Retour triomphal des Lions de la Teranga à Dakar après leur sacre continental

Les nouveaux champions d’Afrique sont attendus ce lundi soir à Dakar, aux environs de 18h30, au lendemain de leur éclatante victoire face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Pour garantir un retour dans les meilleures conditions, l’État du Sénégal a mis en place un dispositif exceptionnel en affrétant deux vols spéciaux destinés à rapatrier les joueurs, le staff technique ainsi que les officiels.

La délégation principale des Lions de la Teranga quittera Rabat dans l’après-midi, avec un décollage prévu aux alentours de 15h30. Après un vol de plusieurs heures, l’atterrissage est programmé à 18h30 à Dakar. À leur arrivée, les champions d’Afrique bénéficieront d’un accueil officiel marqué par la présence des autorités sénégalaises et d’une foule de supporters déjà mobilisés pour célébrer ce nouveau sacre continental, le deuxième de l’histoire du football sénégalais.

En parallèle, un second vol spécial a été organisé pour les membres de la Fédération sénégalaise de football. Cette délégation quittera la ville de Tanger à 17h30 afin de rejoindre le reste du groupe au Sénégal dans la soirée. Cette organisation logistique vise à assurer un retour fluide et coordonné de l’ensemble des acteurs ayant contribué à cette performance historique.

Fait notable, contrairement aux précédents retours officiels des sélections nationales, l’arrivée ne se fera pas à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Yoff. Selon les informations rapportées par DSports, les deux avions atterriront à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), situé à Diass, devenu le principal hub aérien du pays. Ce choix s’inscrit dans la nouvelle dynamique aéroportuaire du Sénégal et permettra une meilleure gestion de l’accueil des délégations et des supporters.

Macky Sall félicite les Lions après le deuxième sacre continental du Sénégal

Les messages de félicitations continuent de se multiplier après le deuxième sacre du Sénégal en Coupe d’Afrique des Nations. Au lendemain de cette nouvelle consécration historique, l’ancien président de la République, Macky Sall, a tenu à saluer la performance remarquable des Lions de la Téranga, auteurs d’un parcours exceptionnel lors de la CAN.

Dans un message publié sur sa page Facebook, Macky Sall a exprimé toute sa fierté face à l’exploit réalisé par l’équipe nationale. Il a mis en avant l’engagement, le talent et la combativité des joueurs, soulignant le caractère historique de cette victoire qui confirme la place du Sénégal parmi les grandes nations du football africain.

« Bravo à nos vaillants Lions ! Fierté immense devant votre engagement, votre talent et votre combativité. Vous avez encore une fois réussi une performance historique. Respect et admiration ! », a écrit l’ancien chef de l’État, rendant hommage à l’état d’esprit et à la détermination affichés par les champions d’Afrique.

Ce message vient s’ajouter à une vague de réactions enthousiastes émanant de la classe politique, du monde sportif et de l’ensemble du peuple sénégalais, tous unis derrière les Lions. Ce deuxième sacre consécutif renforce l’héritage d’une génération dorée, portée par des joueurs expérimentés et un encadrement technique solide, qui ont su faire preuve de maîtrise et de sang-froid tout au long de la compétition.

Au-delà du trophée, cette victoire symbolise une nouvelle fois l’unité nationale et la capacité du sport à rassembler les Sénégalais autour d’un même sentiment de fierté. Les Lions de la Téranga confirment ainsi leur statut et écrivent une nouvelle page glorieuse de l’histoire du football sénégalais.

Finale de la CAN à Rabat : Gianni Infantino fustige des scènes « inacceptables » après une rencontre chaotique

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée à Rabat entre le Sénégal et le Maroc restera comme l’une des plus controversées de l’histoire récente de la compétition. Malgré la victoire des Lions de la Teranga au terme de la prolongation (1-0), la rencontre a été marquée par de vives tensions sur le terrain et dans les tribunes, suscitant une réaction ferme du président de la FIFA, Gianni Infantino.

L’épisode déclencheur s’est produit à la fin du temps réglementaire. Alors que le Sénégal venait de voir un but refusé, l’arbitre a accordé dans la foulée un penalty en faveur du Maroc, pays hôte. Cette double décision a provoqué une vive contestation côté sénégalais. Une partie des joueurs, accompagnée de membres du staff technique, a quitté le terrain pendant plusieurs minutes pour protester, interrompant le cours normal de la rencontre.

La tension s’est rapidement propagée dans les gradins. Des supporters sénégalais, visiblement exaspérés par la tournure des événements, ont tenté d’envahir la pelouse. Pendant près d’un quart d’heure, le match a été interrompu, y compris au moment où le Marocain Brahim Diaz s’apprêtait à tirer le penalty. Les stadiers, appuyés par les forces de l’ordre, ont dû intervenir pour contenir les débordements et éviter une escalade plus grave. Le penalty a finalement été manqué, avant que le jeu ne reprenne dans une atmosphère électrique.

Au lendemain de ces incidents, Gianni Infantino a réagi avec sévérité dans un communiqué transmis à l’AFP. Le président de la Fédération internationale de football a condamné « fermement le comportement de quelques joueurs sénégalais et des membres du staff technique », jugeant « inacceptable de quitter le terrain de cette manière » en pleine rencontre officielle. Il a également rappelé que la violence et les contestations excessives n’ont pas leur place dans le football.

Insistant sur les valeurs fondamentales du sport, Infantino a souligné que « nous devons toujours respecter les décisions prises par les arbitres, sur et en dehors du terrain ». Selon lui, toute attitude contraire aux Lois du Jeu met en péril « l’essence même du football », en particulier lors d’une finale continentale suivie par des millions de spectateurs.

Le patron du football mondial a enfin qualifié les événements survenus à Rabat de « scènes déplorables » qui « ne doivent jamais se reproduire ». Il a appelé les instances disciplinaires compétentes de la Confédération africaine de football à se saisir du dossier et à prendre « les mesures appropriées » afin de préserver l’intégrité des compétitions et l’image du football africain.

CAN 2025

Envers et contre tout, le Sénégal arrache sa deuxième étoile face au Maroc

Le Sénégal a remporté la deuxième Coupe d’Afrique des Nations de son histoire en dominant le Maroc (1-0 après prolongation), au terme d’une finale totalement folle disputée à Rabat. Un match à très haute tension, marqué par des décisions arbitrales controversées, des scènes de chaos inédites et un dénouement héroïque pour les Lions de la Teranga.

Dans un Stade Prince Moulay Abdallah incandescent et largement acquis à la cause marocaine, le Sénégal a su faire preuve d’un sang-froid et d’une résilience remarquables. Après 90 minutes irrespirables, conclues dans la confusion la plus totale, les Lions ont fini par faire la différence en prolongation grâce à un but exceptionnel de Pape Gueye à la 94ᵉ minute. D’une frappe somptueuse envoyée dans la lucarne de Yassine Bounou, le milieu sénégalais a offert un sacre historique à tout un peuple.

Après un mois de compétition intense, la CAN 2025 s’est achevée dans un scénario digne d’un film, mêlant passion, polémique et émotion brute. Cette finale, longtemps équilibrée, a basculé dans l’irrationnel à la toute fin du temps réglementaire, lorsque l’arbitre a sifflé un penalty très contesté en faveur du Maroc.

Un “penaltygate” aux allures de chaos

Le moment le plus surréaliste de la soirée reste sans doute la Panenka manquée de Brahim Díaz dans le temps additionnel. Cet échec a provoqué une succession de scènes rocambolesques : protestations véhémentes, joueurs sénégalais quittant momentanément la pelouse, envahissement partiel du terrain par les supporters et une interminable interruption du jeu. Le penalty sera finalement annulé, laissant le stade sous tension maximale.

Dans ce contexte explosif, le Sénégal n’a jamais perdu le fil. Malgré la pluie battante, la pression du public et les assauts marocains, les hommes de Pape Thiaw ont tenu bon. Le Maroc, réduit à dix après l’expulsion d’Hamza Igamane, a tout tenté, en vain.

Une victoire de caractère et de maturité

Comme il l’avait annoncé avant la rencontre, le sélectionneur sénégalais avait promis que ses joueurs resteraient concentrés et joueraient cette finale « à onze contre onze sur la pelouse ». Promesse tenue. Dès les premières minutes, les Lions ont affiché leurs intentions, à l’image de Pape Gueye, déjà dangereux dès la 6ᵉ minute sur corner, obligeant Bounou à une parade décisive.

Les jeunes talents sénégalais, à l’image d’Ibrahim Mbaye et de Pape Gueye, ont éclaboussé la rencontre de leur audace, tandis que les cadres, emmenés par un Sadio Mané exemplaire de leadership, ont guidé l’équipe dans les moments les plus tendus.

Une finale historique entre pays frères

Cette finale entre deux nations liées par une longue tradition de fraternité avait pourtant commencé dans un climat festif et convivial. Tout au long du week-end à Rabat, supporters sénégalais et marocains avaient partagé chants, sourires et scènes d’amitié, promettant une « guerre sportive » sur le terrain, mais dans le respect.

Le match en a décidé autrement. D’une intensité rare, parfois à la limite du chaos, il restera comme l’une des finales les plus folles et les plus marquantes de l’histoire de la CAN.

Au bout de 120 minutes d’un combat épique, le Sénégal décroche sa deuxième étoile continentale, au cœur d’un stade hostile, avec courage, caractère et panache. Un sacre arraché avec les tripes, qui entre définitivement dans la légende du football africain.

Aly Saleh

Sadio Mané, l’émotion d’un sacre et l’annonce d’un au revoir programmé aux Lions

Au sommet de son art, couronné meilleur joueur de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et une nouvelle fois sacré meilleur joueur africain, Sadio Mané a vécu à Rabat l’un des moments les plus forts de sa carrière internationale. Quelques instants après la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la CAN, l’attaquant des Lions de la Téranga a confirmé, dans une interview accordée à Canal +, son intention de mettre un terme à son aventure en sélection nationale à l’issue de la Coupe du monde prévue aux États-Unis.

Visiblement ému par ce nouveau sacre continental, Mané n’a pas cherché à entretenir le suspense. Fidèle à une ligne qu’il avait déjà esquissée auparavant, il a tenu à clarifier sa position. « Comme je l’ai dit, pour moi, avec la CAN, c’est fini, c’est terminé », a-t-il déclaré avec gravité. L’enfant de Bambali a toutefois tenu à rassurer les supporters sénégalais en précisant qu’il comptait honorer un dernier grand rendez-vous sous le maillot national. « Si tout va bien, je vais accompagner l’équipe à la Coupe du Monde. Et après, je pense que c’est bon… », a-t-il ajouté, laissant transparaître à la fois la fierté du devoir accompli et la lucidité d’un champion conscient du temps qui passe.

Cette annonce est intervenue au terme d’une finale haletante, loin d’un scénario tranquille. Le Sénégal, solide et discipliné, a dû faire face à une énorme pression marocaine, portée par un public acquis à la cause des Lions de l’Atlas. Le moment le plus critique est survenu en toute fin de temps réglementaire, lorsqu’un penalty controversé a été sifflé contre les Lions de la Téranga. Une décision arbitrale qui a fait trembler tout un peuple et failli faire basculer le destin de la rencontre.

Sorti du terrain à ce moment clé, Sadio Mané a livré un regard lucide sur cette phase de jeu qui aurait pu anéantir les espoirs sénégalais. Sans polémique excessive, mais avec franchise, il a donné son ressenti. « Moi personnellement, je pense qu’il n’y avait pas penalty, mais si le penalty est sifflé, il n’y a pas de problème. C’est le foot », a-t-il confié. Une déclaration à l’image du joueur, respectueux du jeu et des décisions, même lorsqu’elles semblent injustes.

Au-delà de l’action elle-même, Mané a surtout mis en avant la force mentale et la solidarité du groupe sénégalais. Dans ce moment de doute extrême, l’équipe n’a pas cédé à la panique. Le collectif est resté soudé, concentré sur l’essentiel, faisant preuve d’une maturité impressionnante. Cette capacité à rester uni dans l’adversité a finalement permis au Sénégal de surmonter l’épreuve et de décrocher un nouveau titre continental.

Ce sacre face au Maroc vient ainsi enrichir un palmarès déjà exceptionnel pour Sadio Mané en sélection. Leader technique et moral, il aura marqué toute une génération par son talent, son humilité et son sens du sacrifice pour le maillot national. En annonçant que la Coupe du monde constituera sans doute son dernier chapitre avec les Lions, Mané ouvre une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais, celle de la transmission.

La discussion qui a tout changé : ce que Claude Le Roy a dit à Sadio Mané

Il est des moments dans l’histoire du football qui basculent sur quelques mots, prononcés loin des caméras, dans la tension extrême d’un instant d’injustice. La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 restera à jamais gravée dans la mémoire des Sénégalais non seulement pour le sacre continental, mais aussi pour une discussion décisive entre deux hommes d’expérience : Claude Le Roy et Sadio Mané.

Alors que le Sénégal vit une finale irrespirable, un but est refusé aux Lions de la Teranga. L’action est litigieuse, la VAR reste silencieuse, et l’arbitre ne revient pas sur sa décision. Sur le banc sénégalais, l’incompréhension se transforme en colère. Le sentiment d’injustice est profond. Les joueurs, touchés moralement, quittent le terrain, laissant planer la menace d’un match interrompu et d’un rêve brisé.

C’est dans ce contexte électrique que Sadio Mané, capitaine exemplaire et leader naturel, cherche un avis lucide. Il exprime l’amertume du groupe, l’injustice ressentie, et l’impasse dans laquelle l’équipe semble enfermée. Que faire face à une décision jugée injuste, dans un moment aussi crucial ?

La réponse de Claude Le Roy, figure respectée du football africain, est simple, calme et chargée de sagesse. Il rappelle à Mané une vérité fondamentale du jeu : le football n’est pas toujours juste. Les erreurs arbitrales font partie de son histoire, parfois douloureuse. Mais renoncer serait la pire des décisions. Il l’exhorte à retourner sur le terrain, à convaincre ses coéquipiers de reprendre le match, car tant que le jeu continue, tout reste possible. Un match n’est jamais terminé tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti.

Ces paroles, loin d’enflammer les esprits, apaisent et recentrent. Sadio Mané ne discute pas, n’hésite pas. Il se lève, court vers les vestiaires et rappelle un à un ses coéquipiers. Il leur parle de dignité, de courage et de cette chance infime qui existe toujours dans le football. Il les convainc que la meilleure réponse à l’injustice n’est pas l’abandon, mais la lutte.

La suite appartient désormais à l’histoire. Le Sénégal revient sur le terrain, transcende la frustration et transforme la colère en énergie positive. Portés par une détermination collective et un mental d’acier, les Lions de la Teranga renversent le cours des événements et s’imposent au terme d’un combat héroïque.

Ce sacre continental, plus qu’un trophée, est devenu un symbole. Celui d’une équipe qui a refusé de céder à l’injustice, d’un capitaine qui a assumé son rôle jusqu’au bout, et d’un conseil venu au bon moment. En 2025, le Sénégal n’a pas seulement gagné la Coupe d’Afrique des Nations. Il a remporté une victoire morale, forgée dans l’adversité.

Bravo au Sénégal, champion d’Afrique 2025.

Finale Sénégal–Maroc à Rabat : un message de fraternité et de responsabilité de l’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal

À l’approche de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, prévue ce dimanche 18 janvier 2026 à Rabat et opposant le Sénégal au Maroc, l’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal a rendu public un communiqué solennel à l’attention des ressortissants marocains résidant au Sénégal. À travers ce message, la représentation diplomatique marocaine inscrit cet événement sportif majeur dans une dimension bien plus large que celle de la simple compétition footballistique.

Selon l’Ambassade, cette finale continentale constitue avant tout une illustration vivante de la relation fraternelle, ancienne et exceptionnelle qui unit le Royaume du Maroc et la République du Sénégal. Une relation souvent citée en exemple sur le continent africain, tant elle repose sur des fondements solides faits d’histoire partagée, de solidarité constante, de liens spirituels profonds et d’une vision commune de l’avenir de l’Afrique. Le football, dans ce contexte, devient un vecteur de rapprochement et un miroir de cette amitié durable entre deux peuples.

Le communiqué met également en lumière les nombreuses manifestations de respect, de maturité et de fraternité observées ces derniers jours dans plusieurs villes marocaines, notamment à Rabat, Tanger, Casablanca, Marrakech et Agadir. Ces attitudes positives, portées aussi bien par les supporters que par les acteurs du sport, sont présentées comme une démonstration éloquente du rôle fédérateur du sport lorsqu’il est guidé par des valeurs de respect mutuel, de paix et de convivialité entre les nations.

L’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal a par ailleurs tenu à saluer l’engagement, le sens élevé des responsabilités et la coordination exemplaire des autorités diplomatiques et sportives des deux pays. Cet engagement s’inscrit, selon le communiqué, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il est rappelé avec insistance que les relations maroco-sénégalaises demeurent solides, apaisées et stratégiques, bien au-delà du cadre ponctuel de cette finale de la CAN.

Dans cet esprit, l’Ambassade appelle les Marocains vivant au Sénégal à vivre cette rencontre sportive dans un climat de fraternité, de retenue et de responsabilité. L’objectif est clair : faire en sorte que la passion du football reste conforme aux valeurs de respect, de dignité et de fair-play qui caractérisent l’amitié profonde entre les peuples marocain et sénégalais.

Le communiqué invite également à préserver durablement cet esprit de respect mutuel dans les comportements de chacun, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur dans les deux pays. Il s’agit, pour la représentation diplomatique, de veiller à ce que cette relation exemplaire continue de rayonner, non seulement à l’occasion des compétitions sportives, mais aussi dans tous les domaines de la coopération bilatérale.

Enfin, l’Ambassade rend grâce à Dieu pour cette occasion particulière de célébrer et de renforcer les relations profondes, fraternelles et multidimensionnelles entre le Maroc et le Sénégal. Deux grandes nations africaines unies par l’histoire, la spiritualité et une ambition commune de bâtir une Afrique solidaire, stable et prospère.

Le message se conclut par une profession de foi symbolique et rassembleuse :

« Vive le Maroc. Vive le Sénégal. Vive l’Afrique fraternelle. »

Ziarra de Ngodiba 2026 : quand la foi inspire le développement et la reconnaissance institutionnelle

La 69ᵉ édition de la ziarra annuelle de Ngodiba a, une fois de plus, confirmé la place singulière de cette cité religieuse dans le paysage spirituel national. Au-delà des prières et des moments de recueillement dédiés à Cheikh Ibrahima Ba, l’événement a servi de tribune à un message fort, articulant spiritualité, reconnaissance institutionnelle et développement local.

Prenant la parole à cette occasion, le maire de la commune de Kahi et directeur de la Promotion de l’Habitat social, El Hadji Aliou Diane, a mis en lumière les avancées notables enregistrées dans l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Il a présenté ces réalisations comme des réponses concrètes aux prières et aux attentes longtemps exprimées par les populations locales. Pour l’édile, ces progrès traduisent une convergence heureuse entre les aspirations spirituelles des fidèles et l’action publique de l’État.

Dans un contexte où Ngodiba accueille chaque année des milliers de pèlerins, le maire a également insisté sur l’importance de l’implication des autorités administratives. Il a notamment salué le gouverneur de la région de Kaffrine pour l’accompagnement institutionnel et la sécurisation de cette grande rencontre religieuse, estimant que cet appui constitue un gage de sérénité et de respect dû aux foyers religieux.

Sur le plan spirituel, El Hadji Aliou Diane a rappelé que la ziarra de Ngodiba ne se limite pas à une simple commémoration. Elle représente avant tout un espace de transmission des valeurs héritées des anciens, telles que la foi, la discipline, la paix et la cohésion sociale, qu’il considère comme des piliers essentiels de la stabilité du Sénégal.

Enfin, évoquant les perspectives de développement local, le maire est revenu sur le Grand Prix Cheikh Ibrahima Ba, une initiative qu’il porte et qu’il inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine religieux et culturel de Ngodiba. Selon lui, cette synergie entre spiritualité et initiatives citoyennes contribue au rayonnement durable de la cité religieuse et à l’enracinement de son message bien au-delà des frontières nationales.

KAOLACK – Libertés syndicales en question : la CNTS dénonce une atteinte aux acquis sociaux à la mairie

Le climat social se crispe à la mairie de Kaolack, où une décision administrative récente alimente une vive controverse entre l’exécutif municipal et le mouvement syndical. La Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), par la voix du Syndicat des travailleurs des collectivités territoriales, dénonce ce qu’elle considère comme une remise en cause préoccupante des libertés syndicales garanties par la législation en vigueur.

Au cœur de la polémique se trouve un local syndical dont la municipalité envisagerait la récupération en vue de sa réaffectation à un usage social, notamment la création d’un espace ludique destiné aux enfants. Si l’initiative sociale, en tant que telle, ne suscite pas d’opposition de principe, la CNTS fustige la démarche adoptée par les autorités municipales, jugée unilatérale et contraire aux règles fondamentales du dialogue social.

Réunis ce samedi face à la presse, les responsables syndicaux ont tenu à souligner que cette décision dépasse largement la question d’un simple réaménagement immobilier. Selon eux, elle pose un problème de fond lié au respect des droits collectifs des travailleurs au sein des collectivités territoriales. La centrale syndicale estime que la suppression ou la réaffectation d’un local syndical sans concertation préalable constitue un précédent dangereux.

« Les locaux syndicaux sont des acquis sociaux obtenus au prix de longues luttes. Leur remise en cause, sans dialogue ni concertation, constitue une atteinte grave à la liberté syndicale », a déclaré Abdou Khadre Diop, Secrétaire national des travailleurs des collectivités territoriales affiliés à la CNTS. Il rappelle que ces espaces ne sont pas de simples biens matériels, mais des symboles et des outils essentiels à l’exercice de l’action syndicale.

Au-delà du cas spécifique de Kaolack, la CNTS exprime sa crainte de voir cette initiative créer un effet d’entraînement dans d’autres collectivités territoriales. En l’absence de dialogue social, avertit-elle, ce précédent pourrait fragiliser durablement le mouvement syndical au niveau local et ouvrir la voie à d’autres formes de restrictions portant atteinte aux libertés syndicales dans le pays.

Tout en réaffirmant son attachement au développement local et aux politiques sociales au bénéfice des populations, la CNTS insiste sur le fait que ces objectifs ne peuvent être poursuivis au détriment des droits des travailleurs. Pour la centrale syndicale, développement communal et respect des acquis sociaux doivent aller de pair et s’inscrire dans une gouvernance locale fondée sur la concertation et la transparence.

Dans un esprit qu’elle qualifie de responsable, la CNTS se dit disposée à engager le dialogue avec les autorités municipales afin de trouver une solution consensuelle. Elle prévient toutefois qu’en cas de persistance de la situation actuelle, elle n’exclut aucun recours légal ou syndical pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs des collectivités territoriales.

Kaolack – Commercialisation de l’arachide : le Khalife de Cheikh Serigne Mbaye Niass interpelle le Président Bassirou Diomaye Faye

En marge des activités religieuses du Gamou de Médina Niassène (Keur Madiabel), édition 2026, le Khalife de Cheikh Serigne Mbaye Niass, Cheikh Mahy Serigne Mbaye Niass, a adressé un message fort au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, exprimant sa profonde préoccupation face à la situation difficile que traversent les paysans sénégalais, notamment dans la commercialisation de l’arachide.

Dans sa déclaration, le guide religieux a attiré l’attention des autorités sur les nombreux obstacles auxquels sont confrontés les producteurs agricoles : faiblesse des prix, difficultés d’écoulement de la production, retards de paiement et manque d’accompagnement structurel. Selon lui, ces contraintes aggravent la précarité d’un monde rural déjà durement éprouvé par les aléas climatiques et économiques.

Cheikh Mahy Serigne Mbaye Niass a ainsi plaidé pour un soutien accru de l’État en faveur des paysans, appelant à la mise en œuvre de mesures urgentes et durables afin d’assurer une meilleure valorisation de l’arachide, pilier essentiel de l’économie rurale sénégalaise. Il a insisté sur la nécessité d’une politique agricole plus équitable et inclusive, capable de protéger les producteurs et de leur garantir des revenus décents.

Dans un ton empreint de responsabilité et de sagesse, le Khalife a rappelé le rôle central de l’agriculture dans la stabilité sociale et économique du pays, soulignant que soutenir les paysans revient à préserver la dignité des familles rurales et à renforcer la souveraineté alimentaire nationale.

Ce message adressé au Chef de l’État s’inscrit dans la tradition d’engagement social et citoyen des guides religieux de Médina Niassène, qui conjuguent spiritualité et préoccupations socio-économiques. À travers cette prise de position, Cheikh Mahy Serigne Mbaye Niass espère une réponse concrète des pouvoirs publics, à la hauteur des attentes du monde rural.

Gamou de Katsina 2026 : la Fayda Niassène renouvelle son pacte spirituel au Nigeria

Katsina a vibré, ce samedi 17 janvier 2026, au rythme d’une ferveur religieuse intense à l’occasion de la commémoration de la naissance de Cheikh Ibrahima Niass (RTA). Plus qu’une simple célébration, le Gamou de Katsina s’est imposé comme un moment fort de renouvellement spirituel et de consolidation des liens entre les disciples de la Fayda Tidjaniya, venus de divers horizons.

Dès les premières heures de la journée, la cité historique du nord du Nigeria a vu converger des milliers de fidèles, érudits, guides religieux et délégations étrangères, tous unis autour de la mémoire et de l’héritage spirituel de celui que ses disciples considèrent comme le rénovateur de la voie tidjane au XXᵉ siècle.

La dimension institutionnelle et symbolique de l’événement a été renforcée par la présence du gouverneur de l’État de Katsina, par ailleurs roi de Kano, témoignant de la reconnaissance officielle accordée à cette rencontre religieuse majeure. Il a accueilli le chef de la délégation de la Fayda, Cheikh Mouhamadou Khouraichy Ibrahima Niass, porteur du message et des bénédictions du Khalife général, Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahima Niass, Khadimoul Oumma.

Dans les différents discours et invocations, les intervenants ont rappelé les enseignements fondamentaux de Cheikh Ibrahima Niass, axés sur la quête de la connaissance divine, la paix intérieure, le vivre-ensemble et l’élévation morale de la communauté. Des valeurs cardinales qui continuent de structurer la Fayda Niassène et d’inspirer des générations de fidèles à travers l’Afrique et au-delà.

La réussite de cette édition 2026 repose également sur l’engagement du comité d’organisation, placé sous la direction de Cheikh Tidiane Awalou Mala Sani, unanimement salué pour la rigueur et la coordination ayant permis un déroulement harmonieux des différentes activités religieuses.

À Katsina, le Gamou a ainsi confirmé son statut de carrefour spirituel international, où foi, transmission et fraternité se rencontrent, renforçant le rayonnement de la Fayda Niassène et la profondeur de son ancrage historique et spirituel au Nigeria.

Gamou international du Nigeria : quand la nuit précède la lumière spirituelle

À la veille du Gamou international du Nigeria, la ferveur ne se contente plus d’attendre l’aube : elle s’impose déjà dans la nuit. Dès 20 heures, le stade principal et ses alentours ont été pris d’assaut par une marée humaine venue de toutes les régions du pays et d’ailleurs, transformant l’attente en un véritable acte de dévotion collective.

Cette mobilisation exceptionnelle, observée avant même le jour officiel du Gamou, témoigne d’une réalité profonde : ici, le Gamou n’est pas un simple événement inscrit sur un calendrier religieux, mais un véritable rendez-vous de l’âme. Chants de louanges, prières continues, invocations et enseignements rythment la nuit, dans une atmosphère où le temps semble suspendu.

Au cœur de cette ferveur, la mémoire spirituelle de Baye Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass demeure le fil conducteur. Le Nigeria, terre d’accueil et de rayonnement de la Fayda Tidjaniya, incarne depuis des décennies l’un des piliers majeurs de l’expansion de son message. Ce lien historique, bâti sur la transmission du savoir, la fraternité soufie et la quête de la connaissance divine, se matérialise ici avec force et solennité.

La veille du Gamou apparaît ainsi comme un moment spirituel à part entière : une nuit de préparation des cœurs, de purification des intentions et de renouvellement du pacte de fidélité à l’héritage de la Fayda. Elle révèle également la vitalité d’une confrérie capable de rassembler, au-delà des frontières, des peuples unis par une même foi et une référence spirituelle commune.

Dans cette communion nocturne, le Gamou du Nigeria confirme son statut de carrefour spirituel international, où la religion devient un langage universel et où la Fayda continue d’éclairer les consciences, génération après génération.

CAN 2025 – Petite finale : le Nigeria dompte l’Égypte aux tirs au but et s’offre la troisième place

Le Nigeria a conclu sa Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur une note victorieuse en remportant la petite finale face à l’Égypte, à l’issue d’une séance de tirs au but irrespirable (0-0, 4-2 tab). Dans un match fermé, âprement disputé et dominé par l’intensité tactique, les Super Eagles ont fait la différence grâce à la solidité de leur gardien Stanley Nwabali et au sang-froid de leurs tireurs, avec Ademola Lookman pour porter l’estocade finale.

Dès le coup d’envoi, l’ambiance est électrique. Une partie du public siffle les Pharaons, qui tentent d’installer un jeu de transitions rapides, tandis que le Nigeria cherche à imposer sa maîtrise technique. Le début de rencontre est haché, marqué par une brève interruption consécutive à un incident matériel au niveau du poteau de corner, symbole d’un premier quart d’heure heurté.

Sur le plan tactique, le Nigeria se présente en 4-4-2 offensif, avec Moses Simon et Samuel Chukwueze animant les couloirs pour soutenir Akor Adams et Paul Onuachu à la pointe de l’attaque. La domination territoriale est nigériane, mais l’Égypte se montre dangereuse en contre. À la 17e minute, Stanley Nwabali anticipe parfaitement pour devancer Trézéguet lancé dans la profondeur. Dix minutes plus tard, Mohamed Salah se procure la plus grosse occasion égyptienne de la première période : l’attaquant de Liverpool surgit au premier poteau, mais voit sa tentative repoussée par Nwabali, avant que Semi Ajayi ne contre le ballon in extremis.

Le Nigeria pense débloquer la situation à la 35e minute à la suite d’une phase confuse dans la surface égyptienne. Après un premier arrêt de Mostafa Shobeir, le ballon revient sur Akor Adams, dont la tête profite à Paul Onuachu pour conclure. Mais après consultation de la VAR, l’arbitre annule le but pour une faute préalable de l’attaquant nigérian, averti dans la foulée. La décision maintient un score nul et vierge à la pause, malgré une possession favorable aux Super Eagles.

Au retour des vestiaires, le sélectionneur nigérian Eric Chelle injecte du sang neuf en lançant Ademola Lookman. L’impact est immédiat. Dès la 47e minute, l’ailier de l’Atalanta croit ouvrir le score après un face-à-face manqué d’Akor Adams, mais son but est refusé pour une position de hors-jeu. Le Nigeria accentue la pression, multiplie les situations dangereuses par Raphael Onyedika et Moses Simon, sans parvenir à trouver la faille face à un bloc égyptien bien organisé.

À l’heure de jeu, l’Égypte ajuste son dispositif avec les entrées d’Omar Marmoush et de Mahmoud Saber. Les Pharaons retrouvent progressivement la maîtrise du ballon, atteignant même 52 % de possession. La fin de match est marquée par deux situations litigieuses dans les surfaces, mais l’arbitre marocain M. Jayed, après recours à la VAR, ne désigne aucun point de penalty.

