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HOMMAGE AU PROFESSEUR MAGUÈYE KASSÉ

Adieu mon grand
(Par Alpha Amadou SY)

Te présentant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à l’ouverture d’un colloque dont tu devais prononcer la leçon inaugurale, le Professeur Ibrahima Wane avait formulé, entre autres, cette observation : « Un Festival de jazz sans le Professeur Maguèye Kassé et son chapeau n’en serait pas un ». Tu n’étais pas sans savoir que ton collègue avait un sens de l’humour qui n’hypothéquait en rien son objectivité chaque fois qu’il lui fallait émettre son avis.

Ainsi, son propos, au-delà de ta régularité aux rendez-vous du Jazz, témoignait aussi, voire davantage, de ton expertise avérée pour ce genre musical. Et tu avais compris que le Jazz était, au-delà de sa capacité à adoucir les mœurs, un puissant vecteur de sensibilisation contre l’injustice, notamment la discrimination raciale.
Tu as eu l’opportunité de nous en convaincre par, entre autres, ta remarquable communication présentée lors du colloque international organisé en 2016 par la section sénégalaise de la Communauté Africaine de Culture, à la faveur du Cinquantenaire du Premier Festival Mondial des Arts Nègres. Ton texte, intitulé « Affirmation nègre du jazz et de son universalité depuis le Festival Mondial des Arts Nègres, de Duke Ellington à Omar Sosa », avait débordé le cadre d’une communication pour épouser les contours d’un véritable cours magistral.

Outre ton amour indéfectible pour le jazz, ton attachement aux choses de l’esprit avait trouvé son prolongement dans ton déploiement admirable dans un domaine aussi sélectif que les arts plastiques. Ce n’est point un hasard si, en plus d’avoir assuré avec succès le volet scientifique de nombreuses expositions d’art plastique, ton passage à Dak’art, la Biennale de l’art africain contemporain, en 2008, en qualité de Commissaire général, a été retenu par la postérité comme un des moments les plus marquants de l’histoire de cette importante institution.

Te mouvant avec aisance dans cet univers, tu avais certes des atomes crochus avec une bonne partie des artistes peintres, mais ta relation la plus emblématique de ces dernières années reste sans aucun doute ta complicité aux allures d’osmose que tu as su nouer avec le talentueux Abdoulaye Diallo, « le berger » de la bien mythique île de Ngor.

Ne te fixant aucune limite, tu t’es évertué à explorer, non sans bonheur, le monde du Septième art, certainement encouragé par Ousmane Sembène dont tu n’as pas seulement été l’un des critiques les plus crédibles. Il était aussi ton ami, voire ton camarade au regard de l’idéologie qui structurait votre relation. Cette proximité était apparue avec un relief particulier quand tu rendais compte de votre préoccupation partagée d’exprimer et de préserver l’identité culturelle africaine, tout en la délestant de tout particularisme dont le défaut est d’exclure les Africains de l’universel : « Nos questionnements, écrivais-tu, allaient toujours dans le même sens : comment atteindre l’efficacité dans le message à transmettre par une maïeutique dont il (Sembène) cherchait constamment la justesse du médium et du procédé artistique. »

À force de persévérance et d’exigence envers toi-même, tu as fini par devenir un fin connaisseur du cinéma. En attestent, si besoin en était, tes séjours aux accents de pèlerinage à Ouagadougou, au Burkina Faso pour le FESPACO, et à Khouribga, au Maroc, pour le Festival International du Cinéma Africain.

Tu as su ouvrir avec esprit de suite ces fronts culturels, dans la mesure où tu as été un citoyen d’un ancrage politique et idéologique indéniable. Plus prosaïquement, ton militantisme politique a été la vérité de ton engagement culturel. Héritier du Parti Africain de l’Indépendance (PAI), ancêtre de l’actuel Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), tu avais retenu, sans avoir à te gargariser de slogans, que, selon les mots de Marx, « sans doute une puissance matérielle ne peut être renversée que par une autre puissance matérielle, mais que l’idée, dès qu’elle pénètre les masses, devient une force motrice ».

Dès lors, le défi était double : acquérir les Lumières et les propager. Ainsi, derrière l’homme de Culture se dressa, impériale, ta figure de professeur, transmetteur émérite du Savoir. En plus de ton encadrement de centaines d’étudiants, tes travaux ont fait autorité au sein de la communauté des femmes et des hommes de culture.

Professeur titulaire des Universités de classe exceptionnelle, tes enseignements ont laissé une empreinte indélébile sur le Département de langues et civilisations germaniques de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Dakar, qui portera plus tard le nom de l’illustre homme de sciences Cheikh Anta Diop.

Tes nombreuses interviews, dont « À bâtons rompus sur les aspects mémoriels de la colonisation française et allemande en Afrique » et « La politique africaine de l’Allemagne d’hier à aujourd’hui : une approche contradictoire entre idées et réalités », constituent des mines de réflexion qui attestent de ta volonté, jamais prise à défaut, de mettre la connaissance au service des peuples d’Afrique.

Pas obnubilé par ta carrière universitaire, au demeurant si bien remplie, tu t’étais radicalement investi dans les luttes menées avec tes pairs pour l’amélioration qualitative des conditions d’existence et de travail des professeurs d’université. Tes camarades du SUDES ont tenu à rendre hommage à ton militantisme manifeste sur ce terrain risqué des luttes revendicatives.

Mais, mon Grand, tu n’as pas seulement été un homme de Culture de dimension universelle. Tu n’as pas seulement été le germaniste connu et reconnu comme tel. Tu as été un intellectuel d’une générosité et d’une humilité rarissimes dans un univers culturel et universitaire souvent affecté par la condescendance. Tes convictions politiques franchement affichées ne t’ont jamais conduit ni au sectarisme ni à l’adversité. Aux antipodes de ces travers, tu es resté un homme d’une courtoisie exquise tout en te gardant de verser dans la langue de bois. Tu savais taquiner sans être grossier et rassurer sans être démagogue.
Humaniste jusqu’au bout des ongles, tu étais attentif à l’état de santé de tes collègues. Ainsi, le Professeur Buuba Diop confesse avoir été d’autant plus surpris de l’annonce de ton décès que, quelques jours seulement avant cette date fatidique du 22 juillet 2026, tu avais proprement conduit, accompagné du Professeur Bocar Galédou et de lui-même, une délégation faisant le tour des aînés à la retraite et des malades.

Mais si tu as su remplir de manière si exemplaire cette tâche générationnelle évoquée par Frantz Fanon, c’est que, en plus de tes qualités intrinsèques, le destin, avec la subtilité qu’on lui reconnaît, a mis sur ta trajectoire une grande dame, Ndèye Ami Faye. Elle ne se contentait pas uniquement de partager tes angoisses et tes espérances, elle se reconnaissait aussi dans tes choix idéologiques et politiques. Tout en étant discrète, sa vision du monde et son engagement ont fait écrire à la sociologue Fatou Sow Sarr qu’elle avait le profil requis pour diriger le PIT ! Avoir eu une telle dame à tes côtés aura été un atout majeur pour soulever des montagnes avec succès.

Mon Grand, tu nous quittes au moment où notre planète, en pleine ébullition, a plus que jamais besoin d’un esprit de ta trempe afin de détecter dans la grisaille du jour les signes avant-coureurs de l’avènement d’un monde de liberté et de justice sociale. Tu nous quittes alors que notre pays traverse des contradictions majeures résultant des conditions rocambolesques de l’alternance politique de 2024.

Tu nous quittes à un moment où la Culture, qui plie sous le poids de sa marchandisation à outrance, a besoin d’être revalorisée à la fois comme lieu de conservation de notre patrimoine plurimillénaire et comme terreau fertile de cette créativité et de cette inventivité sans lesquelles aucune société ne peut survivre, et encore moins se développer.
Tu nous quittes au moment où nous nous préparons à commémorer le centenaire de l’assassinat du premier champion africain du monde de boxe, Amadou Louis Mbarrick Fall (Battling Siki). Tu nous quittes alors que nous avions ouvert, avec les Professeurs Ousmane Sène, Ibrahima Wane, Fatima Fall et Marame Seck, cet immense chantier que constitue Gorée Lumières, l’ambitieux projet initié par notre ami Kalidou Kassé.

Tu nous quittes certes, mais tu ne nous abandonnes pas ! Ton parcours, tes œuvres et l’exemplarité de ta générosité resteront parmi nos sources d’inspiration. Et comme tous les êtres humains de ta trempe, ton tombeau n’est pas dans la terre. « Il est dans nos cœurs », pour reprendre les mots de Sembène dans son roman O pays, mon beau peuple.

En mon nom, tous les membres de la CAC-SEN présentent à ta famille, tout particulièrement à ta chère épouse et à tes enfants, à tous tes proches, à la communauté des femmes et des hommes de Culture, notamment à l’Association Sembène Ousmane et au monde universitaire, leurs plus sincères condoléances.

Alpha Amadou SYPrésident de la Communauté Africaine de CultureSection Sénégal (CAC-SEN

Réforme du système de santé : le gouvernement engage un dialogue stratégique avec les syndicats pour apaiser le climat social

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, préside ce jeudi 6 août à Dakar l’ouverture des dialogues stratégiques consacrés aux réformes du système de santé. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de renforcer la concertation avec les partenaires sociaux, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre l’État et les organisations syndicales du secteur.

Ces rencontres réunissent les représentants des principales organisations syndicales afin d’examiner les grandes réformes envisagées pour moderniser le système de santé sénégalais. Selon le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, les échanges porteront notamment sur les projets de textes relatifs à la réforme hospitalière, à la carte sanitaire, au futur Code de la santé ainsi que sur la nouvelle vision stratégique définie dans le cadre de la Stratégie nationale de transformation du système de santé (SNTSS). Les participants seront également informés des conclusions de l’audit des effectifs et de la masse salariale du secteur, un document attendu pour orienter les futures décisions en matière de gestion des ressources humaines.

À travers cette série de concertations, le département de la Santé entend instaurer un dialogue constructif avec les partenaires sociaux afin de recueillir leurs observations, leurs propositions et leurs recommandations avant la finalisation des différentes réformes. L’objectif affiché est de parvenir à un consensus autour des changements envisagés, tout en garantissant une meilleure gouvernance du système sanitaire national et une amélioration de la qualité des soins offerts aux populations.

Cette démarche intervient dans un climat social particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, le système de santé sénégalais est secoué par des mouvements de grève récurrents initiés par plusieurs organisations syndicales, notamment And Gueusseum et la Fédération des syndicats de la santé. Ces actions ont entraîné des perturbations dans les structures sanitaires publiques, avec des arrêts de travail, des rétentions de données sanitaires et le boycott de certains programmes nationaux de santé.

Les syndicats réclament principalement une amélioration des conditions de travail des agents de santé, une revalorisation des salaires, le recrutement de personnel qualifié, ainsi qu’un renforcement des équipements et des infrastructures sanitaires. Ils dénoncent également les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels de santé dans l’exercice quotidien de leurs missions.

En ouvrant ce cadre de dialogue, le gouvernement espère créer les conditions d’un apaisement durable du climat social tout en accélérant les réformes jugées indispensables pour adapter le système de santé aux nouveaux défis sanitaires. Les conclusions de ces concertations pourraient ainsi servir de base à une refonte en profondeur de l’organisation du secteur, avec l’ambition d’améliorer l’accès, la qualité et l’efficacité des services de santé au bénéfice des populations.

Accident sur l’axe Louga–Touba : le bilan passe à neuf morts après le décès du chauffeur du minicar

Le bilan du tragique accident de la circulation survenu sur l’axe Louga–Touba, à hauteur du village de Warack, continue de s’alourdir. Initialement établi à huit morts, il est désormais porté à neuf victimes à la suite du décès du chauffeur du minicar de transport en commun de type « Cheikhou Chérifou », qui n’a pas survécu à ses graves blessures.

Selon les informations recueillies, Omar Yade, évacué dans un état critique après la violente collision entre son véhicule et un bus, a finalement succombé à ses blessures à l’hôpital malgré les efforts du personnel médical. Son décès vient aggraver une tragédie déjà particulièrement éprouvante pour sa famille.

En effet, son épouse, Awa Gaye, ainsi que leur fille figuraient parmi les victimes décédées sur le coup au moment de l’accident. Cette même famille est ainsi durement frappée par ce drame qui a endeuillé plusieurs localités et plongé de nombreux proches dans une profonde consternation.

Les occupants du minicar avaient quitté la commune de Mpal, dans la région de Saint-Louis, en direction de Touba où ils devaient prendre part aux célébrations du Grand Magal. Leur voyage de dévotion s’est malheureusement transformé en catastrophe lorsqu’une collision d’une extrême violence s’est produite à hauteur du village de Warack, sur l’un des axes les plus fréquentés en cette période de pèlerinage.

Cet accident remet une nouvelle fois en lumière les risques liés à l’intensification du trafic routier à l’occasion du Grand Magal, période durant laquelle des milliers de fidèles convergent vers la ville sainte. Les autorités poursuivent les investigations afin de déterminer les circonstances exactes de la collision, tandis que les familles des victimes sont confrontées à une immense douleur.

Mort de Ndèye Amy Dione à Touba : une enquête ouverte après des soupçons d’empoisonnement

Le décès de Ndèye Amy Dione, une jeune femme âgée de 29 ans, survenu après un malaise brutal lors de son séjour à Touba à l’occasion du Grand Magal, soulève de nombreuses interrogations. Alors que les circonstances exactes de sa mort restent à élucider, la gendarmerie a ouvert une enquête afin de déterminer si la victime a effectivement été empoisonnée, comme elle l’aurait affirmé avant de rendre son dernier souffle.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, la jeune femme, originaire de Thiès, s’était rendue à Touba en compagnie de son époux pour participer aux célébrations du Grand Magal. D’après les premiers éléments recueillis, elle ne présentait aucun signe particulier de maladie à son arrivée et se portait normalement durant son séjour.

Cependant, la situation a brutalement basculé dans la journée de mardi. Ndèye Amy Dione a commencé à ressentir de violentes douleurs abdominales, rapidement suivies de vomissements particulièrement sévères. Face à la dégradation rapide de son état de santé, elle a été évacuée d’urgence vers une structure hospitalière où elle a finalement succombé malgré les tentatives de prise en charge médicale.

Avant son décès, la victime aurait tenu des déclarations troublantes aux personnes présentes à son chevet. Elle aurait affirmé être persuadée d’avoir été victime d’un empoisonnement et aurait même désigné un membre de sa belle-famille comme étant l’auteur présumé de cet acte. Selon ses confidences, le mobile de ce supposé crime serait lié à un différend opposant cette personne à son mari.

Toujours d’après les mêmes sources, Ndèye Amy Dione aurait expliqué que le suspect, dont l’identité n’a pas été dévoilée dans le cadre de l’enquête, nourrissait la conviction qu’elle avait influencé son époux contre lui ou elle, ce qui aurait alimenté des tensions familiales susceptibles d’avoir conduit à ce drame.

Face à la gravité de ces accusations, les éléments de la gendarmerie ont immédiatement ouvert une enquête judiciaire. Les investigations se poursuivaient encore tard dans la soirée de mercredi, les enquêteurs procédant notamment à l’audition de plusieurs membres de la belle-famille de la défunte afin de recueillir leurs versions des faits et de reconstituer le déroulement des événements.

Par ailleurs, le corps de Ndèye Amy Dione a été transféré à Dakar pour les besoins d’une autopsie. Cet examen médico-légal devra permettre d’établir avec précision les causes du décès et de déterminer si la présence éventuelle de substances toxiques peut confirmer ou infirmer la thèse de l’empoisonnement évoquée par la victime avant sa mort.

Ralliement politique : Bara Gaye rejoint Kiiraay et renforce la dynamique autour du parti présidentiel

La dynamique de ralliements en faveur de Kiiraay-Les Patriotes Républicains continue de prendre de l’ampleur à travers le pays. À peine quelques jours après l’adhésion de l’ancien député de Saint-Louis Babacar Abba Mbaye, une nouvelle figure politique de premier plan a décidé de rejoindre la formation créée par le président Bassirou Diomaye Faye le 25 juillet dernier.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le maire de Yeumbeul-Sud, Bara Gaye, a choisi d’intégrer le nouveau parti présidentiel à l’issue de plusieurs échanges avec le chef de l’État. Cette adhésion, qui marque un tournant dans le parcours politique de l’ancien responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS), intervient dans un contexte de recomposition progressive du paysage politique national.

D’après le quotidien, le rapprochement entre les deux hommes s’est construit au fil de deux rencontres tenues en l’espace de quinze jours. La première audience, organisée le 9 juillet 2026 au Palais de la République, était officiellement consacrée aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, notamment au projet de Village planétaire envisagé dans la commune de Yeumbeul-Sud. Au-delà des questions liées à l’organisation de cet événement international, cette rencontre aurait permis au président de la République et au maire d’aborder plusieurs sujets politiques.

Une seconde audience est ensuite venue approfondir les discussions. Toujours selon les mêmes sources, Bassirou Diomaye Faye aurait exprimé son souhait de voir Bara Gaye rejoindre les rangs de Kiiraay-Les Patriotes Républicains. Après de longues concertations, les deux responsables seraient finalement parvenus à un accord politique, ouvrant la voie à l’adhésion du maire de Yeumbeul-Sud à la nouvelle formation présidentielle.

Ce ralliement est perçu comme un renfort de taille pour Kiiraay. Bara Gaye dispose en effet d’un parcours politique particulièrement riche. Formé dans l’entourage de l’ancien président Abdoulaye Wade, il a occupé plusieurs responsabilités importantes aussi bien au sein de l’État que du Parti démocratique sénégalais. Ancien ministre, ancien député, ancien secrétaire général adjoint du PDS et ancien responsable national de la jeunesse libérale, il a également exercé les fonctions de vice-président de l’Assemblée nationale durant la quatorzième législature après son élection sous les couleurs de la coalition Yewwi Askan Wi, avec le soutien du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR).

À la tête de la commune de Yeumbeul-Sud depuis 2014, Bara Gaye bénéficie d’un ancrage politique reconnu dans la banlieue dakaroise, une zone stratégique dans les équilibres électoraux nationaux. Son arrivée au sein de Kiiraay est ainsi considérée comme un atout supplémentaire pour le parti présidentiel, engagé dans une vaste opération de structuration et d’élargissement de sa base militante.

Toujours selon L’Observateur, l’édile de Yeumbeul-Sud a déjà informé ses proches collaborateurs de son choix. Une rencontre avec ses militants et sympathisants devrait être organisée dans les prochains jours afin de leur présenter les motivations de cette décision et les perspectives de son engagement au sein de sa nouvelle formation politique.

Course au secrétariat général de l’ONU : pourquoi le vote indicatif ne compromet pas les chances de Macky Sall, selon un consultant

Le processus de désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies se poursuit à New York, où les premiers votes indicatifs organisés au sein du Conseil de sécurité alimentent commentaires et spéculations sur les chances des différents candidats. Si certains observateurs voient dans ces consultations un premier verdict, le consultant international Souleymane Ndiaye appelle, lui, à une lecture plus nuancée du mécanisme de sélection, estimant que ces résultats ne préjugent en rien de l’issue finale.

Selon lui, le « straw poll », ou vote indicatif, constitue avant tout un outil de consultation interne utilisé par le Conseil de sécurité afin de mesurer les rapports de force entre les prétendants au poste le plus élevé de l’Organisation des Nations unies. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit ni d’une élection officielle ni d’une décision définitive, mais d’un exercice destiné à évaluer le niveau de soutien dont bénéficie chaque candidature avant les étapes décisives.

Dans ce processus, les quinze membres du Conseil de sécurité sont invités à se prononcer sur chaque candidat en attribuant l’une des trois appréciations prévues : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Ces consultations peuvent être organisées à plusieurs reprises, permettant aux États de réévaluer leurs positions au fil des discussions diplomatiques.

Pour Souleymane Ndiaye, le véritable enjeu de ces votes ne réside pas dans le classement obtenu par les candidats, mais dans la position des cinq membres permanents du Conseil de sécurité que sont les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. En effet, chacun de ces pays dispose d’un droit de veto susceptible de bloquer toute candidature, indépendamment du niveau de soutien recueilli auprès des autres membres.

Le consultant rappelle que l’histoire récente de l’ONU montre que plusieurs candidats ayant obtenu des résultats mitigés lors des premiers tours de consultation ont finalement été retenus, grâce à l’absence d’opposition des grandes puissances. À l’inverse, des candidatures pourtant bien placées ont été écartées en raison d’un veto exercé par l’un des cinq membres permanents.

C’est précisément sur ce point que Souleymane Ndiaye fonde son optimisme concernant la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Selon les informations dont il dispose, ce dernier ne ferait actuellement l’objet d’aucune hostilité de la part des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Une situation qu’il considère comme un avantage stratégique majeur dans une procédure où le consensus entre les grandes puissances demeure déterminant.

À ses yeux, Macky Sall serait aujourd’hui le seul candidat bénéficiant d’une acceptabilité auprès de l’ensemble des puissances disposant du droit de veto, ce qui constituerait un atout considérable dans la dernière ligne droite du processus de sélection. Le consultant estime ainsi que l’absence de veto représente un véritable « ticket d’entrée » vers la phase décisive qui conduira à la recommandation officielle du Conseil de sécurité.

Tout en affichant sa confiance, Souleymane Ndiaye invite néanmoins à la prudence dans l’interprétation des résultats des premiers votes indicatifs. Ceux-ci ne constituent, selon lui, qu’une photographie des équilibres diplomatiques à un moment donné et restent susceptibles d’évoluer au gré des négociations entre les États membres.

Il souligne que la désignation du Secrétaire général est traditionnellement le fruit de compromis diplomatiques complexes, où les intérêts géopolitiques des grandes puissances jouent un rôle essentiel. Dans ce contexte, l’objectif de Macky Sall serait de préserver cette absence de veto tout en poursuivant le renforcement de ses soutiens jusqu’au vote formel.

Le consultant met également en avant le parcours diplomatique de l’ancien chef de l’État sénégalais, qu’il considère comme l’un de ses principaux atouts. Durant ses douze années à la tête du Sénégal, Macky Sall a représenté son pays dans les principales enceintes internationales et multiplié les échanges avec les dirigeants du monde sur les grandes questions de gouvernance mondiale.

Sa présidence de l’Union africaine a également renforcé son expérience sur la scène internationale. À ce poste, il a conduit plusieurs négociations de haut niveau avec les principales puissances mondiales et porté les positions du continent africain sur des dossiers stratégiques liés à la paix, à la sécurité, au développement et aux relations internationales.

Souleymane Ndiaye insiste également sur la maîtrise, par Macky Sall, des grands défis auxquels fait face la communauté internationale. Il cite notamment la réforme du système multilatéral, la prévention et la résolution des conflits, le financement du développement, la lutte contre le changement climatique, la transition énergétique, la sécurité alimentaire, la transformation numérique, l’intelligence artificielle ainsi que la gouvernance économique mondiale.

Pour le consultant international, ces différents éléments renforcent la crédibilité de la candidature de Macky Sall dans une compétition où l’expérience diplomatique, la capacité à bâtir des consensus et l’acceptabilité auprès des grandes puissances demeurent des critères déterminants.

En définitive, Souleymane Ndiaye estime que le vote indicatif actuellement en cours s’inscrit dans une procédure normale et bien établie au sein des Nations unies. Selon lui, loin de fragiliser les ambitions de Macky Sall, cette étape constitue simplement une phase de consultation, la véritable décision devant intervenir lorsque le Conseil de sécurité arrêtera officiellement sa recommandation du futur Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé : une nouvelle demande de liberté provisoire avant une décision imminente de la justice

Les avocats de l’animateur Pape Cheikh Diallo et du chanteur Djiby Dramé ont relancé la bataille judiciaire en déposant, ce mercredi, une nouvelle demande de mise en liberté provisoire auprès du juge d’instruction en charge de leur dossier. Les deux hommes sont placés sous mandat de dépôt depuis le mois de février dernier dans le cadre d’une affaire portant sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, de transmission volontaire du VIH/SIDA, d’acte contre nature, de mise en danger de la vie d’autrui ainsi que d’autres infractions retenues par le parquet.

Selon des informations rapportées par Seneweb, cette nouvelle requête intervient à un moment décisif de la procédure. Le juge d’instruction du premier cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye aurait pratiquement achevé son enquête ouverte à la suite du démantèlement, par la Brigade de recherches de Keur Massar, d’un réseau présenté par les enquêteurs comme un groupe de présumés homosexuels.

D’après des sources judiciaires, le dossier est désormais à un stade avancé. Après la clôture de l’information judiciaire, le parquet devra transmettre son réquisitoire définitif au magistrat instructeur. Cette étape sera déterminante pour l’avenir des mis en cause.

Toujours selon les mêmes sources, Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et les autres personnes poursuivies pourraient être fixés sur leur sort dans les prochains jours. Leur mandat de dépôt arrivant à expiration ce week-end, sauf prolongation ou évolution de la procédure, une décision est attendue dans un délai relativement court.

À l’issue de cette phase, plusieurs scénarios restent envisageables. Le juge d’instruction pourrait ordonner le renvoi des prévenus devant une juridiction de jugement si les charges sont jugées suffisantes. À l’inverse, si les éléments recueillis au cours de l’enquête sont estimés insuffisants, un non-lieu pourrait être prononcé, mettant ainsi un terme aux poursuites à leur encontre.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°793 – 06/08/2026

🔴 FINANCES PUBLIQUES / LE PRESIDENT DIOMAYE REÇOIT OUSMANE DIAGANA ET LÈVE PRÈS DE 340 MILLIARDS : DAKAR RENOUE AVEC LA BANQUE MONDIALE
🔴 OPÉRATION DE SÉCURISATION À DAKAR – MÉDINA : DES ÉTRANGERS ALPAGUÉS PAR LA POLICE

🔴 AFROBASKET U18 : DÉBUT CAUCHEMARDESQUE POUR LE SÉNÉGAL

Deuil chez le Khalife général des Mourides : Sokhna Amy Mbacké rappelée à Dieu

La communauté mouride est en deuil. Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, a perdu l’une de ses filles, Sokhna Amy Mbacké, décédée ce mercredi 5 août 2026. L’annonce de cette disparition a été rapportée par Taarou Mouride, suscitant une vive émotion au sein de la confrérie ainsi que dans de nombreux cercles religieux et sociaux du Sénégal.

Cette disparition endeuille profondément la famille de Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, mais également l’ensemble des fidèles mourides, très attachés à leur guide spirituel. Depuis l’annonce de la triste nouvelle, les messages de compassion et de solidarité se multiplient à l’endroit du Khalife général et de ses proches, témoignant de l’émotion suscitée par cette perte.

Le décès de Sokhna Amy Mbacké intervient dans un contexte marqué par les préparatifs de plusieurs événements religieux majeurs, renforçant davantage l’émotion ressentie au sein de la communauté mouride. Les fidèles prient pour le repos de son âme et adressent leurs pensées les plus sincères à la famille éplorée en cette douloureuse épreuve.

3FPT : Soulèye Kane officiellement installé à la tête de l’institution avec l’ambition de rapprocher la formation des besoins du marché

Le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT) a officiellement un nouveau Directeur général. Nommé lors du Conseil des ministres du 16 juillet 2026, Soulèye Kane a été installé dans ses fonctions ce mercredi, au cours d’une cérémonie de passation de service organisée au siège de l’institution, en présence des autorités du ministère de tutelle, des membres du Conseil d’administration, du personnel du 3FPT ainsi que de nombreux partenaires intervenant dans le secteur de la formation professionnelle et technique.

Cette cérémonie marque une nouvelle étape dans la gouvernance de l’établissement chargé de financer les programmes de formation professionnelle et technique au Sénégal. À cette occasion, Soulèye Kane a officiellement pris le relais de son prédécesseur, Dr Amadou Babo Ba, salué pour le travail accompli à la tête de l’institution.

Inspecteur principal de la Formation professionnelle et technique, le nouveau Directeur général dispose d’une solide expérience dans le secteur. Avant sa nomination, il occupait les fonctions de Directeur de l’Apprentissage, où il s’est illustré dans la promotion des dispositifs de qualification professionnelle et de développement des compétences. Son arrivée à la tête du 3FPT s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l’efficacité des politiques publiques en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Dans son premier discours en tant que Directeur général, Soulèye Kane a présenté les grandes orientations qui guideront son mandat. Il a notamment insisté sur la nécessité de consolider les partenariats avec le secteur privé afin de mieux répondre aux attentes des entreprises en matière de compétences. Il a également annoncé son intention de donner une place plus importante au développement de l’apprentissage traditionnel, considéré comme un levier essentiel pour favoriser l’employabilité des jeunes.

Le nouveau responsable du 3FPT a surtout mis l’accent sur l’adéquation entre les offres de formation et les besoins réels du marché de l’emploi. Selon lui, les mécanismes de financement doivent évoluer pour anticiper les mutations économiques et accompagner les secteurs porteurs.

« Le financement de la formation ne doit plus seulement suivre la demande ; il doit anticiper les besoins réels du marché », a-t-il déclaré, estimant que les ressources mobilisées par le 3FPT doivent contribuer davantage à la qualification des jeunes, à l’autonomisation économique des femmes et au renforcement de la compétitivité des entreprises sénégalaises.

Soulèye Kane a également réaffirmé son engagement en faveur d’une gouvernance fondée sur la transparence, la rigueur dans la gestion des ressources publiques et l’équité territoriale. Il a souligné sa volonté de garantir un accès plus équilibré aux dispositifs de formation et aux opportunités d’insertion professionnelle dans l’ensemble des régions du Sénégal, afin de réduire les disparités territoriales.

Coopération : la Banque mondiale renforce son soutien au Sénégal avec 340 milliards FCFA et un nouveau partenariat décennal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu en audience, ce mercredi matin au Palais de la République, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre de haut niveau a permis de réaffirmer la solidité du partenariat entre le Sénégal et l’institution financière internationale, tout en ouvrant une nouvelle phase de coopération axée sur les résultats et les priorités stratégiques de la Vision Sénégal 2050.

À l’issue des échanges, la Banque mondiale a annoncé un renforcement significatif de son accompagnement en faveur du Sénégal. Au-delà de l’augmentation des financements, l’institution a fait évoluer la nature de son appui en confirmant la mise en place d’un soutien budgétaire direct à l’État sénégalais. Elle a également décidé d’étendre les mécanismes de financement fondés sur les résultats, une approche qui vise à accompagner les réformes publiques en fonction des performances réalisées.

Selon les autorités, cette décision traduit la confiance de la Banque mondiale dans les réformes engagées par le gouvernement sénégalais ainsi que dans la crédibilité de la trajectoire économique et institutionnelle du pays.

Les deux parties ont passé en revue plusieurs secteurs jugés prioritaires pour accélérer le développement économique et social. L’énergie figure au premier rang des préoccupations, avec l’ambition de réduire durablement le coût de l’électricité et d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables, notamment le solaire, afin de renforcer la sécurité énergétique du pays.

L’agriculture occupe également une place centrale dans ce nouveau partenariat. Les discussions ont porté sur la mise en œuvre d’un vaste programme de résilience destiné à soutenir la souveraineté alimentaire, améliorer la productivité agricole et renforcer la capacité des exploitations à faire face aux effets du changement climatique.

Le climat des affaires constitue un autre axe majeur de cette coopération. Le Sénégal entend poursuivre les réformes destinées à améliorer l’environnement des investissements, renforcer l’attractivité du pays et favoriser une plus grande participation du secteur privé dans le financement de la croissance. La modernisation des finances publiques, la transparence de la gouvernance et l’amélioration de la gestion des ressources de l’État demeurent également au cœur de l’accompagnement annoncé.

Dans cette dynamique, la Banque mondiale mobilisera une enveloppe de 340 milliards de francs CFA. Ces ressources seront consacrées au financement de projets dans les secteurs de l’agriculture, des transports ainsi qu’au renforcement de la résilience économique et sociale, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes.

Les échanges entre le chef de l’État et le vice-président de la Banque mondiale ont enfin permis d’esquisser les contours d’un nouveau cadre de partenariat couvrant les dix prochaines années. Ce document stratégique devra définir les grandes orientations de la coopération entre les deux parties et accompagner les ambitions de transformation économique et sociale inscrites dans la Vision Sénégal 2050.

Nouveau Directeur général du 3FPTSouleye KANE, la matière grise de l’équité territoriale au chevet de l’emploi.

Derrière les grandes ambitions de
transformation économique du
Sénégal se cache un haut fonc-
tionnaire au parcours d’élite. En
confiant la Direction générale du
Fonds de Financement de la For-
mation Professionnelle et Tech-
nique (3FPT) à Soulèye Kane, les
plus hautes autorités rompent
avec le pilotage à vue. Cet Inspec-
teur Principal de la Formation
Professionnelle et Technique
prend les commandes du princi-
pal guichet de financement des
compétences du pays, fort d’une
réputation d’homme de dossiers
obsédé par la culture du résultat.
L’empreinte
des terroirs comme
boussole
Né à Gossas, Soulèye Kane est le produit d’un riche métissage culturel,
au carrefour de racines ancrées dans le Gandiol, le Djolof, le Saloum et
le Fouta. Ayant personnellement parcouru les 46 départements du Séné-
gal, il refuse d’envisager le développement depuis la capitale. Pour lui,
un jeune de Matam, de Kédougou ou de Sédhiou doit avoir les mêmes
chances d’accès aux bons de formation qu’un habitant de Dakar. Cette in-
time conviction sera le moteur de son vaste chantier de décentralisation.
L’alliance du génie technique et de la
gouvernance mondiale
Derrière le pragmatisme tranquille de ce bâtisseur se cache un parcours
universitaire d’excellence. Formé à l’École Supérieure Polytechnique
(ESP) de Dakar, il a ensuite brillé en sortant major de sa promotion lors
de l’obtention de son Certificat d’Aptitude à l’Inspectorat de Spécialité
(CAIS) à l’ENSEPT.
Pourtant, ce qui confère à Soulèye Kane sa singularité dans l’administra-
tion, c’est son ouverture internationale. Soucieux d’allier la technique à la
science de la gouvernance, il s’est forgé une solide culture politique :
Diplômé de l’IEP de Toulouse : Titulaire d’un Master en Sciences Poli-
tiques (option Politique et Sécurité).
Alumni de Corée du Sud : Formé au sein du prestigieux Korea Develop-
ment Institute (KDI), le laboratoire d’idées où s’enseigne le management
moderne des politiques publiques asiatiques.
Un bâtisseur social plébiscité par les bailleurs
Ancien Directeur de l’Apprentissage, il a structuré la politique nationale
en installant 14 comités régionaux pour arracher des pans entiers de l’éco-
nomie à l’informel. On lui doit des innovations majeures à fort impact
humain. Il initie le projet pionnier daara-atelier pour les enfants talibés et
déploie le programme «Un ASP, un métier» au Ministère de l’Intérieur.
Sa direction du projet PADIA s’est soldée par la formation, la certification
et l’insertion de plus de 10 000 jeunes et femmes.
Cette efficacité terrain s’accompagne d’une maîtrise absolue de la finance
internationale. Ancien Coordonnateur du Projet PFPE financé par la KFW
allemande, il a infusé la rigueur germanique dans sa gestion. Expert au-
près du BIT/OIT, il est un habitué des négociations face à la Banque mon-
diale et à l’Union européenne.
Aujourd’hui , sa feuille de route s’inscrit en ligne droite du projet «Sénégal
Vision 2050» du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. En activant
des leviers urgents comme la Validation des Acquis de l’Expérience
(VAE) et le suivi des centres partenaires, Soulèye Kane incarne cette nou-
velle ère de managers publics qui savent exactement d’où viennent les
fonds, comment les optimiser, et à qui ils doivent profiter sur le terrain.
#ledakarois

Tournée ouest-africaine 2026 de l’A.B.A. : le bénévolat, ce carburant invisible du développement africain

Par Aly Saleh

L’Association des Bénévoles d’Afrique (A.B.A.), présidée par Soko Soko, également consul honoraire de la Côte d’Ivoire à Nantes, a lancé sa tournée ouest-africaine de deux semaines par une première étape à Dakar. Celle-ci a été marquée par une audience avec le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba. Cette initiative panafricaine vise à promouvoir le volontariat et à renforcer la cohésion sociale, avant de se poursuivre au Togo puis en Côte d’Ivoire.

