Limogeage de Pape Thiaw : le ministère des Sports exige des clarifications sur l’indemnité de départ

Le limogeage de Pape Thiaw à la tête de l’équipe nationale du Sénégal ouvre désormais un nouveau chapitre, cette fois sur le terrain administratif et financier. Après la décision du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF) de mettre fin à sa collaboration avec le technicien, le ministère de la Jeunesse et des Sports entend faire toute la lumière sur les conséquences financières de cette rupture.

Selon les informations publiées par L’Observateur, les services de la ministre Djirèye Clotilde Coly ont officiellement saisi la Fédération sénégalaise de football afin d’obtenir des précisions sur le montant de l’indemnité qui devra être versée à l’ancien sélectionneur national.

Cette démarche intervient dans un contexte particulier. Le contrat de Pape Thiaw avait été renouvelé au cours de la Coupe du monde 2026, ce qui pourrait entraîner le paiement d’une compensation financière en cas de rupture anticipée. Le ministère souhaite ainsi connaître les engagements pris par la Fédération et mesurer les implications budgétaires de cette décision.

La question a été abordée lors de la rencontre tenue vendredi dernier entre la ministre de la Jeunesse et des Sports et le président de la FSF, Abdoulaye Fall, soit quelques heures avant la réunion du Comité exécutif qui allait officialiser le départ du sélectionneur.

Au cours de cette audience, le président de la Fédération aurait informé la tutelle de la volonté du Comité exécutif de se séparer de Pape Thiaw. Les représentants du ministère lui auraient alors demandé de détailler les conditions financières de cette séparation, notamment le montant de l’indemnité de licenciement prévue par le contrat.

D’après L’Observateur, les réponses apportées par le président de la FSF n’ont pas permis de dissiper les interrogations de l’administration. Le quotidien indique qu’Abdoulaye Fall n’aurait pas été en mesure de fournir des explications suffisamment précises sur les engagements contractuels liant la Fédération au désormais ex-sélectionneur, laissant la réunion s’achever sans véritable clarification.

Cette situation alimente les incertitudes autour de la fin de collaboration entre les deux parties. Entre les clauses du contrat, les responsabilités respectives de la Fédération et du ministère, ainsi que les éventuelles obligations financières, plusieurs zones d’ombre demeurent.

Alors que les autorités sportives souhaitent tourner rapidement la page après la contre-performance des Lions à la Coupe du monde 2026, le dossier Pape Thiaw pourrait désormais se déplacer devant les instances juridiques ou donner lieu à des négociations afin d’éviter un contentieux coûteux.

Crise du football sénégalais : Yoro Mangara appelle à dissoudre la Fédération après le Mondial 2026

Le climat reste particulièrement tendu dans le football sénégalais au lendemain de l’élimination des Lions de la Téranga à la Coupe du monde 2026. Entre accusations, révélations et règlements de comptes qui se multiplient dans l’espace médiatique, la gestion de la Fédération sénégalaise de football continue d’alimenter les débats.

Invité, mardi, de l’émission Radio Foot Internationale, le consultant sportif Yoro Mangara a vivement dénoncé la situation actuelle, estimant que le football national traverse une crise profonde de gouvernance. Selon lui, les polémiques qui se succèdent depuis le retour de la délégation sénégalaise ternissent l’image du pays et mettent en lumière les insuffisances des actuels responsables du football.

Au cours de son intervention, le chroniqueur a rendu hommage à l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, qu’il considère comme l’un des artisans de la stabilité institutionnelle qu’a connue le football sénégalais ces dernières années. Il a rappelé qu’avant son arrivée, la discipline était dirigée par un comité de normalisation, avant la tenue des assises nationales du football qui avaient permis de restructurer la gouvernance de la Fédération.

Pour Yoro Mangara, cette période avait marqué un tournant grâce à une gestion qu’il jugeait plus rigoureuse. À l’inverse, il estime que les dirigeants actuels ne sont pas à la hauteur des défis auxquels est confronté le football sénégalais. « On avait un président qui s’appelait Augustin Senghor, qui avait mis de l’ordre et du sérieux dans le football sénégalais. Aujourd’hui, on a amené des pantins, des rigolos, des gens qui ne comprennent même pas l’enjeu du football et qui sont en train de ridiculiser le pays », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, le consultant a lancé un appel direct au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il estime que les autorités doivent intervenir afin de mettre un terme à la crise qui secoue la Fédération sénégalaise de football.

Selon lui, le chef de l’État devrait envisager le retrait de l’agrément accordé à la Fédération et la dissolution de son instance dirigeante, avant l’organisation de nouvelles élections. Pour appuyer son argumentaire, Yoro Mangara affirme que le Code du sport prévoit la possibilité pour l’État de retirer l’agrément d’une fédération lorsque ses dirigeants commettent des fautes graves.

« Si le président Diomaye m’écoute, je l’appelle à dissoudre cette Fédération et à organiser de nouvelles élections. C’est un agrément que l’État donne à la Fédération et, dans le Code du sport, il est écrit que si les dirigeants du football fautent, l’État peut retirer cet agrément », a-t-il soutenu.

Hommage à Ousmane Tanor Dieng

Tout au long de ma carrière administrative et durant
ma vie sportive il m’a été donné l’opportunité et la chance de croiser beaucoup d’hommes de valeurs dont certains m’ont inspiré et déteint qualitativement sur mes comportements et conduites qui auront prévalu aux titres gloire et considération qui m’ont été amicalement attribués ou décernés.
Jamais homme Cependant n’avait égalé Ousmane Tanor Dieng en qualité et en vertus.
Affable et courtois il avait mieux que quiconque l’art de mettre en confiance et de libérer les énergies positives au profit du groupe .
Il respirait a tout instant une humilité non feinte une perspicacité dans l’approche et l’analyse qui désarçonnaient ses contempteurs les plus coriaces et les ralliaient subrepticement à sa cause ses vues et orientations qui s’imposaient en définitive d’elles-mêmes par la magie de leur cohérence et la pertinence de leur contenu .
Il séduisait par sa capacité de résilience et son sens du pardon qui lui faisaient occulter sans remords les méchancetés et malhonnêtetés humaines gratuites et quotidiennes servies sans état d’âme par des adversaires à court d’arguments et qui le plus souvent lui étaient redevables.
Homme d’organisation et de méthode en temps qu’adepte de Senghor son modèle et héritier de Diouf son mentor Il savait travailler et faire travailler sans relâche pour l’intérêt général dans la joie l’allégresse et l’efficacité .
Visionnaire il possédait le sens de la prévision et le don de l’anticipation ce qui lui octroyait toujours une coudée d’avance sur les autres.
Social il était profondément attaché aux valeurs humaines et épris , en bon socialiste , de justice sociale et de solidarité . Fidèle en amitié et très attentif aux obligations et contraintes y afférentes , la générosité en bandoulière, il lui arrivait souvent de servir dans une discrétion inaccessible, hors de portée , parent militant ami ou simple requérant anonyme .
Élégant et bel homme ,le port sobre mais raffiné ,loyal et débordant de vitalité et d’énergie, inébranlable dans ses convictions toujours droit dans ses bottes comme il aimait lui même à le rappeler, il était attachant à souhait fascinant aux encablures, imposait respect et considération ,suscitait admiration .
Intellectuel au sens étymologique du terme il faisait l’unanimité sur sa qualité de plume son verbe chaloupé et la profondeur de sa pensée.
Diplomate Homme de dialogue et de paix il savait se tenir était fréquentable pour utiliser un terme qu’il affectionnait et qui ajouté à l’extraordinaire capacité d’écoute dont il débordait achevaient la marque des grands hommes dont il fut incontestablement un prototype abouti .
Républicain jusqu’aux bouts des ongles il impressionnait par son extraordinaire capacité motus et bouche cousue à garder les secrets d’état dont il fut dépositaire pendant que d’autres s’en seraient donné à cœur joie pour incommoder ou déstabiliser un adversaire politique gênant alors que certains même s’amuseraient sans conscience à les étaler dangereusement et sans scrupules sur la voie publique.
Les secousses et affres de sa disparition prématurée font encore vibrer de chagrin les cœurs et les esprits .
Mais à dieu nous appartenons à dieu nous retournons .
Mission accomplie cher grand frère .
Repose en paix .
Ousseynou keita

Commercialisation du riz local : le gouvernement accélère la concertation pour mieux écouler la production nationale

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a présidé, ce mercredi 15 juillet 2026, une réunion technique de haut niveau consacrée à la commercialisation du riz local, dans le but de renforcer la compétitivité de cette filière stratégique et d’améliorer l’écoulement de la production nationale. L’information a été rendue publique par le gouvernement à travers sa page Facebook officielle.

Cette rencontre a rassemblé autour de la même table plusieurs membres du gouvernement, des directeurs généraux de structures publiques, des représentants des producteurs de riz, des commerçants, des opérateurs de distribution ainsi que des associations de consommateurs. Cette diversité d’acteurs traduit la volonté des autorités d’adopter une approche concertée pour lever les obstacles qui freinent encore la commercialisation du riz produit au Sénégal.

Au cours des échanges, les participants ont passé en revue les principaux défis auxquels est confrontée la filière, notamment les difficultés d’accès aux marchés, la concurrence du riz importé, les circuits de distribution, ainsi que les mécanismes de fixation des prix. Les discussions ont également porté sur les moyens de renforcer la régulation du marché afin de garantir un meilleur équilibre entre les intérêts des producteurs, des commerçants et des consommateurs.

Les autorités ont insisté sur la nécessité de mettre en place des solutions durables permettant d’assurer un écoulement plus fluide de la production nationale, tout en favorisant une meilleure disponibilité du riz local sur l’ensemble du territoire. L’objectif est également de renforcer la confiance des consommateurs envers le riz sénégalais grâce à une meilleure organisation de la chaîne de commercialisation et à une valorisation accrue de sa qualité.

Cette réunion s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à promouvoir la souveraineté alimentaire et à réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de riz. En améliorant les conditions de commercialisation, l’État entend encourager la production nationale, sécuriser les revenus des riziculteurs et contribuer à la stabilité des prix sur le marché.

Dr Ndéne Mbodji, entre politique et valeurs humaines

La salle était comble ce mercredi à l’occasion de la cérémonie de dédicace des ouvrages du Dr Ndéne Mbodji, directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) et enseignant-chercheur. Devant un public composé d’étudiants, de lecteurs passionnés et de nombreux invités, l’auteur a présenté ses deux ouvrages, Le Sénégal des enlisements et Murmure du cerveau, dans lesquels il partage ses réflexions sur la politique, la société et les valeurs humaines.

Dans son intervention, Dr Mbodji a expliqué que son ambition ne se limitait pas à publier des livres, mais consistait surtout à vulgariser ses écrits afin de susciter un véritable débat citoyen.

« Ces ouvrages s’adressent aux humains, aux lecteurs, à tous ceux qui sont passionnés de lecture », a-t-il déclaré.

Le Sénégal des enlisements : une réflexion sur la gouvernance

Dans Le Sénégal des enlisements, l’auteur porte un regard critique sur le paysage politique sénégalais. Il s’interroge notamment sur la gestion des deniers publics, la perception de la justice et le fonctionnement de la démocratie.

Selon lui, les difficultés auxquelles le pays est confronté trouvent avant tout leur origine dans une crise des valeurs humaines.

« Il faut que nous revenions à l’éducation et à l’orthodoxie dans la gestion des affaires publiques. La politique est une chose excellente, mais elle doit reposer sur des valeurs », a-t-il soutenu.

L’auteur appelle ainsi à un retour au jom sénégalais, à la sincérité et à la solidarité. Il estime que, malgré les aléas que peut connaître une démocratie, celle-ci doit toujours contribuer au renforcement de la cohésion nationale.

Murmure du cerveau : un plaidoyer pour le lien social

Dans son second ouvrage, Murmure du cerveau, Dr Mbodji s’intéresse aux mutations sociales engendrées par les nouvelles technologies. Il regrette l’omniprésence des téléphones portables, qu’il considère comme un facteur d’éloignement entre les individus.

« On parle de réseaux sociaux, mais parfois ce sont des réseaux “associaux”. Chacun est absorbé par son téléphone et personne ne regarde plus l’autre », a-t-il déploré.

À travers cet ouvrage, il plaide pour un retour à la solidarité, à l’entraide et au vivre-ensemble. Face à une solitude grandissante, il estime qu’il est indispensable de reconstruire le tissu social afin de préserver les fondements de la démocratie.

Une pensée centrée sur les valeurs humaines

Au-delà des analyses politiques et sociales, le fil conducteur des deux ouvrages demeure la promotion des valeurs humaines. Pour Dr Ndéne Mbodji, le sabotage, le gaspillage des ressources publiques et le vol ne peuvent conduire qu’à l’échec collectif.

Son message est sans équivoque : « Revenons aux valeurs, revenons à l’éducation, revenons à la solidarité. »

La cérémonie s’est achevée par une séance de dédicaces conviviale au cours de laquelle l’auteur a échangé avec ses lecteurs, réaffirmant sa volonté de voir ses ouvrages nourrir la réflexion citoyenne et contribuer au renforcement du débat démocratique au Sénégal.

Éducation / Kaolack

JOKOO Sénégal/Deutschland célèbre un taux de réussite de 100 % de ses élèves parrainés aux examens de 2026

L’association JOKOO Sénégal/Deutschland enregistre une performance remarquable dans le cadre de son programme de parrainage scolaire. Tous les élèves accompagnés par l’organisation ont réussi les examens nationaux de la session 2026, soit un taux de réussite de 100 %, confirmant ainsi l’impact de son engagement en faveur de l’éducation des enfants issus de familles vulnérables.

« Au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), les huit candidats présentés ont tous été admis. Parmi eux, cinq sont issus de l’École inclusive Serigne Aliou Cissé de SAM Kaolack et trois de l’école Babacar Diop de Bongré.

Les résultats sont également satisfaisants au Baccalauréat, où les deux candidats parrainés par l’association ont obtenu leur diplôme. L’un d’eux, Abdou Aziz Sène, en série S2, s’est particulièrement illustré en décrochant la mention Bien, témoignant de l’excellence de son parcours scolaire », a expliqué Alioune Marone, manager général de l’association.

M. Marone a ajouté que ces performances récompensent les efforts conjoints des élèves, des enseignants, des parents et des partenaires de l’association. Elles illustrent également la pertinence du programme d’accompagnement mis en œuvre par JOKOO Sénégal/Deutschland, qui vise à offrir aux enfants les plus vulnérables les conditions nécessaires à leur réussite scolaire.

Dans un message de félicitations, l’association a salué les nouveaux lauréats ainsi que leurs familles pour leur engagement, leur persévérance et leur détermination. Elle a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de poursuivre son action en faveur de l’accès à une éducation de qualité, tout en renforçant ses initiatives dédiées à l’autonomisation des femmes.

En conclusion, Alioune Marone a souligné que ces excellents résultats viennent conforter la mission de JOKOO Sénégal/Deutschland, qui considère l’investissement dans le capital humain comme un levier essentiel du développement durable et de l’inclusion sociale.

Gouvernance des frontières : Saint-Louis s’aligne sur la nouvelle stratégie nationale pour renforcer la sécurité et le développement

La Commission régionale de gestion des frontières (CRGF) de Saint-Louis a tenu, ce mardi, sa réunion annuelle sous la présidence du gouverneur Al Hassane Sall. Cette rencontre a permis de présenter les nouvelles orientations de l’État en matière de gouvernance des espaces frontaliers et d’adopter le plan d’action régional pour l’année 2026. Les échanges se sont inscrits dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle Politique nationale de gouvernance des frontières, élaborée conformément aux recommandations de l’Union africaine.

À travers cette nouvelle stratégie, les autorités sénégalaises ambitionnent de renforcer la maîtrise des frontières nationales tout en transformant ces espaces en véritables leviers de développement économique, social et de coopération sous-régionale. Selon le professeur Mohamadou Mountaga Diallo, consultant auprès de la Commission nationale de gestion des frontières, la vision retenue fixe un objectif précis à l’horizon 2034 : faire du Sénégal un pays disposant de frontières clairement identifiées, reconnues par tous, sécurisées et favorables au développement durable des territoires frontaliers.

Cette politique nationale repose sur plusieurs piliers stratégiques. Il s’agit notamment de poursuivre les opérations de délimitation et de démarcation des frontières, de renforcer les dispositifs de sécurité, de promouvoir la coopération avec les pays voisins, de stimuler le développement économique et social des localités frontalières, d’améliorer la gestion des flux migratoires et des mobilités humaines, tout en renforçant les capacités des différents acteurs impliqués dans la gouvernance des frontières.

Prenant la parole, le gouverneur Al Hassane Sall a souligné que la région de Saint-Louis occupe une position géostratégique particulière en raison de sa proximité avec la Mauritanie. Cette situation expose le territoire à plusieurs défis majeurs, notamment les trafics illicites, les mouvements migratoires, les échanges commerciaux transfrontaliers ainsi que certaines tensions pouvant naître entre communautés vivant de part et d’autre de la frontière.

Face à ces enjeux, le chef de l’exécutif régional a plaidé pour une approche globale de la sécurité. Selon lui, la protection des frontières ne peut plus se limiter aux seules questions militaires ou policières. Elle doit intégrer les dimensions sanitaire, environnementale, économique et sociale afin de garantir une meilleure résilience des territoires frontaliers. Dans cette perspective, il a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité, de la Police des frontières, des services des Douanes, mais également des structures sanitaires et des services de protection civile.

Le gouverneur a également mis en avant le rôle essentiel des populations et des collectivités territoriales dans la réussite de cette politique. Il estime que la sécurisation durable des frontières passe aussi par l’amélioration des infrastructures de base, l’accès aux services sociaux essentiels et la création d’opportunités économiques susceptibles de renforcer la stabilité des communautés vivant dans ces zones.

Au cours de la rencontre, le professeur Mohamadou Mountaga Diallo est revenu sur les spécificités géographiques de la région de Saint-Louis, qui présente la particularité de disposer de quatre types de frontières. Il s’agit de la frontière aérienne, matérialisée par l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye, de la frontière fluviale avec le fleuve Sénégal, de la frontière maritime donnant sur les eaux partagées avec la Mauritanie et de la frontière terrestre située autour de Gokhou Mbathie.

Il a rappelé que la frontière terrestre entre le Sénégal et la Mauritanie est officiellement délimitée depuis 1971. En revanche, les frontières fluviales et maritimes demeurent encore insuffisamment matérialisées. Leur délimitation effective constitue désormais une priorité pour les autorités, ces espaces étant parfois à l’origine de différends ou de tensions nécessitant un cadre juridique et technique plus précis.

Bassirou Diomaye Faye à Doha pour présenter les condoléances du Sénégal à l’Émir du Qatar

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est rendu ce mercredi au Palais de l’Émir à Doha afin de présenter, au nom du peuple sénégalais, les condoléances officielles du Sénégal à la suite du décès du Père Émir Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani. Par ce déplacement personnel, le chef de l’État a voulu témoigner de l’importance que Dakar accorde aux relations historiques et stratégiques qui l’unissent à l’État du Qatar.

Accueilli par Son Altesse Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, l’actuel Émir du Qatar, le président sénégalais a exprimé sa profonde compassion à l’endroit de la famille régnante ainsi qu’au peuple qatari, saluant la mémoire d’une personnalité qui a marqué durablement l’histoire contemporaine de son pays.

Au cours de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a rendu un vibrant hommage au défunt Père Émir, qu’il a présenté comme un dirigeant visionnaire ayant largement contribué au développement et au rayonnement international du Qatar. Il a également souligné le rôle déterminant joué par Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani dans l’établissement et le renforcement des relations de coopération entre Dakar et Doha, des liens qui se sont consolidés au fil des années dans plusieurs domaines, notamment l’économie, les investissements, le développement, l’éducation et les affaires humanitaires.

Le président de la République a insisté sur la profondeur de l’amitié qui unit les deux États et leurs peuples, rappelant que le Qatar demeure un partenaire privilégié du Sénégal dans de nombreux projets de développement.

En réaffirmant la solidarité du peuple sénégalais envers le Qatar dans cette période de deuil, Bassirou Diomaye Faye a également renouvelé sa volonté de poursuivre et d’intensifier la coopération bilatérale avec les autorités qataries. Il a assuré l’Émir Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani de l’engagement constant du Sénégal à consolider ce partenariat fondé sur la confiance, le respect mutuel et une vision commune de développement.

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Ibrahima Khalil Diouara appelle à privilégier l’intérêt supérieur de la nation

Le président du parti Les Visionnaires Panafricains du Sénégal et de la Diaspora (VIP/SD – Set Guiss Guiss), Ibrahima Khalil Diouara, estime que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, aurait eu intérêt à soutenir la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, au poste de Secrétaire général des Nations unies.

Selon lui, le fait que le chef de l’État ait déclaré ne pas avoir été consulté ni sollicité par Macky Sall ne devait pas constituer un obstacle à un éventuel soutien.

« Un leader ne se mesure pas à ce qu’il reçoit, mais à ce qu’il donne pour l’unité de la nation », a déclaré M. Diouara.

Diplomate et président-directeur général de l’Institut Camerounais des Études Diplomatiques et Stratégiques (ICEDiS), ainsi que de l’Académie Diplomatique de Paris (ADP), il estime qu’un appui à Macky Sall « n’aurait pas été un acte de favoritisme, mais un choix stratégique et visionnaire ».

À ses yeux, une telle démarche aurait adressé « un message fort aux Sénégalais », en démontrant que « l’unité nationale prime sur les rivalités politiques » et que « l’intérêt supérieur de la nation dépasse les considérations personnelles ».

Sur le plan politique, le président de VIP/SD considère qu’un tel soutien aurait renforcé la stature du chef de l’État en illustrant, selon lui, « un leadership ouvert, rassembleur et tourné vers l’avenir ».

Abordant le volet diplomatique, Ibrahima Khalil Diouara affirme qu’un appui officiel à la candidature de Macky Sall aurait également contribué à renforcer l’image du Sénégal sur la scène internationale. Selon lui, une telle position aurait montré « un Sénégal parlant d’une seule voix », susceptible d’accroître son influence au sein des grandes instances internationales et de consolider son rayonnement en Afrique comme dans le monde.

« Un appel, un mot, un geste : voilà comment on devient acteur du monde et non simple spectateur. Un geste de soutien n’efface pas le passé, il construit l’avenir », a-t-il soutenu.

Pour Ibrahima Khalil Diouara, ce soutien aurait également eu une forte portée symbolique, traduisant « la capacité d’un grand leader à dépasser les différends pour servir l’intérêt national ».

En conclusion, il a lancé un appel au président de la République, estimant que le soutien à Macky Sall aurait constitué une occasion de renforcer l’unité nationale et de laisser un héritage durable.

« En levant la main pour Macky Sall, vous auriez montré que la sagesse précède toujours la rancune. Cela aurait été un acte historique, un message adressé au monde et un exemple pour les générations futures », a conclu Ibrahima Khalil Diouara.

Lat Diop obtient un assouplissement de son contrôle judiciaire, mais reste sous bracelet électronique

La Chambre d’accusation financière s’est penchée, ce mercredi, sur la demande introduite par les avocats de Lat Diop visant à obtenir la mainlevée du bracelet électronique auquel leur client est soumis dans le cadre de son contrôle judiciaire. À l’issue de l’examen du dossier, la juridiction a décidé d’assouplir les modalités de cette mesure, sans toutefois y mettre un terme.

Selon les informations rapportées par Seneweb, l’ancien ministre bénéficie désormais d’une plus grande liberté de déplacement. Il est autorisé à circuler dans l’ensemble de la région de Dakar tous les jours entre 5 heures du matin et 21 heures. En revanche, tout déplacement en dehors de la capitale reste soumis à une autorisation préalable des autorités judiciaires compétentes.

Cette décision constitue un allégement des restrictions qui lui étaient jusque-là imposées dans le cadre de sa liberté provisoire avec assignation à domicile. Si la Chambre d’accusation financière n’a pas fait droit à la demande de suppression du bracelet électronique, elle a néanmoins estimé opportun d’adapter les conditions de son contrôle judiciaire.

Pour rappel, Lat Diop avait obtenu une liberté provisoire après plusieurs mois de détention, tout en demeurant placé sous surveillance électronique. Contestant cette mesure, son collectif d’avocats, composé notamment de Cheikh Amadou Ndiaye, Alioune Badara Fall et de leurs confrères, avait saisi la Chambre d’accusation financière afin d’obtenir sa levée, estimant que les garanties de représentation de leur client étaient suffisantes.

Dépôt officiel d’une plainte pour diffamation contre Ousmane Sonko

Touba (Sénégal) – Le Collectif des petits-fils et disciples de Serigne Touba a annoncé, ce mercredi, avoir officiellement déposé une plainte pour diffamation contre Ousmane Sonko. Selon un communiqué signé par Serigne Saliou Bousso, cette démarche n’est pas dirigée contre une personne à titre individuel, mais vise à « défendre l’honneur de Touba, préserver sa réputation et faire triompher la vérité ».

Dans sa déclaration, le Collectif rappelle que la liberté d’expression, principe fondamental dans un État de droit, doit s’exercer dans le respect de la dignité d’autrui. « Toutefois, cette liberté s’accompagne de la responsabilité de ne pas porter atteinte à la dignité d’autrui par des propos diffamatoires », souligne le communiqué.

Le Collectif affirme avoir « pleinement confiance en la justice » et dit s’en remettre aux autorités judiciaires afin qu’elles « accomplissent leur travail en toute indépendance ». Il réaffirme, par ailleurs, son attachement aux valeurs de respect, de responsabilité et de paix.

Dans un appel au calme, Serigne Saliou Bousso remercie les nombreux soutiens exprimés à l’égard du Collectif et invite les populations à éviter les insultes, les rumeurs et toute forme de tension, afin de permettre à la justice d’établir les faits « en toute sérénité ».

TEMPÊTE À TOUBA

Ousmane Sonko visé par la colère de descendants de la ville sainte

Par Aly Saleh

Le collectif « Ndono Mak Gni », regroupant des descendants de Serigne Touba, a annoncé son intention de déposer une plainte contre le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef, Ousmane Sonko, à la suite de déclarations dans lesquelles il a affirmé que des fonds détournés sous l’ancien régime avaient été dissimulés à Touba. Pour les membres du collectif, ces propos portent atteinte à l’image et à la dignité de la ville sainte. Le ministre des Transports, Abdoul Ahad Ndiaye, a également dénoncé des déclarations qu’il juge irrespectueuses à l’égard du mouridisme. Toutefois, une éventuelle procédure judiciaire pourrait se heurter à l’immunité parlementaire dont bénéficie Ousmane Sonko.

Une déclaration qui suscite une vive polémique

Tout est parti d’un rassemblement politique organisé dans le bassin de Mbacké-Touba. Devant ses partisans, Ousmane Sonko a déclaré que d’anciens directeurs généraux de l’ère Macky Sall avaient « déversé » de « l’argent volé » à l’État dans la ville sainte de Touba.

Ces propos ont suscité de vives réactions au sein de la communauté mouride. Des dignitaires religieux et plusieurs responsables politiques locaux estiment qu’ils reviennent à assimiler Touba à un lieu de recel ou de blanchiment d’argent. Refusant que l’image de la cité fondée par Cheikh Ahmadou Bamba soit associée à de telles pratiques, le collectif « Ndono Mak Gni » a annoncé le dépôt prochain d’une plainte devant la justice.

Invité de la TFM, le ministre des Transports, Abdoul Ahad Ndiaye, a vivement critiqué les déclarations d’Ousmane Sonko, estimant que l’évocation de « l’argent sale à Touba » constitue « un manque de respect inacceptable » envers le mouridisme. Il a également relevé l’absence de plusieurs autorités locales lors de la visite du leader de Pastef, y voyant un signe de désapprobation.

Les enjeux juridiques face à l’immunité parlementaire

Sur le plan juridique, les conseils du collectif envisagent d’engager une procédure reposant principalement sur deux axes.

Le premier concerne les qualifications pénales susceptibles d’être retenues. La plainte pourrait notamment invoquer la diffamation ou d’autres infractions prévues par la législation en vigueur, selon les arguments développés par les plaignants. Ces derniers estiment que les déclarations d’Ousmane Sonko portent atteinte à l’honneur de la communauté et sont susceptibles de troubler l’ordre public.

Le second porte sur la recevabilité de l’action. Deux obstacles majeurs pourraient toutefois se présenter. D’une part, la question de l’intérêt à agir, les propos visant la ville de Touba dans son ensemble plutôt que des personnes nommément désignées. D’autre part, le statut d’Ousmane Sonko. En sa qualité de député et de président de l’Assemblée nationale, il bénéficie de l’immunité parlementaire pour les opinions émises dans l’exercice de ses fonctions, selon les conditions prévues par la Constitution. Toute procédure nécessitant la levée de cette immunité supposerait un vote de l’Assemblée nationale, une hypothèse qui paraît peu probable au regard de la majorité dont dispose Pastef.

Une portée avant tout politique et symbolique

Au-delà de son éventuelle issue judiciaire, cette initiative revêt une forte portée politique et symbolique. Elle pourrait illustrer des tensions entre une partie de la communauté mouride et le président de l’Assemblée nationale.

Qu’elle aboutisse ou non, la plainte annoncée par « Ndono Mak Gni » contribue à déplacer le débat du terrain politique vers le terrain judiciaire. Pour le collectif, il s’agit de défendre l’image de Touba et de rappeler que la réputation de la ville sainte constitue, à ses yeux, une ligne rouge qui ne saurait être franchie. De son côté, Ousmane Sonko n’a, à ce stade, pas réagi publiquement à l’annonce de cette initiative judiciaire.

Dakar accueille un panel de haut niveau pour plaider en faveur d’une gouvernance mondiale de la santé plus équitable

Dakar est depuis ce mardi le théâtre d’une importante rencontre internationale consacrée à l’avenir de la gouvernance mondiale de la santé. Des experts, décideurs et représentants d’institutions venus de plusieurs pays d’Afrique et d’Asie se réunissent dans la capitale sénégalaise afin de réfléchir aux moyens de garantir aux pays africains et aux autres nations en développement un accès plus juste aux financements internationaux de la santé, aux vaccins, aux traitements et aux outils de diagnostic.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans un contexte marqué par les enseignements de la pandémie de Covid-19, qui a mis en lumière les profondes inégalités dans la distribution des vaccins et l’accès aux ressources sanitaires à l’échelle mondiale. Les participants entendent ainsi élaborer des recommandations communes qui seront soumises aux principales instances internationales de décision, notamment l’Assemblée mondiale de la santé, le Fonds mondial et l’Alliance Gavi.

Au cœur des discussions figure la nécessité de renforcer la place des pays africains et des autres pays en développement dans les mécanismes de gouvernance mondiale de la santé. Les experts estiment que ces États doivent être davantage associés aux processus de décision afin de mieux défendre leurs priorités sanitaires et d’obtenir un accès plus équitable aux innovations médicales ainsi qu’aux financements destinés à renforcer leurs systèmes de santé.

Administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, Ibrahima Sossé Fall a expliqué que les travaux portent sur une réforme de l’architecture mondiale de la santé permettant une meilleure prise en compte des réalités des pays du Sud. Selon lui, l’objectif est de favoriser un accès plus équitable aux outils de diagnostic, à la prise en charge des patients, aux traitements et aux vaccins, tout en réformant les mécanismes de financement afin qu’ils répondent davantage aux besoins des populations des pays en développement.

Il a également souligné que le choix de l’Institut Pasteur de Dakar pour accueillir cette rencontre n’est pas fortuit. L’établissement sénégalais s’est progressivement imposé comme un acteur majeur de la sécurité sanitaire sur le continent africain grâce à ses capacités de surveillance épidémiologique, de détection des virus responsables de maladies émergentes et de développement de contre-mesures médicales.

Ibrahima Sossé Fall a notamment rappelé que l’institut ambitionne aujourd’hui de devenir un véritable institut africain de santé mondiale. Il a mis en avant les avancées réalisées dans la recherche biomédicale, citant en particulier le développement du premier test de diagnostic rapide de la rougeole, présenté comme une première mondiale, ainsi que les efforts engagés dans la production de vaccins et d’autres outils de lutte contre les maladies infectieuses.

Les travaux devront aboutir à l’élaboration d’un rapport contenant des propositions concrètes pour réformer la gouvernance mondiale de la santé. Ces recommandations seront portées auprès des grandes organisations internationales afin d’influencer les futures politiques de financement et de répartition des ressources sanitaires.

