnés qui génèrent des coûts supplémentaires et des lenteurs administratives.

La pièce maîtresse de cette réforme reste le Guichet Unique du Citoyen, une plateforme centralisée destinée à simplifier les démarches administratives. À terme, les usagers pourront effectuer l’ensemble de leurs procédures en ligne, directement depuis leur téléphone mobile, sans avoir à multiplier les déplacements ou les formalités. L’obtention de documents comme le casier judiciaire devrait ainsi devenir plus rapide, plus accessible et plus transparente. Cette logique de simplification sera également étendue à la diaspora à travers la plateforme e-Consulat.

Pour accompagner cette digitalisation, le gouvernement met l’accent sur la souveraineté numérique. Les données sensibles seront hébergées sur le territoire national grâce au déploiement de solutions cloud dans les centres de données de Diamniadio et d’Orana. Cette orientation vise à garantir la sécurité, la confidentialité et le contrôle des informations stratégiques, dans un contexte mondial marqué par des enjeux croissants de cybersécurité.

Le programme s’inscrit dans une vision de long terme, avec un investissement global estimé à 1 100 milliards de francs CFA sur la période 2025-2034. Structuré autour de 12 programmes prioritaires, il ambitionne de transformer en profondeur l’économie et l’administration. Pour éviter toute dispersion des efforts, un dispositif de gouvernance a été mis en place, notamment à travers le comité GouvNum et le Conseil national du numérique, chargés de coordonner les actions et d’assurer une cohérence stratégique.

Au-delà des chiffres et des infrastructures, le Premier ministre a insisté sur la dimension humaine de cette transformation. Il a rappelé que l’objectif final reste l’amélioration du quotidien des citoyens, à travers des services publics plus accessibles, plus rapides et plus efficaces. « Il ne s’agit pas simplement de moderniser, mais de transformer », a-t-il déclaré, soulignant que cette évolution est appelée à être profonde et irréversible.

Avec ce New Deal technologique, les autorités entendent faire du numérique un moteur central de la croissance et de la gouvernance pour la décennie à venir, tout en posant les bases d’un État plus cohérent, interconnecté et tourné vers les besoins réels des citoyens.

Finances publiques : le gouvernement rejette toute opacité et défend une stratégie maîtrisée de désendettement

Le gouvernement est sorti de son silence pour répondre aux accusations de manque de transparence dans la gestion de la dette publique. À travers le ministère des Finances et du Budget, les autorités ont fermement démenti les informations relayées par le Financial Times évoquant des emprunts contractés « en secret ». Dans une mise au point relayée par le quotidien national Le Soleil, l’exécutif assure que toutes les opérations financières menées en 2025 respectent strictement le cadre légal et les orientations stratégiques définies.

Selon le ministère, l’ensemble des mobilisations de ressources s’inscrit dans les plafonds fixés par les lois de finances et dans la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Les autorités insistent sur le fait que ces opérations ne relèvent d’aucune pratique dissimulée, mais s’intègrent dans une politique cohérente visant à sécuriser les financements tout en maîtrisant les risques. Cette stratégie repose notamment sur une diversification des sources de financement, combinant recours au marché régional en monnaie locale et accès à des financements en devises étrangères.

Dans le détail, les levées de fonds évoquées ont été réalisées à travers des adjudications publiques de titres d’État en francs CFA, un mécanisme courant et bien encadré au sein du marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le gouvernement souligne que ces opérations sont transparentes par nature, car elles impliquent des appels publics à souscription et une participation ouverte aux investisseurs agréés.

Les autorités mettent également en avant leur volonté de dynamiser le marché en attirant des investisseurs institutionnels internationaux. Ces derniers interviennent en mobilisant des ressources en monnaie locale via des mécanismes de change classiques, avant d’effectuer les opérations inverses à l’échéance des titres. Pour le ministère, cette approche contribue à renforcer la liquidité du marché régional tout en élargissant la base d’investisseurs, ce qui constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance à certaines sources de financement plus coûteuses.

Le gouvernement insiste sur le fait que toutes ces opérations s’inscrivent dans le plan de financement global de l’État, exécuté conformément au calendrier du Trésor tout au long de l’année 2025. Il affirme que cette rigueur dans la planification et l’exécution témoigne d’une gestion maîtrisée des finances publiques, loin des accusations d’opacité formulées par certains observateurs et acteurs politiques.

Par ailleurs, les autorités rappellent que ces mécanismes font l’objet d’échanges réguliers avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international. En intégrant ces opérations dans le cadre global de la gestion de la dette, le pays entend démontrer sa volonté de transparence et de conformité aux standards internationaux en matière de gouvernance financière.

À travers cette mise au point, le gouvernement cherche à rassurer les marchés, les partenaires et l’opinion publique sur la solidité de sa stratégie de désendettement. Il réaffirme son engagement à maintenir un équilibre entre mobilisation de ressources, soutenabilité de la dette et transparence, dans un contexte où la question de la gestion financière reste au cœur du débat public.

Dette présumée de 650 millions d’euros : le FDR exige la transparence et réclame une enquête parlementaire

Le débat autour de la gestion de la dette publique prend une nouvelle tournure. Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) est monté au créneau après les révélations du Financial Times faisant état d’une dette présumée de 650 millions d’euros contractée de manière non divulguée. Dans un communiqué, l’opposition affirme que ces informations ont été accueillies avec « stupéfaction et indignation » par l’opinion publique.

Selon le FDR, ces opérations financières traduisent une dérive inquiétante dans la gestion des finances publiques. Le collectif accuse le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko de recourir à des mécanismes qu’il qualifie « d’expédients financiers toxiques », allant jusqu’à affirmer que le pays serait désormais « sous hypothèque ». Cette sortie intervient dans un contexte déjà marqué par des interrogations sur la soutenabilité de la dette et la transparence budgétaire.

Au cœur des critiques, l’utilisation présumée de produits financiers complexes appelés Total Return Swaps (TRS). Pour le FDR, ces instruments, souvent utilisés dans des situations de tension financière, comportent des risques élevés. L’opposition soutient que, dans l’hypothèse d’un défaut de paiement, ces accords pourraient accorder une priorité de remboursement à certains créanciers privés, au détriment des dépenses essentielles comme l’éducation, la santé ou les infrastructures. Elle évoque également les récentes dégradations de la note souveraine par les agences internationales pour souligner la fragilité du contexte économique.

Le Front va plus loin en dénonçant une opacité totale autour de ces opérations. Selon lui, le gouvernement n’aurait pas seulement contracté des engagements financiers sans communication publique suffisante, mais aurait aussi recours à des mécanismes jugés parmi les plus risqués du système financier international. Pour appuyer son propos, le FDR rappelle les mises en garde historiques de l’investisseur Warren Buffett, qui avait qualifié certains produits dérivés « d’armes financières de destruction massive », en raison de leur potentiel déstabilisateur pour les économies.

Face à ce qu’il considère comme une situation grave, le FDR exige des clarifications immédiates. L’opposition réclame la publication intégrale des contrats de swaps qui auraient été conclus, notamment avec l’Africa Finance Corporation et la First Abu Dhabi Bank. Elle demande également des détails précis sur les actifs mis en garantie, les conditions financières, les taux appliqués ainsi que les éventuelles commissions versées aux intermédiaires.

Au-delà de la transparence, le FDR appelle à une réponse institutionnelle forte. Il invite l’Assemblée nationale à mettre en place une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la lumière sur ces emprunts et d’évaluer leur impact réel sur les finances publiques. L’objectif, selon le Front, est de garantir une reddition des comptes et d’éviter toute dérive susceptible de compromettre la souveraineté économique du pays.

Enfin, le collectif appelle les forces vives de la nation à se mobiliser pour exiger une gestion plus transparente et plus rigoureuse des ressources publiques. Cette nouvelle sortie de l’opposition relance ainsi le débat sur la gouvernance économique, dans un contexte où la question de la dette devient un enjeu central du débat public.

Affaire Keur Yeurmandé : le procès de Ndella Madior Diouf renvoyé au 28 avril, la demande de liberté provisoire rejetée

Le dossier impliquant Ndella Madior Diouf et ses coaccusés connaît un nouveau report. Appelée ce 24 mars 2026 devant la chambre criminelle du tribunal de Dakar, l’affaire n’a finalement pas été examinée sur le fond. Les juges ont décidé de renvoyer l’ouverture des débats au 28 avril prochain, prolongeant ainsi l’attente des mis en cause comme celle de l’opinion publique.

Dans cette procédure judiciaire particulièrement lourde, Ndella Madior Diouf comparaît aux côtés de plusieurs personnes, notamment Awa Mbaye, Fanta Cissokho, Fatou Sène, Sadio Keïta, Anta Sarr, Yacine Sow, Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow, Koumah Diaham et El Hadj Sène. Ils font face à une série d’accusations graves, parmi lesquelles la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine, la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en danger, l’obtention indue de certificats aux fins d’inhumation, la violation de la réglementation relative aux inhumations, l’homicide involontaire, la non-déclaration de naissance ainsi que la complicité.

Les faits remontent au 28 décembre 2023, date de l’arrestation de Ndella Madior Diouf suivie de son placement sous mandat de dépôt. Cette interpellation faisait suite à la diffusion, quelques jours plus tôt, d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Les images avaient profondément choqué l’opinion en montrant des nourrissons dans un état critique, certains souffrant de malnutrition avancée, ainsi que des corps extrêmement amaigris.

Cette séquence avait suscité une vague d’indignation et conduit au lancement d’une pétition exigeant la fermeture immédiate de la pouponnière Keur Yeurmandé. D’après les éléments recueillis au cours de l’enquête, plus de cinq nourrissons y auraient perdu la vie. Certains auraient même été inhumés de manière clandestine, en violation des règles en vigueur.

Lors de l’audience, les avocats de la défense ont tenté d’obtenir une mise en liberté provisoire pour leurs clients. Les conseils, parmi lesquels Mes Aboubacry Barro, Ousseynou Gaye, Youssoupha Camara, Djiby Diallo, Diène Ndiaye et El Hadji Amadou Sall, ont plaidé pour un assouplissement des mesures de détention. L’un d’eux a même suggéré un placement sous bracelet électronique comme alternative.

Cependant, cette demande n’a pas convaincu le ministère public, qui s’y est fermement opposé. Le procureur de la République a estimé que les garanties avancées par la défense n’étaient pas suffisantes, évoquant notamment les risques de trouble à l’ordre public, les incertitudes quant à la représentation en justice des prévenus et des considérations liées à la moralité. Il a ainsi requis le maintien en détention de l’ensemble des accusés.

Awa Fall-Diop alerte sur l’exil des lesbiennes et l’inaction face aux féminicides au Sénégal

Ancienne ministre, enseignante, syndicaliste et figure du féminisme sénégalais, Awa Fall Diop a exprimé, ce mardi 24 mars, de vives préoccupations quant à l’évolution du climat social et juridique au Sénégal concernant les droits des minorités sexuelles et des femmes. Dans un entretien accordé à Radio France Internationale, elle a affirmé que « beaucoup » de lesbiennes ont quitté le pays à la suite du durcissement des sanctions pénales contre l’homosexualité, récemment voté par l’Assemblée nationale.

Selon elle, cette situation traduit une intensification de la répression qui pousse de nombreuses femmes à l’exil. Elle décrit un contexte marqué par un sentiment d’insécurité grandissant pour les personnes concernées, soulignant qu’il est « extraordinaire » de ne pas se sentir en sécurité dans son propre pays. Awa Fall-Diop évoque également une atmosphère devenue particulièrement pesante, y compris au sein des milieux militants. Elle explique que le simple fait d’aborder la question de l’homosexualité expose désormais à des accusations d’apologie ou de promotion, rendant le débat public de plus en plus difficile.

Au-delà de cette problématique, la militante féministe a attiré l’attention sur la persistance des violences faites aux femmes, en particulier les féminicides. Elle regrette l’absence de mesures concrètes malgré deux années d’alternance politique, estimant que les avancées restent pour l’instant limitées au discours. Toutefois, elle reconnaît une évolution symbolique importante : la prise en compte de ces questions au plus haut niveau de l’État, où elles commencent à intégrer le langage institutionnel.

Saisie importante de carburant à Médina Yoro Foulah

Dans la nuit du 20 mars 2026, la Brigade de Proximité de Médina Yoro Foulah a mené une opération de sécurisation qui a conduit à une saisie significative de carburant. Aux environs de 23 heures, les forces de l’ordre ont intercepté au village de Méo-Ndiobène, dans la commune de Niaming, un total de onze bidons d’essence de 30 litres chacun, soit 330 litres de carburant.

Selon les autorités locales, le propriétaire des bidons a pris la fuite avant l’arrivée des gendarmes, qui poursuivent activement les recherches pour l’identifier et procéder à son interpellation. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Gendarmerie nationale pour lutter contre le transport et le stockage illégaux de carburant dans la région.

Le Sénégal saisit le Tribunal arbitral du sport pour contester le retrait de son titre de la CAN

Le Sénégal a officiellement saisi le Tribunal arbitral du sport ce mardi, marquant une étape cruciale dans le litige qui l’oppose à la Confédération africaine de football. La Fédération sénégalaise de football a déposé un recours formel afin de contester la décision qui a retiré aux Lions leur titre de champion d’Afrique.

Cette décision fait suite à la destitution des Lions, annoncée deux mois après leur victoire historique face au Maroc lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. La mesure avait déjà provoqué un vif émoi au sein du public et des acteurs du football africain, soulevant de nombreuses interrogations sur les motifs et la légitimité de cette sanction.

Dans son recours, la Fédération sénégalaise entend faire valoir ses droits et obtenir l’annulation de la décision de la Confédération africaine de football. L’instance sportive internationale, connue pour trancher les litiges entre fédérations et associations sportives, sera désormais chargée d’examiner les arguments du Sénégal et de déterminer si le retrait du titre était conforme aux règles en vigueur.

CAN 2025 : la CAF retire le titre au Sénégal et réécrit le récit de la finale au profit du Maroc

La polémique enfle autour de la décision du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) de retirer le titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert. Plusieurs jours après cette annonce choc, l’instance dirigeante du football africain a franchi un nouveau cap en modifiant en profondeur le contenu de sa communication officielle, alimentant davantage les interrogations et la controverse.

Alors que le monde du football était captivé par l’affiche européenne entre Manchester City et le Réal Madrid en Ligue des champions, la décision de la CAF est passée comme un séisme dans le paysage sportif africain. Initialement sacré au terme de la finale, le Sénégal voyait encore récemment sa victoire mise en avant sur les plateformes officielles de la CAF. Une image emblématique de Sadio Mané brandissant le trophée, sourire aux lèvres, illustrait le sacre des Lions de la Teranga.

Mais ce symbole a désormais disparu. Dans une révision notable de son contenu, la CAF a supprimé toute référence à la victoire sénégalaise. Le texte qui saluait « une campagne maîtrisée » et « l’autorité imposée » par le Sénégal a été effacé, comme si ce sacre n’avait jamais existé. À la place, aucune mention explicite du Maroc en tant que nouveau champion n’est faite dans les termes employés, ce qui ajoute à la confusion ambiante.

Plus frappant encore, l’illustration de l’article a été remplacée. Là où figurait auparavant la célébration sénégalaise, c’est désormais une image du public marocain qui accompagne le récit officiel. Un choix éditorial qui, sans confirmer textuellement le nouveau statut du Maroc, suggère néanmoins un basculement symbolique fort en faveur du royaume chérifien.

Cette réécriture partielle de l’histoire récente de la CAN 2025 soulève de nombreuses questions. Pourquoi la CAF évite-t-elle de mentionner clairement le Maroc comme vainqueur dans son texte, tout en effaçant les traces du sacre sénégalais ? Quelle est la nature exacte des motivations ayant conduit à cette décision du jury d’appel ? Et surtout, quelles seront les conséquences sportives et diplomatiques d’un tel revirement ?

Dans les milieux sportifs comme chez les supporters, l’incompréhension domine. Pour beaucoup, cette décision fragilise la crédibilité de l’institution et jette une ombre sur l’intégrité des compétitions africaines. Le silence relatif de la CAF sur les détails de l’affaire ne fait qu’alimenter les spéculations et accentuer le malaise.

Monnaie électronique : le Sénégal en tête de l’UEMOA et moteur de l’inclusion financière

Le Sénégal confirme son leadership régional dans le domaine des services financiers numériques. D’après un rapport publié le 14 mars 2026 par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le pays s’est hissé au premier rang de l’Union économique et monétaire ouest-africaine en matière de volume de transactions en monnaie électronique pour l’année 2024. Sa part de marché est passée de 22,7 % en 2023 à 24,1 % en 2024, illustrant une progression continue et soutenue.

Cette performance place le Sénégal devant plusieurs économies majeures de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire et le Bénin, tous deux à 21,4 %, ainsi que le Burkina Faso, qui enregistre 18,2 %. Ce classement met en évidence une forte concentration de l’activité dans quelques pays, mais aussi une dynamique compétitive portée par l’innovation et l’adoption rapide des solutions numériques.