Cette rencontre inaugurale entre le Khalife général de Bambilor et le président de l’A.B.A. symbolise une convergence entre les valeurs spirituelles et l’engagement citoyen. Pour Soko Soko, cette démarche s’inscrit pleinement dans les traditions africaines fondées sur le respect et l’hospitalité.

« On ne peut pas mettre en œuvre un tel projet sans respecter les principes d’hospitalité. En tant qu’Africains, il était naturel pour moi de venir me présenter au Khalife avec ma délégation, de lui exposer notre projet et d’ouvrir une collaboration », a déclaré Soko Soko, tout en saluant le travail de l’antenne sénégalaise de l’association, qui a facilité cette rencontre.

En réponse, le Khalife général de Bambilor a livré un message fort, centré sur la nécessité d’un changement de mentalité.

« En Afrique, tant que les consciences ne changeront pas, l’argent que l’on apportera ne sera qu’une goutte d’eau dans la mer », a-t-il affirmé. Établissant un parallèle avec les enseignements de l’islam, il a rappelé que « la Zakat est un symbole de solidarité et de soutien aux personnes dans le besoin (…) Dieu nous a créés pour que nous nous connaissions, nous entraidions et formions une seule communauté ».

Afin de pérenniser cette dynamique, le guide religieux a invité l’A.B.A. à aller au-delà de la création de simples cellules de volontariat en mettant en place un centre de formation destiné à sensibiliser les jeunes générations aux valeurs du partage et de l’engagement citoyen. Il a également assuré l’association de la disponibilité de ses équipes pour accompagner cette initiative.

Cette première étape sénégalaise donne ainsi le ton d’une tournée qui conduira la délégation au Togo puis en Côte d’Ivoire. Le slogan de l’association, « Les bénévoles d’Afrique, ensemble nous y arriverons », prend désormais tout son sens.

En réunissant la force des valeurs spirituelles et l’énergie du volontariat, la tournée ouest-africaine 2026 de l’A.B.A. pose les bases d’une dynamique de coopération entre la diaspora et les forces vives du continent. À travers cette initiative, Soko Soko défend la conviction que les réponses aux défis africains doivent avant tout émerger des Africains eux-mêmes, grâce à une mobilisation collective fondée sur la solidarité, le partage et l’engagement citoyen. Le message lancé depuis Dakar est sans équivoque : en faisant évoluer les comportements, progressivement mais durablement, l’Afrique peut construire son propre destin.

Aly Saleh

Deux ans à la tête du pays et présidence de la CEDEAO : Omar Youm en cas pratique

Alors que le régime du président Bassirou Diomaye Faye entame sa troisième année à la tête du Sénégal, l’ancien ministre des Forces armées, Omar Youm, livre son analyse de la situation nationale et sous-régionale. De la crise que traverse la CEDEAO au bilan de la gouvernance, en passant par la menace terroriste, il plaide pour le dialogue, dénonce une « agitation institutionnelle » et appelle à un renforcement de la vigilance sécuritaire.

Monsieur le Ministre, la CEDEAO célèbre ses 50 ans dans un contexte de division, après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Le Sénégal en assure aujourd’hui la présidence. Comment éviter un éclatement définitif de l’organisation ?

Je salue d’abord l’élection du président Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Conférence des chefs d’État, qui coïncide avec la nomination du général Birame Diop à la Commission de la CEDEAO. Cette double désignation peut insuffler un nouvel élan à une organisation confrontée à une crise majeure.

Le retrait des trois pays du Sahel, réunis au sein de l’AES, après celui de la Mauritanie en 2000, fragilise considérablement la CEDEAO. À mi-parcours de son histoire, l’organisation a déjà perdu quatre de ses seize membres.

Mais je refuse de considérer cette rupture comme définitive. L’histoire, la géographie et nos économies nous condamnent à vivre ensemble. On peut quitter un traité, mais pas son voisinage ni les défis sécuritaires communs.

Le Sénégal jouit d’une réputation de pays de dialogue et de stabilité. J’espère que cette présidence sera celle de la médiation et de la refondation.

Il faut reprendre sans délai le dialogue politique avec Bamako, Ouagadougou et Niamey, tout en leur proposant une coopération souple sur les questions essentielles : la sécurité, les corridors de transport, la libre circulation et les programmes communautaires.

C’est en travaillant ensemble sur des objectifs concrets que nous pourrons envisager, dans un climat apaisé, une éventuelle réintégration.

Deux ans après l’alternance, quel regard portez-vous sur la gouvernance actuelle ? Dialogue, reddition des comptes, réformes : va-t-on vers l’apaisement ou vers davantage de tensions ?

L’élection de mars 2024 avait suscité un immense espoir. Les 54 % obtenus dès le premier tour par Bassirou Diomaye Faye traduisaient une forte attente de changement.

Aujourd’hui, le constat est plus contrasté. En dehors des discours sur les réformes, on observe peu de réalisations concrètes.

Sur le dialogue, il manque un véritable cadre. Il n’y a ni ordre du jour partagé, ni inclusivité, ni garanties. On ne peut pas convier les acteurs uniquement pour entériner des décisions déjà prises. Un véritable dialogue suppose des compromis.

Concernant la reddition des comptes, nous l’avons toujours défendue. C’est une exigence démocratique. Sous le régime de l’APR, nous avons mis en place l’OFNAC, renforcé l’IGE, la Cour des comptes ainsi que le dispositif de déclaration de patrimoine. Personne ne doit être au-dessus des règles qui encadrent la gestion des deniers publics.

En revanche, nous sommes opposés à toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Lorsqu’elle devient sélective, elle perd sa crédibilité et sa légitimité.

S’agissant des réformes, j’ai le sentiment qu’une certaine agitation institutionnelle fait oublier les urgences sociales. Les Sénégalais attendent des emplois, une baisse du coût de la vie, le paiement de la dette intérieure et de véritables perspectives pour la jeunesse.

Sans réponses concrètes à ces préoccupations, les tensions risquent de s’accumuler.

La menace terroriste se rapproche des frontières du Sénégal. Le pays est-il suffisamment protégé et quelle stratégie préconisez-vous pour les cinq prochaines années ?

J’ai été ministre des Forces armées, et non de l’Intérieur. Cela dit, nos forces de défense et de sécurité sont professionnelles, disciplinées et républicaines. C’est un atout majeur.

Toutefois, aucun pays n’est aujourd’hui totalement à l’abri. La menace existe et se rapproche progressivement de nos frontières. La zone du tripoint Mali-Mauritanie-Sénégal mérite une surveillance particulière.

Le Sénégal est protégé, mais il ne doit surtout pas tomber dans l’autosatisfaction. En matière de lutte contre le terrorisme, l’excès de confiance constitue une faiblesse.

Notre dispositif est solide, mais il doit continuellement s’adapter à l’évolution des menaces. La priorité doit être accordée au renseignement, à la coopération transfrontalière et au partage d’informations. C’est la réponse la plus efficace face à la porosité de nos frontières.

Moustapha Ndiaye

Élections territoriales : le FDR accuse le gouvernement de préparer un report du scrutin

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) hausse le ton face aux incertitudes entourant la tenue des prochaines élections territoriales. Dans une déclaration publiée ce mercredi 5 août 2026 à Dakar, la Conférence des Leaders du Front estime que le calendrier électoral est aujourd’hui gravement compromis et accuse le gouvernement d’entretenir une situation susceptible de conduire à un report du scrutin.

Le FDR rappelle qu’il avait, depuis plusieurs mois, alerté les autorités sur les risques pesant sur le respect des délais prévus par le Code électoral. Le Front souligne notamment qu’en réponse à une correspondance datée du 6 mars 2026, le ministre de l’Intérieur alors en fonction avait assuré que les élections territoriales se tiendraient dans les délais légaux. Selon cette réponse, les dispositions des articles L.236 et L.269 du Code électoral permettaient encore au Président de la République de signer le décret portant convocation du corps électoral dans les temps impartis.

Pour les responsables du Front, les faits observés depuis lors contredisent toutefois ces engagements. Ils estiment que plusieurs échéances prévues par la législation électorale n’ont pas été respectées, alimentant les inquiétudes quant à l’organisation effective du scrutin.

Le FDR rappelle qu’en vertu des articles L.247 et L.282 du Code électoral, le ministre de l’Intérieur doit fixer, après concertation avec les acteurs politiques, le montant de la caution électorale au plus tard le 20 août 2026. Les listes de candidatures aux élections départementales et municipales doivent ensuite être déposées entre le 24 et le 29 octobre 2026, conformément aux articles L.248 et L.283, tandis que la convocation des électeurs est censée intervenir au plus tard le 19 octobre 2026, comme le prévoit l’article L.294.

Le Front relève également qu’aucune révision ordinaire des listes électorales n’a été organisée depuis le 1er février 2026, alors que cette opération constitue une étape essentielle du processus électoral. À défaut, une révision exceptionnelle aurait dû, selon lui, être décidée en même temps que la publication du décret fixant la date des élections.

Face à cette situation, le FDR évoque une « inertie probablement délibérée » de la part du gouvernement. Selon le Front, les retards accumulés rendent désormais difficile l’organisation des élections territoriales avant le 17 janvier 2027, date limite prévue par la loi électorale. Il précise néanmoins qu’aucune contrainte objective ne justifie, à ses yeux, un éventuel report du scrutin au-delà de cette échéance, si ce n’est une volonté politique.

Le Front considère que le respect du calendrier électoral constitue une obligation démocratique et constitutionnelle. Il met en garde contre les conséquences d’un report de fait des élections, estimant qu’une telle situation entretiendrait l’incertitude politique et pourrait conduire à une prolongation illégale des mandats des élus territoriaux, au détriment de la crédibilité des institutions et de l’État de droit.

En conclusion, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République appelle à l’ouverture immédiate de concertations entre le gouvernement, les partis politiques et les autres acteurs concernés. Il invite également les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des citoyens à se mobiliser pour exiger le respect strict du Code électoral et du calendrier des élections territoriales, qu’il considère comme une condition indispensable à la transparence du processus électoral et à la préservation de la démocratie sénégalaise.

Sabadola, Saraya et Khosanto en conclave : au moins 500 nouveaux adhérents rejoignent Kiiraay

Une importante opération de massification du parti Kiiraay a été menée dans les localités de Sabadola, Saraya et Khosanto, dans la région de Kédougou. À l’issue de cette tournée politique, les responsables annoncent l’adhésion d’au moins 500 nouveaux militants.

Des séances de porte-à-porte ont été organisées dans plusieurs villages afin de sensibiliser les populations aux idéaux du parti. Selon Dantouma, l’opération a suscité un engouement important.

« Je suis allé à Sabadola dans la nuit et, le lendemain matin, nous avons effectué du porte-à-porte. Là aussi, nous avons enregistré de nouveaux adhérents. Je ne peux pas avancer un chiffre exact, mais il se situe entre 300 et 500 personnes », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que les localités de Khosanto et de Mamakono ont manifesté leur adhésion à la dynamique de Kiiraay.

Dantouma a, par ailleurs, révélé que le maire de la commune de Khosanto, Mamady Cissokho, personnalité influente et très écoutée par les populations locales, s’est déclaré favorable à la main tendue du président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, cette prise de position constitue un signal fort dans une commune qui compte plus de 500 habitants.

Profitant de cette rencontre, l’envoyé à la Présidence a recueilli les principales préoccupations des populations. Parmi les doléances figurent l’aménagement des couloirs d’orpaillage, la reprise des travaux de la route reliant Bembou à Khosanto puis à Kayan, dont la première pierre avait été posée sous le régime de Macky Sall, ainsi que l’électrification rurale, l’amélioration de la couverture du réseau téléphonique et l’accès à l’eau potable.

Moustapha Ndiaye

Départ d’Abdou Khadir Sow du PRP : naissance du Front Républicain pour Diomaye Diakhar Faye (FRDF)

Dakar, 5 août 2026 – Après cinq années passées au sein du Parti Républicain pour le Progrès (PRP), Abdou Khadir Sow, ancien secrétaire national chargé de la massification, a officiellement annoncé son départ de cette formation politique. À cette occasion, il a également dévoilé la création d’un nouveau mouvement baptisé Front Républicain pour Diomaye Diakhar Faye (FRDF).

Revenant sur son parcours au sein du PRP, Abdou Khadir Sow a rappelé s’être investi depuis la création du parti, affirmant avoir œuvré « avec loyauté et engagement » pour son développement. Il a adressé ses remerciements aux responsables, militants et sympathisants qu’il a côtoyés durant ces cinq années, soulignant que « la politique est une question de conviction et de responsabilité ». Il a précisé que son départ s’effectue « sereinement ».

Le FRDF se présente comme un mouvement citoyen et républicain, ouvert à toutes les personnes désireuses de contribuer à la consolidation de la République et à l’accompagnement du projet porté par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Selon son fondateur, « le Sénégal doit être au-dessus des intérêts partisans » et a besoin « d’institutions fortes, d’une gouvernance responsable et d’une économie créatrice d’emplois ».

Le nouveau front ambitionne de fédérer les citoyens, les jeunes, les femmes, la diaspora ainsi que l’ensemble des forces vives de la nation. Abdou Khadir Sow affirme inscrire cette initiative dans une démarche « responsable et critique », estimant que soutenir la République implique également de l’interpeller lorsque cela est nécessaire. Le FRDF entend ainsi constituer « une force de mobilisation au service de l’intérêt général ».

Dans son allocution, l’ancien responsable du PRP a exprimé sa reconnaissance envers ses anciens compagnons de parti, tout en invitant ses soutiens à considérer cette nouvelle étape comme la continuité de son engagement politique. S’adressant à la jeunesse, il a rappelé que « l’avenir se construit ». À l’ensemble des Sénégalais, il a lancé un appel à l’unité autour des valeurs de la République, du développement et de la justice sociale.

« Le temps est venu de rassembler, de construire et de servir », a conclu Abdou Khadir Sow, avant de proclamer : « Vive la République. Vive le Sénégal. »

Affaire Feeñal Digital : trois chroniqueurs condamnés à des peines de prison ferme pour offense au chef de l’État

Le tribunal de Dakar a rendu son verdict, ce mercredi, dans l’affaire impliquant trois chroniqueurs de Feeñal Digital, poursuivis pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs et offensants à l’endroit du chef de l’État. À l’issue du procès, Lamignou Darou a été condamné à trois mois de prison ferme, tandis qu’Oustaz Thiep et Ndiaye Touba ont chacun écopé de deux mois de prison ferme.

Les trois prévenus avaient été arrêtés le 28 juillet dernier dans les locaux de Feeñal Digital, à la suite d’une autosaisine du procureur de la République. Leur interpellation faisait suite à la diffusion sur le réseau social TikTok d’une vidéo devenue virale, dans laquelle ils prononçaient des prières appelant le malheur et la mort sur « celui qui a trahi le projet du Pastef ».

Ces déclarations avaient rapidement suscité une vive polémique dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux. Les autorités judiciaires ont considéré que ces propos visaient le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, même si les auteurs de la vidéo ne l’avaient pas explicitement nommé.

Le parquet avait engagé des poursuites contre les trois chroniqueurs pour discours contraire aux bonnes mœurs et offense au chef de l’État, estimant que les propos tenus dépassaient les limites de la liberté d’expression et étaient de nature à porter atteinte aux institutions de la République.

En prononçant ces peines d’emprisonnement ferme, le tribunal de Dakar a suivi la procédure engagée par le ministère public, confirmant ainsi la volonté de la justice de sanctionner les discours jugés attentatoires à la dignité des institutions et de leurs représentants.

Crise à la FIFA : Gianni Infantino réunit en urgence les dirigeants de l’instance au Maroc

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, traverse l’une des périodes les plus délicates de son mandat. Confronté à une fronde interne sans précédent et à une vague de critiques émanant des principales confédérations du football mondial, le dirigeant italo-suisse a convoqué, ce mercredi, une réunion de crise au siège africain de la FIFA, situé au complexe Mohammed VI de Salé, près de Rabat, au Maroc.

Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, cette rencontre, organisée à huis clos, réunit plusieurs hauts responsables de l’instance mondiale afin d’évaluer les conséquences de la controverse provoquée par un projet de réforme de la gouvernance commerciale de la FIFA. Les journalistes n’ont pas été autorisés à assister aux travaux, et l’organisation n’a fourni aucun détail sur l’ordre du jour ni sur les décisions attendues. Plusieurs véhicules officiels, dont des vans aux vitres teintées, ont été aperçus entrant dans le complexe dans la matinée.

Si les raisons du choix du Maroc pour accueillir cette réunion n’ont pas été officiellement expliquées, le royaume occupe une place stratégique dans les projets de la FIFA. Il accueillera, avec l’Espagne et le Portugal, la Coupe du monde 2030. Gianni Infantino se trouvait déjà dans le pays la semaine dernière à l’occasion des célébrations de la Fête du Trône.

Cette réunion intervient quelques jours seulement après l’abandon d’un projet qui a profondément divisé la gouvernance du football mondial. La semaine dernière, Gianni Infantino avait présenté la création d’une société externe baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), chargée de gérer les activités commerciales de l’organisation ainsi que les grandes compétitions internationales, notamment les Coupes du monde. Le projet prévoyait également l’entrée d’investisseurs privés dans la gestion de ces activités, une orientation qui a immédiatement suscité une vive opposition.

Révélé par la presse avant même sa présentation officielle, ce plan a provoqué une levée de boucliers au sein de plusieurs confédérations et parmi de nombreux responsables de la FIFA. Face à cette contestation, le projet a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi.

Les critiques ne se sont pas limitées aux partenaires extérieurs. Plusieurs personnalités influentes de la FIFA ont publiquement pris leurs distances avec le président. Le directeur du développement du football mondial, Arsène Wenger, ainsi que le secrétaire général Mattias Grafström ont exprimé leur désaccord. Dans une lettre adressée aux employés de la FIFA et consultée par l’AFP, Mattias Grafström a évoqué « une série d’événements tristes et condamnables », tout en saluant « l’abandon permanent » de cette réforme.

Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a également quitté ses fonctions vendredi dernier, affirmant s’opposer « catégoriquement » au projet porté par le président de la FIFA.

À cette contestation interne s’ajoute une pression croissante des grandes confédérations continentales. L’UEFA, particulièrement hostile à cette réforme, avait même agité la menace d’un boycott des prochaines Coupes du monde si le projet était maintenu. Après son retrait, l’organisation européenne a indiqué avoir perdu confiance en Gianni Infantino et envisage désormais des poursuites judiciaires. Dans une correspondance adressée à la FIFA, l’UEFA a officiellement notifié qu’elle étudiait la possibilité d’engager une action en justice.

De son côté, la Concacaf, qui regroupe les fédérations d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes, a réclamé une révision complète de la gouvernance de la FIFA sous la présidence d’Infantino, estimant que les récents événements ont gravement fragilisé la crédibilité de l’institution.

À quelques mois de l’élection présidentielle prévue en mars 2027 à Rabat, cette crise pourrait peser lourd sur les ambitions du président sortant. Pour l’heure, Gianni Infantino demeure le seul candidat officiellement déclaré à sa propre succession. Toutefois, plusieurs fédérations nationales, notamment celles de la Finlande, du pays de Galles, de la Serbie et de la Suède, ont déjà annoncé le retrait de leur soutien.

La pression s’est encore accentuée mardi avec les déclarations du prince Ali ben Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football. Dans un message publié sur le réseau social X, il a accusé Gianni Infantino d’avoir exercé des pressions sur certaines fédérations. Selon lui, des responsables de la FIFA lui auraient laissé entendre, durant la dernière Coupe du monde, qu’un soutien public au président faciliterait l’obtention d’une aide pour la fédération jordanienne. Des accusations particulièrement graves qui renforcent les interrogations sur la gouvernance de l’instance mondiale.

Afrobasket U18 féminin : les Lioncelles du Sénégal lancent leur quête d’un nouveau sacre face au Cameroun

L’équipe nationale féminine U18 du Sénégal entre en lice ce mercredi à l’Afrobasket de la catégorie avec un premier défi de taille face au Cameroun. La rencontre, prévue à 16 heures, marquera le début de la campagne des Lioncelles dans une compétition où elles nourrissent de grandes ambitions : reconquérir le titre continental et décrocher leur qualification pour la prochaine Coupe du monde U19.

Sous la direction de leur sélectionneur, Malick Bachir Diop, les jeunes basketteuses sénégalaises abordent ce rendez-vous avec la volonté de renouer avec une tradition d’excellence. Nation historique du basketball africain, le Sénégal reste l’un des pays les plus titrés du continent, mais attend un nouveau sacre dans cette catégorie depuis plus d’une décennie.

Les Lioncelles avaient remporté la toute première édition de l’Afrobasket féminin U18 en 1985, au Ghana, avant d’inscrire une nouvelle fois leur nom au palmarès en 2012. Depuis, elles courent derrière un nouveau titre continental, malgré plusieurs participations marquées par de belles performances.

La mission s’annonce toutefois particulièrement exigeante. Versé dans un groupe très compétitif, le Sénégal devra également se mesurer au Nigeria, référence du basketball féminin africain ces dernières années, ainsi qu’à la Tunisie, une équipe en constante progression sur la scène continentale. Chaque rencontre revêtira donc une importance capitale dans la course à la qualification pour les phases finales.

Conscientes de l’enjeu, les protégées de Malick Bachir Diop comptent s’appuyer sur leur talent, leur discipline collective et l’expérience acquise lors de leur préparation pour réaliser un parcours à la hauteur des attentes. Une victoire d’entrée contre le Cameroun constituerait un précieux atout pour lancer idéalement leur tournoi et renforcer leur confiance avant les confrontations décisives à venir.

Marché de 6,389 milliards FCFA : l’Arcop confirme TSG Sénégal, Mesure Process déboutée

L’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop) a tranché. Dans le litige qui opposait Mesure Process au Conseil exécutif des transports urbains durables (Cetud), le régulateur a validé l’attribution provisoire du marché de 6,389 milliards FCFA à TSG Sénégal, malgré plusieurs zones d’ombre relevées dans la procédure.

Selon les informations du quotidien Libération, la décision finale est tombée le 17 juin 2026, après plusieurs semaines d’instruction. L’Arcop avait auparavant suspendu la procédure pour examiner les recours introduits par l’entreprise contestataire.

Ce marché stratégique s’inscrit dans le vaste programme de restructuration du transport urbain à Dakar. Il porte sur la conception, la fourniture, le montage et l’installation d’équipements destinés au stockage et à la distribution de gaz naturel liquéfié (GNL), un projet clé dans la modernisation du réseau de transport de la capitale.

Le financement de cette première phase est en partie assuré par la banque allemande KfW, qui encadre strictement les règles de passation des marchés.

Une procédure serrée entre deux concurrents

L’appel d’offres avait d’abord retenu cinq entreprises après un appel à manifestation d’intérêt. À l’issue de l’évaluation technique, seules deux sociétés sont restées en lice : TSG Sénégal et Mesure Process.

Sur le plan technique, Mesure Process avait pris l’avantage avec 80,9 points contre 79,1 pour TSG Sénégal. Les résultats avaient été communiqués le 13 mars 2026.

Mais lors de l’ouverture des offres financières, le 17 mars, TSG Sénégal a proposé 6,389 milliards FCFA HT, contre 5,792 milliards FCFA pour son concurrent.

TSG Sénégal finalement en tête

Malgré l’écart de prix, le classement final basé sur la combinaison des notes techniques et financières a donné l’avantage à TSG Sénégal, avec 85,25 %, contre 84,71 % pour Mesure Process. Le Cetud lui a donc attribué provisoirement le marché le 6 mai 2026.

Estimant la procédure irrégulière, Mesure Process a d’abord saisi le Cetud d’un recours gracieux, rejeté le 12 mai. L’entreprise a ensuite porté l’affaire devant l’Arcop le 18 mai, demandant l’annulation de l’attribution.

Le Comité de règlement des différends a jugé le recours recevable et suspendu la procédure le 21 mai, avant d’exiger tous les documents du marché. Ceux-ci ont été transmis début juin.

Les griefs de Mesure Process

Dans son recours, Mesure Process dénonçait plusieurs manquements : procès-verbal incomplet, absence de signatures de certains membres, et surtout manque de transparence sur les éléments ayant servi au calcul des notes financières.

L’entreprise contestait également le traitement des droits de douane dans l’offre de TSG Sénégal, estimant que le dossier d’appel d’offres imposait des prix hors taxes et hors droits de douane, sans possibilité de retraitement ultérieur.

Elle relevait enfin un écart entre le montant annoncé lors de l’ouverture des plis et celui retenu pour l’évaluation finale.

L’Arcop valide la procédure

Après examen, l’Arcop a reconnu des insuffisances dans la traçabilité du procès-verbal d’ouverture des offres financières. Mais le régulateur a estimé que ces manquements ne remettaient pas en cause la régularité globale de la procédure.

Surtout, les échanges entre le comité d’évaluation et TSG Sénégal ont été jugés conformes aux règles, s’agissant de simples demandes de clarification autorisées par le dossier d’appel d’offres et les directives de la KfW.

Aucune modification de l’offre ni du prix n’a été constatée, souligne l’Arcop.

Le recours rejeté

Au final, le régulateur a rejeté le recours de Mesure Process comme non fondé, confirmant ainsi l’attribution provisoire du marché à TSG Sénégal.

Ceuta : Rabat affirme avoir alerté Madrid avant la flambée migratoire

Les autorités marocaines assurent avoir averti l’Espagne, plusieurs semaines avant la récente vague d’arrivées de migrants à Ceuta, du risque d’une aggravation de la pression migratoire. Cette version est toutefois contestée par Madrid, qui affirme n’avoir reçu aucune alerte officielle. Cette divergence relance le débat sur la gestion de la crise et sur le partage des responsabilités entre les deux pays.

S’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de plusieurs médias, un haut responsable marocain a indiqué que Rabat avait informé les autorités espagnoles, aux alentours des 22 et 23 juillet, des conséquences potentielles d’une décision rendue par la Cour suprême espagnole. Selon lui, ce jugement, qui considère que le renvoi immédiat des migrants ne s’applique pas aux personnes arrivées par voie maritime, risquait d’encourager davantage de candidats à l’émigration.

« Nous avons prévenu que cette décision allait créer un problème, et c’est exactement ce qui s’est produit », a déclaré ce responsable, estimant que cette évolution juridique a alimenté l’espoir de nombreux migrants de pouvoir rester sur le territoire espagnol après leur arrivée.

D’après les autorités marocaines, la propagation d’interprétations erronées de cette décision de justice a largement contribué à amplifier le phénomène. Rabat et Madrid s’accordent d’ailleurs sur le fait que de fausses informations circulant sur les réseaux sociaux et dans certains canaux de communication ont convaincu de nombreux migrants que les possibilités d’expulsion avaient été considérablement réduites.

Parallèlement, plusieurs médias espagnols ont affirmé que les services de renseignement avaient eux aussi alerté le ministère de l’Intérieur sur le risque d’arrivées massives vers l’enclave de Ceuta. Une information rapidement rejetée par les autorités espagnoles, qui maintiennent n’avoir reçu aucun avertissement spécifique susceptible de permettre une anticipation de cette crise.

Face aux critiques formulées ces derniers jours par certains observateurs, qui accusent les forces de sécurité marocaines d’avoir fait preuve de passivité lors des premières heures de la crise, le haut responsable marocain rejette toute idée de défaillance du dispositif sécuritaire. Selon lui, les forces de l’ordre se sont retrouvées confrontées à un afflux d’une ampleur exceptionnelle, rendant toute intervention musclée particulièrement délicate.

Le responsable insiste également sur le fait que la gestion des flux migratoires ne peut être considérée comme une responsabilité exclusive du Maroc. À ses yeux, ce phénomène constitue un défi partagé qui nécessite une coopération étroite entre les deux rives de la Méditerranée, tant sur le plan sécuritaire que sur celui des politiques migratoires.

Affaire impliquant la fille de Mame Matar Guèye : Jamra reporte sa conférence de presse à la demande de la défense

La conférence de presse que l’organisation Jamra devait tenir ce jeudi 6 août dans le cadre de l’affaire impliquant la fille de son président, Mame Matar Guèye, n’aura finalement pas lieu à la date prévue. L’annonce du report a été officialisée par Mame Matar Guèye lui-même à travers une note adressée aux médias.

Selon les précisions fournies par la direction de Jamra, cette décision fait suite aux recommandations formulées par les avocats assurant la défense de la prévenue F. B. G., en l’occurrence Maîtres Seyba Danfakha et Alpha Oumar Diallo. Les conseils juridiques ont estimé qu’il était préférable de différer cette prise de parole publique dans l’intérêt de la procédure judiciaire en cours.

Dans son communiqué, l’organisation indique avoir choisi de se conformer aux orientations de la défense afin de préserver la sérénité du dossier et d’éviter toute communication susceptible d’interférer avec le déroulement de la procédure. Ce report est ainsi présenté comme une démarche de prudence et de respect des exigences liées au traitement judiciaire de cette affaire, qui continue de susciter un vif intérêt de l’opinion publique.

Pour l’heure, aucune nouvelle date n’a été arrêtée pour la tenue de cette conférence de presse. Jamra assure toutefois que les médias ainsi que le public seront informés en temps opportun dès qu’un nouveau calendrier sera fixé.

Babacar Abba Mbaye rompt le silence, rejoint Kiiraay et dresse un sévère réquisitoire sur la situation du Sénégal

Après plusieurs mois d’absence de la scène politique nationale, Babacar Abba Mbaye signe son retour avec une prise de parole remarquée. Dans un entretien accordé au journal Les Échos, le président du mouvement Convictions revient sur les raisons de son silence, révèle avoir rencontré le président Bassirou Diomaye Faye au début du mois de juillet et officialise son adhésion au nouveau parti présidentiel Kiiraay, dont il se présente comme membre fondateur. Il en profite également pour livrer une analyse critique de la conjoncture politique, économique et institutionnelle du Sénégal.

Babacar Abba Mbaye explique que son retrait du débat public était motivé par un séjour en France, où il a suivi une formation à Sciences Po Paris. À ses yeux, cette parenthèse académique répondait à un besoin de renforcement des compétences et d’actualisation des connaissances, dans un contexte où les défis auxquels sont confrontés les États exigent des responsables politiques une préparation toujours plus solide.

L’ancien parlementaire estime que la classe politique sénégalaise souffre d’un déficit de renouvellement et de formation. Il regrette que les postes stratégiques de l’administration soient de plus en plus confiés à des technocrates, au motif que les responsables politiques seraient, par principe, moins compétents ou moins vertueux. Une perception qu’il juge injuste, rappelant que les partis politiques sénégalais ont formé de nombreuses personnalités dotées d’une véritable culture de l’État, d’un profond sens de la République et de compétences avérées.

S’il reconnaît les difficultés auxquelles font face les formations politiques, Babacar Abba Mbaye appelle néanmoins celles-ci à engager une profonde mutation. Selon lui, elles doivent moderniser leur fonctionnement, améliorer leurs mécanismes de sélection des cadres et favoriser l’émergence de nouvelles générations capables de répondre aux exigences de la gouvernance publique. Il considère que la régénération de la classe politique constitue désormais un impératif pour renforcer la crédibilité de l’action publique.

Évoquant la situation nationale, le président de Convictions confie avoir suivi, depuis l’étranger, les évolutions politiques du Sénégal avec « beaucoup de désolation et d’inquiétude ». Il rappelle avoir, dès la publication du rapport de la Cour des comptes, alerté sur les conséquences qu’il jugeait inévitables pour le mandat en cours. Selon lui, les erreurs de communication, les choix opérés et certaines postures adoptées au début de la gouvernance ont contribué à fragiliser davantage un contexte économique déjà difficile.

La question de la dette publique demeure, selon Babacar Abba Mbaye, le principal défi auquel le Sénégal devra faire face durant les prochaines années. Il estime que son poids pèsera durablement sur les finances publiques et limitera les capacités d’investissement de l’État. Toutefois, au-delà des considérations économiques, il se dit surtout préoccupé par la dégradation du débat public. Il déplore ce qu’il qualifie de médiocrité des échanges politiques, estimant que celle-ci nourrit des polémiques inutiles et des tensions qu’il juge contre-productives pour le pays.

Au cours de cet entretien, Babacar Abba Mbaye confirme également avoir rencontré le président Bassirou Diomaye Faye au début du mois de juillet. Il indique que cette discussion, qu’il décrit comme franche et approfondie, l’a convaincu d’apporter son soutien au chef de l’État.

Selon lui, le président de la République souhaite recentrer le débat national sur l’action gouvernementale afin de restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers, des bailleurs internationaux ainsi que des investisseurs privés. Babacar Abba Mbaye estime cependant que le parti qui devait initialement porter cette dynamique ne semble pas en mesure de remplir pleinement cette mission. Il considère que les affrontements politiques internes risqueraient de détourner l’attention des véritables priorités économiques du pays.

