Le major Alioune Kandji rejoint l’Alliance pour la République (APR)

Après le capitaine Mamadou Dièye, une nouvelle figure issue des rangs de l’armée vient grossir les effectifs de l’Alliance pour la République (APR). Le major Alioune Kandji, adjudant-major de la gendarmerie nationale désormais à la retraite, a officialisé son adhésion au parti fondé par l’ancien président Macky Sall.

Cette nouvelle recrue illustre la volonté de l’APR de renforcer ses rangs avec des profils expérimentés, issus aussi bien du monde militaire que civil. Le major Kandji, connu pour son parcours exemplaire au sein de la gendarmerie nationale, a choisi de s’engager activement dans la vie politique en rejoignant la formation républicaine.

L’annonce de cette adhésion a été accueillie avec enthousiasme par plusieurs responsables du parti, dont Papa Malick Ndour, coordonnateur de la Cellule des Cadres Républicains. Dans un message publié sur sa page Facebook, il a salué l’arrivée du nouveau membre : « Major Kandji, bienvenue chez nous dans la République… D’autres surprises en perspective. L’APR conquérante… », a-t-il écrit, exprimant ainsi l’optimisme et la dynamique de reconquête que le parti entend insuffler à sa base.

Sénégal – L’Assemblée nationale entame l’examen du projet de loi de finances 2026

L’Assemblée nationale du Sénégal a ouvert, ce mercredi 5 novembre 2025, les travaux de la Commission des finances et du contrôle budgétaire consacrés à l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2026. Cette étape marque le coup d’envoi du marathon budgétaire annuel, un moment essentiel du calendrier institutionnel qui détermine les orientations économiques et sociales du pays pour l’année à venir.

Durant près de trois semaines, jusqu’au 21 novembre, les membres de la commission vont passer au crible les propositions budgétaires du gouvernement. Les ministres, directeurs d’agences et responsables d’institutions publiques défileront tour à tour devant les députés pour défendre les crédits alloués à leurs départements. Ces auditions permettront non seulement d’examiner la pertinence des dépenses prévues, mais aussi d’évaluer la cohérence des politiques publiques avec les priorités fixées par le Plan d’action du gouvernement.

Les débats au sein de la commission se concentreront sur plusieurs axes majeurs : la maîtrise des finances publiques, la soutenabilité de la dette, la relance de l’économie nationale et la consolidation des acquis sociaux. Les parlementaires chercheront à vérifier si les ressources mobilisées par l’État correspondent aux besoins réels des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, les infrastructures et l’emploi des jeunes.

Cette phase technique d’examen est considérée comme l’une des plus importantes du processus budgétaire. Elle permet d’identifier les ajustements nécessaires avant la présentation du texte en séance plénière. À l’issue de ces travaux, un rapport sera élaboré par la Commission des finances et soumis à la plénière pour discussion et adoption.

La phase plénière interviendra donc à la fin du mois de novembre. Les députés procéderont alors à l’examen global du projet de loi de finances en séance publique. Ce moment, souvent marqué par des débats intenses entre la majorité et l’opposition, aboutira au vote du budget 2026, document fondamental qui traduira les grandes orientations économiques de l’État pour la prochaine année.

Abdourahmane Diouf, symbole d’un renouveau politique fondé sur la justice et la transparence

Dans un contexte politique sénégalais marqué par des tensions persistantes et une atmosphère d’incertitude, le ministre Abdourahmane Diouf semble émerger comme une figure d’équilibre et de renouveau. Selon le journal Les Échos, il bénéficie aujourd’hui d’un soutien de poids susceptible de renforcer sa position au sommet de l’État. Ce ralliement, perçu comme une reconnaissance de sa rigueur et de sa vision politique, pourrait marquer un tournant dans la recomposition du paysage national.

Fidèle à sa ligne de conduite axée sur l’intérêt général, Abdourahmane Diouf appelle à une gouvernance débarrassée de la haine et de la vengeance. « Un pays ne peut se construire sur la haine, la vengeance et le mensonge », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une action publique fondée sur la justice, l’équité et la vérité. Ce message résonne particulièrement dans un environnement politique où les règlements de comptes et les postures populistes tendent à remplacer la recherche du bien commun.

Dans le même temps, Les Échos révèle que des fonds ont récemment été débloqués pour indemniser certaines victimes d’événements survenus entre 2021 et 2024, sans qu’aucune décision de justice n’ait été rendue. Cette initiative, bien que présentée comme un geste d’apaisement, suscite de nombreuses interrogations. Plusieurs observateurs s’interrogent en effet sur le sort des citoyens dont les maisons, commerces ou véhicules ont été détruits ou pillés durant les mêmes périodes, mais qui ne figurent pas sur la liste des bénéficiaires. Une situation que le ministre Diouf semble vouloir aborder dans une optique de transparence et d’équité, fidèle à son ambition de réformer en profondeur les pratiques de gouvernance.

Sa vision, rappelle Les Échos, s’articule autour d’un mot d’ordre : la modernisation. Abdourahmane Diouf prône une rupture nette avec la patrimonialisation des ressources publiques et milite pour une administration rénovée, ouverte et performante. Son engagement contre la corruption, à tous les niveaux de l’appareil d’État, traduit une volonté de refonder la relation entre les citoyens et leurs institutions. Il s’agit, selon ses proches, d’instaurer une culture de responsabilité et d’intégrité au cœur du service public.

Dans un paysage politique souvent comparé à un « ring » où les coups bas sont monnaie courante, l’attitude du ministre tranche. Pour certains analystes interrogés par Les Échos, le Sénégal vit une période où les représailles politiques se justifient par les offenses passées. Dans ce climat, la posture de dépassement adoptée par Abdourahmane Diouf apparaît comme un appel à la maturité démocratique et à la reconstruction morale du pays.

Ce leadership, empreint de calme et de vision, inspire à beaucoup l’idée d’une renaissance politique. En plaçant la justice et la transparence au centre de son action, Abdourahmane Diouf incarne l’espoir d’un nouvel ordre politique, débarrassé des calculs personnels et des dérives opportunistes. Pour Les Échos, son ascension et le soutien qu’il reçoit traduisent la quête d’un Sénégal plus juste, plus moderne et plus cohérent avec les aspirations de son peuple.

Guy Marius Sagna relance le débat sur la gestion de l’APROSI : un nouveau front dans la bataille pour la transparence

Le député Guy Marius Sagna revient à la charge sur la gestion des structures publiques. Cette fois, c’est l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (APROSI) qui est au centre de ses préoccupations. Le parlementaire a révélé que le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, a officiellement répondu à sa question écrite du 9 juillet 2025 concernant de possibles irrégularités au sein de l’agence.

Dans la réponse transmise par le ministre de l’Industrie et du Commerce, il est indiqué qu’une mission d’enquête et de vérification a été confiée à l’inspection interne du ministère depuis le 16 juillet 2025. Les conclusions de cette mission, accompagnées de toutes les pièces justificatives, devraient être communiquées « dans les meilleurs délais », selon les termes du député.

À l’origine de cette interpellation, plusieurs zones d’ombre entourent la gestion du directeur général de l’APROSI. Dans sa question écrite, Guy Marius Sagna pointait notamment du doigt la location d’un véhicule à 4,7 millions de francs CFA par mois pendant dix mois, alors même que l’agence souffre d’un endettement important. Il a également dénoncé l’octroi de 500 litres de carburant mensuels au directeur général, bien qu’il bénéficie déjà d’indemnités couvrant ce poste. Autre fait relevé : neuf voyages professionnels effectués par le responsable de l’agence, tous marqués par un passage systématique par Paris, à l’aller comme au retour. Pour le député, ces pratiques sont non seulement coûteuses, mais surtout incompatibles avec la situation financière de l’APROSI. « J’espère que le dossier de l’APROSI ne sera pas traité comme celui de la Chambre de commerce de Ziguinchor », a-t-il mis en garde.

Ce rappel n’est pas anodin. En décembre 2024, Guy Marius Sagna avait déjà interpellé le ministère de l’Industrie sur des soupçons de détournements de fonds à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor ainsi qu’au port de la même ville. À l’époque, il dénonçait des paiements de plus de 150 millions de francs CFA effectués au profit de l’hôtel Kandiandoumagne, géré par le président de la Chambre lui-même. Parallèlement, une partie importante du personnel vivait dans la précarité, tandis que l’institution accumulait plus de 30 millions de dettes envers l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale. Une mission d’inspection avait été annoncée en janvier 2025, mais, près d’un an plus tard, aucun rapport n’a été rendu public.

Cette lenteur suscite la colère du député, qui accuse le ministère de faire preuve de complaisance. « Cherchez-vous à protéger le président de la Chambre de commerce au détriment des populations de Ziguinchor, des travailleurs et des intérêts du Sénégal ? » s’est-il insurgé. Pour Guy Marius Sagna, ces retards traduisent un manque de volonté politique dans la lutte contre la mauvaise gestion et les abus au sein des institutions publiques.

Le Capitaine Mamadou Dièye rallie officiellement l’Alliance pour la République (APR) de Macky Sall

C’est désormais officiel : le Capitaine Mamadou Dièye, président du parti Nouvelle Initiative pour la Transformation (NIT), a annoncé son ralliement à l’Alliance Pour la République (APR) de l’ancien président Macky Sall. L’annonce a été faite ce mardi 4 novembre 2025, lors d’une émission diffusée sur la chaîne 7TV, où l’ancien officier a confirmé sa décision politique devant les téléspectateurs.

« J’ai décidé de rejoindre Macky Sall et l’Alliance Pour la République », a déclaré le Capitaine Dièye, visiblement serein et assumant pleinement ce choix qu’il présente comme un acte de cohérence et de responsabilité. Ce ralliement marque un tournant notable dans le parcours de l’ancien militaire, connu pour son engagement républicain et son discours critique sur certaines pratiques du pouvoir.

Selon des sources proches du nouvel allié de l’APR, cette décision serait le fruit de longues réflexions et d’échanges approfondis avec des figures influentes du parti présidentiel. Le Capitaine Dièye estime que son adhésion à l’APR s’inscrit dans une logique de continuité nationale et de contribution à la stabilité politique du pays. Il a par ailleurs salué les réalisations du président Macky Sall, tout en appelant à une union des forces patriotiques autour des enjeux de développement et de bonne gouvernance.

Cette annonce intervient dans un contexte politique marqué par des recompositions au sein de la majorité, à la veille d’importantes échéances électorales. Le ralliement de Mamadou Dièye pourrait ainsi renforcer la base de l’APR et redonner un souffle nouveau au parti, qui s’efforce de maintenir son influence sur la scène politique nationale malgré les départs récents de certains cadres.

Pour rappel, le Capitaine Mamadou Dièye s’était fait connaître du grand public par son parcours atypique, mêlant engagement militaire, activisme citoyen et ambitions politiques. Son parti, NIT, se présentait comme une alternative patriotique axée sur la transparence, l’éthique et la refondation des institutions. Son ralliement à l’APR traduit donc un choix stratégique, mais aussi une volonté affichée de participer à une coalition qu’il considère désormais comme le meilleur cadre pour servir le Sénégal.

Affaire Ameth Ndoye : Thierno Bocoum salue une justice plus humaine mais dénonce une infraction “juridiquement impossible”

Le chroniqueur Ameth Ndoye, poursuivi pour « offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du chef de l’État » et « diffusion de fausses nouvelles », a été placé sous bracelet électronique par le juge du premier cabinet. Une décision qui suscite des réactions contrastées dans la classe politique et au sein de la société civile.

Pour Thierno Bocoum, président du mouvement Agir-Les Leaders, cette mesure constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Sur le plan juridique, il salue une application conforme à l’esprit de la loi. En effet, la loi n° 2020-28 du 7 juillet 2020, qui modifie le Code pénal, a introduit depuis cinq ans le placement sous surveillance électronique comme mode d’aménagement des peines. Selon lui, cette disposition vise à rendre la justice plus humaine et à réduire les abus liés à la détention préventive. « Cette mesure aurait depuis longtemps dû s’appliquer à des citoyens tels que Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Soya Diagne et bien d’autres, injustement privés de liberté sans avoir été jugés », a-t-il affirmé.

En appliquant ce mécanisme à Ameth Ndoye, le juge rappelle selon M. Bocoum un principe fondamental du droit : la détention doit être l’exception, non la règle. Il estime que cette orientation judiciaire témoigne d’une volonté de replacer l’humain au centre de la décision de justice, tout en respectant le cadre légal prévu pour les délits mineurs ou contestés.

Cependant, l’opposant considère également que cette affaire révèle une autre réalité, plus préoccupante : la persistance de l’infraction d’« offense à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État », qu’il juge sans fondement juridique. S’appuyant sur l’article 50 de la Constitution, il rappelle que « le président de la République peut déléguer, par décret, certains pouvoirs au Premier ministre ou aux autres membres du gouvernement ». À la lumière de cette disposition, il soutient que seule une délégation expresse peut conférer à une personne l’exercice de telles prérogatives.

Thierno Bocoum ajoute que le Code pénal, en son article 254 alinéa 2, prévoit que « les peines applicables à l’offense au chef de l’État le sont aussi à la personne exerçant tout ou partie de ses prérogatives ». Il en déduit qu’en l’absence d’un décret de délégation, aucune personne ne peut être considérée comme exerçant ces prérogatives, et par conséquent, aucune offense ne peut lui être imputée.

« Le droit administratif est clair : toute délégation doit être expresse, jamais tacite. En l’absence de décret, il n’existe ni prérogative transférée ni infraction possible », a-t-il insisté. Il invoque par ailleurs le principe fondamental du droit pénal, nullum crimen, nulla poena sine lege — il n’y a pas de crime ni de peine sans loi — pour appuyer son argumentation.

Le leader du mouvement Agir-Les Leaders souligne également que cette incohérence juridique a déjà conduit les juges à relaxer plusieurs personnes poursuivies pour des faits similaires, à l’image d’Assane Diouf, Bah Diakhaté ou Moustapha Diakhaté. Ces décisions démontrent, selon lui, que l’infraction d’offense à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État repose sur une base juridique inexistante.

« Poursuivre sur la base d’une infraction inexistante, c’est fabriquer le crime par la volonté politique et non par la loi. L’abus de droit n’est rien d’autre que l’arbitraire, et l’arbitraire demeure le pire adversaire de la justice », a-t-il déclaré avec fermeté.

En conclusion, Thierno Bocoum estime que la décision rendue dans le dossier Ameth Ndoye symbolise une justice capable de s’élever au-dessus des pressions lorsqu’elle applique la loi dans son esprit et non dans sa lettre. Toutefois, il met en garde contre les dérives d’un système qui continuerait à inventer des infractions pour museler les opinions et restreindre la liberté d’expression.

« Tant que l’on persistera à criminaliser la parole critique, la République restera en sursis face à l’arbitraire », a-t-il conclu, appelant à une réforme profonde du droit pénal pour garantir la liberté d’expression et la séparation effective des pouvoirs.

Bassirou Diomaye Faye veut faire du secteur minier un pilier de la souveraineté économique du Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mardi matin la cérémonie d’ouverture de la 8ᵉ édition du Salon International des Mines du Sénégal (SIM SENEGAL 2025), tenue à Dakar sous le thème : « Les ressources minérales, un levier de souveraineté économique ». Ce rendez-vous incontournable du secteur extractif réunit, trois jours durant, des acteurs institutionnels, des experts, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants de la société civile venus d’Afrique et d’ailleurs.

Dans son allocution d’ouverture, le Chef de l’État a salué la dynamique qui fait aujourd’hui du Sénégal un pôle régional d’expertise, d’investissement et d’innovation dans le domaine minier. Il a rappelé que la valorisation des ressources naturelles doit désormais s’inscrire dans une logique de souveraineté économique, où les retombées profitent d’abord aux populations et contribuent à un développement durable et équitable.

Le Président Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de réformer la gouvernance du secteur minier afin de le rendre plus transparent, plus compétitif et plus inclusif. Il a réaffirmé sa volonté de mettre en place un cadre de gestion fondé sur la redevabilité, la traçabilité et la participation citoyenne. « Le Sénégal dispose d’un potentiel minier considérable, mais notre ambition est de transformer localement nos ressources, d’accroître la valeur ajoutée nationale et de garantir une prospérité partagée », a-t-il déclaré devant un parterre d’acteurs nationaux et internationaux.

Cette vision s’inscrit dans la nouvelle politique économique du gouvernement, qui vise à faire du secteur extractif un moteur de transformation structurelle et de création d’emplois durables. Le Président a également souligné l’importance de la formation des jeunes et du renforcement des capacités locales, afin que les Sénégalais soient au cœur de la chaîne de valeur minière.

Le Salon International des Mines du Sénégal, devenu au fil des années une plateforme d’échanges de haut niveau, offre l’occasion de débattre des grands enjeux liés à l’exploitation responsable des ressources naturelles. Pour cette 8ᵉ édition, les discussions portent notamment sur la transition énergétique, la digitalisation des industries extractives, la gouvernance environnementale et les nouvelles opportunités d’investissement.

Amadou Lamine Diouf réapparaît après plusieurs jours d’inquiétude : il était dans une zone sans réseau

Le député du parti Pastef, Amadou Lamine Diouf, a finalement donné signe de vie après plusieurs jours d’inquiétude. Selon des informations rapportées par la chaîne 7TV, le parlementaire, également coordinateur du Pastef au Maroc, était injoignable et introuvable depuis le 31 octobre dernier. Cette disparition inexpliquée avait suscité de vives préoccupations au sein de sa formation politique et parmi ses proches, d’autant plus que le député est non-voyant, ce qui renforçait les craintes quant à sa sécurité.

C’est le journaliste Ablaye Athie qui a annoncé la nouvelle rassurante sur sa page Facebook. Dans sa publication, il a indiqué avoir pu entrer en contact avec Amadou Lamine Diouf, confirmant que ce dernier se trouvait simplement dans une zone dépourvue de couverture réseau. Une explication qui met fin à plusieurs jours de spéculations sur son sort.

Pour rappel, avant ce regain de contact, les dernières informations sur le député faisaient état d’un dernier signalement de son téléphone portable dans la zone Sud du pays, selon 7TV. Cette donnée technique avait été interprétée comme un indice géographique important, mais restait sans suite faute d’informations supplémentaires.

Sénégal – Le ministère des Finances dévoile la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme 2026-2028 : quatre scénarios pour réduire un endettement record

Le ministère des Finances et du Budget, dirigé par Cheikh Diba, a rendu publique la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT) couvrant la période 2026-2028. Ce document, annexé à la Loi de finances, trace les grandes lignes de la politique d’endettement du Sénégal pour les trois prochaines années. Il intervient dans un contexte marqué par un taux d’endettement alarmant de 130 % du PIB, que les autorités ambitionnent de ramener à 101 % en 2028, soit une réduction de 29 points.

La SDMT, qui constitue un instrument central de planification financière, s’appuie sur quatre scénarios de financement, testés à travers le cadre analytique du ministère. Ces scénarios tiennent compte des vulnérabilités actuelles du portefeuille de dette, de l’évolution de l’environnement économique mondial et de la situation spécifique de la zone UEMOA.

Le premier scénario repose sur le maintien du statu quo observé en 2025. Il suppose une répartition de la nouvelle dette à raison de 35 % d’endettement extérieur et 65 % domestique, avant une légère inversion en 2026, avec 60 % de financement extérieur et 40 % intérieur. Cette option se veut prudente et vise une continuité des politiques actuelles, tout en diversifiant les sources de financement pour mieux équilibrer les risques liés aux taux d’intérêt et aux échéances.

Le deuxième scénario est conditionné par la conclusion d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Le dernier programme conclu sous l’administration de Macky Sall a été suspendu après la publication d’un rapport de la Cour des comptes révélant des manipulations de données macroéconomiques entre 2019 et avril 2024. En cas d’accord avec l’institution de Bretton Woods, le Sénégal pourrait accéder à davantage de ressources auprès des bailleurs traditionnels et retrouver la confiance des marchés internationaux. Cette stratégie met toutefois l’accent sur la réduction des contraintes de liquidité, sachant que près de 15 % du stock total de la dette arrive à échéance d’ici un an. Pour faire face à cette pression, le gouvernement prévoit de recourir aux financements commerciaux et de marché (eurobonds, Panda Bonds, Samouraï Bonds, etc.), tout en maintenant une répartition de 60 % de ressources extérieures et 40 % de ressources locales.

Le troisième scénario vise à contenir les vulnérabilités liées à la dette à taux variable (20 % du portefeuille actuel) et à la dette à court terme, qui représente 30,4 % du total. Ces dettes, dont les taux doivent être refixés dans un délai d’un an, pèsent lourdement sur la soutenabilité budgétaire. La stratégie mise ici sur une distribution équilibrée des sources de financement (50 % extérieur et 50 % domestique), tout en privilégiant des financements concessionnels et une dette intérieure de plus longue maturité, afin de réduire les risques de refinancement.

Enfin, le quatrième scénario illustre la stratégie la plus pessimiste, à adopter en cas d’absence d’accord avec le FMI en 2026. Dans ce cas, le Sénégal miserait davantage sur les ressources internes, avec 60 % de financement domestique contre 40 % de dette extérieure. Ce scénario, plus défensif, repose sur une logique de préservation de la viabilité de la dette à travers un recours accru aux ressources disponibles sur le marché local, tout en minimisant la dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

Selon les services du ministère des Finances, ces quatre scénarios ont été rigoureusement simulés afin de mesurer leur impact sur la dette et sur les marges budgétaires de l’État à l’horizon 2028. Le document rappelle que la SDMT est élaborée conformément au règlement de l’UEMOA portant cadre de référence de la politique d’endettement public. Elle s’inscrit également dans la vision du président de la République pour un « Sénégal souverain, juste et prospère à l’horizon 2050 », tout en intégrant les risques liés à la conjoncture internationale et régionale.

Le Parti Socialiste soutient la mobilisation du peuple sénégalais contre la vie chère et les dérives gouvernementales

Suite à la grande manifestation organisée le 31 octobre 2025 à Dakar par le Front pour la Défense de la République (FDR), le Parti Socialiste (PS) a publié une déclaration dans laquelle il exprime son soutien à cette mobilisation historique. Le parti souligne la détermination du peuple sénégalais à se lever contre la vie chère, les licenciements abusifs et les atteintes aux libertés fondamentales, mettant en avant l’importance de cette mobilisation citoyenne pour la démocratie et la justice sociale.

Dans sa déclaration, le PS formule des critiques sévères à l’égard du gouvernement pastéfien en place. Le parti dénonce ce qu’il qualifie d’incompétence notoire et d’absence de vision du gouvernement, incapable, selon lui, de répondre aux urgences économiques et sociales auxquelles le pays est confronté. Le Parti Socialiste reproche également aux dirigeants actuels la personnalisation du pouvoir et le mépris des réalités sociales, qui, selon le parti, marquent la gouvernance actuelle et fragilisent le contrat social avec les citoyens.

Le Parti Socialiste en profite pour réaffirmer son engagement indéfectible envers les valeurs de démocratie et de justice sociale. Il appelle le FDR et l’ensemble des forces politiques et citoyennes éprises de démocratie à poursuivre la mobilisation nationale afin d’obtenir des changements concrets et de prévenir toute dérive autoritaire au Sénégal. Le parti met particulièrement en lumière la contribution déterminante des femmes et des jeunes dans la réussite de cette manifestation, saluant leur rôle essentiel dans la lutte pour un pays plus équitable.

Enfin, le Parti Socialiste réaffirme sa volonté de travailler avec toutes les forces vives de la nation afin de bâtir un Sénégal plus juste, solidaire et respectueux des droits de chacun, soulignant que la mobilisation citoyenne constitue un levier indispensable pour faire avancer la démocratie et répondre aux besoins fondamentaux de la population.

Nomination du Professeur Bamba Kane à la tête du Programme National de Lutte contre les Hépatites : une nouvelle ère pour la santé publique au Sénégal

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à la nomination du Professeur Bamba Kane à la direction du Programme National de Lutte contre les Hépatites (PNLH). Il succède ainsi au Professeur Aminata Sall Diallo, figure reconnue dans le domaine de la santé publique. Cette décision traduit la volonté des autorités sénégalaises de donner un nouvel élan à la lutte contre les hépatites virales, un fléau silencieux mais redoutable qui continue de menacer la santé de milliers de Sénégalais.

En confiant les rênes du programme au Professeur Bamba Kane, le chef de l’État entend renforcer la stratégie nationale de prévention, de dépistage et de prise en charge des hépatites. Le nouveau coordonnateur aura pour mission d’assurer la cohérence et l’efficacité des différentes actions menées dans le cadre du PNLH. Cela inclut la planification et la supervision des campagnes de sensibilisation, la promotion du dépistage systématique, ainsi que la mise en œuvre des politiques de vaccination à grande échelle.

Le Professeur Kane devra également veiller à l’amélioration de la prise en charge des patients déjà infectés, en garantissant un accès équitable aux traitements antiviraux et un accompagnement médical continu. Dans un contexte où les hépatites chroniques peuvent évoluer vers des complications graves telles que la cirrhose ou le cancer du foie, l’enjeu est de taille.

La formation du personnel médical et paramédical figure aussi parmi les priorités de la nouvelle direction. En renforçant les compétences des acteurs de santé, le programme espère améliorer la qualité des soins et assurer une meilleure couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire. Par ailleurs, le Professeur Kane devra piloter la collecte et l’analyse des données épidémiologiques, afin d’orienter les décisions stratégiques et d’adapter les interventions aux réalités locales.

Le Programme National de Lutte contre les Hépatites joue un rôle central dans la politique sanitaire du pays. Il œuvre non seulement à réduire le nombre de nouvelles infections, mais aussi à freiner la progression des formes chroniques de la maladie. À travers ses actions de prévention, de dépistage et de traitement, il contribue activement à la protection de la population et à la promotion d’un système de santé plus résilient.

Cette nomination marque donc une étape importante dans la consolidation de la lutte contre les hépatites au Sénégal. Elle traduit une volonté politique forte de faire reculer la maladie, d’améliorer la santé des populations et de rapprocher le pays des objectifs mondiaux fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui vise l’élimination des hépatites virales comme menace de santé publique d’ici 2030.

Cheikh Oumar Diagne fustige les arrestations de journalistes : « Couper le signal et arrêter des reporters, c’est du banditisme d’État »

Les tensions entre la presse et le pouvoir ne cessent de s’accentuer au Sénégal, particulièrement depuis le déclenchement de l’affaire Madiambal Diagne. Ce climat tendu s’est encore aggravé avec les récentes arrestations de journalistes, provoquant une vague d’indignation au sein du monde médiatique et de la société civile. Les interpellations musclées de Maïmouna Ndour Faye, directrice de la chaîne 7TV, puis celle de Babacar Fall, ont soulevé une avalanche de réactions dénonçant une atteinte grave à la liberté de la presse et au droit à l’information.

Dans ce contexte déjà électrique, Cheikh Oumar Diagne est monté au créneau pour condamner fermement ces actes qu’il juge inacceptables. Le religieux et activiste, connu pour ses prises de position tranchées, n’a pas mâché ses mots. « Couper signal yeufou bandit la, arrêter des journalistes dans l’exercice de leur fonction yeufou saï-saï la », a-t-il fustigé dans une déclaration qui a fait écho sur les réseaux sociaux. Par ces mots, il assimile les coupures de signal des chaînes de télévision et les arrestations de journalistes à des comportements indignes d’un État de droit.

Poursuivant son propos, Cheikh Oumar Diagne a rappelé les valeurs que devrait incarner un régime qui se veut démocratique et transparent. « Ce qu’ils ont fait à l’endroit des journalistes ne peut pas être considéré comme du jub, jubbal, jubanti », a-t-il ajouté, en référence à l’éthique, la droiture et la bonne gouvernance prônées dans la société sénégalaise. Il estime que les autorités, en réprimant la presse, se détournent des principes fondamentaux de transparence et de justice qui doivent guider l’action publique.

L’activiste a également souligné que la protection des lanceurs d’alerte et la garantie d’un espace médiatique libre sont des conditions indispensables à la démocratie. « Un régime qui tient à la transparence, qui protège des lanceurs d’alerte, ne doit pas agir de la sorte », a-t-il insisté. Pour lui, les récentes arrestations ne relèvent pas seulement d’un excès de zèle sécuritaire, mais traduisent une volonté manifeste de museler la presse et d’intimider les voix critiques.

Affaire Madiambal Diagne : Bassirou Kébé recadre le débat et rappelle la primauté de la justice

Le Directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN HLM), Bassirou Kébé, a tenu à clarifier la position de l’État du Sénégal dans l’affaire concernant le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne. Invité d’une émission diffusée en direct sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), le haut fonctionnaire a livré une réponse ferme et mesurée à une question du journaliste Oumar Gningue portant sur la gestion de ce dossier sensible.

Tout est parti d’une interrogation directe du journaliste, qui s’interrogeait sur le traitement de cette affaire par les autorités et sur la situation actuelle de Madiambal Diagne, actuellement en France. « Aujourd’hui, la gestion de cette affaire-là… Est-ce que finalement, vous ne le mettez pas dans une position confortable lui, actuellement, qui est en France ? », a demandé Oumar Gningue.

Sans se laisser emporter, Bassirou Kébé a tenu à rappeler les fondements de l’État de droit et la distinction stricte entre les pouvoirs exécutif et judiciaire. « Je pense que quand vous vous adressez à nous, j’espère que vous vous adressez à la justice, parce que ça, c’est une affaire totalement judiciaire. Vous savez, dans un État de droit, le pouvoir exécutif, la puissance publique, est soumise à la loi », a-t-il affirmé avec fermeté.

Le Directeur général de la SN HLM a précisé que c’est le Parquet judiciaire financier qui a émis le mandat d’arrêt visant Madiambal Diagne, insistant sur le caractère purement judiciaire du dossier. Selon lui, les faits reprochés à M. Diagne relèvent de la sphère financière, et non de considérations politiques ou médiatiques. « Ce monsieur a pris ses responsabilités, tout en sachant qu’il était recherché, parce qu’on le lui a notifié à l’aéroport. Il a décidé de quitter le territoire national alors que sa famille est entre les mains de la justice. C’est une affaire purement judiciaire. On lui reproche des choses financières. Ça n’a rien à voir avec la politique, ni avec la presse », a martelé Bassirou Kébé.

Face à ce qu’il considère comme une confusion entre solidarité professionnelle et responsabilité individuelle, le responsable public a tenu à interpeller directement le journaliste de la RTS. « Est-ce qu’aujourd’hui, Monsieur Gningue, si un journaliste sort tout de suite dans la rue, commet un crime, est-ce que toute la presse va se réunir pour dire qu’on le soutient parce que c’est un journaliste ? Non. C’est un crime, c’est un citoyen comme un autre, et il doit répondre devant la justice », a-t-il lancé, visiblement agacé par ce qu’il estime être un amalgame récurrent.

Dans sa conclusion, Bassirou Kébé a réaffirmé la volonté du gouvernement de laisser la justice faire son travail en toute indépendance, sans aucune interférence politique ou pression médiatique. « Cela n’a rien à voir avec nous. C’est la justice qui fait son travail, et l’État du Sénégal laissera la justice faire son travail jusqu’au bout », a-t-il insisté.

Umaro Sissoco Embaló encense Bassirou Diomaye Faye et évoque ses relations avec Macky Sall

Dans un entretien exclusif accordé à Jeune Afrique, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, s’est confié sans détour sur ses relations avec plusieurs dirigeants africains, notamment l’ancien président sénégalais Macky Sall et son successeur, Bassirou Diomaye Faye. Le chef de l’État bissau-guinéen, connu pour sa franchise et son sens de la diplomatie directe, a tenu à clarifier la nature de ses rapports avec les deux dirigeants sénégalais, insistant sur la continuité et la cordialité qui marquent ses échanges avec le président actuel du Sénégal.

