La Chambre criminelle de Dakar a décidé de renvoyer le procès de Ndella Madior Diouf au 10 février 2026. Cette décision vise à permettre la convocation régulière de l’ensemble des co-accusés poursuivis dans cette affaire retentissante, dont plusieurs bénéficient actuellement d’une liberté provisoire.
Patronne de la pouponnière Keur Yeurmandé, Ndella Madior Diouf comparaît aux côtés de dix de ses collaborateurs pour une série d’infractions d’une extrême gravité, liées aux conditions de prise en charge des nourrissons au sein de la structure. Le dossier, qui a profondément choqué l’opinion publique, met en cause des faits présumés ayant conduit à la mort de plusieurs bébés, dans un contexte de négligences et de manquements graves aux règles élémentaires de protection de l’enfance.
Les accusés sont poursuivis pour traite de personnes, exercice illégal de la fonction de médecin, privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger, obtention indue de certificats aux fins d’inhumation, infractions aux lois relatives aux inhumations, homicide involontaire et non-déclaration de naissance. À ces chefs s’ajoute la complicité pour l’ensemble de ces infractions, à l’exception de celle liée à la non-déclaration de naissance.
Sur les onze personnes mises en cause dans ce dossier, quatre sont actuellement placées en détention provisoire, tandis que les autres ont été élargies sous contrôle judiciaire. La Chambre criminelle a estimé nécessaire de s’assurer de la présence effective de tous les prévenus afin de garantir le respect du principe du contradictoire et le bon déroulement des débats.