La journée d’hier, mercredi, a été marquée par une explosion de violence au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), transformé en véritable champ de bataille. Les affrontements, qui opposaient les étudiants aux forces de l’ordre, s’inscrivent dans le cadre d’un mouvement de protestation réclamant le paiement des arriérés de bourses de l’année académique 2024-2025.
Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur dans son édition de ce jeudi, le bilan de cette journée particulièrement agitée est lourd : onze policiers ont été blessés, dont deux officiers, tandis que dix étudiants ont été arrêtés. Les scènes de tension ont également entraîné la destruction de biens matériels, notamment plusieurs véhicules qui ont été incendiés au cours des heurts.
Très tôt dans la matinée, les étudiants ont fait face aux policiers, déterminés à pénétrer dans l’enceinte du campus pour contenir un mouvement qui prenait de l’ampleur. La situation s’est rapidement envenimée, obligeant les autorités à renforcer considérablement le dispositif sécuritaire. Un contingent exceptionnel de 300 éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI), dépêché depuis Thiès, a été mobilisé. Ce renfort était accompagné de dix chars anti-émeute ainsi que d’une unité de drones de surveillance chargée d’appuyer les opérations au sol.
Malgré cette démonstration de force, les étudiants ont opposé une résistance farouche, rendant les affrontements particulièrement violents et prolongés. En fin de journée, certains des étudiants arrêtés ont été relâchés par le commissariat du Point E. Les autres ont passé la nuit dans les locaux du commissariat central, dans l’attente de la suite de la procédure policière.