« Diomaye ne m’a jamais parlé de Macky. C’est un homme qui a la tête sur les épaules. Il est très calme, poli et intelligent. Il sait que Macky est mon frère, mais il m’a montré que lui également reste mon frère », a confié Umaro Sissoco Embaló à son intervieweur, louant ainsi la maturité et la sagesse du président Bassirou Diomaye Faye. Ces propos témoignent de l’estime qu’il porte à son homologue sénégalais, qu’il décrit comme un homme réfléchi, équilibré et respectueux, malgré les changements politiques survenus à Dakar.

L’anecdote rapportée par Embaló illustre d’ailleurs la proximité entre les deux chefs d’État. « Macky est votre grand frère et moi je suis votre jeune frère », aurait déclaré Bassirou Diomaye Faye à son homologue bissau-guinéen, dans un ton empreint de respect et de fraternité. Une phrase qui semble avoir profondément marqué Embaló, lequel y voit la preuve d’une continuité diplomatique apaisée entre Dakar et Bissau, au-delà des transitions politiques.

Le président de la Guinée-Bissau a également souligné la fréquence et la qualité de sa communication avec le chef de l’État sénégalais. « Il n’y a pas une seule journée où l’on ne s’est pas envoyé de message », a-t-il révélé, mettant en lumière un lien personnel et politique fort, fondé sur la confiance et la concertation permanente.

Abdourahmane Diouf réaffirme sa loyauté à Bassirou Diomaye Faye et prône l’unité au sein de la majorité

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, par ailleurs président du parti Awalé, Abdourahmane Diouf, a une nouvelle fois tenu à clarifier sa position politique et à réaffirmer sa loyauté envers le président Bassirou Diomaye Faye. C’était ce dimanche, à l’occasion de la célébration du quatrième anniversaire de son parti, un événement marqué par une forte mobilisation de militants et de sympathisants réunis à Dakar.

Dans un discours empreint de gravité et de conviction, Abdourahmane Diouf a appelé à l’unité au sein de la majorité présidentielle, tout en adressant un message clair à ceux qui doutent de sa fidélité politique. « Je veux que les Sénégalais m’entendent, je veux ardemment qu’ils m’entendent », a-t-il déclaré avec insistance, avant de rappeler le parcours de son mouvement.

« Nous sommes un parti politique depuis le 10 juin 2024. Cela fait pourtant quatre ans que nous travaillons, et jamais pour nous, toujours pour d’autres entités politiques. Donc, que ceux qui pensent qu’Abdourahmane Diouf travaille pour son futur politique se détrompent », a-t-il lancé, visiblement en réponse aux accusations de certains partisans d’Ousmane Sonko, qui lui prêteraient des ambitions personnelles ou des intentions de division.

Le ministre de l’Environnement a tenu à clarifier sa place et celle de son parti dans la coalition au pouvoir. « Depuis que nous sommes un parti, nous n’avons jamais voté pour notre parti, toujours pour d’autres. Nous pensons que ceux-là nous sont similaires. Je suis Diomaye, Diomaye est moi », a-t-il affirmé, réitérant ainsi sa proximité et son alignement politique avec le président de la République.

Saluant la confiance que lui accorde Bassirou Diomaye Faye, Abdourahmane Diouf a également insisté sur la nécessité de préserver la cohésion au sein de la majorité et de travailler dans l’intérêt exclusif du pays. Il a appelé à « servir dans l’esprit d’unité et de responsabilité collective », soulignant que le développement durable et la gouvernance vertueuse nécessitent une synergie d’actions entre tous les acteurs de la coalition.

Taxawu Senegaal salue la mobilisation de l’opposition et dénonce les atteintes à la liberté de la presse

Le mouvement Taxawu Senegaal, dirigé par Khalifa Ababacar Sall, a tenu la première réunion de son Secrétariat politique national provisoire à son siège de Sacré-Cœur, marquant une étape jugée « décisive » dans l’affirmation de sa vision pour le Sénégal. Dans un communiqué publié le 1er novembre, la formation politique s’est félicitée du « succès éclatant » de la marche pacifique de l’opposition réunie au sein du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR).

Le mouvement estime que cette mobilisation illustre « la maturité politique du peuple sénégalais » et son attachement indéfectible aux valeurs de justice, de liberté et de dignité. Il a, à cet égard, invité les citoyens à demeurer vigilants et mobilisés face à toute tentative de remise en cause des fondements de l’État de droit et des libertés publiques.

Toutefois, Taxawu Senegaal a exprimé sa vive préoccupation quant aux récentes atteintes à la liberté de la presse. Le mouvement a dénoncé « avec la plus grande fermeté » les « irruptions violentes » des forces de l’ordre dans les rédactions de 7TV et de la RFM, ainsi que l’arrestation arbitraire des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall. Ces actes sont, selon le communiqué, « des vaines tentatives de musellement » traduisant « l’état d’esprit d’un régime inquiet de la vérité ». Taxawu Senegaal a réclamé la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques et prisonniers d’opinion.

Abordant la question des collectivités territoriales, le parti a déploré les « graves tensions de trésorerie » auxquelles sont confrontées les mairies, en raison de la lenteur dans la mise à disposition des ressources qui leur sont légalement dues par l’État. Le communiqué cite notamment le Fonds de dotation de la décentralisation, le Fonds d’équipement des collectivités territoriales, la CEL-VA, les ristournes fiscales, les dotations du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN), ainsi que la taxe sur l’électricité consommée. Si le versement du PACASEN 2025 a été récemment effectué, les allocations relatives à l’exercice 2024 demeurent impayées, aggravant les contraintes budgétaires et compromettant la continuité du service public local.

Sur le plan socio-économique, Taxawu Senegaal a exprimé son inquiétude face à la hausse de 6 % de la dette intérieure, jugée déjà « exorbitante ». Cette évolution pèserait lourdement sur l’économie nationale en réduisant la marge de manœuvre budgétaire, au détriment des investissements structurants dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et de la santé.

Les répercussions sur les ménages sont également au cœur des préoccupations du mouvement. Le communiqué souligne que les familles sénégalaises subissent les effets de cette situation à travers l’alourdissement de la pression fiscale, la baisse du pouvoir d’achat et une vulnérabilité économique accrue. À cela s’ajoutent des difficultés d’accès aux soins de santé, souvent jugés trop coûteux, ce qui accentue la précarité de nombreuses couches sociales.

Le parti a également évoqué les conséquences dévastatrices des inondations récurrentes, notamment dans certaines localités de Touba, de la vallée du fleuve, de la Falémé et de la région de Tambacounda, où les populations, selon lui, sont laissées à elles-mêmes en l’absence de mesures structurelles durables pour atténuer leur détresse.

S’agissant du secteur privé national, particulièrement celui du Bâtiment et des Travaux publics (BTP), Taxawu Senegaal a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés persistantes dues au non-paiement des créances par l’État, compromettant ainsi la viabilité économique de nombreuses entreprises et menaçant des milliers d’emplois.

Dans le secteur agricole, le mouvement a exhorté le gouvernement à se concentrer rigoureusement sur la préparation de la campagne de commercialisation des productions, notamment celles de l’arachide, du riz et du maïs. Il a aussi appelé les autorités à renforcer les appuis destinés aux producteurs de la campagne horticole de saison froide et à trouver des solutions durables face aux pertes post-récoltes, estimées à plus de 30 %, en raison d’une carence dramatique en infrastructures de stockage et de conservation.

Concernant l’éducation, Taxawu Senegaal a invité l’État à honorer ses engagements envers les enseignants décisionnaires afin de garantir une année scolaire apaisée. Le mouvement demande la correction des disparités salariales, le reclassement effectif et la régularisation du statut de cette catégorie d’enseignants.

Enfin, le parti de Khalifa Ababacar Sall a réaffirmé son ancrage au sein du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) et a salué le travail remarquable accompli par ses structures dans le cadre du recensement en cours. Il a encouragé ses militants à poursuivre la dynamique d’organisation, de proximité et de mobilisation pour de nouvelles conquêtes démocratiques et citoyennes.

Téra-meeting du 8 novembre : Abdou Mbow fustige Ousmane Sonko et appelle à des actions concrètes pour les Sénégalais

Le député Abdou Mbow, membre de l’Alliance pour la République (APR) et figure de l’opposition, s’est vivement exprimé sur le « Téra-meeting » annoncé par le Premier ministre Ousmane Sonko pour le 8 novembre prochain. Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) sur Iradio, ce dimanche 2 novembre, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a jugé inopportune l’organisation d’un tel rassemblement, estimant que le gouvernement devrait se concentrer sur la résolution des problèmes quotidiens des Sénégalais plutôt que sur des initiatives à caractère politique.

Dans son intervention, Abdou Mbow a rappelé que le rôle premier d’un gouvernement est d’apporter des solutions concrètes aux préoccupations de la population. « La mission du pouvoir en place, c’est de trouver des solutions pour le Sénégal, c’est de trouver des solutions pour les Sénégalais », a-t-il affirmé avec insistance. Selon lui, les priorités du pays sont ailleurs : la lutte contre la vie chère, la création d’emplois pour les jeunes et la baisse des prix de l’électricité et de l’eau. L’élu a reproché au gouvernement actuel d’avoir maintenu, voire aggravé, certaines mesures fiscales qui alourdissent le coût de la vie. « L’eau a augmenté à cause des taxes issues de leurs propres lois. Ils doivent travailler à tout faire pour que la vie chère soit un mauvais souvenir », a-t-il déclaré.

Abdou Mbow n’a pas caché son agacement face à ce qu’il considère comme un détournement de l’attention publique. Pour lui, l’organisation d’un meeting à un moment où de nombreuses familles peinent à joindre les deux bouts relève d’une mauvaise appréciation des priorités nationales. « Ils n’ont pas à organiser de marches, ni de meetings. Pourquoi ? Pour prendre l’argent des Sénégalais et faire du n’importe quoi », a-t-il martelé. Ces propos traduisent une critique frontale d’une gouvernance qu’il juge plus préoccupée par la communication politique que par la gestion des urgences économiques et sociales.

Le député a également mis en lumière la dualité de fonctions d’Ousmane Sonko, à la fois Premier ministre et président de son parti, le PASTEF. Pour lui, cette double casquette comporte des risques de confusion entre les responsabilités gouvernementales et les ambitions partisanes. « Le Premier ministre est président d’un parti politique, mais il reste avant tout le chef du gouvernement. Son parti doit l’aider à régler les problèmes des Sénégalais, pas à organiser des meetings pour insulter les gens », a-t-il lancé.

Abdou Mbow a par ailleurs évoqué le rôle que doit jouer l’opposition dans le contexte actuel. Il estime que le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), coalition issue de l’ancienne majorité présidentielle, doit s’impliquer davantage dans la recherche de solutions aux difficultés que traverse le pays. « Le FDR ne peut pas ne pas participer à tout ce qui peut abréger les souffrances des populations », a-t-il soutenu. Pour lui, cette implication s’inscrit dans une logique de construction d’une alternative crédible en vue de l’échéance électorale de 2029, qu’il considère comme une opportunité de redonner espoir aux citoyens.

En conclusion, Abdou Mbow a appelé le gouvernement à privilégier les politiques publiques concrètes et mesurables plutôt que les démonstrations de force sur la place publique. À ses yeux, le « Téra-meeting » annoncé par Ousmane Sonko est loin de répondre aux attentes d’une population qui aspire avant tout à une amélioration de ses conditions de vie. Le 8 novembre s’annonce ainsi comme un moment de vérité politique, où la capacité du Premier ministre à concilier engagement partisan et responsabilité étatique sera mise à l’épreuve face à des citoyens de plus en plus exigeants.

« Mamadou Diop Decroix : l’unité Sonko-Diomaye, clé de la stabilité et de la transformation du Sénégal »

Lors de son passage à l’émission « En vérité » sur Radio Sénégal, Mamadou Diop Decroix, ancien ministre et leader du parti Aj/PADS, a livré une analyse approfondie sur la gouvernance actuelle et la dynamique du duo présidentiel composé de Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, et d’Ousmane Sonko, Premier ministre.

Interrogé sur la comparaison fréquente entre le tandem Sonko-Diomaye et le célèbre binôme Senghor-Dia, Decroix a été catégorique : « On ne peut pas comparer ces deux binômes. La relation entre Senghor et Mamadou Dia n’est pas la même. » Selon lui, le contexte historique et institutionnel des deux périodes est radicalement différent. Il a rappelé que Senghor était alors président du parti et Dia, son ami et président du Conseil, un poste qui concentrait l’essentiel des pouvoirs exécutifs sous le système de l’époque. Aujourd’hui, la situation est inversée : Sonko est le président du parti Pastef, tandis que Bassirou Diomaye Faye occupe la fonction de Président de la République, détenant la majorité des prérogatives, conformément à la Constitution sénégalaise inspirée du modèle gaulliste, mise en place après l’éviction de Mamadou Dia.

Mamadou Diop Decroix a également souligné que le parcours commun de Sonko et Diomaye, marqué par la prison et les épreuves, constitue un facteur distinctif de leur relation. Il estime que cette expérience partagée peut être un atout pour la stabilité du pays, à condition que le tandem reste uni et cohérent dans ses actions. Pour Decroix, le déséquilibre actuel entre le président du parti et le président de la République appelle à une réflexion sur un éventuel rééquilibrage des pouvoirs, afin de renforcer l’efficacité de la gouvernance et d’éviter les tensions internes.

Le leader politique a insisté sur l’importance cruciale de la cohésion entre Sonko et Diomaye pour la stabilité nationale, avertissant que toute rupture ou mésentente pourrait avoir des conséquences graves pour le pays. Cette unité est d’autant plus nécessaire que le contexte sécuritaire régional demeure préoccupant. Mamadou Diop Decroix a évoqué la menace djihadiste, avec notamment la présence du JNIM au Mali, près de la frontière sénégalaise à Jiboly et Kidira, rappelant que la stabilité interne et la vigilance face aux risques externes sont intimement liées.

Arrestation de journalistes : Me Moussa Diop dénonce une “atteinte grave” à la liberté de la presse

Les interpellations des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique sénégalaise. Invité de l’émission Le Grand Jury ce dimanche 2 novembre sur la RFM, l’avocat et leader du parti Alternative Générationnelle/Jotna (AG/Jotna), Me Moussa Diop, a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie d’« atteinte inacceptable à la liberté de la presse ».

« Ce qui s’est passé dépasse l’entendement. On a franchi le rubicond », a déclaré Me Diop, manifestement outré par ces arrestations qu’il juge « incompréhensibles ». Selon lui, le gouvernement doit impérativement revoir sa manière de gérer les rapports avec la presse, en privilégiant le dialogue et la retenue plutôt que la répression. « Je demande au régime actuel d’avoir de la retenue et de laisser les journalistes faire leur travail en toute responsabilité », a-t-il lancé, dénonçant une dérive qui menace, selon lui, les acquis démocratiques du pays.

L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk a condamné « avec la plus grande fermeté » ces interpellations qu’il estime contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit. Pour Me Diop, il est inacceptable de criminaliser le travail journalistique sous prétexte d’entretiens ou de publications. « Aucun texte n’interdit à un journaliste de faire un entretien avec quelqu’un qui est recherché ou sous le coup d’un mandat d’arrêt », a-t-il martelé, rappelant que le rôle du journaliste est d’informer, quelles que soient les circonstances.

Cette affaire, qui intervient dans un contexte de tension entre le pouvoir et une partie de la presse, continue d’alimenter le débat national sur la liberté d’expression et le respect des droits des journalistes au Sénégal. De nombreux acteurs politiques, syndicaux et de la société civile appellent à la libération sans condition des journalistes concernés et à une réforme en profondeur des relations entre les autorités et les médias.

Le parti Awalé célèbre son quatrième anniversaire en présence d’Aminata Touré

Le parti Awalé, dirigé par Dr Abdourahmane Diouf, a célébré ce dimanche 2 novembre 2025 son quatrième anniversaire lors d’une cérémonie solennelle tenue au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES). L’événement, marqué par une forte mobilisation, a réuni militants, sympathisants et plusieurs personnalités politiques venus témoigner leur soutien à la formation politique.

Dès les premières heures de la matinée, l’ambiance était à la fête au CICES, où les couleurs du parti Awalé dominaient. Des chants, des slogans et des banderoles retraçaient le parcours du mouvement depuis sa création, rappelant les valeurs d’engagement, d’éthique et de patriotisme prônées par Dr Abdourahmane Diouf.

Dans son allocution, le leader du parti est revenu sur le chemin parcouru par Awalé depuis 2021, saluant la fidélité de ses militants et la constance de leur engagement. Il a souligné les efforts consentis par la formation pour s’imposer comme une force politique crédible dans le paysage sénégalais. Dr Diouf a également insisté sur la nécessité d’un débat politique axé sur les idées et la vision, plutôt que sur les querelles partisanes.

Mais la grande surprise de la journée est venue de la présence remarquée d’Aminata Touré, Haut représentant du Président de la République. L’ancienne Première ministre a tenu à assister personnellement à la cérémonie, un geste salué par de nombreux observateurs comme un signe d’ouverture et de respect mutuel entre responsables politiques, malgré les différences de parcours et de positionnement.

Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre Aminata Touré arrivant au CICES, accueillie avec chaleur par Dr Abdourahmane Diouf. Les deux personnalités ont échangé des salutations cordiales avant qu’elle ne prenne place aux côtés des invités d’honneur, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

La présence de Mme Touré a été interprétée par certains comme un symbole d’unité nationale et de dialogue entre acteurs politiques, dans un contexte où le Sénégal cherche à consolider sa démocratie et à renforcer la cohésion sociale.

Abdou Mbow dénonce les arrestations arbitraires de journalistes et appelle à la transparence

Le député Abdou Mbow a vivement condamné les récentes arrestations de journalistes au Sénégal, qu’il qualifie « d’arbitraires » et contraires aux principes fondamentaux de la démocratie. Selon lui, ces interpellations illustrent une dérive inquiétante du pouvoir en place et traduisent une volonté manifeste de restreindre la liberté d’expression.

S’exprimant sur la situation, Abdou Mbow a rappelé que plusieurs confrères ont été arrêtés après avoir simplement réalisé des interviews avec le journaliste Madiambal Diagne. Ces derniers ont par la suite été libérés, mais l’épisode laisse planer de sérieuses interrogations sur l’état des libertés publiques dans le pays.

Le député a également évoqué la coupure des signaux de la TFM et de 7TV, qu’il considère comme une autre forme d’atteinte à la liberté de la presse. Pour lui, ces coupures ne sont rien d’autre qu’un signe de « peur du régime face à la force de la vérité et à la liberté d’expression ».

Abdou Mbow a notamment cité le cas de Maïmouna Ndour Faye, l’une des rares femmes patronnes de presse au Sénégal, et celui de Babacar Fall, tous deux arrêtés pour avoir, selon lui, « simplement fait leur travail de journalistes ». Il estime que ces arrestations constituent une grave entorse aux principes démocratiques et envoient un signal négatif à la communauté nationale et internationale sur la situation des droits et libertés dans le pays.

Il s’est toutefois félicité de la mobilisation de la société civile, de la presse et des forces démocratiques, qui ont permis de faire reculer le régime et d’obtenir la libération des journalistes interpellés. Pour Abdou Mbow, cette solidarité démontre que la démocratie sénégalaise peut encore compter sur des citoyens vigilants et déterminés à défendre la liberté d’informer.

Dans son appel, le député a insisté sur la nécessité d’apporter des éclaircissements quant aux circonstances de ces arrestations. Il a exigé que les responsabilités soient clairement établies afin de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et dans le système judiciaire. « Il est primordial de savoir qui a donné les ordres et pourquoi », a-t-il déclaré, tout en appelant à la transparence totale des procédures.

Ousmane Diop plaide pour la liberté de la presse et le dialogue politique national

Le leader politique thiessois, Ousmane Diop, président du mouvement AWA, est sorti de son silence pour se prononcer sur l’arrestation récente de plusieurs journalistes dans le cadre de l’affaire Madiambal Diagne. Actuellement en dehors du pays, le responsable politique a tenu à exprimer son soutien ferme à Maïmouna Ndour Faye, Babacar Fall et Madiambal Diagne, qu’il considère comme des acteurs essentiels du paysage médiatique sénégalais.

Dans sa déclaration, Ousmane Diop a vivement déploré la situation préoccupante que traverse la presse nationale, confrontée selon lui à une série d’obstacles grandissants sous le régime actuel. Il a notamment évoqué la fermeture de certains médias, l’arrestation de chroniqueurs et le retrait d’agréments, qu’il estime être des mesures contraires aux principes démocratiques. Pour lui, « les médias constituent un pilier fondamental de toute démocratie digne de ce nom » et méritent d’évoluer dans un environnement où la liberté d’expression est protégée et respectée.

Tout en dénonçant ces dérives, M. Diop a invité le chef de l’État à adopter une posture d’ouverture et de hauteur, en se mettant « au-dessus de la mêlée » pour rétablir un climat apaisé. Il a insisté sur la nécessité de corriger les anomalies constatées, tout en privilégiant le dialogue national. Selon lui, seule une démarche inclusive et constructive permettra de garantir la paix, la sécurité, la stabilité et la relance économique du Sénégal.

Abordant le terrain politique, le président du mouvement AWA a exhorté le président de la République à reconnaître Amadou Bâ comme chef de l’opposition, en vertu de sa deuxième place lors de la présidentielle de 2024. « Il est arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle. Alors, le statut de chef de l’opposition lui revient de droit », a soutenu Ousmane Diop. Il a par ailleurs mis en avant les qualités humaines et les compétences politiques de son mentor, qu’il estime être « un homme d’État visionnaire, dont l’expérience et le patriotisme devraient être mis au service de la nation tout entière ».

Dans la même dynamique, Ousmane Diop a appelé à la libération du fils d’Amadou Bâ, tout en saluant la retenue et la dignité de l’ancien Premier ministre. « Amadou Bâ ne s’est jamais prononcé publiquement sur l’arrestation de son fils, contrairement à d’autres hommes politiques qui crient sur tous les toits dès qu’un de leurs proches est concerné », a-t-il déclaré.

Enfin, le leader thiessois n’a pas manqué d’égratigner certains acteurs de la société civile, qu’il accuse de « dériver vers la politique partisane » au détriment de leur rôle de veille et de défense des intérêts du peuple sénégalais. Pour lui, ces comportements discréditent l’engagement citoyen et fragilisent davantage la confiance des populations envers les institutions.

Zahra Iyane Thiam appelle à un sursaut national : « Que le pays se mette enfin au travail »

Dans un message publié ce samedi à l’occasion de la fête de la Toussaint, l’ancienne ministre Zahra Iyane Thiam a livré une réflexion empreinte de spiritualité et d’engagement citoyen sur la gouvernance et la situation actuelle du pays. Dans un ton à la fois serein et ferme, elle a prié pour un retour à l’essentiel : le travail collectif et la responsabilité partagée au service de la nation.

« Alhamdoullilahi, le Tout-Puissant m’a toujours préservée de la tentation de m’approprier le Travail et les résultats d’autrui », a-t-elle d’abord écrit, marquant sa distance avec les pratiques qu’elle juge contraires à l’éthique publique. Pour Zahra Iyane Thiam, la véritable essence du pouvoir réside dans l’écoute, la compréhension et l’action au bénéfice du peuple.

« Gouverner, c’est écouter, comprendre, agir, partager et redistribuer », a-t-elle rappelé, soulignant que la gestion d’un pays ne saurait se réduire à la répression ou aux querelles de personnes. Elle a ainsi dénoncé les dérives d’une gouvernance fondée sur la confrontation et les règlements de comptes : « Ce n’est ni réprimer, ni polémiquer stérilement, ni régler ses comptes imaginaires dans les réseaux et autres médias. »

Dans son message, l’ancienne ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire a également lancé un appel vibrant à la mobilisation nationale autour du travail et de la responsabilité collective. Pour elle, le pays doit se détourner des débats stériles pour se consacrer à la construction d’un avenir meilleur. « Je prie le Tout-Puissant pour que ce pays se mette enfin au travail », a-t-elle conclu, en souhaitant à ses compatriotes une bonne fête de la Toussaint.

Thierno Alassane Sall alerte sur le risque d’embrasement régional lié à la crise malienne

Le député et ancien ministre Thierno Alassane Sall a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation rapide de la situation sécuritaire au Mali, qu’il juge particulièrement préoccupante pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans une tribune publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), l’homme politique sénégalais met en garde contre les conséquences régionales d’un possible effondrement de l’État malien, appelant à une réaction urgente des pays voisins, notamment du Sénégal.

Selon Thierno Alassane Sall, le Mali se trouve aujourd’hui à un tournant critique. Il estime que le régime en place à Bamako « a épuisé toutes ses cartouches » et ne dispose plus des moyens nécessaires pour endiguer la progression des groupes armés, en particulier du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. « Si le Mali venait à tomber entre les mains des rebelles, ce seraient des factions djihadistes rivales qui s’affronteraient dans des guerres interminables. La contagion à d’autres pays de la sous-région serait difficile à éviter, en tout cas au prix d’un virage sécuritaire qui ruinerait toute perspective de développement économique pour des décennies », a-t-il prévenu.

L’ancien ministre de l’Énergie insiste sur l’urgence d’une mobilisation concertée des États ouest-africains afin d’éviter un effet domino. Il appelle particulièrement le Sénégal à « prendre l’initiative », estimant que le pays se trouve « tout près de l’épicentre du cataclysme ». Pour lui, Dakar doit jouer un rôle moteur dans la mise en place d’une stratégie régionale de prévention et de stabilisation, avant que la crise malienne ne déborde ses frontières.

Thierno Alassane Sall attire également l’attention sur les conséquences économiques et humanitaires qu’un effondrement du Mali pourrait engendrer. Il évoque le risque d’un afflux massif de réfugiés vers les pays voisins, la pression accrue sur les infrastructures sénégalaises — notamment le port de Dakar —, ainsi que la perturbation des échanges commerciaux dans toute la sous-région. À cela s’ajoute, selon lui, la montée probable de l’insécurité à la frontière orientale du Sénégal, qui pourrait devenir une zone de transit ou de repli pour des groupes armés.

Au-delà de l’aspect strictement sécuritaire, le député établit un parallèle entre la crise malienne et les dérives qu’il observe dans la gouvernance sénégalaise. Il dénonce « l’aveuglement » du pouvoir en place, qu’il accuse de sous-estimer la gravité des menaces extérieures et de fragiliser la résilience nationale. « Rarement le Sénégal n’a été aussi exposé », affirme-t-il, estimant qu’une vigilance accrue et un dialogue politique sincère sont indispensables pour préserver la stabilité du pays.

Talla Sylla appelle à la défense de la République et prône la voie du “ÑATAMAL” face à l’arrogance du pouvoir

Le leader du parti Jëf Jël, Talla Sylla, a lancé un appel fort à l’endroit des citoyens sénégalais, les invitant à se mobiliser à travers la marche du Front pour la défense de la République (FDR) afin de protéger la démocratie et les institutions républicaines. Pour l’ancien maire de Thiès, cette mobilisation est une réponse nécessaire « face à ceux qui menacent notre Démocratie et notre République par l’arrogance et le mépris ».

Dans une déclaration empreinte de fermeté et de lucidité politique, Talla Sylla a dénoncé ce qu’il qualifie de « stratégie du vide et de l’insolence » adoptée par le pouvoir en place, qu’il résume par le terme populaire de « Gatsa-Gatsa ». Cependant, le leader de Jëf Jël a tenu à préciser que son camp ne répondra pas à la provocation ni à l’invective. « Nous avons choisi une voie supérieure : la voie du ÑATAMAL », a-t-il déclaré, introduisant un concept qui résume selon lui la philosophie d’action du FDR.

Le « ÑATAMAL », explique Talla Sylla, est une stratégie d’« encombrement de l’espace public » par l’action et la rigueur. Ce concept repose sur trois piliers essentiels : la rigueur, la pertinence et la proposition. La rigueur, d’abord, se veut une réponse méthodique à ce qu’il perçoit comme l’arrogance et le mépris du pouvoir. « Face à leur arrogance, nous opposons la compétence. Face à leurs mensonges, nous opposons les faits, les dossiers et les chiffres. Nous ne les laisserons pas imposer un débat vide », a insisté l’ancien ministre.

Le second pilier, la pertinence, traduit la volonté de son mouvement de s’éloigner des querelles personnelles et stériles. Talla Sylla a souligné que le combat politique doit se recentrer sur les préoccupations réelles des citoyens : le coût de la vie, la justice sociale, la bonne gouvernance et la gestion transparente des ressources nationales. « Notre pressing est celui du peuple, sur le terrain, dans les marchés, pas dans les salons », a-t-il martelé, appelant à un engagement de proximité.

Enfin, la proposition constitue le troisième axe de la démarche du « ÑATAMAL ». Le leader de Jëf Jël affirme que l’opposition ne saurait se limiter à la critique, mais doit offrir des alternatives crédibles à chaque défaillance du pouvoir. « Face à chaque échec du pouvoir, nous encombrons l’espace avec des solutions alternatives crédibles », a-t-il expliqué, rappelant que c’est là l’esprit même de son parti Jëf Jël, fondé sur l’action constructive et la responsabilité citoyenne.

Dans le même élan, Talla Sylla a rappelé que sa méthode politique repose sur « la force tranquille contre l’arrogance fébrile ». L’ancien ministre conseiller à la Présidence a assuré que son mouvement reste déterminé à défendre les intérêts du peuple sénégalais avec constance et discernement. « Nous sommes là, chaque jour, calmes, déterminés et présents sur tous les fronts pour défendre vos intérêts avec mesure et détermination », a-t-il conclu.

Guy Marius Sagna obtient des réponses officielles du gouvernement sur des questions majeures touchant le Sénégal et la diaspora

Le parlementaire Guy Marius Sagna a reçu récemment des réponses officielles du gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, à cinq questions écrites portant sur des préoccupations cruciales affectant plusieurs régions du Sénégal ainsi que la diaspora sénégalaise. Ces réponses traduisent une volonté manifeste des autorités de prendre en charge progressivement les problèmes soulevés par le député, dans un contexte où le suivi parlementaire s’intensifie.

Sur la question de la construction du Centre départemental de formation professionnelle (CDFP) de Mbacké, le gouvernement annonce que le processus de recrutement du maître d’œuvre est en phase de finalisation. Le démarrage des travaux est prévu dès le premier trimestre 2026. Le budget alloué à ce projet s’élève à 7 milliards de francs CFA et comprend non seulement la construction, mais également l’équipement complet du centre. Cette initiative vise à renforcer l’offre de formation professionnelle dans la région, répondant ainsi à un besoin criant en matière de développement des compétences.

S’agissant des émoluments des chefs de village de Niaguiss, le gouvernement a reconnu l’existence de retards de paiement. Ces difficultés sont liées à la mise en œuvre de la plateforme E-paiement via Mobile Money, confrontée à des problèmes d’identification des titulaires de numéros de téléphone ainsi qu’à des comptes inactifs ou plafonnés. Des mesures correctives ont été mises en place pour assurer le versement des indemnités à tous les chefs de village concernés. Parallèlement, la production des cartes professionnelles est en cours, avec une remise progressive prévue dans les prochaines semaines.

La question de la corruption routière sur les axes Ziguinchor-Goudomp et Mbour-Fatick a également été abordée. Le ministère de l’Intérieur prévoit de généraliser l’usage de terminaux automatiques (PDA) permettant la délivrance de quittances du Trésor pour les amendes forfaitaires. Cette mesure vise à réduire les pratiques de corruption en améliorant la traçabilité des paiements. Le ministère encourage par ailleurs les citoyens à dénoncer tout abus auprès des autorités compétentes afin de permettre des sanctions appropriées.

Enfin, la situation des Sénégalais résidant à Tenerife, en Espagne, a été prise en compte. Le ministère des Affaires étrangères a reconnu les difficultés rencontrées par les compatriotes, liées à l’éloignement du consulat général basé à Madrid, situé à près de 2 000 km de Tenerife. Depuis la cessation des fonctions du consul honoraire en 2022, un nouveau profil est en cours d’identification. Le ministère examine également la possibilité d’ouvrir une agence consulaire dans les îles Canaries afin de mieux répondre aux besoins des Sénégalais expatriés dans cette région.