L’année 2024 a été marquée par une accélération notable de la digitalisation des services financiers dans l’espace UEMOA. Cette évolution s’appuie notamment sur la montée en puissance du crédit digital, qui facilite l’accès rapide au financement pour les populations auparavant exclues du système bancaire classique. Parallèlement, les paiements via QR code se sont largement démocratisés, simplifiant les transactions du quotidien, tandis que l’émergence de banques entièrement numériques redéfinit les standards du secteur financier.

Dans ce contexte, la monnaie électronique s’impose comme un levier central de l’inclusion financière. Elle contribue à hauteur de 57,2 % à l’inclusion globale, qui atteint désormais 73,6 % au sein de l’Union en 2024. Ce niveau reflète les efforts conjoints des acteurs publics et privés pour élargir l’accès aux services financiers, notamment en milieu rural et auprès des populations non bancarisées.

Pour accompagner cette transformation, la BCEAO poursuit la modernisation de ses infrastructures. L’une des avancées majeures réside dans le déploiement d’une plateforme d’interopérabilité permettant les paiements instantanés, accessibles en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette innovation vise à fluidifier les échanges, renforcer la sécurité des transactions et favoriser l’intégration des différents acteurs de l’écosystème financier.

Bassirou Diomaye Faye en visite officielle en Espagne : Dakar et Madrid renforcent leur partenariat stratégique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce mardi pour se rendre à Madrid, dans le cadre d’une visite officielle au Royaume d’Espagne qui se déroulera du 24 au 26 mars 2026. Ce déplacement s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités sénégalaises de consolider les liens historiques d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays.

Durant son séjour, le chef de l’État sénégalais doit prendre part à une série de rencontres de haut niveau avec les autorités espagnoles. Ces échanges porteront sur le renforcement du partenariat bilatéral, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’économie, la sécurité, la migration, la pêche, les énergies renouvelables et les infrastructures. Cette visite représente ainsi une opportunité stratégique pour approfondir les relations entre Dakar et Madrid, dans un contexte international marqué par de nouveaux enjeux de coopération.

Au-delà des discussions institutionnelles, ce déplacement vise également à explorer de nouvelles perspectives de collaboration entre les acteurs publics et privés des deux pays. L’Espagne, partenaire clé du Sénégal au sein de l’Union européenne, joue un rôle important dans le soutien au développement économique et social du pays, notamment à travers des investissements et des programmes de coopération technique.

La question migratoire devrait aussi figurer au cœur des discussions, dans la mesure où les deux États partagent des préoccupations communes liées à la gestion des flux migratoires entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Le Sénégal et l’Espagne ont, ces dernières années, développé une coopération étroite dans ce domaine, axée sur la lutte contre l’émigration irrégulière et la promotion de voies de migration légales et sécurisées.

Par ailleurs, cette visite officielle intervient dans un contexte de redynamisation de la diplomatie sénégalaise sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, qui multiplie les initiatives pour diversifier les partenariats du pays et renforcer sa présence sur la scène internationale. Elle traduit également la volonté des autorités sénégalaises de bâtir des relations équilibrées et mutuellement bénéfiques avec leurs partenaires européens.

Santé sous contrainte : le combat silencieux de Lat Diop entre justice et urgence médicale

Après plus d’une année passée en détention préventive, Lat Diop avait retrouvé une liberté relative en novembre dernier, sous bracelet électronique. Mais pour l’ancien directeur général de la Lonase et ex-ministre sous Macky Sall, cette sortie de prison n’a pas marqué la fin des épreuves. Poursuivi pour détournement de deniers publics et extorsion de fonds, il doit désormais composer avec une autre réalité tout aussi éprouvante : accéder à des soins médicaux dans un cadre fortement contraint.

Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, chaque tentative de consultation médicale s’apparente à un véritable parcours du combattant. Le dispositif judiciaire auquel il est soumis impose une procédure rigide : toute visite chez un médecin doit faire l’objet d’une demande écrite préalable. Une formalité administrative qui ouvre ensuite une période d’attente à la durée incertaine, pouvant s’étendre sur au moins quinze jours. Dans un contexte où l’état de santé de l’ancien ministre serait jugé préoccupant, ces délais suscitent de vives inquiétudes.

La situation se complique davantage lorsque des examens complémentaires sont prescrits. Dans ce cas, le processus repart de zéro, avec une nouvelle requête, une nouvelle attente et la même incertitude quant aux délais d’obtention. Ce cycle répétitif, jugé particulièrement contraignant, ralentit considérablement la prise en charge médicale du patient.

À ces obstacles administratifs s’ajoute une restriction majeure : l’interdiction de sortie du territoire national. Cette mesure empêche Lat Diop de se rendre à un rendez-vous médical prévu de longue date à l’hôpital américain de Paris, où il est suivi depuis plusieurs années par un spécialiste. Une impossibilité qui, selon son entourage, pourrait avoir des conséquences sérieuses sur l’évolution de son état de santé.

Les proches de l’ancien responsable politique tirent ainsi la sonnette d’alarme, évoquant une dégradation progressive de sa condition physique. Ils soulignent également que certains examens et traitements dont il pourrait avoir besoin ne sont pas disponibles localement dans les mêmes conditions que dans l’établissement parisien où il était pris en charge.

Conflit au sommet de West African Energy : la justice tranche en faveur de Samuel Sarr et fragilise le camp adverse

Le bras de fer entre les actionnaires de West African Energy connaît un nouveau rebondissement majeur avec une décision rendue le 17 mars par le Tribunal de commerce de Dakar. La juridiction a donné raison à la société Afrinvest, représentée par Samuel Sarr, en annulant le procès-verbal du Conseil d’administration tenu le 20 janvier 2025, marquant ainsi un tournant décisif dans ce conflit aux enjeux financiers et stratégiques importants.

Au cœur de cette affaire se trouve une réunion convoquée par Moustapha Ndiaye , au cours de laquelle deux décisions majeures avaient été adoptées. Il s’agissait, d’une part, du transfert du siège social de l’entreprise et, d’autre part, de l’autorisation de signature d’une convention d’avance de trésorerie. Ces mesures, jugées cruciales pour la gestion de la société, ont finalement été invalidées par la justice, remettant en cause leur légalité et leur portée.

Dans sa décision, le tribunal ne s’est pas limité à annuler les actes contestés. Il a également condamné Moustapha Ndiaye ainsi que les sociétés Groupe Citaf international, Locafrique Holding SA et Senelec SA aux dépens, comme le rapporte le quotidien Libération . Cette condamnation renforce la portée du jugement et accentue la pression sur le camp adverse.

Pour Samuel Sarr, actionnaire et directeur général de West African Energy, cette décision judiciaire représente une victoire significative dans un contentieux qui dure depuis plusieurs mois. L’ancien ministre de l’Énergie sous Abdoulaye Wade n’a cessé de contester la légitimité de Moustapha Ndiaye en tant que président du Conseil d’administration, un point central du différend.

Ce conflit ne se limite pas à une simple bataille d’influence au sein de l’entreprise. Il a également pris une dimension pénale, avec des poursuites engagées contre Samuel Sarr, qui avaient conduit à son placement sous mandat de dépôt à la fin du mois de novembre 2024. Bien qu’il bénéficie aujourd’hui d’une liberté provisoire, celle-ci reste encadrée par des mesures strictes, notamment une assignation à résidence et le port d’un bracelet électronique dans le cadre de l’instruction en cours.

La décision du Tribunal de commerce vient s’ajouter à une précédente victoire judiciaire pour Samuel Sarr. En effet, la Chambre d’accusation avait déjà annulé son renvoi en correctionnelle pour vice de forme, affaiblissant ainsi les poursuites engagées contre lui. Ces décisions successives semblent consolider la position de l’ancien ministre, tant sur le plan judiciaire que dans le rapport de force qui l’oppose aux autres actionnaires.

Désormais, les avocats de Samuel Sarr entendent exploiter pleinement les implications de ce jugement. Selon eux, cette décision remet en cause la validité de plusieurs actes de gestion posés par la partie adverse et pourrait avoir des conséquences importantes sur la gouvernance de West African Energy.

Dette publique : le Sénégal dément les accusations de gestion opaque et défend la transparence de ses financements

Le gouvernement du Sénégal est monté au créneau pour répondre aux récentes allégations publiées par le Financial Times, qui évoquaient l’existence de dettes dissimulées et de mécanismes opaques dans la gestion des finances publiques. À travers une mise au point officielle du ministère des Finances et du Budget, les autorités sénégalaises rejettent catégoriquement ces affirmations et réaffirment leur attachement aux principes de transparence et de rigueur dans la conduite de la politique d’endettement.

Dans ce document transmis à la presse, le gouvernement insiste sur le fait que toutes les opérations de financement de l’État sont encadrées par la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Cette approche vise à garantir un équilibre entre les différentes sources de financement, en combinant recours au marché régional en francs CFA et emprunts en devises étrangères, dans le but de préserver la stabilité macroéconomique et la soutenabilité de la dette publique du Sénégal .

Les autorités précisent que les ressources mentionnées dans l’article du média britannique proviennent d’adjudications publiques de titres d’État réalisées sur le marché financier régional. Selon le ministère, ces opérations sont conformes aux règles en vigueur, reposent sur des mécanismes transparents et font l’objet de publications régulières permettant leur suivi par les institutions de contrôle ainsi que par le grand public.

S’agissant du rôle des investisseurs étrangers, le gouvernement explique que leur participation s’inscrit dans des pratiques courantes des marchés financiers. Ces derniers acquièrent des titres libellés en monnaie locale après conversion de devises et peuvent, à l’échéance, reconvertir leurs avoirs. Ce fonctionnement, loin d’être exceptionnel, vise à améliorer la liquidité du marché et à diversifier les sources de financement de l’État, tout en respectant les cadres réglementaires établis.

Le ministère souligne également que l’ensemble des financements mobilisés est intégré dans le plan de financement annuel et demeure strictement encadré par les lois de finances adoptées par le Parlement. Les opérations réalisées en 2025, précise-t-il, s’inscrivent dans une stratégie cohérente de diversification des instruments financiers et ont été exécutées conformément au calendrier d’émission du Trésor public.

Enfin, les autorités mettent en avant le rôle des partenaires techniques et financiers dans le suivi de la politique d’endettement. Le plan de financement 2025 a ainsi été partagé avec plusieurs institutions internationales, dont le Fonds monétaire international , avec lesquelles des échanges réguliers ont été menés afin de garantir la transparence, la bonne gouvernance et la crédibilité de la gestion des ressources publiques.

Dagana : une séance de “simb” vire au drame, un artiste perd la vie en pleine prestation

Ce qui devait être un moment de fête populaire s’est tragiquement transformé en scène de désolation à Dagana. Lors d’une séance de “simb”, ce spectacle traditionnel de “faux lions” mêlant danse, théâtre et acrobaties, un artiste a perdu la vie sous les yeux d’un public d’abord fasciné, puis profondément choqué.

Les faits se sont déroulés dans le quartier de Diamaguène, où une foule importante s’était rassemblée pour assister à cette animation culturelle très prisée. L’ambiance était festive, rythmée par les percussions et les performances spectaculaires des participants. Comme à l’accoutumée, les “faux lions” enchaînaient les figures acrobatiques et les mises en scène captivantes, suscitant l’enthousiasme des spectateurs.

C’est au cours de l’une de ces démonstrations que le drame s’est produit. En pleine prestation, Cheikh A.T. Lô s’est élancé pour réaliser une acrobatie consistant à sauter au-dessus d’un autre participant accroupi. Un geste maîtrisé en apparence, mais qui a basculé en quelques secondes. L’artiste a raté sa réception et a chuté lourdement, la tête heurtant violemment le sol avant le reste du corps. Selon les premières constatations, le choc aurait été fatal, entraînant une fracture cervicale sur le coup.

Dans un premier temps, la gravité de la situation n’a pas été immédiatement perçue. Le public, habitué aux mises en scène impressionnantes et parfois trompeuses du “simb”, a cru à une nouvelle figure artistique. Mais face à l’immobilité prolongée de l’artiste, l’inquiétude a progressivement gagné les esprits. Très vite, la confusion a laissé place à la panique, puis à une profonde stupeur lorsque la réalité s’est imposée.

Alertées aux environs de 21 heures, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour procéder aux premières constatations. Le corps a été acheminé vers le district sanitaire local, où un premier examen a été effectué.

Sur instruction du procureur, une autopsie a été ordonnée afin de déterminer avec précision les causes du décès. Parallèlement, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame, notamment en ce qui concerne les conditions de sécurité et d’organisation de l’événement.

Un réseau pédocriminel présumé démantelé au Sénégal après seize années d’activités clandestines

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue actuellement l’opinion publique sénégalaise, mettant en lumière les dérives d’un système infiltré pendant de longues années par un réseau criminel structuré. Selon des informations révélées par le journal Libération, un ressortissant français, identifié sous le nom de Pierre Robert, aurait mené des activités pédocriminelles au Sénégal durant plus de seize ans, avant d’être finalement arrêté en 2025.

Âgé aujourd’hui de 73 ans, l’individu aurait opéré sous plusieurs identités, notamment « Pierre Robert », « Pierre-le-toubab » ou encore « Peter », afin de dissimuler ses agissements et échapper à toute surveillance. Dès 2009, alors qu’il vivait dans le quartier de la Médina à Dakar, il aurait progressivement mis en place un réseau organisé, avec un projet particulièrement inquiétant : la création d’un prétendu « centre de formation au sexe » destiné à des enfants.

L’enquête, qui a connu une accélération significative grâce à l’exécution d’une commission rogatoire internationale, a permis de révéler l’existence d’un système bien structuré et profondément enraciné. Plusieurs complices présumés ont été interpellés, parmi lesquels Birame Senghor, âgé de 39 ans, déjà connu des services de sécurité pour des faits d’escroquerie foncière. Selon les éléments rapportés, ce dernier aurait été recruté alors qu’il était encore étudiant, avant de devenir progressivement un acteur central du dispositif.

Les éléments recueillis par les enquêteurs sont particulièrement accablants. Il est reproché au principal suspect d’avoir entretenu des relations sexuelles tarifées avec certains jeunes, mais aussi de les avoir impliqués dans le recrutement d’autres victimes, souvent issues de milieux vulnérables. Des échanges interceptés indiqueraient également l’envoi de sommes d’argent importantes, pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, destinées à financer et encourager ces activités.

Plus troublant encore, des vidéos d’abus sur mineurs auraient été retrouvées dans les communications entre le suspect et ses complices, confirmant la nature systémique et la brutalité des faits reprochés. À ce stade de l’enquête, le nombre exact de victimes n’a pas encore été établi, ce qui laisse craindre une ampleur bien plus vaste de ce réseau.

Dette présumée cachée : Abdou Mbow interpelle le gouvernement et exige des explications

Le député Abdou Mbow est monté au créneau à la suite des révélations du Financial Times évoquant l’existence d’une supposée « dette cachée » du Sénégal estimée à environ 650 millions d’euros, soit plus de 432 milliards de francs CFA. Une information qui alimente déjà de vives tensions sur la scène politique nationale.

Dans une déclaration rendue publique, l’opposant n’a pas mâché ses mots, accusant le pouvoir en place d’« incompétence et de manipulation ». Selon lui, ces révélations viennent confirmer ses craintes quant à une gestion opaque des finances publiques. Il estime que le gouvernement aurait volontairement dissimulé l’ampleur réelle de la dette du pays, parlant même d’un « nouveau gisement de dette dissimulée ».

Pour Abdou Mbow, cette affaire dépasse le simple cadre d’une polémique médiatique. Elle soulève, selon lui, des enjeux majeurs de transparence, de gouvernance et de crédibilité de l’État sénégalais vis-à-vis de ses partenaires financiers. Il insiste sur la nécessité d’apporter des éclaircissements rapides afin de rassurer l’opinion publique nationale et les institutions internationales.

Dans ce contexte, le parlementaire appelle à une réaction officielle du gouvernement. Il exige que le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que le ministre des Finances et du Budget viennent s’expliquer devant l’Assemblée nationale sur ces allégations. Une démarche qu’il juge indispensable pour faire toute la lumière sur cette affaire et situer les responsabilités.

Dans la foulée, le responsable de l’Alliance Pour la République annonce son intention de saisir formellement le ministre des Finances à travers une question écrite dans un délai de 24 heures. Une initiative parlementaire qui vise à obtenir des réponses précises et documentées sur la nature exacte de cette dette, son origine et les conditions dans lesquelles elle aurait été contractée.

Fonds publics destinés aux médias : le parquet de Dakar ouvre une enquête après les accusations de Mame Matar Guèye

Le parquet de Dakar a décidé de passer à la vitesse supérieure dans l’affaire liée à la gestion des fonds publics destinés aux médias, à la suite des déclarations controversées de Mame Makhtar Gueye. Selon des informations publiées ce mardi 24 mars par L’Observateur, le procureur de la République s’est autosaisi du dossier, marquant ainsi l’ouverture officielle d’une procédure judiciaire.