Pour les organisateurs, cette rencontre représente également une opportunité pour les pays africains et asiatiques d’harmoniser leurs positions et de parler d’une seule voix dans les grandes négociations internationales. Ibrahima Sossé Fall estime qu’une telle démarche est indispensable pour rééquilibrer les rapports de force et permettre aux pays du Sud de peser davantage dans les décisions qui concernent la santé mondiale.

Localisation des ODD : à New York, Moussa Bala Fofana présente les réformes territoriales du Sénégal et son ambition pour la Vision 2050

Le Sénégal a réaffirmé son engagement en faveur d’une mise en œuvre territoriale des Objectifs de Développement Durable (ODD) lors de la Réunion annuelle de la Plateforme de Partenariat sur la localisation des ODD, tenue ce 14 juillet à New York. Représentant le gouvernement sénégalais, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Bala Fofana, a exposé les principales avancées réalisées par le pays dans le domaine de la territorialisation des politiques publiques, tout en partageant les ambitions du Sénégal en matière de développement local durable.

Cette rencontre internationale, coorganisée par ONU-Habitat et le Gouvernement italien, a réuni des ministres, des responsables d’institutions internationales ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers. Elle constitue un cadre de concertation destiné à renforcer la coopération entre les États, les collectivités territoriales et les organisations internationales afin d’accélérer l’intégration des ODD dans les politiques publiques locales.

Prenant la parole devant les participants, Moussa Bala Fofana a salué les efforts d’ONU-Habitat, de la Coalition Local2030, du Gouvernement italien et de l’ensemble des partenaires mobilisés autour de cette initiative. Il a souligné que cette plateforme représente un espace privilégié de dialogue, d’échange d’expériences et de coopération, permettant aux pays de transformer les engagements internationaux en actions concrètes au bénéfice des populations.

Le ministre a profité de cette tribune pour dresser un état des lieux des progrès accomplis par le Sénégal depuis l’adoption, en décembre 2025, du Cadre national de localisation des ODD. Selon lui, cette feuille de route a permis de poser les bases d’une gouvernance multiniveaux associant les différents ministères, les collectivités territoriales ainsi que les partenaires techniques et financiers autour d’une vision commune du développement territorial.

Parmi les réalisations mises en avant figure la première Revue Locale Volontaire conduite dans la ville de Pikine. Cet exercice, destiné à mesurer la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable au niveau local, constitue une étape importante dans le suivi des politiques publiques territoriales et dans l’évaluation des progrès réalisés par les collectivités.

Le ministre a également annoncé l’élaboration des Schémas Directeurs Territoriaux, des documents stratégiques qui serviront de base à la révision du Plan National d’Aménagement du Territoire. Cette démarche vise à mieux organiser le développement des différentes régions du pays, à réduire les disparités territoriales et à assurer une répartition plus équilibrée des investissements publics.

Sur le plan financier, Moussa Bala Fofana a révélé que près de trois millions de dollars américains ont été mobilisés pour la mise en place d’un mécanisme intégré de financement territorial en Casamance. Ce dispositif doit permettre d’accompagner les collectivités de cette région dans la réalisation de projets de développement répondant aux priorités locales, tout en renforçant leur autonomie financière.

Le responsable sénégalais a également insisté sur les deux grandes réformes institutionnelles actuellement portées par son département. Il s’agit, d’une part, de l’Acte IV de la Décentralisation, présenté comme une étape décisive pour rapprocher davantage l’action publique des citoyens et renforcer les compétences des collectivités territoriales. D’autre part, il a évoqué la réforme des pôles territoires, destinée à améliorer la coordination entre les différents acteurs du développement local et à renforcer la cohérence des politiques publiques à l’échelle des territoires.

Selon Moussa Bala Fofana, ces réformes traduisent la volonté des autorités sénégalaises de construire des territoires plus compétitifs, plus résilients et plus inclusifs, en parfaite cohérence avec les ambitions de la Vision Sénégal 2050, qui place l’aménagement équilibré du territoire et le développement local au cœur de la transformation économique et sociale du pays.

Kaolack : l’ASC Nataangué rend un hommage symbolique à son parrain Djidiack Faye

Les 72 heures de l’ASC Nataangué de Darou Ridwane, dans la commune de Kaolack, se sont achevées dans une ambiance de fête, de civisme et de fair-play. Placée sous le signe de la citoyenneté et de la promotion du sport, cette manifestation a été marquée par une journée de nettoyage, un tournoi de football ainsi qu’un hommage rendu au parrain de l’édition, Djidiack Faye.

Dans un message de remerciement, le parrain a exprimé sa profonde gratitude aux responsables de l’ASC Nataangué pour la confiance placée en sa personne. Il s’est dit particulièrement honoré d’avoir été choisi pour accompagner cette initiative, qui met en avant les valeurs de solidarité, de responsabilité citoyenne et de cohésion sociale.

Le point d’orgue de la cérémonie de clôture a été la remise d’un portrait représentant le parrain aux côtés du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Un geste symbolique que Djidiack Faye a qualifié de marque de reconnaissance et d’encouragement à poursuivre son engagement en faveur de la jeunesse et du développement local.

Au-delà de la compétition sportive, les organisateurs ont voulu faire de ces 72 heures un véritable cadre de sensibilisation et de mobilisation communautaire. La journée de nettoyage citoyen a permis d’impliquer les habitants dans l’amélioration de leur cadre de vie, tandis que le tournoi de football a favorisé le brassage entre les jeunes et renforcé les liens de fraternité.

Djidiack Faye a salué l’engagement des membres de l’ASC Nataangué ainsi que la forte mobilisation des habitants de Darou Ridwane. Il a également félicité les organisateurs, les équipes participantes et l’ensemble des bénévoles pour la réussite de cette édition.

En conclusion, le parrain a lancé un appel à poursuivre cette dynamique, estimant que le sport constitue un puissant levier d’éducation, de citoyenneté et de développement. Il a invité la jeunesse à continuer de servir sa communauté et la Nation avec responsabilité, patriotisme et esprit de solidarité.

Sécurité : plus de 600 policiers et gendarmes mobilisés à Dakar, 213 personnes interpellées lors d’une vaste opération conjointe

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a supervisé une importante opération de sécurisation menée dans plusieurs secteurs de Dakar par la Police nationale, en coordination avec la Gendarmerie nationale. Cette intervention d’envergure, organisée dans le cadre du renforcement de la sécurité des personnes et des biens, traduit la volonté des autorités de poursuivre la lutte contre toutes les formes d’insécurité à travers des actions conjointes et régulières.

Le ministre était accompagné du Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, le Général de Division Martin Faye, ainsi que du Directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général de Police Mame Seydou Ndour. Leur présence sur le terrain a permis de suivre le déroulement des opérations et d’encourager les unités engagées.

Pour cette mission, plus de 600 éléments des forces de défense et de sécurité ont été déployés. Les effectifs étaient appuyés par un important dispositif logistique comprenant des véhicules d’intervention et des drones de surveillance destinés à renforcer l’efficacité des contrôles et à couvrir les zones considérées comme sensibles.

Au terme des différentes opérations de contrôle, 213 personnes ont été interpellées pour diverses infractions ou dans le cadre d’enquêtes. Les forces de sécurité ont procédé à l’arrestation de 130 individus pour vérification d’identité, tandis que 22 autres ont été interpellés pour nécessité d’enquête. Vingt-et-une personnes ont été arrêtées pour ivresse publique et manifeste et seize autres pour vagabondage.

Les interventions ont également conduit à l’interpellation de six individus pour détention de produits cellulosiques et de deux personnes pour détention d’armes blanches. Trois suspects ont été arrêtés pour des atteintes aux biens, notamment des faits de vol simple, de vol de nuit avec moyen roulant et d’abus de confiance. S’agissant des atteintes aux personnes, deux individus ont été placés en garde à vue pour coups et blessures volontaires, menaces de mort et injures publiques. Une autre personne a été interpellée pour un acte contre nature commis sur une personne déficiente.

La lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants a également occupé une place importante dans cette opération. Onze personnes ont été arrêtées dans le cadre de plusieurs affaires liées aux drogues. Les forces de sécurité ont notamment interpellé trois personnes pour offre et cession de chanvre indien avec une saisie de 100 grammes de produit. Deux autres ont été arrêtées pour détention et usage de chanvre indien, avec huit cornets saisis. Trois individus ont été appréhendés en possession de kush, tandis qu’un trafiquant a été arrêté avec onze plaquettes d’ecstasy et un joint. Une dernière personne a été interpellée en possession de sept boules de haschich.

Sur le plan de la sécurité routière, les contrôles ont permis de relever de nombreuses infractions au Code de la route. Les forces de l’ordre ont saisi 382 pièces d’identification, procédé à la mise en fourrière de 32 véhicules et immobilisé 61 motos.

À l’issue de cette vaste opération, Mouhamadou Makhtar Cissé a salué le professionnalisme, la discipline et la parfaite complémentarité entre les policiers et les gendarmes. Il a réaffirmé que ce type d’opérations conjointes sera régulièrement renouvelé afin de renforcer durablement la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre a également lancé un appel aux populations, les invitant à collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité. Il a rappelé que la sécurité est une responsabilité collective qui ne peut être assurée efficacement qu’à travers une coopération étroite entre les citoyens, la Police nationale et la Gendarmerie nationale. Enfin, il a exhorté les éléments engagés à poursuivre leurs missions avec rigueur, professionnalisme et sang-froid, tout en veillant au strict respect des lois de la République et des droits humains.

Assemblée générale de la Convergence syndicale des travailleurs de la Senelec : une mobilisation historique

Dakar, mardi 14 juillet – La Direction générale de la Senelec a été le théâtre d’une forte mobilisation des agents, ce mardi, à l’occasion de l’assemblée générale de la Convergence syndicale des travailleurs. Arborant des brassards rouges, les employés ont affiché leur détermination et leur unité dans une ambiance empreinte de ferveur syndicale.

Tous les secrétaires généraux des organisations syndicales, y compris ceux venus des différentes régions du pays, ont pris part à cette rencontre, lui conférant une dimension nationale. Cette assemblée générale a constitué un moment fort pour les travailleurs, qui attendaient avec impatience les conclusions des discussions engagées avec le ministère de l’Énergie.

En effet, une délégation de la Convergence syndicale s’était rendue au ministère afin de défendre les revendications des agents auprès du ministre de l’Énergie et de ses collaborateurs. À l’issue de ces échanges, une avancée concrète a été annoncée lors de l’assemblée générale : le président de la République a demandé que les travailleurs formulent clairement leurs attentes concernant la prime annuelle, en particulier les modalités de sa répartition, qui devra être juste et équitable.

Les organisations syndicales se sont engagées à transmettre leurs propositions dans un délai de 24 heures, afin de favoriser un règlement rapide de la situation.

Selon les représentants des travailleurs, cette prime est le fruit des efforts et des sacrifices consentis par les agents de la Senelec. Adossée aux résultats bénéficiaires annuels de l’entreprise, elle constitue une reconnaissance des performances réalisées par le personnel, dont la contribution participe au développement économique, social et environnemental du Sénégal.

Le ministère des Sports impose le silence à la FSF après les scandales du Mondial 2026

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a décidé de reprendre la main dans la gestion de la crise qui secoue le football sénégalais depuis l’élimination des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026. Dans un communiqué publié ce mardi 14 juillet, le département dirigé par les autorités sportives a ordonné à la Fédération sénégalaise de football (FSF) de mettre un terme immédiat à toute communication publique en lien avec les controverses ayant marqué le parcours de la sélection nationale.

Le ministère demande ainsi à la FSF de « cesser immédiatement toutes les interventions, déclarations et sorties médiatiques » portant sur les différents scandales qui ont alimenté le débat public ces derniers jours. Selon les autorités, cette décision vise à préserver l’image du Sénégal sur la scène internationale et à éviter que les polémiques ne continuent de ternir la réputation du football national.

Dans son communiqué, le ministère estime que les échanges contradictoires entre responsables, membres de l’encadrement technique et autres acteurs du football n’ont fait qu’accentuer les tensions. Il considère que ces prises de parole successives nourrissent une polémique jugée contre-productive, au moment où le pays doit plutôt tirer les enseignements de son parcours mondialiste.

Les autorités assurent également que l’État entend assumer pleinement ses responsabilités. Elles annoncent la réalisation d’un bilan complet et rigoureux de la participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026 afin d’établir les responsabilités, d’évaluer les dysfonctionnements et de proposer les réformes nécessaires pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

L’élimination des Lions de la Teranga reste l’un des épisodes les plus douloureux de cette campagne. Le 1er juillet 2026, en huitième de finale face à la Belgique, le Sénégal semblait pourtant se diriger vers une qualification historique après avoir pris deux buts d’avance. Mais les Belges ont réussi une spectaculaire remontée dans les dernières minutes du temps réglementaire avant de s’imposer 3 buts à 2 après les prolongations, mettant brutalement fin au rêve sénégalais.

Depuis cette désillusion, les révélations et les accusations se sont multipliées autour de la gestion de l’équipe nationale. Le sélectionneur Pape Thiaw ainsi que l’ensemble de son staff ont été limogés, tandis que plusieurs dysfonctionnements présumés ont été évoqués dans la presse. Parmi eux figurent notamment un supposé scandale sexuel qui aurait éclaté au sein de la tanière des Lions durant leur séjour aux États-Unis, une affaire qui a largement alimenté les débats sans qu’aucune conclusion officielle n’ait encore été rendue publique.

La crise a pris une nouvelle dimension avec la sortie médiatique du président de la FSF, Abdoulaye Fall, qui a remis en cause les compétences du médecin de l’équipe nationale, le Dr Abdourahmane Fédior. Ce dernier a vivement contesté ces déclarations, les qualifiant de diffamatoires, avant d’annoncer son intention de saisir la justice afin de défendre son honneur et sa réputation professionnelle.

Doha : Macky Sall rencontre Karim Wade en marge de sa visite de condoléances au Qatar

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, s’est entretenu ce mardi 14 juillet 2026 à Doha avec Karim Wade, ancien ministre d’État et fils de l’ancien président Abdoulaye Wade. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans la capitale qatarie, intervient dans un contexte marqué par le déplacement de l’ex-chef de l’État sénégalais au Qatar pour présenter ses condoléances à la famille régnante.

Macky Sall avait effectué le voyage à Doha à la suite du décès de l’ancien Émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, survenu le dimanche 12 juillet 2026. Figure majeure de l’histoire contemporaine du Qatar, l’ancien souverain est largement reconnu pour avoir joué un rôle déterminant dans la transformation économique et diplomatique de son pays. Son décès a suscité de nombreuses réactions de dirigeants et d’anciens chefs d’État à travers le monde.

C’est en marge de cette visite de condoléances que Macky Sall a rencontré Karim Wade, installé au Qatar depuis plusieurs années. Si le contenu de leurs échanges n’a pas été rendu public, cette entrevue entre deux personnalités influentes de la scène politique sénégalaise ne manque pas de susciter l’attention.

Cette rencontre intervient dans un contexte politique particulier au Sénégal, marqué par une recomposition du paysage politique et par les préparatifs de plusieurs échéances nationales et internationales. Macky Sall, qui a récemment annoncé son retour au Sénégal dans le cadre de consultations liées à sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, poursuit parallèlement ses activités diplomatiques et ses échanges avec plusieurs acteurs politiques.

Karim Wade, de son côté, demeure une figure importante du Parti démocratique sénégalais (PDS). Bien qu’éloigné du Sénégal depuis plusieurs années, il continue d’exercer une influence sur la vie politique de son parti et reste au centre des réflexions stratégiques de cette formation.

SÉNÉGAL 2026 : L’OR NOIR COULE À FLOTS, MAIS LA JEUNESSE RESTE À SEC

Par Aly Saleh

Alors que les plateformes offshore de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim propulsent la croissance nationale à des niveaux historiques en ce mois de juillet 2026, la réalité sociale sénégalaise présente un visage préoccupant. Entre l’explosion des recettes fiscales et un taux de chômage des jeunes qui frôle les 23 %, le pays est confronté au plus grand défi de son histoire économique récente : transformer la rente des hydrocarbures en emplois durables pour sa jeunesse.

D’un côté, des milliards de francs CFA s’accumulent dans les caisses de l’État ; de l’autre, une jeunesse désœuvrée continue de scruter l’horizon. C’est le grand paradoxe sénégalais. Alors que les exportations de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié (GNL) tournent à plein régime, les derniers rapports de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) font l’effet d’une douche froide : plus d’un jeune sur trois est aujourd’hui sans emploi, sans études ni formation. Enquête sur un boom énergétique qui peine encore à produire ses effets sur le plan social.

Grand large pour l’économie, surplace pour le quotidien

Sur le papier, le Sénégal a changé de dimension. Le pétrole brut de Sangomar a détrôné l’or pour devenir le premier produit d’exportation du pays, injectant plus de 200 milliards de FCFA par mois dans l’économie. Jamais le déficit budgétaire national n’avait été aussi faible. Pourtant, dans les rues de Dakar, de Thiaroye ou de Saint-Louis, cette euphorie macroéconomique ne se traduit pas dans le quotidien des populations.

Au cœur de notre infographie de Une, le grand écart sénégalais saute aux yeux : d’un côté, la courbe verte des exportations pétrolières dépasse les 200 milliards de FCFA par mois ; de l’autre, la courbe rouge du chômage élargi reste figée à un niveau critique de 22,9 %, illustrant deux réalités parallèles qui peinent encore à se rejoindre.

« Nous assistons à une croissance sans création massive d’emplois, ce qui constitue l’un des symptômes classiques d’une économie de rente », analyse le Dr Ama Diallo, enseignant-chercheur. Il poursuit : « Le pétrole enrichit l’État, mais il ne remplit pas le panier de la ménagère dans la banlieue dakaroise. »

C’est toute la limite de l’industrie extractive : elle génère des revenus considérables, mais crée relativement peu d’emplois directs. Un constat d’autant plus préoccupant que le gouvernement mène une politique de souveraineté visant à renégocier les contrats avec les compagnies pétrolières afin d’accroître les retombées nationales. Mais des finances publiques mieux alimentées ne suffisent pas, à elles seules, à créer des centaines de milliers d’emplois.

L’impasse des « NEET » : une bombe sociale à retardement

Pendant que les méthaniers quittent les côtes sénégalaises chargés de GNL, la détresse sociale continue de s’enraciner. Les statistiques sont sans appel : plus de 35 % des jeunes Sénégalais sont aujourd’hui classés parmi les « NEET » (Not in Employment, Education or Training), c’est-à-dire sans emploi, sans études ni formation.

Un second schéma met en évidence le déséquilibre entre l’offre et la demande de compétences. D’un côté, près de 70 % des diplômés sont issus des filières de sciences humaines et de gestion ; de l’autre, les besoins du secteur offshore portent essentiellement sur des profils hautement qualifiés dans les métiers techniques, tels que la soudure de haute précision, la mécanique industrielle ou l’ingénierie.

« Beaucoup de jeunes pensaient que l’exploitation du gaz allait tout régler du jour au lendemain », regrette Fatima Ba, spécialiste des politiques de l’emploi à Dakar. Elle ajoute : « La réalité est qu’une plateforme offshore recrute quelques centaines d’ingénieurs très spécialisés, et non des milliers de diplômés en lettres. Sans une profonde réforme de la formation professionnelle, les frustrations risquent de s’accentuer. »

Dans le même temps, les secteurs traditionnels, notamment la pêche artisanale et l’agriculture, fragilisés par de multiples crises, ne parviennent plus à absorber la croissance démographique. Pour de nombreux jeunes, la pirogue en direction des îles Canaries demeure, hélas, une alternative au manque de perspectives.

Le pari du Gas-to-Power : transformer la rente en industrie

Face à cette situation, les autorités n’ont plus droit à l’erreur. Pour éviter le « syndrome hollandais », qui voit les richesses issues des ressources naturelles affaiblir les autres secteurs de l’économie, le gouvernement mise sur la stratégie du Gas-to-Power.

L’objectif est clair : utiliser le gaz produit localement pour réduire durablement le coût de l’électricité. Une énergie plus compétitive permettrait d’attirer des industries manufacturières, des usines textiles, des unités agroalimentaires et d’autres investissements créateurs d’emplois.

Le développement de ce tissu industriel apparaît comme la meilleure voie pour absorber une partie importante de la main-d’œuvre jeune. Parallèlement, le renforcement des exigences en matière de contenu local devrait favoriser le transfert de technologies, tout en soutenant la création de véritables centres de formation technique, notamment à Saint-Louis et à Diamniadio.

Le verdict du terrain

Le Sénégal de 2026 ne pourra durablement se satisfaire des seules promesses de l’offshore. Le véritable succès de cette transition énergétique ne se mesurera ni au nombre de barils extraits ni au volume de gaz exporté, mais à la capacité de l’État à transformer cette richesse en emplois, en usines, en centres de formation et en investissements productifs, notamment dans l’agriculture et l’industrie.

L’avenir de toute une génération, tout comme la stabilité sociale du pays, dépendra de cette capacité à faire de la rente pétrolière un véritable levier de développement inclusif.

Aly Saleh

Kaolack : 7 787 candidats, 55 centres et un dispositif renforcé pour des examens sans incident

Le lancement des épreuves d’examen dans le département de Kaolack s’est déroulé dans un climat de sérénité. À l’issue d’une visite de terrain effectuée dans plusieurs centres, le préfet du département et l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack-Commune ont exprimé leur satisfaction quant à l’organisation des examens, saluant la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués.

Le préfet a indiqué que cette tournée avait pour principal objectif de s’assurer des bonnes conditions de déroulement des épreuves et de constater la présence effective de tous les intervenants. Les échanges avec les présidents de jury, les surveillants, les candidats, les équipes pédagogiques, les associations de parents d’élèves ainsi que les forces de défense et de sécurité ont confirmé que les examens se tiennent dans de bonnes conditions.

« Nous avons constaté un engagement remarquable des autorités administratives et académiques, des forces de défense et de sécurité ainsi que de tous les partenaires du système éducatif. Nous souhaitons que cette dynamique se poursuive jusqu’à la fin des épreuves », a déclaré Étienne Antoine Lopy, préfet adjoint de Kaolack.

Cette année, le département de Kaolack compte 7 787 candidats, répartis dans 55 centres d’examen et 58 jurys, dont 3 668 filles et 4 119 garçons. Une évolution statistique a particulièrement retenu l’attention des autorités : les garçons sont, pour la première fois depuis plusieurs années, légèrement plus nombreux que les filles.

Pour le préfet, cette tendance constitue un signal encourageant, même si elle mérite d’être analysée avec davantage de recul. Il a toutefois attiré l’attention sur le décrochage scolaire qui touche encore de nombreux jeunes garçons, souvent attirés très tôt par les activités du secteur informel, les centres de formation de football ou encore le transport à moto.

Il a ainsi invité les parents à privilégier la scolarisation de leurs enfants, estimant que l’école demeure le socle indispensable de toute réussite professionnelle et sociale.

De son côté, l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack-Commune, Amadou Dia, a apporté des précisions sur les enjeux liés à la scolarisation des filles. Selon lui, si les effectifs montrent aujourd’hui un léger avantage en faveur des garçons, la question du maintien des filles dans le système éducatif reste une priorité nationale.

Il a rappelé qu’une part importante des filles quitte encore l’école avant d’atteindre le collège ou le lycée, malgré les nombreuses stratégies mises en place par le ministère de l’Éducation nationale pour favoriser leur maintien et leur réussite.

L’IEF a également assuré que toutes les dispositions organisationnelles avaient été prises avant le démarrage des examens grâce aux réunions préparatoires organisées avec les différents jurys. Les inspecteurs sont déployés sur l’ensemble du département afin d’assurer un suivi permanent, tandis que les premiers rapports font état d’un déroulement satisfaisant des épreuves.

Abordant la question des candidats dépourvus d’acte de naissance, Amadou Dia a souligné une baisse progressive de ce phénomène grâce aux efforts conjoints des services de l’État. Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les collectivités territoriales, les juridictions et les services administratifs afin que chaque enfant puisse disposer d’un acte d’état civil.

Enfin, les autorités ont assuré avoir anticipé les éventuels désagréments liés à l’hivernage. Des centres de secours ont été identifiés à l’issue des réunions de coordination présidées par le gouverneur et le préfet. En cas d’inondation ou d’inaccessibilité d’un centre d’examen, les candidats pourront être redéployés rapidement afin de garantir la continuité des épreuves dans les meilleures conditions.

Macky Sall annonce son retour au Sénégal pour des consultations autour de sa candidature à l’ONU

L’ancien président de la République, Macky Sall, effectuera un retour au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026 dans le cadre des consultations diplomatiques liées à sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’annonce a été faite à travers un communiqué publié ce mardi 14 juillet.

Selon le document, cette visite sera essentiellement consacrée à une rencontre avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cet entretien s’inscrit dans le processus de consultations que mène l’ancien chef de l’État auprès des autorités nationales et des différentes parties prenantes, dans la perspective de sa candidature à la tête de l’organisation internationale.

Dans son communiqué, Macky Sall a exprimé sa gratitude à l’endroit des autorités religieuses et coutumières du Sénégal, ainsi qu’à l’ensemble des citoyens qui lui ont adressé des messages de soutien depuis l’annonce de sa candidature. Il a salué les nombreuses prières, marques de solidarité et encouragements reçus, qu’il considère comme un témoignage de confiance et d’attachement.

L’ancien président précise toutefois que ce déplacement sera de courte durée. En raison d’un agenda international qu’il qualifie de « particulièrement chargé », il indique qu’il quittera Dakar immédiatement après son audience avec le chef de l’État afin de poursuivre ses engagements à l’étranger.

Macky Sall annonce néanmoins son intention de revenir prochainement au Sénégal pour un séjour plus long. À cette occasion, il prévoit de rencontrer ses militants, ses sympathisants ainsi que les différentes composantes de sa famille politique, dans un contexte où sa candidature à la tête de l’ONU continue de susciter de nombreuses réactions sur la scène nationale et internationale.

Senelec : la CSTS suspend son mouvement après l’ouverture d’un dialogue avec les autorités

La Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec (CSTS) a décidé de suspendre son mot d’ordre de mobilisation, lancé le lundi 13 juillet 2026, à la suite de l’ouverture de discussions avec les autorités gouvernementales et la direction générale de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec). Cette décision marque une volonté d’apaiser les tensions sociales qui se sont installées autour de la contestation liée à la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire (PRAB).

Réuni en assemblée, le cadre unitaire regroupant les différentes organisations syndicales de l’entreprise, dont le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Électricité (SUTELEC), a choisi de privilégier la voie du dialogue avant d’envisager toute nouvelle action. Les responsables syndicaux estiment que les invitations formulées par les pouvoirs publics constituent une opportunité pour trouver une issue concertée au différend.

Le coordonnateur de la CSTS et secrétaire général du SUTELEC, Habib Aïdara, a indiqué que le ministre de l’Énergie a convié les représentants des travailleurs à une rencontre prévue ce mardi à midi dans son cabinet. Il a également révélé que le directeur général de Senelec a pris l’initiative de solliciter un échange avec les syndicats afin d’engager des discussions sur les revendications portées par les travailleurs.

Selon lui, ces démarches témoignent d’une volonté de dialogue que les syndicats entendent accompagner. « Nous privilégions la voie du dialogue », a-t-il déclaré, précisant que la suspension du mouvement restera effective jusqu’à la tenue de ces différentes rencontres.

À l’issue des discussions, les responsables syndicaux feront un compte rendu devant une assemblée générale convoquée ce mardi à 16 heures. Cette réunion permettra aux travailleurs d’évaluer les propositions qui leur seront soumises et de décider de la suite à donner au mouvement.

Lundi, la mobilisation s’était traduite par un port massif de brassards rouges dans les différentes structures de Senelec. Selon la CSTS, cette action symbolique a été largement suivie par les agents à travers le pays, illustrant leur détermination à défendre leurs droits sociaux tout en assurant la continuité du service public.

À l’origine de cette contestation figure la remise en cause du paiement de la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire (PRAB), un avantage considéré par les syndicats comme un acquis social. Les travailleurs dénoncent toute tentative de leur faire porter la responsabilité des difficultés financières de l’entreprise, notamment les créances non recouvrées, les engagements financiers non honorés ou encore des décisions de gestion qui, selon eux, relèvent d’autres acteurs.

« Je suis outré par les contrevérités » : le Dr Abdourahmane Fédior répond à Abdoulaye Fall et défend son parcours

La polémique autour de l’encadrement médical de l’équipe nationale du Sénégal continue d’alimenter les débats. Au lendemain de la conférence de presse du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, le Dr Abdourahmane Fédior est sorti de son silence pour répondre aux critiques mettant en doute ses qualifications. Dans une déclaration publique, l’ancien médecin des Lions a fermement contesté les propos du dirigeant fédéral, qu’il qualifie de « contrevérités », tout en revenant en détail sur son parcours professionnel et son expérience dans le domaine de la médecine du sport.

Lors de sa conférence de presse consacrée au bilan de la participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026, Abdoulaye Fall avait expliqué que le médecin de la sélection nationale ne possédait pas le profil académique adéquat pour accompagner une équipe engagée dans une compétition de ce niveau. Selon lui, cette situation n’aurait été découverte que tardivement. Il avait notamment indiqué que le Dr Fédior était gynécologue de formation et que plusieurs joueurs ne se sentaient pas suffisamment rassurés par son expertise, estimant que la santé des internationaux devait être confiée à un spécialiste répondant pleinement aux exigences du haut niveau.

Des déclarations qui ont provoqué une vive réaction de l’intéressé. Prenant la parole, le Dr Abdourahmane Fédior a exprimé son indignation face aux propos du président de la FSF.

« J’ai été outré, vraiment outré, par la sortie du président de la Fédération sénégalaise de football », a-t-il déclaré, estimant que les affirmations avancées ne reflètent en rien la réalité de son parcours professionnel. Selon lui, toute personne souhaitant évoquer ses compétences aurait dû, au préalable, s’informer sur son cursus et son expérience.

Pour appuyer sa défense, le médecin a rappelé qu’il est titulaire d’un diplôme de spécialiste en médecine du sport obtenu en 2008. Il précise avoir fait partie de la toute première promotion de cette spécialisation, une qualification qu’il exerce depuis près de vingt ans.

Au-delà de cette formation, le Dr Fédior met également en avant une longue carrière au service du sport sénégalais. Il affirme avoir occupé plusieurs responsabilités au sein de différentes fédérations sportives. Il évoque notamment son passage à la tête de la commission médicale de la Fédération sénégalaise de cyclisme, ses fonctions de responsable de la commission médicale de la Fédération de handball ainsi que son rôle de membre de la commission médicale de la Fédération sénégalaise de football avant son intégration auprès de l’équipe nationale.

L’ancien médecin des Lions est également revenu sur les circonstances de son arrivée dans le staff médical de la sélection. Selon lui, c’est le professeur Fallou Cissé, qu’il présente comme l’un de ses formateurs, qui l’a choisi pour intégrer l’encadrement technique et lui succéder progressivement au sein de l’équipe nationale.

Bassirou Diomaye Faye en déplacement à Doha pour les obsèques de l’ancien Émir du Qatar

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce mardi en direction de Doha, capitale de l’État du Qatar, où il prendra part aux cérémonies funéraires organisées en hommage à Son Altesse Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, ancien Émir du Qatar et père de l’actuel souverain, Son Altesse Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani.

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des relations diplomatiques et de coopération qui unissent le Sénégal et le Qatar. À travers sa présence à ces obsèques, le Chef de l’État sénégalais entend témoigner de la solidarité et de la compassion du peuple sénégalais envers les autorités qatariennes et la famille régnante, à la suite de la disparition de cette personnalité qui a marqué l’histoire politique et le développement de l’émirat.

Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani est considéré comme l’un des principaux artisans de la transformation économique et de l’affirmation diplomatique du Qatar sur la scène internationale. Sous son règne, le pays a connu une modernisation rapide, renforçant son influence dans les domaines économique, énergétique et diplomatique.

La participation du Président Bassirou Diomaye Faye à cette cérémonie traduit également la volonté du Sénégal de consolider ses excellentes relations avec le Qatar, partenaire stratégique dans plusieurs secteurs, notamment les investissements, les infrastructures, l’agriculture, les finances et le développement.

Selon la Présidence de la République, le Chef de l’État regagnera Dakar à l’issue de cette mission officielle, prévue le 15 juillet 2026.

Conseil constitutionnel : les coulisses de la désignation d’Ousmane Diagne à la présidence de la haute juridiction

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement nommé, le lundi 13 juillet, Ousmane Diagne à la tête du Conseil constitutionnel pour un mandat unique de six ans. Il succède à feu Mamadou Badio Camara, disparu récemment, et prend désormais les rênes de l’institution chargée de veiller au respect de la Constitution et à la régularité des processus électoraux.