Officialisant son engagement, il affirme être membre fondateur de Kiiraay, la nouvelle formation politique lancée autour du président Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, l’urgence consiste à relancer l’économie, restaurer la confiance des investisseurs et redonner à l’État une capacité d’investissement suffisante pour soutenir la croissance. Il évoque notamment la baisse des investissements directs étrangers, qu’il interprète comme le symptôme d’une perte de confiance envers le Sénégal.

Selon Babacar Abba Mbaye, le pays est progressivement passé du statut de référence démocratique en Afrique de l’Ouest à celui d’un État observé avec davantage de scepticisme. Une évolution qu’il attribue à certaines pratiques et controverses politiques ayant affecté l’image du Sénégal sur la scène internationale.

L’ancien député s’est également prononcé sur les débats entourant la durée du mandat présidentiel. Il juge ces polémiques particulièrement dangereuses pour le pays, estimant qu’elles détournent l’attention des véritables urgences économiques et sociales. À ses yeux, le président de la République a aujourd’hui davantage besoin d’un climat politique apaisé que de controverses institutionnelles susceptibles de raviver les tensions.

Pour Babacar Abba Mbaye, la réflexion sur le temps politique ne peut être réduite à la seule question de la durée des mandats. Il estime que les crises successives obligent désormais les États à privilégier des politiques de court terme, tandis que le poids de la dette réduit considérablement les marges de manœuvre budgétaires. Il craint que les futurs emprunts servent principalement au remboursement des engagements existants plutôt qu’au financement de nouveaux projets de développement.

L’ancien parlementaire n’a pas manqué de critiquer certaines décisions institutionnelles prises ces dernières années. Revenant sur la suppression du Conseil économique, social et environnemental ainsi que du Haut Conseil des collectivités territoriales, il rappelle avoir participé aux débats parlementaires ayant conduit à leur disparition, officiellement pour des raisons d’économie budgétaire.

Il estime toutefois qu’il existe aujourd’hui une incohérence entre les arguments avancés à l’époque et certaines dépenses actuelles, notamment en ce qui concerne les fonds politiques. Selon lui, les institutions ne doivent jamais être modifiées pour répondre aux intérêts d’un individu ou d’un parti, mais dans le seul objectif de renforcer l’efficacité de l’État et de servir durablement les intérêts de la nation.

Sur le terrain politique, Babacar Abba Mbaye annonce enfin son intention de structurer rapidement Kiiraay dans le département de Saint-Louis. Il prévoit d’y installer des équipes locales afin de préparer les prochaines élections territoriales et de renforcer l’implantation du parti présidentiel.

Élections territoriales : Aldiouma Sow fustige « le clan des Sonko-dépendants » et défend les prérogatives du chef de l’État

Le débat autour de la fixation de la date des prochaines élections territoriales continue d’alimenter les réactions sur la scène politique sénégalaise. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Aldiouma Sow s’en est vivement pris à ceux qu’il désigne comme « le clan des Sonko-dépendants », qu’il accuse d’entretenir une polémique injustifiée autour du décret présidentiel attendu pour convoquer le scrutin.

Selon lui, les critiques formulées contre le pouvoir ne reposent sur aucun fondement juridique. Il estime que les acteurs visés cherchent à créer une agitation politique alors que, d’après lui, la législation électorale sénégalaise ne fixe aucun délai impératif obligeant le président de la République à signer le décret convoquant les électeurs pour les élections territoriales.

Pour appuyer son argumentation, Aldiouma Sow rappelle une maxime politique selon laquelle « dans l’opposition, on n’est responsable de rien, alors qu’au pouvoir, on est responsable de tout ». À ses yeux, cette réalité explique les attaques répétées contre les autorités actuelles concernant l’organisation du scrutin.

L’auteur de la publication va plus loin en mettant en doute les capacités électorales de ceux qu’il critique. Il affirme que ces derniers ne seraient « même pas sûrs de remporter cinq collectivités territoriales » sur les 601 collectivités que compte le Sénégal, soutenant que cette incertitude électorale expliquerait leur empressement à faire du calendrier des élections un sujet de controverse.

Affaire des téléphones retrouvés dans la cellule de Farba Ngom : le surveillant pénitentiaire obtient une liberté provisoire

Le surveillant pénitentiaire poursuivi dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte de deux téléphones portables dans la cellule de Farba Ngom a finalement recouvré la liberté. Selon les informations publiées par Libération dans son édition de ce mercredi 5 août, la Chambre d’accusation a confirmé l’ordonnance du doyen des juges d’instruction lui accordant une liberté provisoire, mettant ainsi un terme à son maintien en détention.

La juridiction a rejeté le recours introduit par le parquet, qui s’opposait à cette décision. Aucun pourvoi n’ayant été formé à l’issue de cette décision, le surveillant pénitentiaire a pu quitter l’établissement carcéral où il était détenu, tout en restant à la disposition de la justice dans le cadre de la poursuite de la procédure.

Cette affaire trouve son origine dans une fouille effectuée en janvier 2025 au Pavillon spécial de la prison, au cours de laquelle deux téléphones portables avaient été découverts dans la cellule occupée par Farba Ngom. Cette découverte avait immédiatement déclenché une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances dans lesquelles ces appareils avaient été introduits dans un quartier hautement sécurisé de l’établissement pénitentiaire.

À la suite de cet incident, Farba Ngom avait été extrait de sa cellule, placé en garde à vue puis déféré devant les autorités judiciaires. Toutefois, ses avocats avaient rapidement contesté la régularité de la procédure, estimant que les poursuites engagées méconnaissaient les dispositions relatives à son immunité parlementaire.

Après examen du dossier, la Chambre d’accusation avait rendu, en avril 2026, une décision majeure en prononçant l’annulation totale de la procédure engagée à la suite de la découverte des deux téléphones portables. Cette décision avait considérablement affaibli le dossier judiciaire lié à cette affaire et constitué un tournant dans le traitement du contentieux.

Lansana Gagny Sakho exprime ses regrets sur la gouvernance économique et met en garde contre une perte de confiance des investisseurs

Le président du Conseil d’administration de l’APIX-SA, Lansana Gagny Sakho, a livré une analyse sans concession de la situation économique du Sénégal lors de son passage dans l’émission « La Matinale ». Revenant sur son engagement aux côtés de Pastef lors de l’alternance politique, il affirme ne pas regretter d’avoir contribué au changement de régime, tout en exprimant une profonde déception quant à la gestion économique actuelle du pays.

Selon lui, son adhésion au projet porté par Pastef reposait avant tout sur des principes de bonne gouvernance et non sur une fidélité à une personnalité politique. Il explique avoir été convaincu par les engagements en faveur d’une gouvernance vertueuse, de la promotion des compétences aux postes de responsabilité et de l’indépendance de la justice. « Je n’ai jamais suivi un homme, j’ai suivi un projet », a-t-il déclaré, estimant toutefois que le projet mis en œuvre aujourd’hui ne correspond plus à celui qui avait été présenté aux Sénégalais.

Lansana Gagny Sakho affirme que sa vision n’a pas changé et qu’il demeure attaché aux valeurs qui avaient suscité son engagement. En revanche, il regrette les choix opérés depuis l’arrivée du nouveau pouvoir, estimant qu’ils ont eu des conséquences négatives sur l’économie nationale. « Si j’avais su que nous allions nous retrouver dans une telle situation économique, je n’aurais jamais suivi cette voie », a-t-il soutenu, tout en précisant qu’il ne renie ni son engagement passé ni son rôle dans l’alternance politique.

Abordant plus spécifiquement les performances économiques du Sénégal, le PCA de l’APIX-SA a évoqué une dégradation du climat des affaires. Il estime que le pays a perdu du terrain en matière d’attractivité économique et cite notamment le recul enregistré dans les classements relatifs aux investissements directs étrangers. Selon lui, cette évolution traduit une perte de confiance des investisseurs internationaux, désormais plus prudents face aux incertitudes qui entourent l’environnement économique sénégalais.

Pour Lansana Gagny Sakho, la principale difficulté réside aujourd’hui dans le climat d’incertitude qui, selon lui, freine les décisions d’investissement. Il considère que plusieurs prises de position des autorités, notamment autour de la remise en cause de certains contrats existants, ont contribué à installer un sentiment de méfiance auprès des partenaires économiques. À ses yeux, la renégociation de contrats peut être légitime, mais elle doit être conduite avec discrétion et dans un cadre qui préserve la confiance des investisseurs.

Poursuivant son analyse, il estime que cette situation pourrait avoir des répercussions durables sur les perspectives économiques du Sénégal. Il avance que de nombreux investisseurs préféreraient reporter leurs projets jusqu’à la prochaine échéance politique de 2029 afin d’avoir davantage de visibilité sur l’orientation du pays. Selon lui, face à la concurrence de plusieurs économies de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire, le Bénin ou encore le Gabon, le Sénégal risque de perdre des opportunités d’investissement si le climat d’incertitude persiste.

Assemblée nationale : le Bureau convoqué ce mercredi, une rentrée parlementaire sous haute tension

L’Assemblée nationale s’apprête à renouer avec une intense activité politique. Le Bureau de l’institution parlementaire est convoqué ce mercredi à 16 heures pour une réunion qui intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes et de nombreuses interrogations sur les prochains développements de la vie politique nationale.

Selon le quotidien Les Échos, cette rencontre marque le véritable coup d’envoi de la rentrée parlementaire après plusieurs semaines d’accalmie. Si l’ordre du jour officiel n’a pas encore été rendu public, cette réunion est perçue comme une étape déterminante avant l’ouverture d’une séquence qui pourrait être particulièrement mouvementée au sein de l’hémicycle.

Le journal rappelle avoir annoncé, il y a quelques jours, l’imminence d’une période de fortes turbulences à l’Assemblée nationale. La convocation du Bureau vient, selon lui, confirmer ses prévisions et constitue ce qu’il qualifie de « début des hostilités », en référence aux confrontations politiques qui pourraient rythmer les prochaines séances parlementaires.

Cette reprise des activités intervient dans un contexte où plusieurs dossiers sensibles sont attendus sur la table des députés. Les équilibres politiques au sein de l’institution, les débats annoncés autour de questions majeures ainsi que les rapports entre les différentes forces représentées au Parlement devraient alimenter une rentrée qui s’annonce particulièrement suivie.

La SEN-PNA au bord de l’asphyxie financière : les syndicats alertent sur un risque de rupture de médicaments

L’intersyndicale SAS-SAMES de la Sénégalaise de pharmacie nationale d’approvisionnement (SEN-PNA) tire la sonnette d’alarme sur la situation financière qu’elle juge particulièrement préoccupante au sein de l’établissement public chargé de l’approvisionnement du pays en médicaments et produits de santé. Dans un communiqué officiel, les représentants des travailleurs mettent en garde contre les conséquences d’une crise qui, selon eux, menace directement la souveraineté sanitaire du Sénégal.

Au cœur de leurs préoccupations figure une dette de l’État estimée à 28,364 milliards de francs CFA, correspondant aux créances liées à plusieurs programmes nationaux de santé. Les syndicats expliquent que cette situation résulte principalement de l’insuffisance des crédits budgétaires alloués à ces programmes et des retards persistants dans le remboursement des dépenses engagées par la SEN-PNA, notamment dans le cadre du programme national de dialyse.

Selon l’intersyndicale, ces difficultés de trésorerie compromettent gravement le fonctionnement de la structure. L’incapacité à honorer les engagements financiers vis-à-vis des partenaires a conduit plusieurs fournisseurs à durcir leur position, allant jusqu’à suspendre les livraisons de médicaments. Une telle décision fait planer un risque réel de rupture de stock de produits pharmaceutiques essentiels, avec des conséquences potentiellement lourdes pour les établissements de santé et les patients à travers le pays.

Les représentants des travailleurs dénoncent également des pratiques de gestion qu’ils estiment contraires aux intérêts de l’entreprise. Ils évoquent des recrutements jugés injustifiés et insuffisamment transparents, estimant que ces embauches ont contribué à alourdir la masse salariale et à accentuer les déséquilibres financiers de la SEN-PNA.

Face à cette situation, l’intersyndicale formule plusieurs revendications qu’elle considère comme indispensables pour assurer la survie de l’établissement. Elle réclame en priorité l’apurement immédiat des créances de l’État, d’un montant de 28,364 milliards de francs CFA, afin de rétablir la capacité financière de la SEN-PNA et de rassurer les fournisseurs.

Les syndicats demandent également que les crédits destinés au programme national de dialyse soient désormais versés directement à la SEN-PNA, estimant qu’une telle mesure permettrait de réduire les retards de paiement et de garantir une meilleure continuité dans l’approvisionnement des produits médicaux indispensables à la prise en charge des patients.

Par ailleurs, ils plaident pour la mise en place d’un mécanisme de financement durable afin de sécuriser les missions de service public confiées à la structure. Ils réclament aussi la réintégration des agents de la SR-PRA de Dakar ainsi qu’un retour à une gestion plus transparente et plus rigoureuse des ressources humaines.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°792 – 05/08/2026

🔴 PUBLICATION IMMINENTE PAR L’OFNAC DE LA LISTE DES PERSONNES ASSUJETTIES À LA RÈGLE AYANT ACCEPTÉS OU NON DE SE CONFORMER : LES DÉFAILLANTS BIENTÔT VILIPENDÉS
🔴 POLÉMIQUE À LA LONASE : DES DÉMISSIONS QUI ONT MAL TOURNÉ

🔴 LES LIONS À L’HEURE DU CHOIX : VIEIRA, DAF OU RENARD ?

La BAD débloque près de 20 milliards de FCFA pour accompagner les réformes budgétaires du Sénégal

Le Sénégal bénéficie d’un nouveau soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD) dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et la poursuite des réformes économiques engagées par les autorités. Le Conseil d’administration de l’institution panafricaine a approuvé un financement d’environ 20 milliards de francs CFA destiné à appuyer les efforts du gouvernement en matière de gouvernance des finances publiques, de mobilisation des ressources internes et de développement du secteur privé.

Cette enveloppe financière intervient alors que le pays cherche à assainir ses finances publiques et à restaurer les équilibres macroéconomiques. Elle s’inscrit dans une dynamique de réformes visant à renforcer la transparence, améliorer l’efficacité de la gestion budgétaire et créer un environnement plus favorable à l’investissement.

Dans un communiqué, la Banque africaine de développement souligne que ce financement permettra d’accompagner les autorités sénégalaises dans la mise en œuvre de plusieurs réformes prioritaires. Il s’agira notamment de moderniser l’administration fiscale afin d’améliorer la collecte des recettes, de renforcer la gestion de la dette publique et d’accroître l’efficacité des dépenses de l’État.

Le projet prévoit également un appui aux réformes structurelles entreprises à la suite des conclusions de l’audit réalisé par la Cour des comptes sur la situation des finances publiques couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024. Ces recommandations constituent l’un des principaux axes de la stratégie gouvernementale visant à renforcer la crédibilité des finances publiques et à améliorer la gouvernance économique.

Pour la BAD, cette intervention traduit sa volonté d’accompagner durablement le Sénégal dans ses efforts de redressement économique. « Par cette opération, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement aux côtés du Sénégal pour consolider les réformes économiques, renforcer la mobilisation des ressources intérieures et créer les conditions d’une croissance plus résiliente, tirée par un secteur privé plus dynamique », a déclaré Wilfrid Abiola, responsable du bureau pays du Groupe de la BAD au Sénégal.

Au-delà de l’assainissement des finances publiques, ce financement vise également à stimuler le développement du secteur privé. Les ressources serviront à soutenir les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, à encourager l’entrepreneuriat et à renforcer l’attractivité des investissements dans les différents pôles économiques du pays.

La Banque africaine de développement estime par ailleurs que ces mesures permettront au Sénégal de renforcer sa compétitivité économique et de faciliter son accès aux marchés internationaux des capitaux grâce à une gestion plus performante de la dette publique. L’institution met également en avant le renforcement des mécanismes de financement climatique, un levier jugé essentiel pour accompagner le développement durable du pays et améliorer sa résilience face aux défis économiques et environnementaux.

Parti KIIRAAY à Kédougou : le Dr Mouhamadou Lamine Diallo mobilise les troupes et interpelle le ministre Moustapha Bamba Guirassy

Le Dr Mouhamadou Lamine Diallo, responsable politique, élu au Conseil départemental de Kédougou et adjoint au maire de la commune de Tomboronkoto, est monté au front pour structurer le nouveau parti KIIRAAY – Les Patriotes Républicains dans la région de Kédougou. Son objectif est de renforcer l’implantation de la formation politique et de massifier le soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à l’approche des prochaines échéances électorales.

Géographe, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar et spécialiste de la gouvernance des ressources naturelles et du développement territorial, le Dr Diallo entend mettre son expertise au service de la consolidation du parti dans la région. Il a ainsi engagé les responsables politiques des trois départements de Kédougou, Saraya et Salémata dans une dynamique de mobilisation.

Dans cette perspective, une première réunion des responsables s’est tenue le 2 août 2026. Elle a réuni les maires ayant rejoint KIIRAAY, ainsi que les leaders de mouvements et de partis politiques ayant fusionné avec cette nouvelle formation. Un grand rassemblement régional est prévu le 16 août 2026, à partir de 9 heures.

« Il est temps de se dévoiler » : le Dr Diallo interpelle le ministre Moustapha Bamba Guirassy

Le principal point de préoccupation soulevé par le Dr Mouhamadou Lamine Diallo concerne l’attitude du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Bamba Guirassy, qu’il juge trop discret vis-à-vis de KIIRAAY.

« Pour l’instant, il n’a pas montré ses couleurs. Ni à la base, ni au niveau national, nous n’avons constaté d’actes concrets de sa part. Aujourd’hui, il est difficile de dire qu’il accompagne le président de la République dans le renforcement de KIIRAAY à Kédougou », regrette-t-il.

Selon lui, cette absence d’engagement complique les efforts de mobilisation. « Dans chaque région, les responsables politiques comptent d’abord sur les autorités nommées au niveau central. Nous finançons nos activités sur nos propres ressources. Il est difficile de solliciter l’appui d’un ministre qui ne s’est pas encore clairement positionné », affirme-t-il.

Le responsable politique salue toutefois l’engagement des militants locaux, qui contribuent financièrement à chaque activité du parti. Il cite notamment leur participation au meeting « Sargal Diomaye » à Mbour ainsi qu’à l’assemblée de lancement de KIIRAAY à Dakar.

Au-delà de la critique, le Dr Diallo lance un appel au ministre. « Lorsqu’on souhaite accompagner la vision du président de la République, il faut l’assumer clairement et apporter son soutien. Le chef de l’État lui a accordé sa confiance parmi des millions de Sénégalais. S’il ne se dévoile pas, cela pose un véritable problème. »

Il rappelle également que Moustapha Bamba Guirassy a occupé plusieurs hautes fonctions, notamment celles de député, de maire de Kédougou et de ministre, tout en estimant que son bilan local reste peu convaincant.

Kédougou, le paradoxe d’une région riche mais pauvre

Au-delà des considérations politiques, le Dr Mouhamadou Lamine Diallo dresse un constat préoccupant de la situation socio-économique de Kédougou. Malgré son immense potentiel, notamment grâce à ses trois grands projets miniers industriels, ses nombreuses exploitations semi-industrielles, le dynamisme de l’orpaillage ainsi que ses importantes ressources foncières et touristiques, la région demeure l’une des plus pauvres du Sénégal.

Il dénonce notamment l’enclavement persistant de la région, l’état dégradé des routes en période d’hivernage, y compris celle menant à la mine de Sabodala, ainsi que le déficit d’infrastructures sanitaires et éducatives.

« Kédougou est la seule région du Sénégal qui ne dispose toujours pas d’un ISEP pleinement fonctionnel. Beaucoup de jeunes rejoignent Dakar pour poursuivre leurs études supérieures, mais faute de moyens, ils abandonnent et rentrent chez eux sans avoir obtenu leur licence », déplore-t-il.

Le lycée technique et minier de Kédougou souffre également d’un manque d’équipements et de formateurs qualifiés. Une situation qui, selon lui, alimente les frustrations des jeunes et explique en partie les manifestations récurrentes autour des sites miniers.

« Le véritable problème de l’emploi, c’est d’abord la formation. Nos jeunes disposent-ils réellement des compétences nécessaires pour intégrer les sociétés minières ? », s’interroge-t-il.

Pour inverser cette tendance, le Dr Diallo plaide en faveur d’une stratégie de développement fondée sur le renforcement de la formation professionnelle dans les métiers des mines, la modernisation de l’agriculture afin de réduire la dépendance au coton en crise, ainsi que le désenclavement de la région et la relance du tourisme autour de Dindéfelo et du Parc national du Niokolo-Koba.

« Les ressources minières ne sont pas éternelles. Il faut créer une véritable synergie entre les mines, l’agriculture et des projets innovants afin que les populations ne dépendent pas exclusivement de l’orpaillage », insiste-t-il.

Le responsable politique affirme également que les discours du président Bassirou Diomaye Faye témoignent d’une attention particulière envers les régions périphériques.

« Je l’ai entendu à plusieurs reprises citer Kédougou comme exemple. Cela nourrit de grands espoirs pour notre région. Kédougou attend aujourd’hui son “Plan Diomaye”, à l’image du Plan Casamance », souligne-t-il.

Sur le plan politique, KIIRAAY affirme avoir déjà obtenu le ralliement des deux tiers des maires de la région et ambitionne de conquérir l’ensemble des collectivités territoriales lors des prochaines élections municipales.

Moustapha Ndiaye

Grand Magal 2026 : les sapeurs-pompiers recensent 528 interventions et 25 décès, les accidents de la route en tête

Le détachement de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers mobilisé pour assurer la couverture sécuritaire et sanitaire du Grand Magal de Touba 2026 a publié, ce mardi 4 août à 15 heures, un nouveau bilan de ses interventions. Les chiffres témoignent d’une forte sollicitation des équipes déployées sur le terrain, avec une prédominance des accidents de la circulation parmi les opérations menées.

Selon le lieutenant Djily Diouf, officier chargé de la communication du détachement, les sapeurs-pompiers ont effectué un total de 528 interventions depuis le début du dispositif spécial mis en place pour le pèlerinage. Ces opérations ont concerné 792 victimes, dont 767 ont pu être prises en charge et assistées par les équipes de secours. Le bilan fait également état de 25 personnes décédées.

Les accidents de la circulation demeurent de loin la principale source d’intervention des secours. Sur les 528 opérations enregistrées, 329 sont liées à des collisions ou autres incidents routiers. Ces accidents ont impliqué 652 victimes, parmi lesquelles 628 ont reçu une assistance médicale, tandis que 25 personnes ont perdu la vie.

Les usagers de deux-roues figurent parmi les plus touchés par cette vague d’accidents. Le rapport fait état de 244 victimes circulant à bord de cyclomoteurs. Neuf décès ont été enregistrés dans cette catégorie. Les données communiquées révèlent que cinq des victimes décédées ne portaient pas de casque au moment de l’accident, alors que quatre autres en étaient équipées, mettant en évidence la vulnérabilité persistante des conducteurs et passagers de motos sur les routes menant à Touba.

Au-delà des interventions d’urgence, la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers a poursuivi son assistance aux pèlerins sur le plan humanitaire et sanitaire. Dans le cadre de cette mission, 1 898 mètres cubes d’eau ont été distribués afin de répondre aux besoins des fidèles confrontés aux fortes chaleurs. Les équipes médicales déployées sur le terrain ont également assuré 459 consultations gratuites, contribuant ainsi à la prise en charge des malades et des personnes nécessitant des soins durant le Grand Magal.

Affaire association Oceanium Dakar: Mamadou Diop THIOUNE membre fondateur rétabli la vérité…

Dans une interview accordée au groupe ledakarois.sn, Mamadou Diop THIOUNE est revenu largement sur l’historique de l’association Oceanium depuis sa creation:
« Si le prenom est Haidar ,le Nom est Thioune Baye Khaly et vice- versa
Cette association nee de l’initiative du projet Narou Haleuk ,la part de demain 2002-2003 dans les locaux de l’agence francaise de developpement « AFD ». En presence des leaders des Op de Peche Mareyage (Feu Arona Diagne Cnps, feusvm Pape Faye et El H Mame Ousmane Gueye ,
Unagiems ,feu Mamadou Dione dit Thiat delegue Fenams ,feu El H Abdoulaye Fall accompgne de feu El H Babacar Ndiaye et Michel Ndour et moi meme Mamadou Diop Thioune Leader Peche etvEcologiste Secretaire General de l’Unagiems a cette rencontre avec les partenaires financiets dudit projet .
De preciser que HaidarEl Ali representant le centre de plongee sous marine et la federation senegalaise de sport subaquatique etait present dans une triple representation en sa qualite de membre president de la commission de securite de la Fenagie Peche , Vice President de la FSSA et enfin directeur du centre de plongee.
Apres la validation du projet Narou Haleuk la part de demain ,il,nous a ete demande de statuer a la creatiin d’une association « denommee  » et son sigle regroupant les parties prenantes .
Pour jouir de l’influence de Oceanium et de Haidar dans le secteur de la peche au Senegal et dans les pays de la commission sous regionale des peches en Afrique de l’ouest  » Csrp », j’ai pris la decision soutenue par les Op et leaders en ma qualite de delegue et coordinateur de maintenir la denomination de « OCEANIUM-DAKAR » .
Ou etait Ubrahima El Ali ?
Ou etait la famille d3 Haidar El Ali dont Ibrahim El Ali denonce comme s’il n’etait pas le jeune frere de son sauveur qui le fausait vivre des fonds de l’Oceanium createur de la premiere aire marine protegee le Bamboung dans les iles du Saloum en 2003 ?
Pour ceux qu’on cible dans son vol d’opinion Ibrahima El Ali n’est pas pas lie a Oceanium mais a son grand frere qui lui avait delivre une procuration revoquee a la suite du coup d’etat manque par son assemblee generale constitutive de son association a Ziguinchor qui ne peut etre denommee Oceanium et surtout que notre structure mere Oceanium Dakar est une assiciation de statut classee « Etrangere »enregistree a la primature et aux affaires etrangeres « duvision des Osc-As ».
Ce scenario de detournement de l’Oceanium et ses objectifs est experimente par Ibrahima El Ali et ses complices qui au premier chef ont detruit les relations de Haidar El Ali avec son fils directeur du projet convoite a ce jour par les putchistes .
Le monde de la peche pris a temoin est indigne par cette sortie de Ibrahima El Àli et ce tissu de mensonges faisant allusion a l’accession de Haidar El Ali au gouvernement .du Senegal.
Que soit reecrite l’histoire par le plaidoyer des accords de peche ,la gestion durable des ressources halieutiques ,les programmes Bkagne ,Guedj Ndakarou, Pecheurs d’espoir et Narou Haleuk et la protection de l’ environnement marin « Lorient-Flower » lors des dechets toxiques enfin le Diola en septembre 2002..
Au plan
international ,une occasion de remetcier Dr Watson dirzcteur Sea Peark et Greenpeece ,Afrique dans la lutte contre la peche INN
Si ce dernier Ibrahima El Ali est de bonne foi , il se doit de s’excuser aupres de son grand frere Haidar El Ali car il sortira vaincu de ce combat de famille qu’il porte par procuration.
En 2024 lorsque Haidar El Ali s’est prononce de son adhesion dans l’oceanium sans les avis partagees et des responsabilitesson differenciees des membres fondateurs et de leur comite directeur, toutes ses activites etaient executees par dekegation de pouvoirs de Haidar El Àli qui lui retire cette procuration.
Comme nous avons siffle la recreation ,Oceanium est revenu a sa case depart par Nous et piur Nous » à t’il relater.

Affaire association Oceanium Dakar: Mamadou Diop THIOUNE membre fondateur rétabli la vérité...

Kigali : Néné Fatoumata Tall et Anta Babacar Ngom parmi les 40 femmes africaines sélectionnées pour une académie de leadership politique

Néné Fatoumata Tall et Anta Babacar Ngom figurent parmi les 40 femmes leaders africaines retenues pour intégrer la toute première promotion de l’Académie africaine pour les femmes en leadership politique, dont la classe inaugurale se tient actuellement à Kigali, au Rwanda. L’annonce a été faite, lundi 3 août, par l’ancienne ministre sénégalaise sur sa page Facebook.

Cette initiative continentale est portée conjointement par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l’Union africaine, le Réseau des femmes leaders africaines (AWLN) et l’African School of Governance (ASG). Elle vise à renforcer les compétences des femmes engagées dans la vie publique et à favoriser l’émergence d’un réseau solide de dirigeantes capables d’influencer les politiques publiques et les processus de gouvernance à travers le continent.

Selon Néné Fatoumata Tall, cette première cohorte réunit des ministres, des parlementaires, des maires ainsi que d’autres personnalités investies dans les affaires publiques, venues de plusieurs pays africains. L’académie ambitionne de préparer une nouvelle génération de femmes leaders en leur offrant des outils de formation, de réflexion stratégique et de coopération autour des grands enjeux liés à la gouvernance, à la paix, au développement durable et au leadership politique.

La sélection des participantes s’est révélée particulièrement exigeante. Sur un total de 1 334 candidatures enregistrées à l’échelle du continent, seules 40 femmes ont été retenues pour intégrer cette promotion inaugurale. Parmi elles figurent les Sénégalaises Néné Fatoumata Tall et la députée Anta Babacar Ngom, dont la présence illustre la représentation du Sénégal au sein de ce programme de haut niveau.

Réagissant à cette distinction, l’ancienne ministre a exprimé sa satisfaction, qualifiant cette sélection de « fierté immense » tout en soulignant qu’elle représente également une importante responsabilité. Elle estime que cette opportunité constitue une étape supplémentaire dans son engagement en faveur d’une participation accrue des femmes aux instances de décision et dans la promotion d’une gouvernance plus inclusive sur le continent.

« La prochaine génération de leaders de la gouvernance africaine se construit aujourd’hui. Et nous y sommes », a notamment écrit Néné Fatoumata Tall, réaffirmant sa volonté de poursuivre son action sur les questions liées à la démocratie, à la paix, à la gouvernance et au développement.

Grand Magal de Touba 2026 : près de 630 milliards FCFA de retombées économiques, un potentiel à mieux structurer

Le Grand Magal de Touba confirme, année après année, son statut de rendez-vous religieux majeur, mais également de puissant moteur économique pour le Sénégal. À l’occasion d’une intervention accordée à Iradio, le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, a révélé que les dépenses générées par l’édition 2026 de cet événement sont estimées à près de 630 milliards de francs CFA. Un chiffre qui met en lumière l’impact considérable du pèlerinage sur l’économie nationale et relance le débat sur la nécessité de mieux exploiter ce potentiel.

Selon le porte-parole, cette estimation est le fruit d’une étude réalisée par une équipe pluridisciplinaire composée d’enseignants-chercheurs issus des universités de Bambey, de Dakar et de Touba, avec l’appui de plusieurs experts. Il a précisé que les auteurs de cette étude ont volontairement adopté une approche prudente dans leurs calculs afin d’éviter toute surestimation des retombées économiques.

À cet effet, les hypothèses initiales ont été revues à la baisse. « Ce qui était estimé à 300 000 francs CFA a été ramené à 200 000 francs CFA, et ce qui était évalué à 200 000 francs CFA a été réduit à 100 000 francs CFA », a expliqué Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké. Malgré cette méthodologie conservatrice, les résultats obtenus restent particulièrement significatifs et témoignent de l’importance des flux financiers générés durant le Magal.

Le porte-parole a également indiqué que certaines projections, fondées sur des hypothèses plus larges, évaluent les retombées économiques potentielles du Grand Magal à près de 1 000 milliards de francs CFA. Une perspective qui illustre, selon lui, la place stratégique qu’occupe désormais cette manifestation religieuse dans la dynamique économique du pays.

Revenant sur les précédentes évaluations, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a rappelé que l’édition 2025 du Grand Magal avait permis d’injecter environ 250 milliards de francs CFA dans l’économie sénégalaise, selon une étude antérieure. Le bond enregistré en 2026 traduirait ainsi la croissance continue de l’événement, portée par l’augmentation du nombre de pèlerins, l’intensification des activités commerciales et les nombreuses dépenses liées au transport, à l’hébergement, à la restauration, au commerce et aux services.

Au-delà des performances économiques, le porte-parole du khalife général des mourides a insisté sur la nécessité d’engager une réflexion stratégique autour de l’avenir du Grand Magal. Face à l’affluence sans cesse croissante des fidèles, il estime indispensable de planifier dès maintenant les investissements nécessaires pour renforcer les infrastructures et améliorer les capacités d’accueil de la ville sainte de Touba.

Il a ainsi invité les autorités publiques, les collectivités territoriales ainsi que l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation de l’événement à élaborer une vision à long terme. Selon lui, une planification sur les dix prochaines années permettrait non seulement de relever les défis logistiques liés à l’accueil des millions de pèlerins, mais aussi de mieux valoriser les importantes retombées économiques générées par le Magal au bénéfice du développement national.

Déclarations de patrimoine : l’OFNAC publiera les premières listes des assujettis à partir du 10 août

L’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) franchit une nouvelle étape dans le processus de contrôle des déclarations de patrimoine. Dans un communiqué publié le 3 août 2026, l’institution annonce avoir enregistré un volume important de dossiers déposés à son siège, à la suite de l’expiration du délai légal fixé au 31 juillet 2026.

L’OFNAC se réjouit de cette forte mobilisation, qu’il considère comme un signe encourageant de la prise de conscience des personnes assujetties à cette obligation légale. Cette affluence traduit, selon l’Office, une volonté accrue des responsables concernés de se conformer aux exigences de transparence et de bonne gouvernance prévues par la législation en vigueur.

L’institution rappelle que, conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi n° 2025-13 du 3 septembre 2025, toutes les déclarations reçues sont actuellement soumises à une procédure rigoureuse d’enregistrement et de contrôle de conformité. Cette phase consiste notamment à vérifier la complétude des dossiers et leur conformité aux prescriptions légales avant toute publication.

À l’issue de cette première étape, l’OFNAC rendra publiques, à partir du 10 août 2026, les listes provisoires des personnalités ayant satisfait à leur obligation de déclaration de patrimoine. Les noms des assujettis n’ayant pas respecté cette exigence légale seront également publiés, conformément aux dispositions prévues par le dispositif réglementaire.

L’Office précise toutefois que ces premières listes conserveront un caractère provisoire. Les dossiers feront ensuite l’objet de vérifications approfondies destinées à contrôler l’authenticité et la cohérence des informations fournies par les déclarants. Ce n’est qu’au terme de ce processus qu’une liste définitive sera établie et rendue publique.

