L’Alliance pour la République veut accélérer le rassemblement des forces opposées au pouvoir en place. Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi 28 octobre 2026, la formation politique dirigée par l’ancien président Macky Sall a lancé un appel à la constitution d’un « puissant bloc » pour battre le régime de Pastef et préparer l’après-Pastef.
Pour justifier cette démarche, l’APR évoque ce qu’elle considère comme une « faillite totale du régime Pastef », dans un contexte qu’elle décrit comme marqué par une crise politique, économique et sociale de grande ampleur. Une appréciation qui traduit la volonté du parti de renforcer son opposition au pouvoir actuel et de favoriser une dynamique unitaire au sein des forces politiques et citoyennes qui le contestent.
La déclaration liminaire a été lue par Abdou Khafor Touré, qui a réaffirmé les orientations politiques de la formation. Selon lui, l’APR entend à la fois consolider ses propres structures et contribuer à la construction d’une opposition unie autour d’un objectif commun : combattre le pouvoir en place et proposer une alternative aux Sénégalais.
« Nous lançons un appel solennel à toute l’opposition, à toutes les forces vives de la nation pour la construction d’un puissant bloc destiné à défaire le régime de ruines nationales installé par le Pastef », a déclaré le porte-parole du jour. Cette initiative vise ainsi à dépasser les divisions entre formations politiques et à favoriser une convergence des forces qui souhaitent l’alternance.
Dans cette perspective, l’APR a salué les responsables politiques, les organisations citoyennes et les acteurs de la société civile qui se mobilisent contre le régime actuel. Le parti a notamment cité Idrissa Seck, président de Rewmi, présenté comme ayant répondu favorablement à cet appel au rassemblement.
« Notre parti APR soutient et encourage toutes les forces politiques, citoyennes et de la société civile qui ont répondu favorablement, à l’instar du président Idrissa Seck hier, à l’appel de l’histoire en se mobilisant résolument contre le Pastef et ses dérives », souligne la déclaration. Pour l’APR, ces rapprochements peuvent contribuer à poser les bases d’une opposition plus coordonnée face au pouvoir.
Parallèlement à cette stratégie d’unité, le parti poursuit sa réorganisation sous le leadership de Macky Sall, avec en ligne de mire l’échéance présidentielle de 2029. La formation entend s’appuyer sur son expérience gouvernementale, son implantation territoriale et ses compétences, tout en travaillant à l’élaboration d’un projet politique renouvelé.
L’APR assure que son ambition ne se limite pas à une reconquête du pouvoir. Elle affirme vouloir proposer une nouvelle orientation pour le pays, fondée sur le redressement économique, le rétablissement de la confiance, le respect des institutions et le renforcement de la cohésion nationale.
« Elle consiste à redonner espoir, à proposer aux Sénégalais une vision cohérente pour redresser l’économie, restaurer la confiance, consolider nos institutions, renforcer la cohésion nationale et ouvrir de nouvelles perspectives à notre jeunesse », indique le texte lu par Abdou Khafor Touré.
Le parti met également en avant son expérience et son ancrage territorial, qu’il présente comme des ressources pour nourrir une réflexion sur l’avenir du Sénégal. Il entend ainsi se positionner comme une force de proposition, tout en poursuivant son travail de restructuration et en recherchant des alliances avec d’autres composantes de l’opposition.
En conclusion, l’APR a critiqué la conduite des affaires publiques par les dirigeants actuels et appelé à une gouvernance davantage tournée vers les attentes des citoyens. « Le Sénégal mérite beaucoup mieux que les querelles infantiles et infantilisantes de ses dirigeants. Il mérite une gouvernance responsable, des institutions respectées et des résultats à la hauteur des attentes de son peuple », a conclu Abdou Khafor Touré.
À travers cet appel, le parti de Macky Sall affiche ainsi une double priorité : favoriser la constitution d’un front d’opposition contre Pastef et préparer, à l’horizon 2029, une offre politique susceptible de convaincre les Sénégalais. Reste à savoir dans quelle mesure cette volonté de rassemblement pourra se traduire par une coalition durable, au-delà des déclarations et des convergences ponctuelles.






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