Selon les révélations de L’Observateur dans son édition du mardi, cette nomination est l’aboutissement d’un processus de sélection particulièrement rigoureux conduit par le chef de l’État. Contrairement à ce que certains pouvaient penser, le choix du nouveau président du Conseil constitutionnel ne s’est pas imposé d’emblée. Plusieurs profils issus de la haute magistrature ont été examinés avant que la décision finale ne soit arrêtée.

Le quotidien indique qu’une « short-list » composée de cinq hauts magistrats a été soumise à l’appréciation du président de la République. Aux côtés d’Ousmane Diagne figuraient notamment deux anciens présidents de la Cour suprême, un procureur général ainsi qu’un membre en exercice du Conseil constitutionnel. Tous présentaient des parcours solides et une longue expérience au sein de l’appareil judiciaire sénégalais.

Après examen des différents profils, le chef de l’État a finalement porté son choix sur Ousmane Diagne. D’après le journal, son parcours professionnel répondait pleinement aux exigences prévues par la loi organique encadrant le fonctionnement du Conseil constitutionnel. Ancien procureur général près la Cour d’appel de Dakar puis premier avocat général à la Cour suprême, il remplissait l’ensemble des conditions légales requises pour accéder à cette haute fonction.

Avant la signature du décret de nomination, le magistrat a été reçu en audience par le président Bassirou Diomaye Faye, une étape qui a précédé l’officialisation de sa désignation à la tête de la juridiction constitutionnelle.

Le nouveau président du Conseil constitutionnel n’est pas un inconnu de la scène institutionnelle. Il a occupé les fonctions de ministre de la Justice entre avril 2024 et septembre 2025. Son passage à la Chancellerie a été marqué par plusieurs réformes majeures, dont la création du Pool judiciaire financier, présenté comme un instrument central de la politique de reddition des comptes engagée par les nouvelles autorités. Sous son impulsion, plusieurs enquêtes portant sur la gestion des deniers publics ont également été ouvertes, renforçant la dynamique de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics.

Kalidou Koulibaly brise le silence et appelle à l’unité pour sauver le football sénégalais

Au lendemain de la conférence de presse du président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, consacrée au bilan de la participation des Lions à la Coupe du monde 2026 et à l’annonce du limogeage du sélectionneur Pape Thiaw, le capitaine de l’équipe nationale du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a choisi de sortir de son silence.

Dans un message publié sur ses différents réseaux sociaux, le défenseur sénégalais a lancé un vibrant appel à l’apaisement, dénonçant les querelles internes qui secouent actuellement le football national. Sans désigner directement les responsables de la crise, il a regretté l’image renvoyée par les différents acteurs du football sénégalais, estimant que les divisions actuelles nuisent autant aux performances sportives qu’à la réputation du pays.

« Sommes-nous réellement obligés de nous ridiculiser ainsi sur la scène mondiale ? Arrêtons ces guerres d’ego qui ne font que diviser. Ne gâchons pas des années de travail, de sacrifices et de progrès », a écrit le capitaine des Lions, dans un message empreint d’inquiétude mais également d’espoir.

Pour Kalidou Koulibaly, les intérêts personnels doivent désormais céder la place à l’intérêt supérieur du football sénégalais. Il appelle les dirigeants, les responsables fédéraux, les anciens internationaux et l’ensemble des acteurs du football à retrouver la sérénité afin de préserver les acquis obtenus au cours de la dernière décennie.

« Reprenons nos esprits et faisons les choix justes, dans l’intérêt du football sénégalais. Faisons-les pour que nos petits frères puissent continuer à faire rêver tout un peuple », a-t-il insisté.

Le défenseur d’Al-Hilal estime par ailleurs que la responsabilité de la situation actuelle est collective. Selon lui, chacun doit faire preuve de lucidité et d’humilité afin de contribuer à sortir le football sénégalais de cette zone de turbulences.

« Les fautifs sont nombreux. À chacun de prendre ses responsabilités, avec lucidité et humilité. Car aujourd’hui, ce n’est pas seulement notre football qui en pâtit, c’est aussi l’image du Sénégal », a-t-il déclaré.

Alors que les débats autour de l’élimination du Sénégal au Mondial et du départ de Pape Thiaw continuent d’alimenter la polémique, Kalidou Koulibaly met en garde contre les conséquences d’une crise durable. Il estime que la poursuite des affrontements et des règlements de comptes ne ferait que compromettre les progrès réalisés par le football sénégalais ces dernières années.

« Si nous continuons sur cette voie, nous ne ferons pas progresser notre football… nous le ferons régresser », a-t-il averti.

Le capitaine des Lions a conclu son intervention sur une note d’optimisme, fidèle à l’esprit de combativité qui caractérise la sélection nationale. Convaincu que le Sénégal saura surmonter cette période difficile, il a rappelé que les plus grandes équipes se reconstruisent dans l’adversité.

« À bon entendeur. Le Lion tombe parfois, mais le Lion se relève toujours », a conclu Kalidou Koulibaly, dans un message qui sonne comme un appel à l’unité et à la responsabilité, au moment où le football sénégalais traverse l’une des périodes les plus délicates de son histoire récente.

Gamou 2026 : Médina Baye mobilise les fidèles camerounais

À l’approche du Gamou international de Médina Baye, les préparatifs prennent une dimension sous-régionale. À l’occasion d’une audience accordée au Sultan-Roi des Bamouns, El Hadji Mouhammad-Nabil Mforifoum Mbombo Njoya, le président de la Jamhiyatu Ansaarud Din du Sénégal, Seydina Alioune Cissé Niang, a placé la participation des fidèles camerounais au cœur des échanges.

Face au souverain traditionnel, il a sollicité son accompagnement afin de faciliter la venue des disciples camerounais à la célébration de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL), prévue le 26 août 2026 à Médina Baye, dans la région de Kaolack.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la dimension internationale du Gamou de Médina Baye, qui accueille chaque année des délégations venues de plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs.

Au-delà des aspects organisationnels, Seydina Alioune Cissé Niang a présenté les missions de la Jamhiyatu Ansaarud Din ainsi que les actions qu’elle mène pour promouvoir les valeurs de l’islam et consolider les liens entre les communautés musulmanes.

L’entretien a également permis d’évoquer l’invitation officielle adressée par le Khalife général de Médina Baye, Cheikh Mouhammad Mahi Ibrahima Niass, au président de la République du Cameroun afin qu’il prenne part à cet important rendez-vous religieux.

Seydina Alioune Cissé Niang était accompagné de son directeur de cabinet, Cheikh Tidiane Gaye, lors de cette rencontre, qui illustre la volonté de Médina Baye de renforcer son rayonnement spirituel en Afrique et de consolider les passerelles entre les communautés religieuses du Sénégal et du Cameroun.

Senelec : les travailleurs en brassard rouge pour défendre leurs acquis sociaux

Dakar, 13 juillet 2026 – Une journée de mobilisation nationale a marqué ce lundi la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec). Plus de 3 400 agents ont arboré un brassard rouge, symbole de protestation, à l’appel de la Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec (CSTS).

Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar, Serge Louis Dethie Cissé, secrétaire général du Syndicat des Cadres de Senelec (SYCAS), a lu une déclaration solennelle au nom de la CSTS. Le syndicat a dénoncé une tentative de remise en cause des acquis sociaux des travailleurs, malgré les performances historiques enregistrées par l’entreprise ces dernières années.

Selon la CSTS, Senelec figure aujourd’hui parmi les quatre meilleures sociétés d’électricité d’Afrique de l’Ouest. Le syndicat met en avant plusieurs indicateurs de performance, notamment un rendement passé de 81,9 % en 2024 à 83,1 % en 2025, une réduction de 21,6 % de la compensation tarifaire, représentant une économie de 46 milliards de FCFA en 2025, ainsi qu’une baisse de 5 % des charges au cours de la même année. Le bénéfice annuel est également passé de 34 milliards de FCFA en 2024 à 36 milliards en 2025, tandis que le réseau de lignes à haute tension s’est considérablement développé, passant de 580 kilomètres en 2018 à 1 678 kilomètres en 2025.

Malgré ces résultats, les syndicats dénoncent une « tentative inacceptable » de faire supporter aux agents les conséquences de difficultés financières dont ils estiment ne pas être responsables.

« Les travailleuses et travailleurs de Senelec ne seront jamais les victimes expiatoires de créances non recouvrées ou de décisions relevant d’autres acteurs », a déclaré Serge Louis Dethie Cissé.

La CSTS affirme privilégier le dialogue social, la concertation et la recherche de solutions, tout en avertissant que toute régression des acquis sociaux fera l’objet d’une riposte proportionnelle. Le syndicat insiste également sur la nécessité d’associer les travailleurs à toute réforme du sous-secteur de l’électricité.

Au-delà des revendications sociales, la CSTS rappelle que la question énergétique constitue un enjeu stratégique pour le Sénégal. Elle souligne que ce secteur représente un pilier essentiel du Plan Sénégal Émergent ainsi que de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Les agents de Senelec, selon le syndicat, « portent à bout de bras » le développement du pays en assurant, souvent dans des conditions difficiles, la continuité de la fourniture d’électricité.

La journée du brassard rouge du 13 juillet marque ainsi un tournant dans les relations sociales au sein de Senelec. Les syndicats appellent à l’unité, à la mobilisation et à la détermination pour défendre la dignité ainsi que les acquis des travailleurs, tout en réaffirmant leur disponibilité à poursuivre un dialogue social constructif.

Tabagisme au Sénégal : plus d’un jeune sur deux commence à fumer avant 20 ans, les autorités alertent sur les cigarettes électroniques

Le Sénégal fait face à une situation préoccupante en matière de consommation de tabac chez les jeunes. Les résultats de l’Enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes (GATS 2023), rendus publics ce lundi, mettent en évidence une initiation de plus en plus précoce au tabagisme, ainsi qu’une progression inquiétante de l’usage des cigarettes électroniques chez les mineurs.

Réalisée dans le cadre d’un partenariat entre le Programme national de lutte contre le tabac et l’Association nationale des imams et oulémas du Sénégal (ANIOS), cette enquête révèle que 58 % des jeunes fumeurs ont commencé à consommer du tabac avant l’âge de 20 ans. Plus alarmant encore, certains enfants s’initient au tabac dès l’âge de 7 ans, un phénomène qui interpelle les autorités sanitaires sur l’ampleur du défi à relever.

Présentant les conclusions de l’étude, le coordinateur du Programme national de lutte contre le tabac, le docteur Omar Ba, a souligné que cette précocité de l’initiation constitue une menace majeure pour la santé publique. Selon lui, les données recueillies montrent que les enfants et les adolescents restent fortement exposés à la fumée du tabac dans de nombreux espaces publics, favorisant ainsi la banalisation de cette consommation.

L’enquête attire également l’attention sur l’essor des cigarettes électroniques auprès des plus jeunes. Ces dispositifs, souvent conçus avec une apparence rappelant des stylos, des feutres ou d’autres objets du quotidien, sont spécialement élaborés pour séduire un public adolescent. Les spécialistes mettent en garde contre leur caractère particulièrement addictif en raison de leur forte concentration en nicotine.

Le docteur Omar Ba a également révélé que certaines cigarettes électroniques analysées contiennent des substances dérivées du cannabis. Il a averti que ces produits, déjà responsables d’une forte dépendance à la nicotine, exposent également les enfants à d’autres substances psychoactives, aggravant ainsi les risques sanitaires et comportementaux.

Face à cette évolution jugée préoccupante, les experts plaident pour un renforcement rapide du cadre juridique encadrant la lutte contre le tabagisme. Le professeur Abdou Aziz Kassé a indiqué qu’un projet de loi destiné à moderniser la législation est actuellement sur la table du secrétaire général du gouvernement. Le texte devrait prochainement être examiné en Conseil des ministres avant d’être soumis à l’Assemblée nationale.

Les autorités espèrent que cette réforme permettra de mieux réglementer la commercialisation des nouveaux produits du tabac, de renforcer la protection des mineurs et d’accroître les sanctions contre les infractions liées à leur vente et à leur promotion.

La lutte contre le tabagisme mobilise également les autorités religieuses. Le président de l’Association nationale des imams et oulémas du Sénégal, El Oumar Diène, a annoncé l’engagement de son organisation à accompagner les efforts de sensibilisation. Il a assuré que les imams diffuseront des messages de prévention lors des prêches et des sermons afin de sensibiliser les fidèles, notamment les jeunes et les familles, aux dangers du tabac et des cigarettes électroniques.

Abdourahmane Diouf charge Ousmane Sonko : « Une révolution de perlimpinpin, sans guide consistant »

Le président du parti Awalé, Abdourahmane Diouf, est à son tour monté au créneau au lendemain de la sortie médiatique du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, à Touba. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le ministre de l’Énergie a livré une charge particulièrement sévère contre le leader de PASTEF, dans un contexte de fortes tensions politiques marqué par des échanges de plus en plus virulents entre les soutiens du président Bassirou Diomaye Faye et ceux d’Ousmane Sonko.

Sans jamais citer directement les propos tenus à Touba, Abdourahmane Diouf s’en est pris à celui qu’il désigne comme un « député resquilleur » devenu président de l’Assemblée nationale. À travers un texte au ton acerbe, il remet en cause aussi bien les capacités intellectuelles que l’autorité morale de son adversaire politique.

« Les procédures vous passent par-dessus la tête sans que vous n’en saisissiez la substance ; la morale que vous distillez vous étouffe par votre incapacité à pouvoir l’incarner ; la rigueur de l’analyse se dérobe sous le poids d’une vacuité intellectuelle criarde ; la vérité cède le pas à la manipulation outrancière qui fait le lit d’une révolution de perlimpinpin, sans guide consistant », a écrit Abdourahmane Diouf.

Par cette déclaration, le président d’Awalé accuse le chef du Parlement de manquer de maîtrise des institutions, de cohérence morale et de rigueur intellectuelle. Il estime également que le discours porté par Ousmane Sonko repose davantage sur la manipulation que sur une vision politique solide.

Cette nouvelle prise de position intervient dans un climat de crispation au sommet de l’État. Depuis plusieurs jours, les divergences entre les deux principales figures de l’exécutif et de la majorité, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, alimentent un intense débat politique. Les déclarations prononcées par le président de l’Assemblée nationale lors de son déplacement à Touba ont suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique, aussi bien de ses partisans que de ses détracteurs.

À Toubacouta, Cheikh Barham Faye transforme le Mbantamare en moteur de développement local

À Bani, dans la commune de Toubacouta (département de Foundiougne, région de Fatick), une plante longtemps considérée comme ordinaire est devenue le symbole d’une réussite entrepreneuriale. Grâce à la vision de Cheikh Barham Faye, le Mbantamare, connu sous son nom scientifique Cassia occidentalis, est aujourd’hui au cœur d’une filière locale en pleine structuration. À travers son entreprise SANTÉ YALLA, créée en 2020, ce jeune entrepreneur a réussi à transformer cette ressource naturelle en une gamme de produits destinés au bien-être, tout en créant des emplois et en participant à la valorisation du patrimoine phytothérapeutique sénégalais.

Originaire de Kaolack et âgé d’une trentaine d’années, Cheikh Barham Faye s’est imposé comme une référence dans la transformation artisanale des plantes médicinales. Son parcours se distingue par une formation essentiellement acquise sur le terrain. Sans cursus académique en agronomie, il a bâti son expertise au fil des années grâce à l’observation, aux expérimentations et à l’apprentissage auprès des détenteurs des savoirs traditionnels. Cette approche lui a permis de développer des techniques de transformation adaptées aux réalités locales tout en répondant progressivement aux exigences du marché.

Le choix du Mbantamare comme produit phare de SANTÉ YALLA ne relève pas du hasard. Cette plante, largement présente dans plusieurs régions du Sénégal, est reconnue dans la médecine traditionnelle pour ses nombreuses propriétés. L’entreprise la transforme en tisanes, thés et cafés naturels selon un processus qui vise à préserver ses qualités tout en garantissant des conditions optimales d’hygiène et de qualité. Cette démarche a été renforcée par l’obtention de la certification FRA n°49/2022/FRA, un gage de conformité qui a contribué à accroître la crédibilité de l’entreprise auprès de ses partenaires et de sa clientèle.

Au-delà de la simple transformation de produits, SANTÉ YALLA s’inscrit dans une logique de développement territorial. L’entreprise favorise la valorisation des ressources locales, encourage la préservation de la biodiversité et participe à la promotion des plantes médicinales sénégalaises. Son activité génère également des retombées économiques importantes pour les populations rurales. L’unité de production emploie actuellement quatre agents permanents et mobilise vingt-cinq travailleurs saisonniers en période de forte activité. Elle accueille également des jeunes en stage ou en formation, contribuant ainsi au renforcement des compétences dans le domaine de la transformation agroalimentaire.

L’expérience développée à Bani suscite désormais l’intérêt du monde académique. Des étudiants issus de l’Université Iba Der Thiam de Thiès, de l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niass ainsi que de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel (ISEP) de Thiès effectuent régulièrement des visites pédagogiques sur le site de production. Ces échanges permettent aux futurs professionnels de découvrir un modèle d’entrepreneuriat fondé sur l’exploitation durable des ressources naturelles et l’innovation locale.

Pour autant, Cheikh Barham Faye ne compte pas s’arrêter aux résultats déjà obtenus. Son ambition est de franchir une nouvelle étape en portant la capacité annuelle de transformation à 300 tonnes de graines de Mbantamare. Cet objectif passe par la modernisation de son unité de production grâce à l’acquisition d’équipements industriels plus performants, capables d’améliorer les volumes de production tout en maintenant des standards élevés de qualité. L’entrepreneur envisage également d’élargir ses débouchés commerciaux afin de positionner les produits de SANTÉ YALLA sur les marchés africains et internationaux.

La concrétisation de ces ambitions repose toutefois sur un accompagnement financier et technique renforcé. Cheikh Barham Faye reconnaît le rôle déterminant joué par des structures d’appui telles qu’Enabel, l’ADPME et la DER/FJ, dont les interventions ont permis à son entreprise de franchir plusieurs étapes importantes de son développement. Il estime néanmoins que des investissements supplémentaires seront indispensables pour faire de SANTÉ YALLA un véritable pôle industriel dédié à la transformation des plantes médicinales au Sénégal.

Après seize années consacrées à la valorisation du Mbantamare, Cheikh Barham Faye apparaît aujourd’hui comme l’un des pionniers de cette filière émergente. Son parcours illustre le potentiel économique des ressources naturelles locales lorsqu’elles sont associées à l’innovation, au savoir-faire traditionnel et à une vision entrepreneuriale ambitieuse. À travers SANTÉ YALLA, il défend l’idée qu’il est possible de transformer localement les richesses végétales du Sénégal, de créer des emplois durables et de contribuer à la souveraineté sanitaire tout en offrant de nouvelles perspectives de développement aux territoires ruraux.

Contrat avorté avec la FSF : les exigences financières de Pape Thiaw révélées par L’Observateur

Les négociations entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et l’ancien sélectionneur national Pape Thiaw auraient été marquées par de profondes divergences financières, au point de compromettre la conclusion d’un accord durable. C’est ce que révèle le quotidien L’Observateur, qui publie les détails des discussions ayant précédé la rupture entre les deux parties.

Selon les informations rapportées par le journaliste Bakary Cissé, plusieurs séries de propositions formulées par Pape Thiaw auraient progressivement fait monter la tension au sein des négociations. Dans une première phase, l’ancien technicien des Lions aurait sollicité un salaire mensuel de 50 millions de FCFA. À cette rémunération s’ajoutaient une prime de signature de 360 millions de FCFA, une prime de qualification de 150 millions de FCFA, un bonus annuel de 50 millions de FCFA au titre des droits à l’image, ainsi qu’une clause prévoyant une revalorisation de son salaire à 62,5 millions de FCFA par mois si le Sénégal atteignait les quarts de finale de la Coupe du monde.

Le quotidien indique qu’à la suite d’un échange téléphonique avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le sélectionneur aurait accepté de revoir certaines de ses exigences. Son salaire mensuel aurait ainsi été ramené à 30 millions de FCFA. En revanche, d’autres demandes auraient été revues à la hausse, notamment une prime de signature portée à 440 millions de FCFA, des primes spéciales évaluées à 500 millions de FCFA et, surtout, une prime exceptionnelle d’un milliard de FCFA en cas de sacre du Sénégal à la Coupe du monde.

Les discussions se seraient ensuite tendues à l’approche de la rencontre entre le Sénégal et la Norvège. D’après L’Observateur, Pape Thiaw aurait conditionné sa présence sur le banc de touche à la signature préalable de son contrat, plaçant les responsables fédéraux dans une situation particulièrement délicate à quelques heures seulement du coup d’envoi.

À l’issue d’ultimes tractations, un compromis provisoire aurait finalement été trouvé. L’ancien sélectionneur aurait accepté un salaire net mensuel de 30 millions de FCFA ainsi qu’une prime de signature de 120 millions de FCFA. Cette dernière devait être financée par l’État et versée par tranches de 30 millions de FCFA chaque trimestre. Toutefois, le technicien aurait maintenu d’autres revendications, notamment une participation équivalente à 1 % des primes de performance (prize-money) obtenues par la sélection nationale et une prime exceptionnelle de 180 millions de FCFA, correspondant à un versement de 5 millions de FCFA par mois sur une période de trois ans.

FARCAPS 2026 : Dakar accueillera le grand rendez-vous africain de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de santé. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a procédé au lancement officiel de la quatrième édition du Forum africain sur le renforcement de la chaîne d’approvisionnement des produits de santé (FARCAPS 2026), dont la tenue est prévue du 25 au 27 novembre 2026 à Dakar. La cérémonie a également été marquée par la réception d’un important lot de véhicules destinés à la SEN-Pharmacie nationale d’approvisionnement (SEN-PNA), afin d’améliorer ses capacités logistiques sur l’ensemble du territoire national.

À travers cette double initiative, les autorités sénégalaises réaffirment leur volonté de faire de la disponibilité des médicaments essentiels et des produits de santé une priorité stratégique. L’ambition affichée est de bâtir des chaînes d’approvisionnement plus performantes, capables de répondre efficacement aux besoins des populations, tout en garantissant un accès équitable à des produits de santé sûrs et de qualité.

Prévu à Dakar, le FARCAPS 2026 réunira plusieurs centaines d’acteurs issus des administrations publiques, des organisations régionales, des agences internationales, des institutions africaines, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers. Durant trois jours, les participants échangeront sur les défis auxquels sont confrontés les systèmes d’approvisionnement en Afrique, notamment les ruptures de stocks, les contraintes logistiques, la digitalisation des chaînes de distribution, le financement durable et le renforcement des capacités institutionnelles.

Les organisateurs entendent faire de cette édition une plateforme de référence pour le partage d’expériences et de bonnes pratiques, mais aussi un cadre propice au développement de nouvelles formes de coopération entre les pays africains. Les discussions porteront notamment sur les innovations technologiques, l’amélioration de la gestion des stocks, la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux crises sanitaires ainsi que les mécanismes permettant d’assurer une disponibilité continue des médicaments essentiels.

En marge du lancement, la remise d’un important parc de véhicules professionnels à la SEN-PNA constitue un signal fort en faveur du renforcement de la logistique sanitaire nationale. Ces nouveaux moyens roulants permettront à la structure de mieux assurer le transport et la distribution des médicaments, vaccins et autres produits de santé vers les établissements sanitaires, y compris dans les zones les plus éloignées.

Pour les autorités sanitaires, cet investissement contribuera à améliorer les délais d’acheminement des intrants médicaux, à réduire les risques de rupture de stock et à renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain. Il s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation du système national d’approvisionnement, considérée comme un levier essentiel pour garantir une couverture sanitaire plus équitable.

La Coalition Diomaye Président condamne les déclarations d’Ousmane Sonko et réaffirme son soutien au chef de l’État

La Coalition Diomaye Président est montée au créneau, ce lundi, pour dénoncer avec fermeté les déclarations tenues par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, lors de l’inauguration du siège de PASTEF à Mbacké. Dans un communiqué rendu public, la coalition fait part de sa « vive indignation » face à des propos qu’elle qualifie de « scandaleux », estimant qu’ils traduisent une rupture avec l’esprit de responsabilité et de retenue qui devrait guider tout responsable occupant une haute fonction de l’État.

Selon les signataires du communiqué, les sorties de l’ancien Premier ministre constituent une dérive regrettable dans le débat public. Ils reprochent notamment à Ousmane Sonko de s’être engagé dans des attaques à caractère personnel contre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, une attitude que la coalition juge incompatible avec les exigences de la présidence de l’Assemblée nationale.

La Coalition Diomaye Président considère que cette posture ne grandit ni son auteur ni l’institution qu’il dirige. Elle estime qu’en raison de ses responsabilités, le président de l’Assemblée nationale devrait privilégier un discours rassembleur et contribuer au renforcement de la stabilité institutionnelle, plutôt que d’alimenter les tensions politiques.

À l’opposé, la coalition met en avant l’attitude du chef de l’État, qu’elle décrit comme un dirigeant animé par la sérénité, le sens de l’écoute et la responsabilité. Elle salue son engagement à poursuivre les réformes engagées et à rechercher des solutions concrètes aux préoccupations des populations, notamment en matière de développement économique, de justice sociale et d’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.

Sans le citer directement dans ce passage, le communiqué oppose cette démarche à celle de certains acteurs politiques qui, selon ses auteurs, privilégieraient une logique de confrontation permanente au détriment du dialogue et de l’intérêt général.

Ousmane Diagne nommé président du Conseil constitutionnel par Bassirou Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé à la nomination de Monsieur Ousmane Diagne à la tête du Conseil constitutionnel. Cette décision est consacrée par le décret n°2026-1318 en date du 13 juillet 2026, portant désignation du nouveau président de la plus haute juridiction constitutionnelle du Sénégal.

Ousmane Diagne succède à feu Mamadou Badio Camara, dont le décès avait laissé vacant le poste de président du Conseil constitutionnel. L’annonce officielle a été rendue publique à travers un communiqué signé par le ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, Oumar Samba Ba.

Cette nomination intervient dans un contexte où le Conseil constitutionnel occupe une place centrale dans la vie institutionnelle du pays. Chargée de veiller au respect de la Constitution, cette haute juridiction est notamment compétente pour contrôler la conformité des lois, arbitrer les contentieux électoraux et garantir la régularité des consultations référendaires et présidentielles.

Le choix porté sur Ousmane Diagne s’appuie sur une longue carrière au sein de la magistrature sénégalaise. Magistrat de formation, il a occupé plusieurs fonctions stratégiques dans l’appareil judiciaire, acquérant une solide expérience dans le traitement des affaires judiciaires et dans le fonctionnement des plus hautes juridictions du pays.

Au cours de son parcours, il a notamment exercé comme Procureur général près la Cour d’appel de Dakar, Premier avocat général près la Cour suprême, avant d’être nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Ces différentes responsabilités lui ont permis de jouer un rôle important dans la conduite de la politique judiciaire et dans le renforcement des institutions de la justice sénégalaise.

Réformes constitutionnelles : le Dr Doudou Sall plaide pour une transformation en profondeur de la gouvernance publique

Alors que le Sénégal est engagé dans un Dialogue national consacré aux réformes institutionnelles et constitutionnelles, les réflexions sur la modernisation de l’État se multiplient. Dans ce contexte, les travaux du Dr Doudou Sall viennent alimenter le débat sur les limites du fonctionnement de l’administration publique et les pistes de réforme susceptibles d’améliorer sa performance.

Ancien haut gradé de la Gendarmerie nationale et docteur en Sciences de gestion, le Dr Doudou Sall publiait au début de l’année 2026 un ouvrage intitulé « Hiérarchie et contre-performance de l’administration publique au Sénégal : les exemples de la gestion du Covid-19 et des manifestations de mars 2021 ». S’appuyant sur trente-six années d’expérience au sein de l’appareil d’État, l’auteur propose une analyse critique du mode de gouvernance administrative qu’il considère comme l’une des principales causes des dysfonctionnements observés dans la gestion publique.

Au cœur de son argumentaire figure la forte concentration du pouvoir décisionnel entre les mains du président de la République. Selon lui, le cadre institutionnel actuel, qui confère au chef de l’État un pouvoir exclusif de nomination aux principaux emplois civils et militaires, favorise une centralisation excessive de l’autorité. Cette situation, estime-t-il, crée une dépendance permanente des responsables administratifs vis-à-vis du pouvoir politique et affaiblit leur autonomie dans l’exercice de leurs missions.

Le chercheur considère que ce système encourage davantage les logiques de fidélité politique que les critères de compétence et de mérite. Dans un tel environnement, les initiatives individuelles sont souvent freinées par la crainte de déplaire à la hiérarchie, tandis que les informations stratégiques restent fortement centralisées. À ses yeux, cette culture administrative contribue à démobiliser les agents publics, ralentit la prise de décision et limite l’efficacité des politiques publiques.

L’ouvrage s’intéresse également à la question sensible des fonds politiques, un sujet qui alimente régulièrement le débat public au Sénégal. Pour le Dr Doudou Sall, ces ressources financières illustrent les dérives possibles d’un système où les mécanismes de contrôle demeurent insuffisants. Il souligne que ces fonds, dont les montants ont considérablement augmenté au fil des années, échappent encore largement à un contrôle indépendant et transparent.

Selon son analyse, cette absence de redevabilité favorise leur utilisation à des fins de consolidation de réseaux politiques ou de clientélisme, au détriment de leur vocation initiale. Une telle situation, estime-t-il, nourrit la défiance des citoyens envers les institutions publiques et entretient un climat propice à la corruption et aux inégalités.

Au-delà du constat, le Dr Doudou Sall formule plusieurs propositions de réforme. Il appelle notamment à un encadrement plus strict du pouvoir de nomination du président de la République afin de renforcer l’indépendance de l’administration et de mieux distinguer les intérêts de l’État de ceux du pouvoir politique.

L’auteur plaide également pour une évolution profonde du modèle de management public. Il estime que l’administration sénégalaise doit progressivement abandonner une culture fondée sur le commandement vertical et le contrôle permanent pour adopter un leadership davantage participatif, responsabilisant et orienté vers les résultats.

Dans cette perspective, il recommande de renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques, de limiter le recours abusif au secret administratif et de donner davantage d’autonomie aux fonctionnaires dans l’exercice de leurs responsabilités. Pour lui, une administration moderne doit avant tout être capable de placer le citoyen au centre de son action tout en favorisant la responsabilisation des agents publics.

Touba : Aldiouma Sow raille la tournée de Sonko et relance la bataille autour de la réforme constitutionnelle

La tournée politique effectuée ce week-end par Ousmane Sonko à Touba continue d’alimenter les réactions au sein de la classe politique. Cette fois, c’est Aldiouma Sow, membre de la coalition Diomaye Président, qui est monté au créneau pour critiquer la démarche du président de l’Assemblée nationale. À travers une sortie au ton particulièrement incisif, il a recouru à une série de métaphores pour minimiser la portée de cette visite et revenir sur les récentes tensions institutionnelles ayant opposé le chef du Parlement au président de la République.

Selon Aldiouma Sow, les deux journées passées par Ousmane Sonko dans le département de Mbacké n’ont produit aucun effet politique significatif. Il estime que les nombreuses rencontres organisées durant cette tournée n’ont fait que réunir des responsables politiques, des élus locaux et des cadres qui, selon lui, ont déjà pris leurs distances avec le président de l’Assemblée nationale pour rejoindre le camp du président Bassirou Diomaye Faye.

Pour illustrer son analyse, le responsable de la coalition Diomaye Président compare cette tournée à une prédication « dans le désert », estimant qu’elle n’a trouvé aucun véritable écho politique. Poursuivant dans le registre de la métaphore, il affirme que même le célèbre Café Touba, symbole emblématique de la cité religieuse, aurait perdu « son arôme » dans un contexte où, à ses yeux, le message porté par Ousmane Sonko ne susciterait plus l’adhésion attendue.

Au-delà de cette critique de terrain, Aldiouma Sow est revenu sur le récent bras de fer institutionnel entre le président de la République et le président de l’Assemblée nationale. Il s’est notamment prononcé sur la réforme constitutionnelle initiée par Ousmane Sonko, qui visait à modifier les rapports entre le Parlement et le gouvernement.

Selon lui, cette réforme avait pour objectif de renforcer les prérogatives du président de l’Assemblée nationale, notamment en lui permettant d’engager plus facilement la responsabilité politique du gouvernement. Une ambition qui, affirme-t-il, a été stoppée net par la décision du Conseil constitutionnel ayant déclaré le texte non conforme à la Constitution à la suite d’un recours introduit par le président Bassirou Diomaye Faye.