Pour présenter les résultats de cette opération et apporter des précisions sur les différentes étapes du contrôle, le président de l’OFNAC, Moustapha Ka, animera un point de presse au siège de l’institution à Dakar. Cette rencontre avec les médias devrait permettre d’éclairer l’opinion publique sur l’état d’avancement du processus et les suites qui seront réservées aux éventuels manquements constatés.

Agropole de l’Ouest et station SAPCO à Mbodiène : comment concilier développement territorial et agriculture familiale ?

Le département de Mbour connaît une transformation territoriale sans précédent. Après l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et l’autoroute à péage, d’autres projets structurants viennent accélérer cette dynamique : le port de Ndayane, le pôle urbain de Dagga Kholpa, l’Agropole de l’Ouest, ainsi que la nouvelle station touristique intégrée de la SAPCO à Mbodiène.

L’Agropole de l’Ouest, inscrit dans une logique d’intercommunalité, concerne directement les communes de Malicounda, Nguéniène et Sandiara. À cela s’ajoutent de vastes exploitations d’agrobusiness aménagées dans ces trois collectivités territoriales. Ces infrastructures redessinent les équilibres locaux et ouvrent de nouvelles perspectives en matière d’emplois, de modernisation agricole, de développement touristique et de valorisation du littoral.

« L’économie des trois communes repose pourtant essentiellement sur l’agriculture. Au Sénégal, au quatrième trimestre de 2025, la valeur ajoutée réelle du secteur primaire a progressé de 3,6 % par rapport au troisième trimestre, grâce notamment aux performances du sous-secteur agricole, qui a enregistré une hausse de 4,7 %, selon les données de l’ANSD (NEER T4 2025) », rappelle Dr Philippe Malick Dione, géographe et membre de la coalition Diomaye Président à Nguéniène. Selon lui, ce dynamisme est porté majoritairement par les exploitations agricoles familiales.

La pression foncière menace l’avenir des exploitations familiales

Les projets de l’État, les fermes d’agrobusiness privées, les programmes immobiliers et les autres infrastructures modifient profondément les équilibres fonciers.

« On observe une pression sans précédent sur les terres de cultures familiales et pastorales », affirme Dr Philippe Malick Dione.

Pour le géographe, cette nouvelle dynamique, marquée par l’arrivée d’investisseurs et de populations extérieures disposant d’un capital économique supérieur à celui des autochtones, s’apparente à une forme de « gentrification rurale ». Elle favorise une concurrence de plus en plus forte entre les différents usages du foncier, au détriment des producteurs locaux, qui risquent d’être progressivement exclus de la chaîne de valeur.

Ne parvenant pas à résister au nouveau modèle économique et social qui leur est imposé, certains producteurs pourraient être contraints de vendre leurs terres à bas prix avant de migrer. D’autres finiraient par devenir de simples ouvriers agricoles sur leurs anciens terroirs.

« Les équilibres sociaux risquent ainsi d’être rompus et le système de production familiale désarticulé », avertit-il.

Une telle situation pourrait accentuer les risques d’insécurité alimentaire, d’autant plus que les produits horticoles issus des grandes exploitations d’agrobusiness sont, pour l’essentiel, destinés à l’exportation.

Inviter à une réflexion sur l’avenir de ces territoires ne revient pas à opposer développement économique et agriculture familiale. Il s’agit plutôt de co-construire une gouvernance territoriale capable d’anticiper les effets de ces mutations afin qu’elles profitent durablement aux populations, dans un contexte marqué par les changements climatiques et une forte croissance démographique.

L’agriculture familiale demeure le socle de la stabilité sociale et de la résilience économique des communes de Malicounda, Nguéniène et Sandiara. La défendre ne signifie pas préserver le statu quo. Ces transformations doivent constituer une opportunité d’accélérer sa modernisation, d’améliorer sa productivité et de diversifier les productions.

Ne s’agit-il pas également d’une occasion de promouvoir davantage l’agroécologie et l’innovation technologique ? Quelles stratégies mettre en place pour favoriser l’insertion des producteurs locaux dans les nouveaux marchés créés par le tourisme et l’expansion urbaine ?

Face aux défis fonciers, avec l’appui de la Banque mondiale, l’État du Sénégal a lancé le Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF). Cette initiative vise à moderniser la gestion foncière à travers la mise en place d’un cadastre national afin de sécuriser les terres en zones rurales et périurbaines.

« Les premiers enseignements montrent que la sécurisation foncière constitue un préalable indispensable pour concilier les grands projets d’investissement et l’agriculture familiale. Elle contribuera à prévenir les conflits d’usage et à garantir un accès plus équitable au foncier, notamment pour les jeunes et les femmes », souligne Dr Philippe Malick Dione.

Selon lui, les opportunités offertes par le PROCASEF devraient inciter les collectivités territoriales à dépasser une simple gestion administrative du foncier pour élaborer une véritable stratégie d’aménagement intégré. Celle-ci devrait articuler les dynamiques urbaines et touristiques, l’industrie agroalimentaire, l’élevage et l’agriculture familiale.

Une telle planification permettrait de préserver durablement les espaces agricoles et pastoraux tout en accompagnant les investissements structurants.

Les dynamiques observées dans les trois communes du département de Mbour se retrouvent également dans plusieurs autres territoires ruraux du Sénégal. Il apparaît donc nécessaire d’anticiper ces mutations afin de construire une agriculture familiale plus résiliente, plus compétitive et mieux connectée aux nouvelles dynamiques territoriales.

Mamadou Ndiaye

Polémique sur le septennat : Baye Mayoro Diop assure que ses propos ont été « mal compris » et exclut toute remise en cause du mandat de Diomaye Faye

Au cœur d’une vive polémique après ses déclarations évoquant un éventuel retour au septennat, Baye Mayoro Diop est sorti de son silence pour clarifier sa position. Invité, ce mardi, de l’émission matinale de la RFM, l’ancien conseiller du président Macky Sall a assuré que ses propos avaient été mal interprétés et qu’ils ne visaient en aucun cas à plaider pour un allongement du mandat du président Bassirou Diomaye Faye.

Aujourd’hui directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) de Bambey et membre du parti Kiiraay – Les Patriotes Républicains, Baye Mayoro Diop affirme que son intervention s’inscrivait exclusivement dans une réflexion sur l’évolution des institutions sénégalaises et non sur le mandat de l’actuel chef de l’État.

Il rappelle que la Constitution sénégalaise fixe clairement la durée du mandat présidentiel à cinq ans et que cette disposition est protégée contre toute modification visant à l’allonger. Selon lui, il était donc impossible qu’il suggère une prolongation du mandat de Bassirou Diomaye Faye.

« Le mandat du président, dans la Constitution, est arrêté à cinq ans. Il n’y a aucune possibilité d’augmenter ce mandat. C’est déjà verrouillé par le président Macky Sall. Donc, je ne pouvais pas faire allusion au président Diomaye de démarrer son mandat de cinq à sept ans, c’est impossible. Même si le président Diomaye voulait augmenter ce mandat, il ne peut pas parce que c’est déjà verrouillé », a-t-il déclaré.

Pour justifier son analyse, Baye Mayoro Diop explique qu’il s’appuie sur son expérience acquise au sein de deux administrations présidentielles successives, celles d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall. À ses yeux, les grands projets structurants de l’État dépassent souvent la durée d’un seul mandat présidentiel, ce qui nourrit, selon lui, une réflexion sur le fonctionnement des institutions.

Il souligne notamment que plusieurs infrastructures lancées sous Abdoulaye Wade n’ont été inaugurées que sous Macky Sall. De la même manière, il estime que plusieurs projets majeurs engagés sous le précédent régime, notamment le Train express régional (TER), le Bus Rapid Transit (BRT) et l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), ne sont pas encore totalement achevés.

« Ce que j’ai dit, c’est que par rapport à mes analyses, par rapport à mon expérience et à ce que j’ai vécu… J’ai traversé deux régimes, ceux d’Abdoulaye Wade et de Macky Sall. J’ai vu que des réalisations engagées sous Abdoulaye Wade ont été inaugurées par Macky Sall. Les réalisations de Macky Sall, aujourd’hui, ne sont pas toutes achevées. Je parle aux générations futures, dans le cadre d’un débat intellectuel », a-t-il expliqué.

Réagissant aux nombreuses critiques suscitées par ses précédentes déclarations, Baye Mayoro Diop rejette toute idée de rétropédalage. Il considère que ses propos ont été déformés et estime que la réaction d’Aminata Touré s’est limitée à rappeler le cadre constitutionnel en vigueur ainsi que la position du président Bassirou Diomaye Faye.

« C’est vous qui parlez de désaveu. La déclaration d’Aminata Touré n’a fait que rappeler les termes et dire que le président Diomaye n’a aucune volonté d’augmenter son mandat. Et même s’il le voulait, il ne pourrait pas », a-t-il soutenu.

Le responsable politique estime enfin que la controverse est née d’une volonté de certains acteurs de déplacer le débat vers la personne du chef de l’État. Selon lui, la réflexion qu’il a engagée concerne l’avenir des institutions et les générations futures, et ne doit en aucun cas être interprétée comme une proposition visant à modifier le mandat présidentiel en cours.

« On ne peut pas situer temporellement le débat qui a suscité tout ce tollé sur le mandat du président. Ceux qui veulent le situer sur le mandat du président veulent amener une polémique, un débat stérile. Mais il ne s’agit pas de dire que le président Diomaye veut augmenter son mandat », a-t-il conclu.

Crise migratoire à Ceuta : Rabat affirme avoir alerté Madrid avant l’afflux massif de près de 60.000 migrants

La crise migratoire qui a secoué ces derniers jours l’enclave espagnole de Ceuta continue de susciter de vives réactions entre le Maroc et l’Espagne. Alors que près de 60.000 migrants, majoritairement de nationalité marocaine, ont tenté de rejoindre le territoire espagnol à pied ou à la nage depuis la ville marocaine de Fnideq, Rabat assure avoir averti les autorités espagnoles des risques d’un tel scénario avant même le déclenchement de cette vague migratoire.

Selon un haut responsable marocain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat auprès de l’Agence France-Presse (AFP) et de plusieurs autres médias, les autorités marocaines avaient attiré l’attention de Madrid sur les conséquences potentielles d’une récente décision de la Cour suprême espagnole. Cette dernière a jugé que les refoulements immédiats ne pouvaient pas être appliqués aux migrants arrivant par voie maritime, une décision qui, selon Rabat, a été rapidement interprétée comme une opportunité par les réseaux de migration clandestine.

« Nous avons expliqué que ce jugement allait nous créer un problème. Et il l’a effectivement créé », a déclaré le responsable marocain, estimant que cette évolution juridique a alimenté les rumeurs diffusées par les passeurs et encouragé des milliers de candidats au départ.

L’afflux massif de migrants a provoqué une saturation sans précédent de Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord-africaine. Face à cette pression migratoire, les autorités espagnoles ont rapidement procédé au retour de plusieurs milliers de personnes vers le Maroc, tandis que les forces de sécurité des deux pays poursuivent leurs opérations de contrôle à la frontière.

Du côté espagnol, le Premier ministre Pedro Sánchez a attribué cette crise à la propagation de fausses informations par les réseaux de trafic d’êtres humains. Selon lui, ces organisations criminelles auraient volontairement déformé la portée de la décision de justice afin de convaincre des milliers de personnes qu’elles pourraient entrer plus facilement sur le territoire espagnol.

Le responsable marocain a indiqué que les premiers échanges avec les autorités espagnoles remontaient aux 22 et 23 juillet, période durant laquelle les réseaux de passeurs commençaient déjà à diffuser des messages encourageant les départs vers Ceuta.

Il a également rejeté les critiques évoquant une supposée défaillance du dispositif sécuritaire marocain. Selon lui, il est irréaliste de penser qu’un tel mouvement de population puisse être stoppé uniquement par l’usage de la force. Il a souligné que les forces de sécurité ne pouvaient pas se retrouver en confrontation directe avec des dizaines de milliers de personnes sans risquer des conséquences humaines graves.

Le responsable a rappelé que la gestion des flux migratoires ne pouvait pas reposer exclusivement sur le Maroc. Il a précisé que le royaume consacre chaque année près de 500 millions d’euros à la surveillance de ses frontières et à la lutte contre la migration irrégulière, un effort financier considérable qu’il estime insuffisamment reconnu.

Malgré les tensions provoquées par cette crise, Rabat assure que la coopération avec Madrid demeure solide. Les autorités marocaines affirment que les deux pays continuent de travailler en étroite coordination sur les questions migratoires et sécuritaires.

Ousmane Diagne officiellement installé à la tête du Conseil constitutionnel le 11 août : les coulisses d’une désignation très disputée

Le Conseil constitutionnel du Sénégal s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire institutionnelle. À compter du 11 août 2026, le magistrat Ousmane Diagne prendra officiellement les fonctions de président de la plus haute juridiction chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois et de la régularité des élections. Cette installation mettra un terme à la période d’intérim observée depuis le décès de Mamadou Badio Camara, dont le mandat devait normalement se poursuivre jusqu’en 2028.

La cérémonie d’installation réunira les plus hautes autorités judiciaires et administratives du pays. Elle marquera l’entrée en fonction effective d’un magistrat dont la nomination, intervenue par décret présidentiel le 13 juillet dernier, avait suscité un vif intérêt au sein des milieux judiciaires et politiques, compte tenu de l’importance stratégique du Conseil constitutionnel dans le fonctionnement des institutions de la République.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, la désignation d’Ousmane Diagne est le résultat d’un processus de sélection particulièrement rigoureux. Loin d’être une simple formalité, le choix du successeur de Mamadou Badio Camara a donné lieu à plusieurs consultations et arbitrages au plus haut niveau de l’État.

Toujours d’après le journal, plusieurs magistrats parmi les plus expérimentés du Sénégal figuraient sur la liste des personnalités pressenties pour diriger l’institution. Les candidatures examinées comprenaient notamment celles de deux anciens premiers présidents de la Cour suprême, d’un ancien procureur général ainsi que d’un membre en exercice du Conseil constitutionnel. Après examen des différents profils, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a finalement porté son choix sur Ousmane Diagne.

Cette nomination répond également aux exigences fixées par les textes régissant le Conseil constitutionnel. La législation prévoit que le président de cette haute juridiction soit choisi parmi des personnalités ayant exercé les plus hautes responsabilités judiciaires, académiques ou administratives, notamment en qualité de premier président de la Cour suprême, de procureur général, de président de chambre, de professeur titulaire de droit, d’inspecteur général d’État ou encore d’avocat. Les candidats doivent en outre justifier d’au moins vingt années d’expérience dans la fonction publique ou dans l’exercice de leur profession.

Le parcours d’Ousmane Diagne a largement contribué à convaincre les autorités. Au cours de sa carrière, il a notamment occupé les fonctions de procureur général près la Cour d’appel de Dakar avant d’être nommé premier avocat général à la Cour suprême. Des responsabilités qui témoignent de sa longue expérience au sein de l’appareil judiciaire sénégalais et qui ont, selon L’Observateur, constitué des éléments déterminants dans le processus ayant conduit à sa désignation.

Rebeuss : Me Moussa Sarr effectue une visite nocturne surprise pour évaluer les conditions de détention

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a effectué dans la soirée du lundi une visite inopinée à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, à Dakar. Arrivé sur les lieux aux environs de 21 heures, le ministre a tenu à constater personnellement les réalités de la vie carcérale dans le plus grand établissement pénitentiaire du Sénégal, dans le cadre du suivi des réformes engagées en faveur de l’amélioration des conditions de détention.

Selon une publication diffusée par le ministère de la Justice, cette descente nocturne visait principalement à évaluer les conditions de vie des détenus, avec une attention particulière accordée à la question du paquetage, un sujet qui suscite régulièrement des préoccupations aussi bien chez les pensionnaires que parmi leurs familles et les organisations de défense des droits humains.

Pour cette mission, Me Moussa Sarr était accompagné d’une importante délégation composée de hauts responsables de l’administration judiciaire et pénitentiaire. Parmi eux figuraient son directeur de cabinet, le directeur des Affaires criminelles et des Grâces, le procureur général près la Cour d’appel de Dakar, les doyens des juges d’instruction des Tribunaux de grande instance hors classe de Dakar et de Pikine-Guédiawaye, le doyen des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, ainsi que le directeur général de l’Administration pénitentiaire, assisté de son conseiller technique, également porte-parole du ministère.

Au cours de cette visite, la délégation s’est rendue dans plusieurs chambres de détention, notamment les chambres 3, 4, 9, 10, 14 et 43, identifiées comme étant parmi les plus fortement touchées par la surpopulation carcérale. Les autorités ont pu échanger avec les détenus et observer directement les conditions d’hébergement, de couchage et de vie quotidienne à l’intérieur de ces quartiers particulièrement sensibles.

Cette visite de terrain s’inscrit dans la volonté affichée par le ministre de la Justice d’assurer un suivi rapproché de la situation dans les établissements pénitentiaires du pays. Elle traduit également l’engagement des autorités à mieux cerner les difficultés auxquelles font face les personnes privées de liberté, mais aussi les agents de l’administration pénitentiaire chargés de leur encadrement.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°791 – 04/08/2026

🔴 CÉRÉMONIE OFFICIELLE DU 18 SAFAR 2026- PRÈS DE 630 MILLIARDS INJECTÉS DANS L’ÉCONOMIE SÉNÉGALAISE PAR AN : LE MAGAL : UN ÉNORME MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT
🔴 PAPE CHEIKH DIALLO ET CIE, BIENTÔT, VERS UN PROCÈS : L’INSTRUCTION JUDICIAIRE BOUCLÉE

🔴 CAN FÉMININE 2026 : LE SÉNÉGAL ÉLIMINÉ APRÈS UN NUL CRUEL FACE AU MAROC

Nécrologie / Décès de Diégane Gor Faye : SAAFARA Hépatites Sénégal et le RALCH rendent hommage et présentent leurs condoléances à la famille présidentielle

À la suite du rappel à Dieu de M. Diégane Gor Faye, oncle de Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’Association SAAFARA Hépatites Sénégal et le Réseau des Associations de Lutte contre les Hépatites (RALCH), sous la conduite de leur présidente nationale, Mme Fatou Nguirane, ont exprimé leur profonde tristesse et adressé leurs sincères condoléances à la famille présidentielle.

Dans un communiqué, les deux organisations ont présenté leurs condoléances au Chef de l’État, à la Première Dame, à la famille Faye, ainsi qu’à l’ensemble des parents, proches et connaissances du défunt.

Au-delà de ce message de compassion, SAAFARA Hépatites Sénégal et le RALCH ont tenu à rendre un hommage appuyé à la mémoire de Diégane Gor Faye, saluant le parcours d’un homme décrit comme humble, digne, sage et profondément attaché aux valeurs de solidarité, de générosité et de cohésion familiale.

« Nous gardons de lui l’image d’un homme respecté, dont la vie a été guidée par le sens du devoir, de la famille et de la solidarité. Son départ laisse un immense vide, mais son héritage moral continuera d’inspirer tous ceux qui l’ont connu », a déclaré la présidente nationale, Mme Fatou Nguirane.

Les deux organisations engagées dans la lutte contre les hépatites ont également formulé des prières pour le repos de son âme, implorant Allah (SWT) de lui accorder Sa miséricorde, Son pardon et de l’accueillir dans Son Paradis éternel, Al-Firdaws. Elles ont, par la même occasion, prié pour que le Tout-Puissant accorde patience, courage et réconfort au Président de la République, à la Première Dame, à la famille Faye ainsi qu’à l’ensemble des proches du disparu.

À travers cet hommage, SAAFARA Hépatites Sénégal et le RALCH réaffirment leur attachement aux valeurs de compassion, de solidarité et de soutien envers les familles endeuillées. En s’associant à la douleur de la famille présidentielle, les deux organisations témoignent également de leur solidarité avec l’ensemble de la Nation sénégalaise en cette douloureuse circonstance.

Trafic de migrants : un vaste réseau démantelé à Ziguinchor, six personnes déférées et plus de 100 candidats au départ clandestin interceptés

La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a porté un coup important à un réseau spécialisé dans l’organisation de départs clandestins vers les îles Canaries. L’Antenne régionale de Ziguinchor a procédé, le 29 juillet 2026, au défèrement devant le parquet de six individus poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative de trafic de migrants par voie maritime, complicité, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée.

Cette opération est le résultat d’une enquête déclenchée à la suite de l’exploitation d’un renseignement confidentiel signalant la préparation d’un départ clandestin par voie maritime prévu le 29 juillet 2026. Les investigations menées par les enquêteurs de la DNLT ont permis de remonter la piste d’un réseau criminel particulièrement structuré, dont les ramifications s’étendaient entre Ziguinchor, l’île de Diogué, Joal-Fadiouth et l’Espagne.

Au fil des investigations, les policiers ont identifié le présumé chef du réseau, présenté comme le principal organisateur de l’opération. Selon les éléments de l’enquête, il travaillait en étroite collaboration avec son frère et assurait la coordination générale du projet, le financement des préparatifs ainsi que la collecte des sommes versées par les candidats à l’émigration. Les montants exigés variaient entre 400 000 et 700 000 francs CFA selon les profils des candidats.

Les enquêteurs ont également établi que le réseau fonctionnait selon une répartition précise des tâches. Certains membres étaient chargés de recruter les candidats et les capitaines de pirogue, d’autres assuraient leur hébergement en attendant le départ, tandis qu’un autre groupe s’occupait de la logistique, de la préparation de la traversée et de la navigation.

L’exploitation des différents renseignements a conduit à l’interpellation de six principaux collaborateurs du réseau. Au cours des auditions, deux ressortissants de la sous-région, identifiés comme des victimes de cette organisation, ont confirmé avoir été recrutés pour effectuer la traversée et ont désigné le principal suspect comme l’instigateur de l’opération. Les autres personnes arrêtées ont, elles aussi, reconnu les faits lors de leurs interrogatoires, confortant les enquêteurs dans leurs conclusions sur le rôle central du chef présumé.

Face aux enquêteurs, le principal mis en cause est finalement passé aux aveux. Il a reconnu avoir planifié l’ensemble de l’opération et élaboré une stratégie visant à contourner les dispositifs de surveillance des forces de défense et de sécurité. Selon ses déclarations, les migrants devaient être répartis en deux groupes distincts avant d’emprunter un itinéraire passant par les eaux gambiennes, puis de mettre le cap vers les îles Canaries.

Les perquisitions et investigations ont permis la saisie de plusieurs éléments jugés déterminants pour la procédure. Les policiers ont notamment récupéré des listes nominatives de candidats de différentes nationalités accompagnées des montants déjà versés, divers documents et supports compromettants, ainsi que la pirogue destinée à la traversée. Cette embarcation, construite grâce aux fonds collectés auprès des candidats, a été placée sous scellés provisoires.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le projet concernait plus d’une centaine de personnes qui s’apprêtaient à quitter clandestinement les côtes sénégalaises pour rejoindre l’Espagne. Grâce à cette intervention, les forces de sécurité ont réussi à faire échouer ce départ avant sa mise à exécution.

Grand Magal de Touba : Serigne Bassirou Abdou Khadre appelle à un renforcement de la sécurité routière après les 21 décès enregistrés

La cérémonie officielle marquant la clôture de la 132ᵉ édition du Grand Magal de Touba, organisée ce lundi 3 août 2026, a été marquée par un vibrant appel à la responsabilité face aux nombreux drames survenus sur les routes durant le pèlerinage. Prenant la parole devant les autorités religieuses, les représentants de l’État et les différentes délégations présentes, le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, a consacré une large partie de son allocution à la question de la sécurité routière, après le bilan de 21 personnes décédées dans des accidents de la circulation liés à l’événement.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement, il a d’abord rendu hommage aux victimes qui avaient effectué le déplacement vers la cité religieuse pour accomplir leur devoir spirituel. Il a adressé des prières à leur mémoire, rappelant qu’elles avaient répondu à l’appel de Touba dans un esprit de foi et de dévotion. « Ils ont répondu à l’appel de Touba et sont partis dans l’adoration d’Allah, et nous implorons pour eux le paradis », a-t-il déclaré, exprimant sa compassion envers les familles endeuillées.

Au-delà de cet hommage, le porte-parole du Khalife général des mourides a lancé un appel pressant aux pouvoirs publics afin que des mesures plus rigoureuses soient mises en œuvre pour réduire les accidents de la circulation, particulièrement lors des grands rassemblements religieux qui mobilisent des millions de fidèles.

Il a estimé que le respect des règles de circulation et le renforcement de la discipline sur les axes routiers devaient constituer une priorité nationale. « Nous demandons aux hommes de loi de mettre de l’ordre pour atténuer les accidents », a-t-il affirmé, avant de souligner que cette responsabilité revient principalement aux forces de défense et de sécurité, appelées à intensifier leurs actions de prévention, de contrôle et de régulation du trafic.

« Cette prérogative incombe aux forces de sécurité, à qui nous demandons de redoubler d’efforts, car une vie perdue n’est pas mesurable », a-t-il insisté, rappelant que la préservation des vies humaines doit demeurer au cœur des préoccupations de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation et la sécurisation du Magal.

Dans le même élan, il a invité le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, à poursuivre et à renforcer les initiatives destinées à améliorer la sécurité des déplacements des pèlerins, afin que les prochaines éditions du Grand Magal se déroulent avec un bilan humain moins lourd.

En conclusion de son intervention, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a transmis les remerciements du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour les efforts déployés par l’État dans l’organisation de cette 132ᵉ édition du Grand Magal. Il a salué l’engagement des autorités publiques, des forces de défense et de sécurité ainsi que de l’ensemble des services mobilisés, tout en réaffirmant l’importance de poursuivre les actions de prévention afin de mieux protéger les millions de fidèles qui convergent chaque année vers Touba.

Scandale présumé de réseau homosexuel : l’instruction judiciaire touche à sa fin, 99 personnes bientôt fixées sur leur sort

L’enquête judiciaire ouverte dans le cadre du dossier présenté par la justice comme un vaste réseau impliquant 99 personnes franchit une étape décisive. Le premier cabinet d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye a officiellement notifié, ce lundi 3 août 2026, un avis aux conseils pour clôture de l’information, marquant ainsi la fin imminente de plusieurs mois d’investigations.

Cette notification, effectuée conformément aux dispositions de l’article 169 du Code de procédure pénale, informe les avocats des personnes mises en cause que le dossier est désormais mis à leur disposition pour une durée de trois jours. Ce délai leur permettra de consulter l’ensemble des pièces de la procédure avant que le magistrat instructeur ne transmette le dossier au parquet pour la suite de la procédure.

Le dossier concerne notamment Pape Salif Rall Thiam, Adama Diallo, Ibrahima Camara, Mansour Bassirou Baldé, Sana Ba, Bécaye Faye, Bachir Ka, Mamadou Gning, Bécaye Ndiaye, Djiby Dramé, Doudou Lamine Dieng, Cheikh Amadou Tidiane Diallo ainsi que 87 autres personnes, portant le nombre total des mis en cause à 99.

Selon l’avis de clôture signé par le juge d’instruction, les personnes poursuivies font l’objet de plusieurs inculpations. Les chefs retenus comprennent notamment l’association de malfaiteurs, la transmission volontaire du VIH/SIDA, l’acte contre nature, la mise en danger de la vie d’autrui, le blanchiment de capitaux ainsi que la complicité d’offre ou de cession de drogue. Ces infractions sont prévues et réprimées par différentes dispositions du Code pénal sénégalais ainsi que par la loi n°2024-08 du 14 février 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Avec cette étape procédurale, l’information judiciaire entre dans sa dernière ligne droite. À l’issue du délai de trois jours accordé à la défense, le dossier sera transmis au parquet, qui formulera ses réquisitions sur les suites à réserver à cette affaire.

Le juge d’instruction devra ensuite rendre son ordonnance, en tenant compte des réquisitions du ministère public et des observations éventuelles des avocats de la défense. Cette décision déterminera si les charges réunies au cours de l’enquête sont jugées suffisantes pour ordonner le renvoi des mis en cause devant la Chambre criminelle en vue de leur jugement ou, le cas échéant, prononcer un non-lieu pour certains d’entre eux.

Grand Magal de Touba 2026 : les motos impliquées dans près de deux tiers des accidents de la circulation

Le bilan sécuritaire du Grand Magal de Touba 2026 met en lumière un constat préoccupant concernant les accidents de la circulation survenus durant l’événement religieux. Les nouvelles données communiquées révèlent que les motocyclettes ont été les véhicules les plus impliqués dans les sinistres enregistrés, confirmant la vulnérabilité des usagers des deux-roues sur les routes.

Selon les chiffres officiels, 278 accidents de la circulation ont été recensés tout au long de la période de couverture sécuritaire du Magal. Parmi eux, 183 impliquaient des motos, soit près de 66 % de l’ensemble des accidents enregistrés. Cette forte proportion illustre le rôle prépondérant des deux-roues dans les incidents routiers observés durant le rassemblement.

Le bilan humain reste particulièrement préoccupant. Les accidents impliquant des motocyclettes ont causé la mort de sept personnes. Les données montrent que cinq des victimes décédées portaient un casque de protection au moment de l’accident, tandis que deux autres circulaient sans casque.

Ces statistiques rappellent que, si le port du casque demeure une mesure essentielle pour réduire les conséquences des chocs, il ne constitue pas une garantie absolue contre les accidents mortels. Les autorités estiment que d’autres facteurs, notamment les excès de vitesse, les dépassements dangereux, le non-respect des règles de priorité ainsi que les comportements imprudents sur la route, continuent d’être à l’origine de nombreux drames.

À la lumière de ce bilan, la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers renouvelle son appel à une plus grande vigilance de la part des motocyclistes. Elle invite les conducteurs à respecter strictement le Code de la route, à adapter leur vitesse aux conditions de circulation et à adopter une conduite responsable afin de limiter les risques d’accidents.

Affaire de la fille de Mame Matar Guèye : la qualification d’« actes contre nature » définitivement retirée du dossier, Jamra annonce une conférence de presse

L’affaire judiciaire impliquant F. B. G., fille du président de l’ONG Jamra, connaît un développement important. Les avocats de la mise en cause ont annoncé que la qualification d’« actes contre nature », qui avait suscité de nombreuses réactions depuis la médiatisation de l’affaire, ne figure plus parmi les chefs d’inculpation retenus dans le dossier d’instruction.

Dans un communiqué, les conseils de F. B. G., Me Seyba Danfakha et Me Apha Oumar Diallo, indiquent avoir entrepris des démarches auprès de l’autorité judiciaire afin d’obtenir des précisions sur la situation procédurale de leur cliente, à la suite des informations publiées dans la presse le 24 juillet 2026.

Selon les deux avocats, une rencontre a eu lieu avec la juge du sixième cabinet d’instruction, Sokhna Awa Diop. À l’issue de cet échange, ils affirment avoir reçu la confirmation officielle que la prévention d’« actes contre nature » a été définitivement écartée de la procédure. Ils précisent également que tous les griefs directement liés à cette qualification ont été retirés du dossier d’instruction.

Cette évolution constitue un tournant majeur dans cette affaire, largement commentée dans l’opinion publique en raison de la personnalité du père de la mise en cause. La suppression de cette qualification modifie sensiblement la configuration juridique du dossier, même si la procédure suit son cours devant les autorités compétentes pour les autres faits éventuellement retenus.

Face aux nombreuses interrogations suscitées par cette évolution, l’ONG Jamra a décidé de prendre la parole publiquement. Son président, Mame Matar Guèye, animera une conférence de presse le jeudi 6 août 2026 à partir de 16 heures, dans la salle de conférence de la mairie de Guédiawaye.

À cette occasion, il devrait revenir sur les derniers développements de cette affaire, apporter la position officielle de son organisation et répondre aux questions relatives à l’évolution de la procédure judiciaire concernant sa fille.

Affaire des plus de 100 millions FCFA détournés à Sandaga : l’influenceuse « Bébé Réma » libérée après des remboursements partiels

L’enquête portant sur le détournement présumé de plus de 100 millions de francs CFA au préjudice d’un commerçant de Sandaga connaît un nouveau développement. L’influenceuse connue sous le pseudonyme de « Bébé Réma », arrêtée dans le cadre de cette affaire, a bénéficié d’une liberté provisoire après avoir restitué un véhicule, versé cinq millions de francs CFA et pris l’engagement de rembourser le reliquat des sommes qui lui sont imputées.

Selon les informations publiées par le quotidien Libération, les investigations ont établi que l’influenceuse aurait perçu environ 19 millions de francs CFA provenant des fonds détournés. La restitution d’un véhicule acquis avec une partie de cet argent, ainsi que le remboursement partiel effectué en espèces, auraient été déterminants dans la décision des autorités judiciaires de lui accorder une remise en liberté provisoire, sous réserve du respect d’un échéancier de remboursement.

À l’origine de cette affaire se trouve une relation sentimentale entre l’influenceuse et un jeune homme de 18 ans, fils d’un commerçant exerçant à Sandaga. D’après les éléments rapportés par Libération, le jeune homme, profondément épris de l’influenceuse, aurait été progressivement amené à soustraire d’importantes sommes d’argent appartenant à son père. Le journal indique que cette relation aurait servi de cadre à un stratagème ayant conduit au détournement des fonds, sans toutefois préciser les modalités exactes du procédé utilisé.

Les retraits d’argent se seraient poursuivis sur plusieurs mois jusqu’à atteindre un montant supérieur à 100 millions de francs CFA. L’affaire aurait finalement éclaté lorsque le commerçant a surpris son fils en train de prélever de l’argent. Confronté par son père, le jeune homme aurait reconnu les faits et livré des informations qui ont conduit au dépôt d’une plainte auprès des autorités compétentes.

L’enquête a ensuite été confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar. Les investigations ont permis l’interpellation de huit personnes, dont « Bébé Réma ». Les mis en cause sont poursuivis pour des faits présumés d’extorsion de fonds sur mineur, de recel et de blanchiment de capitaux. À ce stade de la procédure, il convient toutefois de rappeler que leur responsabilité pénale devra être définitivement établie par les juridictions compétentes.

Toujours selon Libération, plusieurs personnes citées dans le dossier auraient quitté le territoire sénégalais avant que l’affaire ne soit rendue publique. Elles font actuellement l’objet de recherches afin de déterminer leur implication présumée dans ce vaste réseau de détournement.

Concernant l’influenceuse, les enquêteurs estiment que sa part dans les sommes détournées s’élèverait à 19 millions de francs CFA. En plus de la restitution du véhicule et du paiement de cinq millions de francs CFA, elle s’est engagée à solder le reste du montant à travers un calendrier de versements convenu avec les parties concernées.