Barthélémy Dias dénonce une « promesse insensée » du gouvernement sur la baisse des prix de l’électricité

Le leader du mouvement politique Sénégal Bi Nu Bokk, Barthélémy Dias, s’est montré particulièrement critique à l’égard des récentes annonces du Premier ministre concernant une baisse des prix de l’électricité prévue en 2026. Dans des propos rapportés par le journal L’As, l’ancien maire de Dakar a qualifié cette promesse de « démagogique » et d’« irréaliste », estimant qu’elle ne repose sur aucune base économique sérieuse.

Lors d’un point de presse tenu hier, Barthélémy Dias a déclaré que « la promesse de faire baisser les prix de l’électricité, du gaz, du pétrole et des produits pétroliers est techniquement improbable ». Il a jugé cette annonce « insensée », soulignant qu’elle n’était appuyée par « aucune rationalité économique ». L’opposant s’est interrogé sur la faisabilité de ce projet, rappelant que plusieurs promesses gouvernementales demeurent sans concrétisation. « Où en est-on avec la promesse de mettre fin aux importations de gaz en 2026 ? Les infrastructures nationales sont-elles prêtes ? Les réseaux gaziers pour l’exploitation existent-ils ? », a-t-il lancé.

Barthélémy Dias a exhorté le gouvernement à accélérer la mise en place des oléoducs afin de permettre une réelle baisse des prix de l’énergie. Il a regretté que « les ménages sénégalais continuent de payer leur gaz plus cher qu’à Abidjan ou à Lomé », et dénoncé « les tarifs du carburant, parmi les plus élevés de la zone UEMOA ». Une situation qu’il a qualifiée d’« aberrante pour un pays producteur de gaz et de pétrole ».

Mais au-delà de la question énergétique, le leader de Sénégal Bi Nu Bokk a insisté sur la profondeur de la crise que traverse le pays, qu’il considère comme « à la fois budgétaire et morale ». Selon lui, le gouvernement pratique une politique de « rétention d’informations », notamment sur la situation de la dette publique. « Le gouvernement parle de dette cachée mais refuse toujours de publier un rapport clair sur la dette nationale », a-t-il affirmé dans les colonnes de L’As. Il a également interpellé les autorités sur le manque de transparence : « À ce stade, je demande aux autorités de publier les rapports comme le stipulent les textes. Où en est-on avec le rapport de l’Inspection générale des finances, celui de la Cour des comptes et celui du cabinet Mazars ? On nous parle de dette cachée, mais qu’en est-il des rapports cachés ? », a-t-il fustigé.

Barthélémy Dias n’a pas épargné non plus les institutions financières internationales. Il a appelé Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à faire preuve de « retenue » et de « respect envers le peuple sénégalais » lorsqu’elle se prononce sur la situation économique du pays. Selon lui, il est dangereux d’accorder du crédit à des déclarations officielles qu’il juge « tronquées » ou « incomplètes ».

Face à ce qu’il qualifie de « politique d’illusions », l’opposant appelle à une mobilisation citoyenne et pacifique. Il a invité les Sénégalais à rejoindre le mouvement “Rappel à l’ordre”, qui prévoit une marche le 8 novembre, ainsi que la manifestation du 31 octobre organisée par la plateforme Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDDR).

Baisse des eurobonds sénégalais : quand les annonces économiques de Sonko inquiètent les marchés financiers

Les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko sur une prochaine réduction des prix de l’électricité et des produits pétroliers ont provoqué une réaction immédiate sur les marchés financiers. Cette annonce, bien accueillie par une grande partie de la population, a en revanche suscité des inquiétudes parmi les investisseurs internationaux, entraînant une baisse sensible des eurobonds sénégalais.

Le mécanisme derrière cette chute s’explique par la manière dont les marchés évaluent le risque financier d’un État. Les investisseurs qui achètent les obligations souveraines d’un pays — en l’occurrence les eurobonds du Sénégal — se fondent sur la capacité de ce pays à honorer ses dettes. Lorsqu’une politique publique laisse entrevoir une augmentation des dépenses de l’État sans compensation budgétaire claire, elle est perçue comme un signe de vulnérabilité financière.

En annonçant la baisse des tarifs de l’énergie, le gouvernement s’engage implicitement à subventionner davantage les coûts de production et d’importation. Cela représente une charge budgétaire immédiate, qui creuse potentiellement le déficit public. Or, un déficit plus élevé accroît mécaniquement le risque de défaut, c’est-à-dire la possibilité que l’État ne puisse pas rembourser ses créanciers à temps ou dans les conditions prévues.

Cette perception de risque est cruciale pour les investisseurs. Les eurobonds, qui sont des titres cotés sur les marchés internationaux, voient leur prix évoluer en fonction de la confiance que les marchés accordent à l’émetteur. Dès que cette confiance s’érode, la demande pour ces titres diminue, ce qui fait baisser leur valeur. C’est exactement ce qui s’est produit après les propos de Sonko : l’eurobond sénégalais à échéance 2028 a reculé à 82,9 cents pour un dollar nominal, traduisant une hausse du rendement exigé par les investisseurs pour compenser le risque perçu.

En clair, plus les investisseurs estiment que le Sénégal devient risqué, plus ils réclament une rémunération élevée pour prêter de l’argent, ce qui se traduit par une chute du prix des obligations déjà émises.

À cette tension budgétaire s’ajoute un contexte de surveillance accrue par les institutions internationales. La présence du Fonds monétaire international (FMI) à Dakar a renforcé l’attention portée à la politique économique du gouvernement. Toute mesure jugée « non coordonnée » avec le FMI est immédiatement interprétée comme un signal de désaccord potentiel, susceptible de compromettre un futur programme d’appui financier. Cette incertitude vient nourrir davantage les craintes des investisseurs.

Ainsi, la combinaison d’une annonce à fort impact social mais budgétairement coûteuse, d’un déficit perçu en hausse et de doutes sur la coordination avec le FMI explique la réaction immédiate et négative des marchés. Les eurobonds sénégalais, thermomètre de la confiance internationale, ont donc logiquement subi les conséquences de cette perception accrue du risque souverain.

Guy Marius Sagna accuse Doudou Ka d’un scandale financier de 25 milliards F CFA

Le député Guy Marius Sagna a jeté un pavé dans la mare en dévoilant, sur ses réseaux sociaux, de graves accusations à l’encontre de l’ancien directeur général de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD SA) et ex-ministre, Doudou Ka. Selon l’élu, ce dernier serait impliqué dans un possible scandale financier portant sur l’achat de cinq petits avions pour un montant global estimé à 25 milliards de francs CFA.

Dans sa publication, Guy Marius Sagna affirme détenir des informations selon lesquelles Doudou Ka aurait procédé à l’acquisition de ces appareils, chacun coûtant environ cinq milliards de francs CFA, malgré leur capacité limitée à moins de vingt passagers. « Il m’est revenu que l’ancien ministre Doudou Ka a acheté cinq petits avions de moins de 20 places à cinq milliards de francs CFA l’unité. L’Assemblée nationale sera saisie », a déclaré le parlementaire.

Pour le député, connu pour son ton tranchant et ses prises de position radicales, une telle opération s’apparente à une manœuvre de surfacturation. « Évidemment, si c’est le cas, c’est un détournement de l’argent des Sénégalais à travers des manœuvres de surfacturation », a-t-il ajouté. Sagna estime que ce dossier illustre une nouvelle fois la manière dont les fonds publics sont gérés par certains responsables, qu’il accuse d’avoir fait de la corruption une méthode de gouvernance.

Poussant plus loin ses accusations, Guy Marius Sagna lie la « fuite » supposée de Doudou Ka à ces affaires financières. « C’est peut-être une des raisons de sa fuite. Des fuyards comme l’ancien ministre Doudou Ka, il y en a plusieurs », a-t-il lancé, sans préciser où se trouverait actuellement l’ancien ministre.

Le député de la coalition d’opposition ne s’est pas limité à dénoncer l’ancien ministre. Il a également mis en cause une partie de la presse sénégalaise, qu’il accuse de complicité dans la dissimulation des faits et d’allégeance aux puissances étrangères. « Une partie de la presse sénégalaise est au service de ces fuyards. Certains ont cessé d’être des journalistes et sont en réalité des auxiliaires néocoloniaux », a-t-il fustigé.

Sagna appelle ainsi à une introspection sur le rôle des médias dans la société sénégalaise, accusant certains organes d’être « au service d’intérêts étrangers ». « À nous de voir de quelle manière réduire leur capacité néocoloniale de nuisance », a-t-il conclu, promettant de défendre ce qu’il appelle « les droits des vrais journalistes » face à ceux qu’il qualifie de « proxys néocoloniaux ».

Le parlementaire a également annoncé son intention de saisir officiellement l’Assemblée nationale pour que la lumière soit faite sur cette affaire qu’il juge « symptomatique d’un système de corruption endémique ». Si ses accusations venaient à être confirmées, elles pourraient ouvrir un nouveau front politico-judiciaire au sein du paysage sénégalais, déjà marqué par de nombreux scandales financiers.

Marius Sagna tacle le groupe parlementaire de Pastef : « Un an sans initiative, malgré 10 millions par mois »

Invité hier sur le plateau de Walf TV, le député Marius Sagna a livré une sortie très remarquée sur la gestion du groupe parlementaire de Pastef à l’Assemblée nationale. Le parlementaire, connu pour son franc-parler, n’a pas mâché ses mots à l’égard de ses collègues, qu’il accuse de passivité et de manque d’initiative malgré les importants moyens financiers dont ils disposent.

« Nous avons 10 millions par mois. En un an, le groupe parlementaire de Pastef n’a même pas pu déposer une seule initiative parlementaire », a déploré Marius Sagna, visiblement frustré par ce qu’il considère comme une inertie injustifiée. Selon lui, le groupe majoritaire a toutes les cartes en main pour impulser une véritable dynamique législative, mais ne parvient pas à transformer son potentiel en actions concrètes.

Le député a tenu à rappeler que le travail parlementaire requiert rigueur, savoir-faire et préparation. « La matière législative, si tu ne l’apprends pas, tu ne peux pas la faire. Il faut payer des gens qui ont la connaissance », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur des experts capables d’élaborer des textes solides et conformes aux exigences du droit parlementaire.

Pour Marius Sagna, il ne suffit pas d’avoir la majorité pour être efficace. Encore faut-il, selon lui, savoir mobiliser les ressources humaines adéquates. « Notre groupe parlementaire a la majorité, il a de l’argent, donc il peut déposer n’importe quel projet de loi. Mais encore faut-il savoir s’entourer des bonnes compétences », a-t-il souligné, pointant du doigt un manque de stratégie et d’encadrement au sein du groupe Pastef.

Le PASTEF appelle à la mobilisation à Kaolack après la déclaration d’Ousmane Sonko

À Kaolack, les militants du PASTEF se préparent à une vaste mobilisation à la suite de la dernière déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko.

Pape Diery Fall, directeur administratif et financier au sein du Groupe CDC et membre du bureau communal du parti à Kaolack, a salué cette sortie qu’il juge « revigorante » et « porteuse d’un nouvel élan autour du projet patriotique ».

Selon lui, cette intervention « réanime la flamme militante et crée un véritable engouement autour du projet politique du PASTEF ».

Les patriotes de la cellule PASTEF Nimzatt Kaolack partagent pleinement cette analyse. Ils estiment qu’il n’est plus question de laisser le champ libre aux adversaires politiques, « ceux-là mêmes qui ont ruiné le pays pendant douze ans », sans leur opposer de contradiction.

Déterminés à défendre leur idéal, les militants se disent prêts à passer à la contre-offensive :

« Seules la fermeté et la détermination permettront de faire taire ceux qui cherchent à saboter les acquis du peuple », ont-ils déclaré.

Très remonté contre les propos qu’il qualifie « d’insensés et infondés » de certains responsables de l’opposition, Pape Diery Fall estime que ces derniers « devraient plutôt se cacher ». Il invite ainsi tous les Pastefiens à une mobilisation générale.

Selon ces défenseurs du projet patriotique, l’heure est venue pour les opposants d’assumer leurs responsabilités :

« Ils passent leur temps à manipuler, à désinformer et à tenter de nuire. Après le grand rendez-vous du 8 novembre, ils comprendront que le PASTEF est un grand parti — et leurs mentors le savent bien. »

Ils ajoutent :

« Tous ceux qui ont trompé les Sénégalais ont fui. Ils savent ce qui se passe. S’ils sont courageux, qu’ils reviennent donc s’adresser au peuple sénégalais ! »

Les militants demandent également que la vérité soit dite publiquement sur la manière dont les anciens dirigeants « ont plongé le Sénégal dans le chaos total ».

À Kaolack, la dynamique est déjà enclenchée. Les partisans du parti multiplient les actions de terrain en vue de la grande mobilisation du 8 novembre 2025 à Dakar.

Les proches de Fadilou Keïta se préparent activement à se déplacer en masse pour montrer à l’opinion publique que ceux qui cherchent à saboter le projet patriotique font face à des citoyens profondément attachés à leur nation.

Le SADEF décrète une journée sans éducation pour pousser le gouvernement à respecter ses promesses

Le secteur éducatif est de nouveau paralysé par un mouvement de grève lancé par plusieurs syndicats d’enseignants pour dénoncer le non-respect des engagements pris par les autorités. Ce mercredi 29 octobre 2025, les salles de classe sont restées vides, illustrant le malaise profond qui secoue la profession.

Une colère qui monte

Depuis plusieurs mois, les syndicats rappellent que des accords avaient été signés avec le gouvernement, portant notamment sur des améliorations du statut et des conditions de travail des enseignants.

« Nous avons été patients, mais trop c’est trop. Nous demandons simplement que ce qui a été promis par le régime Diomaye-Sonko soit appliqué », a affirmé Mbaye Sarr, secrétaire général national du SADEF, face à la presse.

« Suite au dilatoire manifesté par le gouvernement, nous sommes obligés de lancer un deuxième plan d’action à partir du mercredi 29 octobre 2025, avec un débrayage à 10 heures, et le jeudi 30 octobre 2025, avec une journée de grève totale. »

Les revendications des enseignants

Ce mouvement vise à obtenir, entre autres :

La signature et l’application des décrets n°64-345 du 12 avril 1974 et n°2006-392 du 27 avril 2006 relatifs aux statuts des enseignants décisionnaires ; Le relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans pour les enseignants ; L’imputation budgétaire des enseignants décisionnaires à la retraite ; La révision et l’augmentation des pensions des enseignants retraités ; L’arrêt de la surimposition appliquée aux salaires et rappels des enseignants ; La fin des lenteurs et lourdeurs administratives qui pénalisent les enseignants, en particulier les contractuels, dans l’évolution de leur carrière ; L’octroi d’une indemnité de sujétion aux directeurs et directrices des cases des tout-petits, qui n’en ont jamais bénéficié depuis la création de ces structures.

Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, le SADEF exhorte l’ensemble des enseignants du Sénégal à observer massivement ce mot d’ordre de grève, a conclu Mbaye Sarr.

Le Sénégal engage une refonte ambitieuse de son modèle agrosylvopastoral et halieutique

Le Sénégal amorce une réforme majeure de son modèle agrosylvopastoral et halieutique, vingt ans après l’adoption de sa première mouture. Sous l’impulsion du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le gouvernement finalise actuellement un projet de loi consolidé, fruit de larges concertations nationales, visant à transformer de manière durable et intégrée les secteurs agricole, pastoral, forestier et halieutique.

Cette réforme a été au centre de la première réunion du Conseil national d’orientation agrosylvopastoral et halieutique, présidée par le Chef de l’État. Lors de cette rencontre, le Président a demandé au Premier ministre d’accélérer l’adoption du texte ainsi que de ses décrets d’application. Il a également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les différents secteurs concernés et de professionnaliser les métiers ruraux afin de garantir un impact réel et durable sur le terrain.

Parmi les axes prioritaires de cette réforme, le gouvernement entend renforcer la protection sociale des producteurs et des pêcheurs, réformer le crédit agricole, digitaliser les procédures administratives et améliorer la maîtrise des statistiques du secteur. Parallèlement, un Fonds national de Recherche et de Développement agrosylvopastoral et halieutique sera mis en place pour soutenir l’innovation et l’amélioration des pratiques.

Le Président Faye a insisté sur l’importance de valoriser les produits locaux et de promouvoir une véritable doctrine du « Consommer local », qu’il considère comme un pilier de la souveraineté économique et alimentaire du pays. Selon lui, cette approche doit permettre au Sénégal de développer ses filières de manière autonome tout en renforçant la sécurité alimentaire nationale et la compétitivité des producteurs.

Nouvelle nomination à la tête de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol : Demba Traoré prend les rênes

Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 29 octobre 2025, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une nomination stratégique dans le cadre des mesures individuelles. Demba Traoré, magistrat à la Cour suprême, a été nommé Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol, succédant au Colonel Amadou Ousmane Ba.

Cette direction, rattachée au ministère de l’Urbanisme, occupe une place clé dans la régulation et la sécurisation de l’usage des terres au Sénégal. Sa mission principale consiste à veiller au respect des normes d’occupation du sol, à lutter contre les lotissements irréguliers et à garantir que les projets immobiliers soient conformes aux plans d’urbanisme en vigueur. Dans un contexte où l’urbanisation rapide et les tensions foncières représentent un défi majeur, cette fonction revêt une importance stratégique pour le développement harmonieux du territoire.

La nomination de Demba Traoré, reconnu pour son expérience juridique et son parcours au sein de la Cour suprême, témoigne de la volonté des autorités de renforcer la rigueur et la transparence dans la gestion foncière. Son profil devrait permettre d’accroître la crédibilité institutionnelle de la direction et de faciliter l’application effective des textes régissant l’aménagement du territoire.

L’arrivée de M. Traoré à la tête de cette structure intervient à un moment crucial, alors que le pays cherche à mieux organiser son espace urbain et à prévenir les conflits liés à l’occupation illégale des terres. Les observateurs estiment que cette nomination pourrait contribuer à améliorer la régulation foncière et à assurer une plus grande sécurité juridique pour les citoyens et les investisseurs.

« Conseil des Ministres du 29 octobre 2025 : hommage à Amadou Mahtar Mbow, réformes agrosylvopastorales et renforcement de l’autonomisation économique des femmes »

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 29 octobre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Hommage de la Nation au Professeur Amadou Mahtar MBOW

Le Président de la République a introduit sa communication en saluant la mémoire de feu Amadou Mahtar MBOW, ancien Ministre et ancien Directeur général de l’UNESCO, qui a servi le Sénégal, l’Afrique et le monde. Référence dont l’œuvre et les enseignements doivent être vulgarisés, la Nation lui a rendu un vibrant hommage.

A cet effet, le Président de la République félicite le Gouvernement, notamment les Ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de la Formation professionnelle et technique et de la Culture, pour la bonne organisation de la cérémonie d’hommage, dans une parfaite communion avec la famille du défunt et la fondation sur les savoirs endogènes, qui porte son nom.

Transformation systémique des secteurs agricole, pastoral et halieutique

Relativement à la tenue de la première réunion du Conseil national d’Orientation agrosylvopastoral et halieutique, le Président de la République félicite le Gouvernement et l’ensemble des parties prenantes pour leur mobilisation collective dans le cadre des concertations et la finalisation, vingt (20) ans après, dans une approche intégrée et prospective, des recommandations et propositions consensuelles sur un nouveau projet de loi agrosylvopastorale et halieutique consolidé. Il demande au Premier Ministre de faire prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’adoption prochaine, en Conseil des Ministres, de ce texte transformateur et de ses décrets d’application.

Le Président de la République demande, également, de renforcer la coordination intersectorielle et le renouveau des organisations professionnelles d’agriculteurs, d’éleveurs, de pêcheurs et d’exploitants forestiers. Il indique, en outre, l’importance de professionnaliser les métiers, de renforcer les compétences des jeunes impliqués, d’assurer la montée en puissance de la protection sociale des acteurs du secteur primaire et d’accélérer les réformes indiquées du foncier afin d’assurer un financement soutenu du système agrosylvopastoral. A cet égard, il instruit le Ministre des Finances et du Budget, en relation avec les ministres concernés, de lui faire parvenir des propositions pragmatiques, relatives à la mise en place d’un Fonds de Recherche et de Développement agrosylvopastoral, forestier et halieutique.

Au demeurant, il préconise, pour le secteur primaire, la réforme du modèle de crédit agricole, la maitrise des statistiques, le renforcement de l’accompagnement des femmes actives, l’accélération de la généralisation de la digitalisation et la facilitation des formalités administratives. Il rappelle enfin l’impératif, pour le Gouvernement, de définir une stratégie intégrée de transformation et de valorisation des produits locaux et une doctrine consensuelle et efficace de promotion du « Consommer local ».

Maitrise stratégique de la commande publique

Considérant que l’exécution de la commande publique, dans l’efficacité, l’efficience et la transparence, constitue une opportunité majeure d’accélérer le redressement et la relance économiques, le Président de la République demande au Premier Ministre, aux membres du Gouvernement et au Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, de prendre toutes les mesures idoines, afin d’assurer l’exécution, dans toutes les structures publiques et parapubliques, des Plans de passation des marchés, conformément aux procédures impératives indiquées par le Code des marchés publics.

Se félicitant du lancement du processus de dématérialisation des dossiers d’appel d’offres par l’Autorité de Régulation de la Commande publique (ARCOP), il demande aux autorités contractantes de faciliter la mise en œuvre de cette stratégie d’optimisation du calendrier d’exécution des marchés et, à chaque ministre, de tenir, avant la fin de l’année 2025, une Conférence sur l’exécution des marchés de 2025 et sur la planification de ceux prévus en 2026.

Renforcement de l’autonomisation économique des femmes

Le Chef de l’Etat exprime son attachement au renforcement permanent de l’autonomisation économique des femmes. Malgré le fait qu’elles représentent l’un des groupes les plus vulnérables, les femmes contribuent significativement au développement et à la stabilité sociale. Il félicite, à ce titre, le Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités pour le déploiement rapide et efficace du programme des filets sociaux accordés aux groupes vulnérables, notamment les femmes, de plusieurs localités du pays. Dès lors, il instruit le Gouvernement d’intensifier la mise à disposition des financements destinés à accompagner leurs activités génératrices de revenus et leurs groupements et de lui soumettre, avant la fin de l’année 2025, un projet de loi d’orientation relative à l’autonomisation économique des femmes.

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il présidera, le vendredi 31 octobre 2025, la cérémonie de dévoilement de la mascotte des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 et la cérémonie de remise du 5ème Prix Galien Afrique. En outre, il visitera, le dimanche 02 novembre 2025, les chantiers relatifs aux JOJ Dakar 2026 avec les ministres et les responsables des structures publiques et privées concernées.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté une communication sur les points suivants : 

Suivi des conventions et accords présidentiels

Le Premier Ministre a félicité Monsieur le Président de la République pour la portée stratégique et la qualité des visites récemment effectuées au Rwanda et au Kenya, qui traduisent la maturité de notre diplomatie et la place que le Sénégal occupe, désormais, dans l’espace africain et international. A cette occasion, des accords portant sur le renforcement des chaînes de valeur africaine, la promotion de la mobilité des compétences et la consolidation des échanges entre États souverains et égaux, ont été signés. Le Premier Ministre a rappelé qu’il est attendu de chaque ministère concerné la prise en charge, de manière opérationnelle, de la mise en œuvre des engagements issus de ces accords. La Primature assurera, à cet égard, le suivi de l’exécution des actions entreprises, sur la base de rapports réguliers permettant d’évaluer les progrès, d’identifier les contraintes et de garantir la cohérence d’ensemble. Ces accords doivent se traduire en projets concrets, porteurs d’impacts visibles pour les populations.

Le Premier Ministre a fait part au Conseil de la visite d’amitié et de travail que son homologue de la République Islamique de Mauritanie effectuera à Dakar, du 16 au 18 novembre 2025. De même, une délégation technique du pays frère de la Sierra Leone, conduite par le Ministre de l’Energie, sera reçue à partir du 20 novembre 2025, pour la finalisation des négociations sur la coopération dans le domaine des mines et de l’énergie.

Consolidation de la crédibilité du Sénégal

Le Premier Ministre a salué la représentation du Sénégal aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, tenues à Washington, ainsi que la qualité de la participation et la pertinence des contributions de la délégation sénégalaise. Cela a réaffirmé la crédibilité du Sénégal sur la scène économique internationale et a consolidé la confiance des partenaires dans la rigueur de la gouvernance publique du Sénégal. Les échanges ont ouvert la voie à un nouveau cadre de coopération avec le FMI et la Banque mondiale, fondé sur la transparence, la soutenabilité et la responsabilité partagée.

Le Premier Ministre a rappelé son attachement à l’exigence de discipline budgétaire, de transparence et de responsabilité qui doit demeurer au cœur de l’action collective du Gouvernement et qui constitue la condition de la stabilité macroéconomique, du renforcement de la confiance des partenaires et de la préservation de notre souveraineté financière et politique.

Promotion du secteur privé national

Le Premier Ministre a indiqué la volonté du Président de la République de faire du secteur privé national un levier central du développement économique et social du Sénégal, exprimée dans son premier message à la Nation, le 3 avril 2024 et réitérée à l’occasion du Conseil des Ministres du 3 septembre 2025, avec notamment le lancement prochain de l’initiative « SUNU CHAMPIONS ». Le Premier Ministre a souligné que, dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et du Plan de Redressement économique et social (PRES), le secteur privé a été pleinement impliqué à toutes les étapes du processus. Il a salué la disponibilité et l’engagement du secteur privé national à relever les défis liés à la création de richesses et d’emplois ainsi qu’à la formation professionnelle de la jeunesse et à contribuer à l’instauration d’un climat de paix et de stabilité dans le pays. Le secteur privé est disposé à être le principal allié de l’Etat pour les investissements dans les secteurs prioritaires et la promotion des pôles industriels territoriaux et des filières et chaines de valeurs prioritaires, axes déterminants de la politique gouvernementale.

Pour le Premier Ministre, il convient de bâtir une alliance forte entre l’Etat et le secteur privé national, dans le but de faire émerger de véritables champions économiques, capables de contribuer à la transformation du Sénégal, au bénéfice des entreprises et des ménages. Pour ce faire, le secteur privé national doit davantage se structurer, au moment où l’Etat a déjà entamé des réformes permettant d’aménager un environnement juridique et institutionnel adéquat pour l’investissement. 

Ce faisant, le Pacte national de stabilité sociale constitue un instrument précieux pour la préservation de la paix sociale, adossé à des mesures d’accompagnement incitatives et de facilitation pour l’accès au foncier et à la commande publique, avec des clauses de préférence nationale.

Le Premier Ministre a clos sa communication en demandant aux ministres et secrétaires d’Etat de s’atteler à la promotion d’un nouvel état d’esprit dans l’administration, consistant à mettre l’accent sur le soutien aux investisseurs, en particulier le secteur privé national, à veiller à la transparence publique et à recourir largement à la digitalisation dans les processus décisionnels critiques dans l’administration.

AU TITRE DES AUTRES COMMUNICATIONS

-Madame le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur les stages de préparation des athlètes, en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse-Dakar 2026 et le projet de mise en place d’un Centre de Haute Performance sportive ;

=Monsieur le Directeur général de l’ARCOP a fait un exposé sur les procédures de passation des marchés publics.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

-le projet de décret relatif aux modalités d’application de la loi n°2025-12 du 03 septembre 2025 portant création de l’Office national de Lutte contre la Corruption (OFNAC) ;

-le projet de décret portant application de la loi n°2025-13 du 03 septembre 2025 relative à la déclaration de patrimoine ;

-le projet de décret portant application de la loi n°2025-14 du 04 septembre 2025 portant statut et protection des lanceurs d’alerte ;

-le projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission nationale d’Accès à l’Information (CONAI).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris la décision suivante :

Monsieur Demba TRAORE, Magistrat en service à la Cour suprême, matricule de solde n°601 590/K, est nommé Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol, en remplacement du Colonel Amadou Ousmane BA.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

Chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-parole du Gouvernement

Barthélémy Dias dénonce une “dérive autoritaire inquiétante” après l’arrestation de Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall

L’arrestation de Maïmouna Ndour Faye, directrice de la chaîne 7TV, et de Babacar Fall, rédacteur en chef de la RFM, continue de susciter une vive émotion dans le paysage politique et médiatique sénégalais. Alors que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un durcissement du climat envers la presse, l’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a réagi avec fermeté, accusant le pouvoir en place de s’engager sur la voie d’une “dérive autoritaire inquiétante”.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l’opposant n’a pas mâché ses mots. “Quand un régime commence à s’en prendre à la presse, c’est qu’il a peur de la vérité. Nous ne laisserons pas le Sénégal devenir un pays où la pensée unique règne. Soutenir ces journalistes, c’est refuser la dictature du silence”, a-t-il lancé, dans un message largement partagé par ses partisans.

Cette sortie intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par une série d’arrestations qui touchent des journalistes connus pour leurs prises de position critiques. Pour Barthélémy Dias, ces actes traduisent une volonté manifeste de museler les voix discordantes et d’imposer une forme de contrôle sur l’espace médiatique national.

Fidèle à son ton tranchant, l’ancien édile de la capitale estime que ces arrestations constituent un tournant dangereux pour la démocratie sénégalaise. Selon lui, “s’attaquer à la presse, c’est s’attaquer à la liberté d’expression elle-même”, un principe qu’il juge non négociable dans un État de droit.

Barthélémy Dias appelle ainsi à une mobilisation nationale autour des deux journalistes interpellés, qu’il présente comme des “symboles de la liberté d’expression menacée”. Dans un autre message de soutien, il a rappelé que “la presse n’est pas un ennemi, c’est la sentinelle de la démocratie”, exhortant les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à défendre ce pilier essentiel du débat public.

Vers une baisse prochaine des prix de l’électricité, du carburant et du gaz : le gouvernement Sonko promet un allègement du coût de la vie

Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, lundi, une prochaine baisse des prix de l’électricité, du carburant et du gaz, réaffirmant la volonté du gouvernement d’alléger le coût de la vie et de renforcer le pouvoir d’achat des Sénégalais. C’était lors de la cérémonie d’installation du comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. « Bientôt, nous allons procéder à une baisse des prix de l’électricité. Il en sera de même pour le carburant et le gaz », a-t-il déclaré. Aucune date d’entrée en vigueur n’a pour l’instant été précisée, tout comme la stratégie concrète qui permettra de mettre en œuvre ces baisses.

Cette annonce fait suite à une instruction donnée quelques jours plus tôt par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du dernier Conseil des ministres. Le chef de l’État avait alors exhorté le gouvernement à veiller à la maîtrise des prix des produits de grande consommation et à la stabilité des services essentiels, dans un contexte économique marqué par une inflation persistante et des tensions sociales liées au coût de la vie.

La perspective d’une baisse des tarifs de l’électricité a été largement saluée par les ménages et les acteurs économiques, même si beaucoup s’interrogent sur la faisabilité d’une telle mesure à court terme. Le coût de l’électricité dépend en effet d’un ensemble de paramètres complexes : le mode de production (thermique, solaire, hydraulique), le prix des combustibles fossiles, le réseau de transport et de distribution, ainsi que les taxes et redevances appliquées par l’État.

L’ingénieur Mbaye Hadj, spécialiste des questions énergétiques, estime qu’il serait illusoire d’attendre un changement structurel immédiat. « Construire de nouvelles centrales ou mettre en place un réseau intelligent nécessite des mois, voire des années, et des investissements conséquents », explique-t-il. Selon lui, le seul levier dont dispose le gouvernement à court terme pour réduire la facture des consommateurs reste la diminution des taxes et prélèvements sur le prix de l’électricité.

L’expert rappelle que cette perspective s’inscrit dans une stratégie énergétique plus large, liée à l’exploitation future du gaz sénégalais, notamment celui issu du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), un gisement partagé avec la Mauritanie. « Le gaz du projet GTA semble avoir été renégocié, permettant au Sénégal de bénéficier d’un quota réservé dans des conditions économiques avantageuses », précise-t-il. Cette ressource locale pourrait à terme permettre une réduction durable des coûts de production de l’électricité.