Pour Aldiouma Sow, cette décision des Sages constitue un tournant majeur dans l’équilibre des institutions et confirme, selon son interprétation, les limites des pouvoirs du président de l’Assemblée nationale.

Le responsable politique a également réservé ses critiques aux soutiens les plus fidèles d’Ousmane Sonko. Sans s’en prendre directement à l’ensemble des militants de Pastef, il cible ceux qu’il qualifie de « Sonko-dépendants ». Il leur reproche de faire primer leur fidélité personnelle au leader politique sur le respect des institutions et des textes fondamentaux.

À l’en croire, ces responsables continueraient de défendre une lecture erronée de la Constitution, refusant d’accepter les conséquences juridiques de la décision rendue par le Conseil constitutionnel. Il estime que cette posture entretient une confusion politique alors que, selon lui, le débat institutionnel a déjà été tranché.

Développement durable des transports maritimes : Diomaye Faye fixe le cap d’une nouvelle ambition pour l’économie bleue

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé ce lundi à l’ouverture du Forum sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue, une rencontre qui réunit les principaux acteurs du secteur autour des enjeux de modernisation des infrastructures portuaires, de valorisation des ressources maritimes et de renforcement de la souveraineté économique du Sénégal.

À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire du domaine maritime un levier majeur de croissance, d’intégration territoriale et de création d’emplois. Il a rappelé que le Sénégal dispose d’atouts considérables avec près de 750 kilomètres de côtes, un vaste réseau fluvial et une position géographique stratégique sur la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest. Pourtant, a-t-il souligné, l’économie maritime contribue encore modestement à la richesse nationale, alors qu’elle offre un potentiel important pour soutenir le développement économique du pays.

Pour le président de la République, cette réalité ne constitue pas une fatalité, mais plutôt le reflet d’un potentiel encore largement sous-exploité. Il estime que le moment est venu de transformer cette richesse naturelle en véritable moteur de développement, conformément aux ambitions portées par la Vision Sénégal 2050.

Dans cette perspective, Bassirou Diomaye Faye a présenté plusieurs axes prioritaires destinés à accélérer la transformation du secteur maritime. Parmi les projets structurants figure le port en eau profonde de Ndayane, appelé à devenir l’une des principales plateformes logistiques de la sous-région grâce à sa capacité à accueillir les plus grands porte-conteneurs du monde. Cette infrastructure est appelée à renforcer la compétitivité du Sénégal dans le commerce international et à consolider sa position comme hub logistique régional.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de moderniser les ports de pêche afin d’améliorer les conditions de travail des professionnels du secteur, de renforcer les chaînes de valeur halieutiques et de mieux préserver les ressources marines. Selon lui, une politique maritime ambitieuse ne saurait faire abstraction de la pêche artisanale, qui constitue une source essentielle de revenus et d’emplois pour des milliers de familles sénégalaises.

L’amélioration des infrastructures logistiques figure également parmi les priorités annoncées. Le président souhaite développer des corridors logistiques capables de mieux connecter les zones de production aux marchés nationaux et internationaux tout en facilitant le désenclavement des territoires les plus éloignés, notamment les communautés insulaires et les localités de l’intérieur du pays.

La formation des ressources humaines occupe également une place centrale dans cette stratégie. À cet effet, Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une grande école des métiers de la mer, appelée à évoluer vers une université spécialisée. Cette institution aura pour mission de former une nouvelle génération de techniciens, d’ingénieurs, de chercheurs et de spécialistes capables d’accompagner les mutations du secteur maritime et de répondre aux besoins croissants de l’économie bleue.

Dans son discours, le président de la République a souligné que les défis contemporains imposent une nouvelle conception de la souveraineté nationale. Selon lui, celle-ci ne repose plus uniquement sur la maîtrise du territoire terrestre, mais également sur la capacité des États à protéger, gérer et valoriser leurs espaces maritimes. Il a ainsi réaffirmé l’ambition du Sénégal de ne plus être uniquement un point de transit sur la façade atlantique de l’Afrique de l’Ouest, mais de faire de son espace maritime un véritable territoire de développement, de prospérité et de souveraineté.

Dya : plus de 250 personnes soignées gratuitement lors d’une journée médicale du mouvement MAKES

L’accès aux soins de santé demeure un défi majeur dans de nombreuses localités rurales du Sénégal. C’est pour répondre à cette réalité que le mouvement MAKES, en partenariat avec Sine Univers Santé, a organisé une journée de consultations médicales gratuites dans la commune de Dya, située dans l’arrondissement de Ngothie, région de Kaolack. L’initiative a permis à plus de 250 habitants de bénéficier d’une prise en charge médicale, accompagnée d’une distribution gratuite de médicaments.

Cette campagne de santé a mobilisé des professionnels de santé venus offrir des consultations dans plusieurs spécialités, avec pour objectif de rapprocher les services médicaux des populations vivant loin des structures hospitalières. Les bénéficiaires, composés notamment de femmes, d’enfants, de personnes âgées et de travailleurs ruraux, ont reçu des soins ainsi que les médicaments nécessaires à leur traitement, sans aucun frais.

Président du mouvement MAKES, Ibrahima Diouf a expliqué que cette initiative s’inscrit dans une volonté de contribuer à l’amélioration de l’accès aux soins dans les zones rurales, où les populations font face à de nombreuses difficultés sanitaires.

« Aujourd’hui, nous sommes dans un monde rural où l’accès à des soins de qualité demeure un défi. Les structures hospitalières sont souvent éloignées et, même lorsqu’elles sont accessibles, le faible pouvoir d’achat des populations constitue un obstacle à une prise en charge médicale adéquate. Face à cette réalité, nous avons décidé, avec nos propres moyens et en partenariat avec Sine Univers Santé, d’organiser ces journées de consultations médicales afin de soigner les populations et de leur offrir gratuitement des médicaments », a-t-il déclaré au micro d’iRadio.

Selon lui, cette action humanitaire traduit l’engagement du mouvement à accompagner les communautés les plus vulnérables. Il estime que les initiatives citoyennes peuvent contribuer à réduire les inégalités d’accès aux services sociaux de base, en attendant un renforcement durable des infrastructures sanitaires dans les territoires ruraux.

Au-delà de l’aspect médical, cette journée a également été marquée par une prise de position politique de son initiateur. Coordonnateur communal de la coalition Diomaye Présent, Ibrahima Diouf a réagi à l’annonce du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de créer une formation politique.

Pour lui, cette décision constitue une étape importante dans la structuration de la majorité présidentielle. Il considère qu’un chef de l’État a besoin d’un appareil politique organisé pour porter efficacement son projet de société et assurer une meilleure coordination de son action avec les militants et les responsables de terrain.

« Nous accueillons avec enthousiasme cette décision historique. Un président de la République ne peut porter efficacement une vision politique sans disposer d’un appareil politique solide. En créant une unité organique autour de la coalition Diomaye Présent, le chef de l’État pose les bases d’un parti présidentiel fort. C’est une initiative que nous saluons », a-t-il affirmé.

Pape Thiaw : la FSF dévoile les dessous d’un limogeage sur fond de crise et de tensions financières

Le président de la commission de communication de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Bacary Cissé, est sorti de sa réserve pour livrer sa version des faits sur les circonstances ayant conduit au départ du sélectionneur national, Pape Thiaw. Dans un entretien accordé à L’Observateur dans son édition du 13 juillet, il décrit un dossier « tumultueux », marqué par des divergences contractuelles, des tensions internes et une gestion de crise qui, selon lui, a fragilisé l’équipe nationale durant la Coupe du monde 2026.

Pour Bacary Cissé, la décision de mettre fin à la collaboration avec Pape Thiaw ne relève pas d’un simple choix administratif. Elle est, affirme-t-il, la conséquence directe d’un « échec cuisant » enregistré lors du Mondial disputé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Il estime que les Lions ont présenté un visage inquiétant tout au long de la compétition, avec une équipe « hésitante », incapable de développer son jeu habituel et laissant apparaître « des signes de défaillance » aussi bien sur le plan tactique que mental.

Au-delà des résultats sportifs, le responsable de la communication de la FSF révèle que les discussions autour du contrat de Pape Thiaw ont été particulièrement complexes. Selon lui, un premier accord avait pourtant été trouvé entre les différentes parties. Cet engagement, validé avec l’appui de l’État, prévoyait une rémunération nette de 20 millions de francs CFA par mois pour le sélectionneur.

Cependant, explique-t-il, les négociations auraient ensuite pris une tournure inattendue. Bacary Cissé affirme que Pape Thiaw a formulé de nouvelles exigences financières, réclamant un salaire mensuel de 50 millions de francs CFA, une prime de signature de 440 millions de francs CFA ainsi que plusieurs avantages et gratifications supplémentaires. D’après ses calculs, l’ensemble de ces avantages aurait porté le coût global de son contrat à près de 1,4 milliard de francs CFA.

Le dirigeant de la FSF va plus loin en évoquant les fortes tensions qui auraient accompagné ces discussions au cœur même de la compétition. Il soutient que le sélectionneur aurait menacé de ne pas diriger l’équipe avant la rencontre décisive face à la Norvège si sa situation contractuelle n’était pas définitivement réglée. Une situation qu’il qualifie d’« embarrassante » pour la Fédération, contrainte, selon lui, de gérer cette crise alors que les Lions étaient engagés dans l’une des compétitions les plus importantes de leur histoire récente.

Face à cette impasse, Bacary Cissé indique que la Fédération sénégalaise de football a finalement accepté les revendications du technicien afin d’éviter une crise plus profonde susceptible de perturber davantage la sélection nationale. Il précise que cette décision a été prise avec l’accord des autorités étatiques afin de préserver la participation du Sénégal à la compétition.

L’entretien ne se limite toutefois pas au cas de Pape Thiaw. Bacary Cissé profite également de cette prise de parole pour remettre en question le fonctionnement interne de la Fédération. Il réaffirme ses critiques à l’endroit du secrétaire général de l’institution, estimant que ce dernier n’est « pas à la hauteur » des responsabilités qui lui sont confiées.

Il rappelle avoir déposé une résolution réclamant son départ avant de la retirer lors d’une réunion du comité exécutif. Selon lui, cette décision visait avant tout à préserver la stabilité de l’institution, à la demande de plusieurs de ses collègues soucieux d’éviter une crise supplémentaire. Pour autant, il ne renie en rien sa position et affirme que, si les mêmes circonstances se reproduisaient, il agirait de la même manière.

En conclusion, Bacary Cissé estime que la responsabilité de l’échec du Sénégal au Mondial est collective. Si le sélectionneur et son staff ont quitté leurs fonctions, il considère que les dirigeants de la Fédération doivent également assumer leur part de responsabilité. À ses yeux, le football sénégalais traverse aujourd’hui une crise profonde de gouvernance et de résultats, au point d’affirmer que cette discipline est désormais « à la rue », appelant implicitement à une remise en question globale des instances dirigeantes.

Ahmadou Al Aminou Lô sort de sa réserve et répond à Ousmane Sonko : le bras de fer institutionnel s’intensifie

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle montée de tension. Le duel à distance entre le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, et son prédécesseur à la Primature, Ousmane Sonko, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, a franchi un seuil inédit. Pour la première fois depuis son installation à la tête du gouvernement, le chef de l’Exécutif a choisi de répondre publiquement aux critiques du leader de Pastef, rompant ainsi avec la réserve institutionnelle qui avait jusqu’ici caractérisé sa communication.

Jusqu’à présent, Ahmadou Al Aminou Lô s’était gardé d’alimenter les polémiques politiques, privilégiant un discours centré sur l’action gouvernementale et la mise en œuvre des priorités de l’État. Mais les récentes déclarations d’Ousmane Sonko semblent avoir marqué un tournant, poussant le Premier ministre à sortir de son silence pour défendre sa ligne politique.

L’origine de cette nouvelle confrontation remonte à l’inauguration du nouveau siège de Pastef à Touba, le 12 juillet 2026. Devant des militants venus nombreux assister à la cérémonie, Ousmane Sonko a livré une attaque frontale contre l’actuel chef du gouvernement. L’ancien Premier ministre a affirmé avoir été informé de propos tenus par Ahmadou Al Aminou Lô au cours d’une réunion à huis clos avec des acteurs économiques.

Selon Ousmane Sonko, le Premier ministre aurait indiqué que la priorité de son gouvernement consistait désormais à améliorer le climat des affaires afin de rassurer les investisseurs. Une orientation que le président de l’Assemblée nationale a vivement critiquée, estimant qu’elle traduirait une volonté de privilégier les attentes des partenaires économiques internationaux au détriment de la défense des intérêts souverains du Sénégal.

Dans son intervention, le leader de Pastef a également mis en garde le gouvernement contre toute décision susceptible, selon lui, de compromettre les intérêts stratégiques du pays, notamment dans le secteur des hydrocarbures. Il est allé jusqu’à évoquer la possibilité pour l’Assemblée nationale de recourir à des motions de censure si l’équipe gouvernementale s’écartait de la ligne politique qu’il juge conforme aux engagements pris devant les Sénégalais.

Ces déclarations, particulièrement offensives, ont rapidement suscité de nombreuses réactions dans les milieux politiques, tant elles mettent en lumière les divergences qui semblent désormais opposer deux figures majeures de l’actuelle majorité.

Quelques heures seulement après cette sortie médiatique, Ahmadou Al Aminou Lô a choisi de répondre à travers un message publié sur son compte officiel sur le réseau social X. Sans citer nommément Ousmane Sonko, le Premier ministre a adopté un ton inhabituellement ferme, laissant peu de doute sur le destinataire de son message.

Cette prise de parole marque une évolution significative dans la communication gouvernementale. En rompant avec la discrétion qui caractérisait jusqu’ici son action, le chef du gouvernement semble vouloir affirmer son autorité et défendre publiquement les orientations de son équipe face aux critiques formulées par son prédécesseur.

Au-delà de l’échange de déclarations, cet épisode révèle les tensions croissantes qui traversent les plus hautes sphères du pouvoir. Il met également en évidence les divergences de vision autour des priorités économiques du Sénégal, notamment sur l’équilibre entre l’attractivité du pays pour les investisseurs et la préservation de la souveraineté nationale dans les secteurs stratégiques.

Baccalauréat 2026 : les clés de la réussite de l’IIAA de Kaolack dévoilées

L’Institut Islamique Africain Américain (IIAA), relevant de l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack Commune, a réalisé une performance remarquable au Baccalauréat 2026. À l’issue de la proclamation des résultats du second tour, l’établissement a enregistré un taux de réussite de 75,42 %, avec 89 admis sur 118 candidats présentés.

Ces résultats traduisent la politique pédagogique mise en œuvre par la direction de l’institut, fondée sur un accompagnement régulier des élèves tout au long de leur parcours scolaire.

Le directeur des études, El Hadji Ibrahima Niasse, a dévoilé les principales stratégies ayant permis d’atteindre cette performance. Selon lui, la première repose sur le respect du concept « Ubi tey, jang tey », conformément aux orientations des autorités éducatives, qui encouragent la présence effective des élèves en classe et un apprentissage continu.

Il a également expliqué que la préparation au baccalauréat ne débute pas en classe de Terminale, mais dès la classe de Seconde. Cette approche progressive permet aux élèves d’acquérir, au fil des années, les connaissances, les compétences et les méthodes de travail indispensables à leur réussite. Elle favorise également l’obtention de nombreuses mentions, reflet de la qualité de l’encadrement pédagogique.

Le responsable des études a, par ailleurs, précisé que les évaluations internes, notamment les devoirs et les compositions, sont organisées dans des conditions similaires à celles de l’examen du baccalauréat. Les élèves bénéficient également d’une formation méthodologique approfondie portant sur les différentes épreuves, en particulier la dissertation et le commentaire, aussi bien sur le fond que sur la forme.

Au-delà du taux global de réussite, l’IIAA s’est distingué par la qualité des résultats obtenus. Les 89 admis se répartissent en 2 mentions Très Bien, 15 mentions Bien, 21 mentions Assez Bien et 51 mentions Passable, témoignant des efforts conjugués des élèves, des enseignants et de l’administration.

Dans un contexte marqué par un premier tour particulièrement sélectif à l’échelle nationale, cette performance conforte la réputation de l’Institut Islamique Africain Américain en tant qu’établissement misant sur la rigueur, l’encadrement de proximité et l’excellence académique.

Au nom du directeur général, Cheikh Mahy Aliou Cissé, El Hadji Ibrahima Niasse a salué l’engagement de l’ensemble de la communauté éducative. Il a rendu hommage à la direction, au personnel de surveillance, aux enseignants ainsi qu’aux parents d’élèves pour leur implication constante dans l’accompagnement des candidats.

Il a enfin adressé ses chaleureuses félicitations aux nouveaux bacheliers et réaffirmé la volonté de l’établissement de poursuivre ses efforts afin de consolider sa place parmi les établissements de référence du Sénégal, en faisant des valeurs de foi, savoir et excellence les piliers de son projet éducatif.

Quand l’Atlantique efface nos vies : le cri d’alarme d’un littoral en sursis

Par Aly Saleh

Avec près de 700 kilomètres de côtes, le Sénégal tire une grande partie de sa richesse de l’océan Atlantique. Pourtant, ce géant bleu est devenu une menace directe pour les populations riveraines. De Saint-Louis à Bargny, l’érosion côtière progresse à un rythme alarmant, grignotant jusqu’à deux mètres de terre par an. Derrière les chiffres avancés par les spécialistes se cache un drame humain : des maisons détruites, des activités économiques anéanties et des milliers de réfugiés climatiques contraints d’abandonner leur terre natale. Immersion documentée le long d’un littoral en sursis.

L’insatiable appétit de l’océan : quand la nature et l’homme conjuguent leurs effets

Le constat des experts est sans appel : le Sénégal subit de plein fouet les conséquences du changement climatique. Sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer, le trait de côte recule en moyenne d’un à deux mètres par an sur plusieurs portions du littoral. Mais la nature n’est pas seule en cause. Certaines erreurs d’aménagement ont considérablement accéléré le phénomène. Le cas de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis, constitue à cet égard un exemple emblématique.

En octobre 2003, afin de protéger la vieille ville d’une crue exceptionnelle du fleuve Sénégal, une brèche artificielle de seulement quatre mètres de large fut ouverte dans la langue de sable pour permettre l’évacuation des eaux vers l’océan. Cette solution d’urgence s’est rapidement transformée en catastrophe environnementale. Sous la puissance des courants marins et de la houle atlantique, l’ouverture s’est élargie de manière incontrôlée pour atteindre aujourd’hui plusieurs kilomètres. En modifiant profondément la dynamique côtière, cette brèche a exposé les quartiers de pêcheurs de Guet Ndar à des vagues dévastatrices, transformant une barrière naturelle en véritable couloir de destruction.

Réfugiés climatiques : le traumatisme des vies déracinées

À Guet Ndar comme à Bargny, l’avancée de la mer ne fait pas disparaître uniquement des plages. Elle emporte des concessions familiales transmises de génération en génération, engloutit des cimetières et efface peu à peu des pans entiers de mémoire collective. Lors des fortes marées, les vagues frappent les habitations situées en première ligne, obligeant des familles entières à fuir au cœur de la nuit avec le strict nécessaire.

Pour répondre à cette urgence, l’État du Sénégal, avec l’appui de la Banque mondiale, a mis en œuvre le Projet de relèvement d’urgence de Saint-Louis (SERP). C’est dans ce cadre qu’a été aménagé le site de recasement de Diougop, situé à environ six kilomètres à l’intérieur des terres. Destiné à accueillir près de 1 500 familles, soit plus de 10 000 personnes, ce nouveau quartier comprend des logements modulaires, des maisons en briques de terre compressée ainsi qu’une école primaire afin d’éviter toute rupture de la scolarité des enfants.

Si ce relogement met les populations à l’abri de l’océan, il provoque également un profond traumatisme social et culturel. Pour ces familles qui ont toujours vécu au bord de la mer, s’installer loin du littoral représente un véritable déracinement.

« Nous avons désormais un toit sûr, mais nous avons perdu notre identité », confient de nombreux chefs de famille.

L’éloignement complique les déplacements quotidiens des pêcheurs, contraints de rejoindre leurs pirogues à Guet Ndar, tandis que les liens de solidarité qui faisaient la force des communautés littorales s’effritent progressivement.

L’économie de la pêche à genoux : l’agonie des quais et des sites de transformation

Au-delà des habitations, c’est tout le tissu économique des communautés côtières qui vacille. Le rétrécissement des plages ne laisse plus suffisamment d’espace pour le débarquement des pirogues. Lors des fortes houles, les embarcations se percutent sur les rares bandes de sable encore disponibles, provoquant des pertes considérables pour les pêcheurs.

À Bargny, les femmes transformatrices de produits halieutiques sont parmi les premières victimes de cette crise. Installées depuis des décennies sur le littoral pour fumer, sécher et saler le poisson — notamment le kéthiakh et le guedj —, elles voient leurs sites de transformation progressivement engloutis par les eaux.

Cette situation est aggravée par une forte pression foncière liée aux grands projets industriels implantés dans la zone, notamment la centrale à charbon, qui limite toute possibilité de déplacer leurs activités vers l’intérieur des terres.

Sans plages pour débarquer le poisson et sans espaces adaptés pour le transformer, c’est l’autonomie économique de milliers de femmes qui est menacée, avec des conséquences directes sur la sécurité alimentaire de toute la région.

Sauver le littoral : une course contre la montre

L’avancée de la mer au Sénégal n’est plus une simple projection scientifique. Elle est une réalité qui bouleverse la géographie humaine, sociale et économique du pays. Des logements de Diougop aux plages disparues de Bargny, les communautés de pêcheurs paient le prix d’un dérèglement climatique mondial dont elles ne sont pourtant pas responsables.

Les digues de protection et les ouvrages d’enrochement réalisés par l’État et ses partenaires offrent un répit, mais ils ne constituent pas une solution durable. Sans une politique ambitieuse de gestion intégrée du littoral, associée à une meilleure planification urbaine, à la restauration des écosystèmes côtiers et à une adaptation des populations, ces infrastructures ne feront que retarder l’inévitable.

Les digues ne sont, au fond, que des pansements posés sur une plaie béante. Le recasement de Diougop sauve des vies, mais il ne préserve ni l’identité culturelle ni les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs.

Pour le Sénégal, protéger son littoral n’est plus seulement un enjeu environnemental : c’est une question de souveraineté nationale, de sécurité humaine et de justice climatique. Le temps des constats est révolu. L’heure est venue d’engager une véritable politique de résilience, avant que l’Atlantique n’ait définitivement le dernier mot.

Aly Saleh

Retour annoncé de Macky Sall : Babacar Diagne voit dans une poignée de mains avec Diomaye Faye une image historique

Le retour annoncé de l’ancien président de la République, Macky Sall, au Sénégal, ce vendredi, après près de deux années passées à l’étranger, suscite déjà de nombreuses attentes sur la scène politique nationale. Au-delà de la portée symbolique de cet événement, c’est surtout l’éventualité d’une rencontre avec le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye qui focalise l’attention. Une poignée de mains entre les deux hommes, si elle venait à se produire, pourrait constituer l’une des images politiques les plus marquantes de ces dernières années.

Cette perspective a inspiré une réflexion à Babacar Diagne, ancien président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) et ancien directeur général de la Radiotélévision sénégalaise (RTS). Dans un texte intitulé « Un Très Gros Plan à un million de dollars », il met en lumière l’importance que pourrait revêtir cet instant, tant sur le plan médiatique qu’historique.

Pour cet homme des médias, l’événement dépasse largement le cadre d’une simple séquence protocolaire. Selon lui, toutes les caméras, les photographes et les réalisateurs auront les yeux rivés sur un seul moment : celui où les deux dirigeants se salueront. Il estime que quelques secondes suffiraient pour produire une image appelée à marquer durablement la mémoire collective des Sénégalais.

Babacar Diagne rappelle que, dans le langage audiovisuel, le « Très Gros Plan » est utilisé pour capter les émotions les plus subtiles. À ses yeux, cette technique prendra tout son sens lors de cette rencontre. La fermeté de la poignée de mains, la durée du geste, un sourire, un échange de regards ou quelques mots prononcés à voix basse pourraient être scrutés et interprétés avec autant d’attention que les déclarations officielles.

L’ancien président du CNRA souligne que certaines images dépassent leur vocation première pour devenir de véritables documents historiques. Elles finissent, selon lui, par symboliser une époque entière et traversent les générations parce qu’elles saisissent un moment où l’histoire semble changer de direction.

À ses yeux, cette éventuelle poignée de mains donnera lieu à de multiples lectures. Certains y verront un simple geste de courtoisie républicaine entre un ancien chef de l’État et son successeur. D’autres l’interpréteront comme un signe d’apaisement après plusieurs mois de tensions politiques, tandis que certains y discerneront peut-être les prémices d’une nouvelle phase dans les relations entre les différents acteurs de la vie politique sénégalaise.

Babacar Diagne insiste toutefois sur une certitude : si cette scène est effectivement immortalisée, elle intégrera immédiatement les archives de l’histoire politique du Sénégal. L’image sera revue, analysée, ralentie et commentée sous tous les angles par les médias, les observateurs et l’opinion publique, à l’instar des grandes séquences qui ont marqué les transitions politiques à travers le monde.

L’ancien patron de la RTS attire également l’attention sur la responsabilité des professionnels de l’image. Il estime que les cadreurs, photographes et réalisateurs n’auront aucune marge d’erreur, car un instant historique ne se reproduit jamais. Une fraction de seconde manquée pourrait priver les archives nationales d’une photographie appelée à devenir emblématique.

En évoquant un « Très Gros Plan à un million de dollars », Babacar Diagne précise qu’il ne s’agit évidemment pas d’attribuer une valeur marchande à cette image. Il fait plutôt référence à son immense portée symbolique et historique. Selon lui, certaines images acquièrent avec le temps une valeur inestimable parce qu’elles condensent, en quelques secondes, les espoirs, les tensions et les évolutions d’une nation.

Air Consulting face au fisc : le Tribunal de Dakar ordonne une expertise avant de statuer sur un redressement de 4,1 milliards de FCFA

Le contentieux fiscal opposant Air Consulting Sarl à l’administration fiscale sénégalaise connaît un nouveau développement judiciaire. Saisie de la contestation introduite par l’entreprise contre un redressement évalué à 4,1 milliards de FCFA, la première Chambre civile du Tribunal de Dakar a décidé de surseoir à toute décision sur le fond en ordonnant une expertise fiscale. Cette mesure, considérée comme une étape déterminante de la procédure, devra permettre d’éclairer les juges sur le régime fiscal applicable aux opérations réalisées dans le cadre du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Le litige trouve son origine dans un contrôle fiscal portant sur la période comprise entre septembre 2022 et juillet 2023. Selon l’administration fiscale, Air Consulting Sarl, qui intervenait dans le projet GTA à travers la mise à disposition de personnel expatrié, n’aurait pas procédé aux retenues à la source sur les rémunérations versées à ces travailleurs, comme l’exige la législation fiscale. Cette situation aurait entraîné un important manque à gagner pour le Trésor public, justifiant le redressement de 4,1 milliards de FCFA réclamé à la société.

Air Consulting conteste cependant cette interprétation. L’entreprise estime que les opérations concernées relèvent du régime fiscal spécifique applicable au projet GTA, lequel prévoit des dispositions particulières en matière de prélèvements sur les rémunérations du personnel expatrié. C’est dans ce contexte qu’elle a saisi la justice afin de faire annuler ou réviser le redressement qui lui est réclamé.

Dans une décision rendue le 18 juin 2026, le Tribunal de Dakar a estimé que les éléments versés au dossier ne permettaient pas encore de trancher le différend. Les magistrats ont jugé indispensable de recourir à une expertise indépendante afin d’établir avec précision le régime fiscal applicable aux différentes opérations effectuées par Air Consulting dans le cadre du projet GTA.

Cette décision ne constitue ni une victoire pour l’administration fiscale ni un succès pour l’entreprise. Elle marque plutôt une phase d’instruction destinée à apporter les éclairages techniques nécessaires avant que le tribunal ne se prononce définitivement sur la validité du redressement contesté.

La mission confiée à l’expert sera particulièrement large. Il devra d’abord distinguer les opérations qui relèvent directement du régime spécifique du projet GTA de celles qui restent soumises au droit fiscal commun. Cette distinction est essentielle, car elle déterminera les obligations fiscales réellement applicables à la société durant la période concernée.

L’expert devra également vérifier les bases de calcul utilisées par l’administration fiscale pour établir le redressement. Il lui reviendra notamment de contrôler les montants retenus, d’identifier les prélèvements déjà effectués par la société et d’évaluer leur conformité avec la réglementation en vigueur.

L’un des principaux points de désaccord porte sur le prélèvement forfaitaire prévu dans le cadre du régime fiscal particulier du projet GTA. Le tribunal souhaite déterminer si les rémunérations du personnel expatrié ont effectivement été soumises à ce mécanisme spécifique et, dans l’affirmative, si les sommes aujourd’hui réclamées par la Direction générale des impôts et des domaines ne conduiraient pas à une double imposition. Cette question constitue l’un des principaux arguments avancés par Air Consulting pour contester le redressement.

Pour conduire cette mission, la juridiction a désigné Farma Faye en qualité d’expert. Celui-ci dispose d’un délai de deux mois pour remettre son rapport au tribunal. Les conclusions de cette expertise devraient permettre aux magistrats de déterminer si le redressement fiscal de 4,1 milliards de FCFA est intégralement fondé, s’il doit être revu à la baisse ou s’il convient de l’annuler en tout ou en partie.

Cheikh Bâ défend le rôle du Conseil constitutionnel : « La justice demeure le dernier rempart des droits et libertés »

Le président de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS), Cheikh Bâ, est monté au créneau pour réaffirmer le rôle fondamental de la justice dans le fonctionnement de l’État de droit. Invité de l’émission Jury du Dimanche sur iRadio, le magistrat a estimé que les récentes décisions du Conseil constitutionnel, loin de traduire une crise institutionnelle, témoignent plutôt de la vitalité de la démocratie sénégalaise et du respect de la séparation des pouvoirs.

Intervenant dans un contexte marqué par les débats suscités par la récente décision du Conseil constitutionnel sur la révision constitutionnelle, Cheikh Bâ a insisté sur la place essentielle du pouvoir judiciaire dans l’architecture institutionnelle du Sénégal. Selon lui, lorsque le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif sont portés par une même majorité politique, la justice devient le principal garde-fou contre toute dérive susceptible de porter atteinte aux droits des citoyens.

« Dans un système pluraliste représentatif où il y a coïncidence entre majorité présidentielle et majorité parlementaire, ce que l’on craint, c’est un arrangement entre les deux pour statuer sur le dos des citoyens. C’est en ce moment-là que l’on dit que la justice reste le dernier rempart pour la défense des droits et des libertés des citoyens », a-t-il déclaré.

Le président de l’UMS a ainsi rappelé que le rôle du juge constitutionnel consiste précisément à garantir le respect de la Constitution, indépendamment des rapports de force politiques. Pour lui, cette mission constitue l’un des piliers de l’État de droit et permet d’assurer l’équilibre entre les différentes institutions de la République.

Revenant sur la décision du Conseil constitutionnel qui a récemment alimenté de nombreux commentaires dans l’espace public, Cheikh Bâ a rejeté les interprétations faisant état d’une situation exceptionnelle ou d’une crise institutionnelle. À ses yeux, le fonctionnement observé correspond au mécanisme normal prévu par la Constitution.

« Ce qui s’est passé dans cette décision n’a rien d’extraordinaire ni de nouveau. C’est l’expression de la démocratie et de la vitalité des institutions sénégalaises. Un pouvoir législatif a estimé avoir les prérogatives et l’intérêt d’initier une loi et de l’adopter, en laissant à l’autre pouvoir le soin d’exercer ses prérogatives », a-t-il expliqué.

Le magistrat a souligné que dans un État démocratique, chaque institution exerce les compétences que la Constitution lui confère. Le Parlement vote les lois, tandis que le Conseil constitutionnel veille à leur conformité avec la Loi fondamentale lorsque celui-ci est saisi. Ce mécanisme, selon lui, garantit le respect du principe de séparation des pouvoirs et contribue à la stabilité institutionnelle.

Poursuivant son analyse, Cheikh Bâ a rappelé que le Conseil constitutionnel dispose de la compétence ultime pour apprécier la conformité des lois à la Constitution et rendre des décisions qui s’imposent à toutes les autorités de l’État.

« L’autre pouvoir s’est saisi de l’affaire pour exercer ses prérogatives et c’est lui qui a le dernier mot pour trancher au nom du peuple sénégalais et dans le respect de la Constitution », a-t-il conclu.

