Kaolack – Coupures intempestives et mauvaise qualité de l’eau : l’ADIK dénonce et annonce une marche pacifique

À Kaolack, les coupures d’eau sont devenues récurrentes. Dans plusieurs quartiers, le précieux liquide ne coule presque plus des robinets. Et lorsqu’il arrive, sa qualité laisse fortement à désirer, plongeant les populations dans un profond désarroi.

Ce vendredi, c’est l’Association pour la Défense des Intérêts de Kaolack (ADIK) qui est montée au créneau pour dénoncer cette situation préoccupante.

« La crise de l’eau n’est plus tolérable. Une grande partie de la population est exposée à une eau impropre à la consommation, riche en chlorure et en sodium, avec des conséquences dramatiques sur la santé publique. Des quartiers entiers vivent au rythme des pénuries, entre bidons et indignation. Et pourtant, les factures restent très salées », a fustigé Ababacar Sadikh Biteye, coordinateur de l’ADIK.

Face à cette situation qu’ils jugent intolérable et insoutenable, les membres de l’association appellent à la mobilisation générale.

« De concert avec les forces vives de Kaolack – syndicats, mouvements citoyens, associations, commerçants, leaders religieux et traditionnels – nous allons organiser une marche pacifique pour exiger un accès à une eau potable de qualité, ainsi qu’un plan d’assainissement structurant et inclusif. En tout cas, nous interpellons le ministre Cheikh Tidiane Dièye : Kaolack mérite mieux, Kaolack mérite le respect », a déclaré Mouhamadou Moustapha Ndiaye, membre de l’ADIK.

Le Sénégal mobilise avec succès 225,5 milliards FCFA sur le marché financier régional

Le Trésor public sénégalais a réalisé une opération réussie de levée de fonds ce vendredi 27 juin 2025 sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en mobilisant un montant total de 225,5 milliards de FCFA. Cette adjudication ciblée de titres publics témoigne une fois de plus de la solidité de la signature souveraine du Sénégal et de la confiance renouvelée des investisseurs.

Selon les informations relayées par Le Soleil, l’émission portait sur deux types d’instruments financiers : des Bons Assimilables du Trésor (BAT) à échéance d’un an et des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à maturités de trois et cinq ans. Initialement, le montant mis en adjudication s’élevait à 205 milliards de FCFA. Toutefois, l’engouement des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec une demande globale atteignant 264,3 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 128,93 %.

Les rendements proposés lors de cette opération confirment le niveau élevé des taux dans la sous-région. Les investisseurs ont ainsi bénéficié d’un rendement moyen de 7,21 % sur les BAT (365 jours) et de 7,53 % sur les OAT à trois et cinq ans. Ces conditions, bien que coûteuses pour l’État, reflètent un environnement monétaire tendu dans l’espace UEMOA, mais aussi la forte crédibilité du Sénégal auprès des opérateurs financiers.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie annuelle du gouvernement sénégalais visant à mobiliser des ressources internes pour financer ses priorités : projets d’infrastructures, relance économique et couverture du déficit budgétaire. Avec cette dernière adjudication, le Trésor a déjà levé 1 037 milliards de FCFA depuis le début de l’année 2025 sur le marché des titres publics de l’UEMOA.

La réussite de cette émission renforce la position du Sénégal comme l’un des émetteurs les plus actifs et les plus fiables de la région. Ce dynamisme sur le marché des capitaux témoigne de la capacité du pays à mobiliser efficacement les financements nécessaires à la mise en œuvre de son programme économique et social, malgré un environnement économique international contraint.

Cheikh Diba à l’Assemblée nationale : « Serrons les coudes pour surmonter la précarité budgétaire »

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2025, le Ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a tenu un discours empreint de gravité, appelant à l’unité nationale et à la responsabilité collective face aux défis économiques actuels.

Prenant la parole devant les députés de l’Assemblée nationale, le ministre a défendu les choix budgétaires opérés par le gouvernement, tout en soulignant l’ampleur des efforts nécessaires pour remettre le pays sur les rails. « Nous avons toujours été les premiers à poser les questions sur la table pour en discuter et apporter les solutions idoines », a-t-il déclaré, appelant à un débat constructif.

Cheikh Diba a dénoncé certaines prises de position qu’il juge « puériles », face à ce qu’il considère comme des urgences nationales. « Je suis au regret de constater que certains s’adonnent à des débats puérils face aux enjeux et urgences de l’heure », a-t-il fustigé, en référence aux critiques parfois virulentes formulées dans l’hémicycle.

Dans un contexte économique tendu, marqué par un resserrement des marges budgétaires, le ministre a insisté sur la nécessité d’une solidarité nationale. « Soyons solidaires et serrons les coudes pour franchir les obstacles auxquels nous faisons face », a-t-il martelé, tout en reconnaissant que le pays traverse une période de précarité budgétaire et financière.

Le projet de loi de finances rectificative 2025, présenté comme un ajustement nécessaire au regard des nouvelles priorités gouvernementales, a suscité un vif débat entre la majorité et l’opposition. Toutefois, le gouvernement reste ferme sur sa ligne : rationaliser les dépenses, prioriser les secteurs vitaux, et restaurer la confiance des partenaires techniques et financiers.

Assemblée nationale – Projet de loi de finances rectificative 2025 : Le gouvernement enclenche une refondation budgétaire sous haute contrainte

L’examen du projet de loi n°11/2025 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2025 se poursuit à l’Assemblée nationale dans un climat économique international tendu et sur fond de remise en question profonde de la gestion budgétaire passée. Présenté par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, ce projet ne se limite pas à un simple réajustement technique : il s’inscrit, selon ses mots, dans une « dynamique de refondation » visant à restaurer la transparence, la crédibilité et l’efficacité des finances publiques sénégalaises.

Dès l’ouverture de son intervention, le ministre a dressé un tableau sombre des contraintes exogènes qui pèsent sur l’économie nationale. Il a notamment cité la montée des tensions commerciales internationales, exacerbée par la récente hausse des droits de douane imposée par la nouvelle administration américaine, et les ripostes de leurs partenaires. À cela s’ajoutent les perturbations persistantes dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, la fermeté des politiques monétaires des grandes banques centrales et le spectre grandissant d’une récession mondiale, dont la probabilité est passée de 17 % en octobre 2024 à 30 % en avril 2025.

Ces facteurs se traduisent, pour les pays africains comme le Sénégal, par une contraction de la demande extérieure, une volatilité accrue des cours des matières premières, et des coûts de financement toujours élevés.

Au-delà des facteurs internationaux, la LFR 2025 est fortement influencée par les conclusions du rapport d’audit de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques. Le document, très attendu, a mis en lumière de graves dysfonctionnements dans les pratiques budgétaires, notamment un recours excessif et non encadré à l’endettement, des dépenses hors budget, et une opacité dans la reddition des comptes.

Face à ces constats alarmants, l’État sénégalais affirme avoir engagé une stratégie de redressement fondée sur trois piliers : transparence, discipline budgétaire et préservation des objectifs de développement.

Mise en œuvre des recommandations de la Cour des comptes : Cela inclut notamment le renforcement des mécanismes de contrôle interne et externe, une réforme du système de comptabilité publique, et l’application stricte du principe d’autorisation parlementaire pour tout nouvel emprunt. Publication régulière des données budgétaires et de la dette publique : Un effort de transparence destiné à rétablir la confiance des citoyens et des partenaires financiers. Prise en charge des dettes bancaires non budgétisées : La LFR intègre désormais le paiement des intérêts d’une dette contractée hors du circuit budgétaire pour un montant de 125 milliards de FCFA.

Au-delà des ajustements financiers, c’est bien une nouvelle philosophie de gestion publique que le gouvernement semble vouloir initier. L’ambition affichée est de sortir d’un système marqué par l’opacité et les pratiques dérogatoires, pour entrer dans une ère de rigueur, d’efficience et de redevabilité.

Ce tournant pourrait marquer un changement de paradigme dans la gouvernance budgétaire sénégalaise, à condition que les engagements pris se traduisent rapidement en actions concrètes, et que le Parlement joue pleinement son rôle de contrôle.

Kaolack / Éducation religieuse : La Journée des Talibés, entre sensibilisation et solidarité

Comme chaque année, la Journée des talibés a été célébrée à Kaolack. Cette journée vise à mettre en lumière la situation difficile de milliers d’enfants confiés aux écoles coraniques, appelés talibés, qui vivent souvent dans des conditions précaires.

Ce samedi 28 juin 2025, un grand rassemblement s’est tenu au quartier Thioffack, à l’initiative de l’Association pour le soutien aux talibés. Pour cette 18e édition, la journée a été placée sous le parrainage de Ndéné Kébé, délégué de quartier de Thioffack, et a également rendu hommage à trois figures engagées : l’inspecteur Asse Bitèye, Kéba Guèye et Nazir Bitèye, tous reconnus pour leur dévouement au service de la nation.

À cette occasion, des vêtements, des savons, des exemplaires du Saint Coran, entre autres dons, ont été distribués aux talibés grâce au soutien de partenaires et d’ONG.

« Cette journée n’est pas seulement symbolique. Elle nous rappelle que ces enfants méritent d’être protégés, éduqués et soignés, comme tous les autres », a déclaré Oustaz Papa Mamadou Guèye, président de l’Association de protection des enfants.

Depuis quelque temps, l’association a mis en place une initiative innovante : la “coopérative agricole des Daaras”, implantée dans les trois départements de la région de Kaolack : Kaolack, Guinguinéo et Nioro du Rip.

« Cette initiative vise à allier enseignement religieux, apprentissage pratique et autonomie économique », a expliqué Oustaz Papa Mamadou Guèye, également coordonnateur du Conseil supérieur des Daaras, section Kaolack.

Traditionnellement, les talibés vivent de l’aumône. Une réalité qui les expose à la mendicité et à de nombreuses difficultés sociales. Face à cela, l’association cherche à offrir des alternatives plus dignes et éducatives.

« Au-delà de l’agriculture, nous voulons que nos élèves puissent apprendre un métier : menuiserie, couture ou autres. C’est pourquoi nous sollicitons l’accompagnement de l’État du Sénégal. L’enjeu est de renforcer l’autonomie des écoles coraniques tout en offrant aux talibés un avenir meilleur », a plaidé Oustaz Guèye.

En conclusion, ces coopératives pourraient contribuer à transformer l’image des écoles coraniques, souvent critiquées pour la mendicité forcée et les mauvaises conditions de vie des élèves.

Kaolack / Éducation : La journée de l’excellence célébrée à l’école élémentaire Babacar Diop

L’école élémentaire Babacar Diop, située dans l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune, a vibré au rythme de la journée de l’excellence, une cérémonie haute en couleur placée sous le thème :

« Promotion des valeurs civiques et renforcement des liens entre l’école et les Forces de Défense et de Sécurité : pilier de la cohésion sociale ».

L’événement a réuni parents d’élèves, enseignants, élèves, ainsi que des représentants des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), venus partager un moment symbolique d’engagement citoyen et de reconnaissance des élèves les plus méritants.

Prenant la parole, la directrice de l’école, Madame Awa Ndiaye, a insisté sur l’importance de promouvoir les valeurs civiques dès le bas âge. Elle a notamment souligné la nécessité d’inculquer aux élèves le respect des symboles de la République, la discipline, ainsi que l’esprit de solidarité.

Elle a également rappelé le rôle essentiel des Forces de Défense et de Sécurité dans la protection des populations et la préservation de la paix, invitant les élèves à s’en inspirer pour devenir de futurs citoyens responsables.

Cependant, derrière cette belle initiative se cache une réalité préoccupante. L’école publique Babacar Diop est à bout de souffle. Le manque criant de salles de classe compromet sérieusement l’avenir des enfants. Le mur du bâtiment administratif est fissuré, les toitures sont percées, et plusieurs salles de classe sont délabrées.

« Des portes et fenêtres de certaines classes laissent passer la poussière, le vent, et parfois même la pluie », confie la directrice, visiblement émue.

« Nous avons sollicité à plusieurs reprises les autorités locales pour la réhabilitation des bâtiments et la construction de nouvelles salles de classe, mais nous n’avons toujours pas reçu de réponse concrète. »

Ce drame silencieux met en lumière les inégalités criantes dans l’accès à une éducation de qualité. L’éducation, pourtant reconnue comme un droit fondamental, reste un luxe pour de nombreux enfants. Et tant que des écoles continueront de tomber en ruine, ce sont les rêves et les ambitions des jeunes générations qui s’écrouleront avec elles.

Un moment fort de la cérémonie fut la remise de distinctions aux meilleurs élèves de chaque classe. Au total, 30 élèves ont été primés pour leurs performances scolaires. Une initiative saluée par les parents d’élèves qui estiment qu’elle motive les enfants et renforce les liens entre l’école et la communauté.

Malgré les nombreuses difficultés, le personnel de l’école Babacar Diop reste déterminé à former des citoyens éclairés et patriotes. Cette journée a également permis de consolider le partenariat entre l’école et les Forces de Défense et de Sécurité, gage d’une société plus solidaire et harmonieuse.

LFR 2025 – Le député Tafsir Thioye relance le débat sur la gestion des 604 milliards FCFA : « Où est passée cette somme ? »

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen du projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) 2025, le député Tafsir Thioye a vivement interpellé le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, sur la gestion d’une enveloppe de 604 milliards FCFA, évoquée par le Premier ministre lors de précédentes communications.

Selon les données rendues publiques par la Cour des comptes, seuls 181 milliards FCFA auraient été effectivement dépensés, laissant apparaître un reste non justifié de 123 milliards FCFA, après des vérifications intermédiaires. Une situation que le parlementaire juge préoccupante, pointant du doigt un manque de clarté dans l’utilisation des ressources publiques.

« Où est passée cette somme ? », s’est interrogé Tafsir Thioye, devant ses collègues parlementaires et le ministre. « Nous devons avoir une lecture exhaustive de la situation budgétaire. Mais visiblement, il y a trop de confusion dans l’utilisation du budget », a-t-il dénoncé.

L’élu s’inquiète également de l’évolution rapide de la dette publique du Sénégal, qu’il estime en voie de devenir insoutenable si les tendances actuelles se poursuivent.

« À ce rythme, nous serons à plus de 98 % de taux d’endettement dans les prochaines années », a-t-il averti, appelant à une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques.

Face à ces remarques, le ministre Cheikh Diba a été sommé d’apporter des explications détaillées sur la traçabilité des dépenses liées à cette enveloppe et sur les mécanismes de contrôle budgétaire en place.

Cette interpellation illustre une tension persistante entre l’exécutif et certains membres de l’Assemblée nationale, dans un contexte où la crédibilité budgétaire et la soutenabilité de la dette sont devenues des enjeux majeurs pour la stabilité économique du pays. La LFR 2025, qui prévoit par ailleurs un ajustement des prévisions de croissance et un décaissement exceptionnel de 500,9 milliards FCFA pour régler des arriérés intérieurs, ne fait pas l’unanimité.

Assemblée nationale – Loi de Finances Rectificative 2025 : Me Aïssata Tall Sall charge le ministre des Finances

Lors de la séance plénière consacrée à l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2025, la présidente du groupe parlementaire “Liberté, Démocratie et Changement”, Me Aïssata Tall Sall, n’a pas mâché ses mots. Face au ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, l’ancienne ministre des Affaires étrangères a livré une critique rigoureuse de la stratégie budgétaire du gouvernement, pointant des incohérences dans les prévisions de recettes et la gestion des dépenses.

Prenant la parole devant l’hémicycle, Me Aïssata Tall Sall s’est inquiétée d’un écart jugé préoccupant entre les prévisions de la Loi de Finances initiale (LFI) et celles proposées dans la LFR 2025. Selon elle, l’État chercherait à combler un manque de 1 140 milliards FCFA, sans apporter de garanties solides quant aux sources de financement.

« Où trouvez-vous l’argent, Monsieur le ministre ? », a-t-elle lancé, dénonçant des mesures “peu fiables” pour combler le gap budgétaire.

La députée a aussi mis en lumière une contradiction apparente dans le discours du gouvernement : d’un côté, une promesse de rationalisation des dépenses, de l’autre, une hausse importante de la pression fiscale prévue pour atteindre 20 % d’ici 2025.

« Vous dites que c’est pour un taux de 0,5 % que vous avez accepté de doubler les dépenses du budget général. Ensuite, vous parlez de mobiliser les ressources… mais en quoi consiste cette mobilisation ? En une augmentation de la pression fiscale ! », s’est-elle insurgée.

Pour l’élue, cette hausse brutale pèserait lourdement sur les ménages et les entreprises dans un contexte économique déjà tendu.

Poursuivant son argumentaire, Me Aïssata Tall Sall a remis en cause la cohérence des projections macroéconomiques présentées par le ministère. Elle a notamment souligné une contradiction entre les prévisions du déficit budgétaire dans le Plan national de développement (annoncé à 3 % en 2025 puis en 2029) et celles de la LFR.

« Il y a un réel problème avec les chiffres. Je vous l’ai dit la dernière fois. Ces incohérences sapent la crédibilité des documents budgétaires que vous nous soumettez », a-t-elle martelé.

Au-delà de la critique technique, l’intervention de Me Aïssata Tall Sall sonne comme une mise en garde politique. À travers son ton ferme et sa connaissance des dossiers, elle appelle à une plus grande rigueur dans la gestion des finances publiques, tout en s’érigeant en vigie face à un exécutif qu’elle accuse de manquer de transparence et de cohérence.

Alors que le pays traverse une période de redressement économique post-crise et de transition politique, ces alertes ne manqueront pas de nourrir le débat parlementaire sur la viabilité de la trajectoire budgétaire du Sénégal.

Affaire Bachir Fofana : Pape Djibril Fall charge le président de l’Assemblée nationale en pleine séance plénière

Lors du débat sur la loi de finances rectificative 2025, le député de l’opposition accuse El Malick Ndiaye d’être à l’origine de l’incarcération du militant politique Bachir Fofana.

La tension était palpable ce vendredi à l’Assemblée nationale du Sénégal, alors que les députés débattaient du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2025. Un moment législatif qui a été marqué par une sortie virulente du député d’opposition Pape Djibril Fall. Profitant de la tribune parlementaire, l’élu a dévié du cadre budgétaire pour interpeller le président de l’institution, El Malick Ndiaye, sur l’affaire judiciaire impliquant le militant politique Bachir Fofana, actuellement placé sous mandat de dépôt pour diffusion présumée de fausses nouvelles.

Dans une déclaration ferme, Pape Djibril Fall a pointé sans détour la responsabilité du président de l’Assemblée dans ce qu’il qualifie de « régression démocratique ». « Tu fais partie de ceux qui symbolisent la régression démocratique du Sénégal, parce que si Bachir Fofana se trouve actuellement en prison, c’est de ta faute », a-t-il lancé, devant une hémicycle figée par la gravité des propos.

L’affaire Bachir Fofana continue de susciter un vif émoi dans l’opinion publique. Militant actif sur les réseaux sociaux et proche de la mouvance contestataire, Fofana est poursuivi pour avoir relayé des informations présumées erronées sur un marché public relatif à l’achat de véhicules destinés aux députés. Des accusations que plusieurs voix, notamment dans les rangs de l’opposition, considèrent comme politiquement motivées.

Pape Djibril Fall, qui n’en est pas à sa première prise de position contre les dérives institutionnelles, a saisi l’occasion pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression et un climat de plus en plus liberticide. Son intervention, brève mais percutante, a ravivé les tensions au sein de l’hémicycle, certains députés réagissant avec indignation, tandis que d’autres l’ont salué pour son courage politique.

Pour l’heure, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, n’a pas réagi officiellement à ces accusations directes. Mais cette passe d’armes illustre le climat électrique qui règne au sein du Parlement, à l’heure où les nouvelles autorités sont scrutées sur leur capacité à garantir les libertés publiques dans un contexte de transition politique sensible.

Thiadiaye – Quand un rêve d’avenir vire au drame : l’exclusion d’un candidat au Bac mène à une tentative de suicide

Le 27 juin 2025, un drame d’une violence poignante a secoué la commune de Thiadiaye. A. Faye, élève en classe de Terminale, a tenté de mettre fin à ses jours après avoir été exclu des épreuves du baccalauréat pour des raisons administratives. Un acte désespéré qui met en lumière les failles silencieuses de notre système éducatif.

A. Faye, 23 ans, était un élève assidu du lycée de Thiadiaye. Comme des milliers d’autres jeunes Sénégalais, il nourrissait l’espoir de décrocher son baccalauréat, premier sésame vers un avenir meilleur. Mais ce rêve s’est brisé net lorsqu’il a été exclu des épreuves, à quelques semaines du début des examens, en raison d’un extrait de naissance jugé non conforme par l’administration.

Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur, le jeune homme, pourtant conscient de sa situation, n’a jamais baissé les bras. Il a continué à suivre les cours, à réviser, à se préparer — comme si un miracle pouvait surgir à la dernière minute. Un espoir silencieux. Une douleur contenue.

Ce vendredi noir, après ses derniers cours, A. Faye est rentré chez lui comme à l’accoutumée. Sans un mot, sans un cri, il s’est enfermé dans sa chambre. Et là, dans un geste de désespoir indicible, il s’est poignardé à l’abdomen à dix reprises, avant de se trancher la gorge.

Ce sont les gémissements du jeune homme, faibles mais audibles, qui ont alerté son oncle. La scène découverte fut d’une horreur insoutenable. Les secours ont été alertés, et A. Faye a été transporté en urgence au centre de santé de Thiadiaye, puis à l’hôpital régional de Mbour. À l’heure où nous écrivons ces lignes, son pronostic vital reste engagé.

Dans les couloirs du lycée de Thiadiaye, c’est l’incompréhension et la douleur. Enseignants et camarades de classe sont sous le choc. Tous décrivent un élève exemplaire, discipliné, studieux, motivé. « Il ne s’est jamais plaint. Il venait en cours, participait normalement. Personne n’aurait imaginé qu’il portait une telle souffrance en silence », confie l’un de ses professeurs, la voix nouée.

Ce drame interroge. Faut-il vraiment exclure un élève pour un extrait de naissance, sans recours, sans médiation, sans accompagnement psychologique ? Avons-nous prévu des filets pour rattraper ceux qui, faute de papiers ou de moyens, glissent entre les mailles de notre système ?

Le geste d’A. Faye, aussi extrême soit-il, reflète une réalité bien plus vaste. Il révèle les failles d’un système administratif souvent inflexible, insensible aux réalités humaines. Il interroge sur l’accompagnement psycho-social des élèves, notamment ceux issus de milieux modestes, et sur le silence dans lequel ils sont parfois contraints de vivre leur détresse.

Ce n’est pas seulement l’histoire d’un élève. C’est le récit d’un système qui, faute d’écoute et d’humanité, peut broyer des destins. Combien d’autres A. Faye vivent aujourd’hui cette détresse silencieuse ? Combien verront leur avenir compromis pour un document égaré, un acte non légalisé, une date erronée ?

Le cas de Thiadiaye doit servir de signal d’alarme. Il est urgent de revoir nos procédures administratives liées à l’examen du baccalauréat. De créer des cellules d’écoute psychologique dans les établissements. D’instaurer des recours clairs et humains pour les élèves confrontés à des irrégularités administratives.

Un diplôme ne devrait jamais coûter une vie. Ce drame est une blessure dans notre conscience collective. Mais il peut aussi être un point de départ : pour bâtir une école plus juste, plus humaine, plus attentive à ceux qui n’ont que leurs cahiers pour se battre.

À suivre…

Dette publique : L’APR et Thierno Alassane Sall exigent des comptes sur les 10 200 milliards FCFA contractés en deux ans

La tension monte autour de la question de la dette publique au Sénégal. Dans un contexte économique tendu, l’Alliance Pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, et le député Thierno Alassane Sall ont tous deux exprimé leurs inquiétudes et critiques concernant l’endettement massif contracté par le nouveau régime en place. Un chiffre cristallise le débat : 10 200 milliards FCFA sur deux ans. Le gouvernement, de son côté, défend sa gestion et dénonce une manipulation des données.

Dans un communiqué publié jeudi, le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’APR a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « 10 200 milliards d’endettement sans résultats visibles ». Pour l’ancienne majorité, il est inconcevable qu’un tel niveau d’endettement n’ait produit aucun impact perceptible sur le quotidien des Sénégalais. Le parti exige des explications précises sur la destination de ces montants : 4 500 milliards FCFA contractés en 2024 et 5 700 milliards déjà prévus pour 2025.

Face à ces critiques, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a réagi ce samedi 28 juin devant l’Assemblée nationale. Dans son intervention, il a tenu à rassurer l’opinion et les députés sur la régularité et la transparence des opérations financières de l’État. « Ces 10 000 milliards ne sont pas de la responsabilité du gouvernement actuel », a-t-il martelé, balayant d’un revers de main les accusations portées par l’APR.

Le ministre a aussi précisé que les travaux liés aux différents engagements budgétaires ont été bouclés en décembre dernier, mais n’ont pas encore fait l’objet de discussions parlementaires approfondies. Selon lui, « l’appel d’offres est sérieux et répond à tous les besoins exprimés », tout en insistant sur l’ouverture du gouvernement à toute collaboration visant à détailler les affectations budgétaires.

Le député Thierno Alassane Sall n’a pas mâché ses mots. Dans une publication sur Facebook, il a dressé un tableau sombre de la situation financière du pays. « Les chiffres de cette LFR (Loi de finances rectificative) sont implacables : la dette va s’envoler à 5 715,5 milliards FCFA en 2025 », a-t-il déploré, accusant le régime de creuser la dette sans bénéfices concrets pour la population.

Le parlementaire pointe un échec généralisé : pas d’impact sur le chômage, la vie chère, l’enseignement supérieur, le monde rural, ni sur la santé publique. Pire encore, il accuse : « Pendant ce temps, les néo-apparatchiks se gavent de fonds politiques, financés par la dette ». Pour lui, les Sénégalais subissent les conséquences d’une gouvernance dispendieuse, entre prix à la pompe élevés, pénurie de produits de première nécessité et austérité imposée aux couches les plus vulnérables.

Ce nouvel épisode illustre la fracture entre l’opposition et le gouvernement autour de la politique budgétaire. Tandis que l’APR et certains députés dénoncent une dérive financière, le pouvoir actuel se veut rassurant, invoquant l’héritage lourd laissé par le précédent régime et affirmant œuvrer pour la relance économique.

Alors que les débats sur la Loi de finances rectificative battent leur plein, la polémique sur la dette risque de s’intensifier. Dans un pays où le coût de la vie reste un sujet brûlant, les citoyens, eux, attendent des actes concrets. Et surtout, des résultats visibles.

Sénégal – Assemblée nationale : El Malick Ndiaye dénonce une campagne de désinformation et porte plainte contre le journaliste Bachir Fofana

Dans une affaire qui secoue l’institution parlementaire sénégalaise, El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a été entendu par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre d’une enquête portant sur la diffusion présumée de fausses informations liées à l’achat de véhicules pour les députés.

Au cœur de cette affaire : des accusations relayées par le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana, selon lesquelles le marché public relatif à l’acquisition de ces véhicules aurait été attribué à Cheikh Guèye, un individu actuellement sous contrôle judiciaire pour corruption présumée et association de malfaiteurs.

Face aux enquêteurs, le président de l’Assemblée nationale, cité par le journal Libération, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne de désinformation » orchestrée dans le but de ternir son image et de discréditer l’institution parlementaire. Selon lui, ces accusations, relayées massivement sur les réseaux sociaux et certains médias, reposent sur des allégations « mensongères » et « malveillantes ».

« Je suis un homme politique et président de l’Assemblée nationale, au service de la République du Sénégal. Cette double qualité fait de moi une personnalité publique très suivie. Ainsi, la moindre information me concernant est vivement commentée, avec de forts relents politiques et médiatiques », a-t-il déclaré.

El Malick Ndiaye déplore que cette affaire ait été utilisée pour jeter un discrédit injuste sur l’hémicycle : « Des individus malintentionnés, avec leurs complices, s’évertuent depuis quelque temps à diffuser de fausses nouvelles sur l’acquisition de véhicules par l’Assemblée nationale. »

Le président du Parlement réfute fermement les allégations d’un lien entre l’Assemblée nationale et une quelconque procédure judiciaire en cours, en l’occurrence celle impliquant Cheikh Guèye. Il considère que l’affirmation selon laquelle ce dernier aurait obtenu le marché de fourniture de véhicules est « une manipulation de l’opinion publique », soutenue par certains « chroniqueurs supposés » et largement diffusée via les plateformes numériques.

« Une telle information, largement relayée par un système informatique, est attentatoire à la crédibilité de l’institution parlementaire. Elle cherche à faire le lien entre des commandes de véhicules légalement effectuées et un système présumé de corruption », a-t-il martelé.