Physiquement éprouvés, les Nigérians doivent procéder à plusieurs changements, notamment après la blessure de Semi Ajayi. Malgré quelques tentatives égyptiennes dans le temps additionnel, le score reste inchangé au terme des 90 minutes. Conformément au règlement de la petite finale, aucune prolongation n’est disputée et les deux équipes se dirigent directement vers la séance de tirs au but.

La loterie commence mal pour le Nigeria avec l’arrêt de Mostafa Shobeir face à Fisayo Dele-Bashiru. Mais Stanley Nwabali répond immédiatement en repoussant la tentative de Mohamed Salah, pourtant frappée avec puissance sur sa droite. Akor Adams redonne l’avantage aux Super Eagles, avant un nouvel arrêt décisif de Nwabali face à Omar Marmoush, qui tente sa chance plein axe. Moses Simon et Alex Iwobi se montrent ensuite impeccables, tandis que Rami Rabia et Mahmoud Saber maintiennent brièvement l’espoir égyptien. Il revient finalement à Ademola Lookman, pour le cinquième tir nigérian, de transformer sa tentative et d’offrir définitivement la victoire au Nigeria.

Maroc–Sénégal : Walid Regragui salue une affiche de prestige et célèbre la fraternité africaine

À la veille de la rencontre très attendue entre le Maroc et le Sénégal, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, s’est présenté devant la presse dans un état d’esprit empreint de respect, de sérénité et de fair-play. Loin des discours de tension qui précèdent souvent les grandes affiches, le technicien marocain a tenu à magnifier l’adversaire sénégalais tout en rappelant la portée continentale et symbolique de ce duel entre deux géants du football africain.

Face aux journalistes, Walid Regragui n’a pas caché son admiration pour l’équipe nationale du Sénégal, qu’il considère comme une référence incontournable sur le continent. Selon lui, les Lions de la Téranga disposent d’un effectif riche et équilibré, composé de joueurs de très haut niveau évoluant dans les plus grands championnats, avec une maturité tactique forgée par des années de compétitions internationales. Il a souligné la stabilité et la solidité du collectif sénégalais, champion d’Afrique en titre, symbole de constance et d’exigence au plus haut niveau.

Le sélectionneur marocain a également insisté sur la dimension exceptionnelle de cette confrontation, qui met aux prises deux nations habituées aux sommets du football africain et mondial. D’un côté, le Sénégal, sacré sur le continent et reconnu pour sa puissance et son expérience. De l’autre, le Maroc, demi-finaliste historique de la dernière Coupe du monde, qui incarne l’ambition et la progression spectaculaire du football africain sur la scène internationale. Pour Regragui, ce match dépasse le simple cadre d’une rencontre sportive : il illustre l’évolution et la crédibilité croissante du football africain face aux grandes nations du monde.

Au-delà du terrain, Walid Regragui est revenu avec émotion sur les relations entre le Maroc et le Sénégal, qu’il a qualifiés de pays frères, unis par une histoire ancienne, des échanges humains constants et des valeurs communes. Il a partagé une anecdote personnelle, évoquant une période de sa vie durant laquelle il a vécu dans le même immeuble qu’une famille sénégalaise. Une expérience humaine marquante qui, selon lui, reflète la proximité naturelle et la fraternité sincère entre les deux peuples.

Dans un message fort, le sélectionneur marocain a tenu à rappeler l’esprit qui doit prévaloir autour de cette affiche. Pour lui, ce match est avant tout une fête du football africain, une vitrine du talent et du savoir-faire du continent. Quel que soit le résultat final, il a assuré que le respect mutuel restera intact, affirmant que l’un des deux ira féliciter l’autre à l’issue de la rencontre, dans un esprit de sportivité et de grandeur.

Justice, polémique et accusations politiques : Me Oumar Youm charge la ministre Yassine Fall

La récente sortie de la ministre de la Justice, Mme Yassine Fall, continue de provoquer de vives remous dans le paysage politico-judiciaire sénégalais. Parmi les réactions les plus tranchées figure celle de Me Oumar Youm, avocat de Farba Ngom et ancien ministre, qui s’est exprimé sans détour au micro de Dakaractu Mbour. Dans une intervention au ton particulièrement sévère, il a dénoncé des propos qu’il juge dangereux pour la République et contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit.

Pour Me Oumar Youm, les déclarations de la garde des Sceaux sont avant tout « malheureuses » et indignes de la stature d’un ministre en charge d’un département aussi stratégique que la Justice. Selon lui, à ce niveau de responsabilité, il est « catastrophique de rester prisonnier de petits sujets qui n’intéressent que les petits esprits ». Il estime que la communication de Mme Yassine Fall ne répond ni aux exigences institutionnelles ni à la hauteur des missions régaliennes qui lui incombent, la qualifiant de « cahoteuse, confuse et médiocre ».

L’avocat s’est particulièrement attardé sur l’usage par la ministre du concept de « tolérance zéro », qu’il considère comme incompatible avec le fonctionnement normal du système judiciaire. À ses yeux, la justice ne saurait être guidée par une logique de répression aveugle, au risque de s’éloigner de ses fondements essentiels. Il a rappelé avec insistance que le discernement, la légalité et l’égalité devant la loi doivent demeurer les piliers de toute action judiciaire, loin de toute approche émotionnelle ou politique.

Poursuivant son propos, Me Oumar Youm a dénoncé ce qu’il qualifie de déclarations « fausses et insensées » de la ministre, estimant qu’à un tel niveau de responsabilité, il est impératif de faire preuve de retenue et de rigueur. Il a averti que la justice sénégalaise est « suffisamment solide et organisée pour ne pas se laisser gouverner par la médiocrité haineuse », soulignant ainsi la nécessité de préserver la crédibilité et l’indépendance de l’institution judiciaire.

Au cœur de son intervention figure toutefois le dossier de Farba Ngom, qu’il considère comme emblématique d’un traitement discriminatoire. Me Youm s’interroge ouvertement sur les raisons pour lesquelles son client, gravement malade, demeure en détention au pavillon spécial, alors que, selon lui, « l’auteur principal des faits qui lui sont reprochés est en liberté ». Il juge incompréhensible qu’un prétendu complice soit maintenu en prison pendant que celui qui serait au centre du dossier bénéficie d’un élargissement.

Pour l’ancien ministre, cette situation constitue « un cas typique de détention arbitraire », qui appelle des explications claires et transparentes à l’endroit de citoyens qu’il décrit comme « épris de justice ». Il martèle que l’on ne peut se prévaloir de la loi tout en agissant en dehors de celle-ci, affirmant que Farba Ngom « n’avait pas sa place en prison au regard de l’inexistence des faits qui lui sont reprochés ».

Allant plus loin, Me Oumar Youm accuse la ministre de la Justice d’exécuter des « ordres politiques » sans rapport avec une bonne administration de la justice. Une accusation grave, qui relance le débat sur l’indépendance du pouvoir judiciaire face aux influences politiques. Malgré la virulence de ses propos, l’avocat se veut toutefois rassurant, affirmant que la justice sénégalaise ne saurait être instrumentalisée. « Heureusement que la Justice, notre Grande Justice, ne sera jamais le bureau politique du PASTEF », a-t-il conclu.

Foncier : la Mairie de Kaolack monte au créneau face aux accusations visant son maire

Dans un contexte national marqué par une forte sensibilité autour des questions foncières, la Mairie de Kaolack a décidé de sortir de sa réserve. Ce vendredi 16 janvier 2026, l’institution municipale a officiellement réagi à un article publié par Seneweb, faisant état d’un présumé scandale foncier à Dakar et citant le nom du maire de Kaolack, Serigne Mboup.

À travers une mise au point ferme mais mesurée, la collectivité locale rejette catégoriquement ces accusations, qu’elle qualifie d’infondées, et dénonce une mise en cause qu’elle juge injustifiée de son premier magistrat.

Un dossier ancien remis au goût du jour

Au centre de la polémique figure un terrain situé à Dakar, abritant aujourd’hui le centre commercial Touba Sandaga. Selon la Mairie de Kaolack, il s’agit d’un dossier ancien, remontant à la fin des années 1990, dans un contexte économique précis marqué par la liquidation de la société BATA.

La municipalité précise que l’acquisition de ce terrain s’est opérée dans le strict respect des procédures légales en vigueur à l’époque. Tous les actes administratifs et notariés requis auraient été régulièrement établis, aboutissant à la délivrance d’un titre foncier en bonne et due forme par les autorités compétentes. De ce fait, toute allégation de spoliation ou de traitement de faveur est formellement rejetée.

Le soupçon ne saurait tenir lieu de jugement

Pour la Mairie de Kaolack, au-delà de la personne de Serigne Mboup, cette affaire pose un problème plus large : celui de la dérive consistant à ériger le soupçon en verdict médiatique.

« Dans un contexte de tension sociale autour du foncier, la confusion entre information, insinuation et accusation peut produire des dégâts irréversibles », avertit la cellule de communication municipale. Elle rappelle l’importance du respect de la présomption d’innocence, tant pour les élus que pour les opérateurs économiques, surtout en l’absence de toute décision judiciaire.

Une ligne rouge clairement tracée

Sans verser dans l’escalade verbale, la Mairie de Kaolack affirme néanmoins sa détermination à défendre l’honneur de son maire et la crédibilité de l’institution municipale. Elle indique que si les amalgames et accusations infondées venaient à se poursuivre, des actions judiciaires pourraient être engagées afin de faire prévaloir le droit.

Cette posture traduit la volonté de déplacer le débat du terrain émotionnel vers celui du droit et des faits établis.

Foncier, médias et responsabilité collective

En toile de fond, cette sortie officielle relance un débat fondamental sur le traitement médiatique des dossiers fonciers. Pour la municipalité, seule une information rigoureuse, documentée et équilibrée peut contribuer à éclairer l’opinion publique sans fragiliser les institutions ni jeter l’opprobre sans preuve.

Dans un Sénégal où la question foncière cristallise passions, frustrations et intérêts divergents, la Mairie de Kaolack en appelle ainsi à un journalisme de responsabilité, capable de distinguer clairement faits avérés, procédures en cours et simples allégations.

Avenue Bourguiba : les « Tiak-Tiak » en colère dénoncent l’asphyxie d’un secteur sous pression

Ce vendredi 16 janvier 2026, l’avenue Bourguiba a été le théâtre d’une mobilisation d’ampleur. Après les chauffeurs de taxi, ce sont les livreurs à deux-roues, plus connus sous l’appellation populaire de « Tiak-Tiak », qui sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Entre contrôles policiers jugés abusifs et concurrence écrasante de plateformes multinationales comme Yango, ces jeunes travailleurs estiment que leur secteur est aujourd’hui menacé de disparition.

La marche pacifique a démarré au rond-point du Jet d’eau, point de ralliement de milliers de conducteurs de motos venus de plusieurs quartiers de Dakar. Encadrés par les forces de l’ordre, les manifestants ont longé les artères principales de la capitale dans une ambiance à la fois déterminée et disciplinée. La mobilisation a également enregistré la présence de figures de la société civile ainsi que du député Guy Marius Sagna, venu apporter son soutien à un mouvement qu’il juge emblématique des difficultés de la jeunesse laborieuse.

Au cœur des revendications figure la dégradation continue des conditions de travail. Pour Cheikh, fondateur de l’entreprise de livraison pionnière « Tiak-Tiak », le constat est sans appel. Revenu de France après ses études pour entreprendre au Sénégal, il dit aujourd’hui voir son modèle économique fragilisé. Devant la foule, il a dénoncé une situation d’injustice chronique sur les routes, appelant l’État à poser des actes concrets pour protéger un secteur qu’il considère stratégique pour l’emploi des jeunes.

Les contrôles policiers constituent le premier point de discorde. Les livreurs dénoncent ce qu’ils qualifient d’acharnement quotidien. Selon Seydina Alioune, président de l’Union nationale des livreurs, les amendes infligées varient entre 6 000 et 12 000 FCFA pour des infractions parfois mineures. Une charge financière jugée insoutenable pour des jeunes dont les revenus journaliers sont déjà précaires. « Il est inadmissible que des jeunes payent 6 000 francs trois ou quatre fois par jour », s’est insurgé Cheikh, évoquant des interpellations musclées et l’usage de cordons ou de barrières. Les manifestants réclament des procédures claires et formelles, telles que de véritables contraventions ou des mises en fourrière réglementaires, plutôt que des paiements informels répétés pour des motifs comme le « défaut de catégorie ».

L’autre cible majeure de la contestation est la plateforme Yango. Les livreurs et entrepreneurs locaux accusent l’entreprise de concurrence déloyale. Guy Marius Sagna a vivement critiqué des courses rémunérées à des tarifs dérisoires, parfois compris entre 100 et 200 FCFA, des montants jugés incompatibles avec les coûts réels d’exploitation. Le fondateur de « Tiak-Tiak » a, pour sa part, rappelé que Yango ne disposerait pas de licence d’exploitation de courrier, estimant qu’il est impossible pour des entreprises sénégalaises de rivaliser avec des multinationales capables de casser les prix en dessous même du coût du carburant. Les acteurs locaux réclament ainsi l’instauration d’un véritable « ticket d’entrée » pour les géants étrangers afin de préserver l’écosystème national.

Loin de se limiter à la dénonciation, les syndicats de livreurs ont présenté des propositions structurées pour sortir de la crise. L’Union nationale des livreurs a ainsi dévoilé un plan de réforme évalué à 16 milliards de FCFA, axé sur la formalisation du secteur. Ce projet prévoit notamment la création d’une carte professionnelle biométrique, la facilitation de l’accès aux plaques d’immatriculation et aux permis de conduire, ainsi que la mise en place d’une contribution mensuelle de 3 000 FCFA par livreur destinée à alimenter un fonds de développement du secteur.

Le message adressé aux autorités est empreint d’une forte dimension sociale et politique. Les leaders du mouvement rappellent que ces jeunes ont largement contribué à porter le nouveau régime au pouvoir en 2024. Ils préviennent que si ce secteur, important pourvoyeur d’emplois, n’est pas protégé, une partie de la jeunesse pourrait se détourner de l’entrepreneuriat pour replonger dans les dangers de l’émigration clandestine.

« Les solutions sont là, nous attendons que l’État nous convoque », a conclu Alioune Fall, secrétaire des livreurs indépendants. En l’absence de réponse officielle, les « Tiak-Tiak » préviennent que cette mobilisation n’était qu’une première étape d’un plan d’action appelé à se durcir dans les semaines à venir.

À Mbour, Ousmane Sonko fait de la formation professionnelle un pilier stratégique du Sénégal 2050

Le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé ce vendredi à l’inauguration officielle du Centre de formation professionnelle Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan de Mbour, un événement qu’il a présenté comme bien plus qu’une simple ouverture d’infrastructure éducative. Pour le chef du gouvernement, cette réalisation consacre une vision partagée et une ambition nationale claire : faire de la formation professionnelle un levier central de transformation économique, de justice territoriale et d’inclusion sociale.

Devant un parterre composé de membres du gouvernement, d’autorités administratives et locales, de partenaires émiratis et de jeunes apprenants, Ousmane Sonko a livré un plaidoyer structuré et engagé pour une refonte en profondeur du système éducatif sénégalais. Cette réforme s’inscrit pleinement dans la « vision Sénégal 2050 » portée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui ambitionne de rompre avec les déséquilibres structurels hérités du passé.

Le Premier ministre a d’emblée insisté sur la nécessité de tourner la page d’un modèle de développement excessivement centralisé. « Le Sénégal que nous construisons n’est plus un Sénégal concentré et inégalitaire », a-t-il affirmé, soulignant que le développement doit désormais se faire par les territoires, avec les territoires et pour les territoires. L’implantation du centre de Mbour illustre concrètement cette nouvelle approche territorialisée.

Érigé sur plus d’un hectare et demi mis gracieusement à disposition par la commune, le Centre Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan se distingue par la modernité de ses installations. Il comprend des blocs pédagogiques et administratifs, des ateliers techniques spécialisés, un amphithéâtre, une bibliothèque, des espaces sportifs ainsi qu’une mosquée. Avec une capacité d’accueil estimée à 300 apprenants par an, l’établissement propose des filières jugées stratégiques pour l’économie nationale, notamment la mécanique automobile, le froid et la climatisation, la comptabilité et la gestion, l’informatique, l’informatique industrielle et les réseaux.

Lors de sa visite des ateliers, Ousmane Sonko a tenu à illustrer de manière concrète l’impact attendu de ces formations. Il a évoqué la possibilité pour les apprenants de produire localement des chambres frigorifiques, un équipement largement importé mais essentiel pour la conservation des produits horticoles, laitiers et halieutiques. Une perspective particulièrement porteuse pour Mbour, ville fortement dépendante du secteur de la pêche. Pour le Premier ministre, ce type d’initiative démontre que la formation professionnelle et technique peut devenir un véritable outil de souveraineté économique, au même titre que l’industrie, l’énergie ou l’agriculture.

Le gouvernement s’est fixé des objectifs chiffrés pour accompagner cette mutation : orienter au moins 30 % des sortants du cycle fondamental et 10 % des bacheliers vers les filières professionnelles et techniques. Des objectifs que le Premier ministre lui-même juge « plus ou moins au rabais ». Dans une comparaison assumée, il a rappelé que dans des pays comme la Suisse ou le Japon, près de 80 % des élèves issus du cycle fondamental s’orientent vers la formation professionnelle. Une référence destinée à bousculer les mentalités dans un contexte sénégalais où ces filières restent souvent perçues comme une voie de relégation. Selon lui, une grande partie des difficultés actuelles, notamment la saturation des universités, découle du manque de valorisation de l’enseignement technique et professionnel. Il a critiqué un système qui alimente massivement les filières littéraires sans réelle adéquation avec les besoins de l’économie nationale.

Pour opérer une transformation durable, Ousmane Sonko a exposé une approche systémique reposant sur trois piliers majeurs. Il s’agit d’abord d’une analyse territorialisée fine des besoins en compétences, ensuite de la mise en place d’un système d’information dynamique sur les métiers et l’emploi, et enfin de la création d’observatoires du marché du travail dans chaque pôle territorial. Dans cette dynamique, le chef du gouvernement a annoncé l’ambition de construire une quarantaine de centres de formation similaires à travers le pays au cours des deux prochaines années, grâce au budget national et à l’appui de partenaires internationaux.

Cette réforme suppose également une meilleure coordination entre les multiples structures publiques intervenant dans le domaine de l’emploi et de la formation, telles que l’ONFP, le 3FPT, la DER/FJ, l’APIX, l’ADPME ou encore l’ANPEJ. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de rendre leurs actions interconnectées et convergentes vers un objectif commun de création d’emplois durables et productifs.

L’inauguration du centre de Mbour a par ailleurs servi de cadre à la mise en lumière de la coopération stratégique entre le Sénégal et les Émirats arabes unis. Ousmane Sonko a salué la solidité des relations entre les présidents Bassirou Diomaye Faye et Mohamed Ben Zayed Al Nahyan, tout en évoquant les liens personnels qu’il entretient avec le vice-président émirati, Cheikh Mansour Ben Zayed. Il a rendu un hommage appuyé à la Fondation Cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyan, dont l’engagement constant et la générosité ont permis la réalisation de cette infrastructure. Il a également révélé que lors de ses récents déplacements à Abou Dhabi, les autorités émiraties avaient suivi de près l’achèvement et l’ouverture du centre.

Les accords récemment signés entre les deux pays couvrent des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les nouvelles technologies, la santé et l’éducation. Le Premier ministre a même évoqué un projet emblématique : la création au Sénégal d’un institut de formation footballistique soutenu par le vice-président émirati, propriétaire de Manchester City, dont le site serait déjà identifié dans le département de Mbour.

S’adressant directement aux jeunes apprenants, Ousmane Sonko a voulu inverser les représentations sociales longtemps associées à la formation professionnelle. « La formation professionnelle n’est plus une voie par défaut. L’avenir, c’est la formation professionnelle », a-t-il martelé, avant de les exhorter à faire de ce centre un espace d’excellence, de discipline, d’innovation et de citoyenneté. Conscient toutefois des défis à relever, notamment la finalisation du référentiel national des métiers et des compétences, la consolidation du système d’information intégré et le renforcement de la synergie entre acteurs publics, le Premier ministre a assuré que le gouvernement avance avec lucidité et détermination. Pour lui, ces contraintes ne doivent en aucun cas freiner l’élan engagé vers un Sénégal plus souverain, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.

Appel des Layènes : Ousmane Sonko en visite de courtoisie chez le Khalife général à Cambérène

En prélude à la 146e édition de l’Appel des Layènes, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Cambérène pour une visite de courtoisie et de dévotion auprès du Khalife général des Layènes, Serigne Mouhamadou Lamine Laye. Cette démarche s’inscrit dans la tradition républicaine de reconnaissance et de respect envers les grandes familles religieuses du pays, à la veille d’un événement majeur de l’agenda spirituel national.

Le chef du gouvernement était accompagné d’une importante délégation officielle comprenant notamment le Président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, ainsi que plusieurs membres du Gouvernement. Une présence qui témoigne de l’importance accordée par les nouvelles autorités à cet événement religieux, considéré comme un temps fort pour l’islam sénégalais et pour la cohésion nationale.

Prenant la parole devant le Khalife général, Ousmane Sonko a expliqué le sens de sa visite. Il a indiqué être venu au nom du Président de la République, actuellement en déplacement à l’étranger, afin d’apporter la ziarra de l’État à l’occasion de l’Appel des Layènes. Selon lui, cet événement dépasse largement le cadre confrérique pour s’inscrire comme un moment essentiel de rassemblement spirituel et de consolidation du « ciment national ».

Le Premier ministre est également revenu sur la nature ancienne de ses relations avec la communauté layenne et ses guides. Il a rappelé que ses visites à Cambérène ne datent pas d’aujourd’hui, soulignant que la seule chose qui a changé est le contexte politique. « Je venais ici comme chef de parti à une période où il était difficile pour certains d’accueillir Ousmane Sonko et de l’assumer », a-t-il confié, évoquant une époque où ceux qui osaient l’accueillir faisaient preuve de courage face aux pressions de l’État. Il a tenu à souligner que, malgré ces circonstances difficiles, les portes de la concession layenne lui ont toujours été ouvertes.

Revendiquant une relation personnelle et sincère avec l’actuelle autorité de la famille layenne, Ousmane Sonko a rappelé que celui qui est aujourd’hui Khalife général l’a toujours accueilli chaleureusement, aussi bien en public qu’en privé, durant les moments les plus tendus de sa trajectoire politique. Pour lui, l’accession au pouvoir n’a rien altéré à ces liens. « Ce qui change aujourd’hui, c’est juste que nous avons quitté l’opposition pour rejoindre le pouvoir. Mais tout le reste est intact », a-t-il assuré.

Abordant la question du soutien de l’État aux concessions religieuses, le chef du gouvernement a affirmé la volonté de son équipe de faire davantage, malgré une situation économique et budgétaire qu’il a qualifiée de difficile. Il a notamment annoncé une avancée inédite : pour la première fois en 2026, des crédits destinés aux affaires du culte ont été votés dans le budget de l’État, marquant, selon lui, une reconnaissance institutionnelle plus claire du rôle des religions dans la société sénégalaise.

En réponse, le Khalife général des Layènes a salué et magnifié les propos du Premier ministre, confirmant la solidité et la profondeur des relations qu’il entretient avec Ousmane Sonko. Il a conclu la rencontre par des prières en faveur du Sénégal, appelant à la paix, à la concorde et à la droiture. « Que Dieu mette le pays sur le bon chemin et qu’il nous accorde paix et concorde », a-t-il formulé, scellant ainsi cette visite placée sous le signe de la spiritualité, du respect mutuel et de l’unité nationale.

Recettes record en 2025 : la DGID mobilise 2 915 milliards FCFA et renforce le financement de l’État

La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) a bouclé l’exercice budgétaire 2025 sur une performance historique en matière de mobilisation des ressources publiques. Selon un communiqué officiel rendu public, les recettes fiscales et domaniales se sont élevées à 2 915 milliards de francs CFA, un niveau jamais atteint auparavant, aussi bien en valeur absolue qu’en progression annuelle.

Comparées aux résultats de 2024, où les recouvrements s’étaient établis à 2 608 milliards FCFA, ces performances traduisent une hausse de 307 milliards FCFA, soit une croissance de 12 %. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte macroéconomique favorable, marqué par une croissance du Produit intérieur brut estimée à 7,8 % en 2025. Avec ce niveau de mobilisation, la DGID a assuré à elle seule 65 % des recettes totales de l’État, confirmant ainsi son rôle stratégique dans le financement des politiques publiques et des programmes de développement.

Le communiqué précise par ailleurs que les remboursements d’impôts effectués au profit des entreprises ont atteint 89,8 milliards FCFA au cours de l’année, enregistrant une progression de 5,5 %. Cette évolution traduit la volonté de l’administration fiscale de concilier performance de recouvrement et respect des droits des contribuables, dans une logique de confiance et de partenariat avec le secteur privé.

Sur le plan de la structure des recettes, la croissance a été portée à la fois par les impôts directs et indirects. Les impôts directs ont progressé de 123 milliards FCFA, soit une hausse de 9,6 %, tandis que les impôts indirects ont enregistré une augmentation plus marquée de 184,2 milliards FCFA, correspondant à une progression de 14,5 %. Ces résultats témoignent d’un élargissement progressif de l’assiette fiscale et d’une meilleure efficacité des mécanismes de recouvrement.

La DGID attribue ce niveau de performance inédit à une politique fiscale « claire et assumée » impulsée par les plus hautes autorités de l’État, qui ont érigé le civisme fiscal en pilier fondamental de la citoyenneté. Dans cette optique, l’année 2025 a été marquée par la mise en œuvre de plusieurs réformes et actions structurantes, menées avec l’appui du ministère des Finances et du Budget.

Parmi les leviers activés figurent notamment la réorganisation fonctionnelle de l’administration fiscale, la mise en place de dispositifs de suivi et de rappel pour améliorer la conformité volontaire, ainsi que la facilitation des paiements, en particulier à travers l’extension des solutions de mobile money. Le renforcement de la lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, avec l’implication du personnel à tous les niveaux de l’administration, a également contribué à améliorer les performances globales.

Ces résultats sont aussi le fruit de l’adhésion croissante des entreprises et des ménages à l’effort national de mobilisation des ressources intérieures. Les performances les plus notables ont été enregistrées au niveau de l’impôt sur les sociétés et sur les revenus, en hausse de 8 %, de la TVA intérieure, qui a progressé de 20 %, ainsi que des revenus issus des domaines, dont l’augmentation spectaculaire de 68,1 % illustre les effets positifs des réformes engagées dans la gestion foncière et domaniale.

Pour la DGID, ces résultats permettent au Sénégal de consolider son statut de leader en matière de mobilisation des recettes intérieures au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une position qui renforce la crédibilité financière du pays et sa capacité à financer durablement ses priorités économiques et sociales.

Les perspectives pour l’année 2026 s’annoncent tout aussi ambitieuses. La poursuite de la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), la réforme du Code général des impôts, ainsi que l’achèvement des chantiers liés à l’élargissement de l’assiette fiscale et à la digitalisation intégrale des procédures fiscales, domaniales et cadastrales devraient permettre de maintenir, voire d’amplifier, cette dynamique positive.

Procès Ibrahima Dramé : deux ans de prison dont un ferme pour l’ancien commandant de la gendarmerie

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce jeudi, son verdict dans l’affaire très médiatisée impliquant l’ancien commandant de la gendarmerie Ibrahima Dramé. Poursuivi pour menaces de mort, outrage à agent et atteinte à la sûreté de l’État à l’encontre de plusieurs de ses supérieurs hiérarchiques, dont le général Moussa Fall, l’ex-officier a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Il a écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, mettant ainsi un terme, en première instance, à une procédure judiciaire qui a longtemps alimenté les débats dans les milieux sécuritaires et médiatiques, rapporte L’Observateur.

Selon le journal, le tribunal a tenu compte du fait que les colonels Abdou Mbengue et Cheikh Faye, également cités dans les messages incriminés, n’avaient formulé aucune demande de dommages et intérêts. Les juges ont en revanche réservé les intérêts civils du général Moussa Fall, laissant ainsi ouverte la possibilité d’une action indemnitaire ultérieure devant les juridictions compétentes.

Cette affaire revêt un caractère particulièrement sensible en raison de la qualité des protagonistes. Elle a opposé un ancien commandant de la gendarmerie à des hauts responsables encore influents au sein de l’appareil sécuritaire, notamment le général Moussa Fall. Comme le souligne L’Observateur, le verdict vient clore, du moins provisoirement, une procédure emblématique des tensions internes qui ont traversé l’institution ces dernières années.

Les faits remontent à une période marquée par un profond ressentiment de l’accusé. Lors des audiences tenues en décembre dernier, Ibrahima Dramé, âgé de 47 ans, avait reconnu être l’auteur des messages jugés menaçants adressés à ses supérieurs. Toutefois, il avait tenté d’en relativiser la portée, expliquant qu’il s’agissait avant tout de l’expression d’une colère accumulée au fil d’années de contentieux administratif et professionnel.

L’ex-commandant avait soutenu que sa carrière avait été « brisée » par une procédure qu’il estimait irrégulière et qu’il imputait directement au général Moussa Fall. Concernant le message adressé à ce dernier, il avait affirmé qu’il ne s’agissait nullement, selon lui, d’une menace de mort, mais plutôt d’un propos mal interprété, invoquant une certaine proximité liée au fait qu’il connaissait la famille du général pour avoir vécu à la caserne Faidherbe.

Toujours selon L’Observateur, l’audience avait été marquée par des témoignages jugés atténuants de la part des colonels Abdou Mbengue et Cheikh Faye. Le colonel Mbengue avait notamment déclaré ne pas avoir porté plainte et avoir éprouvé de la compassion pour Ibrahima Dramé, qu’il considérait « comme un petit frère ». Les deux officiers s’étaient clairement désistés de toute demande de réparation financière.

Malgré ces éléments, le parquet avait requis une peine plus sévère, sollicitant trois années de prison ferme, estimant que la gravité des faits et leur portée institutionnelle justifiaient une sanction exemplaire.

Affaire Amadou Sall : Saliou Sylla obtient une liberté provisoire, les poursuites se poursuivent

Inculpé et placé sous mandat de dépôt depuis le 19 septembre dernier par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, Saliou Sylla a finalement recouvré la liberté. Selon L’Observateur, le fondateur de l’entreprise Ets Saliou Sylla a bénéficié d’une liberté provisoire, accordée après une requête introduite par ses avocats et restée sans opposition du parquet financier. Cette décision marque une étape importante dans un dossier judiciaire particulièrement sensible, sans pour autant signifier un abandon des poursuites.

La mesure intervient dans le cadre de l’affaire dite Amadou Sall, un dossier aux ramifications financières complexes, instruit sur la base de révélations issues de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Cette enquête, menée sur plusieurs mois, a mis en lumière des flux financiers jugés atypiques et potentiellement constitutifs d’infractions graves en matière de criminalité financière.

D’après les éléments relayés par L’Observateur, Saliou Sylla, gérant d’un bureau de change, est considéré par les enquêteurs comme un acteur central dans un ensemble de transactions financières présumées suspectes. Les investigations de la Centif l’identifient comme un maillon clé dans des circuits de mouvements de fonds dont l’origine et la destination soulèvent de sérieux questionnements.

Au cœur des soupçons figure une série de retraits de chèques effectués sur les comptes de la société Woodrose Investment Ltd. Le montant cumulé de ces opérations s’élèverait à 5,597 milliards de francs CFA. Ces retraits, jugés inhabituels par les services de renseignement financier, ont constitué l’un des éléments déclencheurs de l’ouverture de poursuites pénales et de l’incarcération initiale de Saliou Sylla. Les enquêteurs estiment que ces mouvements de fonds pourraient s’inscrire dans un mécanisme plus large de dissimulation et de recyclage de capitaux d’origine illicite.

