Flash info
Kédougou : une attaque armée dans un site minier fait un blessé et 6,7 millions de FCFA disparaissentJustice : le SYTJUST menace de reprendre la grève si les accords de 2025 restent inappliquésFace à Pastef, l’APR de Macky Sall veut fédérer l’opposition autour d’un « puissant bloc »À Simal, le service Sons et Lumières donne une dimension spectaculaire aux festivités de KiirayThiès : un enseignant vacataire arrêté avec plus de 50 kg de chanvre indienJustice : le SYTJUST dépose un préavis de grève de 30 jours pour exiger l’application des accordsConsommer local : Serigne Guèye Diop plaide pour une souveraineté économique fondée sur la production nationaleBlocage de la LFR 2026 : « PASTEF doit cesser sa prise d’otages des secteurs vitaux de la Nation »KAOLACK – MÉDINA BAYE : UNE CENTAINE D’ENFANTS BÉNÉFICIENT D’UNE CIRCONCISION GRATUITEBrésil : après sa défaite à la présidentielle, Flavio Bolsonaro quitte le pays et s’envole vers l’ÉquateurAffaire des bracelets électroniques : Moussa Seydi saisit la Chambre d’accusation pour obtenir sa liberté provisoireLe Dakarois Quotidien N°857 – 28/10/2026Le Dakarois Sports N°857 – 28/10/2026JOJ Dakar 2026 : le Sénégal et la France renforcent leur coopération sécuritaireGuinée-Bissau : Cheikh Niang mène des consultations au nom de la CEDEAO pour favoriser le retour à l’ordre constitutionnelKédougou : une attaque armée dans un site minier fait un blessé et 6,7 millions de FCFA disparaissentJustice : le SYTJUST menace de reprendre la grève si les accords de 2025 restent inappliquésFace à Pastef, l’APR de Macky Sall veut fédérer l’opposition autour d’un « puissant bloc »À Simal, le service Sons et Lumières donne une dimension spectaculaire aux festivités de KiirayThiès : un enseignant vacataire arrêté avec plus de 50 kg de chanvre indienJustice : le SYTJUST dépose un préavis de grève de 30 jours pour exiger l’application des accordsConsommer local : Serigne Guèye Diop plaide pour une souveraineté économique fondée sur la production nationaleBlocage de la LFR 2026 : « PASTEF doit cesser sa prise d’otages des secteurs vitaux de la Nation »KAOLACK – MÉDINA BAYE : UNE CENTAINE D’ENFANTS BÉNÉFICIENT D’UNE CIRCONCISION GRATUITEBrésil : après sa défaite à la présidentielle, Flavio Bolsonaro quitte le pays et s’envole vers l’ÉquateurAffaire des bracelets électroniques : Moussa Seydi saisit la Chambre d’accusation pour obtenir sa liberté provisoireLe Dakarois Quotidien N°857 – 28/10/2026Le Dakarois Sports N°857 – 28/10/2026JOJ Dakar 2026 : le Sénégal et la France renforcent leur coopération sécuritaireGuinée-Bissau : Cheikh Niang mène des consultations au nom de la CEDEAO pour favoriser le retour à l’ordre constitutionnel
CONTRIBUTION

Blocage de la LFR 2026 : « PASTEF doit cesser sa prise d’otages des secteurs vitaux de la Nation »

En sa qualité de responsable du parti Kiiraay et de directeur général du Fonds d’entretien routier autonome (FERA), le Dr Cheikh Dieng condamne fermement le blocage du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 à l’Assemblée nationale. Dans une déclaration au ton particulièrement virulent, il accuse PASTEF de prendre en otage l’économie nationale et d’hypothéquer l’avenir de nombreux travailleurs, entreprises et ménages vulnérables.

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Blocage de la LFR 2026 : « PASTEF doit cesser sa prise d’otages des secteurs vitaux de la Nation »

En sa qualité de responsable du parti Kiiraay et de directeur général du Fonds d’entretien routier autonome (FERA), le Dr Cheikh Dieng condamne fermement le blocage du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 à l’Assemblée nationale. Dans une déclaration au ton particulièrement virulent, il accuse PASTEF de prendre en otage l’économie nationale et d’hypothéquer l’avenir de nombreux travailleurs, entreprises et ménages vulnérables.

« Ce qui se déroule à l’Assemblée nationale n’est pas un débat démocratique : c’est un chantage organisé contre l’économie nationale et le peuple », dénonce-t-il, estimant que le parti au pouvoir doit assumer pleinement les conséquences de sa position sur le budget rectificatif.

Selon le Dr Cheikh Dieng, le rejet de la LFR 2026 compromettrait la mobilisation de 2 505 milliards de FCFA d’autorisations d’engagement et de 1 590 milliards de FCFA de crédits de paiement. Derrière ces montants, il évoque des entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie, des chantiers susceptibles d’être suspendus et des travailleurs exposés à des retards de paiement de leurs salaires.

« PASTEF a choisi de sacrifier délibérément les ouvriers, les techniciens et les ingénieurs sur l’autel de ses calculs politiciens », affirme-t-il.