Sur la base des articles 255 et 260 du Code pénal sénégalais, El Malick Ndiaye a décidé de saisir la justice. Une plainte a été déposée contre Bachir Fofana, ainsi que contre tout complice ou commanditaire présumé. Le journaliste, interpellé en milieu de semaine, a été placé sous mandat de dépôt. Son procès est prévu pour mercredi prochain.

Cette affaire, à la croisée du droit, de la politique et de la liberté de la presse, suscite déjà de vives réactions au sein de l’opinion publique. Si certains dénoncent une tentative d’intimidation des voix critiques, d’autres estiment nécessaire de préserver la dignité des institutions face à la prolifération de fausses informations.

Kaolack / Agriculture : Manque de transparence et de traçabilité dans la chaîne de distribution des semences

Le président de l’association paysanne « Aar Sunu Moomel », Bassirou Ba, tire la sonnette d’alarme sur la qualité déplorable des semences distribuées au Sénégal. Selon lui, la présence de sable en grande quantité dans certains sacs témoigne de pratiques douteuses, compromettant gravement la productivité agricole. Une telle situation, si elle persiste, risque d’affecter la sécurité alimentaire et de mettre en péril les efforts de modernisation de l’agriculture engagés par le gouvernement.

Bassirou Ba pointe également du doigt le manque de transparence, pourtant promis par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il estime que cette promesse est sabotée par le favoritisme et les pratiques frauduleuses observées dans le processus de distribution. Une suspicion de manipulation plane, alimentant la méfiance au sein des agriculteurs, qui se sentent délaissés et trahis.

Par ailleurs, plusieurs techniciens du ministère de l’Agriculture dénoncent leur mise à l’écart dans la gestion des marchés de semences. Ils regrettent que leur expertise soit ignorée au profit d’opérateurs privés, souvent peu fiables, ce qui empêche un contrôle rigoureux de la qualité des semences mises à la disposition des producteurs.

Face à cette crise, il devient urgent pour les autorités de renforcer la transparence et la traçabilité dans toute la chaîne de distribution des semences, en associant davantage les techniciens locaux. Sans réforme en profondeur, la crédibilité des politiques agricoles, pourtant cruciales pour la sécurité alimentaire du pays, restera sérieusement compromise.

Loi de Finances Rectificative 2025 : Le Sénégal revoit ses ambitions à la baisse mais injecte 500 milliards FCFA pour soulager son économie

Malgré un contexte économique mondial incertain et des défis internes croissants, le gouvernement sénégalais a adopté une Loi de Finances Rectificative (LFR) pour 2025, marquée par une double dynamique : un ajustement prudent des prévisions macroéconomiques et une réponse vigoureuse au besoin de liquidités internes, avec une enveloppe exceptionnelle de 500,9 milliards FCFA destinée au paiement des arriérés de la dette intérieure.

Initialement projetée à 10,7 %, la croissance du PIB pour l’année 2025 a été révisée à 8 %, une baisse significative mais toujours robuste dans un environnement sous tension. Cette révision prend en compte le ralentissement de l’activité économique mondiale, la modération des recettes attendues du secteur pétro-gazier, ainsi que les aléas climatiques pesant sur la campagne agricole.

Dans le même temps, le déficit budgétaire est réévalué à 7,82 % du PIB, bien au-dessus de la norme communautaire de l’UEMOA (3 %), traduisant la volonté du gouvernement de soutenir l’activité malgré les pressions sur les finances publiques. Ce niveau de déficit, quoique élevé, est justifié par la priorité donnée à la relance économique et au règlement de passifs pesants sur les entreprises nationales.

La grande annonce de cette LFR 2025 réside dans le dédblocage de 500,9 milliards FCFA pour le remboursement des arriérés de la dette intérieure. Cette mesure phare vise à soulager les entreprises nationales, particulièrement les PME, étranglées par les retards de paiement de l’État. Ce règlement attendu devrait :

Fluidifier la trésorerie des entreprises locales Stimuler l’investissement privé Renforcer la confiance entre les opérateurs économiques et l’administration Réduire les risques de faillites en cascade dans certains secteurs clefs (BTP, fourniture, services publics délégués, etc.)

En clair, c’est un signal fort envoyé aux acteurs économiques, dans un contexte où la relance repose en grande partie sur la vitalité du tissu productif national.

Le gouvernement sénégalais affiche ainsi une volonté affirmée de soutenir son économie tout en corrigeant ses projections avec réalisme. Le ministre des Finances a souligné que cette révision ne remet pas en cause les grandes priorités du Plan Sénégal Émergent (PSE), mais en ajuste les instruments pour mieux faire face aux urgences conjoncturelles.

Le Sénégal espère, avec ces mesures, stimuler la demande interne, restaurer la confiance des investisseurs, et préserver les acquis macroéconomiques dans la perspective d’une stabilisation à moyen terme. La consolidation des finances publiques reste un objectif, mais elle passe désormais par une relance ciblée et responsable, centrée sur la solvabilité de l’État vis-à-vis de ses partenaires économiques internes.

La LFR 2025 est à la fois un acte de réalisme budgétaire et un geste de confiance envers l’économie nationale. Le pari du gouvernement : payer ses dettes pour relancer la machine économique, tout en gardant le cap des réformes structurelles. Reste à voir si cette injection de liquidités portera les fruits escomptés et permettra au Sénégal de préparer une reprise solide, inclusive et durable à l’horizon 2026.

Porokhane : le maire Alassane Mbaye engagé pour la santé de ses concitoyens – Un important appui en matériel médical aux structures sanitaires

Dans une dynamique de renforcement du système de santé local, le maire de la commune de Porokhane, Monsieur Alassane Mbaye, a procédé ce jeudi à la remise officielle de matériel médical aux structures sanitaires de la localité.

S’exprimant lors de la cérémonie, le maire a souligné l’importance de cet appui :

« La santé fait partie des compétences transférées aux collectivités territoriales. En tant que maires, la recherche de partenaires techniques et financiers est donc essentielle. C’est dans ce cadre que nous avons établi un partenariat fructueux avec des amis basés en Angleterre, à qui nous avons soumis nos besoins les plus urgents, notamment en matière de santé. »

Outre les postes de santé de la commune, le centre de santé de Nioro du Rip a également bénéficié d’un appui matériel conséquent, destiné à améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

« Nous avons aussi pris en charge une ligne électrique d’une valeur de 1 300 000 FCFA, au bénéfice de l’ensemble des structures. Chaque établissement a reçu une dotation adaptée à ses besoins spécifiques », a précisé M. Mbaye.

Dans une volonté d’inclusion et de justice sociale, des fauteuils roulants ont également été distribués à des personnes à mobilité réduite, identifiées par les services sociaux communaux.

« Nous avons un devoir moral et citoyen d’accompagner nos concitoyens confrontés à des difficultés de mobilité. Ce geste symbolique vise à favoriser leur autonomie et leur intégration », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, plusieurs équipements essentiels ont été remis aux structures : masques anti-poussière, gants, matériel de pédiatrie, dispositifs de diagnostic, entre autres.

« Ce don s’inscrit pleinement dans notre politique de santé communautaire, axée sur l’amélioration des conditions de vie des populations », a martelé le maire.

En conclusion, Alassane Mbaye a exprimé sa profonde gratitude envers les partenaires britanniques et a réaffirmé son engagement à poursuivre ces actions en faveur du bien-être sanitaire des habitants de Porokhane :

« Ce n’est qu’un début. Nous continuerons à œuvrer sans relâche pour offrir aux populations un accès équitable à des soins de qualité. »

Justice à huis clos : le face-à-face manqué entre Ismaïla Madior Fall et ses co-inculpés

Ce mercredi, au 3e étage du Palais de justice de Dakar, l’affaire impliquant Ismaïla Madior Fall, ancien ministre sénégalais de la Justice, a connu un nouveau tournant tendu. Inculpé pour tentative de corruption dans un projet de partenariat public-privé qui a échoué, l’ancien Garde des Sceaux a été entendu au fond par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Mais au lieu d’un affrontement judiciaire tranché, la séance s’est transformée en joute procédurale, nourrie par les protestations de la défense.

Derrière les murs feutrés du Palais, l’atmosphère était électrique. Selon L’Observateur, les avocats d’Ismaïla Madior Fall ont vivement dénoncé ce qu’ils qualifient de « manœuvre grossière » pour compromettre leur client. En cause : la présence… ou plutôt l’absence des deux autres figures clés de l’affaire – Cheikh Guèye, entrepreneur, et Mohamed Anas El Bachir Wane, ex-directeur des Constructions au ministère de la Justice.

Longtemps présentés comme co-inculpés, ces deux hommes sont aujourd’hui requalifiés en « témoins à charge ». Un changement de statut qui ne passe pas pour la défense de Madior Fall, qui y voit une rupture flagrante du principe d’égalité devant la justice. « Comment peut-on transformer deux mis en cause en témoins à charge ? » s’est insurgé l’un de ses avocats.

L’affaire se complique davantage avec l’élément institutionnel : Madior Fall bénéficie du privilège de juridiction, un traitement spécial accordé aux anciens ministres, qui impose qu’il soit jugé exclusivement par la Haute Cour de justice. Un privilège qui, selon ses défenseurs, a isolé leur client d’un procès commun avec les autres protagonistes. « Si Ismaïla Madior Fall n’avait pas bénéficié du privilège de juridiction, ils auraient comparu devant la même juridiction », rappellent-ils.

Ce privilège, censé garantir un traitement rigoureux et impartial, semble ici alimenter un climat de soupçon et d’injustice. Pour la défense, c’est un outil devenu piège, utilisé pour restructurer l’accusation au détriment de leur client.

Au lieu de clarifier les responsabilités dans ce dossier explosif mêlant justice, infrastructure publique et soupçons de corruption, l’audience a laissé place à une querelle de procédures. Aucun élément nouveau sur le fond n’a filtré. Mais une chose est claire : l’instruction prend une tournure éminemment politique.

Ismaïla Madior Fall, jadis incarnation d’une justice réformatrice, se retrouve aujourd’hui dans le rôle de l’accusé, au cœur d’une affaire dont les ressorts juridiques et symboliques dépassent sa seule personne. Le procès à venir s’annonce d’autant plus crucial qu’il pourrait, au-delà de son sort personnel, poser un jalon important dans la manière dont la justice sénégalaise traite les dossiers impliquant d’anciens dignitaires de l’État.

Grave accident sur l’axe Dahra–Linguère : un véhicule du cortège ministériel se renverse, quatre blessés graves

Un grave accident de la circulation s’est produit ce vendredi 27 juin aux environs de 10 heures sur la route reliant Dahra à Linguère, précisément à hauteur du village de Somme, situé à une dizaine de kilomètres de la commune de Dahra. L’incident a impliqué un véhicule appartenant au cortège du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mountaga Diao, en route vers Matam pour une mission officielle.

Selon des sources sécuritaires présentes sur les lieux, c’est le véhicule du Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE) du ministère qui s’est renversé après avoir effectué plusieurs tonneaux. L’accident aurait été provoqué par l’éclatement simultané de deux pneus, entraînant une perte de contrôle du véhicule et sa sortie de route.

Le bilan provisoire fait état de quatre blessés graves, dont le DAGE lui-même. Les victimes ont reçu les premiers soins au centre de santé Élisabeth Diouf de Dahra, avant d’être évacuées en urgence à l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga par les sapeurs-pompiers.

Le ministre Mountaga Diao, qui ne se trouvait pas à bord du véhicule accidenté, est sain et sauf. Il a poursuivi sa route vers Matam, où il était attendu dans le cadre d’une mission officielle.

Dégradation des terres cultivables : l’Institut National de Pédologie à pied d’œuvre pour restaurer la fertilité des sols au Sénégal

Face à l’avancée préoccupante de la dégradation des terres cultivables à travers le pays, l’Institut National de Pédologie (INP) intensifie ses efforts pour proposer des solutions durables, adaptées aux enjeux agricoles du Sénégal. S’appuyant sur des données scientifiques et une approche territorialisée, cette structure technique du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE) œuvre à restaurer la productivité des sols, un enjeu central pour la sécurité alimentaire nationale.

Depuis plusieurs années, l’appauvrissement des sols menace les rendements agricoles, fragilise les exploitations familiales et compromet la résilience des écosystèmes. En réponse, l’INP a lancé des actions ciblées sur le terrain, dans le but d’enrayer la perte de fertilité et de remettre en production durable les terres dégradées.

Dans la zone des Niayes, considérée comme un pôle horticole majeur du pays, la coordination territoriale est confiée à Ndeye Awa Sow, ingénieure agronome spécialisée en génie rural et doctorante en sciences agronomiques à l’Université de Thiès. Sa mission consiste à superviser les activités de terrain visant à restaurer la qualité des sols, un facteur déterminant pour la productivité agricole.

« La qualité des sols conditionne directement les performances agricoles, et donc la sécurité alimentaire à l’échelle nationale », souligne Ndeye Awa Sow.

Sous sa houlette, l’INP met en œuvre un programme national d’amendement des sols, fondé sur des analyses scientifiques rigoureuses et des expérimentations en milieu réel. Ce programme repose sur une note conceptuelle validée par le MASAE, et vise à améliorer les pratiques culturales tout en corrigeant les carences des sols.

Les solutions proposées varient selon les besoins spécifiques des territoires : utilisation de matières organiques pour enrichir les sols appauvris, apports calcaires pour corriger l’acidité, incorporation de biochar pour améliorer la structure des sols. Le programme comprend également des actions d’information, de formation et d’accompagnement des producteurs.

Au-delà de l’aspect technique, l’INP met l’accent sur une utilisation rationnelle des intrants agricoles. Si leur disponibilité est cruciale, leur efficacité dépend étroitement des pratiques des agriculteurs. Consciente de cet enjeu, l’institution a lancé une campagne nationale de sensibilisation dans sept zones agricoles du pays. Objectif : former les producteurs sur les meilleures pratiques d’épandage, les dosages recommandés, et les périodes d’application optimales.

« Il ne suffit pas de livrer des amendements aux producteurs, encore faut-il qu’ils sachent comment les utiliser de manière efficace et durable », insiste Mme Sow.

Des outils pédagogiques, des démonstrations de terrain et un appui technique de proximité sont mobilisés pour accompagner les producteurs dans l’adoption de nouvelles pratiques plus durables.

L’action de l’INP s’inscrit dans une démarche de transition agroécologique, alliant protection des ressources naturelles, amélioration des rendements et adaptation aux effets du changement climatique. À travers ses différentes interventions, l’institut contribue à renforcer la résilience des écosystèmes agricoles et à sécuriser les moyens de subsistance des communautés rurales.

« Assurer la santé de nos sols, c’est aussi assurer notre sécurité alimentaire et notre souveraineté », affirme la responsable de la coordination des actions dans les Niayes.

À ce titre, l’INP entend jouer pleinement son rôle dans la revalorisation durable des terres agricoles sénégalaises.

A. Saleh

Sénégal – L’Assemblée nationale adopte un nouveau Règlement intérieur à une quasi-unanimité

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son fonctionnement. Les députés ont adopté, ce mardi, à une quasi-unanimité, le nouveau Règlement intérieur de l’institution. Sur les 139 parlementaires ayant pris part au vote, 138 se sont prononcés pour, un seul s’est abstenu, et aucune voix contre n’a été enregistrée.

Cette révision, saluée de part et d’autre de l’hémicycle, a été présentée comme un tournant majeur dans le renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire et l’amélioration de l’efficacité du travail législatif. Selon plusieurs députés, elle marque un pas important vers une Assemblée plus moderne, plus transparente et mieux outillée pour exercer ses missions de législation et de contrôle de l’action gouvernementale.

Le texte, qui a fait l’objet de larges consultations en amont, intègre notamment des dispositions visant à clarifier les procédures internes, à rationaliser l’organisation des débats, et à consolider les droits des groupes parlementaires. Il accorde également une place accrue à la participation des commissions permanentes dans le suivi des politiques publiques.

« C’est une avancée significative pour notre démocratie parlementaire », a souligné un élu de la majorité, tandis que plusieurs membres de l’opposition ont également exprimé leur satisfaction, saluant un processus inclusif et constructif.

Sénégal – L’Assemblée nationale adopte un nouveau Règlement intérieur à une quasi-unanimité

L’Assemblée nationale du Sénégal a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son fonctionnement. Les députés ont adopté, ce mardi, à une quasi-unanimité, le nouveau Règlement intérieur de l’institution. Sur les 139 parlementaires ayant pris part au vote, 138 se sont prononcés pour, un seul s’est abstenu, et aucune voix contre n’a été enregistrée.

Cette révision, saluée de part et d’autre de l’hémicycle, a été présentée comme un tournant majeur dans le renforcement des mécanismes de contrôle parlementaire et l’amélioration de l’efficacité du travail législatif. Selon plusieurs députés, elle marque un pas important vers une Assemblée plus moderne, plus transparente et mieux outillée pour exercer ses missions de législation et de contrôle de l’action gouvernementale.

Le texte, qui a fait l’objet de larges consultations en amont, intègre notamment des dispositions visant à clarifier les procédures internes, à rationaliser l’organisation des débats, et à consolider les droits des groupes parlementaires. Il accorde également une place accrue à la participation des commissions permanentes dans le suivi des politiques publiques.

« C’est une avancée significative pour notre démocratie parlementaire », a souligné un élu de la majorité, tandis que plusieurs membres de l’opposition ont également exprimé leur satisfaction, saluant un processus inclusif et constructif.

Affaire Bachir Fofona : le journaliste déféré au parquet pour diffusion de fausses nouvelles

Le journaliste Bachir Fofona a été déféré, ce vendredi, au parquet de Dakar par la Division spéciale de cybercriminalité (Dsc). Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de déclarations polémiques sur l’acquisition de véhicules destinés aux députés de l’Assemblée nationale.

Interpellé mercredi sur ordre du ministère public, Bachir Fofona a été placé en garde à vue dans les locaux de la Dsc, après avoir relayé sur les réseaux sociaux des informations jugées erronées et non vérifiées concernant un prétendu scandale lié aux conditions d’achat desdits véhicules. Selon les autorités, ses propos auraient contribué à propager une fausse information susceptible de troubler l’ordre public et de jeter le discrédit sur une institution républicaine.

Le journaliste passera la journée dans les locaux du tribunal, communément appelés « la cave », en attendant d’être présenté au procureur de la République. Il appartiendra à ce dernier de décider d’un éventuel placement sous mandat de dépôt ou d’une remise en liberté provisoire.

Cette affaire relance le débat sur la liberté de la presse et la responsabilité des journalistes, dans un contexte national marqué par des tensions entre certains organes de presse et les autorités judiciaires. Plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression suivent de près cette procédure, dénonçant ce qu’elles considèrent comme une instrumentalisation de la justice pour museler les voix critiques.

Macky Sall aux Assemblées d’Afreximbank : plaidoyer pour une gouvernance renforcée des institutions financières africaines

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a participé ce mardi aux 32e Assemblées annuelles de l’African Export-Import Bank (Afreximbank), organisées à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria. Il était l’un des intervenants d’un panel de haut niveau consacré aux institutions financières multilatérales africaines (IFMA) dans un monde de plus en plus polarisé.

Ce panel stratégique a réuni des personnalités de renom du monde politique, économique et financier africain pour discuter des grands défis qui se posent aux IFMA. Macky Sall, dont l’expérience en matière de gouvernance et de diplomatie est largement reconnue, a pris une part active aux débats, apportant sa lecture des enjeux liés à la souveraineté économique du continent.

Le leadership des dirigeants africains face aux tensions géopolitiques et à la reconfiguration des alliances économiques ; La confiance des partenaires internationaux, notamment dans un climat où les critères de transparence et de performance sont de plus en plus exigeants ; La mobilisation des ressources internes, enjeu crucial pour réduire la dépendance extérieure et renforcer la résilience financière du continent ; Le rôle du secteur privé africain dans le financement du développement et l’innovation ; Les conditions d’accès au crédit pour les États africains, souvent confrontés à des taux prohibitifs ; Le traitement équitable de la dette et les mécanismes de restructuration en période de crise ; Le financement adéquat des projets stratégiques, notamment en infrastructures, santé et éducation ; La gouvernance des IFMA, question centrale dans la quête d’efficacité, de redevabilité et d’appropriation africaine.

Dans son intervention, Macky Sall a insisté sur la nécessité d’une gouvernance plus inclusive, transparente et pragmatique au sein des IFMA. Selon lui, ces institutions doivent non seulement renforcer leurs capacités d’intervention, mais également s’adapter aux nouvelles réalités économiques et aux aspirations des peuples africains.

L’ancien chef de l’État a également plaidé pour un partenariat rénové entre les IFMA, les États et le secteur privé, en misant sur une approche centrée sur la création de valeur, l’industrialisation et l’intégration régionale.

Depuis la fin de son mandat présidentiel, Macky Sall continue d’être sollicité sur la scène internationale pour partager son expérience en matière de gouvernance, de diplomatie économique et d’intégration régionale. Sa participation à ce panel témoigne de son engagement pour une Afrique forte, souveraine et solidaire, capable de faire entendre sa voix dans les grands forums mondiaux.

Nouveau rebondissement dans l’affaire judiciaire entre Abdoul Mbaye et son ex-épouse Aminata Diack

Le feuilleton judiciaire opposant l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye à son ex-épouse Aminata Diack est loin d’avoir livré son épilogue. Plus de dix ans après leur séparation, les deux anciens conjoints sont à nouveau convoqués devant la Chambre civile et commerciale de la Cour suprême du Sénégal, selon des informations relayées par le journal Les Échos et reprises par Seneweb.

À ce stade, peu de détails ont filtré sur les contours précis de cette nouvelle procédure. Toutefois, les sources indiquent qu’elle serait liée à leur divorce et à la liquidation de leurs biens communs — une question sensible qui continue d’alimenter leur contentieux.

Pour rappel, Abdoul Mbaye avait été condamné par la Cour d’appel à un an de prison avec sursis et à une amende d’un million de francs CFA, pour complicité de faux et tentative d’escroquerie. Il avait également été sommé de verser 100 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Aminata Diack. Cette décision avait suscité une vague de réactions dans l’opinion publique, compte tenu du profil politique de l’ancien chef du gouvernement.

Saisie en cassation, la Cour suprême avait jugé le montant des dommages excessif, ordonnant une révision. Plus encore, elle avait validé l’argumentaire de l’ancien Premier ministre concernant un changement de régime matrimonial intervenu dès 1994, entérinant ainsi une séparation des biens qui modifie substantiellement l’approche juridique du litige.

Aminata Diack avait par la suite introduit une requête en rabat d’arrêt contre cette décision, une démarche exceptionnelle dans le système judiciaire sénégalais. Mais cette tentative s’est soldée par un échec, la haute juridiction ayant rejeté le recours, confirmant ainsi sa position antérieure.

Ce nouvel épisode marque une escalade supplémentaire dans une affaire privée devenue publique, qui met en lumière la complexité des procédures de divorce et de partage des biens, surtout lorsqu’elles impliquent d’anciens hauts responsables de l’État.

Ousmane Sonko en Chine : des retombées concrètes attendues pour le Sénégal

En visite officielle en Chine, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a exprimé sa grande satisfaction à l’issue de ses échanges avec les plus hautes autorités chinoises. Reçu successivement par son homologue Li Qiang puis par le président Xi Jinping au Palais du Peuple, le chef du gouvernement sénégalais a salué des discussions fructueuses, porteuses d’engagements concrets pour le développement du Sénégal.

« Nous sortons très satisfaits de ces rencontres. Dans les jours et les semaines à venir, les Sénégalais verront de façon concrète les retombées de cette visite », a déclaré M. Sonko, soulignant la portée stratégique de ce déplacement, le tout premier effectué hors du continent africain depuis sa nomination le 5 avril 2024.

Le Premier ministre a mis en avant l’intérêt manifeste des autorités chinoises pour la Vision Sénégal 2050, le nouveau cadre stratégique du développement national impulsé par le président Bassirou Diomaye Faye. La Chine s’est engagée à accompagner la mise en œuvre de ce programme ambitieux, axé sur la souveraineté économique, l’industrialisation, la transformation des territoires et le redressement des finances publiques.

« Les autorités chinoises ont été très réceptives à nos propositions, qu’il s’agisse de coopération intergouvernementale, de développement local ou de financement d’infrastructures structurantes », a précisé M. Sonko.

Au-delà des grandes lignes politiques, le chef du gouvernement a évoqué des avancées concrètes. Pékin aurait validé certaines propositions sénégalaises, notamment dans le cadre de la coopération décentralisée entre les pôles territoriaux sénégalais et des provinces chinoises. D’autres projets sont en cours de finalisation, avec des engagements fermes de soutien financier et technique de la part de la Chine.

« Nous avons eu l’occasion de sensibiliser nos interlocuteurs sur les réalités africaines et les priorités spécifiques du Sénégal. Sur plusieurs dossiers, des accords de principe ont été obtenus, ce qui augure des résultats visibles très rapidement », a-t-il assuré.

Le Premier ministre a également tenu à souligner la nature du partenariat entre Dakar et Pékin, qu’il qualifie de « juste, équitable et respectueux des souverainetés ». Pour lui, cette relation s’inscrit dans une logique de coopération gagnant-gagnant, à rebours des logiques de domination ou de dépendance.

« Le président Xi Jinping nous a assurés de son soutien pour aider le Sénégal à surmonter les difficultés financières laissées par le précédent régime. C’est un signe fort de confiance dans notre nouveau cap », a conclu Ousmane Sonko.

Ce déplacement en Chine marque une étape majeure dans la relance des relations bilatérales et le repositionnement du Sénégal dans les grands équilibres géostratégiques mondiaux. Alors que le pays cherche à diversifier ses partenariats économiques et à affirmer sa souveraineté, la Chine apparaît comme un allié de poids dans cette nouvelle phase.

APR dénonce une explosion de la dette et réclame des comptes au nouveau régime

Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance Pour la République fustige la gouvernance économique du gouvernement actuel, exige des explications sur l’usage de 10.200 milliards FCFA contractés en deux ans, et alerte sur un risque de dérive autoritaire.

« Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance Pour la République s’est réuni ce 26 juin, pour examiner les questions cruciales de l’actualité nationale et internationale.

Le SEN a d’abord examiné le projet de Loi de finances rectificative 2025, qui pose un sérieux problème de gouvernance économique et financière, avec un régime plus soucieux de son confort que de trouver des solutions aux souffrances des Sénégalais.

Les membres du SEN exigent avec la plus grande solennité des explications crédibles sur la destination des 10.200 milliards FCFA contractés : 4.500 milliards en 2024 et 5.700 milliards en 2025.

À titre de comparaison, sous le régime du Président Macky Sall, le besoin total de financement en cinq ans – malgré une pandémie mondiale, une guerre en Europe, une flambée des prix, et des projets structurants majeurs – s’élevait à 10.115 milliards FCFA, y compris la soi-disant « dette cachée » qu’à ce jour l’APR conteste formellement.

Le SEN constate, pour le déplorer, qu’en deux ans la dette a atteint le niveau des cinq dernières années sans projet d’envergure, sans relance économique crédible, sans impact concret sur la vie des Sénégalais. Le rythme effréné d’endettement n’est pas seulement irresponsable, il est particulièrement dangereux et menace la stabilité financière, la crédibilité budgétaire du pays, et surtout l’avenir des générations futures.

En outre, vu l’énergie déployée à la recherche de financement sur le marché des obligations et des bons du Trésor, reléguant ainsi au second plan les autres missions importantes du Ministère en charge des Finances, le SEN invite le gouvernement à créer un ministère chargé exclusivement de l’endettement.

Par ailleurs, Le SEN demande la publication sans délai du Bulletin Statistique de la Dette Publique, dont le dernier numéro remonte au mois de juin 2024 afin d’informer les citoyens sur la situation de l’endettement du pays.

Par ailleurs, le SEN s’indigne de l’arrestation du journaliste Bachir Fofana, qui comme tout le monde le sait est depuis longtemps la cible d’un régime dont la volonté est de rétrécir les espaces de liberté acquis de haute lutte et d’imposer la terreur inacceptable dans un État de droit.

Enfin, au sujet du marché de véhicules lancé par l’Assemblée nationale, le SEN réclame toute la lumière sur les procédures l’entourant et la publication de l’identité de l’attributaire conformément aux règles élémentaires de transparence et de bonne gouvernance.

Concernant la vie du parti, le SEN félicite les responsables et militants pour leur mobilisation exceptionnelle lors de la marche du 21 juin à Saint-Louis en faveur de la libération de Mansour Faye, ancien ministre et maire de la ville, des camarades Farba Ngom, Lat Diop, Mansour Faye, Aissatou Sophie Gladima, Moustapha Diop et Abdoulaye Ndiaye, ainsi que la fin du placement sous bracelet électronique d’Ismaïla Madior Fall.

Le SEN exige également la fin de la détention arbitraire de Moustapha Diakhaté, Abdou Nguer, Assane Diouf et Jérôme Bandiaky, tous victimes d’une vilaine tentative d’effacer les libertés et d’imposer la dictature.