Marie Khone Faye célèbre l’excellence féminine en sciences et encourage les jeunes Sénégalaises à viser plus haut

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a reçu en audience, le samedi 11 juillet, les deux lauréates nationales de l’édition 2026 des concours Miss Maths et Miss Sciences. Cette rencontre, empreinte de reconnaissance et d’encouragement, a mis à l’honneur Khadidiatou Ka, sacrée Miss Maths, et Sokhna Mame Bousso Mbacké, désignée Miss Sciences, deux jeunes étudiantes dont les performances illustrent l’excellence académique dans les disciplines scientifiques.

À travers cette audience, la Première dame a tenu à saluer le parcours exceptionnel des deux lauréates, estimant qu’elles représentent un modèle inspirant pour toute une génération. Elle a souligné que leurs résultats témoignent non seulement de leur travail et de leur persévérance, mais aussi du potentiel considérable de la jeunesse sénégalaise, en particulier des jeunes filles qui choisissent de s’engager dans les filières scientifiques, souvent confrontées à de nombreux défis.

Les échanges ont également permis d’aborder plusieurs questions liées à l’éducation au Sénégal. Les discussions ont porté sur les obstacles qui freinent encore l’accès et le maintien des jeunes filles dans le système éducatif, ainsi que sur la nécessité de renforcer les politiques et les initiatives favorisant leur réussite scolaire. Marie Khone Faye a insisté sur l’importance de créer un environnement propice permettant aux jeunes filles de poursuivre leurs études dans les meilleures conditions et de concrétiser leurs ambitions professionnelles, notamment dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques.

En guise de reconnaissance pour leurs brillants résultats, la Première dame a remis des présents et des prix d’encouragement aux deux lauréates. Un geste symbolique destiné à récompenser leur engagement, leur discipline et leur parcours exemplaire, tout en encourageant d’autres jeunes filles à suivre leur voie.

Profitant de cette rencontre, Marie Khone Faye a lancé un message fort à l’endroit de toutes les jeunes Sénégalaises. Elle les a exhortées à croire en leurs capacités, à nourrir de grandes ambitions et à ne jamais hésiter à s’orienter vers les sciences, un secteur essentiel au développement économique et technologique du pays. Selon elle, les compétences féminines constituent un levier incontournable pour bâtir le Sénégal de demain.

Limogeage de Pape Thiaw : la FSF assume un choix difficile et défend une responsabilité sportive avant tout

Le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Saydou Sow, est revenu en détail sur les motivations ayant conduit le Comité exécutif à mettre fin aux fonctions du sélectionneur national Pape Thiaw à l’issue de la campagne décevante des Lions de la Teranga à la Coupe du monde 2026. Invité de l’émission Point de vue, le dirigeant fédéral a assumé une décision qu’il qualifie de difficile sur le plan humain, mais nécessaire au regard des résultats sportifs enregistrés par la sélection nationale.

Pour les responsables de la FSF, l’élimination du Sénégal ne peut être réduite à la seule responsabilité du sélectionneur. Abdoulaye Saydou Sow reconnaît que plusieurs acteurs interviennent dans la préparation et la gestion d’une équipe nationale, notamment la Fédération, l’État et les différents membres de l’encadrement technique. Toutefois, il estime que le premier responsable des performances sur le terrain demeure l’entraîneur.

« Il n’est pas le seul responsable, c’est toute une chaîne, mais il a une responsabilité beaucoup plus évidente », a-t-il déclaré, rappelant que les résultats obtenus durant le Mondial ne correspondaient pas aux ambitions affichées par le Sénégal.

Les Lions de la Teranga ont terminé leur parcours avec un bilan jugé insuffisant : une seule victoire en quatre rencontres, obtenue face à l’Irak, et surtout une élimination douloureuse contre la Belgique. Cette rencontre reste dans toutes les mémoires puisque le Sénégal menait de deux buts à seulement cinq minutes du terme avant de voir son adversaire renverser complètement la situation, un scénario qui a profondément marqué les supporters et renforcé les interrogations sur les choix tactiques du staff technique.

Malgré cette décision, Abdoulaye Saydou Sow n’a pas caché l’estime qu’il porte à Pape Thiaw. Il a rappelé les moments importants vécus avec l’ancien sélectionneur, évoquant des instants de « fierté historique » partagés avec le groupe national. Il a toutefois insisté sur le fait que les responsabilités liées à la gestion du football de haut niveau imposent parfois des décisions difficiles, indépendamment des relations humaines.

Selon lui, les dirigeants d’une fédération doivent être capables de privilégier l’intérêt de l’équipe nationale plutôt que les considérations affectives. Il estime qu’une institution ne peut se permettre de conserver un entraîneur uniquement en raison des liens tissés au fil des années lorsque les résultats sportifs ne sont plus au rendez-vous.

Interpellé sur les critiques de certains observateurs qui considèrent le staff technique comme un simple « fusible » destiné à protéger les dirigeants fédéraux, le secrétaire général de la FSF a rejeté cette lecture des événements. Pour lui, comparer la situation d’un sélectionneur à celle d’un comité exécutif élu relève d’une confusion des responsabilités.

Abdoulaye Saydou Sow rappelle que l’actuelle équipe dirigeante de la Fédération n’est en fonction que depuis neuf mois. À ses yeux, il serait prématuré de juger son action sur la seule base d’une campagne mondiale, aussi décevante soit-elle. Il met en avant les résultats enregistrés dans les autres sélections nationales pour illustrer le travail accompli depuis leur arrivée.

Le responsable fédéral cite notamment les performances des équipes de jeunes, avec les titres remportés par les sélections U15 et U17, ainsi que les succès enregistrés par l’équipe nationale de Beach Soccer, qu’il considère comme des indicateurs positifs du développement du football sénégalais.

En conclusion, Abdoulaye Saydou Sow a rappelé que la préparation et la participation à une Coupe du monde reposent sur trois acteurs essentiels : la FIFA, qui assure l’organisation de la compétition, la Fédération sénégalaise de football, chargée de l’encadrement sportif et administratif, ainsi que l’État du Sénégal, qui apporte le soutien financier nécessaire à la sélection nationale.

S’il a salué l’organisation mise en place par la FIFA, qu’il juge irréprochable, le secrétaire général de la FSF a indiqué que les évaluations internes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités de chaque partie. Les conclusions de ce travail devraient permettre d’identifier les insuffisances constatées durant la campagne mondiale et de mettre en place les ajustements nécessaires pour permettre aux Lions de retrouver leur compétitivité lors des prochaines échéances internationales.

Sénégal face à la crise conjugale : SEYAAN, un rempart contre les divorces

Le Sénégal est à la croisée des chemins. Les tribunaux croulent sous les dossiers de séparation, les statistiques des divorces s’envolent et les familles se disloquent à un rythme inquiétant. Dans ce contexte marqué par une crise conjugale grandissante, une initiative inédite a vu le jour : SEYAAN, un cabinet multidimensionnel de conseil conjugal, officiellement lancé le samedi 11 juillet à la salle Alioune Diop du GICES.

À l’origine de ce projet se trouve la plateforme Ndeye Askan Wi, qui refuse de rester spectatrice face à l’augmentation des ruptures familiales. Sa fondatrice, Seyda Ndeye Diop, a mobilisé ses propres ressources pour donner vie à SEYAAN, présenté comme un véritable rempart contre l’effritement des foyers.

Lors de la cérémonie de lancement, le Dr Mariam Mbacké, responsable de la cellule de communication, a livré un plaidoyer en faveur de la préservation du mariage.

« Nous avons constaté une dislocation des familles et une multiplication des problèmes conjugaux. Il fallait une réponse. SEYAAN est cette réponse, car son nom signifie “celui qui est dévoué au mariage”. »

Une approche holistique

Contrairement aux solutions souvent limitées à un seul aspect des difficultés conjugales, SEYAAN propose une prise en charge globale. Psychologues, psychanalystes, sociologues et conseillers économiques travaillent ensemble, convaincus que les crises conjugales ont des causes multiples.

Le Dr Mariam Mbacké explique :

« Il ne faut pas attendre que le couple se forme pour agir. Dès les fiançailles, pendant le mariage et même après, SEYAAN accompagne les couples à chaque étape de leur évolution. »

Les réseaux sociaux, un facteur aggravant

Dans un pays où la famille élargie jouait autrefois un rôle essentiel de médiation, les mutations sociales ont laissé de nombreux couples seuls face à leurs difficultés. Beaucoup se tournent désormais vers les réseaux sociaux, une pratique que le Dr Mbacké considère préoccupante.

« On expose ses problèmes en ligne et on reçoit des conseils de personnes non qualifiées. Cela aggrave souvent la situation au lieu de la résoudre. »

Réconcilier tradition et modernité

Au-delà de l’accompagnement psychologique et social, SEYAAN revendique une approche enracinée dans les valeurs culturelles et religieuses du Sénégal.

« Il faut intégrer les dimensions religieuse et traditionnelle. Ce sont ces fondements culturels qui ont permis à nos mariages de durer pendant des décennies », rappelle le Dr Mariam Mbacké.

Un appel à la mobilisation

Entièrement financé, pour l’heure, par les fonds propres de sa fondatrice, SEYAAN ambitionne de devenir une institution pérenne. Pour atteindre cet objectif, le cabinet lance un appel au soutien des autorités publiques, des organisations de la société civile, des leaders religieux et de l’ensemble des citoyens.

Le message porté par les initiateurs est sans équivoque : préserver le mariage, c’est préserver la famille, et préserver la famille, c’est contribuer à la stabilité et au développement de la nation.

Le limogeage de Pape Thiaw et de son staff : électrochoc nécessaire ou sacrifice politique ?

Par Aly Saleh

L’onde de choc continue de secouer le football sénégalais. Par un communiqué officiel, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a mis fin aux fonctions du sélectionneur national, Pape Thiaw, ainsi qu’à celles de l’ensemble de son staff technique. Propulsé à la tête des Lions de la Teranga pour assurer la délicate transition après l’ère Aliou Cissé, le technicien sénégalais n’aura pas survécu à une campagne de Coupe du monde jugée insuffisante par les instances fédérales.

Pourtant, derrière ce verdict sans appel, de nombreuses interrogations demeurent sur la gestion administrative et managériale de la sélection nationale. S’agit-il d’une sanction sportive logique ou Pape Thiaw a-t-il servi de fusible pour masquer les défaillances d’un système fédéral en crise ?

Pour tenter de répondre à cette question, nous avons recueilli les analyses de deux observateurs avertis : Thierno Dramé, journaliste sportif à la RTS, et Mbaye Jacques Diop, ancien conseiller en communication au ministère des Sports et membre du Club des experts sportifs sénégalais. Plongée au cœur d’une transition qui semble avoir été mal maîtrisée.

Le poids des résultats face au verdict du terrain

Dans le microcosme du football sénégalais, le couperet est tombé sans véritable surprise.

Pour Thierno Dramé, l’issue était devenue inévitable : « Les résultats sportifs de cette Coupe du monde ont fait que Pape Thiaw était sur la sellette. Sur le plan sportif, cette décision est totalement justifiée. »

Un constat partagé par Mbaye Jacques Diop, qui rappelle que, dans le football, « il n’y a pas d’état d’âme ». Selon lui, au-delà des résultats, « la FSF et le public ne se reconnaissaient plus dans le projet de jeu », évoquant une équipe sans véritable identité, des insuffisances dans la gestion du groupe et une communication défaillante.

Le paradoxe réside toutefois dans les statistiques de Pape Thiaw. Avec 20 victoires en 29 matchs et un trophée continental, son bilan demeure largement positif.

Le journaliste de la RTS souligne d’ailleurs qu’à son arrivée, la qualification des Lions était loin d’être acquise. De son côté, Mbaye Jacques Diop reste pragmatique : « Un sélectionneur est jugé sur les résultats. Quand la dynamique n’y est plus et que l’équipe tourne au ralenti, la FSF doit trancher pour relancer la machine. »

Démission ou limogeage : la dignité face au piège contractuel

Pape Thiaw aurait-il dû prendre les devants en présentant sa démission ?

Thierno Dramé estime que le sélectionneur avait le droit de croire en sa capacité à redresser la situation. Mais il pointe surtout une anomalie majeure : « La plus grande injustice faite à Pape Thiaw, c’est d’avoir remporté la CAN et participé à la Coupe du monde sans contrat. »

Selon le journaliste, cette précarité administrative constitue l’un des symboles des dysfonctionnements ayant conduit à l’échec.

Interrogé sur cette situation, Mbaye Jacques Diop reconnaît que ce flou « fait désordre » et révèle que « l’urgence et l’à-peu-près ont pris le pas sur la rigueur administrative », conséquence, selon lui, d’un manque de coordination entre la FSF et le ministère des Sports.

Sur le plan personnel, il estime néanmoins que le technicien aurait dû partir de lui-même : « C’est une question de dignité. Partir avant qu’on vous pousse, c’est sortir la tête haute. Vous protégez votre légende. Dans le football moderne, lorsqu’un cycle arrive à son terme, le sélectionneur devrait rendre lui-même le tablier. » Il cite notamment les exemples de Gareth Southgate et de Joachim Löw.

Pape Thiaw, fusible idéal d’une gouvernance défaillante ?

C’est là que réside le cœur du débat : le sélectionneur est-il l’arbre qui cache la forêt ?

Pour Thierno Dramé, la Fédération s’est déchargée de ses responsabilités.

« C’est une décision prise pour faire de Pape Thiaw un bouc émissaire. La Fédération porte une grande part de responsabilité et aurait dû l’assumer, voire démissionner. »

Mbaye Jacques Diop partage cette lecture systémique.

« On vire le coach, mais on ne change pas le système. Couper l’arbuste ne règle pas le problème de la forêt. Dans six mois, nous aurons le même débat avec un autre sélectionneur. Nous avons un système défaillant qui broie nos entraîneurs, nos joueurs et nos ambitions. »

Pour lui, tant que la gouvernance du football sénégalais ne sera pas profondément réformée, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

En mettant fin aux fonctions de Pape Thiaw et de son staff, la Fédération sénégalaise de football a choisi une solution radicale pour tourner une page difficile. Mais les révélations de Thierno Dramé sur l’absence de contrat formel et le réquisitoire de Mbaye Jacques Diop contre un système « à bout de souffle » montrent que les difficultés dépassent largement le seul cadre sportif.

Le football sénégalais se trouve aujourd’hui à un tournant. Les supporters attendent désormais un véritable bilan de cette campagne, qualifiée de « catastrophique à tous les niveaux » par Mbaye Jacques Diop. La FSF a limogé un sélectionneur ; reste désormais à savoir si elle aura le courage d’engager les réformes profondes que beaucoup jugent indispensables.

Aly Saleh

DiomayePrésident se transforme en parti politique : le congrès constitutif fixé au 8 août à la Dakar Arena

La coalition DiomayePrésident s’apprête à franchir un tournant majeur de son évolution politique. Créée pour soutenir la candidature de Bassirou Diomaye Faye à l’élection présidentielle, elle sera officiellement transformée en parti politique à l’occasion d’un congrès constitutif prévu le 8 août prochain à la Dakar Arena. Cette étape marque le lancement d’une nouvelle organisation politique destinée à structurer durablement la majorité présidentielle.

L’annonce a été faite par Me Abdoulaye Tine, membre de la coalition et ministre chargé de la Communication de la Présidence de la République, à l’issue de l’audience accordée samedi par le chef de l’État à une délégation de maires des départements de Mbacké, Mbour et Linguère. Dans un communiqué publié à cette occasion, le responsable politique a indiqué que cette transformation constitue « une nouvelle étape » dans la consolidation de la dynamique politique qui a conduit Bassirou Diomaye Faye au pouvoir.

Selon le communiqué, la future formation politique se veut une « maison commune ouverte à tous les bâtisseurs du Sénégal nouveau ». À travers cette formule, les initiateurs affichent leur volonté de fédérer les différentes sensibilités qui soutiennent l’action du président de la République, tout en offrant un cadre politique plus structuré à la majorité présidentielle.

Cette annonce intervient dans un contexte de réorganisation du paysage politique autour du chef de l’État. Ces dernières semaines, Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres avec les élus territoriaux, notamment les 306 maires reçus au Palais de la République, dans une démarche visant à renforcer les liens entre l’exécutif et les collectivités locales. Les audiences accordées aux maires de plusieurs départements s’inscrivent dans cette même dynamique de concertation et de mobilisation.

D’après Me Abdoulaye Tine, la création du nouveau parti répond également à la nécessité de consolider l’ancrage territorial de la majorité présidentielle. L’objectif est de mettre en place une organisation politique capable de porter les réformes engagées par le chef de l’État et de préparer efficacement les prochaines échéances électorales.

Le congrès constitutif du 8 août à la Dakar Arena devrait ainsi réunir les responsables de la coalition, les élus, les militants ainsi que les différentes composantes de la mouvance présidentielle. Cette rencontre permettra d’officialiser la naissance du parti, d’adopter ses textes fondamentaux, de définir ses instances dirigeantes et de tracer les grandes orientations politiques qui guideront son action.

Réformes constitutionnelles : Serigne Gueye Diop annonce l’abandon du référendum et le retour de l’initiative présidentielle

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, a apporté ce dimanche 12 juillet 2026 d’importantes précisions sur l’avenir des réformes institutionnelles engagées par les autorités. Invité de l’émission Grand Jury, il est revenu sur les conséquences de la décision rendue par le Conseil constitutionnel concernant la révision de la Constitution, tout en exposant la nouvelle stratégie que compte adopter le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Pour le membre du gouvernement, la séquence ouverte par le projet de révision constitutionnelle porté à l’Assemblée nationale est désormais close. Il a estimé que la décision du Conseil constitutionnel met définitivement un terme à cette initiative et qu’il convient désormais de tourner la page.

« D’abord, c’est un projet qui est derrière nous », a déclaré Serigne Gueye Diop, rappelant que les propositions de réformes avaient été élaborées à la suite du dialogue national organisé à Diamniadio à l’initiative du chef de l’État. Selon lui, la haute juridiction a tranché en rejetant le projet adopté par l’Assemblée nationale, ce qui met fin au processus engagé dans ce cadre.

Le ministre a toutefois insisté sur le fait que les ambitions de réforme des institutions restent intactes. Il a indiqué que le président Bassirou Diomaye Faye entend reprendre personnellement l’initiative afin de poursuivre les changements annoncés durant son mandat. À ses yeux, ces réformes demeurent essentielles pour moderniser la Constitution et traduire dans les textes les engagements pris devant les Sénégalais.

Interrogé sur l’éventualité d’une consultation populaire, Serigne Gueye Diop a été catégorique. Il a affirmé que l’option du référendum est définitivement écartée.

« Il n’y aura plus de référendum. C’est clair et net », a-t-il déclaré, précisant que l’organisation d’un référendum relève exclusivement des prérogatives du président de la République. Il a ajouté que cette perspective appartient désormais au passé et qu’aucune consultation référendaire ne sera organisée dans le cadre de ces réformes.

S’agissant de la suite de la procédure, le ministre a expliqué que les futurs textes suivront désormais le circuit institutionnel classique. Les avant-projets de loi seront élaborés puis soumis aux différentes étapes prévues avant leur transmission au Parlement.

Il a également rappelé que l’Assemblée nationale est actuellement en vacances parlementaires pour une période de trois mois, ce qui reporte l’examen des futurs textes à la reprise des travaux législatifs.

Guet Ardo : Bassirou Diomaye Faye rend hommage au Khalife El Hadji Mouhamadou Aïssata Ba et réaffirme son attachement aux valeurs spirituelles

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce dimanche à Guet Ardo, dans la région de Louga, afin de présenter les condoléances de la Nation à la suite du décès du Khalife El Hadji Mouhamadou Aïssata Ba. Cette visite de compassion a été marquée par un moment de recueillement et de communion avec les autorités religieuses, les membres de la famille du défunt et les fidèles venus nombreux rendre un dernier hommage à cette figure emblématique de la confrérie Qadiriyya.

Accueilli par le nouveau Khalife, Mouhamadou Al Hassane Ba, ainsi que par les dignitaires religieux et les notables de la localité, le chef de l’État a exprimé, au nom du peuple sénégalais, sa profonde compassion à l’endroit de la famille éplorée et de l’ensemble de la communauté musulmane. Il a salué la mémoire d’un guide religieux dont le parcours a été marqué par la piété, le savoir et un engagement constant en faveur de la paix, de la transmission des enseignements islamiques et du vivre-ensemble.

Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a rendu un vibrant hommage au défunt Khalife, qu’il a présenté comme un érudit respecté dont l’influence spirituelle a largement dépassé les frontières de Guet Ardo. Selon le président de la République, l’héritage laissé par El Hadji Mouhamadou Aïssata Ba continuera d’inspirer les générations actuelles et futures, grâce aux valeurs de tolérance, d’humilité, de dialogue et de fraternité qu’il a incarnées tout au long de son magistère religieux.

Le chef de l’État a également profité de cette visite pour réaffirmer la volonté des pouvoirs publics de poursuivre leur accompagnement des familles religieuses et des foyers spirituels du Sénégal. Il a souligné que les valeurs cultuelles et spirituelles constituent un socle essentiel de la cohésion nationale, du renforcement du vivre-ensemble et de la préservation de la stabilité du pays.

La visite présidentielle s’est achevée par un recueillement au mausolée du défunt Khalife. À cette occasion, des prières ont été formulées pour le repos de son âme, mais également pour la paix, la stabilité et l’unité du Sénégal. Des bénédictions ont aussi été adressées en faveur de la réussite des actions entreprises par les autorités pour le développement du pays et le bien-être des populations.

Sadio : Ousmane Sonko réaffirme son leadership et expose au grand jour les tensions avec Bassirou Diomaye Faye

Le discours prononcé ce dimanche par Ousmane Sonko à Sadio, dans la région de Diourbel, marque une nouvelle étape dans l’évolution des rapports entre le leader de Pastef et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Derrière une allocution officiellement consacrée au bilan du pouvoir et à la remobilisation des militants, plusieurs observateurs y voient un message politique direct adressé au chef de l’État, révélateur des tensions qui traversent aujourd’hui le sommet de l’exécutif.

Tout au long de son intervention, Ousmane Sonko a insisté sur son rôle déterminant dans l’accession au pouvoir de l’actuel président. Revenant sur les événements ayant précédé l’élection présidentielle de mars 2024, il a rappelé que la candidature de Bassirou Diomaye Faye n’était intervenue qu’après l’invalidation de la sienne, laissant entendre que la victoire historique de Pastef demeure avant tout le fruit de son combat politique et de son leadership. Ce rappel, loin d’être anodin, apparaît comme une manière de revendiquer une légitimité politique particulière au sein du pouvoir actuel.

Le président de Pastef a également porté un regard critique sur la gouvernance engagée depuis l’alternance. Évoquant la situation de Sadio, il a affirmé que les populations étaient conscientes que l’espoir suscité par l’arrivée du nouveau régime s’était progressivement estompé. Sans citer directement le président Bassirou Diomaye Faye, il a laissé entendre que le pouvoir s’était éloigné du projet initial présenté aux Sénégalais durant la campagne électorale.

Cette distinction entre le projet politique porté par Pastef et la trajectoire suivie par l’exécutif constitue l’un des passages les plus significatifs de son discours. En soulignant que les engagements pris devant les électeurs n’étaient plus pleinement respectés, Ousmane Sonko semble prendre ses distances avec certaines orientations du pouvoir, tout en réaffirmant son attachement à la ligne politique qu’il défend depuis plusieurs années.

Le leader de Pastef a également tenu à mesurer le chemin parcouru depuis le lancement de son combat politique. Selon lui, près de 80 % des objectifs fixés auraient été atteints grâce à son engagement et à celui de ses militants. Il a néanmoins estimé que les prochaines échéances politiques, notamment les élections territoriales de 2026 puis la présidentielle de 2029, devront permettre d’achever la transformation qu’il appelle de ses vœux.

À travers cette déclaration, Ousmane Sonko se positionne clairement comme le principal garant du projet politique de Pastef. En s’adressant simultanément aux militants, aux responsables du parti et aux plus hautes autorités de l’État, il réaffirme son influence sur la majorité tout en rappelant qu’il demeure, à ses yeux, l’architecte de la victoire de 2024.

8e édition de la Journée du Prophète Muhammad (PSL) : le Dahira Nassouroulah prône la paix et la solidarité

La ville a vibré au rythme de la ferveur religieuse à l’occasion de la 8e édition de la Journée du Prophète Muhammad (PSL), organisée par le Dahira Nassouroulah. Placée sous la présidence de plusieurs guides religieux et du président du Dahira, Me Daf, cette rencontre a réuni de nombreux fidèles et sympathisants autour d’un message fort : promouvoir les valeurs universelles de paix, de solidarité et de coexistence harmonieuse.

Dans son allocution, Me Daf a rappelé que « le Prophète Muhammad (PSL) demeure notre seule référence, notre meilleur exemple et notre miroir ». Selon lui, cette journée constitue une occasion privilégiée de sensibiliser les communautés à l’importance du vivre-ensemble, du respect mutuel et de la tolérance, que ce soit entre voisins, au sein des familles ou entre croyants de différentes confessions.

Le président du Dahira a souligné que le Prophète Muhammad (PSL), tout au long de sa vie, a entretenu des relations de coexistence pacifique avec des non-musulmans, laissant ainsi un modèle intemporel de fraternité, de tolérance et de respect de l’autre.

Insistant sur la solidarité de voisinage, qu’il considère comme le premier fondement d’une société apaisée, Me Daf a déclaré que « la parenté ne se limite pas aux liens du sang, elle s’étend également au voisinage ». Il a rappelé que la mission du Dahira Nassouroulah est de consolider les liens de fraternité et de respect réciproque entre musulmans et chrétiens, dans un Sénégal reconnu pour sa longue tradition de dialogue interreligieux et de cohabitation pacifique.

La journée a également été marquée par des séances de prières et d’invocations en faveur de la stabilité, de la paix et de la prospérité du Sénégal. « Le Sénégal est un pays de foi et de dévotion. Musulmans comme non-musulmans, nous croyons en un Dieu unique. Notre arme la plus puissante demeure la prière », a affirmé Me Daf, avant d’appeler à faire régner la paix dans les familles, les cœurs et l’ensemble des communautés.

Au-delà de son caractère religieux, cette 8e édition de la Journée du Prophète Muhammad (PSL) s’est imposée comme un véritable plaidoyer en faveur de la paix, de la solidarité et de la cohabitation harmonieuse entre les différentes composantes de la société sénégalaise, des valeurs essentielles à la préservation de l’unité nationale.

Kaffrine : Abdoulaye Wilane fait du sport un levier de développement de la jeunesse

Au-delà de la finale départementale de football des Navétanes, l’édition 2025 a servi de tribune au président du Conseil départemental de Kaffrine, Abdoulaye Wilane, pour dévoiler une stratégie de renforcement durable du sport dans le département. Entre soutien financier, dotation en équipements, création de nouveaux trophées et accompagnement de plusieurs disciplines sportives, la collectivité territoriale affiche son ambition de faire du sport un véritable levier de développement et d’insertion de la jeunesse.

Devant un stade municipal El Hadji Babacar Gaye plein à craquer, Abdoulaye Wilane a réaffirmé la volonté du Conseil départemental de poursuivre et d’élargir son appui au mouvement navétane. « Tant que nous bénéficierons de la confiance des populations de Kaffrine, chaque année, nous ferons plus et mieux pour permettre à la jeunesse sportive de s’épanouir », a-t-il déclaré.

Cette volonté s’est traduite par une mobilisation financière de plus de 3 millions de francs CFA destinée à soutenir l’organisation de la finale départementale. Les récompenses ont concerné les vainqueurs et les finalistes des catégories seniors et cadets. Des subventions ont également été accordées à l’ORCAV, à l’ODCAV, aux différentes zones, ainsi qu’aux services ayant contribué à l’organisation et à la sécurisation de l’événement.

Le président du Conseil départemental a, en outre, procédé à la remise de trophées, de jeux d’équipements complets et de ballons aux équipes finalistes ainsi qu’à plusieurs écoles de football, illustrant sa volonté d’investir dans la formation des jeunes sportifs.

L’une des principales innovations annoncées concerne l’intégration définitive de la finale départementale des cadets dans le programme de parrainage du Conseil départemental. À cela s’ajoute la création, dès la prochaine édition, d’un trophée du président du Conseil départemental dans les arrondissements de Katakel et de Gniby, afin de rapprocher davantage les compétitions des collectivités locales.

L’accompagnement du Conseil départemental ne se limite pas au football navétane. Plusieurs clubs et ligues sportives bénéficieront également d’un soutien financier en 2026. L’AS Kaffrine, le CRG de lutte, Nguelemou FC, ainsi que des structures évoluant dans le basket-ball, le handball, l’athlétisme, le karaté, le taekwondo et le jeu de dames figurent parmi les bénéficiaires.

Conscient des contraintes budgétaires auxquelles sont confrontées les collectivités territoriales, Abdoulaye Wilane a assuré que le sport demeurera une priorité. Selon lui, ces investissements constituent un moyen de promouvoir l’éducation, la citoyenneté, le vivre-ensemble et l’épanouissement de la jeunesse.

Le président de l’ODCAV de Kaffrine, Math Mbaye, a salué cet accompagnement, qu’il juge déterminant pour la réussite de la finale départementale.

Sur le terrain, l’ASC Deggo a remporté le trophée départemental en s’imposant face à Diamono de Diamagadio, concluant une édition marquée aussi bien par l’intensité de la compétition que par les annonces en faveur du développement du sport dans le département.

Santé : And Gueusseum durcit le ton avec une grève totale de 48 heures sans service minimum

Le bras de fer entre l’Alliance And Gueusseum et le Gouvernement sénégalais connaît une nouvelle escalade. Dans son communiqué n°11, le syndicat annonce une grève totale de 48 heures, prévue les 23 et 24 juillet prochains, sans prise en charge des urgences ni mise en place d’un service minimum. Une décision qui marque un tournant dans le mouvement de contestation engagé depuis plusieurs semaines et qui risque de perturber fortement le fonctionnement des structures sanitaires publiques.

À travers ce nouveau mot d’ordre, l’Alliance And Gueusseum entend accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir une réponse concrète à ses revendications, tout en dénonçant ce qu’elle considère comme l’absence de dialogue et le non-respect des engagements pris par l’État envers les travailleurs du secteur de la santé.

Dans son communiqué, l’organisation syndicale revient également sur le contexte social qui prévaut dans le pays. Elle rappelle n’avoir jamais adhéré au Pacte de stabilité économique et sociale signé entre le Gouvernement et certaines centrales syndicales qualifiées de « plus représentatives ». Pour And Gueusseum, la grève générale observée le 10 juillet dernier par ces mêmes organisations, en raison du non-respect des engagements contenus dans ce pacte, constitue une reconnaissance implicite de la pertinence de sa position, défendue depuis plusieurs années en marge des mécanismes officiels de concertation.

L’Alliance estime ainsi que les événements récents confortent son analyse selon laquelle les accords conclus avec les pouvoirs publics n’ont pas permis d’apporter des réponses durables aux préoccupations des travailleurs.

Le communiqué cible également le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté. Sans remettre en cause sa fonction actuelle, le syndicat rappelle qu’il fut auparavant président du Haut Conseil du Dialogue social et qu’il a participé à l’élaboration du Pacte de stabilité économique et sociale. Pour And Gueusseum, le fait que ce dernier évoque aujourd’hui d’éventuelles sanctions contre les agents grévistes traduit une contradiction dans la conduite du dialogue social et illustre, selon elle, le changement de posture de l’État face aux revendications syndicales.

Sur le fond, les revendications de l’Alliance demeurent inchangées. Le syndicat réclame notamment le paiement de l’indemnité de logement aux agents contractuels du ministère de la Santé et des établissements publics de santé, la mise en œuvre effective de la fonction publique territoriale ainsi que la régularisation foncière des bénéficiaires du programme SUTSAS-Namora à Daga-Kholpa.

Au-delà de cette grève de 48 heures, And Gueusseum annonce le maintien et le renforcement de plusieurs actions de pression. Parmi celles-ci figurent le boycott du Programme national de télésanté (PNT), le refus de participer aux missions de supervision ainsi que la menace de suspendre la transmission des données du système d’information sanitaire. Des mesures qui pourraient avoir des répercussions importantes sur le suivi des activités sanitaires et l’organisation des services de santé à l’échelle nationale.