Si l’octroi de la liberté provisoire représente un tournant procédural pour le mis en cause, le journal précise que les charges retenues contre lui demeurent lourdes. Saliou Sylla reste poursuivi pour des faits qualifiés d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux, des infractions sévèrement réprimées par la législation sénégalaise. En cas de condamnation, elles sont passibles de lourdes peines d’emprisonnement et d’importantes sanctions financières.

La liberté provisoire accordée ne met donc nullement un terme à la procédure judiciaire en cours. Elle traduit plutôt, à ce stade, une appréciation par les juges des garanties de représentation présentées par la défense, combinée à l’absence d’opposition du parquet financier. Le dossier demeure instruit et pourrait connaître de nouveaux développements au fil des investigations et des auditions à venir.

Litige foncier à Dakar : d’anciens ministres et grands patrons convoqués à la Sûreté urbaine

Une affaire foncière aux ramifications sensibles secoue les milieux politique et économique sénégalais. Ce vendredi, plusieurs personnalités de premier plan, allant d’anciens ministres à des capitaines d’industrie, sont convoquées à la Sûreté urbaine de Dakar. Elles devront s’expliquer sur l’occupation et la détention de vastes terrains que les héritiers de feu Mamadou Diagne revendiquent comme leur appartenant de manière exclusive.

Parmi les personnes citées dans ce dossier figurent Cheikh Kanté, ancien ministre et ex-Directeur général du Port autonome de Dakar, Abdoulaye Dia, PDG du groupe agroalimentaire Senico, Serigne Mboup, maire de Kaolack et figure bien connue du secteur privé à la tête du groupe CCBM, ainsi que Masse Sall, entrepreneur influent dans l’immobilier. Tous sont appelés à justifier la légalité des titres de propriété en leur possession portant sur plusieurs hectares situés le long de la route de Rufisque, dans la banlieue dakaroise, mais aussi dans le secteur stratégique de Grand-Dakar, au cœur du département de Dakar.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, les héritiers de Mamadou Diagne soutiennent que ces terrains n’ont jamais fait l’objet d’une cession légale. Ils affirment être victimes d’un vaste système de spoliation reposant sur la falsification de documents administratifs, laquelle aurait permis l’établissement de nouveaux titres fonciers au profit de tiers. La famille Diagne dénonce ainsi une atteinte grave à son patrimoine, transmis de génération en génération, et réclame que toute la lumière soit faite sur les conditions d’attribution des titres contestés.

Face à ces accusations, les personnes mises en cause avancent des lignes de défense qui reposent principalement sur l’ancienneté des documents en leur possession. Déjà entendu par les enquêteurs, Masse Sall a produit un titre foncier qu’il affirme dater de 1950, soit quatre années avant celui invoqué par la famille Diagne, établi en 1954. Selon lui, cette antériorité suffirait à démontrer la légalité de ses droits et à écarter toute accusation d’occupation frauduleuse.

De son côté, Cheikh Kanté rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Estimant que son honneur et sa réputation sont injustement mis en cause, l’ancien ministre a annoncé son intention de contre-attaquer sur le terrain judiciaire en déposant une plainte pour diffamation. Une démarche qui laisse présager une judiciarisation encore plus poussée de cette affaire déjà complexe.

CAN féminine 2026 : les Lionnes du Sénégal héritent d’un groupe A relevé avec le Maroc, l’Algérie et le Kenya

Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, effectué ce jeudi 15 janvier 2026, a livré son verdict. L’équipe nationale féminine du Sénégal est désormais fixée sur son sort pour la phase finale de la compétition continentale. Les « Lionnes » évolueront dans le groupe A, aux côtés du Maroc, pays hôte, de l’Algérie et du Kenya, dans une poule qui s’annonce particulièrement disputée.

Placées face au Maroc, les Sénégalaises devront composer avec une formation en pleine ascension, portée par son public et forte des progrès réalisés ces dernières années sur la scène africaine et mondiale. Les Marocaines, finalistes de la précédente édition, aborderont le tournoi avec de grandes ambitions, ce qui confère d’emblée au groupe A un statut de poule à haute intensité. À cela s’ajoute l’Algérie, équipe réputée pour sa solidité tactique et sa discipline, ainsi que le Kenya, dont le football féminin ne cesse de gagner en compétitivité et en visibilité sur le continent.

Prévue du 17 mars au 3 avril 2026, cette CAN féminine ne se limitera pas à l’enjeu continental. Elle servira également de tournoi qualificatif pour la Coupe du monde féminine 2027, qui se tiendra au Brésil. L’objectif sera donc double pour les sélections engagées : viser le sacre africain tout en décrochant l’un des précieux billets pour le rendez-vous mondial. Pour y parvenir, les équipes devront au minimum atteindre le stade des demi-finales, un seuil élevé qui promet une compétition âpre dès les matchs de poule.

Pour le Sénégal, cette phase finale représente une nouvelle occasion de confirmer les progrès réalisés ces dernières années et de s’installer durablement parmi les nations qui comptent dans le football féminin africain. Les Lionnes devront faire preuve de constance, de rigueur tactique et de caractère pour espérer tirer leur épingle du jeu dans un groupe où chaque match s’annonce décisif.

Cette édition 2026 de la CAN féminine revêt par ailleurs un caractère historique. Pour la première fois, 16 nations prendront part à la phase finale, contre 12 lors des précédentes éditions. Une évolution majeure qui témoigne de la croissance et de la reconnaissance du football féminin en Afrique, tout en offrant davantage d’opportunités aux sélections de se mesurer au plus haut niveau.

Affaire Farba Ngom : la défense prépare sa riposte face aux accusations de la Garde des Sceaux

La tension monte d’un cran autour du dossier judiciaire du député-maire des Agnam. À la suite de la conférence de presse de Yassine Fall, ministre de la Justice et garde des Sceaux, au cours de laquelle de lourdes accusations ont été formulées contre Farba Ngom et ses conseils, la défense a décidé de rompre le silence. Selon L’Observateur, les avocats de l’élu feront face à la presse le mardi 20 janvier, après avoir obtenu l’aval du Bâtonnier de l’Ordre des avocats.

Cette prise de parole annoncée intervient dans un climat de forte crispation entre l’Exécutif et les conseils de Farba Ngom. Les avocats entendent répondre point par point aux déclarations de la ministre de la Justice et apporter des clarifications sur ce qu’ils considèrent comme des accusations graves et infondées. Il s’agira, selon leurs proches, de rétablir leur version des faits et de défendre la régularité des procédures judiciaires engagées dans ce dossier hautement sensible.

En attendant cette sortie très attendue, la coordination communication de Farba Ngom a déjà lancé les hostilités. Jeudi dernier, face à la presse, ses membres ont dénoncé ce qu’ils qualifient de tentative manifeste de remise en cause d’une décision judiciaire rendue par des magistrats « compétents et indépendants ». Une attitude assimilée, selon eux, à une pression exercée sur l’institution judiciaire.

Lisant la déclaration au nom de la coordination, Cheikh Ahmed Tidiane Ly a tenu à rappeler que le contrôle judiciaire accordé au député-maire n’avait rien d’un privilège. Il a insisté sur le fait que cette décision n’était ni un cadeau, ni une faveur, encore moins une concession politique, mais bien l’application stricte du droit. Pour la coordination, c’est précisément ainsi que fonctionne un État de droit, où les décisions de justice doivent être respectées, quelles que soient les sensibilités politiques en jeu.

Les proches de Farba Ngom vont plus loin en soulignant qu’après dix mois de détention, aucune audition décisive n’aurait été menée et qu’aucune preuve nouvelle n’aurait été versée au dossier. Ils affirment également qu’aucun risque de fuite n’était établi au moment de la décision judiciaire contestée. À ces arguments s’ajoute la question de l’état de santé du député-maire, présenté comme préoccupant. Une situation médicale attestée, selon eux, par une expertise et confirmée par une contre-expertise diligentée par l’Ordre national des médecins du Sénégal, ce qui rendrait la détention « disproportionnée ».

Dans ce contexte, les partisans de Farba Ngom saluent le « courage » de la magistrature pour avoir, à leurs yeux, dit le droit dans une affaire politiquement sensible. Toutefois, ils estiment que cet acte judiciaire a été rapidement vidé de sa portée. À peine la décision rendue, affirment-ils, que le procureur aurait immédiatement interjeté appel, transformant ce qu’ils considéraient comme un moment fort de droit en une simple parenthèse procédurale.

Autre point majeur de crispation : la divulgation présumée d’éléments couverts par le secret de l’instruction. La coordination communication rejette catégoriquement les insinuations relatives à des communications téléphoniques ainsi que l’existence supposée d’une vidéo évoquée dans le débat public. Pour elle, ces allégations sont infondées et de nature à porter atteinte à la sérénité de la justice.

Pour les proches du député-maire des Agnam, l’enjeu dépasse désormais largement le sort individuel de Farba Ngom. Ils affirment que le véritable combat porte sur la préservation de l’indépendance de la justice face à toute tentative de pression. « Ce que nous dénonçons, ce n’est pas la justice, mais ceux qui tentent de la contraindre. C’est là, aujourd’hui, le véritable débat républicain », conclut la coordination, dans des propos rapportés par L’Observateur.

Rufisque : 62 kg de chanvre indien saisis lors d’une opération nocturne de la Sûreté urbaine

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque a réalisé une importante saisie de drogue dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026, à l’issue d’une opération de sécurisation ayant conduit à l’interpellation de deux individus pour association de malfaiteurs, détention et trafic de chanvre indien.

Les faits se sont déroulés aux environs de 1 heure 30 du matin, lors de la mise en place de checkpoints dans le cadre d’une mission de surveillance et de prévention. Les policiers ont alors repéré un véhicule suspect, une Citroën C5 transportant deux personnes, circulant discrètement dans la pénombre. Le véhicule provenait du quartier Médine et se dirigeait vers le rond-point communément appelé « Dioutiba ».

À l’approche du dispositif policier, les agents ont procédé au contrôle du véhicule et des documents de conduite. C’est à ce moment précis que la situation a dégénéré. Pris de panique, le passager est brusquement descendu du véhicule et a pris la fuite, profitant de l’obscurité pour tenter d’échapper aux forces de l’ordre. Le conducteur, en revanche, a été rapidement maîtrisé par les éléments de la Sûreté urbaine.

La fouille minutieuse du véhicule a permis aux enquêteurs de faire une découverte majeure. Dans la malle arrière, deux colis soigneusement emballés avec du ruban adhésif ont été retrouvés. L’ouverture de ces paquets a révélé une quantité importante de chanvre indien, estimée à 62 kilogrammes au total. La drogue était répartie en 62 blocs d’un kilogramme chacun, dont 32 kilogrammes dans un premier colis et 30 kilogrammes dans le second.

Déterminés à interpeller l’ensemble des suspects impliqués, les policiers ont poursuivi leurs investigations après la fuite du passager. Grâce à des renseignements opérationnels précis, indiquant que l’individu s’était replié à son domicile après avoir abandonné le véhicule, une intervention a été menée quelques heures plus tard. Vers 4 heures du matin, le fugitif a été interpellé à Jaxaay, précisément à l’arrêt 56, mettant ainsi fin à sa tentative d’évasion.

Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les services de police poursuivent les investigations afin de déterminer l’origine de la drogue, d’identifier d’éventuels complices et de démanteler le réseau auquel appartiendraient les suspects. Cette opération illustre, une fois de plus, la vigilance et la détermination des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de stupéfiants dans la banlieue dakaroise.

Restructuration de la dette du Sénégal : entre impératif économique et bataille politique

Le débat sur la restructuration de la dette publique du Sénégal a pris ces dernières semaines une ampleur inédite, quittant le cercle des experts financiers pour s’imposer au cœur de l’arène politique et médiatique. Les déclarations répétées du Premier ministre Ousmane Sonko, appuyées par plusieurs membres du gouvernement, ont mis en lumière la gravité de la situation budgétaire héritée des années précédentes, tout en ouvrant une controverse nationale sur les choix économiques passés et les options à venir. Avec un taux d’endettement estimé à 132 % du produit intérieur brut à la fin de l’année 2024, le pays fait face à un défi majeur qui pèse lourdement sur ses finances publiques et sur ses capacités d’action.

Cette dette, jugée désormais insoutenable par les nouvelles autorités, est le résultat d’un recours massif à l’emprunt, tant sur les marchés internationaux que domestiques, pour financer des projets d’infrastructures, des dépenses courantes et des programmes sociaux. Si certains de ces investissements ont contribué à moderniser le pays, leur rentabilité économique et leur impact réel sur la croissance sont aujourd’hui questionnés. Le poids du service de la dette, notamment le remboursement des intérêts, absorbe une part croissante des ressources budgétaires, réduisant d’autant les marges de manœuvre de l’État pour financer l’éducation, la santé ou encore l’emploi des jeunes.

C’est dans ce contexte que le gouvernement de rupture, issu de l’alternance politique de 2024, a décidé de rompre avec le discours rassurant du passé. Ousmane Sonko n’a pas hésité à qualifier la situation d’« héritage lourd et dangereux », soulignant que la dette, dans sa configuration actuelle, constitue un frein structurel au développement. Pour l’exécutif, il ne s’agit plus seulement de gérer l’endettement, mais d’envisager ouvertement une restructuration, afin d’éviter un asphyxie financière progressive de l’État.

Cette position a toutefois suscité de vives réactions. Dans l’opposition, certains dénoncent une dramatisation excessive de la situation, estimant que le discours gouvernemental risque d’inquiéter les partenaires financiers et de détériorer la crédibilité du Sénégal sur les marchés internationaux. D’autres y voient une tentative de justification politique, destinée à expliquer par avance les difficultés économiques et les contraintes budgétaires qui s’annoncent. La controverse est d’autant plus vive que la question de la dette touche directement à la souveraineté économique du pays et à la responsabilité des anciens dirigeants.

Sur le plan technique, la restructuration de la dette n’est pas une opération anodine. Elle implique des négociations délicates avec les créanciers, qu’ils soient bilatéraux, multilatéraux ou privés. Une telle démarche peut prendre plusieurs formes, allant du rééchelonnement des échéances à la réduction des taux d’intérêt, voire, dans certains cas extrêmes, à une annulation partielle. Le gouvernement sénégalais insiste cependant sur sa volonté d’agir avec prudence, en privilégiant le dialogue et la transparence, afin de préserver la confiance des partenaires internationaux, notamment les institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale.

Au-delà des chiffres et des débats politiques, la question de la dette pose un enjeu de fond sur le modèle de développement du Sénégal. La restructuration, si elle devait être engagée, ne saurait être une fin en soi. Elle devrait s’accompagner de réformes structurelles visant à améliorer la mobilisation des ressources internes, à rationaliser les dépenses publiques et à renforcer la gouvernance économique. Sans ces ajustements, le risque d’un nouvel engrenage de l’endettement resterait bien réel.

Ainsi, le débat actuel dépasse largement le cadre d’une simple polémique politique. Il met en lumière les limites d’un modèle fondé sur l’endettement massif et interroge la capacité du Sénégal à concilier ambitions de développement, justice sociale et soutenabilité financière. Dans les mois à venir, les choix opérés par le gouvernement seront scrutés de près, tant par les citoyens que par les partenaires économiques du pays, conscients que la gestion de la dette conditionnera en grande partie l’avenir économique et social de la nation.

Finale de la CAN 2025 : la billetterie au cœur d’une vive polémique à Rabat

À quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, une controverse majeure vient ternir l’ambiance autour de ce rendez-vous continental tant attendu. La question de la billetterie, déjà sensible depuis le début de la compétition, a pris une ampleur particulière à l’approche de l’ultime affiche. Pour de nombreux supporters sénégalais, l’accès au stade relève désormais du parcours du combattant, voire de l’impossible.

Dès les premiers matchs du tournoi, des voix s’étaient élevées pour dénoncer des billets proposés à des prix largement supérieurs aux tarifs officiels annoncés par la Confédération africaine de football (CAF). Ce phénomène, attribué à des pratiques spéculatives, semblait alors circonscrit. Mais à l’approche de la finale, la situation s’est considérablement aggravée. Les tickets sont aujourd’hui déclarés totalement épuisés sur les canaux officiels, sans qu’aucune explication claire ne soit fournie aux supporters.

Cette pénurie soudaine et généralisée suscite incompréhension et colère. De nombreux fans sénégalais, certains ayant effectué le déplacement depuis Dakar ou d’autres villes africaines et européennes, affirment n’avoir jamais eu la possibilité d’acheter un billet dans des conditions normales. L’absence de communication de la CAF et des autorités locales marocaines ne fait qu’amplifier le malaise, laissant le champ libre aux rumeurs et aux soupçons.

Au cœur des critiques figure la question du marché noir. Sur les réseaux sociaux et aux abords des lieux stratégiques, des témoignages font état de reventes clandestines à des prix exorbitants, parfois multipliés par cinq ou dix par rapport au prix officiel. Cette situation alimente le sentiment d’une mainmise de réseaux informels sur la billetterie, au détriment des supporters légitimes et de l’équité sportive. Pour beaucoup, le risque est clair : voir les Lions du Sénégal privés d’un soutien populaire massif dans les tribunes lors d’une finale historique.

Malgré la désillusion, l’espoir n’est pas totalement éteint. De nombreux supporters sénégalais déjà présents au Maroc ont décidé de rallier Rabat, animés par la conviction qu’une solution de dernière minute pourrait émerger. Certains misent sur une éventuelle ouverture tardive de quotas supplémentaires, d’autres sur la solidarité entre fans ou sur une intervention des autorités sportives face à l’ampleur de la polémique.

Gamou de Katsina 2026 : quand foi et opportunités économiques se croisent

À l’approche du Gamou international de Katsina, prévu le 17 janvier 2026 au Nigeria, la question de la place du Sénégal dans les grands rendez-vous religieux africains se pose avec acuité. Plus qu’une célébration spirituelle, cet événement, qui mobilise chaque année des centaines de milliers de fidèles ainsi que des acteurs influents du continent, s’impose désormais comme un véritable carrefour de diplomatie religieuse et d’opportunités économiques.

Dans ce contexte, la sortie de Moubarack Wade, fondateur de Baye Networking et président de la Commission Marketing et Entrepreneuriat de la JADS, résonne comme une interpellation stratégique. Selon lui, l’absence ou la faible visibilité du Sénégal à Katsina soulève la question de sa capacité à capitaliser sur des espaces d’influence où se croisent foi, leadership et développement.

Le Nigeria, première puissance économique d’Afrique, fait du Gamou de Katsina un levier de rayonnement régional. En marge des cérémonies religieuses se tissent des relations informelles mais déterminantes, impliquant autorités religieuses, responsables politiques, opérateurs économiques et membres influents de la diaspora. Autant de cercles au sein desquels le Sénégal, fort de son héritage soufi et de son capital symbolique dans l’islam ouest-africain, dispose d’atouts majeurs.

Pour Moubarack Wade, l’enjeu dépasse largement la simple participation protocolaire. Il s’agit de concevoir le Gamou comme un instrument de positionnement stratégique, capable de renforcer les liens sénégalo-nigérians et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération Sud-Sud. « Les grands événements religieux sont devenus des espaces de soft power », souligne-t-il, estimant que le Sénégal doit y défendre une vision intégrée, alliant culture, économie et diplomatie.

Cette approche plaide pour une mobilisation coordonnée des acteurs étatiques et non étatiques : confréries religieuses, institutions publiques, secteur privé et réseaux de la diaspora. Une telle synergie permettrait non seulement de valoriser le modèle sénégalais de coexistence religieuse, mais aussi de promouvoir ses initiatives entrepreneuriales et ses potentialités économiques.

À quelques jours de Katsina 2026, le débat est désormais posé. Au-delà de la ferveur spirituelle, le Gamou apparaît comme un révélateur : celui de la capacité du Sénégal à transformer son capital religieux en un véritable levier d’influence régionale et de développement économique.

JOJ 2026 : le préfet de Dakar appelle à la libération des emprises du boulevard de la Gueule Tapée avant le 18 janvier

Dans le cadre des préparatifs liés à l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le préfet du département de Dakar, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye, a annoncé le lancement imminent de travaux de mise à niveau et d’aménagement de la voirie aux abords de plusieurs infrastructures sportives concernées par l’événement.

Dans un communiqué en date du 13 janvier, l’autorité administrative précise que ces travaux, revêtant un caractère d’intérêt public, s’inscrivent dans une dynamique d’amélioration durable de la circulation routière, de renforcement de la sécurité des usagers et d’embellissement du cadre de vie des populations riveraines. Ils constituent également un jalon important dans le respect des engagements pris par l’État du Sénégal dans l’organisation réussie des JOJ 2026.

Toutefois, le préfet souligne que la bonne exécution de ces chantiers nécessite, au préalable, la libération complète et la sécurisation des emprises concernées. À ce titre, il informe que les personnes occupant actuellement le Boulevard de la Gueule Tapée et ses dépendances, en particulier sur le tronçon compris entre le rond-point de l’Hôpital Abass Ndao et la Place de la Nation, sont invitées à libérer les lieux au plus tard le dimanche 18 janvier 2026.

Cette mesure vise à permettre le démarrage effectif des travaux dans des conditions optimales, tant sur le plan technique que sécuritaire. Le préfet insiste sur l’importance de la collaboration de tous les occupants concernés afin d’éviter tout retard susceptible de compromettre le calendrier arrêté pour ces aménagements stratégiques.

Passé le délai indiqué, avertit Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye, des mesures appropriées pourraient être prises par l’administration pour assurer la libération des emprises publiques. Ces actions, précise-t-il, auront pour seul objectif de garantir la sécurité de tous, le respect de l’ordre public et la bonne marche des travaux inscrits dans le cadre des préparatifs des JOJ 2026.

CAN 2025 : les Lions du Sénégal mettent le cap sur Rabat avant une finale explosive face au Maroc

Qualifiés pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les Lions du Sénégal s’apprêtent à tourner une page importante de leur parcours marocain. Ce vendredi, la délégation sénégalaise quittera Tanger pour rejoindre Rabat, où se jouera dimanche à 19 heures GMT le dernier acte de la compétition continentale.

Installés à Tanger depuis le début du tournoi, les champions d’Afrique 2021 ont construit leur aventure dans le nord du Maroc avec méthode et constance. C’est dans cette ville que les Lions ont enchaîné les performances solides, affichant une maîtrise collective et une rigueur tactique qui leur ont permis de franchir, étape après étape, les obstacles jusqu’à la qualification pour la finale. Un parcours marqué par la maturité d’un groupe habitué aux grands rendez-vous et porté par une ambition clairement assumée : reconquérir le sommet du football africain.

Le transfert vers Rabat marque désormais l’entrée dans une phase décisive. Dans la capitale marocaine, le sélectionneur Pape Thiaw prendra les commandes des ultimes séances d’entraînement, axées à la fois sur l’ajustement tactique, la récupération physique et la préparation mentale. À ce stade de la compétition, chaque détail compte. Il s’agira de peaufiner les automatismes, de gérer la fraîcheur du groupe et de préparer au mieux un affrontement à haute intensité.

Car l’adversaire n’est autre que le pays hôte, le Maroc, porté par son public et par une dynamique impressionnante depuis le début du tournoi. Cette finale s’annonce comme un choc de très haut niveau entre deux sélections majeures du continent, aux styles affirmés et aux ambitions élevées. Pour le Sénégal, l’enjeu est double : confirmer son statut de référence africaine et décrocher un nouveau sacre continental, quatre ans après celui de 2021.

Dimanche soir à Rabat, dans un stade acquis en grande partie à la cause marocaine, les Lions devront faire preuve de caractère, de sang-froid et d’efficacité pour espérer soulever le trophée. Plus qu’un simple match, cette finale représente un rendez-vous avec l’histoire, où l’expérience sénégalaise croisera la ferveur et la détermination du pays organisateur.

Kaolack : Plan International pose les bases d’une riposte durable contre les mariages précoces et les grossesses adolescentes

Derrière les chiffres froids du mariage précoce et des grossesses adolescentes se cachent des vies bouleversées, des rêves brisés et des voix longtemps étouffées. Dans la région de Kaolack, Plan International Sénégal, avec l’appui de Plan International Belgique, a choisi de placer au cœur de son action celles que l’on entend trop rarement : les adolescentes elles-mêmes.

Depuis quelques jours, une vaste évaluation des besoins est menée sur le terrain dans les départements de Kaolack, Nioro et Guinguinéo, des zones où les mariages précoces et les unions informelles demeurent une réalité préoccupante. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la préparation du futur programme quinquennal de coopération belge au développement (DGD 2027-2031).

« Nous voulons partir du vécu réel des filles, comprendre ce qui les empêche de poursuivre leur scolarité, de retarder le mariage et d’exercer pleinement leurs droits », explique Pape Samba Ba, coordonnateur national du programme DGD 2022-2026, lors de l’atelier de restitution de l’analyse contextuelle tenu ce jeudi à Kaolack.

Comprendre avant d’agir

Contrairement aux approches classiques, cette démarche ne se limite pas à une simple collecte de statistiques. Elle s’appuie sur le modèle COM-B (Capacité, Opportunité, Motivation – Comportement), un outil d’analyse qui permet d’explorer en profondeur les normes sociales, les rapports de pouvoir et les contraintes économiques influençant les décisions familiales.

« Le mariage précoce n’est pas uniquement une question de tradition. Il est souvent lié à la pauvreté, à l’insécurité et à des normes de genre profondément ancrées », souligne Pape Samba Ba. L’enjeu, selon lui, est de concevoir des réponses durables capables d’induire des changements de comportement à long terme.

Les communautés au cœur du processus

Sur le terrain, l’ONG APROFES joue un rôle central en tant que partenaire de mise en œuvre dans la région de Kaolack. Fortement implantée au niveau local, l’organisation facilite le dialogue avec les familles, les leaders religieux et les autorités administratives.

« Notre rôle est de créer un climat de confiance afin de permettre aux adolescentes et aux communautés de s’exprimer librement », explique Macoura Diop, coordonnateur du projet DGD au sein d’APROFES. Des discussions de groupe, des entretiens individuels et des observations de terrain sont menés dans le strict respect des principes éthiques et des normes de protection des participantes.

Donner la parole pour changer les trajectoires

Cette phase de terrain vient compléter une première étape fondée sur l’analyse de la littérature existante et des données disponibles. Mais pour les acteurs du projet, rien ne peut remplacer la parole directe des filles concernées.

« Écouter les adolescentes, c’est déjà un acte de prévention », confie un acteur communautaire impliqué dans l’évaluation. Les informations recueillies serviront de socle à de futures interventions visant à maintenir les filles à l’école, retarder l’âge du mariage et renforcer leur autonomie économique et sociale.

À Kaolack, cette évaluation marque ainsi un tournant : celui d’une lutte contre les mariages précoces qui commence par l’écoute, la compréhension et l’engagement actif des communautés elles-mêmes.

Liberté provisoire confirmée pour Soya Diagne, le patron de Le Dakarois 221

La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a confirmé l’ordonnance rendue par le juge d’instruction accordant la liberté provisoire à Soya Diagne, directeur du site d’information Le Dakarois 221. Cette décision marque une étape importante dans la procédure judiciaire visant le responsable de ce média en ligne, placé en détention depuis plusieurs mois.

Avec cette confirmation, Soya Diagne pourrait recouvrer la liberté dans les tout prochains jours. Toutefois, cette issue reste conditionnée à l’éventuelle décision du Procureur général près la Cour d’appel de Dakar, qui dispose encore de la possibilité d’introduire un pourvoi en cassation. Si une telle démarche venait à être engagée, elle pourrait retarder, voire suspendre, l’exécution de la décision de mise en liberté provisoire.

Pour rappel, Soya Diagne avait été placé sous mandat de dépôt le 16 octobre dernier à l’issue de son inculpation. Il est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles » ainsi que pour « discours contraire aux bonnes mœurs », des infractions prévues et réprimées par le Code pénal sénégalais. Son arrestation et son incarcération avaient suscité de nombreuses réactions dans les milieux de la presse et de la société civile, certains y voyant une atteinte à la liberté d’expression, tandis que d’autres appelaient au respect strict des règles encadrant l’exercice du métier de journaliste et la diffusion de contenus en ligne.

La confirmation de la liberté provisoire par la Chambre d’accusation ne met cependant pas fin aux poursuites engagées contre le patron de Le Dakarois 221. L’instruction se poursuit et Soya Diagne reste tenu de se conformer aux obligations qui pourraient être assorties à cette mesure, en attendant l’issue définitive de la procédure judiciaire.

Tribunal d’Instance de Dakar : Abdou Karim Guéye alias Karim Xurum Xax relaxé après son procès

Abdou Karim Guéye, plus connu sous le nom de Karim Xurum Xax, a comparu ce jeudi 15 janvier 2026 devant le tribunal d’Instance de Dakar pour répondre des faits de participation à une manifestation non autorisée. Les faits remontent au 12 janvier dernier, date à laquelle l’activiste a été interpellé à la place de l’Indépendance, en marge d’un rassemblement de personnes à mobilité réduite.

Selon l’accusation, Karim Xurum Xax se trouvait au milieu d’un groupe d’invalides au moment des faits, où il tenait un point de presse pour dénoncer l’arrestation récente de deux mendiants par la police, finalement libérés avant son interpellation. Ce jour-là, l’activiste a été arrêté en même temps que quatorze mendiants, lesquels ont par la suite tous été relâchés sans poursuites.

Placée en garde à vue, Abdou Karim Guéye a adopté une posture de silence face aux enquêteurs. « Je n’ai rien à dire », aurait-il déclaré, avant de refuser de signer le procès-verbal, expliquant par la suite qu’il craignait une déformation de ses propos. Dans le cadre de l’enquête, certains mendiants ont néanmoins été entendus. Modou Faye et Astou Sow ont notamment affirmé que la manifestation avait été initiée par l’activiste.

À la barre, Karim Xurum Xax a vigoureusement contesté les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué s’être rendu à la police centrale uniquement pour apporter un soutien moral à des mendiants arrêtés auparavant. À son arrivée, ces derniers avaient déjà été libérés. « Ils étaient au nombre de quatorze. Dans le groupe, il y avait des femmes handicapées avec des bébés. C’est ainsi que je les ai accompagnés », a-t-il déclaré. Il raconte qu’en chemin, un agent de police leur aurait demandé de se placer, ce qu’ils ont fait calmement avant de se retrouver au jardin public de la place de l’Indépendance.

L’activiste a soutenu qu’il conseillait simplement ces personnes vulnérables à s’organiser ultérieurement pour tenir une manifestation encadrée afin de dénoncer ce qu’il qualifie d’arrestations récurrentes. Il affirme également que son interpellation est intervenue après qu’un journaliste, de passage sur les lieux, lui a demandé les raisons de sa présence. « Je lui ai répondu que j’étais venu assister des mendiants arrêtés. C’est à ce moment-là que les éléments de la police m’ont interpellé », a-t-il relaté.

Revenant sur son refus de coopérer lors de l’enquête, Karim Xurum Xax a réaffirmé sa position de principe. « Je suis un activiste, j’ai des principes que je défends. Pour moi, placer en garde à vue des femmes à mobilité réduite est inhumain. J’étais venu leur apporter un soutien moral et de la nourriture. Je n’étais pas venu pour manifester », a-t-il conclu devant le tribunal.

Dans ses observations, le procureur de la République a estimé que les éléments constitutifs du délit de participation à une manifestation non autorisée étaient réunis. Se fondant sur l’article 87 du Code pénal, le parquet a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont deux mois ferme, assortie d’une amende de 200 000 francs CFA.