Le quotidien Libération indique également que la plupart des autres personnes interpellées ont, elles aussi, bénéficié d’une liberté provisoire dans le cadre d’une médiation pénale. Cette procédure a permis à plusieurs suspects de restituer une partie des fonds ou des biens qu’ils auraient perçus. Au total, huit personnes auraient déjà procédé à des remboursements partiels.

Ndiedieng : El Hadji Malick Kébé appelle à dépasser les clivages politiques pour bâtir une commune unie

Avant les prochaines échéances locales, le président du mouvement Ndiedieng d’Abord et candidat déclaré à la mairie de Ndiedieng, El Hadji Malick Kébé, lance un appel au rassemblement et au dépassement des clivages politiques, qu’il considère comme un frein au développement de la commune.

Dans une déclaration rendue publique, le responsable politique déplore les divisions qui opposent les habitants en raison de leurs appartenances partisanes, alors que, selon lui, les préoccupations des populations demeurent les mêmes. Il estime que l’engagement politique est légitime, mais qu’il ne doit jamais primer sur l’intérêt général de la collectivité.

« Aujourd’hui, Ndiedieng a besoin de nous tous », affirme-t-il, invitant les jeunes, les femmes, les hommes ainsi que l’ensemble des fils et filles de la commune à unir leurs forces autour d’un objectif commun : le développement local.

Pour El Hadji Malick Kébé, les querelles politiques ne constituent pas une réponse aux défis auxquels la commune est confrontée. Il soutient que seuls le rassemblement, le sens des responsabilités et des actions concrètes permettront d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Le président du mouvement Ndiedieng d’Abord insiste également sur la nécessité de préserver la cohésion sociale, malgré la diversité des sensibilités politiques.

« Nous pouvons avoir des opinions politiques différentes, mais nous devons partager un même amour : celui de Ndiedieng », souligne-t-il, avant d’ajouter que les mandats et les partis sont éphémères, tandis que la commune demeure le patrimoine commun de tous ses habitants.

En conclusion, le candidat à la mairie appelle les populations à faire de Ndiedieng leur priorité. Selon lui, la véritable victoire ne résidera pas dans une conquête politique, mais dans la capacité collective à bâtir une commune plus prospère, plus solidaire et résolument tournée vers l’avenir.

À travers cette prise de position, El Hadji Malick Kébé entend recentrer le débat sur les enjeux du développement local et de l’intérêt général, tout en réaffirmant l’ambition de son mouvement de promouvoir une gouvernance fondée sur l’unité, le dialogue et l’engagement citoyen.

Grand Magal de Touba : le gouvernement appelle à faire de l’unité nationale un héritage durable

La cérémonie officielle de la 132ᵉ édition du Grand Magal de Touba s’est tenue ce lundi à la Résidence Khadimou Rassoul, en présence du porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bachir Abdou Khadre. Ce rendez-vous religieux majeur, qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, a réuni une importante délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé.

À ses côtés figuraient plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Dr Bakary Sarr, le ministre des Transports terrestres et aériens, le ministre de l’Assainissement et de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Bala Moussa Fofana, le ministre de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Bâ, ainsi que le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf. Leur présence témoigne de l’importance que l’État accorde à cet événement religieux qui rassemble chaque année des millions de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora.

S’exprimant au nom du gouvernement, Mouhamadou Makhtar Cissé a placé son intervention sous le signe de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Il a estimé que les valeurs de solidarité, de fraternité et de vivre-ensemble incarnées par le Grand Magal doivent dépasser le cadre de cette célébration religieuse pour inspirer durablement la société sénégalaise.

Le ministre a rappelé que le Sénégal ne peut poursuivre son développement que dans un climat de paix et d’unité. Selon lui, les divergences d’opinions ou les débats politiques, aussi légitimes soient-ils dans une démocratie, ne doivent jamais remettre en cause l’intérêt supérieur de la Nation. « Le Sénégal demeure notre bien commun et notre unique point de convergence », a-t-il fait valoir, appelant les citoyens à privilégier le dialogue, le respect mutuel et le sens de la responsabilité.

Dans son allocution, le ministre de l’Intérieur a également évoqué les responsabilités constitutionnelles du chef de l’État. Il a rappelé que le président de la République a prêté serment de conduire le pays dans le respect de la Constitution et que l’article 42 de la Loi fondamentale lui confère la mission d’incarner l’unité nationale. À ses yeux, cette responsabilité engage également l’ensemble des acteurs politiques, institutionnels et sociaux à œuvrer pour la préservation de la stabilité du pays.

Mouhamadou Makhtar Cissé a, par ailleurs, salué les orientations du Khalife général des mourides, qui a exhorté les autorités et les populations à renforcer la cohésion sociale et à préserver l’unité nationale face aux défis actuels. Il a souligné que cet appel constitue un message fort, en parfaite adéquation avec les valeurs de paix, de tolérance et de solidarité prônées par Cheikh Ahmadou Bamba.

Organisation mondiale des douanes : le pilier discret qui sécurise et fluidifie le commerce mondial

Chaque jour, des millions de tonnes de marchandises transitent d’un continent à l’autre par voie maritime, aérienne, ferroviaire ou routière. Derrière ce flux permanent se trouve un mécanisme souvent méconnu du grand public, mais essentiel au bon fonctionnement du commerce international : l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Basée à Bruxelles, cette institution élabore les normes qui permettent aux administrations douanières du monde entier de parler un langage commun, de sécuriser les échanges commerciaux, de lutter contre les trafics illicites et de faciliter le passage des marchandises aux frontières.

Créée en 1952 sous l’appellation de Conseil de coopération douanière, l’institution a adopté en 1994 le nom d’Organisation mondiale des douanes afin de refléter l’élargissement de ses missions et son rayonnement international. Aujourd’hui, elle regroupe 186 administrations douanières qui couvrent près de 98 % du commerce mondial. Cette représentativité fait de l’OMD l’un des principaux acteurs de la gouvernance des échanges internationaux.

Si l’Organisation mondiale du commerce définit les grandes règles qui encadrent les relations commerciales entre les États, l’Organisation mondiale des douanes intervient à un autre niveau. Elle veille à l’application harmonisée de ces règles en élaborant des standards techniques permettant aux services douaniers d’utiliser les mêmes méthodes pour identifier les marchandises, appliquer les tarifs douaniers, contrôler les cargaisons et échanger des informations entre administrations.

Parmi les réalisations les plus importantes de l’organisation figure le Système harmonisé de désignation et de codification des marchandises, communément appelé Système harmonisé ou SH. Entré en vigueur en 1988, ce référentiel international attribue un code à six chiffres à plus de 5 000 catégories de produits. Utilisé par plus de 200 pays et économies, il couvre près de 98 % des échanges commerciaux internationaux.

Ce système constitue la véritable carte d’identité des marchandises. À chaque importation ou exportation, le produit concerné reçoit un code spécifique qui permet de déterminer les droits de douane applicables, d’établir les statistiques du commerce extérieur et d’identifier les réglementations sanitaires, phytosanitaires ou environnementales auxquelles il est soumis. Une simple erreur de classification peut entraîner des conséquences importantes : paiement erroné des droits de douane, retard dans les opérations de dédouanement, immobilisation des marchandises ou contentieux entre les entreprises et les administrations fiscales. Pour les opérateurs économiques, la maîtrise de cette nomenclature est devenue un enjeu stratégique aussi bien sur le plan financier que logistique.

L’action de l’Organisation mondiale des douanes ne se limite toutefois pas à la classification des marchandises. Elle joue également un rôle central dans la modernisation des administrations douanières. La Convention de Kyoto révisée, entrée en vigueur en 2006, constitue aujourd’hui la principale référence internationale en matière de simplification et d’harmonisation des procédures douanières. Ce texte encourage la dématérialisation des formalités administratives, le recours aux déclarations électroniques, la gestion des risques ainsi que la réduction des contrôles systématiques afin d’accélérer le dédouanement des marchandises.

Cette modernisation répond à un impératif économique majeur. Les délais administratifs aux frontières figurent parmi les principaux facteurs qui augmentent les coûts du commerce international. Une procédure douanière plus rapide réduit les frais de stockage, améliore la circulation des marchandises et renforce la compétitivité des entreprises sur les marchés internationaux. Les institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale, soulignent régulièrement que la fluidité des procédures douanières constitue un levier important de croissance économique.

Le continent africain est particulièrement concerné par ces transformations. Avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine, les échanges commerciaux entre pays africains sont appelés à s’intensifier fortement au cours des prochaines années. Cette dynamique nécessite une harmonisation accrue des procédures douanières, une meilleure interconnexion des systèmes informatiques nationaux ainsi qu’une coopération renforcée entre les administrations chargées du contrôle des frontières.

Dans cette perspective, l’Organisation mondiale des douanes accompagne plusieurs États africains dans leurs programmes de réforme. Son assistance technique couvre notamment la digitalisation des procédures, le renforcement des capacités des agents des douanes, la lutte contre la fraude commerciale, le contrôle des marchandises dangereuses ainsi que l’amélioration des systèmes de gestion des risques. L’organisation collabore également avec l’Union africaine, les communautés économiques régionales et plusieurs partenaires techniques afin de faciliter la mise en œuvre des engagements liés à la Zone de libre-échange continentale africaine.

Au-delà de la facilitation des échanges, l’Organisation mondiale des douanes constitue un acteur majeur de la sécurité internationale. Les administrations douanières sont en première ligne dans la lutte contre les trafics de stupéfiants, les contrefaçons, le commerce illégal d’espèces animales et végétales protégées ainsi que les flux financiers illicites liés aux opérations commerciales. Afin de renforcer cette mission, l’OMD coordonne régulièrement des opérations internationales mobilisant plusieurs dizaines de pays pour améliorer les échanges de renseignements et renforcer la coopération entre les services douaniers.

L’organisation s’investit également dans les défis liés à la transformation numérique. Les guichets uniques électroniques, les certificats d’origine numériques, l’analyse automatisée des risques ou encore l’utilisation de l’intelligence artificielle pour mieux cibler les contrôles figurent parmi les priorités actuelles. Ces innovations technologiques permettent aux administrations douanières de concentrer leurs ressources sur les opérations présentant les risques les plus élevés tout en accélérant le traitement des marchandises conformes.

Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine s’engagent progressivement dans cette dynamique de modernisation. Les administrations douanières de l’espace communautaire développent de nouveaux systèmes d’information, généralisent les procédures électroniques et renforcent leur coopération afin de fluidifier les échanges commerciaux régionaux. Ces réformes sont considérées comme un levier essentiel pour accélérer l’intégration économique et améliorer la compétitivité des économies ouest-africaines.

Sénégal : à Tokyo, Dakar défend sa vision d’une intelligence artificielle souveraine et ambitionne de devenir un hub africain

Le Sénégal a marqué sa présence sur la scène internationale en prenant part à la réunion du « HAIP Friends Group », organisée à Tokyo, au Japon, dans le cadre du Hiroshima AI Process. Cette rencontre de haut niveau, réunissant des représentants de gouvernements, d’organisations internationales et des experts du numérique, a offert à la délégation sénégalaise l’occasion de présenter sa stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle et de promouvoir sa vision d’un développement technologique fondé sur la souveraineté, la responsabilité et l’innovation.

Conduite par le Directeur de l’Économie numérique et des Partenariats, sous l’égide du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, la délégation sénégalaise a exposé les grandes orientations du Programme prioritaire n°8 du New Deal Technologique. Cette feuille de route, qui constitue l’un des piliers de la transformation numérique du pays, vise à accélérer l’adoption des technologies émergentes tout en renforçant les capacités nationales dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Au cœur de cette stratégie figure la Senegal Digital Factory, dont la composante majeure, la Senegal AI Factory, est appelée à jouer un rôle central dans la structuration de l’écosystème national de l’IA. Cette plateforme ambitionne notamment de développer des infrastructures adaptées, d’encourager la recherche appliquée, de soutenir les startups innovantes, de favoriser l’émergence de solutions technologiques locales et de former une nouvelle génération de talents capables de répondre aux défis de l’économie numérique.

Les échanges, organisés par le Gouvernement du Japon, le ministère japonais des Affaires intérieures et des Communications et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques liés au développement de l’intelligence artificielle. Les participants ont notamment débattu des mécanismes de gouvernance permettant de garantir une IA fiable et éthique, des besoins en infrastructures de calcul de haute performance, des modèles de financement de l’innovation ainsi que des opportunités de coopération internationale.

Au cours de ces discussions, la délégation sénégalaise a mis en avant la volonté du pays de construire un modèle de développement numérique adapté aux réalités africaines, tout en s’inscrivant dans les standards internationaux en matière de sécurité, de transparence et d’utilisation responsable des technologies d’intelligence artificielle.

Cette participation à la réunion du HAIP Friends Group traduit également l’ambition des autorités sénégalaises de positionner le pays parmi les acteurs africains de premier plan dans le domaine de l’IA. En misant sur des infrastructures nationales, le développement des compétences locales, le soutien à l’innovation et l’ouverture à des partenariats stratégiques avec les acteurs internationaux, le Sénégal entend faire de l’intelligence artificielle un levier majeur de sa transformation économique et sociale.

S2C: La science des médias au service de la communication des décideurs

Fort d’une trajectoire exceptionnelle à la tête des plus grandes rédactions, le journaliste international et consultant Aly Saleh fait de son agence, S2C, le pivot incontournable de la réputation des élites politiques, économiques et humanitaires au Sénégal.

Dans un écosystème public en perpétuelle mutation, la maîtrise de l’image n’est plus une option : elle est devenue une science de haute précision. À l’intersection de l’élite journalistique et du conseil d’influence, un homme redessine les contours de cette discipline au Sénégal : Aly Saleh. Ancien présentateur vedette des JT et des grands débats politiques, ce grand patron de presse propulse aujourd’hui son agence, S2C (Saleh Consulting Communication), au sommet de l’ingénierie de la visibilité.

L’art de l’information au service de l’influence

La légitimité d’Aly Saleh ne se discute pas, elle s’impose. Figure incontournable du paysage médiatique africain, sa signature s’est forgée aux commandes des structures les plus influentes. Ancien Directeur Général de la RTB et de BFM, ancien Directeur de la mythique Radio Dunyaa FM et Directeur de la rédaction de la RTM, il a également fait rayonner sa plume et sa voix à l’échelle mondiale. Ses collaborations de premier plan avec des géants comme Radio France Internationale (RFI), Canal France International (CFI) et Radio Pluriel lui confèrent une science infuse des codes médiatiques globaux. Cette double culture celle du management des médias de masse et de la rigueur de l’analyse géopolitique est aujourd’hui la valeur ajoutée de S2C. L’agence ne fait pas de la simple communication de flux ; elle bâtit des stratégies de réputation à toute épreuve pour les décideurs les plus exigeants.

Le pivot des leaders politiques et du développement local

En l’espace de quelques années, S2C est devenue l’alliée stratégique des acteurs majeurs de la vie publique sénégalaise. De la structuration de messages complexes pour des partis politiques de premier plan à l’accompagnement des Communes et Conseils départementaux, l’agence maîtrise l’art de vulgariser l’action publique et de maximiser l’impact territorial. La société civile et les associations de développement trouvent également en S2C un amplificateur de voix unique pour porter leurs plaidoyers sur le terrain.

Une vitrine d’envergure mondiale : de la diplomatie à l’humanitaire

Le savoir-faire de S2C brille particulièrement lors des grands rendez-vous internationaux. L’agence a magistralement orchestré la communication d’événements majeurs tels que :La Diplomatie Religieuse : Maître d’œuvre des éditions 2025 et 2026 du prestigieux Colloque International sur la Diplomatie Religieuse (CIDIR).L’Émergence Économique : Coordination médiatique globale de la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA 2025).L’Impact Humanitaire : Partenaire conseil d’institutions mondiales de référence à l’instar de la Ligue Islamique Mondiale (LIM) et de la célèbre ONG koweïtienne Direct Aid Society.

« Diriger des rédactions nationales et internationales m’a appris comment se fabrique l’information de confiance. Avec S2C, nous mettons cette science des médias au service des leaders pour transformer leur communication en un impact mesurable, crédible et percutant », explique Aly Saleh, Fondateur de S2C.

Un label d’excellence basé à Dakar

Basé au cœur de la capitale sénégalaise, sur la route des Pédagogues à Hlm Grand-Yoff, le cabinet S2C s’impose désormais comme le trait d’union parfait entre le journalisme de haut niveau et le conseil stratégique global. Pour les institutions en quête de crédibilité, l’ère de la communication passive est révolue ; place à la stratégie d’impact signée Aly Saleh.

Le Fondateur est un journaliste international, chroniqueur, analyste politique et consultant en communication, fort d’une longue carrière de management de grands médias audiovisuels et écrits.
L’Agence : S2C (Saleh Consulting Communication), cabinet de conseil en stratégie de réputation et communication globale est joignable au +221 815 22 24 ou par WhatsApp au +221 77 535 49 16.

SOULEYMANE SANÉ

Adéane : 24 jeunes formés à la maintenance des équipements de froid et de climatisation pour renforcer l’agro-industrie locale

La commune d’Adéane franchit une nouvelle étape dans sa politique de promotion de l’emploi des jeunes et du développement des compétences. Après vingt-cinq jours de formation intensive, vingt-quatre jeunes ont achevé avec succès un atelier consacré à la maintenance et à l’entretien des équipements de froid et de climatisation. Cette initiative est portée par la municipalité en partenariat avec l’Office national de formation professionnelle (ONFP).

La cérémonie d’évaluation et de clôture s’est tenue le samedi 1er août 2026 dans la salle de réunion de la mairie d’Adéane. Elle a été présidée par le maire, Arona Sonko, en présence du deuxième adjoint au maire, Dr Souleymane Gomis, des représentants de l’ONFP, des formateurs, des encadreurs et des vingt-quatre bénéficiaires.

Au cours de cette session, les participants ont suivi une formation basée sur une approche essentiellement pratique, comprenant 80 % de travaux pratiques et 20 % d’enseignements théoriques. Ce dispositif leur a permis d’acquérir des compétences en installation, maintenance et entretien des systèmes de froid et de climatisation, particulièrement recherchées dans le secteur agro-industriel.

L’évaluation de fin de formation a permis aux bénéficiaires d’exprimer leur satisfaction quant à la qualité des enseignements dispensés. Ils ont salué le professionnalisme et la disponibilité des formateurs, ainsi que le caractère concret de la formation, estimant que les compétences acquises renforceront leur employabilité et leur capacité à répondre aux besoins du marché.

Dans son allocution, le maire Arona Sonko s’est félicité du succès de cette première session. Il a rendu hommage à l’engagement, à la discipline et à l’assiduité des jeunes tout au long de la formation, tout en remerciant l’ONFP, les formateurs et l’ensemble des partenaires pour leur contribution à la réussite de cette initiative.

« Cette formation s’inscrit pleinement dans notre ambition de doter la jeunesse de compétences techniques favorisant son insertion professionnelle et de soutenir le développement économique de notre commune », a-t-il déclaré.

Les participants ont également formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles la multiplication des formations dans d’autres filières porteuses, l’organisation de sessions de perfectionnement, la mise en place de dispositifs d’accompagnement à l’emploi et à l’entrepreneuriat, ainsi que le renforcement du partenariat entre la commune d’Adéane, l’ONFP et les partenaires techniques et financiers.

À travers cette initiative, la commune d’Adéane réaffirme sa volonté d’investir dans le capital humain en faisant de la formation professionnelle un levier essentiel du développement local. Les compétences acquises par ces vingt-quatre jeunes devraient contribuer à améliorer les performances de l’agro-industrie locale tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’emploi et d’auto-emploi pour la jeunesse.

Podor : solidarité carcérale et finale zonale, le double engagement de Podor Nouvelle Vision

Le mouvement Podor Nouvelle Vision (PNV), dirigé par Mamoudou S. Sall, poursuit son engagement citoyen à travers deux initiatives majeures prévues le samedi 8 août 2026. Entre une action humanitaire en faveur des détenus de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Podor, le parrainage de la grande finale de la Coupe zonale de Donaye et le soutien aux ASC des trois zones de la commune de Guédé-Village, le mouvement entend promouvoir les valeurs de solidarité, de cohésion sociale et de développement humain.

La journée débutera par une importante opération de solidarité à la Maison d’arrêt et de correction de Podor, organisée sous le thème : « Agir ensemble pour l’espoir, la dignité et la réinsertion ». À travers cette initiative, Podor Nouvelle Vision souhaite apporter un soutien concret aux pensionnaires de l’établissement pénitentiaire tout en sensibilisant l’opinion publique aux enjeux de la réinsertion sociale des personnes privées de liberté.

Selon le président du mouvement, cette action vise à rappeler que les détenus demeurent des citoyens à part entière, qui méritent respect, accompagnement et espoir en vue de leur réinsertion dans la société. La cérémonie réunira notamment les autorités administratives et locales autour d’un message de solidarité, de dignité et d’inclusion.

Fidèle à sa vocation sociale, Podor Nouvelle Vision multiplie, depuis sa création, les initiatives dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la jeunesse et du développement communautaire, consolidant ainsi son ancrage auprès des populations du département.

Dans le même élan, le stade de Donaye accueillera la grande finale de la Coupe zonale, qui opposera l’ASC Yellitaare à l’ASC Pellital Ibou Sy. Organisée sous l’égide de l’ORCAV de Saint-Louis, de l’ODCAV de Podor et de la Zone de Donaye, cette affiche s’annonce comme l’un des temps forts du calendrier sportif départemental.

L’événement est placé sous le parrainage de Moussa Sall, coordonnateur de Podor Nouvelle Vision, qui réaffirme, à cette occasion, son engagement en faveur de la jeunesse et de la promotion du sport comme vecteur d’éducation, de cohésion sociale et de paix.

Les organisateurs attendent une forte mobilisation des supporters ainsi que des populations de Donaye et des localités environnantes pour vivre une journée placée sous le signe du fair-play, de la convivialité et de la fraternité. Sous le slogan « Un stade, deux équipes, tout un peuple ! », ils lancent un appel à une participation massive afin de faire de cette finale une véritable célébration de l’unité et du vivre-ensemble.

À travers ces deux initiatives, Podor Nouvelle Vision confirme sa volonté de faire de la solidarité et du sport des leviers essentiels du développement local, en plaçant l’humain, la jeunesse et la citoyenneté au cœur de son action.

Grand Magal de Touba : la Croix-Rouge sénégalaise a porté secours à 566 pèlerins, dont 92 enfants égarés

Mobilisée pour assurer l’assistance sanitaire et humanitaire à l’occasion du Grand Magal de Touba, la Croix-Rouge sénégalaise a déjà porté secours à 566 pèlerins, parmi lesquels 92 enfants égarés, selon un bilan communiqué ce dimanche 2 août 2026.

S’exprimant au journal de 12 heures de la RFM, Ibrahima Laye Thiome, responsable des Premiers secours de la Croix-Rouge sénégalaise, a indiqué que 448 secouristes ont été déployés dans la ville sainte afin d’assurer la prise en charge des fidèles tout au long de l’événement.

Au-delà des interventions de premiers secours, la Croix-Rouge apporte également un soutien aux structures sanitaires. À cet effet, 57 volontaires ont été mis à la disposition des différents services de santé pour renforcer les équipes dans les services d’urgence et faciliter les transferts de patients entre les différents services hospitaliers.

« Il s’agit d’apporter des bras supplémentaires pour l’appui de passage durant cette période de Magal », a expliqué Ibrahima Laye Thiome.

Cette mobilisation s’inscrit dans le vaste dispositif sanitaire et sécuritaire déployé pour accompagner les millions de pèlerins présents à Touba à l’occasion de cette édition 2026 du Grand Magal.

Parallèlement à cet engagement humanitaire, les autorités continuent de faire face aux conséquences des nombreux accidents de la circulation enregistrés durant le pèlerinage. Selon le dernier bilan communiqué par la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP), 21 personnes ont perdu la vie sur les routes à la date du dimanche 2 août 2026 à 7 heures, illustrant une nouvelle fois les risques liés aux importants déplacements de populations pendant le Magal.

Grand Magal de Touba : la Croix-Rouge sénégalaise a porté secours à 566 pèlerins, dont 92 enfants égarés

Mobilisée pour assurer l’assistance sanitaire et humanitaire à l’occasion du Grand Magal de Touba, la Croix-Rouge sénégalaise a déjà porté secours à 566 pèlerins, parmi lesquels 92 enfants égarés, selon un bilan communiqué ce dimanche 2 août 2026.

S’exprimant au journal de 12 heures de la RFM, Ibrahima Laye Thiome, responsable des Premiers secours de la Croix-Rouge sénégalaise, a indiqué que 448 secouristes ont été déployés dans la ville sainte afin d’assurer la prise en charge des fidèles tout au long de l’événement.

Au-delà des interventions de premiers secours, la Croix-Rouge apporte également un soutien aux structures sanitaires. À cet effet, 57 volontaires ont été mis à la disposition des différents services de santé pour renforcer les équipes dans les services d’urgence et faciliter les transferts de patients entre les différents services hospitaliers.

« Il s’agit d’apporter des bras supplémentaires pour l’appui de passage durant cette période de Magal », a expliqué Ibrahima Laye Thiome.

Cette mobilisation s’inscrit dans le vaste dispositif sanitaire et sécuritaire déployé pour accompagner les millions de pèlerins présents à Touba à l’occasion de cette édition 2026 du Grand Magal.

Parallèlement à cet engagement humanitaire, les autorités continuent de faire face aux conséquences des nombreux accidents de la circulation enregistrés durant le pèlerinage. Selon le dernier bilan communiqué par la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP), 21 personnes ont perdu la vie sur les routes à la date du dimanche 2 août 2026 à 7 heures, illustrant une nouvelle fois les risques liés aux importants déplacements de populations pendant le Magal.

Grand Magal 2026 : des coupures d’électricité perturbent Touba, la Senelec dénonce des actes de sabotage

Alors que des millions de fidèles convergent vers Touba pour célébrer le Grand Magal, plusieurs quartiers de la ville sainte et des localités environnantes sont confrontés à des coupures récurrentes d’électricité. Une situation qui suscite la colère de nombreux pèlerins et habitants, certains affirmant avoir perdu des provisions destinées aux festivités.

Selon des informations rapportées par la RFM dans son journal de 12 heures, les interruptions de courant se multiplient depuis plusieurs heures dans différents secteurs de la commune.

À Darou Minam 2, Ahmadou Bamba Sall dénonce une situation devenue difficile à supporter. « Notre quartier est soumis à des coupures d’électricité de plusieurs heures, parfois jusqu’à huit heures par secteur », a-t-il déclaré, évoquant également la forte chaleur qui sévit ainsi que les pertes de denrées alimentaires conservées pour le Magal.

Interrogée sur ces perturbations, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) reconnaît les difficultés rencontrées sur son réseau. Toutefois, l’entreprise affirme qu’une partie des incidents est liée à des actes de sabotage ciblant ses installations.

« Ce que nous avons remarqué depuis hier (samedi), ce sont des actes de sabotage dans différents secteurs où des pannes sont déclarées par les clients. Lorsque les équipes d’intervention arrivent sur place, elles constatent qu’au niveau du poste, le départ qui alimente l’ensemble des clients est ouvert. Ces actes de vandalisme sont causés par des personnes qui s’y connaissent », a expliqué Abdoul Ndiaye, chef du service de la distribution de la Senelec pour les zones de Diourbel, Touba et Bambey.

Le responsable précise également que certaines perturbations sont dues à des pannes de fusibles, qui viennent s’ajouter aux actes de vandalisme constatés sur le réseau électrique.

Face à cette situation, la Senelec indique que ses équipes techniques restent mobilisées pour rétablir l’alimentation électrique dans les meilleurs délais. L’entreprise appelle également les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les autorités afin d’identifier les auteurs de ces actes de sabotage, qui compliquent davantage la fourniture d’électricité durant l’un des plus grands rassemblements religieux du Sénégal.

Économie : le pétrole brut et les hydrocarbures propulsent les exportations du Sénégal à 5 805,6 milliards de FCFA en 2025

Le Sénégal a franchi un cap historique en 2025 avec une progression spectaculaire de ses exportations, portée par l’essor de la production pétrolière et le démarrage des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL). Selon la Note d’analyse du commerce extérieur publiée par l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), les exportations de marchandises ont atteint 5 805,6 milliards de FCFA en 2025, contre 3 909,1 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 48,5 % représentant un gain de 1 896,5 milliards de FCFA en une seule année.

L’huile brute de pétrole s’impose désormais comme le principal produit d’exportation du Sénégal. Les recettes générées par les ventes de pétrole brut se sont élevées à 1 528,0 milliards de FCFA en 2025, contre 464,6 milliards de FCFA un an auparavant, soit une progression de 228,9 %.

L’Europe demeure la première destination du pétrole sénégalais avec 978,6 milliards de FCFA d’achats, contre 162,9 milliards en 2024. Le marché asiatique suit avec 427,6 milliards de FCFA, confirmant l’intérêt croissant des grandes économies pour les hydrocarbures produits au Sénégal.

L’année 2025 marque également le lancement effectif des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), qui ont généré 125,9 milliards de FCFA de recettes.

Les premières cargaisons ont été expédiées notamment vers le continent africain, pour une valeur de 41,6 milliards de FCFA, et vers l’Asie pour 6,5 milliards de FCFA, illustrant la diversification progressive des débouchés du secteur gazier sénégalais.

Parallèlement, les exportations de produits pétroliers raffinés poursuivent leur progression. Elles sont passées de 791,9 milliards de FCFA en 2024 à 860,6 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 8,7 %. L’Afrique demeure le principal marché de ces produits avec 659,8 milliards de FCFA de ventes, principalement au sein de l’espace CEDEAO/AES.

Autre moteur des exportations, l’or non monétaire poursuit sa forte progression. Les recettes issues de ce minerai atteignent 978,0 milliards de FCFA en 2025 contre 588,0 milliards en 2024, soit une hausse de 66,3 %.

L’Europe reste de loin le principal acheteur avec 715,2 milliards de FCFA d’importations d’or sénégalais, confirmant la place stratégique du secteur minier dans les performances commerciales du pays.

Les autres produits miniers continuent également de contribuer aux exportations. L’acide phosphorique maintient ses débouchés vers les industries asiatiques, notamment en Inde, tandis que les exportations d’engrais minéraux et chimiques vers les marchés africains ont plus que doublé, passant de 13,7 milliards à 29,3 milliards de FCFA. Le ciment hydraulique, le titane et le zircon conservent également une place importante dans les échanges extérieurs.

Le secteur halieutique affiche une évolution positive grâce à la bonne tenue des produits à forte valeur ajoutée. Les exportations de crustacés, mollusques et coquillages atteignent 126,0 milliards de FCFA en 2025 contre 88,8 milliards en 2024, soit une progression de 41,9 %.

L’Union européenne demeure le principal marché de ces produits avec 109,1 milliards de FCFA d’importations, contre 68,7 milliards un an plus tôt. Les exportations de poissons frais de mer restent également soutenues vers les marchés européens et sous-régionaux.

Malgré ces performances record, plusieurs filières traditionnelles connaissent un net recul.

Les exportations d’arachides non grillées se sont effondrées, passant de 65,3 milliards de FCFA en 2024 à seulement 1,4 milliard de FCFA en 2025, soit une baisse de plus de 97 %, en raison du repli de la demande asiatique et des arbitrages de commercialisation.

À l’inverse, les exportations d’huile brute d’arachide ont connu un rebond significatif sur le marché asiatique, atteignant 18,4 milliards de FCFA, contre 2,2 milliards un an auparavant.

La filière des conserves de poisson enregistre également une contre-performance. Les exportations chutent de 44 %, passant de 67,1 milliards à 37,6 milliards de FCFA, sous l’effet des difficultés d’approvisionnement en matières premières.

L’essor des hydrocarbures a profondément modifié la géographie des exportations sénégalaises.

Avec 2 424,8 milliards de FCFA d’importations de produits sénégalais, l’Europe redevient le premier marché d’exportation du pays, représentant 41,8 % des ventes totales, contre 1 064,3 milliards de FCFA en 2024.

Le continent africain arrive en deuxième position avec 1 680,0 milliards de FCFA, soit 28,9 % des exportations. L’espace CEDEAO/AES concentre 86,4 % de ces échanges, porté principalement par les carburants raffinés, le gaz naturel liquéfié, les engrais et les cigarettes.

L’Asie représente 18,2 % des exportations, avec 1 056,6 milliards de FCFA, essentiellement grâce au pétrole brut, à l’or et aux produits chimiques.

Enfin, les exportations vers le continent américain demeurent limitées, avec 261,3 milliards de FCFA, soit 4,5 % du total, malgré les opportunités offertes par certains accords commerciaux internationaux.

Ces résultats traduisent une profonde transformation de l’économie sénégalaise. L’entrée du pays dans le cercle des producteurs et exportateurs d’hydrocarbures redessine la structure de son commerce extérieur et renforce son poids sur les marchés internationaux, tout en mettant en évidence les défis persistants auxquels restent confrontées plusieurs filières agricoles et agroalimentaires traditionnelles.

Désinformation : El Malick Ndiaye n’a pas offert un scanner à l’hôpital de Linguère, le ministère de la Santé rétablit les faits

Une information largement relayée sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias en ligne affirmant que le ministre des Transports terrestres et aériens, El Malick Ndiaye, aurait offert sur ses fonds propres un scanner médical à l’hôpital Maguette Lô de Linguère est fausse. Le matériel a été acquis dans le cadre d’un programme public du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, avec l’appui d’un partenaire technique.

La rumeur s’est propagée au cours du week-end à travers plusieurs plateformes numériques. Des sites d’information ainsi que des comptes TikTok ont présenté l’installation du scanner comme un don personnel du ministre, saluant ce qu’ils décrivaient comme une initiative privée en faveur des populations du Jolof.

Sur TikTok, plusieurs publications ont rapidement gagné en visibilité, tandis que des affiches et vidéos attribuaient explicitement l’acquisition de l’équipement à El Malick Ndiaye.

Face à l’ampleur de cette désinformation, le ministre est intervenu sur sa page Facebook officielle pour rétablir les faits. Il a catégoriquement démenti avoir financé personnellement le scanner.

« Une publication circule indiquant que j’aurais offert un scanner à l’Hôpital Maguette Lô de Linguère. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’un don personnel », a-t-il déclaré.

El Malick Ndiaye explique qu’il s’est limité à porter la doléance des populations du Jolof auprès du ministère de la Santé il y a près d’un an, en collaboration avec sa collègue, la députée Saye Cissé, afin de faciliter le suivi administratif du dossier.