Abordant la situation internationale, le SEN salue le cessez-le-feu obtenu entre L’Iran et Israël et appelle à l’ouverture de négociations sous l’égide de l’ONU en vue d’un retour définitif à la paix dans la région du Moyen-Orient.

Pour conclure, le SEN a dénoncé les crimes commis à Gaza depuis le 7 octobre 2023, a appelé à un cessez-le-feu immédiat et a demandé aux parties prenantes de revenir à la table des négociations pour arriver à la seule solution envisageable : la coexistence de deux États dans des frontières sûres et reconnues.

Dakar, le 26 juin 2025

Le Secrétariat Exécutif National »

Routes migratoires vers les Canaries : baisse des arrivées, mais danger accru en haute mer

La pression policière au Sénégal et en Mauritanie entraîne un recul des départs, mais pousse les migrants à emprunter des trajets plus longs et plus périlleux.

Dakar, 27 juin 2025 – Les autorités espagnoles ont constaté une baisse de 41 % des arrivées de migrants irréguliers aux îles Canaries au cours du premier semestre 2025, comparé à la même période en 2024. Ce recul, révélé par le quotidien La Provincia, est en grande partie le fruit du renforcement des contrôles aux frontières au Sénégal et en Mauritanie. Toutefois, loin d’être un simple succès sécuritaire, cette évolution dessine une réalité plus sombre : celle d’un déplacement des routes migratoires vers des zones plus éloignées et bien plus dangereuses.

Selon Anselmo Pestana, délégué du gouvernement espagnol aux Canaries, le nombre d’arrivées est passé de 19 100 personnes au premier semestre 2024 à 11 300 au cours des six premiers mois de 2025. Cette diminution s’explique par une coopération policière accrue entre l’Espagne, le Sénégal et la Mauritanie, qui a permis de freiner les départs depuis les côtes ouest-africaines. La Garde civile espagnole et la Police nationale ont notamment renforcé leur présence et leur assistance technique sur le terrain.

Cependant, cette stratégie a eu un effet collatéral préoccupant : les migrants, pour éviter les zones sous haute surveillance, optent désormais pour des départs à partir de côtes plus lointaines comme celles de Guinée-Conakry. Une tendance qui allonge considérablement la durée des traversées – parfois jusqu’à dix jours en haute mer – et augmente mécaniquement le risque de naufrage, d’épuisement ou de disparition.

« Le risque est bien plus élevé pour la vie des personnes qui tentent de se rapprocher des Canaries », a averti M. Pestana. « Elles s’éloignent trop des côtes, avec le risque de se perdre dans l’océan Atlantique et de dériver jusqu’aux Caraïbes ou au Brésil. »

Les embarcations, souvent mal équipées et surchargées, sont à la merci des vents, des vagues et du manque de carburant. Certaines pirogues, contraintes par le mauvais temps ou des avaries, sont interceptées en pleine mer ou ramenées à leur point de départ. Un phénomène de plus en plus observé, notamment au large de la Mauritanie.

Dans ce contexte, les autorités des pays concernés poursuivent leurs efforts pour endiguer le phénomène à la source. Des réseaux de passeurs ont été démantelés, des lieux de rétention illégale identifiés, et des trafiquants arrêtés. Le 21 juin, les garde-côtes mauritaniens ont ainsi intercepté une pirogue transportant 124 personnes – dont 14 femmes et un enfant – à 60 km de Nouakchott. Les migrants, originaires du Sénégal et de Guinée, tentaient de rallier clandestinement les Canaries.

Cette coopération policière et judiciaire internationale est saluée par les autorités espagnoles, qui espèrent un renforcement durable de ces actions conjointes dans les mois à venir.

Malgré les efforts de dissuasion, les réseaux criminels s’adaptent rapidement. Leurs nouvelles stratégies incluent l’ouverture de routes vers le nord de l’Algérie, la Libye ou même des itinéraires transatlantiques. Dernier drame en date : l’arrivée de pirogues aux Baléares en provenance d’Algérie, à bord desquelles ont été retrouvés des corps de migrants subsahariens, ligotés, témoins d’une violence extrême exercée par les trafiquants.

Ces tragédies rappellent que tant que les causes profondes de l’émigration – pauvreté, insécurité, manque d’opportunités – ne seront pas adressées, les flux migratoires continueront, au prix de vies humaines sacrifiées dans l’Atlantique.

Chiffres clés (janv-juin 2025) :

11 300 migrants arrivés aux Canaries (contre 19 100 en 2024) 124 personnes interceptées par la Mauritanie le 21 juin 41 % de baisse globale des arrivées Durée moyenne des traversées : jusqu’à 10 jours

Kaolack / Coup d’œil : Thioffack, berceau historique fondé en 1445

Dans la région de Kaolack, au cœur du Saloum, se dresse un village au riche passé historique : Thioffack. Selon la tradition orale transmise de génération en génération, ce village aurait été fondé en 1445, à une époque où les royaumes traditionnels du Sénégal battaient leur plein. Aujourd’hui, Thioffack est devenu l’un des quartiers périphériques de la commune de Kaolack.

Thioffack est situé à proximité de Médina Baye, grande cité religieuse de renommée internationale. Kaolack, pour sa part, est une ancienne ville coloniale qui s’est imposée comme un centre stratégique, notamment grâce au commerce de l’arachide et du sel.

Cependant, le développement urbain rapide et souvent mal planifié de certains quartiers, comme Thioffack, a entraîné de graves problèmes d’infrastructures.

En 2022, les habitants dépendaient d’un unique robinet public, ou de puits à l’eau salée, les forages existants étant devenus inexploitables.

En 2024, la situation s’est aggravée : coupures fréquentes, files d’attente dès 3 h du matin pour recueillir quelques litres d’eau. Beaucoup de familles se tournent vers les charretiers privés, à environ 5 000 FCFA le baril de 20 litres, un coût insoutenable pour les plus démunis.

En mars 2025, des manifestations de colère ont éclaté à Thioffack et Darou Rahmaty. Les habitants, bidons en main, ont dénoncé le rationnement, l’irrégularité de la distribution et les factures excessives malgré une fourniture d’eau quasi inexistante.

Chaque hivernage, le quartier est victime d’inondations récurrentes. Les eaux stagnantes rendent de nombreuses habitations impraticables, en particulier à l’approche du Gamou, période de grande affluence.

En août 2019, Thioffack était entièrement submergé par les eaux, comme en témoignent plusieurs reportages et photos diffusés à l’époque.

La case de santé du quartier est dans un état alarmant : manque d’entretien, hygiène déplorable, patients couchés à même le sol, sanitaires hors d’usage. Pourtant, elle accueille près de 1 000 patients chaque mois, soulignant un besoin urgent de réhabilitation.

En décembre 2024, face à ces défis, les habitants ont lancé le Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT), dirigé par Tamsir Ndiaye. Ce mouvement citoyen vise à :

Promouvoir le civisme et la bonne gouvernance locale Trouver des solutions pérennes au problème de l’eau Construire un lycée et un marché moderne Former les jeunes et soutenir l’autonomisation des femmes

En avril 2025, le MDT a mené plusieurs campagnes de sensibilisation sur le civisme, l’environnement et le changement climatique, renforçant ainsi la cohésion sociale dans le quartier.

Depuis février 2024, la mairie de Kaolack, à travers le programme « Cœurs de quartier », a prévu la réhabilitation de marchés locaux à Thioffack. À noter que les terrains concernés avaient été acquis dès 1997, sans suite concrète jusqu’à présent.

Comme chaque année, le quartier a vibré au rythme des « 24 heures de Thioffack », une initiative à la fois citoyenne et spirituelle. Durant toute une journée et une nuit, les habitants ont uni leurs efforts autour de deux axes majeurs : l’assainissement du quartier et des prières dédiées aux défunts.

Munis de pelles, balais et brouettes, jeunes et moins jeunes se sont engagés dans une vaste opération de nettoyage autour du poste de santé.

« C’est notre quartier, c’est notre responsabilité. L’assainissement est une forme de foi et de respect pour ceux qui vivent ici. Cette opération visait à prévenir les maladies liées aux eaux stagnantes et à renforcer la solidarité autour d’un objectif commun : un environnement sain et vivable », a expliqué Tamsir Ndiaye, président du MDT.

L’assainissement est un pilier de la santé publique, de la dignité humaine et du développement durable. Selon les experts, il permettrait de réduire jusqu’à 40 % les maladies diarrhéiques, qui restent une des principales causes de mortalité infantile au Sénégal.

Thioffack, riche de son héritage historique, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Entre urgences sociales et mobilisation citoyenne, le quartier montre une résilience admirable, portée par ses habitants. Leur engagement quotidien, soutenu par des initiatives locales comme le MDT et les projets municipaux, redonne espoir à une population en quête de mieux-être, de dignité et de justice sociale.

Lutte contre le chanvre indien : le ministre de l’Intérieur salue une opération d’envergure dans les îles Carone (4 tonnes saisies)

En prélude au comité territorial et régional de développement prévu ce jeudi 26 juin et couvrant les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, le ministre de l’Intérieur, le Général Jean Baptiste Tine, s’est rendu ce mercredi à la subdivision régionale des Douanes de Ziguinchor, où sont entreposées d’importantes saisies de chanvre indien en provenance des îles Carone. Ces saisies sont le fruit d’une vaste opération conjointe menée par les Douanes, l’Armée et la Gendarmerie.

Cette opération, conduite en deux phases au cours de l’année, a permis la destruction d’environ 400 hectares de plantations de chanvre indien et la saisie de 4 tonnes de cette drogue, pour une valeur marchande estimée à 376 millions de francs CFA.

« C’est un résultat exceptionnel qu’il faut saluer », a déclaré le ministre, qui a chaleureusement félicité les forces de sécurité pour ce qu’il qualifie de « coup décisif porté à un fléau qui gangrène la société sénégalaise ».

Le Général Tine a insisté sur les effets dévastateurs de cette drogue :

« Le chanvre indien détruit notre jeunesse, il mine notre économie et alimente une économie de guerre propice à la criminalité organisée. »

Tout en saluant la réussite de l’opération, le ministre a tenu à rappeler que la lutte contre le chanvre indien ne saurait se limiter à des actions répressives. Il a plaidé pour une approche globale et inclusive, fondée sur le désenclavement des îles Carone et le développement d’alternatives économiques viables, en particulier l’agriculture vivrière.

« Il faudra, en concertation avec les populations, trouver les voies et moyens de remplacer cette culture illicite, afin de contribuer à l’atteinte de notre souveraineté alimentaire », a-t-il ajouté.

S’adressant à la presse, le ministre a enfin lancé un appel à renforcer la sensibilisation, en particulier auprès des jeunes, sur les méfaits de la drogue :

« Faites davantage pour montrer que la drogue détruit notre jeunesse, notre pays, et ouvre la voie à la criminalité organisée, voire au terrorisme. Et personne ne veut cela pour le Sénégal. »

Kaolack : 4 tonnes 311 kg de chanvre indien incinérées par les autorités

Une importante cérémonie d’incinération de drogue s’est tenue ce jeudi 26 juin 2025 à la sortie de la ville de Kaolack, en présence des autorités administratives, judiciaires et sécuritaires. Cette opération marque une nouvelle étape dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Sénégal.

« Il faut dire que nous célébrons aujourd’hui la Journée internationale de lutte contre la drogue. Nous avons tenu à marquer l’événement dans la région de Kaolack à travers l’incinération d’importantes quantités de drogues saisies par les différentes forces de l’ordre et de sécurité », a déclaré Mouhamed Moctar Watt, gouverneur de la région de Kaolack.

La quantité incinérée s’élève à 4 tonnes 311 kilogrammes de chanvre indien. Cette saisie témoigne de l’engagement fort des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le trafic de drogue.

À ce titre, plusieurs entités se sont distinguées, notamment la Brigade régionale des stupéfiants, la gendarmerie, le commissariat central ainsi que l’administration douanière. Le gouverneur a souligné que la région de Kaolack, en raison de sa position de carrefour, constitue un point stratégique du trafic de drogue, recevant des cargaisons provenant principalement du sud du pays et d’autres régions.

« Malgré des moyens limités, nos forces de l’ordre s’emploient quotidiennement, avec courage et détermination, à enrayer ce trafic. Car nul n’ignore les conséquences désastreuses de la drogue au sein des familles : tensions, conflits, violences physiques ou verbales, traumatismes, perte de repères, échec scolaire, délinquance, perte d’emploi, dettes, vols dans le foyer, dépression, anxiété et sentiment d’impuissance chez les proches. Sans oublier les répercussions négatives sur l’économie nationale », a rappelé le chef de l’exécutif régional.

Le gouverneur a également déploré la forte implication des jeunes dans la consommation de drogues. « Or, les jeunes constituent l’avenir du pays. Lorsqu’ils sont gangrenés par ce fléau, c’est l’avenir même de la nation qui est compromis », a-t-il averti.

Enfin, il a souligné que la lutte contre la drogue ne saurait se limiter à la seule répression. « La sensibilisation et la dénonciation sont deux piliers essentiels pour prévenir, protéger et réhabiliter. Il est impératif que tous les acteurs – familles, autorités, communautés et les jeunes eux-mêmes – s’unissent pour faire front contre ce fléau qui détruit des vies en silence », a-t-il plaidé.

Pour rappel, cette cérémonie d’incinération s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, célébrée chaque 26 juin.

Sénégal : vaste mouvement dans la magistrature entériné par le Conseil supérieur ce 26 juin 2025

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est réuni ce jeudi 26 juin 2025 au Palais de la République, sous la présidence effective du Chef de l’État. Cette séance a abouti à un important remaniement au sein de l’appareil judiciaire, marqué par de nombreuses nominations, affectations et titularisations, touchant à la fois les plus hautes juridictions et les tribunaux de première instance à travers le pays.

La haute juridiction du pays accueille trois nouveaux magistrats. Mme Henriette Diop Tall, précédemment en service à l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), a été nommée conseillère à la Cour suprême. Elle est accompagnée de M. Mamadou Seck Diouf et M. El Hadji Birame Faye, tous deux nommés conseillers délégués.

Au niveau de l’administration centrale du ministère de la Justice, cinq nouveaux magistrats ont été intégrés. Parallèlement, à la Cour d’appel de Dakar, plusieurs présidents de chambre ont été nommés, notamment Mme Aminata Fall Cissé et M. Mbaye Pouye, confirmant la volonté de renforcer la gouvernance et la célérité dans le traitement des affaires judiciaires.

Dans un contexte de lutte contre la criminalité économique et financière, le Pool judiciaire financier a vu ses effectifs renforcés par l’arrivée de nouveaux juges d’instruction spécialisés, chargés de traiter les dossiers complexes liés à la corruption, au blanchiment de capitaux et aux détournements de deniers publics.

Plusieurs substituts du procureur ont été redéployés vers diverses juridictions du territoire national. Les localités concernées incluent Dakar, Pikine, Fatick, Rufisque et Saint-Louis, afin de renforcer la présence judiciaire et améliorer l’accès au service public de la justice.

Le magistrat Serigne Modou Diakhaté a été nommé Premier président de la Cour d’appel de Ziguinchor, l’un des postes les plus stratégiques dans la région sud du pays. Il sera épaulé par Mme Awa Nguenah Manga, désormais à la tête d’une chambre de cette même juridiction.

Parmi les autres décisions notables figure l’approbation de plusieurs détachements de magistrats vers des institutions telles que la Présidence de la République, la Primature et la Lonase. Ce mouvement vise à mettre l’expertise judiciaire au service de la gouvernance et du contrôle administratif.

Par ailleurs, 35 juges suppléants issus de la promotion 2023 ont été titularisés, tandis que 34 nouveaux magistrats fraîchement diplômés du Centre de formation judiciaire (promotion 2024) ont reçu leur première affectation dans différentes Cours d’appel du pays.

Ce vaste mouvement entériné par le Conseil supérieur de la magistrature s’inscrit dans une dynamique plus large de renouvellement générationnel, de renforcement des capacités et de modernisation de la justice sénégalaise. Il traduit également la volonté des autorités de garantir une justice plus proche des citoyens, mieux répartie sur le territoire et mieux équipée face aux nouveaux défis.

Sénégal : Le directeur général de la CDC appelle les responsables publics à défendre le bilan de l’État

Dans un contexte de critiques persistantes à l’égard de l’action publique, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keita, a lancé un appel clair à la mobilisation des responsables publics. À travers un message publié ce jeudi, il a exhorté les ministres, directeurs généraux et autres cadres à occuper activement l’espace public pour défendre le bilan du président de la République et de son gouvernement.

Dans son intervention, Fadilou Keita réagit aux « graves accusations portées souvent contre l’État du Sénégal », qu’il qualifie de dangereuses pour la cohésion nationale et la confiance des citoyens envers les institutions. Selon lui, ces attaques, parfois nourries par la manipulation et la délation, risquent de fragiliser l’image de l’État si elles ne rencontrent pas une réponse forte et structurée.

« L’image de l’État doit être préservée », insiste-t-il, avant d’en appeler à la responsabilité de chacun : « Les directeurs généraux doivent occuper l’espace public et chacun, en ce qui le concerne, défendre le bilan du chef de l’État et de son gouvernement, en ce sens qu’ils en représentent les bras techniques et opérationnels. »

Fadilou Keita appelle à dépasser ce qu’il qualifie de « conception ringarde de l’administration », qui prône le silence et la retenue même face à la calomnie. Il plaide pour une posture plus proactive, conjuguant professionnalisme et engagement : « Le professionnalisme, la centration et la diligence dans la prise en charge des missions qui nous sont dévolues, ne sont pas antagonistes à la nécessité d’apporter des répliques acerbes et incisives. »

Face à ceux qu’il qualifie de « divertisseurs », il affirme que ce sont eux qui devraient être mis sur la défensive, et non les serviteurs de l’État. Il conclut en appelant ses collègues à poursuivre l’engagement politique avec intelligence, vigilance, et fermeté.

Affaire des 8 milliards : nouvelle tentative de libération pour Lat Diop

L’ex-ministre des Sports et ancien Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Lat Diop, refait surface dans l’actualité judiciaire. Incarcéré depuis plusieurs mois dans le cadre d’une enquête pour détournement de deniers publics, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs, l’homme politique fait une nouvelle tentative de retrouver la liberté. Ses avocats viennent en effet de déposer une nouvelle demande de mise en liberté provisoire.

Ce n’est pas la première fois que la défense de Lat Diop tente d’obtenir sa remise en liberté. Une précédente demande introduite devant la Cour suprême avait été rejetée, les juges estimant que les garanties de représentation n’étaient pas suffisantes au regard de la gravité des faits reprochés. Pour cette nouvelle tentative, ses avocats espèrent un revirement de situation, arguant d’une détention prolongée sans jugement et d’un état de santé jugé préoccupant.

Lat Diop est poursuivi pour un détournement présumé de près de 8 milliards de francs CFA. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces fonds auraient été soustraits des caisses de la Lonase durant sa direction. Les enquêteurs soupçonnent également un vaste réseau de blanchiment impliquant plusieurs intermédiaires et structures écrans. Le dossier, complexe, mobilise la justice financière sénégalaise depuis plusieurs mois.

L’affaire a connu plusieurs développements depuis l’ouverture de l’instruction. Des perquisitions ont été menées, des comptes bancaires gelés, et des auditions ont été effectuées à tous les niveaux. Plusieurs collaborateurs de l’ancien DG de la Lonase ont également été entendus. La presse sénégalaise évoque une enquête tentaculaire qui pourrait aboutir à d’autres mises en cause.

Proche de l’ancien régime, Lat Diop est aussi une figure politique dont les démêlés judiciaires sont perçus par certains comme une opération de moralisation de la vie publique, et par d’autres comme une chasse aux sorcières post-alternance. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle demande de liberté provisoire relance les spéculations sur l’évolution du dossier.

Alors que les nouvelles autorités ont fait de l’indépendance de la justice un pilier de leur gouvernance, le traitement du dossier Lat Diop est scruté avec attention. Le rejet ou l’acceptation de cette nouvelle requête sera sans doute perçu comme un signal fort quant à la volonté réelle d’instaurer une justice équitable et impartiale.

Refus de visas à l’équipe nationale féminine de basket : la diplomatie américaine s’explique

Le refus de visas opposé à plusieurs joueuses de l’équipe nationale féminine de basket du Sénégal continue d’alimenter l’indignation au sein de l’opinion publique. Alors que la polémique enfle, la conseillère aux affaires publiques de l’Ambassade des États-Unis à Dakar, Ruth Anne Stevens-Klitz, est sortie de sa réserve pour s’exprimer, ce jeudi 26 juin, sur les ondes de RFM Matin.

Face aux critiques, la diplomate américaine a tenu à défendre la position de son pays, rappelant les règles strictes qui encadrent la délivrance des visas. « Chaque demande est examinée individuellement. Le fait qu’il s’agisse d’une équipe nationale ne change rien à cette règle », a-t-elle déclaré, soulignant que seuls les agents consulaires sont habilités à apprécier l’éligibilité des demandeurs. Pour Ruth Anne Stevens-Klitz, l’appartenance à une délégation officielle ne garantit en rien l’obtention d’un visa. « Un visa n’est pas un droit automatique, même pour des athlètes dans un cadre structuré », a-t-elle insisté.

Cette sortie intervient dans un climat tendu, après la réaction du Premier ministre sénégalais qui a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme un affront diplomatique. En réponse, la diplomate a réaffirmé la neutralité du processus : « Une équipe est composée d’individus, et chacun doit prouver qu’il satisfait aux critères. »

Cherchant à apaiser les esprits, Ruth Anne Stevens-Klitz a également rappelé la solidité des relations entre Washington et Dakar. « Nos liens avec le Sénégal sont forts. Nous soutenons la culture et le sport, comme en témoigne notre participation à la dernière Biennale de Dakar avec des artistes américains », a-t-elle indiqué.

Enfin, elle a tenu à réfuter toute idée de discrimination ou de traitement particulier réservé aux citoyens sénégalais. « Il n’existe actuellement aucune restriction de voyage pour les Sénégalais. Il s’agit de décisions consulaires individuelles, et non d’une orientation générale », a-t-elle conclu.

Farba Ngom refuse à nouveau les visites : ses proches inquiets de son état de santé

Pour la troisième journée consécutive, Farba Ngom, député et maire des Agnam, a décliné toute visite à la prison de Rebeuss, où il est détenu depuis février dernier dans le cadre d’une affaire de transactions financières jugées douteuses. Une décision qui suscite l’inquiétude de ses proches, venus en nombre ces derniers jours pour lui témoigner leur solidarité.

Dans une note relayée par le quotidien Les Échos, la cellule de communication de l’élu informe que « toutes les visites prévues ce jeudi 26 juin sont reportées à une date ultérieure », invoquant des raisons de santé. « En raison de son état de santé, l’honorable député Farba Ngom informe que toutes les visites prévues ce jeudi 26 juin sont reportées […] Merci pour votre compréhension et votre solidarité », peut-on lire dans le communiqué.

Arrêté dans le cadre de l’enquête sur un scandale financier impliquant plus de 125 milliards de francs CFA, révélé par un rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières), Farba Ngom est depuis placé sous mandat de dépôt. Les charges pesant contre lui portent notamment sur des flux financiers suspects et des montages financiers opaques.

Face à la dégradation présumée de son état de santé, les avocats de Farba Ngom ont introduit une nouvelle demande de liberté provisoire. Cette requête s’appuie sur un rapport médical établi par un médecin mandaté par le juge d’instruction, concluant à une incompatibilité entre son état physique et la détention en milieu carcéral.

Au sein de l’Alliance pour la République (APR), parti au pouvoir jusqu’à récemment, certains cadres dénoncent un « acharnement judiciaire » contre un homme qu’ils présentent comme affaibli et vulnérable. « Il faut que le droit soit dit, mais dans des conditions humaines et médicales acceptables », a déclaré un responsable du parti sous couvert d’anonymat.

Ziguinchor : Un vaste scandale financier éclabousse la mairie

La mairie de Ziguinchor est au cœur d’un scandale financier retentissant. Selon des révélations du quotidien L’Observateur, un détournement de fonds publics estimé à plus de 27 millions de francs CFA a été mis à nu, mettant en cause un haut responsable municipal.

Le principal suspect, Yaya Mansaly, régisseur en poste à l’état civil depuis 2018, a été arrêté par les éléments de la Section de Recherches de la gendarmerie. Il est accusé d’avoir orchestré un détournement massif, au cœur même du système administratif de la commune. L’affaire, longtemps étouffée dans les couloirs de la mairie, a finalement éclaté grâce à la vigilance du mouvement citoyen Frapp Ziguinchor. Ce dernier a tiré la sonnette d’alarme en dénonçant de graves irrégularités dans la gestion des finances municipales, mettant en cause la transparence de l’administration actuelle dirigée par le maire Djibril Sonko.

Les premières investigations confirment l’existence de flux financiers suspects et d’opérations irrégulières sur plusieurs exercices. Mais l’affaire pourrait aller bien au-delà de ce premier chiffre. Selon nos sources, les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour retracer le circuit complet de l’argent disparu, identifier les complices et établir les responsabilités à tous les niveaux.

« L’objectif est de faire tomber tout le réseau impliqué, aussi bien les exécutants que les éventuels donneurs d’ordre », confie une source proche de l’enquête. D’autres agents municipaux sont d’ores et déjà dans le viseur des autorités, et des convocations devraient tomber dans les prochains jours.

Ce scandale, qui survient dans un contexte de forte exigence citoyenne en matière de reddition des comptes, pourrait fragiliser durablement la crédibilité de la gestion municipale à Ziguinchor. Il remet également sur la table les questions de transparence, de contrôle interne et d’éthique dans les collectivités territoriales du pays.

Kaolack – Les “24 heures de Thioffack” : entre assainissement, mémoire et spiritualité

Comme chaque année, le quartier Thioffack, situé dans la commune de Kaolack, a vibré au rythme des “24 heures de Thioffack”, une initiative communautaire à forte portée citoyenne et spirituelle. Pendant toute une journée et une nuit, les habitants se sont mobilisés autour de deux axes majeurs : l’assainissement du quartier et les prières en mémoire des défunts.

Jeunes, adultes et personnes âgées se sont rassemblés, munis de pelles, balais et brouettes, pour un vaste nettoyage au niveau du poste de santé du quartier. Objectif : rendre cet espace propre, sain et accueillant pour tous.

“C’est notre quartier, c’est notre responsabilité. L’assainissement est une forme de foi et de respect pour ceux qui vivent ici”, a déclaré Tamsir, président du Mouvement pour le Développement de Thioffack (MDT).

Cette opération visait non seulement à prévenir les maladies liées aux eaux stagnantes, mais aussi à renforcer les liens communautaires autour d’un objectif commun : un environnement propre et vivable.

“L’assainissement est au cœur de la santé publique, de la dignité humaine et du développement durable. Il réduit de 40 % les maladies diarrhéiques, qui restent une cause majeure de mortalité infantile. Ce n’est pas seulement une question de propreté, c’est une question de vie”, a-t-il ajouté.

“L’assainissement n’est pas un luxe. C’est un droit humain fondamental. Pour qu’il devienne une réalité pour tous, il faut une volonté politique forte, des financements durables, et surtout, l’implication des communautés elles-mêmes.”

Dans la matinée, l’ambiance est devenue plus solennelle. Au point symbolique du quartier, des séances de lecture du Coran ont été organisées à la mémoire du défunt chef de quartier, Samba Sakho Mbodji, ainsi que pour tous les disparus de Thioffack.

“Nos morts ne sont pas oubliés. Ils continuent de vivre à travers nos prières et nos actions”, a déclaré M. Ndiaye, président du comité de quartier.

Des invocations collectives (douas) ont été faites pour le repos des âmes des anciens de Thioffack, notamment ceux ayant marqué l’histoire du quartier par leur engagement social, religieux ou éducatif.

Au-delà des dimensions pratique et spirituelle, ces “24 heures” ont aussi été l’occasion d’un précieux partage intergénérationnel. Les jeunes ont pu échanger avec les anciens sur l’histoire du quartier, ses valeurs, ses figures emblématiques et ses défis.

“Nous voulons que les jeunes prennent le relais, qu’ils sachent que chaque pavé de Thioffack a une histoire”, a confié Tamsir Ndiaye.

Plus qu’un simple événement annuel, les “24 heures de Thioffack” incarnent un modèle vivant de civisme, de solidarité et de piété. À l’heure où de nombreux quartiers cherchent à renouer avec les valeurs communautaires, Thioffack montre la voie avec humilité et constance.

“Les 24 heures de Thioffack ne sont pas qu’un événement. Elles incarnent une vision, un engagement, une mémoire vivante de notre quartier”, a conclu Tamsir Ndiaye.