La défense, composée de Mes El Hadji Diouf, El Hadji Amadou Sall, Aboubacry Deh, Sayba Danfakha et Aboubacary Barro, a pour sa part plaidé la relaxe pure et simple. Les avocats ont dénoncé un réquisitoire jugé excessif, estimant qu’aucune infraction pénale n’était caractérisée dans ce dossier.

Réexamen de la décision favorable à Ousmane Sonko : le procureur général conteste la révision point par point

Dans une requête en réexamen transmise le 29 décembre 2025 au premier président de la Cour suprême, et dont Libération s’est fait l’écho, le procureur général près la haute juridiction engage une démarche judiciaire inédite en contestant frontalement la décision de révision qui avait bénéficié à Ousmane Sonko dans l’affaire de diffamation l’opposant à Mame Mbaye Niang. Ce document, appuyé par un avis favorable du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, dévoile une argumentation juridique dense et structurée visant à remettre en cause l’interprétation retenue par la commission de révision.

Au cœur de cette requête figure la demande de réexamen de l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Dakar, lequel avait conduit à la révision de la condamnation de Mame Mbaye Niang. Pour le procureur général, la commission de révision aurait fait une lecture erronée des textes applicables, en particulier de l’article 92 de la loi organique sur la Cour suprême, et aurait outrepassé ses compétences en appréciant des éléments relevant du fond du dossier.

Le magistrat s’attaque d’abord à l’interprétation de l’article 92, qu’il cite dans sa requête. Ce texte prévoit que la révision d’une décision pénale définitive ne peut être demandée que lorsque, après une condamnation, des faits nouveaux se produisent ou se révèlent, ou lorsque des pièces inconnues lors des débats sont présentées, à condition qu’elles soient de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné. Selon le procureur général, ces conditions ne sont pas réunies en l’espèce. Il soutient notamment que l’auteur des propos diffamatoires, en l’occurrence Ousmane Sonko, aurait dû être en mesure de démontrer l’absence d’impôts de profession et ne pouvait, dès lors, ignorer les faits qu’il avançait publiquement.

La requête s’appuie ensuite sur un rappel minutieux des faits ayant conduit à la condamnation initiale. Le procureur général revient sur les propos tenus par Ousmane Sonko, rappelant que celui-ci avait affirmé que Mame Mbaye Niang avait été « épinglé » par un rapport de l’Inspection générale d’État, ce qui, selon la juridiction de jugement, constituait une imputation diffamatoire. Le document souligne que Sonko avait déclaré disposer d’éléments à l’appui de ses accusations, citant notamment un rapport présenté comme émanant de l’Inspection générale des Finances et des informations accessibles via des sources publiques, dont des déclarations d’Amadou Bâ, alors ministre des Finances, ainsi que de Mame Mbaye Niang lui-même, évoquant l’existence d’un rapport.

Pour le procureur général, l’accusation de mensonge portée contre Mame Mbaye Niang demeure centrale. Il rappelle que Sonko avait affirmé que Niang mentait en niant avoir été épinglé par un rapport de contrôle, et que tous les documents devaient, à ce titre, être produits devant le juge. Or, Mame Mbaye Niang, par l’intermédiaire de ses avocats, avait déposé une plainte en soutenant n’avoir jamais été mis en cause par un rapport de l’Inspection générale d’État ni par aucun autre organe de contrôle concernant la gestion du Prodac. Le procureur général renchérit en expliquant qu’il était matériellement impossible pour Niang de s’immiscer dans la gestion financière du projet, celle-ci relevant de la tutelle du ministère des Finances.

La critique de la commission de révision constitue un autre axe fort de la requête. Le procureur général estime que cette instance a outrepassé son rôle en procédant à des constatations qui relèvent, selon lui, de la compétence exclusive du juge du fond. Il reproche à la commission d’avoir cherché à motiver sa décision au-delà de ses prérogatives, en appréciant la portée des faits nouveaux sur la culpabilité du condamné. Il cite à cet effet les conclusions de la commission, qui avait estimé que certaines constatations étaient de nature à faire naître un doute sur la culpabilité d’Ousmane Sonko relativement à l’infraction de diffamation.

L’argument juridique central développé par le procureur général repose sur la question de la découverte tardive du rapport invoqué. Selon lui, ce rapport était resté inconnu lors des débats en première instance comme en appel, son existence ayant été niée. Dans cette logique, la découverte ultérieure de ce document ne saurait justifier une révision favorable à Sonko. Bien au contraire, elle viendrait, selon la requête, confirmer la matérialité de la diffamation, puisque Sonko avait accusé Niang de mentir sur l’existence d’un rapport, et que l’existence même de ce rapport ne prouve pas que Niang ait été « épinglé » comme cela avait été affirmé publiquement.

La requête soulève également des enjeux procéduraux majeurs, notamment sur les limites de compétence de la commission de révision. Pour le procureur général, celle-ci aurait dû se borner à constater l’existence éventuelle de faits nouveaux ou de pièces inconnues, sans en tirer des conclusions sur la culpabilité, domaine réservé au juge du fond. Le document précise enfin que le ministre de la Justice a transmis les recommandations de la commission au premier président de la Cour suprême pour exécution, conformément à la procédure, tout en donnant un avis favorable à la démarche du procureur général.

Au terme de cette argumentation détaillée, la requête invite la Cour suprême à se prononcer sur la légalité de la décision de révision et sur l’interprétation à retenir de l’article 92 de la loi organique. Au-delà du seul contentieux opposant deux figures politiques majeures, cette affaire pose des questions fondamentales sur l’équilibre entre le droit à la révision des condamnations pénales et le principe de l’autorité de la chose jugée, plaçant la Cour suprême face à un débat juridique d’une portée institutionnelle considérable.

Incident au Pavillon spécial de Le Dantec : Abdoul Aziz Diop déféré au parquet après une altercation avec un agent de sécurité

Abdoul Aziz Diop, adjoint au maire de la commune des Agnam et proche collaborateur du député-maire Farba Ngom, sera présenté ce jeudi matin au Procureur de la République. Il a été placé en garde à vue dans la journée de mercredi à la suite d’un incident survenu au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec, à Dakar.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’interpellation d’Abdoul Aziz Diop fait suite à une altercation jugée violente avec un agent de sécurité en poste dans cet établissement hospitalier. Les faits se seraient produits alors que l’adjoint au maire s’était rendu sur les lieux pour rendre visite à Farba Ngom, actuellement en détention et extrait de sa cellule pour recevoir des soins médicaux.

Toujours d’après la même source, l’accès au Pavillon spécial aurait été refusé à Abdoul Aziz Diop par le garde en faction, ce dernier lui indiquant que Farba Ngom ne s’y trouvait pas. Une version que l’élu local aurait contestée avec véhémence. La situation aurait rapidement dégénéré, donnant lieu à une altercation entre les deux hommes, attirant l’attention sur les lieux et provoquant une certaine agitation.

À la suite de cet incident, Abdoul Aziz Diop a été interpellé puis placé en garde à vue. Il est désormais poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment outrage à agent, provocation à un attroupement et trouble à l’ordre public. Selon des sources proches du dossier, l’intéressé aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés et exprimé des regrets quant à son comportement.

Affaire de l’appartement meublé de Keur Massar : un réveillon sous le sceau du scandale et de lourdes réquisitions

Ce qui devait être une soirée festive marquant le passage à la nouvelle année s’est mué en une affaire judiciaire retentissante, révélant une succession de dérives, de violences et de soupçons de débauche organisée. L’affaire dite de « l’appartement meublé de Keur Massar », largement relayée par L’Observateur, a conduit devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye Bineta Sarr, plus connue sous le sobriquet de « Bineta mécanicienne », ainsi que douze autres prévenus, tous confrontés à des réquisitions particulièrement sévères du parquet.

Dès l’ouverture de l’audience, la tension était palpable. Face au tribunal, treize prévenus aux profils variés : des étudiants, des élèves, un homme se présentant comme pharmacien sans en avoir le titre officiel, et surtout Bineta Sarr, figure médiatique devenue emblématique de la réussite féminine dans un univers professionnel dominé par les hommes. À la barre, le contraste est frappant. Loin de l’image assurée véhiculée sur les réseaux sociaux, elle apparaît le crâne rasé, dissimulé sous un bonnet, le regard fuyant et la voix altérée. Elle décrit une détention pénible, marquée par l’isolement et la rupture brutale avec la notoriété qui faisait sa force.

Les faits trouvent leur origine dans une transaction financière de 70 000 FCFA effectuée via Wave, correspondant à la location de deux nuitées dans un appartement meublé situé à Keur Massar. Le gérant des lieux, Amadou Woury Diallo, affirme avoir simplement voulu rendre service à son neveu, Oumar Diallo, élève. Il se présente comme pharmacien formé en Guinée. Une version que le ministère public, cité par L’Observateur, balaie d’un revers de main, soulignant l’encaissement d’un tarif commercial, l’absence d’autorisation légale et la violation manifeste de la réglementation encadrant les établissements d’hébergement.

La nuit du réveillon bascule rapidement. La musique est poussée à plein volume, l’atmosphère se charge, et des tentatives de consommation de substances illicites sont évoquées. Aïda Souaré verse 10 000 FCFA pour se procurer de la « NB », une drogue de synthèse. Le livreur, Olivier Bampoky, étudiant en Douane, lui remet finalement du bicarbonate. Lorsque la tromperie est découverte, la situation dégénère. Menacé, le livreur quitte précipitamment les lieux avant de revenir armé d’un couteau, faisant basculer la soirée dans un climat de peur et de désordre généralisé.

Alertés par le vacarme, les voisins sollicitent l’intervention de la gendarmerie. Les éléments de Keur Massar découvrent une scène jugée accablante : présence de mineures et téléphones contenant des images considérées comme attentatoires aux bonnes mœurs, selon les éléments rapportés par L’Observateur. Pour le parquet, il ne s’agit plus d’un simple excès festif lié au réveillon, mais bien d’un rassemblement structuré poursuivant des objectifs de débauche.

Dans un réquisitoire sans concession, le Procureur tranche : « Ce n’est pas une fête qui a dérapé, mais un rassemblement structuré à des fins de débauche. » Écartant toute thèse de l’erreur de jeunesse, il requiert deux ans de prison ferme contre les principaux mis en cause, dont Bineta Sarr, Amadou Woury Diallo, Fallou Mbow et Aïda Souaré. Pour les autres prévenus, le parquet sollicite deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme, assortis d’une amende de 200 000 FCFA chacun.

Face à ces réquisitions jugées excessives, la défense monte au créneau. Les avocats dénoncent un « procès de la morale » nourri, selon eux, par la notoriété de Bineta Sarr. Ils contestent l’existence d’une association de malfaiteurs, qualifiant cette qualification pénale de construction intellectuelle déconnectée des faits. « On ne peut parler d’escroquerie lorsqu’il s’agit d’une transaction portant sur de la drogue », plaident-ils, évoquant des jeunes emportés par l’effet de groupe, le contexte festif et la recherche du buzz.

CAN 2025 : un maître coranique de Keur Massar décède après avoir célébré le but victorieux de Sadio Mané

La joie suscitée par la qualification du Sénégal pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a viré au drame à Keur Massar. Un maître coranique du nom de Boubacar Bâ a perdu la vie mercredi soir, emporté par une crise survenue au moment où il célébrait le but décisif inscrit par Sadio Mané face à l’Égypte en demi-finale de la compétition.

Selon les informations rapportées par le journal Wal Fadjri, le drame s’est produit alors que le Sénégal venait de prendre l’avantage (1-0) contre l’Égypte lors de la rencontre disputée à Tanger, au Maroc. Pris d’une immense émotion après la réalisation de l’attaquant des Lions, Boubacar Bâ aurait été soudainement victime d’un malaise. Les témoins évoquent une crise survenue dans un contexte de célébration intense, à l’image de l’euphorie qui a gagné de nombreux quartiers du pays après ce but décisif.

Rapidement alertés, ses proches ont procédé à son évacuation vers le centre de santé de Keur Massar. Malgré la promptitude de la prise en charge, le maître coranique a rendu l’âme en cours de route, plongeant sa famille, ses élèves et tout son voisinage dans une profonde consternation. La nouvelle de son décès s’est répandue dans le quartier comme une onde de choc, d’autant plus que l’homme était connu et respecté pour son engagement religieux et son sens de l’humain.

Interrogé par Wal Fadjri, Mady Cissé, un ami proche du défunt, a exprimé son incompréhension et sa douleur face à ce drame aussi brutal qu’inattendu. « Nous n’avons même pas les mots pour parler. Cette affaire nous dépasse, nous nous en remettons à Dieu », a-t-il déclaré, la voix chargée d’émotion. Ses propos traduisent le sentiment général d’impuissance et de tristesse qui domine depuis l’annonce de la disparition de Boubacar Bâ.

Contentieux autour de l’immeuble de la Sicap Sacré-Cœur : le dossier Mamadou Diop renvoyé au 2 avril 2026

Évoqué une nouvelle fois ce jeudi 15 janvier 2026, le contentieux opposant le président de l’ISEG, Mamadou Diop, à son ex-épouse Aïssatou Seydi et à Mamadou Ba n’a pas connu d’avancée sur le fond. À la demande de la partie civile, l’affaire a été renvoyée au 2 avril 2026, prolongeant ainsi une procédure judiciaire déjà marquée par de multiples rebondissements.

Au cœur de ce dossier se trouve un immeuble situé à la Sicap Sacré-Cœur, précisément au numéro 9023. Selon les éléments portés au débat, Mamadou Diop affirme avoir été expulsé de ce bien en juillet 2025 dans des conditions qu’il conteste fermement. Il soutient que cette éviction résulte de manœuvres frauduleuses orchestrées par ses adversaires, visant à le priver de la jouissance et de la propriété de l’immeuble.

Les prévenus, Aïssatou Seydi et Mamadou Ba, sont poursuivis pour des chefs d’accusation lourds, notamment association de malfaiteurs, escroquerie, abus de confiance, ainsi que faux et usage de faux en écritures publiques authentiques. La partie civile estime que des documents auraient été falsifiés ou utilisés de manière frauduleuse pour justifier des actes juridiques ayant conduit à son expulsion et à la modification de la situation du bien immobilier litigieux.

De leur côté, les mis en cause rejettent les accusations portées contre eux et entendent faire valoir leur version des faits devant la juridiction compétente. Le renvoi sollicité et obtenu ce 15 janvier vise, selon la partie civile, à permettre une meilleure préparation du dossier et la production d’éléments complémentaires jugés nécessaires à la manifestation de la vérité.

Rendez-vous intime piégé aux Parcelles Assainies : deux hommes échappent de justesse à un lynchage après une rencontre via Facebook

Un fait divers aussi troublant que violent s’est déroulé dans la nuit de mardi à mercredi aux Parcelles Assainies, où un rendez-vous intime noué sur les réseaux sociaux a viré au drame. Deux hommes, B. Seck, 19 ans, et S. M. Bâ, 65 ans, ont été sauvés in extremis d’un lynchage public grâce à l’intervention rapide d’un policier en service dans le secteur. Les faits, rapportés par L’Observateur, mettent en lumière les dérives et les risques liés à certaines rencontres conclues en ligne.

Selon les premiers éléments de l’enquête, tout débute par un contact établi sur Facebook à partir d’une page dénommée « Yacine Mbaye », connue, d’après les enquêteurs, pour être régulièrement associée à des propositions de rencontres intimes. Un rendez-vous est convenu contre la somme de 5 000 FCfa, dont 3 000 FCfa sont envoyés à l’avance afin de couvrir les frais de déplacement.

Dans ce contexte, B. Seck, jeune restaurateur âgé de 19 ans, se rend tard dans la nuit au domicile de S. M. Bâ, situé à Guédiawaye. Jusqu’à leur arrivée dans la chambre, rien ne laisse présager l’issue violente de la rencontre, qui semble, selon la version du jeune homme, suivre le cadre d’une transaction consentie.

C’est toutefois dans l’intimité que la situation bascule. D’après les déclarations de B. Seck aux enquêteurs, le sexagénaire aurait exigé d’assumer un rôle précis dans la relation, ce que le jeune homme dit avoir refusé. Un compromis aurait été trouvé avant que S. M. Bâ ne change d’avis au dernier moment. Les versions divergent ensuite sur la chronologie exacte des faits, mais le résultat est le même : une dispute éclate, les voix s’élèvent et les cris finissent par alerter le voisinage.

Aux environs de 4 heures du matin, des riverains accourent sur les lieux. La tension monte rapidement et la situation dégénère. Les deux hommes sont pris à partie, violemment insultés et frappés par une foule surexcitée. Leur survie tient alors à l’intervention décisive d’un policier affecté au GMI/COGIC des Parcelles Assainies, qui parvient à les extraire de la vindicte populaire et à les conduire au commissariat.

Une fois au poste, les auditions font apparaître deux récits diamétralement opposés. B. Seck persiste à affirmer qu’il s’agissait d’une transaction clairement établie pour un rapport homosexuel. À l’inverse, S. M. Bâ soutient avoir été induit en erreur, affirmant avoir cru dialoguer avec une femme à travers la page Facebook « Yacine Mbaye ». Il nie toute intention de relation homosexuelle et déclare avoir découvert tardivement que son visiteur était un homme, ce qui l’aurait poussé à appeler à l’aide pour mettre fin à la rencontre.

Cependant, comme le souligne L’Observateur, cette version est fragilisée par les constats des enquêteurs, qui relèvent que la page utilisée est fréquemment associée à ce type de contacts, ce qui jette un doute sur l’argument de l’erreur avancé par le sexagénaire.

Au terme des premières investigations, B. Seck et S. M. Bâ ont été placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, acte contre nature et collecte illicite de données à caractère pornographique. L’affaire est désormais entre les mains de la Justice, qui devra démêler les responsabilités dans ce dossier mêlant réseaux sociaux, sexualité clandestine et violence collective.

Affaire Prodac : la Chambre d’accusation renvoie sa décision sur le sort de Pape Malick Ndour au 21 janvier

La bataille judiciaire autour de l’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, connaît un nouveau rebondissement. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier (PJF) a décidé de renvoyer au 21 janvier 2026 le délibéré relatif à l’appel introduit par le Procureur financier, qui réclame un mandat de dépôt contre l’ex-coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac).

Lors de son audience tenue hier, la juridiction a estimé ne pas être en mesure de statuer immédiatement. En cause, la nécessité de disposer de l’intégralité du dossier d’instruction afin d’éclairer pleinement sa décision. Un renvoi qui prolonge l’incertitude judiciaire entourant Pape Malick Ndour, placé sous bracelet électronique depuis le 7 novembre 2025, à la suite d’une ordonnance du juge d’instruction Idrissa Diarra. Une mesure que le Parquet financier conteste avec fermeté.

Déterminé à voir l’ancien ministre écroué, le Procureur financier a interjeté appel de cette décision de mise en liberté provisoire sous surveillance électronique. Selon l’accusation, cette mesure serait inadaptée à la gravité des faits reprochés à Pape Malick Ndour, poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie sur des deniers publics et blanchiment de capitaux dans le cadre du dossier Prodac.

Près de deux mois après le dépôt de l’appel, la procédure a finalement été examinée devant la Chambre d’accusation. Alors qu’une décision était attendue à l’issue des débats, la juridiction a choisi de rabattre le délibéré, jugeant indispensable de consulter l’ensemble des pièces du dossier avant de se prononcer définitivement.

Contacté par L’Observateur, Me Antoine Mbengue, membre du pool d’avocats de la défense, a confirmé que ce renvoi est directement lié à l’absence de communication complète du dossier d’instruction. Selon lui, il arrive fréquemment que le dossier transmis en appel soit incomplet, alors même que de nombreuses questions substantielles ont été soulevées lors des plaidoiries. La Chambre d’accusation aurait ainsi souhaité disposer de tous les éléments pour se faire une religion sur l’affaire.

Pour la défense, l’attitude du Parquet financier relève d’un acharnement difficilement justifiable. Me Mbengue soutient que son client est déjà soumis à une forme de détention. « Le Procureur veut voir Pape Malick Ndour en prison, alors qu’il est déjà en prison chez lui », affirme l’avocat, soulignant que le bracelet électronique impose une surveillance stricte par l’Administration pénitentiaire et interdit à son client de quitter son domicile sous peine de révocation immédiate de la mesure.

La défense juge également l’appel du Procureur financier excessif, dénonçant une vision trop rigide de la notion de détention. Selon Me Mbengue, considérer qu’une personne n’est détenue que lorsqu’elle se trouve derrière les barreaux est incompatible avec les principes d’un État de droit. Il rappelle en outre que Pape Malick Ndour s’est toujours présenté aux convocations judiciaires, n’a jamais tenté de se soustraire à la justice et a déjà été entendu sur le fond du dossier.

Au cœur de cette affaire figure le rapport d’expertise comptable établi par le cabinet ADR, dirigé par Abdoulaye Dramé. Commandé en janvier 2025, ce document met en lumière, selon L’Observateur, des irrégularités financières estimées à 2,7 milliards de FCFA, ainsi que des retenues de garantie de 40 millions de FCFA concernant le Domaine agricole communautaire de Séfa, dans la région de Sédhiou. Ces conclusions ont conduit le Procureur à étendre les poursuites à Pape Malick Ndour et à Khadim Bâ, directeur général de Locafrique.

De son côté, l’ancien coordonnateur du Prodac maintient sa ligne de défense. Il conteste vigoureusement les accusations portées contre lui et soutient n’avoir jamais eu la gestion des fonds aujourd’hui incriminés.

Affaire Farba Ngom : Madiambal Diagne fustige le « manque de classe » de la ministre de la Justice

La sortie publique de la ministre de la Justice, Yassine Fall, au sujet de l’affaire impliquant le député Mouhamadou Ngom, dit Farba, continue de susciter de vives réactions dans le débat public. Mardi, sur le réseau social X, le journaliste Madiambal Diagne a vivement critiqué l’attitude de la garde des Sceaux, qu’il accuse de manquer de retenue et de porter atteinte aux droits fondamentaux d’un détenu.

Dans un message au ton sévère, le directeur du groupe Avenir Communication a dénoncé ce qu’il considère comme un « manque de classe » de la part d’une ministre de la Justice qui, selon lui, « fouine dans les caniveaux ». Pour Madiambal Diagne, la démarche de Yassine Fall va au-delà de la simple communication institutionnelle et pose un sérieux problème de respect de la vie privée. Il estime notamment qu’il s’agit d’une violation des données à caractère personnel, rappelant qu’un détenu, quel que soit le délit présumé, conserve le droit à la protection de sa vie privée et de sa dignité.

Cette réaction fait suite à une conférence de presse tenue le même jour à Dakar par la ministre de la Justice. À cette occasion, Yassine Fall a annoncé l’ouverture d’une enquête visant le député Farba Ngom pour des faits présumés de « trouble à l’intégrité de la justice et à l’ordre public ». Cette décision intervient après la découverte de deux téléphones portables dans la cellule du parlementaire, actuellement en détention.

Devant la presse, la garde des Sceaux a dressé un tableau particulièrement accablant des soupçons pesant sur l’élu. Elle a accusé Mouhamadou Ngom de diffusion de procès-verbaux confidentiels, de partage de contenus à caractère pornographique et d’échanges portant sur des manœuvres politiques susceptibles, selon elle, de troubler l’ordre public. Des accusations graves, rendues publiques par la ministre elle-même, et qui ont immédiatement alimenté la controverse.

Pour les détracteurs de cette communication, à l’image de Madiambal Diagne, le problème ne réside pas uniquement dans l’ouverture de l’enquête, mais dans la manière dont l’exécutif, à travers la ministre de la Justice, expose des éléments sensibles relevant d’une procédure judiciaire en cours. Ils y voient un risque de confusion entre le rôle de l’autorité politique et celui de l’autorité judiciaire, ainsi qu’une atteinte potentielle au principe de la présomption d’innocence.

Affaire « Keur Yeurmandé » : le procès renvoyé au 10 février 2026, Ndella Madior Diouf maintenue en détention

La Chambre criminelle de Dakar a décidé, ce mardi, de renvoyer l’examen de l’affaire dite « Keur Yeurmandé » au 10 février 2026. Cette décision judiciaire s’accompagne du rejet de la demande de liberté provisoire introduite par la principale accusée, Ndella Madior Diouf, qui demeure ainsi en détention.

Le renvoi du dossier a été motivé par l’absence de plusieurs acteurs essentiels au bon déroulement des débats. Selon la juridiction, des accusés, des témoins ainsi que certaines parties civiles ne se sont pas présentés à l’audience, rendant impossible la poursuite sereine et contradictoire du procès. La Chambre criminelle a estimé qu’un examen au fond, compte tenu de la gravité et de la complexité des faits reprochés, exigeait la présence de l’ensemble des protagonistes afin de garantir les droits de la défense et le respect du principe du contradictoire.

Ndella Madior Diouf, directrice de la pouponnière de Sacré-Cœur 3, communément appelée « Keur Yeurmandé », est poursuivie aux côtés d’une dizaine de collaborateurs pour des faits qualifiés de particulièrement graves. Les charges retenues contre elle portent notamment sur la traite de personnes, l’exercice illégal de la médecine ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui. Ces accusations font suite à une vaste enquête ayant mis en lumière des pratiques présumées illicites dans la gestion de cette structure d’accueil d’enfants, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Sur la question de la détention, la Chambre criminelle a confirmé le maintien en incarcération de l’accusée principale. La demande de liberté provisoire formulée par la défense a été rejetée, la juridiction estimant que les conditions légales n’étaient pas réunies. Ndella Madior Diouf restera ainsi détenue au Camp pénal de Liberté 6, prolongeant une détention préventive qui dépasse désormais les deux années.

Arrestation de Karim Xrum Xax : la société civile dénonce une atteinte aux libertés fondamentales

L’arrestation de l’activiste Abdou Karim Guèye, plus connu sous le nom de Karim Xrum Xax, intervenue le lundi 12 janvier à la place de l’Indépendance à Dakar, continue de susciter une vague d’indignation au sein de la société civile sénégalaise. Interpellé alors qu’il prenait part à une manifestation de personnes en situation de handicap, l’activiste se retrouve au cœur d’un débat plus large sur le respect des libertés publiques et du droit de manifester au Sénégal.

La mobilisation à laquelle participait Karim Xrum Xax visait à attirer l’attention des autorités sur les difficultés persistantes rencontrées par les personnes en situation de handicap, notamment en matière d’inclusion sociale, d’accès aux services publics et de respect de leurs droits. Selon plusieurs témoins, la manifestation se déroulait de manière pacifique lorsque les forces de l’ordre sont intervenues, procédant à l’arrestation de l’activiste. Cette interpellation a rapidement provoqué des réactions indignées, tant sur les réseaux sociaux que parmi les organisations de défense des droits humains.

Parmi les voix les plus audibles figurent celles de Seydi Gassama et d’Alioune Tine, deux figures emblématiques de la lutte pour les droits de l’homme au Sénégal. Le directeur exécutif d’Amnesty International/Sénégal, Seydi Gassama, a dénoncé une arrestation qu’il juge incompatible avec les principes démocratiques. Insistant sur la nécessité de protéger les libertés publiques, il a rappelé que la participation à une manifestation pacifique ne saurait constituer une infraction pénale. Selon lui, même lorsqu’une manifestation n’est pas préalablement déclarée ou autorisée, la répression judiciaire n’est pas une réponse acceptable dans un État de droit qui se veut respectueux des droits et libertés fondamentaux. Il a ainsi exigé la libération immédiate de Karim Xrum Xax et le respect effectif du droit de réunion pacifique.

Dans le même sillage, Alioune Tine, fondateur du centre de réflexion et d’action Afrikajom Center, a qualifié l’arrestation de grave atteinte aux droits fondamentaux garantis par la Constitution sénégalaise. Pour lui, l’exercice des libertés publiques, qu’il s’agisse de la liberté d’expression, de réunion ou de manifestation, ne peut être assimilé à un crime. Il a estimé que ce sont plutôt les arrestations et détentions arbitraires qui posent un véritable problème dans une démocratie, car elles fragilisent l’État de droit et nourrissent un climat de méfiance entre les citoyens et les institutions.

Au-delà du cas individuel de Karim Xrum Xax, cette affaire relance le débat sur la gestion de l’ordre public et le respect des libertés civiques au Sénégal. De nombreux acteurs de la société civile considèrent que la répression de manifestations pacifiques, en particulier lorsqu’elles concernent des groupes vulnérables comme les personnes en situation de handicap, envoie un signal inquiétant. Ils appellent les autorités à privilégier le dialogue, l’écoute et la concertation plutôt que des réponses sécuritaires perçues comme disproportionnées.

Affaire ONAS : Cheikh Dieng face à la justice pour diffamation, le procès renvoyé au 25 mars 2026

L’ancien directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Cheikh Dieng, a comparu ce mardi 14 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Il est poursuivi pour diffamation, calomnie et injures publiques par les sociétés Vicas SARL et Delta SA, qui s’estiment gravement lésées par des déclarations publiques tenues par l’ex-responsable de l’ONAS.

À l’ouverture de l’audience, la défense de Cheikh Dieng a sollicité un renvoi du dossier, invoquant de nouvelles constitutions d’avocats. Outre Maîtres Baba Diop et Takha Cissé, déjà constitués, Maître El Hadj Diouf a rejoint le collectif de la défense. Le tribunal a fait droit à cette demande et renvoyé l’examen de l’affaire au 25 mars 2026.

Dans cette procédure, Vicas SARL est représentée par Maître El Hadj Dièye, tandis que Delta SA a confié sa défense à Maître Christian Faye. Les poursuites trouvent leur origine dans une déclaration de presse faite par Cheikh Dieng le 26 septembre 2024 à la Maison de la Femme de Djeddah Thiaroye Kao. Selon la citation directe délivrée par Maître Aloyse Ndong, huissier de justice, l’ancien DG de l’ONAS avait publiquement accusé les sociétés Vicas SARL et Delta SA d’avoir bénéficié de marchés publics attribués par entente directe, à la suite d’une intervention présumée du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye.

Dans ses propos largement relayés par la presse, Cheikh Dieng avait soutenu que des marchés initialement attribués à d’autres entreprises, notamment Tawfeekh Taysir et Delgas, auraient été annulés pour être réattribués à Vicas et Delta, en dehors des procédures réglementaires en vigueur. Il avait également affirmé l’existence d’un rapport datant de 2021 qui conclurait à la défaillance de ces deux sociétés dans l’exécution de leurs missions, allant jusqu’à déclarer que le ministre de tutelle « marcherait à leurs ordres ».

Ces accusations sont fermement contestées par Vicas SARL et Delta SA, qui les qualifient de calomnieuses, infondées et attentatoires à leur honorabilité. Les deux entreprises estiment que ces déclarations ont porté un grave préjudice à leur réputation, à leur crédibilité professionnelle et à leur position dans le cadre de la délégation de service public qui leur est confiée.

Les plaignantes soutiennent par ailleurs que, malgré une sommation interpellative adressée à Cheikh Dieng les 3 et 4 septembre 2024 afin qu’il apporte des éléments de preuve ou des explications à ses accusations, celui-ci n’aurait donné aucune suite. Ce silence est interprété par les requérantes comme un élément supplémentaire attestant du caractère diffamatoire des propos incriminés.

Renforcement de la transparence budgétaire : la Direction générale du Budget et l’International Budget Partnership scellent un partenariat stratégique

Dakar, le 13 janvier 2026 – La Direction générale du Budget (DGB), relevant du ministère des Finances et du Budget, et l’International Budget Partnership (IBP) ont signé, ce mardi, une convention de partenariat visant à promouvoir la transparence, la participation citoyenne et la redevabilité dans la gestion des finances publiques.