« J’ai simplement porté la doléance des populations du Jolof auprès du ministère de la Santé et facilité le suivi de ce dossier avec ma collègue Honorable Saye Cissé afin que notre hôpital départemental soit doté de cet équipement essentiel », a-t-il précisé, avant de remercier le ministère pour sa diligence.

Le ministre a insisté sur le fait que cette acquisition constitue avant tout une avancée pour les populations du département de Linguère et un renforcement du système de santé national, plutôt qu’une initiative individuelle.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique est également monté au créneau pour mettre fin à la polémique. Dans un communiqué publié le 2 août 2026, il confirme que le scanner a été acquis sur fonds publics, avec l’appui d’un partenaire technique, dans le cadre des investissements de l’État destinés à améliorer le plateau technique des établissements de santé.

Le département ministériel rappelle ainsi que cette dotation relève exclusivement de la politique publique de renforcement de la carte sanitaire nationale et ne constitue en aucun cas un don privé d’une personnalité politique.

Cette mise au point des autorités vise à mettre un terme à la désinformation ayant circulé sur les réseaux sociaux et à rétablir l’origine réelle du financement de cet équipement médical, appelé à améliorer la prise en charge des patients de Linguère et de l’ensemble du département.

Émigration irrégulière : la Gendarmerie intercepte 173 candidats au départ et saisit une pirogue chargée de carburant à Kaolack

La Gendarmerie nationale a une nouvelle fois déjoué des tentatives d’émigration irrégulière dans la région de Kaolack. Au cours des opérations de surveillance menées les 31 juillet et 1er août 2026 par la Légion de Gendarmerie de Kaolack (Centre), 173 candidats au départ clandestin, dont des femmes et des enfants, ont été interpellés, tandis qu’une importante logistique destinée à une traversée maritime a été saisie.

La première intervention a été menée le vendredi 31 juillet dans la forêt du village de Bossinkang, dans la commune de Toubacouta. Conduite par la Brigade territoriale de Sokone avec l’appui de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention ainsi que de l’Escadrille d’Appui Drones de la Gendarmerie nationale, l’opération a permis l’arrestation de 36 personnes.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces individus s’étaient regroupés dans cette zone boisée afin de préparer un embarquement clandestin en direction des côtes européennes.

Une seconde opération a été déclenchée dans la nuit du 1er au 2 août 2026 à la suite d’un renseignement faisant état du transit d’embarcations en provenance de Sokone. Lors d’une patrouille fluviale menée par la Brigade de proximité de Nioro dans le secteur de Fandiongue, les gendarmes ont localisé une pirogue de 18 mètres, dissimulée au cœur de la mangrove.

L’intervention, qui s’est déroulée sans incident, a permis l’interpellation des trois capitaines de l’embarcation ainsi que de l’ensemble des passagers.

Au total, 137 candidats à l’émigration irrégulière ont été secourus lors de cette opération maritime. Ils se composent de 116 hommes, 15 femmes et 6 enfants. Parmi eux figurent 104 Sénégalais, 14 Gambiens, 12 Guinéens et 7 Maliens.

Les forces de sécurité ont également procédé à la saisie d’une importante logistique destinée à la traversée, comprenant la pirogue, deux moteurs hors-bord de 40 chevaux des marques Yamaha et Parsun, ainsi que 238 bidons de carburant, représentant un volume total de 4 760 litres d’essence.

À travers ce nouveau coup de filet, la Gendarmerie nationale estime avoir évité un potentiel drame en mer. Elle renouvelle son appel à la vigilance et invite les populations à signaler toute activité suspecte en contactant gratuitement le centre d’appel de la Gendarmerie aux numéros 800 00 20 20 ou 123.

Sport : Maurice Biaye, un champion d’Afrique U17 prêt à franchir un nouveau cap

Sacré champion d’Afrique avec la sélection nationale U17 du Sénégal lors de la CAN U17 2026, disputée au Maroc, Maurice Biaye s’impose comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs du football sénégalais. À seulement 16 ans, le jeune joueur attire déjà l’attention grâce à son engagement, sa maturité et ses performances remarquées sur les terrains.

Formé à l’Académie Darou Salam, Maurice Biaye évolue également avec l’équipe première de son club, une progression qui témoigne de son potentiel et de la confiance que lui accordent ses encadreurs. Son parcours est le fruit d’un travail rigoureux, d’une discipline exemplaire et d’une détermination à toute épreuve.

Le sacre continental des Lionceaux constitue une étape majeure dans la carrière du jeune international sénégalais. Ce titre récompense non seulement les efforts de Maurice Biaye, mais aussi ceux de toute une génération de joueurs appelée à assurer la relève du football national.

À travers son parcours, Maurice Biaye incarne l’espoir d’un football sénégalais toujours plus ambitieux. Son évolution sera suivie avec attention par les amateurs du ballon rond, qui voient en lui un futur grand nom du football sénégalais, capable de porter haut les couleurs nationales sur les scènes africaine et internationale.

Grand Magal de Touba 2026 : le bilan s’alourdit avec 21 morts, les sapeurs-pompiers appellent à la plus grande vigilance

Le bilan des accidents enregistrés dans le cadre du Grand Magal de Touba 2026 continue de s’alourdir. La Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) a fait état, ce dimanche 2 août à 7 heures, de 21 décès, alors que des milliers de fidèles convergent toujours vers la cité religieuse pour les derniers moments du pèlerinage.

Intervenant sur les ondes de la RFM lors du journal de midi, le lieutenant Djily Diouf, chargé de la communication du détachement des sapeurs-pompiers, a indiqué que les équipes déployées dans le cadre du dispositif sécuritaire et médical ont effectué, jusqu’à ce dimanche à 7 heures, un total de 309 interventions impliquant 524 victimes.

Selon le responsable, ces différentes opérations ont permis de prendre en charge 451 personnes blessées ou victimes de malaises. Toutefois, il a confirmé que 21 corps sans vie ont été recensés depuis le début des opérations, traduisant un alourdissement du bilan humain.

Les accidents de la circulation demeurent la principale cause d’intervention des secours. À eux seuls, ils représentent 221 interventions et ont fait 472 victimes. Cette situation met une nouvelle fois en évidence les risques liés à l’intensité du trafic routier observée durant le Grand Magal, période marquée par d’importants déplacements de pèlerins en provenance de toutes les régions du Sénégal ainsi que de la diaspora.

Au-delà des accidents de la route, la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers attire l’attention sur les risques liés aux grands rassemblements. Avec la très forte affluence constatée aux abords de la Grande Mosquée de Touba et sur les principaux axes d’accès à la ville, les autorités de secours redoutent d’éventuelles bousculades pouvant entraîner de nouveaux drames.

Le lieutenant Djily Diouf a ainsi invité les pèlerins à limiter leurs déplacements dans les zones les plus fréquentées et à faire preuve de prudence, notamment en veillant constamment sur les enfants de moins de cinq ans au sein des foules.

Les sapeurs-pompiers ont également lancé un appel à la vigilance concernant les risques d’incendie dans les grandes cuisines installées à l’occasion du Magal. Ils recommandent aux responsables des sites de restauration d’éviter les feux laissés sans surveillance, de manipuler les installations de cuisson avec précaution et de respecter strictement les consignes de sécurité afin de prévenir tout incident.

Grand Magal de Touba 2026 : Bassirou Diomaye Faye prie pour un Sénégal de paix, de stabilité et de prospérité

À l’occasion de la célébration du Grand Magal de Touba, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message de communion spirituelle et de solidarité à l’endroit de la communauté mouride ainsi que de l’ensemble des fidèles musulmans. À travers cette déclaration, le chef de l’État a réaffirmé son attachement aux valeurs de paix, de foi et d’unité nationale incarnées par cet important rendez-vous religieux.

Dans un message publié à l’occasion de cette journée de recueillement, le président de la République a formulé des prières en faveur du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, tout en implorant Dieu d’accorder au Sénégal davantage de paix, de stabilité et de prospérité.

« En ce jour béni du Grand Magal de Touba, je souhaite un excellent Magal à tous les fidèles. Que Dieu accorde longue vie et bonne santé au Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, et qu’Il accorde au Sénégal la paix, la stabilité et la prospérité », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Par ce message, le chef de l’État s’associe aux millions de fidèles mourides qui commémorent le Grand Magal, un événement religieux majeur célébrant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon en 1895. Cet exil, imposé par l’administration coloniale française, est considéré par les disciples du fondateur du mouridisme comme un symbole de foi, de résilience, de patience et de soumission totale à la volonté divine.

Le Grand Magal constitue aujourd’hui le plus grand rassemblement religieux du Sénégal. Chaque année, plusieurs millions de pèlerins venus des différentes régions du pays et de la diaspora convergent vers la ville sainte de Touba pour participer aux prières, aux récitals du Coran, aux conférences religieuses et aux séances de récitation des écrits de Cheikh Ahmadou Bamba.

Au-delà de sa dimension spirituelle, cette célébration est également un moment de renforcement des liens de solidarité, de partage et de fraternité entre les fidèles. Elle mobilise d’importants moyens logistiques et sécuritaires de l’État afin d’assurer l’accueil des pèlerins dans les meilleures conditions.

Grand Magal 2026 : les enseignements de Serigne Touba, un héritage spirituel fondé sur la foi, le travail et la paix

À l’occasion du Grand Magal de Touba, des millions de fidèles se remémorent l’héritage spirituel laissé par Serigne Touba, de son vrai nom Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Figure majeure de l’islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, il a consacré toute son existence à l’adoration exclusive de Dieu, à l’amour et au service du Prophète Mahomet, tout en faisant du travail une composante essentielle de la foi. Son enseignement, toujours d’actualité, continue d’inspirer des générations de disciples à travers le monde.

Toute l’œuvre de Serigne Touba repose sur une soumission totale à Dieu et sur la recherche permanente de Son agrément. Se présentant comme Khadimu ar-Rassul, c’est-à-dire le Serviteur du Messager de Dieu, il a placé le Prophète Mahomet au cœur de sa mission spirituelle. Ses nombreux écrits, notamment les Khassaïdes, sont des poèmes religieux consacrés à la glorification de Dieu et à la célébration des qualités du Prophète. À travers ces textes, il a transmis un message de foi, de piété et de purification intérieure qui demeure une référence dans la tradition mouride.

L’un des piliers fondamentaux de son enseignement est la valorisation du travail. Pour Serigne Touba, le travail licite ne constitue pas seulement un moyen de subsistance, mais également un acte d’adoration lorsqu’il est accompli avec sincérité et dans le respect des principes de l’islam. Il considérait que l’effort fourni pour subvenir aux besoins de sa famille, aider son prochain et contribuer au développement de la société revêtait une dimension spirituelle comparable à celle de nombreux actes de dévotion. Cette vision a profondément façonné la culture mouride, où le travail, la discipline et l’autonomie économique occupent une place centrale.

L’acquisition du savoir constitue également un axe majeur de son message. Serigne Touba encourageait les croyants à rechercher la connaissance religieuse et les sciences utiles afin de mieux servir Dieu et la communauté. Selon lui, la foi authentique ne pouvait être dissociée de l’éducation, de la réflexion et de l’excellence dans le comportement.

Face aux épreuves qu’il a traversées, notamment son exil imposé par l’administration coloniale française, Serigne Touba a choisi la voie de la patience, de la non-violence et du pardon. Il a constamment rejeté le recours à la violence, privilégiant le combat contre les passions de l’âme, connu dans la tradition islamique sous le nom de jihad al-nafs. Cette résistance spirituelle, fondée sur la maîtrise de soi, la persévérance et la confiance en Dieu, demeure l’un des fondements de la doctrine mouride.

Son enseignement accorde également une importance particulière au Ndigël, qui désigne les recommandations adressées au disciple par son guide spirituel lorsqu’elles sont conformes aux prescriptions de l’islam. Cette notion repose sur la discipline, la confiance et l’obéissance dans le respect des enseignements du Coran et de la Sunna. Pour les mourides, le respect du Ndigël constitue un moyen d’accéder à la rectitude, à la bénédiction et au perfectionnement spirituel.

Kédougou : 313 comprimés de Tramadol et 66 paquets de skunk saisis, deux individus arrêtés

La lutte contre le trafic de stupéfiants se poursuit à Kédougou. La Brigade régionale des stupéfiants (BRS), relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a procédé, le 29 juillet 2026, à l’interpellation de deux individus impliqués dans une affaire de trafic de drogue et de médicaments.

Selon la Police nationale, les deux suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention et trafic de drogue (skunk), détention illicite de médicaments et exercice illégal de la profession de pharmacien.

L’opération est partie de l’exploitation d’un renseignement ayant conduit les enquêteurs à mettre en place une surveillance discrète de plusieurs heures autour d’une principale suspecte. Celle-ci a été suivie lors d’une opération de livraison portant sur deux comprimés de Tramadol, avant qu’une descente ne soit effectuée à son domicile.

La perquisition a permis aux éléments de la BRS de découvrir, dans une chambre, 113 comprimés de Tramadol et 26 paquets de skunk, soigneusement dissimulés dans une chaussette placée sous des chaises superposées.

Les investigations se sont poursuivies dans une autre pièce de l’habitation, où les policiers ont saisi un bloc de 400 grammes de skunk en vrac, 40 autres paquets de cette drogue, ainsi que 200 comprimés supplémentaires de Tramadol, cachés sous la selle d’une moto stationnée sur les lieux.

Au terme de l’opération, les forces de l’ordre ont saisi 313 comprimés de Tramadol, 400 grammes de skunk en vrac et 66 paquets de skunk.

Grand Magal 2026 : le lourd bilan des accidents de la route s’alourdit à 16 morts

Le bilan des accidents de la circulation enregistrés à l’occasion du Grand Magal de Touba 2026 continue de s’alourdir. La Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) a annoncé, ce samedi 1er août à 17 heures, un total de 16 décès sur les routes, malgré les importants dispositifs de prévention et de secours déployés pour l’événement.

Selon le lieutenant Djily Diouf, officier chargé de la communication du détachement des sapeurs-pompiers, les équipes de la BNSP ont effectué 237 interventions, portant assistance à 440 victimes.

Parmi ces opérations, 188 interventions concernent des accidents de la circulation routière, qui ont fait 422 victimes, dont 406 ont pu être secourues et prises en charge. En revanche, les secours déplorent 16 corps sans vie, un chiffre qui illustre la gravité des accidents survenus durant les déplacements liés au pèlerinage.

Face à ce constat préoccupant, la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers renouvelle son appel à la prudence. Elle invite tous les usagers de la route à respecter scrupuleusement le Code de la route, à porter systématiquement la ceinture de sécurité, à éviter les dépassements dangereux ainsi que les sorties non réglementaires, et à ne pas surcharger les véhicules.

Chaque année, le Grand Magal de Touba entraîne un afflux massif de pèlerins sur les principaux axes routiers du pays. Les autorités poursuivent leurs efforts de sensibilisation afin de réduire les accidents et de préserver des vies durant ce grand rendez-vous religieux.

Qui est Papa Ibrahima Senghor, le nouveau Directeur général de la SNR ?

Le Conseil des ministres tenu, mercredi, au Palais de la République, a consacré la nomination de Papa Ibrahima Senghor au poste de Directeur général de la Société nationale de recouvrement (SNR).

Banquier senior fort de plus de vingt ans d’expérience dans le secteur financier, Papa Ibrahima Senghor est reconnu pour son expertise en développement commercial, en finance islamique, en management d’équipes et en pilotage de réseaux d’agences bancaires. Son parcours est marqué par une solide expérience dans la mobilisation de ressources, le financement de l’économie, l’amélioration de la performance des institutions financières et l’encadrement de managers.

Au cours de sa carrière, il a notamment assuré la gestion de 120 milliards de FCFA de ressources, supervisé 70 milliards de FCFA d’emplois et de financements, administré un portefeuille de plus de 48 000 comptes clients, encadré plus de 80 collaborateurs et dirigé un réseau de neuf agences.

Spécialiste de la gouvernance bancaire, il a participé à l’ouverture, au lancement et au développement de plusieurs agences, tout en accompagnant de nombreux responsables d’agence dans l’atteinte de leurs objectifs commerciaux et financiers.

Avant sa nomination à la tête de la SNR, Papa Ibrahima Senghor occupait, depuis juillet 2024, les fonctions de responsable de l’Unité commerciale de la Banque Islamique du Sénégal (BIS). À ce poste, il supervisait neuf agences, assurait l’accompagnement des chefs d’agence et pilotait la performance commerciale de l’institution.

Entre 2022 et 2024, il a dirigé l’agence VDN de la Banque Islamique du Sénégal, où il était chargé du développement commercial, de la gestion de portefeuille et du management des équipes.

De 2021 à 2022, il a été chef d’agence pour les régions de Kaolack et Fatick, avec pour mission la gestion des activités bancaires et le développement du marché régional.

Auparavant, de 2018 à 2021, il avait dirigé l’agence de Kaolack de la Banque Islamique du Sénégal, contribuant à la croissance du portefeuille clientèle et à l’amélioration des performances de la structure.

Son parcours au sein de cette banque l’a également conduit à la tête de l’agence des Parcelles Assainies entre 2015 et 2018, puis de l’agence de Mbour de 2013 à 2015.

Avant de rejoindre la Banque Islamique du Sénégal, Papa Ibrahima Senghor a évolué à la Banque Atlantique Sénégal, où il a dirigé l’agence de Kaolack de 2009 à 2013, après avoir participé à son ouverture et à son développement.

Sur le plan académique, il est titulaire d’une maîtrise en Droit des affaires internationales, d’une licence en Droit des affaires internationales ainsi que d’un Diplôme universitaire de gestion (DUG) obtenu à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Sur le plan politique, Papa Ibrahima Senghor est membre fondateur de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, le parti présidentiel. Il a auparavant milité au sein du Mouvement national des cadres patriotes et a également été membre de Vision socialiste, la structure des cadres du Parti socialiste fondée sous l’impulsion de feu Ousmane Tanor Dieng.

Kaolack / Laylatoul Katmiya 2026 : Cheikh Baba Diallo en ziarra auprès de la famille de son guide religieux à Médina Baye

La célébration de la Laylatoul Katmiya 2026 a été marquée, ce samedi, par une visite hautement spirituelle de Cheikh Baba Diallo, guide religieux à Médina Baye Kabatoki, dans la commune de Kaolack, auprès de la famille de son guide religieux à Médina Baye.

À la tête d’une importante délégation, Cheikh Baba Diallo a effectué une ziarra auprès de Cheikh Thierno Assane Dème, dans une atmosphère empreinte de recueillement, de fraternité et de ferveur spirituelle.

Cette visite s’inscrit dans la tradition des grandes rencontres religieuses qui accompagnent les manifestations de la Fayda Tidjaniyya. Elle témoigne de l’attachement de Cheikh Baba Diallo aux enseignements de ses maîtres spirituels et de sa volonté de renforcer les liens entre les différentes familles religieuses.

À son arrivée, lui et sa délégation ont été chaleureusement accueillis par Cheikh Thierno Kabir Assane Dème, Khalife de Thierno Assane Dème. Les échanges se sont déroulés dans un climat de communion, autour des valeurs de paix, de fraternité, de solidarité et de vivre-ensemble prônées par l’islam.

Au cours de cette ziarra, d’intenses prières ont été formulées pour la paix et la stabilité du Sénégal, la préservation de la cohésion sociale, le renforcement de l’unité de la Oummah islamique, ainsi que pour le succès de la Laylatoul Katmiya, un rendez-vous religieux majeur célébrant l’héritage spirituel de Thierno Assane Dème et de la Fayda Tidjaniyya.

Les deux guides religieux ont également insisté sur la nécessité de transmettre le savoir religieux aux jeunes générations, de préserver les valeurs de tolérance et de dialogue, et de promouvoir un islam fondé sur la paix, la justice et la concorde entre les peuples.

Très appréciée par les fidèles, cette visite est apparue comme un symbole fort de fidélité aux enseignements des grands maîtres de la Tidjaniyya et de consolidation des relations fraternelles entre les différentes familles religieuses. Elle constitue l’un des temps forts de l’édition 2026 de la Laylatoul Katmiya à Médina Baye.

À travers cette ziarra, Cheikh Baba Diallo a renouvelé son engagement à œuvrer pour la préservation des valeurs spirituelles, le renforcement de la fraternité islamique et la sauvegarde de l’héritage légué par les grands guides religieux, dans un esprit de paix, d’unité et de service envers la communauté musulmane.

Kaolack : Fallilou Diabaye appelle au calme et à l’unité derrière le président Bassirou Diomaye Faye

Dans un contexte marqué par les débats et les réactions suscités par les récentes nominations à de hautes fonctions décidées par le président de la République, le coordonnateur communal d’Awalé à Kaolack et membre fondateur de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, Fallilou Diabaye, a lancé, ce samedi face à la presse, un appel à la responsabilité, à l’apaisement et au rassemblement des militants.

Selon lui, les différentes prises de position enregistrées ces derniers jours au sein de la famille politique présidentielle ne doivent en aucun cas fragiliser la dynamique engagée par le chef de l’État. Il estime que les choix opérés dans les nominations relèvent des prérogatives constitutionnelles du président de la République et méritent d’être accueillis dans un esprit de responsabilité, de discipline et de loyauté politique.

« Les divergences d’appréciation sont naturelles dans toute organisation politique. Cependant, elles doivent être gérées dans le dialogue, la retenue et le respect des institutions afin de préserver l’unité indispensable à la réussite de notre projet commun », a déclaré Fallilou Diabaye.

Le responsable politique invite ainsi les militants, sympathisants et responsables de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains à dépasser les considérations personnelles pour se concentrer sur les priorités nationales, notamment la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, présentée comme la feuille de route du développement économique et social du pays.

Pour le coordonnateur communal d’Awalé à Kaolack, la priorité demeure le renforcement de la cohésion au sein du parti afin de consolider son implantation dans le département de Kaolack et de contribuer efficacement à la réalisation des ambitions du président de la République.

Membre fondateur de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, Fallilou Diabaye réaffirme son engagement à œuvrer pour un parti uni, discipliné et proche des préoccupations des populations. Il exhorte l’ensemble des responsables à privilégier le dialogue, le sens des responsabilités et l’intérêt supérieur du mouvement.

À ses yeux, seule une organisation soudée, mobilisée et tournée vers l’intérêt général permettra de porter haut les idéaux de KIIRAAY – Les Patriotes Républicains dans le département de Kaolack et d’accompagner efficacement les réformes engagées par le président Bassirou Diomaye Faye au service du développement du Sénégal.

Religion / Grand Magal de Touba 2026 : À Latmingué, Dr Macoumba Diouf perpétue l’esprit du « Dieuf-Dieul » en accompagnant les dahiras mourides

À l’approche du Grand Magal de Touba 2026, qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, fondateur du mouridisme, la commune de Latmingué vit au rythme des préparatifs de ce grand rendez-vous spirituel. Fidèle à une tradition qu’il perpétue depuis plusieurs années, le maire de la commune, Dr Macoumba Diouf, a renouvelé son accompagnement en faveur des dahiras mourides.

Dans l’esprit des enseignements de Serigne Touba, fondés sur le « Dieuf-Dieul » (l’entraide et le partage), Dr Macoumba Diouf a mobilisé, sur ses ressources personnelles, une enveloppe globale de 1 477 500 FCFA destinée à faciliter le transport des disciples mourides et d’autres fidèles vers la ville sainte de Touba.

Ce geste intervient dans un contexte où de nombreuses familles, particulièrement en milieu rural, sont confrontées à des difficultés économiques. En répondant favorablement aux sollicitations des dahiras, le maire entend permettre au plus grand nombre de fidèles de prendre part au Magal, un moment de recueillement, de prières, de zikr et de communion autour de l’héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba.

Les bénéficiaires de cet appui sont les dahiras mourides de Kawil-Thiawando, Koylal Moussa Boye, Makarimal Akhlakh de Latmingué, Koumbal 1, Keur Aly Bassine, Campement, Keur Mamour Lô, Thicatt Boynguel, Ndillé, Sanguil, Escale Latmingué, Thiakho Madialé, Hanène, de la zone Keur Daour–Keur Ndongo, ainsi que les dahiras Baye Fall de Koumbal et le mouvement Thiantakoune de Latmingué.

À travers cet acte de solidarité, Dr Macoumba Diouf réaffirme son attachement aux valeurs de générosité, de partage et de service à la communauté, si chères à Serigne Touba. Ce soutien, entièrement financé sur ses ressources personnelles, traduit sa volonté d’accompagner les fidèles dans l’accomplissement de leur voyage spirituel, les collectivités territoriales n’étant pas habilitées à financer ce type d’activité religieuse.

En cette période de haute ferveur religieuse, les bénéficiaires ont formulé des prières à l’endroit du maire, implorant Allah de lui accorder santé, longévité, réussite dans ses projets et une abondante baraka. Ils ont également prié pour que le Sénégal demeure un pays de paix, de stabilité et de cohésion, conformément au message universel de Cheikh Ahmadou Bamba.

MAGAL 2026

Amy Mara souhaite paix, solidarité et prospérité au Sénégal

À l’occasion du Grand Magal de Touba 2026, Mme Amy Mara, ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a adressé un message de vœux à l’ensemble de la communauté mouride ainsi qu’à tous les fidèles musulmans du Sénégal et de la diaspora.

Dans son message, la ministre a souhaité à chacun « un excellent Magal, placé sous le signe de la paix, de la foi, de la solidarité et du partage ».

« Que cette célébration religieuse soit une source de bénédictions, de prospérité et de stabilité pour le Sénégal tout entier », a-t-elle formulé en guise de prière.

Comme chaque année, le Grand Magal de Touba commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Des millions de pèlerins sont attendus dans la ville sainte pour prendre part à cet événement spirituel majeur.

À travers plusieurs membres de son gouvernement, l’État réaffirme cette année encore son engagement à accompagner le Comité d’organisation du Grand Magal afin d’assurer le bon déroulement de cet important rendez-vous religieux.

Grand Magal de Touba 2026 : près de 5 000 policiers et un dispositif sécuritaire de grande envergure déployés pour protéger les pèlerins

À l’occasion du Grand Magal de Touba 2026, la Police nationale a dévoilé l’impressionnant dispositif sécuritaire mis en place pour assurer la protection des millions de fidèles attendus dans la ville sainte. Face à l’ampleur de ce rendez-vous religieux, considéré comme l’un des plus grands rassemblements spirituels d’Afrique, les autorités policières ont mobilisé des moyens humains, matériels et technologiques sans précédent afin de garantir le bon déroulement de l’événement.

S’exprimant au nom de l’Inspecteur général de police Mame Seydou Ndour, Directeur général de la Police nationale, et sur instruction du Directeur de la Sécurité publique, le commissaire de police de classe exceptionnelle Ndiarra Sène, le commissaire principal Daouda Bodian a présenté les grandes lignes de ce dispositif exceptionnel.

Le Grand Magal de Touba, qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, attire chaque année plusieurs millions de pèlerins venus du Sénégal et de nombreux pays étrangers. Cette forte affluence représente un défi majeur pour les forces de sécurité, appelées à prévenir les actes de délinquance, à fluidifier la circulation et à assurer la protection des personnes et de leurs biens.

Dans cette perspective, la Police nationale a engagé un important travail préparatoire plusieurs semaines avant le début des cérémonies. Selon le commissaire principal Daouda Bodian, des opérations de sécurisation ont été menées près d’un mois avant le Magal afin d’anticiper les risques liés à l’afflux des populations.

La première phase a consisté à mutualiser les moyens entre le commissariat spécial de Touba et les différentes unités implantées dans les localités voisines, notamment le commissariat d’arrondissement de Darou Mousty, le poste de police de Guédé ainsi que le commissariat urbain de Mbacké. Cette coopération vise à assurer une meilleure couverture sécuritaire de l’ensemble du département de Mbacké.

Parallèlement, des opérations dites « 40 » ont réuni l’ensemble des services de police de la région de Diourbel. Le commissariat central de Diourbel, les commissariats urbains de Bambey et de Mbacké, le commissariat spécial de Touba, le commissariat d’arrondissement de Ndame, le poste de police de Gawane, le Groupement opérationnel de Diourbel, la Brigade régionale des stupéfiants ainsi que les services de renseignement ont travaillé de manière coordonnée afin d’identifier et de neutraliser les réseaux criminels opérant sans tenir compte des limites territoriales.

Des opérations conjointes avec la Gendarmerie nationale ont également été organisées dans le département de Mbacké pour renforcer davantage la sécurité avant le début du pèlerinage.

Ces différentes actions, combinées aux missions quotidiennes de surveillance, ont permis l’interpellation de 289 personnes impliquées dans diverses infractions. Le commissaire Bodian a précisé que les statistiques détaillées relatives à ces arrestations feront l’objet d’une communication ultérieure.

Sur le plan opérationnel, la Police nationale a engagé un dispositif progressif. Dès le 16 juillet, correspondant au premier jour du mois de Safar, un détachement précurseur de 100 éléments du Groupement d’intervention (GI) a été déployé afin d’appuyer les unités territoriales de Touba et de Mbacké.

Le renforcement général des effectifs est intervenu à partir du 18 juillet avec la mobilisation de 4 823 fonctionnaires de police issus des différentes directions et services spécialisés de la Police nationale. Ce dispositif exceptionnel témoigne de la volonté des autorités de couvrir efficacement l’ensemble des sites accueillant les pèlerins.

Les moyens logistiques mobilisés sont également considérables. Au total, 212 véhicules ont été déployés, comprenant notamment deux ambulances médicalisées, trois camions-citernes destinés à l’approvisionnement en eau, deux véhicules lance-gaz, deux véhicules de commandement, deux véhicules d’intervention et de dégagement, ainsi que des engins blindés.

À ces équipements s’ajoutent 37 motocyclettes, 205 postes radio destinés aux communications opérationnelles, neuf drones de surveillance et un système antidrone permettant de prévenir toute menace aérienne. La surveillance est également assurée grâce à un réseau de 37 caméras fixes, 25 caméras-piétons portées par les policiers sur le terrain ainsi que des moyens aériens mobilisés pour superviser les principaux axes de circulation et les grands rassemblements.

Afin de renforcer davantage la proximité avec les populations, la Police nationale a procédé à une sectorisation du dispositif sécuritaire. Onze postes de police avancés ont été installés dans les quartiers et zones identifiés comme les plus sensibles afin de réduire les délais d’intervention et de rapprocher les services de sécurité des citoyens.

Dans le même esprit, deux postes médicaux avancés ont été ouverts, l’un au poste de santé de Médina Baye et l’autre au quartier général du Groupement mobile d’intervention de Touba. Ces structures assurent gratuitement des consultations médicales, la prise en charge des urgences ainsi que la distribution de médicaments aux populations et aux pèlerins. Cette initiative s’inscrit dans la politique de police de proximité prônée par la hiérarchie de la Police nationale.

En conclusion, le commissaire principal Daouda Bodian a lancé un appel à la collaboration de tous les fidèles et des populations locales. Il a rappelé que les forces de police sont entièrement mobilisées pour assurer leur sécurité et les a invités à respecter les consignes données sur le terrain. Il a particulièrement insisté sur la prudence au volant, le strict respect du Code de la route ainsi que l’obligation pour les motocyclistes de porter un casque de protection, afin de réduire les risques d’accidents durant cette période de forte affluence.

Grand Magal de Touba 2026 : l’OFOR déploie un important dispositif pour sécuriser l’approvisionnement en eau

À quelques heures du Grand Magal de Touba 2026, les autorités intensifient les préparatifs afin de garantir un accès permanent à l’eau potable aux millions de pèlerins attendus dans la cité religieuse. Dans ce cadre, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Office des Forages Ruraux (OFOR), a mis en place un vaste dispositif opérationnel destiné à assurer un ravitaillement continu durant toute la période de l’événement.

Selon le ministère, cinq postes avancés autonomes ont été déployés et sont pleinement opérationnels pour coordonner les interventions sur le terrain. Ces centres stratégiques sont installés au niveau des forages de Ndamatou, de Penthium Ndindy et de Baye Lakhad, ainsi qu’à la sous-préfecture de Ndame et à Darou Tanzil. Leur implantation permet de couvrir les différentes zones de Touba et de répondre rapidement aux besoins des populations résidentes comme des nombreux fidèles qui affluent vers la ville sainte.

Ces postes avancés constituent le principal dispositif de pilotage des opérations de distribution d’eau. Ils sont chargés de superviser les équipes techniques, d’assurer le suivi des besoins en approvisionnement et d’intervenir rapidement en cas de difficultés afin d’éviter toute rupture de service.

Pour renforcer ce dispositif, l’Office des Forages Ruraux a mobilisé une flotte de 130 camions-citernes. Ces véhicules assureront le remplissage des bassins d’eau ainsi que des différents ouvrages de stockage, notamment les bâches souples, les citernes et les autres réservoirs installés dans les sites d’accueil des pèlerins et dans les quartiers à forte concentration de fidèles.

À travers cette importante mobilisation logistique, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement entend garantir un approvisionnement régulier en eau potable tout au long du Grand Magal, considéré comme l’un des plus grands rassemblements religieux d’Afrique de l’Ouest. Cette opération s’inscrit dans le dispositif global mis en place par les pouvoirs publics pour assurer le bon déroulement de l’événement et offrir aux pèlerins des conditions d’accueil répondant aux exigences sanitaires et sécuritaires.

Justice et liberté de la presse : le CDEPS soumet ses préoccupations à Me Moussa Sarr

Une délégation du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), conduite par son président Mamoudou Ibra Kane, a été reçue en audience, le vendredi 31 juillet 2026, par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr. Cette rencontre, annoncée dans un communiqué du ministère de la Justice, s’inscrit dans le cadre du dialogue engagé entre les autorités et les acteurs des médias sur les conditions d’exercice de la profession journalistique au Sénégal.

Cette audience intervient quelques jours après une première séance de travail entre le CDEPS et le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. Elle traduit la volonté des organisations de presse de poursuivre leurs échanges avec les pouvoirs publics afin d’aborder les difficultés auxquelles les entreprises de médias et les professionnels de l’information sont confrontés.

Au cours des discussions, les représentants du CDEPS ont attiré l’attention du Garde des Sceaux sur plusieurs préoccupations qu’ils jugent prioritaires. Parmi celles-ci figure la question des convocations de journalistes intervenant fréquemment le vendredi, lesquelles sont, selon eux, suivies de placements en garde à vue durant le week-end. Le CDEPS estime que cette pratique soulève des inquiétudes au sein de la profession et mérite une réflexion approfondie afin de garantir le respect des droits des journalistes dans le cadre des procédures judiciaires.