Aujourd’hui, malgré une subvention étatique de 214 milliards de francs CFA – soit environ 90 000 francs par consommateur et par an – les tarifs de l’électricité au Sénégal demeurent parmi les plus élevés de la région, avec un prix moyen de 127 francs CFA par kilowattheure, contre 87 francs en Côte d’Ivoire. Habib Sy, président du conseil d’administration de la Senelec, attribue cet écart à la dépendance persistante au fuel lourd importé, aux coûts d’exploitation élevés et aux différentes taxes prélevées par l’État.

Le système de prépaiement Woyofal, utilisé par près de 72 % des 2,3 millions de clients de la Senelec, reste une source de mécontentement. Les usagers dénoncent une impression de “perte de kilowatts” à chaque recharge. Ce sentiment s’explique par la tarification par tranches : la première, jusqu’à 150 kWh, bénéficie d’un tarif préférentiel ; la seconde, de 151 à 250 kWh, est plus coûteuse ; et au-delà, le tarif se stabilise à un niveau élevé. À cela s’ajoute une redevance fixe d’environ 400 francs CFA, prélevée lors de la première recharge mensuelle.

Face à ces critiques, Habib Sy a annoncé la tenue prochaine d’une réunion avec le ministère du Commerce, les associations de consommateurs, le fournisseur de compteurs Exim et la Commission de régulation de l’électricité, afin d’améliorer la transparence du système et la communication autour de son fonctionnement.

La Senelec dispose aujourd’hui d’une capacité de production d’environ 1 950 mégawatts, suffisante pour couvrir la demande nationale. Cependant, seulement 23 % de cette électricité est produite directement par la société, le reste étant fourni par des producteurs indépendants, notamment solaires. Si cette externalisation a permis de stabiliser l’approvisionnement, elle contribue aussi à maintenir des coûts élevés.

Dans sa stratégie à long terme, le gouvernement table sur l’exploitation du gaz sénégalais dès 2026 pour abaisser durablement les prix de l’électricité. Les centrales, comme celle de Bel Air, sont déjà en cours de conversion pour fonctionner au gaz. Habib Sy a fixé un objectif ambitieux : ramener le prix du kilowattheure à 80 francs CFA d’ici 2034, puis à 60 francs CFA d’ici 2050.

En attendant, le président du conseil d’administration de la Senelec reconnaît la légitimité du mécontentement des usagers : « Les populations ont raison, l’électricité coûte cher, et le système Woyofal n’est pas toujours bien compris. »

Le collectif Noo Lank, défenseur des consommateurs, a salué les annonces du Premier ministre tout en exigeant des mesures concrètes et rapides. Dans un communiqué, le mouvement souligne que « les usagers paient d’avance et voient pourtant leurs consommations rester trop chères. Woyofal doit soulager, pas étrangler ». Il appelle à des baisses effectives pour les ménages, les PME et les couches vulnérables, afin que les promesses gouvernementales se traduisent par des résultats tangibles.

Yoro Dia dénonce les restrictions à la liberté de la presse sous le nouveau régime

L’ancien ministre porte-parole de la Présidence sous Macky Sall, Yoro Dia, s’est élevé contre ce qu’il considère comme une atteinte grave à la liberté de la presse au Sénégal. Dans une publication sur le réseau social X (ancien Twitter), il a vivement dénoncé l’arrestation et le placement en garde à vue de la journaliste Maimouna Ndour Faye, directrice de la chaîne 7TV, interpellée à la suite de la diffusion d’une émission en ligne qui devait accueillir le journaliste Madiambal Diagne.

Yoro Dia estime que cet acte marque un dangereux précédent pour la liberté d’expression et pour le droit du public à être informé. Avec un ton mêlant ironie et indignation, il écrit : « Même Ben Laden avait droit à la parole sur CNN. On n’arrête pas la mer de la liberté de presse avec ses bras. Notre écosystème démocratique rend tout projet de confiscation des libertés impossible. C’est du TERA bon sens démocratique ».

Par cette sortie, l’ancien ministre souligne le caractère universel de la liberté de la presse et dénonce toute tentative de musellement des voix critiques, qu’elles soient journalistiques ou politiques. Son allusion au « TERA bon sens démocratique » fait écho au meeting prévu le 8 novembre prochain par le parti au pouvoir, Pastef, dans le cadre de la mobilisation politique initiée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Un clin d’œil sarcastique qui traduit son scepticisme face aux slogans du nouveau régime qu’il accuse de ne pas respecter les principes qu’il prône.

Cette réaction s’inscrit dans un contexte marqué par une vague d’indignation dans les milieux médiatiques et politiques, après l’irruption de gendarmes dans les locaux de 7TV et l’arrestation de sa directrice. Plusieurs organisations de presse et défenseurs des droits humains ont déjà condamné cette intervention, la qualifiant d’atteinte directe à la liberté de la presse.

Madiambal Diagne accuse : « Sonko était en colère contre Bamba Cissé lorsqu’il a appris que j’avais quitté le pays »

Le journaliste et patron du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, était l’invité de RFM Matin ce mercredi, au lendemain d’un entretien interrompu sur 7TV. Profitant de cette tribune, il est revenu sans détour sur son dossier judiciaire et les réactions qu’il affirme avoir provoquées au sommet de l’État.

Selon lui, Ousmane Sonko aurait exprimé une vive colère contre Bamba Cissé au moment où il a quitté le territoire. « Lors d’une réunion avec ses hommes, il s’en est vivement pris à Bamba Cissé, lui demandant comment Madiambal Diagne a pu échapper », a déclaré le journaliste. À en croire Madiambal Diagne, cette réaction serait liée à la crainte d’éventuelles révélations qu’il pourrait faire une fois à l’étranger.

Là où les propos deviennent plus lourds, c’est lorsque le journaliste évoque un lien supposé entre le dossier Sweet Beauté, impliquant Ndeye Khady Ndiaye, et un marché d’armement. « Sweet Beauté et un marché d’armement ? Vous n’êtes pas étonnés ? » interroge-t-il, suggérant que des éléments encore non dévoilés pourraient modifier la compréhension du dossier.

Madiambal Diagne affirme par ailleurs avoir rassuré Birame Diop, tout en laissant planer une menace claire. « J’ai dit à Birame Diop qu’il l’assure que ce dont ils ont peur n’est pas le plus important pour moi. Je n’en parlerai pas. Sauf si je me retrouve dans une situation où je n’aurais plus le choix », a-t-il déclaré, insinuant qu’un « déballage total » reste possible.

Revenant sur l’incident de la veille, lorsque son entretien sur 7TV avec Maïmouna Ndour Faye a été brusquement interrompu, le journaliste parle de censure assumée. « Dossier bi damako niémé parce que dama am ay arguments, am ay preuves », a-t-il martelé sur les ondes de la RFM, affirmant ne craindre aucun débat public.

Pour lui, la volonté de freiner sa prise de parole traduit une seule chose : la peur que la vérité éclate. « Ils refusent que je parle. Mais je parlerai, ici, sur les médias internationaux, et ailleurs. La vérité sera connue », a-t-il insisté.

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, où chaque parole publique alimente un climat déjà hautement inflammable. Les prochains jours pourraient être déterminants, surtout si Madiambal Diagne met sa menace d’« ouvrir les dossiers » à exécution.

Le Sénégal à la 2ᵉ Semaine éthiopienne de l’Eau et de l’Énergie : vers une gestion durable et solidaire des ressources hydriques

Le Sénégal a pris part à la deuxième édition de la Semaine éthiopienne de l’Eau et de l’Énergie, organisée sous le thème « Harnessing Water and Clean Energy for Sustainable Growth » (Exploiter l’eau et l’énergie propre pour une croissance durable). Cette rencontre, placée sous la présidence du Vice-Premier ministre éthiopien, a rassemblé plusieurs ministres africains ainsi que des représentants d’institutions régionales et internationales, dans le but de réfléchir aux stratégies d’exploitation durable de l’eau et de l’énergie. La délégation sénégalaise était conduite par le Dr Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui assure également la présidence en exercice du Conseil des ministres africains chargés de l’eau (AMCOW).

Au cours des échanges, le Sénégal a mis en avant son expérience en matière de gestion concertée des ressources hydriques, notamment à travers le modèle de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Fondé sur le dialogue, la confiance et le partage des bénéfices, ce cadre de coopération est régulièrement cité comme une référence africaine. Depuis plus de cinquante ans, l’OMVS a permis de faire du fleuve Sénégal un symbole de stabilité, de production d’énergie propre et de développement durable dans la sous-région ouest-africaine, contribuant à renforcer la coopération entre les pays riverains.

Les discussions ont également insisté sur le rôle central de l’eau et de l’énergie dans la promotion de la solidarité régionale et la croissance durable. Lors d’un grand panel consacré à l’initiative éthiopienne « Green Legacy », des parallèles ont été établis avec la Grande Muraille Verte, projet continental visant à restaurer les écosystèmes et à renforcer la résilience climatique. Ces deux initiatives reflètent une ambition commune : faire de la gestion durable de l’eau un levier d’intégration et de prospérité partagée à l’échelle africaine.

Les participants ont également évoqué les financements nécessaires pour accélérer les progrès dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Dans le cadre du Programme africain d’investissement pour l’eau, l’objectif est de mobiliser 30 milliards de dollars par an d’ici 2030 afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable relatifs à l’eau et à l’assainissement (ODD 6). Deux rendez-vous majeurs ont été annoncés pour soutenir cette dynamique : la Conférence internationale sur le financement de la Vision africaine de l’Eau 2063, prévue en mai 2026, et la Conférence des Nations unies sur l’Eau 2026, coorganisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis.

Kaolack : Silence coupable de l’État face à la souffrance des malades mentaux errants du Sénégal

L’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance des Malades Mentaux (ASSAMM) a tenu un point de presse ce mardi 28 octobre 2025 à Kaolack pour alerter l’opinion publique sur ce qu’elle qualifie de « complot » orchestré par les autorités sanitaires contre les malades mentaux errants du Sénégal.

Selon le président de l’ASSAMM, Ansoumane Dione, une révision de la loi n°75-80 du 9 juillet 1975 relative à la santé mentale est actuellement en préparation au ministère de la Santé. Une réunion est d’ailleurs prévue le 29 octobre pour partager et valider la nouvelle version du texte — et cela sans la participation de l’ASSAMM, pourtant considérée comme un acteur clé dans la prise en charge des malades mentaux au Sénégal.

« Nous avons tout compris : les autorités veulent imposer de nouvelles restrictions aux associations. Elles envisagent d’exiger une autorisation préalable du préfet avant toute intervention auprès des malades mentaux errants », a dénoncé M. Dione.

L’association, qui affirme avoir récupéré et pris en charge près de 200 malades mentaux errants depuis décembre 2023 dans plusieurs régions du pays — notamment à Kaolack, Dakar, Thiès, Matam et Kaffrine — estime que cette réforme vise à limiter ses actions humanitaires.

« Après avoir échoué dans leurs tentatives de nous écarter, ils veulent maintenant passer par une loi. Cela ne passera pas », a-t-il ajouté.

L’ASSAMM rappelle qu’elle est reconnue officiellement par le ministère de l’Intérieur depuis le 14 mai 2001, sous le numéro 10 602, et qu’aucune nouvelle loi ne saurait lui interdire d’assister les malades mentaux errants.

Les responsables de l’association dénoncent également les manœuvres de certains spécialistes de la santé mentale, qu’ils accusent d’avoir influencé les autorités. Ils évoquent notamment un incident survenu à Matam, où des membres de l’ASSAMM auraient été arrêtés alors qu’ils menaient une opération de prise en charge de malades mentaux.

« Nous avions été empêchés de travailler à Matam, mais les populations elles-mêmes nous ont ensuite envoyé leurs malades pour traitement à Kaolack. Cela montre la confiance que les Sénégalais nous accordent », a souligné le président de l’association.

Face à cette situation, l’ASSAMM exige que le ministère de la Santé l’associe officiellement aux discussions sur la révision de la loi, afin de garantir que le nouveau texte soit conforme à la Constitution et aux droits fondamentaux des malades mentaux errants.

« Si cette loi est adoptée sans concertation, nous la traduirons devant la Cour suprême pour en demander l’annulation », a averti l’association.

Enfin, l’ASSAMM a réaffirmé sa détermination à poursuivre sa mission d’assistance et de réinsertion sociale des malades mentaux errants, malgré les obstacles.

« Nous continuerons à soigner et à réinsérer ces personnes dans la dignité. C’est peine perdue pour ceux qui veulent nous en empêcher », a conclu Ansoumane Dione.

Yoro Dia s’en prend violemment à Guy Marius Sagna et accuse le Pastef de “diversion politique”

Invité dans une émission diffusée sur la chaîne Sénégal 7, l’analyste politique Yoro Dia a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre du député Guy Marius Sagna. Cette sortie fait suite à la récente demande de mise en accusation formulée par le parlementaire contre plusieurs personnalités publiques, une initiative qui continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique.

Dès l’entame de son intervention, Yoro Dia a remis en cause la légitimité morale et politique de Guy Marius Sagna, allant jusqu’à le qualifier de “dangereux” pour l’unité nationale. “Dans un pays sérieux, Guy Marius Sagna ne devrait plus être dans un espace public. En 2012, il avait proposé un référendum pour l’indépendance de la Casamance. Ce monsieur a osé prôner la partition du pays. C’est de la haute trahison. Il ne mérite ni considération ni respect, car il veut détruire mon pays”, a déclaré Yoro Dia, manifestement indigné.

Selon lui, de tels propos tenus par le passé devraient disqualifier toute prétention du député à incarner une voix crédible au sein de l’Assemblée nationale. L’analyste estime que Guy Marius Sagna s’appuie davantage sur la provocation et la polémique que sur une véritable vision politique.

Poursuivant son argumentaire, Yoro Dia s’est également attaqué à la ligne politique du Pastef, le parti au pouvoir dirigé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Il accuse la formation d’utiliser des “tactiques de diversion” pour détourner l’attention des citoyens des véritables priorités nationales. “Le Pastef, ce sont des spécialistes des distractions massives. Ils ont échoué lamentablement sur le plan économique. Leurs ‘tera-meetings’ ne sont qu’une arme de diversion. Guy Marius Sagna rêve de voir un ancien président du Sénégal humilié. Leur projet, c’est la négation même du Sénégal”, a lancé Yoro Dia.

Dans la même veine, l’ancien porte-parole du gouvernement a dénoncé ce qu’il appelle un “agenda de sabotage”, visant à discréditer les avancées économiques présentées par les autorités actuelles. Il a vivement critiqué les opposants et certains observateurs qui mettent en doute la véracité des chiffres officiels. “Dire que les chiffres sont faux, c’est une stratégie de sabotage. Quand on ignore les fondamentaux économiques, on devient dangereux pour la stabilité du pays”, a-t-il martelé en conclusion.

Vers une souveraineté énergétique : la baisse des prix annoncée par Ousmane Sonko s’inscrit dans une stratégie gazière nationale

L’annonce du Premier ministre Ousmane Sonko d’une prochaine baisse des prix de l’électricité, de l’essence et du gaz a suscité un véritable soulagement au sein de la population. Dans un contexte marqué par une inflation persistante et une pression croissante sur le pouvoir d’achat, cette mesure apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les ménages comme pour les entreprises. Mais au-delà du geste économique, cette décision s’inscrit dans une vision stratégique plus large : celle d’une refondation du modèle énergétique national, fondée sur l’exploitation des ressources gazières locales.

C’est l’analyse qu’en fait Mbaye Hadj, ingénieur et spécialiste des questions énergétiques, qui voit dans cette annonce le reflet d’une orientation politique volontariste. Selon lui, la baisse annoncée n’est pas une simple mesure conjoncturelle, mais le premier signal d’une transition vers une production énergétique plus autonome et moins coûteuse. « Le gaz issu du projet Grand Tortue Ahmeyim semble avoir fait l’objet d’une renégociation permettant au Sénégal de disposer d’un quota réservé assorti de conditions économiques avantageuses », explique-t-il.

Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), partagé entre le Sénégal et la Mauritanie, constitue en effet le pivot de cette nouvelle stratégie. Grâce à la renégociation évoquée, l’État sénégalais disposerait désormais d’une marge de manœuvre énergétique inédite, lui permettant d’envisager l’intégration progressive du gaz naturel dans le mix énergétique national. Cette orientation devrait permettre une production d’électricité à moindre coût, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis des importations de combustibles fossiles, souvent onéreuses et soumises aux fluctuations du marché international.

Pour Mbaye Hadj, la véritable clé de la pérennité de cette politique réside dans la valorisation et la maîtrise des ressources locales. « En dehors de la réduction des taxes, c’est bien l’accès à une ressource locale, stable et mieux maîtrisée qui pourrait permettre d’abaisser durablement le coût de l’électricité », souligne-t-il. Autrement dit, la baisse annoncée par le Premier ministre ne prendra tout son sens que si elle s’inscrit dans la durée, soutenue par une production nationale capable d’assurer la stabilité de l’offre énergétique.

Dans cette perspective, le champ de Yakaar-Teranga représente la seconde étape déterminante du processus. Bien qu’il ne soit pas encore entré en phase d’exploitation, ce gisement promet de renforcer considérablement la capacité du Sénégal à atteindre une pleine souveraineté énergétique. L’exploitation conjointe de GTA et de Yakaar-Teranga ouvrirait ainsi la voie à une transformation structurelle du secteur énergétique, susceptible de consolider la sécurité d’approvisionnement et de réduire la facture énergétique nationale.

Toutefois, Mbaye Hadj appelle à la prudence et à la lucidité. Selon lui, la mise en œuvre d’une telle stratégie ne se fera pas sans défis majeurs. La transition énergétique requiert des investissements colossaux, une gouvernance rigoureuse et une planification à long terme. Elle implique également la montée en compétence des ressources humaines locales et la mise à niveau des infrastructures industrielles et de distribution.

Pape Samba Mboup invite Bassirou Diomaye Faye à briguer un second mandat en 2029

Alors que l’échéance électorale de 2029 semble encore lointaine, le débat sur la succession ou la reconduction du président Bassirou Diomaye Faye commence déjà à animer la scène politique sénégalaise. Parmi les premières voix à se prononcer sur la question figure celle de Pape Samba Mboup, ancien chef de cabinet du président Abdoulaye Wade, qui a ouvertement encouragé l’actuel chef de l’État à se présenter pour un second mandat.

Dans un entretien accordé au journal Walfadjri, Pape Samba Mboup a salué la posture du président Faye et estimé qu’il serait légitime pour lui de solliciter un renouvellement de la confiance des Sénégalais. « Le Président Diomaye a été élu pour cinq ans, un mandat qui est renouvelable », a-t-il rappelé, soulignant que rien, sur le plan constitutionnel, ne s’oppose à une telle démarche. « J’entends par-ci et par-là des gens dire qu’une autre personne peut prendre sa place. Pourquoi ? La Constitution lui donne le droit d’avoir un autre mandat. À sa place, je ferais ce deuxième mandat », a-t-il affirmé.

L’ancien cadre libéral estime que même dans l’hypothèse où le parti Pastef, au pouvoir, ne soutiendrait pas cette option, le peuple sénégalais se chargerait de renouveler sa confiance à Bassirou Diomaye Faye. « Les Sénégalais ont un Président qui parle peu et qui ne détaille pas tout, mais qui est correct et poli », a-t-il ajouté, louant les qualités humaines et morales du chef de l’État.

Pour Pape Samba Mboup, ces traits de caractère, combinés à la sobriété et à la rigueur du président, ont contribué à renforcer son image auprès de l’opinion publique. Il estime que l’amour et la confiance des citoyens envers Diomaye Faye ne cessent de croître, un signe selon lui que le chef de l’État bénéficie d’un large capital de sympathie et d’un soutien populaire solide.

Kaolack – Face aux détracteurs du maire Sérigne Mboup, Madjiguène Diouf Ndiaye monte au créneau

Lors d’une activité de nettoyage à l’école élémentaire de Médina Mbaba, la responsable politique du parti Pastef, Amy Marra Dièye, a interpellé le maire de Kaolack, Sérigne Mboup, l’invitant à se concentrer davantage sur les véritables priorités de la commune plutôt que sur l’organisation des 105 ans de la ville.

Dans une déclaration publique, elle a souligné que les populations de Kaolack continuent de faire face à de nombreux défis, notamment dans les domaines de la propreté et de l’éducation. Selon elle, les moyens mobilisés pour les festivités pourraient être mieux utilisés pour améliorer les conditions de vie des habitants, en particulier dans les quartiers défavorisés.

En réaction à ces propos, Madjiguène Diouf Ndiaye, adjointe au maire chargée de l’assainissement et de l’hygiène publique, par ailleurs responsable politique de la coalition And Nawlé And Ligguey, est montée au créneau pour recadrer Amy Marra Dièye, suite à sa sortie du samedi 25 octobre 2025 à Médina Mbaba.

« En écoutant votre récente déclaration, j’ai ressenti une profonde consternation. Qu’une personne prétendant maîtriser les finances publiques puisse confondre loi de finances rectificative et virement interne de crédits révèle une méconnaissance totale des règles budgétaires régissant le fonctionnement d’une collectivité territoriale », a déclaré Mme Diouf Ndiaye face à la presse ce lundi.

Elle a tenu à préciser que chaque dépense à Kaolack est autorisée par délibération du Conseil municipal, et que les budgets sont validés par les services de tutelle.

« Les 50 millions de F CFA alloués à la célébration des 105 ans de Kaolack et les 50 millions de F CFA destinés à la FIKA ne constituent en aucun cas des détournements, mais des investissements légaux, décidés en toute transparence », a-t-elle affirmé.

Madjiguène Diouf Ndiaye a par ailleurs salué l’engagement du maire Sérigne Mboup, rappelant qu’il avait construit l’école El Hadji Abdoulaye Niasse avec ses propres moyens, sans solliciter de financement extérieur.

« Les 105 ans de Kaolack symbolisent la renaissance de notre ville : un projet structurant dont les retombées économiques sont estimées à plus de 300 milliards de F CFA sur dix ans. Quant à la FIKA, elle demeure le plus grand rendez-vous économique du centre du pays. Cet événement favorise la création d’emplois, attire les investisseurs et renforce l’image de notre commune », a-t-elle ajouté.

Enfin, l’adjointe au maire a invité ses détracteurs à faire preuve de responsabilité :

« Au lieu de verser dans la critique gratuite, commencez par montrer votre utilité pour la ville : paiement de taxes, détention d’un titre foncier ou contribution effective au développement local. Ceux qui ne construisent rien n’ont aucune légitimité à juger ceux qui agissent pour l’intérêt collectif. Kaolack avance avec des femmes et des hommes d’action, non avec des commentateurs sans faits ni œuvres. L’histoire retiendra les bâtisseurs, pas les bruyants ignorants », a conclu Madjiguène Diouf Ndiaye.

Papa Samba Mboup défend le président Diomaye Faye et appelle à l’unité politique

L’ancien chef de cabinet du président Abdoulaye Wade, Papa Samba Mboup, a récemment pris la parole pour soutenir ouvertement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, souvent la cible de critiques, y compris au sein de son propre camp politique. Dans un entretien exclusif accordé au journal Walf Quotidien, Mboup a souligné que le président Diomaye incarne à la fois la légitimité et la légalité, et mérite le soutien de tous ceux qui aspirent à la stabilité et à la continuité de l’État.

Se déclarant proche du président Diomaye, qu’il considère comme son fils, Papa Samba Mboup a longuement partagé sa vision de la gouvernance actuelle. Fort de seize années d’expérience au sommet de l’État — douze années aux côtés du président Wade et quatre années sous le régime de Abdou Diouf — il assure bien connaître les mécanismes du pouvoir et se dit prêt à prodiguer ses conseils au chef de l’État.

D’emblée, il a tenu à clarifier certaines incompréhensions autour de la légitimité et de la légalité du pouvoir actuel. « Pour répondre à certains qui parlent de légalité et de légitimité, je veux leur faire comprendre que le président Diomaye incarne les deux », a-t-il déclaré avec assurance. Il a ensuite rappelé que, contrairement à ses prédécesseurs Wade et Macky Sall, qui ont été élus au second tour, le président Diomaye a remporté le scrutin dès le premier tour, avec près de 54 % des suffrages, sans contestation. « Il n’y a donc pas plus légitime que lui. Il incarne la légitimité parce que la majorité des citoyens ont voté pour lui », a-t-il insisté.

L’ancien chef de cabinet a également évoqué la place centrale du président dans la gouvernance du pays. Il a souligné que le chef de l’État supervise directement cinq ministères de souveraineté : la Justice, les Forces armées, l’Intérieur, les Affaires étrangères et les Finances. « Il est la seule autorité habilitée à les convoquer. Ces ministres ne rendent compte qu’au président. Ce sont ses prérogatives », a-t-il expliqué, mettant en avant le rôle déterminant du président dans la conduite des affaires publiques.

Concernant l’élection présidentielle de 2029, Papa Samba Mboup a été catégorique. Selon lui, si le président Diomaye Faye ne se représentait pas, il violerait la Constitution. « Le président Diomaye a été élu pour cinq ans, un mandat renouvelable. J’entends par-ci et par-là des gens dire qu’une autre personne pourrait prendre sa place. Pourquoi ? La Constitution lui donne le droit d’avoir un autre mandat. À sa place, je ferais ce deuxième mandat », a-t-il affirmé, précisant que décliner un second mandat serait une trahison des dispositions constitutionnelles.

Poursuivant son argumentaire, il a insisté sur l’adhésion populaire envers le président Diomaye. Même si le parti Pastef ne devait pas l’investir pour un nouveau mandat, selon lui, ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui le soutiendraient. « Les Sénégalais ont un président qui parle peu et ne parle pas de détails. Un président correct, poli… L’amour du peuple envers Diomaye va crescendo », a-t-il souligné.

Papa Samba Mboup n’a pas manqué de dénoncer les tensions internes au sein de Pastef, qu’il considère comme révélatrices d’une fracture préoccupante. Il a regretté les insultes et les critiques sur les réseaux sociaux visant le président. « Dans Pastef, c’est déjà la fracture. On s’insulte par personnes interposées. On voit des gens qui manquent de respect au président de la République. Il faut savoir qui est derrière tout cela », a-t-il déploré.

Guy Marius Sagna conteste le rejet de ses propositions de résolution par l’Assemblée nationale

Le député de la majorité, Guy Marius Sagna, a réagi ce lundi à la décision du Bureau de l’Assemblée nationale ayant déclaré irrecevables quatre de ses propositions de résolution, dont celle visant la mise en accusation de l’ancien président Macky Sall devant la Haute Cour de justice.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’élu du Parti Pastef a indiqué « prendre acte » de cette décision, tout en la qualifiant de « discutable ». Selon lui, le Bureau de l’Assemblée se serait fondé sur des articles du nouveau règlement intérieur pour justifier le rejet, alors que ses propositions avaient été déposées sous l’ancien texte en vigueur au moment de leur dépôt. Cette divergence, selon Guy Marius Sagna, remet en cause la validité de l’argument avancé par le Bureau pour refuser l’examen de ses initiatives parlementaires.

Le député a par ailleurs annoncé son intention de « améliorer et réintroduire » ses propositions dans les prochains jours. Il souhaite ainsi que ces textes puissent être examinés à nouveau par l’Assemblée nationale, estimant que leur discussion est essentielle pour la transparence et la responsabilité des acteurs politiques au plus haut niveau.

Cette situation relance le débat sur la procédure et l’application des règles parlementaires, notamment en ce qui concerne le passage d’un ancien règlement intérieur à un nouveau, et sur la manière dont les propositions déposées avant ce changement doivent être traitées.

Ousmane Sonko annonce une baisse prochaine du coût de l’électricité, du gaz et des produits pétroliers

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé, ce lundi, une série de mesures sociales majeures destinées à soulager le quotidien des Sénégalais. S’exprimant lors de la cérémonie d’installation du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, le chef du gouvernement a annoncé une baisse prochaine du prix de l’électricité, du gaz, du gasoil et des produits pétroliers.

Cette initiative s’inscrit dans la politique de redressement économique et social du gouvernement, qui vise à concilier stabilité, équité et croissance. Ousmane Sonko a tenu à rassurer les citoyens sur la détermination de l’État à améliorer le pouvoir d’achat des ménages, malgré un contexte économique tendu.

Selon le Premier ministre, plusieurs projets à fort impact social sont déjà intégrés au budget national. Parmi eux, la construction et la réhabilitation de 30 établissements de santé, dont une dizaine de nouveaux hôpitaux prévus dès 2026. Dans le domaine du logement, il a révélé qu’un crédit de 20 milliards de francs CFA a été sollicité pour financer le programme des 30 000 logements sociaux, une promesse phare du gouvernement.

« Nous orientons le budget vers une prise en charge des préoccupations sociales des Sénégalais. Nous avons fait un arbitrage budgétaire pour dégager des marges dans le cadre du Plan de redressement économique. D’ici quelques jours, des mesures de baisse du coût de l’électricité, du gaz, du gasoil et des produits pétroliers seront prises », a assuré Ousmane Sonko, sous les applaudissements de l’assistance.

Au-delà de ces annonces sociales, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour le Sénégal de réduire sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs. Pour lui, la souveraineté économique du pays passe par une meilleure mobilisation des ressources internes et une utilisation plus rationnelle des fonds publics. « L’État ne peut pas laisser ses projets catalytiques dépendre de partenaires étrangers », a-t-il affirmé, dénonçant les retards souvent causés par les chocs exogènes.

Sonko a par ailleurs alerté sur le niveau critique de l’endettement national, qu’il a évalué à 130 % du taux d’endettement autorisé par l’UEMOA, bien au-delà des seuils de prudence économique. Cette situation, selon lui, a poussé plusieurs bailleurs à se désengager de certains projets structurants. Pour y remédier, le gouvernement entend privilégier des financements sur fonds propres dans plusieurs secteurs stratégiques, tels que les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les agropoles, le réseau gazier et les transferts d’eau. Des partenariats public-privé seront néanmoins maintenus de manière ciblée, afin de préserver la dynamique de développement.

Dans le même esprit, le Premier ministre a annoncé un appui financier conséquent pour la sauvegarde des entreprises nationales en difficulté. Une enveloppe de 66 milliards de francs CFA a été inscrite pour le redressement d’Air Sénégal, tandis que 20 milliards seront injectés dans la Sonacos afin de renforcer la filière arachidière et préserver les emplois.

Malgré les contraintes budgétaires, Ousmane Sonko a réaffirmé l’engagement du gouvernement à agir avec « empathie et équité ». Il a rappelé que la politique économique de son équipe repose sur un principe fondamental : permettre à chaque Sénégalais de s’épanouir pleinement dans son environnement social et économique.

En conclusion, le chef du gouvernement a livré un message fort sur la philosophie économique de son action : la création de richesses doit précéder leur redistribution. « Il n’y a pas de justice sociale sans création de richesses. Notre problème est que nous voulons redistribuer une richesse que nous n’avons pas créée. C’est ce qui a poussé nos prédécesseurs à s’endetter en cachette jusqu’à atteindre ce niveau d’endettement. Nous devons travailler à relancer l’économie. Notre seul problème, c’est le problème économique », a-t-il martelé.

Réconciliation nationale : le plaidoyer du ministre Abdourahmane Diouf divise l’opinion

Le débat sur la réconciliation nationale refait surface au Sénégal, ravivant les tensions entre les partisans d’un apaisement politique et ceux qui exigent avant tout justice pour les victimes des violences survenues entre 2021 et 2024. Invité de l’émission « En vérité » sur la RFM, le ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, a lancé un appel fort à la « réconciliation nationale », estimant que le pays doit tourner la page des tragédies qui ont coûté la vie à quatre-vingt personnes au cours de cette période sombre.