La cérémonie officielle s’est tenue dans la salle de conférence du ministère, en présence de M. Massamba Dieng, Directeur général du Budget, de M. Djibril Badiane, Directeur régional adjoint de l’IBP pour l’Afrique de l’Ouest, du Conseiller technique du ministre des Finances et du Budget, M. Diafara Seye, ainsi que de représentants de la société civile, des partenaires techniques et financiers et des médias.

Dans son discours d’ouverture, M. Massamba Dieng a salué une collaboration porteuse d’impact :

« Ce partenariat avec l’IBP s’inscrit dans notre ambition de faire du budget un véritable outil de développement inclusif, accessible et compréhensible par tous les citoyens », a-t-il déclaré.

Prenant la parole à son tour, M. Djibril Badiane a souligné l’importance de l’engagement du gouvernement :

« La DGB démontre aujourd’hui sa volonté de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens à travers une gestion budgétaire plus ouverte et plus participative », a-t-il affirmé.

La convention prévoit notamment le renforcement des capacités des cadres budgétaires en matière de budgétisation sensible au genre et aux droits humains, l’élaboration d’outils de vulgarisation budgétaire à destination du grand public, l’appui à la publication régulière des documents budgétaires clés conformément aux standards internationaux de l’Open Budget Index, ainsi que l’organisation de dialogues budgétaires entre l’administration, les parlementaires et les organisations de la société civile.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement en vue d’améliorer la gouvernance financière, conformément aux engagements pris dans le cadre du Partenariat pour un Gouvernement ouvert (PGO).

Selon le Directeur général du Budget, ce protocole d’accord est conclu pour une durée d’un (1) an renouvelable. À l’issue de cette période, la DGB et l’IBP élaboreront conjointement un plan d’action de travail.

La cérémonie s’est conclue par la signature solennelle de la convention, suivie d’un échange convivial entre les participants.

Vision Sénégal 2050 : dans le Saloum, la pisciculture comme rempart contre le chômage et l’exode des jeunes

Dans les villages du Saloum, le départ des jeunes est devenu un phénomène presque banal. Faute d’emplois locaux, nombreux sont ceux qui quittent leurs terroirs pour les centres urbains ou s’engagent sur les routes périlleuses de l’immigration clandestine. Face à cette réalité sociale préoccupante, la pisciculture s’impose progressivement comme une alternative crédible, capable de fixer les jeunes sur place tout en créant de la valeur économique.

Lors d’une rencontre avec la presse tenue ce mardi, Baye Omar Ndiaye, entrepreneur et responsable du groupe La Voix du Saloum, a défendu la pisciculture comme l’un des leviers concrets de la Vision Sénégal 2050. Selon lui, cette activité peut jouer un rôle stratégique dans la lutte contre le chômage des jeunes et la désertification des zones rurales, notamment dans les régions du centre du pays.

Un chômage rural à l’origine de l’exode

Dans le Saloum, comme dans plusieurs zones rurales du Sénégal, le manque d’opportunités économiques pousse les jeunes à l’exil. L’agriculture traditionnelle, fragilisée par les effets du changement climatique, ne parvient plus à absorber une main-d’œuvre de plus en plus nombreuse. Résultat : les campagnes se vident progressivement de leurs forces vives.

« Tant que les jeunes ne verront pas de perspectives économiques viables dans leurs localités, ils continueront à partir », estime Baye Omar Ndiaye. Pour lui, la Vision Sénégal 2050 représente une occasion historique d’inverser cette tendance, à condition d’investir dans des filières adaptées aux réalités locales.

La pisciculture, une activité accessible et ancrée dans les territoires

Contrairement à certains secteurs nécessitant des investissements lourds, la pisciculture présente l’avantage d’être relativement accessible. L’exploitation des bassins de rétention d’eau, déjà existants dans plusieurs localités du Saloum, permet de développer une activité génératrice de revenus sans bouleverser l’équilibre écologique.

Cette filière génère des emplois directs et indirects : construction et entretien des bassins, élevage des poissons, production d’aliments, transformation, transport et commercialisation. Autant de maillons susceptibles d’offrir des opportunités aux jeunes ruraux, y compris à ceux sans qualification formelle.

Une réponse locale à l’immigration clandestine

Pour les acteurs du développement local, la lutte contre l’immigration clandestine passe avant tout par la création d’emplois décents sur place. En permettant aux jeunes de gagner dignement leur vie au sein de leurs communautés, la pisciculture contribue à réduire l’attrait des routes migratoires dangereuses.

« Lorsqu’un jeune peut subvenir à ses besoins chez lui, il n’a plus besoin de risquer sa vie en mer », soutient Baye Omar Ndiaye. La pisciculture devient ainsi non seulement une activité économique, mais également un outil de stabilisation sociale.

Fixer les populations et renforcer la sécurité alimentaire

Au-delà de la question de l’emploi, la pisciculture participe au renforcement de la souveraineté alimentaire. Dans une région où le poisson constitue une source essentielle de protéines, produire localement permet de réduire la dépendance aux importations et de contribuer à la stabilisation des prix.

Les bassins de rétention d’eau offrent par ailleurs une approche intégrée, combinant gestion durable de l’eau, production alimentaire et création d’emplois. Une synergie particulièrement pertinente dans un contexte marqué par les changements climatiques et la pression croissante sur les ressources naturelles.

De la vision à l’action

Si le potentiel est réel, Baye Omar Ndiaye insiste sur la nécessité d’un accompagnement structuré : formation des jeunes, accès au financement, encadrement technique et organisation des marchés. Sans ces préalables, prévient-il, la pisciculture risque de rester une promesse non tenue.

Dans le Saloum, où le chômage et l’exode rural fragilisent le tissu social, la pisciculture apparaît néanmoins comme une option sérieuse pour inverser la tendance. À l’épreuve du terrain, elle pourrait devenir l’un des piliers de la Vision Sénégal 2050, en offrant aux jeunes une raison de rester, de travailler et de construire leur avenir chez eux.

Mobilisation tendue devant l’administration pénitentiaire : les partisans de Farba Ngom réclament des réponses

La scène qui s’est déroulée aux abords de l’administration pénitentiaire a mis en lumière une profonde frustration au sein des sympathisants de Farba Ngom. Venus en nombre, militants et proches du responsable politique ont exprimé leur colère et leur inquiétude face au flou entourant sa situation. Dans une atmosphère lourde de tension, les manifestants ont scandé des slogans et exigé des explications claires sur les conditions de détention et la localisation exacte de leur leader.

Dès les premières heures de la mobilisation, la détermination des partisans était palpable. Rassemblés devant les grilles de l’administration pénitentiaire, ils ont affiché une solidarité sans faille, dénonçant ce qu’ils considèrent comme un manque de transparence de la part des autorités. Pour beaucoup, l’absence d’informations précises alimente les rumeurs et renforce un sentiment d’injustice déjà bien ancré.

Visiblement déçus et inquiets, les militants n’ont pas caché leur exaspération. Certains ont élevé la voix pour réclamer des éclaircissements immédiats, notamment sur les conditions de détention de Farba Ngom et sur le lieu exact où il se trouve actuellement. « Nous sommes venus pour savoir où se trouve notre leader. On nous parle du pavillon spécial, mais personne ne peut nous confirmer sa présence », a confié l’un des manifestants, la voix tremblante d’émotion. Ce témoignage, repris par plusieurs autres participants au rassemblement, illustre l’incertitude qui règne et la défiance croissante envers les informations officielles.

Tout au long de la mobilisation, l’atmosphère est restée chargée d’une tension palpable, mêlant indignation, inquiétude et solidarité militante. Si aucune altercation majeure n’a été signalée, la colère contenue des manifestants traduisait un malaise profond. Pour eux, l’enjeu dépasse le sort d’un homme : il s’agit aussi, selon leurs propos, du respect des droits et de la dignité d’un responsable politique qu’ils estiment injustement traité.

Retards sur les chantiers de l’Université du Sine Saloum : un citoyen interpelle le ministre par lettre ouverte

Par une lettre ouverte adressée au ministre des Infrastructures, le citoyen sénégalais Ibrahima Socé tire la sonnette d’alarme sur les retards jugés inexpliqués dans la livraison des chantiers de l’Université du Sine Saloum Elhadji Ibrahima Niass. Il reproche au ministre de ne pas avoir respecté ses engagements publics et dénonce un « deux-poids-deux-mesures » dans le suivi des projets d’infrastructures.

Dans sa missive, Ibrahima Socé rappelle un engagement formel pris par le ministre. « Vous aviez annoncé que les campus de Fatick et de Kaffrine seraient livrés au plus tard le samedi 27 décembre 2025. Le délai est aujourd’hui dépassé, sans explication officielle, sans communication corrective ni calendrier actualisé », écrit-il, faisant référence à une déclaration du ministre tenue à Fatick le 10 octobre 2025, devant des étudiants, des élus locaux et des médias.

Le citoyen s’insurge également contre le contraste qu’il observe entre l’inachèvement de ces chantiers universitaires et l’activisme médiatique du ministre sur d’autres sites. « On vous voit régulièrement sur d’autres chantiers exercer une forte pression médiatique sur les entreprises, donnant l’impression d’une action volontariste qui ne se traduit pourtant pas partout par des résultats concrets », souligne-t-il. Selon lui, cette communication sélective alimente « un sentiment de deux-poids-deux-mesures » et relève d’un « populisme infrastructurel, fait d’annonces, de postures et de spectacles, au détriment de la rigueur, de la constance et de la responsabilité ».

Au-delà des retards constatés, c’est surtout le manque de transparence qui est vivement critiqué. « L’absence d’information et le déficit de communication ne sont pas acceptables dans une démocratie moderne. Les citoyens ont droit à la vérité, à des explications claires et à un calendrier réaliste », insiste l’auteur de la lettre.

Pour rétablir la confiance et remettre le projet sur de bons rails, Ibrahima Socé adresse au ministre trois demandes précises :

Une explication publique et transparente des raisons des retards observés ; La fixation de nouveaux délais réalistes, assortis de mécanismes clairs de suivi ; Une action cohérente et équitable pour la livraison définitive des chantiers, « sans distinction de visibilité politique ».

Cette lettre ouverte, largement relayée sur les réseaux sociaux et portée à la connaissance de notre rédaction, intervient dans un contexte où les attentes des populations de Fatick et de Kaffrine autour de cette université sont particulièrement fortes. Elle pose, en filigrane, la question de la gestion des engagements publics et de la redevabilité des responsables politiques.

À l’heure où nous mettons sous presse, le ministère des Infrastructures n’a pas encore réagi officiellement aux accusations formulées par Ibrahima Socé.

Sénégal–Égypte : Pape Thiaw appelle à la vigilance et à la maîtrise avant une demi-finale sous haute tension

À la veille de la demi-finale très attendue entre le Sénégal et l’Égypte, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, s’est présenté en conférence de presse avec un discours à la fois mesuré, lucide et résolument tourné vers la performance. Face à une sélection égyptienne réputée pour son expérience et sa capacité à jouer avec les nerfs de l’adversaire, le technicien sénégalais a tenu à poser le cadre : vigilance maximale, mais sans tomber dans la paranoïa ou la polémique.

Interrogé sur les propos du sélectionneur ivoirien Emmerse, qui avait estimé que son équipe était « tombée dans le piège de la malice égyptienne », Pape Thiaw a reconnu la pertinence de cet avertissement tout en rappelant la préparation mentale de son groupe. Pour lui, ce genre de témoignage doit servir de leçon plutôt que d’excuse. « Comme on dit, une personne avertie en vaut deux. Emmerse nous a avertis. Après ce match, nous, on se prépare comme d’habitude pour déjouer toutes sortes de choses qui peuvent nous faire mal. On est préparés », a-t-il affirmé, d’un ton calme mais ferme.

Sans chercher à alimenter un débat sur l’arbitrage ou les supposées manœuvres de l’adversaire, le sélectionneur des Lions a insisté sur un point essentiel : le Sénégal devra avant tout rester fidèle à son identité de jeu. Pour Pape Thiaw, la clé réside dans la concentration, la discipline et la capacité à ne pas se laisser distraire par des éléments extérieurs. « Il faut rester focus sur notre jeu, sur ce qu’on sait faire. Si on commence à penser à autre chose, on se met en difficulté nous-mêmes », a-t-il laissé entendre.

Autre dossier sensible évoqué en conférence de presse : la situation de sept joueurs sénégalais actuellement sous la menace d’une suspension en cas de carton. Une équation délicate à gérer à ce stade de la compétition, d’autant plus que chaque duel comptera face à une équipe égyptienne rompue aux matchs à enjeu. Là encore, Pape Thiaw a choisi de relativiser. « On est au courant de ça. C’est sûr que si un de nos sept prend un carton, voilà… Mais ces joueurs ont envie de tout donner. Ils ne vont pas penser à ça », a-t-il expliqué, soulignant l’état d’esprit combatif de son groupe.

Le sélectionneur a surtout tenu à rappeler que l’objectif immédiat dépasse toutes les considérations individuelles. Pour lui, l’essentiel est d’aborder cette demi-finale avec détermination et ambition. « Le plus important, c’est de penser à jouer ce match et d’être déterminé pour aller chercher la victoire », a-t-il martelé, convaincu que la peur de la sanction ne doit jamais freiner l’engagement sur le terrain.

Confiant dans la solidité de son groupe, Pape Thiaw a enfin mis en avant la profondeur de son effectif, un atout majeur dans une compétition aussi exigeante. « Comme je le dis souvent, derrière il y a du monde. Les joueurs ne vont pas calculer. Ils vont jouer le match à fond et on verra bien ce qui se passera après », a-t-il conclu.

Affaire Ndella Madior Diouf : le procès renvoyé au 10 février 2026 pour la convocation des co-accusés

La Chambre criminelle de Dakar a décidé de renvoyer le procès de Ndella Madior Diouf au 10 février 2026. Cette décision vise à permettre la convocation régulière de l’ensemble des co-accusés poursuivis dans cette affaire retentissante, dont plusieurs bénéficient actuellement d’une liberté provisoire.

Patronne de la pouponnière Keur Yeurmandé, Ndella Madior Diouf comparaît aux côtés de dix de ses collaborateurs pour une série d’infractions d’une extrême gravité, liées aux conditions de prise en charge des nourrissons au sein de la structure. Le dossier, qui a profondément choqué l’opinion publique, met en cause des faits présumés ayant conduit à la mort de plusieurs bébés, dans un contexte de négligences et de manquements graves aux règles élémentaires de protection de l’enfance.

Les accusés sont poursuivis pour traite de personnes, exercice illégal de la fonction de médecin, privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner, mise en danger de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger, obtention indue de certificats aux fins d’inhumation, infractions aux lois relatives aux inhumations, homicide involontaire et non-déclaration de naissance. À ces chefs s’ajoute la complicité pour l’ensemble de ces infractions, à l’exception de celle liée à la non-déclaration de naissance.

Sur les onze personnes mises en cause dans ce dossier, quatre sont actuellement placées en détention provisoire, tandis que les autres ont été élargies sous contrôle judiciaire. La Chambre criminelle a estimé nécessaire de s’assurer de la présence effective de tous les prévenus afin de garantir le respect du principe du contradictoire et le bon déroulement des débats.

Baisse du prix du riz brisé ordinaire : le kilogramme fixé à 300 FCFA à Dakar

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a officiellement annoncé, ce lundi 12 janvier 2026, une baisse significative du prix du riz brisé ordinaire, l’un des produits alimentaires les plus consommés au Sénégal. Désormais, le kilogramme est fixé à 300 francs CFA dans la région de Dakar, contre 350 francs CFA auparavant. Cette mesure, entrée en vigueur depuis le 6 janvier dernier, s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la protection du pouvoir d’achat des ménages.

Selon le communiqué du ministère, cette réduction concerne prioritairement la région de Dakar, principal pôle de consommation du pays. Pour les autres régions, le prix du riz brisé ordinaire sera ajusté en tenant compte d’un différentiel de transport. Ce mécanisme vise à intégrer les coûts logistiques spécifiques à chaque zone du territoire. Les conseils régionaux de la consommation auront la charge de définir ces ajustements afin d’assurer une application équitable et réaliste de la nouvelle grille tarifaire.

Les autorités ont tenu à rappeler avec fermeté l’obligation, pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution — importateurs, grossistes et détaillants — de respecter scrupuleusement ce nouveau prix homologué. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, a souligné que des opérations de contrôle renforcées seront menées sur les marchés afin de garantir l’effectivité de la mesure. Tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur, a-t-il averti, insistant sur la tolérance zéro face aux pratiques spéculatives.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte sensibilité des populations aux variations des prix des denrées de première nécessité. Le riz brisé ordinaire occupant une place centrale dans l’alimentation quotidienne des ménages, sa baisse est perçue comme un signal fort de l’engagement de l’État à atténuer les effets du coût de la vie.

CAN 2025 : la CAF ouvre une enquête disciplinaire après des incidents lors des quarts de finale

La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire à la suite d’incidents survenus lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations CAN 2025, disputée au Maroc. Les rencontres Cameroun–Maroc, conclue par une victoire marocaine (2-0), et Algérie–Nigéria, remportée également sur le même score par les Nigérians, sont au cœur de cette procédure initiée par l’instance continentale.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, la CAF indique avoir été saisie de rapports de match détaillés ainsi que d’éléments vidéo mettant en évidence des « comportements potentiellement contraires aux règlements et à l’éthique sportive ». L’instance dirigeante du football africain souligne que ces faits concernent aussi bien des joueurs que des officiels impliqués dans les deux rencontres. Face à la gravité des scènes observées, la CAF affirme que le Jury disciplinaire est d’ores et déjà mobilisé et que des sanctions appropriées pourraient être prononcées une fois l’instruction achevée.

Les deux matchs concernés ont été marqués par une forte tension, notamment à l’issue des rencontres. Après les coups de sifflet finaux, des altercations ont éclaté entre joueurs, membres des staffs techniques et officiels, dans un climat de frustration et de contestation. Ces scènes, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité de vives réactions parmi les supporters et les observateurs du football africain.

L’un des épisodes les plus commentés concerne la rencontre Algérie–Nigéria. Dans une vidéo devenue virale, on aperçoit l’arbitre de la rencontre refuser de saluer des joueurs algériens à la fin du match, un geste interprété par certains comme un signe de tension extrême et de malaise persistant après la rencontre. Ces images ont renforcé la polémique autour de l’arbitrage et du comportement des différents acteurs sur le terrain.

Au-delà des incidents impliquant joueurs et officiels, la CAF précise également qu’elle analyse des images relatives à un autre épisode survenu en zone mixte. Selon l’instance continentale, des membres des médias se seraient comportés de manière inappropriée dans cet espace réservé aux interviews d’après-match, enfreignant ainsi les règles en vigueur lors des compétitions internationales.

Farba Ngom hospitalisé à Dakar au moment de l’annonce de sa libération provisoire

Le maire des Agnam, Farba Ngom, se trouve actuellement à l’hôpital Principal de Dakar où il reçoit des soins médicaux, au moment même où sa libération provisoire sous contrôle judiciaire venait d’être annoncée. Cette situation, pour le moins singulière, intervient dans un contexte judiciaire et sanitaire particulièrement sensible, suscitant de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique.

Selon des informations concordantes, l’état de santé de Farba Ngom a nécessité une prise en charge hospitalière immédiate, justifiant son maintien au sein de l’établissement sanitaire de la capitale. Les médecins auraient jugé indispensable une hospitalisation afin d’assurer un suivi médical approprié, compte tenu de la fragilité de son état général. L’homme politique fait ainsi l’objet d’une surveillance médicale rapprochée, témoignant de la gravité relative de sa situation clinique.

Cette hospitalisation met en lumière les préoccupations croissantes autour de l’état de santé du maire des Agnam, déjà au cœur d’une procédure judiciaire très suivie. Si l’annonce de sa libération provisoire sous contrôle judiciaire a marqué une étape importante dans son dossier, son état médical semble, pour l’heure, primer sur toute autre considération, imposant une prudence extrême quant à ses déplacements et à ses activités.

Madiambal Diagne annonce une rupture politique imminente entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre

Le journaliste Madiambal Diagne affirme avec certitude que le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre Ousmane Sonko s’acheminent vers une séparation, et que cette rupture ne se limitera pas à un simple changement à la tête du gouvernement. Selon Diagne, il s’agira d’une fracture politique profonde. « La volonté de Bassirou Diomaye Faye de transformer son mouvement en parti politique, c’est une option irréversible », a-t-il déclaré sur la web TV Public Sn, propos repris par Le Quotidien, le journal du groupe de presse qu’il a fondé au début des années 2000.

Le journaliste précise que, lorsque cette séparation sera actée, le président de la République pourrait dissoudre l’Assemblée nationale, qui devrait représenter le point de chute politique de Ousmane Sonko. Selon Madiambal Diagne, cette décision viserait à « éviter d’avoir un opposant à la tête de la seconde institution du pays, avec une majorité aussi large », soulignant la dimension stratégique de cette manœuvre sur le plan politique.

Depuis la France, où il s’est réfugié, Madiambal Diagne s’est exprimé sur cette situation alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par le Pool judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux en bande organisée, utilisation de facilités liées à l’exercice d’une activité professionnelle, ainsi que pour complicité de ces infractions. Le journaliste balaie l’ensemble de ces accusations, dénonçant un dossier qu’il qualifie de purement politique.

Les déclarations de Madiambal Diagne relancent le débat sur les rapports entre le président et son Premier ministre, ainsi que sur l’avenir politique immédiat du Sénégal, dans un contexte où la recomposition du paysage institutionnel pourrait intervenir rapidement.

Affaire Softcare : entre controverse sanitaire, enjeux politiques et intérêts économiques

L’affaire Softcare a éclaté le 8 décembre 2025, suscitant une vive émotion dans l’opinion publique sénégalaise. L’Agence sénégalaise de la Réglementation Pharmaceutique (ARP) a annoncé, à cette date, la suspension de la commercialisation des couches et serviettes hygiéniques de la marque Softcare. Cette décision faisait suite à une inspection menée dans l’usine de production de l’entreprise située à Sindia, dans la région de Thiès. Selon le communiqué adressé aux professionnels de santé et aux associations de consommateurs, des matières premières périmées avaient été identifiées dans le circuit de fabrication des produits destinés aux bébés, enfants et femmes, situation jugée suffisamment grave pour justifier un retrait immédiat des produits du marché, au nom de la protection de la santé publique.

L’ARP a précisé que la suspension resterait en vigueur jusqu’à ce que l’entreprise mette son processus de fabrication en conformité, assurant ainsi la sécurité des utilisateurs. L’agence a invité les professionnels de santé à relayer l’information et à faire preuve de vigilance face à ces produits. Une semaine plus tard, l’ARP est revenue sur sa décision, affirmant que les matières périmées n’avaient finalement pas été utilisées dans la production des couches et serviettes hygiéniques.

La polémique a rapidement enflammé les réseaux sociaux, au point de contraindre Softcare à rompre le silence. Dans un communiqué publié le 22 décembre 2025, l’entreprise a rejeté les accusations et dénoncé ce qu’elle qualifie de « diffamation, dénonciations malveillantes et rumeurs infondées », largement relayées sur les réseaux sociaux.

Dans le même temps, le député Guy Marius Sagna a exprimé ses doutes quant à la crédibilité du Directeur général de l’ARP. Lors du dépôt collectif de lettres de protestation au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, il a rappelé qu’en mars 2025, il avait déjà interrogé le ministre de la Santé sur d’éventuelles accusations antérieures concernant le responsable de l’ARP, question restée sans réponse. Selon lui, ce silence institutionnel alimente la défiance et affaiblit la confiance des citoyens dans le système de régulation pharmaceutique. Il a appelé à plus de transparence et à des décisions fortes afin que la santé publique demeure la priorité.

Cependant, cette critique ignore l’existence d’une enquête officielle déjà en cours. Une mission conjointe composée d’experts du ministère de la Santé, du ministère du Commerce et de représentants de l’Assemblée nationale a débuté ses investigations dans l’usine de Softcare le 7 janvier 2026. Le ministère de la Santé a réaffirmé que cette mission travaille à établir les faits et que le public serait informé des résultats dès que le rapport final sera soumis.

Parallèlement, trois députés de la 15ᵉ législature ont demandé à la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale l’audition du Directeur général de l’ARP. Cette démarche, réalisée avant la conclusion de la mission officielle, soulève des interrogations sur la cohérence et les motivations derrière cette initiative parlementaire. Certains y voient une tentative d’instrumentalisation de l’affaire à des fins politiques ou commerciales.

L’affaire Softcare pose donc des questions plus larges que la seule problématique sanitaire. Dès le départ, la situation aurait dû suivre un processus administratif classique : inspection, rapport technique, mesures correctives et communication officielle. Mais la rapidité avec laquelle l’affaire a été médiatisée, avant même la validation des conclusions par les autorités, a transformé ce contrôle sanitaire en un sujet de controverse intense.

La prise de parole des pharmaciens inspecteurs, contestant certains éléments des communiqués officiels, a marqué un tournant dans l’affaire et révélé un possible désaccord sur la gouvernance administrative plutôt que sur la sécurité sanitaire elle-même. Dans ce contexte, Softcare a également dû gérer la diffusion sur les réseaux sociaux de lettres authentiques de ses employés, exprimant inquiétude et anxiété face à la polémique. L’entreprise a rappelé son engagement envers ses employés et a demandé au public de se baser uniquement sur les conclusions officielles de l’enquête en cours.

Au-delà de l’aspect sanitaire et de l’impact médiatique, l’affaire Softcare a aussi des répercussions économiques et sociales. L’entreprise emploie directement plus de 500 personnes et soutient indirectement des milliers de familles. Toute mise en cause injustifiée risque donc de déstabiliser non seulement l’entreprise, mais aussi de nombreux citoyens et leurs familles.

Enfin, certains observateurs estiment que l’affaire pourrait refléter des intérêts cachés et des rivalités commerciales. L’expansion de Softcare sur le marché pourrait menacer d’autres acteurs économiques, tandis que des tensions internes à l’ARP pourraient également jouer un rôle dans l’escalade médiatique. Cette convergence d’intérêts politiques et commerciaux soulève la question de savoir si la santé publique doit être instrumentalisée au profit de luttes de pouvoir ou de concurrence économique.

Mbour : un pêcheur paralysé pendant 10 ans accuse son frère de détournement de 55 millions FCfa

Mbour – Une histoire de trahison familiale secoue la Petite-Côte. O. Sarr, pêcheur réputé, a passé dix ans immobilisé par une paralysie, avant de découvrir que son propre frère, I. Sarr, avait profité de son état pour s’approprier son business et vendre ses outils de travail.

En 2016, O. Sarr confie à son frère une pirogue équipée d’une valeur de 13 millions FCfa, avec un accord basé sur la confiance et le partage des bénéfices estimés à 4 millions FCfa par semaine. Mais très vite, le destin frappe : O. Sarr est paralysé et plongé dans un long calvaire médical, sa famille étant dans l’incapacité de financer ses soins.

Selon l’accusation, I. Sarr aurait continué à exploiter la pêche pendant dix ans sans reverser le moindre centime à son frère, laissant l’épouse et les enfants d’O. Sarr dans la misère. Pire encore, il aurait vendu la pirogue et tout le matériel de pêche, sous prétexte de régler ses propres dettes.

« J’ai perdu tout espoir de le voir guérir », a reconnu I. Sarr à la barre, justifiant ainsi son geste. Pour O. Sarr, ce comportement constitue une trahison inacceptable. Il réclame aujourd’hui 55 millions FCfa de dommages et intérêts pour abus de confiance et détournement de biens.

Le procureur de la République a dénoncé un comportement opportuniste et sans scrupules. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, et le verdict est attendu le 16 mars 2026.

Farba Ngom et Tahirou Sarr libérés sous contrôle judiciaire par la Cour suprême

Dakar – Le député-maire des Agnam, Farba Ngom, et l’homme d’affaires Tahirou Sarr ont été libérés ce lundi sous contrôle judiciaire, a annoncé leur avocat, Me Baboucar Cissé. Cette décision marque un tournant dans une affaire qui avait suscité de nombreuses interrogations et suivi de près par l’opinion publique.

La décision a été rendue par la deuxième Chambre pénale de la Cour suprême, qui a annulé la détention décidée précédemment par la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire. Cette dernière avait maintenu Farba Ngom et Tahirou Sarr en détention, suscitant de vives réactions et des débats sur la légalité et la proportionnalité de leur incarcération.

Me Baboucar Cissé a salué cette décision comme une victoire de la justice et une confirmation des droits de ses clients. « La Cour suprême a pris en compte tous les éléments du dossier et a estimé que la détention n’était plus justifiée. Mes clients retrouvent aujourd’hui leur liberté, mais sous le contrôle de la justice », a-t-il déclaré.

Cette décision met fin à plusieurs semaines de suspense judiciaire et ouvre la voie à la poursuite de l’instruction dans le cadre de l’affaire, désormais avec Farba Ngom et Tahirou Sarr libres mais tenus de respecter certaines conditions imposées par le contrôle judiciaire. Les détails de ces conditions n’ont pas encore été rendus publics, mais elles incluront vraisemblablement des restrictions de déplacement et des obligations de présentation périodique devant les autorités judiciaires.

Coalition Diomaye-Président : Maître Moussa Diop désigné coordinateur départemental de Podor

La coalition Diomaye-Président poursuit méthodiquement sa stratégie de consolidation territoriale à travers le Sénégal. Une nouvelle avancée significative a été enregistrée dans le nord du pays, précisément dans le département de Podor, avec la désignation de Maître Moussa Diop comme coordinateur départemental de la coalition. L’information a été rapportée par le quotidien L’Observateur, qui souligne l’importance politique de cette nomination dans une zone considérée comme stratégique.

La décision a été entérinée à l’issue d’une réunion tenue en visioconférence, ayant réuni les principaux responsables politiques, les mouvements affiliés et les différentes composantes de la coalition actives dans le département. Selon L’Observateur, le choix de Maître Moussa Diop a fait l’objet d’un consensus total, acté à l’unanimité des participants. Cette adhésion collective est interprétée comme le signe d’une confiance partagée dans la capacité du nouveau coordinateur à impulser une dynamique unitaire et efficace au sein des structures locales.

Les responsables de la coalition ont salué cette désignation, qu’ils considèrent comme un tournant dans l’organisation et l’animation politique de Diomaye-Président à Podor. Ils ont également tenu à rendre hommage aux leaders et militants locaux pour leur engagement constant et leur mobilisation en faveur du projet politique porté par le président Bassirou Diomaye Faye. À leurs yeux, cette nomination vient renforcer la cohésion interne et offrir un cadre de coordination plus structuré pour les actions futures sur le terrain.

Cette réorganisation s’inscrit dans une démarche nationale plus large visant à renforcer l’ancrage territorial de la coalition, à améliorer son efficacité opérationnelle et à préparer activement les prochaines échéances politiques. En misant sur des profils capables de fédérer les différentes sensibilités locales, la coalition Diomaye-Président entend consolider son implantation et traduire son projet politique en actions concrètes au plus près des populations.

Toujours selon L’Observateur, Maître Moussa Diop est une figure bien connue de la scène politique sénégalaise. Ancien directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk sous le régime de Macky Sall, il avait marqué les esprits par son parcours administratif et politique. Son départ de l’Alliance pour la République (APR) pour rejoindre la mouvance incarnée par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye avait déjà été perçu comme un signal fort des recompositions en cours au sein du paysage politique national.

Drame de l’émigration clandestine à Thiaroye : une femme et un enfant retrouvés morts dans une pirogue interceptée

La plage de Thiaroye a été le théâtre d’une macabre découverte, le samedi 10 janvier au matin, rappelant une fois de plus les dangers mortels liés à l’émigration clandestine par voie maritime. Une embarcation de fortune transportant une soixantaine de candidats à l’exil a été interceptée par les forces de l’ordre alors qu’elle se trouvait à proximité immédiate du rivage. À bord, les gendarmes ont découvert le corps sans vie d’une femme ainsi que celui d’un très jeune enfant.

