Le parlementaire indique avoir suggéré au ministre chargé des Finances de retirer le projet de budget 2027. Selon lui, il serait difficile de fonder les hypothèses macroéconomiques et budgétaires de l’exercice à venir sur les données d’un texte rectificatif que l’Assemblée nationale vient de rejeter. Il estime que cette situation appelle une clarification afin que le cadrage du prochain budget repose sur des bases cohérentes avec les décisions parlementaires.
Alphonse Mané Sambou précise toutefois que cette suggestion ne constitue pas une décision imposée à l’exécutif. Le gouvernement reste libre de maintenir ou de retirer son projet, tandis que l’Assemblée nationale devra, le cas échéant, tirer les conséquences de la suite donnée au dossier. Cette précision vise à distinguer la démarche de la commission des prérogatives propres du gouvernement et du Parlement dans la procédure budgétaire.
Le président de la commission a également répondu aux critiques portant sur la convocation des travaux. Il récuse toute contradiction et invoque le délai constitutionnel de soixante jours, calculé à partir du dépôt du texte intervenu le 12 octobre. D’après lui, l’ordre du jour avait été porté à la connaissance du gouvernement quarante-huit heures avant le début des travaux, notamment par l’intermédiaire du ministre de la Communication, Bacary Sarr, présent à la Conférence des présidents.
Le responsable parlementaire conteste ainsi les accusations d’obstruction formulées dans le cadre de ce différend. Il déplore par ailleurs des propos qu’il juge désobligeants à l’égard de la représentation nationale et appelle au respect des institutions dans les échanges entre l’exécutif et le législatif.
Les réunions élargies de la commission sont désormais prévues pour le samedi 7 novembre 2026. Le calendrier a été réajusté après un léger retard dans l’acheminement de la convocation physique. Alphonse Mané Sambou assure que l’Assemblée entend poursuivre l’examen du dossier avec sérénité et dans le respect de ses responsabilités constitutionnelles. Les prochains travaux devraient permettre de préciser les positions des différentes parties sur le budget 2027, alors que le rejet du PLFR 2026 continue de nourrir le débat politique et institutionnel.






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