Marché financier régional : le Sénégal mobilise 148,6 milliards FCFA et confirme son retour stratégique

Le Sénégal signe un retour remarqué sur le marché des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine avec une double opération de levée de fonds bouclée avec succès vendredi dernier. À travers ces deux interventions, le Trésor public sénégalais a réussi à mobiliser un montant global de 148,6 milliards de francs CFA, traduisant une confiance renouvelée des investisseurs et une dynamique encourageante pour les finances publiques du pays.

Dans le détail, la première opération a permis de lever 88,2 milliards de francs CFA. Cette mobilisation repose sur une combinaison d’instruments de dette à court et moyen terme. Les Bons assimilables du Trésor, d’une maturité de 364 jours, ont permis de collecter 35,9 milliards de francs CFA, tandis que les Obligations assimilables du Trésor, d’une durée de trois ans, ont généré 52,2 milliards de francs CFA. Cette structuration traduit une stratégie équilibrée entre gestion de trésorerie à court terme et financement des besoins à moyen terme.

La seconde opération, quant à elle, a permis de lever 60,3 milliards de francs CFA, sur un total de soumissions atteignant 75,8 milliards de francs CFA, soit un taux de couverture appréciable. Cette levée confirme l’appétit des investisseurs pour les titres souverains sénégalais. Dans cette tranche, les Bons assimilables du Trésor à 364 jours ont permis de mobiliser 37,6 milliards de francs CFA. Les Obligations assimilables du Trésor à trois ans ont rapporté 17,2 milliards de francs CFA, tandis que celles à cinq ans ont contribué à hauteur de 5,4 milliards de francs CFA, marquant ainsi une ouverture vers des maturités plus longues.

Au-delà des montants mobilisés, ces opérations traduisent un signal fort envoyé au marché régional. Elles témoignent de la capacité du Sénégal à diversifier ses sources de financement dans un contexte économique marqué par des tensions internationales et des incertitudes sur les marchés énergétiques. Le recours au marché des titres publics de l’Uemoa s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à renforcer l’autonomie financière de l’État tout en limitant les risques liés à l’endettement extérieur.

Ce retour réussi sur le marché régional pourrait également contribuer à stabiliser la courbe des taux et à renforcer la crédibilité du Sénégal auprès des investisseurs institutionnels de la sous-région. En mobilisant efficacement des ressources à des maturités variées, le pays démontre sa volonté de gérer de manière proactive sa dette publique, tout en soutenant le financement de ses priorités économiques et sociales.

Léon XIV en Algérie : une visite historique sous le signe du pardon et des tensions diplomatiques

Le pape Léon XIV a entamé lundi une visite historique en Algérie, marquant la première présence d’un souverain pontife dans ce pays à majorité musulmane. Dès son arrivée, il a lancé un appel fort au pardon et à la réconciliation, dans un contexte international tendu et une atmosphère déjà alourdie par les critiques virulentes du président américain Donald Trump.

À bord de l’avion reliant Rome à Alger, le chef de l’Église catholique a tenu à calmer les tensions en affirmant ne pas vouloir entrer dans une confrontation avec le dirigeant américain, tout en assurant ne ressentir aucune crainte face à son administration. Cette déclaration intervient après une attaque directe de Donald Trump, qui l’a qualifié de « faible face à la criminalité » et « catastrophique en politique étrangère » sur son réseau Truth Social. En réaction, plusieurs responsables religieux, notamment des évêques italiens et américains, ont exprimé leur soutien au pape, tout comme la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, qui lui a souhaité un déplacement fructueux.

Pour cette première journée en Algérie, Léon XIV a posé un geste hautement symbolique en se recueillant au Monument des Martyrs, à Alger, en hommage aux victimes de la guerre d’indépendance contre la France entre 1954 et 1962. Sous une pluie fine et dans un dispositif sécuritaire renforcé, il a déposé une gerbe de roses blanches avant d’observer un moment de silence, visiblement ému par la portée historique du lieu. Dans son discours, il a insisté sur la nécessité du pardon comme fondement d’une paix durable, appelant à rompre le cycle du ressentiment transmis de génération en génération.

Accueilli avec les honneurs par le président Abdelmadjid Tebboune, le pape a ensuite rencontré les autorités et le corps diplomatique. Sa visite prévoit également un passage à la Grande Mosquée d’Alger, connue pour posséder le plus haut minaret du monde, ainsi qu’à la basilique Notre-Dame d’Afrique, symbole du christianisme dans le pays. Ce déplacement revêt une dimension interreligieuse importante, dans un pays où l’islam sunnite est religion d’État et où la communauté catholique reste extrêmement minoritaire.

Au cours de son séjour, Léon XIV participera à une rencontre réunissant chrétiens et musulmans, dans le but de promouvoir le dialogue et la fraternité. Il doit également se recueillir dans la chapelle dédiée aux 19 martyrs d’Algérie, des religieux assassinés durant la guerre civile des années 1990.

Mardi, le souverain pontife poursuivra son pèlerinage à Annaba, ancienne Hippone, où vécut Saint Augustin, figure majeure de la pensée chrétienne et source d’inspiration revendiquée par Léon XIV. Ce lien spirituel donne à ce voyage une dimension personnelle forte pour le pape, qui s’était déjà rendu en Algérie avant son élection en 2025, lorsqu’il était encore connu sous le nom de Robert Francis Prévost.

Rufisque : un jeune homme tué lors d’une rixe, le suspect se livre à la police

Une altercation violente survenue dans la nuit du 9 au 10 avril 2026 à Rufisque a viré au drame, coûtant la vie à un jeune homme âgé de 24 ans. Les faits se sont déroulés dans le quartier de Santhiaba, où une bagarre entre deux individus a dégénéré jusqu’à entraîner une issue fatale.

D’après les premières informations recueillies par les services de police, la rixe a éclaté aux environs de 23 heures dans une ruelle du quartier. Au cours de l’affrontement, la victime, un ouvrier employé par la société Sen’eau et originaire de Sérécounda, en Gambie, a été grièvement blessée après avoir reçu un coup de couteau à la cuisse gauche.

Transporté en urgence à l’hôpital Youssou Mbargane Diop, le jeune homme a été pris en charge par les équipes médicales. Malgré les soins prodigués, il a succombé à ses blessures aux alentours de 5 heures du matin. Le décès a été officiellement signalé au commissariat de Rufisque à travers une déclaration de mort violente ou suspecte établie par la structure hospitalière.

Dans le cadre de l’enquête ouverte pour élucider les circonstances du drame, l’oncle de la victime a été entendu par les enquêteurs. Il a indiqué que son neveu était impliqué dans une bagarre avec un individu identifié comme étant le principal suspect. Les recherches ont été immédiatement engagées pour retrouver ce dernier.

Contre toute attente, le mis en cause s’est présenté de lui-même au commissariat, accompagné de son oncle, avant même son interpellation. Né en décembre 2003 à Rufisque, élève et domicilié à Santhiaba, il a déclaré avoir agi après avoir été menacé par des proches de la victime.

À son arrivée dans les locaux de la police, les enquêteurs ont constaté qu’il présentait une blessure au genou droit. Le suspect a affirmé avoir reçu des soins dans une structure de santé locale. Placé en garde à vue, il faisait toujours l’objet d’une audition au moment des faits rapportés.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision le déroulement de la bagarre, d’établir les responsabilités de chaque protagoniste et de vérifier l’éventualité d’une préméditation. Les policiers s’emploient également à retrouver l’arme blanche utilisée, qui reste introuvable, et à identifier d’éventuels témoins de la scène.

Ndiaganiao : Marie Khone Faye lance un ambitieux programme de Maisons de la Femme pour l’autonomisation féminine

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a annoncé la construction prochaine d’une Maison de la Femme dans la commune de Ndiaganiao, située dans le département de Mbour, à l’ouest du pays. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes, en particulier en milieu rural.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une journée dédiée à l’autonomisation féminine, organisée autour du thème « l’autonomisation et l’éducation de la femme au cœur du développement en milieu rural ». Devant un public composé d’acteurs locaux, de femmes entrepreneures et de responsables communautaires, Marie Khone Faye a exposé les grandes lignes de ce projet structurant, qu’elle entend étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Selon elle, la future Maison de la Femme de Ndiaganiao sera un espace moderne, entièrement équipé pour accueillir des activités de formation, de transformation et de production. L’objectif est de permettre aux femmes d’acquérir des compétences pratiques leur donnant les moyens de produire, transformer et commercialiser leurs propres produits, notamment issus des ressources locales.

Au-delà de l’aspect économique, cette infrastructure vise également à renforcer les capacités organisationnelles et sociales des bénéficiaires. Il s’agira notamment de proposer des formations adaptées pour une meilleure maîtrise des chaînes de valeur, en particulier dans le domaine de la transformation des produits locaux, souvent considérée comme un levier clé du développement rural.

Marie Khone Faye a également insisté sur la dimension inclusive et structurante de ce programme. Elle a précisé que ces maisons auront pour vocation de favoriser l’émergence d’un leadership féminin fort, tout en facilitant l’accès des femmes aux mécanismes de financement. À travers cet accompagnement, les bénéficiaires pourront être mieux orientées dans leurs démarches administratives, notamment pour l’obtention de documents essentiels tels que le registre de commerce, les agréments, les délibérations ou encore les baux fonciers.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir la solidarité locale et de créer des opportunités durables pour les femmes, souvent confrontées à des obstacles structurels dans l’accès aux ressources et aux marchés. En multipliant ce type d’infrastructures à travers le pays, la Première dame ambitionne de poser les bases d’un réseau national de centres dédiés à l’entrepreneuriat féminin.

Ndiaganiao : Marie Khone Faye lance un ambitieux programme de Maisons de la Femme pour l’autonomisation féminine

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a annoncé la construction prochaine d’une Maison de la Femme dans la commune de Ndiaganiao, située dans le département de Mbour, à l’ouest du pays. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes, en particulier en milieu rural.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une journée dédiée à l’autonomisation féminine, organisée autour du thème « l’autonomisation et l’éducation de la femme au cœur du développement en milieu rural ». Devant un public composé d’acteurs locaux, de femmes entrepreneures et de responsables communautaires, Marie Khone Faye a exposé les grandes lignes de ce projet structurant, qu’elle entend étendre progressivement à l’ensemble du territoire national.

Selon elle, la future Maison de la Femme de Ndiaganiao sera un espace moderne, entièrement équipé pour accueillir des activités de formation, de transformation et de production. L’objectif est de permettre aux femmes d’acquérir des compétences pratiques leur donnant les moyens de produire, transformer et commercialiser leurs propres produits, notamment issus des ressources locales.

Au-delà de l’aspect économique, cette infrastructure vise également à renforcer les capacités organisationnelles et sociales des bénéficiaires. Il s’agira notamment de proposer des formations adaptées pour une meilleure maîtrise des chaînes de valeur, en particulier dans le domaine de la transformation des produits locaux, souvent considérée comme un levier clé du développement rural.

Marie Khone Faye a également insisté sur la dimension inclusive et structurante de ce programme. Elle a précisé que ces maisons auront pour vocation de favoriser l’émergence d’un leadership féminin fort, tout en facilitant l’accès des femmes aux mécanismes de financement. À travers cet accompagnement, les bénéficiaires pourront être mieux orientées dans leurs démarches administratives, notamment pour l’obtention de documents essentiels tels que le registre de commerce, les agréments, les délibérations ou encore les baux fonciers.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir la solidarité locale et de créer des opportunités durables pour les femmes, souvent confrontées à des obstacles structurels dans l’accès aux ressources et aux marchés. En multipliant ce type d’infrastructures à travers le pays, la Première dame ambitionne de poser les bases d’un réseau national de centres dédiés à l’entrepreneuriat féminin.

Crise énergétique en vue : le gouvernement sénégalais alerte sur une hausse imminente des prix du carburant

En marge de la 96e édition de la Ziarra générale dédiée à Serigne Babacar Sy, le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a lancé une mise en garde sans détour sur les risques d’une crise énergétique imminente au Sénégal. S’exprimant le 12 avril 2026, il a souligné que les tensions persistantes au Moyen-Orient pourraient avoir des répercussions directes sur le coût de la vie, notamment à travers une hausse probable des prix des hydrocarbures.

Dans un contexte international marqué par l’instabilité géopolitique, le ministre a insisté sur le fait que les événements en cours dans cette région stratégique du globe ne sont pas sans conséquence pour les économies africaines, y compris celle du Sénégal. Il a rappelé que plusieurs pays voisins, comme la Mauritanie, la Guinée et la Gambie, ont déjà pris des mesures en révisant à la hausse les prix du carburant afin de faire face à la flambée des coûts sur le marché international.

Selon Mouhamadou Bamba Cissé, le Sénégal a jusqu’ici réussi à contenir les effets de cette crise grâce à une politique de subvention soutenue par l’État. Cette stratégie a permis de maintenir les prix à un niveau relativement stable, protégeant ainsi le pouvoir d’achat des ménages. Toutefois, cette situation pourrait ne pas durer. Le ministre a indiqué que, malgré ces efforts, une révision des prix aurait dû intervenir depuis plusieurs semaines, mais qu’elle a été différée pour limiter l’impact social.

Il a également averti qu’un basculement pourrait survenir dans un délai très court, évoquant même la possibilité de changements dans les prochains jours. Cette déclaration met en lumière la fragilité de l’équilibre actuel et la dépendance du pays aux fluctuations du marché énergétique mondial.

Fraude à plus d’un milliard à UBA Sénégal : la DIC démantèle progressivement un réseau structuré

L’enquête sur les retraits frauduleux portant sur un montant estimé à 1,143 milliard de FCFA à UBA Sénégal connaît une accélération notable. D’après les informations du quotidien Libération, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a franchi un cap décisif avec l’interpellation successive de plusieurs suspects, jusque-là en fuite.

Au cœur de cette affaire tentaculaire, les enquêteurs ont récemment procédé à l’arrestation d’Alioune Thiam, présenté comme l’un des cerveaux présumés du réseau. Lié à la structure Easy Go Teranga, il a été intercepté à l’Aéroport international Blaise Diagne alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire. Cette interpellation est considérée comme un tournant dans l’enquête, puisqu’elle a permis aux éléments de la DIC de remonter plus efficacement la chaîne des responsabilités.

Dans la continuité de cette opération, les forces de sécurité ont également arrêté Hamidou Tanou Diallo, identifié comme dirigeant des entités Ets Diallo Hamidou Tanou et Barkiny Purchasing Center. Il a été appréhendé au poste de Keur Ayib, confirmant la traque méthodique déployée par les enquêteurs sur l’ensemble du territoire national.

L’enquête révèle par ailleurs que d’autres acteurs impliqués dans ce vaste réseau tentent de fuir pour échapper à la justice. C’est dans ce contexte qu’Ababacar Ndiaye, menuisier-ébéniste de profession, a été interpellé alors qu’il cherchait à quitter le pays. Il est soupçonné d’avoir participé directement à des opérations de retraits frauduleux. De son côté, Bassirou Kane, footballeur, a été arrêté au poste frontalier de Karang. Les enquêteurs le considèrent comme un élément clé dans l’exécution de plusieurs transactions illicites.

Ces arrestations successives viennent conforter la thèse d’un réseau structuré, organisé et capable de mener des opérations frauduleuses d’une ampleur exceptionnelle. Selon les éléments relayés, la stratégie actuelle de la DIC repose sur l’exploitation approfondie des auditions des suspects ainsi que sur l’analyse des données techniques collectées. L’objectif est clair : démanteler l’ensemble du circuit financier mis en place et identifier d’éventuelles complicités, qu’elles soient internes au système bancaire ou issues de réseaux externes.

ONU : la candidature de Macky Sall portée par une vague de soutiens africains

La dynamique autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de Organisation des Nations unies prend une ampleur significative. Désormais, 41 États africains ont officiellement apporté leur soutien à l’ancien président sénégalais, traduisant une convergence politique rare sur le continent. Il y a encore peu, ce socle se limitait à 37 pays. L’adhésion récente de nations influentes telles que Ouganda, Rwande, Éthiopie et Tanzanie marque un tournant décisif, confirmant l’élargissement progressif de ce front continental.

Ce ralliement massif, qui représente plus de 80 % des soutiens africains exprimés, témoigne d’une volonté partagée de nombreux États de parler d’une seule voix sur une question stratégique pour la représentation du continent à l’échelle mondiale. Au-delà des chiffres, cette mobilisation illustre une tentative de construction d’un consensus africain autour d’un profil jugé capable d’incarner les aspirations communes sur la scène internationale.

Parallèlement, la candidature entre dans une phase cruciale de son évolution. Le 22 avril prochain, Macky Sall est attendu au siège de Organisations des Nations unies à New York pour une audition déterminante prévue entre 15h et 18h, heure locale. Cet exercice, assimilé à un grand oral, permettra au candidat de présenter sa vision et sa feuille de route devant les instances concernées. Cette étape s’inscrit dans le processus formel de sélection et marque le passage d’une phase de positionnement politique à une phase d’évaluation concrète.

Sur le fond, Macky Sall met en avant une approche axée sur la refondation du multilatéralisme. Son projet repose sur la promotion d’un ordre international plus équilibré, fondé sur le respect du droit, la recherche de la paix et l’instauration d’une justice globale plus équitable. Dans un contexte mondial caractérisé par des tensions croissantes et des recompositions géopolitiques, il défend l’idée d’un leadership renouvelé, capable de répondre aux défis contemporains.

Cette vision s’accompagne d’une ambition claire pour le continent africain. Il ne s’agit plus, selon lui, de subir les dynamiques internationales, mais d’y prendre pleinement part en tant qu’acteur stratégique. L’Afrique, forte de son potentiel démographique, économique et diplomatique, est appelée à jouer un rôle central dans les équilibres futurs.

C’est dans cet esprit que l’ancien chef de l’État a récemment pris la parole devant le groupe africain à Organisation des Nations unies à New York. Il y a plaidé pour un leadership international fort, insistant sur l’urgence de repenser les mécanismes de gouvernance mondiale face aux crises multiples qui secouent la planète. Pour lui, ce leadership ne relève plus du choix, mais d’une nécessité impérieuse, et l’Afrique doit être en mesure de l’assumer.

Hypothèques contestées, titres fonciers litigieux : une affaire explosive secoue la CDC

Un nouveau front judiciaire s’ouvre autour d’un dossier aux allures de scandale foncier et financier, impliquant la Caisse des dépôts et consignations. À l’origine de cette procédure, des révélations du directeur général de l’institution, Fadilou Keita, qui ont conduit le procureur à transmettre le dossier à la Sûreté urbaine pour enquête approfondie.

Selon les éléments rendus publics, l’affaire porte sur des opérations d’hypothèques jugées irrégulières, impliquant notamment les sociétés Ecotra et la CSTP. Deux hypothèques auraient été inscrites sans base contractuelle avec la CDC, soulevant de sérieuses interrogations sur leur légalité. Le montant le plus faible évoqué dans ces opérations atteint déjà 2 208 000 000 FCFA, ce qui laisse entrevoir l’ampleur potentielle du préjudice allégué.

Au cœur du litige figurent des titres fonciers dont la confusion serait déterminante dans la compréhension du dossier. Fadilou Keïta conteste la validité d’un procès-verbal de conciliation versé dans la procédure, en mettant en évidence une différence essentielle entre deux titres. Il s’agit du TF n°7271/NGA, propriété de la CDC, et du TF n°7361/NGA, qui a servi de base à la conciliation incriminée. Pour la direction de la CDC, cette confusion remettrait en cause la légalité même des opérations menées, laissant soupçonner une tentative d’adossement irrégulier de garanties foncières sur des biens qui ne relèvent pas des entités impliquées.

La CSTP apparaît également comme un acteur central dans ce dossier complexe. L’entreprise est liée à l’homme d’affaires Mbaye Faye et se retrouve au cœur d’un enchevêtrement d’opérations financières et foncières que les enquêteurs devront désormais analyser en détail pour en établir les responsabilités.

Par ailleurs, l’affaire prend une dimension encore plus sensible avec les accusations visant Ecotra. La CDC reproche à cette société de s’être approprié des terrains publics et d’avoir procédé à un détournement présumé avoisinant les deux milliards de FCFA. Des accusations graves qui, si elles étaient confirmées, pourraient révéler un mécanisme sophistiqué de mobilisation frauduleuse d’actifs fonciers.

Face à ces allégations, la riposte d’Ecotra n’a pas tardé. L’entreprise dirigée par Abdoulaye Sylla rejette catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre elle. Elle les qualifie de mensongères et dénonce une tentative de mise en cause infondée, laissant présager une bataille judiciaire de grande ampleur.

Primes présumées de 27 millions FCFA : le silence du DG alimente les interrogations

Une rumeur persistante agite depuis plusieurs semaines une importante structure publique sénégalaise, réputée pour sa forte capacité financière. Au cœur des discussions, une information relayée par le journal Les Échos, évoquant le versement de primes annuelles d’un montant de 27 millions de francs CFA au directeur général.

Non confirmée officiellement, cette révélation suscite de nombreuses interrogations aussi bien au sein de l’institution qu’à l’extérieur. En interne, plusieurs agents reconnaissent avoir perçu des primes, une pratique qui ne semble donc pas inhabituelle. Toutefois, c’est le niveau particulièrement élevé du montant attribué au directeur général qui concentre l’essentiel des débats et alimente les spéculations.

Face à l’ampleur de la polémique, des tentatives de vérification ont été entreprises auprès du principal concerné. Selon les informations disponibles, celui-ci aurait été contacté à plusieurs reprises, sans donner suite ni répondre aux sollicitations. Ce silence prolongé intrigue davantage et, d’après certains témoignages internes, il ne constituerait pas un fait isolé depuis sa prise de fonction.

Dans le même élan, les confrères de Les Échos ont également approché un responsable de la communication de la structure. Ce dernier a indiqué ne plus occuper ce poste et ne plus être habilité à s’exprimer au nom de l’organisation. Une réponse qui n’a pas permis d’apporter d’éclairage supplémentaire sur cette affaire.

À ce stade, aucune source officielle interne n’a confirmé ni infirmé ces informations, laissant place à toutes les interprétations. Dans un contexte où la transparence dans la gestion des ressources publiques est de plus en plus exigée, cette situation relance le débat sur la gouvernance et la communication au sein des grandes structures étatiques.

Diffamation présumée : la justice déclare irrecevable la plainte de Lat Diop contre Ibrahima Dieng et Mbaye Sène

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant Lat Diop à Ibrahima Dieng, ancien directeur général du Guédiawaye Football Club, ainsi qu’au journaliste Mbaye Sène du média DSports. La juridiction a déclaré la procédure irrecevable, mettant ainsi un terme à l’action en justice engagée pour diffamation et complicité de diffamation.

À l’origine de cette affaire, une plainte déposée par l’ancien ministre des Sports et directeur général de la LONASE, qui reprochait aux deux mis en cause des propos jugés attentatoires à son honneur. Ces déclarations avaient été tenues publiquement, notamment lors d’une conférence de presse et sur un plateau de télévision. Lat Diop réclamait, en plus de la condamnation des prévenus, des dommages et intérêts estimés à un milliard de francs CFA.

Selon les éléments versés au dossier, Ibrahima Dieng avait affirmé que, dans le contexte des manifestations politiques de 2021, Lat Diop aurait tenté de lui remettre une valise contenant plus d’un milliard de francs CFA. D’après ses déclarations, cette somme aurait été destinée à financer la construction d’un centre à Mbour 4. L’ancien responsable du club de Guédiawaye avait soutenu avoir refusé cette proposition, tout en accompagnant ses propos de critiques virulentes à l’encontre du plaignant, allant jusqu’à le qualifier de voleur lors de ses interventions médiatiques.

Ces accusations, largement relayées, avaient conduit Lat Diop à saisir la justice pour diffamation, estimant que ces allégations portaient gravement atteinte à sa réputation. Il avait également demandé que la responsabilité civile du média DSports soit reconnue pour avoir diffusé les propos incriminés.

De leur côté, les avocats de la défense avaient contesté aussi bien le fond des accusations que la régularité de la procédure engagée. L’affaire, qui avait connu plusieurs renvois, a finalement été tranchée par le tribunal correctionnel de Dakar.

Réouverture de la CEN-SAD à Tripoli : Cheikh Niang relance la coopération sahélo-saharienne et renforce les liens avec la Libye

Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, a pris part, le 11 avril 2026 à Tripoli, à la cérémonie officielle de réouverture du siège de la Communauté des États sahélo-sahariens. Cet événement marque une étape importante dans la relance de cette organisation régionale, longtemps en veille, et témoigne d’une volonté commune des États membres de redynamiser les mécanismes de coopération sahélo-saharienne.

La participation du chef de la diplomatie sénégalaise s’inscrit dans une dynamique diplomatique active visant à repositionner le Sénégal comme un acteur engagé dans les initiatives d’intégration régionale. À travers cette mission en Libye, les autorités sénégalaises entendent contribuer à la consolidation des cadres de dialogue politique et économique dans un espace stratégique confronté à de nombreux défis sécuritaires et de développement.

En marge de la cérémonie, Cheikh Niang a mené plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau. Il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre libyen, Abdel Hamid Dbeibah, ainsi qu’avec le ministre libyen des Affaires étrangères, Taher Salem Al-Baour. Ces échanges ont permis d’évaluer l’état des relations entre Sénégal et la Libye, tout en explorant des pistes concrètes pour leur approfondissement.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires, notamment la coopération économique, les échanges commerciaux et les opportunités d’investissement. Les deux parties ont également évoqué la nécessité de renforcer les concertations diplomatiques face aux enjeux régionaux, en particulier dans le Sahel et en Afrique du Nord.

Par ailleurs, le ministre sénégalais a accordé une attention particulière à la situation de ses compatriotes vivant en Libye. Lors d’une audience avec les représentants de la diaspora sénégalaise, il a abordé des préoccupations majeures telles que la régularisation de l’état civil, l’accès au logement et les dispositifs d’assistance sociale. Cette rencontre a permis de recueillir les doléances des ressortissants et de réaffirmer l’engagement de l’État à améliorer leurs conditions de vie.

Ziarra générale de Tivaouane : appel au dialogue et à la paix du représentant du Khalife des Tidjanes

À l’occasion de la 96e édition de la Ziarra générale de Tivaouane, Cheikh Seydi Mouhamadoul Mansour Sy Dabakh, représentant du Khalife général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour, a délivré un message empreint de spiritualité, de responsabilité et d’ouverture sur les enjeux contemporains.

Dès l’entame de son intervention, le guide religieux a tenu à saluer les efforts consentis par l’État du Sénégal pour assurer le bon déroulement de cet important rendez-vous religieux. Il a magnifié l’implication des différentes structures administratives et sécuritaires déployées sur le terrain, soulignant que cette mobilisation témoigne de l’attention accordée par les autorités à la communauté tidjane et à l’importance de la Ziarra dans le paysage religieux national.

Dans un registre plus global, Cheikh Seydi Mouhamadoul Mansour Sy Dabakh a évoqué la situation préoccupante qui prévaut dans certaines régions du monde, notamment au Moyen-Orient. Il a rappelé avec insistance la nécessité du dialogue, de la concertation et de la compréhension mutuelle entre les peuples et les dirigeants, conditions essentielles à toute stabilité durable. À travers ses propos, il a lancé un appel fort en faveur de la paix, priant pour un apaisement des tensions dans cette zone ainsi que dans l’ensemble du monde.

Le représentant du Khalife général n’a pas manqué d’aborder la question des dérives constatées sur les réseaux sociaux. Il a exprimé ses préoccupations face à certains comportements jugés contraires aux valeurs islamiques, invitant les fidèles à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect dans leurs prises de parole. Il a ainsi exhorté chacun à se conformer aux enseignements de l’Islam, fondés sur la sagesse, la tolérance et la préservation de la dignité humaine.

PASSY – Keur Bacary Cissé / Arachide hors saison : entre succès local et manque de moyens

Dans le département de Foundiougne, la Coopérative intégrée pour le développement du Sine Saloum intensifie ses actions en faveur de l’emploi et de l’autonomisation des populations. Initiée par feu Mouhamed Nazir Cissé à Keur Bacary Cissé, cette activité s’est progressivement étendue à plusieurs localités de la commune de Diagane Barka, avec des résultats jugés encourageants.

« L’année dernière, nous avions exploité 21 hectares. Cette année, nous en sommes à 34 hectares rien qu’à Keur Bacary Cissé, et près de 40 hectares au total », a indiqué Aïssatou Diouf, présidente de la Coopérative intégrée pour le développement du Sine Saloum. Une progression qui témoigne, selon elle, de la rentabilité de cette initiative agricole.

Au-delà de la production, le projet génère des emplois saisonniers, notamment pour les femmes et les jeunes. Lors des récoltes, plusieurs femmes s’activent dans le tri des arachides, à l’image de Fatou Gaye, qui affirme que cette activité lui permet de subvenir aux besoins de sa famille.

