Le surveillant pénitentiaire poursuivi dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte de deux téléphones portables dans la cellule de Farba Ngom a finalement recouvré la liberté. Selon les informations publiées par Libération dans son édition de ce mercredi 5 août, la Chambre d’accusation a confirmé l’ordonnance du doyen des juges d’instruction lui accordant une liberté provisoire, mettant ainsi un terme à son maintien en détention.
La juridiction a rejeté le recours introduit par le parquet, qui s’opposait à cette décision. Aucun pourvoi n’ayant été formé à l’issue de cette décision, le surveillant pénitentiaire a pu quitter l’établissement carcéral où il était détenu, tout en restant à la disposition de la justice dans le cadre de la poursuite de la procédure.
Cette affaire trouve son origine dans une fouille effectuée en janvier 2025 au Pavillon spécial de la prison, au cours de laquelle deux téléphones portables avaient été découverts dans la cellule occupée par Farba Ngom. Cette découverte avait immédiatement déclenché une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances dans lesquelles ces appareils avaient été introduits dans un quartier hautement sécurisé de l’établissement pénitentiaire.
À la suite de cet incident, Farba Ngom avait été extrait de sa cellule, placé en garde à vue puis déféré devant les autorités judiciaires. Toutefois, ses avocats avaient rapidement contesté la régularité de la procédure, estimant que les poursuites engagées méconnaissaient les dispositions relatives à son immunité parlementaire.
Après examen du dossier, la Chambre d’accusation avait rendu, en avril 2026, une décision majeure en prononçant l’annulation totale de la procédure engagée à la suite de la découverte des deux téléphones portables. Cette décision avait considérablement affaibli le dossier judiciaire lié à cette affaire et constitué un tournant dans le traitement du contentieux.