Chérif Aly Diatta, deuxième adjoint au maire de Ouakam en charge des arts, de la culture, des loisirs et du patrimoine historique, a été placé sous mandat de dépôt et passera sa première nuit en prison. L’élu local a été inculpé ce jeudi par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, dans le cadre d’une affaire sensible mêlant plusieurs chefs d’accusation graves.
Selon des informations concordantes, Chérif Aly Diatta n’est pas le seul mis en cause dans ce dossier. Quatre autres individus, présentés comme des partenaires présumés d’Ibrahima Magib Seck, ont également été inculpés et placés en détention préventive. Parmi eux figurent un enseignant en service dans un institut privé situé à Tivaouane-Peulh, un agent de sécurité affecté à une école du Point E, un traiteur arrêté à Ouakam ainsi qu’un quatrième suspect interpellé à Guédiawaye.
Les charges retenues contre les mis en cause sont particulièrement lourdes. Trois des cinq inculpés sont poursuivis pour transmission volontaire du VIH, une infraction grave au regard de ses conséquences sanitaires et sociales. L’ensemble des prévenus est également visé pour des faits qualifiés d’actes contre nature, selon les éléments de l’enquête.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération judiciaire enclenchée suite à une délégation judiciaire délivrée par le magistrat instructeur. La Brigade de recherches de Keur Massar, en charge des investigations, a intensifié les interpellations ces derniers jours. Depuis le début des opérations lundi, les enquêteurs ont procédé à pas moins de 68 arrestations, traduisant l’ampleur du réseau présumé démantelé.
Les cinq inculpés ont été présentés au juge d’instruction dans la matinée de ce jeudi, avant que leur placement sous mandat de dépôt ne soit décidé à l’issue de leur audition. Le procureur Saliou Dicko suit de près l’évolution de ce dossier, régulièrement informé des avancées de l’enquête menée par les services de la gendarmerie.