Macky Sall attendu au Palais : une audience avec Diomaye Faye en vue dans le cadre de sa campagne pour l’ONU

L’ancien président de la République, Macky Sall, poursuit activement sa campagne diplomatique en vue de briguer le poste de Secrétaire général des Nations Unies. Dans cette dynamique, il devrait être reçu en audience par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le 17 juillet prochain, selon des informations obtenues par Dakaractu. Cette rencontre reste toutefois suspendue à la confirmation du calendrier officiel de la présidence.

Cette audience s’inscrit dans une série de consultations engagées par l’ancien chef de l’État dans plusieurs pays de la sous-région. Depuis le lancement de sa campagne, Macky Sall multiplie les contacts avec les dirigeants africains afin de consolider le soutien politique nécessaire à sa candidature à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

Au Sénégal, cette rencontre revêt une importance particulière. Si elle est confirmée, elle permettra à l’ancien président de solliciter officiellement l’appui des autorités sénégalaises pour sa candidature. Le soutien de son pays d’origine constitue en effet une étape essentielle dans toute ambition de diriger la plus haute institution multilatérale mondiale.

Au-delà du Sénégal, la tournée diplomatique de Macky Sall vise également à rallier plusieurs chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que d’autres partenaires africains. L’objectif est de construire un consensus régional avant d’élargir la mobilisation au niveau continental et international.

La fonction de Secrétaire général des Nations Unies est attribuée à l’issue d’un processus diplomatique particulièrement exigeant. Le candidat doit bénéficier d’un large soutien des États membres de l’ONU, tout en obtenant l’approbation du Conseil de sécurité, avant d’être désigné par l’Assemblée générale.

Le CAES dément une prétendue étude sur l’eau en sachet et annonce des poursuites judiciaires

Le Collectif des acteurs de l’eau filtrée du Sénégal (CAES) est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il considère comme une vaste campagne de désinformation visant la filière de l’eau en sachet. Face à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une prétendue étude attribuée à des chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), affirmant que 82 % des sachets d’eau vendus au Sénégal seraient impropres à la consommation en raison d’une contamination bactérienne, les responsables du collectif ont organisé, ce samedi, une conférence de presse afin d’apporter leur version des faits et rassurer les consommateurs.

Devant les journalistes, le secrétaire général du CAES, Balla Diop, a catégoriquement rejeté les conclusions de cette supposée étude, qu’il qualifie de document sans fondement scientifique. Selon lui, aucun rapport officiel, signé ou publié par les chercheurs concernés, n’a été rendu public pour étayer les affirmations relayées sur les plateformes numériques.

« Une certaine étude serait attribuée à des scientifiques de l’UCAD, au terme de laquelle 82 % d’un échantillon de 100 sachets d’eau contiendraient des matières nuisibles à la santé et seraient très impropres à la consommation. Mais tout le monde sait que les slogans superfétatoires, les déclarations alarmistes et populistes qui visent à installer la peur ou à créer la psychose au sein des populations ne sont pas le propre de la science. La science évolue dans l’objectivité, la rigueur et l’expérimentation renouvelée, avec des rapports signés, publiés et partagés. Or, jusqu’à présent, vous ne verrez jamais de rapport concernant les rumeurs dont je vous parle », a déclaré le responsable du collectif.

Pour le CAES, cette polémique intervient dans un contexte où le secteur de l’eau conditionnée connaît une forte concurrence. Balla Diop estime que certaines pratiques commerciales pourraient expliquer la diffusion de ces informations qu’il juge mensongères. Il regrette que des acteurs cherchent, selon lui, à discréditer une filière qui approvisionne quotidiennement des millions de consommateurs à travers le pays.

« Les difficultés à pénétrer un marché ne devraient jamais justifier le recours à des pratiques aussi viles et mesquines de la part d’une certaine concurrence », a-t-il dénoncé, estimant que la réputation des entreprises évoluant dans le secteur est injustement mise en cause.

Au-delà du démenti, le Collectif des acteurs de l’eau filtrée du Sénégal entend porter l’affaire devant les juridictions compétentes. Ses responsables affirment vouloir identifier les auteurs de cette prétendue étude ainsi que les personnes à l’origine de sa diffusion afin que des responsabilités soient établies.

« En tant qu’association reconnue par l’État, nous comptons rechercher les auteurs de ces affirmations et, le cas échéant, engager une procédure judiciaire. Il y va de l’honneur de toute une filière. Cela fait plus de vingt ans que l’eau en sachet existe et cohabite parfaitement avec l’eau embouteillée. Nous n’accepterons pas d’être jetés en pâture par une certaine concurrence », a insisté Balla Diop.

Le collectif affirme également bénéficier du soutien des services compétents de l’État, qui auraient procédé à des contrôles après la circulation de cette information. Selon le CAES, les inspections menées n’ont révélé aucun élément confirmant les accusations portées contre les producteurs d’eau en sachet.

En conclusion, Balla Diop a lancé un appel au calme et à la vigilance face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux, invitant les consommateurs à se référer exclusivement aux communications officielles des autorités sanitaires. Il a assuré que les professionnels du secteur poursuivront leurs efforts pour respecter les normes de qualité et garantir une eau conforme aux exigences sanitaires.

UGB : les étudiants de Licence 3 saisissent la Cour suprême contre la suppression des examens de rattrapage

Le bras de fer entre les étudiants de Licence 3 de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et les autorités universitaires prend une nouvelle tournure judiciaire. Contestant la décision de supprimer les examens de rattrapage, les étudiants concernés ont décidé de porter l’affaire devant la chambre administrative de la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de cette mesure qu’ils jugent contraire aux textes en vigueur.

Selon des informations obtenues auprès des étudiants, un recours pour excès de pouvoir a été officiellement déposé devant la haute juridiction. Cette procédure est accompagnée d’un référé-suspension pour urgence, destiné à obtenir, dans les meilleurs délais, la suspension de la décision contestée en attendant que la Cour se prononce sur le fond du dossier.

Les requérants estiment que la suppression des examens de rattrapage ne respecte pas les dispositions qui encadrent le système Licence-Master-Doctorat (LMD). À leurs yeux, cette décision prive de nombreux étudiants d’une seconde opportunité de valider leurs unités d’enseignement et remet en cause un mécanisme considéré comme essentiel dans le parcours universitaire.

Avant de saisir la Cour suprême, les étudiants indiquent avoir suivi les procédures requises en faisant constater leur démarche par un huissier de justice. Ils affirment vouloir défendre leurs droits dans le strict respect des voies légales et espèrent obtenir une décision favorable qui rétablira l’organisation habituelle des examens de rattrapage.

Les plaignants rappellent que ces sessions de rattrapage constituent traditionnellement une seconde chance pour les étudiants n’ayant pas réussi les épreuves du premier tour. Ils considèrent que leur suppression risque d’avoir des conséquences importantes sur la réussite académique de nombreux étudiants et sur la poursuite de leurs études.

Selon l’un des étudiants à l’origine du recours, la juridiction administrative devrait examiner en priorité la demande de suspension de la décision, le référé étant une procédure d’urgence. Ce n’est qu’après cette première étape que la Cour suprême se prononcera sur le recours principal visant l’annulation définitive de la mesure.

Grand Magal 2026 : Serigne Bassirou Abdou Khadre lance les préparatifs sous le ndigël du Khalife général des Mourides

Depuis la résidence Cheikhoul Khadim, située en face de la Grande Mosquée de Touba, le porte-parole du Khalife général des Mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, a procédé ce samedi au lancement officiel des activités préparatoires du Grand Magal 2026. Cette déclaration solennelle, faite sur instruction du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, marque le coup d’envoi des préparatifs de l’un des plus grands rassemblements religieux du Sénégal et du monde musulman.

Devant les autorités religieuses, les responsables des différentes commissions d’organisation, les représentants des services de l’État et de nombreux fidèles, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a rappelé la dimension spirituelle du Grand Magal, tout en invitant l’ensemble des acteurs à se mobiliser pour assurer le succès de l’édition 2026, prévue le 18 Safar 1448 de l’Hégire.

En ouverture de son intervention, le porte-parole du Khalife est revenu sur l’héritage légué par les anciens Khalifes généraux des Mourides, mettant en avant leur engagement constant dans la préservation et la valorisation du Magal. Il a également transmis le message du Khalife général, qui a tenu à rendre un vibrant hommage aux différentes familles religieuses du Sénégal ainsi qu’aux guides spirituels avec lesquels il entretient des relations fondées sur le respect, la fraternité et la considération mutuelle.

Abordant la portée historique de cette célébration, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a insisté sur les immenses sacrifices consentis par Cheikh Ahmadou Bamba durant son exil et les épreuves qu’il a traversées pour défendre sa foi. Selon lui, le Grand Magal demeure avant tout une célébration de la victoire spirituelle du fondateur du mouridisme.

« Il a enduré les souffrances les plus inouïes sans jamais broncher le plus petit sourcil. Il disait avoir juste besoin que son âme résistât et rien d’autre, car son engagement pouvait tout supporter », a-t-il déclaré, avant de rappeler une célèbre formule de Serigne Abdou Lahad Mbacké : « Le Magal est notre fête d’indépendance. »

Le guide religieux a également salué la mobilisation des disciples mourides autour du vaste chantier de réhabilitation de la Grande Mosquée de Touba, lancé à l’initiative de Serigne Mountakha Mbacké. Il a souligné que cet édifice constitue le symbole par excellence de la confrérie et que sa rénovation traduit l’attachement des fidèles à leur patrimoine religieux.

Évoquant le rayonnement international du mouridisme, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a rappelé que la confrérie poursuit son expansion à travers le monde. Il a indiqué que plus d’une centaine de maisons religieuses sont implantées au Sénégal, tandis que plus de 90 autres existent à l’étranger, dont 17 aux États-Unis, témoignant ainsi de la vitalité et de l’influence grandissantes de la communauté mouride.

Le porte-parole du Khalife a toutefois exprimé son inquiétude face aux comportements de certaines personnes qu’il considère comme nuisibles à l’image de la ville sainte. Sans les nommer, il a dénoncé les actes de personnes mal intentionnées qui cherchent, selon lui, à ternir la réputation de Touba.

« Ils auront beau essayer de mal faire, ils n’atteindront jamais leurs objectifs », a-t-il averti, avant d’inviter les professionnels des médias à faire preuve de davantage de vigilance dans le choix des images et des contenus diffusés lors du Magal. Selon lui, la responsabilité de la presse est essentielle pour préserver l’image de Touba et refléter fidèlement la portée spirituelle de l’événement.

Dans la dernière partie de son allocution, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké a salué l’engagement des Baayfaal dans les travaux d’organisation du Grand Magal, adressant des félicitations particulières à Serigne Amdy Khady Fall pour son implication dans les chantiers de la cité religieuse.

Il a également mis en lumière les actions de la structure Touba Ca Kanam, à laquelle le Khalife général des Mourides a confié l’aménagement du complexe universitaire Cheikh Ahmadoul Khadim. Ce projet d’envergure, estimé à sept milliards de francs CFA, illustre, selon lui, la volonté de renforcer les infrastructures éducatives et de soutenir la transmission du savoir au sein de la communauté.

Décès de Jayden Adams à 25 ans : le football sud-africain et mondial sous le choc

Le football sud-africain est en deuil. Le milieu de terrain Jayden Adams est décédé brutalement ce samedi 11 juillet 2026 à l’âge de 25 ans, quelques semaines seulement après avoir représenté l’Afrique du Sud à la Coupe du monde 2026 disputée en Amérique du Nord. L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion dans le monde du football, où le joueur était considéré comme l’un des plus grands espoirs de sa génération.

La nouvelle a été confirmée par le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, qui a exprimé sa profonde tristesse dans un communiqué officiel. « C’est profondément choqué et le cœur lourd que j’ai appris le décès de Jayden Adams », a-t-il déclaré, précisant que les circonstances exactes de sa mort n’étaient pas encore établies. Le ministre a salué la mémoire d’un joueur talentueux, estimant que « le football sud-africain a perdu l’un de ses plus brillants jeunes talents ».

Les hommages se sont multipliés dès l’annonce du décès. L’Union des joueurs sud-africains a évoqué « une perte cruelle » pour le football national, tandis que la Confédération africaine de football a exprimé sa tristesse en rappelant que « le football a perdu l’un des siens ».

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a également réagi avec émotion. Dans un message de condoléances, il s’est dit « incroyablement triste » d’apprendre la disparition du jeune international sud-africain et a adressé, au nom de la FIFA et de la communauté internationale du football, ses pensées à la famille, aux proches et aux coéquipiers du joueur.

Parallèlement aux hommages, les autorités sud-africaines ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances du drame. La police a indiqué avoir découvert, dans la matinée de samedi, le corps d’un homme de 25 ans dans une habitation située à Schotschekloof, un quartier du centre-ville du Cap. Les enquêteurs n’ont, pour l’heure, communiqué aucune information sur les causes du décès, précisant que les investigations étaient en cours.

Jayden Adams venait tout juste de participer à la Coupe du monde 2026 avec les Bafana Bafana. Il avait pris part aux trois rencontres du premier tour disputées par l’Afrique du Sud dans le groupe A. Titulaire lors des deux premiers matches face au Mexique puis à la République tchèque, il était entré en jeu à la 80e minute de la troisième rencontre contre la Corée du Sud. En revanche, il n’avait pas participé au seizième de finale perdu 1-0 contre le Canada, une élimination qui avait mis fin au parcours sud-africain dans la compétition.

Kaolack – Dya : Ibrahim Diouf met en avant l’accès aux soins et plaide pour le développement de la commune

Fidèle à son engagement en faveur des populations rurales, le président du Mouvement Agir pour une Commune Active et Solidaire (MACAS), Ibrahim Diouf, a présidé, ce samedi, la 7ᵉ édition des journées de consultations médicales gratuites organisées simultanément à Ngothie et à Dya, dans le département de Kaolack.

Organisée en partenariat avec l’association Sine Univers Santé, cette caravane médicale a mobilisé plusieurs spécialistes en médecine générale, ophtalmologie, cardiologie, pédiatrie, gériatrie, urologie, odontologie et soins dentaires. Une pharmacie installée sur place a également assuré la distribution gratuite des médicaments prescrits aux patients.

Dès les premières heures de la journée, une forte affluence a été constatée. À la mi-journée, plus de 250 patients avaient déjà été consultés. Les équipes médicales ont principalement diagnostiqué des cas de parasitoses, d’hypertension artérielle, de rhumatismes, de maladies bucco-dentaires, ainsi que d’autres pathologies fréquentes en milieu rural.

Le président de l’association Sine Univers Santé, le Dr Demba Guèye, s’est félicité de la qualité du partenariat noué avec le MACAS. Il a rappelé que cette activité s’inscrit dans le cadre de la 23ᵉ édition de la caravane médicale de son association et de la 7ᵉ organisée en collaboration avec le mouvement dirigé par Ibrahim Diouf.

« Depuis plusieurs années, Ibrahim Diouf accompagne les populations du département de Kaolack, en particulier celles de la commune de Dya, dans le domaine de la santé. Nous saluons ce partenariat que nous souhaitons pérenniser », a déclaré le Dr Guèye.

Prenant la parole, Ibrahim Diouf a expliqué que cette initiative est née du constat que de nombreuses populations rurales peinent encore à accéder à des soins de qualité en raison de la faiblesse de leurs revenus et de l’éloignement des structures sanitaires.

« À défaut de pouvoir déplacer les populations vers les hôpitaux, nous avons choisi de déplacer, le temps de quelques jours, l’hôpital vers les populations », a-t-il déclaré, rappelant que chaque patient bénéficie gratuitement d’une consultation, d’une ordonnance et des médicaments prescrits.

Au-delà des consultations, les organisateurs ont mis l’accent sur la prévention en sensibilisant les populations aux bonnes pratiques sanitaires et à l’importance du dépistage précoce de plusieurs maladies.

À travers cette septième édition, le MACAS réaffirme son engagement social et sa volonté de contribuer au développement durable de la commune de Dya, en faisant de l’accès aux soins un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie et le bien-être des populations.

Trésor public : les inspecteurs ouvrent le débat sur les réformes et l’avenir des finances publiques

Le ministre chargé du Budget, Bassirou Sarr, a présidé, ce samedi 11 juillet 2026, la cérémonie d’ouverture de la journée de réflexion organisée par l’Amicale des Inspecteurs du Trésor du Sénégal (AITS). Cette rencontre, tenue en présence du Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Amadou Tidiane Gaye, a constitué un cadre d’échanges consacré aux défis et aux perspectives d’évolution du Trésor public sénégalais. Placée sous le thème « Le Trésor public, pilier des finances : trajectoire d’une administration polyvalente au service de l’État et des autres collectivités publiques », l’initiative visait à engager une réflexion approfondie sur le rôle stratégique de cette institution dans un contexte marqué par les réformes de la gouvernance financière.

Selon une note du ministère chargé des Finances, cette journée a réuni un large éventail d’acteurs issus de l’Assemblée nationale, de la Cour des comptes, de la société civile, ainsi que des spécialistes et praticiens des finances publiques. Cette diversité de profils traduit la volonté des organisateurs d’encourager un dialogue ouvert entre les différentes parties prenantes afin de dégager des pistes de réflexion susceptibles d’accompagner la modernisation de l’administration du Trésor.

Dans son discours d’ouverture, le ministre chargé du Budget a rappelé que les réformes actuellement engagées par l’État s’inscrivent dans une dynamique globale de transformation de l’administration financière. Il a souligné que ces changements poursuivent un double objectif : améliorer l’efficacité de la gestion des finances publiques tout en préservant les principes de transparence, de sécurité et de crédibilité qui fondent la confiance dans l’action publique.

Bassirou Sarr a insisté sur le caractère stratégique du Trésor public, qu’il a présenté comme un maillon essentiel du fonctionnement de l’État. Selon lui, les évolutions institutionnelles en cours doivent permettre de consolider les missions de cette administration, de valoriser davantage l’expertise de ses agents et de l’adapter aux exigences d’une gestion publique moderne, marquée par la recherche de performance, de responsabilité et de qualité du service rendu aux citoyens.

Prenant également la parole, le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Amadou Tidiane Gaye, a invité les inspecteurs du Trésor à s’approprier pleinement les réformes en cours. Il a estimé que ces transformations ne doivent pas être perçues comme de simples ajustements administratifs, mais comme une opportunité de renforcer l’efficacité de l’action publique, d’optimiser l’organisation de la chaîne des finances publiques et d’améliorer la capacité de l’administration à répondre aux défis économiques et sociaux du Sénégal.

Les échanges ont permis aux participants d’aborder plusieurs questions relatives à l’évolution des métiers du Trésor, à la modernisation des outils de gestion, au renforcement des compétences des agents ainsi qu’à l’adaptation des pratiques administratives aux nouvelles exigences de gouvernance. Les débats ont également mis en avant la nécessité de consolider la place du Trésor dans la mise en œuvre des politiques publiques et dans la sécurisation des ressources de l’État.

TechDays Munich 2026 : l’Afrique au rendez-vous de l’innovation

Munich s’apprête à accueillir, le 15 juillet 2026, l’un des plus grands rendez-vous européens consacrés aux technologies de demain : TechDays Munich 2026. Cet événement réunira des décideurs, des chercheurs, des entrepreneurs et des investisseurs venus des quatre coins du monde pour débattre des enjeux liés à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité, à l’industrie 4.0, à l’innovation souveraine et au développement des start-up.

Parmi les participants figure Mountaga Mboup, directeur général d’E2M Invest et président de l’Alliance des Kaolackois pour le Développement (AKD). Sa participation illustre la volonté des entrepreneurs africains de s’inscrire pleinement dans cette dynamique mondiale. « L’innovation est aujourd’hui un levier incontournable pour le développement économique de nos pays », affirme-t-il, soulignant l’importance pour l’Afrique de prendre part à ces échanges stratégiques.

Au-delà des conférences et des panels, TechDays Munich constitue une plateforme privilégiée pour nouer des partenariats, attirer des investissements et promouvoir des projets innovants. Pour Mountaga Mboup, ce rendez-vous représente une opportunité de renforcer les liens entre les écosystèmes technologiques européens et africains, afin de favoriser le transfert de compétences, l’innovation et la création d’emplois, notamment au profit de la jeunesse sénégalaise.

« Le Sénégal regorge de talents et d’opportunités. Notre ambition doit être de bâtir des passerelles solides avec les acteurs internationaux afin de stimuler l’innovation et de soutenir un développement durable », ajoute-t-il.

La participation d’acteurs africains à ce type de forum témoigne d’une conviction forte : l’avenir de l’économie mondiale dépendra de la capacité des continents à coopérer, à partager leurs savoir-faire et à construire des partenariats durables. À travers sa présence à Munich, Mountaga Mboup entend porter cette vision d’un avenir plus prospère, fondé sur l’entrepreneuriat, l’innovation et la coopération internationale.

Extradition de Madiambal Diagne : la France renvoie le dossier à sa justice et écarte toute intervention politique

L’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, a réaffirmé le principe de l’indépendance de la justice française dans le dossier concernant le journaliste Madiambal Diagne, installé en France alors qu’il fait l’objet d’une procédure judiciaire ouverte au Sénégal. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, la diplomate a assuré que cette affaire est exclusivement du ressort des juridictions compétentes et qu’aucune autorité politique française ne peut intervenir tant que la procédure n’a pas été menée à son terme.

Alors que cette affaire alimente le débat public au Sénégal et suscite des interrogations sur les relations entre Dakar et Paris en matière de coopération judiciaire, Christine Fages a tenu à rappeler que les deux États sont liés par des accords bilatéraux de longue date encadrant les procédures d’extradition. Selon elle, ces mécanismes reposent sur des règles juridiques précises, appliquées dans le strict respect des législations nationales et des engagements internationaux.

La diplomate a souligné que le cas de Madiambal Diagne suit actuellement son cours devant la justice française. Elle a insisté sur le fait que les autorités exécutives françaises ne disposent d’aucun pouvoir pour influer sur une décision judiciaire en cours. « Il n’y a pour l’exécutif aucun moyen d’interférer tant que cette procédure n’est pas terminée », a-t-elle déclaré, rappelant que le principe de séparation des pouvoirs constitue l’un des fondements de l’État de droit en France.

Christine Fages a également expliqué que les juridictions françaises examineront la demande d’extradition en toute indépendance avant de rendre leur décision. Comme dans toute procédure de ce type, la justice pourra décider d’accorder ou de refuser l’extradition, en fonction des éléments du dossier et des dispositions prévues par la loi. Elle a précisé que cette pratique est comparable à celle observée dans de nombreux autres États, y compris au Sénégal.

L’ambassadrice a par ailleurs rejeté les accusations selon lesquelles Madiambal Diagne bénéficierait d’une quelconque protection politique de la part des autorités françaises. Elle a affirmé que le journaliste est traité comme toute autre personne concernée par une procédure judiciaire, sans privilège ni traitement particulier, et que seul le droit guidera la décision des magistrats.

Au-delà de ce dossier, Christine Fages estime que la coopération judiciaire entre le Sénégal et la France demeure solide et continue de s’appuyer sur des accords institutionnels ainsi que sur les mécanismes de collaboration existants entre les deux pays. Malgré les débats suscités par cette affaire sur le plan politique, elle considère que les relations entre Dakar et Paris restent fondées sur le respect mutuel des procédures judiciaires et de l’indépendance des institutions.

Sénégal : le crash du mythe fusionnel face au mur du pouvoir

Le journaliste d’investigation et analyste politique Aly Saleh a livré une analyse approfondie des relations actuelles entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, dans un entretien accordé au magazine panafricain Ceux qui font l’Afrique.

Selon lui, la récente décision du Conseil constitutionnel rejetant le projet de révision constitutionnelle constitue un tournant majeur. Les « Sept Sages » ont rappelé la primauté des règles constitutionnelles sur les considérations politiques, traçant ainsi une ligne rouge que les autorités ne peuvent franchir.

Pour Aly Saleh, la saisine du Conseil constitutionnel par le président Bassirou Diomaye Faye, alors que le projet était porté par Ousmane Sonko, ne traduit pas une rupture entre les deux hommes. Elle marque plutôt une évolution de leurs rapports vers un fonctionnement davantage institutionnalisé. Le slogan de campagne « Diomaye moy Sonko » laisse progressivement place aux réalités de l’exercice du pouvoir, où le chef de l’État assume pleinement son rôle de garant des institutions, tandis qu’Ousmane Sonko conserve un positionnement plus politique et offensif.

L’analyste estime que Bassirou Diomaye Faye poursuit son émancipation en privilégiant, dans la conduite des affaires publiques, une approche davantage axée sur les compétences que sur les équilibres partisans. En tant que président de la République, il détient le pouvoir d’arbitrage que lui confère la Constitution.

De son côté, Ousmane Sonko aurait choisi une posture légaliste en acceptant sans confrontation la décision du Conseil constitutionnel. Pour Aly Saleh, cette attitude s’apparente à une retraite stratégique visant à déplacer le débat sur le terrain politique, tout en s’appuyant sur une base militante qu’il juge toujours solide.

L’analyste met toutefois en garde contre une lassitude grandissante de l’opinion publique. Face à l’inflation et à la cherté de la vie, les Sénégalais attendent désormais des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes, bien plus que des débats institutionnels.

Selon Aly Saleh, le refus du Conseil constitutionnel pourrait également devenir un levier politique pour Ousmane Sonko. Les voies classiques de révision de la Constitution étant désormais fermées, le leader du PASTEF pourrait être tenté de transformer cet échec en argument électoral afin de renforcer sa majorité lors d’éventuelles échéances électorales. L’analyste évoque notamment l’hypothèse d’une dissolution stratégique de l’Assemblée nationale pour rechercher une majorité plus confortable, tout en soulignant qu’il s’agit d’une projection politique.

Concernant Bassirou Diomaye Faye, Aly Saleh estime que son choix de s’entourer de profils davantage techniques que militants pourrait renforcer son image de chef d’État autonome et de garant de la Constitution. Toutefois, cette stratégie comporte également un risque politique : si les résultats économiques tardent à se concrétiser, notamment sur la maîtrise de l’inflation et l’amélioration du pouvoir d’achat, cette légitimité pourrait être fragilisée face à une base militante demeurée fidèle à Ousmane Sonko.

En conclusion, Aly Saleh considère que la période actuelle marque la fin du mythe fusionnel incarné par le slogan « Diomaye moy Sonko », qu’il présente comme une dynamique essentiellement électorale. Selon lui, l’exercice du pouvoir a désormais consacré une répartition plus nette des rôles : au président Bassirou Diomaye Faye revient la responsabilité d’arbitrer et de garantir les institutions, tandis qu’Ousmane Sonko demeure le principal animateur du combat politique.

Pour l’analyste, l’avenir de cette relation politique se jouera moins sur les débats institutionnels que sur la capacité des dirigeants à répondre aux attentes économiques des Sénégalais, notamment en matière de lutte contre la vie chère et d’amélioration du pouvoir d’achat.

Navétanes 2026 à Kaffrine : les défis du mouvement sportif mis en lumière avant le coup d’envoi

Avant le lancement officiel des Navétanes 2026, le Comité départemental de développement (CDD) préparatoire s’est réuni, ce vendredi, à la préfecture de Kaffrine, sous la présidence de l’adjoint au préfet, Boubacar Ba. Cette rencontre a permis de faire le point sur l’organisation de la compétition, mais surtout de mettre en évidence les nombreux défis auxquels est confronté le mouvement navétane dans le département.

En présence des autorités administratives et territoriales, des forces de défense et de sécurité ainsi que des responsables sportifs, le président de l’Organisation départementale de coordination des activités de vacances (ODCAV), Math Mbaye, a dressé un constat préoccupant de la situation. Il a rappelé que l’ODCAV de Kaffrine regroupe 18 zones et 240 Associations sportives et culturelles (ASC), tout en soulignant que les moyens mis à sa disposition ne sont plus à la hauteur des besoins.

Parmi les principales difficultés évoquées figurent l’insuffisance des infrastructures sportives, le manque de ressources financières, le déficit en équipements, les retards dans le versement des subventions, les besoins en couverture sécuritaire des rencontres ainsi que la prise en charge des joueurs blessés. Selon Math Mbaye, plusieurs zones ne disposent toujours pas de terrains adaptés, tandis que de nombreuses infrastructures existantes souffrent d’un manque de clôtures, de tribunes et de points d’eau.

Malgré ces contraintes, le président de l’ODCAV a rappelé que les Navétanes demeurent un important vecteur d’intégration sociale, de promotion du civisme et de détection de jeunes talents. Il a également insisté sur l’urgence d’accélérer la régularisation juridique des ASC afin de leur faciliter l’accès aux financements et aux différents mécanismes d’accompagnement.

Clôturant les travaux, l’adjoint au préfet, Boubacar Ba, a invité l’ensemble des acteurs à œuvrer pour une édition 2026 placée sous le signe de la discipline, de la responsabilité, du respect des délais et du fair-play. Il a enfin appelé à une mobilisation de tous afin d’assurer le bon déroulement des compétitions et de préserver le rôle essentiel des Navétanes dans l’encadrement et l’épanouissement de la jeunesse du département.

Mort de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’UCAD : trois agents du Coud inculpés, l’intersyndicale dénonce une décision « injuste »

L’enquête judiciaire ouverte après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, décédé lors d’affrontements survenus à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, franchit une nouvelle étape. Selon les informations publiées par Libération, le doyen des juges d’instruction a inculpé trois agents du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. Les mis en cause ont toutefois été laissés en liberté sous contrôle judiciaire, une décision qui suscite une vive contestation de la part de l’intersyndicale des travailleurs du Coud.

Cette évolution marque un tournant important dans la procédure engagée afin d’établir les circonstances exactes du décès de l’étudiant et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Après plusieurs mois d’investigations, le magistrat instructeur estime disposer d’éléments suffisants pour mettre en examen les trois agents, tout en considérant qu’un placement en détention provisoire ne s’impose pas à ce stade de l’instruction.

Les poursuites engagées reposent sur les qualifications d’homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger. L’information judiciaire devra désormais déterminer si des fautes, des négligences ou des manquements imputables aux agents ont pu contribuer au décès d’Abdoulaye Ba. Les investigations porteront également sur les conditions dans lesquelles l’étudiant a été pris en charge et sur la question de savoir si une assistance aurait pu lui être apportée dans les instants critiques ayant suivi les violences.

Comme le rappelle la procédure pénale, ces inculpations ne préjugent en rien de la culpabilité des personnes concernées. Les trois agents continuent de bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice.

Placés sous contrôle judiciaire, ils restent à la disposition du juge d’instruction et devront respecter les obligations qui leur sont imposées durant la poursuite de l’enquête. Celle-ci devrait se poursuivre avec de nouvelles auditions, d’éventuelles confrontations entre les différentes parties ainsi que l’exploitation des éléments matériels recueillis afin de reconstituer avec précision le déroulement des faits.

Au Centre des œuvres universitaires de Dakar, cette décision judiciaire a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Réunie en assemblée générale, l’intersyndicale des travailleurs du Coud a dénoncé les inculpations visant ses collègues, estimant qu’elles sont injustifiées au regard des circonstances de l’affaire. Les représentants des travailleurs ont exprimé leur solidarité envers les agents concernés et ont réaffirmé leur confiance dans leur innocence.

Paix et sécurité dans l’UEMOA : Bassirou Diomaye Faye appelle à une réponse régionale renforcée face au terrorisme

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu en audience, ce vendredi après-midi au Palais de la République, les membres du Comité de haut niveau sur le Chantier Paix et Sécurité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), au terme de la 7e réunion de cette instance tenue à Dakar du 6 au 10 juillet 2026.

La délégation était composée des ministres en charge des Affaires étrangères, de la Sécurité et des Finances des huit États membres de l’UEMOA. Elle comprenait également le président de la Commission de l’UEMOA, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), ainsi que les présidents de la Cour de Justice et du Comité interparlementaire de l’UEMOA.

Cette rencontre a marqué la clôture des travaux du Comité de haut niveau sur le Chantier Paix et Sécurité, organisés sous la présidence du Sénégal, qui assure actuellement la coordination de cette initiative régionale. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre les États membres afin de faire face aux défis sécuritaires grandissants qui menacent la stabilité de l’espace communautaire.

S’adressant à ses hôtes, le chef de l’État sénégalais a dressé un constat préoccupant de la situation sécuritaire dans la sous-région. Il a souligné que le terrorisme, les violences transfrontalières et la criminalité organisée constituent des menaces communes qui dépassent les capacités d’action d’un seul État. Selon lui, seule une coopération étroite et une réponse collective permettront de préserver durablement la paix et la stabilité au sein de l’UEMOA.

Bassirou Diomaye Diakhar Faye a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes d’intervention plus efficaces, plus rapides et davantage tournés vers les besoins des populations, qui demeurent les premières victimes de l’insécurité. Il a plaidé pour une solidarité régionale renforcée et une meilleure coordination des politiques de prévention et de lutte contre les menaces sécuritaires.