La coopérative mise également sur la culture hors saison pour garantir des revenus réguliers et lutter contre le chômage, la pauvreté et l’émigration clandestine. « L’objectif est de maintenir les jeunes dans leur terroir en leur offrant des opportunités d’emploi », souligne M. Faye.

Dans cette dynamique, un jardin maraîcher équipé de panneaux solaires et de pompes hydrauliques a été mis à la disposition de 23 villages afin de renforcer l’autonomisation des femmes.

Malgré ces avancées, la coopérative fait face à des difficultés, notamment le manque de semences de qualité et de moyens matériels. Elle sollicite ainsi l’appui de l’État, à travers la mise à disposition d’intrants agricoles et de tracteurs, afin d’améliorer la production et les conditions de travail, a plaidé Elhadji Cissé, frère de feu Mouhamed Nazir Cissé.

Encadrement des “wifi communautaires” : l’ARTP rappelle les règles strictes de commercialisation de l’Internet au Sénégal

Le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), Dahirou Thiam, a apporté des précisions importantes sur la question des « wifi communautaires », à l’occasion d’une rencontre avec des journalistes de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) et de l’Union des radios associatives et communautaires (URAC). Une sortie qui intervient dans un contexte marqué par la multiplication de ces pratiques de partage et de revente informelle de connexion Internet.

Cette prise de parole fait suite à un communiqué officiel publié par l’ARTP relatif à l’encadrement des activités de fourniture d’accès à Internet. À travers ce texte, le régulateur entend rappeler les principes fondamentaux qui régissent le secteur des communications électroniques au Sénégal.

Selon l’ARTP, toute activité liée aux communications électroniques est strictement encadrée par un dispositif juridique bien défini. En conséquence, aucune personne physique ou morale ne peut exploiter un réseau de communications électroniques sans disposer d’une autorisation préalable délivrée par l’autorité compétente.

Dans cette logique, l’institution souligne que la commercialisation de services Internet est soumise à l’obtention obligatoire d’une licence ou d’une autorisation de fournisseur d’accès à Internet. Cette exigence s’inscrit dans le respect du cadre légal en vigueur, notamment la loi n° 2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des communications électroniques, ainsi que le décret n° 2022-1357 du 7 juillet 2022 relatif à l’interconnexion, au partage d’infrastructures et à l’accès aux réseaux.

Le Directeur général a tenu à préciser que cette réglementation ne cible pas un opérateur en particulier. Elle s’applique de manière uniforme à tous les types de connexions Internet, qu’elles soient fournies par des acteurs traditionnels du marché ou par des solutions alternatives. Ainsi, les offres issues d’opérateurs comme Sonatel, Expresso, YaS ou encore les services satellitaires sont soumises aux mêmes obligations réglementaires.

Pour mieux faire comprendre cette disposition, l’ARTP établit une analogie avec les services essentiels tels que l’eau ou l’électricité. De la même manière qu’un abonné ne peut pas revendre son accès à ces services sans autorisation, un utilisateur d’une connexion Internet n’est pas habilité à la commercialiser librement.

À travers cette démarche, le régulateur cherche avant tout à instaurer un cadre équitable et sécurisé pour l’ensemble des acteurs du secteur, tout en protégeant les consommateurs. L’objectif est également de garantir une meilleure qualité de service et de prévenir les dérives liées à l’exploitation non autorisée des réseaux.

L’ARTP invite ainsi toutes les personnes intéressées par une activité dans le domaine des communications électroniques à se rapprocher de ses services. Cette démarche leur permettra d’obtenir les informations nécessaires sur les procédures à suivre et les conditions à remplir pour exercer légalement.

Escroquerie aux visas à Grand Yoff : une femme déférée pour plus de 6 millions FCFA

Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a mis fin aux agissements d’une présumée escroc spécialisée dans de fausses promesses de voyages vers l’Europe. Le 8 avril 2026, la suspecte a été déférée devant le parquet pour des faits d’escroquerie portant sur un préjudice global estimé à 6 100 000 FCFA, selon un communiqué de la police.

L’affaire a été déclenchée à la suite de quatre plaintes déposées par des victimes qui accusaient la mise en cause de leur avoir soutiré d’importantes sommes d’argent sous prétexte de leur obtenir des visas pour l’Italie et l’Espagne. Profitant du rêve de migration de ses cibles, la dame mettait en avant de supposées relations et des démarches administratives qu’elle disait maîtriser, afin de les convaincre de lui faire confiance.

Les enquêteurs ont rapidement relevé un mode opératoire bien rodé. La suspecte promettait des procédures rapides et sécurisées en échange de paiements conséquents, mais ne donnait jamais suite à ses engagements. Dans le détail, la première victime a versé 650 000 FCFA pour un visa à destination de l’Italie, sans jamais recevoir le document ni être remboursée. La deuxième victime, quant à elle, a transféré 3 050 000 FCFA via l’application Wave pour un projet de voyage vers l’Espagne, resté sans aboutissement.

La troisième victime a déboursé la somme de 3 000 000 FCFA dans le cadre d’un projet incluant même l’achat d’un billet d’avion. Face aux incohérences et à la mauvaise foi de la suspecte, elle a finalement décidé de se retirer d’une tontine commune organisée autour du projet. La quatrième victime a, pour sa part, versé un acompte de 970 000 FCFA couvrant des frais de dossier et de visa. Pour donner du crédit à ses affirmations, la mise en cause lui avait remis un faux document attestant d’un prétendu rendez-vous à l’ambassade d’Espagne.

Au terme des investigations, les éléments recueillis ont permis d’établir clairement les faits et de mesurer l’ampleur du préjudice. Confrontée aux preuves ainsi qu’aux témoignages concordants des victimes, la suspecte est passée aux aveux lors de son audition.

Kaolack : brassards rouges et colère sociale devant la mairie

La tension sociale reste vive à Kaolack. Des agents municipaux, arborant des brassards rouges, ont organisé ce samedi une marche pacifique pour exiger la réhabilitation du secrétaire général de la CNTS locale, Abdou Khadre Diop, suspendu de son salaire.

La mobilisation a enregistré la participation d’acteurs de la société civile, de représentants syndicaux et de responsables politiques. À travers cette action, les manifestants entendent dénoncer ce qu’ils qualifient de « décision arbitraire » et réclament le rétablissement immédiat de leur responsable dans ses droits.

Au-delà de cette revendication principale, les protestataires ont également exprimé leur désaccord face à certains projets municipaux, notamment l’implantation d’un manège et d’un centre d’imagerie médicale dans l’enceinte de la mairie, une orientation qu’ils jugent incompatible avec la vocation institutionnelle de la collectivité locale.

« La mairie n’est pas une garderie d’enfants, c’est une institution », ont insisté plusieurs intervenants, appelant les autorités municipales à privilégier la concertation dans la prise de décisions engageant l’avenir de la commune.

À l’issue de la marche, un mémorandum a été remis au préfet de Kaolack. Les signataires y formulent leurs principales doléances, parmi lesquelles la réhabilitation d’Abdou Khadre Diop et l’arrêt des décisions qu’ils considèrent comme unilatérales.

Cette démonstration de force, marquée par une forte mobilisation, met en lumière un climat social de plus en plus tendu dans la capitale du Saloum et relance le débat sur la qualité du dialogue entre les autorités municipales et les forces vives locales.

CRFPE de Kaolack : trois formateurs salués pour leur engagement au service de l’éducation

Le Centre régional de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) a organisé, ce samedi 11 avril 2026, une cérémonie de reconnaissance en l’honneur de trois de ses agents admis à la retraite, après de longues années de service.

Parmi les récipiendaires figurent Elhadji Ibrahima Niass, formateur en arabe, Momar Djimbala Bâ, formateur en espagnol, ainsi que l’inspecteur Arouna Niang, également formateur en arabe. La rencontre s’est déroulée dans une ambiance conviviale, en présence du personnel administratif, de collègues et des proches des honorés.

La cérémonie a été marquée par des moments d’émotion et de fierté, saluant des parcours jugés exemplaires. Prenant la parole, le directeur du CRFPE, Abdoulaye Ndiack Sarr, a magnifié le parcours des trois agents, mettant en avant leur engagement, leur professionnalisme et leur contribution significative à la formation de plusieurs générations d’enseignants.

« Ces départs marquent la fin d’une étape, mais surtout l’héritage d’un travail bien accompli au service de l’éducation », a-t-il déclaré.

Plusieurs témoignages ont également été recueillis. Leurs collègues ont unanimement salué leur dévouement, leur sens des responsabilités ainsi que leur engagement au service de l’institution, sans oublier leurs qualités humaines et leur sens du social.

De son côté, le président de l’amicale des personnels du CRFPE, Boubacar Dieng, a insisté sur la nécessité de reconnaître le travail accompli par ces agents, qui ont contribué à la formation de nombreux enseignants. Il a, par ailleurs, invité le personnel en activité à s’inspirer de ces modèles de rigueur et de professionnalisme.

La cérémonie a été parrainée par le Collectif des pharmaciens du Saloum, représenté par les docteurs Aliou Dia et Ibrahima Diop, venus témoigner leur soutien et leur engagement en faveur des initiatives sociales et éducatives.

« Nous souhaitons que ces retraités continuent d’œuvrer pour le système éducatif national », a déclaré le Dr Ibrahima Diop, de la pharmacie Imam Hassane Cissé.

À travers cette initiative, le CRFPE réaffirme son engagement à valoriser le mérite et à entretenir l’esprit de solidarité au sein de ses équipes.

Kaolack – Médina Baye, symbole d’unité : une visite historique du Sultan de Tibati

La cité religieuse de Médina Baye a servi de cadre, ce vendredi, à un événement spirituel d’envergure marqué par la visite officielle du Sultan de Tibati, Sa Majesté Lamido Mohamadou Hadi Barkindo, auprès du Khalife général de la Fayda Tijaniyya, Son Éminence Cheikh Mouhamadoul Mahy Ibrahima Niass.

Arrivé dans cette capitale spirituelle fondée par Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahim Niass (RTA), le dignitaire camerounais effectue un séjour de plusieurs jours. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations historiques, spirituelles et fraternelles entre la Fayda Tijaniyya et l’Émirat de Tibati, situé dans la région de l’Adamaoua, au Cameroun.

Au cours de leur audience, les deux autorités religieuses ont échangé sur les voies et moyens de renforcer davantage les liens de fraternité islamique entre leurs communautés respectives. Elles ont insisté sur la nécessité de préserver et d’intensifier les relations spirituelles qui unissent des milliers de disciples tijanes du Cameroun à Médina Baye, haut lieu de savoir, de spiritualité et de rayonnement islamique en Afrique.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement et de ferveur religieuse, le Sultan de Tibati a pris part à la grande prière du vendredi, dirigée par l’imam ratib, Cheikh Mouhamadou Mahy Cissé. Dans son sermon (khoutba), ce dernier a magnifié les valeurs fondamentales de l’islam, notamment la paix (salam), la solidarité (ta’awoun) et l’unité de la Oummah, appelant les fidèles à un sursaut spirituel face aux défis contemporains.

L’accueil chaleureux et empreint de respect réservé à l’hôte camerounais illustre, une fois de plus, les valeurs d’hospitalité, de générosité et de fraternité qui caractérisent la communauté tijane de Médina Baye. La forte mobilisation des fidèles témoigne du rôle central que joue cette cité religieuse dans le renforcement des liens entre les différentes communautés musulmanes du continent.

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une relation fondée sur le respect mutuel et l’estime réciproque. En juillet 2024, le Khalife général avait en effet effectué une visite à Tibati, où il avait été accueilli par le Sultan Barkindo, qui avait alors qualifié cette rencontre de « bénédiction » pour son émirat.

Au-delà de sa dimension spirituelle, cette visite revêt une portée symbolique majeure dans la promotion d’un islam de paix, de tolérance et de juste milieu (wassatiyya). Elle traduit la volonté des guides religieux africains de raffermir les liens entre les peuples, en s’appuyant sur un héritage spirituel commun et une vision partagée du vivre-ensemble.

À travers cet événement, Médina Baye confirme son statut de carrefour du savoir islamique, de creuset spirituel et de pôle d’influence religieuse en Afrique, fidèle à l’héritage de la Fayda Tijaniyya et résolument engagée dans la consolidation de l’unité de la Oummah.

Dakar – Ndiakhirate : les acteurs de santé unis contre les hépatites virales chez les personnes âgées

Le poste de santé de Ndiakhirate a accueilli une importante journée de sensibilisation consacrée aux hépatites virales, avec un accent particulier sur les personnes âgées, souvent considérées comme une catégorie à risque et insuffisamment informée sur cette pathologie silencieuse mais dangereuse.

Cette activité, organisée par SAAFARA Hépatites Sénégal et financée par le projet « Bien vieillir » du CRCF, s’inscrit dans une dynamique de prévention et de lutte contre les hépatites B et C, qui constituent encore un véritable défi de santé publique au Sénégal.

Une forte mobilisation des acteurs sanitaires et communautaires

Médecins, infirmiers, agents de santé communautaire et membres d’organisations de santé ont pris part à cette rencontre d’information et d’échanges.

Selon les organisateurs, l’objectif principal était de renforcer les connaissances des populations sur les modes de transmission, les moyens de prévention, ainsi que sur l’importance du dépistage précoce.

Les personnes âgées, souvent moins exposées aux campagnes de communication modernes, ont été particulièrement ciblées afin de les sensibiliser aux risques liés aux hépatites virales et aux complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie, a expliqué Mme Fatou Nguirane, présidente de l’association SAAFARA Hépatites Sénégal et également présidente du RALCH.

SAAFARA Hépatites Sénégal alerte sur la prise en charge

Intervenant lors de la séance, les représentants de SAAFARA Hépatites Sénégal ont attiré l’attention sur les défis persistants liés à la prise en charge des patients. Selon eux, malgré des avancées notables, l’accès au dépistage et aux traitements demeure encore coûteux pour de nombreuses familles.

L’association a également insisté sur la nécessité de renforcer les campagnes communautaires, notamment en milieu rural, afin de toucher davantage de populations vulnérables, a ajouté Mme Nguirane.

Le dépistage et la prévention au cœur des priorités

Tout au long de la journée, des messages forts ont été délivrés sur l’importance du dépistage volontaire et régulier. Les agents de santé ont rappelé que les hépatites virales évoluent souvent de manière silencieuse et ne sont détectées qu’à un stade avancé, rendant leur prise en charge plus complexe.

Des conseils pratiques ont également été partagés concernant les comportements préventifs, notamment la vaccination contre l’hépatite B, le respect des règles d’hygiène et la prudence lors des soins médicaux et traditionnels.

Une mobilisation contre un enjeu de santé publique

Cette journée de sensibilisation s’inscrit dans les efforts continus des acteurs de santé et des organisations communautaires pour réduire l’impact des hépatites virales au Sénégal. Elle témoigne également d’une volonté collective de renforcer la prévention et d’améliorer la prise en charge des malades, a conclu Mme Fatou Nguirane.

En clôture, les organisateurs ont appelé à une intensification des actions de terrain afin de lutter efficacement contre cette maladie encore largement méconnue dans certaines couches de la population.

Diomaye Faye réaffirme sa vision d’une agriculture souveraine et compétitive à la FIARA

En marge de sa visite du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SIARA), au cœur de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA), le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé avec force sa volonté de faire du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique un levier central du développement économique et social du Sénégal. Cette présence, hautement symbolique, s’inscrit dans une démarche stratégique visant à repositionner l’agriculture au cœur des priorités nationales.

À travers cette visite, le Chef de l’État a tenu à saluer l’engagement quotidien des producteurs, en particulier celui des femmes et des jeunes, qu’il considère comme les véritables moteurs de la transformation du secteur. Leur implication active dans les différentes chaînes de valeur illustre, selon lui, le potentiel immense dont dispose le pays pour atteindre une souveraineté alimentaire durable. En mettant en lumière ces acteurs, le Président entend encourager davantage d’initiatives locales et renforcer l’attractivité du secteur pour les nouvelles générations.

Cette orientation politique s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie agricole. Elle repose notamment sur la modernisation des outils de production, l’amélioration de l’accès au financement, ainsi que le développement d’infrastructures adaptées pour le stockage, la transformation et la commercialisation des produits. L’objectif affiché est de réduire la dépendance aux importations tout en augmentant la valeur ajoutée des productions locales.

Par ailleurs, le Président a insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale des produits agricoles, halieutiques et forestiers. Cette stratégie vise à créer davantage d’emplois, à stimuler l’industrialisation rurale et à renforcer la compétitivité des produits sénégalais sur les marchés nationaux et internationaux. Elle constitue également un levier essentiel pour améliorer les revenus des producteurs et garantir une meilleure répartition des richesses.

Dans un contexte marqué par les défis climatiques et les fluctuations des marchés mondiaux, la résilience du secteur apparaît comme une priorité. Le Chef de l’État a ainsi mis en avant l’importance d’adopter des pratiques agricoles durables, d’investir dans la recherche et l’innovation, et de promouvoir une gestion rationnelle des ressources naturelles.

Affaire Pape Cheikh Diallo : une enquête tentaculaire qui s’intensifie avec de nouveaux aveux accablants

L’affaire impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo connaît un nouveau tournant marqué par des révélations particulièrement accablantes. Selon les informations publiées par le quotidien Libération, l’enquête menée par la Brigade de Recherches de Keur Massar ne cesse de s’élargir, mettant en lumière un réseau de plus en plus vaste et structuré.

Après les aveux du styliste Hady Guèye, une nouvelle figure vient désormais alourdir le dossier. Il s’agit de l’animateur Omar Gingue, présenté comme un “bongoman animateur”, qui aurait reconnu devant les enquêteurs avoir joué un rôle de rabatteur pour Pape Cheikh Diallo. Cette déclaration vient confirmer les soupçons des enquêteurs quant à l’existence d’un système organisé de mise en relation, au cœur des faits reprochés.

Ces nouveaux éléments renforcent considérablement la thèse des gendarmes, qui s’appuient désormais sur des preuves techniques jugées déterminantes. Toujours d’après Libération, les aveux de six nouveaux inculpés ont permis de consolider les charges déjà retenues contre plusieurs suspects, tout en ouvrant la voie à une nouvelle série d’interpellations qui pourrait survenir dans les prochains jours.

L’ampleur de cette affaire continue de surprendre par son envergure. À ce stade de la procédure, le bilan est déjà particulièrement lourd : 63 personnes ont été interpellées, dont 61 ont fait l’objet de mandats de dépôt, tandis que deux autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Ces chiffres témoignent de la gravité des faits présumés et traduisent la ferme volonté des autorités judiciaires et sécuritaires de faire toute la lumière sur cette affaire aux ramifications multiples.

Recrutement du contingent 2027 : les Forces armées lancent une vaste campagne nationale

Le ministère des Forces armées a officiellement annoncé le lancement du recrutement du contingent annuel 2027, marquant ainsi une nouvelle étape dans le renforcement des effectifs militaires. Les opérations se tiendront du 16 octobre au 13 novembre 2026 et concerneront l’ensemble des capitales régionales du pays, offrant ainsi une large couverture nationale aux candidats potentiels.

Selon le communiqué rendu public par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), cette campagne de recrutement sera précédée d’une phase importante d’information et de sensibilisation. L’État-major général des Armées, en collaboration avec la Direction des personnels militaires et de la mobilisation, prévoit d’aller à la rencontre des populations afin d’expliquer en détail les modalités d’inscription, les critères d’éligibilité ainsi que les différentes étapes du processus de sélection.

Le recrutement est ouvert aux citoyens des deux sexes, dans une volonté affichée d’inclusivité et de modernisation des forces de défense. Les conditions d’âge exigent que les candidats soient nés entre le 1er janvier 2004 et le 31 août 2007. Toutefois, une exception est prévue pour les personnes nées en 2003, à condition qu’elles soient titulaires d’une licence, notamment une Licence 3, ce qui traduit une attention particulière accordée aux profils académiques.

Au-delà de l’âge, les autorités ont défini des critères stricts pour garantir la qualité des recrues. Les postulants doivent impérativement être de nationalité sénégalaise, n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation judiciaire, être célibataires sans enfant et justifier d’une bonne moralité. Ils devront également satisfaire aux exigences médicales à l’issue d’une visite d’aptitude et réussir les tests psychotechniques, qui constituent une étape déterminante dans la sélection.

Le dossier de candidature devra être constitué de plusieurs pièces administratives essentielles. Il s’agit notamment d’une copie légalisée du certificat de nationalité, d’un extrait de naissance, d’un casier judiciaire datant de moins de trois mois ainsi que d’une copie de la carte nationale d’identité biométrique. À cela s’ajoutent les copies légalisées des diplômes obtenus, du certificat de travail ou du permis de conduire, le cas échéant, ainsi qu’un certificat de résidence récent.

Le ministère insiste par ailleurs sur la nécessité de présenter uniquement des diplômes délivrés par des institutions reconnues par l’État, afin de garantir l’authenticité et la crédibilité des profils retenus.

Six ans de prison ferme pour “acte contre nature” : une première condamnation sous la nouvelle loi à Guédiawaye

Le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a rendu, ce vendredi matin, une décision marquante dans l’application de la nouvelle législation durcissant la répression des actes contre nature au Sénégal. Mbaye Diouf, un jeune ouvrier de 24 ans, a été condamné à six ans de prison ferme assortis d’une amende de deux millions de francs CFA. Il a été immédiatement écroué sur instruction du procureur Saliou Dicko, devenant ainsi le premier condamné sous ce nouveau dispositif légal.

Les faits remontent au 2 avril 2026, en fin d’après-midi, dans un jardin situé à proximité de la réserve du Technopole, en face de l’Arène nationale. Ce jour-là, un conducteur d’engins lourds, habitué des lieux, affirme avoir été intrigué par le comportement suspect de deux hommes qui s’étaient retirés dans les herbes. En s’approchant discrètement, il dit avoir surpris les deux individus en pleine relation sexuelle. L’un d’eux, prenant la fuite à l’arrivée du témoin, parvient à s’échapper, tandis que Mbaye Diouf, gêné dans ses mouvements, est interpellé sur place. Le témoin filme la scène avant de conduire le mis en cause au commissariat central de Guédiawaye.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a été informée de ses droits, notamment celui de se faire assister par un avocat. Lors de son audition, Mbaye Diouf a reconnu sans réserve les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué s’être rendu à l’Arène nationale pour assister à une séance de lutte, où il aurait rencontré un voisin de quartier, mécanicien de profession. Selon ses déclarations, ce dernier lui aurait proposé une relation sexuelle tarifée à 2 000 francs CFA, faute de moyens pour acheter un ticket d’entrée. Les deux hommes se seraient ensuite retirés dans le jardin où ils ont été surpris.

Au cours de l’enquête, le mis en cause a indiqué être disposé à aider les forces de l’ordre à retrouver son partenaire en fuite, domicilié selon lui à Yeumbeul. Il a également précisé que la somme convenue n’avait pas encore été versée au moment de l’interpellation. Interrogé sur sa connaissance de la loi, il a affirmé ignorer l’interdiction de tels actes, tout en exprimant des regrets et en sollicitant la clémence de la justice.

Après 48 heures de garde à vue sans incident, il a été déféré au parquet de Pikine-Guédiawaye le 7 avril. Poursuivi pour acte contre nature et outrage à la pudeur, il a été placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé en audience publique. À l’issue du procès, le tribunal a prononcé une peine de six ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de deux millions de francs CFA.

Parrainage d’enfants handicapés : la Fondation Caritas Osnabrück clôture un programme à Dakar

La Fondation Caritas Osnabrück a organisé une cérémonie symbolique de remise de bourses sociales à une vingtaine d’enfants issus de familles membres de l’Association nationale des handicapés moteurs du Sénégal (ANHMS), section de Dakar.

L’événement s’est tenu ce jour au siège de l’association, situé à la rue 6 de la Médina. Ce programme de parrainage, arrivé à son terme, en est à sa sixième année d’existence. À Dakar, il a permis d’accompagner une cinquantaine d’élèves.

Le président de la section, M. Mamadou Coly, s’est réjoui de ce partenariat exemplaire qui dure depuis plusieurs années et a sollicité son renouvellement. Il a également exprimé le souhait de développer une collaboration autour de projets structurants, notamment en faveur des femmes.

De son côté, M. Guédel Mbodj, coordinateur national, a indiqué que le projet est désormais achevé. Toutefois, il s’est engagé à renforcer cette relation fructueuse en explorant de nouveaux secteurs et perspectives de coopération.

Renforcement sécuritaire à Kédougou : trois nouveaux points d’appui pour le Garsi 2 de Saraya

La Gendarmerie nationale du Sénégal poursuit le renforcement de son dispositif sécuritaire dans la région de Kédougou avec la mise en service de trois nouveaux points d’appui à Saïensoutou, Moussala et Medina Bafé. Les cérémonies d’inauguration se sont déroulées les jeudi 08 et vendredi 09 avril 2026, marquant une étape importante dans la stratégie de sécurisation de cette zone orientale du pays.

Ces inaugurations ont été présidées par le général d’armée aérien (2s) Birame Diop, en présence de plusieurs autorités de premier plan, dont le gouverneur de la région de Kédougou, le général de division, haut-commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, ainsi que l’ambassadeur de l’Union européenne. Ont également pris part à ces cérémonies le commandant de la gendarmerie mobile, des autorités administratives et judiciaires, des chefs coutumiers, des élus locaux, ainsi que de nombreuses populations venues témoigner leur adhésion à cette initiative.

La réalisation de ces infrastructures s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Renforcement de la Sécurité, fruit d’un partenariat entre l’État du Sénégal et l’Union européenne. Ce programme vise à améliorer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, notamment dans les zones frontalières et stratégiques, souvent confrontées à des défis liés à l’orpaillage clandestin, aux trafics et à l’insécurité transfrontalière.

Avec ces nouveaux points d’appui, le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention de Saraya voit ses moyens renforcés, lui permettant d’assurer une présence plus accrue sur le terrain et d’intervenir plus efficacement en cas de besoin. Cette montée en puissance répond à une volonté des autorités sénégalaises de garantir la sécurité des personnes et des biens, tout en consolidant la stabilité dans cette région aux enjeux économiques et sécuritaires majeurs.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, ces infrastructures symbolisent également un rapprochement entre les forces de défense et les populations locales, appelées à jouer un rôle essentiel dans la prévention et la gestion des menaces. Cette dynamique de collaboration est perçue comme un levier important pour instaurer un climat de confiance durable.

Grève des transporteurs : reprise du travail après des avancées jugées significatives

La Fédération des syndicats des transports routiers a officiellement annoncé, ce vendredi, la levée du mot d’ordre de grève qui paralysait le secteur depuis une dizaine de jours. Cette décision intervient à l’issue d’une rencontre entre les représentants des transporteurs et les autorités gouvernementales, notamment les ministres en charge de l’Intérieur et des Transports terrestres.

Selon Fallou Samb, secrétaire général du Syndicat national des transports routiers, cette suspension du mouvement fait suite à des avancées notables obtenues lors des discussions. Il a précisé que ces échanges ont été facilités par l’implication directe du président de la République, qui avait reçu la veille Alassane Ndoye, président de la Fédération, donnant ainsi une impulsion décisive aux négociations.

Dans une déclaration marquée par un ton apaisé, le responsable syndical a présenté les excuses des transporteurs à la population pour les désagréments causés durant cette période de grève. Il a toutefois tenu à rappeler que ce type de mouvement constitue un moyen de pression légitime pour faire avancer les revendications du secteur, confronté à de nombreuses difficultés structurelles.

Parmi les principales mesures obtenues, figure la levée de l’interdiction de circulation nocturne, une revendication majeure des transporteurs qui dénonçaient les impacts économiques de cette restriction. Les autorités ont également décidé de rétablir trois postes mixtes de contrôle sur les corridors routiers, tout en s’engageant à réduire les contrôles en zones urbaines, souvent perçus par les professionnels comme des sources de tracasseries et de pertes financières.

Dans le même sillage, le ministère de l’Intérieur a promis de transmettre une note officielle aux commissaires afin de mieux encadrer les pratiques de contrôle et d’éviter les abus signalés par les acteurs du transport. Cette mesure vise à instaurer un climat de confiance entre les forces de l’ordre et les transporteurs.

Les discussions ont également permis d’ouvrir un chantier important concernant la mise en place d’un régime social pour les travailleurs du secteur, une revendication de longue date destinée à améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels du transport routier.

Concernant certaines doléances spécifiques, notamment celles liées aux véhicules de marque Toyota, des solutions ont déjà été trouvées. Celles-ci permettront aux acteurs concernés de poursuivre leurs activités dans l’immédiat, en attendant des ajustements techniques plus durables.