Selon les informations recueillies, c’est la brigade territoriale de Thiaroye qui est intervenue après avoir été alertée par la présence suspecte d’une pirogue semblant en difficulté en mer. L’embarcation, visiblement en situation de détresse, a été immobilisée avant qu’elle ne puisse poursuivre sa route. Les forces de sécurité ont aussitôt procédé à l’interpellation des passagers afin de leur porter assistance et de sécuriser la zone.

Le constat dressé par les autorités est particulièrement lourd. Parmi les migrants secourus, les agents ont découvert le corps d’une femme, qui aurait succombé durant la traversée. D’après les premières indications, la victime serait de nationalité ghanéenne. Les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été établies, mais l’hypothèse d’un épuisement extrême ou de complications liées aux conditions de voyage est envisagée.

La présence d’un enfant âgé d’à peine trois ans parmi les passagers a profondément choqué les forces de l’ordre et les riverains, nombreux à assister au débarquement des survivants sur la plage. La vision de ce groupe de migrants, marqués par la fatigue, la peur et le deuil, a provoqué une vive émotion au sein de la population locale. Si l’état de santé global des autres passagers n’a pas été officiellement communiqué, plusieurs d’entre eux semblaient éprouvés par les conditions éprouvantes de la traversée.

Pour l’heure, de nombreuses zones d’ombre subsistent autour de cette tentative d’émigration. Les autorités cherchent à déterminer s’il s’agissait d’un départ avorté depuis les côtes sénégalaises ou d’une embarcation en dérive après avoir passé plusieurs jours en mer. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie afin d’identifier les organisateurs de ce voyage clandestin, retracer l’itinéraire de la pirogue et établir avec précision les causes du décès de la ressortissante ghanéenne, rapporte iRadio.

Affaire Farba Ngom : la Cour suprême face à une audience décisive ce lundi

La Cour suprême se penche ce lundi sur une étape clé de la procédure judiciaire visant Farba Ngom. À partir de 13 heures, la deuxième Chambre pénale est appelée à examiner le pourvoi en cassation introduit par ses avocats contre un arrêt rendu par la Chambre d’accusation financière du Pool judiciaire financier. Cette dernière avait ordonné le transfert de l’intéressé dans un centre hospitalier, rejetant ainsi la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense.

Cette audience s’inscrit dans un contexte à la fois judiciaire et médical particulièrement sensible, marqué par une succession de décisions intervenues au fil des derniers mois. Le pourvoi soumis à la haute juridiction vise précisément à contester l’option retenue par la Chambre d’accusation financière, laquelle a privilégié un placement hospitalier sous contrôle judiciaire plutôt qu’une remise en liberté provisoire, malgré les arguments avancés par les conseils de Farba Ngom.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, la personne mise en cause est poursuivie pour des faits lourds, notamment association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux. Dans le cadre de l’instruction, Farba Ngom avait été entendu sur le fond du dossier le 15 décembre dernier, une audition qui a marqué une étape importante de la procédure pénale toujours en cours.

Parallèlement à l’avancée judiciaire du dossier, la question de l’état de santé de l’intéressé s’est progressivement imposée comme un élément central du débat. Après un séjour prolongé au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec, une expertise médicale avait été ordonnée par le juge d’instruction. Les conclusions de cette expertise avaient établi que son état de santé était incompatible avec une détention en milieu carcéral classique.

Malgré ces conclusions médicales, le magistrat instructeur avait dans un premier temps décidé de maintenir Farba Ngom au Pavillon spécial. Cette décision a par la suite été portée devant la Chambre d’accusation financière, qui a estimé qu’un transfert vers un centre hospitalier constituait une réponse plus appropriée à la situation médicale du détenu, tout en garantissant le maintien du cadre judiciaire et des exigences liées à la détention provisoire.

Cette orientation n’a toutefois pas satisfait la défense, qui considère que la demande de liberté provisoire n’a pas été suffisamment examinée au regard des éléments médicaux et juridiques du dossier. C’est sur cette base que les avocats ont saisi la Cour suprême par la voie d’un pourvoi en cassation, demandant à la haute juridiction de censurer l’arrêt attaqué.

L’audience de ce lundi revêt ainsi un enjeu strictement juridique. Il s’agira pour la Cour suprême de déterminer si la décision de la Chambre d’accusation financière est conforme aux règles de droit applicables en matière de détention provisoire et de prise en charge médicale d’un détenu, ou si elle comporte des irrégularités justifiant sa cassation.

Patrimoine et mémoire : le Khalife Thierno Madani Tall en visite officielle au musée du quai Branly–Jacques Chirac

Le Khalife Thierno Madani Tall a conduit une délégation sénégalaise en visite officielle au musée du quai Branly–Jacques Chirac, à Paris, dans le cadre d’une démarche majeure visant à préserver, valoriser et transmettre un patrimoine historique et spirituel d’une importance capitale pour le Sénégal et, au-delà, pour l’histoire africaine. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’accès au savoir, à la mémoire et aux sources documentaires liées à des figures emblématiques de l’histoire religieuse et politique de l’Afrique de l’Ouest.

La visite a été organisée à l’initiative de Mamadou Ly, ancien sénateur des Sénégalais de l’extérieur et président de l’association Renaissance, engagé de longue date dans la promotion de la mémoire historique et du dialogue culturel entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. À son arrivée, la délégation a été accueillie par Julien Vandriessche, conseiller auprès du président du musée, et par Gaëlle Beaujean, responsable des collections Afrique, qui ont assuré l’encadrement scientifique et institutionnel des échanges.

Outre le Khalife Thierno Madani Tall, la délégation comprenait également le Khalife Thierno Amadou Tidiane Ba ainsi que plusieurs collaborateurs et personnalités impliquées dans les questions de patrimoine et de transmission culturelle. Les discussions se sont déroulées dans un climat marqué par l’écoute, le respect mutuel et la reconnaissance partagée de la valeur historique, culturelle et spirituelle des objets et documents consultés.

La visite a principalement porté sur les archives et les inventaires relatifs aux objets liés à El Hadj Oumar Tall, figure centrale de l’histoire religieuse et politique du XIXᵉ siècle en Afrique de l’Ouest, dont une partie du patrimoine matériel est aujourd’hui conservée dans les collections nationales françaises. L’attention de la délégation ne s’est pas limitée aux objets eux-mêmes, mais s’est élargie à l’ensemble de la documentation associée, notamment les rapports, les inventaires photographiques et les sources historiques, considérés comme des éléments essentiels à la recherche, à la compréhension du contexte historique et à la transmission du savoir.

Les responsables du musée ont, à cette occasion, présenté le cadre institutionnel et scientifique qui régit l’accès aux collections. Ils ont insisté sur les exigences strictes en matière de conservation, de traçabilité et de gestion responsable d’un patrimoine de portée mondiale. Ils ont également rappelé que le musée du quai Branly–Jacques Chirac abrite l’un des fonds africains les plus importants au monde, témoignant de la richesse, de la diversité et de la profondeur des civilisations du continent africain.

De son côté, la délégation sénégalaise a mis en avant la dimension mémorielle, pédagogique et culturelle de cette démarche. Pour ses membres, l’accès aux archives et aux inventaires ne constitue pas seulement un enjeu académique, mais un outil stratégique pour renforcer la recherche historique, favoriser la transmission intergénérationnelle et nourrir la réflexion des intellectuels, chercheurs et créateurs contemporains. Le patrimoine est ainsi envisagé comme un héritage vivant, porteur de continuité, de sens et d’inspiration pour les générations présentes et futures.

Diplomatie et durabilité : le Président Bassirou Diomaye Faye en mission au Koweït et aux Émirats arabes unis

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour un déplacement stratégique au Moyen-Orient, marquant une nouvelle étape de l’action diplomatique du Sénégal sur la scène internationale. Cette tournée, à la fois politique, économique et environnementale, s’inscrit dans une dynamique de diversification des partenariats et de promotion des priorités nationales en matière de développement durable.

La première étape de ce voyage conduit le Chef de l’État au Koweït, où il effectuera une visite officielle du 12 au 14 janvier 2026. Cette visite vise à consolider les relations bilatérales entre le Sénégal et l’État du Koweït, deux pays liés par une coopération ancienne, notamment dans les domaines de l’investissement, de l’aide au développement et des infrastructures. Des échanges de haut niveau sont prévus avec les autorités koweïtiennes afin d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat, en particulier dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de la finance islamique et des grands projets structurants.

Au cours de son séjour à Koweït City, le Président Bassirou Diomaye Faye devrait également rencontrer des responsables d’institutions financières et des investisseurs, avec l’objectif de mobiliser des ressources en faveur des priorités économiques du Sénégal, dans un contexte de relance et de transformation structurelle de l’économie nationale. Cette visite officielle s’inscrit ainsi dans la volonté affichée des nouvelles autorités sénégalaises de renforcer la diplomatie économique et d’attirer des investissements créateurs d’emplois.

À l’issue de cette étape koweïtienne, le Chef de l’État se rendra à Abu Dhabi pour prendre part à la Semaine de la Durabilité, prévue les 14 et 15 janvier 2026. Ce rendez-vous international de premier plan réunit des dirigeants politiques, des décideurs économiques, des experts et des acteurs de l’innovation autour des grands défis liés au développement durable, à la transition énergétique et aux solutions technologiques d’avenir.

La participation du Président de la République à cet événement traduit l’engagement du Sénégal en faveur d’un modèle de développement plus inclusif et respectueux de l’environnement. Elle offrira également une tribune pour porter la voix des pays africains, confrontés aux effets du changement climatique mais désireux de tirer parti des opportunités offertes par les énergies renouvelables, l’innovation verte et les financements climatiques.

HOGIP : une erreur de transfusion plonge une famille dans le traumatisme et relance le débat sur la sécurité des soins

La famille d’un patient hospitalisé à l’Hôpital Général Idrissa Pouye (HOGIP), ex-CTO, vit un véritable choc. Venue chercher des soins et du réconfort pour un proche gravement malade, elle affirme avoir été confrontée à une erreur médicale majeure qui aurait pu lui coûter la vie.

Selon les informations recueillies auprès d’un parent du patient, contacté par Seneweb, l’homme souffre d’une anémie sévère et est actuellement admis au service de cardiologie. Dans le cadre de sa prise en charge, une transfusion sanguine a été décidée. La première poche administrée correspondait bien à son groupe sanguin, O positif. C’est lors de l’administration de la seconde poche que l’incident se serait produit : le médecin aurait transfusé au patient une poche de sang de groupe A positif, incompatible avec le sien.

Le témoignage du proche est sans équivoque. Il affirme que l’erreur n’a pas été détectée par l’équipe médicale, pourtant en possession du dossier du malade, mais par l’entourage présent au chevet du patient. « C’est moi qui ai fait la remarque », explique-t-il. Après vérification, le médecin se serait rendu compte de la faute et aurait présenté ses excuses. Pour la famille, cet épisode traduit une défaillance grave dans le respect des protocoles élémentaires de sécurité, notamment le contrôle strict de la compatibilité sanguine avant toute transfusion.

Au-delà de cet acte précis, les proches du patient dénoncent un malaise plus profond dans la prise en charge au sein de l’établissement. Ils évoquent une dégradation de la qualité des soins et une surveillance jugée insuffisante, en particulier durant les week-ends et les gardes de nuit. Ces périodes seraient marquées, selon eux, par un suivi relâché des malades, augmentant les risques d’erreurs et de complications.

Podor – PNV de Mamoudou Seydou Sall : une ambition locale qui bouscule les équilibres politiques

À Podor, le paysage politique local pourrait connaître de nouveaux bouleversements. Avec la montée en puissance du mouvement Podor Nouvelle Vision (PNV), son président Mamoudou Seydou Sall s’impose progressivement comme un acteur à surveiller dans un département longtemps marqué par des dynamiques politiques classiques et par des attentes sociales demeurées sans réponses structurelles.

Dans un contexte où la pression sociale s’accentue — chômage des jeunes, accès difficile à la terre, insuffisances du système sanitaire — le discours de Mamoudou Seydou Sall tranche avec les approches traditionnelles. Il mise sur une rhétorique de rupture, axée sur la responsabilité locale, la valorisation des ressources endogènes et une gouvernance de proximité.

Une trajectoire administrative au service d’un projet politique

Ancien étudiant de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et diplômé de l’École nationale d’Administration (ENA), Mamoudou Seydou Sall s’appuie sur son parcours dans l’administration publique pour asseoir sa crédibilité politique. Son passage dans différents services à Thiès et à Dakar lui permet aujourd’hui de revendiquer une double légitimité : celle du technicien de l’État et celle de l’acteur profondément enraciné dans les réalités du Fouta.

Originaire de Donaye, il cultive l’image d’un cadre revenu au bercail, un profil qui séduit une frange de la population lassée des promesses électorales sans lendemain.

PNV, entre mouvement citoyen et machine électorale

Fondé en 2022, le PNV se présente officiellement comme un mouvement citoyen. Toutefois, à mesure que les échéances électorales approchent, il s’affirme de plus en plus comme une structure politique en construction, cherchant à transformer l’engagement social en capital électoral.

Les actions sociales menées dans plusieurs communes du département — soutien aux écoles, appui aux structures sanitaires, dotations en équipements sportifs — apparaissent, aux yeux de certains observateurs, comme les prémices d’une stratégie d’implantation territoriale. Une méthode assumée par le leader du mouvement, qui défend une approche fondée sur le principe de « l’action avant l’élection ».

La question foncière et agricole, un terrain hautement politique

En plaçant au cœur de son discours la réforme de la loi foncière de 1964, Mamoudou Seydou Sall s’attaque à l’un des sujets les plus sensibles du département. Dans une zone où l’accès à la terre conditionne l’emploi, la stabilité sociale et la souveraineté alimentaire, cette prise de position est susceptible de redéfinir les rapports entre populations rurales, autorités locales et investisseurs.

Le plaidoyer pour une meilleure exploitation du fleuve Sénégal, ainsi que l’idée de la création éventuelle d’une région de Podor, inscrivent également le PNV dans une dynamique de revendication territoriale, susceptible d’alimenter le débat national sur la décentralisation.

Alliances tactiques et indépendance stratégique

Sur le plan politique, le PNV se dit ouvert aux alliances, sans pour autant renoncer à son identité. Le mouvement revendique une liberté stratégique, refusant toute logique d’alignement automatique. Une posture qui lui permet de dialoguer avec différents camps tout en conservant une marge de manœuvre en perspective des prochaines élections locales.

Cette position pourrait faire du PNV un faiseur de rois dans certaines communes, ou au contraire un concurrent direct des formations politiques traditionnelles.

Vers une recomposition du pouvoir local ?

Avec l’ambition affichée de conquérir des mairies, des sièges au conseil départemental et d’influencer les politiques publiques locales, Mamoudou Seydou Sall ne cache plus ses intentions. À Podor, son discours résonne comme un appel à la reconfiguration du leadership local, porté par une génération de cadres administratifs décidés à transformer leur expertise technique en pouvoir politique.

CAN 2025 : Air Sénégal met en place un vol spécial Dakar–Tanger pour accompagner les Lions en demi-finales

Qualifiés pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les Lions de la Téranga pourront compter sur un soutien massif de leurs supporters. Consciente de l’engouement populaire suscité par le parcours de l’équipe nationale, Air Sénégal a annoncé la mise en place d’un vol direct supplémentaire entre Dakar et Tanger afin de faciliter le déplacement des fans sénégalais vers le Royaume chérifien, théâtre de cette phase décisive de la compétition.

Dans un communiqué rendu public, la compagnie aérienne nationale précise que ce vol spécial est programmé pour le 13 janvier, avec un départ de Dakar prévu à 15h45. Cette initiative vise à offrir une solution de transport rapide et pratique aux supporters désireux de vivre de près l’aventure des Lions, à un moment crucial de la CAN. Le tarif du billet est fixé à 400 000 FCFA toutes taxes comprises, dans une formule à prix unique incluant deux bagages, une offre pensée pour répondre aux besoins des voyageurs.

Air Sénégal souligne par ailleurs que le nombre de places disponibles est limité, invitant ainsi les supporters à procéder rapidement à leurs réservations afin de garantir leur présence dans les tribunes. Cette mobilisation logistique s’inscrit dans une dynamique de soutien affirmé à l’équipe nationale, dont les performances continuent de fédérer l’ensemble du pays.

Kaolack : mobilisation citoyenne à Niolanème pour des conditions de vie décentes

À Niolanème, quartier populaire de la commune de Mbadakhoun (région de Kaolack), la colère des habitants dépasse le simple cadre d’une revendication sociale. Elle traduit aujourd’hui une situation critique aux conséquences sanitaires, sécuritaires, environnementales et économiques alarmantes. Ce samedi, des dizaines de résidents sont descendus dans la rue pour alerter sur un quotidien devenu, selon eux, un véritable danger pour la vie humaine.

Une bombe sanitaire à ciel ouvert

L’absence d’eau potable et de système d’assainissement adéquat expose les populations à des risques sanitaires majeurs. Les eaux stagnantes, les dépôts d’ordures anarchiques et l’insalubrité généralisée favorisent la prolifération des maladies hydriques et infectieuses.

« Ici, les enfants tombent malades presque chaque semaine », témoigne une mère de famille, pointant du doigt des conditions d’hygiène jugées incompatibles avec la dignité humaine.

Les habitants dénoncent également l’éloignement des structures de santé et l’impossibilité d’évacuer rapidement les malades, faute de routes praticables, notamment en période d’hivernage.

Insécurité permanente et environnement dégradé

Au-delà du volet sanitaire, Niolanème fait face à une insécurité croissante, aggravée par l’absence d’éclairage public et la dégradation avancée des voies de circulation. La nuit, le quartier plonge dans l’obscurité totale, facilitant agressions, vols et accidents.

« Nous vivons dans la peur permanente », confie un jeune manifestant.

Sur le plan environnemental, les habitants évoquent un cadre de vie asphyxié par les déchets non collectés et les eaux usées à ciel ouvert. Une situation qui contribue non seulement à la pollution du milieu, mais aussi à la détérioration de la santé des populations.

Un désert économique sans marché

L’un des points les plus sensibles soulevés lors de cette mobilisation reste l’absence de marché fonctionnel, frein majeur au développement économique local. À Niolanème, femmes commerçantes, jeunes vendeurs et petits entrepreneurs se disent privés d’un espace structuré pour écouler leurs produits. Résultat : perte de revenus, chômage déguisé et dépendance accrue à l’économie informelle.

« Sans marché, il n’y a ni activité économique, ni autonomie pour les femmes, ni perspectives pour les jeunes », déplore un responsable communautaire. Pour les habitants, la création d’un marché moderne constitue une urgence sociale autant qu’économique.

Un appel pressant aux autorités

Les manifestants insistent : leur action n’est ni politique ni violente. Elle vise à interpeller les autorités locales et étatiques sur la nécessité d’une réponse globale et durable, intégrant santé, sécurité, environnement et développement économique.

À Niolanème, la rue est devenue l’ultime espace d’expression pour des populations qui refusent de continuer à survivre dans l’oubli. Leur message est clair : sans interventions rapides, le quartier court vers une crise humaine silencieuse.

MBODIÈNE : L’OCRTIS saisit 196 kg de chanvre indien

La Brigade régionale des stupéfiants de Thiès, relevant de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), a réalisé une importante saisie de 196 kilogrammes de chanvre indien, le 9 janvier 2026, dans la localité de Mbodiène.

Selon un communiqué de la Police nationale, l’opération a été menée au cours d’une patrouille de sécurisation effectuée par l’unité de lutte de Mbour. La drogue, soigneusement conditionnée en six (06) colis, était transportée à bord d’une charrette.

Les services de police indiquent que les investigations se poursuivent activement afin d’identifier et d’interpeller les propriétaires ainsi que les convoyeurs de cette marchandise illicite.

La Police nationale rappelle par ailleurs qu’elle reste pleinement mobilisée pour assurer la sécurité des populations et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.

Aly Saleh

110ᵉ GAMOU DE MBEULEUKHÉ

La vie et l’œuvre d’El Hadj Mouhamadou Lamine Dia revisitées

La 110ᵉ édition du Gamou annuel de Mbeuleukhé a été marquée par une profonde revisitation de la vie et de l’œuvre d’El Hadj Mouhamadou Lamine Dia, figure religieuse emblématique, présenté comme un grand rassembleur et un homme de Dieu. Il a reçu sa formation religieuse et sa maîtrise du Coran auprès de son vénéré père, avant de s’imposer comme une référence spirituelle dans le Djoloff.

El Hadj Mouhamadou Lamine Dia a poursuivi et achevé les chantiers religieux et sociaux entamés par El Hadj Daouda Dia, fondateur du Gamou en 1916, avant d’être rappelé à Dieu. Après lui, la succession a été assurée par El Hadj Moussa Dia, décédé en 2022, puis par l’actuel khalife, El Hadj Maboury Dia, qui a présidé la cérémonie officielle de cette édition.

À l’occasion de ce grand rassemblement religieux, la famille religieuse de Mbeuleukhé a exprimé sa satisfaction quant au bitumage de la route reliant la localité à Dahra, dans le département de Linguère, tout en plaidant pour l’érection du poste de santé local en hôpital de niveau 2.

« La réalisation de la route Dahra–Mbeuleukhé, longue de 40 kilomètres, met fin à une vieille doléance qui remonte aux années 1960 et soulage considérablement les populations de Mbeuleukhé et du Djoloff, longtemps confrontées aux difficultés liées à cette voie latéritique », a déclaré le porte-parole de la famille religieuse, Serigne Abib Dia. Il s’exprimait lors de la célébration du Gamou annuel, tenue ce samedi, sous le parrainage d’El Hadj Mouhamadou Lamine Dia, premier khalife d’El Hadj Daouda Dia, fondateur de l’événement sur instruction du vénéré El Hadj Malick Sy.

La famille religieuse a profité de cette occasion pour remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, El Hadj Malick Ndiaye, pour la concrétisation de ce projet routier majeur.

Serigne Abib Dia a également salué les travaux de voirie et de pavage réalisés à Mbeuleukhé, estimant qu’ils ont contribué à moderniser la localité et à améliorer significativement les conditions de vie des populations, longtemps pénalisées par le mauvais état des infrastructures routières.

Toutefois, la famille religieuse a sollicité le bitumage de la route reliant Mbeuleukhé à Mboynane, longue d’environ cinq kilomètres, devenue impraticable en période d’hivernage.

A.S

FATICK – Bandandar : la randonnée des 10 km, un moteur de cohésion sociale et de performance sportive

Bandandar, dans la commune de Djilor (région de Fatick), s’est imposé, ce dimanche 1er janvier 2026, comme un véritable carrefour du sport communautaire à l’occasion de la 3ᵉ édition de la randonnée pédestre « Les 10 km de Bandandar–Keur Niaouth », organisée en hommage au Sergent Harouna Khouma. L’événement a rassemblé des sportifs amateurs et des passionnés de marche venus de plusieurs localités du département de Fatick.

Dès les premières heures de la matinée, l’axe Bandandar–Keur Niaouth a été envahi par une foule bigarrée de randonneurs, encadrés par des volontaires et des agents de sécurité. Les épreuves de 10 km, 5 km et 3 km ont permis à chacun de s’exprimer selon son niveau, dans un esprit de fair-play, de convivialité et de dépassement de soi.

Sur le plan sportif, la compétition a tenu toutes ses promesses. Les athlètes engagés sur la distance de 10 km ont imprimé un rythme soutenu, offrant une course disputée jusqu’aux derniers mètres. Les catégories féminines et masculines ont été particulièrement saluées pour leur engagement et leur discipline, témoignant de l’intérêt croissant des jeunes et des femmes pour la pratique de la marche sportive dans la zone.

L’organisation, jugée satisfaisante par de nombreux participants, a assuré la sécurité du parcours, l’hydratation des athlètes et la coordination des arrivées. Un dispositif qui illustre la montée en puissance de cette randonnée, désormais considérée comme un rendez-vous sportif annuel incontournable dans la commune de Djilor.

À l’issue des différentes courses, les trois premiers de chaque catégorie ont été récompensés par des médailles d’or, d’argent et de bronze, sous les applaudissements nourris du public. Les parrains de l’événement ont également reçu des diplômes de reconnaissance, en signe d’encouragement à la promotion du sport de masse en milieu rural.

Au-delà des podiums, cette randonnée a surtout mis en lumière le rôle du sport comme outil de cohésion sociale et de promotion de la santé. Pour les organisateurs, l’objectif est clair : faire de la marche sportive un levier d’éducation, de bien-être et d’émulation collective, tout en perpétuant la mémoire du Sergent Harouna Khouma.

Keur Diarra Bambara ensanglanté : la “route de la mort” fait encore sortir les populations dans la rue

Keur Diarra Bambara (Ndiaffate) – La colère était vive ce matin à Keur Diarra Bambara. Excédées par la répétition d’accidents de la circulation, souvent mortels, les populations ont barré la route principale pour exiger des mesures urgentes face à l’insécurité routière qui endeuille régulièrement leur village.

Dès les premières heures de la matinée, jeunes, femmes et notables, arborant des brassards rouges en signe de deuil et de protestation, ont dressé des barricades à l’aide de troncs d’arbres, de pierres et de pneus. La circulation a été totalement paralysée pendant plusieurs heures, provoquant d’importants embouteillages sur cet axe très fréquenté.

Au cœur de la mobilisation, une réalité tragique : plus d’une dizaine d’accidents mortels recensés ces dernières années, selon les habitants, sans réponse concrète des autorités compétentes. Les manifestants dénoncent notamment l’excès de vitesse, l’absence de ralentisseurs, le manque de signalisation et le non-respect du code de la route par certains usagers.

« Nous enterrons presque chaque année des membres de nos familles. Trop, c’est trop », a lancé Sidy Fofana, chef du village de Keur Diarra Bambara, la voix chargée d’émotion. Pour les populations, la route est devenue un véritable piège mortel traversant leur localité.

Environ une centaine de manifestants ont ainsi exigé l’installation immédiate de dos-d’âne, une signalisation adéquate et le renforcement des contrôles routiers. Alertées, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour tenter d’apaiser la situation et engager le dialogue. Toutefois, selon les protestataires, aucune solution concrète ne leur a été proposée sur le moment.

Après plusieurs heures de tension, la route a finalement été rouverte. Mais les populations, toujours déterminées, ont interpellé l’AGEROUTE, le maire de la commune de Ndiaffate ainsi que les députés de la localité, les appelant à agir sans délai pour mettre fin à ce qu’elles qualifient de « route de la mort ».

À Keur Diarra Bambara, le message est clair : sans mesures urgentes et visibles, la colère pourrait de nouveau éclater, au nom du droit à la sécurité et à la vie.

Crise politique en Guinée-Bissau : la Cedeao tente d’imposer une transition rapide face à la junte

Des dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont engagé, samedi à Bissau, des discussions de haut niveau avec la junte militaire au pouvoir en Guinée-Bissau, dans un contexte de crise politique persistante marquée par la suspension du processus électoral et l’arrestation de plusieurs figures de l’opposition.

La délégation ouest-africaine était conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, actuel président en exercice de la Cedeao, accompagné du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Les deux chefs d’État ont rencontré les membres du Haut Commandement militaire, dirigé par le général Horta N’Tam, afin de tenter d’accélérer la mise en place d’une transition politique et d’obtenir des avancées concrètes sur la libération des prisonniers politiques.

Au cœur des échanges figure la durée de la transition. Les médiateurs de la Cedeao plaident pour une transition courte, inclusive et transparente, destinée à rétablir rapidement l’ordre constitutionnel. Après sa prise de pouvoir, l’armée avait initialement annoncé qu’elle gouvernerait le pays pendant un an. Toutefois, la junte a depuis nuancé sa position, estimant qu’une « période de sécurité » plus longue est nécessaire pour stabiliser le pays avant l’organisation d’élections crédibles. Selon un membre du Haut Commandement militaire cité par l’AFP, une année serait insuffisante au regard des défis sécuritaires et institutionnels actuels.

À l’issue des rencontres, Julius Maada Bio a qualifié les discussions de « constructives » dans un message publié sur le réseau social X, appelant à « une transition rapide menée par un gouvernement inclusif ». Malgré ce ton conciliant, les divergences demeurent importantes entre les attentes de la Cedeao et les intentions affichées par les autorités militaires.

La crise a éclaté quelques jours seulement après l’élection présidentielle de novembre en Guinée-Bissau. L’armée avait alors renversé le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, qui briguait un second mandat, et suspendu le processus électoral, plongeant le pays dans une nouvelle période d’instabilité politique.

Dans le cadre de leur mission, les dirigeants de la Cedeao ont également multiplié les contacts avec l’opposition. Ils ont rencontré Fernando Dias, candidat de l’opposition à la présidentielle, qui s’est réfugié à l’ambassade du Nigeria où il bénéficie de l’asile politique depuis le coup d’État. La délégation a par ailleurs rendu visite en prison à Domingos Simoes Pereira, autre figure majeure de l’opposition, déclaré inéligible par la Cour suprême et incarcéré depuis la prise de pouvoir de l’armée.

Sur la question sensible des détenus politiques, quelques gestes d’apaisement ont été enregistrés. Fin décembre, la junte a libéré six membres de l’opposition proches de Domingos Simoes Pereira, suivis de la libération de trois autres opposants jeudi dernier. Néanmoins, ces mesures restent insuffisantes aux yeux de la Cedeao. Selon un responsable du Haut Commandement militaire, les délégations ouest-africaines ont réclamé la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, estimant que leur détention compromet l’instauration d’un climat de confiance indispensable à la sortie de crise. La junte, pour sa part, privilégie une approche graduelle, sans calendrier précis pour les libérations restantes.

Les discussions ont également porté sur l’éventualité de la mise en place d’une force d’intervention de la Cedeao, susceptible d’être déployée en cas d’aggravation de la situation. Cette option suscite toutefois de fortes réticences à Bissau. Plusieurs sources locales indiquent que les autorités de transition percevraient un tel déploiement comme une atteinte à la souveraineté nationale.

Donald Trump détourne une réunion stratégique avec les pétroliers pour vanter les travaux de la Maison-Blanche

Donald Trump a créé la surprise, jeudi, en interrompant une réunion de haut niveau avec les dirigeants des principales compagnies pétrolières américaines à la Maison-Blanche pour les entraîner dans une visite improvisée des travaux de rénovation en cours au sein de la résidence présidentielle. Une parenthèse inattendue, à forte tonalité personnelle, au milieu d’échanges pourtant cruciaux sur l’avenir énergétique et géopolitique des États-Unis.

Selon plusieurs participants, le président s’est longuement attardé sur l’avancement du chantier de la nouvelle salle de bal, dont il s’est félicité avec emphase. Assurant que les travaux progressaient plus vite que prévu et sans dépassement financier, Donald Trump a affirmé que l’ouvrage serait non seulement achevé dans les délais, mais également « sous budget », un point qu’il a présenté comme une preuve de son sens de la gestion. Il a promis que cette salle serait « la meilleure du genre au monde » et deviendrait la plus grande jamais intégrée à la Maison-Blanche, destinée à accueillir des événements d’envergure internationale.

Le président a également évoqué les dispositifs de sécurité renforcés prévus dans le cadre de son investiture, soulignant la mise en place de panneaux de verre pare-balles et de dômes de protection autour de certaines zones sensibles. Ces aménagements, a-t-il expliqué, visent à garantir un niveau de sécurité maximal face à un contexte qu’il juge plus tendu que jamais, tant sur le plan intérieur qu’international.

