Journées sans tickets à l’UIDT : le CROUS de Thiès ferme les restaurants universitaires

À la suite du mot d’ordre de « journées sans tickets » lancé par la Conférence des amicales d’étudiants de l’Université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès, la direction du Centre Régional des Œuvres Universitaires Sociales de Thiès (CROUS/T) a décidé de fermer, jusqu’à nouvel ordre, les services de restauration des campus de VCN et de l’hôtel du Rail.

Cette décision est intervenue après une réunion tenue entre les responsables du CROUS/T et les représentants des étudiants. Selon la direction, cette rencontre visait à échanger sur la situation et à trouver des voies de sortie face à la crise née du refus des étudiants de payer les tickets de restauration. Dans un communiqué, le CROUS/T a indiqué que « cette mesure fait suite au refus volontaire des usagers de s’acquitter du coût symbolique requis pour l’utilisation du service de restauration », rendant ainsi impossible la poursuite normale des activités dans les restaurants universitaires concernés.

Pour les autorités universitaires, le paiement du ticket constitue une condition indispensable au fonctionnement du service de restauration, notamment pour l’approvisionnement en denrées alimentaires et la prise en charge des charges logistiques. La direction estime que l’attitude des étudiants compromet la continuité du service et ne laisse d’autre alternative que la fermeture temporaire des restaurants.

De leur côté, les étudiants justifient leur action par la suppression des rappels de bourses, qu’ils considèrent comme une mesure injuste et pénalisante pour une grande partie de la communauté estudiantine. C’est dans ce contexte qu’ils ont décrété, depuis hier, des journées sans tickets d’une durée de 48 heures renouvelables, afin de faire pression sur les autorités et d’exiger le rétablissement de ces rappels.

Cette situation de tension vient s’ajouter aux nombreuses difficultés sociales auxquelles font face les étudiants de l’UIDT, notamment en matière de bourses, de restauration et de conditions de vie sur les campus. En attendant une éventuelle issue au bras de fer entre les deux parties, la fermeture des restaurants universitaires risque d’aggraver le quotidien de nombreux étudiants, pour qui la restauration subventionnée demeure un pilier essentiel de leur prise en charge sociale.

COUD : la fin des « journées sans ticket », une décision de survie face à l’hémorragie financière

Le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a décidé de mettre un terme aux « journées sans ticket » imposées lors des mouvements de contestation estudiantins. Une mesure de rigueur assumée par la direction, qui affirme ne plus avoir de marge de manœuvre face à une situation financière devenue critique.

Depuis plusieurs mois, la multiplication des journées de protestation au sein des campus universitaires s’accompagne d’une suspension forcée du paiement des tickets de restauration. Une pratique qui, selon le COUD, pèse lourdement sur les finances de l’institution. D’après les estimations officielles, chaque journée sans ticket occasionne des pertes comprises entre 90 et 100 millions de francs CFA, un manque à gagner que la structure n’est plus en mesure d’absorber.

Intervenant sur les ondes de la RFM, le directeur général adjoint du COUD, Khalifa Ababacar Diagne, a tenu un discours sans détour. Il a rappelé que cette décision n’est ni arbitraire ni punitive, mais dictée par une réalité comptable alarmante. Selon lui, l’accumulation des crises antérieures a fortement fragilisé la trésorerie du COUD, rendant la poursuite de la gratuité imposée tout simplement impossible. « Nous sommes conscients de la décision que nous avons prise, mais c’est une décision face à laquelle nous n’avions pas d’autre choix », a-t-il déclaré.

Au cœur de cette crise se trouve le décalage profond entre le prix payé par l’étudiant et le coût réel du service de restauration. Dans le cadre du régime social en vigueur, un étudiant débourse seulement 250 francs CFA pour trois repas par jour, soit 50 francs pour le petit-déjeuner et 100 francs pour chacun des deux autres repas. Un tarif largement subventionné, qui ne reflète en rien les coûts réels de production et de service.

En réalité, la différence entre le prix social et le coût réel est entièrement prise en charge par le COUD, qui reverse aux repreneurs des restaurants universitaires les montants correspondant aux prestations fournies. Lorsque les tickets sont supprimés lors des journées de contestation, la contribution, pourtant symbolique, des étudiants disparaît totalement. L’administration se retrouve alors seule face à une facture colossale, sans ressources suffisantes pour honorer ses engagements envers les prestataires.

Pour la direction du COUD, la poursuite de cette situation ferait courir un risque majeur au système de restauration universitaire. À terme, l’incapacité à payer les repreneurs pourrait entraîner un arrêt pur et simple du service, compromettant la continuité des repas jusqu’à la fin de l’année universitaire. C’est précisément ce scénario que la direction dit vouloir éviter en mettant fin à la gratuité forcée.

« Nous avons atteint nos limites », a conclu Khalifa Ababacar Diagne, indiquant qu’un rapport détaillé sur l’impact financier de ces journées sans ticket a déjà été transmis aux autorités de tutelle. Pour le COUD, la question ne relève plus d’un choix politique ou d’un bras de fer avec les étudiants, mais d’un impératif de survie logistique visant à préserver un service essentiel à des milliers d’apprenants.

UGB de Saint-Louis : la fermeture des restaurants universitaires embrase le campus

La tension est brusquement montée d’un cran à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, à la suite de l’annonce de la fermeture temporaire des restaurants universitaires par la Direction du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous). Cette décision administrative a provoqué une vive réaction des étudiants, débouchant en fin de journée sur des affrontements avec les forces de l’ordre et ravivant les inquiétudes autour du climat social dans l’enseignement supérieur sénégalais.

Dans l’après-midi, le dispositif sécuritaire a été renforcé aux abords du campus universitaire. Des éléments de l’Escadron d’intervention de Saint-Louis ont été déployés, équipés de matériel de protection et d’intervention, avec pour mission de prévenir tout débordement et de sécuriser les zones sensibles, notamment l’axe routier longeant l’université.

Aux alentours de 18 heures, la situation a dégénéré. Selon plusieurs témoins, des groupes d’étudiants ont érigé des barricades et lancé des pierres ainsi que des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre. En réponse, les gendarmes ont fait usage de grenades lacrymogènes afin de disperser les manifestants et de rétablir la circulation sur la route nationale n°2 (RN2), un axe stratégique reliant Saint-Louis à d’autres localités du nord du pays. Les affrontements ont provoqué une vive panique dans les environs du campus, paralysant temporairement la circulation.

Cette montée de tension faisait suite à une assemblée générale organisée vers 16 heures par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl). À l’issue de cette rencontre, la structure représentative des étudiants a annoncé un durcissement de sa position face à ce qu’elle considère comme une décision « injuste et provocatrice » de l’administration universitaire.

À l’origine de la contestation, un communiqué du Crous informant de la fermeture temporaire des restaurants universitaires. Une mesure prise dans un contexte déjà marqué par de fortes revendications estudiantines, notamment le paiement intégral des rappels de bourses. Les étudiants dénoncent une précarité persistante et estiment que la restauration universitaire constitue un service vital pour la majorité d’entre eux.

Ces dernières semaines, les étudiants avaient instauré des journées dites « sans ticket » dans les restaurants universitaires, permettant l’accès aux repas sans paiement préalable. Une initiative que l’administration a interprétée comme une entorse grave au fonctionnement normal du service de restauration, justifiant selon elle la décision de fermeture.

Pour la Coordination des étudiants de Saint-Louis, cette mesure est perçue comme une provocation de trop. Dans une déclaration, la Cesl a appelé les étudiants à l’unité et à la solidarité, avertissant que le mouvement pourrait s’intensifier si les autorités universitaires ne reviennent pas sur leur décision. La coordination affirme se réserver le droit d’user de « tout son arsenal de lutte syndicale » pour faire aboutir les revendications.

Au même moment, des tensions ont également été signalées à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, où des étudiants ont exprimé leur mécontentement face à des problématiques similaires liées aux conditions de vie et d’études. Cette concomitance des mouvements de contestation dans les deux principales universités publiques du pays alimente les craintes d’une extension de la crise à l’ensemble du système d’enseignement supérieur.

PIKINE /La Police nationale sensibilise les écoliers sur la sécurité routière à travers EDUPOLSEN

Les activités du projet EDUPOLSEN se sont déroulées le 6 janvier 2026 à l’école Diacksao Fass de Pikine. Cette rencontre, organisée en marge de la clôture de la Semaine nationale de l’école de base, a enregistré une forte mobilisation des autorités administratives et éducatives, ainsi que des communautés scolaires.

À cette occasion, élèves, enseignants et parents d’élèves ont bénéficié d’une séance de sensibilisation à la sécurité routière, animée par un détachement de la section des accidents de la compagnie de circulation du Commissariat central de Dakar, sous la conduite de l’adjudant de police Ibrahima Diop.

Les échanges ont porté sur les comportements à risque, le respect du code de la route et la sécurisation des abords des établissements scolaires, selon une approche pédagogique adaptée au public scolaire.

L’événement a réuni la sous-préfecture de Pikine, les autorités municipales, les responsables du système éducatif — notamment le chef de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Pikine et le secrétaire général de l’Inspection d’académie — ainsi que les parents d’élèves et l’ensemble du personnel enseignant et administratif.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet EDUPOLSEN (Éducation Policière Sénégalaise), officiellement lancé le 3 novembre 2025 par l’Inspecteur général de police Mame Seydou Ndour, Directeur général de la Police nationale du Sénégal. Présenté comme un programme novateur, EDUPOLSEN vise à renforcer durablement les liens entre l’école et la police, en misant sur le rapprochement citoyen, la prévention et l’éducation aux valeurs civiques.

À l’unanimité, les participants ont salué la pertinence et la portée du projet, considéré comme une initiative structurante au service de la sécurité des apprenants et du renforcement du système éducatif. Pour les acteurs locaux, EDUPOLSEN illustre une nouvelle approche de la police de proximité, fondée sur la pédagogie, la prévention et la co-construction avec la communauté éducative.

A. Saleh

Affaire Ousseynou Ndiaye : le journaliste Falil Gadio placé en garde à vue et poursuivi pour complicité

L’affaire liée à l’arrestation du marchand ambulant Ousseynou Ndiaye connaît de nouveaux développements judiciaires. Après l’interpellation de ce dernier pour des propos jugés dangereux et incitatifs à la violence, son intervieweur, le journaliste Falil Gadio de la chaîne Sénégal 7, a été placé en garde à vue ce vendredi à la brigade de recherches de Faidherbe, relevant de la compagnie de gendarmerie de Dakar.

Selon des informations rapportées par Seneweb, Falil Gadio a été auditionné par les enquêteurs dans le cadre de l’enquête ouverte suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Lors de son interrogatoire, le journaliste a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. Il a admis avoir enregistré l’entretien avec Ousseynou Ndiaye et l’avoir publié avant de décider de le supprimer ultérieurement. Face aux gendarmes, il a exprimé ses regrets et présenté ses excuses, invoquant une erreur d’appréciation.

Malgré ce mea culpa, la justice a décidé de poursuivre Falil Gadio pour complicité, sur instruction directe du procureur de la République. Cette décision s’explique par le rôle qu’aurait joué la diffusion de la vidéo dans la propagation de messages appelant à des actes répréhensibles, notamment des agressions visant des jeunes. À ce stade de la procédure, le journaliste pourrait être déféré devant le parquet dès lundi prochain, sauf changement dans le calendrier judiciaire.

De son côté, l’auteur des propos controversés, Ousseynou Ndiaye, a été présenté ce vendredi matin au parquet. Il fait face à de lourdes accusations, notamment pour incitation à un crime et à un délit, ainsi que pour provocation à la commission d’un crime et d’un délit. Ses déclarations, largement relayées avant leur suppression, ont suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique et relancé le débat sur la responsabilité des acteurs médiatiques dans le traitement et la diffusion de contenus sensibles.

Fermeture des restaurants universitaires de l’UCAD : Abdou Mbow dénonce une décision « injuste et inhumaine »

La décision de l’État de fermer les restaurants universitaires de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) continue de provoquer une onde de choc sur la scène politique et sociale. Alors que la tension reste vive dans le milieu universitaire, le député Abdou Mbow est sorti de sa réserve pour condamner fermement une mesure qu’il juge « injuste, illégale et profondément inhumaine », estimant qu’elle fragilise davantage une population estudiantine déjà éprouvée par la précarité.

Dans une déclaration rendue publique, le parlementaire s’est indigné du contexte dans lequel intervient cette fermeture. Selon lui, après les retards et refus observés dans le paiement des bourses, l’État franchit un nouveau palier en privant les étudiants de leur principal moyen d’accès à une alimentation quotidienne. Abdou Mbow considère que cette décision équivaut à une sanction collective infligée à des milliers d’apprenants, dont beaucoup dépendent exclusivement des restaurants universitaires pour se nourrir à moindre coût.

Pour le député, la fermeture des restaurants universitaires constitue une atteinte grave aux droits sociaux fondamentaux des étudiants. Il dénonce une politique qu’il qualifie d’irresponsable et totalement déconnectée des réalités du campus universitaire. Dans un environnement marqué par des difficultés financières, des conditions de logement souvent précaires et une pression académique constante, empêcher les étudiants de se restaurer correctement revient, selon lui, à compromettre non seulement leur santé physique, mais aussi leur dignité et leurs chances de réussite universitaire.

Abdou Mbow avertit également sur les conséquences à moyen et long terme d’une telle mesure. Il estime que la privation d’un service social aussi essentiel risque d’exacerber les tensions déjà perceptibles au sein de l’UCAD, d’alimenter la colère des étudiants et de fragiliser davantage la stabilité du climat universitaire. À ses yeux, l’État devrait plutôt privilégier le dialogue et la recherche de solutions durables, au lieu d’opter pour des décisions qu’il juge punitives et contre-productives.

Grève de la faim des supporters sénégalais détenus au Maroc après la finale de la CAN

Détenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), dix-huit supporters sénégalais ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer le nouveau report de leur procès. Cette décision radicale intervient après l’annonce du renvoi de l’audience au 12 février par les autorités judiciaires marocaines, un ajournement de plus qui a provoqué une vive colère et une profonde incompréhension chez les mis en cause.

Selon des informations recueillies auprès de leur défense, les supporters estiment être victimes d’une procédure excessivement longue et d’un traitement qu’ils jugent injuste. Dans une lettre adressée à leur avocat, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de reports répétitifs sans explications claires, lesquels prolongent leur détention et aggravent leur situation morale et matérielle. Ils affirment ne plus comprendre les motivations de la justice marocaine et craignent que ces délais ne portent atteinte à leurs droits fondamentaux.

La grève de la faim apparaît ainsi comme un moyen de pression et un cri d’alarme. À travers cette action, les détenus cherchent à attirer l’attention des autorités judiciaires, de l’opinion publique ainsi que des autorités sénégalaises sur leur sort. Ils réclament un traitement judiciaire équitable, conforme aux principes du droit, et surtout une procédure diligente leur permettant d’être rapidement fixés sur leur sort.

Cette situation suscite également des inquiétudes quant à l’état de santé des supporters concernés, alors que leur détention se prolonge dans un contexte déjà tendu. Des proches et des soutiens appellent à une implication plus active des autorités diplomatiques afin de favoriser une issue rapide et apaisée à cette affaire, dans le respect des droits des personnes mises en cause.

Mbour : une agression au couteau entre coépouses secoue le quartier Keur Mame Mbaye

Une affaire de violence conjugale d’une rare gravité a récemment frappé le quartier Keur Mame Mbaye à Mbour, où une seconde épouse, identifiée comme M. Fall, a asséné deux coups de couteau à sa coépouse, S. Guèye, provoquant son hospitalisation en urgence. Le procès de la prévenue s’est tenu ce jeudi au tribunal de grande instance de Mbour, le verdict étant prévu pour le 19 février 2026.

Mariée en juin 2025 en tant que seconde épouse, M. Fall est accusée d’avoir attaqué S. Guèye lors d’un conflit conjugal survenu en décembre 2025, aux environs de 11 heures du matin. Selon le rapport des enquêteurs, la victime était en train de préparer le repas de midi dans la cuisine lorsqu’elle a été soudainement agressée par derrière. Devant le tribunal, la prévenue, en larmes, a déclaré : « Je ne voulais pas la tuer, je voulais juste me protéger ». Les témoignages recueillis indiquent que le premier coup de couteau a atteint le dos de la victime. Alors qu’elle tentait de fuir, S. Guèye a été frappée une seconde fois à l’abdomen, s’effondrant gravement blessée.

Transportée en urgence à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour, S. Guèye a été admise aux soins intensifs. Quant à M. Fall, consciente de la gravité de son geste, elle s’est réfugiée chez ses parents. Les premières tentatives de règlement à l’amiable des familles des deux épouses ont ralenti l’enquête et retardé la production d’un certificat médical détaillant l’état de la victime. Cependant, la plainte a été maintenue, et M. Fall a été arrêtée et placée sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Mbour.

L’audience a été marquée par un face-à-face tendu entre les deux femmes. Interrogée par le juge, M. Fall a expliqué son geste comme un acte de légitime défense : « Je lui ai donné ces coups parce que je me sentais menacée. Ce jour-là, elle est entrée dans ma chambre avec un couteau et je n’ai fait que me défendre ». Elle a également évoqué les tensions constantes dans le foyer depuis son arrivée : « Il y avait toujours des disputes, mais ce jour-là, j’ai paniqué et j’ai agi sans réfléchir ».

De son côté, S. Guèye a rejeté ces arguments, décrivant une longue série de provocations et de harcèlements de la part de sa coépouse : « Depuis qu’elle est arrivée, elle multiplie les humiliations et les conflits. Mon mari prend toujours son parti, ce qui l’a encouragée à devenir violente ». La première épouse a souligné que l’intervention d’un tiers n’aurait pas été suffisante pour prévenir l’agression, dénonçant un climat de tension permanent dans le foyer.

Le procureur de la République a rappelé la gravité de l’acte et sa dimension potentiellement préméditée. « La violence conjugale est un crime qui ne peut rester impuni. La brutalité de cette agression, le fait qu’elle ait été portée à deux reprises et que la victime ait failli perdre la vie, justifient une sanction exemplaire », a-t-il déclaré devant le tribunal. Le juge a finalement fixé le délibéré au 19 février 2026, laissant l’opinion publique dans l’attente d’une décision sur cette affaire qui a profondément choqué la communauté de Mbour.

Fin de cavale pour un « multiplicateur de billets » sur TikTok : un vaste réseau d’escroquerie démantelé à Guédiawaye

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Guédiawaye a mis un terme aux agissements d’un individu devenu tristement célèbre sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, où il se présentait comme un « multiplicateur de billets » capable de transformer de modestes sommes en fortunes colossales. L’homme est poursuivi pour association de malfaiteurs, charlatanisme, vol en réunion avec violence et usage d’armes, à la fois blanches et à feu.

Tout commence en 2024, sur la plateforme TikTok. À travers des vidéos soigneusement mises en scène, le suspect exhibait des liasses de billets de banque et promettait des richesses quasi miraculeuses à ceux qui accepteraient de suivre ses « rituels mystiques ». Séduit par ces démonstrations ostentatoires, un couple décide de le contacter. Une première « consultation », payée par transfert mobile, sert de prélude à une proposition beaucoup plus alléchante : transformer la somme de 4,1 millions de francs CFA en 575 millions de francs CFA en quelques heures seulement.

Convaincus, les deux victimes sont invitées à se rendre à Kaolack pour finaliser l’opération. Ce qui devait être une simple rencontre prend rapidement l’allure d’un périple inquiétant. Après un premier arrêt à la station EDK, le couple est conduit vers Sibassor, avant d’être transporté en calèche jusque dans une zone reculée, en pleine brousse. C’est là que la situation bascule.

Sur les lieux, le guide qui accompagnait le couple disparaît soudainement. Presque aussitôt, un individu surgit, armé d’une machette, tandis que le présumé escroc apparaît à son tour, brandissant une arme à feu. Des valises contenant des billets, éparpillées au sol, servent à renforcer l’illusion d’un rituel en cours. Le suspect exige alors une nouvelle somme de trois millions de francs CFA, présentée comme une « offrande indispensable » destinée à l’achat de parfums mystiques censés « libérer » l’argent. Face au refus catégorique du plaignant, l’homme et ses complices disparaissent, emportant avec eux les 4,1 millions de francs CFA déjà remis.

Après les faits, le mis en cause prend la fuite et se réfugie en Gambie. Un signalement est alors diffusé via Interpol, permettant aux services de sécurité de suivre sa trace. Il sera finalement localisé à Pikine, avant d’être interpellé à Guédiawaye par les éléments de la Sûreté urbaine.

Lors de son interrogatoire, le suspect est passé aux aveux. Il a notamment tenté de justifier la détention de son arme à feu sans autorisation en affirmant qu’il cherchait à « tester l’efficacité de ses gris-gris ». Des explications qui n’ont pas convaincu les enquêteurs.

Journées sans ticket : le COUD ferme tous ses restaurants universitaires jusqu’à nouvel ordre

Face à la persistance du mouvement de contestation des étudiants des universités publiques du Sénégal, marqué par la multiplication des Journées sans ticket (JST), le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) a décidé de durcir le ton. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, la direction de l’institution a annoncé la fermeture immédiate de l’ensemble de ses restaurants universitaires, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision radicale intervient dans un climat de tensions croissantes entre les étudiants et les autorités universitaires, sur fond de revendications liées notamment aux conditions de restauration et à la gestion des tickets. Selon le COUD, les actions menées dans le cadre des JST ont pris une tournure préoccupante, allant bien au-delà de la simple protestation pacifique.

Dans son communiqué signé par le directeur du COUD, le Dr Ndéné Mbodji, l’institution rappelle d’abord les « importants efforts humains, matériels et financiers » consentis ces derniers mois pour améliorer durablement la qualité des services de restauration offerts aux étudiants. Ces investissements, souligne la direction, visaient à répondre aux attentes des pensionnaires et à renforcer la viabilité du système de restauration universitaire.

Toutefois, le COUD estime que ces efforts sont aujourd’hui sérieusement menacés. La direction déplore des actes répétés imputés à certains étudiants, qualifiés sans détour « d’actes de sabotage ». Le communiqué parle d’agissements « inqualifiables et insoutenables », pointant du doigt des perturbations graves dans le fonctionnement normal des restaurants universitaires, des dégradations d’infrastructures ainsi qu’un impact financier jugé lourd pour l’institution.

Face à ce que le COUD qualifie de « forfaiture », le ton employé se veut désormais ferme. La direction affirme agir conformément aux instructions reçues du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. À ce titre, elle précise qu’« aucune Journée sans ticket ne sera tolérée », marquant ainsi une ligne rouge claire face à la poursuite du mouvement.

En attendant une éventuelle sortie de crise, la fermeture des restaurants universitaires risque d’affecter des milliers d’étudiants, pour qui la restauration subventionnée constitue un pilier essentiel du quotidien universitaire. Consciente de la gravité de la situation, la direction du COUD conclut son communiqué par un appel à la responsabilité collective, invitant l’ensemble de la communauté universitaire à faire preuve de retenue et de sens civique afin de préserver les acquis et favoriser un retour rapide à la normale.

Kolda : trois individus arrêtés pour escroquerie, association de malfaiteurs et exploitation illégale d’un établissement recevant du public

Le Commissariat de Kolda a procédé à l’interpellation de trois individus présumés impliqués dans une vaste affaire d’association de malfaiteurs, d’escroquerie et d’exploitation illégale d’un établissement recevant du public, selon des informations obtenues de source sécuritaire.

Cette opération fait suite à une plainte déposée le 31 janvier 2026 par une victime déclarant avoir été escroquée d’un montant de dix millions (10 000 000) de francs CFA. D’après les éléments de l’enquête, le principal mis en cause se serait présenté comme un entrepreneur disposant de projets crédibles, parvenant ainsi à gagner la confiance de sa victime avant d’encaisser la somme convenue et de disparaître sans honorer ses engagements.