Louga : huit chauffeurs grévistes écroués après des violences sur l’axe Dahra–Dakar

La tension autour de la grève des transporteurs a franchi un nouveau cap dans la région de Louga, où huit chauffeurs grévistes ont été placés sous mandat de dépôt après leur déferrement au parquet. Interpellés mardi dernier à la sortie de Dahiratoul, ils sont désormais poursuivis pour une série d’infractions graves, notamment trouble à l’ordre public, participation à une manifestation non autorisée, entrave à la libre circulation des personnes, destruction de biens et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les éléments de l’enquête, les mis en cause auraient tenté d’imposer le respect du mot d’ordre de grève en s’attaquant à des chauffeurs non grévistes. L’incident le plus marquant concerne le caillassage d’un véhicule de transport interurbain de type « War Gaïndé », qui assurait une liaison vers Dakar avec des passagers à bord. Le pare-brise du véhicule a été violemment endommagé, provoquant une vive panique parmi les occupants et accentuant les tensions déjà palpables sur cet axe routier stratégique.

Cet acte a immédiatement suscité une réaction du camp des chauffeurs non grévistes, déterminés à poursuivre leurs activités malgré le mouvement d’humeur. Très rapidement, la situation a failli dégénérer en affrontements directs entre les deux camps, faisant craindre une escalade incontrôlable de la violence dans cette zone.

Alertés, les éléments de la gendarmerie de Dahra sont intervenus sans délai pour rétablir l’ordre. Leur présence a permis de disperser les protagonistes et d’éviter des affrontements plus graves. Les huit individus considérés comme les principaux instigateurs ont été arrêtés sur place avant d’être placés en garde à vue.

Leur placement sous mandat de dépôt marque une volonté des autorités judiciaires de sévir face à toute forme de violence liée aux mouvements sociaux, dans un contexte déjà tendu par la grève des transporteurs qui perturbe fortement la mobilité des populations. Cette affaire illustre également les risques de dérive lorsque des revendications professionnelles basculent dans des actions coercitives visant à empêcher autrui de travailler librement.

Vol de 39 sacs de poivre à Bignona : huit suspects arrêtés, un réseau de revente démantelé

Le Commissariat d’arrondissement de Bignona a frappé un grand coup dans une affaire de vol en réunion portant sur une importante quantité de marchandises. Huit individus ont été interpellés dans le cadre d’une enquête portant sur le vol de trente-neuf sacs de poivre, estimés à plus de cinq millions de francs CFA, survenu dans la nuit du 4 au 5 avril 2026.

Tout est parti d’une plainte déposée par la victime au lendemain des faits. Dépêchés sur les lieux, les éléments de la Brigade de Recherches ont rapidement constaté l’absence de toute trace d’effraction, suggérant une opération soigneusement planifiée ou impliquant des individus familiers des lieux. L’exploitation minutieuse des indices, notamment des traces de pas, a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à un bâtiment voisin où dix sacs de poivre volés ont été découverts. Sur place, des effets personnels attribués aux suspects ont également été saisis, renforçant les premières pistes.

L’enquête a ensuite connu une avancée décisive avec l’interpellation en flagrant délit d’un conducteur de tricycle et d’un premier suspect, surpris en train de transporter une partie de la marchandise dérobée. Dans la foulée, les policiers ont procédé à l’arrestation d’un troisième individu présenté comme l’auteur principal du vol. Après avoir initialement nié les faits, ce dernier a fini par passer aux aveux, détaillant un mode opératoire basé sur des vols effectués en plusieurs étapes afin de réduire les risques.

Les investigations ont également permis de mettre au jour un réseau structuré de revente. Un intermédiaire jouait un rôle clé dans l’écoulement des sacs de poivre auprès de commerçants locaux. Quatre d’entre eux ont été interpellés à leur tour. Ils ont reconnu avoir acquis la marchandise, mais se sont montrés incapables de fournir le moindre justificatif d’achat, malgré la valeur importante des produits concernés.

Un autre individu, désigné comme receleur par la victime, a été entendu dans le cadre de l’enquête. Bien que des éléments audio semblent l’impliquer, il a contesté toute participation. Faute de preuves formelles à l’issue de sa confrontation avec les autres mis en cause, il a été remis en liberté, tout en restant sous la surveillance de la justice.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que l’auteur principal et son complice direct sont déjà connus des services de police pour des faits similaires, ce qui conforte la thèse d’un réseau organisé et expérimenté. En revanche, les autres suspects n’étaient jusqu’ici pas fichés. Des vérifications sont en cours auprès de la Police technique et scientifique afin d’identifier d’éventuels antécédents.

Les recherches se poursuivent activement pour retrouver le receleur principal, actuellement en fuite, et considéré comme un élément central du dispositif de revente. Les huit individus arrêtés ont été placés en garde à vue, une mesure prolongée de 48 heures conformément aux dispositions légales en vigueur.

Amadou Lamine Sall écarté de la course à l’OIF : les confidences amères d’une ambition brisée

L’ambition d’accéder au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est brutalement arrêtée pour Amadou Lamine Sall. Depuis 2025, l’écrivain nourrissait l’espoir de succéder à Louise Mushikiwabo à la tête de Organisation internationale de la Francophonie . Mais faute d’avoir obtenu le parrainage officiel de l’État du Sénégal, condition indispensable pour valider toute candidature, son projet s’est effondré avant même d’entrer pleinement en compétition.

Dans une interview accordée au journal L’Observateur, le poète sort de sa réserve avec une émotion palpable. Il dénonce ce qu’il considère comme un manque total de considération de la part des autorités sénégalaises. Selon lui, le silence du pouvoir, notamment celui du chef de l’État, relève d’une « incivilité républicaine ». L’absence d’audience présidentielle pendant plusieurs mois a été vécue comme un désaveu personnel autant qu’institutionnel.

Au cœur de ses critiques figure également Mary Teuw Niane, qu’il accuse d’avoir bloqué son élan. Dans des propos empreints d’amertume, Amadou Lamine Sall affirme que toutes les portes lui ont été fermées, rendant impossible toute avancée de son dossier. Ce qu’il pensait être une mobilisation constructive pour porter sa candidature se serait finalement transformé, selon ses mots, en une démarche qui a précipité son échec.

Cette désillusion est d’autant plus forte que l’écrivain dit avoir investi énergie et conviction dans ce projet à dimension internationale. Il évoque une forme de sanction implicite pour avoir tenté de rechercher des soutiens en dehors des circuits officiels. Une démarche qui, au lieu de renforcer sa position, aurait contribué à fragiliser davantage sa crédibilité auprès des décideurs.

Malgré cette épreuve, Amadou Lamine Sall ne renonce pas à faire entendre sa voix. Il annonce la publication prochaine d’un ouvrage dans lequel il promet de dévoiler les coulisses de cette aventure avortée. À défaut d’accéder à la tribune institutionnelle de la Francophonie, il entend utiliser la littérature comme espace d’expression et de transmission de son projet pour l’OIF.

Une affaire tentaculaire secoue le milieu médiatique et révèle un vaste réseau clandestin

L’enquête en cours connaît un tournant particulièrement spectaculaire, marquant une intensification notable des investigations menées par les autorités. Ce dossier, qui implique une figure bien connue du paysage audiovisuel, dévoile progressivement un système complexe aux ramifications multiples, dépassant largement le cadre initial supposé.

Selon des informations concordantes, les enquêteurs ont récemment franchi une étape décisive avec une série d’interpellations simultanées visant plusieurs individus considérés comme des éléments centraux du dispositif. Parmi eux, un acteur influent du milieu de la mode a été arrêté aux côtés de plusieurs autres suspects. Confronté aux preuves réunies contre lui, ce dernier aurait reconnu son implication, admettant non seulement des liens étroits avec la figure principale de l’affaire, mais également une participation active dans l’organisation présumée.

Les révélations issues de l’enquête décrivent un mode opératoire structuré. Certains individus jouaient un rôle clé de facilitateurs, chargés de mettre en relation différentes personnes et d’attirer de nouveaux membres dans ce cercle désormais sous le feu des projecteurs judiciaires. Ce système de recrutement, apparemment bien rodé, aurait permis d’étendre progressivement l’influence du réseau, touchant notamment de jeunes professionnels vulnérables.

L’ampleur de l’affaire se mesure également au nombre impressionnant d’interpellations. À ce stade, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles un groupe significatif serait directement lié à la figure centrale du dossier. Ces chiffres illustrent la profondeur de l’enquête et la complexité des faits examinés par les autorités.

Un autre aspect marquant réside dans l’implication d’un ressortissant étranger, arrêté dès les premières phases de l’opération. Placé en détention, celui-ci aurait fourni des informations déterminantes aux enquêteurs, contribuant à faire avancer les investigations. Ses déclarations auraient également permis de mettre en lumière des tentatives présumées d’entrave à la justice, impliquant certains soutiens du réseau.

Crise autour de la finale de la CAN 2025 : la CAF rejette les accusations de corruption et renvoie le verdict au TAS

Le président de la Confédération africaine de football,Patrice Motsepe, est monté au créneau pour réfuter avec fermeté les accusations de corruption portées par le gouvernement sénégalais à la suite de la polémique entourant la finale de la CAN 2025. S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à Salé, près de Rabat, il a qualifié ces allégations de « fausses et sans fondement », tout en invitant toute partie disposant de preuves à saisir la justice.

Cette sortie intervient dans un contexte de tension après la décision controversée du jury d’appel de la CAF, qui a déclaré l’équipe du Sénégal forfait lors de la finale et attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0). Une décision vivement contestée par les autorités sénégalaises, qui avaient réclamé dès le 18 mars l’ouverture d’une enquête internationale sur de présumés faits de corruption au sein des instances dirigeantes du football africain.

Face à cette situation, le Sénégal a introduit un recours auprès du Tribunal arbitral du sport, basé à Lausanne. Patrice Motsepe a indiqué que la CAF se conformera pleinement à la décision de cette juridiction, soulignant que « quelle que soit l’issue, elle sera respectée et appliquée ». Il a également tenté d’apaiser les tensions en affirmant que « ces problèmes liés à la finale sont derrière nous », tout en reconnaissant que le processus judiciaire est toujours en cours.

Au-delà de la bataille juridique, cette affaire met en lumière les graves incidents survenus lors de la finale disputée le 18 janvier à Rabat. Le match avait basculé dans le chaos après une décision arbitrale controversée. L’arbitre avait accordé un penalty au Maroc après recours à l’assistance vidéo, peu après avoir refusé un but au Sénégal, provoquant la colère des joueurs sénégalais qui avaient quitté le terrain en signe de protestation.

La situation avait dégénéré dans les tribunes, où des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse et lancé des projectiles. Malgré ces tensions, les joueurs étaient finalement revenus sur le terrain. Le penalty marocain, tiré par Brahim Diaz, avait été manqué, et le Sénégal avait remporté la rencontre 1-0 grâce à un but de Pape Gueye en prolongation.

Par ailleurs, Patrice Motsepe a abordé la question des 18 supporters sénégalais condamnés par la justice marocaine pour hooliganisme. Il a insisté sur le respect de la souveraineté judiciaire du Maroc, rappelant que la CAF n’intervient pas dans les procédures nationales. Ces supporters, condamnés en première instance à des peines allant de trois mois à un an de prison, doivent comparaître en appel le 13 avril.

Souveraineté africaine et recomposition du monde : Dakar au cœur d’un débat stratégique

Le Musée des Civilisations Noires a servi de cadre, ce jeudi 9 avril, à une conférence internationale de haut niveau consacrée à une réflexion profonde sur les mutations de l’ordre mondial et les enjeux de souveraineté, notamment pour les pays africains. Placée sous le thème « Entre autonomie et patriotisme, l’espace peut être réduit », la rencontre a réuni des figures de premier plan, parmi lesquelles le Premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko et le géopolitologue français Pascal Boniface, en présence de membres du gouvernement, de diplomates et d’intellectuels.

Dans une intervention dense et structurée, Pascal Boniface a dressé un diagnostic critique de l’ordre international tel qu’il s’est construit à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Il a rappelé que ce système reposait initialement sur des principes fondamentaux destinés à garantir la stabilité globale, notamment la souveraineté des États, le respect du droit international et le rôle central des institutions multilatérales comme Organisation des Nations unies. Ces mécanismes avaient pour objectif d’éviter la résurgence de conflits majeurs et de contenir les logiques de domination entre puissances.

Cependant, selon lui, cet édifice est aujourd’hui fragilisé par des pratiques de plus en plus marquées par le rapport de force. Il a pointé du doigt certaines grandes puissances qui, par le biais de pressions économiques, d’influences politiques ou d’interventions militaires, contournent les règles qu’elles avaient contribué à instaurer. Cette évolution traduit, à ses yeux, une inversion préoccupante des normes internationales : le droit, censé encadrer la puissance, tend désormais à lui être subordonné.

Dans cette perspective, Pascal Boniface a plaidé pour un retour à un multilatéralisme effectif, fondé sur une coopération équilibrée et un respect strict de la souveraineté des États. Il a également mis en garde contre les interventions extérieures justifiées au nom de la démocratie, estimant que celle-ci ne peut être imposée de l’extérieur, mais doit émerger des dynamiques internes propres à chaque société. Évoquant les orientations politiques adoptées sous l’administration de Donald Trump, il a dénoncé une logique unilatérale qui contribue à fragiliser davantage les équilibres internationaux et à accélérer la recomposition du système mondial.

Prenant la parole à son tour, Ousmane Sonko a salué la pertinence des analyses développées, tout en les inscrivant dans une lecture centrée sur les réalités africaines. Il a exprimé sa reconnaissance pour la place qui lui est accordée dans l’ouvrage de Pascal Boniface, Les Maîtres du Monde, y voyant un symbole de considération pour le Sénégal et, au-delà, pour le continent africain.

Son intervention s’est ensuite articulée autour d’une réflexion approfondie sur la souveraineté africaine. Le Premier ministre a rappelé que l’Afrique demeure marquée par les héritages de la traite négrière et de la colonisation, qui ont profondément désorganisé ses structures sociales et orienté ses économies vers des logiques de dépendance extérieure. À ses yeux, l’indépendance politique acquise au siècle dernier reste incomplète, faute d’avoir été accompagnée d’une véritable autonomie économique, monétaire et stratégique.

Il a insisté sur le fait que la souveraineté ne saurait être réduite à une reconnaissance formelle sur la scène internationale. Elle implique, selon lui, la capacité effective des États à définir leurs propres politiques, à contrôler leurs ressources et à orienter leur développement en fonction de leurs priorités. Dans cette optique, il a mis en garde contre les approches superficielles de la souveraineté, limitées à des discours sans traduction concrète.

Ousmane Sonko a également souligné que cette exigence suppose des choix difficiles, une discipline collective et une responsabilité politique assumée. Elle passe par une transformation en profondeur des structures économiques, afin de rompre avec les logiques d’extraversion, mais aussi par un effort soutenu de production intellectuelle, indispensable pour concevoir des modèles de développement adaptés aux réalités africaines.

Le chef du gouvernement a par ailleurs établi un lien étroit entre souveraineté, justice sociale et qualité de la gouvernance. Il a affirmé qu’aucune souveraineté durable ne peut exister sans une répartition équitable des richesses ni sans des institutions crédibles et exemplaires. Il a ainsi appelé à une mobilisation collective, en insistant sur le rôle déterminant des citoyens dans la consolidation d’un État fort, responsable et légitime.

Grève illimitée dans le transport routier : les syndicats maintiennent la pression face à l’État

La crise dans le secteur du transport routier au Sénégal se prolonge, avec le maintien du mot d’ordre de grève illimitée décrété par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale réunissant les principaux responsables syndicaux, ainsi que des présidents de regroupements de gares routières et de groupements de chauffeurs, traduisant une volonté collective de poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Sur le terrain, les conséquences restent lourdes pour les usagers, contraints de s’adapter à des perturbations persistantes dans leurs déplacements quotidiens. Malgré les désagréments, les responsables syndicaux campent sur leur position, estimant qu’aucune avancée concrète n’a été enregistrée dans les discussions avec les autorités. Ils conditionnent la reprise des activités à la signature d’un protocole d’accord formel avec l’État, qu’ils jugent indispensable pour garantir des engagements clairs et durables.

Le président de la fédération, Alassane Ndoye, a tenu à clarifier la situation en affirmant qu’aucun accord n’a été signé à ce jour. Il précise notamment que la rencontre annoncée avec les pouvoirs publics n’a finalement pas eu lieu. Selon lui, les responsables syndicaux ont préféré consulter leur base avant toute prise de décision, une démarche qui a abouti à la reconduction du mouvement de grève.

Dans le même sens, les techniciens du secteur contestent certaines communications officielles. Abdou Karim Seck réfute les déclarations attribuées au ministre des Transports évoquant un accord sur plusieurs points. Il explique qu’un document de travail a bien été transmis aux transporteurs, mais que celui-ci a fait l’objet d’amendements de leur part. À ce stade, les acteurs attendent l’ouverture de discussions directes afin d’examiner ces propositions de manière approfondie.

Les syndicats insistent toutefois sur leur attachement au dialogue. Ils affirment rester ouverts à des négociations qu’ils souhaitent sincères, transparentes et formalisées. Ils rejettent toute tentative de décision unilatérale concernant leur secteur, rappelant que seule la validation d’un protocole d’accord signé par les deux parties pourra mettre un terme à la grève.

Dans ce climat de tension, les transporteurs dénoncent également toute communication laissant croire qu’un accord est déjà acquis. Ils soulignent qu’aucun document n’a été validé conjointement, et mettent en garde contre toute interprétation prématurée des échanges en cours.

Affaire de la délégation judiciaire à Keur Massar : six nouvelles arrestations, dont un styliste et des personnalités connues

La Brigade de recherches de la compagnie de Keur Massar poursuit activement ses opérations dans le cadre de l’exécution d’une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Dans le cadre de cette enquête, six nouvelles personnes ont été interpellées lundi dernier, portant à soixante-trois le nombre total d’arrestations enregistrées depuis le début de la procédure.

Parmi les dernières personnes arrêtées figurent un suspect interpellé à Saly et cinq autres appréhendés à Dakar. Selon des informations rapportées, le dernier mis en cause dans cette série d’interpellations est le tailleur-styliste Hady Guèye, arrêté le 6 avril à Ben Tally. Son arrestation s’inscrit dans la continuité des investigations menées par les enquêteurs, qui multiplient les auditions et les vérifications dans le cadre de ce dossier suivi de près par les autorités judiciaires.

Les éléments de l’enquête indiquent également que plusieurs figures connues figurent parmi les personnes mises en cause ou citées dans le dossier. Il est notamment rapporté que Hady Guèye entretiendrait une relation avec l’animateur Pape Cheikh Diallo, une information qui circule dans le cadre des éléments recueillis par les enquêteurs et relayés par certaines sources médiatiques.

Par ailleurs, parmi les personnes placées en garde à vue dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar figure Oumar Gningue, également connu sous le surnom de Bongoman de Saly. L’ensemble des six suspects est actuellement en détention provisoire dans l’attente de leur présentation au juge d’instruction du premier cabinet, prévue ce vendredi 10 avril. Ils seront entendus dans le cadre de la poursuite de la procédure judiciaire en cours.

Le dossier est suivi de près par le parquet, représenté par le procureur Saliou Dicko, informé des derniers développements de l’enquête. Les investigations, conduites sous l’autorité du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye Tribunal de grande instance de Pikine-Guediawaye, se poursuivent afin de déterminer les responsabilités et d’établir les faits reprochés aux différentes personnes mises en cause.

Macky Sall à l’ONU, une chance pour l’Afrique (Par Dr Abdourahmane Ba)

La candidature de Macky Sall aux Nations Unies ouvre à l’Afrique une possibilité qu’elle aurait tort de traiter avec la distraction élégante des continents habitués à manquer leurs rendez-vous décisifs. Le processus de désignation du prochain Secrétaire général est officiellement engagé pour une prise de fonctions au 1er janvier 2027. Macky Sall figure parmi les candidats enregistrés, sa nomination ayant été transmise le 2 mars 2026. Il ne s’agit donc plus d’une hypothèse de salon, encore moins d’un bruit diplomatique passager, mais d’une séquence internationale réelle dans laquelle le continent peut choisir d’entrer avec méthode ou de rester, une fois encore, au balcon de sa propre histoire.

Cette candidature mérite mieux que les réflexes d’humeur, les lectures de voisinage et les querelles de clocher transposées à l’échelle mondiale. L’Afrique demande depuis longtemps une représentation plus juste dans les institutions internationales, une réforme du multilatéralisme, une considération plus sérieuse de ses intérêts dans les arbitrages sur la paix, la sécurité, la dette, le climat et le développement. Lorsqu’une personnalité africaine de premier rang entre dans une compétition de cette nature, la seule attitude stratégiquement adulte consiste à examiner ce qu’elle rend possible pour le continent, non ce qu’elle réveille comme susceptibilités locales. L’intérêt africain n’est jamais bien servi lorsque l’on remplace la géopolitique par la chronique.

Le cas de Macky Sall présente, à cet égard, un avantage que peu de candidatures peuvent revendiquer avec la même netteté. Ancien président du Sénégal, ancien président en exercice de l’Union africaine, familier des sommets internationaux et des rapports souvent rugueux entre États, institutions financières et organisations multilatérales, il possède le type d’expérience que requiert la direction politique de l’ONU. Sa vision de candidature met l’accent sur une organisation plus efficace, sur une articulation plus cohérente entre paix, sécurité et développement, ainsi que sur une capacité accrue du système onusien à répondre à un monde plus instable. Autrement dit, il se présente non comme un emblème décoratif du Sud, mais comme une offre de gouvernement international dans un moment de désordre global.

Ce qui donne à cette candidature une densité particulière tient au fait qu’elle avance sans le confort ordinaire d’un appui national plein et entier. Le Sénégal s’est publiquement tenu à distance d’un endossement continental formalisé, tandis que l’Union africaine n’a pas validé la procédure engagée pour transformer cette initiative en position commune. Beaucoup y ont vu un handicap. Une lecture plus froide conduit à un constat plus intéressant : lorsqu’une candidature demeure visible malgré la retenue du pays d’origine, elle montre qu’elle repose sur autre chose qu’une simple mécanique administrative. Elle commence alors à exister par sa propre gravité diplomatique. C’est rarement un détail dans les compétitions où l’on confond trop souvent soutien officiel et profondeur politique.

Le sondage récent qui place Macky Sall en tête des préférences parmi les candidats connus ne doit ni faire perdre le sens des proportions ni faire perdre le sens du signal. Il ne désigne pas le vainqueur, puisque la décision finale appartiendra à une mécanique fermée faite d’auditions, de consultations et de straw polls au Conseil de sécurité, avec l’exigence décisive de l’absence de veto des cinq membres permanents. Mais il révèle quelque chose de politiquement substantiel : son nom a franchi le cercle des candidatures simplement déclarées pour entrer dans celui des candidatures identifiées. Dans la diplomatie multilatérale, la visibilité n’assure pas la victoire, mais l’invisibilité garantit presque toujours l’élimination. Être perçu comme un prétendant de premier plan malgré le silence de Dakar constitue donc un fait notable, et même remarquable.

L’Afrique se tromperait lourdement si elle exigeait de ses propres candidats une pureté céleste tout en observant chez les autres une indulgence toute terrestre. Les grandes puissances ne soutiennent pas des figures impeccables au sens liturgique du terme ; elles soutiennent des profils utiles à leurs intérêts, capables d’entrer dans le rapport de force, de tenir dans la durée et de parler plusieurs langues de pouvoir à la fois. Le continent s’affaiblit chaque fois qu’il transforme ses ambitions internationales en concours de scrupules. La vraie question n’est pas de savoir si Macky Sall échappe à toute controverse nationale. La vraie question est de savoir si l’Afrique dispose aujourd’hui de beaucoup de profils capables d’occuper avec crédibilité le centre du jeu onusien. La réponse, à l’évidence, mérite moins d’hypocrisie et davantage de lucidité stratégique.

Il serait donc peu inspiré de laisser cette candidature flotter entre sympathie vague, prudence molle et soutien à demi-mot. Le système de sélection du prochain Secrétaire général ne récompense ni les bons sentiments ni les regrets tardifs. Il favorise les candidatures préparées, portées, expliquées, sécurisées. Si l’Afrique juge que Macky Sall constitue une option sérieuse, elle doit convertir cette appréciation en travail diplomatique, en alignements progressifs, en pédagogie politique auprès de ses partenaires, puis en constance. Une bonne candidature sans stratégie collective devient vite un exercice d’élégance inutile. Le continent a déjà trop souvent excellé dans cette discipline mineure qui consiste à reconnaître la bonne carte juste avant de la laisser tomber.

Au fond, ce qui se joue ici dépasse le destin d’un homme et même le prestige d’un poste. Il s’agit de savoir si l’Afrique veut continuer à réclamer une centralité qu’elle n’organise pas, ou si elle entend enfin transformer son poids historique, démographique et politique en influence institutionnelle effective. La candidature de Macky Sall offre une fenêtre, non une garantie ; une possibilité sérieuse, non un triomphe promis. C’est précisément pour cette raison qu’elle appelle du continent non des murmures polis, mais une décision stratégique. L’histoire ne s’ouvre pas tous les matins, et elle n’a jamais eu beaucoup de patience pour les continents qui arrivent en retard à leurs propres occasions.

Dr Abdourahmane Ba,
Président Think Tank FOYRE
Expert en Evaluation des Politiques Publiques, Evidence, Management et Stratégie de Développement

Boussoura : un chauffeur calciné dans une violente collision sur fond de faible visibilité

Un grave accident de la circulation survenu hier après-midi à Boussoura, dans la périphérie ouest de la commune de Sédhiou, a coûté la vie à un chauffeur dont l’identité vient d’être formellement établie. La victime est B. Thiombane, agent commercial né en 1977 à Thiès et domicilié aux HLM 5 à Dakar.

Selon les informations recueillies, l’homme effectuait une mission de livraison au marché central de Sédhiou. Après avoir achevé ses activités, il avait pris la route en direction de Ziguinchor lorsqu’il est entré en collision avec un camion au niveau de Boussoura. Le choc a été d’une rare violence et a immédiatement provoqué un incendie, embrasant les deux véhicules impliqués.

Les circonstances de l’accident semblent étroitement liées à une visibilité fortement réduite dans la zone. Une épaisse fumée, causée par un feu de brousse, aurait en effet envahi la chaussée, rendant la circulation particulièrement dangereuse et limitant la perception des obstacles sur la route.

Pris au piège dans l’habitacle, le conducteur a tenté en vain de se dégager alors que les flammes se propageaient rapidement. Malgré l’intervention des premiers secours, il n’a pas pu être sauvé. Il aurait succombé sur place, calciné, avant même que des moyens adaptés ne puissent être mobilisés pour lui porter assistance.

Inauguration du poste de police de Diamaguène Sicap Mbao : un pas renforcé vers la police de proximité et la sécurité de quartier

Ce jeudi 9 avril 2026, les autorités étatiques ont procédé à l’inauguration officielle du nouveau poste de police de Diamaguene Sicap Mbao, dans la région de Dakar, en présence de plusieurs personnalités gouvernementales et administratives. La cérémonie a réuni le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, le Ministre de la formation professionnelle, le Directeur général de la Police Nationale, le Gouverneur de la région de Dakar ainsi que le Maire de la commune.

Cette nouvelle infrastructure sécuritaire s’inscrit dans une dynamique nationale visant à rapprocher davantage les forces de défense et de sécurité des populations. À cette occasion, le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a insisté sur l’importance du concept de police de proximité, qu’il a présenté comme un pilier fondamental de la stratégie de lutte contre l’insécurité. Selon lui, l’efficacité des forces de sécurité repose non seulement sur leur présence sur le terrain, mais également sur la confiance et la collaboration permanente avec les citoyens.

Dans son allocution, le ministre a souligné que la sécurité publique ne peut être pleinement assurée sans l’implication active des populations locales. Il a ainsi encouragé les habitants à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre, à signaler les comportements suspects et à participer à la préservation d’un climat de paix et de stabilité dans la commune et au-delà.

La cérémonie a également été marquée par un message fort en direction des acteurs culturels et sportifs, que le ministre a décrits comme des relais essentiels du civisme et de la citoyenneté, particulièrement auprès de la jeunesse. Dans cette optique, il a mis en avant le rôle d’influence positive que peuvent jouer ces figures publiques dans la sensibilisation aux valeurs de respect des lois, de discipline et de cohésion sociale.

C’est dans ce cadre qu’il a été annoncé que le lutteur Siteu serait érigé en ambassadeur et porte-voix auprès des jeunes de Diamaguène Sicap Mbao. À travers cette initiative, les autorités entendent s’appuyer sur la popularité des figures sportives pour renforcer les messages de prévention et encourager une jeunesse engagée dans la citoyenneté active et la non-violence.

Pascal Boniface salue le modèle démocratique sénégalais et le leadership d’Ousmane Sonko

Le politologue français Pascal Boniface, directeur de Institut de Relations internationales et Stratégiques (IRIS) et auteur de l’ouvrage Les Maîtres du Monde, a animé ce jeudi 9 avril 2026 une conférence au Musée de Civilisations Noires. L’événement, marqué par la présence du Premier ministre Ousmane Sonko, portait sur la souveraineté africaine dans un contexte international de plus en plus multipolaire.