La délégation a également fait part de son incompréhension face à certaines procédures dans lesquelles seuls les auteurs d’articles sont poursuivis devant les juridictions, sans que les directeurs de publication ne soient concernés. Les responsables du CDEPS ont souhaité obtenir davantage d’éclaircissements sur cette orientation procédurale, rappelant les principes qui régissent la responsabilité éditoriale dans le secteur de la presse.

Les échanges ont aussi porté sur la nécessité d’améliorer la communication institutionnelle du Parquet. Les représentants des éditeurs et diffuseurs ont plaidé pour une communication plus régulière sur les dossiers judiciaires présentant un intérêt public majeur. Selon eux, une telle démarche contribuerait à renforcer le droit des citoyens à une information fiable, tout en limitant la circulation de rumeurs et d’informations inexactes, particulièrement sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, le CDEPS a soulevé la question du dépôt légal des journaux, dont la procédure actuelle est jugée lourde et peu adaptée aux évolutions technologiques. Les professionnels de la presse ont proposé la mise en place d’un système de dépôt légal électronique afin de simplifier les formalités administratives, de réduire les contraintes pesant sur les entreprises de presse et d’accompagner la transition numérique du secteur.

À l’issue de la rencontre, le ministre de la Justice a pris acte de l’ensemble des préoccupations exprimées par la délégation. Selon le communiqué du ministère, Me Moussa Sarr a salué la qualité des échanges ainsi que l’esprit de dialogue ayant marqué cette audience. Il a assuré que les différentes questions soulevées feront l’objet d’un examen attentif, réaffirmant la disponibilité de son département à poursuivre les concertations avec les acteurs des médias dans le respect des principes de l’État de droit, de la liberté de la presse et du bon fonctionnement de la justice.

Magal 2026 : Aux sources de l’action de grâce de Khadim Rassoul

Ce dimanche 2 août 2026, des millions de fidèles convergent vers la cité sainte de Touba pour la 132ᵉ édition du Grand Magal. Loin du folklore et de la dimension strictement populaire de l’événement, le journaliste Aly Saleh décrypte le sens profond et les recommandations de ce pèlerinage unique, transformé par Khadim Rassoul en un véritable triomphe spirituel.

L’essence d’un pèlerinage unique

Ce dimanche 2 août 2026 marque la 132ᵉ édition du Grand Magal de Touba, correspondant au 18 Safar 1448 de l’Hégire. Cet événement majeur commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, en 1895, lorsque l’autorité coloniale française le fit déporter vers le Gabon, notamment à Mayumba, le soupçonnant de nourrir des desseins hostiles à son encontre.

Les autorités religieuses ont placé l’organisation de cette édition sous le signe de la préservation du caractère sacré de la ville sainte. Sous la direction du comité d’organisation, il a été rappelé que le Magal doit demeurer un moment consacré à la spiritualité, au recueillement, à la lecture du Saint Coran et à la pratique des recommandations religieuses, dans le strict respect des orientations du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

Cette édition constitue ainsi une nouvelle occasion de revenir sur le sens, la portée et les recommandations qui fondent cet événement religieux majeur.

Le Grand Magal de Touba constitue l’un des repères les plus significatifs du calendrier de la Mouridiya. Sans risque de se tromper, il peut être considéré comme l’un des événements les plus importants du mouridisme, tant par sa portée spirituelle que par son rayonnement populaire.

Une dimension spirituelle et populaire hors norme

L’importance du Magal tient d’abord au fait qu’il s’agit d’une commémoration dont la célébration a été expressément demandée par Khadim Rassoul lui-même. Le Magal occupe ainsi une place particulière dans la tradition mouride et constitue, avec le Mawlid, l’un des grands rendez-vous religieux au cours desquels le Khalife général des Mourides adresse chaque année un message à l’ensemble de la communauté.

Cette importance se mesure également à l’ampleur des déplacements qu’il suscite, aussi bien à l’intérieur du Sénégal qu’à partir de nombreux pays à travers le monde. Chaque année, des millions de fidèles prennent la direction de Touba pour participer à cette journée de dévotion et d’action de grâce.

À cette mobilisation humaine s’ajoute une impressionnante mobilisation de moyens matériels, financiers et logistiques. Des familles, des dahiras, des associations, des organisations communautaires et de nombreux acteurs de la société se mobilisent pour accueillir, nourrir, héberger et accompagner les pèlerins.

Mais au-delà de cette dimension populaire exceptionnelle, le Magal demeure avant tout un acte de dévotion et de reconnaissance.

Le 18 Safar, une date chargée de sens

Célébré chaque année le 18 Safar, le Magal renvoie au départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba en 1895, après ses confrontations avec l’autorité coloniale.

Dans la tradition et l’hagiographie mourides, cet exil constitue un moment fondateur de la trajectoire spirituelle de Khadim Rassoul. Loin d’être perçu comme une simple épreuve historique, il est présenté comme un événement à travers lequel le Cheikh a vu s’accomplir ses aspirations spirituelles.

C’est précisément dans cette lecture que réside le sens profond du Magal : transformer une épreuve en acte de reconnaissance envers Dieu. Le départ en exil, qui aurait pu être vécu comme une tragédie personnelle, devient ainsi, dans la vision de Cheikh Ahmadou Bamba, une occasion de rendre grâce à son Seigneur.

Le Magal apparaît dès lors comme une expression collective de cette action de grâce. Chaque 18 Safar, les disciples se retrouvent à Touba pour renouveler leur attachement aux enseignements de Khadim Rassoul, prier, réciter le Coran, invoquer Dieu et se rappeler les valeurs de foi, de patience, de persévérance et de soumission à la volonté divine.

Ainsi, derrière l’ampleur exceptionnelle de la mobilisation, les foules et les nombreuses manifestations qui accompagnent le Magal, demeure une exigence fondamentale : préserver l’esprit de recueillement et faire de ce rendez-vous un moment privilégié de rapprochement avec Dieu.

Aly Saleh

EDITORIAL

GRAND MAGAL DE TOUBA : Le triomphe de la foi sur l’exil, l’appel au sursaut spirituel

Par Aly Saleh

Ce dimanche 2 août 2026, la communauté mouride et l’ensemble de la Oumma islamique commémorent le 132e anniversaire du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, correspondant au 18 Safar 1448 H. Plus qu’un simple rassemblement de millions de fidèles, cette édition 2026 s’inscrit sous le sceau d’une exigence ferme du Khalife général, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké : préserver le caractère exclusivement sacré de la cité sainte. Entre ferveur religieuse, action de grâce et rigueur morale, retour sur le sens profond et les recommandations qui entourent cet événement unique au monde.

Le 10 août 1895, le colonisateur français pensait briser un homme et éteindre une flamme en déportant Cheikh Ahmadou Bamba vers les terres hostiles du Gabon. Cent trente-deux ans plus tard, la réponse de l’histoire est éclatante. Ce qui devait être une sanction coloniale est devenu le point de départ d’une épopée spirituelle sans précédent. Le Grand Magal de Touba n’est pas le souvenir d’une défaite ; il est la célébration absolue d’une victoire : celle de la foi inébranlable sur l’oppression matérielle.

Si le Magal impressionne par ses chiffres, avec des millions de pèlerins venus des quatre coins du monde, des flux financiers considérables et des moyens logistiques titanesques, sa véritable essence réside ailleurs. Elle se trouve dans cette recommandation originelle que Khadim Rassoul avait laissée à ses disciples avant son départ : s’associer à lui dans l’action de grâce par la lecture du Saint Coran, la récitation des panégyriques (Khassaïdes) et le partage de repas (berndé). C’est ce rendez-vous historique, institutionnalisé plus tard par le deuxième Khalife, Serigne Mouhamadou Fadilou Mbacké, qui fait aujourd’hui battre le cœur du Sénégal.

Pourtant, l’édition de cette année porte un message d’une gravité et d’une clarté particulières. Face aux dérives de la modernité, le comité d’organisation, conformément aux orientations du Khalife général, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, a recentré l’événement sur ses fondamentaux. Touba exige le respect de sa sacralité. Le Magal 2026 ne doit être ni une foire commerciale ni un terrain de distractions mondaines. Il doit être, de manière exclusive, un sanctuaire de recueillement, de prières et de méditation sur les valeurs léguées par le Cheikh : la soumission totale à ALLAH, la patience dans l’adversité et la noblesse du travail.

Pour le fidèle, ce pèlerinage constitue un miroir spirituel. Il rappelle que la véritable liberté ne se négocie pas avec les hommes, mais qu’elle se conquiert par l’élévation de l’âme. Au moment où les routes convergent vers la ville sainte, nos prières accompagnent le Khalife général, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Que le TOUT-PUISSANT lui accorde une longue vie et une santé de fer, afin qu’il puisse continuer à guider la communauté sur cette voie lumineuse tracée par Khadimou Rassoul.

Très bon et fervent Magal à toutes et à tous.

Aly Saleh

Droits de l’Homme : Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’engagement de l’État auprès de la CNDH

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce vendredi au Palais de la République une délégation de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), conduite par sa présidente, Amsatou Sow Sidibé. Cette rencontre a été consacrée à la présentation officielle des rapports annuels de l’institution pour les années 2023, 2024 et 2025.

Cette audience constitue une étape importante dans le renforcement du dispositif national de protection et de promotion des droits humains. Elle intervient pour la première fois sous l’empire de la loi du 18 septembre 2024, qui encadre désormais les missions et le fonctionnement de la Commission nationale des Droits de l’Homme. La présentation de ces rapports s’inscrit ainsi dans une logique de redevabilité et de dialogue entre l’institution chargée de veiller au respect des droits fondamentaux et les plus hautes autorités de l’État.

Au cours des échanges, le chef de l’État a salué la qualité du travail accompli par la CNDH et son rôle dans la consolidation de l’État de droit au Sénégal. Il a également rappelé l’importance de l’exigence éthique dans la construction d’une justice respectueuse des droits et des libertés. À cet égard, Bassirou Diomaye Faye a évoqué la figure du juge Kéba Mbaye, dont l’héritage demeure, selon lui, une référence majeure pour l’idéal sénégalais de justice, d’intégrité et de responsabilité publique.

Le président de la République a par ailleurs réaffirmé la disponibilité de l’État à accompagner la Commission dans l’accomplissement de ses missions. Cet accompagnement devrait notamment porter sur le renforcement de ses moyens d’action ainsi que sur l’amélioration de ses conditions d’installation et de fonctionnement.

La question de la composition de la CNDH a également été abordée. Le chef de l’État a annoncé son soutien à une procédure ouverte et inclusive pour la désignation des commissaires, avec l’objectif de permettre à l’institution de retrouver sa pleine reconnaissance internationale et de faciliter sa ré-accréditation au statut « A ». Cette démarche vise à consolider davantage l’indépendance et la crédibilité de la Commission dans son rôle de mécanisme national de protection des droits humains.

Autre engagement mis en avant lors de cette rencontre, l’institutionnalisation du Prix national des Droits de l’Homme. À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la reconnaissance des acteurs qui œuvrent en faveur de la défense des libertés publiques, de la dignité humaine et de la promotion des droits fondamentaux.

Les conditions de détention ont également occupé une place importante dans les échanges. Sur ce sujet particulièrement sensible, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé le principe selon lequel « la liberté reste le principe et la détention l’exception ». Une orientation qui traduit la volonté affichée par les autorités de renforcer la protection des droits des personnes privées de liberté et d’améliorer les conditions dans lesquelles s’exerce la justice pénale.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les questions liées aux droits humains, à la justice et à la gouvernance occupent une place centrale dans le débat public sénégalais. La présentation des rapports de la CNDH offre ainsi l’occasion de renforcer le dialogue institutionnel autour de la protection des libertés individuelles, de l’accès à la justice et du respect de la dignité humaine.

À travers l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, le gouvernement entend inscrire ces enjeux dans une vision de long terme fondée sur la consolidation de l’État de droit et le renforcement des institutions. Le président de la République a réaffirmé, à travers cette audience, la volonté de poursuivre la construction d’un État plus fort, plus juste et davantage protecteur des droits et libertés de chaque citoyenne et de chaque citoyen.

Droits de l’Homme : Amsatou Sow Sidibé remet les rapports 2023, 2024 et 2025 de la CNDH à Diomaye Faye

La présidente de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Pr Amsatou Sow Sidibé, a été reçue ce vendredi 31 juillet 2026 au Palais de la République par le président Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette audience, elle a officiellement remis au chef de l’État les rapports annuels de l’institution portant sur les années 2023, 2024 et 2025.

Cette rencontre constitue une étape importante dans les relations entre la CNDH et les pouvoirs publics. Selon un communiqué de la Commission, il s’agit en effet de la première fois depuis 25 ans que les rapports annuels de l’institution sont officiellement présentés au chef de l’État. Une démarche que la CNDH considère comme un signal fort dans le renforcement du dialogue institutionnel autour de la promotion et de la protection des droits humains au Sénégal.

À l’occasion de cette audience, Amsatou Sow Sidibé a salué les différentes réformes engagées par les autorités pour renforcer l’indépendance et le fonctionnement de la Commission. Parmi les mesures évoquées figurent notamment l’adoption de la nouvelle loi portant création de la CNDH, ainsi que la nomination de sa présidente à l’issue d’un appel public à candidatures.

La présidente de la Commission a également relevé le paiement des arriérés de cotisations internationales et les dispositions prises pour permettre à l’institution de retrouver le statut « A », conformément aux Principes de Paris. Cette reconnaissance internationale constitue un enjeu majeur pour les institutions nationales des droits de l’Homme, puisqu’elle atteste de leur conformité aux standards internationaux en matière d’indépendance et de fonctionnement.

Les trois rapports remis au président de la République présentent un état des lieux de la situation des droits de l’Homme au Sénégal au cours des années 2023, 2024 et 2025. Ils mettent en relief plusieurs avancées enregistrées dans les domaines de la gouvernance, de l’accès à la justice et du renforcement du cadre institutionnel.

Mais au-delà des progrès relevés, la CNDH attire également l’attention sur plusieurs défis qui demeurent. Les conditions de détention, la protection des droits des enfants et des femmes, la situation des personnes handicapées ainsi que la consolidation des libertés publiques figurent parmi les principales préoccupations soulevées dans les différents rapports.

Depuis son arrivée à la tête de l’institution, Amsatou Sow Sidibé a par ailleurs présenté plusieurs actions engagées pour renforcer les mécanismes de protection des droits humains. Elle a notamment évoqué l’amélioration du traitement des plaintes, les missions de monitoring effectuées dans les lieux de privation de liberté et les activités de formation destinées aux forces de défense et de sécurité sur les questions relatives aux droits de l’Homme.

La CNDH entend également renforcer son ouverture et sa coopération avec les différents acteurs intervenant dans le domaine. Dans ce cadre, l’institution a développé plusieurs partenariats stratégiques avec des institutions nationales et internationales afin de consolider ses capacités d’intervention et de suivi des droits humains.

Au cours de l’audience, la présidente de la CNDH a aussi sollicité le haut patronage du chef de l’État pour la deuxième édition du Prix national des Droits de l’Homme. Prévue en décembre 2026, cette distinction sera consacrée cette année aux droits des personnes en situation de handicap.

Pour la CNDH, ce prix ne devrait pas se limiter à une initiative ponctuelle. L’institution souhaite son institutionnalisation afin d’en garantir la pérennité et d’en faire un rendez-vous régulier destiné à valoriser les acteurs qui œuvrent en faveur de la promotion et de la défense des droits humains au Sénégal.

La question des moyens reste toutefois au cœur des préoccupations de la Commission. Amsatou Sow Sidibé a plaidé pour un renforcement des ressources budgétaires de l’institution, mais aussi pour l’installation d’antennes régionales afin de rapprocher la CNDH des populations sur l’ensemble du territoire national.

Elle a également insisté sur la nécessité de mettre à la disposition de la Commission un siège adapté à ses missions et à ses besoins. Le processus de ré-accréditation au statut « A » a, lui aussi, été présenté comme une priorité, compte tenu de son importance pour la crédibilité et la conformité de l’institution aux standards internationaux.

À travers cette remise officielle des rapports annuels, la CNDH entend ainsi consolider le dialogue avec les autorités tout en maintenant son rôle de veille sur la situation des droits humains dans le pays. Pour l’institution, le renforcement de son indépendance, de ses moyens d’action et de sa présence sur le terrain demeure indispensable pour assurer pleinement sa mission de promotion et de protection des droits de l’Homme au Sénégal.

Médina Baye / Thierno Hassan Dème : un exploit missionnaire de près de 240 conférences et plus de 20 000 conversions à l’islam

Figure majeure de la Fayda Tidjaniyya et présenté comme le premier au Sénégal à avoir célébré la nuit de la Katmiya, Thierno Hassan Dème, communément appelé « Toucoulorou Baye », demeure l’un des grands prédicateurs et maîtres spirituels de son époque.

Par son érudition, ses retraites spirituelles, ses nombreux voyages missionnaires au service de la Fayda initiée par son maître, Cheikh Al-Islam El Hadji Ibrahima Niass, ainsi que par son engagement constant dans la transmission du savoir islamique et son attachement indéfectible à Seydina Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RA), il a largement contribué au rayonnement de l’islam et de la Fayda Tidjaniyya au Sénégal et dans plusieurs pays d’Afrique.

Né en 1920, correspondant à l’année 1340 de l’Hégire, à Sinthiou-Dangthé, dans l’actuel département de Podor, Thierno Hassan Dème est le fils de Mohammed Samba Moussa Dème et de Fatoumata Kelly. Très jeune, il manifeste un profond attachement au Saint Coran.

À l’âge de sept ans, il rejoint son grand-père maternel, Ilymâne Bôyil, où il entame son apprentissage coranique sous la direction de son oncle, El Hadj Abdoul Kelly.

Il poursuit ensuite sa formation à Kanel auprès du grand érudit Thierno Saïd Chu-ara, qui sera son premier maître. Il passe quatorze années à ses côtés et acquiert une solide maîtrise du Coran, du fiqh, de la grammaire arabe, de la rhétorique, de la logique, de la littérature et des différentes sciences islamiques.

Son maître lui transmet également les enseignements de la voie de Seydina Cheikh Ahmed Tidiane Chérif et lui prédit un destin spirituel hors du commun.

Après le rappel à Dieu de son maître, Thierno Hassan Dème rapporte avoir reçu en songe l’ordre de rejoindre Cheikh Al-Islam El Hadji Ibrahima Niass à Médina Baye, à Kaolack. Après plusieurs échanges de correspondances, il s’installe finalement auprès de Baye Niass, dont il deviendra l’un des plus proches disciples pendant vingt-huit années.

Durant cette longue période, il bénéficie d’une formation spirituelle exceptionnelle. Il effectue de nombreuses retraites mystiques, ou khalwa, dont une de huit jours, une autre de soixante-douze jours, ainsi que plusieurs retraites de quarante jours renouvelées pendant sept années.

Selon sa biographie officielle, Baye Niass lui décerne l’« Ijaza Mutlaqa Shâmila », c’est-à-dire l’autorisation générale et complète d’enseigner la Tarîqa Tidjaniyya.

Fort de cette distinction spirituelle, Thierno Hassan Dème entreprend une vaste mission de prédication et de diffusion des enseignements de la Fayda.

Il sillonne le Sénégal ainsi que plusieurs pays d’Afrique, notamment le Mali, la Haute-Volta, correspondant à l’actuel Burkina Faso, le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, la République centrafricaine et la Côte d’Ivoire. Il effectue également des voyages spirituels au Maroc, en Tunisie, en Égypte et au Hijaz, où il visite de nombreuses zawiyas et plusieurs hauts lieux de l’islam.

Selon sa biographie officielle, il anime des centaines de conférences consacrées à la Charia, à la Tarîqa et à la Haqîqa. Les archives recensent notamment 129 conférences au Mali, en Haute-Volta et au Ghana, ainsi que 59 conférences au Nigeria, auxquelles s’ajoutent plusieurs autres interventions à Rabat, Casablanca et au Caire.

D’après Thierno Dramé, ancien secrétaire particulier de Thierno Hassan Dème, le célèbre voyage missionnaire de neuf mois effectué au Nigeria, au Cameroun, en République centrafricaine, au Ghana et en Côte d’Ivoire aurait totalisé à lui seul près de 240 conférences.

Selon cette même source, cette mission aurait permis à plus de 20 000 personnes d’embrasser l’islam, un bilan présenté comme exceptionnel dans l’histoire récente de la prédication islamique en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Une œuvre fondée sur la transmission et la formation

Au-delà de la prédication, Thierno Hassan Dème consacre son existence à la formation des disciples, à l’enseignement des sciences islamiques et à l’éducation spirituelle.

Son influence s’étend progressivement à plusieurs pays, où il forme de nombreux érudits, mouqaddams et responsables religieux.

Ses enseignements s’articulent notamment autour de la connaissance de Dieu (Ma’rifa Billah), de l’amour du Prophète Muhammad (PSL), de la purification de l’âme, du respect scrupuleux de la Charia, ainsi que de la promotion de la paix, de la fraternité, du dialogue et de la tolérance.

L’initiateur de la nuit de la Katmiya au Sénégal

Parmi les héritages majeurs associés à Thierno Hassan Dème figure également l’introduction de la célébration de la Laylatoul Katmiya au Sénégal.

La 18ᵉ nuit du mois de Safar constitue une date d’une importance particulière pour les disciples de la Tidjaniyya. Elle commémore, selon la tradition tidjane, l’accession de Seydina Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (RA) au rang suprême de « Al-Qutb Al-Maktoum », le « Pôle Caché », considéré comme l’un des plus hauts degrés de la sainteté spirituelle.

« Cette nuit coïncide avec l’accession de Seydina Cheikh Ahmad Tidiane au degré le plus élevé de la sainteté spirituelle. Ce niveau demeure connu uniquement d’Allah, d’où l’appellation de Katmiya », explique Serigne Taha Hassan Dème.

Selon ce dernier, c’est Thierno Hassan Dème qui aurait introduit cette célébration au Sénégal au début des années 1980.

Les premières éditions se tenaient à « Lambi Toucouleur », avant d’être transférées devant son domicile, à Médina Baye, à Kaolack.

Depuis son rappel à Dieu, cette tradition est perpétuée chaque année par sa famille, ses mouqaddams et des milliers de disciples venus du Sénégal et de plusieurs pays africains.

La célébration est notamment marquée par la lecture intégrale du Saint Coran, des conférences religieuses consacrées à la vie et à l’œuvre de Seydina Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, des séances de zikr, des invocations ainsi que des prières pour la paix, la stabilité et la cohésion entre les peuples.

Aujourd’hui encore, l’héritage de Thierno Hassan Dème demeure vivant à travers ses écrits, ses enseignements, ses disciples et l’action de ses héritiers spirituels.

Son œuvre continue d’inspirer plusieurs générations de fidèles et contribue à perpétuer la mémoire d’une figure présentée comme l’un des grands acteurs de la Fayda Tidjaniyya et de la diffusion de l’islam en Afrique au XXᵉ siècle.

Solidarité / Grand Magal de Touba 2026 : le parti « Jërin sa Askan » au service des pèlerins

À l’occasion du Grand Magal de Touba 2026, le parti pour une Citoyenneté Engagée « Jërin sa Askan » a mené une importante action de solidarité en faveur des pèlerins, réaffirmant ainsi son engagement citoyen et humanitaire auprès des populations.

Tout au long de cette période de forte affluence dans la ville sainte, les membres du parti se sont mobilisés pour apporter assistance, accompagnement et soutien aux fidèles venus participer au Magal. Cette présence sur le terrain visait notamment à contribuer à leur prise en charge et à leur permettre d’accomplir leur pèlerinage dans les meilleures conditions possibles.

Cette initiative s’inscrit dans un esprit de partage, de fraternité et de service, des valeurs profondément associées au Grand Magal de Touba, événement religieux majeur qui rassemble chaque année des millions de fidèles.

Le président du parti, Abdoulaye Déthié Ndao, a expliqué que cette mobilisation traduit une conviction forte de son organisation : celle d’être aux côtés des citoyens lors des moments importants de leur vie sociale et religieuse.

« Le Grand Magal est un événement religieux d’une portée exceptionnelle. Les pèlerins ont besoin de soutien, d’assistance et de gestes de solidarité. C’est pourquoi nous avons tenu à être présents pour les accompagner et contribuer, à notre manière, à la réussite de leur séjour à Touba », a-t-il déclaré.

Selon lui, « Jërin sa Askan » entend promouvoir une citoyenneté active fondée sur l’entraide, le volontariat et l’engagement communautaire. Le parti considère que les organisations citoyennes ont un rôle important à jouer dans l’accompagnement des grands rassemblements religieux et sociaux.

À travers cette initiative, « Jërin sa Askan » réaffirme ainsi sa volonté de placer l’humain au cœur de son action et de multiplier les interventions de proximité au bénéfice des populations. Le parti entend également contribuer au renforcement des valeurs de solidarité, de cohésion sociale et de citoyenneté responsable qui constituent une richesse majeure de la société sénégalaise.

ONU : le Conseil de sécurité lance la course à la succession d’Antonio Guterres

Le processus de sélection du prochain secrétaire général des Nations unies est officiellement entré dans une phase décisive. Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a organisé son premier « vote indicatif », une consultation à huis clos destinée à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les sept candidats en lice pour succéder à Antonio Guterres.

À l’issue de ce scrutin informel et non contraignant, les quinze membres du Conseil de sécurité doivent permettre de dégager les premières tendances de cette course diplomatique qui s’annonce particulièrement disputée. Le vote constitue surtout un premier baromètre des rapports de force, alors que les grandes puissances n’ont, pour l’heure, affiché aucune préférence officielle.

Le scrutin s’est tenu à 10 h 30, heure locale, soit 16 h 30 GMT, dans le cadre d’une réunion à huis clos. Chaque membre du Conseil devait attribuer anonymement à chacun des candidats l’une des trois appréciations prévues : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Cette procédure doit permettre d’identifier les candidats susceptibles de recueillir suffisamment de soutiens pour poursuivre la compétition dans les prochains tours.

Sept personnalités sont actuellement candidates à la succession d’Antonio Guterres, dont le deuxième mandat de cinq ans doit s’achever le 31 décembre. La compétition présente une configuration particulière avec quatre femmes et trois hommes en lice.

Parmi les prétendants figurent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ancienne ministre équatorienne et ex-présidente de l’Assemblée générale de l’ONU Maria Fernanda Espinosa, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, l’Ougandais Olara Otunnu, l’ancienne ministre guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett et l’ancien président sénégalais Macky Sall.

Si le nom de Rafael Grossi revient régulièrement dans les spéculations diplomatiques, aucun candidat ne semble pour l’instant se détacher clairement. La compétition reste donc ouverte et pourrait se prolonger pendant plusieurs mois avant qu’un consensus ne se dégage.

Au-delà du nombre de soutiens obtenus lors des consultations, les candidats devront surtout composer avec la mécanique particulière du Conseil de sécurité. Pour être recommandé par cet organe, un candidat doit obtenir le soutien d’au moins neuf des quinze membres. Mais cette majorité n’est pas suffisante : il doit également éviter le veto de l’un des cinq membres permanents, à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

Cette réalité confère aux cinq grandes puissances un rôle déterminant dans l’issue du processus. À ce stade, aucune d’entre elles n’a officiellement révélé ses préférences, alors que les divergences entre ces États sur de nombreux dossiers internationaux rendent particulièrement délicate la recherche d’un consensus.

La dimension géographique constitue également un élément important de la compétition. Selon une pratique diplomatique qui n’est toutefois pas systématiquement respectée, la présidence de l’ONU revient traditionnellement, à tour de rôle, aux différentes régions du monde. Cette fois, plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes estiment que leur région est en droit de revendiquer le poste. Cette revendication explique en partie la forte présence de candidats latino-américains dans la course.

À cette revendication régionale s’ajoute une autre priorité défendue par plusieurs États membres : voir, pour la première fois dans l’histoire de l’organisation, une femme accéder au poste de secrétaire générale des Nations unies. Le Panama a notamment fait de ces deux enjeux des priorités de sa diplomatie dans le cadre de cette succession.

« L’Amérique latine et les Caraïbes » ainsi que l’élection d’une femme constituent les deux priorités mises en avant par le représentant panaméen auprès de l’ONU, Eloy Alfaro de Alba, selon des propos rapportés par l’AFP.

Le processus de sélection a déjà franchi une première étape avec les auditions de six des sept candidats. Ceux-ci ont été interrogés publiquement par l’Assemblée générale des Nations unies et ont également participé à des échanges à huis clos avec les membres du Conseil de sécurité. Olara Otunnu, dont la candidature a été annoncée récemment, doit encore être entendu dans le cadre de cette procédure.

Le vote indicatif de jeudi ne désigne donc pas un vainqueur et ne constitue pas un scrutin définitif. Il permet néanmoins de mesurer les rapports de force et pourrait entraîner, dans les prochaines semaines, le retrait de certains candidats ou au contraire renforcer ceux qui apparaîtront comme les mieux placés.

Après plusieurs années marquées par les crises géopolitiques, les guerres, les tensions entre grandes puissances et les difficultés du multilatéralisme, le choix du prochain secrétaire général revêt une importance particulière. Celui-ci devra être capable de dialoguer avec des blocs de plus en plus antagonistes tout en défendant le rôle central des Nations unies sur la scène internationale.

Le Conseil de sécurité poursuivra ainsi ses consultations jusqu’à l’émergence d’un candidat suffisamment consensuel. Une fois son choix arrêté, le Conseil devra transmettre sa recommandation à l’Assemblée générale, seule habilitée à approuver formellement la nomination du futur secrétaire général. D’ici là, la bataille diplomatique ne fait que commencer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°790 – 31/07/2026

🔴 KHADIM BÂ A, DÉSORMAIS, PASSÉ 22 MOIS EN PRISON , RELANÇANT LE DÉBAT SUR LA JUSTICE ÉCONOMIQUE AU SÉNÉGAL : SCANDALEUX !
🔴 SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’ONU- MACKY 5ème AU VOTE INDICATIF : RIEN N’EST ENCORE PERDU

🔴 CAN FÉMININE 2026 : LE SÉNÉGAL BAT LE KENYA ET GARDE SON DESTIN EN MAIN

À Touba, Cheikh Bass Abdou Khadre appelle Ousmane Sonko à privilégier la stabilité institutionnelle et l’intérêt national

Quelques heures après son audience avec le Khalife général des Mourides, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a poursuivi sa visite à Touba par une rencontre avec le porte-parole du Khalife, Cheikh Bass Abdou Khadre. Au cours de cet entretien, le guide religieux a délivré un message empreint de responsabilité et de sagesse, insistant sur les exigences qui accompagnent désormais les hautes fonctions occupées par le leader politique.

S’adressant à Ousmane Sonko, Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé que sa position à la tête de l’Assemblée nationale dépasse désormais le cadre partisan. Selon lui, cette responsabilité fait de l’ancien Premier ministre une figure institutionnelle dont les actes, les paroles et les décisions sont scrutés par l’ensemble de la nation, en particulier par une jeunesse qui voit en lui un modèle et une source d’inspiration.

Le guide religieux a notamment attiré l’attention sur les risques que pourrait engendrer une dégradation des relations entre les principales institutions de l’État. Il a mis en garde contre toute forme de confrontation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, estimant qu’une telle situation serait préjudiciable à la stabilité du pays.

« Quand, dans un pays, l’Assemblée nationale et le gouvernement se regardent en chiens de faïence, les dégâts peuvent être majeurs », a déclaré Cheikh Bass Abdou Khadre, appelant à privilégier en toutes circonstances le dialogue, la concertation et la préservation de l’intérêt supérieur de la Nation.

Poursuivant son intervention, le porte-parole du Khalife général des Mourides a insisté sur le fait que la stabilité constitue une condition essentielle au développement du pays. Selon lui, aucune société ne peut prospérer durablement dans un climat de tensions politiques permanentes. Il a rappelé que sans stabilité, il devient difficile de travailler sereinement, d’investir, de produire des richesses ou même de pratiquer librement sa religion.

Au-delà de son adresse au président de l’Assemblée nationale, Cheikh Bass Abdou Khadre a également lancé un appel aux responsables politiques, aux militants et aux cadres des différentes formations. Il les a invités à faire preuve de retenue, de fraternité et de responsabilité dans leurs prises de position, afin d’éviter les divisions susceptibles d’affaiblir les institutions de la République.

Ziguinchor : Marie Khone Faye plaide pour la santé des adolescents et le maintien des jeunes filles à l’école

La Première Dame, Marie Khone Faye, a présidé ce matin à Ziguinchor la cérémonie de remise des attestations aux participants d’une formation consacrée à la santé des adolescents et des jeunes en milieu scolaire. Initiée dans le cadre de la campagne #BuildingResilience2026, cette session visait à renforcer les capacités des acteurs de terrain dans la prévention des grossesses précoces et la lutte contre le décrochage scolaire des jeunes filles.

Organisée à l’intention des enseignants, des personnels d’encadrement, des acteurs communautaires et des professionnels de la jeunesse, cette formation leur a permis d’acquérir des outils de prévention, de sensibilisation et d’accompagnement afin de promouvoir des comportements responsables auprès des adolescents et des jeunes.

Plaidant pour le maintien des jeunes filles à l’école et le bien-être de la jeunesse, la Première Dame a insisté sur la dimension collective de cet engagement. Selon Marie Khone Faye, chaque participant formé est appelé à devenir un véritable relais au sein de sa communauté afin de contribuer à la construction d’un environnement plus inclusif, protecteur et favorable à l’épanouissement des jeunes.

La loi anti-transhumance de Pastef, premier pavé dans la mare de la coalition présidentielle

Par Aly Saleh

Alors que la nouvelle mouvance présidentielle multiplie les ralliements d’élus locaux, l’aile dure de Pastef contre-attaque en proposant d’interdire le nomadisme politique. Derrière cette proposition de loi se dessine le premier grand bras de fer éthique et stratégique au sommet de l’État.

C’est le retour d’un vieux démon de la politique sénégalaise, mais sous un habillage inédit. La transhumance politique, cette pratique qui consiste pour un élu à quitter son parti d’origine pour rejoindre les rangs du pouvoir en place, fracture désormais la majorité elle-même. En annonçant une proposition de loi visant à déchoir automatiquement de leur mandat les maires qui changent de camp politique, le député de Pastef Amadou Ba ne cherche pas seulement à moraliser la vie publique. Il pose également un acte de résistance politique majeur.