Dans la foulée, le parquet a confié l’enquête à la Sûreté Urbaine , avec pour mission de mener des investigations approfondies afin de vérifier la véracité des accusations portées. Cette décision intervient après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle le président de l’organisation Jamra dénonce ce qu’il qualifie de graves irrégularités dans la distribution de l’aide publique destinée aux entreprises de presse.

Dans cette intervention, Mame Matar Guèye affirme notamment qu’une enveloppe d’un milliard de francs CFA n’aurait pas été intégralement versée aux médias ayant pourtant déposé des dossiers conformes. Il soutient également que des fonds auraient été attribués à des organes qu’il considère comme inexistants, tout en pointant du doigt une répartition qu’il juge profondément déséquilibrée au profit d’un nombre restreint de structures. Des propos qu’il n’a pas hésité à qualifier de situation honteuse, suscitant un large débat au sein de l’opinion publique.

Face à la gravité de ces allégations, les autorités judiciaires entendent désormais établir les faits avec précision. L’enquête confiée à la Sûreté Urbaine devra permettre de déterminer si les accusations reposent sur des éléments concrets ou relèvent de simples affirmations sans fondement. Dans ce cadre, Mame Matar Guèye pourrait être convoqué dans les prochaines heures pour être entendu par les enquêteurs, notamment afin de préciser la source et la solidité des informations qu’il avance.

Du côté du parquet, l’objectif affiché est clair : faire toute la lumière sur cette affaire qui touche à la gestion de deniers publics et à la crédibilité du soutien de l’État au secteur des médias. Toutefois, les autorités n’excluent pas une autre issue judiciaire. En effet, si les accusations ne sont pas étayées par des preuves jugées suffisantes, Mame Matar Guèye pourrait faire l’objet de poursuites pour diffusion de fausses nouvelles, une infraction prévue et sanctionnée par la législation en vigueur.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°701 – 24/03/2026

🔴 INQUIÉTUDES – FINANCES PUBLIQUES : MYSTÈRES AUTOUR D’UN EMPRUNT DE 370 MDS
🔴 GUEUM SA BOPP «  LES JAMBAARS » LIVRE UNE ANALYSE CINGLANTE DE LA GOUVERNANCE DIOMAYE- SONKO ET PARLE DE : RUPTURE TRAHIE

🔴 CRISE À LA CAN 2025 : LE TAS FREINE LE SACRE DU MAROC

Sénégal : Thierno Alassane Sall agite le spectre d’une « dette cachée » et interpelle sur la transparence des finances publiques

Le débat sur la gestion des finances publiques au Sénégal prend une nouvelle tournure après la sortie du député Thierno Alassane Sall, qui évoque l’existence présumée d’une « dette cachée ». S’appuyant sur des informations du Financial Times, l’ancien ministre du Pétrole a affirmé que le Sénégal aurait contracté, dans la plus grande discrétion, des emprunts de plusieurs centaines de millions de dollars auprès d’institutions internationales, sans en informer officiellement l’opinion publique ni certains partenaires.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par des interrogations croissantes sur l’état réel des finances publiques. Pour Thierno Alassane Sall, ces révélations ne sont pas anodines et pourraient traduire une volonté de dissimulation. Il parle ainsi d’une « nouvelle affaire de dette cachée », une expression lourde de sens dans un pays où la transparence budgétaire est devenue un enjeu central du débat public.

Au cœur de cette polémique se trouve également une réunion annoncée entre la Commission des Finances de l’Assemblée nationale et le ministre des Finances et du Budget. Selon le leader du parti La République des Valeurs, l’ordre du jour de cette rencontre, qui porterait notamment sur une résolution visant à éviter une restructuration de la dette, soulève des inquiétudes majeures. Il y voit le signe que la situation financière du pays pourrait être plus fragile qu’annoncé officiellement.

Dans ses propos, Thierno Alassane Sall n’hésite pas à évoquer des « tambouilles inavouables », mettant en cause la gestion actuelle des engagements financiers de l’État. Il s’interroge ouvertement sur la stratégie adoptée par les autorités et sur les mécanismes utilisés pour faire face aux contraintes budgétaires. Cette sortie renforce le climat de suspicion autour d’éventuels montages financiers non déclarés, déjà évoqués ces derniers jours dans certains cercles économiques.

L’ancien ministre insiste surtout sur le rôle du Parlement, qu’il appelle à exercer pleinement sa mission de contrôle. Selon lui, les députés ne doivent pas se contenter d’entériner des décisions sans disposer de toutes les informations nécessaires. Il met en garde contre le risque de « signer un chèque en blanc au Gouvernement », plaidant pour une exigence accrue de transparence et de reddition des comptes. Pour Thierno Alassane Sall, il est impératif que les élus obtiennent des clarifications précises sur la nature des emprunts contractés, leurs conditions et leurs implications à court et moyen termes.

Au-delà des considérations politiques, cette affaire soulève des enjeux économiques majeurs. La question de la dette publique est devenue centrale pour le Sénégal, engagé dans des programmes d’investissements ambitieux tout en faisant face à des contraintes budgétaires importantes. Toute opacité dans la gestion de cette dette pourrait fragiliser la confiance des partenaires internationaux, notamment les institutions financières et les investisseurs.

Le député alerte également sur les conséquences potentielles des décisions en cours. Selon lui, les solutions envisagées pour gérer la dette pourraient avoir des effets négatifs si elles ne sont pas maîtrisées. Il insiste sur la responsabilité historique des parlementaires, estimant que toute décision prise sans transparence pourrait être perçue comme une trahison des intérêts du peuple sénégalais.

Cette sortie de Thierno Alassane Sall intervient dans un climat déjà tendu autour des finances publiques, marqué par des révélations récentes sur des emprunts controversés et des inquiétudes croissantes quant à la soutenabilité de la dette. Elle relance le débat sur la gouvernance économique du Sénégal et met en lumière une exigence de plus en plus forte : celle d’une gestion rigoureuse, transparente et responsable des ressources publiques.

Finance publique : inquiétudes autour d’un emprunt de 370 milliards FCFA non déclaré, la transparence budgétaire en question

De nouvelles révélations sur la gestion des finances publiques du Sénégal suscitent de vives préoccupations au sein des milieux économiques et financiers. Selon des informations rapportées par le site spécialisé regtechtimes.com, l’État sénégalais aurait récemment mobilisé un financement de 650 millions de dollars, soit près de 370 milliards de FCFA, à travers un emprunt dont les contours n’auraient pas été pleinement divulgués.

Ce financement aurait été contracté via des accords avec deux institutions financières internationales, à savoir Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank. Toutefois, c’est moins le recours à l’endettement que les conditions de transparence entourant cette opération qui inquiètent. Selon les mêmes sources, cet emprunt n’aurait pas été officiellement communiqué à certaines institutions clés, notamment le Fonds monétaire international, pourtant partenaire stratégique du Sénégal dans le suivi de ses équilibres macroéconomiques.

Ce défaut de divulgation, s’il est avéré, soulève des interrogations majeures sur la sincérité des engagements budgétaires du pays et sur la qualité de l’information transmise aux partenaires techniques et financiers. Dans un contexte international marqué par une vigilance accrue sur les niveaux d’endettement des États africains, la transparence devient un critère déterminant pour maintenir la confiance des bailleurs et des investisseurs.

La Banque mondiale a d’ailleurs déjà mis en garde contre les risques liés à ce type de montages financiers opaques. Selon l’institution, des emprunts non entièrement déclarés peuvent compliquer considérablement les processus de restructuration de la dette en cas de tensions économiques. En d’autres termes, une mauvaise visibilité sur l’encours réel de la dette peut fragiliser la capacité d’un pays à négocier avec ses créanciers en période de crise.

Au-delà de la question de la transparence, les modalités contractuelles de cet emprunt suscitent également des inquiétudes. Certaines clauses imposeraient au Sénégal de maintenir une notation de crédit stable. En cas de dégradation, les créanciers pourraient exiger un remboursement anticipé, une disposition particulièrement risquée dans un contexte économique déjà sous pression. Une telle situation pourrait entraîner un effet boule de neige, aggravant les tensions sur les finances publiques et réduisant les marges de manœuvre budgétaires de l’État.

Ces révélations interviennent dans un climat où la gestion de la dette publique est au cœur du débat national. Elles remettent en lumière la nécessité d’un encadrement rigoureux des emprunts publics, mais aussi d’une communication transparente vis-à-vis des citoyens et des partenaires internationaux.

Si ces informations venaient à être confirmées, elles pourraient avoir des implications importantes sur la crédibilité financière du Sénégal, à un moment où le pays cherche à consolider sa trajectoire économique et à attirer davantage d’investissements. Plus que jamais, la question de la gouvernance des finances publiques apparaît comme un enjeu central, à la croisée de la souveraineté économique, de la confiance internationale et de la stabilité macroéconomique.

Trump et la diplomatie à l’instinct : une nouvelle volte-face sur l’Iran secoue les marchés

Le retour de Donald Trump à la présidence continue de surprendre tant les marchés financiers que la communauté internationale par ses revirements soudains. Le plus récent et spectaculaire concerne sa position sur l’Iran, modifiée lundi dernier après une série de déclarations contradictoires. Fidèle à son style, le président américain assume une gouvernance guidée « à l’instinct », naviguant entre annonces alarmantes et concessions inattendues.

Dans le conflit au Moyen-Orient, ses prises de position ont enchaîné des messages inquiétants, avant qu’il n’annonce, le 13 mars, que la guerre « finira quand il le sentira dans ses tripes ». Cette approche laisse les observateurs incertains quant à la ligne stratégique suivie, oscillant entre improvisation et calcul. Selon un professeur interrogé, Trump excelle dans l’art des virages et des changements soudains, rendant difficile toute évaluation précise de ses intentions.

Les revirements du président suivent un schéma désormais familier. D’abord, il émet des menaces diplomatiques, militaires ou économiques, souvent assorties d’ultimatums. Puis, il revient brusquement sur ses positions, annonce des concessions rarement détaillées et promet une sortie de crise. Ce va-et-vient provoque de fortes turbulences sur les marchés. Lundi, l’annonce de discussions sur une cessation du conflit avec des responsables iraniens a entraîné une chute spectaculaire du prix du pétrole. Le baril de Brent a brièvement perdu plus de 14 %, tandis que le West Texas Intermediate a enregistré une baisse proche de 10 %.

Quelques jours plus tôt, le président avait donné un ultimatum de 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, menaçant de frappes massives. Ce délai a ensuite été prolongé à cinq jours afin de laisser la place au dialogue. Trump a alors déclaré que toute sa vie avait été une négociation et que cette fois, les discussions avec l’Iran étaient sérieuses. Ce comportement a valu au phénomène un surnom médiatique : « TACO », acronyme de « Trump always chicken out », qui illustre ses oscillations répétées sur les marchés et les décisions politiques.

Ce schéma n’est pas nouveau. Il avait déjà été observé lors de précédentes annonces de droits de douane suspendues, de menaces sur le Groenland ou à l’encontre de responsables financiers, situations où les décisions rapides et contradictoires du président ont souvent surpris autant qu’elles ont déstabilisé. Si ces volte-faces favorisent parfois les investisseurs, elles laissent rarement la clarté sur la réalité des accords ou des négociations annoncés.

Le lutteur Siteu blanchi par le Tribunal arbitral du sport

L’histoire de dopage autour du lutteur sénégalais Siteu a connu son épilogue le 23 mars 2026. Dans une décision très attendue, le Tribunal arbitral du sport (TAS), siégeant à Lausanne, a annulé la suspension de deux ans qui avait été infligée au champion. Cette décision a été confirmée par les avocats du lutteur, qui ont salué une issue favorable après une longue procédure judiciaire.

La sanction avait été prononcée le 27 juin 2025 par l’Organisation régionale antidopage Afrique Zone II & III, à la suite d’un contrôle effectué le 24 novembre 2024. Dès les premières étapes de la procédure, la défense du champion avait dénoncé des irrégularités importantes dans la réalisation du test antidopage.

En première instance, le TAS avait été saisi en urgence et avait accordé des mesures provisoires favorables à Siteu. Cela lui avait permis de participer au combat contre Balla Gaye 2, le 20 juillet 2025, une confrontation remportée avec éclat par le lutteur de Lansar, renforçant ainsi sa position sportive malgré l’incertitude juridique.

Après examen approfondi du dossier, le tribunal arbitral a finalement tranché en faveur du lutteur. Il a reconnu que le contrôle antidopage ayant conduit à la suspension n’avait pas été réalisé conformément aux standards requis. Cette irrégularité substantielle a conduit à l’annulation complète de la sanction.

Deux ans après : les fondations d’un nouveau Sénégal

Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le Président Bassirou Diomaye Faye n’a pas choisi la facilité. Là où certains attendaient des effets d’annonce, il a engagé un travail plus exigeant : celui de la reconstruction méthodique de l’État et de la redéfinition de ses priorités.

Car il faut le dire clairement : gouverner après des années de pratiques contestées ne consiste pas à promettre davantage, mais à remettre de l’ordre, du sens et de la cohérence dans l’action publique.

Le premier marqueur de cette gouvernance est sans équivoque : la sobriété. Une sobriété qui n’est pas qu’un symbole, mais une orientation politique assumée. Réduire les excès, rationaliser les dépenses, restaurer la responsabilité dans la gestion des ressources publiques — voilà les bases d’un État crédible.

À cette exigence s’ajoute un autre pilier fondamental : la transparence. Les audits, les contrôles et la reddition des comptes ne relèvent plus du registre de l’exception, mais deviennent la norme. Ce choix, parfois inconfortable, est pourtant indispensable pour rétablir une confiance durable entre l’État et les citoyens.

Sur le plan stratégique, le Sénégal amorce également un repositionnement notable. Dans un environnement international de plus en plus compétitif, le pays affirme davantage ses intérêts, notamment dans la gestion de ses ressources naturelles. L’entrée dans l’ère pétrolière et gazière n’est pas seulement une opportunité économique ; elle constitue un test de souveraineté.

Mais une politique ne se juge pas uniquement à ses intentions. Elle se mesure aussi à ses fondamentaux.

Sur ce plan, les indicateurs traduisent une trajectoire de stabilisation. La croissance économique, maintenue entre 4,5 % et 6 %, témoigne d’une certaine résilience. Le déficit budgétaire est progressivement contenu autour de 5 % du PIB, tandis que la dette fait l’objet d’une gestion plus prudente. L’inflation, quant à elle, est globalement maîtrisée.

Ces équilibres restent fragiles, mais ils traduisent une volonté de rétablir des bases saines, condition indispensable à toute transformation durable.

Pour autant, tout n’est pas encore gagné. Le climat des affaires demeure dans une phase d’ajustement, les investisseurs observant avec attention les nouvelles orientations. Surtout, la question de l’emploi — en particulier celui des jeunes — reste un défi majeur. Les attentes sociales sont fortes, parfois pressantes, et les résultats tardent encore à se matérialiser dans le quotidien des populations.

C’est là que se situe le véritable test du pouvoir : transformer des équilibres macroéconomiques en progrès concrets, visibles et partagés.

En réalité, ces deux premières années ne constituent pas un aboutissement, mais un point de départ. Celui d’un cycle où la rigueur, la souveraineté et la réforme doivent progressivement produire leurs effets.

Le temps politique exige souvent des réponses immédiates. Mais le temps des transformations profondes, lui, impose de la constance, de la cohérence et du courage.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a engagé une trajectoire.
Il lui appartient désormais de la traduire en résultats tangibles pour les Sénégalais.

Papa Ibrahima Senghor
Président Kaolack Bi Gueune
Coalition Diomaye Président

Économie- Fiscalité et croissance : le nouveau moteur du redressement économique sénégalais

le Sénégal transforme son modèle de financement : chaque franc CFA issu de la fiscalité ou des Partenariats Public-Privé (PPP)remplace désormais un franc issu de l’aide internationale, protégeant ainsi le pays des aléas diplomatiques comme les suspensions de financements de la Belgique.
Cette autonomie budgétaire se concrétise déjà dans la LFI 2026 par une mobilisation record des ressources projetées à 6 188,8 milliards FCFA (soit une hausse de 1 174 milliards par rapport à 2025), tandis que la part des dons-projets chute de 27 % pour tomber à 145,2 milliards FCFA. Le levier central de ce redressement est la pression fiscale que le gouvernement ambitionne de porter à 23,2 % en 2026 (contre 19,3 % en 2025) en élargissant l’assiette fiscale et en rationalisant les exonérations. Cette corrélation directe entre la montée en puissance de la pression fiscale, ciblée à 23,2 %, et le désengagement des financements extérieurs comme ceux de la Belgique, démontre que le Sénégal ne subit plus les suspensions de partenaires, mais anticipe sur sa trajectoire souverainiste en finançant majoritairement sa croissance et sa transformation industrielle.

Muhamed NDIAYE, statisticien.

Journée mondiale de l’eau : l’Afrique mise sur une vision 2063 axée sur l’inclusion et le développement durable

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée cette année sous le thème « L’eau et le genre », le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a mis en avant une nouvelle orientation stratégique majeure pour le continent africain : la Vision africaine de l’eau 2063. Dans son discours, il a salué une initiative structurante qui ambitionne de repositionner la gestion de l’eau au cœur des politiques de développement.