Les entreprises et les travailleurs en première ligne

Le responsable de Kiiraay pointe d’abord les conséquences potentielles du blocage sur le secteur privé, qui compte, selon ses estimations, quelque 350 000 salariés. Il rappelle que la LFR prévoit une enveloppe de 300 milliards de FCFA destinée à l’apurement des arriérés dus aux entreprises. À ses yeux, l’absence d’adoption du texte risque de fragiliser davantage les petites et moyennes entreprises ainsi que les sous-traitants qui dépendent des paiements de l’État.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) figure également parmi les domaines qu’il estime particulièrement exposés. Des retards de paiement aux difficultés d’approvisionnement, en passant par les risques de suspension des chantiers, le Dr Cheikh Dieng redoute des répercussions directes sur l’emploi et les revenus de nombreuses familles.

« PASTEF assume-t-il de laisser des milliers de familles sans revenus ? », interroge-t-il, appelant les députés à mesurer la portée économique et sociale de leur position.

Les programmes sociaux constituent un autre point de désaccord. Le responsable politique souligne que le projet de LFR prévoit 35 milliards de FCFA supplémentaires pour les bourses de sécurité familiale, destinées à soutenir 1 646 000 familles vulnérables. Il considère que le blocage du texte pourrait compromettre le renforcement de cette assistance. Dans la même veine, il reprend les critiques formulées par Aminata Touré, qui a dénoncé un « manque total de compassion envers nos compatriotes qui souffrent quotidiennement ».

La santé, l’éducation et l’hydraulique au cœur de la controverse

Le Dr Cheikh Dieng s’étonne par ailleurs des exigences de PASTEF concernant le réexamen des réductions budgétaires touchant la santé, l’éducation et l’hydraulique. Selon lui, le projet de loi de finances rectificative devait précisément permettre de revoir certains arbitrages budgétaires et de réorienter les ressources vers les secteurs prioritaires.

Il y voit une contradiction dans la position des députés de la majorité. « En bloquant le texte, PASTEF refuse les financements qu’il prétend réclamer », soutient-il, qualifiant cette attitude d’« hypocrisie pure et simple ».

Au-delà de ces secteurs, le directeur général du FERA met particulièrement en garde contre les répercussions possibles du blocage sur l’entretien du réseau routier national.

Le FERA alerte sur les risques pour le réseau routier

En sa qualité de patron du Fonds d’entretien routier autonome, le Dr Cheikh Dieng affirme que le blocage de la LFR risque de compromettre la disponibilité des crédits nécessaires à l’entretien des routes et des infrastructures routières.

Il rappelle que le FERA intervient dans la préservation d’un réseau de plus de 30 000 kilomètres de routes, essentiel à la circulation des personnes et des marchandises. Selon lui, toute perturbation durable des financements pourrait accentuer la dégradation des infrastructures, compliquer les déplacements et renchérir les coûts de transport.

« C’est toute l’économie sénégalaise qui sera prise en étau », prévient-il, évoquant le risque d’enclavement de certaines régions et les conséquences que pourraient subir les usagers, les transporteurs et les opérateurs économiques.

La majorité parlementaire appelée à prendre ses responsabilités

Le responsable de Kiiraay rappelle que PASTEF dispose de 130 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale. Il estime que cette majorité lui donne les moyens de participer à la recherche d’un compromis, de proposer des amendements et de contribuer à l’adoption d’un texte tenant compte des préoccupations exprimées.

Au lieu de cette démarche, déplore-t-il, le parti privilégierait des conditions politiques et la menace du rejet. Il affirme également que les appels au dialogue et les propositions d’amendement avancés par le Premier ministre n’ont pas permis de débloquer la situation.

Pour le Dr Cheikh Dieng, les conséquences de cette impasse dépassent désormais le cadre parlementaire. Il redoute une dégradation de la crédibilité financière du Sénégal et des répercussions sur les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), notamment autour du programme de financement de 2,2 milliards de dollars évoqué dans le cadre des négociations.

« PASTEF joue avec la dette du pays, avec la confiance des investisseurs, avec l’avenir des jeunes », déclare-t-il, allant jusqu’à qualifier cette posture de « sabotage institutionnel ».

Un appel à débloquer la situation

Face à cette situation, le parti Kiiraay et le FERA appellent les députés de PASTEF à lever leur opposition et à œuvrer à l’adoption de la LFR 2026, au nom de ce qu’ils considèrent comme l’intérêt supérieur de la Nation.

Le Dr Cheikh Dieng invite également les Sénégalais à interpeller leurs représentants à l’Assemblée nationale afin qu’ils expliquent leurs choix aux travailleurs du BTP, aux salariés des PME, aux bénéficiaires des bourses de sécurité familiale et aux usagers des routes.

Dans sa déclaration, il conclut par une mise en garde politique : « Le Sénégal n’est pas la propriété de PASTEF. L’économie nationale n’est pas un jouet entre les mains d’Ousmane Sonko. Le peuple sénégalais ne sera pas la variable d’ajustement de ses ambitions politiques. »

Dr Cheikh Dieng
Directeur général du FERA et responsable du parti Kiiraay


Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.