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Politique

Sénégal : Macky Sall met en garde le Conseil constitutionnel sur la date de la présidentielle

Dans une récente déclaration, le Président Macky Sall a émis une mise en garde sévère à l'égard du Conseil constitutionnel concernant la fixation de la date de l'élection présidentielle. Selon des sources rapportées par L'Observateur, le chef de l'État…

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Sénégal : Macky Sall met en garde le Conseil constitutionnel sur la date de la présidentielle

Dans une récente déclaration, le Président Macky Sall a émis une mise en garde sévère à l'égard du Conseil constitutionnel concernant la fixation de la date de l'élection présidentielle. Selon des sources rapportées par L'Observateur, le chef de l'État sénégalais affirme être le seul habilité à décider de la date du scrutin présidentiel, rejetant ainsi toute intervention du Conseil constitutionnel à ce sujet.

Des proches du président partagent cette position, soulignant que si le Conseil constitutionnel impose une date, Macky Sall pourrait choisir de ne pas convoquer le corps électoral, arguant qu'il n'y est pas obligé.

Lors du Conseil des ministres de mercredi, Macky Sall aurait rappelé que le rôle du Conseil constitutionnel se limite à valider les candidatures, régler les litiges électoraux et publier les résultats, sans avoir le pouvoir de fixer la date du scrutin. Le Président aurait également utilisé un ton menaçant envers le Conseil constitutionnel en cas de prise de décision contraignante.

Le Président Sall aurait évoqué la possibilité de recourir à des pouvoirs exceptionnels prévus par l'article 52 de la Constitution pour éviter ou surmonter les crises, voire même dissoudre l'institution judiciaire si nécessaire.

Ces déclarations interviennent après que le dialogue national, qui s'est tenu récemment, ait proposé la date du 2 juin pour le premier tour de l'élection présidentielle. Les conclusions de ce dialogue seront soumises au Président lundi prochain, avant d'être transmises au Conseil constitutionnel pour avis.

Cette position de Macky Sall est contestée par la plupart des candidats à la présidentielle, qui invitent le Conseil constitutionnel à constater l'absence d'initiative du Président et à fixer lui-même la date du scrutin en conséquence.

Dans cette atmosphère tendue, l'avenir politique du Sénégal reste incertain, avec des débats constitutionnels et politiques en cours sur les pouvoirs présidentiels et l'indépendance des institutions.

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