Adoptée lors de la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine à Addis-Abeba, cette vision se présente comme un cadre continental de référence destiné à accompagner la mise en œuvre de l’Agenda 2063. Elle vise à faire de l’eau un levier essentiel de transformation économique et sociale en Afrique, en contribuant à l’éradication de la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire, à l’industrialisation et à la résilience face aux effets du changement climatique.

Selon Cheikh Tidiane Dièye, également président du Conseil des ministres africains chargés de l’eau, cette vision accorde une place centrale à l’égalité des sexes et à l’inclusion sociale. Elle insiste sur la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes, notamment à travers une meilleure intégration de l’équité dans la gouvernance de l’eau et dans l’accès aux services de base.

Dans cette dynamique, les États africains sont appelés à favoriser une participation active des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables. L’objectif est de garantir un accès équitable aux ressources hydriques, mais aussi une répartition plus juste des bénéfices issus de leur exploitation. Cette approche vise à impulser un changement systémique fondé sur des politiques inclusives et des mécanismes de gestion participative, tant au niveau national que dans le cadre des accords transfrontaliers liés aux bassins hydrographiques.

Élaborée sous l’égide de la Commission de l’Union africaine et du Conseil des ministres africains chargés de l’eau, la Vision africaine de l’eau 2063 dépasse largement le cadre sectoriel. Elle s’impose comme une stratégie globale de développement durable articulée autour de huit objectifs majeurs, parmi lesquels l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, la gestion durable des ressources hydriques, la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement de la résilience climatique, le développement de l’économie bleue et le renforcement des capacités humaines.

Dans le cadre de son plan de mise en œuvre couvrant la période 2026-2033, un appel fort est lancé pour accroître l’implication des femmes et des jeunes dans les programmes structurants. Cela concerne notamment les initiatives liées à la gestion intégrée des ressources en eau ainsi que les projets d’infrastructures hydrauliques.

Cette vision offre également une opportunité stratégique pour renforcer la position de l’Afrique sur la scène internationale. À ce titre, le Sénégal, en sa qualité de président en exercice de l’AMCOW et coprésident de la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2026, entend porter une voix africaine unifiée afin d’accélérer l’atteinte de l’Objectif de développement durable numéro 6, relatif à l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Guy Marius Sagna fustige Cécile Neven et dénonce une « leçon inacceptable » sur les droits humains

La réaction du député sénégalais Guy Marius Sagna ne s’est pas fait attendre après l’annonce de la ministre wallonne de l’Énergie, Cécile Neven, de bloquer des financements climat destinés au Sénégal. Dans une déclaration virulente, le parlementaire a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une posture moralisatrice et déplacée à l’égard d’un État souverain.

Dans son message, Guy Marius Sagna s’en prend directement à la Wallonie, accusée de ne pas être légitime pour donner des leçons en matière de droits humains. Il évoque notamment le passé colonial en Afrique centrale, rappelant les violences historiques commises au Congo. Selon lui, ces événements constituent une tache indélébile qui disqualifie toute tentative de mise en cause du Sénégal sur ce terrain.

Le député souligne que les populations congolaises ont été privées de droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, à l’autodétermination, à l’exploitation de leurs richesses et à la préservation de leurs langues et cultures. Il dénonce des actes de pillage et de violences qu’il juge incompatibles avec les valeurs aujourd’hui défendues par certaines autorités européennes.

Dans un ton particulièrement incisif, Guy Marius Sagna a également fait référence à Tintin au Congo, œuvre souvent critiquée pour sa représentation coloniale de l’Afrique. À travers cette comparaison, il entend dénoncer une vision qu’il estime dépassée et condescendante. « Tintin au Sénégal, c’est fini », a-t-il lancé, avant d’insister sur le fait que le Sénégal est un État souverain qui ne saurait accepter ce type de discours.

Cette sortie intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de certaines décisions politiques et diplomatiques impliquant le Sénégal et ses partenaires internationaux. Elle illustre également une volonté affirmée de certains responsables politiques sénégalais de défendre la souveraineté nationale face aux pressions extérieures, notamment lorsqu’elles sont perçues comme injustes ou sélectives.

Saly Sarr entre dans l’histoire, le Président Bassirou Diomaye Faye salue une performance “qui honore le Sénégal”

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a chaleureusement félicité ce lundi l’athlète sénégalaise Saly Sarr, suite à sa médaille de bronze décrochée aux Championnats du monde d’athlétisme en salle. Une distinction obtenue grâce à un saut impressionnant de 14,70 mètres, qui confirme son statut parmi les meilleures spécialistes mondiales du triple saut.

À travers cette performance de haut niveau, Saly Sarr ne s’est pas seulement illustrée sur le plan individuel. Elle a également marqué l’histoire de l’athlétisme africain en devenant la première femme du continent à monter sur le podium du triple saut en salle depuis près de deux décennies. Un exploit qui témoigne de sa régularité, de son travail acharné et de sa progression constante sur la scène internationale.

Dans un message empreint de fierté, le chef de l’État a salué une performance qui, selon ses mots, « honore le Sénégal et inspire toute la Nation ». Cette reconnaissance présidentielle vient couronner un parcours exemplaire et souligne l’importance du sport comme vecteur de rayonnement national.

La médaille de Saly Sarr intervient dans un contexte où l’athlétisme sénégalais cherche à se repositionner sur la scène mondiale. Son exploit pourrait ainsi servir de catalyseur pour une nouvelle génération d’athlètes, tout en attirant davantage l’attention sur les disciplines de terrain souvent moins médiatisées.

Sommet mondial pour l’enfance : Marie Khone Faye attendue à la Maison-Blanche

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, s’apprête à représenter le pays sur la scène internationale à l’occasion d’un sommet de haut niveau consacré à la protection et à l’avenir des enfants. Elle a annoncé, à travers une publication sur les réseaux sociaux, sa participation au Global Coalition Summit for Children, prévu à Maison-Blanche, aux États-Unis.

Cette invitation officielle émane de la Première dame américaine, Melania Trump, qui a convié plusieurs personnalités influentes à prendre part à cette rencontre internationale. L’événement se tiendra à Washington le 25 mars 2026, autour du thème « Fostering the Future Together », qui met l’accent sur la nécessité d’une action collective pour garantir un avenir meilleur aux enfants à travers le monde.

Dans son message, Marie Khone Faye a exprimé sa satisfaction et son engagement à contribuer activement aux discussions. Elle a précisé que ce sommet constitue une plateforme stratégique pour échanger sur des problématiques cruciales telles que l’éducation, la protection sociale et le bien-être des enfants. En participant à cette rencontre, elle entend porter la voix du Sénégal et partager les initiatives mises en œuvre au niveau national en faveur de la jeunesse.

Ce rendez-vous international réunira des décideurs politiques, des acteurs de la société civile ainsi que des partenaires au développement, tous mobilisés autour des défis liés à l’enfance. Les discussions devraient notamment porter sur l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité, la lutte contre les inégalités et la promotion de politiques inclusives.

La participation de la Première dame sénégalaise à ce sommet traduit également la volonté du Sénégal de s’impliquer davantage dans les dynamiques globales en matière de protection de l’enfance. Elle s’inscrit dans une démarche de renforcement des partenariats internationaux et de partage d’expériences, dans un contexte où les enjeux liés à l’éducation et à l’avenir des jeunes générations demeurent au cœur des priorités mondiales.

Dette cachée : Thierno Alassane Sall alerte sur des emprunts non déclarés et interpelle l’Assemblée

Le débat sur la transparence des finances publiques au Sénégal connaît un nouveau tournant. Ce lundi 23 mars 2026, Thierno Alassane Sall a vivement réagi à des révélations attribuées au journal britannique Financial Times, évoquant des emprunts contractés par le Sénégal en dehors des circuits de déclaration habituels. Selon le député, le pays aurait mobilisé des centaines de millions de dollars auprès d’institutions internationales sans communication officielle, une situation qu’il qualifie de « nouvelle affaire de dette cachée ».

Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement sensible, à la veille d’une réunion annoncée entre la Commission des Finances de l’Assemblée nationale et le Ministre des Finances et du Budget. D’après le leader de La République des Valeurs, l’ordre du jour de cette rencontre suscite de sérieuses interrogations, notamment en raison d’un projet de résolution qui viserait à écarter toute perspective de restructuration de la dette. Pour lui, cette orientation traduit des inquiétudes profondes quant à la situation réelle des finances publiques du pays.

L’ancien ministre ne cache pas ses doutes sur la gestion actuelle et s’interroge sur ce qu’il considère comme une volonté du pouvoir de dissimuler certaines réalités économiques. Il évoque même le recours possible à des pratiques qu’il qualifie de « tambouilles inavouables », laissant entendre que des mécanismes opaques pourraient être utilisés pour contenir ou masquer l’ampleur de l’endettement.

Dans ce contexte, Thierno Alassane Sallappelle les députés à faire preuve de vigilance et de responsabilité. Il estime que les parlementaires ne doivent pas se contenter d’entériner les décisions de l’exécutif sans un examen rigoureux. Au contraire, ils doivent, selon lui, exiger des explications claires et détaillées sur ces opérations financières présumées menées dans l’opacité.

L’enjeu, insiste-t-il, dépasse la simple validation d’une résolution. Il s’agit pour l’Assemblée nationale de remplir pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale. Le député met en garde contre toute décision précipitée qui reviendrait à « signer un chèque en blanc » au Gouvernement, sans mesurer les implications à court et moyen termes.

Dette cachée : le Sénégal au cœur d’une enquête du Financial Times sur des emprunts non déclarés

Le Financial Times a révélé ce lundi une affaire susceptible de raviver les inquiétudes autour de la transparence de la dette publique sénégalaise. Selon le média britannique, le Sénégal aurait contracté, au cours de l’année écoulée, des emprunts de plusieurs centaines de millions d’euros auprès d’institutions financières internationales, sans les rendre publics.

D’après les informations rapportées, le pays aurait mobilisé environ 650 millions d’euros via des accords conclus notamment avec Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank. Ces opérations financières auraient été structurées de manière à accorder à ces créanciers des privilèges par rapport aux détenteurs classiques d’obligations souveraines.

Le Financial Times précise que ces financements auraient été garantis par des obligations souveraines nouvellement émises, adossées à des instruments financiers complexes appelés swaps, plus précisément des swaps de rendement total. Ce type de mécanisme permet à un État d’obtenir des liquidités en échange de la performance future d’actifs, tout en conservant certaines caractéristiques de propriété sur ces derniers.

Le Fonds monétaire international serait au fait de ces pratiques. Selon le journal, une source au sein de l’institution indique que ses équipes savent que le Sénégal a conclu plusieurs accords de ce type avec des créanciers. Toutefois, les conditions détaillées de ces swaps n’auraient pas été communiquées, ce qui soulève des préoccupations en matière de transparence et de gestion de la dette.

L’un des accords évoqués remonterait à mai dernier, lorsque le Sénégal aurait conclu un partenariat avec Africa Finance Corporation. Cet arrangement aurait permis au pays d’obtenir jusqu’à 350 millions d’euros de financement via des swaps. Un premier décaissement de 105 millions d’euros aurait été effectué en contrepartie de la cession à l’institution panafricaine d’obligations libellées en francs CFA d’une valeur équivalente à 150 millions d’euros. Ces titres seraient assortis de paiements d’intérêts compris entre 3,5 % et 4 % au-dessus d’un taux variable.

Un autre accord, signé en juin avec First Abu Dhabi Bank, porterait sur un échange d’une durée de trois ans. Dans ce cadre, le Sénégal aurait obtenu 300 millions d’euros en cédant à la banque émiratie des obligations d’une valeur estimée à environ 400 millions d’euros. Ce montage financier, selon le Financial Times, renforcerait les garanties offertes aux prêteurs tout en complexifiant la lecture réelle de l’endettement du pays.

Pour l’heure, le ministère des Finances du Sénégal n’a pas réagi officiellement à ces révélations. Le journal indique également que le conseiller financier de l’État, Global Sovereign Advisoy, n’a pas répondu aux sollicitations. De son côté, Seneweb affirme tenter de joindre les autorités afin d’obtenir leur version des faits.

CAN 2025 : le TAS gèle le sacre du Maroc, le Sénégal maintient la pression

Le litige autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 connaît un tournant décisif avec l’intervention du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Saisi par la Fédération sénégalaise de football, l’organe juridictionnel basé à Lausanne a décidé de suspendre provisoirement l’attribution du titre au Maroc, initialement proclamé vainqueur par la Confédération africaine de football (CAF). Cette décision, qualifiée de mesure conservatoire, vient plonger la compétition dans une incertitude juridique inédite.

En optant pour le gel du sacre, le TAS empêche toute reconnaissance officielle du vainqueur de cette édition 2025 de la CAN. Concrètement, le trophée ainsi que les médailles ne peuvent être attribués de manière définitive tant qu’un jugement sur le fond n’aura pas été rendu. Cette procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois, selon des sources concordantes, prolongeant ainsi une situation déjà tendue entre les deux nations concernées.

À l’origine de cette affaire, une finale remportée sur le terrain par le Sénégal, avant un spectaculaire retournement de situation. Réuni les 17 et 18 mars 2026, le jury d’appel de la CAF avait en effet décidé d’attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert sur le score de 3-0, évoquant un retrait de l’équipe sénégalaise. Une décision vivement contestée par les autorités du football sénégalais, qui ont immédiatement saisi le TAS pour en obtenir l’annulation.

Dans son analyse préliminaire, la juridiction sportive internationale a estimé qu’il était nécessaire de préserver les droits des deux parties en attendant de statuer définitivement. Ce choix traduit la volonté du TAS d’éviter toute conséquence irréversible, notamment en ce qui concerne la légitimité du vainqueur et l’intégrité de la compétition.

Les répercussions de cette suspension sont immédiates. Le trophée, déjà remis dans un premier temps, se retrouve désormais au cœur d’un imbroglio juridique. Selon plusieurs informations, le Sénégal avait refusé de restituer le titre après la décision de la CAF, préférant attendre l’issue de la procédure en cours. Cette posture illustre la détermination des autorités sportives sénégalaises à faire valoir leur victoire acquise sur le terrain.

Dette publique dans l’UEMOA : une hausse soutenue qui accentue les risques pour le Sénégal

Dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes autour de la dette dite cachée au Sénégal, les dernières données publiées par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest mettent en lumière une progression continue de l’endettement au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Ces chiffres, relayés par Seneweb, traduisent une dynamique préoccupante qui pourrait peser durablement sur les équilibres financiers des États membres.

À fin 2025, l’encours total de la dette publique de l’Union s’établit à 93 622,9 milliards de FCFA, contre 87 772 milliards de FCFA en 2024. Cette augmentation de 5 850,9 milliards de FCFA en une année confirme une tendance haussière qui ne semble pas près de s’inverser. Les projections pour 2026 vont dans le même sens, avec un encours attendu à 100 611,5 milliards de FCFA, soit une progression supplémentaire estimée à près de 7 000 milliards de FCFA.

Cette montée de l’endettement se traduit également par un poids important sur l’activité économique globale de l’Union. La dette publique représente désormais 63 % du produit intérieur brut de l’UEMOA, un niveau qui interpelle quant à la soutenabilité des finances publiques dans plusieurs pays membres. En parallèle, le service de la dette continue de croître à un rythme soutenu. En 2025, les États ont consacré 15 387,1 milliards de FCFA au remboursement de leur dette, soit 69,4 % de leurs recettes fiscales, contre 64,5 % un an plus tôt.

Les intérêts de la dette constituent également une charge significative. Ils ont atteint 3 869 milliards de FCFA en 2025, représentant 17,5 % des recettes fiscales. Cette situation réduit les marges de manœuvre budgétaires des États, limitant leur capacité à financer des politiques publiques essentielles, notamment dans les secteurs sociaux et les infrastructures.

Face à ces contraintes, les États de l’Union ont intensifié leur recours au marché financier régional. En 2025, ils y ont levé 15 105,2 milliards de FCFA, soit une hausse spectaculaire de 61,5 % par rapport à l’année précédente. À l’inverse, les émissions d’euro-obligations sur les marchés internationaux ont reculé, s’établissant à 1 821 milliards de FCFA contre 2 663,9 milliards de FCFA en 2024. Cette évolution reflète un accès plus difficile aux financements extérieurs, dans un contexte international marqué par des conditions financières plus strictes.

La Banque centrale met en garde contre les risques croissants qui pèsent sur les économies de l’Union. Elle souligne notamment la possibilité d’un durcissement des conditions financières internationales, en lien avec d’éventuelles tensions commerciales mondiales. Une telle situation pourrait restreindre davantage l’accès des États aux marchés de capitaux et compliquer leurs stratégies de financement.

L’institution évoque également les incertitudes entourant la conclusion d’un programme entre le Fonds monétaire international et le Sénégal. Ce facteur, combiné à un niveau d’endettement déjà élevé et à des difficultés sur le marché financier régional, pourrait affecter la perception du risque souverain de l’ensemble de l’Union par les investisseurs internationaux.