Drame à Casablanca : Makaty Camara, jeune Sénégalais de 33 ans, retrouvé mort dans des circonstances troublantes

Disparu depuis dimanche dernier à Casablanca, au Maroc, Makaty Camara, un jeune Sénégalais de 33 ans, a été retrouvé sans vie sur une plage de la ville. Les circonstances entourant sa mort, jugées floues et suspectes par ses proches, soulèvent de nombreuses interrogations.

Originaire de Rufisque, Makaty Camara était installé au Maroc depuis près de sept ans. Il y travaillait dans la location d’appartements, en partenariat avec des ressortissants marocains. Responsable, travailleur et profondément attaché à sa famille restée au Sénégal, il incarnait un véritable pilier pour ses proches. « C’était mon deuxième fils, mais l’unique enfant de sa mère. Il était tout pour nous », témoigne son père, Omar Guèye Camara, bouleversé par la tragédie.

Le dimanche du drame, Makaty s’était rendu sur une plage privée avec son épouse marocaine. Après une baignade dans la piscine, il avait informé sa femme qu’il se rendait dans la mer, située à quelques mètres. Il ne reviendra jamais. Alertée par sa disparition, son épouse s’était rendue avec son cousin au poste de police pour signaler l’incident, avant de retourner sur les lieux dans l’espoir d’obtenir des réponses.

Les premières démarches pour visionner les images de vidéosurveillance sur la plage ont été freinées par le personnel qui affirmait que les caméras étaient « hors service ». Ce refus initial, perçu comme suspect, a attisé l’inquiétude de la famille. Ce n’est que le lendemain, avec l’intervention du consulat du Sénégal, que les vidéos ont pu être consultées.

Les images, selon des sources proches de la famille et relayées par L’Observateur, montrent Makaty assis seul au bord de la mer. Puis, plus rien. Il disparaît mystérieusement quelques minutes plus tard. Aucun signe de panique, aucun témoin d’une noyade.

Pendant plusieurs jours, des recherches intenses ont été menées. Mais l’espoir de le retrouver vivant s’est effondré hier, lorsque son corps sans vie a été découvert sur la même plage.

Le père de la victime, profondément ému, refuse de croire à la thèse d’une simple noyade. « Mon fils avait des blessures à la tête, aux lèvres, et le visage complètement tuméfié. Rien de cela ne correspond à une noyade accidentelle. C’est pourquoi je parle de crime. »

Déterminé à obtenir justice, Omar Guèye Camara a adressé une lettre officielle au ministère sénégalais des Affaires étrangères pour exiger une réaction ferme de l’État. Il appelle à une enquête indépendante et approfondie, avec l’implication des autorités sénégalaises et marocaines.

« Mon fils n’a pas été emporté par la mer. Quelque chose lui est arrivé. Je refuse qu’il soit enterré sans que la vérité éclate », martèle-t-il. Au-delà de sa douleur personnelle, le père de Makaty alerte sur les conditions souvent précaires dans lesquelles vivent de nombreux jeunes Sénégalais à l’étranger. « Ils sont parfois seuls, vulnérables, et sans réelle protection. Il faut que ça cesse. »

Aujourd’hui, la famille Camara attend des réponses. Elle demande que toutes les zones d’ombre soient éclaircies, que les responsabilités soient situées, et que justice soit rendue.

Coup de filet historique à Ziguinchor : 4.000 tonnes de chanvre indien saisies par les forces de sécurité

Ziguinchor, région sud du Sénégal, a été le théâtre d’une opération antidrogue d’une ampleur inédite. Les forces de défense et de sécurité ont frappé un grand coup contre le trafic de drogue, en mettant la main sur pas moins de 4.000 tonnes de chanvre indien, dans le cadre d’une vaste opération conjointe menée par l’Armée, la Gendarmerie et les Douanes.

Sur place, le ministre de l’Intérieur, le Général Jean Baptiste Tine, s’est félicité du professionnalisme et de la parfaite coordination entre les différentes forces engagées. Il a salué “une coopération exemplaire” et a adressé ses félicitations aux soldats de l’économie pour cette saisie qualifiée de “colossale”.

Selon les autorités douanières, la marchandise saisie représente une valeur marchande estimée à 376 millions de francs CFA, et provient de plantations s’étendant sur plus de 400 hectares. Les stupéfiants ont été entreposés dans les locaux de la subdivision des Douanes de Ziguinchor, en attendant leur destruction par incinération dans les règles prévues par la législation.

Le Général Tine n’a pas manqué d’alerter sur les dangers liés à la culture du chanvre indien :

« La culture du chanvre indien détruit la jeunesse et gangrène notre économie », a-t-il dénoncé avec fermeté.

Il a appelé à une intensification des efforts de lutte contre ce trafic, tout en insistant sur l’importance de la prévention et la sensibilisation, notamment dans les zones rurales où la culture du cannabis s’est développée comme activité de subsistance.

Conscient des enjeux socio-économiques qui sous-tendent la persistance de cette culture illicite, le ministre a plaidé pour la mise en place de solutions économiques alternatives. Objectif : offrir aux populations locales des moyens de subsistance licites et durables, à travers le développement de l’agriculture, de la formation professionnelle et des projets de résilience économique.

Cette saisie spectaculaire vient rappeler l’urgence de renforcer la surveillance des zones sensibles et de mobiliser tous les acteurs de la chaîne sécuritaire et communautaire pour éradiquer un phénomène aux conséquences multiples : sociales, économiques et sécuritaires.

Changement à la tête de l’ENAP : Maguette Diop nommé Président du Comité de gestion par décret présidentiel

Par décret présidentiel, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à un remaniement stratégique au sein de l’École nationale d’Administration pénitentiaire (ENAP). Amady Gnagna Cissé, qui assurait jusqu’ici la présidence du Comité de gestion de cette institution, a été relevé de ses fonctions. Il est remplacé par Maguette Diop, greffier de formation, détenteur du matricule de solde n° 622 476/C.

Titulaire d’une maîtrise en Administration publique, Maguette Diop est un professionnel aguerri du secteur judiciaire. Sa nomination à la tête de l’ENAP marque une volonté de renforcer la rigueur administrative et pédagogique de cette école stratégique, placée sous la tutelle du ministère de la Justice.

Le nouveau président du Comité de gestion de l’ENAP aura pour mission de piloter l’orientation générale de l’établissement, tant sur le plan administratif que logistique. Il devra veiller à la qualité de la formation dispensée aux futurs agents pénitentiaires, pilier essentiel du système carcéral national.

Parmi ses responsabilités figurent également la mise en œuvre des décisions stratégiques, la gestion du budget de l’établissement, ainsi que la coordination entre les différentes directions internes et les partenaires institutionnels.

Alioune Tine : « Un simple démenti suffisait » face aux déclarations de Bachir Fofana

Le fondateur d’AfricaJom Center dénonce une « judiciarisation inutile » du débat public dans un contexte de transition démocratique au Sénégal.

Alioune Tine, fondateur d’AfricaJom Center et figure emblématique de la société civile sénégalaise, est monté au créneau après la convocation du journaliste et chroniqueur Bachir Fofana par la Division spéciale de la cybersécurité. Le journaliste est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de ses déclarations concernant un supposé achat de véhicules par l’Assemblée nationale.

Pour Alioune Tine, cette réaction judiciaire est excessive et va à l’encontre de l’esprit de la nouvelle dynamique démocratique que connaît le Sénégal depuis l’alternance politique. « Dans le contexte de la transition politique sénégalaise actuelle, où l’on observe une dynamique démocratique nouvelle avec une opinion publique plus exigeante, il n’est pas souhaité de judiciariser le débat politique », a-t-il déclaré.

L’ancien directeur régional d’Amnesty International estime qu’un simple démenti, bien construit et transparent, aurait suffi à calmer les inquiétudes et à restaurer la confiance. « Le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye pourrait saisir ses conseillers en communication et ses conseillers juridiques pour faire un démenti, en donnant toutes les informations utiles susceptibles d’édifier l’opinion sur la transparence de sa gestion, et à la limite accompagnée d’une mise en garde ferme. Ça suffit largement », a-t-il souligné.

Alioune Tine appelle ainsi à privilégier la voie du dialogue et de la transparence dans la gestion des controverses publiques, plutôt que celle des poursuites judiciaires contre des journalistes. Il rappelle que la démocratie ne se consolide pas dans la répression, mais dans la capacité des institutions à faire face à la critique de manière responsable.

Le journaliste Bachir Fofana placé en garde à vue pour diffusion de fausses nouvelles

Le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana a été placé en garde à vue ce mercredi 25 juin 2025, à l’issue de son audition à la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSLC). Selon les informations rapportées par 2AS Media, il est poursuivi pour “diffusion de fausses nouvelles”, en lien avec ses récentes déclarations sur une affaire sensible impliquant l’Assemblée nationale.

D’après des sources proches du dossier, c’est suite à ses révélations sur les conditions d’acquisition de véhicules destinés aux députés que le procureur de la République se serait auto-saisi. Bachir Fofana avait émis des critiques publiques à travers ses chroniques, soulevant des interrogations sur la transparence et la régularité de cette opération financière. Ses propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont suscité une vive controverse et une réaction rapide des autorités judiciaires.

À son arrivée dans les locaux de la DSLC, les enquêteurs lui auraient notifié l’ouverture d’une procédure judiciaire fondée sur la diffusion de contenus jugés mensongers et de nature à perturber l’ordre public. Malgré la garde à vue, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par le parquet ni par les avocats du journaliste.

L’affaire suscite déjà une vague d’indignation au sein de la corporation des journalistes et des défenseurs de la liberté de la presse. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une tentative d’intimidation à l’égard d’un professionnel de l’information dans l’exercice de sa mission.

À noter que Bachir Fofana n’en est pas à sa première polémique. Connu pour ses chroniques incisives et son ton critique, il s’est imposé comme l’un des journalistes les plus suivis sur les questions de gouvernance et de transparence publique au Sénégal.

L’évolution de cette affaire sera suivie de près dans les prochaines heures, alors que la garde à vue pourrait déboucher sur une éventuelle mise en examen ou une libération sous conditions.

Affaire à suivre.

Ziguinchor : Un agent municipal arrêté dans un scandale financier aux contours encore plus vastes

L’affaire prend une tournure plus grave. Ce qui n’était au départ qu’une rumeur de détournement de fonds s’est transformé en un véritable scandale financier à la mairie de Ziguinchor. Selon des informations de GMS, un agent municipal, occupant un poste stratégique dans la gestion des finances communales, a été interpellé par la gendarmerie. Il est soupçonné d’être au cœur d’une affaire de détournement de fonds publics dont le montant dépasserait largement les 27 millions de francs CFA initialement avancés.

Cette arrestation marque une avancée significative dans l’enquête ouverte il y a plusieurs semaines. Les auditions menées jusque-là par les autorités judiciaires ont permis de réunir des éléments probants, conduisant à cette interpellation. Le suspect, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique, aurait eu accès à des ressources financières sensibles, ce qui renforce la gravité des faits qui lui sont reprochés.

L’affaire provoque une onde de choc dans la commune, déjà secouée par des critiques récurrentes sur la transparence et la gestion des deniers publics. Ce nouveau rebondissement jette une lumière crue sur les pratiques financières au sein de certaines collectivités territoriales, dans un contexte national où les citoyens exigent de plus en plus de clarté et de reddition de comptes.

La mairie de Ziguinchor, dirigée par une équipe municipale souvent sous les feux des projecteurs, se retrouve ainsi plongée dans une tempête politico-financière. Si la présomption d’innocence reste de mise, cette affaire risque de ternir davantage l’image d’une administration locale déjà contestée par une partie de l’opinion publique.

Badara Gadiaga dénonce une “entorse à la liberté de la presse” après la convocation de Bachir Fofana

Le chroniqueur Badara Gadiaga est monté au créneau ce mercredi pour exprimer sa solidarité envers son confrère Bachir Fofana, convoqué par la police dans des circonstances qui continuent de susciter l’inquiétude dans les milieux de la presse sénégalaise.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le chroniqueur vedette de l’émission Jaakarlo Bi diffusée sur la TFM a dénoncé une atteinte grave à la liberté de la presse, rappelant le rôle crucial des journalistes dans une démocratie digne de ce nom.

« J’apporte mon soutien total et sans équivoque au talentueux journaliste Bachir Fofana et à tous ses confrères et hommes de presse qui risquent aujourd’hui leur liberté dans l’exercice de leur noble mission d’informer le public juste et vrai », a écrit Badara Gadiaga.

Selon lui, cette convocation constitue « purement et simplement une entorse à la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie qui doit être protégé ». Un message fort, alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les pressions croissantes exercées sur les médias et les journalistes au Sénégal.

La convocation de Bachir Fofana n’a pour l’instant pas encore été officiellement motivée par les autorités, mais elle intervient dans un climat tendu entre certains organes de presse et les pouvoirs publics. Une situation qui ravive les débats sur la protection des journalistes et le respect des droits fondamentaux.

Moustapha Diop face à la justice : un procès décisif en vue dans l’affaire des 2,5 milliards FCFA

L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, Moustapha Diop, sera entendu au fond la semaine prochaine par la Haute Cour de justice. Une audience cruciale s’annonce dans cette affaire tentaculaire aux allures de scandale d’État, portant sur un préjudice présumé de 2,5 milliards de francs CFA.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt le 22 mai 2025 par la commission d’instruction, l’ex-ministre est poursuivi pour une série de chefs d’accusation particulièrement lourds : association de malfaiteurs, corruption, concussion, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des fonds publics, blanchiment de capitaux, et complicité.

Au cœur de cette affaire : un marché public attribué à l’entreprise Sokamousse, portant sur la fourniture de 6,25 millions de masques dans le contexte de la crise sanitaire. Selon un rapport de la Cour des comptes, la société adjudicataire n’aurait livré qu’un peu plus de la moitié des quantités prévues, alors même que l’ensemble des paiements aurait été effectué. Une irrégularité présumée qui a entraîné l’ouverture d’une information judiciaire.

Le fournisseur a toujours réfuté ces accusations, avançant que la commande a été honorée selon les termes du contrat. Pour sa part, Moustapha Diop a tenté de se dédouaner en brandissant des documents justificatifs : bordereaux de livraison, procès-verbaux de réception, et courriers de validation. Entouré de ses avocats, Me Oumar Youm et Me Baboucar Cissé, il a soutenu que « le marché des masques a été intégralement réalisé ».

Mais ces éléments n’ont pas convaincu la commission d’instruction. Contrairement au patron de Sokamousse, qui a évité la détention provisoire en versant une caution de 930 millions FCFA, l’ancien ministre reste en détention. Sa nouvelle comparution, en présence du fournisseur, devrait permettre d’éclaircir les zones d’ombre de ce dossier explosif.

Lutte sénégalaise : Sa Thiès convoqué par le CNG après ses débordements verbaux contre Zarco

Malgré la réception du reste de son cachet après son combat contre Zarco dimanche dernier, Sa Thiès n’est pas encore tiré d’affaire. Le fils de Double Less est désormais dans le viseur du Comité national de gestion de la lutte (CNG), qui a décidé de retenir sa licence, selon les informations du journal L’Observateur.

Le CNG n’a pas digéré les propos jugés injurieux et déplacés que le lutteur de Guédiawaye aurait tenus lors des confrontations verbales qui ont précédé le combat. Des face-à-face censés offrir aux supporters un débat d’idées ont plutôt viré à une escalade d’insultes, de provocations et d’accusations à peine voilées. Un comportement jugé inacceptable par les autorités de la lutte, soucieuses de préserver l’image de ce sport national.

Le CNG a donc convoqué Sa Thiès devant la Commission règlement et discipline pour une audition. L’instance veut entendre le lutteur sur ces dérapages verbaux qui, selon plusieurs observateurs, ont franchi les limites de la décence.

Cette décision rappelle la fermeté du CNG dans la gestion des comportements déviants des acteurs de l’arène. Pour mémoire, Ama Baldé et Franc avaient été lourdement sanctionnés après s’être violemment affrontés lors d’un face-à-face, bien avant leur combat. À ce titre, beaucoup voient mal comment Sa Thiès pourrait échapper à une sanction, d’autant plus que ses sorties ont été largement diffusées et commentées sur les réseaux sociaux.

Ousmane Sonko frappe fort à Davos : « Nous avons hérité d’une dette proche de 100% et d’un déficit à 14%. Ce n’est pas une erreur, c’était délibéré. »

En marge du Forum d’été de Davos organisé cette année en Chine, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a marqué les esprits par une déclaration percutante sur la situation économique du Sénégal. Devant un parterre de dirigeants politiques, d’investisseurs et d’experts économiques internationaux, il a tiré à boulets rouges sur la gestion du régime précédent, qu’il accuse d’avoir volontairement plombé les finances publiques.

« Nous avons hérité d’une dette proche de 100% du PIB et d’un déficit budgétaire de 14%. Ce n’est pas une erreur, c’était délibéré », a affirmé Ousmane Sonko, se basant sur les résultats d’un audit financier commandité par le président Bassirou Diomaye Faye.

Selon Sonko, les conclusions de l’audit mené peu après l’alternance de mars 2024 révèlent une « gestion budgétaire irresponsable » sous le régime de Macky Sall. Le niveau d’endettement aurait frôlé les 100% du produit intérieur brut, bien au-delà des seuils de viabilité recommandés par les institutions financières internationales. Le déficit budgétaire, quant à lui, atteindrait un niveau record de 14%, compromettant sérieusement les marges de manœuvre de l’État.

Des chiffres qui, selon le Premier ministre, ne relèvent pas de simples erreurs de gestion : « Il s’agit d’un choix politique assumé, fait en toute conscience, dont les conséquences pèsent lourdement sur le peuple sénégalais. »

Malgré cette conjoncture difficile, Sonko a écarté toute politique d’austérité, assurant que l’équipe gouvernementale mise sur un plan de redressement basé sur la justice, la transparence et l’attractivité économique. « Nous n’imposerons pas de sacrifices injustes aux populations. L’heure est à la vérité, à la responsabilité et à la mobilisation des ressources internes. »

Il a également souligné la nécessité de rétablir la confiance des investisseurs en montrant que le Sénégal est désormais dirigé avec rigueur et équité. « Nous sommes venus à Davos non pas pour quémander, mais pour proposer une vision claire, souveraine et ambitieuse du développement de notre pays. »

Ousmane Sonko n’a pas éludé la question de la reddition des comptes. « Ceux qui ont pris des décisions aux conséquences dramatiques pour les finances publiques devront répondre. Il ne s’agit pas de vengeance, mais de justice. »

Cette déclaration fait écho à l’engagement pris par le tandem Diomaye-Sonko pendant la campagne électorale : faire la lumière sur la gouvernance passée et lutter contre l’impunité.

En s’exprimant à Davos, dans ce haut lieu du capitalisme mondial, Ousmane Sonko a voulu envoyer un message clair : le Sénégal change de cap, mais reste ouvert au monde. Il entend nouer des partenariats équilibrés, respectueux de la souveraineté du pays, tout en appelant les investisseurs à « venir participer à un projet de transformation structurelle et durable ».

Le passage de Sonko à Davos marque un tournant dans la diplomatie économique du Sénégal. Entre dénonciation des dérives passées, refus de l’austérité et appel à la coopération internationale, le Premier ministre affiche une volonté de rupture tout en gardant le cap sur la stabilité. Reste à savoir comment les marchés et les partenaires internationaux réagiront à ce discours sans concession.

Le CORED ferme ses bureaux à la Maison de la Presse, étranglé par une crise financière

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) suspend ses activités, accablé par 14 mois d’arriérés de salaires et l’absence de financements publics.

Le CORED, organe chargé de veiller à l’éthique et à la déontologie dans les médias sénégalais, a annoncé la fermeture provisoire de ses bureaux situés à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette décision intervient dans un contexte de crise financière aiguë, marquée par 14 mois d’arriérés de salaires pour le personnel et l’absence de dotation budgétaire pour l’exercice 2024-2025.

Dans un communiqué laconique, le CORED explique que cette mesure, bien que douloureuse, est devenue inévitable face au manque de moyens logistiques et financiers. L’organisation, déjà fragilisée, n’a reçu aucun soutien du Fonds d’Appui au Développement de la Presse (FADP) cette année, ce qui a aggravé une situation jugée « intenable » par ses responsables.

« Le personnel n’est plus en mesure de poursuivre ses activités. Les retards de salaires s’accumulent depuis plus d’un an, et les tentatives pour obtenir des appuis auprès des autorités compétentes sont restées vaines », déplore un membre du bureau, sous couvert d’anonymat.

Traditionnellement soutenu par l’État via des subventions affectées à la régulation des médias, le CORED n’a, selon ses dirigeants, perçu aucun financement pour le budget 2024-2025. Cette absence de ressources compromet non seulement son fonctionnement, mais remet aussi en cause sa capacité à remplir sa mission de veille éthique dans un environnement médiatique de plus en plus complexe.

« L’indépendance des médias passe aussi par la solidité de leurs organes de régulation. Le silence budgétaire autour du CORED est un mauvais signal », avertit un expert en communication.

Créé pour moraliser la pratique journalistique et sanctionner les dérives déontologiques, le CORED joue un rôle central dans l’écosystème médiatique sénégalais. Sa mise en veille provisoire suscite l’inquiétude parmi les professionnels du secteur, qui redoutent un affaiblissement du cadre de régulation à un moment où la désinformation et les discours haineux se propagent facilement via les réseaux sociaux.

Des voix s’élèvent pour demander au gouvernement et aux partenaires techniques de réagir rapidement afin d’éviter une disparition de cet organe crucial.

Yahya Jammeh réagit à la défection d’Amie Colley et promet son retour en Gambie

L’ancien président gambien Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale depuis son éviction en 2017, est sorti de son silence pour commenter un nouvel épisode politique au sein de son camp. Dans un message audio diffusé par la plateforme Kawtef, le dirigeant déchu a réagi avec fermeté à la défection de la députée Amie Colley, qui a quitté la faction « APRC No Alliance » pour rallier le parti au pouvoir, le NPP du président Adama Barrow.

« Je n’ai plus rien à voir avec elle », a déclaré Yahya Jammeh, visiblement irrité par cette trahison politique. Amie Colley, jusqu’ici considérée comme une fidèle de l’ancien régime, a choisi de rejoindre les rangs du NPP, dans un contexte de recomposition politique à l’approche des prochaines échéances électorales en Gambie.

Au-delà de cette rupture, Jammeh a profité de cette sortie médiatique pour réaffirmer son ambition de revenir au pays. « Je reviendrai à Banjul au grand jour », a-t-il martelé, avant d’ajouter : « Ni Adama Barrow, ni aucune puissance étrangère ne pourra m’en empêcher. »

Cette déclaration relance les spéculations sur un éventuel retour de l’ancien homme fort de Banjul, malgré les graves accusations de violations des droits humains et de corruption portées contre lui. La Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), dont les travaux se sont achevés en 2021, avait recommandé des poursuites judiciaires à son encontre.

Depuis son exil, Yahya Jammeh conserve une influence notable au sein d’une partie de l’opinion publique gambienne, notamment à travers la faction « APRC No Alliance », farouchement opposée à toute collaboration avec le régime Barrow. La défection d’Amie Colley vers le NPP est perçue comme un coup dur pour ce groupe, déjà affaibli par les divisions internes.

Du côté du NPP, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée, mais le ralliement d’une figure proche de Jammeh pourrait être interprété comme un nouvel atout dans sa stratégie d’élargissement de sa base électorale.

Drame à Touba : L’effondrement d’un immeuble fait trois morts et plusieurs blessés à Darou Miname

Un grave accident s’est produit ce mercredi à l’aube dans la cité religieuse de Touba. Un immeuble en construction de type R+3 s’est partiellement effondré dans le quartier de Darou Miname 28, causant la mort de trois personnes et faisant plusieurs blessés, selon les premières informations recueillies sur place.

Le drame est survenu aux environs de 4 heures du matin. Selon des témoins, la structure s’est effondrée brutalement, sans aucun signe avant-coureur. Le bâtiment, encore en chantier, s’est écroulé en partie sur une maison voisine habitée, où logeait une famille de cinq personnes. Les cris de détresse ont alerté les riverains qui, dans un élan de solidarité, ont tenté de dégager les victimes avant l’arrivée des secours.

Les premières constatations font état de trois décès survenus sur le coup. Deux autres victimes, grièvement blessées, ont été évacuées en urgence vers l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. Parmi les occupants de la maison sinistrée figurent une femme âgée et deux enfants de 8 et 10 ans. Leur état de santé reste pour le moment inconnu.

Les opérations de secours, toujours en cours, sont menées par la brigade des sapeurs-pompiers de Touba, appuyée par des volontaires de la Croix-Rouge sénégalaise. Les secouristes affrontent d’importantes difficultés en raison de la densité des décombres et du danger que représente le terrain. Le rez-de-chaussée de l’immeuble effondré abritait en effet une quincaillerie, compliquant les fouilles à cause de la présence de matériaux lourds et de substances potentiellement inflammables.

L’origine de l’effondrement n’a pas encore été déterminée. Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les causes de ce drame. Des experts en génie civil sont attendus sur les lieux pour évaluer la structure du bâtiment et identifier d’éventuelles négligences ou malfaçons.

Ce tragique incident relance une fois de plus la question du contrôle des chantiers et du respect des normes de construction dans les zones urbaines en pleine expansion comme Touba. Les autorités locales appellent à la vigilance et promettent de situer les responsabilités dans les plus brefs délais.

À suivre…

BOA Mbao : un stagiaire jugé pour un détournement de plus de 16 millions FCFA, verdict attendu le 8 juillet

Le jeune stagiaire E. J. Sarr, en poste à la Banque Of Africa (BOA) de Mbao, risque un an de prison ferme après avoir été jugé, lundi, devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye pour détournement de fonds. La somme en cause : 16,624 millions de francs CFA, dilapidés sur la plateforme de paris en ligne 1xBet.

L’affaire, relatée par L’Observateur qui a assisté à l’audience, débute par un acte qualifié de « négligence » par le prévenu. Le jeune stagiaire aurait initialement perdu 2,9 millions de francs CFA confiés par une cliente. Pris de panique et désireux de dissimuler sa faute, il aurait alors mis en place un stratagème plus grave encore : l’accès frauduleux au système informatique de la banque, la modification des coordonnées d’un client du nom de K. Guèye, et des virements successifs vers un compte complice, pour un total de 14 millions de francs supplémentaires.

Au total, E. J. Sarr est accusé d’avoir détourné plus de 16 millions de francs CFA. Face aux juges, il a reconnu les faits et avoué avoir misé la totalité de la somme sur 1xBet, une plateforme bien connue de paris sportifs. Une addiction destructrice, selon sa défense.

L’avocat de la Banque Of Africa n’a pas caché la gravité de l’affaire. Il a souligné que l’établissement a dû rembourser les clients lésés, ce qui a entaché l’image et la confiance de l’agence de Mbao. Le ministère public, pour sa part, a requis une peine d’un an de prison ferme, insistant sur la responsabilité pleine et entière du mis en cause, malgré son jeune âge.

De son côté, la défense a plaidé la clémence, décrivant E. J. Sarr comme un « jeune brillant mais malade », fils unique et victime d’une sévère addiction aux jeux. Elle a imploré le tribunal de lui accorder une seconde chance, évoquant un possible traitement et une volonté de réinsertion.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 8 juillet prochain.

Plainte du président de l’Assemblée nationale : Adama Gaye se désolidarise et retire ses écrits

Dans une sortie publiée ce mercredi sur ses réseaux sociaux, le journaliste et analyste politique Adama Gaye a tenu à clarifier sa position suite à la plainte récemment déposée par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Alors que son nom avait été évoqué dans la polémique, il affirme ne pas être concerné par la procédure judiciaire en cours.

« J’apprends que je ne suis pas concerné par la plainte qui fait du bruit », a-t-il écrit, ajoutant qu’il retire ses précédents propos sur un « débat qui n’avait pas lieu d’être ». Une manière pour lui de tourner la page d’une affaire qui a pris une dimension médiatique importante ces derniers jours.

Dans sa déclaration, Adama Gaye évoque également sa relation personnelle avec le président de l’Assemblée nationale, le qualifiant de « goro » (terme wolof désignant un parent par alliance, généralement par le mariage). « El Malick, étant mon goro, ça m’avait paru étrange », explique-t-il, semblant exprimer une certaine incompréhension face à l’idée d’un différend entre eux.

Cette clarification intervient alors que deux journalistes — le chroniqueur Bachir Fofana et l’ancien diplomate et journaliste Madiambal Diagne — sont cités dans la plainte déposée par l’avocat Me Bamba Cissé, au nom d’El Malick Ndiaye. Elle fait suite à une série de publications sur les réseaux sociaux concernant des véhicules de l’Assemblée nationale, jugées diffamatoires par le plaignant.