Cette digression architecturale a toutefois surpris, voire déconcerté, certains dirigeants présents, d’autant qu’elle est intervenue à un moment stratégique. La réunion devait en effet porter sur un appel pressant du président aux géants du pétrole pour qu’ils investissent jusqu’à 100 milliards de dollars dans l’exploitation des vastes réserves pétrolières du Venezuela. Un projet aux enjeux considérables, mêlant intérêts économiques, influence géopolitique et relations diplomatiques délicates avec Caracas.

Kaolack : la Plateforme des Paysans passe au crible les promesses du Premier ministre sur la campagne arachidière

La Plateforme des Paysans du Sénégal (PPS) – FIPU JOTNA a tenu, ce samedi, une conférence de presse à la Chambre de commerce de Kaolack afin d’évaluer les promesses formulées par le Premier ministre, Ousmane Sonko, lors de sa récente visite dans la capitale du Saloum, relativement à la campagne arachidière en cours.

Face aux médias, le coordonnateur de la plateforme, Bassirou Ba, entouré de responsables paysans et d’acteurs du monde rural, a apporté des clarifications et rectifications sur certains engagements annoncés par le chef du gouvernement. Selon la PPS–FIPU JOTNA, plusieurs déclarations officielles ne reflètent pas fidèlement la réalité vécue par les producteurs sur le terrain.

« Les paysans continuent de faire face à de nombreuses difficultés. Les annonces faites à Kaolack ne correspondent pas entièrement aux conditions réelles dans les zones de production », a déclaré Bassirou Ba. Il a notamment pointé les problèmes persistants liés à l’accès aux semences certifiées, à la disponibilité des intrants agricoles, à la fixation des prix et à l’écoulement de la production.

La plateforme estime que la campagne arachidière demeure marquée par des retards importants, des insuffisances logistiques et une faible prise en compte des préoccupations paysannes, malgré les assurances données par les autorités. Les conférenciers ont également attiré l’attention sur la situation économique jugée préoccupante des producteurs dans plusieurs régions du pays, notamment à Kaolack, Kaffrine, Fatick, Tambacounda, Kolda, Sédhiou, Touba et Thiès.

Un accent particulier a été mis sur la problématique de la commercialisation. « Nous avons travaillé toute l’année. Nos greniers sont pleins, mais les acheteurs manquent. Sans l’ouverture des frontières, nos arachides risquent de pourrir ou d’être vendues à vil prix », a déploré Bassirou Ba.

Pour la PPS–FIPU JOTNA, le marché intérieur ne peut, à lui seul, absorber l’ensemble de la production nationale. L’exportation vers des pays voisins tels que la Gambie, la Guinée et le Mali est perçue comme une alternative indispensable pour garantir des revenus décents aux producteurs et limiter les pertes post-récolte.

Au-delà de l’ouverture des frontières, les organisations paysannes réclament un accompagnement plus soutenu de l’État, notamment à travers la fixation de prix planchers rémunérateurs, la facilitation du transport et la sécurisation des circuits de commercialisation. Elles redoutent qu’en l’absence de mesures urgentes, de nombreux producteurs ne soient contraints de vendre à perte.

« Les paysans vivent une réalité bien différente de celle affichée par les images des nouveaux véhicules flambant neufs récemment attribués aux députés. Un contraste saisissant qui suscite colère, indignation et sentiment d’abandon dans le monde rural », a dénoncé M. Ba.

À travers cette sortie médiatique, la Plateforme des Paysans du Sénégal entend interpeller les autorités et appeler à un dialogue sincère, inclusif et permanent avec les organisations paysannes, afin de garantir une campagne arachidière viable, équitable et durable.

Dans un contexte de tensions croissantes autour de la campagne arachidière 2026, la PPS–FIPU JOTNA a également annoncé que ses membres envisagent d’exposer leurs arachides dans les rues des villes et villages dans les prochains jours. Cette initiative se veut une manifestation symbolique visant à attirer l’attention des autorités sur leurs préoccupations et à faire pression pour l’adoption de solutions concrètes.

CAN MAROC 2025 – QUART DE FINALE

Mali – Sénégal (0-1)

Analyse – Par Vieux Guédel Mbodji

Expert en management sportif

Le Sénégal est en demi-finale de la CAN 2025, et cette qualification porte la marque des grandes équipes : sérieux, discipline et efficacité minimale mais suffisante. Face au Mali, dans un derby ouest-africain toujours chargé d’intensité et d’orgueil, les Lions de la Teranga ont su faire respecter la hiérarchie sans jamais tomber dans l’excès de confiance.

Ce quart de finale n’a pas été un match flamboyant, mais il a été maîtrisé. Et dans une compétition de ce niveau, la maîtrise vaut parfois plus que le spectacle.

Une victoire de maturité

Après un huitième de finale en demi-teinte, le Sénégal était attendu au tournant. La réponse a été claire : une équipe concentrée, organisée et consciente de ses responsabilités. Pape Thiaw, souvent scruté dans ses choix, a opté pour un onze résolument offensif, assumant pleinement le statut de favori. Un choix courageux, mais surtout cohérent avec la richesse de l’effectif sénégalais.

L’entame fut pourtant délicate. Le Mali, fidèle à sa réputation, a mis beaucoup d’intensité dans les duels, cherchant à casser le rythme sénégalais. Mais les Lions n’ont pas paniqué. Ils ont accepté de souffrir, de laisser passer l’orage, avant d’imposer progressivement leur tempo.

Le tournant du match

La clé de cette rencontre réside sans doute dans la gestion tactique et mentale des temps forts. Le Sénégal a su exploiter sa supériorité technique, mais aussi tirer profit des faits de jeu. Réduit à dix avant la pause, le Mali s’est montré héroïque, mais cette infériorité numérique a fini par peser.

Le but inscrit à la 27ᵉ minute illustre parfaitement la montée en puissance sénégalaise : une action construite, un centre tendu de Krépin Diatta, une hésitation du gardien malien, et Iliman Ndiaye, opportuniste et lucide, qui conclut sans trembler. Ce but n’est pas le fruit du hasard ; il récompense une équipe de plus en plus présente dans le camp adverse.

Une seconde période à gérer

En seconde mi-temps, le Sénégal avait deux options : accélérer pour plier définitivement le match ou gérer intelligemment son avance. Les Lions ont tenté de trouver un équilibre entre les deux. La domination territoriale était réelle, mais l’efficacité offensive a parfois fait défaut. Les occasions concédées aux Aigles, malgré leur infériorité numérique, rappellent que le haut niveau ne pardonne aucun relâchement.

Les changements opérés par Pape Thiaw – avec les entrées de Pathé Ciss, Lamine Camara, Chérif Ndiaye et Ibrahima Mbaye – ont apporté du sang neuf et renforcé l’équilibre de l’équipe. Le raté de Pathé Ciss face au gardien, à la 72ᵉ minute, restera néanmoins symbolique : ce Sénégal doit encore progresser dans la gestion des moments clés.

Un Sénégal solide, mais perfectible

Cette victoire confirme une chose : le Sénégal est une équipe mature, capable de gagner même sans briller. C’est souvent le signe des formations taillées pour aller loin. Toutefois, tout n’a pas été parfait. Certains cadres, à l’image de Habib Diarra et Habib Diallo, n’ont pas évolué à leur meilleur niveau. Le secteur des balles arrêtées demeure également un chantier prioritaire, tant ces phases peuvent décider du sort d’un match en phase finale.

Le 12ᵉ Gaïndé, acteur du succès

Impossible de conclure sans saluer les supporters sénégalais. À Tanger, le 12ᵉ Gaïndé a pleinement joué son rôle : une présence massive, une ferveur constante et un comportement exemplaire. Au-delà du football, ils ont incarné une image forte et positive du Sénégal, transformant les tribunes en véritable prolongement du terrain.

Recours de Barthélémy Dias : la Cour suprême rejette sa requête

La Chambre administrative de la Cour suprême a déclaré irrecevable le recours introduit par l’ancien maire de la ville de Dakar, Barthélémy Dias. L’information a été rapportée par le quotidien Les Échos dans son édition de ce samedi 10 janvier, mettant ainsi un terme à une bataille judiciaire engagée sur le terrain administratif par l’ex-édile de la capitale.

Dans cette procédure, Barthélémy Dias ne remettait pas en cause la décision pénale ayant conduit à sa condamnation. Son recours visait plutôt à contester la régularité de la procédure administrative ayant abouti à sa révocation de la tête de la mairie de Dakar. En clair, Dias-fils estimait que les autorités administratives avaient commis des irrégularités dans l’application des textes ayant conduit à son éviction, indépendamment du fond de l’affaire judiciaire.

Toutefois, la Chambre administrative de la Cour suprême n’a pas suivi cette argumentation. En déclarant le recours irrecevable, la haute juridiction a considéré que la requête ne remplissait pas les conditions nécessaires pour être examinée sur le fond. Cette décision ferme ainsi la voie à toute remise en cause de la procédure administrative devant cette juridiction.

Pour rappel, Barthélémy Dias a été officiellement révoqué de ses fonctions de maire de Dakar par l’État à la suite d’une condamnation pour homicide, une situation qui entraîne automatiquement, au regard des dispositions légales en vigueur, la perte de certains droits civiques et l’incompatibilité avec l’exercice de fonctions électives. L’arrêté administratif actant sa révocation avait été pris sur cette base.

Mame Mbaye Niang poursuit quatre avocats de la défense d’Ousmane Sonko pour diffamation et manquements déontologiques

Un nouvel épisode judiciaire vient s’ajouter au feuilleton politico-judiciaire opposant Mame Mbaye Niang au Premier ministre Ousmane Sonko. Selon L’Observateur, l’ancien ministre a déposé, le 2 janvier dernier, deux plaintes distinctes visant nommément quatre membres du pool de défense de Ousmane Sonko. Sont concernés Mes Macodou Ndour, Massokhna Kane, Magna Brice Silva et Abdy Nar Ndiaye.

D’après le quotidien du Groupe futurs médias, les requêtes ont été adressées, d’une part, au procureur général près la Cour d’appel de Dakar et, d’autre part, au Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal. Dans ces plaintes, Mame Mbaye Niang accuse les quatre avocats de diffamation, de faux intellectuel et de violations des règles déontologiques régissant la profession d’avocat. Ces accusations font suite à une conférence de presse tenue le 22 décembre dernier par les conseils du Premier ministre.

Au cœur de cette affaire, des déclarations publiques mettant en cause la gestion de Mame Mbaye Niang dans le dossier relatif à l’entreprise Green 2000. Lors de cette sortie médiatique, Me Macodou Ndour avait notamment affirmé que l’ancien ministre aurait fait décaisser plus de deux milliards de francs CFA au profit de cette société sur la base d’un ordre de démarrage signé en l’absence de tout marché préalable. Des propos que Mame Mbaye Niang rejette catégoriquement.

Dans sa plainte, l’ancien ministre soutient que l’ordre de service qu’il a signé est intervenu après la conclusion régulière du marché, et non avant, comme l’affirme l’avocat. Il accuse Me Macodou Ndour de manipulation de documents et de déformation volontaire des faits dans le but, selon lui, de tromper l’opinion publique et de nuire à son honneur.

Me Abdy Nar Ndiaye est, pour sa part, mis en cause pour avoir traduit ces accusations en wolof lors de la conférence de presse, contribuant ainsi, selon le plaignant, à leur large diffusion auprès de l’opinion nationale. Quant à Mes Massokhna Kane et Magna Brice Silva, ils sont poursuivis pour avoir évoqué l’existence d’un rapport de l’Inspection générale des finances qui aurait épinglé Mame Mbaye Niang. Une affirmation que ce dernier qualifie de totalement infondée et qu’il assimile à un « faux intellectuel », estimant qu’aucun rapport de l’IGF ne le met en cause de la manière décrite par les avocats.

Gare Liberté de Kaolack : l’appel pressant de Dame Lô pour des sanitaires dignes

À la gare routière Liberté de Kaolack, communément appelée « Garage Dakar », le ballet incessant des véhicules et des voyageurs rythme le quotidien. Chaque jour, des milliers de passagers y transitent, faisant de ce site un véritable poumon économique et social de la capitale du Saloum. Pourtant, derrière cette effervescence, persiste une réalité bien moins reluisante : l’absence de blocs sanitaires fonctionnels.

Alors que des travaux de réhabilitation de la voirie sont en cours, améliorant progressivement la circulation et réduisant les désagréments liés à la poussière et aux eaux stagnantes, la question de l’assainissement demeure entière. Pour de nombreux usagers, cette situation relève du paradoxe : comment moderniser une infrastructure stratégique sans y intégrer des équipements sanitaires de base ?

Chauffeurs, apprentis, commerçants et voyageurs sont unanimes. Le manque de toilettes publiques transforme chaque passage à la gare en véritable épreuve, en particulier pour les femmes, les personnes âgées, les enfants et les personnes vivant avec un handicap. Faute d’alternatives, certains se voient contraints à des pratiques insalubres, exposant ainsi le site à de sérieux risques sanitaires et environnementaux.

Président de la gare routière Liberté et président national des chauffeurs et transporteurs du Sénégal, Dame Lô tire la sonnette d’alarme. Selon lui, l’absence de blocs sanitaires porte gravement atteinte à la dignité humaine et ternit l’image de Kaolack, carrefour incontournable du transport national. « Une gare moderne ne se résume pas à des routes refaites. Elle doit offrir des conditions humaines et décentes à tous ceux qui la fréquentent », insiste-t-il.

Au-delà du confort, l’enjeu est avant tout sanitaire. Dans un espace à forte affluence, le défaut d’installations adaptées favorise la propagation de maladies et compromet les efforts de salubrité urbaine. Pour les acteurs du transport, l’urgence est donc évidente : faire de l’assainissement une priorité, au même titre que la voirie ou la sécurité.

Dame Lô en appelle ainsi aux autorités étatiques, aux collectivités territoriales ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin d’agir de manière concertée. L’objectif est clair : doter la gare routière Liberté de blocs sanitaires modernes, accessibles et inclusifs, afin d’en faire non seulement un hub de transport, mais aussi un espace respectueux de la dignité et de la santé des citoyens.

Enquête parlementaire sur Softcare : le ministère de la Santé fait le point et appelle au calme

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) a apporté des précisions sur l’enquête en cours relative à l’inspection de l’entreprise Softcare par l’Assemblée nationale. Dans un communiqué rendu public, le département ministériel informe que les investigations se poursuivent et s’inscrivent dans le prolongement du communiqué publié le 18 décembre 2025.

Selon le MSHP, le processus d’enquête a été enclenché dès le 19 décembre 2025 avec l’intervention de son Inspection interne. Cette première phase avait pour objectif de procéder à des vérifications préliminaires afin de situer les responsabilités et d’évaluer le respect des normes sanitaires et réglementaires en vigueur au sein de l’entreprise concernée. Ces travaux initiaux ont permis de préparer le terrain pour une mission plus large et plus inclusive.

C’est dans ce cadre qu’une mission conjointe a été officiellement lancée. Composée d’experts du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, de représentants du Ministère du Commerce ainsi que d’un député de l’Assemblée nationale, cette équipe pluridisciplinaire a entamé ses travaux le mercredi 7 janvier 2026. L’objectif affiché est de mener une investigation approfondie, impartiale et rigoureuse, couvrant l’ensemble des aspects liés à la sécurité sanitaire, aux procédures de contrôle et au respect de la réglementation en vigueur.

Le ministère souligne que les conclusions de cette mission feront l’objet d’un rapport détaillé. Il assure que des informations précises, fiables et vérifiées seront communiquées au public dès que ce document sera disponible. En attendant, le MSHP invite la population à faire preuve de calme et de sérénité, tout en évitant la propagation de rumeurs ou d’informations non confirmées.

Libération de l’épouse et du fils de Madiambal Diagne : le journaliste dénonce l’« incongruité » de la détention d’Omar Mbaye

Le journaliste sénégalais Madiambal Diagne a annoncé, ce jour, la libération de son épouse, Mabintou, et de son fils, Mouhamed, jusque-là incarcérés. L’information a été rendue publique à travers un message publié sur ses réseaux sociaux, à un moment particulièrement symbolique, coïncidant avec la mi-temps du match opposant le Mali au Sénégal.

Dans sa déclaration, le directeur de presse n’a pas seulement fait part de cette nouvelle qu’il qualifie implicitement de soulagement familial. Il a surtout établi un parallèle direct entre cette libération et la situation judiciaire de son ami Omar Mbaye, toujours maintenu en détention. Selon Madiambal Diagne, la sortie de prison de son épouse et de son fils met en évidence ce qu’il considère comme une incohérence manifeste dans la procédure visant ce dernier.

« À la mi-temps du match Mali–Sénégal, mon épouse Mabintou et mon fils Mouhamed sont sortis de prison. Leur libération révèle davantage l’incongruité de la détention de mon ami Omar Mbaye, retenu par un recours en cassation du Parquet. Il paie trop cher son délit d’amitié », a écrit le journaliste, dans un message au ton à la fois personnel et accusateur.

D’après ses explications, Omar Mbaye demeure privé de liberté en raison d’un pourvoi en cassation introduit par le Parquet, une démarche judiciaire que Madiambal Diagne juge excessive, voire injustifiée. Il estime que cette situation traduit un traitement inéquitable, d’autant plus que, selon lui, les éléments ayant conduit à la libération de son épouse et de son fils devraient logiquement bénéficier à son ami.

Le journaliste va plus loin en suggérant que la détention prolongée d’Omar Mbaye ne serait pas uniquement fondée sur des considérations strictement judiciaires, mais relèverait également de sa proximité personnelle avec lui. Une thèse qu’il résume par l’expression « délit d’amitié », laissant entendre que son ami subirait les conséquences indirectes de son engagement et de ses prises de position publiques.

Cette sortie médiatique relance le débat sur l’égalité de traitement devant la justice et sur l’usage des recours judiciaires, notamment le pourvoi en cassation du Parquet, dans des dossiers sensibles. Elle intervient dans un contexte où plusieurs affaires judiciaires continuent de susciter de vives réactions dans l’opinion publique, notamment autour des questions de détention préventive et de respect des droits fondamentaux.

Crise d’approvisionnement en eau au Centre hospitalier Amath Dansokho de Kédougou : la direction s’explique et appelle à une solution durable

Le Centre hospitalier régional Amath Dansokho de Kédougou fait face, depuis plusieurs semaines, à une grave crise d’approvisionnement en eau qui perturbe le fonctionnement normal des services de soins. Cette situation critique a suscité un mouvement d’humeur de la section locale du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), inquiet des conséquences sur les conditions de travail du personnel médical et sur la prise en charge des patients.

Interpellé sur cette urgence sanitaire, le directeur de l’établissement a tenu à apporter des éclaircissements sur l’ampleur du problème et ses causes profondes. Joint par Seneweb, il reconnaît sans détour la gravité de la situation. « Effectivement, la problématique de l’eau à l’hôpital est réelle et préoccupante. Nous sommes confrontés à un déficit d’approvisionnement sévère », a-t-il admis, soulignant que cette pénurie constitue aujourd’hui l’un des principaux défis auxquels l’établissement est confronté.

Selon les explications fournies par la direction, l’hôpital est actuellement alimenté par deux forages dont la capacité ne répond plus aux besoins réels de la structure. Au fil des années, les activités du centre hospitalier ont connu une augmentation significative. Le nombre de personnels a progressé, la fréquentation des patients s’est intensifiée et, par conséquent, la consommation en eau a fortement augmenté. Cette évolution n’a toutefois pas été accompagnée d’un renforcement proportionnel des infrastructures hydrauliques.

À cette pression croissante sur la demande s’ajoute une contrainte géologique majeure. La nappe phréatique de la zone, relativement peu profonde, limite considérablement la productivité des forages existants. Dans ces conditions, la production d’eau ne permet d’assurer un approvisionnement que pendant environ seize heures par jour. Durant les huit heures restantes, plusieurs services de soins se retrouvent dans une situation de dénuement total, avec des répercussions évidentes sur l’hygiène hospitalière et la qualité des soins.

Pour faire face à l’urgence, la direction de l’hôpital a saisi la Sen’Eau ainsi que les autorités administratives compétentes. En attendant une solution structurelle, la société de distribution d’eau assure régulièrement l’acheminement de deux camions-citernes afin de pallier le manque. Une réponse jugée indispensable mais largement insuffisante par la direction, qui la qualifie de précaire et difficilement soutenable sur le long terme.

Le principal obstacle à une résolution définitive du problème réside dans l’absence de connexion de l’hôpital au réseau urbain de la Sen’Eau. Ce réseau se situe à environ cinq kilomètres de l’établissement. Une extension sur une telle distance nécessiterait des investissements financiers conséquents, hors de portée du budget de fonctionnement de l’hôpital. « Une telle extension de réseau nécessite des investissements financiers massifs. Seul le niveau central peut véritablement nous accompagner dans un projet d’une telle envergure », a insisté le directeur, appelant implicitement à l’intervention de l’État.

En parallèle, la direction et le Conseil d’administration de l’hôpital réfléchissent à une solution plus durable. Le creusement d’un troisième forage est actuellement à l’étude afin de renforcer les capacités de production d’eau. Des partenaires techniques et financiers auraient déjà manifesté leur intérêt pour accompagner cette initiative, même si aucune concrétisation n’a encore été annoncée.

Crise à la mairie de Sédhiou : la démission annoncée du quatrième adjoint fragilise l’exécutif municipal

La mairie de Sédhiou traverse une période de fortes turbulences marquée par une crise ouverte au sommet de l’exécutif municipal. Le maire titulaire, Abdoulaye Diop, est désormais au cœur d’un bras de fer avec son quatrième adjoint, Mame Aly Diallo, qui a déposé sa lettre de démission le jeudi 8 janvier, selon des sources proches du dossier. Une décision lourde de conséquences qui révèle des tensions internes persistantes au sein de l’équipe municipale.

À l’origine de cette brouille, un échange téléphonique particulièrement houleux entre les deux responsables. La discussion portait sur l’évolution du chantier du mur de clôture du stade municipal, un projet sensible et très attendu par les populations locales. D’après les informations recueillies, la conversation aurait rapidement dégénéré, donnant lieu à des propos attribués au maire qui auraient profondément heurté Mame Aly Diallo. Se sentant atteint dans sa dignité et estimant que le climat de travail n’était plus compatible avec l’exercice serein de ses fonctions, le quatrième adjoint aurait alors pris la décision de jeter l’éponge.

Toutefois, à ce stade, cette démission n’a pas encore été officiellement entérinée par l’autorité administrative compétente. Cette situation laisse planer une certaine incertitude quant à l’issue définitive de la crise. Conscients des risques qu’une rupture durable pourrait faire peser sur la stabilité de l’exécutif municipal, plusieurs acteurs locaux et responsables politiques se sont rapidement mobilisés pour tenter de calmer le jeu.

Une médiation est ainsi en cours, menée par des « bonnes volontés » soucieuses de préserver la cohésion de l’équipe municipale. L’objectif affiché est de rapprocher les positions, d’apaiser les ressentiments et, si possible, de convaincre Mame Aly Diallo de revenir sur sa décision. Cette initiative témoigne de la volonté d’éviter une crise institutionnelle plus profonde, susceptible de paralyser l’action municipale.

L’issue de ces discussions reste toutefois incertaine. Très suivie par l’opinion publique locale, cette affaire dépasse désormais le simple cadre d’un différend personnel pour interroger la solidité de la gouvernance municipale à Sédhiou. Dans un contexte où les attentes des populations sont particulièrement fortes, notamment en matière d’infrastructures, de transparence et de gestion efficace des projets publics, cette crise interne met en lumière les fragilités et les défis auxquels fait face l’équipe dirigeante de la commune.

Fin de mission diplomatique : le Président Bassirou Diomaye Faye salue l’action de l’Ambassadeur de Mauritanie au Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce jeudi au Palais de la République Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie au Sénégal, à l’occasion de la fin de sa mission diplomatique dans le pays. Cette audience, marquée par une atmosphère de grande cordialité, a été l’occasion de faire le bilan d’un mandat placé sous le sceau du dialogue et du renforcement des relations bilatérales.

Au cours de l’entretien, le Chef de l’État a tenu à saluer la contribution déterminante du diplomate mauritanien à la consolidation des liens historiques d’amitié, de coopération et de bon voisinage qui unissent le Sénégal et la Mauritanie. Il a souligné que l’action de l’Ambassadeur s’est inscrite dans une dynamique de rapprochement constant entre les deux pays, fondée sur la confiance mutuelle, le respect réciproque et la recherche d’intérêts communs au bénéfice des deux peuples.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa profonde reconnaissance pour la qualité du travail accompli par Mohamed Aly Ould Sidi Mohamed tout au long de son mandat. Il a notamment mis en exergue l’engagement personnel du diplomate au service du dialogue politique, de la coopération économique et sociale, ainsi que de la promotion des relations fraternelles entre Dakar et Nouakchott, dans un contexte régional exigeant une concertation étroite et permanente.

Cette audience a également permis de réaffirmer la solidité des relations sénégalo-mauritaniennes, caractérisées par une histoire partagée, des échanges humains intenses et une volonté commune de renforcer la coopération dans des domaines stratégiques d’intérêt commun. Le Chef de l’État a réitéré l’attachement du Sénégal à la poursuite et à l’approfondissement de cette coopération exemplaire.

CAN 2025 : Aliou Cissé et Abdoulaye Seck, les experts sénégalais au cœur de l’analyse technique de la CAF

Ancien sélectionneur du Sénégal et artisan du sacre continental de 2021, Aliou Cissé est présent au Maroc à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations 2025, bien que la Libye, qu’il dirige actuellement, ne soit pas qualifiée pour la compétition. Le technicien sénégalais de 49 ans y séjourne dans un cadre strictement professionnel : il fait partie des douze experts africains cooptés par la Confédération africaine de football (CAF) pour analyser les rencontres du tournoi, qui entre à partir de ce vendredi dans la phase décisive des quarts de finale.

Aux côtés d’Aliou Cissé figure un autre Sénégalais, l’analyste vidéo Abdoulaye Seck. Selon le quotidien Wal fadjri, les deux hommes occupent une place stratégique au sein de la cellule d’expertise mise en place par la CAF. Leur mission consiste à décortiquer les matchs, à observer finement les choix tactiques des équipes et à évaluer les performances individuelles qui influencent le cours des rencontres.

La CAF, citée par un journal du groupe de presse Front de terre, a dressé un portrait particulièrement élogieux d’Aliou Cissé. L’instance continentale souligne le parcours international exceptionnel de l’ancien capitaine des Lions, marqué par trois participations à la Coupe du monde : une en tant que joueur en 2002, puis deux comme entraîneur lors des éditions de 2018 et 2022. Cette double expérience, sur le terrain et sur le banc, confère à Cissé une lecture du jeu reconnue et respectée à l’échelle du continent.

Au-delà de ses succès avec la sélection sénégalaise, Aliou Cissé s’est également illustré dans le domaine de l’analyse tactique. Il a notamment été membre du groupe d’étude technique de la Coupe du monde des clubs de la FIFA, une expérience qui confirme, selon la CAF, sa stature de référence en matière de compréhension du football moderne et d’anticipation de ses évolutions.

Dans le cadre de la CAN 2025, Aliou Cissé et Abdoulaye Seck ont pour rôle d’identifier les tendances de jeu, de mesurer l’impact réel des options tactiques choisies par les entraîneurs et de mettre en lumière les joueurs dont les prestations font basculer un match. À l’issue de chaque rencontre, ce sont eux qui, sur la base de critères précis et rigoureux, participent à la désignation du joueur le plus marquant, consacrant ainsi l’excellence et l’influence effective sur le terrain.

Enseignement supérieur : Daouda Ngom salue le rôle stratégique de l’ANAQ-Sup dans la Vision Sénégal 2050

Après sa visite au Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Daouda Ngom, s’est rendu ce jeudi 8 janvier 2026 à l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-Sup). Accueilli par les responsables de l’institution, le ministre a tenu à saluer le travail accompli et à réaffirmer la place centrale de l’ANAQ-Sup dans la construction d’un enseignement supérieur performant et crédible, en droite ligne avec l’agenda national de transformation « Sénégal Vision 2050 ».

Dans une déclaration empreinte de reconnaissance, le professeur Daouda Ngom a rendu un hommage appuyé aux dirigeants actuels et passés de l’ANAQ-Sup. Il a insisté sur la continuité de l’État et la valeur du service public, soulignant que les avancées enregistrées par l’institution sont le fruit d’un engagement collectif inscrit dans la durée. Le ministre a également exprimé sa satisfaction de retrouver d’anciens collaborateurs et plusieurs acteurs du système universitaire, tout en adressant ses vœux de réussite et d’encouragement à l’ensemble du personnel.

Pour le chef du département de l’Enseignement supérieur, l’ANAQ-Sup demeure une structure clé dans l’architecture nationale de régulation de l’enseignement supérieur. Il a rappelé que ses missions d’évaluation, d’accréditation et d’assurance qualité concernent aussi bien les établissements publics que privés, garantissant ainsi la crédibilité des diplômes et la confiance des usagers du système universitaire sénégalais. À ce titre, l’institution constitue, selon lui, un pilier fondamental de l’amélioration continue de la qualité de la formation supérieure.

Le ministre a par ailleurs mis en exergue le rayonnement régional et continental de l’ANAQ-Sup. Il a cité l’appui technique et institutionnel apporté par la structure à plusieurs pays africains dans la mise en place ou le renforcement de leurs dispositifs d’assurance qualité, faisant de l’expérience sénégalaise une référence sur le continent. Cette reconnaissance internationale, a-t-il souligné, témoigne du professionnalisme et de l’expertise développés par l’ANAQ-Sup au fil des années.

Dans sa communication, le professeur Daouda Ngom a également encouragé l’institution à renforcer davantage la prise en compte de la recherche et de l’innovation dans l’ensemble de ses missions. Il a rappelé que ces dimensions font désormais partie intégrante du mandat de l’ANAQ-Sup et constituent des leviers essentiels pour l’émergence d’un enseignement supérieur compétitif, capable de répondre aux défis économiques, sociaux et technologiques du pays. À cet égard, l’étude récente menée par l’ANAQ-Sup sur l’efficacité interne des cycles universitaires, présentée en Conseil des ministres, a été saluée comme un outil stratégique d’aide à la décision publique.

Après Sénégal–Mali : la CAF change l’arbitre du choc Maroc–Cameroun

À la suite du match Sénégal–Mali, une nouvelle controverse arbitrale vient s’inviter dans l’actualité du football africain. Cette fois-ci, elle concerne la désignation de l’arbitre du très attendu duel entre le Maroc et le Cameroun. Selon les informations révélées par le journaliste d’investigation Romain Molina, la Confédération africaine de football (CAF) aurait procédé à un changement d’arbitre après une réclamation formulée par le Maroc, pays hôte de la compétition.

D’après cette source, la contestation marocaine portait sur le retard jugé inhabituel dans la désignation officielle de l’arbitre de la rencontre. Une situation qui aurait suscité des interrogations et conduit les autorités marocaines à saisir la CAF afin d’obtenir des clarifications. Dans ce contexte, l’instance continentale aurait finalement décidé de revoir sa copie.

Initialement, l’arbitrage du match Maroc–Cameroun devait être confié à l’Égyptien Amin Omar, un officiel expérimenté régulièrement désigné pour des rencontres de haut niveau sur le continent. Toutefois, selon Romain Molina, ce dernier aurait été remplacé par l’arbitre mauritanien Dahane Beida, figure bien connue de l’arbitrage africain et international, ayant déjà officié lors de plusieurs grandes compétitions sous l’égide de la CAF et de la FIFA.