Le président de la République a, dans cette dynamique, invité la Commission de l’UEMOA à accélérer la mobilisation du Fonds régional de sécurité afin d’apporter un appui concret aux États les plus durement touchés par le terrorisme. Il a également appelé à rendre pleinement opérationnel le Mécanisme de veille et d’alerte précoce, considéré comme un outil essentiel pour anticiper les crises et améliorer la capacité de réaction des pays membres.

DEUX FILLETTES TUÉES EN DEUX JOURS : WAXJOTNA brise le silence et interpelle l’État sur les féminicides

Le meurtre d’une adolescente de 14 ans, suivi, quelques heures plus tard, de celui d’un bébé de deux ans, ravive le débat sur les violences faites aux femmes et aux filles au Sénégal. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, l’organisation WAXJOTNA dénonce l’absence d’une réaction institutionnelle à la hauteur de ces drames et appelle à une réforme profonde du dispositif juridique et pénal.

« Deux filles ont été tuées, mais le silence, lui, demeure bien vivant. » Par cette formule lourde de sens, WAXJOTNA ouvre un communiqué qui sonne comme une interpellation directe des autorités sénégalaises et de l’ensemble de la société.
Pour l’organisation, les meurtres successifs d’une adolescente de 14 ans et d’un bébé de deux ans ne peuvent être relégués au rang de simples faits divers. Elle estime que « le silence des pouvoirs publics, la faible mobilisation nationale et le traitement médiatique limité interrogent », alors que ces crimes illustrent, selon elle, une violence structurelle qui frappe les femmes et les filles.
Le collectif rappelle que « l’année 2026 a déjà enregistré huit (8) féminicides en moins de six mois, un rythme comparable à celui de l’année 2025 ». Des chiffres qui, selon WAXJOTNA, témoignent d’un phénomène durable et non d’évènements isolés.
Pour l’organisation, le féminicide constitue l’aboutissement d’un continuum de violences fondées sur le genre. « Le féminicide n’est que la résultante de cette violence genrée, réduite à de simples faits divers », déplore WAXJOTNA sur la note, regrettant que la couverture médiatique privilégie souvent le caractère spectaculaire des crimes sans mettre en lumière leurs causes profondes ni leur dimension systémique.

QUALIFICATION PÉNALE

Au-delà de l’émotion suscitée par ces drames, WAXJOTNA plaide pour une évolution du droit sénégalais. L’organisation considère que la reconnaissance du féminicide comme infraction autonome est devenue indispensable. « La reconnaissance du féminicide comme crime autonome, comme le parricide ou l’infanticide, constitue une étape essentielle pour permettre au droit pénal sénégalais de saisir la spécificité des violences létales faites aux femmes », soutient le collectif.
À ce jour, rappelle WAXJOTNA, les homicides commis contre des femmes et des filles sont poursuivis sous les qualifications générales de meurtre ou d’assassinat, sans que leur caractère genré ne soit juridiquement pris en compte. Une lacune qui, selon WAXJOTNA, affaiblit les politiques publiques en matière de prévention, de répression et de production de données statistiques fiables.

URGENCES JURIDIQUES

Le communiqué de l’association féministe remet également sur la table un dossier en souffrance depuis plus d’une décennie : le Code de l’enfant. WAXJOTNA rappelle qu’en 2014, le ministère de la Justice avait constitué un groupe de travail chargé d’élaborer ce texte. Pourtant, « plus de dix ans après, ce texte est toujours attendu », déplore l’organisation.
Aussi, évoque-t-elle également les engagements pris par le président de la République lors de son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, au cours de laquelle il avait condamné les féminicides et promis des mesures dissuasives. « Il est temps que ces engagements se traduisent en actes », insiste-t-elle.
Face à cette situation, WAXJOTNA formule plusieurs demandes : l’inscription du féminicide comme crime spécifique dans le Code pénal, la reconnaissance explicite du mobile de genre et du contexte systémique de domination, la mise en place de politiques pénales, statistiques et préventives adaptées, ainsi que l’adoption sans délai du Code de l’enfant.
Déterminée à poursuivre son plaidoyer, l’organisation affirme qu’elle continuera à porter la voix des victimes. « Si les pouvoirs publics choisissent le silence, WAXJOTNA sera assurément la voix de celles et ceux que l’on refuse d’entendre. Nous continuerons à dénoncer, à interpeller et à porter ce combat jusqu’à ce que la vie des femmes et des enfants soit enfin érigée en priorité nationale. »
Pour terminer, le collectif lance une question qui résonne comme un avertissement : « combien de féminicides, d’actes pédocriminels et de viols faudra-t-il encore pour susciter une réaction à la hauteur de la gravité de ces crimes ? »

Bassirou Diomaye Faye échange avec la présidente de la BERD sur le financement du secteur privé et la Vision Sénégal 2050

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce vendredi matin au Palais de la République, la présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Odile Renaud-Basso. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre le Sénégal et l’institution financière européenne, qui vient d’ouvrir officiellement un bureau régional à Dakar.

L’installation de cette représentation permanente constitue une étape majeure dans le développement des activités de la BERD au Sénégal. Elle traduit la volonté de l’institution de renforcer sa présence dans le pays afin d’accompagner davantage les projets de développement économique et d’accroître son soutien aux acteurs du secteur privé.

Au cours de l’entretien, Odile Renaud-Basso a réaffirmé l’engagement de la BERD à accompagner les priorités définies par le chef de l’État, notamment en matière de financement des entreprises privées. L’institution considère le secteur privé comme un moteur essentiel de la croissance, de la création d’emplois et de la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, conformément aux ambitions de la Vision Sénégal 2050.

Les discussions ont principalement porté sur les perspectives de coopération entre le Sénégal et la BERD. Les deux parties ont évoqué les mécanismes susceptibles de faciliter l’accès des entreprises sénégalaises à des financements adaptés à leurs besoins, en particulier les petites et moyennes entreprises, souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit.

Les échanges ont également concerné les moyens de stimuler l’investissement productif, d’encourager l’entrepreneuriat national et de soutenir les projets créateurs de valeur ajoutée. La BERD a réitéré sa disponibilité à mobiliser son expertise technique et ses instruments financiers pour accompagner les réformes économiques engagées par les autorités sénégalaises.

Grève générale à Kolda : forte mobilisation dans la santé et les collectivités, les syndicats interpellent l’État

Le mot d’ordre de grève générale de 24 heures lancé par les principales centrales syndicales a été largement suivi, ce vendredi, dans la région de Kolda. Les secteurs de la santé et des collectivités territoriales figurent parmi les plus mobilisés, selon les responsables syndicaux locaux, qui dénoncent le non-respect par l’État de plusieurs engagements contenus dans le pacte de stabilité sociale.

Dans les établissements de santé, le mouvement a enregistré une forte adhésion des agents. Issa Touré, responsable de la section locale de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), s’est félicité de la mobilisation observée dans les différents services concernés, estimant que les travailleurs ont répondu massivement à l’appel des organisations syndicales.

Même constat du côté d’Alasane Mballo, responsable syndical affilié à l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) et agent au Centre hospitalier régional de Kolda. Selon lui, le suivi de la grève traduit le profond mécontentement des travailleurs face aux lenteurs constatées dans l’application des accords conclus avec les pouvoirs publics.

Les collectivités territoriales ont également fortement répondu au mot d’ordre. Ibrahima Koïta, responsable syndical du secteur, affirme que la mobilisation est à la hauteur des attentes. Il rappelle que les revendications des agents concernent principalement l’exécution des engagements pris par l’État dans le cadre du pacte de stabilité sociale signé avec les organisations syndicales.

À ses yeux, les autorités n’ont pas respecté plusieurs des promesses faites aux travailleurs. « Sur ce terrain, l’État a vraiment failli », déplore-t-il, soulignant que les mesures attendues tardent toujours à être mises en œuvre.

Le responsable syndical insiste notamment sur l’application effective de la fonction publique locale, une réforme réclamée depuis plusieurs années par les agents des collectivités territoriales. Il plaide également pour la concrétisation des mesures de revalorisation salariale qui doivent accompagner cette réforme, estimant que ces engagements ne peuvent plus être différés.

Tout en reconnaissant les perturbations que cette grève peut provoquer dans les services publics, les responsables syndicaux ont tenu à rassurer les populations. Ils précisent que leur mouvement ne vise pas les usagers, mais constitue un moyen de pression destiné à amener les autorités à respecter les accords signés et à répondre aux préoccupations des travailleurs.

Kaolack : l’ENSOA met sur le marché 156 nouveaux sergents pour le Sénégal et dix pays africains

L’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Kaolack a célébré la sortie de sa 44ᵉ promotion, mettant à la disposition des forces armées du Sénégal et de dix pays africains 156 nouveaux sergents.

La cérémonie, présidée par le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, s’est déroulée en présence d’autorités militaires, diplomatiques et administratives.

Dans son allocution, le commandant de l’ENSOA, le colonel Mamadou Yaya Diallo, a salué le parcours des nouveaux sous-officiers et rappelé la vocation régionale de l’établissement, qui forme depuis plus de cinquante ans des cadres militaires pour le Sénégal et plusieurs pays africains. Il a invité les nouveaux sergents à faire preuve de discipline, de rigueur, d’intégrité et d’esprit de service dans l’exercice de leurs futures responsabilités.

Pour sa part, le ministre des Forces armées a souligné que les sous-officiers constituent « la colonne vertébrale » des armées, en raison de leur rôle essentiel dans le commandement de proximité, la transmission des savoir-faire et la cohésion des unités. Il s’est félicité du rayonnement de l’ENSOA, qui accueille régulièrement des stagiaires étrangers et contribue au renforcement de la coopération militaire sur le continent africain.

Intégrée en septembre 2024 avec un effectif de 177 stagiaires, la 44ᵉ promotion achève sa formation avec 156 diplômés, dont 20 ressortissants du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Tchad et du Togo. Au terme de deux années de formation militaire, tactique et technique, ces nouveaux sergents sont désormais prêts à servir dans leurs armées respectives.

Révision constitutionnelle rejetée : Aïssata Tall Sall estime que le Conseil constitutionnel a rappelé les limites de la majorité parlementaire

La présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Aïssata Tall Sall, est sortie de sa réserve pour commenter la décision rendue par le Conseil constitutionnel déclarant contraire à la Constitution la proposition de loi de révision constitutionnelle n°18/2026, portée par la majorité parlementaire.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, la députée de l’opposition a salué une décision qui, selon elle, réaffirme la primauté du droit sur le rapport de force politique au sein de l’Assemblée nationale. Pour l’ancienne ministre de la Justice, cette décision constitue un rappel clair des limites du pouvoir de la majorité parlementaire.

« La majorité fait le nombre, mais certainement pas la Loi ! », a-t-elle écrit, estimant que la détention d’une majorité, même qualifiée, ne confère pas le pouvoir de s’affranchir des exigences constitutionnelles.

Selon Aïssata Tall Sall, le Conseil constitutionnel vient ainsi de rappeler au parti Pastef que la légitimité politique ne saurait prévaloir sur les règles de droit. Elle soutient que disposer d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale ne suffit pas à faire adopter des réformes lorsqu’elles sont, selon les juges constitutionnels, incompatibles avec les dispositions de la Constitution.

L’avocate considère que cette nouvelle décision s’inscrit dans une série de rappels adressés à la majorité sur le respect des principes juridiques et institutionnels. Elle s’est d’ailleurs interrogée sur la capacité de ses adversaires politiques à tirer les enseignements de ce revers.

« Combien de déconvenues faudrait-il à nos collègues pour enfin le comprendre ? », a-t-elle conclu, laissant entendre que la majorité devrait revoir son approche dans la conduite des réformes institutionnelles.

Grève générale de 24 heures au Sénégal : plusieurs secteurs paralysés après l’échec des négociations

Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a lancé, ce vendredi 10 juillet 2026, une grève générale de 24 heures sur l’ensemble du territoire national. Ce mouvement d’humeur intervient après l’échec des discussions engagées avec le ministère de la Fonction publique et du Travail, dirigé par Mamadou Lamine Dianté, dans le cadre des négociations portant sur les revendications des travailleurs.

Cette mobilisation concerne plusieurs secteurs stratégiques de l’administration et des services publics, notamment la santé, l’éducation, la justice ainsi que les transports. Les organisations syndicales entendent ainsi accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir des réponses concrètes à leurs doléances, restées sans satisfaction à l’issue des échanges avec le gouvernement.

Dans le secteur de la santé, les responsables syndicaux ont toutefois tenu à rassurer les populations en annonçant le maintien des services minimums. Les structures sanitaires assureront la continuité des soins d’urgence grâce au personnel de garde et aux équipes mobilisées pour garantir le service minimum obligatoire, conformément aux dispositions en vigueur.

La décision de maintenir cette grève avait été officialisée dès la soirée du jeudi 9 juillet par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), à l’issue d’une rencontre avec les représentants du ministère chargé du Travail. Les syndicats avaient alors estimé que les discussions n’avaient débouché sur aucune avancée significative susceptible de justifier la suspension du mot d’ordre.

Le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro, avait indiqué que les propositions formulées lors de cette réunion ne répondaient pas aux attentes des organisations syndicales. « La réunion n’a rien donné de concret. Aussi, voudrions-nous informer tous les camarades travailleurs et travailleuses du maintien de la grève générale pour le vendredi 10 juillet 2026 », avait-il déclaré.

À travers cette journée de grève, le Front syndical pour la défense du travail entend rappeler au gouvernement l’urgence de trouver des solutions aux préoccupations des agents des secteurs public et parapublic. Les syndicats réclament notamment des avancées sur plusieurs revendications liées aux conditions de travail, à l’application d’accords antérieurs ainsi qu’à la satisfaction de diverses revendications sectorielles.

Sadio Mané met un terme à sa carrière internationale et se projette déjà vers l’avenir du football sénégalais

L’histoire entre Sadio Mané et l’équipe nationale du Sénégal s’achève. L’attaquant emblématique des Lions a officiellement annoncé sa retraite internationale dans un communiqué consulté par Le Quotidien, une décision qui intervient au lendemain de l’élimination du Sénégal lors de la Coupe du monde 2026.

Après plus d’une décennie passée sous les couleurs nationales, le double Ballon d’Or africain tourne ainsi une page marquante de sa carrière. Véritable figure de proue du football sénégalais, Sadio Mané laisse derrière lui un héritage exceptionnel, marqué par des performances de haut niveau, des records et plusieurs titres historiques qui ont contribué à inscrire le Sénégal parmi les grandes nations du football africain.

Dans son message d’adieu, l’ancien numéro 10 des Lions a tenu à remercier le peuple sénégalais pour son soutien indéfectible tout au long de son parcours. Il a également salué ses coéquipiers, les différents membres des staffs techniques ainsi que tous ceux qui ont accompagné son aventure internationale. Revenant sur son engagement sous le maillot national, il a rappelé les nombreux sacrifices consentis pour défendre les couleurs du Sénégal, affirmant avoir toujours servi son pays avec fierté, passion et un profond sens du devoir.

Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le football sénégalais, quelques jours après la déception du Mondial 2026. Si cette élimination semble avoir accéléré sa réflexion, Sadio Mané quitte la sélection avec un palmarès qui restera gravé dans l’histoire du sport sénégalais, notamment avec les sacres continentaux remportés lors des Coupes d’Afrique des nations de 2021 et de 2025.

Toutefois, cette retraite internationale ne marque pas un éloignement définitif du football. Dans son communiqué, Sadio Mané a exprimé son souhait de continuer à servir le Sénégal autrement. Fort de l’expérience acquise au plus haut niveau, il envisage désormais de contribuer au développement du football national en intégrant, à l’avenir, un staff technique, un banc d’entraîneur ou encore les instances dirigeantes du football sénégalais.

Kaolack : un collectif d’anciens détenus politiques lance un appel au rassemblement en soutien au président Bassirou Diomaye Faye

Les anciens détenus politiques des événements survenus entre mars 2021 et 2024 sont appelés à se regrouper au sein d’une structure nationale de soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L’initiative est portée par Pape Simaha, qui se présente comme un ancien détenu politique dans le cadre de l’affaire dite « Adji Sarr – Sweet Beauty » et coordonnateur national du Collectif des anciens détenus politiques engagés pour le soutien au chef de l’État.

Dans une déclaration rendue publique ce vendredi à Kaolack, Pape Simaha affirme répondre à l’appel du président de la République et invite l’ensemble des anciens détenus politiques concernés par les événements survenus entre mars 2021 et 2024 à rejoindre cette organisation.

Selon lui, ce collectif a pour vocation de contribuer au renforcement de la paix, de la démocratie et du développement du Sénégal, dans un esprit de responsabilité, de patriotisme, de solidarité et d’unité nationale.

Le coordonnateur national estime que les anciens détenus politiques ont un rôle important à jouer dans la consolidation des acquis démocratiques et dans l’accompagnement des politiques publiques mises en œuvre par les nouvelles autorités.

Afin de structurer les échanges et de faciliter la coordination entre ses membres, un groupe WhatsApp a été mis en place. Les anciens détenus politiques souhaitant intégrer le collectif sont invités à prendre contact avec les responsables de l’organisation à travers les numéros de téléphone communiqués dans la déclaration.

À travers cette initiative, les promoteurs du collectif affichent leur volonté de fédérer les anciens détenus politiques autour d’un engagement commun en faveur de la stabilité institutionnelle, de la cohésion nationale et de la défense de l’intérêt supérieur de la Nation.

Portrait et bilan du maire de Bambey, Assane Dia : un fils de Bambey au service de sa commune

Né et grandi à Bambey, Assane Dia est le fils de Moustapha Dia et de Rama Ngom. Après avoir effectué son parcours scolaire et professionnel dans sa ville natale, il s’engage très tôt dans la vie publique.

Son parcours politique débute en 2016 au sein de l’Alliance pour la République (APR). Il occupe les fonctions de trésorier général du comité électoral lors des élections législatives de 2017, avant d’être nommé coordonnateur communal des élections présidentielles de 2024. Depuis 2017, il préside le mouvement And Naatal Sénégal. En février 2022, il est élu maire de Bambey, une consécration pour ce militant de terrain.

Des infrastructures pour moderniser la ville

Depuis son accession à la mairie, plusieurs projets d’infrastructures ont été réalisés ou engagés.

Au niveau de la gare routière, la commune a procédé à la clôture du site, à la construction de toilettes publiques ainsi qu’à une extension de plus de 20 mètres.

Concernant la voirie, les grands axes ont bénéficié de travaux de remblaiement, tandis que les caniveaux font l’objet d’opérations régulières de curage afin de limiter les inondations.

En matière de routes, un programme de bitumage de 11 kilomètres est en cours, dont 2,6 kilomètres sont déjà réalisés pour un coût d’un milliard de francs CFA.

La municipalité a également lancé la construction d’une Maison de la jeunesse, financée à hauteur de 1,2 milliard de francs CFA.

Les réseaux d’hydraulique et d’électricité ont été renforcés avec la réalisation de 12 kilomètres de conduites d’eau, pour un investissement de 405 millions de francs CFA, ainsi que de 3 kilomètres de réseau électrique, pour un montant de 20 millions de francs CFA. Par ailleurs, 195 lampadaires ont été installés et des lampes solaires ont été distribuées aux mosquées.

Au marché central, des toilettes ont été construites et une extension a permis la création de deux nouveaux compartiments destinés aux vendeurs de légumes et d’articles divers.

L’éducation, une priorité

La municipalité a consacré une part importante de ses investissements au secteur de l’éducation.

Les écoles maternelles DVF Est et Bambey Ville ont été rénovées pour un coût de 5 millions de francs CFA. L’école Cheikh Awa Balla a également été réhabilitée grâce à un investissement de 30 millions de francs CFA.

De nouvelles salles de classe et des blocs sanitaires ont été construits dans les écoles EFA Keur Mass et EFA Wakhaldiam. Une nouvelle école a également vu le jour à DVF Est, pour un montant de 24 millions de francs CFA.

Chaque année, la mairie apporte un soutien aux établissements scolaires à travers la distribution de fournitures, des subventions destinées aux examens et concours, ainsi qu’un accompagnement des étudiants. Une enseignante a également été recrutée pour le daara moderne de Wakhaldiam Nord.

Santé : améliorer l’offre de soins

Dans le domaine de la santé, plusieurs réalisations sont à signaler.

La commune a réceptionné une ambulance médicalisée afin de renforcer les évacuations sanitaires.

Elle a également contribué à la création d’un bloc opératoire et à l’acquisition d’un appareil de radiothérapie, pour un investissement de 40 millions de francs CFA. Un logement destiné à une sage-femme ainsi qu’une maternité ont également été construits.

À plus long terme, la municipalité ambitionne la construction d’un nouvel hôpital pour Bambey.

Sports et culture : soutenir la jeunesse

Le stade municipal, fermé pendant quatre ans, a été rouvert afin de redynamiser les activités sportives.

La mairie a acquis des projecteurs pour un montant de 2 millions de francs CFA et accorde chaque année des subventions aux Associations sportives et culturelles (ASC), pour un montant global de 7 millions de francs CFA. L’ASC Bambey a, quant à elle, bénéficié d’un appui de 10 millions de francs CFA. Les équipes engagées dans les phases régionales reçoivent également un accompagnement de la municipalité.

Action sociale : une gouvernance de proximité

Sur le plan social, les aides destinées aux personnes démunies sont passées de 5 à 12 millions de francs CFA.

Le maire a instauré une journée d’audience chaque mercredi afin de recevoir les habitants, écouter leurs préoccupations et apporter des réponses à leurs doléances. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de maintenir une proximité permanente avec les populations.

Conclusion

À travers les projets réalisés dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé, du sport et de l’action sociale, Assane Dia met en avant une vision axée sur le développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations. Son bilan traduit une ambition de faire de Bambey une commune plus moderne, mieux équipée et davantage tournée vers les besoins de ses habitants.

Ousmane Ibrahima Dia élu à la tête du CORED pour un mandat de trois ans

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) entame une nouvelle étape de son histoire avec l’élection du journaliste Ousmane Ibrahima Dia à la présidence de son Bureau exécutif. Désigné ce jeudi 9 juillet 2026 à l’issue de la réunion du nouveau Directoire tenue à la Maison de la presse Babacar Touré, à Dakar, le nouveau président prend les rênes de l’organe d’autorégulation des médias sénégalais pour un mandat de trois ans.

Cette élection marque l’aboutissement du processus de renouvellement des instances dirigeantes du CORED, engagé lors de l’Assemblée générale organisée le samedi 4 juillet dernier. La rencontre s’était déroulée en présence du ministre de la Communication, des Relations avec les Institutions et Porte-parole du gouvernement, Bacary Sarr. Les membres avaient alors adopté les rapports moral, financier et d’activités de l’équipe sortante avant d’élire un nouveau Directoire composé de treize membres, chargé de conduire les destinées de l’institution pour la période 2026-2029.

À la suite de cette Assemblée générale, le nouveau Directoire a procédé à la mise en place d’un Bureau exécutif de sept membres. La cérémonie a également été marquée par la passation de service entre le président sortant, Mamadou Thior, et son successeur, Ousmane Ibrahima Dia.

Journaliste chevronné, Ousmane Ibrahima Dia est diplômé de la 33e promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI). Il occupe actuellement les fonctions de rédacteur en chef chargé de la coordination d’APS Magazine, publication de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Son parcours professionnel est également marqué par des expériences au sein des quotidiens Le Quotidien et Le Journal, où il a exercé entre 2003 et 2006, avant de rejoindre l’APS.

Très impliqué dans la défense des intérêts de la profession, il a occupé les fonctions de secrétaire général administratif du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) entre 2012 et 2019. Il a également dirigé la section SYNPICS de l’APS et a précédemment assuré les fonctions de secrétaire général du CORED, ce qui lui confère une connaissance approfondie du fonctionnement de cette instance d’autorégulation.

Dans sa première déclaration en qualité de président, Ousmane Ibrahima Dia a présenté les grandes orientations de son mandat. Il entend inscrire son action dans la continuité des acquis enregistrés par le CORED tout en renforçant son rôle dans le paysage médiatique sénégalais. Il souhaite notamment œuvrer à une meilleure appropriation de l’institution par les professionnels des médias, sensibiliser davantage le grand public à son rôle et consolider les relations avec les pouvoirs publics afin de promouvoir le respect des règles d’éthique et de déontologie dans l’exercice du journalisme.

Le nouveau Bureau exécutif est composé d’Aliou Diouf au poste de secrétaire général, de Marguerite Rosalie Ndiaye comme trésorière, d’Assane Gueye en qualité de trésorier adjoint, de Nina Penda Faye chargée de la communication, d’Amadou Sabar Ba chargé de l’organisation et d’Oumar Deme comme chargé de l’organisation adjoint.

Ousmane Sonko après la décision du Conseil constitutionnel : « Cette décision s’impose à tous », l’Assemblée poursuivra sa mission

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réagi à la décision rendue ce jeudi 9 juillet par le Conseil constitutionnel, qui a déclaré non conforme à la Constitution la proposition de loi constitutionnelle n°18/2026. Dans une déclaration empreinte de sobriété, le chef du pouvoir législatif a pris acte du verdict de la haute juridiction, réaffirmant son attachement au respect des institutions de la République et à la continuité du travail parlementaire.

Sans s’attarder sur les arguments juridiques ayant conduit à l’invalidation du texte, Ousmane Sonko a adopté une posture de respect de l’État de droit. « Cette décision s’impose à tous ! Dont acte ! », a-t-il déclaré, rappelant ainsi que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à l’ensemble des institutions de la République, conformément aux principes qui régissent le fonctionnement de l’État.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à rassurer l’opinion publique quant à la stabilité des institutions sénégalaises. Selon lui, cette décision ne saurait être interprétée comme le symptôme d’une crise institutionnelle. Au contraire, elle illustre le fonctionnement normal des mécanismes démocratiques et de l’équilibre des pouvoirs.

« En démocratie, lorsque les institutions jouent leur rôle, chacune dans son périmètre d’action, aucune crise ne peut survenir », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité pour chaque institution de respecter les limites de ses compétences afin de garantir la stabilité et le bon fonctionnement de la République.

Évoquant la suite des activités parlementaires, Ousmane Sonko a assuré que cette décision n’entravera en rien le travail de l’Assemblée nationale. Il a réaffirmé la détermination des députés à poursuivre l’examen des textes inscrits à l’ordre du jour et à exercer pleinement les prérogatives que leur confère la Constitution.

« L’Assemblée nationale continuera à exercer pleinement la mission qui lui a été confiée », a-t-il déclaré, soulignant que les représentants du peuple continueront à examiner les projets et propositions de loi dans l’intérêt du pays. « Des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple », a-t-il ajouté.

Cette prise de position intervient quelques heures après la décision historique du Conseil constitutionnel invalidant la proposition de loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin dernier par l’Assemblée nationale. Une décision qui marque un tournant majeur dans le débat institutionnel tout en réaffirmant le rôle du juge constitutionnel comme garant de la suprématie de la Constitution.

CONSTITUTION : QUAND LES INSTITUTIONS PARLENT.

Par sa décision n°6/C/2026 de ce 9 juillet, le Conseil constitutionnel vient de déclarer contraire à la Constitution la loi de révision votée le 29 juin.

Une décision historique, que j’accueille avec gravité — et sans le moindre triomphalisme.

Comprenons-en bien le sens.
Le Conseil ne s’est pas prononcé sur le fond de la réforme, mais sur la manière dont elle a été adoptée. Il rappelle ainsi un principe cardinal de toute démocratie : la légitimité d’une réforme ne tient pas au nombre de voix qui la portent, mais au respect des règles qui encadrent son adoption.

La force du nombre ne remplacera jamais le respect du droit.

C’est, au fond, ce que nous n’avons cessé de dire , avec tant de citoyens, la société civile, la jeunesse : on ne révise pas la loi fondamentale dans la précipitation, sans concertation, sans le peuple.

Nous n’étions pas contre la réforme ; nous étions pour la méthode. Ce qui est semé dans la hâte ne prend pas racine : la preuve est désormais faite.

Que nul n’y voie la victoire d’un camp sur un autre. C’est la victoire de la Constitution sur la précipitation, de l’État de droit sur le rapport de force.

Nos institutions ont fonctionné, le gardien a joué son rôle : voilà un motif de fierté collective, non de division.

Tournons donc la page vers ce qui aurait dû commencer dès le départ : un dialogue national vraiment inclusif, une information complète du peuple, et le référendum pour l’essentiel. La réforme demeure nécessaire ; menée dans les règles, elle sera incontestable et durable.

On ne bâtit pas une Nation contre son peuple, mais avec lui.

Renforçons l’État, dans le respect de la République.

Driss Junior DIALLO

La Cour suprême tranche définitivement en faveur des résidents de la cité Fayçal

La Cour suprême a mis un terme, ce jeudi 9 juillet, à l’un des contentieux fonciers les plus suivis de ces dernières années en rendant une décision définitive en faveur des habitants de la cité Fayçal, située à Golf Sud, dans le département de Guédiawaye. La haute juridiction a annulé les résiliations de baux prononcées par la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA) pour le compte de l’État du Sénégal, mettant ainsi fin à près de deux années d’incertitudes pour des centaines de familles.

Cet arrêt, particulièrement attendu par les résidents, consacre une victoire judiciaire majeure pour les occupants de cette cité, qui vivaient depuis plusieurs mois sous la menace d’une expulsion. En invalidant définitivement les décisions de résiliation des baux, la Cour suprême confirme le maintien des occupants dans leurs logements et clôt un bras de fer qui avait suscité une forte mobilisation citoyenne.

À l’origine du différend, la SOGEPA avait engagé, en août 2024, une procédure visant à récupérer les habitations de la cité Fayçal dans le cadre d’une opération de réorganisation et de réhabilitation du patrimoine immobilier de l’État. La société publique estimait que les contrats conclus avec les occupants sous le précédent régime, présentés comme des baux emphytéotiques de 99 ans, ne remplissaient pas les conditions légales de validité. Elle soutenait notamment que ces conventions n’avaient pas été approuvées par décret et n’avaient pas fait l’objet d’une inscription au Livre foncier, deux formalités qu’elle jugeait indispensables.

En février 2025, les habitants avaient reçu des notifications leur accordant un délai de six mois pour libérer les lieux, une décision qui avait provoqué une vive inquiétude au sein de la cité. Les résidents avaient alors multiplié les actions de contestation, dénonçant une remise en cause de droits qu’ils considéraient comme régulièrement acquis. Des manifestations et plusieurs démarches judiciaires avaient été engagées afin d’empêcher leur expulsion.

Saisie du dossier, la Cour suprême avait déjà accordé un premier répit aux occupants en suspendant, le 5 août 2025, le délai d’expulsion fixé par la SOGEPA. Quelques mois plus tard, en octobre 2025, la haute juridiction avait également rejeté la demande de rétractation introduite par la société publique, laissant présager une issue favorable aux résidents.

Dans son arrêt rendu ce jeudi, la Cour suprême a relevé plusieurs irrégularités dans la procédure ayant conduit à la résiliation des baux. Les magistrats ont notamment estimé que les droits des occupants n’avaient pas été suffisamment garantis et que les conditions ayant conduit à leur éviction ne respectaient pas les exigences légales. Ces constats ont conduit la juridiction à annuler définitivement les décisions contestées.

La décision est accueillie avec satisfaction par le collectif des résidents de la cité Fayçal, qui y voit une reconnaissance de la légitimité de son combat et une victoire pour la protection du droit au logement. Pour les familles concernées, cet arrêt met fin à une longue période d’incertitude et leur permet de conserver leurs habitations.

Dialogue social : le Gouvernement et le FSDT relancent les négociations pour éviter une grève générale

Le Gouvernement sénégalais et le Front syndical pour la Défense du Travail (FSDT) ont franchi une nouvelle étape dans leurs discussions visant à préserver la stabilité du climat social. Réunis autour de la table des négociations, les deux parties ont affiché leur volonté commune de privilégier le dialogue afin de trouver des réponses aux principales revendications des travailleurs et d’éviter une escalade des tensions.

À l’issue de cette rencontre, le Bureau de l’Information et de la Communication du Gouvernement (BIC-GOUV) a rendu publique une feuille de route articulée autour de plusieurs axes prioritaires qui devront guider la poursuite des concertations entre les autorités et les organisations syndicales.

Au centre des échanges figure l’examen approfondi des 28 points de revendications soumis par les centrales syndicales. Le Gouvernement s’est engagé à poursuivre les discussions sur chacune de ces préoccupations dans le cadre d’un dialogue structuré, avec un mécanisme de suivi régulier destiné à évaluer l’état d’avancement des engagements pris de part et d’autre.