Cheikh Oumar Diagne tacle Serigne Gueye Diop : « Le ministre du Commerce est incompétent »

Invité sur le plateau de la chaîne 7TV, Cheikh Oumar Diagne, ancien directeur des Moyens généraux à la présidence, n’a pas mâché ses mots. Dans un ton incisif, il a remis en question les capacités du ministre du Commerce, Serigne Gueye Diop, qu’il accuse d’inefficacité dans la gestion du dossier du sucre au Sénégal.

« Le ministre Serigne Gueye Diop est incompétent », a-t-il déclaré sans détour, en réponse à une question relative à la pénurie annoncée de sucre sur le marché national. Pour lui, la situation actuelle témoigne d’un pilotage défaillant du secteur, alors que les ménages sénégalais s’inquiètent de la montée des prix et de la rareté du produit.

Cheikh Oumar Diagne ne s’est pas limité à critiquer le ministre. Il a également pointé un doigt accusateur vers la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), qu’il tient pour principale responsable du déséquilibre du marché. « La Compagnie sucrière sénégalaise a pris en otage les consommateurs », a-t-il martelé, dénonçant ce qu’il considère comme une position dominante exercée au détriment de l’intérêt général.

Face à cette situation qu’il qualifie de “grave”, l’ancien haut fonctionnaire appelle l’État à sortir de sa réserve et à agir avec fermeté. Il exige des mesures immédiates pour mettre fin au monopole et garantir aux populations un accès équitable et abordable au sucre.

Kaolack : Une Synthèse Pédagogique pour les Élèves Candidats aux Examens – Une Initiative du Mouvement des Enseignants Patriotes

À quelques semaines des examens du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) et du Baccalauréat de l’année scolaire 2024-2025, le Mouvement des Enseignants Patriotes a organisé, ce samedi 28 juin 2025 à Kaolack, une grande séance de synthèse pédagogique à l’intention des élèves de troisième et de terminale.

Les élèves de troisième ont pu bénéficier de révisions intensives dans les disciplines clés : mathématiques, français et anglais, tandis que ceux de terminale ont été accompagnés en philosophie, une matière cruciale pour l’examen du baccalauréat.

L’objectif de cette initiative est clair : renforcer les acquis, combler les lacunes identifiées durant l’année scolaire et redonner confiance aux élèves avant les épreuves finales.

« Nous avons voulu accompagner les jeunes à notre manière, avec notre expertise et notre engagement patriotique », a déclaré M. Prospère Coly, coordonnateur communal du Mouvement des Enseignants Patriotes du Sénégal.

Le Mouvement des Enseignants Patriotes, composé d’enseignants bénévoles engagés pour une école publique de qualité, s’inscrit dans une démarche citoyenne et solidaire. Ses membres entendent pérenniser cette initiative chaque année, voire l’élargir à d’autres classes et localités.

« C’est notre devoir de contribuer à la réussite de nos enfants, surtout dans les zones où les moyens sont limités », a souligné un membre du mouvement.

Cette journée de synthèse a été largement saluée par les élèves, leurs parents et les autorités éducatives locales. Elle démontre que l’engagement citoyen, lorsqu’il est bien structuré, peut avoir un impact concret et positif sur la réussite scolaire.

Kaolack / Thiaré : Une route en ruine, des vies en détresse

À Thiaré, village niché dans le département de Kaolack, la route principale est devenue un véritable calvaire pour les habitants. Nids-de-poule, boue, poussière… les populations dénoncent une situation qui perdure depuis des années et qui affecte profondément leur quotidien.

« Regardez dans quel état est cette route ! Quand il pleut, c’est l’enfer. Nos enfants ne peuvent même pas aller à l’école. Les voitures refusent de venir ici. Nous nous sentons abandonnés », témoigne Mamadou Traoré, enseignant.

La route de Thiaré est un axe vital qui relie plusieurs localités. Pourtant, sa dégradation avancée entrave gravement la circulation et freine l’activité économique locale, comme le rappelle M. Traoré.

Face à cette situation, les populations multiplient les appels à l’État pour une réhabilitation rapide de l’axe.

« On a écrit, on a manifesté, mais toujours rien. Nous demandons que les autorités viennent constater elles-mêmes la situation. Ce n’est plus vivable », lance Abdou Salam Dieng, un habitant de la localité.

La route de Thiaré est aujourd’hui le symbole d’un abandon que les habitants ressentent profondément. Ils interpellent les autorités compétentes pour qu’une solution durable soit enfin apportée, afin que cette route cesse d’être un frein à leur développement.

Affaire des véhicules de l’Assemblée nationale : El Malick Ndiaye porte plainte contre Bachir Fofana et Adama Gaye pour diffamation

L’affaire très médiatisée des véhicules de l’Assemblée nationale prend une tournure judiciaire. Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a décidé de porter l’affaire devant les autorités compétentes en déposant une plainte contre deux journalistes connus de la scène publique : Bachir Fofana, chroniqueur, et Adama Gaye, ancien diplomate et journaliste. L’information a été révélée par le journal Libération, qui précise que la plainte a été introduite par l’avocat Me Bamba Cissé, agissant au nom du président de l’institution parlementaire.

Selon les détails rapportés, la plainte déposée auprès de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) vise des faits présumés de « diffusion de fausses nouvelles et diffamation ». L’initiative fait suite à une série de déclarations publiques et publications en ligne que Me Cissé juge infondées et attentatoires à l’honneur de son client.

Dans le viseur de la plainte, une déclaration publique de Bachir Fofana portant sur le marché controversé d’acquisition de véhicules pour l’Assemblée nationale. Le chroniqueur aurait affirmé que ce marché avait été attribué à un certain Cheikh Guèye, un nom déjà cité dans une autre affaire médiatisée impliquant l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, autour du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

Pour Me Bamba Cissé, ces propos relèvent d’une intention manifeste de nuire à la réputation du président de l’Assemblée. L’avocat estime qu’aucun élément tangible ne vient étayer de telles accusations, et que leur diffusion relève d’une démarche calomnieuse.

De son côté, Adama Gaye est mis en cause pour une publication sur sa page Facebook, jugée diffamatoire. Le contenu de cette publication, bien que non reproduit en intégralité par Libération, contiendrait, selon la plainte, des allégations sans fondement vérifiable qui auraient outrepassé les limites légales de la liberté d’expression.

La Division spéciale de cybersécurité de la police nationale a été officiellement saisie du dossier. Des réquisitions seraient déjà en cours pour retracer la diffusion des propos incriminés, identifier les auteurs et leurs responsabilités, et recueillir toutes les preuves numériques nécessaires.

Selon des sources proches de l’enquête citées par Libération, la DSC pourrait convoquer les mis en cause dans les prochains jours pour les besoins de l’enquête préliminaire.

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte de forte tension autour de la gestion des ressources publiques et de la transparence au sein de l’Assemblée nationale. Les interrogations suscitées par l’achat de véhicules pour les députés avaient déjà donné lieu à une vive polémique au sein de l’opinion publique.

Ismaïla Madior Fall face à la justice : une audition cruciale sous fond d’accusations de corruption

Sauf revirement de dernière minute, l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sera auditionné ce mardi par la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Une audience attendue, aussi bien pour sa portée judiciaire que pour ses conséquences politiques, dans une affaire de corruption présumée qui secoue les sphères de l’État.

Figure emblématique du droit constitutionnel au Sénégal, universitaire respecté et ex-Garde des Sceaux sous Macky Sall, Ismaïla Madior Fall traverse aujourd’hui la plus grave tempête de sa carrière. Inculpé et placé sous bracelet électronique, il devra s’expliquer au fond sur des faits de corruption présumée portant sur 50 millions de francs CFA. Face à lui, deux hommes : l’entrepreneur Cheikh Guèye, patron de TCS, et Mohamed Anas El Bachir Wane, ancien directeur des Constructions au ministère de la Justice. Tous deux également mis en cause dans ce dossier, ils sont devenus ses principaux accusateurs.

L’affaire, révélée par L’Observateur, trouve son origine dans un projet d’infrastructures judiciaires sur une assiette foncière attribuée au ministère de la Justice. Parmi les constructions prévues : un centre de surveillance de bracelets électroniques, estimé à 576 millions de francs CFA. En l’absence de budget disponible, un partenariat est scellé avec l’entrepreneur Cheikh Guèye, qui s’engage à financer la construction à ses frais, en contrepartie d’une dation sur une partie du terrain.

Mais l’accord tourne court. Selon les déclarations de Cheikh Guèye à la Division des investigations criminelles (DIC), Ismaïla Madior Fall aurait exigé une somme totale de 250 millions de francs CFA pour signer le protocole. Il affirme lui avoir versé une avance de 50 millions en espèces, en présence du directeur Mohamed Anas El Bachir Wane. Ce dernier, entendu à son tour, aurait corroboré les faits.

Convoqué ce jour au Palais de justice de Dakar, l’ancien ministre est attendu au troisième étage, au siège de la Commission d’instruction. Devant le président Abdoulaye Bâ et ses quatre assesseurs, il devra affronter une vérité judiciaire en gestation, où chaque parole pèsera lourd. Pour sa part, Ismaïla Madior Fall nie les accusations. Sur le plateau de la 7TV, il a affirmé que l’argent en question lui avait été proposé à titre gracieux par Cheikh Guèye, mais qu’il l’avait refusé et renvoyé à l’envoyeur.

Une version qui tranche avec les témoignages de ses accusateurs et qui sera scrutée de près lors de l’audience. Le risque est énorme pour un homme qui, jusqu’ici, bénéficiait d’une image d’intégrité bâtie sur des décennies d’engagement académique et institutionnel.

Cette audition pourrait marquer un tournant dans une affaire devenue emblématique des soupçons de collusion entre pouvoir, argent public et acteurs privés. Dans un pays où la reddition des comptes est devenue un impératif citoyen, l’issue de ce face-à-face judiciaire est attendue avec fébrilité.

Donald Trump assouplit la position américaine : la Chine peut désormais acheter du pétrole iranien

Dans une déclaration aussi surprenante que lourde de conséquences diplomatiques, l’ancien président américain Donald Trump a affirmé mardi que la Chine pouvait désormais “continuer à acheter du pétrole à l’Iran”, marquant une rupture avec la ligne dure traditionnellement adoptée par les États-Unis à l’égard de la République islamique.

L’annonce a été faite via Truth Social, la plateforme du milliardaire républicain, alors qu’il se trouvait à bord de son avion en route pour le sommet de l’OTAN qui se tient cette semaine à La Haye. « La Chine peut désormais continuer à acheter du pétrole à l’Iran. Avec un peu de chance, ils achèteront aussi plein de pétrole américain », a-t-il écrit dans un message à la tonalité pour le moins ambivalente.

Dans la suite de sa publication, Donald Trump revendique le mérite de cette évolution : « J’ai le grand honneur d’avoir fait en sorte que ça se produise », a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur les modalités ou les contreparties éventuelles de cette décision.

Si elle se confirme, cette inflexion marque un tournant spectaculaire. Depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018 sous la présidence Trump, Washington a imposé une série de sanctions visant à priver l’Iran de ses revenus pétroliers, principale source de financement de son économie. Ces sanctions s’appliquaient également aux pays tiers, dont la Chine, qui continuaient d’importer du brut iranien en dépit des avertissements américains.

Ce signal d’assouplissement, qui n’a pas encore été formalisé par un décret ou une déclaration du Département d’État, pourrait être perçu comme une tentative de rééquilibrage dans le jeu géopolitique et énergétique mondial, alors que la Chine demeure l’un des plus grands consommateurs de pétrole au monde.

À Pékin comme à Téhéran, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée dans l’immédiat. Toutefois, les observateurs s’attendent à ce que cette déclaration suscite des remous, notamment parmi les alliés traditionnels des États-Unis au Moyen-Orient comme Israël et l’Arabie saoudite, farouchement opposés à tout relâchement de la pression sur l’Iran.

D’un point de vue économique, cette éventuelle levée de restrictions pourrait ouvrir de nouvelles perspectives commerciales entre Pékin et Téhéran, tout en accentuant la concurrence sur le marché mondial du pétrole, à un moment où les cours du brut restent volatils.

Il reste à déterminer si cette sortie de Donald Trump s’inscrit dans une logique de politique étrangère cohérente ou s’il s’agit d’une manœuvre ponctuelle à visée électorale, alors que le magnat républicain se positionne de nouveau en candidat pour la présidentielle de 2028.

Altercation entre deux chefs de service à l’hôpital Roi Baudouin : la direction rétablit sa version des faits

L’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye a brisé le silence ce lundi, après la vive polémique suscitée par une altercation survenue entre deux de ses chefs de service. À travers un communiqué officiel, la direction a tenu à clarifier les circonstances de l’incident, tout en déplorant ce qu’elle qualifie d’« inexactitudes » relayées dans la presse, notamment par le journal L’Observateur.

Selon le document publié, les faits se sont produits au cours d’une réunion hebdomadaire du staff médical, convoquée à titre informatif. C’est dans ce cadre que des propos jugés « discourtois » ont été échangés entre deux cadres de la structure, avant que la tension ne dégénère en confrontation physique. Un comportement que la direction qualifie de « regrettable », tout en insistant sur son caractère isolé.

L’administration de l’hôpital affirme avoir immédiatement pris les dispositions disciplinaires prévues par les textes en pareilles circonstances. Elle souligne sa volonté de préserver un climat professionnel apaisé et réaffirme que l’hôpital doit rester un « havre de paix » tant pour les patients que pour les agents de santé.

Par ailleurs, la direction a tenu à tordre le cou à une rumeur persistante évoquant une prétendue discussion autour d’une enveloppe de 25 millions de francs CFA, lors de la réunion. « Il n’a jamais été question d’un quelconque débat financier », martèle-t-elle, dénonçant une « allégation totalement infondée » largement relayée par certains organes de presse.

Kaolack / Baccalauréat technique 2025 : 83 admis d’office, 155 admissibles au second tour

Les résultats du premier tour du Baccalauréat technique à Kaolack sont tombés, révélant un taux d’admission partielle encourageant. Sur les 313 candidats inscrits pour cette session, 307 ont effectivement composé les épreuves, témoignant d’un taux de participation élevé.

À l’issue des délibérations, 83 élèves ont été déclarés admis d’office. Ce groupe d’élèves s’est particulièrement illustré, avec une mention Bien décernée à un candidat et douze mentions Assez Bien, reflétant une performance honorable dans l’ensemble.

Par ailleurs, 155 candidats ont été déclarés admissibles au second tour. Ces élèves devront se confronter à une ultime étape, qui décidera de leur admission définitive. La date des épreuves du second tour n’a pas encore été communiquée par les autorités académiques.

Avec ces résultats, Kaolack confirme sa dynamique dans l’enseignement technique, en dépit des nombreux défis liés aux infrastructures, à l’encadrement et aux ressources pédagogiques. Les regards sont désormais tournés vers la prochaine phase du processus, décisive pour les nombreux élèves encore en lice.

Aminata Touré au 23 Juin : « La démocratie ne peut se construire sur l’impunité »

À l’occasion de la commémoration du 23 juin 2011, date emblématique de la résistance citoyenne contre le projet de dévolution monarchique du pouvoir sous Abdoulaye Wade, l’ancienne Première ministre Aminata Touré a livré un discours empreint de fermeté, de mémoire et de mise en garde contre les dérives répétitives du pouvoir politique au Sénégal.

Pour Aminata Touré, le 23 juin ne représente pas une simple rupture dans l’histoire politique du Sénégal, mais plutôt une continuité. « Cette date prolonge les combats historiques menés par les partis d’opposition, les mouvements citoyens et la société civile pour défendre la démocratie et contrer les dérives autoritaires », a-t-elle déclaré. Elle souligne ainsi l’importance de la mobilisation populaire comme levier de sauvegarde des acquis démocratiques. « Les soldats de la démocratie sont toujours en alerte », dit-elle, rappelant que le peuple sénégalais a appris à se dresser face à l’arbitraire.

Au cœur de son intervention, Aminata Touré a plaidé pour la justice en faveur des jeunes morts lors des manifestations politiques de ces dernières années. Elle insiste : « Sans justice, la démocratie ne pourra ni guérir ses blessures, ni avancer durablement. » Selon elle, les victimes des répressions politiques incarnent un sacrifice dont l’État doit rendre compte. Elle a ainsi critiqué la loi d’amnistie récemment proposée, saluant la décision du Conseil constitutionnel d’en exclure les crimes de sang. « Rien que pour eux, la loi interprétative de la loi d’amnistie devait passer par le Conseil constitutionnel », martèle-t-elle. À ses yeux, « l’impunité ne peut fonder une démocratie durable ».

Revenant sur le régime de Macky Sall, Aminata Touré n’a pas mâché ses mots. Elle dénonce ce qu’elle considère comme des dérives comparables à celles contre lesquelles les Sénégalais se sont battus en 2011 : « tentation du troisième mandat, emprisonnement d’opposants, manipulation des institutions ». Celle qui avait soutenu Macky Sall en 2012 se dit aujourd’hui déçue : « Il a trahi l’espoir démocratique né de l’alternance. »

Pour Aminata Touré, la consolidation de la démocratie passe par plusieurs leviers : une éducation citoyenne renforcée, une gouvernance par l’exemple, la réduction des inégalités sociales, et l’évaluation régulière des politiques publiques par une Assemblée nationale plus active. Elle insiste également sur la responsabilité des médias : « Une presse peut être partisane, mais elle doit respecter les faits et élever le débat. »

La commémoration du 23 juin est pour l’ancienne cheffe du gouvernement l’occasion de rappeler que la démocratie sénégalaise reste fragile, tant que les blessures du passé ne sont pas reconnues et soignées par la vérité et la justice. Elle appelle à inscrire le devoir de mémoire au cœur du pacte démocratique national, afin de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.

« Ces jeunes sont morts, leurs parents attendent toujours que justice leur soit rendue », conclut-elle, dans un appel vibrant à ne pas tourner la page trop vite au nom d’une réconciliation politique bâclée. Pour Aminata Touré, seule une justice lucide et courageuse peut garantir la stabilité d’un Sénégal véritablement démocratique.

Affaire des 125 milliards : L’état de santé de Farba Ngom relance la bataille judiciaire

Le feuilleton judiciaire de Farba Ngom, maire des Agnam et figure influente de l’Alliance pour la République (APR), connaît un nouveau rebondissement. Placé sous mandat de dépôt depuis février dans le cadre de l’enquête sur le scandale financier des 125 milliards de francs CFA, l’ancien député pourrait voir son sort évoluer à la lumière d’un rapport médical récemment remis au juge.

Mandaté par le premier cabinet du Pool judiciaire financier, un cardiologue a évalué l’état de santé de l’accusé. Dans ses conclusions, le médecin écarte tout risque immédiat pour la vie de Farba Ngom, mais estime néanmoins que son état de santé est incompatible avec un maintien en détention carcérale.

Forts de cet avis médical, les avocats de l’élu du Fouta ont rapidement introduit une demande de mise en liberté provisoire, invoquant l’état de santé fragile de leur client. Mais malgré la solidité apparente de l’argument médical, rien n’est encore joué.

En effet, comme le rappelle le magistrat à la retraite Ousmane Kane, interrogé par L’Observateur, le rapport d’expertise médicale ne lie pas le juge. « Le juge reste souverain, quelle que soit la matière. Il peut tenir compte de l’avis médical, mais il n’y est pas obligé », précise-t-il.

Selon le juge Kane, si le rapport concluait à un risque vital en cas de maintien en détention, la libération provisoire serait presque systématique. Mais en l’absence d’un tel danger immédiat, le juge peut tout à fait choisir de maintenir Farba Ngom en prison, voire ordonner une contre-expertise ou solliciter un troisième avis médical en cas de doutes ou de divergences.

Ce scénario repousserait toute décision définitive, au grand dam des avocats de l’ancien député, qui espèrent un traitement urgent de leur requête. En attendant, Farba Ngom reste détenu, même si l’avis du cardiologue pourrait peser dans la balance à terme.

Dans un contexte où la justice sénégalaise est scrutée de près pour sa rigueur et son impartialité, le traitement du cas Farba Ngom risque d’alimenter de nouveaux débats sur les rapports entre santé, détention et équité procédurale.

Achat de véhicules pour les députés : la polémique enfle autour de l’attribution du marché

La controverse ne faiblit pas autour de l’achat de véhicules destinés aux députés de la 15e Législature du Sénégal. Loin de s’estomper, elle gagne en intensité, notamment à cause du flou qui entoure l’attribution du marché. Des voix s’élèvent, y compris dans l’hémicycle, pour dénoncer un manque total de transparence dans cette opération que d’aucuns jugent inopportune dans le contexte économique actuel.

Parmi les détracteurs les plus virulents, le député Abdou Mbow, membre du groupe d’opposition Takku Wallu Sénégal, n’a pas mâché ses mots. Dans les colonnes de L’Observateur, il parle sans détour de « nébuleuse totale » concernant la procédure d’attribution du marché. « On n’est au courant d’aucune forme de procédure. Ce sont des gens qui ne sont pas dans la droiture », a-t-il déclaré, visiblement outré par ce qu’il considère comme une opacité injustifiable.

L’élu annonce même la couleur : l’heure des comptes viendra. « Ils ont un moment pour gérer, mais il y aura un moment pour faire l’audit des finances publiques, pour voir la responsabilité des uns et des autres », avertit-il, dans un ton de mise en garde à peine voilé.

Abdou Mbow, par ailleurs cadre de l’Alliance pour la République (APR), s’en prend directement aux responsables de Pastef, aujourd’hui aux commandes du pouvoir exécutif. Il leur reproche un changement de discours flagrant. « Ils cherchent à déplacer le débat en avançant qu’un député a besoin d’un véhicule. Mais la question ne se trouve pas à ce niveau », estime-t-il.

Selon lui, il ne s’agit pas de remettre en question la nécessité d’un véhicule pour un parlementaire, mais de souligner la contradiction entre les positions tenues par les leaders de Pastef lorsqu’ils étaient dans l’opposition et leurs pratiques actuelles. « Ils affirmaient que l’achat de véhicules pour les députés n’était pas une priorité nationale. »

La critique d’Abdou Mbow se fait encore plus sévère lorsqu’il évoque les premières déclarations du nouveau régime, qui avait décrit une situation économique catastrophique à son arrivée au pouvoir. « Ils ont déclaré que le pays était à l’arrêt, que les ressources avaient été dilapidées, que les chiffres avaient été falsifiés, qu’on s’était endetté. Et c’est à ce moment précis qu’ils trouvent le plaisir d’acheter des véhicules pour des députés ! », s’indigne-t-il.

Pour le parlementaire, cet acte est le symbole d’une gestion aux antipodes des engagements de sobriété et de rupture prônés par le nouveau pouvoir. Il conclut en accusant les nouveaux dirigeants de vouloir « se donner des privilèges tout en appauvrissant davantage les Sénégalais. »

Au-delà de la question logistique de dotation en véhicules, la polémique soulève des interrogations plus profondes sur la gouvernance, la cohérence des engagements politiques et l’usage des deniers publics dans un contexte où la population fait face à une pression économique croissante.

Un conseiller clientèle de la Société Générale du Sénégal écroué pour un détournement de 74 millions FCFA

Un nouveau scandale financier vient secouer le secteur bancaire sénégalais. O. Bah, âgé de 51 ans, conseiller clientèle à la Société Générale du Sénégal (ex-SGBS), a été arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) pour détournement de fonds. L’homme a ensuite été inculpé et placé sous mandat de dépôt par le juge du troisième cabinet financier.

Selon les informations du journal Libération, les faits reprochés à O. Bah s’étendent sur une période allant de novembre 2022 à juin 2024. Durant ce laps de temps, il aurait orchestré au moins cinq opérations frauduleuses pour un montant global dépassant les 74 millions de francs CFA.

Le mode opératoire du mis en cause révèle un système élaboré, fondé sur l’exploitation de failles internes. Profitant de son accès privilégié aux comptes clients, O. Bah ciblait spécifiquement des comptes inactifs ou faisant l’objet de saisies judiciaires. Il y prélevait alors d’importantes sommes d’argent, qu’il transférait d’abord vers un compte de transit ouvert à l’étranger par son propre neveu.

La manœuvre ne s’arrêtait pas là. Grâce à l’application « SG Connect », O. Bah redirigeait ensuite les fonds vers plusieurs comptes bancaires à son nom, ouverts dans différentes institutions financières sénégalaises. Une stratégie pensée pour brouiller les pistes et tenter d’échapper à tout soupçon.

Mais les mouvements suspects n’ont pas échappé aux systèmes de contrôle interne de la banque, qui a rapidement saisi les autorités. Une enquête a alors été ouverte, aboutissant à l’interpellation puis à l’incarcération du suspect.

L’affaire met en lumière les risques toujours présents dans le secteur bancaire, notamment en matière de gestion des accès et de contrôle des opérations sur les comptes inactifs. Elle soulève également des interrogations sur les mécanismes de vérification des transferts internationaux et la sécurité des applications bancaires mobiles.

La Société Générale du Sénégal n’a, pour le moment, pas communiqué officiellement sur cette affaire, mais des sources proches du dossier indiquent que des audits internes sont en cours pour détecter d’éventuelles complicités ou d’autres opérations similaires.

Guy Marius Sagna défie les privilèges parlementaires : vers une cure d’austérité à l’Assemblée nationale ?

Depuis sa prise de parole dénonçant ce qu’il qualifie de « pratiques budgétivores », le député Guy Marius Sagna, élu sous la bannière de la coalition PASTEF, continue de secouer les colonnes de l’Assemblée nationale. À travers une proposition de réforme audacieuse relayée par RFM, le parlementaire remet en cause certains avantages traditionnellement accordés aux députés sénégalais.

le « sukëru koor », une aide financière accordée aux députés à l’occasion de la Korité, les 150 000 FCFA de crédit téléphonique mensuel, les 100 000 FCFA de primes plénières, ainsi que les appuis financiers pour la Korité (300 000 FCFA) et la Tabaski (500 000 FCFA).

Pour Guy Marius Sagna, ces avantages constituent une charge injustifiée pour les finances publiques dans un contexte où l’État appelle à la rationalisation des dépenses. L’élu considère qu’une telle démarche s’inscrit dans une logique de moralisation de la vie publique et de solidarité avec les populations, souvent confrontées à de graves difficultés économiques.

Si ses propositions trouvent un certain écho auprès de l’opinion publique, elles risquent de se heurter à la résistance de ses collègues parlementaires, premiers bénéficiaires de ces privilèges. Le principal défi pour Guy Marius Sagna sera donc de rallier une majorité à l’Assemblée autour d’une réforme qui touche directement aux intérêts des députés eux-mêmes.

Car au-delà de la légitimité morale de la démarche, le combat s’annonce politique : convaincre dans un environnement où la solidarité de corps prévaut souvent sur les idéaux de rigueur budgétaire.

Ce positionnement renforce l’image d’un député fidèle à son engagement de rupture, mais pose aussi une question stratégique : jusqu’où le pouvoir exécutif et les autres groupes parlementaires — notamment ceux qui prônent eux aussi le changement — sont-ils prêts à aller pour instaurer une gestion sobre des deniers publics ?

La proposition de Guy Marius Sagna place en tout cas ses collègues devant leurs responsabilités : continuer à défendre des avantages perçus comme indus, ou accepter d’y renoncer au nom de la transparence et de la justice sociale.

Dans un pays où les inégalités sociales sont criantes, le soutien populaire à une telle réforme ne fait guère de doute. Mais en l’absence d’un véritable consensus interne, cette initiative pourrait bien rester symbolique. Elle aura néanmoins le mérite d’ouvrir un débat public sur les privilèges des représentants du peuple et sur l’exemplarité attendue d’eux.

En attaquant de front les privilèges parlementaires, Guy Marius Sagna ne se fait pas que des amis dans l’hémicycle. Mais il pose une question essentielle : les élus sont-ils prêts à se délester de certains avantages au nom de l’éthique républicaine ? La suite du débat parlementaire nous dira si la vertu peut triompher sur le confort.

Alerte : Enfants sur les plages — Un danger quotidien qui inquiète

En cette période où les salles de classe devraient être remplies d’élèves, c’est pourtant sur les plages de Kahone et de Koundam que l’on retrouve chaque jour des dizaines d’enfants. Parmi eux, certains sont pourtant candidats aux examens du Baccalauréat ou du BFEM. Un phénomène préoccupant qui inquiète parents, enseignants et autorités territoriales.

Sur ces plages, l’ambiance est animée quotidiennement par des enfants âgés de 8 à 15 ans, qui s’adonnent à des jeux et à la baignade. Certains d’entre eux ne vont plus à l’école, alors même que nous sommes en pleine période d’examens. Une situation qui illustre une réalité complexe.

Le manque de suivi parental, et parfois une négligence consciente ou involontaire, exposent ces enfants à un risque de décrochage scolaire. « C’est une véritable hémorragie scolaire que nous vivons. Certains parents minimisent l’importance de l’école, d’autres sont tout simplement dépassés », déplore un enseignant de la zone.