Alertés par la plainte, les éléments du Commissariat de Kolda ont immédiatement ouvert une enquête approfondie afin de retrouver l’auteur présumé des faits. Les investigations menées ont permis de localiser le suspect principal, qui a été interpellé en compagnie de deux autres individus identifiés comme étant ses complices.

Au cours de son audition, le principal suspect est passé aux aveux. Il a reconnu les faits d’escroquerie, admettant avoir détourné les fonds perçus pour des usages strictement personnels. L’exploitation technique de son téléphone portable a par ailleurs permis aux enquêteurs de mettre la main sur plusieurs éléments jugés particulièrement compromettants. Il s’agit notamment de reçus de transactions financières, de passeports sénégalais, de cartes nationales d’identité ainsi que de visas bissau-guinéens, dont l’origine et l’utilisation font l’objet de vérifications approfondies.

Concernant les deux autres personnes interpellées, celles-ci ont reconnu leur implication dans l’exploitation illégale de l’appartement qui servait de base aux activités frauduleuses du groupe. Ce lieu aurait été utilisé à la fois pour héberger les suspects et pour organiser leurs opérations, en violation des règles encadrant les établissements recevant du public.

À l’issue de leur interpellation, les trois individus ont été placés en garde à vue dans les locaux du Commissariat de Kolda. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte de leurs activités, d’identifier d’éventuelles autres victimes et de mettre au jour de possibles ramifications au-delà de la région.

UGB de Saint-Louis : la CESL lance 48 heures de Journées sans ticket et pose ses conditions

La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) a décrété 48 heures de « Journées sans ticket », renouvelables, à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Cette décision, annoncée dans un communiqué daté du 5 février 2026, s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les étudiants et les autorités universitaires autour de questions sociales et académiques jugées prioritaires par la communauté estudiantine.

Selon la CESL, la levée de ce mot d’ordre est strictement conditionnée à la satisfaction de plusieurs revendications. Au premier rang figure le paiement intégral des rappels dus aux ayants droit, une exigence que les étudiants considèrent comme non négociable. Ils dénoncent des retards récurrents qui fragilisent leur quotidien et compromettent la poursuite normale des études, dans un environnement déjà marqué par la cherté de la vie et les contraintes liées au logement et à la restauration universitaires.

Au-delà de la question des rappels, la Coordination insiste sur le maintien des acquis sociaux des étudiants. Elle réclame que ces acquis soient préservés en attendant une révision concertée du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’études. Pour la CESL, toute réforme de ce texte doit se faire dans la concertation et la transparence, afin d’éviter des décisions unilatérales susceptibles d’aggraver la précarité étudiante.

Tout en durcissant le ton à travers cette action de protestation, la CESL affirme ne pas rompre avec la voie du dialogue. Dans son communiqué, elle réitère son attachement à la défense de la cause estudiantine et se dit disposée à poursuivre les échanges avec les autorités compétentes en vue de parvenir à une issue favorable à la crise. La Coordination appelle ainsi à des réponses rapides et concrètes, estimant que seule la satisfaction de ses revendications permettra un retour durable à la normale sur le campus de l’UGB.

Cyberattaques contre les systèmes de l’État : la DAF paralysée, Sénégal Numérique SA également touchée

Le Sénégal fait face à une alerte majeure en matière de cybersécurité. Après la confirmation officielle d’une cyberattaque d’envergure visant la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF), une autre structure stratégique de l’État, Sénégal Numérique SA (SENUM SA), aurait elle aussi été la cible d’une intrusion informatique. Ces incidents successifs soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la résilience des systèmes numériques publics et à la protection des données sensibles des citoyens.

L’attaque contre la DAF, révélée dans un communiqué officiel, a eu des conséquences immédiates et visibles sur le quotidien des populations. En raison d’un dysfonctionnement majeur de son système informatique, les autorités ont été contraintes de suspendre, sur toute l’étendue du territoire national, la production des cartes nationales d’identité. Cette interruption, qualifiée de temporaire, a toutefois provoqué un ralentissement significatif des démarches administratives, affectant aussi bien les citoyens que les services publics et privés qui dépendent de ce document essentiel.

Si les premiers éléments communiqués par la DAF n’ont pas permis de déterminer avec précision l’origine ni l’ampleur exacte de l’attaque, les investigations techniques ont été immédiatement lancées afin d’évaluer les dégâts, sécuriser les infrastructures et prévenir toute fuite ou altération de données personnelles. Les autorités ont assuré que des mesures de protection renforcées étaient en cours de déploiement, tout en appelant au calme et à la patience.

Cependant, alors que l’attention restait focalisée sur la DAF, des informations concordantes font état d’une attaque informatique ayant également visé Sénégal Numérique SA, l’entreprise publique chargée de piloter et de coordonner la transformation numérique de l’État. Structure centrale dans l’architecture numérique nationale, SENUM SA joue un rôle clé dans la gestion des plateformes gouvernementales, l’hébergement de données et le déploiement des services numériques. Une atteinte à ses systèmes représente donc un risque stratégique majeur.

Même si aucune communication officielle détaillée n’a encore été rendue publique concernant l’attaque présumée contre SENUM SA, plusieurs sources évoquent des tentatives d’intrusion susceptibles d’avoir perturbé certains services ou exposé des vulnérabilités critiques. Des équipes techniques seraient actuellement mobilisées pour évaluer l’étendue de l’incident, renforcer les dispositifs de sécurité et garantir la continuité des services essentiels.

Ces cyberattaques interviennent dans un contexte de digitalisation accrue de l’administration sénégalaise, où les systèmes d’information occupent une place centrale dans la gestion des données d’état civil, de l’identité numérique et des services aux citoyens. Elles mettent en lumière la nécessité urgente de renforcer la cybersécurité nationale, tant sur le plan des infrastructures que de la gouvernance, de la formation des agents et de la coordination entre les différentes entités de l’État.

Dystonie : de retour d’Israël, Pape Natango Mbaye affiche des progrès encourageants et un espoir renouvelé

Le lauréat du Prix Gaindé de la performance, Pape Natango Mbaye, est de retour au Sénégal après un séjour médical de deux mois et demi au Sheba Medical Center, en Israël. Reçu ce matin à la résidence de l’ambassade d’Israël, le jeune élève en situation de handicap a livré un témoignage empreint d’espoir, faisant état d’avancées notables dans le traitement de la dystonie généralisée dont il souffre.

Récompensé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour son parcours inspirant, Pape Natango Mbaye s’est rendu en Israël entre novembre et janvier grâce à l’accompagnement de l’ambassade d’Israël. Sa pathologie, une dystonie généralisée affectant principalement les membres supérieurs, entrave fortement l’usage de ses mains. Malgré cela, le jeune homme s’est distingué par sa capacité à écrire avec ses pieds, symbole de résilience et de détermination.

Après une évaluation approfondie de son cas, les spécialistes du Sheba Medical Center ont opté pour un traitement médicamenteux à long terme, écartant pour l’heure l’option chirurgicale. « Les médecins m’ont expliqué qu’il est possible d’obtenir des résultats significatifs avec un traitement au long cours, sans recourir à la chirurgie », a-t-il confié devant la presse. Un choix thérapeutique mûrement réfléchi, auquel il adhère pleinement, préférant faire confiance à l’expertise médicale.

Les premiers effets du traitement sont déjà visibles. Pape Natango Mbaye évoque une amélioration sensible de sa condition, notamment en matière de mobilité et de contractions musculaires. « Il y a beaucoup d’améliorations, surtout au niveau de la mobilité et de la contraction des muscles. Ils ont réussi à alléger les douleurs », a-t-il témoigné. Si l’usage de ses mains pour écrire n’est pas encore possible, les médecins se montrent optimistes et anticipent des progrès significatifs au cours des trois prochains mois.

Au-delà des résultats cliniques, le jeune lauréat a salué la qualité du plateau technique et des conditions d’accueil au sein du système hospitalier israélien. « Les malades peuvent se loger dans l’hôpital, ce qu’on ne voit pas au Sénégal. Les médecins sont très compétents et le peuple israélien est très accueillant », a-t-il souligné, mettant en avant un environnement médical propice au rétablissement.

Suspension temporaire de la production des cartes d’identité : la DAF dément toute fuite de données malgré les soupçons de cyberattaque

La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), rattachée au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, traverse une zone de turbulence après la survenue d’un incident informatique majeur ayant entraîné la suspension provisoire de la production des cartes nationales d’identité. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel daté du 5 février 2026 et signé par son directeur, le Commissaire de Police Principal Ibrahima Dieng.

Selon le document, un dysfonctionnement technique a été constaté au sein du système informatique de la DAF, rendant impossible, pour le moment, la poursuite normale des opérations de délivrance des cartes nationales d’identité. Cette interruption de service, bien que présentée comme temporaire, intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par une vague d’informations alarmantes circulant sur les réseaux sociaux et certaines plateformes du dark web.

Depuis plusieurs jours, des allégations font état d’une cyberattaque d’une ampleur inédite visant les bases de données de l’État sénégalais. Certaines publications évoquent une exposition potentielle de données stratégiques, notamment des informations liées à l’identité des citoyens, à la biométrie et même aux fichiers électoraux, suscitant une vive inquiétude au sein de l’opinion publique.

Face à ces rumeurs persistantes, la Direction de l’Automatisation des Fichiers a tenu à apporter des clarifications et à rassurer les populations. Dans son communiqué, la DAF affirme qu’aucune atteinte à l’intégrité des données personnelles des citoyens n’a été constatée à ce stade. Les autorités assurent que les bases de données demeurent intactes et sécurisées, contrairement aux informations relayées sur certaines plateformes non officielles.

« Le Directeur rassure les populations et usagers quant à l’intégrité de leurs données personnelles, lesquelles demeurent intactes », précise le communiqué, cherchant ainsi à calmer les craintes liées à une éventuelle fuite massive de données sensibles.

Parallèlement, les services techniques compétents ont été immédiatement mobilisés afin d’identifier la cause exacte du dysfonctionnement et de rétablir le système dans les meilleurs délais. L’objectif, selon la DAF, est de permettre une reprise rapide et sécurisée des activités, notamment la production et la délivrance des cartes nationales d’identité, essentielles pour de nombreuses démarches administratives.

Consciente toutefois de la gravité des soupçons évoqués dans l’espace public, la Direction de l’Automatisation des Fichiers a annoncé l’ouverture d’une enquête. Celle-ci devra permettre de déterminer l’origine précise de l’incident, d’évaluer l’ampleur réelle d’une éventuelle cyberattaque et d’identifier d’éventuelles failles dans le système d’information de l’institution.

Le trophée de la CAN 2025 présenté aux détenus de Rebeuss, un geste fort de reconnaissance citoyenne

Le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 a fait escale à la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, marquant une étape symbolique de sa tournée nationale. Selon RTS Digital, cette initiative est portée par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), conduite par son président Abdoulaye Fall, dans le cadre de la présentation du trophée remporté par le Sénégal au Maroc, à l’issue d’une campagne mémorable de l’équipe nationale.

La délégation de la FSF a été accueillie par le directeur général de l’Administration pénitentiaire, Aliou Ciss, qui a salué un acte « hautement symbolique ». Pour lui, cette démarche rappelle une vérité essentielle : les établissements pénitentiaires font pleinement partie de la société sénégalaise. En ouvrant les portes de Rebeuss au trophée continental, les autorités sportives et pénitentiaires ont voulu transmettre un message d’inclusion et d’unité nationale, au-delà des murs de la détention.

Aliou Ciss a également tenu à féliciter les plus hautes autorités de l’État pour cette victoire historique. Il a cité le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, l’ensemble du gouvernement, ainsi que le staff technique et les joueurs de l’équipe nationale, soulignant que ce sacre a été acquis dans des conditions exceptionnelles et au prix d’un engagement collectif remarquable.

Au-delà de la célébration sportive, le directeur général de l’Administration pénitentiaire a insisté sur la portée citoyenne de l’événement. Selon lui, la présence du trophée à Rebeuss constitue une reconnaissance claire de la citoyenneté des personnes détenues. « Les détenus sont des citoyens à part entière. Leur situation judiciaire ne leur enlève ni leur dignité ni leur appartenance à la Nation », a-t-il affirmé, rappelant que le respect des droits et de la dignité humaine demeure un principe fondamental de l’État de droit.

Pour de nombreux détenus, cette visite a représenté un moment de fierté et d’émotion, offrant une parenthèse d’espoir et de communion autour d’un symbole national fort. La tournée du trophée de la CAN 2025, en intégrant des lieux souvent en marge des célébrations, réaffirme ainsi le rôle fédérateur du sport et sa capacité à rassembler tous les Sénégalais, sans distinction, autour des valeurs de solidarité, de respect et d’appartenance à une même Nation.

Incident à la DAF : la production des cartes d’identité provisoirement suspendue après une cyberattaque

La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) fait face à un incident majeur ayant perturbé son système informatique et entraîné l’arrêt temporaire de la production des cartes nationales d’identité. L’information a été rendue publique ce mercredi 5 février 2026 à travers un communiqué signé par le Directeur de la DAF, Ibrahima Dieng, qui évoque un dysfonctionnement technique consécutif à un incident constaté dans les plateformes de l’institution.

Selon le document officiel, « le service de production des cartes nationales d’identité est momentanément suspendu » afin de permettre aux équipes techniques de procéder aux vérifications nécessaires et de sécuriser l’ensemble des installations. Cette mesure conservatoire vise, selon les autorités, à éviter toute aggravation de la situation et à garantir la fiabilité des systèmes avant une reprise progressive des activités.

Cette perturbation intervient dans un contexte marqué par des révélations sur une cyberattaque visant la DAF. D’après des informations publiées par le quotidien Libération dans son édition du mercredi 5 février 2026, l’institution serait la cible d’une intrusion informatique depuis au moins cinq jours. Les auteurs présumés, se présentant sous le nom de « The Green Blood Group » (le Groupe sanguin vert), affirment détenir en leur possession près de 139 térabits de données appartenant à la DAF, une déclaration qui a suscité de vives inquiétudes dans l’opinion publique.

Face à ces allégations, le Directeur de l’Automatisation des Fichiers se veut toutefois rassurant. Il affirme que « l’intégrité des données personnelles des populations et des usagers demeure intacte » et qu’aucune compromission avérée des informations sensibles n’a, à ce stade, été constatée par les services compétents. Ibrahima Dieng souligne par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires sont en train d’être prises pour rétablir la situation « dans les meilleurs délais ».

En parallèle, une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur l’origine de l’incident, d’identifier d’éventuelles failles de sécurité et de situer les responsabilités. Les autorités entendent ainsi déterminer s’il s’agit d’une attaque externe avérée, d’un sabotage interne ou d’un simple dysfonctionnement technique exploité par des tiers.

Cet épisode met une nouvelle fois en lumière les défis liés à la cybersécurité dans les administrations publiques, à l’heure où les services de l’État sont de plus en plus digitalisés. La DAF, structure stratégique chargée notamment de la gestion des bases de données d’état civil et de l’édition des cartes d’identité, occupe une place centrale dans le dispositif administratif national.

En attendant le rétablissement complet du système, les usagers sont appelés à faire preuve de patience face aux désagréments occasionnés. Les autorités promettent de communiquer régulièrement sur l’évolution de la situation et sur la date de reprise effective de la production des cartes nationales d’identité.

Santé inclusive : les personnes handicapées exigent des actes

Derrière les textes, les stratégies et les plans de santé, il y a des vies. Celles de milliers de Sénégalais vivant avec un handicap, souvent contraints de renoncer aux soins faute d’infrastructures accessibles, de services adaptés ou, tout simplement, d’écoute. C’est pour briser ce silence et replacer l’humain au cœur des politiques publiques qu’un atelier national de revue documentaire sur l’intégration du handicap dans les politiques de santé s’est ouvert ce mercredi 4 février 2026, dans un hôtel de la place, pour se poursuivre jusqu’au 6 février.

Pendant trois jours, responsables institutionnels, experts du secteur sanitaire, partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de personnes handicapées, se penchent sur les textes fondateurs du système de santé sénégalais. Mais au-delà des documents, c’est la réalité quotidienne des personnes handicapées qui s’invite dans les débats : des femmes contraintes d’accoucher sans accompagnement adapté, des enfants privés de soins de base, des patients découragés par des structures sanitaires inaccessibles.

Présidant la cérémonie d’ouverture, Madame Darry Isseu Gaye, présidente du Cadre fédérateur des femmes handicapées (CF/FSAPH), a livré un message empreint d’émotion et de fermeté. Pour elle, cet atelier représente bien plus qu’un simple exercice technique.

« Tant que les personnes handicapées continueront à être invisibles dans les politiques de santé, le droit à la santé restera incomplet », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que chaque obstacle architectural, chaque service non adapté et chaque politique indifférente se traduisent par une souffrance humaine bien réelle. « L’inclusion du handicap n’est pas une faveur, c’est une dette sociale », a-t-elle insisté, appelant à transformer les engagements institutionnels en actes concrets et mesurables.

Les travaux portent sur une analyse critique des stratégies sanitaires existantes, afin d’identifier les manquements, mais aussi de valoriser les rares bonnes pratiques. L’objectif final est clair : faire émerger des recommandations opérationnelles capables de bâtir un système de santé où personne ne se sentira exclu en raison de son handicap.

À l’issue de cet atelier, les conclusions attendues devraient servir de socle à des politiques de santé plus justes, conformes aux engagements internationaux du Sénégal, notamment la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

À travers cette rencontre, une voix collective s’élève : celle des personnes handicapées qui demandent simplement à être soignées avec dignité. Car une santé réellement universelle ne se mesure pas à la qualité des discours, mais à la capacité d’un pays à protéger les plus vulnérables.

Report de l’audience des supporters sénégalais détenus au Maroc : l’attente se prolonge dans un climat de tension

Prévue ce jeudi 05 février 2026, l’audience concernant les supporters sénégalais détenus au Maroc a été une nouvelle fois reportée. Initialement attendus devant la justice marocaine, les mis en cause devront finalement patienter jusqu’au 12 février prochain. Ce renvoi est dû à la grève en cours des avocats marocains, paralysant partiellement le fonctionnement des juridictions du pays.

L’information a été rendue publique par le journaliste Ayoba Faye à travers une publication sur sa page Facebook. Selon son témoignage, la situation vécue par les supporters sénégalais est de plus en plus préoccupante. Lors de l’audience avortée, deux d’entre eux auraient fait une crise, dont un jeune homme souffrant d’épilepsie. Les deux supporters ont dû être évacués en urgence, illustrant la dégradation de leur état de santé et la dureté des conditions de détention.

Très critique à l’égard des autorités marocaines, Ayoba Faye dénonce une absence de volonté politique pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « supplice » infligé aux compatriotes sénégalais. Il estime que la situation est devenue « écœurante », d’autant plus que les reports successifs prolongent l’incertitude judiciaire et la souffrance morale des détenus ainsi que de leurs familles.

Pour rappel, dix-huit supporters sénégalais avaient été interpellés à l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc. Les arrestations ont eu lieu dans et aux abords du stade, dans un contexte de forte tension après la rencontre. Par la suite, dix-sept d’entre eux ont été maintenus en détention et poursuivis pour des faits qualifiés de « hooliganisme » et de « troubles à l’ordre public », en lien avec des incidents survenus dans l’enceinte sportive.

Depuis leur arrestation, cette affaire suscite une vive émotion au Sénégal, où de nombreuses voix s’élèvent pour demander une résolution rapide et humaine du dossier. Les familles des détenus, tout comme plusieurs acteurs de la société civile et des médias, appellent les autorités sénégalaises à intensifier les démarches diplomatiques afin d’abréger l’épreuve que traversent ces supporters.

Cyberattaque à la Daf : la production de documents suspendue, des données sensibles menacées

Au Sénégal, la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) traverse une situation critique après avoir été la cible d’une cyberattaque d’ampleur, active « depuis au moins cinq jours », selon les informations rapportées par le quotidien Libération. Cette intrusion informatique a contraint l’administration à suspendre provisoirement la production de documents officiels, une mesure conservatoire destinée à éviter toute compromission supplémentaire des systèmes et des données sensibles qu’elle héberge.

Les auteurs de l’attaque, se présentant sous l’appellation « The Green Blood Group », affirment être en possession de 139 téraoctets de données appartenant à la Daf. Un volume particulièrement conséquent, qui, s’il était avéré, soulèverait de graves inquiétudes quant à la sécurité des informations personnelles et administratives des citoyens sénégalais. À ce stade, les autorités n’ont pas confirmé l’ampleur exacte des données potentiellement exfiltrées, mais des investigations techniques sont en cours pour évaluer les dégâts et contenir toute fuite éventuelle.

Cette cyberattaque survient dans un contexte déjà tendu, marqué par un bras de fer opposant l’État du Sénégal à la société malaisienne Iris Corporation. Cette dernière, adjudicataire du marché des cartes nationales d’identité biométriques, réclame le paiement de factures qu’elle estime impayées. Ce différend contractuel, qui concerne un secteur hautement stratégique de l’administration, alimente les spéculations sur d’éventuels liens entre le contentieux en cours et la vulnérabilité des systèmes de la Daf, même si aucune preuve formelle ne permet pour l’instant d’établir une connexion directe.

Au-delà de cet épisode précis, cette nouvelle attaque met en lumière la fragilité croissante des infrastructures numériques de l’État. En moins d’un an, il s’agit en effet de la deuxième cyberattaque majeure visant un service gouvernemental, après celle qui avait frappé la Direction générale des impôts et domaines (DGID). Une répétition inquiétante qui interroge sur le niveau de préparation du pays face aux menaces cybernétiques, dans un contexte de numérisation accélérée des services publics.

Retenues salariales à l’ARP : les syndicats dénoncent une décision unilatérale et exigent des explications

Au sein de l’administration sénégalaise, la récente décision de la Direction générale de l’Agence Sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP) d’opérer des retenues sur les salaires de certains agents continue de susciter une vive controverse. Les syndicats affiliés à la Jonction des luttes, notamment la section SAMES et la sous-section SUTSAS, montent au créneau pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une mesure prise de manière unilatérale, sans information préalable ni transparence sur les critères ayant conduit à ces ponctions.

Selon les représentants syndicaux, les retenues appliquées varient entre 35.000 et 47.067 francs CFA par agent. Elles seraient intervenues dans un contexte de mobilisation collective au sein de l’administration, un cadre que les syndicats jugent légitime et conforme aux droits reconnus aux travailleurs de l’État. Le caractère sélectif de ces retenues, combiné à l’absence de notification individuelle motivée, alimente un sentiment d’injustice parmi les agents concernés et pose, selon eux, un sérieux problème de respect des procédures administratives.

La Jonction des luttes estime que la Direction générale n’a fourni aucune explication officielle permettant de comprendre les fondements juridiques ou réglementaires de ces décisions. Cette opacité, dénoncent les syndicats, fragilise la confiance entre l’administration et son personnel, et ouvre la voie à des interprétations pouvant laisser croire à des sanctions ciblées plutôt qu’à une mesure administrative objective et équitable.

Face à cette situation, les organisations syndicales avertissent que le maintien de ces retenues sans clarification pourrait devenir une source de tension majeure au sein de l’ARP. Elles appellent l’administration à prendre rapidement ses responsabilités en engageant un dialogue franc et inclusif avec les représentants des travailleurs, afin d’expliquer les critères retenus et de rétablir un climat social apaisé.

Filière arachidière : le Sénégal en passe de devenir le deuxième producteur africain derrière le Nigeria

Le Sénégal s’achemine vers une performance majeure dans la filière arachidière. Selon les dernières projections du Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), le pays devrait se hisser, dès la campagne 2025/2026, au rang de deuxième producteur africain d’arachides, derrière le Nigeria. Une avancée notable qui permettrait au Sénégal de dépasser le Soudan, longtemps considéré comme l’un de ses principaux concurrents sur le continent.