Tout en défendant une approche de réconciliation inclusive, le ministre — par ailleurs allié du parti au pouvoir, Pastef Les Patriotes — a tenu à dissiper toute ambiguïté sur sa démarche. « La réconciliation ne veut pas dire que justice ne sera pas rendue. Cette justice ne veut pas dire qu’on mettra un Sénégalais au-dessus d’un autre Sénégalais », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de combiner pardon et équité pour reconstruire le tissu social. Selon lui, le pays a besoin de renouer avec un climat de confiance et d’unité afin de poursuivre sereinement ses ambitions de développement.

Cependant, cette prise de position n’a pas fait l’unanimité. Elle a suscité une réaction critique de la part de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, qui a dénoncé sur le réseau social X (anciennement Twitter) une approche qu’il juge prématurée et superficielle. Pour le défenseur des droits humains, toute réconciliation nationale dépourvue de justice et de réparations risquerait d’être perçue comme une entente entre élites politiques au détriment des victimes et de la vérité.

« La réconciliation sans justice et réparations est une réconciliation entre politiciens pour le partage du gâteau et le pillage des ressources du pays », a-t-il fustigé. M. Gassama a rappelé que les victimes et leurs familles attendent toujours que la lumière soit faite sur les violences et les pertes humaines enregistrées lors des manifestations politiques des dernières années. « Lorsque justice aura été rendue, les victimes peuvent pardonner et l’État peut prendre des mesures pour une vraie réconciliation », a-t-il conclu, insistant sur la primauté du droit dans toute démarche de paix durable.

Finances publiques : les recettes de l’État en hausse de 8 % sur les huit premiers mois de 2025

L’État du Sénégal a enregistré une performance notable sur le plan budgétaire durant les huit premiers mois de l’année 2025. Selon le dernier rapport publié par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE), les recettes globales (hors dons) ont atteint 2 883,1 milliards de francs CFA à fin août 2025. Ce montant marque une progression de 201,8 milliards par rapport à la même période de l’année précédente, soit une hausse de 8,0 %.

Dans le détail, les recettes fiscales demeurent la principale source de financement de l’État, avec 2 712,1 milliards de francs CFA collectés, tandis que les recettes non fiscales se sont établies à 171 milliards. Cette évolution positive reflète une amélioration du rendement de la fiscalité intérieure et une meilleure mobilisation des ressources publiques.

Du côté des dépenses, la DPEE fait état d’un total de 3 248,4 milliards de francs CFA (hors investissements financés sur ressources extérieures), contre 3 266,6 milliards enregistrés à fin août 2024. Ce léger repli de 18,3 milliards traduit une baisse des dépenses d’investissement sur ressources intérieures, lesquelles se sont chiffrées à 324,8 milliards, soit une diminution de 239,5 milliards en glissement annuel.

Toutefois, le rapport souligne une hausse notable des charges d’intérêt sur la dette publique. Celles-ci ont augmenté de 20,5 % en un an pour s’établir à 608 milliards de francs CFA, un niveau qui témoigne du poids croissant du service de la dette dans les finances publiques.

Par ailleurs, les transferts et subventions consentis par l’État ont connu une progression de 8,4 %, atteignant 1 141,4 milliards de francs CFA. Cette évolution s’explique notamment par le soutien continu aux secteurs sociaux et aux politiques publiques de redistribution.

La masse salariale de la fonction publique continue, elle aussi, de croître. À fin août 2025, elle s’est fixée à 959,1 milliards de francs CFA, en hausse de 3,1 % par rapport à la même période de 2024. Cette augmentation est liée à la montée en puissance des recrutements dans les secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé et la sécurité.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale rejette la mise en accusation de l’ancien Président Macky Sall

Le Bureau de l’Assemblée Nationale du Sénégal a rejeté, ce jour, la proposition de résolution visant à engager la mise en accusation de l’ancien Président Macky Sall devant la Haute Cour de Justice. Ce rejet intervient pour un motif précis de vice de forme. Selon les informations communiquées, le député de l’opposition Guy Marius Sagna n’aurait pas respecté les critères formels requis pour qu’une telle procédure puisse être examinée. En conséquence, le Bureau ne s’est pas prononcé sur le fond de la résolution, laissant ainsi ouverte la possibilité d’une nouvelle initiative, éventuellement mieux encadrée sur le plan juridique et procédural.

La résolution, déposée par Guy Marius Sagna, s’inscrit dans le cadre des démarches de certains acteurs politiques visant à demander des comptes sur la gestion de l’État sous le précédent mandat de Macky Sall. Elle reflète les tensions politiques persistantes et les débats autour de la responsabilité des anciens dirigeants dans l’administration du pays.

La Haute Cour de Justice, institution constitutionnelle sénégalaise, demeure compétente pour juger les Présidents et anciens Présidents de la République ainsi que certains membres du gouvernement pour des actes qualifiés de haute trahison ou pour des crimes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Toutefois, avant toute saisine effective de cette instance, il est impératif que les procédures législatives et formelles soient scrupuleusement respectées, comme l’a rappelé le Bureau de l’Assemblée Nationale à travers ce rejet pour vice de forme.

« Dr Abdourahmane Diouf appelle à l’unité : Alioune Tine soutient le ministre malgré les critiques de Pastef »

L’appel à l’unité lancé dimanche dernier par le ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, sur les ondes de la RTS, continue de provoquer des réactions au sein de la classe politique sénégalaise, et particulièrement au sein de la majorité présidentielle. Dans son intervention, le ministre avait insisté sur la nécessité pour le pays de dépasser les divisions politiques et d’œuvrer à une cohésion nationale permettant au Sénégal de progresser.

Si certains membres de Pastef ont vivement critiqué cette prise de position, qualifiant le geste de Dr Diouf « d’ingrat » et allant jusqu’à parler de « honte », d’autres voix se sont élevées pour saluer son initiative. C’est notamment le cas d’Alioune Tine, fondateur d’Africajom, qui a exprimé son soutien au ministre sur le réseau social X. Selon lui, l’appel du ministre s’inscrit dans une dynamique positive visant à sortir le Sénégal des « psychodrames politiques permanents » et à créer les conditions pour un véritable décollage économique et social.

Dans ses déclarations, Alioune Tine a également mis en avant le franc-parler de Dr Diouf et sa capacité à promouvoir le dialogue et l’unité. Il a affirmé que « le Sénégal a vraiment tout et surtout les hommes qu’il faut pour décoller », soulignant ainsi l’importance de la concertation et de l’engagement de tous les acteurs politiques dans la construction nationale.

Cette intervention du ministre de l’Environnement intervient à un moment stratégique, à la veille d’un important meeting organisé par le leader de Pastef, Ousmane Sonko. L’appel à « faire bloc derrière le Président Bassirou Diomaye Faye » formulé par Dr Diouf a été perçu par certains observateurs comme une prise de position claire dans le débat interne de la majorité présidentielle, illustrant les tensions et les alliances qui se dessinent à l’approche de prochaines échéances politiques.

Réplique des cadres de Rewmi à Abass Fall : « Le Pastef n’a pas le monopole du patriotisme »

Une vive réaction est venue du parti Rewmi après la dernière sortie du maire de Dakar, Abass Fall, à l’encontre du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Dr Abdourahmane Diouf. Dans un communiqué largement relayé ce lundi, plusieurs cadres de la formation politique d’Idrissa Seck ont tenu à rappeler ce qu’ils qualifient de « vérité républicaine », exprimée par le ministre.

Aly Nguer Faye, membre du Secrétariat national de la jeunesse Rewmi, a pris la parole pour défendre la position de son camarade. « Monsieur le Maire, avec tout le respect que mérite votre fonction, il faut dire la vérité : le Pastef n’a pas le monopole du patriotisme ni de la conscience nationale », a-t-il lancé, en réponse aux propos virulents d’Abass Fall. Selon lui, Abdourahmane Diouf n’a fait que rappeler une évidence démocratique : « Le président Bassirou Diomaye Faye est au service de tous les Sénégalais, et non d’un seul parti. Voilà la posture d’un véritable chef d’État — celle qui dépasse les querelles de clans et les calculs partisans. »

Le responsable rewmiste estime que le Sénégal traverse une période qui exige plus d’unité et de maturité politique. « Aujourd’hui, la jeunesse sénégalaise n’est plus dupe. Elle a compris les méthodes d’un certain discours politique fondé sur l’arrogance, la manipulation et l’exclusion. Le Sénégal a besoin d’unité, de respect et de compétence — pas de division », a-t-il martelé.

Dans la même lancée, Aly Nguer Faye a appelé les acteurs politiques à s’inspirer du « Pacte » prôné par le Dr Abdourahmane Diouf, un acronyme qui, selon lui, incarne les valeurs essentielles pour refonder l’action publique : Paix, Autorité, Compétence, Compassion, Travail et Espoir. Pour le jeune cadre, ce message illustre la constance du ministre dans sa démarche de rassemblement et de réforme.

En conclusion, Aly Nguer Faye a tenu à saluer le leadership d’Abdourahmane Diouf et la vision d’Idrissa Seck, qu’il qualifie de « l’une des plus claires, républicaines et porteuses d’avenir pour le Sénégal ». À travers cette réplique, les cadres de Rewmi réaffirment leur attachement à une politique basée sur la raison, la responsabilité et le respect mutuel, loin des clivages partisans qui continuent d’alimenter les tensions au sein du camp présidentiel.

Tensions au sein du camp présidentiel : Abass Fall s’en prend violemment au ministre Abdourahmane Diouf

Depuis dimanche, une vive polémique secoue les réseaux sociaux au sein même du camp présidentiel. Le maire de Dakar, Abass Fall, a publiquement répondu au ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, après les propos de ce dernier déclarant que le président Bassirou Diomaye Faye est « au service de tous les Sénégalais, et non du Pastef uniquement ». Une affirmation qui a visiblement ravivé de vieilles tensions entre figures du pouvoir.

Dans une publication au ton particulièrement virulent, Abass Fall a exprimé son désaccord profond avec la sortie du ministre. Il a rappelé qu’il avait déjà exprimé ses réserves quant à l’intégration d’Abdourahmane Diouf dans la coalition présidentielle, affirmant que « l’histoire [lui] donne raison ». Selon le maire de Dakar, il avait refusé, à deux semaines des élections, de rejoindre ceux qui plaidaient pour l’arrivée du leader du parti Awalé au sein de la mouvance de Bassirou Diomaye Faye.

Le maire de Dakar a également ravivé de vieilles querelles politiques, accusant le ministre de s’être, dans un passé récent, montré hostile au Pastef. « Ce monsieur doutait de la candidature du président Diomaye et accusait violemment le Pastef dans l’affaire du prétendu attentat de Yarakh », a-t-il écrit, soulignant ce qu’il considère comme une incohérence et une absence de loyauté politique.

S’en prenant au contenu même du discours d’Abdourahmane Diouf, Abass Fall a dénoncé des propos qu’il juge « discourtois et inintelligents », notamment lorsque le ministre a évoqué une possible « justice des vainqueurs ». Pour le maire de Dakar, une telle expression traduit un manque de confiance envers les institutions et les membres du gouvernement, en particulier la ministre de la Justice. « Nous réclamons la justice tout court, pas une justice des vainqueurs », a-t-il martelé, estimant que ces déclarations jettent une ombre sur l’impartialité de la garde des Sceaux.

Abass Fall a ensuite adressé une mise en garde claire à ceux qu’il accuse de vouloir « semer la division » au sein du camp présidentiel. « Le président Bassirou Diomaye Faye prendra ses responsabilités en ne laissant jamais des gens comme toi saper l’unité de notre parti », a-t-il prévenu, tout en dénonçant « l’ingratitude » de certains responsables qui, selon lui, « bénéficient aujourd’hui de privilèges grâce au combat du Pastef ».

Dans un ton mêlant ironie et fermeté, le maire de Dakar a conclu sa diatribe par une pique devenue virale sur les réseaux : « Vous dansez plus vite que la musique… faites attention à vos tibias. »

Dr Abdourahmane Diouf appelle à un « bloc politique » pour soutenir le Président Bassirou Diomaye Faye

Le ministre de l’Environnement et leader du parti Awalé, Dr Abdourahmane Diouf, a lancé un appel fort à la création d’un « bloc politique » élargi pour accompagner le Président Bassirou Diomaye Faye dans la mise en œuvre de son projet national. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal Internationale (RSI), le ministre a salué la posture d’ouverture et de rassemblement du Chef de l’État, qu’il a décrit comme « le Président de tous les Sénégalais » et non celui d’un parti politique.

Dès le début de son intervention, Dr Diouf a tenu à rappeler que le Sénégal, après des années de tensions et de divisions, a besoin d’une réconciliation nationale véritable. « Nous devons sortir de la haine et des fractures sociales qui minent notre vivre-ensemble. Le Président Diomaye Faye incarne cette volonté de rassemblement et d’unité », a-t-il affirmé. Le ministre a ainsi appelé les différentes forces politiques et sociales à s’inscrire dans une dynamique d’apaisement et de concorde.

Abordant la question de la justice, particulièrement sensible dans le contexte post-électoral, Dr Abdourahmane Diouf a prôné une approche équilibrée entre rigueur et pardon. « Les questions de justice sont importantes, mais il faut aussi savoir pardonner », a-t-il déclaré, tout en précisant que le pardon ne devait pas signifier l’impunité. Il a mis en garde contre toute instrumentalisation de la justice : « La justice ne doit pas être utilisée pour éliminer un Sénégalais au profit d’un autre. »

Dans le même esprit de réconciliation, le leader du parti Awalé a alerté sur la montée inquiétante des discours de haine et des antagonismes politiques. « La haine est présente partout. Il est grand temps de dépasser cela », a-t-il martelé. Pour lui, la stabilité du pays repose sur la capacité des acteurs politiques à s’unir autour de l’essentiel : le Sénégal et son avenir.

C’est dans cette logique que Dr Diouf a proposé la mise en place d’un vaste cadre politique de soutien au Chef de l’État. « Ceux qui étaient dans la coalition Diomaye, Pastef, à Awalé, ou dans d’autres mouvements, ceux qui veulent adhérer, on doit faire un bloc politique autour du président Diomaye », a-t-il suggéré. Ce bloc, selon lui, ne viserait pas à effacer les identités partisanes, mais plutôt à les fédérer dans une grande coalition présidentielle. « Ce bloc peut être une grande convention où chacun garde son autonomie. Awalé reste Awalé, Pastef reste Pastef, ainsi de suite », a-t-il expliqué.

L’objectif, pour le ministre, est clair : consolider l’action du Président de la République et garantir la stabilité politique indispensable au développement du pays. « Ce bloc politique permettra de donner au Chef de l’État une base solide pour conduire les réformes et renforcer l’unité nationale », a-t-il insisté.

En conclusion, Dr Abdourahmane Diouf a lancé un appel solennel au Président Bassirou Diomaye Faye, l’invitant à « assumer pleinement ses responsabilités » pour préserver la paix sociale et l’unité nationale. « Il ne doit pas accepter que le pays sombre dans la division, ni cautionner une justice des vainqueurs », a-t-il soutenu. Pour lui, sans un véritable règlement des fractures internes, le Sénégal ne pourra ni bâtir une nation forte ni envisager sereinement son développement.

Lansana Gagny Sakho met en garde contre les “sorties clivantes” et appelle à préserver la cohésion gouvernementale

La sortie médiatique du ministre de l’Artisanat, Dr Abdourahmane Diouf, ce dimanche sur la RTS, continue de susciter des réactions au sein de la majorité. En appelant à « faire bloc derrière le président Bassirou Diomaye Faye », le ministre a visiblement ravivé certaines tensions latentes au sein de la coalition au pouvoir. Parmi les voix qui se sont élevées pour exprimer leurs réserves figure celle du président du Conseil d’administration de l’APIX, Dr Lansana Gagny Sakho.

Dans une note rendue publique ce week-end, le PCA a tenu à mettre en garde la classe politique contre des « prises de parole clivantes et nuisibles » à la cohésion gouvernementale. Selon lui, ces déclarations intempestives risquent d’affaiblir la dynamique d’unité et de rassemblement impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye depuis son accession au pouvoir.

« Les sorties ministérielles maladroites, provocatrices ou inutilement clivantes troublent l’élan de rassemblement initié par le chef de l’État », a dénoncé Dr Sakho, qui appelle à un sursaut de responsabilité dans un contexte marqué, selon ses termes, par « des attentes immenses et des équilibres fragiles ». Pour le PCA de l’APIX, le moment exige de la retenue et un sens élevé de la discipline : « Ces déclarations, loin d’apaiser, alimentent les suspicions et fragilisent l’unité gouvernementale. La cohésion doit rester le seul dénominateur commun du nouveau régime. »

S’adressant directement au parti Pastef, Dr Sakho l’exhorte à demeurer fidèle à sa vocation première : « refonder le Sénégal dans la rigueur, la loyauté et la cohérence ». Il met en garde contre « les tentatives de division, parfois déguisées en analyses politiques », qui, selon lui, détournent le projet de refondation de sa trajectoire initiale.

L’ancien directeur général de la Senelec rappelle que la force du mouvement Pastef ne repose pas sur des ambitions individuelles, mais sur la vision collective incarnée par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. « Ce lien, forgé dans l’épreuve et consolidé par le peuple, ne saurait être affaibli par les calculs de ceux qui rêvent d’une séparation stratégique », affirme-t-il avec fermeté.

Pour Dr Sakho, l’heure est à la responsabilité et à l’unité. Il estime que le projet de transformation nationale porté par le président Faye et son Premier ministre requiert une « unité à toute épreuve » et une « discipline de parole sans faille » au sein de l’appareil d’État.

Théodore Chérif Monteill alerte : « On va vers une crise majeure si rien n’est fait »

L’ancien parlementaire et analyste politique Théodore Chérif Monteill a lancé un avertissement solennel sur la situation politique actuelle du Sénégal, qu’il juge extrêmement préoccupante. Invité de l’émission Grand Jury sur la RFM ce dimanche 26 octobre 2025, il a mis en garde contre une crise institutionnelle majeure susceptible d’éclater si les tensions persistantes entre le président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ne sont pas rapidement apaisées.

Dès le début de son intervention, l’ancien député a dressé un constat alarmant : « Nous sommes dans une situation institutionnelle fragile. Le Sénégal vit une dualité de pouvoir inédite, avec un président légitime et un Premier ministre qui, aujourd’hui, conteste l’autorité de ce dernier sur certains dossiers. Cette situation, si elle perdure, pourrait engendrer une crise politique d’une ampleur inédite. »

Pour Théodore Chérif Monteill, la cohabitation actuelle entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne repose plus sur une complémentarité politique, mais sur une rivalité ouverte qui brouille la lisibilité de l’action gouvernementale. Il estime que cette tension est perceptible dans les récentes absences du Premier ministre lors des Conseils des ministres, ses déclarations publiques jugées offensives par certains partisans du président, ainsi que dans la multiplication des rencontres partisanes initiées en dehors du cadre institutionnel.

« Le Premier ministre Ousmane Sonko a une forte légitimité politique et populaire, mais il doit faire preuve de sens de l’État. Quant au président Bassirou Diomaye Faye, il doit incarner l’unité nationale et assumer pleinement son rôle d’arbitre suprême. Si chacun reste campé sur sa position, c’est le pays tout entier qui en pâtira », a-t-il averti.

L’ancien député de la 13e législature a rappelé que le Sénégal, bien qu’étant une démocratie consolidée, n’est pas à l’abri d’une crise institutionnelle. Il a souligné que la Constitution ne prévoit pas clairement les modalités de règlement d’un désaccord majeur entre le président et son Premier ministre dans le cadre du régime semi-présidentiel en vigueur. « Dans les faits, c’est le président qui détient l’autorité, mais la pratique politique actuelle montre une rivalité de leadership qui fragilise la cohésion gouvernementale », a-t-il expliqué.

Selon Théodore Monteill, cette rivalité au sommet du pouvoir pourrait avoir des conséquences économiques et sociales désastreuses. « Le Sénégal traverse déjà une période économiquement délicate, marquée par la flambée des prix, les tensions sociales et la perte de confiance de nombreux investisseurs. Si à cela s’ajoute une crise politique entre les deux hommes forts du pays, nous risquons d’entrer dans une zone d’instabilité profonde », a-t-il prévenu, soulignant que « la stabilité politique reste le premier pilier de toute croissance durable ».

Revenant sur l’histoire politique du pays, Monteill a rappelé que le Sénégal a connu des crises institutionnelles dans le passé, mais jamais à ce niveau d’exposition médiatique. « Ce qui est inquiétant aujourd’hui, c’est la politisation extrême de chaque acte gouvernemental, la surenchère verbale et la fracture croissante entre les camps Sonko et Diomaye, y compris au sein de la majorité présidentielle », a-t-il observé.

Pour éviter que la situation ne dégénère, il a exhorté les deux dirigeants à renouer le dialogue et à mettre fin aux luttes d’influence internes : « Il faut que le président et son Premier ministre se parlent franchement. La responsabilité de la stabilité nationale leur incombe à tous les deux. Ils ont été élus ensemble sur un projet de rupture et de refondation. Le peuple ne comprendrait pas qu’ils se divisent avant même d’avoir accompli leur mission. »

En conclusion, Théodore Chérif Monteill a appelé l’ensemble de la classe politique, de la société civile et des leaders religieux à jouer un rôle de médiation avant qu’il ne soit trop tard. « Nous devons tout faire pour éviter un blocage institutionnel. Le Sénégal n’a pas besoin d’une guerre d’ego au sommet, mais d’un gouvernement cohérent et d’une direction claire. Sinon, nous allons tout droit vers une crise majeure, et cette fois-ci, elle pourrait être plus grave que toutes celles que nous avons connues auparavant. »

Babacar Ba alerte : « Un divorce entre Diomaye et Sonko plongerait le pays dans une crise très profonde »

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, s’est exprimé ce dimanche 26 octobre sur les tensions présumées entre le président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, dans un contexte politique marqué par des signaux contradictoires au sommet de l’État. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik Tv, M. Ba a livré une analyse sans détour sur les conséquences possibles d’un éventuel désaccord entre les deux principales figures de l’exécutif.

Selon lui, plusieurs éléments récents ont alimenté les spéculations autour d’un malaise au sein du pouvoir. Il cite notamment l’absence remarquée d’Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres du 22 octobre, ses rencontres successives avec les députés du Pastef, son prochain face-à-face prévu avec les anciens détenus politiques, ainsi que l’annonce d’un téra-meeting national, initiative perçue par certains comme une démonstration d’indépendance vis-à-vis du président Diomaye Faye.

Interrogé sur la pertinence de la récente prise de parole du Premier ministre, Babacar Ba a estimé que le moment choisi et le message délivré suscitaient des interrogations :

« Je ne vois pas l’opportunité de cette intervention du Premier ministre. S’il y avait un message important à transmettre à la Nation, le président Bassirou Diomaye Faye était la personne la mieux indiquée pour le faire. »

Le juriste reconnaît toutefois qu’en tant que chef de parti, Ousmane Sonko conserve toute légitimité à s’adresser à ses militants. Mais il estime que le contexte actuel, marqué par des rumeurs persistantes de désaccords, notamment autour de la remise du “Livre blanc sur le massacre des Tirailleurs sénégalais à Thiaroye”, aurait exigé davantage de prudence et de cohésion dans la communication gouvernementale.

Babacar Ba n’a pas mâché ses mots quant aux conséquences d’un éventuel divorce politique entre le président et son chef de gouvernement :

« Un divorce entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il nous plaise ou non, plongerait le pays dans une crise très profonde. D’abord une crise politique, ensuite une crise économique. Or, le Sénégal traverse déjà une situation économique difficile. »

Le président du Forum du Justiciable estime qu’une telle rupture serait un véritable séisme institutionnel, remettant en cause la dynamique d’unité et d’espoir qui avait marqué l’alternance du 24 mars 2024. Selon lui, la stabilité du pays repose en grande partie sur l’alliance solide entre Sonko et Diomaye, symboles d’un projet politique commun fondé sur la refondation de l’État et la justice sociale.

« Le peuple sénégalais a placé beaucoup d’espoir dans cette équipe. Si les deux têtes de l’exécutif se désunissent, cela risquerait de créer un choc politique majeur, une perte de confiance et une paralysie institutionnelle », a-t-il ajouté.

Pour Babacar Ba, il est essentiel que les deux hommes clarifient rapidement la nature de leurs relations afin de mettre fin aux spéculations et de rassurer l’opinion publique. Il invite également la presse et les acteurs politiques à éviter la surenchère et à privilégier le dialogue républicain :

« Le Sénégal n’a pas besoin d’un affrontement au sommet de l’État. Nous avons besoin de sérénité, de travail et de cohésion pour relever les défis économiques et sociaux. »

Alors que le Premier ministre prépare son grand meeting national, et que le président poursuit ses déplacements diplomatiques et économiques, la question de leur unité reste au centre de toutes les attentions. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a confirmé l’existence d’un désaccord ouvert entre les deux dirigeants, mais le climat politique s’en trouve déjà fragilisé, tant les équilibres internes de la coalition au pouvoir semblent sensibles.

Selon Babacar Ba, l’histoire récente du Sénégal montre que les querelles au sommet peuvent avoir des répercussions profondes sur la stabilité du pays. D’où son appel à la prudence et à la responsabilité :

« Nous ne pouvons pas nous permettre un nouveau bras de fer institutionnel. Le Sénégal doit avancer, pas replonger dans des crises qui compromettent son avenir. »

Meeting du 8 novembre : Bougane Gueye Dany appelle à un « Niakhtou National » contre la vie chère

À quelques jours du grand meeting national annoncé par le Premier ministre Ousmane Sonko et le parti Pastef, Bougane Gueye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, a pris la parole pour lancer un autre appel : celui d’un « Niakhtou National », prévu le samedi 8 novembre 2025 à l’École Normale, terminus Liberté 5. Ce rassemblement, présenté comme une mobilisation citoyenne, vise à dénoncer la vie chère, les inégalités sociales et à réclamer davantage de justice pour les populations sénégalaises.

« J’appelle à un Niakhtou National le samedi 8 novembre 2025 à l’École Normale, terminus Liberté 5. Ensemble, toute l’opposition, les syndicats, les activistes et les forces vives doivent se lever pour dénoncer la vie chère qui étouffe les ménages », a déclaré Bougane Gueye Dany, appelant à une convergence de toutes les forces sociales autour d’une cause commune.

Le leader de Gueum Sa Bopp, connu pour ses prises de position critiques envers le gouvernement, a dénoncé une situation économique « devenue insupportable » pour les familles sénégalaises. Il accuse le pouvoir en place d’avoir multiplié les mesures fiscales et les décisions impopulaires sans tenir compte des réalités du quotidien. Selon lui, le peuple sénégalais traverse une période difficile marquée par l’inflation, la hausse du coût de l’énergie et les difficultés d’accès aux produits de première nécessité.

Dans son intervention, Bougane Gueye Dany a cité plusieurs griefs qu’il compte mettre au cœur de ce Niakhtou National. Il entend d’abord rejeter la taxation abusive de 1 % imposée sur plusieurs services, qu’il considère comme « une ponction injustifiée sur les revenus déjà fragiles des citoyens ». Il a également dénoncé les coupures d’électricité récurrentes, qu’il qualifie de « symbole d’une mauvaise gouvernance énergétique », et les déguerpissements des vendeurs ambulants, perçus comme une mesure antisociale qui prive de nombreuses familles de leur unique source de revenu.

Autre point fort de son appel : la cherté du Woyofal, devenue selon lui insoutenable pour la majorité des ménages, accentuée par l’absence de subventions ciblées. Bougane Gueye Dany a aussi plaidé pour la libération immédiate des détenus politiques et d’opinion, rappelant que « la démocratie ne peut s’épanouir dans un climat de répression ».

Pour le patron de D-Média, ce rassemblement n’est pas un meeting partisan mais un acte de résistance citoyenne. « Ce Niakhtou National est une voix collective contre l’injustice et la précarité. C’est un cri du peuple pour exiger le respect de sa dignité et la défense de ses droits fondamentaux », a-t-il affirmé avec fermeté.

En lançant cet appel, Bougane Gueye Dany cherche à rassembler au-delà des clivages politiques, invitant les partis d’opposition, les syndicats, les mouvements citoyens et toutes les forces sociales à unir leurs voix dans un même élan de protestation.

Ce Niakhtou National du 8 novembre s’annonce donc comme un moment fort de mobilisation, dans un contexte social tendu où la question du coût de la vie reste au cœur des préoccupations des Sénégalais. Reste à savoir si cet appel rencontrera un écho à la hauteur des attentes du leader de Gueum Sa Bopp, déterminé à faire entendre la voix d’un peuple qu’il estime « fatigué, mais toujours debout ».

Kaolack : la Coalition Diomaye pour un front uni et un développement inclusif

Une rencontre stratégique d’une importance capitale a réuni, ce week-end, les acteurs clés de la Coalition Diomaye dans la région de Kaolack. Placée sous la coordination de M. Aly TOUNKARA, cette session de travail a accueilli M. Fadilou KEITA, membre du cabinet du Président Ousmane SONKO et Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Cet événement marque une étape significative dans la dynamique politique locale.

Placée sous le signe de la concertation et de la mutualisation des efforts, cette rencontre avait pour objectif d’harmoniser les visions et de renforcer les synergies d’action en faveur du développement de Kaolack. Les échanges, particulièrement riches, ont porté sur les orientations politiques nationales et leur déclinaison au niveau régional, ainsi que sur les perspectives de développement socio-économique de la région.

Interrogé sur la substance des discussions, M. Aly TOUNKARA, coordinateur régional de la Coalition, a insisté sur la nécessité d’une coordination optimale :

« Cette rencontre nous a permis d’échanger en profondeur sur la nécessité d’une meilleure coordination de nos actions locales. Il s’agit de créer une synergie efficace entre toutes les forces vives de notre région pour être pleinement au service de nos populations et contribuer activement à la réussite du projet de société porté par Son Excellence le Président Bassirou Diomaye FAYE et le Premier ministre, M. Ousmane SONKO », a-t-il déclaré.

Les débats ont notamment mis l’accent sur le renforcement des alliances au sein de la mouvance présidentielle et sur la consolidation d’un front uni. La contribution spécifique de la région de Kaolack à la mise en œuvre des grandes réformes et initiatives gouvernementales a également occupé une place centrale dans les réflexions.

Dans un esprit d’unité et de responsabilité partagée, tous les participants ont réaffirmé leur engagement indéfectible à œuvrer main dans la main pour la consolidation des actions sur le terrain. La promotion d’un développement inclusif, durable et directement bénéfique aux populations de Kaolack constitue la pierre angulaire de cet engagement collectif.

Cette rencontre illustre la vitalité démocratique et la maturité politique qui animent la Coalition Diomaye à Kaolack. Elle scelle une volonté commune de transformer l’élan national en progrès concrets pour chaque localité de la région.

Babacar Ba dénonce les pressions sur la justice et appelle au respect de l’État de droit

Babacar Ba, président du Forum du justiciable, s’est exprimé ce dimanche 26 octobre sur PressAfrik TVhd, lors de l’émission Face au jury, au sujet des récentes vagues d’arrestations et d’emprisonnements ciblant des chroniqueurs et des personnalités publiques. Dans une intervention remarquée, il a tenu à rappeler les principes fondamentaux de l’État de droit et à dénoncer certaines pratiques qu’il juge contraires à l’indépendance judiciaire.

Selon M. Ba, « seul le procureur est le maître des poursuites », insistant sur le fait que les décisions d’arrestation ne doivent pas être influencées par des pressions extérieures. Il a pointé du doigt la tendance récente, particulièrement visible sur les réseaux sociaux, où des appels publics réclament l’arrestation de certaines personnes, ce qui, selon lui, constitue une menace pour la justice et ses principes.

Face à ces pressions, Babacar Ba a lancé un appel solennel aux magistrats, les exhortant à « refuser de subir la pression, quelle qu’en soit l’origine ». Il a rappelé que, bien que le parquet relève administrativement du ministère de la Justice, « le magistrat, par essence, doit rester indépendant », soulignant que la Constitution garantit l’indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis des pouvoirs exécutif et législatif.