Conscientes de la gravité de la situation, les autorités locales tentent de réagir. Madame Sarata Sonko, adjointe au maire de la commune de Kaolack, en charge de l’éducation et de la petite enfance, insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective :

« Il faut que les autorités initient des campagnes de sensibilisation tout en renforçant les contrôles. Mais chaque acteur doit jouer son rôle, surtout les parents. L’éducation est une responsabilité collective. Ces lieux ne devraient pas devenir des salles de classe à ciel ouvert », a-t-elle déclaré.

Chaque année, à l’approche des grandes vacances, la plage de Kahone devient un lieu de forte affluence. Les jeunes y sont particulièrement présents, rendant la gestion de la sécurité plus complexe.

« La forte fréquentation de ces plages rend la surveillance difficile, surtout en période d’affluence », a précisé Madame le Maire en marge d’une tournée éducative.

Chaque été, le Sénégal enregistre plusieurs dizaines de cas de noyades, souvent liées à une méconnaissance des dangers marins, à une surveillance insuffisante ou à des comportements imprudents.

En 2024, près de 80 noyades avaient été enregistrées pendant la saison estivale, selon les chiffres de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, a rappelé Mme Sonko.

Les autorités lancent un appel à la vigilance. « Nous invitons les familles à encadrer leurs enfants, à respecter les consignes de sécurité », conclut Madame Sarata Sonko.

Rapatriement des Sénégalais vivant en Iran : Senegal active son dispositif d’urgence face au conflit Iran-Israël

Face à l’escalade de la guerre entre l’Iran et Israël, les autorités sénégalaises ont rapidement pris des mesures pour protéger leurs ressortissants établis en Iran. La ministre des Affaires étrangères, Yassine Fall Dièye, a confirmé ce dimanche sur les ondes de la RFM que plusieurs Sénégalais ont été rapatriés vers la Turquie, première étape de leur retour au pays.

« Le Sénégal est le deuxième pays africain à avoir mis en place un mécanisme de rapatriement », a déclaré la cheffe de la diplomatie sénégalaise, précisant que les opérations se déroulent dans un contexte de grande tension marqué par des frappes aériennes intenses sur le territoire iranien.

Selon Yassine Fall Dièye, tous les Sénégalais désireux de quitter l’Iran ont été identifiés. Les premiers à être évacués sont les personnels diplomatiques ainsi que les citoyens prêts à partir. Du fait de la fermeture de l’espace aérien iranien, le groupe a été évacué par voie terrestre jusqu’en Turquie. « Hier, un groupe est déjà arrivé en Turquie, pris en charge par notre ambassadeur sur place », a-t-elle expliqué.

Ce rapatriement s’inscrit dans une dynamique de solidarité et de coordination diplomatique. La ministre a d’ailleurs salué l’engagement des représentations sénégalaises à l’étranger : « C’est le lieu de remercier nos ambassadeurs, notamment celui en Turquie, qui travaille de façon collégiale et solidaire pour faire en sorte que tous les compatriotes qui souhaitent rentrer au pays puissent passer par la Turquie. »

Un second groupe de ressortissants attend toujours d’être évacué. Le ministère des Affaires étrangères est en train de finaliser les préparatifs pour organiser leur transport aérien dans les prochains jours.

Cette opération de rapatriement intervient alors que la situation sécuritaire au Moyen-Orient s’est brusquement détériorée. Après des frappes américaines sur des installations nucléaires iraniennes, l’Iran a répliqué en lançant des missiles sur Israël, déclenchant une série d’attaques et de contre-attaques qui menacent la stabilité régionale.

Akhénaton interpellé à l’aéroport de Diass : des propos jugés offensants envers la religion au cœur de l’affaire

L’activiste et vidéaste sénégalais Ousseynou Seck, plus connu sous le pseudonyme d’Akhénaton, a été interpellé ce vendredi soir à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national à destination de la France. Son arrestation, survenue aux environs de 22 heures, a été effectuée par des éléments de la police nationale, agissant sur la base de plusieurs plaintes récemment déposées contre lui.

Selon les informations rapportées par Dakaractu, les principales plaintes émanent d’associations religieuses, notamment du collectif “Taxawu ndonooy Maqq Ñi”, qui accuse Akhénaton d’avoir tenu des propos jugés “irrespectueux et offensants envers des croyances religieuses établies”. Les vidéos en cause, largement partagées sur les réseaux sociaux, ont suscité une vague d’indignation, notamment dans les cercles confrériques et soufi du pays.

Les plaignants estiment que ces contenus, diffusés publiquement, portent atteinte à la paix sociale et à la coexistence religieuse dans un pays où les confréries jouent un rôle essentiel dans la stabilité et la régulation sociale.

L’affaire a été confiée à la division de la cybercriminalité de la police nationale, qui devra auditionner Akhénaton dans le courant de la journée du lundi. Selon une source proche du dossier, l’activiste a été notifié d’une interdiction de sortie du territoire au moment de son arrestation, en attendant l’évolution de la procédure judiciaire.

Des sources indiquent que d’autres plaintes sont en cours de préparation, notamment en provenance de chefs religieux influents de Médina Baye et de Tivaouane, deux bastions spirituels du Sénégal. Cette escalade judiciaire pourrait aggraver la situation d’Akhénaton dans les jours à venir.

Connu pour ses prises de position critiques sur les questions religieuses, sociales et politiques, Akhénaton s’est construit une audience sur les réseaux sociaux en bousculant les normes et les figures établies. Ses détracteurs dénoncent une attitude provocatrice, voire diffamatoire, tandis que ses partisans y voient un combat pour la liberté d’expression et la déconstruction des tabous.

L’affaire soulève une fois de plus la délicate question de la liberté d’expression au Sénégal, notamment lorsqu’elle entre en tension avec les sensibilités religieuses d’une population majoritairement croyante. Le parquet pourrait être amené à statuer rapidement sur d’éventuelles poursuites, alors que le climat reste tendu sur les réseaux sociaux.

Thierno Alassane Sall fustige le “camouflet diplomatique” infligé au Sénégal par la CEDEAO

La récente décision de la CEDEAO de confier sa présidence tournante au chef de l’État sierra-léonais Julius Maada Bio, écartant ainsi le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, continue de faire réagir sur la scène politique sénégalaise. Le député et leader du parti République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a vivement critiqué ce qu’il considère comme un affront diplomatique sans précédent pour le Sénégal.

Dans une série de publications sur sa page X (anciennement Twitter), l’ancien ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de “pire camouflet diplomatique de l’histoire du Sénégal”. Selon lui, l’échec du président Diomaye Faye à accéder à la présidence de l’organisation sous-régionale ne relève ni du hasard ni d’une simple préférence protocolaire. Elle serait, au contraire, le reflet d’une méfiance des dirigeants ouest-africains à l’égard d’un chef d’État perçu comme anti-système.

“Il était quasi impossible pour un anti-système de vouloir diriger le consortium régional du Système !”, a-t-il lancé, en référence au positionnement idéologique du nouveau pouvoir sénégalais, qu’il juge en décalage avec les réalités de la diplomatie régionale.

Thierno Alassane Sall va plus loin, estimant que la CEDEAO ne pouvait accorder sa confiance à un président qui “n’arrive toujours pas à s’affirmer”. Dans une attaque directe à l’endroit de Bassirou Diomaye Faye, il questionne l’autorité et le charisme du chef de l’État, mettant en cause son propre entourage :

“N’est-ce pas aussi un défaut sidérant de perspicacité que de croire que la CEDEAO pourrait faire confiance, en un moment aussi crucial de son histoire, à Diomaye, dont l’autorité et le charisme sont mis à mal par son propre camp, à commencer par son Premier ministre ?”, a-t-il martelé.

Le député a également souligné que les propos de certains parlementaires sénégalais siégeant à la CEDEAO — qu’il assimile à des “diatribes” — auraient contribué à cette mise à l’écart, en renforçant l’image d’un pouvoir hostile ou peu conciliant vis-à-vis de l’institution régionale. Il évoque notamment une rhétorique parfois perçue comme proche de celle des pays de l’AES (Alliance des États du Sahel), actuellement en rupture de ban avec la CEDEAO.

Alors que le Premier ministre Ousmane Sonko est en déplacement en Chine, Thierno Alassane Sall tourne en dérision les images diffusées de cette visite officielle :

“Des photos du PM aux côtés d’officiels de second rang en Chine, au moment même où l’on enregistre la déconvenue du siècle à Abuja”, ironise-t-il, soulignant ce qu’il perçoit comme un contraste entre les ambitions affichées à l’international et la réalité diplomatique sur le terrain régional.

Enfin, dans une charge plus globale contre la gouvernance actuelle, Sall estime que “le populisme se heurte au mur de la réalité du monde”. Selon lui, les déplacements simultanés du président et du Premier ministre à l’étranger n’ont rien arrangé, et n’ont fait que confirmer une forme de désorganisation au sommet de l’État.

“En réalité, on est un pays dévalué”, conclut-il, dans un réquisitoire amer contre le duo exécutif Faye-Sonko.

Le Sénégal retourne sur le marché régional pour lever 380 milliards de FCFA : entre souveraineté budgétaire et pression des taux

Le Sénégal s’apprête à retourner sur le marché financier régional de l’UEMOA avec deux importantes émissions de titres publics totalisant 380 milliards de francs CFA, prévues respectivement les 27 juin et 3 juillet 2025. Dans un contexte budgétaire marqué par l’absence de financement du FMI, cette double opération vise à couvrir les besoins immédiats du Trésor sénégalais et à maintenir l’équilibre de ses engagements financiers.

La première sortie est programmée pour le jeudi 27 juin. Elle portera sur un montant de 205 milliards de FCFA à travers une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Ces dernières auront une maturité de 3 ans et 5 ans, assorties de taux d’intérêt de 6,30% et 6,45%. Il s’agira, selon les autorités, de « mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales » afin de couvrir les besoins de financement du budget national.

La seconde opération interviendra une semaine plus tard, le jeudi 3 juillet, pour un montant supplémentaire de 175 milliards de FCFA. Là encore, l’État procédera à une émission simultanée de BAT à un an et d’OAT à 3 et 5 ans, avec des taux similaires à la première : 6,30% et 6,45%.

Ces levées de fonds interviennent alors que les relations entre Dakar et certains bailleurs internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI), connaissent un coup d’arrêt. Suspendu depuis un an, le programme d’appui budgétaire avec le FMI n’a connu aucun décaissement récent, une situation qui oblige le gouvernement sénégalais à s’en remettre davantage au marché régional.

Mais le Premier ministre Ousmane Sonko se veut rassurant. Lors du Forum d’investissement « FII Sénégal », il a déclaré :

« Le programme avec certains bailleurs multilatéraux, notamment le FMI, est suspendu depuis un an. Aucun décaissement n’a été effectué en faveur du Sénégal, mais le Sénégal tient bon. (…) Nous avons les capacités et les moyens de compter d’abord sur nous-mêmes. »

Toutefois, cette stratégie d’autofinancement n’est pas sans coût. Comparé à des voisins comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal paie son argent plus cher. En effet, Abidjan, qui sera aussi sur le marché régional le 25 juin pour 65 milliards de FCFA, propose des taux nettement plus bas : 5,7% sur 3 ans et 6% sur 7 ans. Ce différentiel illustre une perception de risque plus élevé pour Dakar, ou du moins une prime de confiance plus favorable pour son rival ivoirien.

La démarche du Sénégal s’inscrit dans une logique affirmée d’indépendance économique, prônée par les nouvelles autorités en place depuis mars 2024. Toutefois, cette autonomie revendiquée ne peut ignorer les contraintes d’un marché où la notation, la confiance et la stabilité macroéconomique dictent les règles. Tant que le pays ne renoue pas avec des programmes d’appui budgétaire multilatéraux ou n’inspire pas une meilleure confiance aux investisseurs, il risque de continuer à lever des fonds à des taux élevés, pesant davantage sur le service de la dette.

Avec ces deux émissions successives totalisant 380 milliards FCFA, le Sénégal joue une carte délicate : celle de la résilience budgétaire face à un contexte de resserrement du crédit multilatéral. Mais cette stratégie a un prix, d’autant plus visible quand la comparaison avec ses pairs devient inévitable. Reste à savoir si les investisseurs du marché régional répondront à l’appel de Dakar, et surtout, à quel coût.

Yeumbeul-Nord – Meurtre de Pape Coulibaly : un indicateur de police avoue le crime, un agent du GMI cité

L’enquête sur l’assassinat de Pape Coulibaly, survenu dans la nuit du 4 février 2025 à Yeumbeul-Nord, a franchi une étape décisive avec l’arrestation et les aveux de Kalidou Thiam, un indicateur de police. Ce dernier a été interpellé le 18 juin à Tambacounda, avant d’être transféré à Dakar, où il a reconnu son implication dans le meurtre du jeune homme.

Selon les informations révélées par L’Observateur, Kalidou Thiam a admis avoir porté les coups mortels à la victime. Il a également mis en cause un complice présumé : l’agent du Groupement mobile d’intervention (GMI), Landing Goudiaby, actuellement en détention préventive. D’après les premiers éléments de l’enquête, le mobile du crime serait un différend personnel, principalement lié à une dette impayée entre les protagonistes.

Le meurtre de Pape Coulibaly avait suscité une vive émotion dans le quartier de Yeumbeul-Nord, où le jeune homme était connu et apprécié. Les circonstances floues de sa mort avaient rapidement alimenté des spéculations, et la lenteur apparente de l’enquête avait renforcé la frustration au sein de la population.

L’arrestation de Kalidou Thiam vient ainsi lever un coin du voile sur ce drame. Les enquêteurs, désormais en possession d’aveux circonstanciés, poursuivent leurs investigations pour déterminer avec précision les rôles respectifs des suspects, et pour vérifier s’il existe d’autres complicités ou ramifications.

Des sources judiciaires indiquent que des confrontations entre Kalidou Thiam et Landing Goudiaby sont prévues dans les prochains jours, en vue de consolider le dossier en perspective d’un renvoi devant la chambre criminelle.

Assemblée nationale : La Commission des lois convoquée pour examiner la réforme du Règlement intérieur

La Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale est officiellement convoquée ce mercredi 25 juin 2025 à 10 heures. Cette réunion, annoncée par une note signée de son président Abdoulaye Tall, se tiendra dans la salle Marie Joséphine Diallo du nouveau bâtiment parlementaire.

À l’ordre du jour figure un point unique, mais d’une importance majeure : l’examen de la proposition de loi n°10/2025 portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du processus législatif classique, marquant l’étape technique préalable à la tenue d’une séance plénière.

La réforme du Règlement intérieur constitue un enjeu central pour le bon fonctionnement de l’Assemblée nationale. Elle vise à moderniser les règles qui encadrent les travaux parlementaires, en revoyant notamment les dispositions relatives à la procédure législative, à la discipline des députés, à la structuration des débats et à l’organisation interne des commissions.

Selon des sources proches du dossier, cette révision devrait également intégrer de nouvelles dispositions en lien avec les récentes évolutions politiques et institutionnelles du pays, dans un souci de transparence, d’efficacité et d’adaptation aux exigences démocratiques actuelles.

La réunion de ce mercredi permettra aux membres de la commission d’analyser en détail les articles du projet de réforme, de proposer d’éventuels amendements et de formuler un rapport qui sera soumis à la plénière. Il s’agit d’une phase décisive dans le processus d’adoption du texte, avant que les députés, en session ouverte, ne se prononcent officiellement.

Tensions au Proche-Orient : Israël sous la menace de missiles iraniens après les frappes américaines

Une nouvelle escalade militaire fait craindre un embrasement généralisé dans la région. Ce lundi matin, l’armée israélienne a annoncé que plusieurs missiles iraniens étaient en approche de son territoire, déclenchant les sirènes d’alerte dans plusieurs régions du pays. Les autorités ont appelé la population à se réfugier immédiatement dans les abris, tandis que les services d’urgence sont mobilisés à travers l’État hébreu.

Cette montée de tension intervient dans un contexte déjà explosif, quelques heures seulement après des frappes américaines d’une rare intensité contre des installations nucléaires iraniennes. Ces frappes, qualifiées d’« inédites » par les observateurs, ont suscité une réaction immédiate de la République islamique d’Iran.

Dans une déclaration virulente relayée par la télévision d’État iranienne, le porte-parole des forces armées, Ebrahim Zolfaghari, a promis des représailles « ciblées et dévastatrices » contre les forces américaines présentes dans la région. « Les combattants de l’Islam vous infligeront de lourdes conséquences imprévisibles avec des opérations puissantes et ciblées », a-t-il martelé. Il a également averti que « cet acte hostile élargira la portée des cibles légitimes » de l’armée iranienne et pourrait « ouvrir la voie à l’extension de la guerre dans la région ».

Face à ces menaces, Israël a placé ses forces en état d’alerte maximale. L’armée anticipe une possible attaque massive, aussi bien depuis l’Iran que par l’intermédiaire de groupes alliés, notamment au Liban, en Syrie ou dans la bande de Gaza. Des renforts militaires ont été déployés le long des frontières sensibles, et le dôme de fer – système de défense antimissile israélien – est en activité renforcée.

À Washington, le Pentagone a également réagi avec fermeté. Plusieurs bases militaires américaines situées au Moyen-Orient ont été placées en alerte élevée, et des moyens supplémentaires ont été acheminés vers la région pour renforcer la sécurité des forces américaines. Selon des sources militaires, des avions de chasse, des batteries antimissiles et des navires de guerre ont été redéployés pour faire face à toute éventualité.

La communauté internationale, quant à elle, redoute une spirale incontrôlable. Des appels à la retenue émergent de plusieurs capitales, tandis que les chancelleries occidentales tentent, dans l’urgence, de désamorcer la crise. L’ONU devrait convoquer une réunion d’urgence dans les prochaines heures afin d’évaluer la situation et d’envisager une médiation.

Affaire des 125 milliards : Le sort de Farba Ngom suspendu à la décision du juge malgré un avis médical défavorable à sa détention

La situation judiciaire de Farba Ngom, député et maire des Agnam, reste incertaine malgré un avis médical qui milite en faveur de sa libération. Incarcéré depuis février dernier dans le cadre de l’instruction sur le scandale financier des 125 milliards de francs CFA, le proche collaborateur de l’ancien président Macky Sall fait désormais l’objet d’une demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats.

Cette requête intervient à la suite des conclusions d’un cardiologue mandaté par le juge du premier cabinet du Pool judiciaire financier (PJF). Dans son rapport, le médecin reconnaît que si le pronostic vital de Farba Ngom n’est pas engagé, son état de santé est néanmoins incompatible avec la détention carcérale. Une conclusion que la défense n’a pas tardé à saisir comme levier juridique pour solliciter la libération provisoire de leur client, arguant du risque de dégradation de sa santé en milieu pénitentiaire.

Cependant, l’issue de cette démarche reste incertaine. Le juge d’instruction n’est pas tenu de suivre les recommandations médicales, comme l’a rappelé le magistrat à la retraite Ousmane Kane, interrogé par L’Observateur. « Le rapport d’expertise est un avis technique qui ne lie pas le juge, quelle que soit la matière », a-t-il précisé.

Il ajoute que seule une mise en danger manifeste du pronostic vital du détenu constitue, en règle générale, un motif d’appréciation plus favorable à une libération. Or, dans le cas de Farba Ngom, le médecin n’a pas retenu ce niveau de gravité, même s’il a signalé une incompatibilité entre l’état de santé du prévenu et la détention.

La lenteur et la complexité des procédures judiciaires pourraient également retarder une éventuelle remise en liberté. Le juge dispose en effet de plusieurs options : il peut ordonner une contre-expertise médicale, voire solliciter une troisième expertise si des contradictions apparaissent entre les deux premières. Dans tous les cas, le dernier mot revient au magistrat instructeur, comme l’a souligné Ousmane Kane : « Quelle que soit l’issue des expertises, c’est le juge qui décide. »

L’incarcération de Farba Ngom, pilier de l’Alliance pour la République (APR) et ancien griot attitré de Macky Sall, continue d’alimenter les débats politiques. Pour ses soutiens, cette détention prolongée malgré des signaux médicaux alarmants a des allures de règlement de comptes. Du côté de la justice, on insiste sur le respect strict de la procédure et sur la nécessité d’élucider entièrement ce dossier aux lourdes implications financières.

Conflit Iran-Israël : l’ambassadeur sénégalais Papa Mayloute Ndiaye appelle à l’action pour la paix

Dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et Israël, Papa Mayloute Ndiaye, ambassadeur de la paix et des droits humains au Sénégal, s’est exprimé en fervent défenseur de la diplomatie, appelant à des efforts concertés pour désamorcer la crise et instaurer un climat de stabilité durable au Moyen-Orient.

Reconnu pour son engagement constant en faveur de la justice et du dialogue, M. Ndiaye estime que la voie diplomatique demeure le seul moyen efficace d’éviter une escalade militaire aux conséquences potentiellement désastreuses. « La paix ne peut être imposée par la force, mais par le dialogue, la compréhension mutuelle et le respect des droits de chaque peuple », a-t-il affirmé.

L’ambassadeur a également lancé un appel pressant aux acteurs internationaux pour qu’ils assument pleinement leur rôle de médiateurs. « La communauté internationale doit agir rapidement et avec fermeté pour désamorcer cette crise, en évitant toute escalade susceptible d’embraser davantage une région déjà fragilisée. La diplomatie doit primer sur la confrontation », a-t-il plaidé.

Insistant sur la nécessité d’une résolution pacifique des différends, Papa Mayloute Ndiaye propose l’organisation de tables rondes inclusives où toutes les parties concernées pourraient exprimer librement leurs préoccupations, dans un cadre sécurisé et respectueux. Il a par ailleurs rappelé que le Sénégal, à l’instar de nombreuses nations africaines, reste fermement attaché à une solution basée sur le respect mutuel et la souveraineté des États.

En conclusion, M. Ndiaye a exhorté la communauté internationale à faire preuve de responsabilité et d’engagement, afin que la paix, longtemps attendue dans cette région, devienne enfin une réalité tangible. Son appel s’inscrit dans une vision résolument humaniste et diplomatique face aux défis géopolitiques actuels.

RENNDO – Le legs universel de El Hadj Oumar Foutiyou au cœur d’un symposium

L’Association RENNDO Cheikh Oumar Foutiyou Tall a tenu, ce samedi à Dakar, un symposium national, suivi d’une Assemblée Générale Extraordinaire consacrée au renouvellement de ses instances dirigeantes.

Cet événement, qui a réuni des universitaires, dignitaires religieux, experts, membres de la société civile ainsi que des représentants de la jeunesse sénégalaise et africaine, était placé sous le signe de la mémoire, de la spiritualité et de la mobilisation citoyenne.

Selon Oumar Barry, président de RENNDO, ces moments de réflexion et de concertation marquent le lancement des travaux préparatoires du Colloque international de RENNDO, prévu en mars 2026 au siège de l’UNESCO à Paris, et consacré à l’héritage universel de Cheikh El Hadj Oumar Foutiyou Tall.

« Nous nous sommes réunis pour tenir une assemblée générale et renouveler les instances dirigeantes de RENNDO. Après 26 ans d’existence, il était nécessaire de mettre en place une équipe dynamique, capable de conduire les projets de l’association sous l’égide de Thierno Nourou Tall. Cette assemblée générale a été couplée au symposium qui nous a permis de revisiter les enseignements de El Hadj Oumar Foutiyou Tall. Le thème retenu cette année est : “Actualité de la pensée et de l’œuvre de El Hadj Oumar Foutiyou : entre spiritualité, culture, universalité et panafricanisme”, » a expliqué Oumar Barry.

À cette occasion, le guide spirituel et moral de RENNDO, Thierno Nourou Tall, a confié au Professeur Mbaye Thiam la mission de piloter l’organisation du prochain colloque international prévu en 2026 à Paris.

« En préparation de cette grande rencontre, nous avons organisé ce symposium sur les multiples dimensions de la vie, de la pensée et de l’œuvre de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Il est une figure prédestinée, née au Sénégal pour rayonner à travers l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique noire et au-delà. Son parcours historique montre qu’il a participé à ce que je qualifie d’œuvre de transformation sociétale. Cheikh Oumar est né dans un contexte précolonial marqué par l’animisme malgré la présence de foyers religieux anciens. Il est venu raviver le message du Prophète (Paix et salut sur lui), à travers la confrérie tijaniya dont Cheikh Ahmed Tidiane l’a très tôt investi de la mission de propagation », a déclaré le professeur Mbaye Thiam, enseignant à l’École des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Les intervenants ont unanimement souligné que El Hadj Oumar Foutiyou Tall était un panafricaniste avant l’heure. Son engagement rappelle celui de Léopold Sédar Senghor et du mouvement de la négritude. À l’instar d’un Alexandre le Grand, il fut un stratège hors pair, fédérant les Foutankés depuis sa base jusqu’à Sokoto, construisant ainsi une saga transfrontalière.

Durant ses 20 années de séjour en Arabie, entre Al-Azhar au Caire, La Mecque et Médine, il n’a cessé de démontrer que la race noire pouvait accéder au savoir le plus élevé et aux pratiques religieuses et sociales les plus nobles, au même titre que les autres peuples.

Ainsi, concluent les participants, il est urgent pour le Sénégal et l’ensemble des États d’Afrique de l’Ouest de s’approprier l’héritage de El Hadj Oumar Foutiyou Tall, afin de jouer pleinement leur rôle dans un monde en perpétuelle mondialisation.

Coopération économique : Ousmane Sonko appelle les investisseurs chinois à s’engager davantage au Sénégal

Hangzhou (Chine), 22 juin 2025 – En visite officielle en Chine, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a adressé un vibrant appel aux opérateurs économiques chinois pour qu’ils intensifient leurs investissements au Sénégal. Il a tenu ce discours ce dimanche, lors d’un forum économique sino-sénégalais organisé à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang.

« Nous vous attendons au Sénégal, vous y serez à l’aise. C’est un pays d’hospitalité. Nous vous invitons massivement à venir participer à l’œuvre de construction de notre développement, qui sera également celle de la Chine », a déclaré le chef du gouvernement sénégalais devant une assistance composée d’hommes d’affaires chinois, de membres de la diaspora sénégalaise en Chine, ainsi que de représentants d’entreprises venus du Sénégal.

Le forum, organisé par l’APIX (Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux de l’État du Sénégal) en partenariat avec l’ambassade du Sénégal en Chine, visait à renforcer les partenariats économiques et à stimuler les flux d’investissement vers Dakar, dans un contexte où le gouvernement sénégalais cherche à impulser une nouvelle dynamique à sa stratégie de développement.

En marge des discussions, plusieurs protocoles d’accord et conventions de partenariat ont été signés entre des entreprises sénégalaises et chinoises, dans des secteurs allant des infrastructures au numérique, en passant par l’agriculture, l’énergie et la logistique. Ces engagements traduisent la volonté des deux parties de donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, dans une logique de gagnant-gagnant.

Ce déplacement d’Ousmane Sonko en Chine s’inscrit dans une démarche proactive du gouvernement sénégalais, qui mise sur la diplomatie économique pour attirer les capitaux étrangers, transférer des technologies et créer des emplois durables. En choisissant la ville de Hangzhou, reconnue pour son dynamisme économique et son rôle de hub technologique, le Premier ministre a voulu marquer l’importance qu’il accorde à l’innovation et à l’entrepreneuriat dans sa vision du développement.

La Chine figure déjà parmi les principaux partenaires économiques du Sénégal, notamment dans les domaines des infrastructures, des télécommunications et de l’agriculture. Ce forum vise à consolider ces acquis tout en explorant de nouvelles pistes de coopération dans des secteurs porteurs.

Ce forum économique n’est que la première étape d’un agenda chargé pour la délégation sénégalaise en Chine. D’autres rencontres sont prévues avec des représentants d’institutions publiques, de groupes industriels et de pôles de recherche, avec l’objectif d’élargir le champ de la coopération sino-sénégalaise à des domaines plus innovants.

Frappes américaines en Iran : Moscou dénonce une violation du droit international

La Russie a vivement condamné, ce dimanche, les frappes militaires menées par les États-Unis contre des installations nucléaires en Iran. Dans un communiqué officiel publié par le ministère des Affaires étrangères, Moscou qualifie ces bombardements d’“irresponsables” et d’“inadmissibles”, pointant une grave atteinte au droit international et à la souveraineté d’un État.

« La décision irresponsable de mener des frappes de missiles et de bombes sur le territoire d’un État souverain, quels que soient les arguments avancés, viole de manière flagrante le droit international », a déclaré la diplomatie russe.

Ces frappes américaines, survenues dans un contexte de tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien, ont visé plusieurs sites que Washington soupçonne de contribuer à l’enrichissement d’uranium à des fins militaires. L’attaque a immédiatement suscité une levée de boucliers dans les capitales alliées de Téhéran, à commencer par Moscou, partenaire stratégique de longue date de l’Iran.