D’après ces prévisions, la production sénégalaise d’arachides est attendue à environ 1,15 million de tonnes pour la campagne 2025/2026. Ce niveau représente un rebond significatif après une campagne 2024/2025 jugée en demi-teinte, avec un volume estimé à 800 000 tonnes. Même si ce résultat reste en deçà des records historiques du pays, il marque une progression suffisante pour bouleverser la hiérarchie africaine.

Il y a encore quelques années, notamment entre 2018 et 2020, l’écart entre le Sénégal et le Soudan dépassait le million de tonnes. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. Les difficultés structurelles et conjoncturelles rencontrées par le Soudan, aggravées par un contexte de crise politique et sécuritaire, ont lourdement affecté la productivité agricole. Selon les experts, le rendement soudanais est tombé autour de 0,50 tonne par hectare, un niveau particulièrement faible au regard de l’étendue de ses terres cultivables.

À l’inverse, le Sénégal affiche des perspectives encourageantes en matière de rendement. Les spécialistes estiment que le pays pourrait atteindre un rendement moyen record de 1,32 tonne par hectare lors de la prochaine campagne. Cette performance est le fruit de plusieurs facteurs combinés, notamment l’amélioration de l’accès aux semences certifiées, l’utilisation accrue d’engrais, le renforcement de l’encadrement technique des producteurs et les efforts de mécanisation engagés ces dernières années.

Dans le paysage africain, le Nigeria conserve largement sa place de leader continental et de troisième producteur mondial d’arachides. Sa production est attendue autour de 4,3 millions de tonnes pour les deux prochaines saisons. Abuja mise fortement sur la transformation locale et le développement d’industries agroalimentaires capables de créer de la valeur ajoutée et des emplois, tout en réduisant les exportations de produits bruts.

Pour le Sénégal, l’enjeu dépasse désormais la simple question du classement continental. L’objectif est de consolider durablement cette dynamique, en stabilisant les rendements au-dessus de la tonne par hectare, indépendamment des aléas climatiques. Cela implique un renforcement des politiques d’irrigation, une meilleure gestion des sols, l’accès à des intrants de qualité et la poursuite de la modernisation des pratiques agricoles.

La filière arachidière reste un pilier de l’économie rurale sénégalaise. Elle fait vivre des centaines de milliers de ménages et joue un rôle central dans la sécurité alimentaire et les revenus paysans. Une production soutenue et régulière est donc essentielle pour améliorer les conditions de vie en milieu rural et soutenir l’essor d’une industrie de transformation nationale, appelée à devenir un moteur de croissance.

Si les projections de l’USDA se confirment, le Sénégal franchira une étape symbolique dans la reconquête de son statut historique de grande puissance arachidière en Afrique. Un signal fort qui témoigne du potentiel du secteur agricole national, mais qui rappelle également l’importance de politiques cohérentes et durables pour transformer cette performance en véritable levier de développement économique et social.

Réforme des bourses universitaires : le MESRI précise les enjeux et rassure les étudiants

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a tenu à apporter des éclaircissements sur les motivations ayant conduit à l’organisation d’un atelier national consacré à la préparation d’une nouvelle politique de bourses d’études et à la révision du décret n°2014-963 du 1er août 2014, qui fixe les conditions d’attribution des allocations d’études dans l’enseignement supérieur.

Dans un communiqué rendu public, le MESRI explique que cette initiative s’inscrit dans sa démarche habituelle fondée sur la concertation, le dialogue et l’inclusivité. L’atelier, organisé à Dakar, a réuni l’ensemble des acteurs clés du système d’enseignement supérieur. Ont notamment pris part aux travaux les services du MESRI, ceux du ministère chargé des Finances, des organisations de la société civile, des associations de parents d’élèves, les syndicats du personnel enseignant et administratif (PER et PATS), ainsi que les amicales d’étudiants, les apprenants des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et les représentants des sites universitaires externes.

Selon le ministère, cet atelier participatif visait avant tout à jeter les bases d’une évaluation financière approfondie du système de bourses sur la période 2020-2025, assortie d’une projection à l’horizon 2030. Cette démarche devait permettre de mieux apprécier la soutenabilité du dispositif actuel, tout en identifiant les insuffisances et les limites du cadre réglementaire en vigueur. Il s’agissait également de proposer des ajustements destinés à mettre fin à certaines pratiques jugées non conformes à l’orthodoxie budgétaire, tout en renforçant l’équité et l’inclusivité sociale dans l’attribution des allocations d’études.

Le MESRI reconnaît que le déroulement de l’atelier a été marqué par le retrait d’une partie des étudiants dès la première journée. Toutefois, le ministère assure que cette situation n’a pas empêché d’atteindre les objectifs fixés. Les échanges ont permis de formuler des recommandations issues des contributions des participants encore engagés dans les travaux. Ces propositions seront, précise le communiqué, soumises à l’appréciation des autorités compétentes pour décision.

Face aux informations qui ont circulé dans l’opinion publique, le MESRI a tenu à lever toute ambiguïté. Le ministère dément formellement les rumeurs faisant état d’une remise en cause des droits acquis des étudiants. Il n’a, à aucun moment, été question de réduire les taux de bourses ni de supprimer des allocations existantes. L’objectif affiché demeure l’amélioration du système, et non sa remise en cause au détriment des bénéficiaires.

S’inscrivant dans les orientations définies par les plus hautes autorités du pays, le ministère indique qu’il est engagé dans une réflexion globale sur l’élaboration d’une nouvelle politique nationale des allocations d’études. Dans ce cadre, une attention particulière est accordée à une meilleure convergence entre les périodes de paiement des bourses et le calendrier réel des enseignements, afin de répondre plus efficacement aux besoins des étudiants.

En conclusion, le MESRI a exprimé sa gratitude à l’ensemble des acteurs ayant participé à cet atelier national. Il les invite à poursuivre les concertations lors des prochaines étapes du processus, avec pour ambition de parvenir à un large consensus autour d’un cadre réglementaire rénové et de modalités d’attribution des bourses plus adaptées aux réalités actuelles de l’enseignement supérieur.

Digitalisation des exportations : la Douane sénégalaise affiche des résultats prometteurs au Port de Dakar

À l’occasion de la présentation du rapport socioéconomique de DP World, les autorités portuaires et douanières ont fait le point sur l’état d’avancement de la modernisation des procédures d’exportation. Devant le Directeur général du Port autonome de Dakar et celui de DP World, Ousmane Kane, Directeur des opérations douanières, a levé le voile sur les premiers résultats de la plateforme de dématérialisation totale des exports, mise en service en décembre dernier. Un premier bilan qu’il qualifie d’encourageant et révélateur d’un changement de paradigme en cours.

En l’espace d’un mois seulement, 5 740 conteneurs ont été traités via cette nouvelle plateforme digitale. Un chiffre significatif qui, selon Ousmane Kane, témoigne de l’efficacité du dispositif et de l’adhésion progressive des opérateurs économiques. « Nous facilitons et dématérialisons totalement l’exportation pour permettre à nos opérateurs de faire écouler leurs marchandises dans les meilleures conditions », a-t-il expliqué, soulignant la volonté de l’administration douanière d’accompagner la compétitivité du port et de fluidifier les échanges.

Cette première étape n’est toutefois qu’un début. Le Directeur des opérations douanières a annoncé que plusieurs autres modules sont en cours de développement. Il s’agit notamment du transit, des ventes aux enchères et des procédures d’enlèvement, autant de segments clés de la chaîne logistique portuaire. Les équipes techniques, a-t-il assuré, avancent « à grands pas » sur ces chantiers, avec des annonces imminentes sur le lancement de ces nouvelles solutions digitales, destinées à renforcer la transparence, réduire les délais et améliorer l’efficacité globale du système.

Mais au-delà de la technologie, Ousmane Kane a tenu à rappeler que la modernisation doit aussi s’accompagner d’une approche plus humaine. Conscient des tensions récentes liées aux saisies douanières, qui ont suscité des crispations et refroidi certains armateurs, il a annoncé une décision forte prise conjointement par les directions de la Douane et du Port : l’arrêt temporaire de ces mesures coercitives. Une mesure d’apaisement visant à restaurer la confiance des acteurs du secteur maritime et portuaire.

« Nous devons lever le pied dans l’application rigide des textes et injecter plus d’humanisme », a plaidé le responsable douanier, représentant le Directeur général des Douanes. Un message clair qui traduit la volonté des autorités de trouver un équilibre entre le respect de la réglementation et la nécessité de préserver l’attractivité du Port de Dakar, dans un contexte de concurrence accrue entre plateformes portuaires de la sous-région.

Saint-Louis confrontée à une grave pénurie de gaz domestique

La commune de Saint-Louis, au nord du pays, traverse depuis plusieurs jours une pénurie de gaz domestique qui affecte considérablement le quotidien de ses habitants. Dans cette ville historique, ce produit de première nécessité se fait de plus en plus rare, plongeant de nombreux ménages dans un profond désarroi.

Dans les rues de la vieille ville, la scène est devenue habituelle : des habitants arpentent les quartiers, bonbonne vide à la main, à la recherche désespérée de gaz. Boutiques, stations-service et dépôts sont pris d’assaut, souvent sans succès. Cette situation rend encore plus difficile la vie quotidienne, surtout en cette période où la fraîcheur persiste, obligeant les familles à recourir à ce combustible pour cuisiner et se réchauffer.

La pénurie intervient à quelques jours seulement du début du mois béni du ramadan, période pendant laquelle la demande en gaz domestique augmente traditionnellement. Face à cette situation, les habitants expriment leur inquiétude et appellent tant les autorités compétentes que les commerçants à intervenir rapidement afin de rétablir l’approvisionnement. Ils espèrent que des mesures urgentes seront prises pour soulager les ménages, particulièrement touchés par cette crise qui complique sérieusement leur quotidien.

Sédhiou : un présumé trafiquant de drogue interpellé avec 21 kg de chanvre indien à Santassou III

Les éléments de la brigade de recherche du service régional de Sédhiou, dans le sud du pays, ont procédé à l’arrestation d’un individu soupçonné de trafic de stupéfiants et de détention illégale de munitions. Le mis en cause, identifié comme I. Baldé, alias « Papis poulo », âgé de 48 ans et se déclarant cultivateur, a été interpellé à son domicile situé à Santassou III.

Selon les informations communiquées par la Police nationale, cette opération est le résultat de l’exploitation minutieuse d’un renseignement opérationnel jugé fiable. Après une phase de surveillance et de recoupement des informations, les enquêteurs ont décidé de passer à l’action en procédant à une perquisition au domicile du suspect.

La fouille des lieux a permis la saisie d’une quantité importante de produits illicites et de matériel logistique. Les policiers ont notamment découvert 21 kilogrammes de chanvre indien, conditionnés et prêts à la distribution, ainsi qu’une balance de précision, laissant supposer une activité de trafic bien organisée. En outre, deux couteaux, un fusil de chasse et onze cartouches ont également été retrouvés, renforçant les soupçons pesant sur l’individu.

À l’issue de cette opération, I. Baldé a été placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les investigations menées par les services compétents ont permis d’établir des charges suffisantes à son encontre. Il a par la suite été déféré devant le parquet compétent avant d’être écroué.

Le mis en cause est poursuivi pour des faits de trafic de stupéfiants et de détention illégale de munitions. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue exacte de ses activités, d’identifier d’éventuels complices et de remonter, le cas échéant, les circuits d’approvisionnement et de distribution de la drogue dans la région.

Insécurité routière : ultimatum de l’État aux minicars « Cheikhou Chérifou »

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yancoba Dieme, a engagé mardi une vaste offensive contre les minicars de 12 à 19 places, communément appelés « Cheikhou Chérifou ». Accusés d’être au cœur de l’insécurité routière et de provoquer une hécatombe persistante sur les routes sénégalaises, ces véhicules sont désormais sommés de se conformer à des normes strictes sous peine de disparition pure et simple. Les autorités leur accordent un délai de deux mois pour se mettre en règle.

Cette décision intervient dans un contexte alarmant. Le parc national compte près de 7 000 minicars, dont l’âge moyen avoisine les 24 ans. Vétusté avancée, pannes fréquentes et équipements de sécurité défaillants font de ces véhicules un danger permanent. Selon le journal L’Observateur, ces « véhicules de la mort » sont régulièrement impliqués dans des accidents graves, souvent liés à une vitesse excessive, à la surcharge chronique et à un entretien quasi inexistant.

Pour mettre fin à cette situation, le gouvernement a opté pour une mesure radicale. Tous les minicars actuellement en circulation sont sommés de se présenter à Dakar dans un délai de deux mois afin de subir un contrôle technique approfondi et centralisé. À l’issue de cette évaluation, seuls les véhicules jugés suffisamment sûrs se verront délivrer un sauf-conduit temporaire. Les autres seront immédiatement envoyés à la fourrière ou contraints à une mise aux normes dont le coût pourrait s’avérer prohibitif, équivalant pour de nombreux propriétaires à une véritable condamnation économique.

Au-delà de l’état mécanique des véhicules, le ministère des Transports entend également s’attaquer aux comportements dangereux qui gangrènent le secteur. Les images familières de toits croulant sous des ballots instables devraient bientôt appartenir au passé. Désormais, les bagages devront être transportés exclusivement à l’intérieur des véhicules. Les arrêts anarchiques en plein trafic sont formellement interdits, tout comme le ramassage de clients au bord des routes, une pratique jugée extrêmement dangereuse et qui fera l’objet d’une surveillance accrue des forces de l’ordre.

La modernisation du contrôle routier figure également au cœur de cette stratégie. Le gouvernement prépare l’installation de balises GPS destinées à limiter électroniquement la vitesse des transports en commun. Parallèlement, la vidéo-verbalisation sera déployée afin de sanctionner automatiquement les infractions, notamment les franchissements de lignes et les excès de vitesse, réduisant ainsi la marge de manœuvre pour les passe-droits.

Cette fermeté affichée par les autorités est globalement bien accueillie par les acteurs du secteur. Gora Khouma, secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (UTRS), a salué l’initiative tout en rappelant que la responsabilité humaine reste centrale. « Ce n’est pas le véhicule qui tue, c’est l’homme », a-t-il affirmé, estimant que le temps de la sensibilisation est désormais révolu.

Le leader syndical a toutefois pointé du doigt deux maux persistants : l’imprudence de certains jeunes chauffeurs et, surtout, la corruption sur les routes. Selon lui, il n’est pas rare qu’un simple billet de 1 000 ou 2 000 francs CFA suffise à fermer les yeux sur des infractions pourtant graves. « La récréation est terminée. Il faut que la cravache sorte », a-t-il martelé, appelant à une application rigoureuse et équitable des nouvelles mesures.

Redevance Crse : l’État serre la vis face aux pétroliers, le bras de fer atteint un point de rupture

La tension entre l’État du Sénégal et les sociétés pétrolières a franchi un nouveau palier. Selon L’Observateur, le différend autour du paiement de la redevance due à la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse) est désormais entré dans une phase critique. Après plusieurs mois de négociations infructueuses, les autorités ont décidé de passer à l’offensive, en adressant des mises en demeure aux acteurs du secteur et en brandissant la menace d’avis à tiers détenteur (ATD), une procédure susceptible de bloquer les comptes bancaires des distributeurs de produits pétroliers.

Ce désaccord n’est pas nouveau. Il remonte à l’année dernière et porte sur le recouvrement de la redevance Crse fixée à 0,2 FCFA par litre de produit pétrolier importé, raffiné, stocké, distribué ou transporté. Malgré de nombreuses rencontres entre l’administration et les professionnels du secteur pour tenter de trouver un terrain d’entente, aucun consensus n’a pu être dégagé, notamment sur le mode de prélèvement de cette taxe.

Face au refus persistant des sociétés pétrolières de s’acquitter de la redevance dans les conditions actuellement imposées, l’État a décidé de faire usage de sa force régalienne. « Dans une volonté d’imposer sa décision, l’État, via la Crse, a envoyé des mises en demeure à toutes les sociétés pétrolières et s’apprête désormais à émettre des ATD pour bloquer les comptes bancaires des distributeurs », confie à L’Observateur Ameth Guissé, président de l’Association sénégalaise des pétroliers (Asp) et directeur général de MAACK Petroleum.

Une perspective jugée extrêmement préoccupante par les professionnels du secteur, qui estiment que cette pression intervient dans un contexte économique déjà fragile. Les prix des hydrocarbures sont encadrés par l’État, les marges sont jugées faibles par les opérateurs et de nouvelles taxes sont venues alourdir les charges des entreprises. Pour Ameth Guissé, une telle décision pourrait tout simplement asphyxier l’industrie pétrolière nationale.

Le président de l’Asp rappelle que les pétroliers n’ont jamais été dans une logique de confrontation systématique. Dès 2016, lors d’un atelier consacré aux projets de loi et de décret relatifs à la Crse, ils avaient formulé plusieurs recommandations restées sans suite. Ces propositions visaient notamment à clarifier la mission de régulation autour de la promotion de la concurrence et des mécanismes de marché, à faire de la position dominante un critère central de dysfonctionnement du marché, à intégrer la problématique électricité et hydrocarbures dans les missions de la Crse et à adosser la régulation au droit de la concurrence.

Au-delà du montant de la redevance, les sociétés pétrolières contestent également la forme institutionnelle et le mode de financement de la Crse. « Il est paradoxal qu’une Commission de régulation du secteur de l’énergie ne soit pas rattachée au ministère de l’Énergie, mais à la Présidence de la République, alors qu’elle devrait être financée par le budget de l’État », déplore Ameth Guissé. Il rappelle qu’avant la création de la Crse, certaines de ses missions étaient assurées par le Comité national des hydrocarbures (Cnh), rattaché au ministère de l’Énergie, avec plus de célérité et sans coût additionnel pour les entreprises.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire la crispation actuelle, les pétroliers ne rejettent pas le principe même de la redevance. Ils demandent toutefois qu’elle soit intégrée dans la structure des prix, en parallèle avec une revalorisation des marges, déjà jugée nécessaire par une étude du cabinet Mazars remise aux autorités il y a plus d’un an. Les opérateurs proposent ainsi que la redevance Crse soit intégrée au Prix du pétrole importé (PPI), à l’instar du Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (FSIPP) ou de l’ancienne redevance PSE. Une telle option permettrait, selon eux, de simplifier la collecte et d’éviter que les entreprises ne supportent seules la charge, au gré des fluctuations des prix internationaux.

« Nous sommes prêts à nous acquitter de cette redevance, à condition qu’elle soit intégrée dans la structure des prix. Une promesse nous avait été faite, mais depuis, rien n’a changé, malgré les révisions de prix de décembre, janvier et février », précise le président de l’Asp.

Face au forcing de l’État, les pétroliers tirent désormais la sonnette d’alarme. Ils estiment qu’un blocage des comptes bancaires des distributeurs pourrait avoir des conséquences en chaîne sur l’approvisionnement du pays en hydrocarbures et, à terme, paralyser des secteurs entiers de l’économie. Ils appellent les autorités à réexaminer en profondeur le cadre régissant la Crse, afin de l’adapter aux réalités économiques du secteur.

Détournement présumé de pensions complémentaires : un cadre de La Poste sénégalaise interpellé

Une affaire de détournement présumé de pensions complémentaires vient ébranler La Poste sénégalaise. Au cœur du dossier figure Pape Ciré Bodian, chef de subdivision de la coordination et du suivi à la Direction des ressources humaines, arrêté par la brigade de Dakar-ville (Thionk). Le responsable est soupçonné d’avoir indûment encaissé, durant plusieurs années, des pensions complémentaires destinées à des agents retraités de l’entreprise publique.

Selon des sources proches de l’enquête, les faits reprochés portent sur des irrégularités dans la gestion et le paiement de pensions complémentaires, un dispositif censé améliorer les revenus des anciens agents après leur départ à la retraite. Les enquêteurs s’intéressent à des virements et retraits jugés suspects, qui auraient été effectués au nom de bénéficiaires légitimes mais détournés à d’autres fins. Les montants en cause n’ont pas encore été officiellement communiqués, mais les investigations laissent entrevoir un préjudice financier significatif.

L’arrestation de Pape Ciré Bodian fait suite à des audits internes et à des signalements ayant mis en lumière des anomalies récurrentes dans les comptes liés aux pensions. Ces alertes auraient conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire, confiée à la brigade de Dakar-ville, qui a procédé à l’interpellation du suspect pour les besoins de l’instruction. Placé en garde à vue, il a été entendu sur son rôle exact dans la chaîne de traitement des pensions et sur les mécanismes qui auraient permis la répétition des faits sur une longue période.

Au sein de La Poste sénégalaise, cette affaire suscite une vive émotion, d’autant plus qu’elle touche un secteur sensible lié aux droits sociaux des retraités. Plusieurs anciens agents, qui comptent sur ces pensions complémentaires pour faire face au coût de la vie, expriment leur inquiétude et réclament des éclaircissements, ainsi que des garanties quant à la sécurisation future des paiements.

De son côté, la direction générale de La Poste n’a pas encore livré de communication détaillée, mais des sources internes indiquent qu’une collaboration totale avec les autorités judiciaires a été engagée. Des mesures conservatoires et un renforcement des procédures de contrôle seraient également à l’étude afin d’éviter de nouvelles dérives.

Tivaouane : Gorgui Massamba Boye exprime sa compassion face à la disparition de jeunes dans le département

Gorgui Massamba Boye, responsable de PASTEF à Tivaouane, a exprimé sa profonde émotion face à la disparition de plusieurs jeunes dans le département de Tivaouane, notamment dans la localité de Darou Khoudoss. Dans un message empreint de compassion et de gravité, il a adressé ses pensées aux familles éprouvées, rappelant que leur douleur et leur inquiétude sont partagées par l’ensemble de la communauté.

« Nous nous inclinons avec une profonde douleur et une immense compassion devant l’épreuve que traversent les familles de ces jeunes portés disparus. En ces heures d’angoisse et d’incertitude, les mots semblent insuffisants », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de recueillement et de solidarité collective pour accompagner les parents et proches dans cette épreuve.

Gorgui Massamba Boye a lancé un appel pressant aux services compétents, aux autorités et à toutes les bonnes volontés pour redoubler d’efforts et unir moyens et consciences afin de retrouver ces jeunes. Il a insisté sur l’urgence et la responsabilité collective à agir, dans l’espoir de permettre, « par la grâce de Dieu », leur retour sain et sauf auprès de leurs familles.

Le responsable de PASTEF a conclu en exhortant à maintenir l’espoir et à renforcer la solidarité : « Que l’espoir demeure vivant, que la solidarité ne faiblisse pas, et que l’humanité guide chaque action entreprise. »

Polémique autour des véhicules offerts à la RTS : Idrissa Fall Cissé pointe des incohérences dans les déclarations de Pape Alé Niang

Une vive controverse enfle autour du directeur général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Alé Niang, après sa décision d’annoncer le retrait de six véhicules qu’il avait mis à la disposition de la société nationale. Sur le réseau social X, le patron de la RTS a justifié sa démarche par ce qu’il qualifie de « polémique stérile et infondée » entretenue par certains agents de la structure. Cependant, cette sortie publique a rapidement suscité de nouvelles interrogations, notamment de la part du lanceur d’alerte Idrissa Fall Cissé, qui relève plusieurs incohérences dans les propos du journaliste devenu gestionnaire public.

Selon Idrissa Fall Cissé, les déclarations de Pape Alé Niang sur l’origine et le moment de l’acquisition des véhicules ne concordent pas. Il rappelle que le directeur général de la RTS avait affirmé, lors d’une émission sur RSI en novembre 2024, avoir reçu ces véhicules comme un cadeau avant même sa nomination à la tête de l’entreprise publique. Or, dans une récente publication sur X, Pape Alé Niang explique que ces véhicules lui ont été offerts par des amis après avoir découvert l’état dégradé du parc automobile de la RTS, situation qu’il aurait constatée lors d’échanges avec les chauffeurs de la structure, donc après sa prise de fonction.