Dans une intervention dense et engagée, Pascal Boniface a d’abord mis en avant la singularité du modèle démocratique sénégalais, qu’il considère comme une référence sur le continent africain. Revenant sur les grandes étapes de l’histoire politique du pays, il a rappelé le rôle fondateur de Lépold Senghor, saluant son départ volontaire du pouvoir, un fait rare à l’époque. Il a ensuite évoqué Abdou Diouf, soulignant son acceptation de la première alternance politique, un moment clé dans la consolidation démocratique du Sénégal.

Le politologue a également insisté sur les dynamiques citoyennes qui ont jalonné le parcours démocratique du pays. Il a rappelé que des mobilisations populaires ont permis de faire barrage à toute tentative de report des élections, ouvrant la voie à une alternance politique marquée par la victoire d’Ousmane Sonko malgré un contexte jugé difficile.

Évoquant directement le parcours du Premier ministre, Pascal Boniface a salué la résilience et l’engagement de ce dernier. Il a notamment rappelé le prix personnel payé par Ousmane Sonko dans son opposition au pouvoir précédent, évoquant son passage en détention et les épreuves traversées. Selon lui, cette trajectoire renforce la légitimité démocratique du dirigeant sénégalais, arrivé au pouvoir par les urnes.

Au-delà du cas sénégalais, le directeur de l’IRIS a mis en avant la portée symbolique du leadership d’Ousmane Sonko, particulièrement auprès de la jeunesse. Il estime que cette adhésion traduit une rupture générationnelle et politique, et témoigne d’une aspiration profonde au changement. Il a d’ailleurs révélé avoir consacré un chapitre à la personnalité du Premier ministre dans l’un de ses ouvrages, signe de l’intérêt qu’il suscite à l’échelle internationale.

Élargissant son analyse à l’ensemble du continent africain, Pascal Boniface a dressé un constat contrasté. Il a décrit une Afrique riche en ressources et en potentialités, mais encore confrontée à des défis structurels majeurs, notamment en matière de gouvernance. Il s’est interrogé sur la longévité de certains dirigeants, parfois au pouvoir depuis plusieurs décennies, qu’il juge difficilement compatible avec les aspirations des populations.

Pour le politologue, l’Afrique a besoin d’un renouvellement de ses élites dirigeantes, avec des responsables politiques davantage en phase avec les attentes des citoyens et capables de défendre une véritable souveraineté. Dans un monde en recomposition, marqué par l’émergence de nouvelles puissances et la remise en cause de l’ordre international traditionnel, il estime que le continent africain doit saisir l’opportunité de redéfinir sa place et ses priorités.

Aliou Cissé rebondit en Angola et ouvre un nouveau chapitre de sa carrière

Quelques heures seulement après avoir officialisé son départ de la sélection libyenne, Aliou Cissé n’a pas tardé à retrouver un nouveau point de chute. L’ancien sélectionneur des Lions de la Téranga s’apprête en effet à prendre les commandes de l’équipe nationale angolaise, confirmant une nouvelle fois sa place parmi les techniciens les plus sollicités du continent africain.

Arrivé à la tête de la sélection libyenne en mars 2025, Aliou Cissé n’y aura passé qu’un peu plus d’un an. Son passage, bien que relativement court, n’a pas été dénué d’enseignements. À la tête de l’équipe, il a dirigé une dizaine de rencontres avec des résultats jugés globalement corrects par les observateurs. Toutefois, malgré des prestations encourageantes, il n’est pas parvenu à qualifier la Libye pour les grandes compétitions africaines, un objectif pourtant central dans sa mission. À cela se sont ajoutées des difficultés internes qui ont progressivement fragilisé sa position et précipité son départ.

Ce nouveau défi en Angola s’inscrit dans une logique de reconstruction et d’ambition. Selon plusieurs sources concordantes, un contrat de longue durée, estimé à quatre ans, est en préparation avec la Fédération angolaise de football. Les dirigeants angolais misent clairement sur l’expérience et la rigueur du technicien sénégalais pour impulser une nouvelle dynamique à leur sélection nationale, surnommée les Palancas Negras.

Pour Aliou Cissé, ce rebond rapide témoigne de la confiance dont il continue de bénéficier sur la scène africaine. Son passage remarqué à la tête du Sénégal, marqué notamment par des performances historiques et une stabilité rarement égalée, reste un atout majeur dans son parcours. Il arrive en Angola avec l’objectif de structurer l’équipe, de révéler de nouveaux talents et surtout de replacer la sélection parmi les nations compétitives du continent.

Intelligence artificielle et défense des droits : le bâtonnier Aly Fall appelle à une modernisation urgente de la formation des avocats

Lors de la rentrée solennelle de la Conférence du stage du barreau du Sénégal, tenue ce jeudi matin, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Aly Fall, a livré un discours à la fois prospectif et engagé, mettant en lumière les défis contemporains de la profession d’avocat. Au cœur de son intervention, la nécessité d’intégrer l’intelligence artificielle dans les modules de formation des futurs avocats, afin de mieux préparer la profession aux profondes mutations en cours.

Face à l’évolution rapide des technologies et à leur impact croissant sur les pratiques juridiques, le bâtonnier a insisté sur l’urgence d’anticiper ces changements. Selon lui, l’intelligence artificielle transforme déjà de manière significative l’exercice du métier d’avocat, notamment en matière de recherche juridique, d’analyse de données et d’automatisation de certaines tâches. Dans ce contexte, il a clairement affirmé que son intégration dans les cursus de formation constitue désormais une priorité stratégique pour le barreau.

Au-delà de cet aspect technologique, Me Aly Fall a tenu à rappeler la mission essentielle de l’avocat dans la société. Il a souligné que la défense des droits et des libertés demeure le socle fondamental de la profession, même si ces principes, pourtant universels, ne sont pas toujours pleinement garantis dans tous les contextes. Il a ainsi appelé ses confrères à rester vigilants et engagés dans la protection des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’association et le respect de l’État de droit.

Le bâtonnier a également mis en avant la responsabilité historique des avocats dans la protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables. Il a insisté sur l’importance de garantir à chaque justiciable un accès effectif à une défense de qualité, condition indispensable pour permettre à chacun de faire valoir ses droits sans crainte de pression ou de répression.

Sangalkam : deux hommes arrêtés après un scandale sexuel, une enquête ouverte à Rufisque

L’actualité judiciaire dans le département de Rufisque reste marquée par une nouvelle affaire à caractère sensible survenue ce jeudi à Sangalkam. Quelques jours seulement après la polémique liée à l’interpellation de présumés homosexuels par la brigade de recherches de Keur Massar, cet épisode vient raviver les tensions et susciter de vives réactions au sein de la population.

Selon des informations concordantes, deux hommes ont été surpris en plein acte sexuel à l’intérieur d’un domicile situé dans la localité. La scène, découverte dans des circonstances encore peu détaillées, a rapidement attiré l’attention de riverains, provoquant un attroupement spontané et une montée de colère au sein de la foule.

Face à cette situation tendue, les éléments de la brigade territoriale de Sangalkam sont intervenus avec célérité. Leur action a permis d’extraire les deux individus des lieux, les mettant à l’abri d’éventuelles violences. L’intervention des forces de l’ordre a ainsi évité un dérapage qui aurait pu avoir des conséquences graves.

Sur instruction du procureur près le Tribunal de grande instance de Rufisque, les deux suspects ont été placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour « actes contre nature », une infraction prévue et sanctionnée par la législation en vigueur au Sénégal.

Francophonie parlementaire : le Sénégal signe un retour stratégique au sommet de l’APF

Le Sénégal marque un tournant majeur sur la scène diplomatique parlementaire en retrouvant une place de choix au sein des instances dirigeantes de la Francophonie. À l’issue de la XVIIᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée de la Région Afrique, tenue à Lomé du 7 au 9 avril 2026, le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a été désigné Premier Vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Cette nomination, obtenue à l’unanimité et dans un esprit de consensus, illustre le regain d’influence et de crédibilité du parlement sénégalais sur la scène internationale.

Cette élection revêt une portée historique pour le Sénégal. Il faut remonter à plus de quatre décennies, à l’époque de Daouda Sow, pour retrouver un ressortissant sénégalais à un niveau aussi élevé de responsabilité au sein de cette organisation. Ce retour au premier plan traduit non seulement une reconnaissance des efforts institutionnels du pays, mais également une volonté affirmée de peser davantage dans les orientations stratégiques de l’espace francophone.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie joue un rôle central dans la consolidation des valeurs démocratiques, le renforcement de l’État de droit et la promotion du dialogue entre les peuples. En accédant à la Première Vice-présidence, El Malick Ndiaye s’inscrit désormais au cœur des mécanismes de décision de cette diplomatie parlementaire, positionnant le Sénégal comme un acteur incontournable dans les débats et les initiatives qui façonnent l’avenir de la Francophonie.

Le calendrier institutionnel à venir confirme cette dynamique ascendante. La désignation sera officiellement entérinée lors de l’Assemblée générale prévue en juillet 2026. Mais au-delà de cette étape, une perspective encore plus stratégique se profile. En juillet 2028, lors du sommet prévu à Yaoundé, El Malick Ndiaye devrait accéder à la présidence mondiale de l’APF, succédant ainsi à la section du Québec. Une évolution qui consacrerait définitivement le retour du Sénégal au sommet de la gouvernance parlementaire francophone.

Parallèlement, cette montée en puissance se traduira également sur le plan national. Dakar s’apprête à accueillir, les 18 et 19 mai 2026, la 32ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’APF. Cet événement d’envergure continentale constituera une vitrine pour le Sénégal, lui offrant l’opportunité de renforcer son leadership, de promouvoir le dialogue interparlementaire africain et de consolider sa position en tant que hub diplomatique régional.

Kaolack – Accès au logement : un projet structuré pour répondre aux défis des enseignants

À Médina Baye, un projet immobilier d’envergure nationale destiné aux enseignants sénégalais a été présenté, ouvrant de nouvelles perspectives face au déficit de logements dans le secteur de l’éducation.

Portée par la Compagnie Prestige Immobilier (CPI), dirigée par Abdoulaye Ndiogou Samb, cette initiative est mise en œuvre en collaboration avec des acteurs majeurs du monde éducatif. Parmi eux figurent Abdourahmane Kane, secrétaire général de la Coopérative d’habitat de l’Union des enseignants du Sénégal (CHUES), et Gougna Niang, président de ladite structure. Le projet bénéficie également de l’appui de la CBAO, ainsi que de l’expertise de Mme Sy Aminata Sall, haute cadre de l’administration sénégalaise, à l’origine de la création de la CPI en 2003.

Présenté en présence du Khalife de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass, ce programme vise à faciliter l’accès à la propriété pour un grand nombre d’enseignants à travers le pays. Il prévoit notamment la mise à disposition de terrains viabilisés et la construction de logements modernes, accessibles selon des modalités de paiement adaptées aux revenus des bénéficiaires.

Selon les promoteurs, cette initiative s’inscrit dans une dynamique sociale forte, destinée à répondre aux difficultés récurrentes d’accès au logement pour les enseignants. Elle ambitionne également de structurer une offre immobilière fiable, reposant sur des mécanismes de financement inclusifs et un accompagnement administratif sécurisé.

Dans son intervention, le Khalife a salué la portée du projet tout en appelant à la transparence dans sa mise en œuvre, ainsi qu’à la préservation des intérêts des bénéficiaires. Il a, par ailleurs, formulé des prières pour la réussite de cette initiative.

De son côté, le directeur général de la Compagnie Prestige Immobilier a mis en avant la dimension nationale du programme, qui devrait s’étendre à plusieurs localités du Sénégal. Fort de plus de deux décennies d’expérience dans le secteur, Abdoulaye Ndiogou Samb a qualifié cette initiative de « projet historique », insistant sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie des enseignants, qu’il considère comme des acteurs clés du développement.

Sur le plan technique, le programme prévoit l’acquisition de terrains entièrement régularisés et la construction de logements répondant aux standards modernes de qualité. Les acquéreurs bénéficieront de garanties solides, notamment une garantie décennale, ainsi que de couvertures d’assurance contre divers risques, tels que les incendies ou les dégâts des eaux.

Le partenariat avec la CBAO devrait également faciliter l’accès au crédit immobilier, renforçant ainsi la viabilité du projet.

Au-delà de sa dimension sociale, cette initiative participe à la valorisation du métier d’enseignant, reconnu comme un pilier essentiel dans la formation des générations futures.

Enfin, les porteurs du projet annoncent une tournée nationale dans les prochains jours afin d’informer et de mobiliser les enseignants à travers le territoire. Encore en phase de déploiement, ce programme suscite déjà un réel espoir au sein du corps enseignant, qui y voit une opportunité concrète d’accéder à un logement décent dans des conditions adaptées à ses réalités socio-économiques.

Ousmane Sonko critique Donald Trump sur fond de tensions internationales

En marge de la conférence de presse tenue ce jeudi 9 avril 2026, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris position sur la situation internationale, en s’exprimant sans détour sur le rôle des grandes puissances dans les crises actuelles. Dans un contexte marqué par de fortes tensions entre Iran et l’alliance formée par les États Unis et Israël , le chef du gouvernement sénégalais a vivement critiqué l’ancien président américain Donald Trump.

Prenant la parole devant la presse, Ousmane Sonko a livré une analyse tranchée de la posture de Donald Trump sur la scène internationale. « Monsieur Trump n’est pas un homme de paix. C’est un homme de déstabilisation du monde », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une politique étrangère marquée par la confrontation et les tensions.

Cette sortie intervient dans un climat géopolitique particulièrement tendu, où les rivalités stratégiques entre grandes puissances s’intensifient, notamment au Moyen-Orient. Les récents développements entre l’Iran et ses adversaires alimentent les inquiétudes d’une escalade militaire, tandis que les positions des dirigeants internationaux sont scrutées avec attention.

À travers cette déclaration, le Premier ministre sénégalais semble vouloir affirmer une voix indépendante sur la scène internationale, en phase avec une partie de l’opinion publique africaine critique vis-à-vis des interventions et des influences extérieures. Son positionnement s’inscrit également dans une volonté de défendre une vision du multilatéralisme fondée sur le dialogue, la souveraineté des États et la stabilité mondiale.

Justice sénégalaise : le Président réaffirme son engagement pour des réformes profondes et durables

Le Président de la République a pris part à la rentrée solennelle de la Conférence du Stage du Barreau du Sénégal, un rendez-vous majeur dans la vie judiciaire nationale. Cette cérémonie, hautement symbolique, a offert au Chef de l’État l’occasion de réaffirmer la place centrale de la justice dans la construction d’un État de droit solide et crédible, en phase avec les aspirations des citoyens.

Dans un contexte marqué par de fortes attentes en matière de transparence, d’équité et d’efficacité du système judiciaire, le Président a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes engagées avec rigueur et constance. Il a souligné que la dynamique actuelle, portée par le gouvernement, s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer l’indépendance de la justice, condition essentielle pour garantir la confiance des justiciables.

Le Chef de l’État a également mis en avant les efforts consentis pour améliorer les conditions d’exercice des acteurs du secteur judiciaire. Il a évoqué les initiatives destinées à moderniser les infrastructures, à renforcer les moyens humains et matériels, ainsi qu’à promouvoir la formation continue des professionnels du droit. Ces mesures, selon lui, constituent des leviers indispensables pour élever durablement les performances du système judiciaire.

Dans son intervention, le Président de la République a réitéré sa ferme volonté de mener à terme les réformes en cours. Il a insisté sur l’importance de consolider les acquis afin de bâtir une justice plus accessible, plus efficace et plus équitable, répondant pleinement aux exigences des Sénégalaises et des Sénégalais.

Réforme constitutionnelle au Sénégal : un large front de la société civile appelle à rééquilibrer les pouvoirs

Un collectif de 46 organisations issues de la société civile et du monde syndical a rendu publique une tribune appelant à une réforme constitutionnelle fondée sur la responsabilité, la transparence et un meilleur équilibre des institutions. À travers cette initiative, les signataires entendent peser dans un contexte qu’ils qualifient de tournant institutionnel majeur pour le Sénégal, en mettant en garde contre les dérives d’un hyper-présidentialisme et en plaidant pour une consolidation durable de l’État de droit.

Dans leur déclaration, ces organisations insistent sur la nécessité de bâtir un système institutionnel plus équilibré, dans lequel les pouvoirs seraient mieux répartis et encadrés. Elles estiment que la réforme constitutionnelle à venir représente une opportunité historique pour renforcer les fondements démocratiques du pays, à condition que celle-ci s’inscrive dans une logique de transparence, de reddition des comptes et de participation citoyenne. Parmi les signataires figurent notamment Afrikajom Center, Afrique Enjeux (Afex), Amnesty Sénégal et Article 19 Freedom of Expression, des structures reconnues pour leur engagement en faveur des droits humains et de la gouvernance démocratique.

Le collectif met en avant plusieurs priorités qu’il juge essentielles pour garantir l’efficacité et la crédibilité de la réforme. Il appelle notamment à un renforcement significatif du rôle du Parlement afin d’assurer un meilleur contrôle de l’action gouvernementale. Les organisations plaident également pour une justice véritablement indépendante, capable de fonctionner sans pression ni interférence politique, condition indispensable à la confiance des citoyens dans les institutions.

Par ailleurs, la tribune insiste sur l’importance de faire de la transparence et de la reddition des comptes des piliers centraux de la gouvernance publique. Pour les signataires, il est impératif que les autorités soient tenues de rendre compte de leur gestion de manière régulière et accessible. Ils encouragent également le développement de mécanismes de démocratie participative, permettant une implication plus directe des citoyens dans les processus décisionnels.

Enfin, le collectif souligne la nécessité de mettre en place un dispositif indépendant chargé de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Une telle structure permettrait, selon eux, de garantir que les engagements pris ne restent pas lettre morte et que les objectifs de rééquilibrage des pouvoirs soient effectivement atteints.

Affaire du PNT : la Haute Cour de justice ouvre les auditions visant Moussa Bocar Thiam

La Haute Cour de justice a franchi une nouvelle étape dans le traitement du dossier impliquant l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam. Selon des informations rapportées ce mercredi 9 avril par le quotidien L’Observateur, les premières auditions ont officiellement débuté, marquant ainsi l’entrée concrète de la procédure dans sa phase d’instruction.

D’après les éléments disponibles, deux personnes ont déjà été entendues par les enquêteurs. Il s’agit de l’ancien directeur administratif et financier du ministère concerné ainsi que du directeur du Parc des technologies numériques du Sénégal. Ces auditions ont été réalisées à titre de simples renseignements, une étape classique dans ce type de procédure, visant à recueillir des informations préliminaires et à éclairer les magistrats sur les contours de l’affaire.

Au cœur du dossier se trouve le projet de concession du Parc des technologies numériques, attribué en mars 2024 à la société Ewan Assets pour une durée de vingt ans. Cette opération fait aujourd’hui l’objet de nombreuses interrogations et constitue le principal point d’ancrage des poursuites engagées contre l’ancien ministre. Moussa Bocar Thiam est en effet visé pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs.

À ce stade de la procédure, les autorités judiciaires restent particulièrement discrètes. Aucun détail n’a filtré concernant le contenu des auditions déjà menées, ni sur les éléments précis en possession des enquêteurs. Ce silence s’inscrit dans une logique de préservation du secret de l’instruction, alors que les investigations pourraient s’étendre à d’autres acteurs impliqués de près ou de loin dans la gestion et l’attribution du projet.

Grève des transporteurs : Diomaye Faye appelle au dialogue et accélère les réformes du secteur

Le secteur du transport routier sénégalais traverse une zone de turbulences, marquée par une grève des transporteurs qui perturbe fortement la mobilité des populations et le fonctionnement de l’économie. Face à cette situation préoccupante, le président Bassirou Diomaye Faye a placé la question au cœur des échanges lors du Conseil des ministres, en insistant sur l’urgence d’un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs du secteur.

Le chef de l’État a ainsi demandé au ministre des Transports terrestres, yankhoba Diémé, de produire un rapport exhaustif sur les contraintes qui minent le transport routier. Ce document attendu avant la fin du mois d’avril 2026 devra également proposer des pistes de transformation inclusives et durables, assorties d’un calendrier précis de mise en œuvre.

Dans son intervention, le président a déploré la répétition des mouvements de grève, qui paralysent la circulation des personnes et des biens, tout en freinant les activités économiques. Il a rappelé l’importance du respect des lois et règlements, tout en appelant à un renforcement du dialogue social afin d’aboutir à un pacte durable avec les transporteurs. L’objectif affiché est clair : garantir un retour rapide à un fonctionnement normal du secteur.

Au-delà de la gestion de la crise actuelle, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé ses priorités en matière de sécurité routière et de modernisation du système de transport. Il a notamment insisté sur la nécessité d’un contrôle routier plus rigoureux et d’un respect strict du Code de la route par l’ensemble des usagers, en particulier les véhicules de transport public. Le renouvellement du parc automobile, jugé vieillissant, apparaît également comme une urgence pour améliorer la qualité du service et réduire les risques d’accidents.

Le président a par ailleurs mis en avant l’importance d’optimiser les systèmes existants, notamment ceux de Dakar Dem Dikk et du Bus Rapid Transit Dakar, tout en intégrant davantage les opérateurs privés agréés dans une dynamique de professionnalisation du secteur. Cette approche vise à bâtir un écosystème de transport plus cohérent, capable de répondre efficacement aux besoins croissants des usagers.

Dans une logique de complémentarité, le chef de l’État a également souligné la nécessité d’assurer le bon fonctionnement des infrastructures ferroviaires, notamment le Train Express Régional , les Chemins de fer du Sénégal et les Grands Trans Trains du Sénégal l. L’ambition est de développer un système de transport multimodal performant, capable de désengorger les routes et d’améliorer la mobilité urbaine et interurbaine.

De son côté, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté les contours du projet de restructuration du Réseau de Transport en Commun, un programme ambitieux estimé à 267 milliards de FCFA et piloté par le Conseil exécutif des transports Urbains durables de Dakar. Ce projet vise à réorganiser en profondeur le réseau de bus, à améliorer la desserte des zones périphériques et à faciliter les correspondances avec les transports de masse.

L’initiative prévoit également l’acquisition de matériel roulant moderne, le développement d’infrastructures adaptées et la professionnalisation des acteurs du secteur. Elle s’inscrit dans une volonté de transition vers des transports plus propres, avec l’introduction de bus à faible émission.

Pour accélérer la mise en œuvre de ce projet structurant, Ousmane Sonko a demandé aux ministres en charge de l’économie et des finances de lever rapidement les contraintes identifiées. Il a également sollicité l’avis de plusieurs départements ministériels, ainsi que des Forces armées, sur la faisabilité du projet de construction du stade de Ouakam sur le site de l’ancienne piste.

Sénégal : un programme solaire régional en quête d’ancrage communautaire

Dans le cadre du déploiement de ses activités au Sénégal, une importante délégation de Hexing Afrique, spécialisée notamment dans la distribution de compteurs Woyofal et de solutions solaires de la marque Livoltek, a été reçue ce mardi par l’imam Cheikh Mouhamadou Mahy Seydi Aliou Cissé à Médina Baye.

Cette audience s’inscrit dans le sillage du lancement officiel du « Programme régional Artisan Solaire », une initiative conjointe de la Chambre des métiers de Kaolack et du partenariat formé par Hexing Afrique et Malaaji Solar. Ce programme vise à promouvoir des solutions énergétiques durables, accessibles et adaptées aux réalités locales.

La rencontre avec le porte-parole de la Fayda a permis aux porteurs du projet de présenter les grandes orientations de cette initiative, tout en explorant des pistes de collaboration à fort impact, tant au Sénégal que dans la sous-région. Cette démarche s’inscrit dans une logique de concertation avec les leaders d’influence et les acteurs clés du développement communautaire.

Reconnue pour son engagement en faveur du développement socio-économique, la figure de Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass, khalife général de Médina Baye, apparaît comme un partenaire stratégique pour accompagner la mise en œuvre et l’appropriation de ce programme innovant. À cet effet, les promoteurs ont sollicité son appui, son accompagnement ainsi que ses prières pour la réussite du projet.

Porté par une vision de transition énergétique inclusive, le « Programme régional Artisan Solaire » ambitionne de générer jusqu’à 70 % d’économie d’énergie, tout en contribuant au renforcement des compétences locales dans le secteur des énergies renouvelables.

Cette première audience marque ainsi le point de départ d’un partenariat prometteur, fondé sur des valeurs de coopération, d’innovation et de développement durable.

Affaire Sonko–Niang : un recours en révision déposé devant la Cour suprême pour contester la condamnation de 2023

Les avocats du Premier ministre Ousmane Sonko ont saisi la Cour suprême d’un mémoire de 16 pages visant à obtenir la révision du procès en diffamation qui l’opposait à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. Cette démarche judiciaire a pour objectif principal l’annulation de l’arrêt rendu le 8 mai 2023 par la Cour d’appel, une décision qui avait condamné le leader de Pastef à six mois de prison avec sursis et à verser 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts.

Cette condamnation, devenue définitive, avait eu des conséquences politiques majeures en entraînant l’inéligibilité d’Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2024. Aujourd’hui, ses conseils entendent remettre en cause le fondement même de cette décision en invoquant un élément nouveau qu’ils jugent déterminant.

Au cœur de leur argumentaire figure l’article 92.4 de la loi organique sur la Cour suprême, qui autorise la révision d’un procès lorsqu’un fait nouveau, inconnu au moment des débats, est susceptible de modifier l’appréciation des juges. Selon la défense, le rapport de l’Inspection générale des finances constitue précisément cette pièce nouvelle. Les avocats soutiennent que ce document, émanant d’une autorité de contrôle officielle et signé par des inspecteurs compétents, présente toutes les garanties d’authenticité requises.

Sur le fond, ce rapport viendrait, selon eux, fragiliser la base de la condamnation en mettant en évidence des irrégularités imputées à l’autorité de tutelle de l’époque, à savoir Mame Mbaye Niang. L’absence de ce document lors du procès initial aurait ainsi privé la juridiction d’un élément essentiel, susceptible de faire naître un doute sérieux sur la culpabilité retenue contre Ousmane Sonko.

Les avocats du Premier ministre rejettent par ailleurs toute idée selon laquelle la loi d’amnistie rendrait leur recours sans objet. Ils rappellent que cette loi ne saurait porter atteinte aux droits des tiers. Or, dans cette affaire, Mame Mbaye Niang continue de réclamer le paiement des dommages et intérêts au titre des intérêts civils. Dans ce contexte, Ousmane Sonko conserve, selon eux, un intérêt légitime à contester le bien-fondé de sa condamnation afin de préserver à la fois son patrimoine et son honneur.

Face à ces enjeux juridiques et politiques, la défense demande à la Cour suprême de déclarer recevable le recours introduit par le Procureur général. Elle sollicite ensuite l’annulation de l’arrêt de la Cour d’appel ainsi que du jugement rendu en première instance. Enfin, les conseils du Premier ministre plaident pour le renvoi de l’affaire devant une nouvelle juridiction d’appel, afin qu’un procès contradictoire puisse être organisé, intégrant cette fois le rapport de l’Inspection générale des finances comme élément central des débats.

Guédiawaye : scandale financier à l’hôpital Roi Baudouin, une caissière se marie le jour de son inculpation

Un fait divers pour le moins déroutant secoue actuellement l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, mêlant soupçons de détournement de fonds publics, rebondissements judiciaires et circonstances personnelles hors du commun. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, porte sur un présumé détournement d’un montant estimé à 35 millions de francs CFA, impliquant deux femmes désormais dans le viseur de la justice.

Selon les informations rapportées, la caissière principale de l’établissement, identifiée comme M. Seye, ainsi qu’une prestataire de service, M. Fall, ont été présentées au juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs et détournement de deniers publics, des infractions graves compte tenu de l’ampleur des fonds concernés et de leur origine publique.

Alors que le parquet avait requis leur placement sous mandat de dépôt, la décision du magistrat instructeur a surpris plus d’un observateur. Les deux mises en cause ont finalement été placées sous contrôle judiciaire. Cette mesure s’expliquerait par des considérations humanitaires. La caissière souffrirait d’épilepsie, tandis que sa co-inculpée, jeune mère allaitante, présenterait une santé jugée fragile. Ces éléments auraient pesé dans l’appréciation du juge, qui a opté pour une alternative à l’incarcération.

Mais c’est un autre détail qui a particulièrement marqué l’opinion publique. Le jour même de son inculpation, la caissière principale a célébré son mariage. Une situation aussi rare qu’insolite, qui a permis à l’intéressée de regagner son domicile après son passage devant la justice, dans un contexte mêlant tension judiciaire et événement personnel majeur.