La « Rupture » à l’épreuve de la realpolitik

Le message de Pastef est à peine voilé : pendant que « Kiiraay », la nouvelle formation présidentielle, accueille le ralliement de plusieurs centaines de maires afin de renforcer rapidement son implantation territoriale, le parti historique rappelle les principes fondateurs de la « Rupture ». Ce télescopage met en lumière une contradiction profonde. Peut-on réellement bâtir le « Sénégal souverain » en s’appuyant sur des acteurs issus du système que l’on prétend dépasser ? Pour l’aile la plus orthodoxe du pouvoir, la fin ne saurait justifier les moyens, même au nom des équilibres politiques locaux.

Le modèle béninois comme arme de dissuasion

Pour verrouiller le jeu politique, Amadou Ba propose d’étendre aux collectivités territoriales un principe déjà appliqué aux députés de l’Assemblée nationale et inspiré de certaines réformes menées au Bénin : la déchéance automatique du mandat en cas de changement d’appartenance politique. Une mesure qui suscite des réserves parmi les nouveaux alliés de « Kiiraay ». En cherchant à sanctuariser la fidélité aux choix électoraux, Pastef entend mettre un terme aux pratiques assimilées à la corruption politique. Ses détracteurs estiment toutefois qu’une telle disposition pourrait rigidifier le débat démocratique et renforcer l’emprise des partis sur les élus locaux.

Un schisme idéologique au sommet de l’État

Au-delà de la question des mandats municipaux, c’est la conception même de l’exercice du pouvoir qui se trouve au cœur de ce débat. La transhumance a longtemps constitué l’un des mécanismes de consolidation des régimes successifs au Sénégal. Y mettre fin enverrait un signal fort en faveur de l’éthique politique et du respect du choix des électeurs.

Mais si cette loi venait à être adoptée, elle consacrerait également une fracture idéologique majeure au sein de la majorité présidentielle : celle qui oppose la fidélité aux principes de la « Rupture » à une stratégie plus pragmatique de conquête et de consolidation du pouvoir. Reste à savoir si, dans ce bras de fer naissant, l’exigence de morale publique ou les impératifs du calcul politique finiront par l’emporter.

Aly Saleh

Camp de la jeunesse de la CEDEAO : les valeurs olympiques au cœur de l’héritage des JOJ Dakar-2026

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar-2026, le Sénégal et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) renforcent leur coopération pour faire de cet événement historique un véritable catalyseur de transformation sociale. À travers le Camp de la jeunesse de la CEDEAO, organisé en prélude aux Jeux, les autorités entendent préparer une nouvelle génération de jeunes leaders porteurs des valeurs de paix, de citoyenneté, de solidarité et d’intégration régionale.

Bien au-delà de la préparation sportive, cette initiative s’inscrit dans la volonté commune du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS) et de la CEDEAO de bâtir un héritage durable des JOJ Dakar-2026. Le camp réunit de jeunes représentants des États membres autour d’un programme axé sur l’éducation aux valeurs olympiques, le leadership, la communication, l’engagement communautaire, la protection de l’environnement et le développement durable.

Représentant le président du CNOSS, Mamadou Diagna Ndiaye, le vice-président de l’institution, Issa Mboup, a rappelé que le sport constitue avant tout un formidable outil de formation humaine. Selon lui, les jeunes présents ne prennent pas simplement part à un rassemblement préparatoire aux JOJ, mais incarnent déjà les futurs acteurs du développement de l’Afrique de l’Ouest.

« Vous êtes les femmes et les hommes qui écriront la prochaine page de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré devant les participants.

Pour Issa Mboup, la pratique sportive dépasse largement la quête de performances ou de médailles. Elle constitue une véritable école de la vie, capable de transmettre des valeurs essentielles à toute société.

« Le sport n’est pas uniquement une compétition ; c’est une école. Il apprend la discipline lorsque personne ne nous regarde. Il apprend le respect lorsque l’on perd. Il enseigne l’humilité lorsque l’on gagne. Il développe l’esprit d’équipe. Il apprend à dépasser les différences de langue, de culture, de religion et d’origine », a-t-il expliqué.

Le responsable olympique a souligné que la diversité culturelle des jeunes réunis constitue précisément l’une des principales richesses de cette rencontre. Malgré leurs langues, leurs cultures et leurs origines différentes, les participants sont appelés à construire des liens durables fondés sur le respect mutuel et la coopération régionale.

Cette vision correspond pleinement à l’ambition portée par les JOJ Dakar-2026, qui se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre 2026. Première compétition olympique organisée sur le continent africain, ces Jeux veulent laisser un héritage qui dépasse largement les infrastructures sportives. L’objectif affiché est de former une jeunesse davantage engagée, capable de porter des initiatives citoyennes et de devenir un moteur du développement régional.

Dans cette perspective, les organisateurs souhaitent mettre en place un réseau de jeunes ambassadeurs des JOJ Dakar-2026 dans l’ensemble des États membres de la CEDEAO. Ces ambassadeurs auront pour mission de promouvoir les valeurs olympiques, la paix, la solidarité, le vivre-ensemble et l’intégration régionale au sein de leurs communautés respectives.

Intervenant au nom de la commissaire de la CEDEAO chargée du Développement humain et des Affaires sociales, la professeure Fatou Sow Sarr, son directeur de cabinet, Pape Momar Sow, a insisté sur la nécessité de placer la jeunesse au centre du projet communautaire ouest-africain.

Il a rappelé que les jeunes représentent aujourd’hui la majorité de la population de la région et constituent son principal atout pour relever les défis économiques, sociaux et sécuritaires. Selon lui, la construction d’une CEDEAO plus forte passe nécessairement par une jeunesse capable de dépasser les frontières nationales afin de développer une véritable conscience communautaire.

Pape Momar Sow a également attiré l’attention sur le rôle stratégique que peuvent jouer les jeunes dans la consolidation de la paix. Face aux conflits, à l’insécurité, aux violences et aux différentes formes de manipulation, il estime que la jeunesse peut devenir soit un facteur d’instabilité, soit un acteur majeur de cohésion sociale et de stabilité régionale.

Le représentant du ministre de la Jeunesse et des Sports, Mouhamadou Sène, a abondé dans le même sens en appelant à une implication beaucoup plus forte des jeunes dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques qui les concernent.

Selon lui, l’Afrique doit pleinement tirer profit de son dividende démographique en faisant du capital humain, particulièrement celui de sa jeunesse, le principal moteur de son développement. Il a plaidé pour que les jeunes soient désormais considérés comme une richesse stratégique plutôt que comme une contrainte.

Insistant sur le contexte régional marqué par de nombreuses crises, Mouhamadou Sène a rappelé que rien ne peut être durablement construit sans la paix. Il a invité les jeunes à faire preuve de responsabilité, de discernement et d’engagement afin de résister aux tentatives de manipulation et de contribuer activement à la stabilité de leurs pays.

À l’issue de ce camp régional, les organisateurs ambitionnent d’adopter une Déclaration de la jeunesse de la CEDEAO en faveur de la paix, de l’intégration régionale et de la promotion des valeurs olympiques. Ce texte servira de feuille de route pour le réseau de jeunes ambassadeurs appelé à prolonger l’esprit des JOJ Dakar-2026 bien au-delà de la compétition, en faisant des valeurs olympiques un véritable levier d’éducation, de cohésion sociale et de développement pour toute l’Afrique de l’Ouest.

TOUBA OU L’ÉTERNEL EXIL DE KHADIMOU RASSOUL : Quand la jeunesse sénégalaise s’abreuve à la source de l’absolu

Par Aly Saleh

Chaque année, un fleuve humain de millions de fidèles redessine la géographie spirituelle et culturelle du Sénégal. Le Grand Magal de Touba transcende le simple rituel pour commémorer l’exil fondateur de 1895 de Cheikh Ahmadou Bamba. Face aux dérives d’un monde moderne marqué par l’individualisme, la figure éternelle de Khadimou Rassoul s’impose comme un phare pour une jeunesse sénégalaise en quête d’absolu. Entre ferveur mystique et effervescence économique, la communauté mouride déploie une mécanique de solidarité unique au monde. Voici le récit d’une résistance culturelle et d’une communion sacrée qui continuent d’irradier l’Afrique et sa diaspora.

Les routes du Sénégal ne mènent plus seulement à une ville ; elles épousent désormais le tracé d’un fleuve humain unique au monde, guidé par l’irrésistible appel de l’absolu. Chaque année, le Grand Magal de Touba transforme la géographie et le temps, transmuant le bitume saturé en une immense procession de lumière. Ce n’est pas un simple pèlerinage : c’est le cœur battant d’une nation qui s’exprime. Au centre de ce tumulte sacré se dresse une figure éternelle : Cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul. C’est son odyssée spirituelle, commencée dans les fers de l’exil en 1895, que des millions de fidèles viennent célébrer, transformant les stigmates de l’oppression coloniale en un triomphe intemporel de l’âme sur les ténèbres.

L’appel du fleuve humain : quand le bitume devient procession

Pour comprendre la ferveur qui électrise Touba, il faut plonger dans l’œuvre de ce maître de l’endurance. Khadimou Rassoul n’a pas levé les armes ; il a opposé sa plume et sa foi aux canons. Son exil forcé dans les forêts du Gabon fut le creuset d’une poésie mystique devenue, aujourd’hui encore, le viatique de toute une jeunesse. Dans un monde fragmenté, en quête éperdue de repères, les jeunes Sénégalais ne voient pas en lui un simple personnage de l’histoire, mais une source vive. Ils s’abreuvent de son ascétisme, calquent leur résilience sur ses épreuves et puisent dans ses écrits, les Khassaïdes, l’énergie nécessaire pour bâtir leur avenir. Le mouridisme apparaît ici sous son véritable visage : une école du caractère, de la discipline et de la dignité.

Le maître de l’endurance : l’encre de la plume face au fer des canons

Cette force de l’esprit se matérialise dans l’arène du réel par le miracle du Sant et du Berndé. Pendant quelques jours, Touba suspend le cours du temps individualiste pour inventer une véritable économie de l’âme, une mécanique presque céleste où le don de soi supplante les lois du marché. Les portes des maisons s’effacent, les marmites géantes fument au coin des rues et les barrières sociales tombent dans un élan de communion universelle.

Sur le plan socio-économique, l’événement constitue un véritable séisme positif. Télécommunications sous haute tension, transports mobilisés à pleine capacité et marchés éphémères font de la cité sainte la véritable capitale économique du pays durant le Magal. C’est la démonstration éclatante qu’une foi profondément ancrée peut structurer une organisation humaine d’une remarquable efficacité, forçant l’admiration bien au-delà des frontières du Sénégal.

L’économie de l’âme : quand le don de soi défie les lois du marché

En définitive, célébrer le Magal, c’est contempler le miroir du génie sénégalais dans ce qu’il a de plus noble : le vivre-ensemble, le partage et l’harmonie sociale. Face aux crises identitaires qui traversent le monde, la cité bâtie par le Cheikh offre une véritable symphonie de paix, de solidarité et de dévotion. C’est le chant d’une Afrique fière, debout, qui refuse l’amnésie et puise dans son propre patrimoine spirituel les clés de sa modernité.

L’exil de Khadimou Rassoul n’est plus une absence ; il est devenu une présence universelle, une source d’inspiration intemporelle qui continue d’irradier l’Afrique et sa diaspora, rappelant que la lumière de la foi finit toujours par triompher des chaînes de l’histoire.

Aly Saleh

ONU : Macky Sall reste en lice après le premier vote d’orientation pour la succession d’António Guterres

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a franchi, ce jeudi 30 juillet 2026, une étape importante dans le processus de désignation du prochain secrétaire général de l’organisation. Réunis à huis clos, les quinze membres du Conseil ont procédé au premier vote d’orientation à bulletins secrets, une consultation informelle destinée à mesurer le niveau de soutien dont bénéficient les différents candidats en lice.

Bien que ce scrutin n’ait aucune valeur contraignante, il constitue un indicateur politique déterminant. Il permet d’identifier les candidatures les plus solides, de mesurer les équilibres diplomatiques entre les États membres et d’évaluer les chances de chaque prétendant avant les prochains tours de consultations. Traditionnellement, les candidats les moins soutenus sont progressivement amenés à se retirer, tandis que ceux qui conservent une dynamique favorable poursuivent leur campagne auprès des membres du Conseil de sécurité.

À l’issue de cette première consultation, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, arrive en tête avec dix bulletins d’encouragement. Elle devance l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, qui recueille neuf encouragements, tandis que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi, complète le trio de tête avec sept voix favorables.

Dans cette compétition marquée par les appels en faveur d’une rotation géographique qui profiterait à l’Amérique latine, ainsi que par les nombreuses candidatures féminines, l’ancien président sénégalais Macky Sall demeure pleinement dans la course. Il obtient six bulletins d’encouragement, sept avis défavorables et deux bulletins sans opinion. Un résultat qui lui permet de rester au contact des candidats les mieux placés et de préserver ses chances en vue des prochaines consultations.

Le score enregistré par Macky Sall est proche de celui de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, créditée de six encouragements, cinq avis défavorables et quatre bulletins sans opinion. L’ancien chef de l’État sénégalais devance en revanche l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, María Fernanda Espinosa, ainsi que le diplomate ougandais Olara Otunnu, confirmant ainsi son maintien dans le groupe des candidats encore compétitifs.

Ce premier vote marque le véritable lancement de la phase décisive de la succession d’António Guterres. Plusieurs autres consultations confidentielles sont prévues dans les prochaines semaines afin d’affiner les rapports de force entre les différents prétendants. À l’issue de ce processus, le Conseil de sécurité recommandera un candidat à l’Assemblée générale des Nations Unies, qui procédera ensuite à sa nomination officielle.

132e édition du Grand Magal : Touba face à son destin spirituel et à ses défis contemporains

Par Aly Saleh

Ce dimanche 2 août 2026, la ville sainte de Touba vibre au rythme du 18 Safar 1448. Bien plus qu’un simple rassemblement religieux, le Grand Magal commémore cette année le 132e anniversaire du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Entre ferveur populaire d’envergure mondiale, quête de pureté spirituelle voulue par le Khalife général des Mourides et impact économique considérable, immersion au cœur de l’événement le plus marquant de la confrérie mouride.

Le grand sursaut spirituel : l’appel à la sacralité

Touba est aujourd’hui devenue le centre de gravité du monde mouride. Des millions de fidèles, venus des quatorze régions du Sénégal ainsi que de la diaspora, convergent vers la capitale spirituelle du mouridisme.

Pour cette 132e édition, le mot d’ordre des autorités religieuses est sans équivoque : un retour rigoureux à l’orthodoxie. Sous la conduite du comité d’organisation et conformément aux directives du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, l’accent est mis sur la préservation du caractère sacré de la ville.

Loin des distractions profanes, le Magal de 2026 se veut un sanctuaire entièrement consacré à la dévotion, au recueillement, aux prières, à l’évocation de Dieu et à la lecture du Saint Coran.

De l’exil forcé au triomphe spirituel

À l’origine de cette immense ferveur se trouve un épisode majeur de l’histoire coloniale. Le 10 août 1895 (18 Safar 1313), l’administration coloniale française déporta Cheikh Ahmadou Bamba vers le Gabon, craignant qu’il ne prépare une insurrection contre son autorité.

Cent trente-deux ans plus tard, l’histoire a inversé le sens de cet événement. Ce qui devait être un acte de répression est devenu, sous l’impulsion du fondateur du mouridisme, un jour d’action de grâce envers Dieu.

De son vivant, à sa résidence de Mbacké-Baol, Khadimou Rassoul recommanda à ses premiers disciples, parmi lesquels Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké et Cheikh Mouhamadou Fadel Mbacké, de commémorer cette date non dans la tristesse, mais par des prières, la récitation des Khassaïdes et le partage de repas, communément appelé berndé.

À l’origine, chaque disciple célébrait le Magal dans son propre foyer. C’est Cheikh Mouhamadou Fadilou Mbacké, deuxième Khalife général des Mourides, qui donna à cette commémoration sa dimension collective en invitant, en 1944, toute la communauté à se rassembler à Touba. Cette initiative s’inscrivait dans une lecture de la Sourate Al-Hajj (22), verset 34, qui fait de la gratitude envers le Créateur un acte fondamental de la foi.

Cheikh Ahmadou Bamba : une philosophie de la foi et de l’effort

Né en 1853 à Mbacké-Baol, Cheikh Ahmadou Bamba, de son nom Muhammad Ibn Muhammad Ibn Habiballah, a laissé un héritage spirituel, intellectuel et théologique considérable.

Grand érudit de l’islam, il a subi plus de trois décennies d’épreuves, entre son exil au Gabon, sa déportation en Mauritanie et ses longues périodes de résidence surveillée au Sénégal.

Le mouridisme qu’il a fondé dépasse la seule pratique religieuse. Il constitue une quête permanente de Dieu (Mouridoullahi), associée à une véritable éthique du travail, de l’effort personnel et de la discipline. Face à l’oppression, Cheikh Ahmadou Bamba opposa la patience, le pardon, la non-violence et une soumission exclusive à la volonté divine.

Un creuset de valeurs pour l’Afrique contemporaine

En 2026, le Grand Magal ne se résume plus aux chiffres impressionnants liés aux transports, au dispositif sécuritaire ou aux milliers de tonnes de vivres mobilisées.

Il s’impose comme un véritable miroir de la société et un creuset de valeurs où les musulmans, et particulièrement les mourides, viennent puiser des enseignements de résilience, de solidarité et de dépassement de soi face aux défis contemporains.

Alors que les routes menant à Touba continuent d’accueillir des milliers de pèlerins en cette journée de célébration, les fidèles élèvent leurs prières pour le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, implorant le Tout-Puissant de lui accorder une longue vie, une excellente santé et la force de poursuivre sa mission à la tête de la communauté.

Le Magal, un message universel d’espérance

Au-delà de la ferveur religieuse et de l’affluence exceptionnelle des fidèles, le Grand Magal de Touba demeure le symbole vivant d’une Afrique résiliente, fidèle à ses valeurs spirituelles et tournée vers l’avenir.

En transformant l’épreuve de l’exil colonial en un hymne éternel à la gratitude envers Dieu, Cheikh Ahmadou Bamba a légué au monde bien davantage qu’une confrérie religieuse : une voie universelle où la foi, le travail, la dignité humaine et la paix triomphent de l’adversité.

Aujourd’hui, alors que Touba rayonne au cœur de millions de croyants, la ville sainte ne se contente pas de commémorer un passé glorieux ; elle continue d’écrire l’histoire d’une communauté unie, fidèle à ses principes et résolument tournée vers l’essentiel.

Aly Saleh

Politique : l’Union pour un Sénégal Fort (U.S.F.) se positionne comme un nouveau levier de soutien à la Vision Sénégal 2050

L’Union pour un Sénégal Fort (U.S.F.) a officiellement présenté sa vision, son organisation et ses ambitions, affirmant son engagement à accompagner les politiques publiques impulsées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en revendiquant son autonomie organisationnelle et son identité propre.

Selon son coordonnateur national, Tamsir Thiam, professeur de mathématiques, ingénieur financier et consultant international en financement, l’U.S.F. se définit comme un mouvement politique et citoyen à vocation nationale et internationale, engagé aux côtés du chef de l’État et de son parti, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains.

Le mouvement affirme compter aujourd’hui plus de 6 600 membres répartis dans les quatorze régions du Sénégal ainsi que dans plusieurs pays de la diaspora, notamment le Canada, la France, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, l’Allemagne, le Qatar, la Chine et la Gambie. Une implantation que ses responsables présentent comme le reflet d’une dynamique de croissance et d’une adhésion progressive à leur projet.

Face à la presse, ce jeudi 30 juillet 2026, les responsables de l’U.S.F. ont indiqué vouloir jouer un rôle actif dans la mobilisation citoyenne en soutenant les orientations présidentielles, en accompagnant la mise en œuvre des politiques publiques, en sensibilisant les populations aux grands enjeux nationaux et en participant à la promotion de la Vision Sénégal 2050. Le mouvement ambitionne également de contribuer au renforcement des forces favorables aux réformes engagées par les autorités.

Ses dirigeants mettent en avant un capital humain composé de profils issus de nombreux secteurs d’activité, notamment des universitaires, des ingénieurs, des juristes, des experts en finance, des consultants, des enseignants, des professionnels de santé, des agriculteurs, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs et des cadres. Cette diversité constitue, selon eux, un atout pour formuler des propositions et apporter une expertise multidisciplinaire au service du développement du pays.

Au-delà de son positionnement politique, l’Union pour un Sénégal Fort ambitionne de devenir un cadre de réflexion et de propositions destiné à accompagner les pouvoirs publics dans les domaines de la gouvernance, des réformes institutionnelles ainsi que du développement économique et social.

Le mouvement fonde son action sur cinq valeurs qu’il considère comme essentielles : le patriotisme, le travail, la discipline, la justice et la solidarité. Des principes qui, selon ses responsables, doivent guider l’engagement citoyen en faveur d’un Sénégal souverain, juste, prospère et durable.

À travers cette présentation officielle, l’Union pour un Sénégal Fort marque son entrée dans le paysage politique et citoyen avec la volonté de fédérer les compétences et de contribuer, aux côtés des institutions de la République, à la concrétisation des objectifs de la Vision Sénégal 2050.

Magal de Touba : UJAA Mobility réussit le pari de la billetterie numérique aux côtés des Grands Trains du Sénégal

Dans un contexte marqué par la transformation numérique des services, UJAA Mobility s’impose progressivement comme une solution de référence pour les opérateurs de transport et les voyageurs.

Développée par une équipe de jeunes ingénieurs sénégalais, la plateforme ambitionne de moderniser l’ensemble de l’écosystème du transport en proposant des outils numériques destinés aussi bien aux compagnies qu’aux usagers.

Selon Youssoupha Ka, cofondateur, directeur du Développement commercial et de la Communication, la vision de l’entreprise dépasse largement le cadre de la billetterie en ligne.

« Nous nous positionnons comme un partenaire stratégique des opérateurs de transport. Notre rôle est de mettre à leur disposition des solutions numériques qui leur permettent de mieux piloter leur activité, tout en offrant aux voyageurs une expérience d’achat simple, rapide et sécurisée », explique-t-il.

La plateforme met ainsi à la disposition des agences de transport une suite d’outils de gestion leur permettant de programmer leurs voyages, d’administrer leur politique tarifaire, de gérer leurs équipes et leurs équipements, de suivre leurs ventes en temps réel et d’accéder à des tableaux de bord détaillés facilitant le pilotage de leurs activités.

« Notre objectif est de permettre aux agences de transport de disposer d’une véritable maîtrise de leurs opérations grâce à la donnée. Les décisions ne reposent plus sur des estimations, mais sur des informations fiables et des indicateurs de performance », poursuit M. Ka.

Pour les voyageurs, UJAA Mobility propose un système de billetterie électronique accessible depuis une application mobile unique, avec une possibilité de personnalisation pour les agences de transport qui le souhaitent.

L’ambition est de réunir progressivement les différents modes de transport sur une plateforme unique afin de simplifier les déplacements à l’échelle nationale et sous-régionale.

Cette vision s’est concrétisée lors de l’opération spéciale du Grand Magal de Touba 2026, grâce au partenariat conclu entre UJAA Mobility et les Grands Trains du Sénégal (GTS SA). Pour la première fois, les voyageurs ont pu acheter, de manière totalement dématérialisée, leurs titres de transport pour les trajets aller et retour.

Au cours de cette opération, plusieurs milliers de billets ont été commercialisés via les plateformes numériques d’UJAA Mobility. L’ensemble des paiements a été effectué par voie électronique, notamment grâce au service de paiement mobile Wave Mobile Money, garantissant ainsi une meilleure sécurisation des recettes pour l’opérateur de transport.

Pour Youssoupha Ka, cette opération constitue une démonstration concrète de la valeur ajoutée de la digitalisation.

« Au-delà des performances commerciales, nous avons montré qu’il est possible d’organiser une opération de cette envergure avec des outils numériques fiables. La digitalisation apporte davantage de sécurité financière, une meilleure traçabilité des opérations et une capacité d’anticipation beaucoup plus importante pour les transporteurs », souligne-t-il.

L’expérience a également été saluée par les voyageurs, qui ont apprécié la simplicité du processus d’achat, la rapidité des paiements et la possibilité d’obtenir leurs titres de transport sans avoir à se déplacer.

« La satisfaction des usagers est un indicateur essentiel pour nous. Lorsqu’un voyageur peut acheter son titre de transport en quelques minutes depuis son téléphone, sans faire la queue, et voyager sereinement, cela confirme que le numérique répond à une attente réelle », affirme-t-il.

Fort de cette expérience, UJAA Mobility entend poursuivre le développement de son écosystème afin d’accompagner la modernisation du secteur des transports au Sénégal. L’entreprise ambitionne, à terme, de proposer sur une même plateforme l’ensemble des services de mobilité — bus, train et transport maritime — tout en plaçant la donnée au cœur de la performance des opérateurs et de l’amélioration continue des services offerts aux voyageurs.

YOONU MAGAL GUI ! Fëssël Talibé Serigne Touba YI : Mme Ndiaye Fama DIENG

Première femme au Sénégal nommée au poste de Directrice d’un CROUS. Elle est titulaire de deux(2) Master II : l’un en Droit de l’Homme et de la Paix à l’Institut des Droits de l’Homme et de la Paix de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’autre Master II en Droit des Affaires Internationales, Ingénierie Economique, spécialité Logistique et Management Portuaire à l’Université Littoral Côte d’Opale France en collaboration avec le Centre Trainmar de Dakar. Elle est membre de l’association des juristes sénégalaises.
Depuis 2024 elle est nommée Directrice du CROUS de Diamniadio par le président Bassirou Diomaye Faye.
Elle incarne un leadership féminin audacieux et visionnaire à la direction du CROUS-D
Fidele Mourid, elle s’active chaque année dans les préparatifs du grand Magal de Touba.
Mbécté Magal Gui Dieudieudieufé Borome Touba !

Grand Magal 2026 : un vaste plan de circulation instauré à Touba pour faciliter les déplacements des pèlerins

À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu le 2 août prochain, les autorités administratives renforcent les mesures destinées à assurer une meilleure mobilité des fidèles et à prévenir les embouteillages. Le préfet du département de Mbacké, Khadim Hann, a ainsi signé un arrêté réglementant la circulation des véhicules à moteur et des véhicules hippomobiles dans la cité religieuse et ses environs.

Les dispositions entreront en vigueur à partir du vendredi 31 juillet à zéro heure et resteront applicables jusqu’au mardi 4 août à minuit. Elles s’inscrivent dans le cadre du dispositif sécuritaire et logistique mis en place chaque année pour accompagner le plus grand rassemblement religieux du Sénégal, qui attire plusieurs millions de pèlerins venus de toutes les régions du pays et de la diaspora.

L’arrêté met en place un important plan de circulation définissant des itinéraires obligatoires et recommandés selon les axes d’entrée dans la ville sainte. Les véhicules en provenance de Diourbel, Mbacké, de l’autoroute Ila Touba, mais également de Kaffrine, Linguère, Dahra Djolof, Taïf, Ndiouroul, Kébémer et Darou Mouhty devront respecter les parcours établis afin de fluidifier le trafic et d’éviter les points de congestion.

Pour les automobilistes arrivant de Diourbel et de Mbacké, plusieurs voies d’accès sont prévues, notamment par la nouvelle route Gawane-Darou Salam, la rocade, l’héliport, le rond-point Touba Ndiarème, la Corniche ou encore la route dite « Ndiouga Kébé », selon leur destination à l’intérieur de la ville. En revanche, les véhicules circulant sur la Route nationale n°3 dans le sens Diourbel-Touba ne seront pas autorisés à emprunter l’axe des « deux voies » reliant Ngabou au rond-point Touba Fall.

Des mesures spécifiques concernent également les usagers de l’autoroute Ila Touba. Plusieurs itinéraires alternatifs ont été définis afin de répartir les flux vers les différentes entrées de la ville. Toutefois, la circulation des gros porteurs y sera interdite durant toute la période couverte par l’arrêté.

Le préfet prévoit aussi des déviations pour les véhicules arrivant de Kébémer, Darou Mouhty, Kaffrine, Linguère, Dahra Djolof, Taïf et Ndiouroul, dans le but de réduire les embouteillages sur les principaux axes de Touba.

À l’intérieur de la cité religieuse, plusieurs restrictions de circulation entreront en vigueur. L’axe reliant la Grande Mosquée au poste de contrôle de police de Khaira sera totalement fermé à la circulation dans les deux sens, à l’exception des véhicules bénéficiant d’une autorisation spéciale. Par ailleurs, seuls les véhicules munis d’un ordre de mission spécial seront autorisés à accéder à la zone piétonne aménagée dans le centre de Touba. Les détenteurs de simples laissez-passer seront systématiquement déviés au niveau du rond-point Ndiéné.

Les autorités ont également décidé d’interdire la circulation des véhicules hippomobiles sur l’ensemble des routes bitumées de Touba. Un arrêté complémentaire du maire de Touba Mosquée viendra préciser les itinéraires qui leur seront exclusivement réservés. À Mbacké, les charrettes ne pourront plus stationner aux abords de la station-service Guèdé Oil, anciennement Elton.

Les gros porteurs sont également concernés par des restrictions. Leur circulation sera interdite sur les principaux axes routiers de Touba, sauf pour les véhicules d’intervention ou ceux disposant d’un ordre de mission spécial. Les camions autorisés devront obligatoirement emprunter la Corniche pour rejoindre leurs sites de destination, notamment la zone de Mbal.

Afin de renforcer le contrôle de la circulation le jour du Magal, un important dispositif de filtrage sera déployé entre 6 heures et minuit aux principaux carrefours de la ville, notamment aux niveaux de CBAO, Darou Khoudoss, Darou Minam et Gouye Mbind. Seuls les véhicules munis d’un ordre de mission spécial seront autorisés à franchir ces différents points de contrôle.

L’arrêté interdit également tout stationnement de véhicules aux abords immédiats de la Grande Mosquée de Touba. Cette zone sera entièrement réservée aux déplacements des pèlerins à pied afin de garantir leur sécurité et de faciliter les mouvements de foule.

Certaines catégories de véhicules ne sont toutefois pas concernées par ces restrictions. Il s’agit notamment des véhicules du gouverneur de la région de Diourbel, du préfet de Mbacké, du sous-préfet de Ndame, des maires de Mbacké et de Touba Mosquée, des forces de défense et de sécurité, des sapeurs-pompiers, des services de santé ainsi que des véhicules d’intervention disposant d’un ordre de mission spécial portant la mention « Service ».

Le préfet de Mbacké rappelle enfin que toute violation des dispositions de cet arrêté expose les contrevenants aux sanctions prévues par les textes en vigueur. Il a chargé les services de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale de veiller au strict respect de ces mesures durant toute la période du Grand Magal, afin d’assurer la sécurité des fidèles et la fluidité de la circulation dans la ville sainte.

Boulel : le maire Cheikh Fall récompense la jeunesse et l’invite à s’impliquer davantage dans les actions citoyennes

La finale de la Coupe du maire de Boulel, édition 2025, s’est disputée mercredi au stade municipal, devant un public venu nombreux assister à cette grande fête du football.

Parrainée par le maire de la commune, Cheikh Fall, la rencontre a opposé l’ASC Renaissance à l’ASC Santos. Au terme d’un match disputé dans un excellent esprit de fair-play, l’ASC Santos s’est imposée sur le score de 1 but à 0.

À cette occasion, le maire a félicité l’équipe victorieuse tout en encourageant les finalistes malheureux à poursuivre leurs efforts. Il a également invité les associations sportives et culturelles (ASC) à s’impliquer davantage dans les actions citoyennes et à se conformer aux exigences administratives afin de faciliter leur accès aux subventions.

Dans le cadre de son engagement en faveur du développement du sport local, Cheikh Fall a mobilisé d’importants moyens financiers pour récompenser les équipes participantes.

L’équipe championne est repartie avec une enveloppe de 500 000 francs CFA, un trophée, des jeux de maillots, des ballons et des médailles. L’équipe finaliste a, quant à elle, reçu une enveloppe de 250 000 francs CFA ainsi que des jeux de maillots.

Par ailleurs, chacune des équipes ayant pris part à la compétition a bénéficié d’une subvention de 50 000 francs CFA et d’un ballon de compétition.

Les organisateurs ont également reçu une enveloppe financière en guise d’appui à l’organisation du tournoi.

Le Concours général célèbre ses 60 ans : Diomaye Faye magnifie l’excellence et appelle la jeunesse à bâtir le Sénégal de 2050

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé, ce jeudi, la cérémonie officielle de remise des prix du Concours général 2026, un rendez-vous majeur du calendrier éducatif sénégalais qui distingue chaque année les meilleurs élèves du pays. Organisée à l’occasion du 60ᵉ anniversaire de cette prestigieuse institution, la cérémonie a été marquée par un vibrant hommage à l’excellence scolaire, au mérite et aux valeurs républicaines.

Dans son allocution, le chef de l’État a réaffirmé la place centrale de l’école dans le développement du Sénégal, la qualifiant de « première infrastructure stratégique de la Nation ». Selon lui, l’avenir du pays repose avant tout sur la qualité de son système éducatif et sur le potentiel intellectuel de sa jeunesse, qu’il considère comme « la plus grande richesse » du Sénégal.

Cette édition du Concours général était placée sous le parrainage du Professeur Awa Marie Coll Seck, médecin, universitaire et ancienne ministre de la Santé. Le président de la République a salué le parcours remarquable de cette figure emblématique, estimant qu’elle incarne les valeurs d’excellence, de rigueur scientifique et de dévouement au service de l’intérêt général. À travers ce choix, les autorités ont voulu offrir à la jeunesse sénégalaise un modèle inspirant de réussite fondée sur le travail, l’intégrité et l’engagement citoyen.

Au-delà de la célébration des performances académiques, Bassirou Diomaye Faye a invité les élèves à inscrire leurs ambitions dans la dynamique de transformation du pays. Évoquant les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ainsi que l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, il a exhorté les jeunes à faire du savoir, de l’effort, des sciences, de l’innovation et du sens du bien commun les piliers de la construction d’un Sénégal souverain, juste et prospère.

Le chef de l’État a également rendu hommage aux enseignants, aux encadreurs et aux familles, dont l’accompagnement constitue, selon lui, un facteur déterminant dans la réussite des élèves. Il a souligné que les performances des lauréats sont le fruit d’un engagement collectif et d’un investissement constant en faveur de l’éducation.

Clôturant son intervention, le président de la République a adressé ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des lauréates et lauréats du Concours général 2026. Il les a encouragés à poursuivre leur quête d’excellence et à mettre leur intelligence, leurs compétences et leur talent au service du développement du Sénégal, rappelant que la réussite individuelle trouve tout son sens lorsqu’elle contribue au progrès de la Nation.

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