Le lanceur d’alerte souligne que les véhicules auraient été réceptionnés en août 2024, soit environ quatre mois après la nomination du directeur général. Pour lui, ces contradictions soulèvent des interrogations sur la transparence entourant cette affaire. Il ironise même sur la possibilité que Pape Alé Niang ait commencé à tenir des réunions avec le personnel avant son installation officielle à la tête de la RTS.

Au-delà des incohérences chronologiques, Idrissa Fall Cissé estime que le problème dépasse la simple question de légalité. Il juge préoccupante l’insistance du directeur général à qualifier les véhicules de « cadeaux ». Selon lui, dans la gestion des affaires publiques, la perception, la décence et l’exemplarité sont tout aussi importantes que le respect strict des règles administratives et juridiques.

Dans sa sortie, Idrissa Fall Cissé appelle également à faire toute la lumière sur la provenance des véhicules. Il rappelle la déclaration du nouveau vice-président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Birahim Seck, qui avait évoqué l’éventualité d’une enquête sur ce dossier. Il évoque par ailleurs un précédent dans l’administration publique sénégalaise, notamment le cas de Cheikh Dieng, ancien directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), qui avait été limogé après avoir accepté un cadeau provenant d’un partenaire de la structure qu’il dirigeait. Pour Idrissa Fall Cissé, un responsable public ayant longtemps incarné un rôle de sentinelle dans la défense de la bonne gouvernance ne devrait pas se retrouver au centre d’une telle polémique.

Le lanceur d’alerte formule également des interrogations sur de possibles accusations de népotisme visant le directeur général de la RTS. Il fait référence à l’organisation d’une fan zone lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, dont la gestion aurait été confiée au frère de Pape Alé Niang, Thierno Niang. Idrissa Fall Cissé souligne que le directeur général a affirmé qu’aucun contrat ne liait son frère à la RTS, tout en s’interrogeant sur les circonstances ayant permis à ce dernier de jouer un rôle central dans l’organisation de cet événement.

Programme de modernisation des infrastructures judiciaires : bras de fer entre l’État du Sénégal et Ellipse Projects

Le Programme de modernisation des infrastructures du ministère de la Justice connaît actuellement une zone de fortes turbulences. L’État du Sénégal et la société Ellipse Projects, chargée de la réalisation de la Tranche 1 de ce vaste chantier, se trouvent dans une situation de tension marquée par des désaccords financiers et opérationnels qui menacent la poursuite normale des travaux.

Selon plusieurs sources concordantes, l’État sénégalais a déjà mobilisé un financement estimé à 75 milliards de francs CFA dans le cadre de ce programme destiné à renforcer et moderniser les infrastructures judiciaires à travers le pays. Ce projet, jugé stratégique pour l’amélioration du fonctionnement du système judiciaire, vise notamment la construction et la réhabilitation de tribunaux, de palais de justice ainsi que d’autres équipements destinés à rapprocher la justice des citoyens et à améliorer les conditions de travail des magistrats et du personnel judiciaire.

Malgré ces importants investissements, les autorités sénégalaises déplorent un ralentissement notable dans l’exécution des travaux confiés à Ellipse Projects. Face à cette situation, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure en adressant une mise en demeure formelle à l’entreprise. À travers cette démarche, l’État exige la reprise immédiate et l’accélération des chantiers afin de respecter les délais contractuels et d’éviter un retard supplémentaire dans la livraison des infrastructures prévues.

Du côté d’Ellipse Projects, la position est tout autre. La société estime que le blocage actuel est lié à des difficultés de paiement de la part de l’État. Elle affirme être confrontée à des arriérés d’échéances qui auraient fortement impacté sa capacité à maintenir le rythme d’exécution des travaux. Selon l’entreprise, ces retards de paiement auraient entraîné des contraintes financières, notamment dans la mobilisation des ressources humaines, l’approvisionnement en matériaux et la gestion logistique des différents chantiers.

Cette divergence d’interprétation entre les deux parties fait craindre une détérioration des relations contractuelles, avec des conséquences potentielles sur l’achèvement du programme. Pour les autorités sénégalaises, la modernisation des infrastructures judiciaires constitue un pilier essentiel de la réforme du secteur de la justice, régulièrement présentée comme un levier majeur pour renforcer l’État de droit et améliorer l’efficacité du service public judiciaire.

Plusieurs observateurs soulignent que ce type de litige contractuel n’est pas rare dans les grands projets d’infrastructures, où les enjeux financiers et les contraintes techniques peuvent rapidement générer des tensions entre maîtres d’ouvrage et entreprises exécutantes. Toutefois, dans le cas présent, les enjeux sont particulièrement sensibles, compte tenu du caractère prioritaire du programme et de son impact direct sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire.

À ce stade, aucune rupture officielle du contrat n’a été annoncée. Des discussions pourraient être engagées entre les parties afin de trouver un terrain d’entente et de relancer efficacement les travaux. L’issue de ce différend sera déterminante pour la suite du programme et pour la crédibilité des politiques publiques en matière de modernisation des infrastructures judiciaires au Sénégal.

Fiscalité prohibitive des fonds d’investissement dans l’UEMOA : le cri d’alarme du FONSIS face à une urgence stratégique

Malgré l’affectation de 10 % des revenus pétroliers au fonds intergénérationnel depuis le démarrage de la production en 2024, le Sénégal se heurte à un paradoxe majeur : un cadre fiscal qui pénalise lourdement l’investissement et pousse les capitaux à s’exiler hors de la zone UEMOA. C’est le constat sans détour dressé par Babacar Gning, directeur général du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), lors d’un atelier organisé avec la Convention des Journalistes Économiques du Sénégal (COJES).

Cette rencontre s’inscrivait dans une démarche assumée de pédagogie économique et de mise en débat public des enjeux financiers structurants. Pour le FONSIS, créer un espace d’échanges entre les institutions qui mobilisent et allouent les financements de long terme et les journalistes spécialisés est essentiel. « Avoir un cadre d’échanges entre ceux qui financent les grands projets de transformation et ceux qui diffusent l’information économique est extrêmement important », a souligné Babacar Gning, rappelant le rôle central de l’information dans la compréhension des politiques publiques et des choix économiques.

Au cœur des préoccupations figure une fiscalité jugée « prohibitive » pour les fonds d’investissement dans l’ensemble de la zone UEMOA. Le mécanisme est aussi simple que pénalisant. D’abord, l’entreprise opérationnelle paie l’impôt sur les sociétés sur ses bénéfices. Ensuite, lorsqu’elle distribue des dividendes au fonds d’investissement qui en est actionnaire, cette distribution est à nouveau taxée. Enfin, lorsque le fonds redistribue ces mêmes dividendes à ses propres investisseurs, une troisième imposition intervient. Selon Babacar Gning, des simulations ont démontré que ce cumul de taxes érode drastiquement la rentabilité des investissements, en particulier pour les fonds qui consolident des participations dans des dizaines d’entreprises.

Les conséquences sont visibles et mesurables. Très peu de fonds d’investissement sont aujourd’hui domiciliés dans l’espace UEMOA. La majorité d’entre eux préfèrent s’installer dans des juridictions comme l’Île Maurice, le Luxembourg ou les États-Unis, où prévaut le principe de transparence fiscale. Dans ces pays, le fonds est considéré comme un simple véhicule de collecte et de redistribution des capitaux. Seule l’entreprise sous-jacente est imposée, tandis que les flux financiers entre le fonds et ses investisseurs ne subissent pas de taxation supplémentaire. « Taxer l’entreprise est normal. Mais taxer à nouveau les flux quand ils remontent vers le fonds puis vers les actionnaires, c’est de la double, voire de la triple taxation », a insisté le directeur général du FONSIS devant les journalistes du COJES.

Cette situation affecte directement l’attractivité de la région pour les investisseurs privés. La rentabilité nette, une fois les différentes couches fiscales appliquées, n’est tout simplement pas suffisante pour inciter des acteurs privés à domicilier leurs fonds dans l’UEMOA. Dans ce contexte, seuls des investisseurs publics ou souverains, comme le FONSIS, peuvent continuer à investir en intégrant des critères d’impact économique et social au-delà de la seule logique de profit. Les investisseurs privés, eux, arbitrent en faveur de territoires plus compétitifs, privant ainsi le Sénégal et la région de capitaux indispensables à la croissance, à l’innovation et à la création d’emplois.

Pourtant, le FONSIS ne se limite pas à un rôle de bailleur de fonds. L’institution consacre systématiquement entre 1 et 2 % de la taille de ses fonds à l’assistance technique des PME dans lesquelles elle investit. Cette enveloppe sert notamment à reconstituer des états financiers fiables, mettre en place des systèmes de gestion performants et former les équipes dirigeantes au management moderne. Une approche saluée pour son caractère structurant, mais qui ne peut, à elle seule, compenser les handicaps d’un cadre fiscal inadapté.

Parallèlement, l’État sénégalais respecte son engagement pris dans le cadre de l’exploitation des hydrocarbures. Depuis 2024 pour le pétrole et avec l’arrivée du gaz prévue entre 2025 et 2026, 10 % des revenus sont affectés chaque année au fonds intergénérationnel. Un lancement officiel de ce fonds est annoncé, avec l’ambition de préparer l’avenir et de transformer durablement l’économie nationale. Mais une question demeure centrale : comment investir efficacement ces ressources si l’environnement fiscal décourage les investisseurs et pousse à structurer les investissements via des véhicules offshore ?

Le paradoxe est d’autant plus frappant que, faute de réforme, une partie des capitaux sénégalais, y compris ceux issus des revenus pétroliers, risque d’être investie à travers des structures étrangères. Le pays perdrait alors non seulement des recettes fiscales potentielles, mais aussi une partie du contrôle stratégique sur l’orientation de son propre développement.

Consciente de ces enjeux, l’Agence des marchés financiers (AMF) de l’UEMOA travaille actuellement sur une réforme du cadre légal et réglementaire. Deux priorités se dégagent clairement : instaurer la transparence fiscale afin d’éliminer la double et la triple taxation des fonds d’investissement, et mettre en place un cadre incitatif pour attirer la domiciliation des fonds au Sénégal et, plus largement, dans la zone UEMOA. Mais pour le FONSIS, le temps presse. Chaque année sans réforme renforce l’écart de compétitivité avec les places financières internationales.

Babacar Gning a tenu à rappeler, en guise de conclusion, le rôle stratégique des fonds d’investissement dans le développement économique mondial. Aux États-Unis, une large majorité des géants technologiques mondiaux sont issus de l’écosystème de la Silicon Valley, porté par des fonds puissants et un cadre réglementaire favorable. Pour espérer bâtir une « Silicon Valley » sénégalaise ou ouest-africaine, la réforme fiscale n’est plus une option. Elle s’impose comme une urgence économique et stratégique, un message fort que le directeur général du FONSIS a souhaité partager avec les journalistes du COJES et, à travers eux, avec l’opinion publique.

Drame de l’émigration à Tivaouane : plus de 100 jeunes portés disparus en mer

La commune de Darou Khoudoss, située entre Diogo et Lompoul dans le département de Tivaouane, vit depuis plusieurs semaines au rythme de l’angoisse et de l’attente. Depuis le 5 décembre dernier, une pirogue transportant plus d’une centaine de jeunes, partis en direction de l’Espagne par la voie maritime, n’a donné aucun signe de vie. Une disparition massive qui plonge des dizaines de familles dans une détresse profonde et relance le débat sur les dangers persistants de l’émigration irrégulière au Sénégal.

Ce jour-là, à l’aube, les jeunes ont discrètement quitté leurs localités, laissant derrière eux parents, frères, sœurs et amis, avec pour seul bagage l’espoir d’un avenir meilleur. Pour beaucoup, le départ était mûri depuis des mois, parfois des années, nourri par le manque d’opportunités, la précarité économique et le sentiment d’impasse sociale. Comme tant d’autres avant eux, ils ont choisi de braver l’océan, conscients des risques mais convaincus que rester au pays ne leur offrait plus de perspectives.

Depuis ce départ, le silence est total. Aucun appel, aucun message, aucune information officielle ne permet de savoir ce qu’il est advenu de l’embarcation. Chaque jour qui passe sans nouvelles accentue la peur d’un drame en mer. Dans les concessions de Darou Khoudoss et des villages environnants, les parents vivent dans une attente insoutenable, partagés entre l’espoir de retrouver leurs enfants vivants et la crainte qu’ils aient été engloutis par les flots.

Selon Cyril Modusa, porte-parole des populations locales, la situation est devenue insupportable. « Dans le village, les gens sont désemparés. Ils ne peuvent plus ni manger ni dormir », confie-t-il. Les familles se rassemblent régulièrement pour prier, échanger des informations et se soutenir mutuellement, mais aucune certitude ne vient apaiser leurs souffrances.

Face à cette tragédie, les populations interpellent l’État du Sénégal et demandent une implication forte et immédiate des autorités. Elles souhaitent notamment que la Marine nationale engage des recherches en mer afin de tenter de localiser la pirogue ou d’identifier d’éventuels débris pouvant confirmer un naufrage. Pour les proches des disparus, toute piste, même minime, est essentielle pour sortir de l’incertitude.

Les familles appellent également à une coopération étroite avec les pays de transit et de destination, en particulier la Mauritanie, le Maroc et l’Espagne. Elles espèrent que des échanges d’informations avec les garde-côtes et les services de secours de ces pays permettront de savoir si l’embarcation a été repérée, interceptée ou si des survivants ont été recueillis.

Au-delà du drame humain, cette disparition collective illustre une nouvelle fois l’ampleur et la persistance du phénomène de l’émigration clandestine. Malgré les nombreux décès enregistrés ces dernières années et les campagnes de sensibilisation menées par les autorités et la société civile, la tentation du départ reste forte chez de nombreux jeunes Sénégalais. Le chômage, la vie chère, le manque de perspectives professionnelles et l’attrait des récits de réussite à l’étranger continuent d’alimenter ce choix désespéré.

Pour les habitants de Darou Khoudoss, ce drame doit servir d’électrochoc. Beaucoup estiment qu’il est urgent de mettre en place des politiques publiques plus audacieuses en faveur de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat local. À leurs yeux, seule une amélioration concrète des conditions de vie pourra freiner durablement cette vague de départs.

En attendant, l’inquiétude reste totale. Les familles des disparus scrutent chaque information, chaque rumeur, chaque annonce officielle, dans l’espoir d’un signe de vie. À Darou Khoudoss, l’attente est devenue une épreuve quotidienne, et la mer, immense et silencieuse, retient peut-être le secret du destin de plus d’une centaine de jeunes partis à la recherche d’un futur meilleur.

Kébémer : 100 conducteurs de Jakarta et charretiers formés et équipés pour une meilleure sécurité routière

Une initiative citoyenne a apporté une véritable bouffée d’oxygène aux conducteurs de Jakarta et aux charretiers de la commune de Kébémer. Du 31 janvier au 2 février, cent d’entre eux ont bénéficié d’une session de formation en sécurité routière, suivie d’une dotation en équipements de protection, grâce au soutien de M. Ameth Lamine Babou.

Chaque participant a reçu un gilet de haute visibilité ainsi qu’un casque de sécurité. En plus de cet équipement essentiel, une enveloppe de 100 000 francs CFA a été remise à chaque charretier afin de soutenir leurs activités économiques, souvent marquées par la précarité.

Le bienfaiteur, M. Ameth Lamine Babou, a présenté ce geste comme un acte de solidarité envers des travailleurs dont les conditions d’exercice exposent quotidiennement leur vie à de nombreux risques. « Ce n’est qu’un premier pas », a-t-il déclaré, précisant que des concertations sont en cours pour mettre en place des plans d’action plus ambitieux en vue d’améliorer durablement leur situation.

Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est manifeste. Moussa Ngom, président des conducteurs de Jakarta de Kébémer, a salué cette initiative, estimant qu’elle « renforcera nos connaissances du code de la route et des règles de sécurité ». Il a, par ailleurs, exhorté ses collègues à faire un usage responsable des équipements reçus : « Portons les casques pour notre propre sécurité et non comme de simples accessoires. »

Affaire EMG Universal Auto : Mbaye Guèye face à la justice pour détournement présumé de prêt garanti par l’État

Le directeur général d’EMG Universal Auto, Mbaye Guèye, a comparu ce lundi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar dans une affaire de détournement de prêt consenti ou garanti par l’État. Poursuivi à la suite d’une plainte introduite par la Société nationale de recouvrement (SNR), l’homme d’affaires se retrouve au cœur d’un dossier aux enjeux financiers importants, impliquant un terrain estimé à 43 millions de francs CFA.

Selon les informations rapportées par Seneweb, la procédure judiciaire vise des irrégularités présumées dans l’utilisation d’un financement public dont EMG Universal Auto aurait bénéficié. Les faits reprochés portent plus précisément sur un terrain qui aurait été engagé dans le cadre des garanties liées au prêt, mais dont l’usage ou la destination finale serait contesté par la SNR, chargée de la récupération des créances publiques.

Dans le cadre de ce contentieux, une enquête approfondie a été diligentée par la section de recherches de la gendarmerie nationale. Les investigations ont permis de réunir des éléments ayant conduit à la poursuite de Mbaye Guèye devant la juridiction des flagrants délits. Placé au cœur du dossier en tant que principal responsable de l’entreprise bénéficiaire du prêt, le directeur général d’EMG Universal Auto avait toutefois obtenu une mise en liberté provisoire le 15 janvier 2026, en attendant sa comparution.

Ce lundi, l’audience tant attendue n’a finalement pas permis d’entrer dans le fond du dossier. Pour des raisons de procédure, les débats n’ont pas eu lieu et le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire. Le procès a ainsi été fixé au 10 février prochain, date à laquelle les parties devraient enfin exposer leurs arguments et permettre à la juridiction de se prononcer sur les responsabilités éventuelles.

Drame à Diamniadio : un homme avoue le meurtre de sa femme malienne

Dans la soirée du jeudi 29 janvier 2026, aux environs de 22 heures, un drame a secoué la localité de Diamniadio, située à 30 km de Dakar, sur la route de Thiès. Le corps sans vie d’A. Doumbia, une ressortissante malienne âgée d’une trentaine d’années, a été découvert à proximité du cimetière local, suscitant une vive émotion dans la communauté.

Très rapidement, l’enquête judiciaire a ciblé le mari de la victime, B. Sanogo, également de nationalité malienne. Confronté aux faits, ce dernier a reconnu son implication dans le meurtre. Selon ses aveux, lui et son épouse étaient venus au Sénégal pour des raisons médicales, afin de se soigner de certaines crises dont il souffrait.

Dans le récit qu’il a fourni aux enquêteurs, l’homme affirme qu’une de ces crises l’a frappé la nuit du drame alors qu’il se promenait avec sa femme. Tentant de l’aider, A. Doumbia aurait été agrippée à la gorge par son mari, qui aurait ensuite utilisé un objet métallique pour lui trancher la gorge. Ce n’est qu’après avoir repris ses esprits que le présumé meurtrier aurait traîné le corps de son épouse jusqu’à un endroit isolé de la rue, avant de l’abandonner.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, les enquêteurs étaient déjà à la recherche de B. Sanogo grâce à un témoignage clé lorsqu’il a finalement décidé de se rendre et de faire sa déclaration. Lors de l’enquête préliminaire, le suspect avait initialement évoqué un autre scénario, affirmant qu’un chauffeur de taxi aurait enlevé sa femme. C’est sur les conseils de son hôte qu’il s’est finalement présenté à la brigade de gendarmerie de Diamniadio pour signaler l’incident.

Cette affaire, qui met en lumière les drames conjugaux et les violences au sein du couple, reste sous enquête approfondie par les autorités judiciaires sénégalaises. B. Sanogo est désormais en garde à vue, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer avec précision les circonstances exactes de ce meurtre.

Contentieux successoral à Guédiawaye : une nièce condamnée pour gestion illégale des loyers de l’immeuble familial

À Guédiawaye, un contentieux successoral aux allures de règlement de comptes familial a récemment été vidé devant le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. L’affaire oppose les ayants droit de feu M. Dramé, décédé en mai 2024, à sa nièce A. Samaké, poursuivie pour abus de confiance après avoir continué, durant près de vingt mois, à gérer et encaisser les loyers de l’immeuble familial sans mandat légal, rapporte L’Observateur.

Du vivant de M. Dramé, émigré en Allemagne, A. Samaké bénéficiait d’une confiance totale. C’est elle qui avait supervisé la construction de l’immeuble R+2 situé à Golf, depuis l’acquisition du terrain jusqu’à la mise en location. Chaque mois, environ 520 000 FCFA de loyers étaient perçus et, en grande partie, reversés sur le compte bancaire de l’oncle. Mais après le décès du propriétaire, cette relation de confiance s’est rompue. Sans procuration ni reddition de comptes, la nièce a poursuivi la gestion de l’immeuble et encaissé seule les loyers, provoquant la colère des autres héritiers.

À la barre, le tribunal n’a laissé place à aucune ambiguïté. La partie civile était représentée par H. Dramé, tante maternelle de la prévenue, agissant pour le compte de son frère Haoussou, établi en Allemagne. Interrogée, A. Samaké a justifié l’usage des fonds par l’entretien du bâtiment, évoquant le paiement des factures d’eau et d’électricité, la vidange des fosses ainsi que le règlement des impôts et charges diverses. Elle a également précisé que les loyers avaient connu une baisse, passant de 130 000 à 110 000 FCFA par appartement. Le juge, tout en prenant note de ces arguments, a rappelé que « le mandat prend fin avec la mort du mandant », soulignant que la gestion post-mortem sans base légale était irrégulière. La prévenue a alors invoqué sa bonne foi et une méconnaissance des règles juridiques, mais ses explications n’ont pas convaincu le tribunal.

Le dossier a pris une tournure plus complexe avec la révélation de l’existence d’un fils du défunt, issu d’un mariage dissous et jusqu’alors inconnu du reste de la famille. Cette information a semé le doute sur la qualité d’héritier revendiquée par la partie civile, contestée avec vigueur par H. Dramé. L’audience a également mis en lumière d’autres contentieux familiaux, puisque deux sœurs de la prévenue auraient antérieurement vidé le compte bancaire du défunt avant une médiation pénale. Ces éléments témoignent d’une succession profondément marquée par les rivalités et tensions familiales.

Malgré une tentative de règlement amiable — un million de FCFA versé par la famille de la prévenue, jugé dérisoire par le ministère public — l’infraction a été retenue. La défense, tout en contestant le préjudice réclamé, a fait passer le montant de 10 millions de FCFA à 5,6 millions après déduction des charges. Au terme des débats, le tribunal a déclaré A. Samaké coupable d’abus de confiance et l’a condamnée à trois mois de prison avec sursis, assortis du paiement de quatre millions de FCFA de dommages et intérêts à la partie civile.

La Police nationale intensifie la lutte contre la mise en cage abusive des oiseaux

La Police nationale a engagé une vaste opération de lutte contre la mise en cage abusive des oiseaux sur l’ensemble du territoire national, marquant un tournant significatif dans la politique de protection du bien-être animal. Après les récentes actions ciblant la maltraitance des chevaux, les autorités étendent désormais leur vigilance à une pratique longtemps tolérée, voire banalisée, mais aujourd’hui clairement assimilée à des actes de cruauté envers les animaux.

Selon des sources sécuritaires, l’opération vise principalement la capture, la détention et la commercialisation illégales d’oiseaux, fréquemment observées dans plusieurs localités du pays. Ces animaux sont souvent maintenus dans des cages étroites, exposés à la chaleur, au manque d’eau et de nourriture adéquate, dans des conditions jugées incompatibles avec les normes élémentaires de bien-être animal. Les services de sécurité estiment que ces pratiques entraînent un taux élevé de mortalité chez les oiseaux concernés.