À l’origine de cette affaire se trouve un changement intervenu à la tête de la caisse de l’hôpital. La nouvelle responsable, Mme Sy, récemment affectée en provenance de Rufisque, aurait rapidement constaté des anomalies dans la gestion financière. Ses soupçons ont conduit à un audit approfondi, réalisé avec l’appui des inspections des ministères des Finances et de la Santé. Les investigations ont alors révélé un déficit de 35 millions de francs CFA, constaté à la veille de la Korité.

Le mode opératoire présumé, qualifié de « saut de jour », consistait à ne pas reverser systématiquement l’intégralité des recettes journalières sur les comptes bancaires de l’hôpital. Les fonds issus des consultations et des examens médicaux auraient ainsi été partiellement soustraits, créant un manque à gagner progressif mais conséquent.

L’enquête, confiée à la Brigade de recherches de Keur Massar à la suite d’une plainte contre X, se poursuit activement. Les enquêteurs s’emploient désormais à déterminer l’ampleur exacte du réseau et à identifier d’éventuelles complicités, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement hospitalier.

Un élément suscite particulièrement l’attention des autorités : le départ précipité de l’ancien responsable de la caisse, officiellement pour des soins à l’étranger. Ce détail, jugé troublant, pourrait constituer une piste importante dans la manifestation de la vérité.

CAN 2025 : après Dakar, Patrice Motsepe se rend au Maroc dans un climat de tensions autour du titre continental

À peine sa visite officielle au Sénégal achevée, le président de la Confédération africaine de football,Patrice Motsepe, a pris une nouvelle initiative qui attire déjà toutes les attentions sur la scène du football africain. Le dirigeant sud-africain a décidé de se rendre ce jeudi au Maroc, dans un contexte particulièrement sensible marqué par les débats persistants autour de la légitimité du champion de la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Cette visite intervient alors que des divergences notables opposent le Maroc et le Sénégal, alimentant une polémique qui ne cesse de prendre de l’ampleur depuis la finale de la compétition. Bien que les détails précis de ces désaccords n’aient pas été officiellement exposés, plusieurs sources évoquent des contestations liées à l’interprétation des décisions arbitrales et à la gestion globale de la rencontre décisive.

Au cours de son séjour, Patrice Motsepe doit rencontrer le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, ainsi que d’autres acteurs influents du football marocain. Ces échanges s’annoncent déterminants dans la mesure où ils pourraient permettre d’apaiser les tensions et de clarifier la position de l’instance continentale sur ce dossier sensible.

Point d’orgue de cette visite, une conférence de presse est prévue à Rabat à 17h00 heure locale, soit 16h00 GMT. À cette occasion, le président de la Confédération africaine de football pourrait apporter des éclaircissements attendus par de nombreux observateurs, notamment sur les décisions prises après la finale et sur la reconnaissance officielle du champion.

Pour l’heure, ni la Confédération africaine de football ni la Fédération royale marocaine de football n’ont communiqué de manière détaillée sur les véritables enjeux de ce déplacement. Ce silence alimente les spéculations et renforce l’intérêt autour de cette visite, perçue comme un moment clé pour l’avenir du football africain et pour la crédibilité des instances dirigeantes du continent.

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 8 AVRIL 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 08 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

En introduction, le Chef de l’Etat réitère, dans le contexte des célébrations de la fête de Pâques, son message de félicitations et de solidarité,  à l’endroit de la Communauté chrétienne, avant de poursuivre sa communication axée sur les points suivants :

Célébrations de la Fête nationale

Le Président de la République rappelle que le Sénégal a célébré, le 04 avril 2026, dans la communion et la fierté collective, le 66ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Il salue le succès retentissant des célébrations sur l’étendue du territoire national, marqué par la délocalisation, à Thiès, de la prise d’armes et du Grand défilé national sous sa présidence, en présence de son homologue de la République gabonaise, le Président Brice Clotaire Oligui NGUEMA, invité d’honneur de la manifestation.

Il remercie et félicite les populations de la Région de Thiès, les autorités administratives et l’ensemble des maires et élus locaux, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation remarquable, ayant permis la réussite de cet évènement exceptionnel de l’agenda républicain.

Le chef de l’Etat félicite également le Ministre des Forces armées, le Chef d’Etat-major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour la bonne organisation qui témoigne de leur professionnalisme et de leur exemplarité reconnus. Il exprime son engagement à renforcer la présence dans les territoires, l’équipement, la modernisation et l’excellence des FDS, pour asseoir un Sénégal souverain, dans un monde en pleine mutation. 

Enfin, il rappelle au Gouvernement, dans l’optique de territorialisation de l’action de l’Etat, la nécessité de poursuivre la mise en application de la doctrine de délocalisation des activités de célébration, avec le déploiement maitrisé du Programme spécial de réalisation d’infrastructures dans les régions et chefs-lieux désignés hôtes.  

Exploitation et régulation des autoroutes

Le Président de la République fait observer que la réalisation et l’exploitation des autoroutes participent au désenclavement des zones de production, à la qualité de l’aménagement du territoire, à l’accélération de l’urbanisation et à l’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine. Dans cette dynamique, il salue l’état d’avancement des travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, exécutés à hauteur de 92%. Il demande, à cet effet, au Ministre des Infrastructures de prendre les dispositions pour la mise en service des axes entièrement achevés de la nouvelle Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la section Mbour-Thiadiaye en particulier. Au demeurant, le Chef de l’Etat prescrit d’accélérer les travaux du tronçon Thiadiaye-Kaolack et ceux relatifs à l’Autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis et d’améliorer la circulation et la sécurité routière sur l’axe Dakar-Thiaroye-Rufisque-Toglou-Kirène-Malicounda-Mbour.

Enfin, il donne instruction au Ministre des Infrastructures de proposer un cadre intégré de gouvernance et de régulation des autoroutes en exploitation au Sénégal.  

Gouvernance des transports terrestres

Le Président de la République souligne que la sécurité routière et la modernisation de la gestion des transports terrestres, doivent rester des priorités du Gouvernement, en relation avec les acteurs du sous-secteur, avant de constater une récurrence des grèves cycliques dans les transports routiers, qui entrave la circulation des personnes et des biens et freine les activités économiques.

Rappelant l’impératif de cultiver l’écoute, le dialogue et le sens élevé des responsabilités dans le respect des lois et règlements, il relève l’urgence de renforcer le dialogue social entre l’Etat et les acteurs des transports routiers, en vue de bâtir un pacte durable pour le retour immédiat au fonctionnement normal et intégral des transports routiers. 

Réitérant son attachement à la bonne gouvernance des transports routiers, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de veiller, avec le Ministre chargé des Transports terrestres, à l’application effective et inclusive des recommandations des états généraux des Transports.

Il souligne l’impératif d’assurer un contrôle routier optimal et de veiller au respect scrupuleux du Code de la Route et de la réglementation de la circulation des différentes catégories de véhicules de transport public. A cet égard, il rappelle au Gouvernement l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des programmes de renouvellement des véhicules de transport et d’améliorer l’efficacité du système de transport collectif, avec le renforcement des parcs de la société « Dakar Dem Dik » et du Bus Rapid Transit (BRT), de même que ceux détenus par les associations et opérateurs privés agréés. 

Le Président de la République demande au Gouvernement de veiller au fonctionnement performant du TER, des Chemins de Fer du Sénégal (CFS) et des Grands Trains du Sénégal (GTS), dans une perspective de développement optimal du transport urbain et interurbain multimodal. 

Enfin, il donne instruction au Ministre des Transports terrestres de lui présenter, avant la fin du mois d’avril 2026, un Rapport exhaustif sur les contraintes et les perspectives de transformation inclusive des transports routiers au Sénégal, intégrant un calendrier précis.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le jeudi 09 avril 2026, la Rentrée solennelle du Barreau, avant d’effectuer une tournée économique dans la Région de Kolda du 12 au 14 avril 2026.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : 

Réforme de l’Ecole nationale d’Administration (ENA)

Abordant le rôle du capital humain dans la politique de transformation du Sénégal, le Premier Ministre a présenté le projet de réforme de l’École nationale d’Administration. Ce projet contribuera à la formation des ressources humaines, hautement qualifiées, susceptibles de conduire efficacement les politiques publiques arrimées à la Vision 2050 et à préserver la crédibilité de cette institution, véritable ascenseur social et levier de cohésion nationale et de démocratisation de l’accès aux hautes fonctions de l’État.

Face aux limites du décret n°2011-1704 du 06 octobre 2011 portant création de l’ENA et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et aux impératifs de transformation systémique consistant à réinventer le profil adéquat du manager public, le Premier Ministre a proposé une réforme selon une approche globale, anticipative, inclusive et intégrée, favorisant une synergie d’actions pour des objectifs de modernité et de performance. Pour ce faire, il a annoncé la mise en place d’un Comité de pilotage, placé sous la supervision du Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, intégrant les acteurs clés, pour conduire ladite réforme. Ce Comité, cadre permanent de concertation, élargi à l’ensemble des acteurs concernés, engagera des concertations et formulera des propositions alignées aux politiques publiques des différents secteurs. 

Le Premier Ministre a donné des indications non seulement relatives aux réformes juridiques et institutionnelles, mais également aux réformes pédagogiques et scientifiques, notamment l’élaboration d’un projet de décret abrogeant et remplaçant le décret régissant l’ENA, la modernisation des outils de gestion, l’augmentation des ressources financières et leur rationalisation, la nouvelle configuration des sections, la modernisation du matériel d’enseignement permettant de mettre le numérique au centre des enseignements, la mise en place de l’Institut de Formation à Distance (IFD) ainsi que l’adaptation au système LMD et l’ouverture d’un parcours doctoral. 

Nouvelle doctrine du Secteur informel

Rappelant que l’économie informelle est une fragilité structurelle de notre modèle de développement, le Premier Ministre a estimé que la formalisation du secteur dit « informel » est à la fois une condition de notre compétitivité et un défi. Cette économie est caractérisée par une faible productivité, une assiette fiscale étroite, une couverture sociale insuffisante et un pilotage institutionnel fragmenté. Il s’y ajoute que la Stratégie nationale intégrée de Formalisation de l’Économie informelle (SNIFEI 2022-2026) n’a pas produit l’ensemble des résultats escomptés.

Par conséquent, le Premier Ministre a ordonné une évaluation indépendante rigoureuse de cette stratégie, devant conduire à une stratégie rénovée, reposant sur une nouvelle doctrine incitant fortement à la formalisation et sanctionnant les situations de fraude organisée. De ce point de vue, la formalisation ne sera plus une contrainte, a-t-il-estimé, mais un levier de compétitivité, de création d’emplois décents et de transformation structurelle de notre économie.

Le Premier Ministre a procédé à la typologie de l’informel en quatre (04) catégories, à savoir l’informel de survie, l’informel de transition, l’informel d’optimisation et l’informel illicite. Il a retenu l’alignement des dispositifs d’appui et l’approche interministérielle ainsi que des arbitrages stratégiques notamment l’opérationnalisation effective du statut de l’entreprenant, l’immatriculation comme condition d’accès aux avantages publics, une protection sociale visible et accessible et, enfin, une lutte renforcée contre la fraude organisée. 

Dès lors, le Premier Ministre a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, de lui soumettre, dans un délai de quinze (15) jours, une proposition d’organisation d’un Conseil interministériel dédié à la formalisation. Ce Conseil devra permettre l’adoption d’une stratégie nationale rénovée, assortie d’une feuille de route opérationnelle, d’objectifs chiffrés par ministère et d’arbitrages budgétaires et réglementaires clairs.

Le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun (RTC) 

Le Premier Ministre a annoncé que le projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun de Dakar (RTC), d’un montant total de 267 milliards de FCFA et piloté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables de Dakar (CETUD), est une initiative structurante pour la mobilité urbaine de la capitale. Il permettra de réorganiser le réseau de bus pour mieux connecter les usagers aux transports de masse, d’améliorer la desserte des zones périphériques et de déployer des bus à faible émission. Ce projet prévoit également le déploiement d’infrastructures modernes, l’acquisition d’un matériel roulant de qualité ainsi que la professionnalisation des opérateurs du secteur.

Pour le Premier Ministre, la mise en œuvre dudit projet exige une impulsion décisive pour lever les derniers obstacles. Après avoir identifié les blocages opérationnels qui freinent son démarrage effectif, le Premier Ministre a donné instruction au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget, de prendre, sans délai, toutes les dispositions nécessaires pour lever ces obstacles et permettre le démarrage effectif du projet. 

Enfin, il a demandé au Ministre des Infrastructures, au Ministre des Transports terrestres et aériens, au Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du Territoire et au Ministre des Forces armées, après concertation, de lui présenter un avis sur la faisabilité du Stade de Ouakam sur le site de l’Ancienne Piste.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines et le Ministre des Finances et du Budget ont fait une communication conjointe sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’approvisionnement et l’évolution des prix des produits pétroliers et de l’électricité.

Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fait une communication portant sur la présentation du projet de loi portant Code du Travail et du projet de loi portant Code de la Sécurité sociale.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Restructuration du transport à Dakar : un projet de 267 milliards FCFA pour transformer la mobilité urbaine

Lors du Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une avancée majeure dans la politique de mobilité urbaine avec le lancement imminent du projet de restructuration globale du Réseau de Transport en Commun de Dakar (RTC). D’un coût estimé à 267 milliards de FCFA, ce programme d’envergure, piloté par le Conseil exécutif des Transports urbains durables de Dakar, se veut une réponse structurante aux défis persistants du transport dans la capitale sénégalaise.

Selon le chef du gouvernement, cette initiative vise à refondre en profondeur l’organisation du réseau de bus afin de mieux l’articuler avec les systèmes de transport de masse déjà existants ou en cours de déploiement. L’objectif est de faciliter les déplacements des usagers en assurant une meilleure interconnexion entre les différents modes de transport, tout en réduisant les temps de trajet et les difficultés d’accès, notamment dans les zones périphériques souvent mal desservies.

Le projet prévoit également l’introduction de bus à faible émission, traduisant la volonté des autorités d’inscrire cette réforme dans une dynamique de développement durable. À travers cette orientation, le gouvernement entend non seulement moderniser le parc de transport, mais aussi contribuer à la réduction de la pollution urbaine et à l’amélioration de la qualité de vie des populations dakaroises.

Au-delà du renouvellement du matériel roulant, le programme inclut la mise en place d’infrastructures modernes adaptées aux exigences d’un réseau performant. Il s’agira notamment de créer des stations fonctionnelles, d’optimiser les itinéraires et d’intégrer des solutions technologiques pour une gestion plus efficace du trafic et des flux de passagers. Par ailleurs, un accent particulier sera mis sur la professionnalisation des acteurs du secteur, avec des mesures visant à structurer et encadrer les opérateurs pour garantir un service fiable, sécurisé et conforme aux standards internationaux.

Toutefois, la concrétisation de ce projet ambitieux nécessite de surmonter plusieurs contraintes opérationnelles identifiées par les autorités. Conscient des enjeux, Ousmane Sonko a appelé à une mobilisation rapide des ressources et des dispositifs administratifs. Il a ainsi instruit les ministres en charge de l’Économie et des Finances de prendre sans délai les mesures nécessaires pour lever les obstacles qui entravent encore le démarrage effectif du projet.

Censure partielle de la loi sur le CRM : Aïssata Tall Sall salue une « victoire décisive » pour la démocratie

La décision du Conseil constitutionnel du Sénégal de censurer plusieurs dispositions de la loi portant création du Conseil de Régulation des Médias (CRM) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Parmi les voix les plus marquantes, celle de Aïssata Tall Sall, avocate et figure de l’opposition, qui y voit une avancée majeure pour l’État de droit et la protection des libertés fondamentales.

S’exprimant à la suite de cette décision, la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a qualifié la censure partielle de la loi de « victoire décisive » pour la démocratie sénégalaise. Selon elle, le Conseil constitutionnel a joué pleinement son rôle de gardien de la Constitution en invalidant des dispositions qu’elle jugeait dangereuses pour l’équilibre démocratique, notamment celles relatives aux sanctions visant les professionnels des médias.

Pour l’ancienne ministre de la Justice, ces dispositions représentaient une menace sérieuse pour la liberté de la presse. Elle estime que leur annulation consacre la primauté des principes constitutionnels et protège efficacement les journalistes contre d’éventuelles dérives réglementaires. « La liberté de la presse est sacrée et garantie par notre Constitution », a-t-elle rappelé, insistant sur le fait que toute tentative de restriction doit être strictement encadrée et conforme aux normes démocratiques.

Dans son intervention, Aïssata Tall Sall a également tenu à saluer l’engagement des députés qui ont initié la saisine du Conseil constitutionnel. Elle a adressé ses remerciements aux parlementaires de son groupe ainsi qu’à ceux des non-inscrits, soulignant leur détermination à défendre les droits et libertés. Elle a en outre rendu hommage au journaliste Cheikh Ahmadou Ndiaye, dont elle a magnifié l’implication dans ce combat qu’elle qualifie de juridique et démocratique.

CAN 2025 : un sacre contesté, le Sénégal suspendu au verdict du TAS

La question du véritable champion d’Afrique continue de susciter une vive controverse plusieurs semaines après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Ce débat, loin de s’apaiser, a été relancé à Dakar à l’occasion de la visite du président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, dans un contexte marqué par une forte tension entre les différentes parties concernées.

Face à la presse, le dirigeant sud-africain a tenu à rappeler les faits survenus immédiatement après la finale, tout en insistant sur les limites de son rôle dans cette affaire. Il a notamment souligné qu’il s’était conformé au protocole officiel en remettant les distinctions aux joueurs sénégalais. Selon ses propos, les médailles d’or ont été remises à Sadio Mané et Koulibaly, tandis que le trophée a été officiellement remis au capitaine des Lions. Il a également évoqué la remise de la prime de 10 millions de dollars au Sénégal. Toutefois, Patrice Motsepe a insisté sur un point essentiel : en tant que président de la CAF, il est tenu de respecter strictement les règlements et décisions des instances compétentes.

Cette déclaration intervient alors que le différend opposant le Sénégal au Maroc reste pendant devant le Tribunal arbitral du sport. Saisie après la décision du jury d’appel de la CAF, cette juridiction sportive internationale est désormais chargée de trancher définitivement le litige. L’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit de déterminer l’attribution officielle du titre continental, dans un dossier qui dépasse désormais le cadre strictement sportif pour prendre une dimension institutionnelle.

Pour rappel, le jury d’appel de la CAF a pris la décision controversée de retirer la victoire au Sénégal, une mesure immédiatement contestée par la Fédération sénégalaise de football. À Dakar, les autorités sportives et les supporters restent fermes sur leur position : le trophée a été gagné sur le terrain par les Lions et ne saurait être remis en cause par une décision administrative. Cette conviction est largement partagée au sein de l’opinion publique sénégalaise, où ce dossier est perçu comme une question de justice sportive et de souveraineté.

Dans ce climat d’incertitude, la déclaration de Patrice Motsepe apparaît comme une tentative d’équilibre entre reconnaissance des faits sportifs et respect des procédures réglementaires. Elle illustre également la complexité d’un dossier où s’entremêlent enjeux juridiques, politiques et émotionnels.

Kaolack : mobilisation politique et religieuse pour Pape Malick Ndour

La situation de Pape Malick Ndour continue de susciter une forte mobilisation au sein de son camp politique et parmi ses soutiens. Ce mercredi 8 avril 2026, une délégation composée de responsables et militants de l’Alliance pour la République (APR) s’est rendue à Médina Baye pour solliciter des prières en faveur de sa libération.

Conduite par Ahmeth Youssouf Benzallou, président du Conseil départemental de Kaolack, la délégation comprenait notamment Cheikh Moustapha Mahi Niass, fils du khalife, Ndéye Aby Fall, coordinatrice du COJER de la commune de Kaolack, Serigne Mor Thioune, communicateur traditionnel, Marie Diouf, première adjointe au maire de la commune de Mbadakhoune, Mandour Ndour, responsable politique de l’APR dans ladite commune, ainsi que Liseré Ka, également responsable politique du parti.

Les émissaires ont été reçus par le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhamadou Mahy Ibrahima Niass. Face à cette autorité religieuse influente, ils ont plaidé la cause de Pape Malick Ndour, mettant en avant son engagement au service des populations, tant au niveau local que national, ainsi que ses liens étroits avec la communauté religieuse de Médina Baye.

Selon les membres de la délégation, Pape Malick Ndour joue un rôle déterminant dans le développement de sa localité et dans l’animation de la vie politique nationale. Ils ont ainsi sollicité des prières et un soutien spirituel, dans l’espoir d’une issue favorable à sa situation judiciaire.

Cette démarche s’inscrit dans une tradition bien ancrée au Sénégal, où les acteurs politiques et les citoyens sollicitent régulièrement l’appui des autorités religieuses en période de crise ou d’incertitude.

Au cours de l’audience, le guide religieux a salué l’initiative de la délégation, tout en magnifiant l’attachement de Pape Malick Ndour à la famille de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass. Il a également assuré aux émissaires qu’il formulera des prières en faveur de cet homme engagé au service de son pays.

Audience entre le Président sénégalais et Patrice Motsepe : fermeté sur les principes et appel à la crédibilité du football africain

Le Président de la République du Sénégal a accordé une audience au président de la Confédération africaine de football , Patrice Motsepe, en visite officielle sur le territoire sénégalais. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions et interrogations autour de la situation récente du football africain, notamment après les événements survenus en marge de la dernière Coupe d’Afrique des nations.

Dès l’entame des échanges, le chef de l’État a tenu à réserver un accueil chaleureux à son hôte, tout en donnant à cette rencontre une dimension franche et sans détour. Les discussions, qualifiées d’approfondies, ont permis d’aborder l’ensemble des sujets sensibles liés à l’actualité du football continental. Aucune question n’a été écartée, traduisant la volonté des deux parties d’aller au fond des préoccupations et d’éclaircir les zones d’ombre.

Au cours de l’entretien, le Président de la République a réaffirmé avec insistance les principes fondamentaux auxquels le Sénégal demeure attaché. Il a notamment mis en avant le respect strict du droit, la nécessité d’une transparence totale dans la gestion des affaires sportives, ainsi que l’importance de préserver l’intégrité des compétitions. Ces exigences, selon lui, constituent le socle indispensable à la confiance des acteurs et des supporters.

Le chef de l’État a également insisté sur l’enjeu majeur que représente la crédibilité du football africain à l’échelle internationale. Dans un contexte où le continent est appelé à renforcer son unité et sa gouvernance sportive, il a souligné la nécessité pour les institutions, à commencer par la CAF, de faire preuve de rigueur et de responsabilité. L’objectif est de garantir des compétitions équitables et respectées, capables de porter haut l’image de l’Afrique sur la scène mondiale.

Dans cette dynamique, le Sénégal entend poursuivre une ligne de conduite fondée sur la sérénité, la responsabilité et la fermeté. Les autorités sénégalaises ont réitéré leur engagement à défendre les intérêts légitimes du pays ainsi que son honneur, tout en respectant les cadres institutionnels et les mécanismes de recours existants.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : une affaire sensible au cœur des discussions diplomatiques

Le sort des 18 supporters sénégalais arrêtés au Maroc à l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continue de susciter une vive inquiétude au Sénégal. Interpellés dans un stade après la rencontre, ils sont maintenus en détention depuis près de 80 jours, une situation qui alimente les interrogations et l’émotion au sein de l’opinion publique.

La question a été remise au centre du débat ce mercredi à Dakar, lors d’une conférence de presse du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. Face aux journalistes, le dirigeant sud-africain a reconnu que l’instance continentale ne pouvait pas rester indifférente à cette affaire, compte tenu du contexte dans lequel les arrestations ont eu lieu.

Il a notamment souligné que ces interpellations se sont déroulées dans un stade, à l’occasion d’une compétition organisée par la CAF, ce qui confère à l’organisation une part de responsabilité morale. Tout en affirmant respecter la souveraineté du Sénégal et du Maroc, il a jugé légitime que la situation de ces supporters soit soulevée et suivie avec attention.

Cependant, Patrice Motsepe a insisté sur le caractère particulièrement sensible du dossier. Selon lui, la gestion de cette affaire dépasse le cadre sportif et relève désormais de discussions diplomatiques entre les États concernés. Il a indiqué que des démarches sont en cours pour tenter de trouver une issue favorable, tout en précisant que la nature délicate des échanges ne permettait pas d’en dévoiler les détails publiquement.

Le président de la CAF a tenu à rassurer en affirmant que cette situation tient particulièrement à cœur à son institution. En coulisses, les efforts se poursuivent donc dans un cadre discret, avec l’espoir de parvenir à une solution qui permettrait la libération ou, à tout le moins, un traitement plus favorable pour les supporters sénégalais concernés.

Détournement présumé de plus de 200 millions FCFA : la directrice commerciale d’Addoha Sénégal jugée en flagrant délit

La directrice commerciale de la société immobilière Addoha Sénégal, Fatima Mariame Fall, comparaîtra ce jeudi devant la chambre de jugement financière dans le cadre d’une procédure de flagrants délits. Elle est poursuivie pour un présumé détournement de fonds portant sur un montant estimé à plus de 200 millions de francs CFA.

Selon des informations relayées par SENEWEB, l’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par la société elle-même. La mise en cause est accusée d’escroquerie, ainsi que de faux et usage de faux en écriture privée, des infractions considérées comme particulièrement graves dans le domaine des transactions immobilières.

Après son interpellation, Fatima Mariame Fall a été conduite devant le Pool judiciaire financier, où elle a été présentée au procureur de la République financier. À l’issue de cette étape, elle a été placée sous mandat de dépôt, marquant une volonté des autorités judiciaires de traiter ce dossier avec fermeté.

Dans le cadre de l’enquête, la prévenue a été extraite du camp pénal pour être à nouveau entendue par les enquêteurs du Pool judiciaire financier. Les investigations ont permis de mettre en lumière d’autres éléments accablants, notamment des plaintes émanant de plusieurs clients. Ces derniers affirment avoir été victimes de réservations immobilières fictives, laissant penser à un système bien organisé.

Visa pour la Coupe du monde : le Canada met en garde contre les arnaques au Sénégal

L’Ambassade du Canada au Sénégal a tenu à clarifier une information qui circule de plus en plus sur les réseaux sociaux : il n’existe aucun visa spécial pour assister à la prochaine Coupe du monde de football. Cette précision a été apportée ce mercredi 8 avril 2026 à Dakar, lors d’une session d’information consacrée à la lutte contre la fraude, organisée à l’intention des journalistes et du grand public.

Prenant la parole au nom de la représentation diplomatique canadienne, Mouhamed Diop a formellement démenti les rumeurs faisant état d’un prétendu visa dédié à cet événement mondial. Il a insisté sur le fait que toute personne souhaitant se rendre au Canada pour assister à la compétition doit obligatoirement passer par la procédure classique en sollicitant un visa de visiteur ordinaire, conformément à la réglementation en vigueur.

Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par une recrudescence inquiétante des tentatives d’escroquerie. De nombreux individus mal intentionnés exploitent l’engouement autour de la Coupe du monde pour tromper des candidats au voyage. Sur les réseaux sociaux notamment, certains prétendent pouvoir faciliter l’obtention de visas ou promettent un traitement accéléré des dossiers moyennant paiement, alors même que ces offres sont totalement fictives.

Face à cette situation, les autorités canadiennes ont choisi de renforcer leur stratégie de sensibilisation afin de prévenir les abus et de protéger les citoyens. L’objectif est de couper court aux fausses informations et d’éviter que des Sénégalais ne tombent dans le piège de réseaux frauduleux bien organisés.

L’ambassade a également lancé un avertissement ferme concernant toute tentative de fraude dans les procédures de demande de visa. Mouhamed Diop a rappelé que les services compétents disposent de mécanismes de vérification rigoureux permettant d’examiner chaque dossier avec attention. Toute falsification de documents, déclaration mensongère ou omission volontaire peut entraîner des sanctions immédiates, y compris le rejet de la demande et une interdiction future de déposer un nouveau dossier.

Les autorités canadiennes insistent ainsi sur la nécessité de faire preuve de vigilance. Elles recommandent aux citoyens sénégalais de se référer exclusivement aux canaux officiels du gouvernement du Canada pour toute information relative aux visas ou aux procédures de voyage. Les plateformes institutionnelles et les comptes certifiés demeurent les seules sources fiables pour entreprendre des démarches en toute sécurité.

Kaolack : Madjiguène Diouf Ndiaye défend son image et sa mission auprès des citoyens

Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire de la commune de Kaolack chargée de l’assainissement, est sortie de son silence face à la presse ce mercredi, à la suite des déclarations d’Azoura Fall, qu’elle accuse d’avoir tenté de ternir son image.

Dans une réaction ferme, l’élue locale dénonce des attaques qu’elle juge infondées et met en garde contre toute tentative de manipulation visant à nuire à sa réputation.

« Ceux qui pensent pouvoir m’atteindre par de telles manœuvres se trompent lourdement. Azoura Fall n’en tirera aucun bénéfice, ni aujourd’hui ni demain », a-t-elle martelé.