Le président du Forum du justiciable a également critiqué le recours excessif à la procédure d’instruction dans des affaires qui relèveraient normalement du flagrant délit. Selon lui, certaines interpellations « ne reposent absolument sur rien, si ce n’est l’intention d’empêcher la personne de s’exprimer ». Il a pris pour exemple le chroniqueur Abdou Nguer, estimant que la mise en instruction de telles affaires « dénature l’objet de l’instruction judiciaire », initialement conçue pour des infractions complexes, telles que les crimes de sang ou les associations de malfaiteurs, susceptibles de donner lieu à de lourdes sanctions. Babacar Ba a insisté : « Envoyer en instruction un Abdou Nguer ou un Badara Gadiaga pour des propos tenus sur un plateau, c’est trahir l’esprit de cette procédure. Ce sont les mêmes méthodes qu’employaient les régimes précédents. »

Le cas de Pape Malick Ndour a également été abordé par M. Ba. Les déclarations de ce dernier, lors d’une manifestation pour la libération de Farba Ngom, avaient été qualifiées « d’atteinte à la sûreté de l’État ». Le président du Forum du justiciable a estimé que cette affaire devait désormais cesser après la mise au point de Pape Malick Ndour. Il a plaidé pour « le respect des droits de la défense », rappelant que dans un État de droit, une convocation doit être notifiée au moins 48 heures à l’avance, et non le jour même.

Sénégal : Théodore Chérif Monteil alerte sur une « dualité de pouvoir » entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko

L’annonce par le Premier ministre Ousmane Sonko, ce samedi 25 octobre, de la tenue d’un grand « terra-meeting » le 8 novembre prochain, continue de faire réagir la classe politique sénégalaise. Invité du Grand Jury ce dimanche 26 octobre 2025, l’ancien parlementaire Théodore Chérif Monteil y a vu le signe d’une cohabitation de plus en plus difficile au sommet de l’État. Pour lui, cette initiative traduit une tension grandissante entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son chef du gouvernement.

Selon Théodore Chérif Monteil, cette situation est révélatrice d’une « dualité de pouvoir » qui fragilise la cohérence de l’action publique. « Quand un Premier ministre devient défiant, on le démet. Maintenir une rivalité interne au sommet ne peut qu’avoir des effets négatifs sur la mise en œuvre des politiques publiques », a-t-il affirmé. L’ancien député considère que cette rivalité se traduit aussi bien dans la prise de parole que dans la posture politique des deux hommes. Là où la Présidence cherche à rassurer et à institutionnaliser son discours, Ousmane Sonko, lui, privilégie la proximité et la mobilisation directe du peuple.

Pour Monteil, cette stratégie n’a rien de fortuite. Il décrit le chef du gouvernement comme un « champion de la communication », maîtrisant parfaitement les symboles et les temps médiatiques. « Il mobilise l’attention de tout le monde pour finalement dire autre chose. C’est une stratégie bien rodée », a-t-il observé. L’ancien parlementaire estime que l’annonce du terra-meeting n’a pas uniquement vocation à rassembler la base militante du Pastef, mais vise surtout à rappeler qu’Ousmane Sonko demeure, selon lui, « l’homme politique le plus populaire du Sénégal ».

Théodore Chérif Monteil analyse cette démarche comme une tentative de repositionnement politique à l’approche de la mi-mandat. Le « terra-meeting » du 8 novembre, explique-t-il, servira à réaffirmer la place centrale du Premier ministre dans le débat national et à démontrer qu’aucune décision majeure ne peut être prise sans tenir compte de son influence. « Ce rendez-vous servira à rappeler à tous — majorité comme opposition — qu’on ne peut plus ignorer Sonko dans l’équation politique », a-t-il souligné.

Selon lui, le choix même du terme « terra-meeting » n’est pas anodin. Il s’inscrirait dans la logique d’un transfert symbolique du pouvoir institutionnel vers le pouvoir populaire. « Quand Sonko dit terra-meeting, il renvoie à la tradition des partis révolutionnaires : c’est une manière de dire que le pouvoir ne se limite plus aux institutions, qu’il peut aussi être dans la rue », a-t-il analysé.

Toutefois, Théodore Chérif Monteil met en garde contre les dérives d’une telle approche, qu’il juge potentiellement dangereuse pour la stabilité du pays. « Au Sénégal, le pouvoir n’a jamais été dans la rue. Croire le contraire est une illusion dangereuse. Le peuple élit un président pour gouverner, pas pour être défié à coups de démonstrations populaires », a-t-il averti.

Pour l’ancien député, la situation actuelle reflète davantage une compétition d’influence qu’un réel désaccord institutionnel. Mais il appelle à la prudence et à la responsabilité politique, surtout dans un contexte économique et social marqué par de fortes attentes citoyennes. « Ce dont le Sénégal a besoin aujourd’hui, ce n’est pas d’une compétition d’ego entre le président et son Premier ministre, mais d’une action concertée au service des citoyens », a-t-il insisté.

Kaolack : Soignons l’image du Sénégal, pays de paix et de stabilité

(Par Moussa Fall, président de l’Alliance pour la Promotion du Développement – APRODEL / Suxali Gox.Yi)

Connu pour sa longue tradition démocratique, le Sénégal a traversé diverses crises politiques. C’est justement cette expérience qui a forgé sa maturité démocratique et fait de lui un modèle incontesté en Afrique, avec trois alternances pacifiques au sommet de l’État.

Sous ce rapport, les acteurs politiques comme la société civile doivent comprendre que ces acquis sont irréversibles. Certes, il est indéniable que l’histoire politique du Sénégal est marquée par des périodes de troubles, de violences, d’émeutes — bref, des épisodes douloureux aujourd’hui consignés dans les annales de la vie politique nationale.

Cependant, il convient de rappeler que tous les progrès réalisés depuis 1998 ont été obtenus à la suite de concertations inclusives, réunissant les partis politiques, la société civile, les syndicats et les organisations patronales.

C’est pourquoi nous devons savoir raison garder. Le Sénégal est un peuple résilient, politiquement éveillé et conscient des enjeux géopolitiques qui gouvernent le monde. Les Sénégalais ont consenti d’énormes efforts pour bâtir ce pays, notamment à travers des investissements privés qui ont contribué à sa croissance économique.

Le secteur privé a joué un rôle déterminant dans la création de richesses, tout en accompagnant l’État, qui demeure le principal acteur de l’investissement public. Cette complémentarité entre acteurs publics et privés doit nous inciter à cultiver la paix, préserver nos acquis démocratiques et économiques, et renforcer la cohésion nationale.

À tout prix, nous devons faire en sorte que notre cher Sénégal continue de rayonner dans le monde, en maintenant son leadership et son rôle de locomotive de la démocratie en Afrique.

Malade, Ousmane Sonko rassure les Sénégalais mais suscite le scepticisme de Mamoudou Ibra Kane

Le Premier ministre Ousmane Sonko, dont l’état de santé préoccupait depuis plusieurs jours, a pris la parole ce samedi pour rassurer les Sénégalais. Dans sa déclaration, il a affirmé qu’il se portait mieux et qu’il reprendra ses activités gouvernementales dès ce lundi. Cette sortie, très attendue, visait à dissiper les rumeurs persistantes sur une éventuelle incapacité du chef du gouvernement à exercer pleinement ses fonctions.

Cependant, cette tentative de rassurer n’a pas convaincu tout le monde. L’opposant Mamoudou Ibra Kane, président du mouvement Demain, c’est Maintenant, a réagi avec prudence et scepticisme. Dans un message publié sur le réseau social X, il a estimé que la simple déclaration du Premier ministre ne suffisait pas à lever le doute sur son véritable état de santé. Il a ainsi réclamé la publication officielle du bulletin médical d’Ousmane Sonko, au nom de la transparence et de la bonne gouvernance.

« Une telle obligation de bonne gouvernance ne devrait pas être une gêne pour lui et pour le chef de l’État qui l’a nommé au nom des pouvoirs qui lui sont conférés. Ce serait un bon et heureux précédent pour un régime qui prône la rupture et la culture du jub, jubal, jubbanti », a-t-il écrit. Pour Mamoudou Ibra Kane, rendre public l’état de santé d’un haut responsable, surtout du chef du gouvernement, relève du devoir d’exemplarité dans un système démocratique moderne.

L’opposant est allé plus loin, estimant que la déclaration de Sonko elle-même prouvait qu’il « n’est pas en pleine possession de ses capacités physiques ». Il a tout de même reconnu la gravité de la situation nationale et rappelé que, malade ou pas, le Premier ministre et le président de la République Bassirou Diomaye Faye ont la responsabilité de répondre aux urgences du pays.

« En tout cas, il est temps pour le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye de mettre fin à la situation de flou institutionnel et de crise économique, financière et sociale dans laquelle le Sénégal est plongé », a-t-il ajouté.

Yoro Dia tacle Ousmane Sonko : « Le téra meeting, une arme de distraction massive »

Le politologue et ancien ministre Yoro Dia a vivement réagi à l’annonce du téra meeting prévue le 8 novembre prochain par le Premier ministre et leader du parti Pastef, Ousmane Sonko. Dans une publication sur le réseau social X (ancien Twitter), l’universitaire a exprimé une critique acerbe de cette initiative, qu’il qualifie de « distraction massive » dans un contexte national marqué par de fortes attentes économiques et sociales.

« Sonko mène le Sénégal vers une terra incognita. On attend toujours une tera solution sur l’économie que vous avez mise à terre par incompétence. Le tera meeting est une autre arme de distraction massive et de diversion. PM concurrence déloyalement Sanekh. Le temps ne chôme pas », a écrit Yoro Dia, dans un ton mêlant ironie et reproche.

Par ce jeu de mots autour du préfixe « tera », Yoro Dia souligne ce qu’il considère comme un décalage entre la communication politique du chef du gouvernement et la réalité économique du pays. Selon lui, le Premier ministre, au lieu de mobiliser autour d’un grand rassemblement politique, devrait concentrer ses efforts sur la recherche de solutions concrètes à la crise économique, à la cherté de la vie et à la flambée des prix qui affectent les ménages sénégalais.

Cette sortie du politologue intervient quelques heures après l’annonce officielle du téra meeting par Ousmane Sonko, qui a invité ses partisans et sympathisants à une grande mobilisation nationale au parking du stade Léopold Sédar Senghor. Présenté par les partisans du Pastef comme un moment de communion et d’évaluation de l’action gouvernementale après 18 mois de gouvernance, l’événement est perçu par certains observateurs comme une tentative de reconquête du terrain politique face à la montée des critiques sur la gestion de l’État.

En utilisant l’expression « concurrence déloyale avec Sanekh », Yoro Dia fait également référence, sur un ton sarcastique, à la popularité du comédien sénégalais, laissant entendre que Sonko se livrerait davantage à une mise en scène politique qu’à une action gouvernementale sérieuse.

Pape Malick Ndour sort du silence après sa garde à vue : « Je n’ai jamais appelé à l’insurrection »

Convoqué, entendu puis relâché dans la même journée, Pape Malick Ndour a tenu à s’exprimer après son passage, vendredi, à la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane. Le coordonnateur national des cadres républicains, également responsable de l’Alliance pour la République (APR), a publié un texte sur sa page Facebook pour revenir sur les circonstances de sa convocation et clarifier le sens de ses propos.

Selon l’ancien ministre de la Jeunesse, c’est aux alentours de 14h30 qu’il a été informé de sa convocation. Malgré un emploi du temps chargé et ce qu’il décrit comme des « contraintes objectives », il affirme avoir pris la décision de répondre à l’appel des gendarmes, « par respect pour les institutions de notre pays ». Une démarche qu’il dit avoir faite en toute sérénité.

L’audition de Pape Malick Ndour portait sur des déclarations tenues lors d’un rassemblement politique organisé en soutien à Farba Ngom, figure influente de l’APR. Ses propos, jugés par certains comme un appel à la révolte, avaient suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans la presse. Face aux enquêteurs, le responsable politique a tenu à rétablir les faits. « J’ai tenu à clarifier ma position : je n’ai en aucun moment appelé à l’insurrection, ni au soulèvement », a-t-il affirmé, tout en réitérant son attachement profond « à la légalité et aux principes républicains ».

Pape Malick Ndour dit avoir apprécié la courtoisie et le professionnalisme des enquêteurs de la Section de Recherches. Après plusieurs heures d’audition, il a été remis en liberté le même jour, sans poursuite immédiate annoncée.

Dans sa déclaration, l’ancien ministre a également exprimé son regret face à la tournure prise par cette affaire. « Je suis désolé que mes propos aient suscité une polémique inutile, alimentée par certains, souvent au détriment de la mesure et du fair-play », a-t-il déploré.

Cette mise au point vise, selon lui, à mettre fin aux interprétations malveillantes autour de son discours, qu’il qualifie d’« engagement loyal pour la démocratie et la stabilité du pays ».

Bougane Gueye Dany appelle à un “Niakhtou National” le 8 novembre pour dénoncer la vie chère et défier le pouvoir de Sonko

Le leader du mouvement Geum Sa Bopp, Bougane Gueye Dany, a vivement réagi à la déclaration faite ce samedi 25 octobre 2025 par le Premier ministre et président du parti Pastef, Ousmane Sonko. Ce dernier a annoncé la tenue d’un grand rassemblement, baptisé « téra meeting », prévu le samedi 08 novembre prochain au parking du stade Léopold Sédar Senghor de Dakar.

En réponse à cet appel, Bougane Gueye Dany a lancé une contre-mobilisation qu’il a baptisée « Niakhtou National », prévue à la même date, le samedi 08 novembre 2025, à partir de l’École Normale, terminus Liberté 5. Dans sa déclaration, le patron de D-Media a exprimé son ras-le-bol face à la situation économique et sociale du pays, tout en appelant les Sénégalais à se mobiliser massivement pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérives du pouvoir actuel.

« Niakhtou national le 08 novembre : Pastef dégage. Cherté de la vie, les diouttis de 1% sur tout et les détenus politiques », a-t-il écrit, marquant clairement son opposition à la gouvernance du Premier ministre. Bougane Gueye Dany appelle ainsi toute l’opposition, ainsi que les forces vives de la nation, notamment les syndicats et les activistes, à se joindre à ce mouvement de contestation citoyenne.

Selon lui, ce « Niakhtou National » vise à dénoncer la vie chère qui étouffe les ménages sénégalais et à rejeter la taxation abusive de 1% récemment imposée aux citoyens. Il entend également protester contre les coupures d’électricité devenues récurrentes, les déguerpissements des vendeurs ambulants, ainsi que la hausse du coût du Woyofal.

Bougane Gueye Dany exige par ailleurs la libération immédiate des détenus politiques, qu’il considère comme une condition essentielle pour la justice et la démocratie. À travers cet appel, il entend transformer cette mobilisation en un acte de résistance citoyenne, une « voix collective contre l’injustice et la précarité ».

Ousmane Sonko convoque un grand “téra meeting” le 8 novembre pour s’adresser aux Patriotes

Le président du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a annoncé ce samedi la tenue d’un grand rassemblement populaire, baptisé « téra meeting », prévu le samedi 8 novembre prochain au parking du stade Léopold Sédar Senghor, à Dakar. Après dix-huit mois de gouvernance du régime actuel, le leader des Patriotes estime que le moment est venu de s’adresser directement à ses partisans et sympathisants pour faire le point sur la situation politique, l’action de l’État et l’avenir de son parti.

Dans une déclaration publiée sur ses plateformes officielles, Ousmane Sonko a invité l’ensemble des militants de Pastef, ainsi que tous ceux qui partagent les idéaux du parti, à se mobiliser massivement pour cet événement qu’il annonce comme un moment fort de communion et de réflexion politique. « Après dix-huit mois, le temps est venu de parler aux Patriotes », a-t-il écrit, soulignant que cette rencontre aura pour but de revisiter les grandes orientations du parti, d’évaluer le parcours du gouvernement en place et de tracer de nouvelles perspectives pour le Pastef.

Ce téra meeting, qui s’annonce comme un événement de grande envergure, sera articulé autour de trois grandes thématiques : l’État, la politique nationale et le parti Pastef lui-même. Selon le communiqué, ces axes permettront d’aborder sans détour la gouvernance du pays, les enjeux institutionnels, les défis socio-économiques, mais aussi la réorganisation du mouvement patriotique après les épisodes de tension et de répression que le parti a connus ces dernières années.

Le choix du parking du stade Léopold Sédar Senghor n’est pas anodin. Ce lieu symbolique, déjà théâtre de nombreux rassemblements politiques d’envergure, devrait accueillir plusieurs milliers de militants venus des différentes régions du Sénégal, voire de la diaspora. Les préparatifs battent déjà leur plein, avec des appels à la mobilisation lancés sur les réseaux sociaux par les responsables régionaux et les sections locales du parti.

Ce rendez-vous s’inscrit également dans un contexte politique marqué par de vifs débats sur la gouvernance actuelle, les réformes institutionnelles et le positionnement du Pastef dans l’arène politique nationale. Pour Ousmane Sonko, cette déclaration publique sera l’occasion de réaffirmer la ligne politique de son mouvement et de remobiliser ses troupes en vue des prochaines échéances électorales.

Pape Malick Ndour après sa libération : « Je n’ai en aucun moment appelé à l’insurrection, ni au soulèvement »

Libéré vendredi après sa garde à vue à la Section de recherches de la Gendarmerie de Colobane, l’ancien ministre Pape Malick Ndour est revenu sur sa convocation. Dans une publication sur sa page Facebook, le Coordonnateur national de la Convergence des Cadres Républicains (CCR) a précisé que son audition concernait ses propos tenus lors du rassemblement politique en soutien à Farba Ngom. Il a insisté sur le fait qu’il n’a jamais appelé à l’insurrection ni au soulèvement. Pape Malick Ndour a annoncé qu’il renonce à déposer plainte et qu’il tourne désormais la page.

Le texte in extenso : 


J’ai été informé hier à 14h30 d’une convocation à la section de recherches de 
Colobane à 16h. Malgré des contraintes objectives, j’ai tenu à déférer à la convocation par respect aux institutions de notre pays. 

Mon audition portait sur les propos que j’ai tenus lors d’un rassemblement politique organisé en soutien à notre camarade, le député-maire Farba Ngom, à qui je renouvelle mon soutien total. 

Devant les enquêteurs, dont j’ai apprécié la courtoisie, j’ai tenu à clarifier ma position : je n’ai en aucun moment appelé à l’insurrection, ni au soulèvement. Ma carrière de fonctionnaire, d’élu, de ministre et de citoyen profondément attaché à la légalité, m’a toujours conduit à agir dans le strict respect de la Constitution, des lois et des règlements qui encadrent le fonctionnement de nos institutions. 

Je suis désolé que mes propos aient suscité une polémique inutile, alimentée par certains, souvent au détriment de la mesure et du fair-play. Je tiens cependant à tourner la page : je pardonne à tous et renonce à déposer plainte, par respect envers la Justice qui, de mon point de vue, a des choses plus urgentes à gérer que des querelles entre responsables politiques. 

Notre pays, confronté à des défis majeurs, mérite un débat public serein et constructif, centré sur les véritables priorités nationales : l’économie, l’éducation, la santé et la sécurité. C’est le message que beaucoup de nos compatriotes m’ont fait parvenir, et j’en prends bonne note. 

J’exprime ma profonde gratitude au peuple sénégalais, à mes avocats ainsi qu’aux responsables et militants de l’APR pour leur soutien constant.

Kaolack – Coalition “Ndiédieng Bou Bess” : pour un développement participatif et inclusif

Une nouvelle ère semble s’ouvrir à Ndiédieng. Ce week-end, une coalition citoyenne et politique baptisée “Ndiédieng Bou Bess”, littéralement « Un Ndiédieng nouveau », a vu le jour. Ce mouvement ambitionne de promouvoir un changement inclusif fondé sur la participation de toutes les couches sociales : jeunes, femmes, agriculteurs et membres de la diaspora.

Les initiateurs ont insisté sur la nécessité d’instaurer une gouvernance locale participative et un développement communautaire axé sur les besoins réels des populations.

« Nous voulons rompre avec les pratiques du passé et construire un Ndiédieng où chaque voix compte », a déclaré Thierno Kébé, l’un des membres fondateurs de la coalition, soulignant l’importance du dialogue et de la transparence dans la gestion des affaires locales.

La coalition “Ndiédieng Bou Bess” place au cœur de son programme la promotion d’une éducation de qualité et inclusive, le développement du sport, l’appui aux étudiants selon leurs besoins, ainsi que l’amélioration du système de santé en conformité avec les normes de l’OMS.

Elle prévoit également la mise en œuvre d’un plan d’action global visant un développement harmonieux et durable de la localité.

« Nous pensons que cette dynamique pourrait marquer un tournant dans la vie politique locale, dans un contexte où la population exprime de plus en plus sa volonté de renouveau et de justice sociale », a conclu Thierno Kébé lors de son entretien téléphonique avec notre correspondant permanent dans la capitale du Saloum.

L’APR dénonce une « prise d’otage » après l’arrestation de Pape Malick Ndour

Le parti de l’ancien président Macky Sall accuse le régime actuel d’acharnement politique et appelle ses militants à riposter par les voies légales.

Communiqué

L’Alliance Pour la République dénonce vigoureusement la prise d’otage de Pape Malick Ndour, Coordonnateur de la Convergence des Cadres Républicains.

En effet, ce vendredi 24 octobre, à 14h 30, des gendarmes en civil l’ont interpellé en pleine prière du vendredi à la mosquée, afin de lui remettre une convocation pour le même jour à 16h, à la Section de Recherches de Colobane.

Après son audition, il a été placé en position de garde-à-vue.

Avec cette arrestation illégale et injuste, le Procureur de la République exécute les ordres de ministres, directeurs généraux et députés du Pastef qui, depuis une semaine, ne cessent de lui intimer l’ordre d’arrêter Pape Malick Ndour.

Pape Malick Ndour est pris en otage conformément à la volonté du régime de poursuivre son acharnement sans précédent contre le parti.

L’APR appelle ses responsables, militants et sympathisants à utiliser toutes les voies de droit pour faire face à cette entreprise de répression politique.

Fait à Dakar, le 24 octobre 2025

Conférence de presse du Pastef : Dame Mbodj réclame la dissolution de l’APR et accuse Macky Sall d’avoir dissimulé une dette de 4 850 milliards FCFA

Le parti Pastef a organisé ce vendredi une conférence de presse au cours de laquelle ses responsables ont réagi aux déclarations des avocats de l’ancien président Macky Sall, tenues la veille au sujet de la dette cachée. Devant la presse, Dame Mbodj, directeur général de la Société de Gestion des Infrastructures Publiques dans les Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose (SOGIP SA) et membre du Pastef, a vivement dénoncé les agissements du camp de l’ancien chef de l’État.

D’emblée, Dame Mbodj a réclamé la dissolution pure et simple de l’Alliance pour la République (APR), qu’il accuse d’être à l’origine des violences politiques survenues en mars 2021. « On doit dissoudre le parti APR parce que les nervis lors des événements de mars provenaient de leur siège à Mermoz. Ils ont manipulé la police et l’opinion internationale », a-t-il déclaré. Selon lui, « un parti qui fait toutes ces horreurs ne doit pas participer au suffrage des Sénégalais. Dissoudre l’APR, c’est respecter le peuple. »

Poursuivant dans le même ton, le responsable du Pastef a estimé qu’il est injuste que son parti ait été dissous « alors qu’il ne faisait que se battre pour le peuple », tandis que l’APR continue d’exister malgré « ses lourdes responsabilités dans les dérives du passé ». Il a ainsi affirmé qu’« un militant de l’APR ne doit pas se présenter à une élection ni disposer d’un siège au Sénégal ».

Sur la question sensible de la dette cachée, Dame Mbodj a accusé directement Macky Sall d’avoir dissimulé une dette colossale évaluée à 4 850 milliards de francs CFA. « Macky Sall a dissimulé une dette de 4 850 milliards de francs CFA que les Sénégalais devront payer », a-t-il soutenu, rejetant toute tentative d’imputer cette responsabilité au nouveau régime. Il a insisté sur le fait que « chaque mois, le gouvernement actuel paie le service de la dette laissée par Macky Sall ». Très virulent, il a ajouté : « Macky Sall doit être arrêté avec tout ce qu’il a fait au Sénégal. Il n’a qu’à venir se défendre ici, au lieu d’être au Maroc en train de manger nos milliards. »

Dame Mbodj a également dénoncé ce qu’il considère comme un traitement inégal des avocats étrangers intervenant dans les affaires politiques sénégalaises. « Quand Juan Branco était venu défendre Ousmane Sonko, on l’avait arrêté. Mais l’avocat français Pierre Olivier Sur, venu défendre Macky Sall, a tenu une conférence de presse sans être inquiété », a-t-il fustigé.

S’adressant directement à Me Pierre Olivier Sur, il a tenu à rappeler que « le Sénégal n’est pas une république bananière ». Selon lui, « nous ne sommes pas une république de complexés, et si aujourd’hui certains pensent être des sorciers blancs venus nous rappeler que nous étions des colonisés, qu’ils sachent que cette époque est révolue ». Il a insisté sur le fait qu’« à la tête du pays, il n’y a pas des laquais, mais des hommes qui comprennent les enjeux du monde et qui veulent bâtir un État souverain et respecté ».

Pour conclure, Dame Mbodj a estimé que « les arguments des avocats de Macky Sall sur les rapports cachés sont tirés par les cheveux » et que « le camp de l’ancien président est dans la peur et la manipulation ». Selon lui, « ils savent qu’ils risquent de finir leur vie en prison ».

Pape Malick Ndour placé en garde à vue : un nouvel épisode dans la tourmente de l’APR

L’ancien ministre et membre influent de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a été placé en garde à vue ce vendredi, selon des informations confirmées par 2As Média. Il a été entendu dans les locaux de la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale à Colobane, après avoir répondu à une convocation dans l’après-midi.

La convocation de Pape Malick Ndour intervient dans un contexte politique particulièrement tendu pour plusieurs anciens responsables du régime de Macky Sall, dont certains font face à des enquêtes liées à leur gestion passée. Les motifs exacts de sa convocation n’ont pas encore été officiellement révélés, mais plusieurs sources évoquent des questions relatives à sa période d’exercice ministériel et à la gestion de certains programmes publics.

Ancien ministre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi, Pape Malick Ndour était considéré comme l’un des jeunes cadres prometteurs de l’APR. Très proche de l’ancien président Macky Sall, il s’était fait remarquer par ses prises de position vigoureuses en faveur du régime sortant, notamment durant la période préélectorale de 2024. Depuis la chute du pouvoir de l’APR, il s’était fait plus discret sur la scène publique, tout en continuant d’afficher sa loyauté envers son parti.

Son placement en garde à vue à Colobane marque un tournant dans ce qui pourrait être une série d’auditions visant d’anciens dignitaires du régime précédent. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par la Gendarmerie ni par le parti APR, mais la nouvelle suscite déjà de vives réactions sur les réseaux sociaux, où les soutiens de Pape Malick Ndour dénoncent une « chasse aux sorcières » politique, tandis que d’autres y voient un signe de la volonté des autorités actuelles de faire la lumière sur la gestion passée.

Waly Diouf Bodiang charge violemment Macky Sall sur l’affaire de la dette cachée

Le Directeur général du Port automobile de Dakar, Waly Diouf Bodiang, est sorti de sa réserve pour s’en prendre frontalement à l’ancien président Macky Sall, dans le cadre de l’affaire dite de la « dette cachée ». Dans une déclaration particulièrement incisive, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « stratégie cousue de fil blanc » de la part de l’ex-chef de l’État.

Selon Waly Diouf Bodiang, Macky Sall chercherait à brouiller les pistes en multipliant les manœuvres politiques et symboliques. « Il mime une candidature de diversion à l’ONU, un retour plus qu’improbable au Sénégal et une ligne de défense anticipative et bancale fondée sur des dénégations systématiques », a-t-il affirmé. Pour le DG du Port automobile, ces tentatives ne suffisent pas à masquer la réalité d’une gestion financière trouble. « Aucune construction intellectuelle ne pourra écarter la certitude qu’il y a eu une dette cachée et une manipulation des comptes publics », a-t-il insisté.

Poursuivant son analyse, M. Bodiang estime que la stratégie de Macky Sall viserait avant tout à influencer l’opinion publique et à requalifier d’éventuelles poursuites judiciaires. « L’objectif est de déconstruire artificiellement la vérité pour que ses futurs ennuis judiciaires soient perçus comme une cabale politique », a-t-il expliqué, fustigeant ce qu’il décrit comme une tentative de victimisation préméditée.

Le Directeur général n’a pas manqué d’égratigner le cercle d’avocats récemment mobilisé autour de l’ancien président. Avec une pointe d’ironie, il a lancé : « Leurs explications auraient dû être tenues au Maroc. Ici, au Sénégal, Macky Sall n’a aucune chance de se tirer d’affaire avec un collier d’infractions commises. Il le sait. »

Réorganisation gouvernementale : l’ACBEP désormais sous la tutelle du ministère des Infrastructures

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, Déthié Fall, poursuit sa série de visites et de passations de service dans les départements relevant désormais de son champ de compétences élargi. Ce vendredi, une étape importante de cette réorganisation s’est tenue à Diamniadio, où s’est déroulée la cérémonie de passation de service entre le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Bala Moussa Fofana, et Déthié Fall.

Cette rencontre marque un tournant institutionnel significatif : l’Agence de Construction des Bâtiments et des Édifices Publics (ACBEP) passe officiellement sous la tutelle du ministère des Infrastructures. Ce transfert symbolise la volonté du gouvernement de rationaliser la gestion des projets publics et d’améliorer la cohérence des politiques de construction et d’aménagement du territoire.

L’ACBEP, structure stratégique dans la conception, la planification et la réalisation des bâtiments publics, aura désormais pour mission de travailler en synergie avec les services techniques du ministère dirigé par Déthié Fall. Cette nouvelle configuration devrait permettre une meilleure articulation entre les programmes d’infrastructures routières, ferroviaires et immobilières, afin d’assurer une utilisation plus efficiente des ressources publiques et d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants.

Lors de la cérémonie, les deux ministres ont salué l’esprit de continuité et de collaboration qui guide cette transition. Bala Moussa Fofana a tenu à féliciter les équipes de l’ACBEP pour leur engagement et les résultats obtenus dans la modernisation du parc immobilier public, tout en leur souhaitant plein succès dans cette nouvelle phase sous la supervision du ministère des Infrastructures.

Déthié Fall, pour sa part, a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour la confiance placée en lui et a réaffirmé son ambition de bâtir une politique d’infrastructures intégrée, moderne et durable. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs de la chaîne de construction publique, afin d’éviter les doublons administratifs et de garantir la qualité des ouvrages réalisés au nom de l’État.

Mamoudou Ibra Kane critique l’implication d’avocats français dans les affaires politiques sénégalaises

L’intervention récurrente d’avocats français dans les dossiers politiques sénégalais continue de susciter des réactions. Cette fois, c’est Mamoudou Ibra Kane, leader du mouvement Demain c’est maintenant et journaliste de renom, qui a vivement réagi à cette présence jugée envahissante. Dans un message publié sur le réseau social X, il a ironisé sur la situation, estimant que « le tandem Diomaye-Sonko a son Branco, Macky Sall a son Sur », avant d’ajouter : « À chacun son avocat français ou sa “robe blanche”. Par parenthèse, aucun sentiment de xénophobie, encore moins de racisme, ne nous habite. »

Revenant sur la longue histoire des avocats français impliqués dans les grandes affaires sénégalaises, Mamoudou Ibra Kane a rappelé que cette tradition remonte à plusieurs décennies. « De la crise de décembre 1962 à la crise de la dette d’aujourd’hui, en passant par le bras de fer Diouf-Wade ou le clash Wade-Idy, on a connu, au Sénégal, bien des dossiers judiciaires brûlants avec la présence bruyante des avocats de la France », a-t-il souligné. Citant les noms de figures marquantes du barreau français comme Robert Badinter, Jacques Vergès, Olivier Sur ou encore Juan Branco, il a dressé le portrait d’une continuité historique où la justice sénégalaise semble toujours faire place à une influence venue de l’Hexagone.