Le phénomène est particulièrement répandu dans certains marchés, carrefours urbains et axes routiers, où des vendeurs à la sauvette proposent diverses espèces d’oiseaux à des fins multiples. Outre l’aspect commercial informel, les autorités soulignent le lien étroit entre cette activité et certains rituels mystiques, dans lesquels les oiseaux sont utilisés comme objets sacrificiels ou symboliques. Cette dimension culturelle, longtemps invoquée pour justifier la pratique, ne saurait toutefois, selon les forces de l’ordre, prévaloir sur le respect des lois et des principes de protection animale.

Désormais, ces agissements sont qualifiés par les autorités d’exploitation mercantile illicite et d’actes de cruauté envers les animaux, passibles de sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Dans ce cadre, plusieurs opérations de contrôle ont déjà été menées à travers le pays, aboutissant à la saisie de nombreux oiseaux détenus illégalement, à la fermeture de points de vente clandestins et à l’interpellation de plusieurs individus impliqués dans ce commerce.

Les oiseaux saisis ont, dans certains cas, été confiés aux services compétents ou relâchés dans leur milieu naturel lorsque leur état le permettait. Les autorités annoncent que ces opérations se poursuivront et s’intensifieront dans les semaines à venir, avec une coordination renforcée entre la Police nationale, les services des Eaux et Forêts et les collectivités territoriales.

Thiadiaye : un Asp emprisonné pour avoir vendu la moto du centre de santé afin de soigner son épouse

Un fait divers à la fois troublant et profondément révélateur de la détresse sociale secoue la commune de Thiadiaye. Selon des informations judiciaires rapportées par L’Observateur, un agent de sécurité de proximité (Asp), en service au centre de santé local, a été placé sous mandat de dépôt après avoir volé puis revendu la moto de service de l’établissement sanitaire. Un acte grave que l’intéressé justifie par la nécessité urgente de financer les soins médicaux de son épouse gravement malade.

L’homme, identifié sous le nom de S. Diom, est marié et père de famille. Depuis le début du mois de janvier, il est incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Mbour. En plus d’avoir perdu son emploi, il encourt désormais une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison ferme pour soustraction frauduleuse de deniers publics, une infraction sévèrement réprimée par la loi.

Les faits se sont déroulés lors d’une journée apparemment ordinaire au centre de santé de Thiadiaye. Profitant d’un moment d’inattention de ses collègues, S. Diom, qui occupait également la fonction de gestionnaire du magasin, s’est discrètement emparé de la clé des locaux. En plein service et sans éveiller immédiatement les soupçons, il a sorti la moto de service utilisée par les agents de l’établissement sanitaire.

L’opération n’était pas improvisée. Selon les éléments de l’enquête rapportés par L’Observateur, l’Asp avait déjà pris contact avec un receleur. Il s’est rendu directement chez un certain M. Sow, berger de profession, avec lequel il a négocié la vente de l’engin pour la somme de 200 000 francs CFA. Une fois la transaction conclue, S. Diom est retourné à son poste, tentant de poursuivre sa journée comme si rien ne s’était passé.

La disparition de la moto n’a toutefois pas tardé à être constatée. Alerté, le médecin-chef du centre de santé a immédiatement ordonné des vérifications internes. Très vite, les soupçons se sont portés sur S. Diom, dernier responsable connu de l’accès au magasin. Soumis à un interrogatoire approfondi, il a fini par passer aux aveux, reconnaissant avoir volé puis vendu la moto.

Saisie de l’affaire, la brigade de gendarmerie de Thiadiaye a ouvert une enquête qui a rapidement permis d’identifier et d’interpeller le receleur. Les deux hommes ont ensuite été déférés devant le parquet de Mbour avant d’être placés sous mandat de dépôt.

Mardi dernier, à la barre du Tribunal de grande instance de Mbour, S. Diom et son coprévenu ont reconnu les faits tout en tentant de faire valoir des circonstances atténuantes. L’Asp a expliqué que l’argent issu de la vente de la moto devait servir à couvrir les frais médicaux de son épouse, dont l’état de santé nécessitait, selon lui, des soins urgents et coûteux. Un plaidoyer empreint de détresse, mais qui n’a pas convaincu le ministère public.

De son côté, M. Sow a soutenu qu’il ignorait la provenance frauduleuse de l’engin, affirmant avoir cru à une vente ordinaire et régulière. Des arguments que le parquet a jugés insuffisants au regard de la gravité des faits reprochés.

Kaolack : l’OCRTIS démantèle une cargaison de 55 kg de chanvre indien dissimulée dans les marais salants

L’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a réalisé une saisie majeure dans la région de Kaolack, confirmant une nouvelle fois la vigilance accrue des forces de sécurité face aux réseaux de trafic de drogue. Une opération nocturne menée ce week-end par la Brigade Régionale des Stupéfiants (BRS) a permis de mettre la main sur une importante quantité de chanvre indien soigneusement dissimulée dans les marais salants.

Les faits se sont déroulés le samedi 31 janvier 2026, aux environs de 19h20, dans la localité de Ngathie Naoudé. Les agents de la BRS de Kaolack, engagés dans une mission de lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic de stupéfiants, avaient ciblé cette zone réputée difficile d’accès et souvent exploitée par les trafiquants pour cacher leurs marchandises illicites.

Sur place, les policiers ont procédé à des fouilles minutieuses des champs salins. Leurs investigations ont permis de découvrir deux colis dissimulés avec soin dans les marais. À l’intérieur, les forces de l’ordre ont trouvé 55 blocs de chanvre indien, représentant un poids total de 55 kilogrammes. Une saisie significative qui témoigne de l’ampleur du réseau et de la valeur marchande de la drogue destinée, selon toute vraisemblance, à alimenter des circuits de distribution à l’échelle nationale ou sous-régionale.

Selon les informations communiquées par la Police nationale, un individu a été interpellé sur les lieux au moment de l’opération. Le suspect est actuellement placé en garde à vue et soumis à un interrogatoire approfondi. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine exacte de la drogue, les itinéraires empruntés, ainsi que l’identité d’éventuels complices impliqués dans ce réseau de trafic.

Découverte macabre à la Médina : un agent de sécurité retrouvé mort dans sa chambre

Le quartier de la Médina, précisément à l’angle de la Rue 8 x 19, a été secoué par une macabre découverte vendredi dernier. Le corps sans vie d’un agent de sécurité, identifié comme Youssou Diouf, âgé de 61 ans, a été retrouvé dans la chambre qu’il occupait au sein d’une concession du secteur, plongeant le voisinage dans l’émoi et la consternation.

L’alerte a été donnée aux environs de 12 h 30 au commissariat d’arrondissement par Mme M. S. Ndoye, propriétaire de la concession. Celle-ci avait été interpellée par une situation inhabituelle signalée par des riverains, inquiets de l’absence prolongée de mouvements et surtout d’une forte odeur persistante émanant de la chambre du vigile, perceptible depuis plusieurs jours.

Dépêchés sur les lieux, les policiers ont rapidement constaté que la porte de la chambre était verrouillée de l’intérieur. En observant par une fenêtre, ils ont aperçu le corps inerte de l’occupant, allongé sur un lit. Face à l’urgence, la porte a été forcée afin de permettre l’accès et les premières constatations.

À l’intérieur de la pièce, Youssou Diouf a été retrouvé vêtu d’une veste et d’un pantalon en jean. Selon les éléments relevés sur place, le décès remonterait à plusieurs jours, le corps présentant des signes compatibles avec un début de décomposition. Aucun indice de lutte ni blessure apparente n’a été observé à l’œil nu par les enquêteurs, laissant pour l’heure planer l’hypothèse d’une mort naturelle, sans toutefois l’exclure ni la confirmer.

La fouille des effets personnels du défunt a permis de retrouver un portefeuille contenant la somme de 4 000 francs CFA, sa carte nationale d’identité, ainsi que ses cartes bancaires et son compte Wave. Aucun élément suspect ni trace d’effraction n’a été relevé dans la chambre.

Le drame aurait été précédé par une absence inhabituelle remarquée dans son milieu professionnel. Employé comme agent de sécurité dans une boutique d’alimentation à Dalifort, Youssou Diouf ne s’était plus présenté à son poste et ne répondait plus aux appels téléphoniques. Après 48 heures sans nouvelles, ses collègues ont décidé de contacter son fils, I. Diouf.

Animé par un mauvais pressentiment, ce dernier s’est rendu au domicile de son père. Avec l’autorisation de la bailleresse, il a regardé par la fenêtre de la chambre et a découvert le corps sans vie de son géniteur. Né en 1965 à Reo Mao, Youssou Diouf vivait seul dans cette chambre de la Médina.

Aussitôt, le protocole sanitaire a été enclenché. Les services d’hygiène ont procédé à la désinfection des lieux avant que les sapeurs-pompiers ne prennent en charge l’enlèvement du corps, placé dans un sac mortuaire. La dépouille a ensuite été acheminée à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, sur réquisition.

Détention de Malick Diop en Ukraine : Khadim Bamba Fall appelle à la retenue et rassure sur le suivi du dossier

Le coordonnateur des Bureaux d’Assistance aux Sénégalais de l’Extérieur (BAOS), Khadim Bamba Fall, a tenu à rassurer l’opinion publique sur la situation de Malick Diop, un jeune Sénégalais actuellement détenu en Ukraine. S’exprimant ce dimanche sur les ondes de Radio Sénégal Internationale (RSI), il a souligné que l’État du Sénégal suit le dossier avec une attention soutenue, tout en insistant sur les exigences et les contraintes propres à l’action diplomatique.

Selon Khadim Bamba Fall, la gestion de ce type de situation impose souvent une grande discrétion. Il a rappelé que l’efficacité diplomatique ne rime pas toujours avec la communication publique exhaustive. « La diplomatie ne consiste pas à tout dire publiquement, car certaines informations relèvent de procédures internes », a-t-il expliqué, appelant ainsi à la patience et à la compréhension des proches du détenu et de l’opinion nationale.

Le coordonnateur des BAOS a également mis en avant la complexité juridique du dossier, liée notamment au principe fondamental du respect de la souveraineté des États. Dans le cas précis de l’Ukraine, a-t-il indiqué, le Sénégal est tenu de composer avec les lois et les juridictions locales. Cette réalité impose l’activation des mécanismes consulaires et diplomatiques classiques, qui constituent le cadre légal et institutionnel d’intervention des autorités sénégalaises à l’étranger. « On ne peut pas imposer à un pays la libération d’un ressortissant par la force », a-t-il martelé, soulignant les limites objectives de l’action étatique hors de ses frontières.

Khadim Bamba Fall a toutefois tenu à réaffirmer l’engagement constant de l’État sénégalais en faveur de ses ressortissants vivant ou se trouvant à l’étranger. Il a assuré que chaque Sénégalais en difficulté bénéficie d’un suivi régulier et attentif de la part des services compétents. Concernant spécifiquement le cas de Malick Diop, il a insisté sur le sérieux avec lequel le dossier est traité, laissant entendre que des démarches sont en cours dans le strict respect des procédures diplomatiques et consulaires.

En appelant à la retenue et à la confiance, le coordonnateur des BAOS a voulu rassurer les familles et l’opinion publique, tout en rappelant que la diplomatie, souvent silencieuse, agit dans la durée et dans le cadre des règles internationales.

Bus incendiés après un accident mortel : l’AFTU et CAPTRANS tirent la sonnette d’alarme face à la montée des violences

L’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), en partenariat avec la Coopérative des Acteurs du Transport Urbain du Sénégal (CAPTRANS), est montée au créneau après les graves incidents survenus le 30 janvier 2026 entre 14 heures et 16 heures, à hauteur du croisement Patte d’Oie–Cambérène. Un bus assurant la desserte de la ligne 27 a été impliqué dans un accident mortel, un drame qui a rapidement dégénéré en une vague de violences ciblant les acteurs du transport urbain.

Dans un communiqué publié le 31 janvier, les deux structures ont exprimé leur profonde indignation face aux actes de vandalisme perpétrés à l’encontre de leur personnel, de leurs usagers et de leurs équipements. Tout en présentant leurs sincères condoléances à la famille de la victime, l’AFTU et CAPTRANS déplorent la tournure dramatique prise par les événements, qui ont largement dépassé le cadre de l’accident initial.

Selon les responsables, plusieurs actes graves ont été enregistrés sur les lieux et dans les environs. Un bus a été totalement incendié, tandis que d’autres véhicules, pourtant non impliqués dans l’accident, ont été saccagés. Des vitres ont été brisées, des agents agressés et blessés, et des cas de pillage signalés, notamment l’emport de bagages appartenant à des usagers. Des scènes de chaos qui, selon les deux organisations, témoignent d’un climat de plus en plus préoccupant autour du transport public.

L’AFTU et CAPTRANS soulignent que ce type d’attaques n’est malheureusement plus un fait isolé. Elles observent une recrudescence des agressions visant leurs travailleurs, leurs passagers et leur outil de travail, une situation qui menace directement la sécurité des personnes, la continuité du service public de transport et, plus largement, la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise.

Face à cette escalade, les deux organisations condamnent avec la plus grande fermeté ces violences répétées et interpellent les autorités compétentes sur l’urgence d’agir. Elles appellent à la mise en place de mesures concrètes et durables pour assurer la protection des agents et des usagers, sécuriser les véhicules ainsi que les infrastructures de transport, et prévenir la répétition de tels actes.

Pour l’AFTU et CAPTRANS, il n’est plus acceptable que des accidents de la circulation, aussi tragiques soient-ils, débouchent systématiquement sur des représailles violentes qui exposent des travailleurs et des citoyens innocents, tout en occasionnant d’importants préjudices matériels. Elles estiment qu’une réponse ferme à l’encontre des auteurs de ces actes est indispensable pour restaurer l’autorité de l’État et dissuader de nouvelles violences.

En conclusion, les deux structures réaffirment leur disponibilité à travailler étroitement avec les autorités et l’ensemble des parties prenantes afin d’identifier et de mettre en œuvre des solutions durables. Leur objectif, disent-elles, est de préserver la paix sociale et de garantir aux populations leur droit fondamental de se déplacer en toute sécurité.

Soutien aux déplacés et réfugiés au Sénégal : la CEDEAO mobilise plus de 300 millions de FCFA pour une réponse humanitaire durable

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vient de poser un acte fort en faveur des populations vulnérables vivant au Sénégal. Dans un élan de solidarité régionale, l’institution communautaire a officiellement lancé un programme d’assistance humanitaire d’un montant de 500 993 dollars, soit environ 305 millions de francs CFA, destiné aux réfugiés, aux personnes déplacées internes, aux apatrides ainsi qu’aux demandeurs d’asile présents sur le territoire sénégalais.

Cette initiative, mise en œuvre par l’État du Sénégal à travers la Commission nationale de réinsertion et de réhabilitation des personnes déplacées (CNRRPD), marque une nouvelle étape dans la prise en charge des défis liés aux déplacements forcés et aux crises humanitaires dans le pays. La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de la Professeure Fatou Sow Sarr, Commissaire de la CEDEAO chargée du développement humain et des affaires sociales, entourée de plusieurs acteurs majeurs du secteur humanitaire.

Étaient notamment présents le Chef de Cabinet du Président de la République, également Président du CNRRPD, des représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), ainsi que des délégués des communautés déplacées de Casamance et des réfugiés mauritaniens établis dans la vallée du fleuve Sénégal. Cette forte mobilisation institutionnelle traduit la volonté commune des autorités nationales et des partenaires régionaux et internationaux de coordonner leurs efforts pour apporter des réponses concrètes et durables aux besoins des personnes concernées.

Selon les responsables du programme, l’enveloppe allouée ne se limite pas à une assistance ponctuelle, mais s’inscrit dans une logique de solutions durables. Il s’agit, d’abord, de répondre aux besoins vitaux immédiats des bénéficiaires, notamment en matière d’alimentation, de santé, d’abris et d’accès aux services sociaux de base. Ensuite, le programme entend soutenir le développement de moyens de subsistance durables, afin de permettre aux réfugiés, déplacés et autres personnes vulnérables de retrouver une autonomie économique à travers des activités génératrices de revenus et des formations adaptées.

Un accent particulier est également mis sur la cohésion sociale. L’objectif est d’alléger la pression exercée sur les communautés d’accueil, souvent confrontées à leurs propres difficultés, et de promouvoir une coexistence pacifique entre populations hôtes et populations déplacées. Cette approche inclusive vise à prévenir les tensions sociales et à renforcer la solidarité au niveau local.

En réaffirmant son soutien au Sénégal, la CEDEAO rappelle son attachement au principe d’un développement humain inclusif, où aucune catégorie de population ne doit être laissée pour compte. Pour l’organisation sous-régionale, la gestion efficace des déplacements forcés constitue un enjeu majeur de stabilité, de paix et de développement durable dans l’espace ouest-africain.

Cette initiative vient ainsi renforcer les capacités nationales du Sénégal en matière de gestion des crises migratoires et humanitaires, tout en consolidant les liens de coopération et de fraternité entre les États membres de la CEDEAO. Elle représente, pour des milliers de personnes vivant dans des situations de grande vulnérabilité, un espoir renouvelé de retrouver dignité, sécurité et perspectives d’avenir.

Sébikhotane : les impactés du TER accentuent la pression et brandissent la menace d’actions contre les JOJ

La colère monte d’un cran à Sébikhotane. Réunis en grande mobilisation ce samedi 31 janvier 2026, les membres du Collectif des Impactés du Train Express Régional (TER) ont décidé de hausser le ton face au non-respect des engagements pris par l’État concernant leur indemnisation et leur recasement. Cette rencontre, tenue dans le département de Rufisque, a enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont le député Guy Marius Sagna, le fondateur d’AfrikaJom Center, Alioune Tine, ainsi qu’Ahmet Ndoye.

À travers ce rassemblement, les impactés ont exprimé leur exaspération après près d’une décennie de lutte qu’ils estiment restée sans réponses concrètes. Pour eux, les promesses répétées des autorités successives n’ont jamais été suivies d’actes significatifs, plongeant de nombreuses familles dans une situation de grande précarité.

Prenant la parole devant une foule visiblement déterminée, le président du collectif, Macodou Fall, a averti que cette mobilisation n’est qu’un début. Selon lui, si l’État persiste dans ce qu’il qualifie d’« indifférence », les impactés n’hésiteront pas à intensifier leurs actions. « Cette mobilisation n’est qu’une ouverture. Si les autorités ne veulent pas qu’on ternisse l’image du Sénégal aux prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse, elles n’ont qu’à régler ce problème. Nous allons organiser bientôt une série de manifestations, des marches et des sit-in », a-t-il martelé, sous les applaudissements.

Pour les membres du collectif, la tenue prochaine des JOJ au Sénégal constitue un levier de pression important afin d’obliger l’État à agir rapidement. Ils estiment injuste que le pays s’engage dans l’organisation d’événements internationaux de grande envergure alors que des milliers de citoyens affectés par un projet structurant comme le TER continuent de vivre dans l’incertitude.

Le coordonnateur des impactés du TER à Sébikhotane, Hamidou Diarra, est revenu sur la longueur et la pénibilité du combat. Il rappelle que les revendications datent de la première phase du projet, entamée il y a près de dix ans, et se sont poursuivies avec la deuxième phase. « Cela fait presque dix ans que nous courons derrière des promesses non tenues de l’État. Nous nous sommes aujourd’hui rassemblés ici à Sébikhotane parce que cette localité est un point focal du projet TER. La deuxième phase du tronçon Diamniadio-AIBD va bientôt démarrer, et nous voulons simplement alerter l’autorité pour qu’elle règle enfin les doléances que nous traînons depuis tout ce temps », a-t-il expliqué.

Hamidou Diarra a également dénoncé ce qu’il qualifie de mutisme des autorités. Selon lui, malgré plusieurs rencontres avec le nouveau directeur général de l’APIX, M. Bathily, les engagements pris ne sont jamais respectés. « Parfois, nous envoyons des courriers et nous n’avons aucun retour. Ce silence nous enfonce davantage dans la précarité », a-t-il déploré.

Les revendications des impactés portent notamment sur l’érection d’une gare et de passerelles à Sébikhotane, le paiement des pertes de revenus locatifs, l’indemnisation des détenteurs de titres fonciers, le relogement des propriétaires de terrains nus, l’octroi de surfaces agricoles accompagnées de mesures d’appui, les primes de vulnérabilité et d’accompagnement social, l’accélération des travaux sur les sites de recasement du Lac Rose et de Yéba, ainsi que la délivrance effective des titres de propriété.

Présent à la rencontre, le député Guy Marius Sagna a tenu à apporter son soutien aux impactés, estimant que leur combat est fondé. « Votre combat est juste et légitime. L’État doit vous indemniser. Même si d’autres autorités étaient en place au début de ce projet, l’État est une continuité. Il appartient aux nouvelles autorités d’assurer cette continuité et de régler ces problèmes. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que le gouvernement satisfasse vos revendications », a-t-il assuré.

Dans le même sens, le fondateur d’AfrikaJom Center, Alioune Tine, a soutenu que les populations impactées auraient dû être relogées et indemnisées avant même le démarrage des travaux du TER. Pour lui, le respect des droits des citoyens doit rester un principe fondamental dans la mise en œuvre de tout projet d’infrastructure.

Au total, près de 3 000 ménages auraient été impactés par le projet du TER. Plusieurs témoignages poignants ont été livrés lors de la mobilisation, illustrant l’ampleur des souffrances vécues. Awa Ndiaye, membre du collectif, affirme avoir été emprisonnée pour avoir réclamé son dû après la démolition de sa maison. Un autre impacté confie avoir été accusé à tort par sa propre famille d’avoir détourné une indemnisation qu’il n’a pourtant jamais reçue.

À Sébikhotane, la détermination des impactés est intacte. Pour eux, il ne s’agit plus seulement de promesses, mais d’actions concrètes et urgentes. Faute de quoi, préviennent-ils, leur lutte pourrait prendre une ampleur nationale et peser sur l’organisation des grands événements internationaux prévus au Sénégal.

Université Assane Seck Ziguinchor : le SAES déclenche un débrayage de 48 heures pour dénoncer retards de salaires et conditions de travail dégradées

À l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ), le climat social se tend davantage. Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES), section locale, a annoncé un débrayage de 48 heures à compter de ce lundi 2 février 2026. Une grève d’avertissement motivée par des retards de salaires jugés récurrents, des conditions de travail précaires et le non-respect des promotions académiques obtenues par certains enseignants.

Selon le SAES, l’administration universitaire a une nouvelle fois failli à ses obligations salariales. Une situation qui, d’après les syndicalistes, n’est malheureusement pas inédite. « L’administration a encore récidivé après nous l’avoir fait en décembre dernier. À l’époque, nous avions dû attendre jusqu’au 5 janvier pour percevoir nos rémunérations », a dénoncé Moussa Diallo, membre de la section SAES de l’UASZ, au micro d’iRadio. Pour le syndicat, ces retards répétés traduisent une légèreté inacceptable face à ce qu’il considère comme un droit fondamental. « Le salaire est sacré. Aujourd’hui qu’ils remettent ça, nous aussi nous allons remettre ça. Le salaire est un dû », martèle le syndicaliste.

Au-delà de la question financière, les enseignants attirent l’attention sur la dégradation continue de leur environnement de travail. Les bureaux dits « Fessmann », constitués de conteneurs métalliques, cristallisent particulièrement le malaise. Victimes d’un vol de câbles survenu il y a près de cinq mois, ces espaces sont privés d’électricité, ce qui entraîne l’absence totale de climatisation. Une situation devenue insoutenable sous le soleil de Ziguinchor. « À partir de certaines heures de la journée, cela devient invivable », déplore Moussa Diallo.