Dans ce contexte, une baisse des financements extérieurs apparaît comme un scénario plausible. Elle se traduirait par une diminution des tirages et des émissions d’eurobonds, obligeant les États à se tourner davantage vers le marché régional. Une telle pression pourrait accentuer les tensions déjà observées sur ce marché et renchérir les coûts de financement.

Le Sénégal apparaît particulièrement exposé à cette situation. Le pays dépend fortement du marché financier régional pour couvrir ses besoins de financement, alors même que son accès aux marchés internationaux reste limité depuis la suspension de son programme avec le Fonds monétaire international. Cette dépendance accrue pourrait fragiliser davantage ses équilibres budgétaires et accroître sa vulnérabilité face aux chocs économiques et financiers.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°700 – 23/03/2026

🔴 L’AFFAIRE INTERMAQ ET LA PROBLÉMATIQUE DE LA SIGNATURE DE L’AVENANT : ALY NGOUILLE SE DÉFAUSSE SUR MABOUBA
🔴 AÏD-EL- FITR 2026 : LE MESSAGE FORT DE DIOMAYE

🔴 ATHLÉTISME : SALY SARR ÉCRIT L’HISTOIRE SUR LA SCÈNE MONDIALE

Après la réalisation du magnifique parc des sports « Sebi Sport Park », la Commune de Sébikotane annonce le lancement des travaux de construction du stade municipal, prévu ce samedi 28 mars 2026.

Bien plus qu’un simple stade de football, il s’agit d’un complexe sportif doté d’une plateforme multifonctionnelle permettant la pratique de plusieurs disciplines, notamment le basketball, le volleyball et le handball.
Cette infrastructure sportive, longtemps attendue par la population de Sébikotane, et en particulier par sa jeunesse, va enfin voir le jour grâce à la vision éclairée de Monsieur le Maire, Alioune Pouye, qui a su mobiliser une assiette foncière de trois (03) hectares pour la réalisation de ce projet. Celui-ci constitue, à ce jour, le plus grand investissement de l’histoire de la Commune de Sébikotane.

La mise en œuvre de cet équipement marque une étape décisive dans la promotion du sport et l’épanouissement de la jeunesse.

La Commune de Sébikotane travaille pour vous.

Aly Ngouille Ndiaye rejette les accusations de surfacturation et défend la transparence du contrat agricole

L’ancien ministre de l’Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye, est monté au créneau pour répondre aux récentes déclarations de son successeur, Mabouba Diagne, qui évoquait de possibles cas de surfacturation dans un contrat portant sur du matériel agricole. Invité de l’émission Grand Jury de la RFM ce dimanche 22 mars 2026, il a fermement contesté ces accusations, qu’il juge infondées et inappropriées dans leur formulation.

Dès l’entame de son intervention, Aly Ngouille Ndiaye a qualifié les propos du ministre actuel de « maladroits », estimant qu’ils ne reposent pas sur une analyse rigoureuse des faits. Il a tenu à préciser que le contrat incriminé n’avait pas été initié sous son magistère, mais bien avant son arrivée à la tête du département de l’Agriculture. Toutefois, il reconnaît que des ajustements ont été opérés par la suite, dans un cadre qu’il décrit comme strictement encadré par des experts techniques et des procédures administratives conformes aux normes en vigueur.

Selon lui, la question des coûts ne saurait être réduite à une lecture superficielle. Il explique que les prix du matériel ont été déterminés à partir de critères techniques précis, prenant en compte la qualité des équipements, leur durabilité ainsi que leur adéquation aux besoins spécifiques du monde rural sénégalais. Ces évaluations, insiste-t-il, ont été validées par des spécialistes et alignées sur les standards du marché international, excluant toute idée de surfacturation arbitraire.

L’ancien ministre a également mis en avant son implication personnelle dans le suivi du dossier. Il affirme avoir accordé une attention particulière à la qualité du matériel acquis, allant jusqu’à se déplacer à l’étranger pour vérifier les conditions de fabrication. Cette démarche, selon lui, visait à garantir que les équipements livrés répondent aux exigences techniques et contribuent efficacement à l’amélioration de la productivité agricole.

Au-delà de la polémique, Aly Ngouille Ndiaye appelle à recentrer le débat sur les enjeux fondamentaux du secteur agricole. Il met en garde contre les conséquences de ce qu’il considère comme des accusations hâtives, susceptibles de fragiliser un programme qu’il juge essentiel pour le développement du monde rural. Pour lui, le Sénégal doit prioritairement renforcer ses capacités de production, moderniser ses équipements et soutenir durablement les acteurs agricoles.

Souveraineté nationale : Babacar Ba dénonce les pressions extérieures sur le Sénégal

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, a vivement réagi ce dimanche aux déclarations de Cécile Neven concernant une éventuelle suspension des financements destinés au Senegal. Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions diplomatiques liées à l’adoption récente d’une loi durcissant les sanctions contre l’homosexualité dans le pays.

Dans un communiqué rendu public à Thiés, Babacar Ba a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte grave à la souveraineté nationale. Selon lui, les menaces de conditionner ou de suspendre des aides financières en raison de choix législatifs internes constituent une forme de pression inacceptable sur un État indépendant. Il a insisté sur le fait que le Sénégal dispose pleinement du droit de définir son cadre juridique en accord avec ses réalités socioculturelles et ses valeurs propres.

Le président du Forum du Justiciable a également rejeté toute forme de conditionnalité des financements publics qui serait liée à l’orientation sociale ou aux politiques internes du pays. À ses yeux, l’aide internationale ne saurait être utilisée comme un levier pour influencer des décisions souveraines, encore moins lorsqu’elles touchent à des questions sensibles relevant de l’identité nationale.

Dans la même dynamique, Babacar Ba a salué la posture adoptée par les autorités sénégalaises, qui ont exprimé leur refus d’accepter des financements assortis de conditions jugées contraires aux principes fondamentaux de la nation. Il a estimé que cette position traduit une volonté claire de préserver l’indépendance du pays face aux pressions extérieures.

Après la réalisation du magnifique parc des sports « Sebi Sport Park », la Commune de Sébikotane annonce le lancement des travaux de construction du stade municipal, prévu ce samedi 28 mars 2026.

Bien plus qu’un simple stade de football, il s’agit d’un complexe sportif doté d’une plateforme multifonctionnelle permettant la pratique de plusieurs disciplines, notamment le basketball, le volleyball et le handball.
‎Cette infrastructure sportive, longtemps attendue par la population de Sébikotane, et en particulier par sa jeunesse, va enfin voir le jour grâce à la vision éclairée de Monsieur le Maire, Alioune Pouye, qui a su mobiliser une assiette foncière de trois (03) hectares pour la réalisation de ce projet. Celui-ci constitue, à ce jour, le plus grand investissement de l’histoire de la Commune de Sébikotane.
‎La mise en œuvre de cet équipement marque une étape décisive dans la promotion du sport et l’épanouissement de la jeunesse.
‎La Commune de Sébikotane travaille pour vous.

Santé au Sénégal : And Gueusseum dénonce des nominations à l’ARP et annonce une grève les 26 et 27 mars

La tension monte à nouveau dans le secteur de la santé au Sénégal. L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), plus connue sous le nom de And Gueusseum, a vivement réagi à des décisions prises au sein de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), dénonçant des « nominations suspectes » et annonçant une grève perlée de 48 heures prévue les 26 et 27 mars.

Dans un communiqué publié ce dimanche, le syndicat a d’abord salué la nomination d’un nouveau Directeur général de l’ARP, intervenue à la suite du décret présidentiel du 18 mars 2026. Cette décision était attendue, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre l’ancien directeur et les partenaires sociaux, notamment le SAMES et le SUTSAS. Malgré les divergences, And Gueusseum a tenu à rendre hommage au directeur sortant, crédité d’avoir permis à l’ARP d’atteindre un niveau 3 de maturité en seulement deux années d’existence.

Cependant, ce climat d’apaisement aura été de courte durée. Le syndicat affirme que, moins de 48 heures après la nomination du nouveau directeur général, le ministère de la Santé a procédé, le 19 mars, à une série de désignations à des postes jugés stratégiques. Des décisions prises, selon And Gueusseum, sans attendre l’installation officielle du nouveau responsable de l’ARP.

Pour l’organisation syndicale, ces actes ne sont pas anodins. Elle y voit une tentative de verrouillage de l’institution, visant à imposer des responsables avant même que la nouvelle direction ne prenne ses fonctions. Le syndicat évoque même un « camouflage » orchestré par le directeur sortant avec la complicité du ministre de la Santé, utilisant une formule particulièrement critique pour dénoncer ce qu’il considère comme une immixtion à tous les niveaux de gestion.

And Gueusseum affirme ainsi sa solidarité avec la jonction des luttes entre le SAMES et le SUTSAS, estimant que ces nominations risquent d’aggraver une crise qu’il qualifie de « chronique » dans le secteur. Selon ses responsables, ces décisions pourraient compromettre toute tentative de réforme et installer durablement un climat de défiance entre les autorités et les travailleurs de la santé.

Face à cette situation, le syndicat maintient la pression et confirme la poursuite de son huitième plan d’action. Une grève perlée de 48 heures est ainsi prévue les 26 et 27 mars, accompagnée d’un boycott de plusieurs activités essentielles, notamment les supervisions, les réunions de coordination et les sessions de formation.

Cette montée de tension intervient malgré les efforts de médiation engagés récemment, notamment la séance d’écoute organisée le 14 mars à Saly par le Haut Conseil du Dialogue social. Pour And Gueusseum, ces initiatives n’ont pas permis de régler les problèmes de fond, ce qui justifie la poursuite de la mobilisation.

Cette nouvelle crise illustre les difficultés persistantes du système de santé sénégalais, tiraillé entre réformes institutionnelles, revendications syndicales et enjeux de gouvernance. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’ampleur du mouvement et ses répercussions sur le fonctionnement des structures sanitaires à travers le pays.

41ᵉ édition des JMJ : plus de 45 000 jeunes réunis à Nianing dans une ferveur exceptionnelle

La 41ᵉ édition des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) a rassemblé, à Nianing, dans le département de Mbour, plus de 45 000 jeunes venus de différents horizons du Sénégal. Accueillie par le doyenné de Popenguine au sein de la paroisse Saint-Épiphane, cette grande rencontre spirituelle s’impose comme l’un des événements religieux majeurs dédiés à la jeunesse catholique du pays.

Depuis samedi, les participants vivent des moments intenses de foi, de partage et de communion, dans une atmosphère marquée par l’engagement et l’espérance. Comme dans le reste du monde, où les Journées Mondiales de la Jeunesse constituent un rendez-vous incontournable pour les jeunes croyants, l’Église catholique du Sénégal a mobilisé ses fidèles autour de cette célébration annuelle.

Placée sous le thème « Prenez courage, moi j’ai vaincu le monde », cette édition porte un message fort adressé à la jeunesse. Elle invite les participants à faire preuve de résilience face aux difficultés et à s’appuyer sur leur foi pour affronter les défis du quotidien. Un appel à la persévérance qui a trouvé un écho particulier dans le contexte actuel, marqué par des incertitudes sociales et économiques.

Dans son homélie, l’archevêque de Dakar, André Guèye, a insisté sur la nécessité pour les jeunes de ne pas céder au découragement. Il les a exhortés à puiser leur force dans le Christ et à rester fermes dans leurs convictions. Son message, empreint de spiritualité et de proximité, a été accueilli avec ferveur par les milliers de jeunes présents.

En marge des célébrations liturgiques, plusieurs activités ont été organisées, notamment des échanges directs entre l’archevêque et les jeunes. Ces moments de dialogue ont permis d’aborder des questions d’actualité, mais aussi des préoccupations liées à la foi, renforçant ainsi les liens entre l’Église et sa jeunesse.

Les festivités se poursuivent avec des animations culturelles et spirituelles, avant le moment symbolique de l’envoi en mission. Cette étape marque l’engagement des jeunes à devenir des ambassadeurs des valeurs chrétiennes dans leur vie quotidienne, dans leurs familles, leurs écoles et leurs communautés.

Au-delà de son ampleur, cette 41ᵉ édition des JMJ à Nianing restera comme un temps fort de communion et de renouveau spirituel. Elle témoigne de la vitalité de la jeunesse catholique sénégalaise et de sa volonté de s’impliquer activement dans la construction d’une société fondée sur des valeurs de paix, de solidarité et d’espérance.

Démantèlement d’un réseau présumé : un 46e suspect interpellé à Keur Massar

La Brigade de recherches (BR) de Keur Massar a procédé à une nouvelle avancée dans l’enquête portant sur un vaste réseau présumé d’homosexuels, avec l’interpellation d’un 46e suspect. Il s’agit de <Kofi Kouassi Junior>, un ressortissant ivoirien âgé d’une vingtaine d’années et inscrit en troisième année à l’<École supérieure multinationale des télécommunications >.

Le suspect a été arrêté vendredi dernier à son domicile situé à <Niary Tally>, lors d’une opération menée par des gendarmes en civil. Selon les premiers éléments de l’enquête, cette interpellation fait suite à l’arrestation de son partenaire présumé, <Joseph Ndiaye>, qui travaille dans une institution financière basée à Dakar.

Au cours de son interrogatoire, Kofi Kouassi Junior aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés, d’après des sources proches du dossier. Il a été placé en garde à vue sous la supervision du procureur <Saliou Dicko>. Sa présentation devant le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de <Pikine-Guédiawaye> est prévue pour ce lundi 23 mars 2026.

Cette nouvelle arrestation vient renforcer la dimension transnationale de cette affaire judiciaire, qui implique déjà des ressortissants de plusieurs nationalités, notamment françaises et camerounaises. Le dossier, connu sous l’appellation « <Pape Cheikh Diallo et consorts > », continue de prendre de l’ampleur au fil des investigations.

Parmi les 45 personnes précédemment déférées dans cette affaire, la quasi-totalité a été placée sous mandat de dépôt. Toutefois, certaines exceptions ont été relevées, notamment celle du journaliste <Pape Birame Bigue Ndiaye>, qui a été placé sous contrôle judiciaire en attendant la suite de la procédure.

Suspension des financements climatiques : Guy Marius Sagna dénonce une ingérence et défend la souveraineté du Sénégal

La décision de la ministre wallonne de l’Énergie et du Climat, Cécile Neven, de suspendre certains financements climatiques destinés au Senegal continue de susciter de vives réactions dans le pays. À Dakar, cette mesure, justifiée par des préoccupations liées aux droits des homosexuels, alimente un débat intense sur les relations internationales, la souveraineté nationale et les conditionnalités de l’aide publique au développement.

Parmi les figures politiques qui se sont le plus fermement opposées à cette décision, le député Guy Marius Sagna s’est distingué par une prise de position particulièrement tranchée. Dans une déclaration au ton ferme, le parlementaire a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative d’ingérence étrangère dans les affaires internes du Sénégal.

Selon lui, conditionner une coopération financière à des questions sociétales relève d’une démarche inacceptable. Il a insisté sur le fait que le Sénégal est un État souverain, libre de définir ses propres orientations politiques, sociales et culturelles, sans subir de pressions extérieures. Pour Guy Marius Sagna, cette décision de la Wallonie traduit une volonté de certains partenaires internationaux d’imposer leurs valeurs, au détriment des réalités locales et des choix démocratiques des peuples africains.

Le député n’a pas manqué de remettre en question la légitimité de la Wallonie à se poser en donneuse de leçons en matière de droits humains. Évoquant le passé colonial européen en Afrique, il a estimé que certaines puissances occidentales gagneraient à faire preuve de retenue et d’humilité dans leurs relations avec les pays du Sud. Cette référence historique vise, selon lui, à rappeler que les rapports entre l’Europe et l’Afrique restent marqués par des déséquilibres et des incompréhensions persistantes.

Au-delà de la polémique immédiate, cette affaire met en lumière une tension plus profonde entre deux visions de la coopération internationale. D’un côté, des partenaires occidentaux qui intègrent de plus en plus des critères liés aux droits humains dans leurs politiques d’aide. De l’autre, des États africains qui revendiquent le respect de leur souveraineté et refusent toute forme de conditionnalité jugée intrusive.

En conclusion, Guy Marius Sagna a réaffirmé avec force que ce type de posture ne saurait prospérer face à un pays attaché à sa dignité et à son indépendance. Pour lui, le Sénégal doit rester maître de ses choix, même au prix de tensions diplomatiques avec certains partenaires. Cette prise de position, largement relayée dans l’opinion publique, témoigne de la sensibilité du sujet et de l’importance des enjeux qu’il soulève pour l’avenir des relations entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.

Coopération climatique sous tension : la Wallonie suspend ses financements au Sénégal après une loi controversée

La décision de la ministre wallonne de l’Énergie et du Climat, Cécile Neven, de renoncer à son déplacement prévu à Dakar marque un tournant dans les relations de coopération entre la Wallonie et le Sénégal. Annoncée à la fin du mois de mars, cette mesure s’accompagne d’une révision immédiate de l’ensemble des financements wallons destinés au pays dans le cadre des programmes de coopération climatique internationale.