Madjiguène Diouf Ndiaye s’interroge également sur les motivations réelles derrière ces propos, évoquant la possibilité de commanditaires.

« Que celui ou ceux qui l’encouragent à m’attaquer sachent que je ne céderai à aucune pression », a-t-elle ajouté.

Réaffirmant son engagement au service des populations, elle insiste sur les valeurs qui guident son action publique :

« Mon combat repose sur la rigueur et l’endurance. Je suis déterminée à poursuivre le travail engagé pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens. »

Elle a par ailleurs réaffirmé sa fidélité au maire Serigne Mboup :

« Mon engagement est clair : servir la population kaolackoise et contribuer à faire de Kaolack une ville émergente et prospère. Aucune tentative extérieure ne pourra me détourner de mon soutien au maire. »

Cette sortie marque une nouvelle tension dans l’arène politique locale, sur fond de divergences et de rivalités persistantes.

Dans une prise de position sans détour, Mme Ndiaye a invité son contradicteur à « mettre un terme immédiat à toute forme de désinformation », dénonçant des propos qu’elle juge nuisibles à son image et à son engagement politique.

« La politique doit se faire dans le respect et la vérité. Les insinuations et attaques gratuites n’honorent ni leurs auteurs ni le débat public », a-t-elle insisté, réaffirmant son attachement aux valeurs de rigueur, de transparence et de responsabilité.

Madjiguène Diouf Ndiaye a également rappelé à Azoura Fall, qu’elle qualifie « d’escroc et imposteur », les enseignements de l’islam :

« À travers plusieurs versets, le Coran exhorte les croyants à faire preuve de sincérité et à éviter toute forme de duplicité. Dans la tradition prophétique, le mensonge est associé à l’hypocrisie, un défaut sévèrement condamné. Lorsque l’homme ment, il s’éloigne de la vérité et s’engage sur la voie de la faute. »

Elle conclut en soulignant que, au-delà du cadre strictement religieux, le mensonge a des conséquences sur l’ensemble du corps social.

Inauguration d’une infrastructure stratégique : le gouvernement met en avant un levier clé de développement

Le gouvernement sénégalais a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation avec l’inauguration d’une infrastructure majeure, présentée comme un pilier des grands projets en cours. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, et de son homologue en charge des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, qui ont tous deux salué l’aboutissement de ce chantier d’envergure.

Dans son allocution, le ministre des Infrastructures a exprimé une profonde satisfaction quant à la qualité des travaux réalisés. Il a insisté sur le fait que cette réalisation s’inscrit pleinement dans la vision des autorités visant à transformer durablement le paysage infrastructurel du pays. Selon lui, cet ouvrage symbolise non seulement le savoir-faire technique mobilisé, mais aussi la volonté politique d’accélérer le développement à travers des investissements structurants.

Le ministre des Transports terrestres et aériens a, pour sa part, mis l’accent sur les retombées attendues en matière de mobilité. Il a souligné que cette infrastructure contribuera significativement à fluidifier les déplacements, à renforcer la connectivité entre les territoires et à soutenir la dynamique économique nationale. Pour lui, il s’agit d’un levier essentiel pour accompagner la croissance et améliorer les conditions de vie des populations.

Au-delà des discours officiels, cette inauguration traduit une ambition plus large du gouvernement, qui entend multiplier les projets structurants afin de répondre aux défis liés à l’urbanisation, à la compétitivité économique et à l’intégration territoriale. L’infrastructure inaugurée apparaît ainsi comme un maillon important dans un réseau appelé à se densifier au fil des années.

Toutefois, malgré l’importance manifeste de cet investissement, le coût global du projet n’a pas été rendu public. Cette absence de communication sur les aspects financiers suscite des interrogations, même si les autorités privilégient, pour l’heure, la mise en avant des bénéfices socio-économiques attendus. Le gouvernement semble ainsi vouloir recentrer le débat sur l’impact concret de l’ouvrage, plutôt que sur son financement.

CNRM : le Conseil constitutionnel censure partiellement la loi et encadre son application

Saisi par des députés de la coalition Takku Wallu Sénégal, le Conseil constitutionnel a rendu, le 7 avril 2026, sa décision relative à la loi n° 07-2026 portant création du Conseil national de régulation des médias. Ce texte, adopté le 3 mars 2026 par l’Assemblée nationale, était au cœur de vives controverses dans le paysage médiatique sénégalais, en raison de certaines dispositions jugées attentatoires à la liberté de la presse.

Dans sa décision, la haute juridiction a opéré un examen minutieux du contenu de la loi, concluant à l’inconstitutionnalité de plusieurs dispositions précises. Sont ainsi déclarés contraires à la Constitution les tirets 3 et 4 de l’alinéa 4 de l’article 33, ainsi que l’alinéa 2 de l’article 31. Le Conseil a estimé que ces dispositions pouvaient être isolées du reste du texte sans en altérer la cohérence globale, ce qui justifie leur retrait pur et simple de l’ordre juridique.

Au-delà de cette censure partielle, le Conseil constitutionnel a également validé plusieurs autres articles tout en les assortissant de réserves d’interprétation. Ces réserves, formulées dans les considérants 15, 24 et 26 de la décision, concernent notamment l’article 41, la deuxième phrase de l’alinéa 3 de l’article 31, une partie de l’alinéa 2 de l’article 34 ainsi que l’article 42. Si ces dispositions ne sont pas jugées contraires à la Constitution, leur mise en œuvre devra impérativement respecter les limites et interprétations fixées par la juridiction afin d’éviter toute dérive.

Cette approche traduit une volonté d’équilibre de la part du juge constitutionnel, qui a choisi de préserver l’essentiel de l’architecture de la loi tout en neutralisant les éléments problématiques. En procédant ainsi, il ne remet pas en cause le principe même de la création du Conseil national de régulation des médias, mais encadre strictement les conditions de son fonctionnement et de son action.

Du côté des professionnels des médias, la réaction est mesurée. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Senegal, qui avait exprimé de fortes réserves sur certaines dispositions du texte, voit dans cette décision une avancée, sans toutefois considérer le débat comme clos. Pour nombre d’acteurs de la presse, certaines inquiétudes subsistent quant à l’indépendance et aux pouvoirs réels du futur organe de régulation.

Le khalife de Bambilor élevé au rang d’Ambassadeur de la paix

Le khalife général de Bambilor, Cheikh Thierno Amadou Ba, a été distingué Ambassadeur de la paix au siège de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), à Paris. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop, qui a salué le rôle de guide moral et intellectuel du khalife. Pour ce dernier, cette distinction constitue une opportunité de promouvoir une diplomatie spirituelle, où la transformation des consciences devient un levier essentiel de la paix internationale.

Au siège de la FPU, situé dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, responsables religieux, diplomates et acteurs associatifs se sont réunis pour réfléchir aux fondements de la paix dans un monde en proie à de multiples crises.

Dès l’ouverture, Jacques Marion, président de la FPU, a rappelé l’ambition de la fédération : réconcilier le monde par le dialogue interreligieux et la promotion de valeurs universelles. Selon lui, la paix durable repose sur un travail en profondeur sur l’individu et la famille, socle de toute société. Il a cité, à cet égard, des initiatives telles que la Fédération des familles pour la paix mondiale et la Fédération des femmes pour la paix mondiale.

Lors de la cérémonie, un concept central a émergé : la diplomatie spirituelle. Cette approche, complémentaire à la diplomatie classique, agit sur ce que les intervenants ont qualifié de « fondations invisibles des conflits » : perceptions, émotions et représentations.

Cheikh Amadou Khalil Ba a souligné les limites de la diplomatie traditionnelle face à des conflits enracinés dans les identités et les imaginaires. Selon lui, seule une approche fondée sur des valeurs universelles — paix, justice, pardon et dignité humaine — peut répondre à ces défis. Les leaders religieux jouent ainsi un rôle clé dans la médiation et la prévention des conflits.

Le moment fort de la rencontre a été l’intervention du khalife général de Bambilor, qui a insisté sur le fait que les conflits contemporains ne peuvent être résolus uniquement par des mécanismes institutionnels, leurs racines étant souvent immatérielles. « La diplomatie spirituelle vise à transformer les consciences avant les conflits et à accompagner les processus de réconciliation après les crises », a-t-il expliqué, citant Mahatma Gandhi et Martin Luther King Jr. comme exemples de changements durables initiés par des approches spirituelles.

L’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop, a quant à lui mis en avant la dimension diplomatique de cette démarche. Il a salué le khalife comme « un intellectuel fécond, capable de donner du sens aux dynamiques contemporaines », rappelant que « la diplomatie est une œuvre collective » et soulignant le rôle des leaders spirituels dans le rapprochement des consciences. Il a notamment évoqué Tenzin Gyatso, symbole d’une influence morale au-delà des cadres politiques traditionnels.

Les échanges avec les participants ont permis de prolonger ces réflexions et de structurer une véritable pensée de la diplomatie spirituelle, traduisant les idées en actions concrètes.

Au terme de la rencontre, une conviction s’est imposée : la paix ne se limite pas à l’absence de conflit. Elle suppose une transformation profonde fondée sur les valeurs, les comportements et les consciences. La diplomatie spirituelle apparaît ainsi comme un levier complémentaire aux approches traditionnelles, capable de favoriser une paix plus humaine, durable et sincère.

La cérémonie s’est conclue par la remise officielle du diplôme d’Ambassadeur de la paix au khalife de Bambilor, marquant l’engagement des participants en faveur d’un monde fondé sur le dialogue et la responsabilité collective.

Auparavant, Thierno Amadou Ba avait été reçu par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui l’a élevé au rang de médaillé. Cette distinction renforce la dimension d’une diplomatie religieuse active, engagée pour un avenir fondé sur la solidarité et la compréhension mutuelle.

Aly Saleh

Tentative d’émigration clandestine déjouée sur la Petite-Côte : 31 candidats à l’exil interpellés à Sendou

Une nouvelle opération des forces de sécurité a permis de mettre en échec une tentative d’émigration irrégulière sur la Petite-Côte, confirmant la vigilance accrue des autorités face à ce phénomène persistant. Dans la nuit, une intervention coordonnée du poste de police de Bargny, appuyé par une brigade spéciale, a été menée sur la plage de Sendou, un site de plus en plus utilisé par les réseaux de passeurs pour contourner les dispositifs de surveillance classiques.

Selon des informations rapportées par le journal Libération, cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement jugé fiable. Celui-ci a permis de mettre en lumière une adaptation stratégique des filières clandestines, qui privilégient désormais des points de rassemblement multiples et discrets afin d’échapper au contrôle renforcé des Forces de défense et de sécurité. La plage de Sendou s’inscrit dans cette nouvelle cartographie des départs clandestins, loin des zones habituellement surveillées.

Le dispositif mis en place par les organisateurs reposait sur une logistique bien structurée. Des pirogues de fortune devaient transporter les candidats à l’émigration depuis le rivage jusqu’à une embarcation plus importante positionnée au large. Cette dernière, difficilement détectable depuis la côte, était destinée à assurer la traversée vers les côtes européennes, notamment celles de l’Espagne.

Alertées aux environs de minuit, les unités de la brigade de recherches ont rapidement lancé une descente sur les lieux. À l’approche des forces de l’ordre, une partie des candidats a réussi à s’enfuir, profitant de l’obscurité et de la configuration du site. Toutefois, 31 personnes ont été interpellées lors de l’opération. Le groupe est composé majoritairement de ressortissants sénégalais, au nombre de 20, dont un mineur. À leurs côtés figuraient également 10 ressortissants gambiens ainsi qu’un Guinéen, illustrant le caractère sous-régional de ces flux migratoires.

Les premières auditions ont permis de mieux cerner les modalités financières de cette tentative. Les candidats avaient versé des montants compris entre 200 000 et 500 000 francs CFA pour financer leur voyage. Certains avaient conclu des arrangements consistant à régler le solde une fois arrivés en Europe, tandis que d’autres bénéficiaient du soutien financier de proches vivant à l’étranger. Ces pratiques témoignent de l’organisation sophistiquée de ces réseaux, capables d’adapter leurs méthodes de paiement pour attirer davantage de candidats.

À ce stade de l’enquête, le principal organisateur de l’opération reste introuvable. Les autorités ont lancé des recherches actives pour le localiser et démanteler l’ensemble du réseau impliqué. Cette fuite souligne la difficulté persistante à neutraliser les têtes de ces filières, souvent mobiles et bien informées des mouvements des forces de sécurité.

Cette intervention réussie met une nouvelle fois en évidence la détermination des forces de défense et de sécurité à lutter contre l’émigration clandestine. Elle intervient dans un contexte où les réseaux de passeurs redoublent d’ingéniosité pour contourner les dispositifs de contrôle, rendant la lutte contre ce phénomène de plus en plus complexe.

Détournement présumé de 35 millions FCFA à l’hôpital de Guédiawaye : deux agentes inculpées et placées sous contrôle judiciaire

Une affaire de détournement présumé de deniers publics secoue l’hôpital Baudouin de Guédiawaye. La caissière principale et une prestataire de service ont été présentées, le 7 mars 2026, au juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. À l’issue de leur audition, elles ont été inculpées pour association de malfaiteurs et détournement de deniers publics.

Toutefois, les deux mises en cause n’ont pas été placées sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur a opté pour un placement sous contrôle judiciaire, tenant compte de leur état de santé. Selon des informations rapportées par le journal L’Observateur, l’une souffrirait d’épilepsie, tandis que l’autre, identifiée sous le nom de M. Fall, est une jeune mère allaitante.

L’affaire trouve son origine dans un récent remaniement intervenu au niveau de la caisse de l’établissement hospitalier. À peine installée, la nouvelle caissière principale, Mme Sy, a entrepris des vérifications internes. Très vite, des irrégularités ont été constatées dans les écritures comptables, suscitant des doutes sur la gestion des recettes.

Face à ces incohérences, un audit financier approfondi a été déclenché avec l’appui des inspections relevant des ministères des Finances et de la Santé. Les conclusions de cet audit ont mis en évidence un déficit estimé à 35 millions de francs CFA, révélant ainsi un trou important dans les caisses de l’hôpital.

Les premiers éléments de l’enquête ont permis de mettre au jour un mécanisme frauduleux présumé reposant sur une technique dite de « saut de jour ». Selon les enquêteurs, certaines recettes journalières issues des consultations, examens médicaux et autres prestations n’étaient pas reversées à la banque. Ce procédé, répété sur plusieurs jours, aurait permis de détourner progressivement des sommes importantes, aboutissant au manque constaté.

Alertée par ces résultats, la direction de l’hôpital a dans un premier temps pris des mesures administratives en prononçant une mise à pied conservatoire à l’encontre des agents suspectés. Elle a ensuite saisi la Brigade de recherches de Keur Massar à travers une plainte contre X afin de déclencher une enquête judiciaire.

Grève des transporteurs : Yankhoba Diémé dénonce une rupture du dialogue et annonce des mesures imminentes

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a réagi avec fermeté ce mardi à Ziguinchor face à la décision de certains syndicats du secteur des transports de décréter une grève illimitée, en dépit des avancées significatives enregistrées lors des négociations avec les autorités.

S’exprimant en marge d’une visite du chantier de l’aéroport de Ziguinchor, le ministre est revenu en détail sur le processus de dialogue engagé entre le gouvernement et les représentants des transporteurs. Il a notamment souligné les efforts consentis par l’État pour instaurer un climat de concertation sincère et direct, allant jusqu’à mobiliser l’ensemble des services compétents pour un troisième round de discussions, tenu un dimanche, preuve selon lui de l’importance accordée à la résolution de la crise.

Selon Yankhoba Diémé, ces échanges ont permis d’aboutir à un accord sur cinq des dix points soulevés par les syndicats, ce qui constituait, à ses yeux, une avancée notable. Il s’est toutefois dit surpris par la tournure des événements, affirmant que les autorités ne s’attendaient pas à une telle réaction des transporteurs à l’issue des négociations.

Le ministre a particulièrement dénoncé la décision de certains syndicats de fermer les gares routières pour faire respecter leur mot d’ordre de grève, une initiative qu’il juge regrettable au regard des progrès déjà réalisés. Il a laissé entendre que cette posture pourrait compromettre les efforts de dialogue engagés jusque-là entre les deux parties.

Face à cette situation, Yankhoba Diémé a tenu à rappeler la responsabilité de l’État, qui, tout en privilégiant le dialogue, se doit également de garantir l’ordre public et la continuité des services. Il a ainsi averti que des mesures pourraient être prises dans un délai de 24 heures afin de faire face à cette crise.

Washington et Téhéran amorcent un dégel prudent avec des discussions directes envisagées

Les relations entre les États-Unis et l’Iran pourraient connaître une évolution significative dans les prochains jours, à la faveur d’un fragile apaisement des tensions dans le Golfe. Mardi, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que des échanges étaient en cours en vue d’éventuelles discussions en personne entre responsables américains et iraniens. Une perspective qui, si elle se concrétise, marquerait une étape importante dans les efforts diplomatiques entre deux pays aux relations historiquement conflictuelles.

Cette annonce intervient dans un contexte particulier, marqué par un accord de cessez-le-feu temporaire de deux semaines entre États Unis et Iran. Cet arrangement aurait été conclu en contrepartie de la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour le transit du pétrole mondial et régulièrement au cœur des tensions géopolitiques dans la région.

Selon Karoline Leavitt, des discussions sont actuellement en préparation, mais leur tenue reste conditionnée à une validation officielle par les plus hautes autorités américaines. Elle a précisé que rien n’était encore définitif, soulignant la prudence de Washington dans la gestion de ce dossier sensible. Cette approche reflète la complexité des relations entre les deux pays, souvent marquées par des périodes d’escalade suivies de tentatives de désescalade.

D’après plusieurs sources concordantes, des rencontres pourraient débuter dès vendredi à Islamabad, au Pakistan. Le choix de cette capitale sud-asiatique comme lieu de dialogue n’est pas anodin, Islamabad ayant déjà servi de terrain neutre pour des discussions diplomatiques sensibles dans le passé.

La réouverture du détroit d’Ormuz constitue un élément central de cet accord provisoire. Ce corridor maritime, par lequel transite une part significative des exportations mondiales de pétrole, est vital pour l’économie internationale. Sa fermeture, même temporaire, peut entraîner des perturbations majeures sur les marchés énergétiques et accentuer les tensions entre grandes puissances.

Si ces discussions directes venaient à se concrétiser, elles pourraient ouvrir la voie à un dialogue plus structuré sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le programme nucléaire iranien, les sanctions économiques imposées par Washington et la sécurité régionale au Moyen-Orient. Toutefois, les observateurs restent prudents, rappelant que de nombreuses tentatives de rapprochement par le passé ont échoué face à des divergences profondes.

Cyberattaque bancaire en Afrique : le Sénégal au cœur d’un vaste réseau criminel international

Une cyberattaque d’une ampleur sans précédent ébranle actuellement le système bancaire africain. D’après des révélations du journal Libération, le Sénégal ne serait que la partie émergée d’une opération criminelle beaucoup plus vaste, menée de manière coordonnée dans plusieurs pays du continent.

Selon les informations rapportées, des retraits frauduleux ont été simultanément enregistrés dans plusieurs distributeurs automatiques de billets à Dakar, Thies et Kaolack. Au même moment, des opérations similaires étaient signalées dans neuf autres pays africains, notamment au Liberia, en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire, au Burkina faso, au Togo, au Mali, mais aussi au Kenya, en Taneanie et en République démocratique du Congo. Cette synchronisation laisse peu de doute quant à l’existence d’un réseau structuré, capable de mener des attaques coordonnées à grande échelle.

Le préjudice financier est particulièrement lourd pour le Sénégal. Le pays aurait enregistré à lui seul une perte de 1,143 milliard de francs CFA, issue de 3 421 retraits frauduleux. Certaines agences ont été particulièrement ciblées, notamment celle des Parcelles Assainies, où près de 314,943 millions de FCFA ont été siphonnés sur 29 comptes. L’agence Bourguiba figure également parmi les plus touchées, avec 191,276 millions de FCFA retirés frauduleusement sur neuf comptes. Ces montants, déjà considérables, ne représentent toutefois qu’une fraction des pertes globales, l’attaque s’étant étendue à plusieurs pays simultanément.

Ce type d’opération ne semble pas inédit. Toujours selon les révélations de Libération, un précédent cas avait été signalé en octobre 2025, avec le vol de 250 millions de francs CFA dans des circonstances similaires. Le mode opératoire, manifestement bien maîtrisé, laisse penser que les auteurs de ces attaques opèrent depuis plusieurs mois, voire plus longtemps, perfectionnant progressivement leurs techniques et élargissant leur champ d’action.

Sur le plan judiciaire, les premières avancées de l’enquête marquent un tournant. Les éléments de la Division des investigations criminelles ont procédé à plusieurs interpellations, dont celle de Alioune Thiam, présenté comme le gérant de la société « Easy Go Teranga ». Il a été arrêté à son retour sur le territoire sénégalais, avant que son présumé complice ne soit également appréhendé.

Tensions au sommet de l’exécutif : Baye Mayoro Diop défie ouvertement le Premier ministre

La tension politique semble monter d’un cran au sein de la coalition au pouvoir. Baye Mayoro Dieng, membre de la coalition Diomaye President et actuel Directeur de la coopération décentralisée au Ministère de l’Urbanisme,des Collectivités territoriales et de l’Amenangement du Territoire et de l’Amenagement du territoire, a de nouveau exprimé publiquement son désaccord frontal avec la gouvernance du Premier ministre Ousmane Sonko.

Quelques jours seulement après avoir réclamé son limogeage, notamment lors de sa sortie du 4 avril, Baye Mayoro Diop revient à la charge avec des critiques encore plus virulentes. Cette fois, il cible directement les restrictions imposées par le chef du gouvernement concernant les déplacements des ministres à l’étranger, une mesure qui, selon lui, porterait atteinte au bon fonctionnement de l’action gouvernementale.

S’exprimant sur sa page Facebook, le responsable politique n’a pas mâché ses mots, qualifiant d’« imposture » la volonté du Premier ministre de réguler l’agenda international des membres du gouvernement. Pour lui, si la coordination de l’action gouvernementale relève effectivement des prérogatives du chef du gouvernement, celle-ci doit impérativement s’inscrire dans un cadre de respect mutuel et de responsabilité partagée. Il estime que les décisions actuelles seraient plutôt dictées par des considérations subjectives, évoquant des « humeurs personnelles » et des « calculs politiques ».

Dans une posture de défi assumé, Baye Mayoro Diop est allé encore plus loin en appelant les ministres à ne pas se soumettre à ce qu’il qualifie de « diktat ». Il les exhorte à préserver leur dignité et leur autonomie dans l’exercice de leurs fonctions, allant jusqu’à les inciter explicitement à passer outre les consignes du Premier ministre. « Voyagez partout, si l’intérêt national le commande », a-t-il lancé, dans une déclaration qui pourrait accentuer les divisions internes.

FADP 2025 : une attribution des financements sous le sceau de la transparence et de la rigueur

Le Conseil de gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) a rendu public son rapport relatif à l’attribution des ressources au titre de l’exercice 2025, marquant une étape importante dans la réforme et la transparence du financement des médias au Sénégal.

Dans ce document, l’instance dirigeante du FADP précise que le processus d’allocation des fonds n’a pas été lancé immédiatement en début d’année, comme cela était initialement prévu. Ce retard s’explique par la nécessité de se conformer strictement aux exigences juridiques et administratives, suite aux observations formulées par l’Inspection générale d’État (IGE). En effet, des insuffisances avaient été relevées dans les procédures antérieures, poussant les autorités à engager un travail de correction en profondeur afin de garantir une gestion plus rigoureuse, équitable et conforme aux normes en vigueur.

Ainsi, avant toute distribution de ressources, le Conseil de gestion a entrepris une révision des mécanismes d’attribution, en mettant l’accent sur la transparence, la traçabilité et l’égalité de traitement entre les différents acteurs du secteur médiatique. Cette mise en conformité a notamment concerné la clarification des critères d’éligibilité, le renforcement des contrôles administratifs et financiers, ainsi que l’actualisation des dossiers des entreprises de presse candidates.

Le rapport souligne également que cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de professionnalisation du secteur des médias, dans un contexte où les enjeux liés à la crédibilité de l’information et à la viabilité économique des entreprises de presse sont de plus en plus cruciaux. En assainissant le processus, le FADP entend restaurer la confiance des acteurs et s’assurer que les fonds publics profitent effectivement aux structures respectant les normes légales et déontologiques.

Concernant la liste des médias bénéficiaires, le Conseil de gestion indique qu’elle a été établie à l’issue d’un examen minutieux des dossiers soumis. Seules les entreprises ayant satisfait à l’ensemble des critères requis ont été retenues. Ces critères incluent notamment la régularité administrative, la conformité fiscale, l’existence juridique, la production effective de contenus et le respect des obligations professionnelles.

Le rapport mentionne que les bénéficiaires couvrent une diversité de supports, allant de la presse écrite aux médias en ligne, en passant par les radios et les télévisions. Cette répartition vise à refléter la pluralité du paysage médiatique sénégalais et à soutenir les différents segments du secteur, chacun confronté à des défis spécifiques.

Par ailleurs, le Conseil de gestion a insisté sur la nécessité pour les médias bénéficiaires d’utiliser les ressources allouées de manière responsable et conforme aux objectifs du fonds. Des mécanismes de suivi et d’évaluation seront mis en place afin de s’assurer de la bonne utilisation des financements, avec la possibilité de sanctions en cas de manquements constatés.

Papa Moussa Gueye honoré aux Prix Rangée et appelle à une mobilisation de la diaspora

Dakar, 5 avril 2026 – La 14ᵉ édition des Prix Rangée, organisée au Grand Théâtre de Dakar, a consacré Papa Moussa Gueye en lui décernant le Prix « Entreprise performante » pour ses initiatives à travers AVI Distribution et Les Couvoirs AVIA.

Placée sous le thème « Les acteurs qui transforment le Sénégal à l’honneur », la cérémonie a rassemblé un large éventail de personnalités issues des milieux institutionnels, économiques et sociaux, venues célébrer les bâtisseurs du développement national.

En recevant sa distinction, Papa Moussa Gueye a insisté sur la dimension collective de cette réussite :

« Ce prix est avant tout celui d’un engagement collectif. Rien ne s’est fait seul. »

Au-delà de cette reconnaissance, l’entrepreneur a profité de l’occasion pour interpeller le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, présent dans la salle. Il a plaidé pour une mobilisation accrue de la diaspora sénégalaise, qu’il considère comme un levier essentiel pour l’avenir du pays.

Selon lui, il est urgent de mettre en place des dynamiques ambitieuses favorisant le retour, l’implication et la contribution concrète des Sénégalais établis à l’étranger.

Cette prise de parole traduit sa conviction que le développement du Sénégal repose sur une vision collective et inclusive, tournée vers l’action. La distinction reçue vient renforcer son engagement à poursuivre des initiatives à fort impact économique et social.

À propos de Papa Moussa Gueye

Co-fondateur des Couvoirs AVIA et fondateur d’AVI Distribution, il est également président des Accouveurs du Sénégal. Rentré au pays en 2022, son parcours illustre un retour marqué par l’action et la volonté de transformer durablement la filière avicole nationale.

À propos d’AVI Distribution

Spécialiste de la distribution d’œufs à couver (OAC) en Afrique de l’Ouest, AVI Distribution garantit, depuis 2022, la sécurité d’approvisionnement des couvoirs grâce à une sélection rigoureuse et une logistique régionale performante.

À propos des Couvoirs AVIA

Créés en 2022, Les Couvoirs AVIA accompagnent les éleveurs en leur fournissant des poussins robustes et traçables. L’entreprise mise sur la qualité, l’innovation sanitaire et la proximité pour transformer l’aviculture au Sénégal, au Mali et dans la sous-région.

Sénégal : reprise de la production des cartes nationales d’identité

La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), relevant du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a annoncé la reprise effective de la production des cartes nationales d’identité depuis le 1er avril 2026.

Selon un communiqué officiel signé par le directeur de la structure, Ibrahima Dieng, les opérations d’enrôlement ont également redémarré progressivement dans plusieurs centres à travers le pays. Cette phase transitoire devrait, à terme, s’étendre à l’ensemble du territoire national ainsi qu’aux représentations diplomatiques à l’étranger.

Les autorités rassurent, par ailleurs, quant à la sécurité des données personnelles des citoyens. « L’intégrité des données des Sénégalais est strictement préservée », souligne la DAF, qui affirme maintenir des standards élevés en matière de protection des informations sensibles.

Dans la même dynamique, la Direction de l’Automatisation des Fichiers se veut attentive aux préoccupations des usagers et promet un service continu afin de faciliter l’accès aux cartes nationales d’identité, un document essentiel pour les démarches administratives.