Malgré les nombreuses alertes lancées par les enseignants, les travaux de réparation tardent à être engagés. Cette inertie administrative, selon le SAES, rend l’exercice des fonctions pédagogiques et de recherche quasiment impossible dans ces structures métalliques, et témoigne d’un manque d’urgence dans la prise en charge des conditions de travail du personnel enseignant.

Le mouvement d’humeur porte également sur la reconnaissance des carrières académiques. Plusieurs enseignants admis au concours du CAMES l’année dernière attendent toujours leur alignement administratif et financier. Ce retard, qui affecte directement leurs revenus et leur statut, pèse lourdement sur le moral des concernés. Pour le syndicat, il s’agit là d’un signal négatif envoyé à l’excellence et au mérite académique, pourtant au cœur de la mission universitaire.

Prévue pour les lundi 2 et mardi 3 février 2026, cette grève de 48 heures se veut un avertissement solennel. Le SAES parle clairement d’une « alerte » et prévient que, sans réaction rapide des autorités universitaires et de la tutelle, le mouvement pourrait s’intensifier. Salaires, infrastructures et carrières restent ainsi au centre des revendications, dans un contexte où les enseignants exigent des réponses concrètes et durables.

Kaolack – À Taïba Niassène, un souffle nouveau pour les structures de santé grâce à l’ONG Alfityanu

À Taïba Niassène, ce n’est pas un simple conteneur qui a été réceptionné, mais un véritable souffle d’espoir pour des structures sanitaires souvent confrontées à un déficit d’équipements essentiels. L’ONG Alfityanu Humanitaire International, fondée par Cheikh Mahi Alioune Cissé, a procédé à un important don de matériel médical destiné à renforcer les capacités de prise en charge des patients dans la région de Kaolack.

Acheminé grâce au soutien du partenaire américain Project CURE, le conteneur de 40 pieds renferme des lits d’hôpital, des bouteilles d’oxygène, des tables de consultation ainsi que des consommables médicaux indispensables. Autant d’équipements qui, sur le terrain, font la différence entre une prise en charge précaire et des soins dignes.

La cérémonie de réception s’est déroulée au centre de santé El Hadj Ibrahima Niass de Taïba Niassène, principal bénéficiaire du don, en présence des autorités sanitaires locales. Le timing revêt une portée particulière : cette action humanitaire a coïncidé avec la visite du ministre de la Santé et de l’Action sociale dans la localité, conférant à l’événement une dimension à la fois symbolique et opérationnelle.

Dans cette commune à forte affluence, notamment lors des grands rassemblements religieux, les besoins sanitaires sont permanents. « Chaque lit supplémentaire, chaque bouteille d’oxygène peut sauver une vie », confie un agent de santé, soulignant l’impact immédiat de ce geste solidaire.

Au-delà de Taïba Niassène, l’initiative a bénéficié à l’ensemble de la région. Le Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack a reçu des lits et des cartons de consommables, tandis que les districts sanitaires de Kaolack et de Nioro du Rip ont vu leurs stocks renforcés. La clinique Shifa Al Ahsam de Médina Baye figure également parmi les structures bénéficiaires.

À travers cette opération, l’ONG Alfityanu s’affirme comme un maillon essentiel du système de santé local, apportant des réponses concrètes là où les besoins sont les plus urgents. Une action qui rappelle que, face aux défis sanitaires, la solidarité et l’engagement humanitaire demeurent des leviers puissants au service des populations.

Fraude documentaire à Rosso : un individu déféré devant le parquet de Saint-Louis pour obtention indue de documents administratifs

L’Antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT), basée à Rosso, a déféré, ce vendredi 30 janvier 2026, un individu devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Saint-Louis. Il est poursuivi dans le cadre d’une affaire de fraude documentaire portant sur l’obtention illégale de documents administratifs sénégalais.

Le mis en cause fait face à de lourdes accusations, notamment pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux, complicité d’obtention indue de documents administratifs sénégalais, ainsi que faux en écritures publiques authentiques. Les faits ont été mis au jour à la suite d’un contrôle de routine effectué par les services de la DNLT, au cours duquel des documents administratifs jugés suspects ont été découverts.

Les premières vérifications ont conduit les enquêteurs à procéder à un recoupement avec des archives judiciaires datant de 2022. Ces investigations ont révélé que l’épouse du suspect, de nationalité étrangère, avait déjà été interpellée à l’époque pour des faits similaires. Une perquisition menée lors de cette précédente affaire avait permis la saisie de cinq actes d’état civil obtenus frauduleusement, renforçant ainsi les soupçons autour d’un réseau structuré de fraude.

Entendu par les enquêteurs, le principal suspect a reconnu avoir versé la somme de 50 000 francs CFA afin d’obtenir ces documents au profit de membres de sa famille, notamment son épouse et ses enfants. Selon ses déclarations, les démarches frauduleuses auraient été effectuées au niveau de la commune de Boké Dialloubé.

Poursuivant leurs investigations, les agents de la DNLT ont mis en évidence l’existence de plusieurs actes frauduleux inscrits dans les registres d’état civil couvrant différentes années, notamment 2000, 2015, 2018 et 2021. Interrogé à ce sujet, le secrétaire municipal concerné a reconnu avoir procédé à la transcription de ces actes sans exiger les pièces justificatives requises par la réglementation en vigueur, telles que les certificats d’accouchement ou les copies des cartes nationales d’identité des parents. Il a expliqué cette pratique par une volonté de faciliter les déclarations dans une zone où celles-ci demeurent peu fréquentes.

Toutefois, le secrétaire municipal a formellement nié avoir perçu une quelconque somme d’argent en contrepartie de ces transcriptions, une version contestée par le mis en cause, qui maintient avoir effectué le paiement. Des confrontations ont été organisées afin d’éclaircir ces divergences de déclarations.

À l’issue de ces échanges, il a été établi que l’officier d’état civil, signataire des registres concernés, n’était pas informé de la nationalité étrangère des bénéficiaires des actes frauduleux. Sur instruction du Parquet, ce dernier a été remis en liberté, aucune charge directe n’ayant été retenue contre lui à ce stade de la procédure.

Justice militaire : 220 militaires et paramilitaires prêtent serment devant le TGI hors classe de Dakar

Une cérémonie solennelle de prestation de serment s’est tenue le vendredi 30 janvier 2026 devant le Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar. Au total, 220 militaires et paramilitaires ont officiellement prêté serment pour exercer en qualité d’assesseurs, de défenseurs, de greffiers et de commis-greffiers au sein de la justice militaire. L’information a été rendue publique par le colonel Ibrahima Ndiaye, chef de la Division communication et des relations publiques de la Gendarmerie nationale.

Conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, ces personnels étaient tenus de prêter serment avant toute entrée en fonction et à l’ouverture de leur première audience, dans la forme strictement prescrite par la loi. La cérémonie s’est déroulée devant cette juridiction ordinaire à formation spéciale, compétente en matière de justice militaire.

La séance a été ouverte par le Président du Tribunal militaire, qui a rappelé l’objet et la portée de la rencontre, avant de donner la parole au Procureur de la République. Dans son réquisitoire, ce dernier a insisté sur le caractère fondamental et solennel de la prestation de serment, acte fondateur de l’engagement des futurs assesseurs et défenseurs. Il a tenu à rassurer le Président de la juridiction quant au sens élevé de l’honneur, du devoir et de la responsabilité qui anime ces militaires et paramilitaires appelés à contribuer à l’administration de la justice.

Le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats est ensuite intervenu pour rappeler le rôle central de la juridiction militaire dans l’architecture judiciaire nationale. Il a particulièrement insisté sur l’exigence du respect scrupuleux des droits de la défense, pilier essentiel de tout procès équitable, y compris dans le cadre spécifique de la justice militaire.

Reprenant la parole, le Président de l’audience a mis l’accent sur le rôle primordial des assesseurs et jurés, appelés à statuer exclusivement conformément aux lois et en toute indépendance. Il a précisé que leurs voix sont délibératives au même titre que celles des magistrats professionnels et qu’ils sont strictement tenus au secret professionnel, tel que prévu par l’article 63 du Code pénal sénégalais.

À l’issue des différentes interventions, le tribunal a procédé à l’appel des différents corps, par ordre de préséance, pour la réception formelle du serment des personnels concernés, marquant ainsi leur entrée officielle dans leurs nouvelles fonctions judiciaires.

Dakar poursuit la décolonisation symbolique de son espace public : l’Avenue Jean Jaurès rebaptisée Avenue Thierno Saïd Nourou Tall

La dynamique de rebaptisation des rues et avenues de Dakar se poursuit, inscrivant davantage la capitale sénégalaise dans une volonté affirmée de réappropriation de son histoire et de son identité. Après une première vague de changements opérée en octobre 2025, une nouvelle étape sera franchie ce dimanche 1er février 2026 avec le changement de nom de l’ancienne Avenue Jean Jaurès, l’un des axes emblématiques du centre-ville.

Désormais, cette artère portera le nom d’Avenue Thierno Saïd Nourou Tall, figure éminente de la Famille Omarienne. Petit-fils de Cheikh Oumar Al Foutiyou Tall, Thierno Saïd Nourou Tall est présenté comme l’héritier de l’époque moderne de cette grande lignée spirituelle et intellectuelle qui a profondément marqué l’histoire religieuse, sociale et politique de l’Afrique de l’Ouest. Dans un communiqué officiel, la Famille Omarienne inscrit cette décision dans une logique de « décolonisation de notre Nation », soulignant la portée symbolique et mémorielle de ce changement.

La cérémonie officielle de rebaptisation est prévue ce dimanche à 14h30 au rond-point de Sandaga, un lieu hautement symbolique de la vie économique et sociale dakaroise. L’événement se déroulera sous la bénédiction du Khalife Général de la Famille Omarienne, Thierno Bachir Tall, garant de la continuité spirituelle de la confrérie, et sous l’égide de Thierno Madani Mountaga Tall, Serviteur de la Famille Omarienne. La présence de ces autorités religieuses confère à la cérémonie une dimension à la fois spirituelle, historique et nationale.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des décisions prises en septembre 2025 par le Conseil municipal de Dakar-Plateau, qui avait approuvé à l’unanimité un vaste programme de rebaptisation de rues, avenues et boulevards de la commune. L’objectif affiché était alors de rendre hommage à des personnalités emblématiques de l’histoire et de l’identité sénégalaise, issues aussi bien des sphères religieuses que politiques, militaires et communautaires, notamment au sein de la communauté léboue.

Le 5 octobre 2025, le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, avait justifié cette démarche en soulignant la nécessité de célébrer la mémoire nationale à travers l’espace urbain. Selon lui, ces rebaptisations constituent « un hommage vibrant à la richesse de notre héritage culturel, historique et spirituel », tout en permettant aux générations actuelles et futures de mieux s’identifier aux figures qui ont façonné le Sénégal.

Éducation à Kaffrine : la COSYDEP veut documenter l’impact de l’état civil sur la qualité des apprentissages

À Kaffrine, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) ambitionne de renforcer la gouvernance du système éducatif en s’attaquant à une problématique souvent sous-estimée : l’impact de l’état civil sur la qualité des apprentissages.

Annonçant la prochaine mise en place d’un observatoire local de la qualité de l’éducation, le directeur exécutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow, a souligné la nécessité de disposer de données fiables, pertinentes et contextualisées pour mieux orienter les politiques éducatives. Cet outil vise à documenter les obstacles liés à l’absence ou à l’irrégularité des actes d’état civil, des situations qui entravent l’accès à l’école, fragilisent la continuité des parcours scolaires et compromettent la réussite des apprenants.

L’observatoire se veut également un véritable instrument d’aide à la décision. Il produira des analyses exploitables par les autorités éducatives, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile. Il constituera par ailleurs un cadre de réflexion et d’expérimentation pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales, notamment en faveur des enfants issus des couches sociales les plus vulnérables.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une session de renforcement de capacités consacrée à l’égalité de genre et à l’inclusion sociale (GESI), organisée par la COSYDEP en collaboration avec les acteurs du système éducatif régional. Présente à la rencontre, la coordinatrice régionale de la COSYDEP à Kaffrine, Aissatou Sanou Gaye, a insisté sur l’importance d’une compréhension partagée de ces concepts pour garantir une éducation plus équitable et inclusive.

À travers cette initiative, la COSYDEP réaffirme son engagement en faveur d’une éducation de qualité, fondée sur l’équité, l’inclusion et une meilleure prise en compte des déterminants sociaux, parmi lesquels l’état civil demeure un maillon essentiel.

Fatick – Forum départemental de Foundiougne : le Conseil départemental à la recherche d’alliances stratégiques

En prélude au Forum départemental de Foundiougne, prévu les 12, 13 et 14 février 2026, une mission du Conseil départemental de Foundiougne séjourne à Dakar depuis le 28 janvier, dans le cadre d’une vaste tournée de concertation avec les partenaires institutionnels, techniques et financiers.

Cette mission s’inscrit dans une dynamique de préparation inclusive et participative du forum, dont l’ambition est de poser les bases d’un développement économique et social durable du département. Il s’agit, à travers ces rencontres, de partager les Termes de référence (TDR) du forum, de recueillir des contributions et de renforcer l’adhésion des acteurs clés autour de cet important rendez-vous territorial.

Sous la facilitation du président du Conseil départemental de Foundiougne, Moustapha Mbaye, la délégation est composée de Moustapha Ngor Léon Diop, Amadou Dème, Mabousso Diallo, Thierno Diarouga et Modou Dramé.

Au cours de cette tournée, la mission a rencontré plusieurs personnalités et responsables d’institutions nationales. Parmi eux, le directeur général de l’Industrie animale, Fafa Sow, natif du département de Foundiougne, avec qui les échanges ont porté sur les opportunités de valorisation du secteur agro-pastoral local.

La délégation s’est également rendue au ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, où elle a échangé avec Ameth Samb, cadre du ministère et fils du département. D’autres audiences ont suivi à l’Association des maires du Sénégal (AMS), où la mission a été reçue par son président Oumar Ba et son équipe.

La tournée dakaroise a aussi permis des échanges avec la directrice du Fonds national de crédit pour les femmes, Mme Coura Sow, le ministre d’État Dr Cheikh Kanté, par ailleurs président du Conseil départemental de Fatick, ainsi qu’avec le directeur général de l’Agence des constructions et édifices publics (ACEP), Baye Niass, également maire de Passy. Les rencontres se sont poursuivies avec Pape Diogoye Diouf et Mansour Sayoune, clôturant ainsi la série d’audiences.

À travers cette mission, le Conseil départemental de Foundiougne entend fédérer les énergies, mobiliser les ressources et renforcer les partenariats autour du forum, appelé à devenir un cadre stratégique de réflexion, de concertation et de propositions concrètes pour le développement du département.

Affaire judiciaire père-fils : Demba Ciré Bathily se désolidarise et appelle au respect de la sphère familiale

Face aux nombreuses spéculations relayées sur les réseaux sociaux, Demba Ciré Bathily est sorti de sa réserve pour clarifier sa position dans l’affaire judiciaire opposant un père à son fils. Dans une déclaration rendue publique sur sa page Facebook, il a tenu à faire une mise au point ferme et sans équivoque, rejetant toute tentative de l’associer à cette procédure.

D’emblée, Demba Ciré Bathily affirme n’avoir aucun lien avec la plainte en question. Il insiste sur le fait qu’il n’a joué aucun rôle, direct ou indirect, dans ce contentieux familial et qu’il ne saurait en être tenu pour partie prenante. « Les circonstances m’obligent encore à faire une mise au point. Je n’ai rien à voir avec cette plainte entre le père et le fils. Je ne la cautionne pas et, pour être précis, je la désavoue », écrit-il, mettant ainsi fin aux interprétations qu’il juge infondées.

Cette prise de parole intervient dans un contexte de controverse croissante, alimentée par des commentaires et des publications cherchant à établir un lien entre lui et cette affaire judiciaire. Pour Demba Ciré Bathily, ces amalgames sont non seulement erronés, mais également contraires à ses convictions personnelles et à sa ligne de conduite.

Au-delà du démenti, l’auteur de la déclaration rappelle un principe qu’il considère comme fondamental : le caractère sacré de la famille. Selon lui, les différends familiaux relèvent avant tout de la sphère privée et ne devraient ni être exposés sur la place publique ni faire l’objet d’instrumentalisations extérieures. « Par principe, je considère que la famille est sacrée et est au-dessus de tout », souligne-t-il, marquant ainsi son attachement à des valeurs de respect, de retenue et de responsabilité.

Sans entrer dans les détails du dossier judiciaire, Demba Ciré Bathily exprime clairement son refus de toute récupération autour de cette affaire. Il estime que ce type de conflit doit être traité avec discrétion et sens de la mesure, loin des polémiques et des interprétations hâtives qui circulent sur les réseaux sociaux.

Supporters sénégalais détenus au Maroc : un procès sans cesse renvoyé, une attente qui vire à l’épreuve humaine

Le temps judiciaire semble s’être figé pour les supporters sénégalais arrêtés au Maroc à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Depuis plusieurs semaines, leur situation reste inchangée, marquée par des renvois successifs de leur procès devant le tribunal de Rabat. Selon le journal Libération, l’audience a été reportée pour la troisième fois consécutive, prolongeant un calvaire que leurs proches et leurs soutiens qualifient désormais de véritable « prise d’otages judiciaire ».

La dernière audience, initialement prévue cette semaine, n’a finalement pas eu lieu. En cause, la grève des avocats marocains, officiellement avancée pour justifier ce nouveau report. Les prévenus devront désormais attendre jusqu’au 4 février prochain pour être à nouveau présentés devant la juridiction marocaine. Une échéance lointaine pour des hommes toujours privés de liberté, sans perspective claire sur l’issue de la procédure.

Arrêtés dans la foulée de la finale de la CAN, les supporters sénégalais sont poursuivis pour hooliganisme et pour des faits présumés de violences à l’encontre des forces de l’ordre. Des accusations qu’ils rejettent catégoriquement. La défense, citée par Libération, estime que ces charges ne reposent sur aucun fondement solide et dénonce une lecture partiale des événements survenus ce soir-là.

Plusieurs éléments visuels, largement relayés dans l’espace public, viennent en effet fragiliser la version de l’accusation. Des images montrent notamment l’un des mis en cause être frappé par un citoyen marocain, lequel se serait ensuite saisi d’une chaise pour le rouer de coups. Ces séquences, selon les avocats, jettent un doute sérieux sur la responsabilité réelle des supporters sénégalais et alimentent les soupçons d’un traitement déséquilibré du dossier.

Au-delà des chefs d’inculpation contestés, un autre point cristallise les tensions : l’absence de décision sur la demande de liberté provisoire sous garantie. Toujours selon Libération, le tribunal de Rabat n’a, à ce stade, rendu aucune décision formelle concernant cette requête introduite par la défense. Un silence judiciaire qui accentue le sentiment d’injustice ressenti par les détenus et leurs familles.

Les supporters sénégalais ont par ailleurs été interpellés en même temps qu’un ressortissant français, initialement présenté — à tort — comme un citoyen algérien. Cette confusion sur l’identité d’un des mis en cause est brandie par les avocats comme un symbole des nombreuses zones d’ombre qui entourent cette procédure judiciaire à rallonge.

Au Sénégal, l’affaire est suivie avec une inquiétude croissante. Pour de nombreux observateurs, ce dossier dépasse désormais le strict cadre judiciaire pour prendre une dimension diplomatique et humaine. Il pose la question du respect des droits de ressortissants sénégalais à l’étranger et de la protection consulaire qui doit leur être garantie.

Affaire Faram Facee : Doudou Wade et Pape Ngagne Ndiaye convoqués par la Sûreté urbaine de Dakar après des propos controversés

Le Commissariat central de Dakar, à travers la Sûreté urbaine, a été saisi d’une affaire mettant en cause deux figures publiques bien connues de l’espace médiatico-politique sénégalais : Doudou Wade, responsable politique du Parti démocratique sénégalais (PDS), et le journaliste-animateur Pape Ngagne Ndiaye. Tous deux ont été convoqués par les enquêteurs dans le cadre d’une procédure ouverte à la suite de propos tenus lors de l’émission Faram Facee, diffusée sur la TFM le 28 janvier dernier.

Selon des sources concordantes, cette procédure judiciaire fait suite à une auto-saisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar. Après avoir visionné et analysé les séquences de l’émission incriminée, le parquet a estimé nécessaire de transmettre le dossier à la Sûreté urbaine afin que des investigations approfondies soient menées. Les convocations de Doudou Wade et de Pape Ngagne Ndiaye s’inscrivent ainsi dans un cadre strictement formel, consécutif au contenu diffusé sur cette chaîne de télévision nationale.

Les faits reprochés à Doudou Wade portent essentiellement sur deux passages précis de son intervention. Le premier concerne une comparaison jugée offensante par les autorités judiciaires, dans laquelle l’ancien parlementaire assimile le chef de l’État à « un conducteur de moto Jakarta ». Le second extrait est relatif à des propos interprétés comme pouvant s’apparenter à une incitation à un coup d’État ou, à tout le moins, à une remise en cause grave de l’ordre constitutionnel.

Lors de l’émission, Doudou Wade a longuement revisité les parcours politiques de plusieurs anciens présidents de la République du Sénégal. Il a évoqué Abdou Diouf, rappelant son passage à la Primature avant ses vingt années à la tête de l’État, puis Abdoulaye Wade, présenté comme un universitaire et un homme politique au long parcours d’opposant avant son accession au pouvoir. Il a également cité Macky Sall, dont il a souligné l’ascension progressive à travers différentes fonctions ministérielles et institutionnelles. À travers cette mise en perspective, le responsable du PDS a estimé que ces dirigeants disposaient, selon lui, de l’expérience requise pour « piloter » le pays.

C’est dans ce contexte qu’il a recouru à une métaphore aéronautique, comparant le Sénégal à un avion de type A337 qui serait aujourd’hui confié, selon ses propos, à un conducteur de moto Jakarta, en référence directe à l’actuel chef de l’État. Poursuivant son raisonnement, il a affirmé que le peuple ne prendrait pleinement conscience de la situation qu’au moment du décollage. À ce stade, a-t-il soutenu, les citoyens devraient « prendre leurs responsabilités » pour empêcher le pilote de poursuivre son action.

Dans la suite de son intervention, Doudou Wade a tenu des propos encore plus explicites sur la situation politique nationale. Il a déclaré que le pays serait en danger et dirigé à la fois par une personne élue et par un autre responsable nommé par celle-ci, estimant qu’il faudrait alors « dégager celui qui est nommé ». Reconnaissant le caractère sensible et non démocratique de tels propos, il a néanmoins affirmé que l’histoire avait montré que certaines républiques avaient été « sauvées » par des coups d’État ou par l’intervention de l’armée, citant notamment des exemples de transitions institutionnelles survenues en France.

Pour conclure cette séquence, le responsable politique a qualifié Ousmane Sonko de « danger public ». Il a soutenu que de nombreux jeunes qui lui avaient apporté leur soutien exprimeraient aujourd’hui des regrets, certains se demandant comment ils avaient pu s’engager en sa faveur. Selon lui, cette situation s’expliquerait par le fait que ces jeunes n’auraient pas prêté attention aux mises en garde formulées par d’autres responsables politiques.

L’ensemble de ces déclarations, diffusées en direct sur une chaîne de télévision nationale, a conduit à l’ouverture de la procédure actuellement en cours. Les auditions de Doudou Wade et de Pape Ngagne Ndiaye à la Sûreté urbaine de Dakar visent désormais à établir les responsabilités éventuelles liées au contenu de l’émission Faram Facee, tant du point de vue des propos tenus que de leur diffusion.