À l’origine de cette décision, l’adoption récente par les autorités sénégalaises d’une loi réprimant les relations homosexuelles, avec des peines pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Une législation que la ministre qualifie sans détour de « terrible ». Dans une déclaration ferme, elle a justifié sa position en invoquant des principes fondamentaux, affirmant qu’il est impossible de « détourner le regard » face à une telle situation. Selon elle, ce texte contribue à « stigmatiser, criminaliser et mettre des vies en danger », en ciblant une partie de la population déjà vulnérable.

Cette réaction s’inscrit dans une vision plus large de la coopération internationale défendue par la responsable politique. Si elle reconnaît le rôle crucial de ces partenariats, notamment dans la lutte contre les effets du changement climatique, elle insiste sur le fait que ces engagements ne peuvent être déconnectés des valeurs portées par les institutions qui les financent. « Chaque euro public doit être cohérent avec nos valeurs », a-t-elle souligné, plaidant pour une approche plus exigeante et conditionnée des aides internationales.

La décision de suspendre et de réévaluer les financements ne constitue toutefois pas une rupture définitive. La ministre entend soumettre ses conclusions au gouvernement wallon dans les plus brefs délais, ouvrant ainsi un débat politique sur la poursuite ou non de cette coopération avec le Sénégal. Elle appelle à aborder cette question « sans tabou », laissant entendre que toutes les options restent sur la table.

Cette prise de position pourrait avoir des répercussions au-delà du seul cadre wallon, dans un contexte où les questions de droits humains prennent une place croissante dans les politiques de coopération internationale. Elle met également en lumière les tensions possibles entre les impératifs de solidarité internationale, notamment en matière climatique, et les exigences éthiques et politiques des pays donateurs.

Kaolack – Sous l’ombre de la Fayda, Fadilou Keïta prône la foi comme boussole de l’action publique

La grande place de prière de Médina Baye a connu une journée de ferveur exceptionnelle à l’occasion de la Korité. Sous la conduite du khalife et imam, Cheikh Mahy Cissé, des milliers de fidèles se sont rassemblés pour célébrer la fin du Ramadan. Parmi eux, Fadilou Keïta, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et responsable de PASTEF à Kaolack, a tenu à marquer sa présence par une mise au point sur les motivations profondes de son action publique.

Pour M. Keïta, ce n’est pas en tant qu’homme politique qu’il a foulé la terre sacrée de Médina Baye, mais avant tout en tant que disciple de la Fayda Tijania. « Nous avons passé de nombreuses années chez lui », a-t-il rappelé, en évoquant son guide spirituel, Cheikh Mahy Cissé. Selon lui, son engagement public ne saurait être dissocié d’une éducation forgée par les enseignements de Mawlana Cheikh Ibrahima Niass. Le triptyque « Jub, Jubal, Jubbanti » (droiture, intégrité, redressement), qui sous-tend son action politique, ne serait, à ses yeux, que la traduction contemporaine des valeurs prophétiques de lutte contre la corruption et l’injustice.

Dans une déclaration empreinte de solennité, le responsable politique a exhorté l’ensemble des acteurs à la retenue et à la bonne foi. Reprenant les paroles de feu Imam Hassan Cissé, il a insisté sur le devoir qu’a tout musulman de cultiver la sincérité envers soi-même, envers autrui et envers Dieu. Il a également rappelé un enseignement fondamental du Prophète (PSL), invitant le croyant à conformer ses aspirations aux recommandations divines, seule voie vers la sérénité face aux épreuves, y compris électorales.

Loin des ambitions démesurées, Fadilou Keïta conçoit la politique comme un sacerdoce guidé par la Sunna. Il a prévenu que l’histoire jugera sévèrement ceux qui se laissent aveugler par la quête effrénée du pouvoir. Son message, sobre et mesuré, a résonné comme un appel à la responsabilité : avant d’être un dirigeant ou un militant, il entend rester un fidèle soumis au décret divin, soucieux d’honorer le legs de ses guides spirituels. En quittant la prière, il a laissé l’image d’un homme qui fait de la foi le socle indissociable de son engagement citoyen.

JMJ 2026 à Nianing : près de 45 000 jeunes réunis dans la ferveur et la communion

La ville de Nianing, située dans le département de Mbour, à l’ouest du Sénégal, vibre au rythme des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), organisées du 21 au 22 mars 2026. Cet événement d’envergure, qui rassemble chaque année des milliers de jeunes chrétiens, connaît cette édition une mobilisation exceptionnelle avec près de 45 000 participants, selon les estimations du comité d’organisation.

S’exprimant à cette occasion, le responsable de la communication, Père Paul Mamadou Ndour, s’est réjoui du bon déroulement des activités, assurant que toutes les dispositions nécessaires ont été prises en amont pour garantir la réussite de la rencontre. Il a notamment salué l’implication des autorités administratives locales, dont l’engagement a été déterminant pour assurer la sécurité et la fluidité de l’organisation.

Dans la même dynamique, il a souligné que l’ensemble des structures impliquées dans la préparation de l’événement ont respecté leurs engagements, contribuant ainsi à une coordination efficace et à une organisation sans faille. Cette synergie entre les différents acteurs a permis de mettre en place un cadre propice à la prière, à la réflexion et au partage entre les jeunes venus de divers horizons.

Le programme des JMJ 2026 s’articule autour de plusieurs temps forts. Les festivités ont débuté par un carnaval des jeunes chrétiens qui a animé les principales artères de Nianing dans une ambiance festive et fraternelle. Cette procession haute en couleurs a permis aux participants d’exprimer leur foi tout en célébrant leur appartenance à la communauté chrétienne.

Par la suite, un moment d’échange privilégié est prévu entre un évêque et la jeunesse chrétienne. Cette rencontre se veut un espace de dialogue, d’écoute et d’orientation spirituelle, permettant aux jeunes d’aborder des questions liées à leur foi, à leur engagement dans la société et aux défis auxquels ils sont confrontés au quotidien.

Le point culminant de ces journées reste la célébration eucharistique prévue ce dimanche, considérée comme l’étape phare des JMJ. Cette messe solennelle sera présidée par l’archevêque de Dakar, Mgr André Guèye, en présence de milliers de fidèles, dans un esprit de communion et de ferveur religieuse.

Les activités prendront fin avec la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde, suivie de prières et d’animations spirituelles et culturelles, marquant ainsi la clôture officielle de l’événement.

Drame à Diama : le khalife de Guéoul, Cheikh Makhfou Aïdara, perd la vie dans un accident de la route

Un tragique accident de la circulation s’est produit le 21 mars 2026 à Diama, dans le nord du Sénégal, plongeant la communauté religieuse dans une profonde consternation. Le drame a coûté la vie au khalife de la communauté khadre de Guéoul, Cheikh Makhfou Aïdara, plus connu sous le nom de Chérif Bouh. Selon des informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, ses deux épouses ont également péri dans cet accident, accentuant la douleur et l’émotion suscitées par cette disparition brutale.

Figure respectée et influente, le défunt appartenait à la grande famille chérifienne des Khadres, affiliée à la confrérie soufie Qadiriyya. Il était un descendant du vénéré Cheikhna Cheikh Saad-Bouh, une personnalité religieuse majeure dont la lignée remonte au prophète Mouhamed (psl). Cet héritage spirituel conférait à Cheikh Makhfou Aïdara une place particulière au sein de sa communauté, où il incarnait à la fois la tradition, la foi et la continuité d’un enseignement religieux profondément ancré.

D’après une source proche, l’une de ses épouses, Amy Cheikh Diagne Aidara, était la nièce de l’ancienne ministre Ndeye Saly Dieng, ajoutant une dimension supplémentaire à l’émotion suscitée par ce drame, qui touche à la fois les sphères religieuse et sociale.

Au-delà de son rang, Cheikh Makhfou Aïdara est unanimement décrit par ses fidèles comme un homme de foi, de sagesse et d’engagement. Il consacrait son existence à la transmission des valeurs de l’islam, à l’encadrement spirituel de ses disciples et au renforcement de la cohésion au sein de sa communauté. Son leadership, empreint d’humilité et de dévouement, a marqué durablement ceux qui l’ont côtoyé.

Nomination stratégique dans la Fayda : un pas vers un leadership religieux global

La Fayda Tijania amorce un tournant stratégique majeur. En procédant à la nomination de Cheikh Mouhamed Khouraichi Ibrahima Niasse comme coordinateur national et international des activités, le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niasse, imprime une nouvelle dynamique à l’organisation et à la structuration du mouvement.

Au-delà d’une simple désignation, cet acte s’inscrit dans une vision plus large : celle de renforcer la cohésion, la lisibilité et l’efficacité des actions de la Fayda à l’échelle mondiale. Dans un contexte où les enjeux religieux se conjuguent de plus en plus avec des défis sociaux, éducatifs et culturels, cette nomination apparaît comme une réponse stratégique à la nécessité d’une meilleure coordination des initiatives.

Une mission au cœur du rayonnement spirituel

En confiant cette responsabilité à Cheikh Mouhamed Khouraichi Ibrahima Niasse, le Khalife mise sur un profil reconnu pour son engagement, sa rigueur et sa proximité avec les réalités contemporaines de la communauté tidiane. Sa mission ne se limite pas à une coordination administrative ; elle s’inscrit dans une dimension profondément spirituelle : préserver et diffuser le message de la Fayda, fondé sur la connaissance, la paix et le service.

Cette fonction stratégique vise également à harmoniser les activités entre les différentes représentations nationales et internationales, tout en consolidant l’unité doctrinale et organisationnelle du mouvement.

Un signal fort pour la jeunesse et la diaspora

Cette nomination envoie un message clair, notamment à la jeunesse et à la diaspora tidianes : celui d’une Fayda résolument tournée vers l’avenir, structurée et consciente de son rôle dans un monde globalisé. Elle traduit une volonté d’adapter les méthodes d’encadrement aux réalités actuelles, sans jamais s’éloigner des fondements spirituels hérités de Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse.

Entre héritage et modernité

À travers cet acte, le Khalife général réaffirme son ambition de concilier fidélité à l’héritage spirituel et modernisation des structures. Forte de son ancrage historique, la Fayda Tijania semble ainsi entrer dans une phase de réorganisation visant à renforcer son impact aussi bien au Sénégal qu’à l’international.

En définitive, cette nomination ne constitue pas seulement un changement organisationnel : elle marque une étape importante dans la consolidation et le rayonnement d’un mouvement spirituel dont l’influence dépasse largement les frontières.

Guerre au Moyen-Orient : escalade militaire et menaces sur les infrastructures stratégiques

Au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient, le conflit connaît une intensification marquée, caractérisée par des frappes spectaculaires et une montée des menaces visant des infrastructures critiques. La crise a franchi un nouveau seuil dimanche, lorsque Donald Trump a lancé un ultimatum direct à l’Iran, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures. Dans un message publié sur la plateforme Truth Social, il a averti que les États-Unis pourraient frapper des infrastructures énergétiques majeures, notamment les centrales électriques iraniennes, en commençant par la plus importante du pays en cas de refus.

Téhéran n’a pas tardé à réagir, adoptant une posture ferme face à cette menace. Les autorités iraniennes ont annoncé qu’elles pourraient cibler en représailles des installations énergétiques, des systèmes de technologies de l’information ainsi que des unités de dessalement d’eau dans plusieurs pays de la région. Cette réponse souligne la volonté de l’Iran d’élargir le champ du conflit et d’exercer une pression stratégique sur ses adversaires.

Sur le terrain, les hostilités se sont traduites par une série de frappes en Israël . Samedi, la ville de Dimona, connue pour abriter un centre stratégique de recherche nucléaire, a été visée par des missiles iraniens. L’attaque a fait une trentaine de blessés, dont un enfant dans un état critique. Peu après, la ville d’Arad a également été frappée, faisant 84 blessés, dont plusieurs dans un état grave. Les témoignages des habitants évoquent des scènes de panique, des destructions importantes et une population prise de court par la violence des bombardements.

Face à cette situation, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décrit la soirée comme « très difficile dans la bataille pour notre futur ». Il a réaffirmé la détermination de son gouvernement à poursuivre les opérations militaires et à frapper ses ennemis sur tous les fronts, laissant présager une poursuite, voire une intensification des combats dans les jours à venir.

L’un des éléments les plus préoccupants de cette escalade réside dans la mise en cible d’infrastructures liées au nucléaire. Le site de Dimona, déjà touché au début du mois, n’aurait toutefois enregistré aucune fuite radioactive selon les autorités iraniennes. De son côté, Agence internationale de l’énergie atomique a appelé à une retenue militaire maximale afin d’éviter tout incident susceptible de provoquer une catastrophe nucléaire aux conséquences régionales et mondiales.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël, visant à contrer ce qu’ils considèrent comme une menace nucléaire iranienne. Cette stratégie semble désormais avoir ouvert la voie à un cycle de représailles de plus en plus directes.

Parallèlement, la crise s’étend au-delà des zones de combat immédiates. Dimanche, l’Iran a lancé trois missiles balistiques en direction de Riyad. Si l’un a été intercepté, les deux autres ont atteint des zones inhabitées. Les Émirats arabes unis ont également signalé des attaques par drones et missiles. À proximité du détroit d’Ormuz, un projectile non identifié a explosé près d’un navire marchand au large de Charjah, sans faire de victimes mais accentuant les inquiétudes quant à la sécurité maritime.

Cette montée des tensions fragilise considérablement l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante du commerce mondial de pétrole et de gaz, est désormais au cœur des préoccupations internationales. Plusieurs puissances, dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France et le Japon, ont exprimé leur disponibilité à participer à des efforts visant à sécuriser cette voie maritime essentielle.

Dans ce climat d’incertitude, la Commission Européenne a invité les États membres à revoir leurs objectifs de stockage de gaz pour l’hiver prochain, signe que les répercussions du conflit dépassent largement la région et pourraient affecter durablement les marchés énergétiques mondiaux.

Détroit d’Ormuz : ultimatum de Donald Trump à l’Iran, la tension franchit un nouveau seuil

La tension entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle montée spectaculaire après une déclaration ferme du président américain Donald Trump. Dans un message publié samedi soir sur la plateforme Truth Social, il a lancé un ultimatum clair à Iran, exigeant la réouverture complète du détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures.

Le dirigeant américain n’a pas mâché ses mots. Il a menacé de recourir à des frappes massives contre des infrastructures stratégiques iraniennes si Téhéran ne se conforme pas à cette exigence. Parmi les cibles évoquées figurent notamment les centrales électriques, un choix qui souligne la volonté de frapper des secteurs vitaux pour le fonctionnement du pays. Cette posture marque une escalade significative dans le discours américain, laissant planer le spectre d’une confrontation directe.

Le détroit d’Ormuz, situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, constitue l’un des axes maritimes les plus sensibles au monde. Une part importante du pétrole mondial transite quotidiennement par ce passage étroit, faisant de toute perturbation un enjeu majeur pour l’économie internationale. Une fermeture, même partielle, pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole et déstabiliser les marchés énergétiques mondiaux.

Cet ultimatum intervient dans un contexte déjà tendu entre Washington et Téhéran, marqué par des différends persistants autour de la sécurité régionale, du programme nucléaire iranien et des sanctions économiques imposées par les États-Unis. La menace de frappes contre des infrastructures civiles sensibles pourrait également susciter de vives réactions sur la scène internationale, tant sur le plan diplomatique que sécuritaire.

Du côté iranien, aucune réponse officielle immédiate n’a été rendue publique à la suite de cette déclaration. Toutefois, Téhéran a, par le passé, affirmé à plusieurs reprises sa capacité à perturber le trafic dans le détroit d’Ormuz en cas de pression excessive, considérant cette zone comme un levier stratégique face aux puissances occidentales.

Korité à Kaolack : Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass appelle à préserver les valeurs et met en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux

À l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, communément appelée Korité au Sénégal, le khalife général de la Fayda Tijania, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, a pris part ce samedi à la grande prière organisée à Kaolack. Dans une atmosphère de ferveur religieuse et de recueillement marquant la fin du mois béni de Ramadan, le guide religieux a délivré un message axé sur la préservation des valeurs spirituelles et morales qui fondent la société sénégalaise.

Dans son intervention, le patriarche de Médina Baye a rappelé que le Senegal demeure une terre bénie, bâtie sur un héritage spirituel solide transmis par les anciens érudits. Selon lui, ces figures historiques ont joué un rôle déterminant dans la construction de l’image du pays, aujourd’hui reconnu à travers le monde pour sa stabilité et son attachement aux valeurs religieuses. Il a insisté sur la nécessité, pour les générations actuelles, de s’inspirer de cet héritage afin de consolider davantage l’unité nationale et la cohésion sociale.