Toujours selon les mêmes informations, ce changement ne serait pas encore officiellement notifié à toutes les parties concernées. La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) n’aurait ainsi pas été informée de manière formelle de cette modification au moment où l’information a été rendue publique, ce qui pourrait alimenter de nouvelles tensions ou interrogations autour de l’organisation du match.

Cet épisode intervient dans un climat déjà marqué par de vifs débats autour de l’arbitrage, notamment après certaines décisions controversées observées lors de rencontres précédentes, dont Sénégal–Mali. Il relance une fois de plus la question de la transparence et de la communication de la CAF dans la gestion des désignations arbitrales, surtout pour des matchs à fort enjeu impliquant des nations majeures du football africain.

Réouverture du procès Prodac : Ousmane Sonko en position favorable, Mame Mbaye Niang passe à l’offensive

La justice sénégalaise s’apprête à se pencher sur une demande de révision du procès ayant opposé Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang dans l’affaire dite du Prodac. À la veille de cette nouvelle séquence judiciaire, le climat politique et médiatique s’est brusquement tendu. L’ancien ministre de la Jeunesse, jusque-là relativement discret, est sorti de sa réserve pour livrer une réplique cinglante à ce qu’il considère comme une offensive concertée visant à remettre en cause une décision de justice devenue définitive. Une prise de parole dense, empreinte de gravité, dans laquelle il s’emploie à démonter un à un les arguments de la défense de l’actuel Premier ministre.

Au cœur de cette bataille judiciaire se trouve la condamnation pour diffamation prononcée contre Ousmane Sonko, à la suite de déclarations accusant Mame Mbaye Niang de malversations dans la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Depuis l’accession de Sonko à la Primature, ses partisans estiment que de nouveaux éléments, notamment des rapports administratifs et des documents de contrôle, seraient de nature à justifier une révision du procès. Ils soutiennent que ces pièces, qui n’auraient pas été pleinement prises en compte à l’époque, fragilisent la base factuelle de la condamnation.

C’est précisément cette lecture que Mame Mbaye Niang rejette avec vigueur. Dans son intervention, il affirme que les documents brandis aujourd’hui ne constituent en rien des faits nouveaux au sens juridique du terme. Selon lui, certains étaient déjà connus au moment de la procédure initiale, tandis que d’autres relèveraient d’analyses postérieures sans valeur probante suffisante pour remettre en cause une décision de justice. Il insiste sur le fait que le procès n’a jamais porté sur la gestion globale du Prodac, mais exclusivement sur la capacité de l’accusé à prouver publiquement des accusations de détournement nominativement dirigées contre lui.

L’ancien ministre va plus loin en dénonçant ce qu’il décrit comme une instrumentalisation politique de la justice. À ses yeux, la demande de révision s’inscrirait moins dans une quête de vérité judiciaire que dans une stratégie visant à laver politiquement Ousmane Sonko d’une condamnation devenue encombrante. Il met en garde contre les conséquences institutionnelles d’une telle démarche, estimant qu’une remise en cause infondée d’une décision définitive pourrait affaiblir l’autorité de la justice et ouvrir la voie à une insécurité juridique préjudiciable à l’État de droit.

Face à cette contre-attaque, le camp de Ousmane Sonko affiche une confiance certaine. Ses soutiens soulignent que le contexte a profondément changé et que la réouverture du dossier constitue une opportunité pour la justice de se prononcer à la lumière de nouveaux éclairages administratifs et politiques. Ils rappellent que la procédure de révision est prévue par la loi et qu’elle n’a rien d’exceptionnel lorsqu’il s’agit de garantir un procès équitable.

Prison de Ziguinchor : un pot de « thiakry » piégé à la drogue intercepté par l’administration pénitentiaire

Une tentative d’introduction de drogue en milieu carcéral a été mise en échec à la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor, mettant en lumière l’ingéniosité déployée par certains réseaux pour contourner les dispositifs de sécurité. Les faits se sont déroulés le 7 janvier dernier, lors d’un contrôle de routine mené par les éléments de l’administration pénitentiaire.

Selon des sources concordantes, les agents ont procédé à la fouille minutieuse d’un colis destiné à un détenu, parmi d’autres effets remis à l’entrée de l’établissement. À première vue, le paquet ne présentait rien d’inhabituel. Il contenait notamment un pot de « thiakry », ce dessert traditionnel à base de mil et de lait caillé, fréquemment apporté aux détenus par leurs proches.

Cependant, l’expérience et la vigilance des agents ont éveillé des soupçons. En inspectant plus attentivement le récipient, ils ont découvert qu’il renfermait une quantité de drogue soigneusement dissimulée à l’intérieur du pot, mélangée ou camouflée de manière à échapper à un contrôle superficiel. La substance illicite a immédiatement été saisie.

Le colis n’a donc jamais atteint son destinataire, et une procédure a été enclenchée afin d’identifier les auteurs et les complices de cette tentative d’introduction de produits prohibés en milieu carcéral. Une enquête interne a été ouverte, en collaboration avec les services de sécurité compétents, pour déterminer l’origine exacte de la drogue, le mode opératoire utilisé et les responsabilités engagées.

Cet incident relance la question de la circulation des stupéfiants dans les établissements pénitentiaires et souligne les défis permanents auxquels fait face l’administration pénitentiaire. À Ziguinchor comme ailleurs, les autorités assurent avoir renforcé les contrôles, tout en appelant à la collaboration des familles et des visiteurs afin de préserver la sécurité, la discipline et l’ordre au sein des prisons.

Affaire Softcare : Guy Marius Sagna exige une clarification urgente des autorités sanitaires et appelle à la suspension provisoire des produits

Ce jour, le député Guy Marius Sagna s’est rendu au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à la tête d’une délégation citoyenne pour poser un acte fort dans le dossier dit « Softcare ». À cette occasion, il a procédé au dépôt collectif de lettres de protestation accompagnées d’une pétition, exigeant une prise de parole immédiate et sans ambiguïté des autorités sanitaires sur la situation entourant les serviettes hygiéniques et les couches pour bébés de cette marque.

Selon le parlementaire, le silence observé par le ministre de la Santé depuis le 18 décembre 2025 est particulièrement préoccupant. Il estime que cette absence de communication officielle, dans un contexte marqué par des interrogations sur la conformité sanitaire des produits Softcare, expose inutilement les femmes et les nourrissons à des risques potentiels. Pour Guy Marius Sagna, l’enjeu dépasse largement le cadre d’un simple différend administratif et touche directement à la protection de la santé publique.

Au cœur de ses accusations figure le rôle de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP). Le député soutient que cette structure aurait autorisé l’utilisation des produits Softcare avant même la réception complète des rapports d’inspection émanant des services compétents. Il affirme que ces rapports, transmis ultérieurement, auraient contredit le communiqué initial de l’ARP en précisant que les corrections exigées n’avaient pas encore été effectuées. Dans ces conditions, les produits concernés seraient, selon lui, impropres à la consommation jusqu’à nouvel ordre.

Cette succession d’événements soulève, aux yeux du parlementaire, de sérieuses interrogations sur la gestion globale du dossier et sur le respect des procédures de contrôle sanitaire. Il s’interroge notamment sur les responsabilités engagées et sur les garanties réellement offertes aux consommateurs, en particulier aux catégories les plus vulnérables que sont les femmes et les bébés.

Face à ce qu’il considère comme une situation à risque, Guy Marius Sagna invoque le principe de précaution. Il appelle le ministre de la Santé à s’adresser directement aux Sénégalais afin de dire clairement s’il est sûr ou non de continuer à utiliser les produits Softcare. En attendant ces éclaircissements officiels, il estime que la prudence doit prévaloir et justifie ainsi son appel à la suspension provisoire de l’utilisation des serviettes hygiéniques et couches pour bébés de la marque.

Kaolack – Campagne arachidière 2025 : entre fortes attentes et crispations persistantes dans le centre du Sénégal

Alors que la campagne de commercialisation de l’arachide bat son plein dans le centre du pays, les attentes des producteurs demeurent élevées et les tensions bien réelles. À Kaolack, l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (UNCS), pôle Centre, dresse un tableau contrasté de la situation, saluant l’implication de l’État tout en dénonçant des dysfonctionnements locaux jugés préoccupants.

La récente tournée du Premier ministre, Ousmane Sonko, consacrée à la filière arachidière, a été perçue comme un signal politique fort par de nombreux acteurs ruraux. Selon l’UNCS, cette descente sur le terrain a ravivé l’espoir d’une meilleure prise en compte des réalités vécues par les producteurs, souvent confrontés à des difficultés structurelles dans l’écoulement de leur production.

« La proximité avec les paysans et l’écoute directe de leurs préoccupations constituent une étape essentielle vers des solutions durables », estime Adnane Dème, coordonnateur du pôle Centre de l’UNCS. Pour l’organisation, la réussite de la campagne ne saurait toutefois se limiter à des annonces, mais doit s’appuyer sur une gouvernance plus juste et plus efficace de la filière.

Une filière encore fragilisée

Sur le terrain, les griefs persistent. Le non-respect du prix plancher, l’insuffisance de points de collecte fonctionnels, les lenteurs administratives et certaines pratiques spéculatives continuent de fragiliser les petits producteurs. Autant de manquements que l’UNCS juge incompatibles avec les objectifs affichés de relance de la filière et de justice sociale en milieu rural.

Au-delà des dysfonctionnements techniques, le climat dans certaines zones suscite également des inquiétudes. À Nioro du Rip, des producteurs dénoncent des comportements qu’ils qualifient d’intimidants de la part d’un responsable administratif local. Des témoignages font état d’une atmosphère de crainte, notamment dans les villages de Thiaré et Diguiraye, affectant la sérénité du déroulement de la campagne agricole.

La question de la confiance entre l’État et les producteurs

Pour l’UNCS, ces accusations, si elles venaient à être confirmées, soulèveraient un problème plus large : celui de la relation de confiance entre l’administration et les paysans. « Toute dérive contraire à l’éthique du service public fragilise la confiance et compromet les efforts de réforme engagés », alerte l’organisation.

Face à cette situation, l’UNCS appelle les autorités compétentes à agir rapidement afin de garantir la protection des producteurs et de restaurer un climat apaisé. Elle plaide également pour un encadrement administratif plus humain, axé sur l’accompagnement et le dialogue plutôt que sur la contrainte.

Vers une campagne apaisée ?

Malgré les tensions relevées, l’organisation se veut résolument constructive. Elle réaffirme sa disponibilité à travailler avec les services techniques de l’État et l’ensemble des acteurs de la filière, dans l’optique de parvenir à une campagne de commercialisation de l’arachide équitable, transparente et bénéfique pour les producteurs.

Entre volontarisme politique affiché et réalités parfois difficiles sur le terrain, la campagne arachidière 2025 apparaît ainsi comme un test majeur, tant pour la réforme de la filière que pour la crédibilité de l’action publique en milieu rural.

Kaolack : une initiative sportive ambitieuse pour faire du sport un levier de développement local

Kaolack, ville carrefour du centre du Sénégal, a vu naître un centre de formation sportive et éducative dénommé « Académie Nianthio Études et Sports ».

Cette initiative sportive novatrice est portée par Modou Biaye et Bassirou Biaye. Les deux promoteurs ambitionnent de faire du sport un véritable outil de développement économique, social et éducatif dans la zone centre du pays.

« Cette initiative vise à promouvoir la pratique sportive comme facteur d’inclusion sociale, de cohésion communautaire et de lutte contre l’oisiveté. Le sport ne doit plus être perçu uniquement comme un loisir, mais comme un vecteur stratégique de développement local », a souligné Modou Biaye, joint au téléphone depuis l’étranger.

Selon lui, à Kaolack et dans toute la zone centre, le sport peut créer des opportunités, révéler des talents, favoriser l’entrepreneuriat sportif et renforcer la paix sociale.

Dans la même dynamique, Bassirou Biaye, face à la presse, a insisté sur l’importance d’accompagner la jeunesse à travers des cadres structurés et durables.

« Cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme. Il s’agit de bâtir un écosystème sportif capable de contribuer à l’économie locale, à l’éducation citoyenne et à l’employabilité des jeunes », a-t-il déclaré.

Il a également précisé que les jeunes encadrés par l’académie sont encouragés à maintenir de bons résultats scolaires pour pouvoir participer aux activités sportives. Selon lui, le sport constitue un puissant facteur de motivation pour les enfants, qui comprennent que leur réussite sportive est indissociable de leur réussite scolaire. Dans une zone confrontée au chômage des jeunes et à l’exode rural, de telles initiatives offrent une alternative saine à l’oisiveté.

Au-delà de l’aspect sportif, les initiateurs entendent fédérer les collectivités territoriales, les partenaires institutionnels et le secteur privé autour d’un projet inclusif, où le sport devient un véritable levier de transformation sociale. Parmi les axes majeurs du programme figurent notamment la détection de jeunes talents, la formation d’encadreurs sportifs et l’organisation régulière de compétitions régionales.

Sénégal–Mauritanie : une coopération renforcée autour des ressources, du commerce et des secteurs stratégiques

En visite officielle de 48 heures au Sénégal, le Premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, a coprésidé avec son homologue sénégalais, Ousmane Sonko, une séance de travail sanctionnée par un communiqué conjoint marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération bilatérale entre Dakar et Nouakchott. Les échanges ont porté sur plusieurs secteurs clés, avec une volonté clairement affirmée d’approfondir l’intégration économique et de promouvoir un développement durable et concerté.

Dans le secteur minier, les deux pays ont réaffirmé leur engagement commun à améliorer la gouvernance et à promouvoir une exploitation responsable et durable des ressources naturelles. Une attention particulière a été accordée à la traçabilité des productions minières et à la protection de l’environnement, notamment dans le domaine sensible de l’orpaillage artisanal et semi-industriel, souvent source de dégradations écologiques et de tensions sociales. Dakar et Nouakchott entendent ainsi harmoniser leurs approches afin de mieux encadrer les activités minières transfrontalières et d’en maximiser les retombées économiques tout en limitant les impacts négatifs.

Sur le plan industriel, les discussions ont mis en avant une vision partagée axée sur la transformation locale des ressources. Les deux parties ont souligné l’importance du développement des chaînes de valeur, du renforcement du contenu local et du transfert de compétences, dans une logique de création d’emplois durables et de valeur ajoutée pour les économies nationales. Cette orientation s’inscrit dans une volonté commune de rompre avec l’exportation brute des matières premières et de favoriser l’industrialisation régionale.

Les relations commerciales ont également occupé une place centrale dans les échanges. Les délégations se sont félicitées de la signature récente de l’accord de coopération commerciale entre les deux pays et ont convenu d’accélérer la mise en place du comité mixte de coopération commerciale prévu par cet instrument. La levée de la pratique de la rupture de charge depuis novembre 2025, combinée à la création d’un bureau de fret et au déploiement d’une plateforme numérique de gestion des échanges, est appelée à améliorer significativement la fluidité des échanges et à stimuler le commerce bilatéral.

Au-delà des questions économiques, la coopération sectorielle a été élargie à des domaines essentiels pour les populations. Dans le secteur de la pêche, le Sénégal et la Mauritanie ont entériné la reconduction du protocole bilatéral pour une durée de douze mois. Ils ont également décidé d’élargir leur collaboration à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, à la promotion de l’aquaculture et au renforcement du contrôle sanitaire des produits halieutiques, afin de préserver les ressources marines et garantir la qualité des produits destinés aux marchés.

Face à la progression préoccupante de la fièvre de la vallée du Rift dans la sous-région, les deux pays ont appelé à un renforcement de la coopération sanitaire. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’une mutualisation accrue des moyens de réponse, avec un accent particulier sur la prévention, la sensibilisation et l’information des populations, afin de limiter les risques sanitaires et économiques liés à cette maladie.

Enfin, Dakar et Nouakchott ont convenu du lancement prochain d’un projet régional d’intégration et de modernisation des filières d’élevage. Ce projet sera centré sur la gestion de la transhumance transfrontalière, la promotion de l’autosuffisance en lait et la maîtrise de l’alimentation du bétail. Il s’accompagnera de la réactivation des mécanismes de suivi et de concertation existants, dans l’objectif d’assurer une mise en œuvre efficace, coordonnée et durable.

Touba : le Khalife Général des Tidianes apporte un soutien de 50 millions FCFA aux travaux de la Grande Mosquée

Les travaux de rénovation et d’embellissement de la Grande Mosquée de Touba, engagés à l’initiative du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, viennent de bénéficier d’un appui aussi important que symbolique. Le khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a en effet dépêché une délégation officielle à Touba pour remettre une contribution financière de 50 millions de francs CFA destinée à soutenir ce vaste chantier religieux.

La délégation, porteuse du message de fraternité du guide tidiane, a été reçue dans une atmosphère empreinte de respect et de communion spirituelle. À travers ce geste, Serigne Babacar Sy Mansour a tenu à marquer son attachement aux valeurs d’unité, de solidarité et de coopération entre les différentes confréries musulmanes du Sénégal, au-delà des appartenances spirituelles.

Très touché par cette initiative, le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a exprimé sa profonde gratitude à son homologue tidiane. Le patriarche de Darou Miname a salué un acte « hautement significatif », qu’il considère comme une illustration éclatante de la fraternité qui unit les grandes familles religieuses du pays. Selon lui, ce soutien financier dépasse sa portée matérielle pour revêtir une dimension spirituelle et symbolique forte, à un moment où la cohésion sociale et religieuse demeure un enjeu majeur.

Les travaux en cours à la Grande Mosquée de Touba visent à renforcer la capacité d’accueil et à préserver le caractère architectural et spirituel de ce haut lieu de l’islam sénégalais, qui accueille chaque année des millions de fidèles, notamment lors du Grand Magal. L’appui de la communauté tidiane vient ainsi renforcer une dynamique collective autour de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine religieux national.

Ousmane Sonko rejette toute restructuration de la dette et défend la stratégie de redressement économique du Sénégal

En marge de la visite officielle de travail et d’amitié de son homologue mauritanien, El Moctar Ould Djay, effectuée ce jeudi au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé avec fermeté la position du gouvernement sénégalais : il n’est pas question d’accepter une restructuration de la dette publique. Une déclaration sans ambiguïté, faite dans un contexte économique particulièrement tendu, marqué par une dette estimée à 119 % du produit intérieur brut et un déficit budgétaire avoisinant les 13 %.

Face à cette situation qu’il a lui-même qualifiée de « presque catastrophique », le chef du gouvernement a tenu à défendre la stratégie de redressement engagée par les nouvelles autorités. Devant la presse, Ousmane Sonko n’a pas mâché ses mots en revenant sur la gestion de l’ancien régime, qu’il accuse d’avoir gravement compromis l’avenir du pays pour des « considérations purement politiciennes et électoralistes ». Selon lui, la gravité de la situation financière actuelle n’est plus sujette à débat, les chiffres étant désormais établis et validés aussi bien par les institutions nationales que par les partenaires bilatéraux et multilatéraux. « Aucun homme politique ne voudrait avoir le pays dans cette situation », a-t-il déclaré, en réponse à une question d’une journaliste.

Loin de tout fatalisme, le Premier ministre a lancé un appel à la mobilisation nationale. Il a invité les Sénégalais à consentir aux sacrifices nécessaires pour « remettre définitivement le pays sur les rails ». Dans cette optique, il a détaillé les principales mesures prises par le gouvernement, notamment un vaste programme de rattrapage budgétaire, accompagné d’une rationalisation rigoureuse des recettes et des dépenses publiques.

Le budget 2025, selon lui, illustre concrètement ces efforts, avec une réduction significative des dépenses de fonctionnement de l’État. Ousmane Sonko a également annoncé que les réformes structurelles en cours devraient permettre de dégager des ressources additionnelles importantes, estimées à 960 milliards de francs CFA à l’horizon 2026, un montant appelé à augmenter davantage en 2027.

Sur le plan de la dette, le chef du gouvernement s’est félicité des résultats obtenus en matière de refinancement. Il a souligné que le Sénégal est parvenu à refinancer sa dette essentiellement sur le marché régional, et ce, sans recourir à de nouveaux emprunts depuis plus d’un an et demi, malgré l’existence d’échéances de remboursement importantes. « Nous considérons que nos projections, aussi bien de croissance que de recettes, sont raisonnables », a-t-il assuré, précisant que ces projections ont été validées par l’ensemble des partenaires du pays, y compris le Fonds monétaire international.

Toutefois, Ousmane Sonko n’a pas manqué de rappeler la « part de responsabilité » du FMI dans la situation actuelle, tout en soulignant que l’institution continue d’être présente au Sénégal à travers ses missions de supervision. Un rappel qui traduit une volonté de dialogue, mais aussi une affirmation claire de la souveraineté des choix économiques du pays.

Enfin, le Premier ministre a tenu à insister sur le caractère unanime et inflexible de la position gouvernementale concernant la restructuration de la dette. « Nous ne pouvons pas comprendre qu’on veuille nous imposer une restructuration », a-t-il martelé, avant de préciser qu’il ne s’agit nullement d’une position personnelle. « Ce n’est pas une position de Ousmane Sonko, mais celle du président de la République et du gouvernement tout entier. Et nous comptons y rester », a-t-il affirmé avec fermeté.

Crise à l’Autorité de réglementation pharmaceutique : l’intersyndicale dénonce des retenues sur salaires et réclame une enquête indépendante

L’Autorité de réglementation pharmaceutique (ARP) est de nouveau secouée par une vive contestation interne. Ce jeudi 08 janvier, l’intersyndicale des agents de la structure est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « retenues sur salaires » et de tentatives de sanctions visant certains de ses membres. Des mesures que les syndicalistes considèrent comme des représailles, alors que, selon eux, leur seule revendication consiste à exiger la mise en place d’une commission d’enquête indépendante chargée de faire toute la lumière sur les dysfonctionnements qui minent l’institution.

Dans un communiqué rendu public, l’intersyndicale affirme également être la cible de « menaces à peines voilées » émanant de la direction de l’ARP. Ces pressions interviendraient dans un contexte déjà fortement dégradé, marqué par ce que les agents décrivent comme une « crise grave » au sein de l’autorité. À leurs yeux, cette crise se manifeste notamment par une mauvaise gouvernance persistante, des soupçons de trafic de médicaments et des affaires à répétition, dont la plus récente concerne le dossier Sofcare, qui continue d’alimenter les controverses.

Les représentants des travailleurs disent constater « amèrement » que les dérives dénoncées depuis plusieurs mois se poursuivent, en dépit des engagements et promesses de réformes formulées par la direction et les autorités de tutelle. Ils estiment que les mesures prises jusqu’ici sont restées insuffisantes pour restaurer un fonctionnement transparent et conforme aux missions stratégiques confiées à l’ARP, notamment la régulation du secteur pharmaceutique et la protection de la santé publique.

Visa américain : une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée des demandeurs sénégalais dès le 21 janvier 2026

C’est un changement d’ampleur qui vient redessiner les conditions d’accès au territoire américain pour de nombreux ressortissants sénégalais. À compter du mercredi 21 janvier 2026, toute personne sollicitant un visa américain de type B1/B2, destiné aux voyages touristiques ou d’affaires, devra s’acquitter d’une caution financière obligatoire dont le montant variera entre 5 000 et 15 000 dollars.

Désormais intégrée à la procédure consulaire, cette caution se présente comme une garantie remboursable exigée des demandeurs jugés éligibles au visa. Le montant exact sera fixé par l’agent consulaire au moment de l’entretien, selon trois paliers établis à 5 000 dollars, soit environ 2,8 millions de FCFA, 10 000 dollars ou 15 000 dollars, correspondant à près de 8,3 millions de FCFA. Cette somme vise à s’assurer que le voyageur respectera strictement la durée de séjour autorisée et quittera le territoire américain dans les délais impartis.

Au-delà de l’aspect financier, la mesure s’accompagne d’une contrainte logistique particulièrement stricte. Les voyageurs soumis à cette nouvelle disposition devront impérativement transiter, à l’aller comme au retour, par l’un des trois aéroports américains autorisés : New York (JFK), Washington (Dulles – IAD) ou Boston (Logan – BOS). Tout manquement à cette obligation pourrait entraîner la perte de la caution et compromettre sérieusement toute future demande de visa.

Les autorités américaines précisent toutefois que cette caution n’a pas vocation à être punitive lorsqu’elle est respectée. Elle est intégralement restituée dans plusieurs cas de figure, notamment lorsque le départ du territoire américain est enregistré avant ou à la date limite autorisée, lorsque le visa est délivré mais que le voyage n’a finalement pas lieu, ou encore lorsque l’entrée sur le territoire est refusée par la police des frontières à l’arrivée.

En revanche, la perte de la caution devient définitive si le voyageur dépasse la durée de séjour autorisée ou s’il tente de modifier son statut migratoire, par exemple en déposant une demande d’asile ou une procédure d’ajustement de statut, sans avoir préalablement quitté le territoire américain. Ces situations sont considérées comme des violations graves des conditions d’entrée.

Cette décision s’inscrit dans une politique plus large de lutte contre les dépassements de séjour, communément appelés « overstay ». Le Sénégal figure sur une liste de pays concernés par ce dispositif, aux côtés d’autres nations comme le Nigéria, la Mauritanie, le Togo ou encore le Venezuela, régulièrement cités dans les statistiques américaines relatives au non-respect des durées de séjour.

Contacté à ce sujet par le correspondant permanent du quotidien Les Échos à New York, Ahmadou Kane, le Consulat du Sénégal à New York a indiqué être dans l’attente d’une communication officielle plus détaillée de la part des autorités américaines afin de mieux informer les ressortissants sénégalais concernés.

L’influenceur Chico condamné à un an de prison ferme pour injures publiques et blasphème

L’influenceur Chekhna Nimaga, plus connu sous le pseudonyme de « Chico », s’expose à une détention prolongée après sa comparution devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Déjà poursuivi dans une autre procédure engagée par l’artiste malien Sidiki Diabaté, le prévenu a été reconnu coupable d’injures publiques et de blasphème par le biais d’un système informatique. La juridiction l’a condamné à un an de prison ferme, scellant ainsi un nouveau chapitre judiciaire lourd de conséquences pour l’influenceur installé au Sénégal.

L’affaire trouve son origine dans une série de vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux. À travers ces « lives », Chico avait tenu des propos jugés particulièrement graves et offensants à l’encontre de l’islam, du prophète Muhammad (PSL) et de la communauté musulmane malienne, qu’il avait notamment qualifiée de voleuse. Ces déclarations, largement relayées et vivement dénoncées, ont suscité une forte indignation au Mali comme au Sénégal.

Déjà placé sous mandat de dépôt à la suite d’une plainte déposée par Sidiki Diabaté, l’influenceur avait été extrait de sa cellule par la Section de recherches de la gendarmerie après le dépôt de deux nouvelles plaintes. Celles-ci émanaient du Haut Conseil islamique du Mali et de la mosquée Masdjid Rahmane, plus connue sous le nom de Jaka Bambara, qui reprochaient à Chico des atteintes graves aux symboles et aux valeurs de l’islam.

Face aux enquêteurs, le prévenu a tenté de minimiser la portée de ses propos, soutenant que certaines vidéos incriminées auraient été coupées et sorties de leur contexte. Une ligne de défense qui n’a toutefois pas convaincu les autorités judiciaires, au regard de la gravité des déclarations tenues et de leur diffusion massive sur les plateformes numériques.

Confronté à l’évidence et à la pression judiciaire, Chico a fini par se confondre en regrets. Il a présenté des excuses publiques à l’ensemble de la communauté musulmane, affirmant ne pas avoir mesuré l’impact et la portée de ses propos. Des excuses tardives qui n’ont pas suffi à infléchir la décision du tribunal.

Avec cette condamnation à un an de prison ferme, l’influenceur voit son avenir immédiat s’assombrir davantage. D’autant plus que la procédure engagée par Sidiki Diabaté suit toujours son cours, laissant planer la perspective de nouvelles poursuites et d’un allongement de sa détention. Cette affaire relance, une fois de plus, le débat sur la responsabilité des influenceurs et l’usage des réseaux sociaux, où la liberté d’expression se heurte aux limites fixées par la loi et le respect des convictions religieuses.

Démantèlement d’un point de vente de drogues aux Almadies : un ressortissant guinéen interpellé avec du kush et du chanvre indien

Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants (Brs) de Dakar ont réalisé une importante saisie de drogues, le 6 janvier dernier, aux Almadies, plus précisément dans la zone de l’ancienne piste. Cette opération a conduit à l’interpellation d’un individu en possession d’une quantité significative de produits prohibés, confirmant l’existence d’un trafic actif dans ce secteur très fréquenté de la capitale.

Selon des informations rapportées par Libération, le mis en cause est nommé Boubacar Diallo. Âgé de 22 ans, de nationalité guinéenne, il s’est présenté aux enquêteurs comme étant maçon. Son arrestation fait suite à l’exploitation d’un renseignement précis faisant état de l’animation d’un réseau de trafic de drogues aux Almadies et dans les environs immédiats.

Sur la base de ces informations, une équipe de la Brs de Dakar a été immédiatement déployée sur le terrain afin de procéder à des opérations de surveillance ciblées. Le dispositif mis en place a permis aux agents d’identifier la cible principale. Celle-ci a été surprise en pleine séance de distribution de drogue, ce qui a conduit les forces de l’ordre à intervenir sans délai.

Lors de son interpellation, Boubacar Diallo était en possession de 66 képas de kush, une drogue de synthèse de plus en plus répandue, ainsi que de six morceaux de chanvre indien. Les policiers ont également saisi un téléphone portable et une somme de 2 500 francs CFA, des éléments susceptibles d’être exploités dans le cadre de l’enquête pour établir d’éventuelles connexions avec d’autres membres du réseau.

Interrogé sur la provenance et la paternité de la drogue saisie, le mis en cause a nié en être le propriétaire. Des dénégations qui n’ont toutefois pas convaincu les enquêteurs, au regard des circonstances de son arrestation et des éléments matériels retrouvés sur lui. L’ensemble des produits prohibés, ainsi que le téléphone portable et l’argent liquide, ont été placés sous scellés pour les besoins de la procédure.

Ministère de l’Énergie : les 44 agents en cessation d’activités prêts à descendre dans la rue

Le conflit social au Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines atteint un nouveau pic. Depuis plus de 20 mois, 44 agents en cessation d’activités dénoncent la « confiscation illégale » de leurs salaires et droits sociaux, une situation qui, selon eux, illustre le fossé grandissant entre les promesses des autorités et la réalité du terrain.

Malgré les engagements institutionnels et les décisions prises au plus haut sommet de l’État, le collectif affirme que leur réintégration reste bloquée par une lenteur administrative jugée incompréhensible. Les travailleurs rappellent notamment le décret de décembre 2024 instituant le Comité de gestion du développement géologique et minier, ainsi que le Pacte social pour une croissance inclusive signé par le Premier ministre Ousmane Sonko le 1er mai 2025. Pour eux, ces textes auraient dû ouvrir la voie à la reprise de leurs activités.

Le Collectif des 44 agents pointe du doigt l’incohérence entre discours officiels et pratiques administratives. Même après les instructions répétées du Président de la République Bassirou Diomaye Faye et l’installation effective du Comité de gestion en octobre 2025, l’administration minière persiste dans une logique de licenciement qu’ils jugent arbitraire. Les réunions de conciliation au Ministère du Travail n’ont jusqu’ici produit aucun résultat concret.

Face à cette impasse, les agents ont décidé de durcir le ton. Une grande marche de protestation est programmée dans les rues de Dakar le vendredi 16 janvier 2026, suivie le jeudi 22 janvier de sit-in simultanés devant toutes les directions régionales des mines. Le collectif insiste : toutes les voies juridiques et citoyennes seront exploitées pour obtenir leur réintégration immédiate.

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