Les soutiens de Serigne Moustapha Sy Al Amine dénoncent une campagne de dénigrement et brandissent la menace de poursuites judiciaires

Les soutiens de Serigne Moustapha Sy Al Amine sont sortis de leur réserve pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « campagne de dénigrement coordonnée et malveillante » visant le guide religieux. Dans une déclaration rendue publique, ils fustigent des propos qu’ils jugent mensongers, des insultes publiques ainsi que des manipulations numériques diffusées de manière répétée sur les réseaux sociaux, dans le but, selon eux, de nuire à l’image et à la crédibilité du guide.

D’après cette déclaration, ces attaques seraient le fait d’individus se réclamant d’un courant politique clairement identifié. Les soutiens estiment que la situation a récemment franchi un seuil inacceptable, notamment avec la diffusion de montages vidéo volontairement tronqués concernant les activités agricoles menées par Serigne Moustapha Sy Al Amine à Gankette. Ces contenus, affirment-ils, auraient été manipulés afin de dénaturer ses propos, d’induire l’opinion publique en erreur et de porter gravement atteinte à son honneur, à sa dignité, ainsi qu’à celle de sa lignée.

Face à ce qu’ils considèrent comme une offensive délibérée, les soutiens du guide religieux affirment agir dans le strict respect de l’État de droit. Ils indiquent avoir procédé à un recensement exhaustif des auteurs présumés, des relais et des complices de ces campagnes de diffamation, aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. Selon la même source, un dossier juridique et technique complet a d’ores et déjà été constitué. Celui-ci comprendrait des captures d’écran, des enregistrements audio et vidéo, ainsi que des publications archivées, destinées à étayer d’éventuelles actions judiciaires.

Au-delà de la dénonciation des attaques, les soutiens ont tenu à rappeler le rôle économique et social de Serigne Moustapha Sy Al Amine. Ils soulignent que le guide religieux ne se limite pas à sa mission spirituelle, mais qu’il est également un acteur engagé dans le développement économique du pays. Ses investissements agricoles, réalisés sur fonds propres, sont présentés comme des initiatives en faveur de la souveraineté économique nationale, génératrices d’emplois et porteuses d’un fort impact social au bénéfice des populations locales.

Les soutiens réfutent par ailleurs avec vigueur certaines accusations relayées sur les réseaux sociaux, notamment celles faisant état d’une prétendue exploitation de talibés dans les exploitations agricoles du guide. Ils assurent qu’« aucun talibé ne travaille gratuitement » dans ces domaines et précisent que l’ensemble des travailleurs est rémunéré dans le respect de la dignité humaine et des principes sociaux prônés par Serigne Moustapha Sy Al Amine.

Dans leur déclaration, ils condamnent fermement les propos diffamatoires, les interprétations qu’ils jugent volontairement biaisées et la diffusion de fausses informations. Ils lancent enfin un avertissement clair aux personnes physiques ou morales impliquées dans ces campagnes, prévenant que toute récidive entraînera l’engagement systématique de poursuites judiciaires, afin, disent-ils, de préserver l’honneur du guide religieux et de faire respecter la loi.

Fatick – Santé en zone rurale : Bambougar Malick Ndiaye face à l’urgence sanitaire

À Bambougar Malick Ndiaye, dans la commune de Diossong (département de Foundiougne), tomber malade peut devenir une véritable sentence. Dans ce village enclavé, l’absence d’infrastructures sanitaires adaptées, conjuguée à un isolement routier chronique, expose quotidiennement plus de 2 130 habitants à de graves risques sanitaires.

Réunies ce jeudi lors d’un point de presse, les populations, arborant des brassards rouges, ont tiré la sonnette d’alarme. Leur revendication est claire : l’érection urgente de la case de santé existante en un poste de santé fonctionnel, capable de répondre efficacement aux besoins médicaux d’un bassin de population largement sous-couvert.

Bambougar Malick Ndiaye, qui compte à lui seul 776 habitants, ne dispose aujourd’hui que d’une simple case de santé, jugée insuffisante et inadaptée. À cette situation s’ajoutent les villages environnants de Bambougar Massamba (522 habitants), Bambougar El Hadji (480 habitants) et Bambougar Malick Diouf (350 habitants), portant la population concernée à plus de 2 130 personnes.

« Les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées sont les plus exposés », alerte Yaya Konté, responsable des jeunes du village, acteur du développement, membre de la Convergence citoyenne en Casamance et jeune citoyen du monde engagé dans des programmes internationaux. Une situation qui transforme des maladies souvent bénignes ailleurs en véritables urgences vitales.

Mais au-delà du déficit sanitaire, l’enclavement du village constitue un facteur aggravant majeur. La route menant à Bambougar Malick Ndiaye est dans un état de dégradation avancée. En période d’hivernage, elle devient quasiment impraticable, rendant les évacuations médicales extrêmement difficiles, voire impossibles.

« Chaque transfert d’urgence est une course contre la montre. Parfois, nous perdons des vies simplement parce que la route ne permet pas d’atteindre un centre de santé à temps », déplore M. Konté. Une réalité cruelle qui illustre le lien direct entre l’état des infrastructures routières et la mortalité évitable.

Dans cette localité longtemps oubliée, la colère monte. Les témoignages recueillis traduisent une profonde lassitude et un fort sentiment d’abandon. « Nous avons trop souffert. Des enfants meurent de maladies évitables. Jusqu’à quand allons-nous être traités comme des citoyens de seconde zone dans la commune de Diossong ? », s’indigne le porte-parole des jeunes, la voix chargée d’émotion.

Les femmes, premières victimes de cette précarité sanitaire, évoquent des grossesses à haut risque sans suivi médical, des accouchements dans des conditions précaires et des évacuations tardives aux conséquences parfois dramatiques. Les personnes âgées et les enfants subissent également de plein fouet les effets de cette défaillance du système de santé de proximité.

Malgré de multiples alertes, la situation demeure inchangée, alimentant un sentiment d’injustice et une colère silencieuse au sein des populations. Face à ce qu’elles qualifient de négligence prolongée, les communautés de Bambougar Malick Ndiaye interpellent directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, l’appelant à poser des actes forts pour corriger cette inégalité territoriale et garantir le droit fondamental à la santé.

Les populations ont également profité de cette occasion pour dénoncer le comportement du médecin-chef du district de Passy, ainsi que l’incohérence de ses propos. Selon elles, ce dernier s’est rendu l’année dernière à Bambougar sans jamais rendre compte à sa hiérarchie de l’état réel de la case de santé du village.

À Bambougar Malick Ndiaye, l’urgence n’est plus à diagnostiquer. Elle est à traiter, avant que l’enclavement et l’inaction ne continuent de coûter des vies.

Ziarra à Porokhane : Dr Aminata Touré à l’écoute des enseignements spirituels de Mame Diarra Bousso

À l’occasion du Magal de Porokhane, haut lieu de spiritualité mouride dédié à la mémoire de Mame Diarra Bousso, Dr Aminata Touré, superviseure générale de la coalition Diomaye Président, a effectué une ziarra marquée par la ferveur et le recueillement, ce jeudi 29 janvier 2026, auprès des guides religieux de la cité sainte.

Dans une atmosphère empreinte de piété et de solennité, l’ancienne Première ministre s’est rendue à Porokhane pour se recueillir et solliciter prières et bénédictions des autorités religieuses, perpétuant ainsi une tradition profondément ancrée dans la culture spirituelle sénégalaise. Cette démarche hautement symbolique traduit son attachement aux valeurs religieuses et à l’héritage spirituel légué par Mame Diarra Bousso, figure emblématique de patience, de foi et de dévotion.

Dès son arrivée, Dr Aminata Touré a été accueillie par Serigne Moussa Navel Mbacké, Sockna Bally Mountakha, Serigne Kosso Mbacké, ainsi que d’autres notables religieux de Porokhane. Elle a ensuite pris part à des séances de prières et d’échanges axées sur la paix, la stabilité du pays et le renforcement de la cohésion sociale. Selon Elhadji Malick Diallo, coordonnateur régional de MIMI National à Kaolack, ces moments de communion spirituelle ont été l’occasion de formuler des vœux ardents pour le Sénégal, ses dirigeants et l’ensemble de la communauté nationale, avec une mention particulière pour le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans son intervention, Mme Touré a exprimé sa profonde gratitude au Khalifat général des Mourides ainsi qu’à l’ensemble des responsables religieux de Porokhane. Elle a souligné le rôle fondamental des foyers spirituels dans la préservation des valeurs de tolérance, de solidarité et de vivre-ensemble, tout en rappelant l’importance du Magal de Porokhane comme un moment privilégié de ressourcement spirituel et de transmission des enseignements de l’islam.

Chaque année, le Magal de Porokhane mobilise des milliers de fidèles venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, faisant de cette ziarra un rendez-vous religieux majeur. La présence de personnalités publiques, à l’image de Dr Aminata Touré, confère à l’événement une dimension à la fois spirituelle et nationale, illustrant l’interconnexion profonde entre foi, culture et société sénégalaise.

C’est dans la ferveur des invocations et la sobriété du recueillement que la ziarra de la superviseure générale de la coalition Diomaye Président s’est ainsi inscrite dans l’esprit du Magal de Porokhane : une quête de bénédictions, de paix intérieure et d’élévation spirituelle, au cœur de la cité de Mame Diarra Bousso.

Par ailleurs, Dr Aminata Touré a profité de son séjour à Kaolack pour rencontrer plusieurs responsables locaux désireux d’adhérer à la coalition Diomaye Président. Ces échanges ont permis de renforcer la coordination de la coalition dans la région de Kaolack, a conclu Elhadji Malick Diallo, coordonnateur régional de MIMI National.

« Plus jamais d’insultes » : Gorgui Massamba Boye lance un message de paix

En pleine période de tensions politiques et sociales, Gorgui Massamba Boye, responsable de PASTEF à Tivaouane, a lancé un vibrant appel à la sérénité et à la responsabilité. Dans une déclaration rendue publique, il a insisté sur la nécessité d’allier engagement politique et valeurs spirituelles, tout en mettant en avant l’importance de l’unité nationale.

Fils de Tivaouane et fervent talibé de Cheikh Seydi El Hadji Malick Sy, Gorgui Massamba Boye affirme rester attaché à l’héritage spirituel de son guide, fondé sur la sagesse, la retenue et le rassemblement. « Rien, absolument rien, ne saurait nous éloigner de cette lumière », a-t-il précisé, réaffirmant son engagement profond envers les principes de paix et de dignité.

Parallèlement, le responsable politique a réaffirmé son militantisme au sein de PASTEF, le parti dirigé par Ousmane Sonko, qu’il considère comme porteur d’un projet national axé sur la justice, la dignité et la refondation du Sénégal. Selon lui, les divergences de points de vue ou de paroles ne doivent jamais se transformer en invectives ou en division. « Le Sénégal a plus que jamais besoin de construire des ponts, pas des murs ; d’apaisement, pas de surenchère », a-t-il insisté.

Gorgui Massamba Boye a souligné que les réactions excessives et les paroles qui divisent ne sont pas conformes aux enseignements des guides spirituels, qui encouragent l’élévation, la patience et l’unité. Il a rappelé que PASTEF est un parti responsable, déterminé à renforcer la gouvernance, la stabilité institutionnelle et le développement du pays, tout en respectant les principes démocratiques et la cohésion nationale.

« Notre combat est politique et citoyen », a-t-il ajouté, appelant chacun à revenir à l’essentiel : préserver l’harmonie entre engagements spirituels et responsabilités citoyennes, pour le bien de Tivaouane, pour le Sénégal et pour les générations futures.

Pour conclure, Gorgui Massamba Boye a lancé un message fort : « Plus jamais d’insultes. Gardons la raison et cultivons la sérénité pour la paix. » Un appel clair à la retenue et à la responsabilité, en pleine période de tensions politiques et sociales, et un rappel que la force d’un engagement politique doit s’accompagner d’une éthique morale et spirituelle.

Cybercriminalité bancaire : un développeur arrêté pour plus de 1 400 transactions frauduleuses visant Africa Banque Sénégal

Un nouveau scandale de cybercriminalité secoue le secteur bancaire sénégalais. La Division spéciale de la cybersécurité (DSC) a procédé, le mercredi 28 janvier, à l’arrestation de M. Lô, âgé de 33 ans, développeur informatique et employé dans un autre établissement bancaire. Il est soupçonné d’avoir infiltré le système informatique d’Africa Banque Sénégal (ex-BDK) afin d’y effectuer plus de 1 400 transactions frauduleuses, occasionnant un important préjudice financier.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’enquête a révélé que le mis en cause disposait d’un compte bancaire presque vide, crédité de seulement 5 000 FCFA au moment des faits. Malgré cela, il aurait réussi à exploiter une faille dans le système de sécurité d’Africa Banque Sénégal pour détourner un montant global estimé à 7 209 000 FCFA.

Les investigations menées par les spécialistes de la DSC ont permis de retracer un schéma sophistiqué de transferts d’argent. Après avoir pénétré le système de la banque, le suspect aurait procédé à des virements fractionnés vers plusieurs comptes de services financiers numériques, notamment Wave et Orange Money, afin de dissimuler l’origine illicite des fonds et d’éviter d’éveiller les soupçons.

Interpellé puis placé en garde à vue, M. Lô a dans un premier temps nié toute implication. Toutefois, confronté aux éléments techniques collectés par les enquêteurs – traces numériques, historiques de connexions et correspondances entre les transactions frauduleuses et ses activités en ligne – il a fini par reconnaître les faits.

Dans ses aveux, le développeur a déclaré avoir agi seul, sans la complicité d’autres personnes. Il a également expliqué que l’argent détourné lui aurait servi à régler des dettes personnelles, une justification qui n’a toutefois pas atténué la gravité des accusations retenues contre lui.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les défis majeurs auxquels font face les institutions financières en matière de sécurité informatique. Elle rappelle également la nécessité pour les banques de renforcer en permanence leurs dispositifs de protection, leurs audits de sécurité et leurs mécanismes de détection des intrusions, dans un contexte où les cyberattaques deviennent de plus en plus fréquentes et sophistiquées.

Le suspect devrait être déféré devant le parquet dans les prochains jours pour répondre des faits d’accès frauduleux à un système informatique, de vol et d’escroquerie, ainsi que de blanchiment de capitaux. Une procédure judiciaire qui pourrait servir de signal fort dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal.

Mystère autour du pétrolier « Mersin » à Dakar : des preuves accréditent la piste d’un sabotage à l’explosif

L’affaire du pétrolier turc Mersin, immobilisé au large de Dakar depuis fin novembre 2025, prend une tournure de plus en plus inquiétante. Alors que les autorités sénégalaises avaient évoqué, dans un premier temps, un simple « incident » sans en préciser la nature, de nouveaux éléments rendus publics viennent renforcer la thèse d’un acte de sabotage délibéré, possiblement perpétré à l’aide d’explosifs.

Le 27 novembre 2025, le navire, en provenance de Russie et transportant plus de 30 000 tonnes de carburant, avait été immobilisé par les autorités sénégalaises dans les eaux au large de la capitale. Le Port autonome de Dakar avait alors indiqué avoir secouru l’équipage sain et sauf, sans toutefois fournir de détails sur les causes exactes de la situation. Cette communication minimale avait aussitôt suscité interrogations et spéculations dans les milieux maritimes et sécuritaires.

Ce vendredi 29 janvier, le média international RFI a affirmé avoir authentifié une vidéo exclusive tournée le lendemain de l’incident, le 28 novembre 2025. Selon ce média, les images constituent une preuve tangible que le navire a été victime d’une attaque à l’explosif. La coque du Mersin y apparaît perforée à quatre endroits distincts : deux impacts à bâbord et deux à tribord. Les brèches, dont l’une dépasse le mètre de diamètre, laissent apparaître des conduites internes endommagées, attestant de la violence des déflagrations.

Plusieurs experts militaires et spécialistes de la sécurité maritime, interrogés par RFI, estiment que ces dégâts sont incompatibles avec un accident classique ou une simple collision. Ils parlent plutôt de charges explosives posées à des endroits stratégiques du navire, ce qui traduirait une intervention humaine extérieure soigneusement planifiée. Pour ces analystes, la configuration des trous, leur répartition et l’ampleur des dommages convergent vers la conclusion d’un sabotage.

Depuis plus de deux mois, le Mersin demeure immobilisé à environ vingt kilomètres de Dakar, précisément dans la zone où il stationnait déjà avant l’attaque. Parti du port russe de Taman le 21 août 2025, le pétrolier, opéré par l’armateur turc Besiktas, avait effectué une escale au Togo avant de rejoindre les eaux sénégalaises. En raison d’un tirant d’eau jugé trop important, il n’avait pas pu accoster au port de Dakar et avait été contraint de rester dans la rade extérieure, dans l’attente d’instructions.

Cette immobilisation prolongée avait, dès le départ, intrigué plusieurs observateurs du trafic maritime. Certains y voyaient un simple problème technique ou administratif, d’autres soupçonnaient déjà des enjeux plus complexes, liés notamment au contexte géopolitique international et au transport de carburant en provenance de Russie.

Malgré les révélations relayées par RFI, les autorités sénégalaises maintiennent une position rassurante. Elles assurent que le navire est « stable » et que la situation est « sous contrôle », sans pour autant confirmer officiellement la thèse d’une attaque à l’explosif. Aucune communication détaillée n’a encore été faite sur l’ouverture éventuelle d’une enquête internationale ou sur l’identité des auteurs présumés.

Dans l’attente de clarifications officielles, l’affaire du Mersin continue de susciter de nombreuses questions, tant sur le plan sécuritaire qu’environnemental. Car au-delà du sabotage supposé, la présence prolongée d’un pétrolier chargé de dizaines de milliers de tonnes de carburant au large de Dakar représente un risque majeur, que les autorités devront gérer avec la plus grande vigilance.

Contrôle des prix, filière arachidière et sanctions : le ministre du Commerce apporte des éclaircissements

Face aux préoccupations persistantes liées au coût de la vie et à la régulation du marché, le gouvernement sénégalais a tenu, ce jeudi 29 janvier 2026, son point de presse hebdomadaire. Une rencontre au cours de laquelle le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, est largement revenu sur les actions engagées par l’État pour encadrer les prix des produits de grande consommation, renforcer les mécanismes de contrôle et soutenir des secteurs stratégiques comme la filière arachidière.

D’emblée, le ministre a rappelé que le Sénégal dispose d’un cadre réglementaire rigoureux en matière de fixation et de contrôle des prix. Selon lui, chaque produit, qu’il s’agisse des hydrocarbures, des denrées alimentaires ou d’autres biens de consommation, est encadré par des prix clairement définis à chaque niveau de la chaîne de distribution, du grossiste au détaillant. Cette organisation permet à l’administration d’intervenir légalement pour vérifier le respect des tarifs et sanctionner les contrevenants.

Serigne Gueye Diop a insisté sur le fait que le contrôle des prix constitue un pilier central de la politique économique actuelle. Pour le gouvernement, il ne suffit plus de réglementer : il faut aussi veiller à l’application effective des décisions. À cet effet, deux principaux dispositifs sont mobilisés sur le terrain. Il s’agit notamment des services d’hygiène et de la Direction du contrôle intérieur des prix, renforcés par un contingent de volontaires chargés d’appuyer les opérations de contrôle dans les marchés, boutiques et stations-service.

Le ministre a par ailleurs prévenu que les sanctions prévues en cas d’infraction sont dissuasives. Les commerçants reconnus coupables de spéculation, de non-respect des prix homologués ou de pratiques frauduleuses s’exposent à de lourdes amendes. À cela peuvent s’ajouter la saisie totale des stocks concernés, voire la fermeture temporaire ou définitive des établissements fautifs. L’objectif, a-t-il expliqué, est de protéger les consommateurs et d’assainir durablement les circuits de distribution.

Sur la question sensible de la fixation des prix, Serigne Gueye Diop a tenu à apporter des clarifications. Toute décision de baisse ou d’ajustement repose, selon lui, sur des études approfondies. Celles-ci commencent par une analyse de l’évolution des cours internationaux, suivie de projections à moyen et long terme grâce à des techniques statistiques permettant d’anticiper les tendances sur six et douze mois. Ces travaux sont ensuite soumis au Conseil national de la consommation (CNC), organe consultatif qui réunit les représentants de l’État, des consommateurs et des opérateurs économiques.

Une fois les propositions validées, un arrêté ministériel est pris, puis entériné en Conseil des ministres. Les Conseils régionaux de la consommation interviennent ensuite pour adapter les prix aux réalités locales, notamment en intégrant les coûts de transport, afin d’éviter que les commerçants de l’intérieur du pays ne subissent des pertes. Cette procédure, a précisé le ministre, s’applique à l’ensemble des produits réglementés, y compris les hydrocarbures.

Abordant la filière arachidière, Serigne Gueye Diop a confirmé la suppression de la taxe de 40 FCFA sur l’exportation de l’arachide. Cette décision vise à alléger les charges pesant sur les exportateurs et à renforcer la compétitivité de l’arachide sénégalaise sur les marchés internationaux, en particulier en direction de la Chine, l’un des principaux débouchés.

Le ministre est également revenu sur le différentiel existant entre le prix payé aux producteurs, fixé à 250 FCFA le kilogramme, et le prix de référence de 305 FCFA. Ce gap de 80 FCFA sera pris en charge par l’État, qui s’est engagé à le rembourser aux huiliers, qu’il s’agisse de la Sonacos ou d’opérateurs privés. Une mesure destinée à préserver l’équilibre économique de la chaîne de transformation et à garantir un approvisionnement régulier des unités industrielles.

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la régulation du marché, de lutter contre les abus et de préserver le pouvoir d’achat des ménages, tout en soutenant les filières productives nationales. Pour Serigne Gueye Diop, ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large de souveraineté économique et de justice sociale, où l’État joue pleinement son rôle d’arbitre et de protecteur des intérêts des citoyens.

Affaire Kabirou Mbodje : la justice française confirme le maintien en détention du fondateur de Wari

Le fondateur de la société de transfert d’argent Wari, Kabirou Mbodje, reste incarcéré à Paris après le rejet de sa demande de mise en liberté par la chambre de l’instruction, mardi dernier. Selon des informations rapportées par le quotidien Le Parisien, la justice française a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour une remise en liberté, confirmant ainsi son maintien en détention provisoire, où il se trouve depuis près d’un an.

Âgé de 61 ans, l’homme d’affaires sénégalais est mis en cause par huit femmes, parmi lesquelles figurent des employées de restauration et des escortes, qui l’accusent de faits de viol. Des accusations graves que Kabirou Mbodje conteste fermement. Il soutient être victime d’une tentative d’extorsion de fonds et nie catégoriquement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Toutefois, au fil de l’instruction, sa situation judiciaire se serait complexifiée, notamment en raison de son attitude pendant l’enquête, selon le journal français.

La cour a fondé sa décision de maintien en détention sur la révocation de son ancien contrôle judiciaire. Cette révocation a été motivée par des soupçons de pressions exercées par l’entourage de l’accusé sur des témoins et des plaignantes. Lors de l’audience, l’avocat général a affirmé que Kabirou Mbodje aurait tenté de mettre à profit sa fortune pour acheter le silence de certaines accusatrices, un élément jugé particulièrement préoccupant par les magistrats.

Par ailleurs, la justice française redoute un risque élevé de fuite. Les juges estiment que l’ancien patron de Wari, souvent présenté comme l’un des pionniers et figures majeures du transfert d’argent en Afrique de l’Ouest, dispose de réseaux et de moyens financiers importants susceptibles de faciliter un départ vers le Sénégal ou la Suisse. Dans ce contexte, ils considèrent qu’il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes devant la justice, au regard de la gravité des charges retenues contre lui.