Cette reprise marque une étape importante dans la normalisation du service d’identification nationale, après une période de perturbations ayant affecté la délivrance des pièces d’identité.

Macky Sall en tête d’un sondage international pour diriger l’ONU

Un sondage réalisé par le cabinet britannique Holding Price Limited, spécialisé dans les analyses électorales et géopolitiques, place l’ancien président sénégalais Macky Sall en tête des personnalités pressenties pour diriger l’Organisation des Nations Unies. Cette enquête, menée auprès de plus de 800 décideurs, diplomates et experts en relations internationales à travers le monde, met en lumière une dynamique favorable à l’ancien chef d’État sur la scène internationale.

Selon les résultats publiés, Macky Sall recueille 38,6 % des intentions, creusant un écart significatif avec ses principaux concurrents. Derrière lui figure l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, créditée de 24,2 %, suivie du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique , Rafael Grossi, qui obtient 21,7 %. La secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement , Rebeca Grynspan, ferme la marche avec 15,5 %.

Ces résultats témoignent de l’aura internationale dont bénéficie Macky Sall depuis la fin de son mandat à la tête du Sénégal. Durant sa présidence, il s’était illustré par son engagement sur plusieurs dossiers globaux, notamment la stabilité régionale en Afrique de l’Ouest, la lutte contre le changement climatique et la promotion de la coopération économique entre les pays du Sud et du Nord. Son rôle actif au sein d’instances africaines et internationales continue de nourrir sa crédibilité auprès des cercles diplomatiques.

Dans les couloirs des Nations Unies, son nom circule de plus en plus comme celui d’un potentiel successeur de l’actuel secrétaire général António Guterres. Cette tendance s’inscrit dans un contexte où plusieurs États membres plaident pour une représentation plus équilibrée des régions du monde à la tête de l’organisation, avec notamment une attente croissante en faveur d’un dirigeant issu du continent africain.

Toutefois, il convient de relativiser la portée de ce sondage. Le processus de désignation du secrétaire général de l’ONU reste avant tout politique et dépend largement des équilibres entre les membres permanents du Conseil de sécurité. Les consultations informelles, les négociations diplomatiques et les vetos éventuels jouent un rôle déterminant, bien au-delà des préférences exprimées dans les enquêtes d’opinion.

Drame à Boulel : quatre morts dans un violent accident sur l’axe Touba–Kaffrine

La région de Kaffrine a été frappée par un terrible accident de la route survenu dans la nuit du samedi au dimanche, aux environs de 4 heures du matin, à l’entrée de la localité de Boulel. Le bilan est particulièrement lourd : quatre personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis qu’une jeune fille a été grièvement blessée.

Selon les informations recueillies, les victimes avaient quitté Dakar dans la nuit, en direction de leur village natal, Keur Madaam, situé dans la commune de Ribot Escale. Elles devaient assister à une cérémonie de mariage. Parmi elles figuraient Ousmane Sène, âgé de 35 ans, ainsi que ses trois sœurs : Fatou, 25 ans, Coumba, 18 ans, et la jeune Khady Diouf, 15 ans.

En raison de la grève des transporteurs, le groupe avait opté pour un véhicule particulier communément appelé « War Gaindé » pour effectuer le déplacement. Mais le trajet a viré au drame à quelques kilomètres seulement de leur destination.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le chauffeur du véhicule roulait à vive allure lorsqu’il a perdu le contrôle du volant à l’entrée de Boulel. Le véhicule a alors violemment percuté un camion en panne stationné sur le bas-côté de la route nationale reliant Touba à Kaffrine. La violence de l’impact a été fatale aux quatre passagers adultes ainsi qu’au conducteur, qui ont péri sur le coup. Seule la jeune Khady Diouf a survécu, bien que grièvement blessée.

Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène d’une rare violence. Les deux véhicules étaient complètement encastrés l’un dans l’autre, et les corps des victimes, coincés dans les débris métalliques, étaient difficilement accessibles. Alertées par le fracas de la collision, les populations riveraines se sont rapidement mobilisées et ont prévenu la brigade de gendarmerie de Boulel, tout en tentant de porter secours aux victimes malgré les conditions extrêmement difficiles.

Les sapeurs-pompiers dépêchés depuis Kaffrine ont procédé à l’extraction des corps sans vie et à l’évacuation des blessés. Les dépouilles ont été acheminées vers la morgue de l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao, tandis que la jeune survivante a été admise en urgence pour recevoir des soins intensifs.

Dans le cadre de l’enquête ouverte, le chauffeur du camion impliqué, Moth Ndao, a été interpellé par les éléments de la gendarmerie de Boulel. Il a été placé en garde à vue pour homicide involontaire et devrait être présenté au parquet de Kaffrine afin de répondre des faits qui lui sont reprochés.

Arrestation spectaculaire d’un médecin : un nouveau tournant dans une affaire aux multiples ramifications

Un nouveau rebondissement vient secouer une affaire déjà qualifiée de tentaculaire, suivie de près par la Brigade de recherches de Keur Massar. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, le docteur Serigne Mourtalla Gueye, présenté comme un proche du chanteur religieux Pape Cheikh Diallo, a été interpellé dans des circonstances particulièrement troublantes, relançant ainsi l’attention autour de ce dossier sensible.

Les faits se sont déroulés alors que le médecin revenait d’un voyage à l’étranger. En provenance de Paris avec une escale à Casablanca, il voyageait à bord d’un vol de la Royal Air Maroc. Informé d’une opposition émise à son encontre le 27 mars, il aurait, au moment de son interpellation, ingéré une substance contenue dans une bouteille portant l’étiquette « Rodman ». Ce geste aurait immédiatement provoqué un état de somnolence profonde, nécessitant une intervention rapide des autorités médicales et sécuritaires présentes.

Les examens effectués par la Cellule anti-trafic ont permis de détecter la présence de substances stupéfiantes dans l’organisme du médecin, notamment de l’opium et du THC, principal composant actif du cannabis. Ces résultats ont contribué à renforcer les soupçons des enquêteurs et à alimenter davantage les inquiétudes autour de cette affaire.

Face à l’émoi suscité dans l’opinion publique, le Centre national de transfusion sanguine, où exerce le docteur Gueye en qualité de chef du service de la transfusion sanguine, a tenu à réagir. Dans une communication officielle, l’institution a voulu rassurer sur la fiabilité du système sanitaire en affirmant que la sécurité du sang au Sénégal reste pleinement garantie, malgré les accusations visant l’un de ses responsables.

Cette arrestation intervient dans un contexte déjà marqué par de précédentes révélations accablantes. Abdourahmane Diarra Ndiaye, interpellé à Mbacké, avait livré aux enquêteurs des déclarations détaillées concernant sa relation avec le chanteur religieux. Il avait notamment évoqué l’implication de plusieurs personnes, dont Asse Dione, dans des pratiques sexuelles collectives. Ces déclarations venaient corroborer certains éléments déjà mis en lumière au cours de l’enquête.

Selon ses aveux, l’usage de drogue aurait été courant dans ces milieux, notamment pour stimuler les performances sexuelles des participants. Des noms comme ceux d’Asse Dione et de Pape Cheikh Diallo ont été cités dans ce contexte, renforçant la complexité et la gravité des faits évoqués.

Sur le plan judiciaire, la procédure connaît une accélération notable. Abdourahmane Diarra Ndiaye doit être présenté au juge ce mardi, une étape importante qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles inculpations ou confrontations. De leur côté, les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de démêler les différentes ramifications de ce réseau présumé et d’identifier l’ensemble des personnes impliquées.

Financement inclusif : l’USP prône l’équité et le dépassement des clivages politiques à Kaffrine

Réunie en assemblée générale ce lundi, l’Union pour un Sénégal prospère (USP), sous la houlette de son président, El Hadji Modou Ndao, a procédé à une évaluation approfondie des financements précédemment accordés aux groupements féminins de la commune de Kaffrine.

Au total, 68 millions de francs CFA ont été injectés au profit des femmes issues de différents quartiers. Cette initiative affiche aujourd’hui des résultats remarquables, avec un taux de remboursement avoisinant les 100 %, preuve de la rigueur et du sérieux des bénéficiaires.

Dans cette dynamique, l’USP a également entamé le tri des nouveaux dossiers en vue des prochains financements, prévus le 12 avril, en étroite collaboration avec les agents de PAMECAS. Une forte mobilisation a été constatée lors de cette rencontre, traduisant l’intérêt et l’espoir suscités par ces programmes.

Abordant l’actualité politique lors d’un point de presse, M. Ndao a réaffirmé son engagement à travailler pour Kaffrine sans distinction politique, en accompagnant toutes les femmes, quelle que soit leur obédience.

Selon lui, le credo de l’organisation repose sur trois axes : former, formaliser et financer.

Toutefois, il appelle à dépasser la politique politicienne dans la commune, notamment entre Abdoulaye Saydou Sow et Abdoulaye Wilane.

« Nous ne faisons pas de politique politicienne. Toute femme kaffrinoise mérite d’être accompagnée », a-t-il soutenu, avant de prôner davantage d’équité.

Il a également souligné que certaines pratiques politiques appartiennent désormais au passé, invitant à privilégier les réalisations concrètes plutôt que les discours et les promesses non tenues.

Concernant les investissements annoncés par le maire de Kaffrine, notamment à Médina Baye Kaffrine et dans d’autres localités, l’USP salue les initiatives, tout en appelant à leur mise en œuvre effective et rapide.

Kaolack : 313 bourses d’études remises aux étudiants de Médina Baye

À Kaolack, la solidarité en faveur de l’éducation s’est une nouvelle fois illustrée à Médina Baye. À l’occasion d’une cérémonie officielle marquée par une forte mobilisation, 313 bourses d’études ont été remises à des élèves et étudiants de la localité.

L’initiative, portée par l’UNACOIS YESSAL, s’inscrit dans une dynamique de soutien à la jeunesse et de promotion de l’excellence académique. La remise symbolique s’est déroulée en présence du maire de la ville, Serigne Mboup, entouré de plusieurs personnalités, dont l’ancien édile Khalifa Niasse et le président de l’organisation, Cheikh Cissé.

Prenant la parole, le maire a salué une action « hautement sociale », soulignant l’importance d’accompagner les jeunes dans leur parcours éducatif. Selon lui, ces bourses constituent un levier essentiel pour réduire les inégalités et favoriser l’accès à un enseignement de qualité.

De son côté, le président de l’UNACOIS YESSAL a réaffirmé l’engagement de sa structure à soutenir durablement les initiatives en faveur de l’éducation, considérée comme un pilier du développement local.

Au-delà de sa portée symbolique, cette action traduit une volonté commune des acteurs locaux de miser sur le capital humain pour construire l’avenir de la commune. Pour les bénéficiaires, ces bourses représentent un appui précieux dans la poursuite de leurs études, mais aussi un signal fort d’encouragement.

À travers ce geste, Kaolack confirme son ambition de placer la jeunesse et l’éducation au cœur de ses priorités de développement.

Kaolack – Rencontre bilatérale : Cheikh Baba Diallo reçoit l’ambassadeur d’Indonésie

Médina Baye Kabatoki a vécu, hier mercredi, un moment fort de diplomatie religieuse et fraternelle. Cheikh Baba Diallo, fondateur de cette cité religieuse, y a accueilli Son Excellence M. Ardian Wicaksono, ambassadeur d’Indonésie au Sénégal, pour une visite placée sous le signe du renforcement des liens entre les deux nations.

Un héritage spirituel sans frontières

Dans son allocution, Cheikh Baba Diallo a d’abord tenu à rappeler son lien personnel et indéfectible avec l’Indonésie, pays qu’il a parcouru en 2024. Il a notamment mis en lumière un fait historique majeur : les liens de fraternité qu’il entretient avec l’un des fils de Badrou Zaman. Cette figure emblématique compte parmi les quatre personnalités ayant œuvré à l’enracinement de la tariqa tidiane dans l’archipel indonésien, créant ainsi un pont spirituel séculaire entre les deux nations.

Un plaidoyer pour la solidarité entre pays musulmans

Insistant sur la dimension géopolitique de la foi, Cheikh Baba Diallo a souligné l’honneur de recevoir le représentant du pays abritant la plus grande communauté musulmane au monde. Il a lancé un appel au renforcement des relations fraternelles entre les nations musulmanes, estimant que cette unité constitue un socle essentiel pour un développement durable.

Reconnaissance et perspectives

Très sensible aux enjeux sociaux de sa région, Cheikh Baba Diallo a tenu à saluer publiquement l’action de l’ambassade d’Indonésie à Kaolack. Il a particulièrement magnifié l’octroi de bourses d’études aux jeunes de la localité, un geste qu’il considère comme un investissement précieux pour l’avenir.

En réponse, Son Excellence Ardian Wicaksono a réaffirmé son engagement à transformer cette fraternité spirituelle en partenariats économiques et sociaux concrets. Il a précisé que les bourses d’études actuelles ne constituent qu’un prélude à des collaborations plus larges dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’élevage.

L’entretien, tenu en présence des autorités locales, a permis de réaffirmer la solidité des liens tissés entre le Sénégal et l’archipel indonésien.

Ndoucoumane : Mara Seck, l’homme derrière la rigueur et l’éclat des défilés de l’indépendance

Dans le Ndoucoumane, région profondément attachée aux valeurs de discipline et de tradition, un nom revient avec constance lorsqu’il s’agit d’évoquer l’organisation des défilés de la fête de l’indépendance : Mara Seck. Au fil des années, il s’est imposé comme une figure incontournable, incarnant à la fois l’exigence, le professionnalisme et un sens aigu du devoir.

Chaque célébration de l’indépendance est un moment fort de communion nationale, où la rigueur et la précision sont essentielles pour refléter l’image d’un pays organisé et fier. Dans ce contexte, le rôle de Mara Seck dépasse largement celui d’un simple organisateur. Il est un véritable chef d’orchestre, veillant à la coordination parfaite des différents corps engagés dans les défilés. Sa maîtrise du protocole militaire, sa connaissance approfondie des techniques de présentation et son attention aux moindres détails contribuent à donner à ces manifestations toute leur solennité et leur éclat.

Son expertise ne s’est pas construite en un jour. Elle est le fruit d’années d’apprentissage, de pratique et de transmission. Conscient de l’importance de l’héritage, Mara Seck n’hésite jamais à rappeler le rôle déterminant de ses aînés, ceux qui lui ont inculqué les valeurs de discipline, de rigueur et de respect des traditions. Cet attachement à la transmission du savoir constitue l’un des piliers de son engagement, car pour lui, préserver l’excellence passe nécessairement par la formation des générations futures.

Au-delà de ses compétences techniques, c’est aussi son leadership qui force le respect. Disponible et à l’écoute, il sait mobiliser les équipes autour d’un objectif commun. Son dynamisme et son sens de l’organisation lui permettent d’anticiper les défis et d’y apporter des solutions efficaces, souvent dans des délais contraints. Cette capacité à fédérer et à diriger avec justesse fait de lui un acteur central dans la réussite des défilés, mais également un modèle pour ses collaborateurs.

Originaire de Kaffrine, Mara Seck porte avec fierté les valeurs de sa terre natale. Son parcours inspire de nombreux jeunes du Ndoucoumane, qui voient en lui l’exemple d’un engagement sincère au service de la communauté. À travers son travail, il démontre que l’excellence est accessible à ceux qui font preuve de persévérance, de discipline et d’abnégation.

Ainsi, derrière la beauté et la précision des défilés de la fête de l’indépendance dans le Ndoucoumane, se dessine le portrait d’un homme discret mais déterminant. Mara Seck, par son dévouement et son sens du devoir, contribue à faire de ces moments de célébration nationale de véritables symboles d’unité, de fierté et de transmission.

Hausse du pétrole et rigueur budgétaire : Ousmane Sonko alerte et prépare les esprits

À l’occasion de la clôture de la Semaine nationale de la jeunesse, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours à forte portée économique, marqué par une tonalité inhabituelle de gravité. S’adressant à la jeunesse sénégalaise, le chef du gouvernement a mis en lumière les tensions croissantes qui pèsent sur les finances publiques, dans un contexte international particulièrement instable.

Au cœur de son intervention, une donnée a retenu l’attention : la flambée du prix du baril de pétrole, qui atteignait 115 dollars au moment de sa prise de parole. Un niveau largement supérieur aux prévisions budgétaires de l’État, établies sur une base de 62 dollars. Cet écart significatif, a-t-il souligné, met sous pression l’ensemble des équilibres financiers du pays, déjà fragilisés.

Le Premier ministre a rappelé que le Sénégal fait face à une situation économique difficile, caractérisée notamment par un niveau d’endettement élevé. Il a insisté sur le fait que cette dette, qualifiée d’exponentielle, est un héritage des précédentes gestions, dégageant ainsi la responsabilité de l’actuelle équipe dirigeante. Toutefois, il a reconnu que cette réalité limite considérablement les marges de manœuvre de l’État, au moment même où les chocs externes se multiplient.

Face à cette conjoncture, Ousmane Sonko a annoncé des mesures immédiates de rationalisation des dépenses publiques. Parmi elles, la suppression de toutes les missions non essentielles à l’étranger pour les membres du gouvernement. Une décision qui s’appliquera également à lui-même, dans une volonté affichée d’exemplarité et de sobriété dans la gestion des ressources publiques.

Dans le secteur stratégique de l’énergie, le Premier ministre a également laissé entrevoir des décisions imminentes. Il a indiqué que le ministre de l’Énergie et des Mines s’exprimera dans les prochains jours pour détailler les mesures envisagées. Cette annonce laisse présager d’éventuels ajustements, notamment sur les prix des hydrocarbures, ou encore de nouvelles orientations visant à contenir les dépenses dans ce domaine sensible.

Contexte mondial instable : Bassirou Diomaye Faye alerte sur les risques pour l’économie sénégalaise

À la veille de la fête de l’indépendance, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a livré une analyse lucide du contexte économique mondial lors de son adresse à la Nation du 3 avril. Dans un discours empreint de prudence et de réalisme, le chef de l’État a alerté sur les risques que fait peser un environnement international qu’il juge « particulièrement instable » sur les équilibres économiques du Sénégal .

Au cœur de ses préoccupations figurent les tensions persistantes au Moyen-Orient, ainsi que la guerre impliquant l’Iran, des crises qui, selon lui, continuent de produire des effets en cascade sur l’économie mondiale. Ces bouleversements géopolitiques, a-t-il expliqué, contribuent à désorganiser les chaînes d’approvisionnement, à renchérir les coûts du transport maritime et aérien, et à accentuer la volatilité des prix de l’énergie.

Le président a souligné que ces dynamiques, bien que globales, ne sont pas sans conséquences pour les économies africaines et en particulier pour le Sénégal. Dans un contexte où les autorités ont engagé des réformes importantes pour alléger le coût de la vie et soutenir le pouvoir d’achat des ménages, ces chocs externes pourraient fragiliser les progrès déjà réalisés.

Insistant sur la nécessité de consolider les acquis, Bassirou Diomaye Faye a appelé à une vigilance accrue face à ces facteurs exogènes. Il a rappelé que les efforts entrepris pour améliorer les conditions de vie des populations doivent être poursuivis avec rigueur, tout en tenant compte des incertitudes internationales.

Fête de l’indépendance : Bassirou Diomaye Faye magnifie le rôle des Forces de Défense et de Sécurité

À la veille de la célébration de la Fête de l’indépendance du Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a rendu un vibrant hommage aux Forces de Défense et de Sécurité pour leur rôle déterminant dans la préservation de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale.

Dans son adresse à la Nation prononcée le 3 avril, le chef de l’État a mis en exergue l’importance stratégique de ces forces dans un contexte marqué par des défis sécuritaires multiples, tant au niveau national que régional. Selon lui, la stabilité dont jouit le Sénégal est avant tout le fruit de l’engagement constant et du professionnalisme des hommes et des femmes en uniforme.

Le président a insisté sur le fait que ces forces constituent « le bouclier silencieux » du pays, veillant en permanence à la sécurité des frontières, des villes et des campagnes. Il a salué leur capacité à protéger les populations et leurs biens, tout en étant en première ligne face aux menaces de toute nature. À ses yeux, leur mission dépasse largement le cadre national, puisqu’elles contribuent également au rayonnement du Sénégal à l’international, partout où elles sont appelées à servir.

Évoquant les réformes entreprises ces dernières années, Bassirou Diomaye Faye a souligné que la modernisation des Forces de Défense et de Sécurité a permis de renforcer leurs capacités opérationnelles et d’adapter leur organisation aux exigences contemporaines. Cette transformation, a-t-il expliqué, s’inscrit dans une volonté de doter le pays d’un outil de défense performant, capable de faire face aux nouvelles formes de menaces, notamment asymétriques.

Le chef de l’État a également accordé une place importante au concept d’« Armée-Nation », qu’il considère comme un pilier essentiel du modèle sénégalais. Il a rappelé que les Forces de Défense et de Sécurité ne sont pas en marge de la société, mais en constituent une composante vivante et intégrée. À travers ce concept, elles participent activement à la formation citoyenne des jeunes, en leur inculquant des valeurs fondamentales telles que le civisme, la discipline et le sens de l’engagement.

Pour Bassirou Diomaye Faye, servir la patrie ne se limite pas à la défense du territoire. Il s’agit également de contribuer à la construction du pays, à la protection de ses acquis et à la préparation de son avenir. En ce sens, les Forces de Défense et de Sécurité apparaissent comme des acteurs clés du développement et de la consolidation de l’unité nationale.

Dr Salif Coly récompensé pour son leadership et sa contribution à la modernisation de l’administration

Le directeur général du Centre National de Formation et d’Action (CNFA), Dr Salif Coly, a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Lion, l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du Sénégal.

Cette distinction lui a été décernée par décret présidentiel, en reconnaissance des services rendus à l’État, notamment dans le domaine du renforcement des capacités des agents publics. À la tête du Centre National de Formation et d’Action, Dr Coly s’est illustré par son engagement constant en faveur de la modernisation de l’administration et de l’amélioration des performances du service public.

Selon plusieurs témoignages concordants, cette nomination vient saluer un parcours marqué par la rigueur, le sens du devoir et une vision axée sur la promotion d’une gouvernance efficace. Sous sa direction, le CNFA s’est imposé comme un acteur clé dans la formation continue des agents de l’État, contribuant ainsi à une administration plus professionnelle et mieux adaptée aux défis contemporains.

L’élévation de Dr Salif Coly à ce grade symbolise également la reconnaissance de son leadership et de son implication dans la mise en œuvre des politiques publiques. Elle marque une étape importante dans son parcours professionnel et renforce le rayonnement de l’institution qu’il dirige.

À travers cette distinction, c’est l’ensemble de son engagement au service de la Nation qui est honoré, dans un contexte où la qualité des ressources humaines demeure un levier essentiel du développement.

Sonko face aux enseignants : fermeté sur les salaires, ouverture sur la réforme

Le ton était grave, presque solennel, ce vendredi, lors de la cérémonie marquant le 9e anniversaire du Mouvement national des enseignants patriotes (MONEP). Dans une atmosphère visiblement tendue, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un discours direct, sans détour, traduisant la crispation persistante entre le gouvernement et une partie des syndicats d’enseignants. D’emblée, il a planté le décor avec une déclaration forte : « Moi, voilà ce que je veux : vous le ferez, ou j’arrête les enseignements », une phrase qui résume à elle seule la fermeté affichée par l’exécutif.

Sur le fond, le chef du gouvernement a tenu à défendre le bilan de son action dans le secteur éducatif. Il a affirmé que plus de la moitié des engagements pris ont été réalisés en seulement deux ans, sur un mandat de cinq ans. Face aux revendications pressantes des syndicats, il a rejeté toute idée de précipitation, estimant que les réformes ne peuvent être exigées dans l’immédiat. Selon lui, les efforts consentis par l’État méritent d’être reconnus, et le calendrier de mise en œuvre doit rester réaliste.

La question de la rémunération, au cœur des tensions, a occupé une place centrale dans son intervention. Ousmane Sonko a réaffirmé sa conviction ancienne sur les déséquilibres du système salarial dans la fonction publique. Il a reconnu l’existence d’injustices et d’inégalités entre les différents corps, appelant à un réajustement en profondeur. Un chantier est actuellement en cours au ministère des Finances, s’appuyant sur des travaux antérieurs remontant à 2013-2014. L’objectif affiché est de construire un système plus équitable, qui prenne en compte l’ensemble des fonctionnaires, qu’il s’agisse des enseignants, des personnels de santé ou d’autres secteurs. Toutefois, il a insisté sur la complexité de cette réforme, rappelant qu’elle concerne près de 200 000 agents et ne saurait être menée dans des délais courts.

C’est sur la question sensible des retenues sur salaires que le Premier ministre a adopté une ligne particulièrement ferme. Il a confirmé que l’État appliquera les ponctions pour les jours de grève, conformément aux textes en vigueur. Pour lui, il s’agit d’un principe de droit fondé sur la réciprocité : si le droit de grève est reconnu, le droit de l’État à ne pas rémunérer un service non rendu l’est tout autant. Il a rejeté toute interprétation punitive de cette mesure, la présentant comme une application normale des règles.

Dans le même temps, Ousmane Sonko a tenu à poser une limite claire. Il a donné des instructions strictes pour que les enseignants n’ayant pas participé aux mouvements de grève ne soient pas pénalisés. Des cas de ponctions injustifiées auraient été signalés, et il a demandé qu’ils soient vérifiés et corrigés sans délai. Cette précision vise à préserver un minimum d’équité dans un contexte déjà tendu.

Le Premier ministre n’a pas non plus manqué de pointer ce qu’il considère comme une contradiction dans la posture de certains syndicats. Selon lui, il est incohérent de mener des actions de grève tout en exigeant le maintien intégral des salaires. Il a même invoqué une dimension morale, estimant qu’un salaire perçu sans travail effectif ne saurait être justifié.

Revenant sur les discussions engagées avec les autorités financières et sectorielles, il a rappelé que des avancées ont été réalisées et que les syndicats en étaient sortis satisfaits. Il s’est toutefois étonné du maintien du plan d’action syndical malgré ces progrès. Pour illustrer la situation, il a recouru à une métaphore guerrière, comparant les négociations à un processus de paix où, tant que l’accord final n’est pas signé, les tensions persistent de part et d’autre. Il a conclu sur un avertissement clair, affirmant que le gouvernement ne se laissera pas user par un rapport de force prolongé.

Malgré la fermeté de ses propos, Ousmane Sonko a tenu à réaffirmer sa volonté de privilégier le dialogue. Il a assuré que des instructions ont été données pour maintenir une ouverture constante aux discussions, dans l’objectif d’éviter une escalade vers un conflit durable.

Pâques : l’État déploie des bus Dakar Dem Dikk pour contrer les effets de la grève des transporteurs

Face à la paralysie partielle du secteur du transport routier, les autorités sénégalaises ont lancé une opération spéciale de transport afin de permettre aux populations de rallier leurs localités d’origine à l’approche des fêtes de Pâques. Ce vendredi, plusieurs bus affrétés par la société nationale Dakar Dem Dikk ont quitté la gare des Baux maraîchers, à Dakar, marquant ainsi le démarrage effectif de cette initiative d’urgence.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes, marqué par la prolongation de 72 heures supplémentaires de la grève décrétée par une partie des syndicats de transporteurs. Une situation qui a poussé le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, à agir sur instruction du Premier ministre, afin d’éviter de lourdes perturbations dans les déplacements interurbains, particulièrement sensibles en période de fêtes religieuses.

En visite à la gare des Baux maraîchers, le ministre a souligné l’importance de la fête de Pâques pour la communauté chrétienne, la comparant aux grandes célébrations religieuses nationales telles que la Tabaski, la Korité, le Magal ou encore le Gamou. Il a exprimé son regret face au maintien du mot d’ordre de grève, espérant un sursaut de responsabilité de la part des acteurs du secteur pour alléger les difficultés des usagers.

L’opération spéciale a été mise en place à la suite d’une réunion stratégique tenue avec le Premier ministre, ainsi que les ministres de l’Intérieur et des Forces armées. Cette rencontre visait à évaluer la situation et à coordonner une réponse rapide face aux impacts de la grève, notamment sur la mobilité des citoyens et le fonctionnement de l’économie.

Malgré le mouvement de grève, certaines activités de transport ont continué, notamment vers la sous-région, en particulier le Mali. Le ministre a également indiqué que des mesures ont été prises en collaboration avec les gouverneurs pour fluidifier la circulation aux points d’entrée du territoire. Au Port autonome de Dakar, où de nombreux camions étaient immobilisés depuis le début de la semaine, une reprise progressive a été observée, avec plus d’une trentaine de camions ayant pu quitter les lieux grâce à l’intervention des autorités.

Sur le terrain, la gare des Baux maraîchers a été prise d’assaut dès les premières heures de la matinée. Des centaines de voyageurs, déterminés à rejoindre leurs familles pour les célébrations pascales, se sont massés devant les bus mobilisés pour l’occasion. L’embarquement s’est déroulé sous haute surveillance, avec un important dispositif sécuritaire déployé pour encadrer les opérations.