Poursuivant son message, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass a tenu à rassurer les fidèles sur le sens des prescriptions divines. Il a souligné que les enseignements religieux ne constituent en aucun cas une contrainte insurmontable, mais qu’ils sont au contraire conçus pour faciliter la vie des croyants et garantir leur bien-être. À ses yeux, la foi sincère et l’obéissance aux recommandations divines restent des piliers essentiels pour construire une société équilibrée et apaisée.

Le guide religieux a également abordé un sujet d’actualité qui préoccupe de plus en plus la société : l’usage des réseaux sociaux. Il a exprimé sa vive inquiétude face à certaines dérives observées sur ces plateformes, notamment la propagation de fausses informations, les montages malveillants et les campagnes de diffamation visant à ternir l’image de personnes honnêtes. Il a dénoncé avec fermeté ces pratiques qu’il considère comme contraires aux valeurs islamiques et sociales, appelant les internautes à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’éthique dans leurs publications.

Dans ce sens, il a exhorté les Sénégalais à privilégier les initiatives positives, à promouvoir la vérité et à éviter toute forme de comportement susceptible de nuire à autrui. Pour lui, la construction d’une société harmonieuse passe aussi par un usage sain et responsable des outils numériques, en accord avec les principes de respect et de dignité humaine.

Enfin, Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass a formulé des prières à l’endroit des autorités du pays et pour la stabilité nationale. Se défendant de toute prise de position politique, il a précisé que son discours s’inscrit uniquement dans une volonté de contribuer à la paix et à l’unité du pays. Il a ainsi prié pour que les dirigeants puissent honorer leurs engagements et répondre aux attentes des populations, dans l’intérêt supérieur de la nation.

Kabatoki – Korité : Cheikh Baba Diallo brise le silence et appelle à l’ordre républicain

La célébration de l’Aïd el-Fitr, communément appelée Korité, a été marquée à Médina Baye Kabatoki par une forte mobilisation des fidèles, venus accomplir la prière dans un climat de ferveur religieuse et de recueillement.

À l’issue de la prière, dirigée dans l’enceinte de la grande mosquée de Médina Baye Kabatoki, Cheikh Baba Diallo a pris la parole pour délivrer un message à la fois spirituel et citoyen. Dans une déclaration au ton ferme, le guide religieux a interpellé les acteurs politiques, en particulier Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, les appelant à faire preuve de responsabilité dans la conduite des affaires publiques.

Devant une assistance attentive, Cheikh Baba Diallo a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité sociale et l’unité nationale. Il a notamment exhorté les dirigeants à privilégier le dialogue, la retenue et l’intérêt supérieur de la nation, dans un contexte marqué par des tensions politiques récurrentes.

« Le Sénégal doit rester un modèle de paix. Les divergences ne doivent pas compromettre la cohésion sociale », a-t-il martelé, invitant également les citoyens à adopter des comportements empreints de civisme et de respect des institutions.

Cette sortie intervient dans un climat où les attentes des populations restent fortes, notamment en matière de gouvernance, de justice sociale et de développement économique. Le message du guide religieux s’inscrit ainsi dans une dynamique d’appel à l’apaisement et à la responsabilité collective.

Kaolack – Korité à Médinatoul Baraka : un appel à la réforme des secteurs clés pour un avenir meilleur

À l’occasion de la célébration de la Korité, les fidèles se sont rassemblés à Médinatoul Baraka, situé à l’entrée de Kaolack après Elton, dans une atmosphère de recueillement, de fraternité et de spiritualité. Le guide religieux de Médinatoul Baraka, Cheikh Baye Cissé, a profité de cette occasion pour attirer l’attention sur plusieurs défis majeurs auxquels la population est confrontée.

Prenant des exemples concrets, il a souligné les difficultés rencontrées par les patients atteints de maladies graves, notamment le cancer.

Le manque d’équipements essentiels tels que les machines de radiothérapie, les scanners et les IRM complique fortement le diagnostic et le suivi des malades.

Faute de structures adaptées, de nombreux patients de Kaolack sont contraints de se rendre à Dakar, voire à l’étranger, pour se soigner. À cela s’ajoute l’insuffisance de laboratoires spécialisés (biopsie), de matériel de chimiothérapie et de personnel qualifié (cancérologues, radiothérapeutes, techniciens).

Il a également évoqué les cas d’urgence, comme les AVC et les crises cardiaques, où l’absence d’ambulances médicalisées, de défibrillateurs et d’unités spécialisées entraîne une perte de temps souvent fatale.

Dans le secteur agricole, il a déploré le manque de financement, de formation et d’accompagnement des jeunes, malgré un potentiel important. Une situation qui freine le développement local et la souveraineté alimentaire.

Le guide a aussi évoqué les difficultés du système éducatif, marquées par un accès limité aux ressources essentielles pour les étudiants. Selon lui, ces conditions ne favorisent pas l’émergence d’une élite compétente capable de porter le développement du pays.

En conclusion, Cheikh Baye Cissé a appelé à une prise de conscience collective afin de renforcer les secteurs clés et de garantir un avenir meilleur aux populations.

Parcelles Assainies : un petit-fils au cœur d’un réseau familial de vol de bijoux démantelé par la police

Le Commissariat des Parcelles Assainies, unité 15, a mis fin aux activités d’un réseau familial impliqué dans des faits de vol et de recel de bijoux en or. L’opération a conduit à l’arrestation de trois individus, désormais déférés au parquet pour association de malfaiteurs, vol, complicité et recel.

Selon les éléments de l’enquête, l’affaire trouve son origine dans la plainte d’un vieil homme souffrant de graves troubles oculaires. Dépendant de son entourage pour ses besoins quotidiens, il avait accordé une confiance totale à son petit-fils, qu’il considérait comme son principal soutien. Profitant de cette proximité et de la vulnérabilité de la victime, le jeune homme a progressivement organisé le détournement de biens de valeur appartenant à son grand-père.

Les objets dérobés étaient principalement constitués de bijoux en or ayant appartenu à la défunte épouse du plaignant, pour une valeur estimée à plus de deux millions de francs CFA. Le stratagème a commencé à être découvert après la survenue de deux incendies suspects dans la chambre de la victime, des incidents qui ont éveillé ses soupçons et l’ont conduit à constater la disparition de ses biens.

Les investigations menées par les forces de l’ordre ont permis d’établir que le suspect n’en était pas à son premier acte. Au moment de son interpellation, il s’apprêtait également à vendre une brebis appartenant à son grand-père, confirmant ainsi un mode opératoire basé sur l’exploitation continue des biens de la victime.

Confronté aux preuves, le mis en cause est passé aux aveux et a révélé l’existence d’un réseau de recel impliquant deux bijoutiers opérant au marché de Thiaroye. L’analyse de son téléphone portable a permis de confirmer ces déclarations, mettant en lumière des échanges réguliers entre le petit-fils et les receleurs présumés. Des vidéos retrouvées dans l’appareil montrent le suspect proposant à la vente divers objets volés, notamment des téléviseurs, des bijoux et même du bétail.

Interpellés à leur tour, les deux bijoutiers ont reconnu les faits. L’un d’eux a admis avoir acheté à bas prix une bague et des boucles d’oreilles pour un montant de 210 000 francs CFA, avant de les faire fondre. Le second a déclaré avoir acquis un collier et un bracelet pour 110 000 francs CFA, qu’il a ensuite revendus à hauteur de 4 200 000 francs CFA, réalisant ainsi une importante plus-value.

Korité : Ousmane Sonko appelle à l’unité et à un engagement durable pour la souveraineté du Sénégal

À l’occasion de la prière de la Korité, célébrant la fin du mois béni de Ramadan, Ousmane Sonko a délivré un message fort axé sur la souveraineté nationale et la responsabilité collective des citoyens dans la construction du pays. Depuis Ziguinchor , le chef du gouvernement a invité les Sénégalais à s’impliquer pleinement dans ce qu’il considère comme un combat essentiel pour l’avenir de la nation.

Dans son allocution prononcée à l’issue de la prière de l’Aïd El-Fitr, il a insisté sur le fait que le développement du Sénégal repose avant tout sur le travail, la discipline et l’engagement de tous. Pour lui, la souveraineté ne peut être effective sans une prise de conscience collective et une participation active des citoyens à tous les niveaux de la vie nationale.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur la nécessité de dépasser les divisions et les conflits qui, selon lui, freinent considérablement la marche du pays vers le progrès. Il a appelé à un sursaut d’unité, estimant que seule une cohésion nationale forte permettra de relever les défis économiques, sociaux et politiques auxquels le Sénégal est confronté.

Dans une perspective de long terme, Ousmane Sonko a tenu à tempérer les attentes en rappelant que les transformations profondes d’un pays ne peuvent s’opérer dans la précipitation. Il a souligné que les changements structurels exigent du temps, de la constance et une vision claire. « Ce qui change un pays en profondeur ne se fait ni en trois mois, ni en trois ans », a-t-il déclaré, invitant ainsi les citoyens à adopter une approche patiente et stratégique.

Le chef du gouvernement a ainsi plaidé pour l’élaboration et la poursuite d’objectifs à moyen et long terme, notamment sur des horizons de cinq à dix ans. Selon lui, cette vision est indispensable pour bâtir un Sénégal souverain, stable et prospère, capable de répondre aux aspirations de sa population.

Korité 2026 : Serigne Mountakha Mbacké appelle à prolonger l’élan spirituel au-delà du Ramadan

À l’occasion de la célébration de la Korité marquant la fin du mois béni de Ramadan, le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a adressé un message fort à l’endroit de la communauté musulmane, les exhortant à préserver et prolonger les efforts d’adoration accomplis durant cette période de haute spiritualité.

Son message a été transmis par Serigne Fallou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadre, qui a dirigé la prière de l’Aïd el-Fitr. Bien que n’ayant pas pris part physiquement à la prière collective, le guide religieux a tenu à faire entendre sa voix en ce jour de communion et de ferveur, afin de rappeler les exigences permanentes de la foi et l’importance de ne pas retomber dans la négligence après le Ramadan.

Dans son adresse, le khalife a insisté sur le fait que la fin du mois de jeûne ne doit en aucun cas être synonyme de relâchement spirituel. Il a invité les fidèles à maintenir le cap, autant que possible, en consolidant les acquis engrangés durant le Ramadan. Il s’agit, selon lui, de faire perdurer les habitudes vertueuses telles que la prière assidue, la lecture du Coran, les invocations et les actes de générosité.

Serigne Mountakha Mbacké a particulièrement mis en avant la nécessité de renforcer les liens fraternels entre musulmans. Il a encouragé les fidèles à s’épauler mutuellement dans la pratique religieuse et à préserver l’esprit de solidarité qui a marqué le mois sacré. Il a salué l’engagement des disciples, notant une fréquentation accrue des mosquées, un attachement renouvelé aux enseignements religieux, ainsi qu’une intensification des récitations de xassidas et des actions d’entraide.

Dans un ton empreint de recueillement, le guide religieux a formulé des prières pour l’ensemble de la communauté, demandant à Dieu d’accepter les œuvres accomplies durant le Ramadan. Il a rappelé que le véritable croyant doit sortir de ce mois transformé, meilleur dans son comportement, plus sincère dans sa foi et plus engagé dans ses actes.

Par ailleurs, le khalife a invité les fidèles qui n’ont pas pu observer l’intégralité du jeûne à s’acquitter de leurs jours manqués dans les meilleurs délais. Il a également évoqué les bienfaits du jeûne des six jours du mois de Chawwal, recommandant cette pratique à ceux qui en ont la capacité, comme un prolongement spirituel du Ramadan et un moyen d’en multiplier les récompenses.

Kaolack – Korité : message fort contre les insultes et les divisions politiques (Serigne Babacar Sy Kane)

La prière de la Korité à la grande mosquée de Kaolack a été marquée, ce samedi, par une forte affluence de fidèles venus célébrer la fin du mois béni de Ramadan dans un climat de ferveur religieuse, de recueillement et de fraternité.

Dirigée par Serigne Babacar Sy Kane, la cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de spiritualité. Dans son sermon, l’imam a exhorté les musulmans à préserver les acquis spirituels du Ramadan, en perpétuant les bonnes œuvres, la solidarité et la discipline au-delà de ce mois sacré.

Au-delà du message spirituel, le guide religieux a livré un discours engagé sur la situation sociale et politique du pays. Il a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « comportements malsains », pointant du doigt les insultes récurrentes et le manque de respect envers le chef de l’État ainsi que les institutions de la République.

Serigne Babacar Sy Kane a également fustigé la montée d’un certain exhibitionnisme politique, où chacun cherche à afficher son appartenance partisane. Selon lui, cette tendance constitue une menace pour la cohésion nationale et le vivre-ensemble.

« Ce sont des comportements qui freinent le développement du pays », a-t-il averti, appelant à plus de retenue, de responsabilité et de respect des valeurs démocratiques.

Poursuivant son intervention, l’imam a mis en garde contre les ingérences dans des affaires qui ne concernent pas certains citoyens, tout en dénonçant un manque de respect des principes démocratiques. « L’élection d’un chef de l’État ne dépend pas d’une seule personne. Nul ne peut prétendre que l’accession à la magistrature suprême repose sur lui », a-t-il martelé.

Présent à la cérémonie, le gouverneur de la région de Kaolack, Mouhamadou Moctar Watt, représentant le gouvernement, a transmis le message du chef de l’État. Ce dernier a adressé ses vœux à l’ensemble de la communauté musulmane, tout en formulant des prières pour l’acceptation du jeûne et des actes de dévotion accomplis durant le Ramadan.

Le gouverneur a également insisté sur l’appel du chef de l’État à l’unité nationale : « En dépit de notre diversité, nous devons œuvrer ensemble pour le développement du pays », a-t-il relayé.

Korité à Kolda : un sermon entre foi, éducation et enjeux de société

La fête de la Korité a été célébrée ce 21 mars à Kolda, à l’instar de la majorité des musulmans du Senegal, dans un climat de ferveur religieuse et de recueillement. À la grande mosquée de la ville, la prière a été dirigée par l’imam ratib Thierno Alassane Tall, devant une foule nombreuse de fidèles venus marquer la fin du mois béni de Ramadan.

Dans son sermon, l’imam a d’abord rendu grâce à Allah et adressé des prières au prophète Mahomet (Psl), tout en formulant des vœux pour l’acceptation des actes de dévotion accomplis durant le mois sacré. Il a rappelé avec insistance que, selon lui, l’Islam constitue la voie unique menant vers Allah, ici-bas comme dans l’au-delà, soulignant le caractère sacré et équilibré de cette religion. Il a ainsi exhorté les fidèles à s’engager pleinement au service de leur foi, dans la crainte et le respect des enseignements divins.

Abordant la question de l’éducation, l’imam a mis en avant l’importance de transmettre aux jeunes générations les valeurs fondamentales telles que la kersa, le diom, le foula et la fayda, qu’il considère comme les piliers d’une société harmonieuse et d’un développement durable. Selon lui, la construction d’un pays solide passe nécessairement par une éducation de qualité, intégrant à la fois les valeurs religieuses et civiques.

Dans cette dynamique, il a insisté sur l’usage responsable de l’internet, appelant les jeunes comme les adultes à éviter les dérives telles que les invectives et les comportements contraires aux bonnes mœurs. Il a souligné que le changement social doit être une responsabilité collective, impliquant à la fois les familles, l’école et l’ensemble de la société. L’imam a également accordé une attention particulière à l’éducation des filles et des femmes, qu’il considère comme un levier essentiel pour le développement du pays.

Le sermon s’est également penché sur des questions de société jugées sensibles, notamment celle de l’homosexualité. L’imam a exprimé une position ferme, affirmant que cette pratique est proscrite par l’Islam et qu’elle constitue, selon lui, une menace pour les valeurs sociales. Il a évoqué les conséquences religieuses qui y sont associées dans la doctrine islamique.

Prenant la parole à son tour, le gouverneur de la région, Moustapha Ndiaye, a salué l’ensemble de la communauté musulmane à l’occasion de cette fête, tout en priant pour l’acceptation des actes de culte. Il a également félicité l’imam pour la qualité de son sermon, qu’il a qualifié de pertinent pour avoir abordé des questions d’actualité majeures. Il a notamment évoqué la problématique de l’homosexualité, estimant qu’elle suscite des préoccupations croissantes et rappelant la position ferme des autorités sur ce sujet.

À Nema, le plaidoyer ferme de Ousmane Sonko pour une justice équitable

À l’occasion de la prière de l’Aïd El-Fitr célébrée à Nema, dans la capitale du Sud, le Premier ministre Ousmane Sonko a délivré un message à forte portée politique, en mettant au cœur de son intervention la question sensible de l’équité devant la justice au Sénégal. Dans une atmosphère marquée par la ferveur religieuse et le rassemblement des fidèles venus célébrer la fin du mois de Ramadan, le chef du gouvernement a choisi de porter un discours sans détour, axé sur les principes de responsabilité et d’égalité.

Prenant la parole après la prière, il a rappelé ce qu’il considère comme un fondement essentiel de l’État de droit : l’impartialité de la justice. Selon lui, aucune société ne peut prétendre à la stabilité ni à la crédibilité institutionnelle si elle tolère des disparités dans le traitement judiciaire de ses citoyens. « Dans un pays où règne la justice, il ne doit pas y avoir une justice deux poids deux mesures », a-t-il affirmé, posant ainsi les bases d’un message qui dépasse le simple cadre moral pour toucher aux exigences institutionnelles.