Le Kremlin a exprimé sa “profonde préoccupation” face à ce qu’il considère comme une “tentative délibérée d’exacerber la situation au Moyen-Orient”. Selon les autorités russes, de telles actions risquent de déclencher une réaction en chaîne aux conséquences régionales et internationales imprévisibles.

Moscou appelle la communauté internationale, et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, à “faire preuve de retenue” et à éviter toute action unilatérale susceptible d’aggraver la crise actuelle. La Russie souligne l’importance du dialogue diplomatique pour désamorcer les tensions et plaide pour une relance des négociations sur le nucléaire iranien dans le cadre de l’accord de Vienne, dont elle reste signataire.

Cette nouvelle confrontation entre les États-Unis et la Russie s’inscrit dans un contexte de relations déjà très tendues entre les deux puissances, notamment en raison de la guerre en Ukraine, des sanctions occidentales, et des rivalités stratégiques au Moyen-Orient. En s’érigeant en défenseur de Téhéran, Moscou entend également renforcer son influence dans la région, face à un Washington de plus en plus actif militairement.

À ce stade, aucune réaction officielle n’a encore été émise par l’Iran, mais les autorités de Téhéran devraient s’exprimer dans les prochaines heures, alors que la communauté internationale retient son souffle.

Sénégal – 26 ans de l’AFP : Mbaye Dione alerte sur une situation économique et démocratique préoccupante

À l’occasion du 26e anniversaire de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), célébré ce week-end à Dakar, le secrétaire général du parti, Mbaye Dione, a dressé un constat alarmant de l’état économique, social et institutionnel du Sénégal sous l’ère de la troisième alternance. Placée sous le thème : « Situation économique et financière actuelle du Sénégal : Responsabilités et propositions de solutions », cette journée de réflexion a été marquée par des interventions critiques et des appels à une prise de conscience nationale.

Dans son allocution d’ouverture, Mbaye Dione n’a pas mâché ses mots. Selon lui, le Sénégal traverse une période de grandes turbulences économiques, aggravées par des incertitudes financières et diplomatiques. Il a notamment souligné que le pays fait face à un « arrêt des financements de nombreux bailleurs extérieurs, dont le FMI », conséquence directe, selon lui, d’un débat mal maîtrisé sur la dette publique.

Faute de financements à long terme, l’État aurait recours à des emprunts à court terme uniquement pour couvrir les dépenses courantes, sans pouvoir lancer de projets structurants. « Aucun projet majeur d’investissement n’est lancé par ce régime », a-t-il regretté, pointant une agonie du secteur primaire et une paralysie des grands chantiers du BTP dans tout le pays.

Au-delà de l’économie, Mbaye Dione a également critiqué la gestion de la politique étrangère du Sénégal. Selon lui, « la diplomatie bat de l’aile », comme en témoignent les nombreux échecs de candidatures sénégalaises à des postes de responsabilité au sein des institutions internationales. Il a par ailleurs dénoncé « une confusion de rôles entre le Premier ministre et le Président de la République », rappelant que ce dernier reste le garant constitutionnel de la politique diplomatique.

Le responsable de l’AFP a également pointé un climat social de plus en plus tendu. Il évoque « des milliers de licenciements » liés à la suspension des travaux dans les secteurs publics et privés, et un malaise grandissant parmi les travailleurs, les syndicats et la jeunesse.

Mbaye Dione n’a pas éludé la question des droits humains. Selon lui, le pays connaît un net recul démocratique marqué par des « arrestations arbitraires » et une « chasse aux dignitaires de l’ancien régime » menée au nom de la reddition des comptes. Il a mis en garde contre la tentation de transformer cet impératif de justice en instrument de règlement de comptes politiques.

Reprenant les enseignements de Moustapha Niasse, fondateur de l’AFP, il a souligné que « la mise en garde contre la patrimonialisation de l’État et la recherche effrénée de prébendes conserve toute sa pertinence ». Il a appelé au respect des principes fondamentaux de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs.

En conclusion, Mbaye Dione a justifié le choix du thème de la conférence en insistant sur « l’urgence de poser le débat sur les véritables préoccupations des Sénégalais, d’ici et d’ailleurs ». Il a estimé que la gravité de la situation commande un changement d’approche de la part des gouvernants. « Des solutions doivent être laissées à l’appréciation des tenants du pouvoir », a-t-il conclu, dans un appel mesuré mais ferme à plus de lucidité et de responsabilité.

Le FMI valide la troisième revue du programme FEC du Burkina Faso : un nouveau souffle pour l’économie nationale

Le Burkina Faso vient de franchir une étape importante dans sa coopération avec le Fonds Monétaire International (FMI). L’institution de Bretton Woods a achevé avec succès la troisième revue de l’accord au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC), ouvrant ainsi la voie à un nouveau décaissement immédiat d’environ 18,69 milliards de FCFA, soit 32,8 millions de dollars américains.

Une performance jugée « globalement satisfaisante »

Malgré quelques écarts constatés par rapport aux objectifs financiers initiaux, le FMI a salué la performance générale du programme, qualifiée de « globalement satisfaisante ». Le Burkina Faso a en effet enregistré une croissance du PIB réel de 5,0 % en 2024, tirée par les secteurs dynamiques de l’agriculture et des services, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et financiers persistants.

Pour l’année 2025, les perspectives économiques demeurent positives, bien que plus prudentes. Le FMI prévoit une croissance du PIB réel de 4,2 %, accompagnée d’une baisse de l’inflation à 3,0 %, renforçant ainsi la stabilité macroéconomique du pays.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, le FMI a souligné les efforts des autorités burkinabè dans la mise en œuvre de réformes structurelles ambitieuses, avec une attention particulière accordée à la transparence budgétaire et à la bonne gouvernance.

La fourniture d’une liste complète des comptes de dépôt du Trésor, L’adoption d’un plan d’apurement des arriérés, Et le règlement intégral des arriérés intérieurs en suspens à la fin de 2023, à la suite d’un audit indépendant.

Ces mesures témoignent de la volonté des autorités de renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers, tout en assainissant la gestion des finances publiques.

Ce nouveau décaissement intervient dans un contexte où le Burkina Faso continue de faire face à d’importants défis, notamment sur les plans sécuritaire, humanitaire et budgétaire. Le soutien du FMI, à travers l’accord FEC, vise à offrir un filet financier au pays tout en appuyant les réformes essentielles pour une croissance durable et inclusive.

Le programme de Facilité Élargie de Crédit, approuvé en juin 2023, s’étale sur quarante-huit mois et vise à restaurer la stabilité macroéconomique, renforcer la résilience du pays et promouvoir un développement soutenu.

Justice – Affaire Sonko / Mame Mbaye Niang : la Cour suprême rouvre le dossier le 1er juillet

L’affaire de diffamation opposant Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang, née autour des accusations de mauvaise gestion du programme Prodac, connaîtra un nouveau rebondissement judiciaire. Selon L’Observateur, la Cour suprême du Sénégal se penchera à nouveau sur ce contentieux brûlant le lundi 1er juillet, dans le cadre de l’examen du rabat d’arrêt introduit par les avocats de l’actuel Premier ministre.

Pour mémoire, Ousmane Sonko avait affirmé en 2022 détenir un rapport compromettant de l’Inspection générale des finances (IGF) concernant la gestion du Projet des domaines agricoles communautaires (Prodac), un programme coordonné à l’époque par Mame Mbaye Niang. Ce dernier, dénonçant une atteinte à son honneur, avait porté plainte pour diffamation.

La justice avait donné raison à Mame Mbaye Niang. En mai 2023, la Chambre pénale de la Cour suprême avait confirmé la condamnation de Sonko à six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 200 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts. Une décision qui avait eu des conséquences politiques majeures, entraînant l’invalidation de la candidature de Sonko à la présidentielle de 2024. Ce dernier avait alors cédé sa place à Bassirou Diomaye Faye, devenu depuis président de la République.

Les avocats de Sonko, dénonçant des vices de procédure et une atteinte aux droits de la défense, ont introduit un rabat d’arrêt. Ce mécanisme, rare et complexe, permet de contester une décision rendue en dernier ressort lorsque des erreurs fondamentales de droit sont alléguées.

Parmi les arguments invoqués : l’absence de citation à comparaître et le rejet d’une exception d’inconstitutionnalité soulevée par la défense, qui demandait un renvoi du dossier devant le Conseil constitutionnel. Fait notable, l’Avocat général s’était, à l’époque, prononcé en faveur d’une cassation, mais sa position n’avait pas été suivie par la Cour.

L’audience du 1er juillet, qui s’annonce très suivie, devrait permettre à la Cour suprême d’entendre les plaidoiries des deux parties. L’objectif : déterminer si l’arrêt contesté souffre d’irrégularités suffisamment graves pour justifier son annulation.

Selon L’Observateur, Mame Mbaye Niang ne sera pas présent lors de cette nouvelle audience. Depuis l’accession au pouvoir de la coalition Diomaye Président, l’ancien ministre séjourne à l’étranger, et n’a plus fait d’apparition publique au Sénégal.

Au-delà des aspects judiciaires, ce dossier continue de nourrir le débat politique national. Pour certains partisans de Sonko, cette affaire symbolise l’instrumentalisation de la justice à des fins d’exclusion politique. Pour d’autres, elle pose la question de la responsabilité des acteurs publics dans leurs déclarations, surtout lorsqu’elles portent atteinte à la réputation d’autrui sans preuves formelles.

Ousmane Sonko entame sa visite officielle en Chine par un entretien stratégique avec le Gouverneur de Hangzhou

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est arrivé ce samedi à Hangzhou, capitale de la province du Zhejiang, dans le cadre d’une visite officielle de plusieurs jours en République populaire de Chine. Cette mission marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat stratégique entre Dakar et Pékin.

Dès son premier jour sur le sol chinois, le chef du gouvernement sénégalais s’est entretenu avec le Gouverneur de la province, Liu Jie. Cette rencontre a permis aux deux parties d’explorer de nouvelles pistes de coopération dans des domaines jugés prioritaires par les deux États : l’économie, l’industrie, la technologie, les infrastructures et l’innovation.

« Hangzhou étant un modèle de dynamisme et de croissance, les discussions ont tourné autour des opportunités d’échanges dans les secteurs économique, industriel, technologique entre autres », a déclaré le Premier ministre, à l’issue de son entretien avec le gouverneur.

La Chine, qui considère le Sénégal comme un partenaire stratégique et une porte d’entrée en Afrique de l’Ouest, entend consolider sa coopération bilatérale dans un esprit gagnant-gagnant. Pour Pékin, le Sénégal offre un positionnement géopolitique et logistique unique, en plus d’un potentiel de développement prometteur.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de redéfinition des priorités diplomatiques du Sénégal, dans un contexte mondial marqué par la recherche de nouveaux équilibres économiques et commerciaux. Elle devrait également permettre de conclure plusieurs accords de partenariat et d’attirer de nouveaux investissements chinois au Sénégal.

Le Premier ministre est accompagné d’une forte délégation comprenant plusieurs membres du gouvernement ainsi que des directeurs généraux de structures publiques stratégiques. Des rencontres avec des chefs d’entreprise, des investisseurs chinois et des autorités locales sont prévues tout au long du séjour.

Cette visite intervient également en marge de la 15e édition du Forum d’été de Davos, prévue à Tianjin du 24 au 26 juin, à laquelle Ousmane Sonko participera aux côtés de plusieurs dirigeants mondiaux.

Marché d’armement de 45,3 milliards : les dessous explosifs d’un scandale d’État

Alors qu’il semblait oublié depuis la fin du régime de Macky Sall, le sulfureux marché d’armement de 45,3 milliards de FCFA revient sur le devant de la scène judiciaire sénégalaise. Une enquête approfondie de la Division des investigations criminelles (DIC), sur saisine du Parquet financier, vise désormais à démêler les fils d’une affaire mêlant détournements présumés, blanchiment d’argent et corruption de haut vol.

Au cœur de ce scandale : Lavie Commercial Brokers-SUARL, une société au profil pour le moins étrange. Créée le 16 novembre 2021, elle se voit confier à peine un mois plus tard, en décembre 2021, un marché public colossal de 45,3 milliards de francs CFA par le ministère de l’Environnement. Ce marché portait sur la fourniture d’équipements militaires et logistiques.

Mais très vite, des anomalies surgissent. Le contrat avait été signé par David Benzaquen, ancien employé du controversé marchand d’armes israélien Gaby Peretz, et l’enquête révèle que le numéro de téléphone associé à Lavie appartient en réalité à Aboubacar Hima, alias « Petit Boubé », un courtier nigérien connu dans les milieux de l’armement africain. Une découverte qui jette le doute sur la véritable identité des bénéficiaires du contrat.

La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), alertée par des mouvements financiers suspects, a produit un rapport accablant. Selon ce document, 3,09 milliards de FCFA ont été virés depuis Lavie et Eurocockpit (autre société liée à Petit Boubé) vers Technologie Service International (TSI), également dirigée par ce dernier.

Les fonds ont ensuite été dispatchés dans une série de retraits en espèces, virements et transferts vers l’étranger, sans justification comptable claire. À titre d’exemple, des montants importants — 85 et 150 millions FCFA — ont été mis à disposition de D.A. A Jacques et A. Loum en février 2023, suivis d’un autre retrait de 185 millions FCFA le lendemain.

Plus spectaculaire encore : 565,5 millions FCFA ont été retirés par « Petit Boubé » lui-même sous forme de chèques, dans la foulée de la signature du marché.

Un contrat classé « Secret défense »… pour masquer la fraude ?

Interrogé sur ces opérations, « Petit Boubé » aurait tenté de les justifier par l’exécution d’un contrat classé “Secret défense” et par des frais de dédouanement pour le compte du ministère. Mais ces explications se sont avérées mensongères après vérification, selon les éléments recueillis par Libération.

La CENTIF, dans ses conclusions, n’exclut pas que ces flux financiers aient servi à verser des pots-de-vin, ce qui constituerait une infraction grave de corruption. L’institution évoque explicitement un « système de retraits en espèces non justifiés » et des transferts suspects à l’international qui confortent cette thèse.

Autre élément troublant, le versement d’une avance de 34 milliards FCFA au profit de Lavie Commercial Brokers, soi-disant pour permettre à Petit Boubé de “préfinancer” le marché. Ce montant faramineux, débloqué avant même la livraison effective des équipements, soulève des interrogations sur la complicité potentielle de certaines autorités publiques dans la mise en œuvre du contrat.

Face à l’ampleur des soupçons et à la complexité du montage financier, la DIC a été saisie par le Parquet financier pour faire toute la lumière sur ce dossier explosif. L’enquête devra déterminer les responsabilités exactes, identifier les bénéficiaires des détournements éventuels, et confirmer, ou non, l’existence d’un réseau de corruption organisé.

À l’heure où la nouvelle gouvernance prône la transparence et la reddition des comptes, ce dossier pourrait bien devenir le premier grand test judiciaire pour les autorités actuelles, et une bombe politique si des figures du régime précédent venaient à être mises en cause.

Affaire à suivre de très près.

Protocole de Maputo : la réplique cinglante de la plateforme “Ndeyi Askan Wi” au Pr Amsatou Sow Sidibé

À la suite des propos tenus lors d’un atelier sur les droits humains et les réformes législatives organisé à Saly du 11 au 13 juin 2025, la plateforme nationale des femmes musulmanes, Ndeyi Askan Wi (NAW), a opposé une réplique ferme et vigoureuse au Pr Amsatou Sow Sidibé, présidente de la Commission nationale des droits humains, ainsi qu’à Me Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale.

Réunies ce vendredi à l’Institut Islamique de Dakar pour un face-à-face avec la presse, les responsables de NAW ont tenu à réaffirmer, dans un ton à la fois solennel et combatif, leur attachement indéfectible à la foi musulmane et à la souveraineté culturelle du Sénégal, face à ce qu’elles considèrent comme une offensive idéologique masquée.

“Les incantations d’une prêtresse en chef”

Dans une déclaration marquante, Dr Marième Mbacké, membre active de la cellule de communication de NAW, a dénoncé ce qu’elle qualifie de “discours incantatoire” tenu par Pr Amsatou Sow Sidibé, qu’elle présente comme “la prêtresse en chef d’un agenda étranger”, allusion directe à l’Agenda de Maputo, qualifié de “délirant” par la plateforme.

« Depuis 1972, votre combat n’a jamais prospéré, et ce n’est pas un hasard », a-t-elle lancé à l’endroit de la juriste et militante des droits humains. NAW rejette en bloc toute réforme du Code de la famille qui remettrait en cause ses fondements religieux. Elle conteste également le caractère consensuel de ce code, rappelant que de nombreux guides religieux s’y étaient opposés à l’époque de son adoption.

Un rejet des normes “déguisées en boubous sénégalais”

S’adressant à l’opinion nationale, Dr Mbacké a déclaré avec force : « Les traités déguisés en boubous sénégalais, signés en catimini, ne prospéreront plus. » Pour NAW, certaines normes juridiques et sociales d’inspiration internationale sont perçues comme imposées de l’extérieur, portées par des financements occultes et contraires aux valeurs nationales.

Magnifiant la figure de la mère sénégalaise – pilier de la famille, gardienne de la mémoire et source de bénédiction – elle a évoqué avec émotion le “djaak nangul”, ce rite célébrant la femme mère, symbole de patience, d’abnégation et de transmission. Dans cette perspective, toute réforme qui marginaliserait cette centralité culturelle et religieuse est jugée inacceptable.

Une pique à Me Abdoulaye Tall et au pouvoir actuel

La plateforme n’a pas épargné Me Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois et porte-parole du parti PASTEF, lui reprochant un discours en contradiction avec les engagements du président Bassirou Diomaye Faye, censé rompre avec les « normes civilisationnelles unilatérales ».

« Vous êtes tenus d’écouter le peuple, pas de faire dans la partisannerie », a martelé NAW, rappelant que la modernité ne saurait signifier une rupture avec la législation divine. Pour ses membres, les rares dispositions islamiques contenues dans le Code de la famille sont aujourd’hui menacées par un relativisme culturel importé, auquel elles entendent s’opposer vigoureusement.

Un serment d’engagement pour la sauvegarde des valeurs

Dans une profession de foi patriotique, la plateforme affirme que “le peuple sénégalais, profondément enraciné dans sa foi, n’acceptera jamais de compromis sur son identité”. Le message est clair : la rupture tant promise ne saurait se faire au détriment des intérêts spirituels et culturels du pays.

NAW se dit plus que jamais déterminée à défendre les fondements religieux, familiaux et sociaux du Sénégal, et appelle les autorités à entendre la voix du peuple croyant.

« Dans une dynamique de rupture, il est inévitable que des réformes touchent nos codes, nos lois, notre Constitution. Mais au nom d’Allah SWT, au nom du peuple sénégalais croyant – et singulièrement des 97 % de musulmans – au nom de la famille, de la femme et de l’enfant, nous sommes prêtes à engager le combat pour que cette rupture ne se fasse pas à l’encontre des intérêts de notre peuple et de son système de valeurs », a conclu Dr Marième Mbacké.

Kaolack / Sport : L’AJ Sam de la zone 3B représentera Kaolack à la phase nationale

C’est dans une ambiance électrique que l’AJ Sam, club affilié à l’ODCAV de Kaolack, a décroché son ticket pour la phase nationale qui se tiendra dans le sud du pays. Le club s’est qualifié après le forfait de l’ASC Mélakh (Casamance), en attendant le tirage au sort qui déterminera ses futurs adversaires.

Basée dans la commune de Kaolack, l’AJ Sam se distingue non seulement par sa qualification, mais aussi par sa détermination, sa discipline et sa cohésion d’équipe.

« Ce n’est pas seulement une victoire pour notre club, c’est une fierté pour tout Kaolack », s’est réjoui le coach Papa Balla Mboup.

« Nous avons travaillé dur, et aujourd’hui, nous récoltons les fruits de notre engagement. Nous avons affronté des équipes solides, mais notre mental a fait la différence », a-t-il ajouté.

Cette qualification marque une nouvelle étape dans l’histoire du club, qui compte bien défendre les couleurs de Kaolack avec fierté et ambition. Les préparatifs pour la phase nationale ont déjà démarré, avec des séances d’entraînement intensives. Un appel a également été lancé aux autorités locales pour un soutien logistique et financier.

Les populations de Kaolack fondent désormais de grands espoirs sur l’AJ Sam. Elles souhaitent voir le club porter haut les couleurs de la région à l’échelle nationale, et pourquoi pas, ramener le trophée au bercail.

Ousmane Sonko en visite officielle en Chine : Cap sur le renforcement du partenariat stratégique sino-sénégalais

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a quitté Dakar ce vendredi 20 juin 2025 pour une visite officielle en République populaire de Chine, à l’invitation de son homologue chinois, Li Qiang. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du raffermissement des liens bilatéraux entre Dakar et Pékin, mais aussi de la participation du chef du gouvernement sénégalais à la 15e édition du Forum d’été de Davos, prévue du 24 au 26 juin à Tianjin.

Selon les informations rapportées par Le Soleil, cette visite vise à consolider le partenariat stratégique global entre les deux pays, engagé depuis plusieurs années dans des domaines variés tels que les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, la santé ou encore les technologies. La Chine, principal partenaire commercial du Sénégal en Asie, a en effet joué un rôle majeur dans la réalisation de projets structurants sur le territoire sénégalais, notamment dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE).

En marge des échanges bilatéraux, Ousmane Sonko prendra également part au Forum économique mondial d’été, souvent qualifié de « Davos asiatique ». Cette rencontre internationale, organisée à Tianjin, réunira des chefs de gouvernement, des dirigeants d’entreprises, des experts économiques et des représentants d’institutions internationales autour des grands enjeux mondiaux liés à l’innovation, à la transition écologique, à l’intelligence artificielle et à la relance économique post-crise.

Pour le Sénégal, cette mission diplomatique du Premier ministre revêt un enjeu stratégique majeur. Elle devrait permettre de négocier de nouveaux partenariats économiques, d’attirer davantage d’investissements chinois et d’approfondir la coopération dans les secteurs prioritaires définis par les autorités sénégalaises, notamment l’industrialisation, la souveraineté alimentaire et le développement des énergies renouvelables.

Il s’agit également pour Ousmane Sonko de porter la voix de l’Afrique dans les débats mondiaux sur l’avenir de l’économie, dans un contexte où les pays du Sud cherchent à redéfinir leur place dans les relations internationales.

Frappes iraniennes contre Israël : escalade militaire dans un climat de tension croissante

Dans une déclaration relayée sur ses canaux officiels ce vendredi, l’armée iranienne a annoncé avoir lancé des frappes contre « toute l’étendue du territoire israélien ». Si peu de détails ont filtré pour le moment sur le type d’armement utilisé ou les cibles précises, Téhéran affirme que l’opération vise des « installations militaires stratégiques » israéliennes, justifiant cette action comme une « réponse légitime » à ce qu’elle qualifie d’« agressions répétées » de l’État hébreu dans la région.

La communication de l’armée iranienne n’a pas précisé s’il s’agissait de missiles balistiques, de drones armés ou d’autres types de projectiles. Aucun bilan humain ni matériel n’a encore été établi. Des images et vidéos non vérifiées circulent déjà sur les réseaux sociaux, témoignant de sirènes d’alerte retentissant à Tel-Aviv, Haïfa et Be’er Sheva – des grandes villes israéliennes où des habitants ont été vus se précipitant vers les abris.

Pour l’heure, les autorités israéliennes n’ont pas publié de communiqué officiel en réaction à cette offensive. Cependant, des sources locales font état d’un état d’alerte élevé dans les principales zones urbaines, tandis que l’armée israélienne (Tsahal) aurait été placée en situation de veille opérationnelle maximale. L’espace aérien au-dessus de certaines zones stratégiques aurait été momentanément fermé, selon des observateurs indépendants.

Cette nouvelle escalade survient alors que les tensions entre l’Iran et Israël n’ont cessé de croître au cours des derniers mois. Les accusations mutuelles d’actes hostiles – assassinats ciblés, cyberattaques, frappes par procuration via des groupes alliés – ont alimenté un climat de méfiance et de confrontation permanente.

L’Iran reproche notamment à Israël des frappes régulières en Syrie et au Liban contre ses forces ou celles du Hezbollah, ainsi qu’un rôle présumé dans des opérations de sabotage sur son territoire. De son côté, Israël considère les activités régionales de l’Iran – y compris le soutien aux milices armées à Gaza, au Yémen et en Irak – comme une menace existentielle.

La communauté internationale suit la situation avec inquiétude. Plusieurs chancelleries occidentales ont convoqué des réunions d’urgence, appelant à la retenue et à une désescalade immédiate. Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait être saisi dans les heures à venir, tandis que les marchés pétroliers ont déjà réagi à la hausse.

Dans la région, les craintes d’un embrasement généralisé sont palpables. Le Hezbollah au Liban, les Houthis au Yémen et diverses factions armées en Irak ont déjà exprimé leur soutien à l’Iran dans un contexte qui pourrait rapidement évoluer vers un conflit régional.

À suivre.

Fermeture du bureau de Save the Children au Sénégal : une transition annoncée pour septembre 2025

Après plusieurs années d’engagement en faveur des droits de l’enfant, l’organisation non gouvernementale Save the Children a annoncé, ce vendredi, la fermeture de son bureau au Sénégal. La décision, qui sera effective à la fin du mois de septembre 2025, s’inscrit dans une réorganisation stratégique à l’échelle régionale.

Dans un communiqué parvenu à la presse, l’ONG précise que cette fermeture s’inscrit dans une dynamique de réajustement global de ses opérations en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Cette décision s’inscrit dans une réorganisation stratégique globale visant à optimiser nos ressources et renforcer notre impact à travers l’Afrique de l’Ouest et du Centre », peut-on lire dans le document. L’organisation tient toutefois à rassurer : « Elle ne remet pas en cause notre engagement à long terme envers les enfants, ni notre collaboration avec les partenaires de la société civile et les autorités sénégalaises. »

Depuis le début de ses activités au Sénégal, Save the Children a œuvré pour l’amélioration des conditions de vie des enfants, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection et de la participation citoyenne. Le communiqué souligne « les avancées réalisées aux côtés des communautés, des autorités et des partenaires techniques et financiers » et se dit « fier du travail accompli sur le terrain ».

Consciente des enjeux liés à cette fermeture, l’organisation prévoit un accompagnement minutieux de cette phase de transition. Elle promet la mise en place d’un dispositif de communication dédié afin de maintenir l’échange avec les partenaires et les bénéficiaires. « Un point de contact restera accessible pour répondre aux questions ou demandes spécifiques », ajoute le communiqué.

Si la présence physique de l’ONG au Sénégal prend fin, Save the Children réaffirme son attachement aux principes qui ont guidé son action : « L’organisation continuera à contribuer à la protection des droits des enfants à travers ses bureaux régionaux et pays toujours actifs dans la région. »

Cette fermeture, bien qu’émotive pour de nombreux acteurs du développement au Sénégal, s’inscrit dans une logique de redéploiement stratégique visant à maximiser l’impact des interventions de l’organisation à l’échelle régionale.

Vives émotions devant le tribunal de Thiès : des élèves réclament la libération de leurs camarades accusés de fuites d’épreuves

C’est une scène saisissante qui s’est déroulée ce matin devant le tribunal de grande instance de Thiès, où un grand nombre d’élèves se sont massés dès les premières heures de la journée. Leur objectif : apporter un soutien sans faille à leurs camarades récemment arrêtés dans le cadre d’une affaire de fuites d’épreuves de composition.

Les jeunes manifestants, en majorité en tenue scolaire, se sont installés devant le portail du tribunal, sous un soleil de plomb. Assis à même le sol ou adossés aux murs de l’enceinte judiciaire, ils ont réclamé la libération “pure et simple” des élèves mis en cause. Des pancartes improvisées, des slogans scandés et surtout des regards empreints d’inquiétude ont marqué cette mobilisation spontanée.

L’émotion était à son comble. Plusieurs élèves, en particulier des filles, n’ont pu retenir leurs larmes. En sanglots, certaines ont supplié les autorités judiciaires d’accorder leur clémence aux prévenus. « Ce sont nos amis, nos frères. Ils méritent une seconde chance », a lancé une lycéenne visiblement bouleversée.

Selon les informations recueillies sur place, les élèves mis en cause seraient accusés d’avoir participé à la diffusion d’épreuves de composition à travers des réseaux de messagerie. Une affaire qui a rapidement pris une ampleur nationale, posant une fois de plus la question de la sécurité des examens au Sénégal.

En attendant la décision du procureur, les camarades des accusés ont promis de rester mobilisés. « Tant qu’ils ne sont pas libres, nous ne retournerons pas en classe », a déclaré un élève du lycée Malick Sy de Thiès, déterminé.