Mais c’est surtout l’attitude de Me Juan Branco, avocat et proche du Premier ministre Ousmane Sonko, qui cristallise les critiques du journaliste. Mamoudou Ibra Kane juge « choquantes » les interventions répétées de l’avocat français dans le débat public sénégalais, estimant qu’elles contredisent le discours de rupture et de souveraineté porté par le président Bassirou Diomaye Faye et son chef de gouvernement. « Voir ses deux “sorciers blancs” se pavaner comme un paon fait plus que désordre », a-t-il lancé, fustigeant ce qu’il considère comme une incohérence flagrante entre le discours politique du pouvoir et ses actes.

Selon lui, cette contradiction risque de fragiliser davantage la crédibilité du duo exécutif. « Bientôt l’État-Pastef ne pourra convaincre personne de la sincérité de son discours. Les déclarations guerrières d’hier invitant la France à “enlever son genou de notre cou” sonnent faux », a-t-il déclaré, dénonçant un double langage qui minerait la confiance populaire. Pour Mamoudou Ibra Kane, les récents débats sur la « dette cachée » et les « rapports cachés » illustrent une forme d’asservissement économique et politique, loin de l’idéal souverainiste promis par les nouvelles autorités.

« Le duo (ou duel ?) Diomaye-Sonko a livré le pays, pieds et poings liés, au FMI et à toute la finance internationale. C’est comme si l’État-Pastef est en train de créer les conditions systémiques de son propre asservissement », a-t-il ajouté avec amertume, estimant que la gouvernance actuelle reproduit les mêmes travers que celle qu’elle critiquait autrefois.

En conclusion, le leader de Demain c’est maintenant appelle à une prise de conscience du peuple face à ce qu’il considère comme une dérive du pouvoir. « Le peuple sénégalais, lui, ne se contentera plus d’avaler les épines de la “révolution” – mon œil ! – tandis que vous vous gavez des délices du pouvoir. Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse », a-t-il lancé, dans une formule à la fois poétique et cinglante.

Me Aïssata Tall Sall défie le gouvernement sur l’affaire de la « dette cachée » et réclame la transparence

Prenant part à la conférence de presse organisée ce jeudi par les avocats de l’ancien Président Macky Sall, Me Aïssata Tall Sall a livré une charge soutenue contre le gouvernement actuel, qu’elle accuse de propager des accusations infondées autour d’une prétendue « dette cachée ».

L’ancienne ministre des Affaires étrangères et membre du pool d’avocats de l’ancien chef de l’État a ouvertement interpellé le Premier ministre, l’invitant à apporter la preuve de ses déclarations. « Tout le monde se souvient, lorsque le Premier ministre a fait sa sortie, pour dire qu’il y a une dette ‘cachée’ au Sénégal. Il ne nous dit pas comment cette dette a été cachée, et en quoi consiste cette dette cachée. Mais en disant cela, il laisse croire qu’il y a des éléments en sa possession qui confirment cette dette », a déclaré Me Tall Sall, avant de lancer un défi direct : « Sur quoi s’est basé le gouvernement pour dire qu’il y a une dette cachée ? Il faut qu’il nous montre les éléments en sa possession. »

Pour l’avocate, le refus du gouvernement de communiquer les documents censés étayer ses propos constitue une violation flagrante de la loi. Elle a accusé l’exécutif d’avoir « délibérément caché » ces informations, malgré les demandes écrites formulées par les conseils de l’ancien Président. « Nous avons adressé une première lettre au gouvernement, et il a fait l’autruche », a-t-elle fustigé.

Dans son plaidoyer, Me Aïssata Tall Sall a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire, estimant qu’elle porte atteinte non seulement à l’honneur de Macky Sall, mais aussi à l’intégrité de tout son régime. « Cette affaire, il faut la tirer au clair. Pour l’honneur de Macky Sall et pour tout son régime. Nous ne lâcherons pas parce qu’il est facile d’accuser les gens », a-t-elle martelé, visiblement déterminée à défendre l’ancien chef de l’État contre ce qu’elle considère comme une campagne de dénigrement.

L’avocate a également tenu à clarifier le rôle du Fonds monétaire international (FMI) dans ce débat, niant catégoriquement que l’institution de Bretton Woods ait jamais évoqué l’existence d’une « dette cachée » du Sénégal. « J’étais moi-même aux Assemblées générales du FMI, le Sénégal était sur toutes les langues. Madame Georgieva faisait un débriefing, comme cela se fait dans les rencontres annuelles du Fonds. Elle s’est juste prononcée sur l’importance de trouver des plages de convergence avec le Sénégal pour sortir de cette situation », a-t-elle expliqué.

Selon elle, le FMI n’a jamais mené d’expertise ni produit de rapport concluant à une dissimulation de dettes. C’est pourquoi elle estime que cette controverse a été « montée de toutes pièces » par les nouvelles autorités. « Le FMI n’a jamais parlé de dette cachée. Cette affaire de dette cachée est montée de toutes pièces », a-t-elle conclu, dénonçant ce qu’elle perçoit comme une instrumentalisation politique de la question de la dette publique.

Soutenabilité de la dette : Abdourahmane Sarr rassure le FMI et plaide pour un nouvel accord

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a reçu ce jeudi 23 octobre 2025, à Dakar, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Edward Gemayel. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des discussions préparatoires en vue d’un nouveau programme économique entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.

Au moment où la question de la dette publique alimente le débat économique et politique, la position du gouvernement sénégalais se veut rassurante. Abdourahmane Sarr a affirmé que « la dette publique du Sénégal reste soutenable, au regard des paramètres économiques et financiers, ainsi que de la politique budgétaire mise en place ». Selon le ministre, cette soutenabilité découle des réformes engagées depuis avril 2024, axées sur une meilleure gestion budgétaire et la rationalisation des dépenses publiques.

Le ministre a mis en avant le rôle déterminant du Plan de redressement économique et social (PRES), dont la mise en œuvre vise à restaurer les équilibres macroéconomiques et à stimuler la croissance à moyen terme. Ce plan, couplé à des réformes structurelles en faveur du secteur privé, devrait, selon lui, permettre au Sénégal de renouer avec une croissance plus inclusive et résiliente.

Lors des échanges avec la mission du FMI, plusieurs points stratégiques ont été abordés, notamment la préparation du nouvel accord économique, la qualité de la dépense publique, ainsi que la promotion de l’endettement en monnaie locale afin de réduire l’exposition du pays aux fluctuations des marchés internationaux. Abdourahmane Sarr a par ailleurs souligné l’importance du cadre institutionnel de l’UEMOA, qui joue, selon lui, un rôle stabilisateur essentiel pour les économies de la sous-région.

Le ministre a réitéré la volonté du gouvernement de conclure rapidement un nouvel accord avec le FMI, dans le but de « renforcer la confiance des partenaires internationaux et d’assurer la continuité des réformes économiques ». Ce partenariat, a-t-il précisé, devrait contribuer à consolider les acquis en matière de gouvernance économique et à soutenir la dynamique de relance enclenchée depuis l’arrivée du nouveau gouvernement.

Première session du CSOASP : le Président Faye inaugure un cadre stratégique pour l’agriculture moderne et durable

Le jeudi 23 octobre 2025 restera une date historique pour le monde rural sénégalais. Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé la première session du Conseil Supérieur d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (CSOASP), une instance créée pour favoriser le dialogue stratégique entre l’État et les acteurs du secteur rural. Cette rencontre marque une étape majeure dans la mise en œuvre de la politique agricole nationale, vingt ans après l’adoption de la Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale et Halieutique (LOASPH).

L’objectif principal de cette session était de présenter la version révisée de la LOASPH, adaptée aux défis contemporains liés au développement durable, à la souveraineté alimentaire et à la modernisation du secteur agricole. Pour le Président Faye, la tenue de cette première session illustre la volonté de l’État de renforcer l’écoute et l’attention accordées aux préoccupations des acteurs du monde rural, qui constituent une composante essentielle de l’économie et de la sécurité alimentaire du pays.

Au cours de cette rencontre, le Chef de l’État a souligné le caractère participatif, inclusif et transparent du processus de révision de la loi. Il a réaffirmé la détermination du Gouvernement à faire de la LOASPH un socle juridique et stratégique pour bâtir une agriculture moderne, équitable et résiliente, capable de répondre aux besoins du peuple sénégalais et de renforcer la compétitivité du pays sur la scène régionale et internationale.

Dans son allocution, le Président Faye a rappelé la vision globale qui guide le développement économique et social du Sénégal. « Faire du Sénégal un pays compétitif, résilient, inclusif et durable, fondé sur une croissance forte, équitable et portée par un capital humain de qualité », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance d’une agriculture performante et durable comme levier central de cette ambition.

Pape Djibril Fall appelle à une marche pour la libération de Lat Diop à Guédiawaye

Le député Pape Djibril Fall a reçu ce mercredi une délégation composée de proches, d’amis et de soutiens de Lat Diop, dans le cadre de la préparation de la grande marche prévue le samedi 25 octobre 2025 à Guédiawaye. Cette initiative vise à réclamer la libération de Lat Diop ainsi que celle d’autres prisonniers considérés comme politiques.

Lors de cette rencontre, Pape Djibril Fall a qualifié le maintien en détention de Lat Diop d’« aberration majeure », soulignant que cette situation contribue à discréditer l’État de droit aux yeux de l’opinion publique. « Je voudrais tout d’abord exprimer ma gratitude pour l’occasion qui m’a été donnée d’écouter attentivement les préoccupations et les espoirs des proches, amis et soutiens de Lat Diop, à qui j’exprime toute ma solidarité. Je comprends la douleur qu’ils traversent en ce moment », a-t-il déclaré.

Le député, qui est également le leader du parti Les Serviteurs, a insisté sur l’importance de la mobilisation citoyenne dans les moments où la justice nationale est mise à l’épreuve. Selon lui, il est essentiel que les populations veillent au respect des droits et libertés individuelles afin de renforcer la crédibilité des institutions démocratiques.

Pape Djibril Fall a donc lancé un appel à tous les Sénégalais attachés à la paix et à la justice à prendre part à cette marche pacifique prévue à Guédiawaye. Il a insisté sur le fait que cette mobilisation devait permettre aux citoyens de faire entendre leur voix de manière pacifique et déterminée, dans le respect des valeurs démocratiques.

Le FDR prépare sa marche du 31 octobre contre la politique du gouvernement

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) se prépare à faire entendre sa voix dans les rues de Dakar. Le mouvement a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce lundi 27 octobre 2025 afin de détailler le déroulé de sa marche pacifique prévue pour le vendredi 31 octobre. L’itinéraire choisi s’étendra le long de l’avenue Ababacar Sy, partant du Jet d’eau de la Sicap jusqu’au terminus de Liberté 5.

À travers cette mobilisation, le FDR entend dénoncer ce qu’il qualifie de « politique antinationale » du pouvoir en place, dirigé par PASTEF, et réclamer un ensemble de mesures sociales, économiques et judiciaires. Sur le plan social et économique, le mouvement exige notamment le retrait des mesures jugées antisociales, telles que l’augmentation du coût de l’énergie, la taxation du mobile money et la hausse des prix des produits de première nécessité. Les manifestants réclament également le maintien des subventions sur l’énergie et les denrées de consommation courante, le paiement des bourses familiales, le soutien aux couches vulnérables, ainsi que l’exécution immédiate des 8 milliards FCfa promis aux victimes des inondations de 2024 dans la Vallée et l’assistance aux sinistrés de cette année.

Sur le plan judiciaire et des droits, le FDR appelle au rétablissement des 30 000 licenciés dans leurs droits, au respect des accords avec les organisations syndicales, ainsi qu’au strict respect des décisions de justice, notamment celles du Conseil constitutionnel et des condamnations définitives. Le mouvement exige la fin du harcèlement judiciaire contre les opposants, les journalistes et toute voix critique, ainsi que l’arrêt de la politique du « deux poids deux mesures » et le respect de l’égalité de tous devant la loi. Parmi les points forts de leur programme figure également la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques et d’opinion, ainsi que l’annulation des poursuites politiques relatives aux événements survenus entre 2021 et 2024, rappelant que la loi 2024-09 portant amnistie reste en vigueur.

En préparation de cette marche, le FDR organisera par ailleurs une série de réunions d’information ouvertes à la population, du 23 au 28 octobre, dans les principales localités de la région de Dakar, notamment Rufisque, Guédiawaye, Keur Massar, Dakar et Pikine. Ces rencontres visent à mobiliser et informer les citoyens sur les objectifs et modalités de la marche, tout en renforçant l’engagement des structures décentralisées du mouvement.

Dette cachée : Me Aïssata Tall Sall promet une bataille judiciaire jusqu’au bout

L’affaire de la supposée « dette cachée » continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Lors de la conférence de presse organisée par le pool d’avocats de l’ancien président Macky Sall ce jeudi 23 octobre 2025, Me Aïssata Tall Sall a tenu un discours sans concession, affirmant que la défense ira « jusqu’au bout » pour faire la lumière sur cette affaire et contester les accusations portées par le gouvernement.

Selon Me Tall Sall, les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, en septembre 2024, affirmant l’existence d’une dette cachée, n’étaient pas fondées sur des preuves tangibles. « Le Premier ministre est sorti pour nous dire qu’il y a une dette cachée. Il ne nous dit pas ce qu’est cette dette cachée, ni comment elle a été cachée, encore moins en quoi elle consiste », a-t-elle dénoncé. Pour elle, il est inacceptable de lancer de telles accusations sans apporter les documents ou éléments permettant de les étayer.

L’avocate a également souligné les difficultés rencontrées par la défense pour accéder aux documents essentiels dans cette affaire, notamment le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), le pré-rapport de la Cour des comptes et le rapport du cabinet Mazars. Toutes les démarches entreprises pour obtenir ces documents sont restées sans réponse, ce qu’elle qualifie de violation flagrante de la loi sur l’accès à l’information. « La Cour des comptes et le ministère des Finances ont violé la loi en refusant de nous donner les documents. Qu’ont-ils à cacher dans ce rapport ? », s’est interrogée Me Tall Sall.

L’avocate a également tenu à rappeler la présomption d’innocence de l’ancien président. « Macky Sall n’a rien à se reprocher dans cette affaire, sinon il n’aurait pas commis d’avocats », a-t-elle insisté, avant de promettre que la défense poursuivra toutes les voies légales pour obtenir les documents et clarifier la situation. Elle a affirmé que la stratégie du pool d’avocats repose sur une démarche graduée et déterminée : « On a écrit une première lettre, ils ont fait l’autruche feignant de ne rien voir. On ne lâchera pas parce qu’il est facile d’accuser les gens. »

Me Tall Sall a également évoqué les répercussions internationales de cette polémique, soulignant l’impact négatif sur l’image du Sénégal. Elle a rappelé que le pays reste au centre des discussions à l’international, notamment auprès du FMI et de la Banque mondiale, et que ces accusations non étayées ont terni la réputation du pays. « Dans les couloirs du FMI, le Sénégal est sur toutes les lèvres et cela fait mal. Même dans les temps les plus difficiles, le Sénégal n’a jamais eu de rupture avec le FMI », a-t-elle déploré.

Cette intervention de Me Aïssata Tall Sall confirme la détermination du pool d’avocats à obtenir la transparence et à défendre Macky Sall dans ce dossier, tout en mettant en lumière les questions sur la disponibilité et la diffusion des rapports officiels qui alimentent le débat sur la « dette cachée » au Sénégal.

Affaire de la « dette cachée » : Me Pierre-Olivier Sur dénonce des « rapports cachés » et prévient l’État

La défense de l’ancien président Macky Sall a pris une tournure médiatique ce jeudi à Dakar. Le coordonnateur du pool d’avocats de l’ex-chef de l’État, Me Pierre-Olivier Sur, s’est exprimé devant la presse pour dénoncer l’inaccessibilité de documents clés relatifs à l’affaire dite de la « dette cachée ». Selon lui, l’absence de ces rapports empêche la défense d’exercer pleinement ses droits et menace la transparence de la procédure.

Me Sur a expliqué que malgré de multiples demandes, trois rapports essentiels n’ont toujours pas été communiqués : le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), celui de la Cour des comptes et le rapport du cabinet Forvis Mazars. L’avocat a insisté sur le fait que l’absence de ces documents constitue un obstacle majeur pour la défense. « Il n’est pas question pour nous de faire un procès à l’État. Nous intervenons dans la continuité de l’État, mais dans le respect de ce qui a été fait avant. Et si nous n’avons pas ces documents, nous engagerons une réponse à la non-réponse de l’administration, graduée, et dont vous entendrez parler », a-t-il averti.

Lors de ce point de presse tenu au siège de l’Alliance pour la République (APR), le coordonnateur du pool a tenté de remettre en perspective les accusations portées contre son client. Selon lui, « le vrai problème, ce ne sont pas les dettes cachées, mais les rapports cachés ». Il a précisé que le rapport de l’IGF, qui avait initialement mis le feu aux poudres, n’avait jamais été remis à la défense malgré les demandes formelles. De même, le pré-rapport de la Cour des comptes, pourtant central pour évaluer les éventuelles irrégularités dans la gestion de la dette, reste inaccessible. Enfin, le rapport Mazars, censé fournir un audit indépendant de la dette publique, n’aurait pas été transmis, bien que largement évoqué dans les médias et le débat public.

Au-delà de ces considérations juridiques, Me Sur a adressé un message politique et institutionnel. Il a rappelé l’importance de respecter la continuité de l’État et de bâtir sur les acquis laissés par les prédécesseurs. « Ce que je veux dire, au nom du président Macky Sall, c’est qu’il est important de respecter les anciens. Quand on veut construire une maison ou une administration, il ne faudrait pas qu’en ajoutant un étage, on démolisse celui du dessous ou les fondations. Parce qu’alors, tout s’écroulerait », a-t-il déclaré.

L’avocat a également dénoncé ce qu’il considère comme une mauvaise interprétation de la gestion de la dette sous le mandat de Macky Sall. Pour lui, il ne s’agit pas d’une « dette cachée », mais d’une lecture erronée des documents et des chiffres. « Il n’y a pas de problème de dettes cachées au Sénégal, mais plutôt de mauvaises lunettes de lecture. Si nous pouvons nous rassembler autour de ce qui est juridiquement, factuellement et comptablement établi, le problème n’existe pas », a-t-il affirmé.

Cette prise de parole s’inscrit dans une stratégie plus large du pool d’avocats de l’ancien président, qui cherche à recentrer le débat sur la transparence et l’accès aux documents plutôt que sur la seule responsabilité de Macky Sall. Elle intervient alors que l’affaire de la « dette cachée » continue de diviser l’opinion publique et d’alimenter les tensions entre le pouvoir actuel et les anciens dirigeants, mettant en lumière les enjeux politiques et institutionnels autour de la gestion de la dette publique sénégalaise.

Absence de Premier ministre au Conseil des ministres : une nouvelle tension entre Diomaye et Sonko ?

Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 22 octobre 2025 a intrigué plus d’un observateur : aucune communication du Premier ministre Ousmane Sonko n’y est mentionnée. Ce détail, qui pourrait passer inaperçu dans un autre contexte, a cette fois-ci attiré l’attention, tant les relations entre le Chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre semblent, selon plusieurs sources, traverser une période de crispation.

Selon des informations relayées par PressAfrik, une source gouvernementale a confirmé que le Premier ministre n’a pas pris part au Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais de la République. Cette absence, dans une instance considérée comme le cœur du fonctionnement gouvernemental, soulève des interrogations sur la nature des rapports actuels entre les deux hommes, jadis alliés indissociables du projet politique issu de Pastef.

L’absence d’Ousmane Sonko intervient dans un contexte déjà chargé en signes de tension. Ces dernières semaines, plusieurs observateurs ont noté un froid apparent entre le président et son chef de gouvernement. Si certains y voient un simple désaccord stratégique ou un incident passager, d’autres évoquent une divergence plus profonde dans la gestion du pouvoir et l’interprétation du projet politique qu’ils portent ensemble.

Le silence officiel des deux parties entretient d’ailleurs le mystère. Aucun communiqué de la Primature ni du Palais n’est venu expliquer l’absence du Premier ministre à cette réunion hebdomadaire, où sont discutées les grandes orientations de la politique nationale.

Un autre fait, survenu quelques jours plus tôt, semble conforter la thèse d’un malaise latent. Le vendredi 17 octobre, lors d’un déplacement officiel du président Diomaye Faye, ce dernier était accompagné de son Directeur de cabinet, Mary Teuw Niane, et non du Premier ministre. Une situation inhabituelle, relevée par le journaliste Adama Gaye, qui y a vu une entorse au protocole habituel : « Le Premier ministre est souvent celui qui accompagne le Chef de l’État ou, à défaut, lui souhaite bon voyage au pied de l’avion », a-t-il rappelé dans une publication sur Facebook.

Cette scène, anodine en apparence, a été perçue par certains comme le symbole d’une mise à l’écart progressive du Premier ministre dans certaines activités présidentielles.

Malgré ces signes de distanciation, plusieurs analystes estiment que le duo Diomaye–Sonko reste encore fonctionnel sur l’essentiel. Leur projet commun de refondation de l’État, basé sur la rupture, la transparence et la souveraineté, continue d’être décliné à travers les politiques publiques, notamment dans les secteurs de la justice, de la fiscalité et de la gouvernance économique.

Cependant, il n’est un secret pour personne que la cohabitation au sommet de l’exécutif n’est pas exempte de frictions. Ousmane Sonko, chef de parti et figure politique charismatique, conserve une forte base militante et une liberté de ton parfois dérangeante pour les équilibres institutionnels. De son côté, Bassirou Diomaye Faye, en sa qualité de président, entend affirmer son autorité et garantir la cohérence de l’action gouvernementale.

Si l’absence du Premier ministre à un Conseil des ministres peut s’expliquer par un empêchement personnel ou une divergence ponctuelle, elle prend une dimension politique symbolique dans le contexte actuel. Certains observateurs redoutent qu’elle ne traduise un réajustement silencieux des équilibres au sein du pouvoir exécutif.

Conférence de presse des avocats de Macky Sall : les hôtels refusent d’accueillir l’événement

La conférence de presse des avocats de l’ancien président sénégalais Macky Sall a connu un épisode pour le moins inhabituel. Prévue initialement dans un cadre neutre, elle s’est finalement tenue ce jeudi au siège de l’Alliance pour la République (APR), à Mermoz, après que plusieurs hôtels contactés ont opposé un refus d’accueillir l’événement.

Ce fait, d’abord rapporté par plusieurs médias, a été confirmé par Me Amadou Sall, l’un des membres du pool d’avocats de Macky Sall. Face à la presse, il a expliqué les circonstances qui ont conduit les défenseurs de l’ancien chef de l’État à organiser leur point de presse dans les locaux du parti présidentiel sortant.

« Nous nous expliquons un peu sur les raisons pour lesquelles des avocats que nous sommes, dont le métier est marqué par une certaine neutralité scientifique, nous nous retrouvons au siège d’un parti politique », a-t-il déclaré d’un ton ferme. Me Sall a précisé que cette situation n’était nullement un choix politique, mais plutôt une contrainte imposée par les circonstances.

« La raison est très simple : depuis hier, nous avons des difficultés à avoir un lieu où nous aurions pu tenir cette réunion », a-t-il poursuivi, avant d’insister sur le fait que cette difficulté à trouver un espace neutre les avait forcés à se rabattre sur le siège de l’APR.

Selon lui, cette décision n’a aucune portée politique ni symbolique. « C’est la seule raison. Il n’y a pas une autre raison », a-t-il martelé, tenant à lever toute ambiguïté sur l’interprétation possible de cette localisation.

Cette situation suscite toutefois de nombreuses interrogations dans les milieux politiques et médiatiques. Certains y voient un signe de tension autour du dossier dit de la « dette cachée », qui alimente depuis plusieurs semaines le débat public au Sénégal. D’autres estiment qu’il s’agit d’un simple concours de circonstances, sans portée politique réelle.

LFI 2026 : Un « choc fiscal sans précédent » selon l’économiste Seydina Alioune Ndiaye

L’économiste Seydina Alioune Ndiaye tire la sonnette d’alarme sur la Loi de Finances Initiale (LFI) 2026, qu’il qualifie de véritable « choc fiscal sans précédent » pour le Sénégal. Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, il avertit que l’année à venir pourrait s’avérer plus difficile que 2025 si le gouvernement ne parvient pas à concilier rigueur budgétaire et protection sociale.

Selon ses analyses, l’exécutif sénégalais « marche sur une corde raide » en engageant une politique de redressement budgétaire d’une ampleur rarement observée. L’onde de choc fiscale représenterait une hausse équivalente à 3,9 points de PIB, dont 92,8 % seraient supportés directement par les ménages et les entreprises. Une charge considérable, estime-t-il, qui pourrait à la fois redresser les finances publiques ou, à l’inverse, plonger le pays dans une crise économique et sociale de grande ampleur.

Pour Seydina Alioune Ndiaye, le pari du gouvernement est risqué, mais pas impossible. S’il réussit, ce tournant fiscal pourrait « restaurer la crédibilité budgétaire du pays » et jeter les bases d’une croissance soutenable. En revanche, un échec exposerait le Sénégal à « un choc de confiance » et à une aggravation des tensions économiques et sociales.

L’économiste met particulièrement en garde contre les répercussions sur les ménages, déjà fragilisés par la hausse continue du coût de la vie. Il redoute une érosion du pouvoir d’achat et une pression inflationniste accrue, dans un contexte où l’inflation alimentaire atteint désormais 36 %, selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Les foyers les plus modestes, déjà éprouvés par les difficultés économiques de 2025, risquent de subir de plein fouet l’effet cumulatif des nouvelles taxes et de la cherté des produits de base.

Du côté des entreprises, le constat n’est guère plus rassurant. L’économiste prévoit un triple impact : une compression des marges bénéficiaires, une menace sur la compétitivité et un risque de délocalisation de certaines activités. Il cite notamment l’augmentation de la Taxe sur les Activités Financières (TAF) de 56 %, ainsi que la hausse de 32 % des impôts sur les salaires, des mesures qui pourraient peser lourdement sur le secteur privé et freiner les investissements.

Face à ces défis, Seydina Alioune Ndiaye appelle à une stratégie plus équilibrée. Il plaide pour une pédagogie fiscale de la part du gouvernement, afin d’expliquer aux citoyens et aux entreprises la nécessité de cet effort collectif. Dans le même temps, il insiste sur la mise en place de mécanismes de compensation pour protéger les ménages les plus vulnérables et éviter une explosion sociale.

Enfin, il souligne que la réussite de cette politique dépendra largement de la croissance économique attendue à 5 % en 2026. Si cette projection ne se matérialise pas et que la dette publique — déjà supérieure à 130 % du PIB — continue de s’alourdir, le pays pourrait entrer dans une zone de turbulence financière et sociale sans précédent.

Affaire de la « dette cachée » : les avocats de Macky Sall dénoncent des « rapports cachés »

Les avocats de l’ancien président Macky Sall sont montés au créneau ce jeudi pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « manipulation » autour du dossier de la dette dite cachée. Face à la presse nationale et internationale, Me Pierre-Olivier Sur, coordonnateur du pool d’avocats de l’ancien chef de l’État, a fermement rejeté l’existence d’un scandale financier lié à des dettes dissimulées par l’administration Sall. Selon lui, le véritable problème n’est pas celui de dettes non déclarées, mais celui de rapports occultés par les autorités actuelles.

« Il n’y a pas de problème de dettes cachées au Sénégal », a déclaré Me Sur d’un ton ferme. « Le problème, c’est celui des rapports cachés », a-t-il poursuivi, en pointant du doigt plusieurs documents administratifs et financiers restés inaccessibles, selon lui, aussi bien à la défense qu’à l’opinion publique.

Le premier document évoqué par l’avocat est le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), qu’il accuse d’avoir allumé la mèche dans cette affaire. « C’est ce rapport de l’Inspection des finances qui est à l’origine de toute cette polémique sur les dettes cachées. Mais ce rapport lui-même est caché. Nul d’entre vous ne peut affirmer l’avoir vu ou l’avoir eu entre les mains », a-t-il insisté.

Le second rapport incriminé par le juriste français est celui de la Cour des Comptes, dont une version préliminaire aurait circulé dans certains cercles administratifs sans être rendue publique. « Ce pré-rapport de la Cour des Comptes est également caché. Nous ne l’avons pas reçu, malgré les courriers que j’ai adressés, il y a maintenant quinze jours, au président de la Cour des Comptes et au ministre des Finances », a-t-il précisé, dénonçant un manque de transparence dans la procédure.

Enfin, Me Sur a cité un troisième document, le rapport d’audit du cabinet Mazars, censé éclairer la situation de la dette publique sénégalaise. « Tout le monde parle du rapport Mazars, tout le monde en fait mention, mais personne ne l’a vu. Ce rapport aussi est caché », a-t-il martelé, accusant certains milieux politiques et médiatiques de propager des conclusions dont ils ne détiennent pas les sources.

En filigrane, la défense de Macky Sall semble vouloir déplacer le débat : il ne s’agirait pas d’une affaire de dissimulation de dette, mais d’une manipulation autour de documents non publiés et partiellement exploités. Me Sur a ainsi conclu en appelant à la publication intégrale des rapports évoqués, afin de « rétablir la vérité » et de « sortir des rumeurs ».

Gueum Sa Bopp et les députés Pape Djibril Fall et Mbaye Dione exigent la vérité sur le « scandale des 8 milliards » et s’opposent à la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces

Le mouvement Gueum Sa Bopp a tenu une importante séance de travail avec les députés Pape Djibril Fall et Mbaye Dione autour du désormais célèbre « scandale des 8 milliards », une affaire qui suscite de vives polémiques au sein de l’opinion publique. Ces fonds, initialement alloués pour venir en aide aux populations du département de Bakel et des zones affectées par les débordements du fleuve Sénégal, font aujourd’hui l’objet d’accusations graves de mauvaise gestion et de détournement présumé.

À l’issue de la rencontre, les participants ont appelé à la mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire. L’objectif : faire toute la lumière sur la destination réelle de ces ressources, identifier les responsables et leurs complices, et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. « Le peuple a droit à la vérité. Nous ne pouvons plus accepter que des milliards destinés à des populations sinistrées soient dilapidés dans le silence et l’impunité », a martelé un responsable du mouvement.

Anticipant les critiques sur une éventuelle récupération politique de cette affaire, Gueum Sa Bopp a tenu à clarifier sa position. Le mouvement assure que son engagement n’a rien à voir avec un quelconque calcul partisan. Il se veut, selon ses dirigeants, un acte « républicain, citoyen et moral », porté par la volonté de défendre les ressources publiques et de protéger les populations de Bakel, parmi les plus vulnérables du pays. Dans le même esprit, le mouvement a salué la « démarche patriotique » des députés Pape Djibril Fall et Mbaye Dione, qu’il considère comme des figures d’une « opposition lucide, responsable et unie, déterminée à faire triompher la vérité sur le mensonge d’État ».

Mais au-delà du dossier des 8 milliards, Gueum Sa Bopp s’est également insurgé contre la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces dans les grandes surfaces, récemment introduite par le gouvernement. Une mesure que le mouvement qualifie de « décision injuste, illégale et économiquement absurde », surtout dans un contexte de vie chère et de pression fiscale croissante sur les ménages.

Selon ses porte-paroles, cette taxe constitue une double imposition : « Après la TVA, voilà qu’on veut taxer une transaction déjà taxée. Une taxe sur une taxe, c’est une double peine pour le peuple. » Gueum Sa Bopp estime que cette disposition fiscale pénalise les consommateurs et les petits commerçants, tout en accentuant la fracture sociale.