Dans son intervention, le Premier ministre a dénoncé ce qu’il perçoit comme une incohérence majeure dans le fonctionnement du système judiciaire. Il a évoqué le cas de certaines personnes accusées d’avoir détourné ou dilapidé les ressources publiques, qui bénéficieraient, selon lui, de mesures de liberté provisoire leur permettant de regagner leurs domiciles. À l’inverse, d’autres citoyens, poursuivis pour des faits qu’il juge moins graves, resteraient en détention prolongée. Cette situation, qu’il qualifie d’anomalie, alimente selon lui un sentiment d’injustice et fragilise la confiance des populations envers les institutions.

Sans citer explicitement de noms, Ousmane Sonko a laissé entendre que ses critiques visaient en partie des figures associées à l’ancien régime. Toutefois, au-delà de cette dimension, son discours a également pris une tournure interne, semblant adresser un message clair à certains acteurs de la majorité actuelle. Il a mis en garde contre toute tentative de protection ou de complaisance à l’égard de personnes mises en cause, même lorsque des considérations politiques pourraient inciter à la prudence.

« Ces personnes qui doivent rendre compte ne doivent pas être protégées, même pour une simple stratégie politique », a-t-il martelé, dans une déclaration qui résonne comme un appel à la rigueur et à la cohérence au sein même de l’appareil d’État. Par cette prise de position, le Premier ministre entend visiblement affirmer une ligne de conduite fondée sur la transparence et la reddition des comptes, dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de gouvernance restent élevées.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye rend hommage aux militaires décédés en Casamance

À l’occasion de la prière de l’Eid al-Fitr, communément appelée Korité au Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rendu un hommage solennel aux militaires sénégalais récemment décédés en Casamance, précisément dans la zone de Sindian.

S’exprimant à l’issue de la prière, le chef de l’État a adressé ses condoléances les plus émues aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble de la Nation. Dans un message empreint de gravité, il a déclaré : « Je voudrais exprimer mes condoléances émues à l’ensemble des familles et à toute la nation pour la perte des soldats que nous avons enregistrés récemment dans le sud du pays. »

Le président a également tenu à exprimer sa solidarité envers les militaires blessés lors de cet incident, leur souhaitant un prompt rétablissement, tout en saluant leur engagement au service de la sécurité nationale.

Pour rappel, ce drame est survenu lors d’opérations de destruction de champs de chanvre indien menées par les forces de défense et de sécurité dans le sud du pays, non loin de la frontière avec la Gambie. Plusieurs soldats ont perdu la vie dans cet accident, tandis que d’autres ont été blessés.

Korité à Dakar : Bassirou Diomaye Faye appelle à prolonger l’esprit de solidarité et d’unité nationale

À l’occasion de la prière de la Korité célébrée à la Grande Mosquée de Dakar, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a délivré un message fort centré sur la cohésion sociale, la solidarité et la ضرورة de prolonger les enseignements du mois sacré de Ramadan dans la vie quotidienne des Sénégalais.

Devant une foule nombreuse de fidèles venus accomplir la prière de l’Aïd el-Fitr, le chef de l’État a salué l’atmosphère de recueillement, de partage et de fraternité qui a marqué les trente jours de jeûne. Il a mis en avant ce qu’il a qualifié de « force de la nation », illustrée par l’unité et la résilience du peuple sénégalais. Dans un contexte où les appels à l’unité se multiplient, il a insisté sur l’image d’une société soudée, profondément attachée à ses valeurs de solidarité, de respect mutuel et de fraternité.

Dans son allocution, le président a particulièrement insisté sur la nécessité de ne pas limiter ces valeurs au seul cadre du Ramadan. Selon lui, l’enjeu majeur réside dans la capacité collective à faire perdurer cet esprit au-delà de cette période spirituelle. Il a ainsi invité les citoyens à cultiver le sens des responsabilités, à renforcer leur engagement civique et à œuvrer ensemble pour le développement économique et social du pays. Ce message s’inscrit dans une volonté de consolidation du vivre-ensemble, considéré comme un pilier essentiel de la stabilité nationale.

Le chef de l’État a également tenu à adresser un message de fraternité à l’ensemble des Sénégalais, sans distinction de confession religieuse. Il a souligné que les valeurs de foi, de paix et de solidarité constituent un socle commun qui transcende les différences et renforce l’unité nationale. Cette ouverture a été perçue comme un appel à préserver l’harmonie interreligieuse, caractéristique majeure de la société sénégalaise.

Profitant de cette tribune solennelle, le président de la République a exprimé ses condoléances à la suite des pertes enregistrées au sein des forces de défense et de sécurité. Il a rendu un hommage appuyé aux soldats récemment tombés dans le nord de Sindian, en Casamance, saluant leur engagement et leur sacrifice pour la nation. Dans un ton empreint d’émotion, il a présenté ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Tagatt 2026 : la Marine nationale renforce sa puissance opérationnelle et sa coordination interarmées

La Marine nationale du Senegal poursuit activement sa montée en puissance à travers une dynamique de modernisation et de renforcement de ses capacités opérationnelles. C’est dans ce cadre qu’elle a conduit, du 16 au 18 mars 2026, l’exercice d’envergure « Tagatt 2026 », mobilisant un large éventail de moyens humains et matériels dans un environnement interarmées exigeant.

Durant trois jours, plusieurs unités navales ont été déployées aux côtés d’escouades de fusiliers marins commandos, d’opérateurs de la force spéciale mer ainsi que d’aéronefs de l’Armée de l’air. Ces manœuvres combinées ont permis de simuler des scénarios opérationnels complexes, mettant à l’épreuve la réactivité, la coordination et l’efficacité des différentes composantes engagées.

L’exercice Tagatt 2026 s’inscrit dans une logique de préparation opérationnelle renforcée face aux défis sécuritaires contemporains, notamment en matière de surveillance maritime, de lutte contre les trafics illicites et de protection des ressources stratégiques. Selon les autorités navales, cette édition a constitué une plateforme essentielle pour tester les dispositifs tactiques, affiner les procédures d’intervention et améliorer les capacités de projection des forces en mer.

Au cœur de ces manœuvres, la notion d’interopérabilité a occupé une place centrale. La collaboration étroite entre la Marine nationale et l’Armée de l’air a permis d’optimiser la coordination des actions entre les unités navales et les moyens aériens, renforçant ainsi la capacité des forces à mener des opérations conjointes dans des environnements multidimensionnels.

Au-delà de l’aspect technique et tactique, Tagatt 2026 illustre la volonté des forces armées sénégalaises de consolider une approche intégrée de la défense, fondée sur la synergie entre les différentes branches militaires. Cette orientation stratégique vise à garantir une meilleure anticipation des menaces et une réponse plus efficace face aux situations de crise.

Une étoile qui fait débat : entre règlement de la FIFA et incertitude autour du sacre continental du Sénégal

La Fédération Sénégalaise de Football a levé le voile sur les nouveaux maillots des Lions de la Téranga en vue de la Coupe du monde 2026, une édition inédite coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Conçues par l’équipementier Puma, les tuniques domicile et extérieur ont immédiatement séduit par leur esthétique, inspirée des codes culturels sénégalais, mêlant modernité et identité nationale affirmée. Cependant, au-delà de l’enthousiasme suscité par leur design, un détail en apparence mineur a rapidement enflammé l’opinion publique : la présence d’une seule étoile sur l’écusson.

Cette décision a provoqué une vague d’incompréhension et d’indignation chez de nombreux supporters. Pour eux, il est difficilement concevable que le Sénégal, double champion d’Afrique après ses victoires à la CAN 2021 et à la CAN 2025, ne voie pas cette performance pleinement reflétée sur son maillot. Dans l’imaginaire collectif, chaque étoile incarne un sacre majeur et constitue un symbole fort de reconnaissance sportive. Dès lors, l’absence d’une seconde étoile est perçue par certains comme une forme de déni ou, à tout le moins, une incohérence dans la valorisation du palmarès national.

Ce sentiment est d’autant plus renforcé par l’annonce de Puma concernant la commercialisation prochaine d’une version du maillot arborant deux étoiles, destinée aux compétitions hors Coupe du monde. Une distinction qui, loin d’apaiser les tensions, accentue le flou et nourrit les interrogations sur les critères qui régissent l’usage de ces symboles.

En réalité, cette situation trouve son origine dans une réglementation stricte imposée par la FIFA. L’instance dirigeante du football mondial n’autorise l’affichage d’étoiles sur les maillots portés lors de la phase finale de la Coupe du monde que pour symboliser des titres de champion du monde. Cette règle est universelle et s’applique à toutes les sélections sans exception. Ainsi, même des nations majeures comme la France, l’Allemagne ou encore l’Argentine n’ont jamais ajouté d’étoiles pour leurs sacres continentaux respectifs à l’Euro ou en Copa América. Le Sénégal ne fait donc que se conformer à une norme internationale bien établie.

Toutefois, le contexte actuel du football sénégalais confère à cette polémique une dimension bien plus complexe. Le titre remporté lors de la CAN 2025 est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football a en effet annoncé le retrait du trophée au Sénégal, une décision lourde de conséquences qui, si elle venait à être confirmée, remettrait en cause l’existence même de cette deuxième étoile. Face à cette situation, la Fédération Sénégalaise de Football a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport, ultime juridiction en matière de litiges sportifs internationaux.

Dans ce contexte d’incertitude juridique, le choix d’un maillot à une seule étoile apparaît sous un jour nouveau. Pour une partie de l’opinion, il ne s’agit plus uniquement d’une contrainte réglementaire liée à la Coupe du monde, mais aussi du reflet d’un titre encore fragilisé, suspendu à une décision judiciaire. Cette lecture alimente le malaise et renforce le sentiment que le palmarès des Lions est, pour l’heure, en attente de validation définitive.

Au-delà de la controverse, cet épisode révèle l’attachement profond du peuple sénégalais à son équipe nationale et à ses conquêtes sportives. Les étoiles, bien plus que de simples éléments graphiques, incarnent des moments d’histoire, de fierté collective et d’unité nationale. La discussion qu’elles suscitent aujourd’hui dépasse donc largement le cadre esthétique pour s’inscrire au cœur des enjeux identitaires et émotionnels du football sénégalais.

Décès de Chuck Norris : une légende des arts martiaux et du petit écran s’éteint à 86 ans

Le monde du cinéma et des arts martiaux est en deuil. L’acteur américain Chuck Norris, figure emblématique des films d’action et ancien champion du monde de karaté, est décédé ce vendredi 20 mars à l’âge de 86 ans. Selon plusieurs médias américains, il avait été hospitalisé à Hawaï après un malaise, avant de succomber.

De son vrai nom Carlos Ray Norris, il était né en 1940 aux États-Unis. Avant de conquérir Hollywood, il s’était illustré comme un athlète hors pair dans le domaine des arts martiaux. Spécialiste du karaté, il a dominé sa discipline pendant plusieurs années, décrochant le titre de champion du monde poids moyen entre 1968 et 1974. Sa rigueur, sa discipline et sa maîtrise technique ont fait de lui une référence dans le milieu.

C’est en 1972 que sa carrière prend un tournant décisif avec son entrée dans le monde du cinéma. Il accède à une notoriété internationale grâce à une scène restée culte, où il affronte Bruce Lee dans le film « La Fureur du Dragon », tourné au cœur du Colisée de Rome. Ce duel spectaculaire marque les esprits et ouvre à Norris les portes d’une carrière prolifique dans les films d’action.

Au fil des années, il devient une figure incontournable du genre, incarnant des personnages de justiciers invincibles dans de nombreux longs-métrages. Mais c’est surtout à la télévision qu’il connaît un succès durable auprès du grand public. Il prête ses traits au personnage de Cordell Walker dans la série « Walker, Texas Ranger », diffusée pendant huit saisons et totalisant plus de 200 épisodes. Son rôle de ranger incorruptible et défenseur de la justice contribue à renforcer son image d’homme fort et intègre.

Parallèlement à sa carrière artistique, Chuck Norris devient un véritable phénomène culturel, notamment sur Internet. De nombreuses blagues et mèmes lui attribuent des pouvoirs surhumains, participant à forger une légende populaire autour de sa personne. Cette popularité inattendue auprès des jeunes générations témoigne de l’impact durable de son image dans la culture contemporaine.

Homme de convictions, il était également connu pour son engagement religieux et politique. Chrétien fervent, il s’est impliqué dans plusieurs causes conservatrices et a soutenu des figures du Parti républicain, dont Donald Trump, au fil des années.

Sur le plan personnel, il partageait sa vie avec Gena O’Kelley, qu’il avait épousée en 1998. Père de cinq enfants, il était attaché à sa famille, qu’il tenait à préserver de l’exposition médiatique.

Retrait du titre africain 2025 : Augustin Senghor dénonce une CAF en crise de gouvernance

La polémique autour du retrait du titre de champion d’Afrique 2025 au Sénégal, finalement attribué au Maroc, continue de susciter de vives réactions. Dans une sortie accordée au journal L’Observateur, l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor , n’a pas mâché ses mots. Pour lui, cette affaire dépasse le simple cadre sportif et révèle des dysfonctionnements profonds au sein de la Confédération Africaine de Football .

Selon l’avocat, les difficultés actuelles de l’instance dirigeante du football africain sont multiples et structurelles. Il pointe notamment du doigt une gouvernance administrative qu’il juge instable et opaque. À ses yeux, les nombreuses nominations et révocations opérées ces dernières années traduisent un manque de cohérence et de lisibilité dans la gestion de la CAF. Une situation qui, selon lui, empêche toute vision claire et durable quant à l’orientation stratégique du football africain.

Pour Augustin Senghor , cette instabilité n’est pas nouvelle mais s’est accentuée depuis le départ de Issa Hayatou. Figure historique du football africain, le dirigeant camerounais, décédé en 2017, a présidé la CAF pendant près de trois décennies, de 1988 à 2017. Senghor estime que depuis cette période, l’institution peine à retrouver son équilibre et son autorité.

Il regrette également l’influence croissante de la Fédération Internationale de Football Association dans les affaires internes de la CAF. Une présence qu’il interprète comme le signe d’un affaiblissement de l’organe continental, désormais contraint de s’appuyer sur l’instance mondiale pour faire face à ses propres défis organisationnels.

Après le départ d’Issa Hayatou, la CAF a connu une succession de dirigeants, marquée par des transitions parfois mouvementées. Le Malgache Ahmad Ahmad a pris les rênes entre 2017 et 2020, avant d’être écarté dans un contexte controversé. Une période d’intérim assurée par le Congolais Constant Omar a précédé l’élection, en 2021, du Sud-Africain Patrice Motsepe, actuellement en poste.

Liberté provisoire pour Abdou Nguer après une comparution très attendue à Dakar

Le chroniqueur Abdou Nguer a comparu ce vendredi 20 mars 2026 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, dans une affaire qui a suscité une vive attention au sein de l’opinion publique. À l’issue de l’audience, il a été remis en liberté, mettant fin à plusieurs semaines de détention sous mandat de dépôt.

Initialement prévu à une date antérieure avant d’être renvoyé, le procès s’est finalement tenu ce jour dans un contexte marqué par de nombreux débats autour de la liberté d’expression. Cette comparution constitue une étape importante dans un dossier qui, depuis son déclenchement, n’a cessé d’alimenter discussions et prises de position dans les milieux médiatiques, universitaires et politiques.

Placée en détention depuis le 18 février, la figure médiatique était poursuivie en raison de ses déclarations publiques liées à une affaire survenue à Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ses prises de parole faisaient suite à la diffusion d’un communiqué du parquet portant sur le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.

Selon les informations communiquées par le procureur de la République, l’étudiant, inscrit en deuxième année de médecine, aurait perdu la vie après une chute du quatrième étage du pavillon F du campus social. Une version officielle que le chroniqueur avait publiquement remise en question, exprimant des doutes et des critiques à l’égard des conclusions avancées par les autorités judiciaires.

Ces déclarations, jugées contraires à la communication institutionnelle du parquet, ont conduit à son interpellation puis à son placement sous mandat de dépôt. L’affaire a rapidement pris une dimension nationale, cristallisant les tensions autour de la question des limites de la critique publique des institutions, notamment judiciaires.

Durant les semaines ayant précédé l’audience, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ou soutenir la démarche des autorités. Certains acteurs de la société civile et du monde médiatique ont évoqué une atteinte à la liberté d’expression, tandis que d’autres ont insisté sur la ضرورة de préserver l’autorité des institutions et d’éviter la diffusion d’informations jugées sensibles ou non vérifiées.

La remise en liberté du chroniqueur, décidée à l’issue de cette audience, marque un tournant dans cette affaire sans pour autant clore le débat qu’elle a suscité. Elle intervient dans un climat où la question de l’équilibre entre liberté d’expression et respect des institutions demeure plus que jamais d’actualité au Sénégal.

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