Thierno Bocoum dénonce l’opacité à l’Assemblée nationale et appelle à la cohérence des nouveaux dirigeants

Ce vendredi, l’ancien député Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR–Les Leaders, a publié un message incisif revenant sur son expérience parlementaire. À travers une déclaration empreinte de fermeté et de regrets, il dénonce un manque criant de transparence dans la gestion interne de l’Assemblée nationale, tout en interpellant la majorité actuelle sur ses responsabilités.

Dans son message, Thierno Bocoum se remémore son passage à l’Assemblée nationale en tant que président de la Commission comptabilité et contrôle. Il affirme avoir été le premier à demander officiellement des comptes au président de l’institution ainsi qu’au questeur — une démarche qui, selon lui, lui aurait coûté son poste.

« Un acte de transparence élémentaire », déclare-t-il, « mais qui m’a valu d’être évincé. »

Pour lui, ce geste, pourtant banal dans toute institution démocratique, a été perçu comme une menace par ceux qui contrôlent les rouages de l’Assemblée. Il met ainsi en lumière les résistances internes à tout mécanisme de reddition des comptes.

Au-delà de son propre cas, Thierno Bocoum adresse un message clair à la majorité parlementaire issue des dernières élections, désormais dirigée par des figures issues de l’opposition d’hier.

« L’ironie de l’histoire, c’est que ceux-là mêmes qui, hier, réclamaient des vies pour une rupture, sont aujourd’hui majoritaires mais incapables de faire fonctionner cette commission essentielle », assène-t-il.

En filigrane, il dénonce une rupture entre les engagements pris par ces nouveaux dirigeants lorsqu’ils étaient dans l’opposition, et la réalité de leur gestion actuelle du pouvoir. Une critique qui résonne dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance étaient au cœur des promesses électorales.

Thierno Bocoum salue également le rôle de Guy Marius Sagna, député connu pour son franc-parler et ses positions tranchées. Il lui reconnaît le mérite d’avoir « levé un coin du voile » sur les pratiques internes de l’Assemblée nationale, notamment en matière de gestion financière et de fonctionnement institutionnel.

Ce soutien à un député de la nouvelle majorité montre que Thierno Bocoum place la cohérence et l’éthique au-dessus des clivages partisans.

À travers cette sortie, l’ancien député adresse un message sans équivoque : les pratiques de transparence ne doivent pas se limiter à des slogans de campagne. Elles doivent s’incarner dans les actes quotidiens des institutions de la République, particulièrement de la part de ceux qui ont fait de la bonne gouvernance leur cheval de bataille.

Assemblée nationale : Guy Marius Sagna et Ismaïla Diallo, le clash inattendu au sein de la majorité Pastef

Un vent de tension souffle au sein de la majorité parlementaire. Deux figures bien connues de l’hémicycle, Guy Marius Sagna et Ismaïla Diallo, tous deux membres du parti au pouvoir, Pastef, se sont livrés à une passe d’armes médiatique qui ne laisse personne indifférent — pas même les militants du parti.

Tout est parti d’une prise de parole de Guy Marius Sagna ce jeudi, dénonçant avec vigueur certaines pratiques persistantes à l’Assemblée nationale, qu’il juge contraires à l’esprit de rupture et de rigueur que Pastef promettait. Pour le député, il est temps de tourner la page des vieilles habitudes.

la distribution de “Sukëru koor” (cadeaux de Ramadan) aux députés ; les aides financières octroyées aux groupes parlementaires sans transparence ni compte rendu ; les billets de pèlerinage distribués sans critères clairs ; l’absence de concertation sur des questions aussi cruciales que l’achat de véhicules pour les députés ; et surtout, le manque de reddition des comptes de la Commission comptabilité et contrôle, dont il est pourtant membre.

Pour GMS, ces pratiques ternissent l’image du parti qui a pourtant bâti son ascension sur une promesse de gouvernance sobre et vertueuse.

La réponse du vice-président de l’Assemblée nationale ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration sèche, Ismaïla Diallo accuse Guy Marius Sagna d’avoir « un agenda personnel » et de jouer un double jeu.

Il remet en question l’authenticité des critiques du député, l’invitant à faire preuve de cohérence. « Il parle d’orthodoxie budgétaire, mais il perçoit des indemnités importantes de la CEDEAO tout en continuant à bénéficier du soutien de l’Assemblée nationale. Qu’il commence par là ! », tacle Diallo, qui accuse son collègue de cumuler les avantages sans transparence.

Il va plus loin en dénonçant une prétendue dette de 500 000 FCFA contractée par Guy Marius Sagna auprès du groupe parlementaire Yewwi, laissant entendre que son discours sur la rigueur budgétaire serait à géométrie variable.

Ces échanges révèlent une fracture jusque-là contenue au sein de la majorité parlementaire, pourtant issue du même combat politique. La virulence du ton entre deux députés historiquement proches, et militants de la première heure de Pastef, traduit un malaise profond sur la gestion des pratiques internes au Parlement.

Des voix parmi les militants se sont exprimées sur les réseaux sociaux, partagées entre soutien à Guy Marius Sagna pour son franc-parler et déception face à cette querelle publique qui éclabousse l’image du parti.

Ce duel entre Sagna et Diallo soulève en réalité une question plus large : la majorité issue des rangs de Pastef est-elle prête à assumer jusqu’au bout les promesses de rupture et de gestion vertueuse ? Ou assiste-t-on, à travers cet échange musclé, aux premiers signes de dérives internes et de règlements de comptes politiques ?

Marie Khone Faye réaffirme son engagement pour la santé et le bien-être social lors de la 7ᵉ édition de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck

La Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a pris une part active à la 7ᵉ édition de l’Initiative des Premières Dames de la Fondation Merck, un événement de portée internationale qui s’est tenu dans le cadre de la célébration du 8ᵉ anniversaire de la Fondation Merck. Cette rencontre, marquant également treize années d’engagement de l’organisation en Afrique, en Asie et dans les communautés les plus vulnérables, a été l’occasion pour Madame Faye de réaffirmer son engagement en faveur de la santé publique et du bien-être des populations.

Dans son allocution, la Première dame a exprimé sa satisfaction de participer à une initiative aussi significative. Elle a tenu à souligner sa détermination à œuvrer sans relâche pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants, tout en mettant un accent particulier sur la santé et l’éducation des jeunes filles.

« En tant qu’Ambassadrice du programme Merck Plus qu’une Mère, je crois profondément à la force de l’action collective pour transformer la vie de nos populations. Je me réjouis de poser aujourd’hui les bases d’un partenariat durable entre la Fondation Merck et le Sénégal, au bénéfice de nos concitoyens », a-t-elle déclaré.

À travers son implication dans le programme Merck Plus qu’une Mère, Marie Khone Faye s’illustre comme une voix forte en faveur des femmes confrontées à l’infertilité, une problématique encore taboue dans de nombreuses sociétés. En mettant en avant la nécessité d’un travail collaboratif et pérenne, la Première dame du Sénégal espère impulser un changement durable au sein des communautés.

La participation de Madame Faye à cet événement international confirme l’engagement du Sénégal à renforcer ses actions dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement social, en collaboration avec des partenaires stratégiques comme la Fondation Merck.

Ndèye Saly Diop Dieng devant la Haute Cour : une défense ferme face aux accusations de détournement

Ce jeudi 19 juin 2025, Ndèye Salimata Diop Dieng, ancienne ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, a été entendue pour la première fois au fond par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Soupçonnée de détournement de deniers publics dans le cadre de la gestion des Fonds Force Covid, elle a catégoriquement rejeté les accusations portant sur un montant présumé de 52 millions FCFA.

Convoquée à 11 heures, l’ex-ministre a été entendue de 12h56 à un peu après 14 heures. Loin de fléchir sous la pression, Ndèye Saly Diop Dieng a maintenu la même ligne de défense que lors de ses précédentes déclarations : elle n’a jamais géré directement les fonds incriminés. Ses avocats, relayés par L’Observateur, ont insisté sur le fait que la gestion des crédits incombait exclusivement au Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE), conformément aux règles en vigueur dans l’administration publique.

Cette thèse a été appuyée par le témoignage du principal concerné, le DAGE Djiby Diakhaté, entendu quelques jours plus tôt. Il a dédouané l’ex-ministre de toute implication dans la manipulation des fonds.

Un fait retient également l’attention : le 19 mai dernier, Ndèye Saly Diop Dieng a versé 57 millions FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations. Ce dépôt, qui lui a permis de bénéficier d’une liberté provisoire sous contrôle judiciaire, a été présenté par ses conseils comme un acte de bonne foi et non une reconnaissance de culpabilité.

Toujours selon L’Observateur, aucun témoin à charge n’a été identifié lors de la procédure. Les agents du ministère auditionnés le même jour — Aby Sané, Mor Seck, Ndongo Mbaye, Ibrahima Ndiaye et Ndèye Ngoye Lô — ont tous témoigné en faveur de leur ancienne ministre. Certains ont même pointé du doigt de graves irrégularités dans le rapport de la Cour des comptes : fausses décharges, doublons, ou bénéficiaires déclarés qui affirment ne jamais avoir perçu d’aide.

« On leur a dit qu’un climatiseur avait été livré chez elle. Nous avons demandé les preuves. Il n’y en a pas », a déclaré un membre de la défense, dénonçant un dossier bâti sur des suppositions plutôt que sur des faits.

Malgré cette première audition jugée favorable à l’ancienne ministre, l’affaire est loin d’être classée. La Commission d’instruction peut encore ordonner des confrontations, engager des commissions rogatoires ou convoquer d’autres témoins. En attendant, Ndèye Saly Diop Dieng affiche sa sérénité et sa détermination à laver son honneur.

Suspension des carrières de sable à Dakar : l’État rassure, le BTP s’inquiète

La récente suspension de l’exploitation de plusieurs carrières de sable dans la région de Dakar a semé le trouble dans le secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP), déjà fragilisé par des difficultés structurelles. Face à l’inquiétude croissante des professionnels, l’État a tenu à clarifier les raisons de cette décision et à rassurer les acteurs économiques.

Dans une interview accordée à L’Observateur, le directeur général des Mines et de la Géologie, Ibrahima Gassama, a apporté des précisions sur cette mesure qu’il qualifie de « temporaire ».

Selon lui, la suspension n’est pas généralisée et ne vise que les entreprises dont les autorisations d’exploitation ont expiré ou ont été obtenues de manière irrégulière. « L’arrêt n’a concerné que les titres expirés sans fondement légal. Cette fermeture est liée à des irrégularités dans certaines entreprises », a-t-il déclaré.

Trois sociétés sont particulièrement visées pour avoir poursuivi leurs activités malgré l’expiration de leurs autorisations. D’autres opérateurs ont choisi de suspendre volontairement leurs activités après l’annonce d’un audit en cours par l’administration minière.

Ibrahima Gassama assure que la situation est sous contrôle. « Nous avons actuellement délivré de nouvelles autorisations dans la région et d’autres sont en cours de traitement », précise-t-il. Plus de trois entreprises ont déjà reçu le feu vert pour reprendre leurs activités, et d’autres devraient suivre dans les prochaines semaines, une fois les vérifications administratives achevées.

Cette suspension, bien que ciblée, n’est pas sans conséquences sur le secteur du BTP, fortement dépendant de l’approvisionnement en sable pour les chantiers de construction. Plusieurs professionnels craignent une hausse des prix et des retards de livraison, surtout dans un contexte économique déjà tendu.

Pour les autorités, cette opération s’inscrit dans une logique de réformes destinées à renforcer la gouvernance du secteur extractif. « L’administration minière travaille dans la restauration de la bonne pratique de la politique minière pour assurer un développement durable », soutient le DG des Mines.

À travers cette démarche, l’État entend assainir le secteur, améliorer la traçabilité des opérations minières et garantir une meilleure exploitation des ressources naturelles au profit de l’économie nationale.

Affaire du marché d’armement de 45 milliards FCFA : une enquête explosive ouverte par la DIC sur fond de soupçons de détournement et blanchiment

Un nouveau scandale d’État secoue le Sénégal. Selon le journal Libération, l’affaire du marché d’armement d’un montant colossal de 45,3 milliards de FCFA, signé sous la présidence de Macky Sall, fait désormais l’objet d’une enquête approfondie confiée à la Division des investigations criminelles (DIC). Le parquet financier, dirigé par le procureur Alioune Abdoulaye Sylla, a ordonné cette enquête afin de faire la lumière sur les nombreuses zones d’ombre entourant ce contrat controversé.

L’origine de ce contrat remonte au 30 décembre 2021, date à laquelle l’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Environnement, a conclu un marché de fourniture d’équipements sécuritaires, techniques et logistiques avec une entreprise peu connue : Lavie Commercial Brokers-SUARL. Montant total : 45,3 milliards FCFA TTC. Or, cette société n’avait été immatriculée que quelques semaines plus tôt, le 16 novembre 2021, à Dakar, ce qui soulève de graves interrogations sur les critères de sélection du prestataire.

Le contrat, signé par David Benzaquen, ancien collaborateur du marchand d’armes israélien Gaby Peretz, cacherait en réalité l’implication d’un autre homme : Aboubacar Hima, plus connu sous le nom de « Petit Boubé », courtier nigérien bien introduit dans les milieux du commerce d’armes en Afrique de l’Ouest. Son nom est indirectement apparu dans le dossier de création de Lavie, via un numéro de téléphone lui appartenant.

Selon Libération, le rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), transmis au parquet, fait état de nombreuses irrégularités. Outre la qualité douteuse des équipements livrés et des quantités incohérentes, le rapport révèle surtout d’importants mouvements de fonds entre les comptes de Lavie, Eurocockpit et Technologie Service International (TSI), trois structures contrôlées ou liées à Petit Boubé.

Au total, 3,09 milliards de FCFA ont transité entre ces entités avant d’être dispersés à l’étranger à travers des virements, des retraits en espèces et des transferts de devises, sans justificatifs clairs.

Des personnes physiques, identifiées comme D.A.A. Jacques et A. Loum, ont ainsi retiré en espèces plusieurs centaines de millions de FCFA en février 2023 :

85 millions FCFA, 150 millions FCFA, puis 185 millions FCFA le jour suivant pour A. Loum.

Des retraits massifs de chèques ont aussi été effectués par Petit Boubé lui-même, pour un total de 565,5 millions FCFA, toujours selon la Centif. Il aurait justifié ces retraits par des dépenses liées au dédouanement de conteneurs pour le ministère de l’Environnement. Mais après vérifications, ces affirmations se sont révélées fausses.

Plus troublant encore : bien qu’il prétendait « préfinancer le marché », Petit Boubé a en réalité reçu une avance de 34 milliards FCFA. Le reste des opérations suspectes s’est déroulé après ce décaissement, ce qui écarte l’hypothèse d’un investissement personnel dans l’exécution du contrat.

La mention du caractère « secret défense » du marché a jusqu’ici permis de masquer le manque de transparence, mais aujourd’hui, la justice semble bien décidée à remonter toute la chaîne des responsabilités.

L’ouverture de l’enquête par le parquet financier marque un tournant dans la lutte contre la corruption, à un moment où les autorités cherchent à rompre avec les pratiques opaques du passé. Si les faits sont avérés, ils pourraient impliquer plusieurs hauts responsables de l’ancien régime, notamment ceux ayant validé un tel contrat dans des conditions aussi floues.

À ce stade, aucune mise en cause formelle n’a encore été annoncée, mais l’implication de personnalités comme Petit Boubé, déjà cité dans d’autres affaires d’armement en Afrique, augure d’une affaire tentaculaire, à la croisée du politique, du militaire et du financier.

Affaire à suivre de très près.

Nouveau scandale financier à la Société Générale du Sénégal : un conseiller clientèle détourne plus de 74 millions FCFA

Moins d’un an après l’affaire Amadou Dicko, la Société Générale du Sénégal (ex-SGBS) est de nouveau secouée par un scandale financier d’envergure. Cette fois, c’est Oumar Bah, conseiller clientèle de 51 ans, qui est au cœur d’une fraude méthodiquement orchestrée à travers les failles du système bancaire.

Selon des sources concordantes relayées par Libération, Oumar Bah a exploité une faille bien précise : les comptes inactifs ou saisis, souvent laissés sans mouvement et rarement surveillés. Entre novembre 2022 et juin 2024, l’agent bancaire aurait ainsi réalisé cinq opérations frauduleuses, détournant au total 74.058.966 FCFA.

Le stratagème était redoutablement efficace. Après avoir repéré les comptes dormants, il transférait les fonds vers un compte tiers ouvert au nom de son neveu établi à l’étranger. De là, l’argent était redirigé vers ses propres comptes personnels domiciliés à la Société Générale, à la Banque of Africa et à la Banque de l’Habitat du Sénégal, en utilisant l’application SG Connect.

L’affaire met en lumière un problème structurel plus large : la vulnérabilité des systèmes informatisés face à des agents internes maîtrisant parfaitement les rouages techniques. Dans ce cas précis, l’usage avancé de la plateforme SG Connect a permis à Oumar Bah de transférer les fonds en toute discrétion pendant près de deux ans, sans éveiller l’attention des systèmes d’alerte habituels.

C’est finalement le service de contrôle interne de la Société Générale qui a détecté des mouvements suspects sur certains comptes dits “silencieux”, déclenchant une enquête interne qui a rapidement mené à l’interpellation de l’agent incriminé.

Interpellé au siège de la banque situé avenue Lamine Guèye à Dakar, Oumar Bah est passé aux aveux dès son premier interrogatoire. Il a reconnu avoir détourné les fonds, évoquant des « difficultés personnelles et sociales » pour justifier son acte. Des explications qui n’ont pas convaincu les enquêteurs.

Déféré ce jeudi devant le parquet, il est poursuivi pour faux et usage de faux en écritures privées de banque, escroquerie, et détournement de fonds via un système informatique. Des chefs d’accusation graves, passibles de lourdes peines.

Ce scandale survient moins d’un an après celui impliquant Amadou Dicko, un autre employé de la Société Générale, soupçonné d’avoir détourné plus de 3,4 milliards FCFA. Deux affaires, en moins de douze mois, qui interrogent sur la solidité des mécanismes de contrôle interne de la banque, pourtant considérée comme l’un des piliers du secteur bancaire sénégalais.

Face à cette répétition de fraudes internes, des voix s’élèvent pour exiger un audit profond des systèmes de gestion des comptes dormants, ainsi qu’un renforcement de la surveillance des agents ayant accès aux plateformes numériques sensibles.

Au-delà du cas de la SGBS, ce dossier relance le débat sur la sécurité des systèmes bancaires à l’ère du numérique. Les banques sénégalaises, de plus en plus digitalisées, doivent aujourd’hui faire face à une double menace : les cyberattaques externes… et les dérives internes.

Kaolack s’unit en prière pour la Palestine et l’Iran

Kaolack, 19 juin 2025 – Ville emblématique du centre du Sénégal, Kaolack a vibré ce jeudi au rythme d’un élan de solidarité spirituelle. Des centaines de fidèles musulmans se sont réunis dans une atmosphère empreinte de piété et d’émotion pour accomplir deux rakats (unités de prière) en faveur de la Palestine et de l’Iran, deux peuples durement éprouvés par les conflits et les injustices internationales.

L’événement, initié par Moustapha Ndiaye, technicien en bâtiment, en collaboration avec Dîamahatou Aklou Khouran Wa-Sunnah de Kaolack et plusieurs leaders religieux de la commune, s’est tenu dans l’enceinte de la mosquée de Léona Kanène.

Les deux rakats ont été dédiés à la paix, à la fin des souffrances civiles, et à la victoire des peuples opprimés.

« Nous ne pouvons pas rester insensibles. Ce geste spirituel est notre modeste contribution pour dire que Kaolack est solidaire de la souffrance des peuples frères », a déclaré Oustaz Lamine Fall, président régional des maîtres coraniques de Kaolack.

La cérémonie a connu une mobilisation remarquable : guides religieux, jeunes, femmes, et enfants y ont pris part. Des lectures du Coran — 1189 versets — des douas (invocations) et plusieurs discours ont rythmé ce moment de recueillement.

Les intervenants ont unanimement appelé à une prise de conscience collective, à l’arrêt des violences, et à l’unité de la Oumma islamique.

Ce moment de prière a aussi symbolisé l’universalité du soutien musulman, transcendant les frontières géographiques. Les organisateurs ont exprimé leur souhait de voir cette initiative se reproduire dans d’autres régions du Sénégal.

« Nous avons peu de moyens matériels, mais notre foi est notre arme. Que Dieu apporte la paix en Palestine, en Iran, et partout où des innocents souffrent », a affirmé Sérigne Lamine Sy Kane, frère du khalife général de Léona Kanène, Sérigne Babacar Sy Kane, les larmes aux yeux.

Cet événement démontre que la prière reste une forme puissante de résistance spirituelle et un vecteur de solidarité face aux injustices. Kaolack a donné un exemple éloquent de ce que signifie l’engagement religieux au service de la justice, de la paix et de la fraternité humaine.

Kaolack : Visite des centres d’examen du CFEE – Les autorités saluent le bon déroulement des épreuves

À l’occasion des épreuves du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et de l’Entrée en Sixième pour l’année scolaire 2024-2025, les autorités académiques et administratives du département de Kaolack ont effectué, ce jeudi matin, une tournée dans plusieurs centres d’examen. Cette visite visait à s’enquérir du bon déroulement des épreuves et des conditions d’accueil des candidats.

La délégation était conduite par les deux Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEF), ceux de Kaolack Commune et de Kaolack Département, accompagnés de l’adjoint au préfet. « Nous venons de terminer la traditionnelle tournée des centres d’examen du CFEE et de l’Entrée en Sixième. Nous étions en compagnie des autorités éducatives, des syndicats d’enseignants, des parents d’élèves et des partenaires de l’école. Dans tous les centres visités, aucun incident n’a été signalé, que ce soit au niveau de l’IEF de Kaolack Commune ou de celui du département », a déclaré Ousseynou Kaba, adjoint au préfet du département de Kaolack.

Pour l’IEF de Kaolack Commune, 4 920 candidats sont inscrits, dont 2 062 garçons et 2 850 filles, répartis dans 37 centres d’examen. Un total de 733 enseignants ont été mobilisés.

Concernant l’IEF de Kaolack Département, 6 519 candidats se présentent, dont 2 884 garçons et 3 635 filles, répartis dans 44 centres, avec 6 881 enseignants mobilisés. Le constat général est que les filles sont majoritaires dans les deux circonscriptions.

L’inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack Commune, Amadou Dia, a salué l’organisation de ces examens :

« Cette visite nous a permis, en tant qu’autorités administratives, éducatives, parents d’élèves et syndicats, de recueillir les premiers éléments pour apprécier le bon déroulement des épreuves. Nous avons visité plusieurs centres et nous avons le sentiment que les examens se tiennent dans les meilleures conditions possibles. Le personnel est présent, les enfants sont venus très tôt, et les dispositifs logistiques sont en place. Il faut également saluer l’accompagnement de la mairie. »

De son côté, l’inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack Département, Dr Malick Sow, a souligné l’importance de l’engagement des collectivités territoriales dans la réussite des examens :

« Ces appuis renforcent l’inclusivité et l’égalité des chances. À l’échelle départementale, le soutien des maires s’inscrit dans une dynamique plus large de partenariat entre les collectivités territoriales et le ministère de l’Éducation nationale, afin de garantir un environnement propice aux apprentissages, notamment en milieu rural. »

Administrations pénitentiaires : Remise de véhicules aux chefs d’établissements pour renforcer les capacités logistiques

Une cérémonie officielle de remise de clés s’est tenue ce jeudi 19 juin 2025 au Camp pénal de Liberté 6, marquant un tournant significatif pour l’administration pénitentiaire du Sénégal. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a présidé l’événement au cours duquel 4 camions hydro-cureurs, 19 bus cellulaires aménagés, 5 ambulances médicalisées, 46 véhicules pick-up 4×4 et 2 camions-citernes à eau ont été remis aux directeurs des 37 établissements pénitentiaires du pays.

Cette dotation vise à renforcer les capacités opérationnelles des chefs d’établissement pénitentiaire, en leur permettant de mieux remplir leurs missions dans des conditions plus dignes et efficaces. À cette occasion, l’inspecteur Aliou Ciss, Directeur général de l’administration pénitentiaire, a exprimé sa reconnaissance envers le ministre Ousmane Diagne, soulignant que ces équipements arrivent à point nommé.

« Cette dotation marque une avancée majeure. Elle vient renforcer nos capacités et améliorer significativement la mobilité, les conditions de travail et la performance du personnel pénitentiaire », a déclaré l’inspecteur Ciss.

Il a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2050, le référentiel national de politique publique, qui intègre la modernisation de la justice et l’amélioration des conditions de détention.

Dans son discours, le ministre Ousmane Diagne a tenu à féliciter la Direction générale de l’administration pénitentiaire pour « l’engagement constant et le travail remarquable » accompli au quotidien dans la mission de service public, de sécurité et de réinsertion sociale des détenus.

« Le gouvernement, à travers le référentiel Sénégal 2050, ambitionne de bâtir un pays souverain, juste et prospère. Cela passe notamment par des services publics renforcés, y compris dans le domaine pénitentiaire », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la nécessité d’un bon usage de ces moyens logistiques, dans le respect des droits des détenus et des exigences de sécurité. La dotation répond, selon lui, à un besoin urgent en matière de mobilité, de sécurité et de gestion humaine des établissements pénitentiaires.

Le ministre a reconnu les difficultés persistantes dans le système carcéral, notamment les infrastructures vétustes, le manque de ressources humaines et financières, ainsi que la surpopulation carcérale. Il a toutefois réaffirmé l’engagement de l’État à travers un vaste programme de réformes axé sur la modernisation de la justice, la réhabilitation des infrastructures pénitentiaires, et l’amélioration des conditions de travail du personnel.

« La mise en œuvre de ces réformes permettra de renforcer les capacités stratégiques et opérationnelles de l’administration pénitentiaire, désormais érigée en direction générale conformément au décret n°2023-679 du 23 mars 2020 », a précisé le ministre.

En conclusion, le ministre Ousmane Diagne a exhorté les responsables des établissements à veiller à l’entretien et à l’utilisation optimale des véhicules reçus. Il a souligné que, dorénavant, chaque directeur de prison disposera d’un véhicule de service, ce qui constitue un pas important vers une gestion plus moderne, plus humaine et plus sécurisée du système carcéral sénégalais.

Crise Iran-Israël : Washington exige une capitulation, Téhéran tient tête

La tension continue de monter entre les États-Unis, l’Iran et Israël. Dans une déclaration musclée faite ce matin depuis la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a réaffirmé son exigence d’une « reddition inconditionnelle » de la République islamique d’Iran, en plein conflit avec l’État hébreu.

« J’en ai assez », a lancé le président américain devant la presse, dénonçant l’attitude de Téhéran et accusant ses dirigeants d’alimenter l’instabilité régionale. Donald Trump a indiqué que des émissaires iraniens avaient « envisagé de venir à la Maison Blanche » pour discuter, mais il a rapidement écarté toute solution diplomatique à court terme sans capitulation totale de la part de l’Iran.

Face à cette pression grandissante, l’Ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique âgé de 86 ans, a opposé une fin de non-recevoir catégorique. « Cette nation ne se rendra jamais à l’imposition de qui que ce soit », a-t-il martelé, dans une rare déclaration publique empreinte de défiance.

Le bras de fer entre Washington et Téhéran intervient dans un contexte de guerre ouverte entre l’Iran et Israël, marquée par des échanges de tirs, des frappes ciblées et une rhétorique toujours plus belliqueuse des deux camps. Les États-Unis, fidèle allié d’Israël, affichent un soutien total à l’État hébreu, tandis que l’Iran, isolé diplomatiquement, refuse de plier.

Saly : Démantèlement d’un réseau de malfaiteurs grâce à la géolocalisation d’un iPhone volé

Saly, le 19 juin 2025 – Une vaste opération menée par les éléments du commissariat urbain de Saly, sous la direction du commissaire Oumar Mbaye, a permis de neutraliser un réseau criminel impliqué dans des vols nocturnes, du recel et du trafic de drogue.

Tout est parti de la plainte déposée le 13 juin dernier par un ressortissant français, victime d’un cambriolage au cours duquel son iPhone avait été dérobé. Grâce à la géolocalisation de l’appareil, les enquêteurs ont rapidement pu remonter la piste des malfaiteurs.

Les investigations ont conduit à l’arrestation de cinq individus. Parmi eux, un certain M. Cissé, qui a reconnu sa participation à plusieurs vols et dénoncé ses complices. Les perquisitions effectuées dans le cadre de l’enquête ont permis de mettre la main sur plusieurs objets volés, confirmant les aveux du principal suspect.

Les mis en cause ont été déférés ce jeudi devant le parquet de Mbour, où ils devraient être poursuivis pour association de malfaiteurs, vols en réunion, recel et détention de produits stupéfiants.

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