Dans cette dynamique d’apaisement, les discussions ont également porté sur l’éventualité d’un report de la grève générale annoncée par le Front syndical. Les autorités estiment qu’une telle décision permettrait de créer un climat plus favorable à la poursuite des négociations et à la recherche de compromis durables. Les deux parties ont ainsi convenu de maintenir les concertations dans un esprit d’écoute mutuelle, de responsabilité et de respect des intérêts des travailleurs comme de ceux de l’État.

Les questions statutaires et sociales occupent également une place importante dans cette feuille de route. Les négociations porteront notamment sur la généralisation des indemnités de logement à certaines catégories de travailleurs, la signature de nouvelles conventions collectives ainsi que le renforcement des effectifs dans plusieurs secteurs jugés prioritaires à travers de futurs recrutements.

Par ailleurs, plusieurs dossiers liés à la gestion des ressources humaines restent inscrits à l’ordre du jour. Les discussions se poursuivront concernant les licenciements intervenus dans certaines structures publiques ainsi que les mesures de régularisation et de réintégration de personnels concernés par des contentieux administratifs ou sociaux.

JOJ Dakar 2026 : Diomaye Faye apporte son soutien au projet de Village Planétaire de Yeumbeul Sud

À quelques mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, les préparatifs se poursuivent avec la mise en place de projets destinés à renforcer l’héritage de cet événement sportif historique pour le Sénégal. C’est dans ce contexte que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience au maire de Yeumbeul Sud, Bara Gaye, venu lui présenter le projet de Village Planétaire qui sera implanté dans sa commune à l’occasion des JOJ.

Labellisé par le comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, ce projet se veut bien plus qu’un simple espace d’animation pendant la compétition. Il ambitionne de constituer une plateforme pérenne de rencontre, d’échanges et d’épanouissement pour les jeunes, en mettant l’accent sur le sport, la culture, l’éducation par le sport et le développement communautaire.

Selon les porteurs du projet, le Village Planétaire devra accueillir diverses activités destinées à promouvoir les valeurs olympiques, le dialogue interculturel et la participation citoyenne de la jeunesse. L’objectif est également de faire de cette infrastructure un héritage durable au profit des habitants de Yeumbeul Sud, bien au-delà de la tenue des Jeux.

Au cours de l’audience, le maire a présenté au chef de l’État les besoins liés à la concrétisation de cette initiative ainsi que les différentes modalités d’accompagnement attendues de l’État. Les échanges ont notamment porté sur les conditions nécessaires à la réalisation des infrastructures prévues et sur les mécanismes permettant d’assurer leur fonctionnement et leur entretien après Dakar 2026.

Le président Bassirou Diomaye Faye a pris acte des sollicitations formulées et a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les projets qui contribuent à inscrire les Jeux Olympiques de la Jeunesse dans une dynamique de développement territorial. Il a souligné l’importance de veiller à ce que les investissements réalisés à l’occasion de cet événement international produisent des retombées durables pour les populations.

À quelques mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, les préparatifs se poursuivent avec la mise en place de projets destinés à renforcer l’héritage de cet événement sportif historique pour le Sénégal. C’est dans ce contexte que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience au maire de Yeumbeul Sud, Bara Gaye, venu lui présenter le projet de Village Planétaire qui sera implanté dans sa commune à l’occasion des JOJ.

Labellisé par le comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, ce projet se veut bien plus qu’un simple espace d’animation pendant la compétition. Il ambitionne de constituer une plateforme pérenne de rencontre, d’échanges et d’épanouissement pour les jeunes, en mettant l’accent sur le sport, la culture, l’éducation par le sport et le développement communautaire.

Selon les porteurs du projet, le Village Planétaire devra accueillir diverses activités destinées à promouvoir les valeurs olympiques, le dialogue interculturel et la participation citoyenne de la jeunesse. L’objectif est également de faire de cette infrastructure un héritage durable au profit des habitants de Yeumbeul Sud, bien au-delà de la tenue des Jeux.

Au cours de l’audience, le maire a présenté au chef de l’État les besoins liés à la concrétisation de cette initiative ainsi que les différentes modalités d’accompagnement attendues de l’État. Les échanges ont notamment porté sur les conditions nécessaires à la réalisation des infrastructures prévues et sur les mécanismes permettant d’assurer leur fonctionnement et leur entretien après Dakar 2026.

Le président Bassirou Diomaye Faye a pris acte des sollicitations formulées et a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les projets qui contribuent à inscrire les Jeux Olympiques de la Jeunesse dans une dynamique de développement territorial. Il a souligné l’importance de veiller à ce que les investissements réalisés à l’occasion de cet événement international produisent des retombées durables pour les populations.

Le MNPDS réaffirme son engagement en faveur du projet politique du président de la République

Le Mouvement National pour le Patriotisme et le Développement Social (MNPDS) a officiellement exprimé son adhésion à l’initiative du président de la République visant à créer un grand parti politique destiné à fédérer les forces vives de la nation.

Dans un communiqué signé par son président, Dr Alioune Diouf, le mouvement affirme apprécier « à sa juste valeur » cette initiative présidentielle, qu’il considère comme une réponse aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels le Sénégal est confronté.

Selon le MNPDS, le pays traverse une période déterminante qui exige un sursaut collectif. Le mouvement estime que l’union de tous les Sénégalais autour de l’intérêt national constitue une condition essentielle pour relever les défis du développement durable et consolider la stabilité du pays.

Se définissant comme une organisation politique attachée aux valeurs républicaines, à la citoyenneté, à la démocratie et au développement socio-économique du Sénégal, le MNPDS annonce répondre favorablement à l’appel du chef de l’État. Il marque ainsi son adhésion « totale et sans réserve » au projet de création de ce grand parti politique.

Le mouvement réaffirme également son engagement à œuvrer avec détermination, responsabilité et loyauté pour la réussite de cette nouvelle dynamique politique. Dans cette perspective, il promet d’accompagner les travaux du comité de pilotage mis en place pour conduire le processus.

Le MNPDS a, par ailleurs, adressé ses chaleureuses félicitations à la personnalité désignée par le président de la République pour présider le comité de pilotage chargé de conduire cette importante initiative. (Le nom n’étant pas précisé dans le texte transmis, il conviendra de l’insérer avant publication.)

Le communiqué est signé par le Dr Alioune Diouf, président du MNPDS, également membre de la Conférence des leaders et de la Task Force Communication de la coalition Diomaye Président.

Ouverture du bureau de la BERD à Dakar : Cheikh Diba appelle à un partenariat renforcé pour soutenir le secteur privé

L’ouverture officielle du bureau de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à Dakar marque une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération économique entre le Sénégal et cette institution financière internationale. À cette occasion, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a mis en avant le rôle stratégique que la BERD est appelée à jouer dans l’accompagnement du développement du secteur privé, moteur de la croissance économique nationale.

Dans son intervention, le ministre a rappelé que le mandat de la BERD est essentiellement orienté vers le financement et l’accompagnement des entreprises privées, plutôt que des États. Selon lui, cette approche constitue une opportunité importante pour le Sénégal, engagé dans une dynamique de transformation économique et de mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Cheikh Diba s’est félicité des premiers engagements déjà enregistrés par la BERD dans le pays, notamment dans le secteur des télécommunications. Pour le ministre, ces premiers investissements traduisent la volonté de l’institution de s’implanter durablement au Sénégal tout en diversifiant progressivement ses interventions vers d’autres secteurs à fort potentiel. Il a notamment encouragé la banque à renforcer son implication dans le domaine de la logistique, un secteur qu’il considère comme essentiel pour améliorer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a indiqué que plusieurs projets ont déjà fait l’objet d’échanges avec les équipes de la BERD et pourraient rapidement se concrétiser.

Le ministre des Finances a également insisté sur les défis énergétiques auxquels le Sénégal est confronté. Il a invité la BERD à accroître son soutien aux investissements destinés à diversifier les sources d’approvisionnement en énergie et à accompagner le développement des énergies propres. Selon lui, la transition écologique représente désormais un enjeu majeur pour le pays, qui souhaite concilier croissance économique, protection de l’environnement et résilience face aux changements climatiques.

Dans le même esprit, Cheikh Diba a estimé que le Sénégal dispose aujourd’hui de nombreuses opportunités d’investissement grâce aux réformes engagées par les autorités pour soutenir la croissance, améliorer la gouvernance économique et assainir les finances publiques. Il a exprimé le souhait que la BERD accompagne davantage ces efforts en mobilisant des financements innovants au profit des entreprises sénégalaises.

Le ministre a également plaidé pour une implication plus importante de la BERD dans le développement du marché financier national. Selon lui, le renforcement des mécanismes de financement constitue un levier indispensable pour permettre aux entreprises d’accéder plus facilement aux ressources nécessaires à leur expansion et à leur compétitivité.

« Il y a beaucoup de défis, mais vous commencez de belle manière », a déclaré Cheikh Diba, saluant la signature des premières conventions conclues à l’occasion de l’installation officielle de la banque à Dakar. Pour lui, ces accords témoignent d’une volonté commune de bâtir un partenariat durable au service du développement économique du Sénégal.

Le ministre a par ailleurs souligné l’importance qu’il accorde personnellement à cette coopération en expliquant avoir tenu à assister à cette cérémonie malgré un autre engagement officiel inscrit à son agenda. Ce choix, a-t-il affirmé, traduit l’intérêt stratégique que le gouvernement accorde à l’arrivée de la BERD au Sénégal.

S’adressant aux nombreux acteurs économiques présents, Cheikh Diba a salué la mobilisation des représentants du secteur bancaire, des sociétés d’intermédiation financière, des investisseurs, ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international et l’Union européenne, avec lesquels des échanges sont actuellement en cours sur plusieurs dossiers économiques.

Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique pour l’ONU avec une nouvelle étape à Bahreïn

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, poursuit activement sa campagne diplomatique en vue de sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Après plusieurs rencontres de haut niveau ces dernières semaines, il a annoncé, ce jeudi, avoir été reçu à Manama par le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn, Dr Abdullatif bin Rashid Alzayani.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’ancien chef de l’État sénégalais a fait état d’échanges qu’il qualifie de « constructifs » avec le chef de la diplomatie bahreïnienne. Selon lui, les discussions ont porté sur plusieurs enjeux majeurs de la gouvernance mondiale, notamment les défis auxquels fait face le multilatéralisme, le dialogue entre les civilisations, la réforme des Nations Unies ainsi que la nécessité de renforcer le rôle de l’organisation dans la prévention des crises et le règlement pacifique des conflits.

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques entreprises par Macky Sall afin de consolider les soutiens internationaux autour de sa candidature à la tête de l’ONU. Depuis plusieurs semaines, l’ancien président multiplie les consultations avec des dirigeants et responsables politiques influents de différentes régions du monde.

Le 29 juin dernier, il avait notamment annoncé avoir eu un « entretien chaleureux » avec Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères. À cette occasion, les deux personnalités avaient échangé sur les grands défis internationaux et sur les perspectives d’une coopération renforcée dans le cadre du système multilatéral.

Quelques semaines auparavant, au début du mois de juin, Macky Sall avait également rencontré le président français Emmanuel Macron. À l’issue de cette audience, il avait salué un « accueil chaleureux » et des échanges qu’il avait qualifiés de fructueux. L’ancien président sénégalais avait alors souligné qu’ils partageaient une même vision d’une Organisation des Nations Unies « ambitieuse, réformée et revitalisée », capable de gagner en efficacité, en représentativité et de mieux répondre aux attentes des peuples et des États.

Trafic de drogue : la gendarmerie saisit 360 kg de chanvre indien entre Joal et Nguéniène

Les éléments de la Brigade territoriale de Joal ont porté un nouveau coup aux réseaux de trafic de stupéfiants en procédant, dans la nuit du 7 juillet 2026, à une importante saisie de chanvre indien. Au total, 360 kilogrammes de drogue ont été récupérés au cours d’une opération menée à la suite d’un renseignement faisant état d’un possible débarquement de produits illicites sur la plage de Joal-Fadiouth.

Selon les informations communiquées, les gendarmes ont été alertés de mouvements suspects laissant présager l’arrivée d’une cargaison de chanvre indien par voie maritime. Face à cette menace, un dispositif de surveillance et de contrôle a été rapidement déployé sur les principaux points de passage identifiés comme sensibles dans le secteur.

C’est aux environs de 22 heures que les forces de sécurité ont repéré une charrette attelée à un cheval ainsi qu’une moto de marque Haojue circulant sur une piste sablonneuse reliant Mbodiène à Ndianda, dans la commune de Nguéniène. Les deux moyens de transport étaient utilisés pour acheminer une importante quantité de chanvre indien.

À la vue des gendarmes, les individus impliqués dans le convoi ont immédiatement abandonné leur cargaison avant de prendre la fuite en profitant de l’obscurité. Malgré leur évasion, les forces de l’ordre sont parvenues à sécuriser l’ensemble de la marchandise ainsi que les moyens logistiques utilisés pour son transport.

Le bilan de cette opération fait état de la saisie de 360 kilogrammes de chanvre indien, d’une moto de marque Haojue et d’une charrette attelée à un cheval. Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs de ce trafic et de démanteler le réseau à l’origine de cette cargaison.

Politique : l’Union pour un Sénégal Fort appelle à une mobilisation citoyenne pour accompagner la Vision Sénégal 2050

L’Union pour un Sénégal Fort (USF) a officiellement lancé un appel à l’engagement citoyen, invitant les Sénégalaises et les Sénégalais à rejoindre son mouvement afin de contribuer au développement économique et social du pays.

Dans une déclaration rendue publique, l’USF se présente comme un mouvement politique et citoyen qui place l’intérêt supérieur de la Nation au cœur de son action. Le mouvement affirme sa volonté de fédérer les forces vives du pays autour des grands enjeux de développement, dans un esprit d’unité, de responsabilité et de dépassement des clivages politiques.

Selon ses responsables, le Sénégal traverse une étape décisive de son histoire qui exige une mobilisation collective. C’est dans cette dynamique que l’USF annonce son engagement à accompagner la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, aux côtés du président de la République et de l’ensemble des acteurs engagés en faveur du progrès du pays.

Le mouvement estime que les défis liés à la croissance économique, à l’emploi, à l’éducation, à la santé et au développement territorial ne pourront être relevés que dans un climat de rassemblement et de solidarité nationale. Il réaffirme ainsi son ambition de contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, sans distinction d’appartenance politique ou idéologique.

Dans cette perspective, l’Union pour un Sénégal Fort lance un appel à l’adhésion de tous les citoyens qui partagent cette vision d’un Sénégal plus uni, plus prospère et plus inclusif. Les personnes intéressées sont invitées à rejoindre le mouvement via son groupe WhatsApp, accessible à travers un lien d’adhésion mis à leur disposition.

Mondial 2026 : la FSF face à l’heure des décisions, l’avenir de Pape Thiaw au cœur d’une réunion sous haute tension

Le Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football se réunira samedi prochain pour une session qui s’annonce déterminante pour l’avenir de l’équipe nationale. Après l’élimination prématurée des Lions du Sénégal en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, les dirigeants du football sénégalais sont attendus sur une évaluation approfondie de la campagne mondiale, dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur les choix techniques et les performances de la sélection.

Selon Les Échos, cette réunion devrait se dérouler dans une atmosphère particulièrement tendue. Les membres du Comité exécutif auront pour principale mission d’examiner le rapport complet de la participation du Sénégal au Mondial afin d’identifier les insuffisances, d’évaluer les responsabilités à tous les niveaux et de définir les orientations à donner au football national dans les mois à venir.

Au cœur des discussions figurera la situation du sélectionneur national, Pape Thiaw. Arrivé à la tête des Lions avec l’ambition de conduire l’équipe vers un parcours historique, le technicien est désormais confronté aux conséquences d’une élimination jugée décevante au regard des attentes suscitées avant le tournoi. Son avenir ainsi que celui de l’ensemble de son encadrement technique devraient constituer le principal point de débat de cette réunion.

Les dirigeants fédéraux devront notamment se prononcer sur les conclusions du rapport technique, qui passera en revue les choix tactiques, la préparation de la compétition, la gestion du groupe ainsi que les performances individuelles et collectives des joueurs. Cette analyse devrait permettre à la Fédération de déterminer les éventuelles réformes à engager afin de préparer les prochaines échéances internationales, notamment les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations et de la Coupe du monde.

Bahreïn sous haute tension : de nouvelles explosions secouent Manama après des attaques iraniennes

La capitale bahreïnie, Manama, a de nouveau été secouée jeudi par plusieurs explosions, plongeant ses habitants dans un climat de vive inquiétude. Selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) présent sur place, des détonations ont été entendues dans différents secteurs de la ville, tandis que les autorités ont déclenché, pour la troisième fois de la journée, les sirènes d’alerte aérienne.

Ces nouvelles alertes interviennent seulement quelques heures après des attaques iraniennes menées durant la nuit, dans un contexte de fortes tensions sécuritaires qui continuent de s’intensifier dans la région du Golfe. Les autorités bahreïnies n’ont, pour l’heure, fourni aucun bilan officiel concernant d’éventuels dégâts matériels ou victimes liés à ces explosions.

Face à la situation, le ministère de l’Intérieur de Bahreïn a lancé un appel à la vigilance à travers un message diffusé sur le réseau social X. Les autorités ont exhorté la population à garder son calme et à rejoindre immédiatement les abris ou tout autre endroit considéré comme sûr, le temps que les risques soient écartés.

« Les sirènes d’alerte ont été déclenchées. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre vers le lieu sûr le plus proche », a indiqué le ministère dans son communiqué.

La répétition des alertes aériennes en quelques heures illustre la gravité de la situation sécuritaire au Bahreïn, pays qui accueille notamment la cinquième flotte de la marine américaine et qui occupe une position stratégique dans le Golfe. Les autorités suivent de près l’évolution des événements alors que les craintes d’une escalade militaire régionale demeurent particulièrement élevées.

Affaire Mbaye Sylla Khouma : un couple condamné pour injures et propos contraires aux bonnes mœurs

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans une affaire mêlant accusations d’injures, de propos jugés contraires aux bonnes mœurs et d’utilisation de données personnelles. À l’issue de l’audience, un couple poursuivi à la suite d’une plainte déposée par le président du conseil d’administration de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) a été reconnu coupable de certains faits retenus contre lui.

Âgés respectivement de 49 et 42 ans, les deux prévenus avaient été interpellés par les éléments de la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) avant d’être placés sous mandat de dépôt. Leur arrestation faisait suite à une plainte portant sur plusieurs infractions présumées, notamment la diffamation, les injures commises par le biais d’un système informatique, la diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs ainsi que le stockage et la menace de publication de données à caractère personnel.

Selon les éléments exposés devant la juridiction, l’affaire trouve son origine dans des publications et échanges ayant conduit le plaignant à saisir les autorités compétentes. Les enquêteurs de la Dsc ont alors ouvert une procédure afin de déterminer la nature exacte des faits dénoncés et d’évaluer les responsabilités de chacun des mis en cause.

Après plusieurs semaines de procédure, le dossier a été examiné devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Lors du délibéré, les juges n’ont pas retenu l’ensemble des infractions visées au départ. En revanche, ils ont estimé que les éléments du dossier permettaient d’établir la culpabilité des deux prévenus pour des faits de discours contraires aux bonnes mœurs et d’injures non publiques.

Dans sa décision, le tribunal a prononcé des peines distinctes à l’encontre des époux. L’épouse a été condamnée à six mois d’emprisonnement dont quinze jours ferme, le reste de la peine étant assorti du sursis. Cette condamnation implique qu’elle devra effectivement purger la partie ferme de sa peine, sauf disposition contraire liée à la détention déjà effectuée.

Son mari a, pour sa part, été condamné à six mois de prison avec sursis. Il échappe ainsi à une incarcération immédiate, mais reste sous la menace d’une exécution de sa peine en cas de nouvelle infraction durant la période prévue par la loi.

Cette décision met un terme à une procédure suivie avec attention en raison des accusations initiales portant sur l’usage des technologies numériques et la protection des données personnelles. Elle rappelle également la vigilance accrue des autorités judiciaires face aux contenus diffusés ou conservés sur les plateformes numériques lorsque ceux-ci sont susceptibles de porter atteinte à l’honneur des personnes ou de contrevenir aux dispositions légales relatives aux bonnes mœurs.

Lancement du mouvement DAL « Diisoo and Liggeey – Les Bâtisseurs » : Babacar Mbengue dévoile les ambitions de la nouvelle formation

Dakar, mercredi 8 juillet 2026 – Le Grand Théâtre National Daniel Sorano a accueilli, ce mercredi, le lancement officiel du mouvement DAL « Diisoo and Liggeey – Les Bâtisseurs », coordonné par Babacar Mbengue. Devant un public composé de militants, de sympathisants et de nombreux curieux, le coordinateur a présenté les ambitions ainsi que la vision de cette nouvelle organisation politique.

Né d’une expérience de gouvernance locale, le mouvement entend placer les territoires au cœur de son action. Dans son allocution, Babacar Mbengue a estimé que « tout dépend des territoires », soulignant que les réalités locales doivent guider les politiques publiques. Il a plaidé pour un renforcement des compétences transférées aux collectivités territoriales, une plus grande implication des acteurs locaux et une meilleure prise en compte des préoccupations de la diaspora.

Le mouvement affiche également des priorités ciblées. Il entend s’attaquer aux difficultés du service public, aux défis auxquels fait face le secteur de la pêche ainsi qu’aux problématiques sociales touchant les populations les plus vulnérables. Selon son coordinateur, des experts travaillent déjà sur des analyses destinées à formuler des propositions concrètes. « Ce n’est pas que l’État ne fait rien, mais le régime en place n’a pas su faire fonctionner certaines politiques », a déclaré Babacar Mbengue, affirmant la volonté de DAL de se positionner comme une force de proposition.

Babacar Mbengue a par ailleurs insisté sur le caractère inclusif du mouvement, qu’il souhaite ouvert à toutes les composantes de la société sénégalaise : les jeunes, les femmes, les personnes vulnérables ainsi que l’ensemble des communautés et des groupes ethniques du pays. « Nous voulons marcher ensemble, main dans la main, pour trouver des solutions pour le Sénégal, quelles que soient vos origines », a-t-il affirmé.

À l’approche des prochaines élections locales, DAL ambitionne de présenter des candidats et de remporter des sièges dans les collectivités territoriales. Toutefois, le coordinateur a appelé ses partisans à faire preuve de réalisme. « Il ne sert à rien de viser la présidence ou une grande ville si l’on n’a pas l’envergure nécessaire. Il faut commencer par ce qui est à notre portée », a-t-il déclaré.

Conscient de la méfiance d’une partie de l’opinion publique envers les promesses politiques, le mouvement affirme privilégier une démarche pragmatique et communautaire. Son objectif est de bâtir un projet de développement fondé sur les réalités quotidiennes des Sénégalais, en tenant notamment compte du pouvoir d’achat et des besoins des populations.

Amara Traoré remis en liberté sous caution dans une affaire de 40 millions FCFA l’opposant à Souleymane Diawara

L’ancien sélectionneur des Lions du Sénégal, Amara Traoré, a recouvré la liberté ce mercredi après son déferrement devant le parquet du Tribunal de grande instance de Saint-Louis. Poursuivi dans le cadre d’une affaire présumée d’abus de confiance portant sur 40 millions de francs CFA, il a été remis en liberté sous caution à l’issue de son audition, tandis que l’enquête judiciaire se poursuit afin d’établir les responsabilités des différentes parties.

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par l’ancien international sénégalais Souleymane Diawara. Selon ce dernier, il avait confié à Amara Traoré une somme de 40 millions de francs CFA destinée à l’acquisition d’un terrain en son nom. Le projet immobilier n’aurait toutefois jamais été concrétisé et, selon le plaignant, les fonds ne lui auraient jamais été restitués malgré plusieurs démarches. Estimant avoir été victime d’un abus de confiance, l’ancien défenseur des Lions a décidé de saisir les autorités judiciaires.

Dans le cadre de l’enquête, Amara Traoré a été entendu par les enquêteurs de la Section de recherches de Saint-Louis avant d’être présenté au procureur de la République. Face aux accusations, l’ancien technicien de la sélection nationale conteste fermement toute malversation. Il soutient que les 40 millions de francs CFA ont bien été remis au frère de Souleymane Diawara, aujourd’hui décédé, qui servait d’intermédiaire dans cette opération foncière.

Cette version des faits est en totale contradiction avec celle du plaignant. Alors que Souleymane Diawara affirme que la transaction immobilière n’a jamais abouti et que l’argent ne lui a jamais été restitué, Amara Traoré assure avoir rempli ses obligations en remettant les fonds à la personne désignée pour mener l’opération à terme.

Après examen du dossier, le parquet a décidé de remettre l’ancien sélectionneur en liberté sous caution, sans pour autant mettre un terme à la procédure. Les investigations devraient se poursuivre afin de vérifier les différentes déclarations, d’établir le circuit des fonds et de déterminer les circonstances exactes de cette transaction immobilière qui oppose deux anciennes figures emblématiques du football sénégalais.

Plus de 5 milliards FCFA mobilisés : l’ANSD lance le deuxième Recensement général des entreprises avec 1 700 agents

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) s’apprête à lancer l’une des plus importantes opérations de collecte de données économiques de ces dernières années. Dix ans après le premier Recensement général des entreprises (RGE), l’institution va engager un budget de plus de 5 milliards de francs CFA et déployer près de 1 700 agents sur l’ensemble du territoire national afin de réaliser le deuxième Recensement général des entreprises (RGE2).

L’annonce a été faite ce mercredi par le directeur général de l’ANSD, Abdou Diouf, à l’occasion d’un comité régional de développement consacré à la préparation de cette vaste opération statistique. Selon lui, ce nouveau recensement constitue un outil stratégique destiné à actualiser la connaissance du tissu économique sénégalais, dans un contexte marqué par l’émergence de nouveaux secteurs d’activité, la transformation du secteur informel et les mutations de l’environnement entrepreneurial.

Le responsable de l’ANSD a expliqué que l’opération se déroulera en deux grandes phases. La première, prévue au cours de l’année 2026, sera consacrée à la cartographie des unités économiques. Cette étape permettra d’identifier et de localiser les entreprises sur l’ensemble du territoire national afin de constituer une base de référence fiable pour la suite des travaux.

La seconde phase interviendra au cours du premier semestre de l’année 2027. Elle portera sur le dénombrement des entreprises et la collecte d’informations détaillées concernant leur activité, leur organisation, leurs effectifs, leurs caractéristiques économiques ainsi que le profil des entrepreneurs. L’objectif est de disposer d’une photographie actualisée du secteur productif sénégalais, indispensable à l’élaboration des politiques publiques.

Le rapport final de cette vaste enquête est attendu en avril 2028. Les résultats permettront de mettre à jour le répertoire national des entreprises et de fournir aux pouvoirs publics, aux chercheurs, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs des données fiables sur la structure de l’économie nationale.

Abdou Diouf a souligné que les informations issues du RGE2 contribueront à améliorer la qualité des enquêtes économiques réalisées par l’ANSD, à renforcer la précision des comptes nationaux et à fournir des indicateurs plus fiables pour la planification du développement. Elles serviront également à orienter les décisions publiques en matière d’investissement, d’emploi, de développement industriel, d’aménagement du territoire et de soutien aux entreprises.

Le directeur général de l’ANSD a, par ailleurs, lancé un appel à la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés afin de garantir le succès de cette opération nationale. Il a insisté sur l’importance de la collaboration entre les administrations publiques, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les entreprises et les populations pour assurer une collecte exhaustive et de qualité.

Présente à cette rencontre, l’adjointe au gouverneur de la région de Dakar, Digou Yala Mathilde Sadio, a salué l’importance de cette initiative, qu’elle considère comme une étape déterminante pour une meilleure connaissance des caractéristiques des entreprises évoluant sur le territoire national.

Elle a plaidé pour une implication active des autorités administratives, des élus territoriaux, des chambres consulaires et des organisations professionnelles afin d’assurer le bon déroulement du recensement. Selon elle, cette démarche permettra de disposer de données économiques plus précises, favorisant une meilleure territorialisation des politiques publiques et une répartition plus équilibrée des actions de développement au bénéfice des différentes régions du Sénégal.

Amadou Chérif Diouf nommé conseiller spécial du président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, continue de renforcer son cabinet avec l’arrivée de nouvelles personnalités issues de son entourage politique. Ce mercredi, Amadou Chérif Diouf, ancien secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur, a annoncé sa nomination au poste de conseiller spécial auprès du président de l’institution parlementaire.

L’annonce a été faite par l’intéressé lui-même à travers une publication diffusée sur ses différentes plateformes numériques. Dans son message, Amadou Chérif Diouf s’est réjoui de la confiance que lui accorde Ousmane Sonko, saluant cette désignation qu’il considère comme une nouvelle étape dans son engagement au service des institutions de la République.

« J’ai le grand plaisir de vous annoncer ma nomination comme conseiller spécial du président de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré, avant d’exprimer sa gratitude envers le président de l’Assemblée nationale.

L’ancien membre du gouvernement a également réaffirmé son attachement politique à Ousmane Sonko, à qui il a renouvelé son engagement et sa loyauté. « C’est un immense honneur de travailler à l’hémicycle, aux côtés du Guide de la Révolution à qui je renouvelle mon engagement et ma loyauté », a-t-il écrit.

Cette nomination intervient dans un contexte de réorganisation du cabinet du président de l’Assemblée nationale, marqué par l’intégration de plusieurs collaborateurs appelés à l’accompagner dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités. Avec l’arrivée d’Amadou Chérif Diouf, Ousmane Sonko s’attache à consolider une équipe composée de personnalités ayant déjà occupé des fonctions gouvernementales ou politiques au sein de la majorité.

Ancien secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Chérif Diouf avait exercé ses fonctions au sein du gouvernement avant de rejoindre désormais les services de la présidence de l’Assemblée nationale. Sa nomination traduit la volonté de renforcer le dispositif de conseil autour du président de l’institution parlementaire.

Gestion municipale : Kaolack va opter pour la continuité en 2027

Depuis son élection en 2022 à la tête de la municipalité, l’honorable maire Serigne Mboup, leader de la coalition And Nawlé – And Liggey, a insufflé une dynamique de transformation sans précédent à la capitale du Saloum. Homme d’action, capitaine d’industrie aguerri et manager visionnaire, il a mis son expertise du secteur privé et son amour indéfectible pour sa ville natale au service du développement local. Aujourd’hui, face à un bilan élogieux, le choix des citoyens ne fait plus de doute : Kaolack va opter pour la continuité en 2027.

Sous la direction éclairée de Serigne Mboup et de son équipe municipale dévouée, la cité religieuse s’est métamorphosée. L’un des marqueurs les plus forts de ce mandat reste la gestion proactive du cadre de vie et de l’assainissement. Grâce à des campagnes massives et régulières de curage des caniveaux, impliquant les services techniques et les populations, la hantise des inondations, qui paralysait jadis la commune, appartient désormais au passé. Pour pérenniser cette dynamique et offrir de réelles opportunités à la jeunesse, la mairie a procédé au recrutement historique de 500 volontaires issus de tous les quartiers, renforçant ainsi la sécurité et la propreté de proximité.

Le social demeure le cœur battant de la gouvernance de Serigne Mboup. Proche de ses administrés, le maire a fait de la solidarité une réalité concrète. Lors des grandes célébrations religieuses, comme la Tabaski, plus de 42 millions de francs CFA sont mobilisés chaque année pour soutenir les familles vulnérables, accompagner les agents municipaux et honorer les foyers religieux.

Sur le plan des infrastructures, la jeunesse du Saloum vibre désormais au rythme du renouveau. L’aménagement moderne et l’embellissement de la plage de Koundam offrent un espace de loisirs exceptionnel, tandis que la construction de terrains synthétiques de dernière génération témoigne de l’engagement de l’équipe municipale en faveur du sport. La culture n’est pas en reste, avec l’inauguration d’un nouveau centre culturel et la valorisation du patrimoine à travers la célébration des 105 ans de la commune.

Serigne Mboup a prouvé qu’avec de la rigueur, de la transparence et un leadership managérial affirmé, Kaolack peut s’imposer comme le moteur économique du pôle Centre. Interrompre une si belle trajectoire serait un frein à l’émergence de notre cité. Pour l’avenir de nos enfants, pour la modernisation de nos infrastructures et pour le rayonnement du Saloum, le choix de l’efficacité et du progrès s’impose : en 2027, Kaolack doit résolument poursuivre l’aventure avec Serigne Mboup.

Khassim Fall, Médina Baye

Quitter la version mobile