Face à cette situation, le mouvement a annoncé une riposte multiforme. Il compte engager des concertations avec les organisations de consommateurs et solliciter la mobilisation des plateformes citoyennes « Noo Lank » et « Rappel à l’Ordre » pour former un large front commun contre cette mesure jugée inéquitable. En parallèle, un collectif d’avocats mandaté par le mouvement déposera, dès ce jeudi 23 octobre, un recours devant la Cour suprême. Ce recours vise à obtenir l’annulation pure et simple de la taxe, sur la base du principe juridique de la double imposition, interdit par la législation sénégalaise.

Bassirou Diomaye Faye présidera le premier Conseil supérieur d’Orientation agrosylvopastoral ce 23 octobre

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, présidera ce jeudi 23 octobre 2025 la première réunion du Conseil supérieur d’Orientation agrosylvopastoral. Cette session inaugurale, hautement symbolique, s’inscrit dans la dynamique de relance et de planification du développement rural, au cœur de la politique gouvernementale en matière de souveraineté alimentaire, de sécurité nutritionnelle et de valorisation du monde agricole.

Selon la présidence, la tenue de cette instance stratégique traduit la volonté du chef de l’État de réorganiser et de renforcer la gouvernance des politiques rurales, en mettant en synergie les trois grands secteurs de production que sont l’agriculture, l’élevage et la foresterie. L’objectif est de promouvoir une approche intégrée du développement rural, articulée autour d’une meilleure utilisation des ressources naturelles, de l’innovation agricole et du développement des chaînes de valeur locales.

Cette rencontre constitue également une étape décisive dans la mise en œuvre de la vision présidentielle d’un Sénégal résolument tourné vers l’autonomie alimentaire, à travers des politiques cohérentes, participatives et adaptées aux réalités territoriales. Le Conseil supérieur d’Orientation agrosylvopastoral devrait ainsi servir de cadre de concertation entre les différents acteurs institutionnels, économiques et sociaux du secteur rural, pour mieux orienter les choix stratégiques et opérationnels de l’État.

Par ailleurs, au cours du dernier Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu à exprimer sa gratitude et ses félicitations à son homologue rwandais, Son Excellence Paul Kagame, pour « l’accueil exceptionnel et le succès notable » de la visite d’État et de travail qu’il a effectuée à Kigali du 17 au 19 octobre 2025. Le chef de l’État a salué le professionnalisme et la qualité des échanges qui ont marqué ce déplacement, qualifié de « tournant majeur » dans les relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Rwanda.

Dans le même esprit, le président Diomaye Faye a également adressé ses remerciements à son homologue kényan, Son Excellence William Ruto, pour « la parfaite réussite » de sa visite officielle au Kenya, tenue du 19 au 21 octobre 2025. Ces deux visites successives en Afrique de l’Est ont permis, selon la présidence, de consolider les partenariats stratégiques du Sénégal dans des domaines prioritaires tels que l’agriculture, la transformation industrielle, les infrastructures et le numérique.

Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye prône une gestion budgétaire rigoureuse et axée sur les priorités nationales

Le Conseil des ministres tenu ce mercredi au Palais de la République a été marqué par une intervention ferme du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la question du pilotage budgétaire et de la gestion des finances publiques. En pleine session budgétaire, le Chef de l’État a tenu à rappeler l’importance d’une gouvernance économique fondée sur la rigueur, la transparence et l’efficacité.

Revenant sur le contexte de la préparation du budget 2025, le président Faye a souligné la nécessité d’un pilotage budgétaire rigoureux et d’une gestion préventive des urgences économiques et sociales, afin de faire face aux défis conjoncturels et structurels du pays. Selon lui, le budget national ne doit pas être un simple document comptable, mais un véritable outil au service du développement inclusif et du bien-être des citoyens.

Le président a insisté sur le fait que le budget 2025 devait être le reflet des priorités du Plan Jubbanti Koom, tout en traduisant les attentes légitimes des populations. Il a exhorté les membres du gouvernement à faire preuve d’une cohérence renforcée dans la conception et l’exécution des politiques publiques. À cet effet, il a appelé à une meilleure coordination entre les départements ministériels, gage d’une action gouvernementale harmonisée et efficace.

Bassirou Diomaye Faye a également mis en avant la question de la soutenabilité financière et de l’équilibre budgétaire, qui, selon lui, doivent rester au cœur de la stratégie nationale. Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’anticiper les tensions économiques et sociales, afin d’éviter toute dérive susceptible de compromettre les équilibres macroéconomiques et la stabilité du pays.

Dans le même esprit, le président a demandé une vigilance accrue dans la gestion des finances publiques, rappelant que « chaque franc dépensé doit contribuer directement à l’amélioration du quotidien des Sénégalais ». Cette orientation, a-t-il précisé, implique non seulement un suivi rigoureux des dépenses sociales, mais également un contrôle strict de l’efficacité des programmes gouvernementaux, pour garantir que les politiques engagées produisent des résultats concrets et mesurables.

En conclusion, le chef de l’État a réaffirmé son engagement pour une gouvernance économique fondée sur la responsabilité, la transparence et l’efficacité, tout en appelant le gouvernement à rester à l’écoute des préoccupations des populations et à inscrire son action dans la durabilité et la justice sociale.

Guem Sa Bopp dépose plainte dans l’affaire des 8 milliards de Bakel et dénonce la nouvelle taxe sur les paiements en espèces

Le mouvement Guem Sa Bopp, dirigé par l’opposant Bougane Guèye Dany, s’invite dans l’affaire des 8 milliards de F CFA destinés aux populations sinistrées du département de Bakel. Face aux soupçons de détournement et de mauvaise gestion qui entourent ce dossier, le mouvement a annoncé avoir déposé une plainte devant le Pool judiciaire et financier.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 22 octobre 2025, Guem Sa Bopp a exigé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de « faire toute la lumière sur l’utilisation des 8 milliards, identifier les responsables et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens ». Le mouvement estime que cette démarche ne relève pas d’une manœuvre politique, mais d’un « acte républicain et moral » visant à défendre l’intérêt général.

« Il ne s’agit pas d’un combat partisan, mais d’une exigence de transparence et de justice pour les populations de Bakel, qui attendent toujours que les promesses d’aide se traduisent en actions concrètes », peut-on lire dans le document. Pour Guem Sa Bopp, la protection des ressources publiques et la défense des victimes doivent primer sur toute considération politique ou institutionnelle.

Au-delà de cette affaire, le mouvement s’est également élevé contre la nouvelle taxe de 1 % sur les paiements en espèces effectués dans les grandes surfaces, récemment instaurée par le gouvernement. Selon Guem Sa Bopp, cette mesure est « injuste, illégale et économiquement absurde », car elle représenterait une double imposition qui alourdit davantage le fardeau des ménages dans un contexte marqué par la flambée des prix et la précarité économique.

Pour contrer cette décision, le mouvement a annoncé son intention d’engager des concertations avec les organisations de consommateurs et de saisir la Cour suprême, dès ce jeudi 23 octobre 2025, par le biais d’un collectif d’avocats. Il envisage également la création d’un front commun citoyen avec les plateformes Nio Lank et Rappel à l’ordre, afin de coordonner la mobilisation contre ce qu’il considère comme une mesure anti-sociale.

Dans son communiqué, Guem Sa Bopp avertit que « toute mesure qui pèse injustement sur le citoyen trouvera son contrepied dans la mobilisation et l’action judiciaire ». Le mouvement réaffirme ainsi sa détermination à rester vigilant face aux dérives économiques et institutionnelles, et à défendre sans relâche les intérêts des populations, notamment les plus vulnérables.

Le général Mbaye Cissé promu au grade de général d’armée par le président Bassirou Diomaye Faye

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une promotion majeure au sein des Forces armées sénégalaises. Par décret présidentiel en date du 15 octobre 2025, il a élevé le général de corps d’armée Mbaye Cissé au grade supérieur de général d’armée. Cette décision, rapportée par FDS TV, prendra effet à compter du 30 octobre 2025.

Cette distinction marque une reconnaissance du parcours exemplaire et du leadership du général Mbaye Cissé, actuellement chef d’État-major général des armées (CEMGA). Nommé à ce poste stratégique le 6 avril 2023, il s’est illustré par son sens du devoir, son professionnalisme et sa contribution déterminante au maintien de la stabilité et à la modernisation de l’armée sénégalaise.

La promotion du général Cissé intervient à quelques mois de son départ à la retraite. En effet, selon les dispositions réglementaires en vigueur, il atteindra la limite d’âge du service actif en février 2026. À cette date, il rejoindra la deuxième section des officiers d’État-major, conformément à la réglementation militaire.

Cette élévation au grade de général d’armée – le plus haut dans la hiérarchie militaire sénégalaise – vient ainsi couronner une carrière jalonnée de responsabilités et d’engagement au service de la nation. Elle s’inscrit également dans la continuité des efforts du chef de l’État pour honorer et valoriser les hauts cadres de l’armée ayant marqué de leur empreinte la défense et la sécurité du pays.

Le LSS de Kaolack apporte son soutien à Samuel Sarr pour sa défense du Président Nicolas Sarkozy

Le Parti du Libéralisme Social Sénégalais (LSS) de Kaolack tient à exprimer publiquement son soutien à l’ancien ministre d’État Samuel A. Sarr, à la suite de sa prise de position en faveur de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, actuellement confronté à une épreuve judiciaire.

Dans une déclaration empreinte de fraternité et de loyauté, M. Sarr a dénoncé ce qu’il qualifie de « scandale judiciaire sans précédent », tout en saluant les sacrifices et les engagements du Président Sarkozy envers la France et les peuples africains.

Le LSS de Kaolack salue cette démarche courageuse et réaffirme son attachement aux valeurs de justice, de solidarité et de reconnaissance.

Le parti appelle l’ensemble des forces libérales et panafricaines à rester mobilisées et unies pour la défense des principes fondamentaux de l’État de droit et du respect des personnalités ayant œuvré pour le rapprochement entre les continents.

Samba Sadji,

Coordonnateur régional du LSS à Kaolack.

Maître Ciré Clédor Ly met en garde le tandem Sonko-Diomaye : « Le pouvoir est pris, mais il n’est pas pleinement exercé »

Dans un contexte post-électoral marqué par les attentes d’une jeunesse déterminée à voir le changement se concrétiser, Maître Ciré Clédor Ly, avocat de renom et figure influente du barreau sénégalais, a lancé un vibrant appel au duo présidentiel Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Selon lui, l’heure n’est plus à la prudence mais à l’action. Il estime que la survie du nouvel ordre politique issu des urnes dépend d’une refonte profonde, voire radicale, de la justice et de l’administration.

« Tout État qui ne se dote pas d’une justice forte est destiné à l’effondrement », avertit Maître Ly, pour qui la justice doit être « une lance de fer dans un fourreau d’acier ». L’avocat ne mâche pas ses mots et dénonce la faiblesse structurelle du système judiciaire sénégalais, qu’il juge gangrené par des années de compromissions et de soumissions au pouvoir politique. « Une justice faible est une justice de compromission », tranche-t-il, rappelant que de nombreux juges et procureurs ayant activement participé à la répression durant les trois années de crise politique « restent impunis et commencent à échapper à toute sanction pénale et pécuniaire ».

Pour l’avocat, cette absence de reddition de comptes met en péril la crédibilité du processus de rupture promis par le nouveau pouvoir. Mais le mal, selon lui, ne s’arrête pas à la justice. Maître Ly s’en prend également à une administration qu’il qualifie de « compradore », c’est-à-dire dépendante d’intérêts étrangers et hostiles au changement. « Cette administration travaille intelligemment et méthodiquement à l’échec du gouvernement d’Ousmane Sonko », accuse-t-il, estimant que des forces internes s’activent pour neutraliser les réformes.

Plus grave encore, il alerte sur l’existence d’une « contre-révolution » en gestation, soutenue selon lui par des réseaux internes et des appuis extérieurs. « Elle est prête à l’assaut, avec une 5e colonne qui partira de l’Hexagone, de Paris, dès la semaine prochaine », prévient-il, appelant le pouvoir à ne pas adopter une posture défensive, mais à réagir avec fermeté et anticipation.

Maître Ciré Clédor Ly, connu pour son franc-parler et son engagement constant aux côtés des victimes de la répression, exhorte le tandem Sonko-Diomaye à ne pas trahir l’esprit de la révolution citoyenne. Il rappelle le prix élevé payé par le peuple sénégalais au cours des dernières années : « Le Sénégal a vécu trois interminables années de répression sanglante, d’emprisonnements arbitraires, de tortures, de barbarie et de meurtres. »

Dans une mise en garde solennelle, il avertit le nouveau gouvernement : « Toute révolution non assumée et qui s’accommode de réformes non systémiques est vouée à un lamentable échec. » Pour lui, la rupture doit être totale et les réformes engagées doivent rompre avec les logiques du passé. « Le système doit être cassé, le pouvoir pleinement exercé et les commandes confiées à ceux qui avaient donné de leur liberté et de leur sang », martèle-t-il.

En s’adressant directement au président de la République et à son Premier ministre, l’avocat souligne la légitimité historique du duo au pouvoir : « Le tandem Sonko-Diomaye a l’onction de tout un peuple, la légitimité et la légalité. Le pouvoir est pris, mais il n’est pas pleinement exercé. »

Maître Ly conclut en revenant à ce qu’il considère comme le cœur de la transformation à venir : la justice. Selon lui, celle-ci, censée être la gardienne du nouvel ordre démocratique, « est restée sous le contrôle de l’ordre renversé ». D’où son appel à accélérer la cadence, à assumer sans réserve la rupture et à faire de la justice le socle d’un État véritablement nouveau.

Dette cachée : Macky Sall saisit le ministère des Finances et la Cour des comptes pour obtenir la vérité

L’ancien président de la République, Macky Sall, ne compte pas rester en marge du débat autour de la dette cachée attribuée à son régime. Dans un entretien paru ce lundi dans le journal L’Observateur, son avocat, Me Pierre-Olivier Sur, a révélé que son client a officiellement saisi le ministère des Finances et du Budget ainsi que la Cour des comptes afin d’obtenir des « documents et données brutes » relatifs à cette affaire.

Selon l’avocat français, cette démarche vise à clarifier la situation et à établir les faits sur des bases objectives. « Le Président Macky Sall souhaite à travers cette procédure obtenir des éléments concrets, vérifiables et officiels sur la question de la dette cachée », a expliqué Me Sur, soulignant la volonté de transparence de l’ancien chef de l’État.

Cependant, les institutions saisies n’auraient, pour l’instant, donné aucune suite. L’avocat précise que malgré des relances, ni le ministère des Finances ni la Cour des comptes n’ont répondu aux correspondances envoyées par la défense de l’ancien président. Face à ce silence, Macky Sall envisage désormais d’élever le ton. « Nous prévoyons une mise en demeure formelle de communication des pièces sollicitées. Si cette voie amiable demeure infructueuse, nous n’excluons pas d’introduire un recours en référé pour obtenir ces documents ou de saisir toute autorité judiciaire compétente », a prévenu Me Sur.

Pour l’ancien président, cette initiative s’inscrit dans une démarche claire : « Le message est simple : la vérité, la procédure, la justice », a résumé son avocat. Macky Sall, poursuit-il, aborde ce combat avec « calme et confiance dans les institutions de son pays ».

Me Pierre-Olivier Sur insiste par ailleurs sur la sérénité et la détermination de son client, convaincu que la lumière finira par être faite sur ce dossier. « Il n’a rien à cacher et demeure attaché à la transparence et à la reddition des comptes. Il sait que la vérité finira par s’imposer, dès lors que les faits seront établis sur des bases techniques et non politiques », a-t-il conclu.

Macky Sall, un ex-président toujours au cœur du jeu politique sénégalais

Plus de six mois après la fin de son mandat, Macky Sall continue de susciter débats et controverses sur la scène politique sénégalaise. Loin d’un retrait discret, l’ancien chef de l’État semble entretenir une présence soutenue, entre interventions médiatiques, voyages à l’étranger et influence persistante de ses réseaux politiques. Une posture que beaucoup interprètent comme une volonté de rester dans le jeu, voire d’influer sur la recomposition du pouvoir en place.

Invité du Grand Jury de la RFM ce dimanche 19 octobre 2025, l’enseignant-chercheur Moussa Diaw a livré une analyse franche du comportement de l’ancien président. Selon lui, « Macky Sall n’a jamais quitté le jeu. Il a choisi la confrontation plutôt que la neutralité. » Contrairement à ses prédécesseurs Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, qui s’étaient volontairement retirés de la scène politique après leur départ du pouvoir, Macky Sall semble avoir conservé un agenda politique bien défini. Cet agenda, estime le Pr. Diaw, repose sur deux axes majeurs : la défense de son héritage politique et la volonté de contrer certaines réformes entreprises par le régime de Bassirou Diomaye Faye.

Pour le politologue, cette posture s’apparente à une forme « d’ingérence » dans les affaires internes du pays. Il évoque notamment le maintien de réseaux d’influence actifs, une présence médiatique continue et des prises de position publiques sur des questions sensibles comme la gestion de la dette ou la gouvernance économique. « Macky Sall cherche à contester les orientations du pouvoir actuel et à retarder certaines décisions stratégiques », affirme-t-il.

L’universitaire pointe également un activisme diplomatique jugé mal perçu par les nouvelles autorités. Les apparitions internationales de l’ancien président, notamment lors de la présentation de son livre à l’ONU, sont perçues comme des tentatives de repositionnement politique et de maintien d’une visibilité sur la scène mondiale. Ces déplacements, loin d’être anodins, témoigneraient d’une stratégie de communication visant à rappeler son rôle et son influence au-delà des frontières nationales.

Sur le plan judiciaire, la tension reste palpable. Plusieurs proches de l’ancien président sont visés par des procédures, tandis que des voix s’élèvent pour réclamer la mise en accusation de Macky Sall lui-même. Pour le Pr. Diaw, cette situation est en partie le résultat de l’attitude adoptée par l’ancien chef de l’État après son départ du pouvoir. « Il a lui-même déclenché ce bras de fer, mû par la crainte d’un règlement de comptes », analyse-t-il.

L’universitaire reconnaît toutefois à Macky Sall le droit de poursuivre une carrière politique, mais l’invite à plus de clarté dans sa démarche. « S’il veut vraiment servir le Sénégal, qu’il revienne et mène le débat ici, plutôt que depuis l’extérieur », a-t-il lancé. Un appel à l’apaisement, mais aussi à la responsabilité, dans un contexte où les divisions politiques et les tensions institutionnelles continuent de marquer la vie publique sénégalaise.

En définitive, plus qu’un ancien président, Macky Sall apparaît aujourd’hui comme un acteur incontournable d’un paysage politique en pleine recomposition. Son influence, qu’elle soit directe ou indirecte, continue de peser sur les équilibres du pouvoir, alimentant le débat sur la place que doivent occuper les anciens chefs d’État dans la vie politique nationale.

Blocages du déminage en Casamance et gestion des licences d’importation de riz : le gouvernement répond à Guy Marius Sagna

Le député Guy Marius Sagna a rendu publiques les réponses du gouvernement à plusieurs de ses interpellations écrites portant sur des sujets sensibles, notamment le déminage humanitaire en Casamance et la gestion des Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires (DIPA). Ces réponses, transmises par les ministères concernés, apportent un éclairage sur les difficultés administratives, budgétaires et structurelles qui freinent certains programmes publics.

Dans sa question écrite intitulée « Casamance : le déminage humanitaire bloqué par une absence de base légale », introduite le 21 juillet 2025, le député de la coalition Yewwi Askan Wi avait attiré l’attention sur la situation critique du Centre National d’Action Antimines du Sénégal (CNAMS) et de son Projet d’Assistance à la Lutte Antimine en Casamance (PALAC). Il avait évoqué une série de dysfonctionnements internes, citant des retards de paiement de salaires, des coupures d’Internet, des factures d’eau et d’électricité impayées, et surtout, la suspension des missions de supervision sur le terrain.

Selon la réponse du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, le problème n’est pas lié à un manque de financement, mais à une anomalie administrative héritée de la création du PALAC. Le gouvernement a précisé que, même si le budget du CNAMS pour 2025 a été augmenté à 465 millions de francs CFA, soit 165 millions de plus que la subvention habituelle, les fonds ne peuvent pas être légalement versés au personnel. En effet, « les contrats des travailleurs du PALAC étaient initialement prévus pour la période 2007-2009, et aucune décision administrative n’a formellement prolongé ce projet », a indiqué la tutelle. Cette absence de texte officiel constituerait donc une « absence de base légale » empêchant le paiement des salaires.

Toutefois, le gouvernement a assuré qu’un travail de réforme et de régularisation du statut du CNAMS/PALAC est en cours, afin de résoudre durablement cette impasse juridique et budgétaire. Guy Marius Sagna, tout en prenant acte de cette réponse, a déclaré qu’il entendait se rapprocher des travailleurs pour mieux comprendre leurs conditions et exiger plus de célérité dans la régularisation du projet. Selon lui, les difficultés actuelles « ne relèvent pas de la responsabilité des travailleurs », mais d’un dysfonctionnement administratif persistant.

S’agissant du dossier des DIPA (Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires), le député a rappelé que ce système, longtemps critiqué pour son opacité et son caractère clientéliste, devait faire l’objet d’une refonte complète après le changement de régime en avril 2024. Dans sa question adressée au ministre de l’Industrie et du Commerce, il a demandé des clarifications sur la gestion actuelle des DIPA, notamment dans le cadre de la distribution du sucre et du riz, deux produits stratégiques pour la souveraineté alimentaire du pays.

Guy Marius Sagna a posé une série de questions précises : un audit des DIPA délivrés depuis avril 2024 a-t-il été effectué ? Le schéma de répartition du sucre (50 % aux commerçants, 25 % à la Compagnie Sucrière Sénégalaise, 25 % aux stocks de sécurité) a-t-il mis en lumière des pratiques de favoritisme ? Le ministre est-il informé de reventes de DIPA entre 20 000 et 25 000 F CFA la tonne ? Les critères d’attribution des licences ont-ils été revus, et existe-t-il un comité collégial pour valider ces déclarations, ou une seule personne détient-elle le pouvoir de décision ? Enfin, des non-commerçants ont-ils pu bénéficier de DIPA ?

Pour l’heure, a indiqué le parlementaire, le ministre de l’Industrie et du Commerce n’a pas encore communiqué sa réponse officielle sur cette question sensible. Guy Marius Sagna promet de rendre publiques les réponses dès qu’elles seront disponibles, afin de garantir la transparence et de vérifier la rupture promise par le nouveau pouvoir dans la gestion de ces autorisations d’importation.

Enfin, le député a mentionné que le ministère des Affaires étrangères a également répondu à une autre de ses interpellations, concernant les dysfonctionnements du serveur 206010 du Bureau État Civil (BEC). Le ministère a assuré avoir pris des mesures correctives pour résoudre les difficultés rencontrées par les usagers dans la délivrance de documents administratifs.

À travers ces réponses, le gouvernement tente d’apporter des éléments de clarification sur des dossiers complexes hérités du passé. Cependant, les réponses incomplètes ou en attente, notamment sur les DIPA, laissent planer de nouvelles interrogations sur la réelle portée des réformes promises par l’administration. Guy Marius Sagna, fidèle à sa posture de député du peuple, assure qu’il poursuivra ses interpellations jusqu’à ce que les zones d’ombre soient totalement levées.

Macky Sall face à la polémique sur la « dette cachée » : sérénité et appel à la transparence

L’ancien président de la République, Macky Sall, se retrouve au cœur d’une polémique autour d’une prétendue « dette cachée ». Confronté à ces accusations, l’ancien chef de l’État affiche néanmoins une sérénité notable, tout en exprimant un certain regret quant à ce qu’il perçoit comme un manque de respect de la part du régime en place.

Dans un entretien exclusif accordé à L’Observateur, Me Pierre-Olivier Sur, bâtonnier et coordinateur du collège d’avocats et d’experts financiers qui défendent Macky Sall, brosse le portrait d’un ancien président calme, confiant et profondément attaché à la transparence dans la gestion des affaires publiques. Selon l’avocat, Macky Sall reste convaincu que « la vérité finira par s’imposer, dès lors que les faits seront examinés sur des bases techniques et non politiques ».

Pour l’ancien président, cette controverse autour de la « dette cachée » ne constitue pas une attaque personnelle, mais plutôt un « accident politique » inhérent à la transition entre son mandat et celui de ses successeurs. Selon lui, l’arrivée au pouvoir de ses successeurs s’est faite sans usage ni respect envers les prédécesseurs, ce qui, d’après lui, contribue à l’intensité et à la médiatisation de cette polémique.

Malgré la pression médiatique et politique, Macky Sall semble donc aborder cette période avec confiance et patience, insistant sur la nécessité d’un examen impartial des faits. La question de la dette nationale, précise-t-il à travers ses avocats, ne devrait pas être instrumentalisée à des fins politiques, mais traitée avec rigueur et transparence, conformément aux normes financières et administratives en vigueur.

« Dette cachée » : l’avocat de Macky Sall dénonce une manipulation politique et prépare la riposte judiciaire

La controverse autour de la supposée « dette cachée » du Sénégal prend une ampleur inédite, désormais au cœur d’une bataille à la fois politique, économique et judiciaire. Depuis Paris, Me Pierre-Olivier Sur, coordonnateur du collège d’avocats et d’experts financiers de l’ancien président Macky Sall, est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de « manipulation politique » orchestrée contre son client. Dans un entretien accordé à L’Observateur ce dimanche 19 octobre 2025, l’avocat français a annoncé une série d’actions judiciaires et administratives destinées à faire toute la lumière sur ce dossier explosif qui secoue la scène publique sénégalaise.

Selon Me Sur, l’affaire de la « dette cachée » est entretenue par des acteurs politiques cherchant à réécrire l’histoire économique du Sénégal. « La vérité ne sert pas un camp, elle sert le Sénégal », a-t-il affirmé d’un ton ferme. Le juriste, connu pour avoir défendu plusieurs figures politiques africaines et européennes, a indiqué qu’il demanderait officiellement au Premier président de la Cour des comptes et au ministre du Budget la communication de l’ensemble des documents comptables relatifs à la dette publique sénégalaise. Il s’agit, selon lui, de créer une base de travail « équitable et contradictoire » pour permettre à toutes les parties, y compris les institutions internationales comme le FMI, de juger sur pièces.

Me Sur, qui doit se rendre à Dakar dans les prochains jours, a précisé qu’il rencontrera la presse locale et les autorités judiciaires afin de lancer les premières procédures. « Nous voulons des faits, pas des rumeurs. Il faut que la lumière soit faite sur les chiffres, sur les mécanismes et sur les responsabilités », a-t-il martelé, regrettant le climat d’amalgames qui, selon lui, alimente la confusion et la suspicion autour du dossier.

Revenant sur le bilan économique de Macky Sall, l’avocat a rappelé que « sous sa présidence, le PIB du Sénégal a été multiplié par deux ». Il a mis en avant les réalisations majeures du régime précédent : l’accès accru à l’eau potable et à l’électricité, le développement des infrastructures, l’émergence de nouvelles zones économiques et la modernisation des transports. Pour Me Sur, la dette contractée sous Macky Sall ne saurait être qualifiée de dissimulée ni d’illégitime, car elle s’inscrivait dans une logique de financement du développement. « Il s’agit d’une dette vertueuse, qui a servi à bâtir des routes, des hôpitaux, des écoles et à soutenir la croissance. Les chiffres parlent d’eux-mêmes », a-t-il insisté.

Le coordinateur du collège d’avocats a en outre dénoncé un manque de transparence institutionnelle, estimant que l’absence de communication officielle entretient les suspicions. Il a demandé expressément que soient transmis au pool de défense les lois de règlement qui clôturent chaque exercice budgétaire, les rapports de l’Inspection générale des finances ainsi que le pré-rapport de la Cour des comptes. « À ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse ni du ministère du Budget, ni de la Cour des comptes », a-t-il déploré, tout en annonçant qu’en cas de silence prolongé, une mise en demeure formelle serait adressée aux institutions concernées.

L’avocat entend replacer le débat sur un terrain purement juridique et technique, loin des interprétations partisanes. Il affirme vouloir travailler avec un réseau d’experts internationaux en finances publiques afin d’analyser en profondeur la structure de la dette du Sénégal. « Ce débat n’est pas une bataille d’opinion, c’est une question de méthode et de vérité comptable. Il faut clarifier ce qui relève réellement de la dette publique et ce qui ne l’est pas », a-t-il expliqué.

Me Sur a listé plusieurs points d’interrogation à examiner : faut-il inclure ou non les dettes des établissements publics garanties par l’État dans le calcul global ? Comment traiter les avances de trésorerie, les facilités de paiement et les dettes hors bilan ? À quel moment une garantie devient-elle un engagement budgétaire ? Autant de questions que l’avocat souhaite soumettre à un audit contradictoire, ouvert aux observateurs nationaux et internationaux.

En conclusion, il a rejeté avec vigueur les chiffres avancés dans les médias, évoquant une prétendue dissimulation de 7 à 10 milliards de dollars de dette. « Il est impossible pour un État aussi structuré que le Sénégal de masquer une telle somme sans que le FMI, la BCEAO ou les marchés financiers ne s’en aperçoivent. C’est absurde », a-t-il tranché.

La sortie de Me Pierre-Olivier Sur marque une nouvelle étape dans cette affaire qui divise l’opinion. Elle annonce surtout une contre-offensive juridique destinée à défendre l’image de Macky Sall et à tenter de restaurer la crédibilité d’une gouvernance économique dont les chiffres font aujourd’hui l’objet d’une âpre bataille d’interprétations. Le débat sur la dette sénégalaise, désormais porté devant la justice, s’annonce long, technique et hautement politique.

Affaire de la “dette cachée” : Macky Sall mobilise avocats et experts pour rétablir la vérité

Face aux accusations persistantes autour d’une supposée “dette cachée” de plusieurs milliards de dollars, l’ancien président Macky Sall a décidé de réagir en mobilisant une équipe composée d’avocats et d’experts financiers. L’objectif : apporter des éclaircissements précis sur la réalité des chiffres et la nature des engagements financiers de l’État sénégalais.

À la tête de ce dispositif, le bâtonnier Me Pierre-Olivier Sur, avocat de renom et spécialiste des affaires internationales, s’est exprimé dans une interview exclusive accordée à L’Observateur. Il y détaille la méthodologie de travail mise en place pour démêler le vrai du faux dans ce dossier hautement technique et politiquement sensible.

Selon Me Sur, la première étape consiste à collecter l’ensemble des documents officiels, états financiers et données brutes afin de permettre un travail rigoureux avec des experts internationaux en finances publiques. « C’est sur cette base que nous pourrons discuter de manière très technique de ce qui est juridiquement une dette et de ce qui ne l’est pas », explique-t-il, insistant sur la nécessité d’un débat fondé sur la transparence et la compétence plutôt que sur les interprétations partisanes.

L’avocat évoque plusieurs points clés qui feront l’objet d’un examen approfondi. D’abord, la question de la dette des établissements publics garantie par l’État : faut-il la considérer comme faisant partie de la dette publique ou la traiter séparément ? Ensuite, les avances de trésorerie et facilités de paiement consenties par des institutions bancaires, publiques ou privées, seront également passées au crible pour déterminer leur statut comptable exact.

Autre volet essentiel : la dette hors bilan, c’est-à-dire les engagements qui ne figurent pas dans le budget national mais sont portés par d’autres acteurs économiques, conformément aux standards de la comptabilité publique internationale. Me Sur soulève aussi une interrogation sensible : faut-il inclure dans les déclarations financières les fonds classés “secret défense”, relevant de l’usage exclusif du Président de la République ?

Pour le bâtonnier, toutes ces questions nécessitent un traitement « transparent, contradictoire et ultra technique » afin de dissiper les approximations et les rumeurs. « Il est impossible pour un État structuré comme le Sénégal de maquiller sa dette publique de manière aussi conséquente — 7 à 10 milliards de dollars selon les polémiques calomnieuses qui courent à Dakar en ce moment — sauf à entrer dans l’absurde », tranche-t-il.

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