La grève, entamée lundi à l’appel de la Fédération des syndicats des transports routiers, regroupe plusieurs organisations professionnelles du secteur. Si elle a fortement perturbé la mobilité dans plusieurs régions du pays, son impact a été relativement contenu dans la capitale grâce à l’intervention de certains acteurs comme l’AFTU, qui a maintenu une partie de ses services.

Les syndicats grévistes justifient la prolongation de leur mouvement par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications. Ils dénoncent notamment les tracasseries routières et le non-respect des engagements relatifs à la réduction des points de contrôle.

Tentative d’évasion et nouvelle arrestation dans l’affaire présumée d’un réseau au Sénégal

Une nouvelle arrestation est venue s’ajouter à la longue liste des personnes interpellées dans le cadre de l’affaire présumée liée à un réseau d’homosexualité et à des soupçons d’activités connexes, actuellement suivie par les autorités judiciaires sénégalaises. L’enquête, menée sous la supervision d’un juge d’instruction du premier cabinet, continue de s’étendre et de mobiliser plusieurs unités d’investigation.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les agents de la Brigade de recherches de Keur Massar avaient déjà pris des mesures préventives, notamment une opposition à la sortie du territoire visant un médecin en service au Centre national de transfusion sanguine. Malgré cette mesure, le suspect aurait tenté de quitter le pays.

L’interpellation a eu lieu ce jeudi à l’Aéroport international Blaise Diagne. Le médecin a été arrêté par des agents de la Police de l’air et des frontières alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol international. Il lui a été notifié les motifs de son interpellation avant son placement en garde à vue.

D’après les mêmes sources, la situation aurait dégénéré au moment de l’arrestation. Le mis en cause aurait tenté de mettre fin à ses jours en inhalant une substance supposée contenir de la drogue. Il aurait alors perdu connaissance sur place.

Pris en charge en urgence par les services compétents, il a été évacué vers une structure hospitalière où il est actuellement placé en réanimation, selon les informations disponibles.

Blanchiment de capitaux : un ancien cadre bancaire au cœur d’un vaste réseau démantelé à Dakar

Un important scandale financier secoue actuellement le secteur bancaire sénégalais, après le démantèlement d’un réseau international de blanchiment de capitaux impliquant un ancien responsable des opérations internationales de la Bank Of Africa. L’information, révélée par le quotidien L’Observateur dans sa parution du vendredi 3 avril, met en lumière un système sophistiqué de transferts et de dissimulation de fonds illicites.

Au centre de cette affaire se trouve un ex-cadre de la Bank Of Africa, présenté comme le cerveau présumé du réseau. Selon les éléments de l’enquête, il aurait mis à profit sa parfaite connaissance des circuits financiers et des mécanismes bancaires pour orchestrer des opérations de blanchiment à grande échelle. Il a été arrêté en même temps que seize autres personnes, issues de milieux socioprofessionnels variés, parmi lesquelles un fiscaliste, un administrateur civil, un artiste comédien, un docteur vétérinaire ainsi que des agents administratifs.

Les mis en cause ont été déférés devant le juge du cinquième cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier, chargé de faire la lumière sur cette affaire aux ramifications multiples. Les enquêteurs ont notamment mis en évidence des flux financiers dépassant un milliard soixante-sept millions de francs CFA, en provenance de l’étranger. Ces fonds étaient directement injectés dans des comptes bancaires ouverts au Sénégal, accompagnés de justificatifs jugés fictifs ou frauduleux.

Le mode opératoire du réseau reposait sur une série d’opérations bien coordonnées. Après leur réception, les fonds étaient rapidement retirés, puis redistribués à travers différents circuits afin d’en brouiller la traçabilité. Une partie de l’argent était également dissimulée ou réinjectée dans l’économie locale sous des formes variées, notamment dans des zones comme Keur Massar, Tivaouane et Rufisque, identifiées comme des points d’ancrage des activités du réseau.

Cette affaire met en évidence l’existence de circuits parallèles de financement illicite et relance le débat sur les mécanismes de contrôle et de régulation au sein du système bancaire. Les autorités judiciaires, à travers le Pool judiciaire financier, entendent approfondir les investigations afin d’identifier d’éventuelles complicités et de retracer l’ensemble des flux financiers impliqués.

Course à l’ONU : Macky Sall face à l’épreuve des auditions à New York

L’ancien président sénégalais Macky Sall franchira une étape décisive dans sa quête du poste de Secrétaire général de Organisation des Nations Unies. Il est attendu le mardi 22 avril prochain à New York pour participer aux dialogues interactifs organisés au siège de l’organisation. Son audition se déroulera entre 15h et 18h, heure locale, dans la salle du Conseil de tutelle, devant les États membres ainsi que des représentants de la société civile internationale.

Ces auditions publiques s’inscrivent dans un calendrier précis arrêté au 1er avril 2026, qui prévoit le passage de quatre candidats sur deux journées. Le mardi 21 avril, la Chilienne Michelle Bachelet, ancienne Haute-Commissaire aux droits de l’homme, et l’Argentin Rafael Mariano Grossi ouvriront la séquence. Le lendemain, la Costaricaine Rebeca Grynspan interviendra avant Macky Sall, qui clôturera cette série d’échanges très attendus.

Le format retenu est identique pour tous les prétendants. Chaque candidat dispose de trois heures pour convaincre. L’exercice débute par une déclaration introductive, suivie d’une session de questions-réponses avec les délégations étatiques et les acteurs de la société civile. Ce dispositif vise à mettre en lumière les visions stratégiques, les priorités politiques et la capacité de leadership des différents candidats dans un contexte international marqué par des crises multiples. Les auditions, retransmises publiquement, offrent ainsi une rare fenêtre de transparence dans un processus souvent perçu comme opaque.

Cependant, il convient de relativiser la portée institutionnelle de ces échanges. Les dialogues interactifs ne constituent ni un vote ni une étape formelle de sélection. Ils jouent avant tout un rôle d’éclairage, permettant aux États membres de mieux cerner les profils en lice et d’affiner leurs positions diplomatiques. En réalité, la désignation du Secrétaire général repose sur un mécanisme en deux temps. Le Conseil de sécurité des Nations unies formule d’abord une recommandation, dans un processus où le droit de veto des membres permanents demeure déterminant. Cette recommandation est ensuite entérinée par l’Assemblée générale, qui procède à la nomination officielle.

Pour Macky Sall, cette audition représente un moment charnière. Sa candidature, soutenue dans un premier temps par l’Union africaine au nom du principe de rotation géographique, s’inscrit dans une dynamique continentale visant à porter un Africain à la tête de l’organisation. Néanmoins, elle ne fait pas l’unanimité au Sénégal, où certains acteurs politiques remettent en question la légitimité de son ambition internationale au regard de son bilan national.

Diffamation présumée : Cheikh Mbacké Gadiaga réclame 1 milliard FCFA à Délégué Amar et Dj Ives

L’affaire opposant Cheikh Mbacké Gadiaga, PDG du groupe de presse « Le Verdict », à Délégué Amar, de son vrai nom Modou Mamoune Amar, ainsi qu’à l’animateur de la 7TV Ibrahima Ba alias Dj Ives, a été appelée le 2 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Poursuivis pour « diffamation » et « complicité », les deux mis en cause font face à une demande de dommages et intérêts estimée à un milliard de francs CFA. Le dossier a toutefois été renvoyé au 21 mai prochain, le temps pour la partie civile de s’acquitter de la consignation fixée à 50 000 FCFA.

À la barre, seul Dj Ives a comparu, en présence de l’avocat de Cheikh Mbacké Gadiaga, Me Maguette Sène. Délégué Amar, pourtant habitué des précédentes audiences selon certaines sources, ne s’est pas présenté cette fois-ci. Dans cette procédure, Cheikh Mbacké Gadiaga reproche à Délégué Amar des faits de diffamation, tandis que Dj Ives est poursuivi pour complicité, en raison de son rôle dans la diffusion des propos incriminés.

La partie civile n’a pas manqué de durcir le ton devant le tribunal. L’avocat de Cheikh Mbacké Gadiaga a sollicité l’exécution provisoire de toutes les condamnations pécuniaires et des peines complémentaires, indépendamment de toute voie de recours. Il a également demandé que le jugement soit assorti de la contrainte par corps au maximum, une mesure coercitive visant à garantir l’exécution des décisions de justice.

Selon les éléments rapportés par le journal Les Echos, les faits remontent à l’année 2025. Lors d’une émission diffusée sur la 7TV et animée par Dj Ives, puis relayée sur la plateforme TikTok, Délégué Amar aurait attribué à Cheikh Mbacké Gadiaga des propos particulièrement graves. Il lui aurait notamment prêté des déclarations selon lesquelles « Mme Sonko Anna Diamanka est un voyou », tout en l’accusant d’avoir tenu des propos incohérents sur Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye.

Cheikh Mbacké Gadiaga conteste fermement ces accusations, qu’il juge mensongères et attentatoires à son honneur. Il affirme par ailleurs que Délégué Amar n’en est pas à sa première sortie de ce genre. Dans une autre émission diffusée sur le site « Sans Limites », ce dernier lui aurait également attribué des propos encore plus graves, notamment l’accusation selon laquelle il aurait affirmé que la mère de Ousmane Sonko serait un anthropophage, en plus de lui prêter un soutien à Adjia Sarr.

Pour le plaignant, ces déclarations répétées participent d’une campagne de dénigrement visant à ternir son image publique et à porter atteinte à sa crédibilité professionnelle. Il estime que la gravité et la récurrence des propos justifient pleinement l’action en justice engagée ainsi que le montant élevé des réparations demandées.

Démantèlement d’un vaste réseau de blanchiment de capitaux à Dakar : un ancien cadre bancaire au cœur du scandale

Un important réseau international de blanchiment de capitaux a été démantelé par la Section de recherches de Dakar, mettant en lumière un système sophistiqué opérant entre Dakar, Rufisque, Tivaouane et Keur Massar. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, implique un ancien responsable des opérations internationales de Bank Of Africa, présenté comme le cerveau présumé de ce circuit financier illicite.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’ex-banquier aurait tiré profit de sa parfaite maîtrise des mécanismes bancaires pour orchestrer un dispositif discret mais efficace de transfert et de dissimulation de fonds. Il aurait notamment recruté plusieurs individus aux profils variés, les incitant à ouvrir des comptes bancaires destinés à servir de relais pour des flux financiers d’origine douteuse. Ces comptes étaient ensuite utilisés pour recevoir des virements internationaux, avant que les fonds ne soient retirés ou redistribués à travers des circuits opaques.

Le préjudice financier est estimé à plus de 1,067 milliard de francs CFA, une somme qui témoigne de l’ampleur du réseau et de la durée probable de ses activités. Pour justifier les mouvements d’argent, les mis en cause auraient eu recours à des documents frauduleux, notamment de faux contrats de construction ou de prestations de services fictives. Ces montages permettaient de donner une apparence légale à des transactions en réalité destinées à masquer des opérations de blanchiment.

L’opération menée par les enquêteurs a abouti à l’interpellation de seize complices présumés. Tous ont été placés sous mandat de dépôt par le juge du 5e Cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier. Lors de leurs auditions, plusieurs suspects auraient reconnu avoir perçu des virements en provenance de l’étranger, initiés par celui que les enquêteurs considèrent comme le principal instigateur du réseau.

Les personnes mises en cause sont poursuivies pour intrusion frauduleuse de données dans un système informatique, blanchiment de capitaux, complicité d’escroquerie et recel. Ces chefs d’accusation traduisent la complexité de l’affaire, qui mêle à la fois des infractions financières classiques et des atteintes aux systèmes informatiques.

Au-delà des arrestations, cette affaire soulève de nombreuses interrogations, notamment sur les mécanismes de contrôle interne au sein de l’établissement bancaire concerné. Comment des flux financiers aussi importants ont-ils pu transiter pendant une période prolongée sans être détectés ? L’instruction en cours devra faire la lumière sur d’éventuelles défaillances ou complicités internes, et déterminer les responsabilités à tous les niveaux.

Crise dans l’éducation : les syndicats du G7 boycottent la rencontre avec le Premier ministre Ousmane Sonko

La rencontre de concertation prévue entre le Premier ministre Ousmane Sonko et les syndicats d’enseignants n’a finalement pas eu lieu. Les organisations regroupées au sein du G7 ont décidé de boycotter cette réunion, initialement programmée le jeudi 2 avril 2026, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre les deux parties.

Depuis plusieurs mois, le climat social dans le secteur de l’éducation est particulièrement tendu. Les syndicats d’enseignants, engagés dans un mouvement d’humeur, maintiennent leurs revendications et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une attitude inappropriée des autorités. Cette situation a progressivement conduit à une rupture du dialogue, illustrée par l’absence remarquée des représentants du G7 à cette rencontre pourtant annoncée comme une étape importante vers l’apaisement.

Le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal, Amidou Diedhiou, a vivement critiqué la posture du gouvernement. Joint par le quotidien WalfQuotidien, il a dénoncé une contradiction dans le discours officiel. Selon lui, les autorités appellent à l’apaisement tout en poursuivant les ponctions sur les salaires des enseignants, ce qui, à ses yeux, alimente davantage la colère au sein du corps enseignant.

« Le gouvernement appelle à l’apaisement tout en continuant de ponctionner les salaires des enseignants. Il mène une mauvaise communication basée sur la manipulation et la désinformation », a-t-il déclaré. Pour le responsable syndical, le boycott de cette rencontre constitue une réponse directe à cette situation qu’il juge incohérente.

Toutefois, Amidou Diedhiou a tenu à préciser que les syndicats ne rejettent pas le principe des ponctions salariales. Ils exigent cependant que ces mesures soient appliquées dans le strict respect des règles en vigueur. Il insiste sur la nécessité d’une gestion transparente et conforme aux normes administratives, afin d’éviter toute forme d’injustice à l’encontre des enseignants.

Par ailleurs, une réunion du G7 est prévue ce vendredi afin d’évaluer la situation et de définir les prochaines orientations du mouvement. Les syndicats entendent, à cette occasion, arrêter une position commune face à ce qu’ils qualifient d’impasse dans les négociations avec les autorités.

Dans cette dynamique, le responsable syndical invite le gouvernement à faire des concessions pour favoriser un climat d’apaisement. À défaut, prévient-il, les enseignants resteront fermes sur leurs positions. « S’ils ne font pas de concessions, nous n’en ferons pas non plus », a-t-il averti, laissant planer la possibilité d’une prolongation du bras de fer.

Bambey – Tout est fin prêt pour la fête de l’indépendance

À un jour de la célébration de la fête nationale, prévue ce 4 avril, le département de Bambey affiche une organisation quasi achevée. Le préfet, Christian Fernand Johnson Tiburce Diatta, a présidé, mercredi, un Comité départemental de développement (CDD) consacré aux préparatifs. Selon lui, « plus de 95 % des activités retenues ont été mises en œuvre ».

Une fête populaire et inclusive

Le préfet insiste sur l’importance d’impliquer toutes les populations du département : « C’est une fête nationale qui doit intéresser tous les Sénégalais, quelle que soit leur appartenance politique, religieuse ou communautaire. Nous souhaitons qu’elle soit une fête populaire. » Défilé civil, militaire et paramilitaire, retraite aux flambeaux, ainsi que mobilisation des jeunes et des enfants sont au programme.

Un thème d’actualité

Le thème retenu cette année, « Forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux olympiques », fait écho aux défis organisationnels que le Sénégal s’apprête à relever. Pour le préfet, l’olympisme et les forces de défense et de sécurité partagent des valeurs communes de discipline et de dépassement de soi.

Le défilé comptera 1 665 participants répartis en 70 groupes, incluant élèves, artisans, mouvements de jeunesse, universitaires, militaires et corps paramilitaires. La direction du défilé militaire sera assurée par la gendarmerie et la police.

Une mobilisation locale

La commune de Bambey a contribué à hauteur d’un million de francs CFA pour soutenir l’organisation. Le maire, Assane Dia, souligne que « cette fête nationale doit rassembler tous les fils de Bambey ».

Téranga España : Madrid célèbre les 66 ans d’indépendance du Sénégal

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, l’Association Chapa Choly, en collaboration avec les ONG Otra África, METH HUB, le collectif Aar Sunu et l’association Ndimbël Jaboot, s’associe à la Nation pour porter haut les couleurs sénégalaises en Espagne. Les 3 et 4 avril 2026, la capitale espagnole accueillera « Téranga España », un événement majeur dédié à la diaspora sénégalaise ainsi qu’aux enjeux contemporains de la migration, de l’intégration et du codéveloppement.

Portée par un esprit de partage et de réflexion, cette initiative, pilotée par le promoteur Ndiawar Seck, réunira des acteurs institutionnels, des experts, des artistes et des membres de la diaspora autour d’un programme riche, mêlant expressions culturelles et débats de fond. Les activités démarreront le vendredi 3 avril à 17 h avec une animation musicale à la kora, assurée par Cherifo Cissokho et Cherifo Konta, installant une ambiance authentiquement sénégalaise. La cérémonie d’ouverture sera marquée par les allocutions du consul général du Sénégal en Espagne et du comité d’organisation.

La soirée se poursuivra avec une table ronde de haut niveau consacrée aux politiques migratoires en Europe. Plusieurs intervenants de renom y prendront part. Luc André Diokh ouvrira les échanges avec une analyse des cadres juridiques et des modèles de régularisation en Espagne, en France et en Belgique, en soulignant leurs implications économiques.

Amadou Bocar Sam abordera, quant à lui, les effets positifs de la régularisation sur la réduction du travail informel et l’augmentation des recettes fiscales, tout en insistant sur l’importance de l’intégration professionnelle. Youssou Sock mettra l’accent sur la question des droits humains, plaidant pour un accès équitable aux services de base pour tous les migrants. Enfin, Tafsir Makhary Dia analysera les liens entre migration et codéveloppement, en mettant en avant des solutions durables face aux causes de la migration irrégulière.

Le 4 avril, une célébration de la diaspora sénégalaise

Le samedi 4 avril, jour symbolique de la fête de l’indépendance du Sénégal, sera consacré à la valorisation de la diaspora. Après un déjeuner réunissant les associations partenaires, les festivités se poursuivront à la salle Villanos avec des animations culturelles, notamment les prestations des Tambours du Ndiambour.

La cérémonie officielle « Diaspora Téranga » rassemblera plusieurs personnalités, dont des membres du comité d’organisation, Luc André Diokh et Son Excellence Ibrahima El Khalil Seck. L’un des temps forts sera la remise du « Sargal Jambaar de la Diaspora », une distinction honorifique destinée à récompenser des figures engagées au service de leur communauté. La soirée s’achèvera dans une ambiance festive avec les prestations artistiques de Ndama Torino, Sidi Samb et un concert très attendu de Ndiogou Afia.

Au-delà de son caractère festif, « Téranga España » ambitionne de s’imposer comme un véritable cadre de réflexion sur les défis migratoires. L’événement illustre la volonté des organisateurs de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora, tout en promouvant des politiques inclusives et durables. À travers cette initiative, Madrid se positionne, le temps d’un week-end, comme un carrefour d’échanges où culture, engagement citoyen et réflexion stratégique se conjuguent au service d’un avenir commun entre le Sénégal et ses ressortissants établis à l’étranger.

FADP : un rapport très attendu dans un climat de tensions et de soupçons

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique s’apprête à franchir un cap important en publiant, ce vendredi 3 avril 2026 à 16 heures, le rapport sur la gestion du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). L’annonce précise que la présentation se tiendra au Building Administratif Mamadou Dia, un lieu symbolique pour une démarche qui se veut placée sous le signe de la transparence. Cette publication intervient après plusieurs mois de fortes tensions autour de la répartition de ce fonds public destiné à soutenir les entreprises de presse.

Au cœur de la controverse, des accusations récurrentes d’injustice et d’opacité dans l’attribution des ressources. La question du FADP s’est progressivement transformée en affaire sensible, dépassant le simple cadre administratif pour se retrouver sur le terrain judiciaire. Plusieurs acteurs du secteur médiatique ont été convoqués par la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar, sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

Parmi les premiers à être entendus figure Mame Makhtare Guéye. Son audition fait suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle il relayait et amplifiait des critiques portant sur la gestion du fonds. Ces propos trouvent leur origine dans une intervention médiatique de Ibrahima Lissa Faye sur la RFM, où il dénonçait une distribution jugée inéquitable du FADP. Directeur de publication de PressAfrik et coordonnateur de la Coordination des associations de presse du Sénégal, il a lui aussi été auditionné par les enquêteurs le mardi 31 mars.

Dans le même temps, l’administration n’est pas restée en retrait. Habibou Dia, directeur de la Communication au sein du ministère, a également été convoqué. Cette démarche fait suite à un signalement officiel de la Direction de la Communication, qui estime que certaines déclarations publiques pourraient relever de la diffamation et porter atteinte à la crédibilité du FADP ainsi qu’à celle des membres de son Conseil de gestion.

Cette judiciarisation du débat illustre l’ampleur des tensions qui traversent actuellement le secteur des médias au Sénégal. Elle intervient dans un contexte où les organisations professionnelles haussent le ton. Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal, connu sous l’acronyme CDEPS, a publié un communiqué particulièrement critique le 31 mars, dénonçant une gestion qu’il qualifie de scandaleuse. L’organisation appelle à la publication intégrale de la liste des bénéficiaires du fonds, à la réalisation d’un audit indépendant et à une réforme structurelle du mécanisme de répartition afin de garantir davantage d’équité.

Macky Sall en campagne pour l’ONU : une ambition africaine pour refonder le multilatéralisme

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, franchit une nouvelle étape dans sa quête du poste de Secrétaire général des Nations Unies. Il a récemment lancé son site officiel de campagne, une plateforme à travers laquelle il détaille sa vision et ses priorités pour une refondation en profondeur de l’institution multilatérale, dans un contexte international marqué par de multiples crises.

La candidature de Macky Sall a été officiellement transmise au siège de l’ONU à New York le 2 mars 2026 par Évariste Ndayishimiye, actuel président en exercice de l’Union africaine. Cette démarche suscite une attention particulière en raison de son caractère atypique : elle est portée par le Burundi et non par le Sénégal, pays d’origine du candidat, qui n’a pas exprimé de soutien officiel à cette initiative. Une situation qui soulève des interrogations sur les dynamiques diplomatiques en jeu, mais qui n’entame pas la détermination de l’ancien chef d’État à défendre sa vision sur la scène internationale.

Dans le document programmatique qu’il a soumis, intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », Macky Sall dresse un diagnostic sévère de la situation mondiale. Il évoque des conflits persistants, la montée des menaces transnationales, l’aggravation de la crise de la dette dans de nombreux pays en développement, ainsi qu’une défiance croissante à l’égard des institutions internationales. Selon lui, ces défis traduisent une crise systémique qui fragilise à la fois l’efficacité et la crédibilité de l’ONU.

Face à ce constat, sa vision s’articule autour de trois grands axes structurants. Il propose d’abord de renforcer l’articulation entre paix, sécurité et développement, en considérant ces dimensions comme indissociables pour prévenir durablement les crises. Ensuite, il plaide pour une revitalisation du multilatéralisme dans un monde devenu multipolaire, en mettant l’accent sur la nécessité de réformer le Conseil de sécurité afin d’en améliorer la représentativité et la légitimité, tout en redynamisant le rôle de l’Assemblée générale. Enfin, il insiste sur l’importance d’une réforme interne de l’organisation, passant par une rationalisation des structures, une simplification des mandats et une meilleure gestion des ressources.

À travers cette démarche, Macky Sall ambitionne de repositionner les Nations Unies comme une plateforme stratégique capable de restaurer la confiance entre les États membres, de prévenir les conflits et de protéger efficacement les populations les plus vulnérables. Il souhaite également recentrer l’organisation sur ses missions fondamentales, dans un esprit de coopération renouvelée et d’efficacité accrue.

Né le 11 décembre 1961 à Fatick, Macky Sall est ingénieur géologue de formation. Il a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, marquant son passage à la tête de l’État par une implication active dans les grandes questions économiques et diplomatiques africaines. En 2022, lors de sa présidence tournante de l’Union africaine, il s’était illustré par son plaidoyer en faveur d’un meilleur accès des pays africains aux financements internationaux, notamment aux droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international, ainsi que par sa demande d’une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.

Coalition Diomaye Président : un think tank de cadres pour structurer la réflexion stratégique et renforcer l’action publique

La Coalition Diomaye Président a franchi un cap important dans son organisation interne avec le lancement officiel de sa cellule des cadres, un think tank conçu pour appuyer la réflexion stratégique et accompagner efficacement la mise en œuvre des politiques publiques. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye, avec l’objectif affiché de consolider les acquis de la gouvernance actuelle tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour l’action publique.

Le choix de la date de lancement n’est pas anodin. Il coïncide avec l’anniversaire de la prestation de serment du chef de l’État, conférant à cet événement une portée symbolique forte. À travers ce geste, la coalition entend non seulement marquer son attachement à la trajectoire politique en cours, mais aussi réaffirmer sa volonté d’inscrire son action dans la durée.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le Dr Djibril Togola, coordonnateur de la cellule de communication de la coalition, a expliqué que cette structure vise avant tout à fédérer les compétences issues des différentes composantes de la plateforme, qu’elles soient politiques, associatives ou citoyennes. Il a insisté sur la nécessité de regrouper les expertises pour en faire un véritable instrument d’analyse, de prospection et de proposition, capable d’éclairer les choix stratégiques du pouvoir exécutif.

Dans cette perspective, la cellule des cadres se positionne comme un laboratoire d’idées chargé d’accompagner le président de la République et son gouvernement dans la conduite des politiques publiques. Elle ambitionne de produire des outils d’aide à la décision dans plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment l’économie, la santé, la diplomatie, l’industrialisation et les finances publiques. L’objectif est de fournir des analyses rigoureuses et des recommandations concrètes afin d’améliorer l’efficacité et l’impact des actions gouvernementales.

Au-delà de son rôle d’appui technique, le think tank se distingue également par sa vocation à s’étendre à l’échelle nationale et internationale. Des représentations sont envisagées sur l’ensemble du territoire sénégalais, mais aussi au sein de la diaspora, dans le but de renforcer la diffusion des politiques publiques et de favoriser une implication plus active des Sénégalais de l’extérieur dans le développement du pays.

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs personnalités de premier plan, dont la haute représentante du président de la République, Aminata Touré. Dans son intervention, elle a dressé un bilan positif des deux premières années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye, mettant en avant les réformes engagées et les orientations stratégiques adoptées. De son côté, Abdoulaye Tine, coordonnateur de la coalition des cadres, a salué une initiative qui vise, selon ses termes, à mobiliser la crème intellectuelle de la coalition au service de l’intérêt national.

Les différentes communications présentées au cours de cette rencontre ont porté sur des thématiques majeures liées au développement du Sénégal. Jugées techniques et approfondies, elles feront l’objet d’une compilation dans un livre blanc qui sera soumis au chef de l’État. Ce document aura pour vocation de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles, susceptibles d’orienter les politiques publiques dans les années à venir.

Drame à Niague : le lutteur Pokola Baldé auditionné après une bagarre mortelle

Une affaire tragique secoue le monde de la lutte sénégalaise. Le lutteur Pokola Baldé, de son vrai nom Pape Mbaye, a été interpellé puis entendu par les éléments de la brigade de gendarmerie de Niague, à la suite d’une violente altercation ayant entraîné la mort d’un homme.

D’après les premières informations relayées par l’animateur de lutte Modou Anta, les faits trouvent leur origine dans une dispute dont les contours restent encore flous. Ce qui semblait être une simple altercation aurait rapidement dégénéré en affrontement physique impliquant plusieurs individus. La situation aurait ensuite échappé à tout contrôle, conduisant à un dénouement dramatique avec la perte d’une vie humaine.

Pour l’heure, les circonstances exactes de cette bagarre ne sont pas encore clairement établies. Les enquêteurs s’emploient à reconstituer le fil des événements afin de déterminer les responsabilités de chacun des protagonistes. L’audition du lutteur s’inscrit dans cette dynamique d’enquête, visant à recueillir des éléments essentiels pour faire la lumière sur ce drame.

Un nouveau développement est venu ajouter à l’émoi suscité par cette affaire. La photo de la victime a été diffusée publiquement, alors même que les autorités n’ont pas encore officiellement communiqué sur son identité complète. Cette divulgation, intervenue en pleine enquête, soulève des interrogations sur le respect des procédures et la préservation de la dignité de la personne décédée ainsi que de ses proches.

Dans un contexte où la lutte demeure un sport très populaire au Sénégal, impliquant des figures publiques suivies par de nombreux fans, cette affaire suscite une vive émotion au sein de l’opinion. Elle remet également en lumière les questions liées à la gestion des conflits et à la responsabilité des personnalités publiques en dehors de l’arène.

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