Affaire SCI Pharaon : l’« erreur matérielle » au cœur du bras de fer judiciaire entre Mouhamed Diagne et son père

Au centre de la procédure judiciaire opposant Mouhamed Diagne à son père, Madiambal Diagne, et à sa belle-mère, Mabintou Diaby, une justification revient avec insistance : celle d’une supposée « erreur matérielle ». Cette explication, avancée par le père de famille lors d’un échange privé avec son fils, est désormais versée au dossier de l’enquête conduite par la Division des investigations criminelles (DIC).

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, Mouhamed Diagne, entendu par les enquêteurs, a expliqué avoir directement interpellé son père après la découverte de documents dans lesquels son nom, sa signature et ses qualités auraient été utilisés sans son consentement. Ces actes seraient liés aux activités de la SCI Pharaon, une société immobilière à caractère familial. Les documents incriminés auraient servi dans des transactions impliquant la société Ellipse Projects, citée dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), ce qui a renforcé l’attention des autorités judiciaires sur ce dossier.

Face aux interrogations de son fils, Madiambal Diagne aurait tenté de minimiser la portée des faits reprochés. Toujours selon Libération, il aurait évoqué une simple « erreur matérielle », laissant entendre qu’il s’agirait d’une irrégularité administrative ou documentaire, commise sans intention frauduleuse, dans l’utilisation du nom et de la signature de Mouhamed Diagne. Cette explication aurait été donnée dans un cadre strictement privé, dans l’espoir de rassurer le plaignant et de désamorcer la tension familiale.

Cependant, cette version n’a pas suffi à dissiper les soupçons des autorités judiciaires. Les enquêteurs de la DIC ont poursuivi leurs investigations, estimant que les faits allégués pouvaient relever d’infractions pénales. Convaincu de la gravité de la situation, Mouhamed Diagne a finalement décidé de formaliser une plainte contre son père et sa belle-mère. Celle-ci vise plusieurs chefs d’accusation présumés, notamment le faux et usage de faux, l’usurpation d’identité, l’abus de confiance et le détournement de fonds sociaux.

L’argument de l’« erreur matérielle », tel que rapporté par le plaignant, n’a donc pas permis d’écarter d’éventuelles responsabilités pénales. La procédure judiciaire a conduit au placement sous mandat de dépôt de plusieurs personnes impliquées dans le dossier, dont Mouhamed Diagne lui-même, son frère Serigne Saliou Diagne, leur belle-mère Mabintou Diaby, ainsi que Serigne Omar Mbaye, présenté comme un proche de Madiambal Diagne.

Par la suite, l’évolution du dossier a permis une mise en liberté provisoire de la plupart des mis en cause. Mouhamed Diagne, Serigne Saliou Diagne et Mabintou Diaby ont bénéficié de cette mesure, assortie de conditions strictes de contrôle judiciaire, dont le port d’un bracelet électronique. Seul Serigne Omar Mbaye n’a pas été concerné par cette liberté provisoire.

Fatick : deux bergers interpellés après une violente confrontation avec la Brs, 54 kg de chanvre indien saisis

Une opération antidrogue à haut risque a été menée avec succès par la Brigade régionale des stupéfiants (Brs) de Fatick, qui a procédé à l’interpellation de deux jeunes bergers et à la saisie de 54 kilogrammes de chanvre indien. Les faits, rapportés par L’Observateur, se sont déroulés mardi en fin de journée dans une zone forestière, au terme d’une intervention marquée par une forte tension entre les forces de l’ordre et les suspects.

Tout est parti d’un signalement faisant état de la présence d’individus au comportement suspect se dirigeant vers la forêt. Alertés, les éléments de la Brs ont immédiatement déployé une patrouille et mis en place une filature discrète. Après plusieurs minutes d’observation, les agents découvrent deux hommes assis à proximité de trois gros colis dissimulés dans la végétation.

À la vue des forces de l’ordre, la situation dégénère rapidement. Les suspects adoptent une attitude ouvertement hostile, brandissant des machettes et proférant des menaces dans une tentative d’intimidation visant à contraindre les agents à se retirer. Malgré cette résistance violente, les éléments de la Brs parviennent, après une brève mais vive confrontation, à maîtriser les deux individus.

Placés en garde à vue, les mis en cause ont été identifiés comme S. Dieng, âgé de 19 ans, berger né à Khelkom, et S. Kâ, 22 ans, berger né à Mbirkilane. Lors des premières auditions, ils ont reconnu les faits. Selon leurs déclarations rapportées par L’Observateur, ils auraient été recrutés pour assurer le transport d’une importante quantité de drogue depuis Bakanding, en Gambie, jusqu’au village de Samba Guèye, dans la commune de Karang, en contrepartie d’une somme de 100 000 francs CFA.

Les deux jeunes hommes ont également indiqué agir pour le compte d’un commanditaire présumé nommé Mamadou, qui devait réceptionner la marchandise à Kaffrine. Les trois colis saisis contenaient des blocs de chanvre indien pour un poids total de 54 kilogrammes, répartis en trois lots de 18 kilogrammes chacun.

Le Fongip condamné à verser plus de 35 millions FCfa à deux ex-employés pour licenciement abusif

La justice sociale a tranché en faveur des travailleurs. Le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) a été condamné par le tribunal du travail à verser plus de 35 millions de francs CFA à deux de ses anciens employés, Amadou Sy et Safiétou Dieng, licenciés quelques mois après l’arrivée de l’Administratrice générale Ndèye Fatou Mbodj Diattara. L’information est rapportée par le quotidien Les Échos.

Présentés comme des agents modèles au sein de l’institution, Amadou Sy et Safiétou Dieng totalisaient plusieurs années de service au Fongip. Toutefois, peu de temps après la prise de fonction de la nouvelle direction générale, ils ont été affectés à des postes situés à l’intérieur du pays. Une décision administrative qui a, selon plusieurs sources, été à l’origine de tensions entre la direction et les deux employés concernés.

Dans la foulée, l’Administratrice générale aurait procédé à une relecture minutieuse des archives de la structure. C’est à cette occasion que des absences antérieures auraient été relevées, certaines remontant à des périodes bien antérieures à sa nomination à la tête du Fongip. Sur cette base, des demandes d’explication ont été adressées à Amadou Sy et à Safiétou Dieng. Bien que les deux agents aient répondu aux courriers qui leur ont été notifiés, leurs explications n’auraient pas convaincu la direction.

Sans attendre davantage, des lettres de licenciement leur ont été signifiées pour absence non justifiée. Amadou Sy s’est vu reprocher sept jours d’absence, tandis que Safiétou Dieng aurait été absente environ quatorze jours. Estimant que ces sanctions étaient disproportionnées et constituaient des licenciements abusifs, les deux ex-employés ont décidé de porter l’affaire devant le tribunal du travail.

Après plusieurs mois de procédure, la juridiction a rendu sa décision en leur faveur. Selon Les Échos, le tribunal a condamné le Fongip à verser à Amadou Sy la somme de 15 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts pour licenciement abusif. À ce montant s’ajoutent 4 345 000 francs CFA correspondant aux indemnités de préavis, ainsi qu’une somme de 500 000 francs CFA pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme.

S’agissant de Safiétou Dieng, le tribunal a accordé 14 millions de francs CFA pour licenciement abusif, 3 297 000 francs CFA au titre des indemnités de préavis, et également 500 000 francs CFA pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme. Au total, la condamnation financière prononcée contre le Fongip dépasse largement les 35 millions de francs CFA.

Société – Leadership féminin et inclusion : Isseu Gaye Darry prend les rênes du Comité des Femmes de la FSAPH

La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (FSAPH) a franchi une étape majeure dans la promotion du leadership féminin avec l’élection officielle de Madame Isseu Gaye Darry à la présidence du Comité des Femmes (CF). Cette nomination traduit une volonté affirmée de placer les femmes handicapées au cœur des décisions stratégiques du mouvement associatif national.

Organe clé de la FSAPH, le Comité des Femmes œuvre pour l’autonomisation et la représentation des femmes handicapées, tout en promouvant leur inclusion sociale et économique. Consciente des enjeux liés à cette responsabilité, la nouvelle présidente a annoncé que son mandat sera axé sur le renforcement de la participation active des femmes handicapées dans toutes les sphères de la société, ainsi que sur l’intensification du plaidoyer en faveur de leurs droits et de leur bien-être.

Lors de la cérémonie d’installation, Isseu Gaye Darry a souligné l’urgence de créer des opportunités concrètes pour les femmes handicapées, notamment à travers la formation professionnelle, l’accès à l’emploi, le soutien à l’entrepreneuriat et leur intégration dans les instances décisionnelles des associations.

« Notre objectif est de démontrer que le handicap n’est pas un frein au leadership, mais une force capable de transformer nos communautés », a-t-elle déclaré.

Les observateurs estiment que cette transition intervient à un moment crucial, alors que les questions liées à l’inclusion des femmes et des personnes handicapées occupent une place centrale dans les débats politiques et sociaux au Sénégal. En investissant ce rôle stratégique, le Comité des Femmes s’impose comme un véritable moteur de changement et un modèle d’empowerment féminin, au-delà même des frontières nationales.

Ce renouvellement du leadership envoie également un signal fort aux partenaires institutionnels et financiers. La FSAPH ambitionne d’intensifier ses collaborations afin de soutenir les initiatives portées par les femmes handicapées, en particulier dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’insertion économique.

Ainsi, au-delà du caractère protocolaire de la cérémonie, cette élection marque une étape déterminante dans le renforcement du pouvoir d’action des femmes handicapées, consolidant leur rôle d’actrices incontournables du développement inclusif au Sénégal.

À Kaolack, une solution locale soulage les charges agricoles

Dans un contexte marqué par la flambée des coûts des intrants agricoles et une dépendance persistante aux importations alimentaires, une initiative locale retient l’attention à Kaolack. Portée par Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolackhy, chef religieux et entrepreneur agricole, la culture de l’Azolla — rebaptisée SUURAL JUR — s’impose progressivement comme une alternative crédible aux solutions conventionnelles.

Contrairement aux projets agricoles lourds, souvent dépendants de financements extérieurs, SUURAL JUR repose sur une approche low-cost, écologique et adaptée aux réalités locales. Il s’agit d’une fougère aquatique à croissance rapide, capable de produire une biomasse riche en protéines, utilisable à la fois comme aliment pour le bétail et fertilisant naturel.

Une réponse locale à la crise des intrants

Dans les zones rurales sénégalaises, la hausse continue des prix des aliments pour bétail et des engrais chimiques pèse lourdement sur les exploitations familiales. L’Azolla apparaît ici comme une réponse pragmatique et accessible. Cultivable sur de petites surfaces, avec peu d’eau et sans produits chimiques, elle permet de réduire considérablement les charges de production.

Selon les expérimentations menées à Kaolack depuis mars 2025, SUURAL JUR contribue à :

diminuer les coûts d’alimentation animale ; améliorer la fertilité des sols sans recours aux engrais industriels ; renforcer l’autonomie des producteurs.

Kaolack, un terrain d’expérimentation grandeur nature

La région de Kaolack sert aujourd’hui de zone pilote pour évaluer l’adaptabilité de l’Azolla aux conditions climatiques locales. La plante a été observée sur l’ensemble des saisons, y compris durant l’hivernage, avec des résultats jugés satisfaisants par les acteurs impliqués.

Cette phase expérimentale vise à démontrer que des solutions agricoles innovantes peuvent émerger en dehors des circuits institutionnels classiques, à partir de l’expérience de terrain et du savoir paysan, enrichis par des connaissances issues de la recherche internationale.

Une démarche à contre-courant du marché

Autre particularité du projet : l’Azolla est distribuée gratuitement aux agriculteurs et éleveurs intéressés. Aucun modèle de vente, aucune logique de brevet ou de rente n’accompagnent, pour l’instant, cette initiative.

Ce choix assumé rompt avec les pratiques dominantes du secteur agricole, généralement structurées autour de la commercialisation des intrants. Pour son initiateur, l’objectif est clair : favoriser l’appropriation collective de la solution avant toute considération économique.

Un potentiel stratégique pour les politiques agricoles

Au-delà de l’initiative individuelle, SUURAL JUR interpelle les décideurs publics sur une question centrale : comment intégrer des innovations locales, peu coûteuses et écologiquement durables dans les politiques nationales de souveraineté alimentaire ?

À Kaolack, l’Azolla n’est plus seulement une plante expérimentale. Elle devient le symbole d’une agriculture repensée, fondée sur l’autonomie, la sobriété et la valorisation des ressources locales.

Thiès choisie pour accueillir la 66ᵉ célébration de l’indépendance du Sénégal

La ville de Thiès a été officiellement désignée pour abriter la 66ᵉ célébration de l’accession du Sénégal à l’indépendance. L’annonce a été faite par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres tenu le mercredi 28 janvier. À cette occasion, le chef de l’État a informé le Gouvernement de sa décision de délocaliser, à Thiès, la célébration de la Fête nationale du 4 avril 2026.

Cette décision marque une étape importante dans la nouvelle orientation impulsée par les autorités, visant à renforcer la territorialisation des grandes manifestations nationales. En choisissant Thiès, troisième ville du pays et carrefour stratégique entre Dakar et l’intérieur du Sénégal, le Président de la République entend mettre en lumière le potentiel des régions et promouvoir un développement plus équilibré du territoire national.

Dans le même ordre d’idées, Bassirou Diomaye Faye a demandé au Gouvernement de faire le point sur les choix prioritaires déjà retenus, la programmation des réalisations prévues sur une période triennale, ainsi que sur l’état d’avancement global du programme prioritaire dénommé « Indépendance », inscrit dans l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Ce suivi vise à garantir la cohérence et l’efficacité des actions engagées dans le cadre de cette nouvelle vision de transformation structurelle du pays.

La délocalisation de la Fête nationale du 4 avril s’inscrit plus largement dans le cadre du lancement d’un ambitieux programme de modernisation des villes et des territoires, baptisé « Programme Indépendance », dont le démarrage est prévu en 2026. À travers ce programme, les autorités ambitionnent de renforcer les infrastructures urbaines, d’améliorer les services publics et de moderniser les espaces de vie dans les chefs-lieux de région.

Le Président de la République a, à cet effet, rappelé sa volonté ferme de faire de la Fête nationale un événement tournant dans plusieurs régions du pays, en privilégiant des localités disposant des meilleures conditions d’accueil et de déroulement. Il a insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité des infrastructures adéquates et des commodités essentielles afin d’assurer le succès de ces célébrations décentralisées.

Thiès choisie pour accueillir la 66ᵉ célébration de l’indépendance du Sénégal

La ville de Thiès a été officiellement désignée pour abriter la 66ᵉ célébration de l’accession du Sénégal à l’indépendance. L’annonce a été faite par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors du Conseil des ministres tenu le mercredi 28 janvier. À cette occasion, le chef de l’État a informé le Gouvernement de sa décision de délocaliser, à Thiès, la célébration de la Fête nationale du 4 avril 2026.

Cette décision marque une étape importante dans la nouvelle orientation impulsée par les autorités, visant à renforcer la territorialisation des grandes manifestations nationales. En choisissant Thiès, troisième ville du pays et carrefour stratégique entre Dakar et l’intérieur du Sénégal, le Président de la République entend mettre en lumière le potentiel des régions et promouvoir un développement plus équilibré du territoire national.

Dans le même ordre d’idées, Bassirou Diomaye Faye a demandé au Gouvernement de faire le point sur les choix prioritaires déjà retenus, la programmation des réalisations prévues sur une période triennale, ainsi que sur l’état d’avancement global du programme prioritaire dénommé « Indépendance », inscrit dans l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Ce suivi vise à garantir la cohérence et l’efficacité des actions engagées dans le cadre de cette nouvelle vision de transformation structurelle du pays.

La délocalisation de la Fête nationale du 4 avril s’inscrit plus largement dans le cadre du lancement d’un ambitieux programme de modernisation des villes et des territoires, baptisé « Programme Indépendance », dont le démarrage est prévu en 2026. À travers ce programme, les autorités ambitionnent de renforcer les infrastructures urbaines, d’améliorer les services publics et de moderniser les espaces de vie dans les chefs-lieux de région.

Le Président de la République a, à cet effet, rappelé sa volonté ferme de faire de la Fête nationale un événement tournant dans plusieurs régions du pays, en privilégiant des localités disposant des meilleures conditions d’accueil et de déroulement. Il a insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité des infrastructures adéquates et des commodités essentielles afin d’assurer le succès de ces célébrations décentralisées.

Avec le choix de Thiès pour la 66ᵉ édition de la fête de l’indépendance, le Sénégal amorce ainsi une nouvelle dynamique symbolique et politique, plaçant les régions au cœur des grands rendez-vous nationaux et traduisant concrètement l’ambition d’un développement inclusif et harmonieux à l’horizon 2050.

Tribunal du travail : le RTS salue la victoire des employés face au FONGIP et appelle au respect des droits des travailleurs

Le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal (RTS) a exprimé sa satisfaction à la suite de la décision rendue ce mardi 28 janvier par le Tribunal du travail de Dakar dans l’affaire opposant le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP) à deux anciens employés, A. Sy et Mme S. Dieng. Pour le syndicat, ce jugement marque une avancée majeure dans la lutte contre les licenciements abusifs et constitue un signal fort adressé aux employeurs publics comme privés.

Dans un communiqué rendu public après le verdict, le RTS indique que le tribunal a reconnu le caractère abusif des licenciements prononcés pour faute grave à l’encontre des deux travailleurs. La juridiction a ainsi condamné le FONGIP à verser des indemnités conséquentes au titre du licenciement abusif, à savoir plus de quinze millions de francs CFA au profit de A. Sy et plus de quatorze millions de francs CFA pour Mme S. Dieng.

Le tribunal a également accordé aux deux ex-employés des indemnités de préavis, fixées à 4 345 000 francs CFA pour A. Sy et à 3 285 000 francs CFA pour Mme S. Dieng. À cela s’ajoute une somme de 500 000 francs CFA octroyée à chacun des travailleurs pour non-délivrance d’un certificat de travail conforme, une obligation légale dont le manquement constitue une faute grave de l’employeur.

Selon le RTS, la juridiction a par ailleurs ordonné l’exécution provisoire de la décision à hauteur d’un million de francs CFA et a débouté le FONGIP de l’ensemble de ses demandes. Cette mesure vise à permettre aux travailleurs de bénéficier rapidement d’une partie des sommes allouées, en attendant l’issue définitive de la procédure.

Pour le Rassemblement des Travailleurs Licenciés du Sénégal, cette décision constitue une victoire importante pour l’ensemble du monde du travail. Le syndicat estime qu’elle rappelle avec force que nul n’est au-dessus de la loi et que la justice demeure un recours essentiel pour la défense de la dignité et des droits des travailleurs.

Dans le même élan, le RTS réaffirme son engagement à accompagner et soutenir tous les travailleurs victimes d’injustices ou de pratiques managériales contraires au droit du travail. Le syndicat appelle enfin l’ensemble des institutions et des employeurs à respecter strictement la législation en vigueur ainsi que les droits fondamentaux des salariés, afin de promouvoir un climat social apaisé et fondé sur l’équité et la justice.

Dakar : des étudiants mauritaniens dénoncent des frais universitaires « injustes » et interpellent leur gouvernement

Des étudiants mauritaniens inscrits dans des universités sénégalaises ont manifesté, ce mercredi, devant l’ambassade de la Mauritanie à Dakar pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « frais universitaires injustes et prohibitifs », qu’ils estiment menaçants pour la poursuite de leur parcours académique. L’information est rapportée par un communiqué parcouru par Saharamedia.net.

Selon les manifestants, plusieurs établissements universitaires sénégalais exigent désormais le paiement de frais jugés excessifs, alors même que, d’après eux, une solution devait être trouvée par les autorités mauritaniennes. Les étudiants affirment que leur gouvernement s’était engagé à transmettre leurs listes aux autorités sénégalaises compétentes afin de leur permettre de bénéficier d’une exemption de ces frais universitaires. À ce jour, soutiennent-ils, aucune mesure concrète n’a été appliquée, malgré les promesses formulées.

Cette situation, restée inchangée, suscite une vive frustration au sein de la communauté estudiantine mauritanienne au Sénégal. Les manifestants disent refuser d’accepter ce qu’ils considèrent comme une injustice persistante, d’autant plus que certaines universités auraient menacé de leur interdire l’accès aux examens en cas de non-paiement des frais réclamés. Une éventualité qui ferait peser un risque sérieux sur leur avenir académique et professionnel.

Face à cette impasse, les étudiants ont lancé un appel pressant aux autorités de Nouakchott. Ils demandent une intervention « urgente » du gouvernement mauritanien afin de résoudre définitivement ce dossier et d’engager des discussions avec les autorités sénégalaises et les universités concernées. Leur revendication centrale reste l’exemption des frais qu’ils jugent « injustes », condition, selon eux, indispensable pour garantir leur droit à l’éducation et la continuité de leurs études au Sénégal.

La manifestation, organisée devant la représentation diplomatique mauritanienne à Dakar, vise ainsi à attirer l’attention des autorités des deux pays sur une situation qui, faute de solution rapide, pourrait affecter durablement les relations académiques et la mobilité estudiantine entre la Mauritanie et le Sénégal.

Libération annoncée, détention confirmée : la vérité sur le sort des 17 supporters sénégalais arrêtés à Rabat

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a suscité un immense espoir avant de plonger de nombreuses familles et supporters dans la confusion. Les images, largement partagées, laissaient croire à la libération des 17 supporters sénégalais interpellés à Rabat à la suite des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Pourtant, la réalité est toute autre : aucun des supporters arrêtés n’a été libéré et tous demeurent en détention au Maroc.

Le démenti est formel et sans équivoque. Joint par L’Observateur, Seydina Issa Laye Diop, président du Comité du « 12e Gaïndé », a tenu à clarifier la situation. « Aucun des supporters sénégalais n’a été libéré. Ils sont toujours en détention », a-t-il affirmé avec insistance. Les personnes visibles dans la vidéo à l’origine de la rumeur ne font tout simplement pas partie du groupe de supporters arrêtés après les échauffourées au stade Moulay Abdallah.

Selon les informations recueillies, la confusion trouve son origine dans une rencontre officielle organisée lors de la visite du Premier ministre sénégalais au Maroc. À cette occasion, une réunion a été tenue avec des ressortissants sénégalais vivant sur place. C’est au cours de cet échange qu’un groupe de supporters, vêtus de tenues aux couleurs nationales et ressemblant à celles du « 12e Gaïndé », a fait son entrée dans la salle. Leur apparition a déclenché un enthousiasme spontané, rapidement relayé sur les réseaux sociaux et interprété, à tort, comme la preuve de la libération des supporters détenus.

Dans les faits, la situation judiciaire des 17 Sénégalais n’a pas évolué. Arrêtés à la suite des incidents liés à la finale de la CAN, ils restent privés de liberté. Leur procès, initialement attendu ce jeudi, pourrait être renvoyé au 4 février. Ce possible report serait lié à un mouvement d’humeur annoncé dans le secteur judiciaire marocain, précise L’Observateur.

Sur le plan juridique, la défense demeure pleinement mobilisée. Dans une note publiée sur les réseaux sociaux, Me Patrick Kabou a indiqué que les avocats se réunissent quotidiennement à 18 heures afin d’évaluer l’évolution du dossier et de définir les actions à entreprendre sur le plan procédural. « À l’heure où nous terminions notre réunion de ce jour, nos compatriotes étaient toujours en détention provisoire », a-t-il écrit, dissipant ainsi toute ambiguïté sur leur situation actuelle.

L’avocat a également tenu à rappeler une règle fondamentale en matière de procédure internationale. Toute information officielle concernant des ressortissants sénégalais détenus à l’étranger doit impérativement transiter par les autorités diplomatiques et consulaires, notamment l’ambassadeur et le consul général, avant d’être communiquée aux avocats ou aux familles. Me Patrick Kabou a, par ailleurs, salué l’engagement constant et le suivi rigoureux de la représentation diplomatique sénégalaise au Maroc, soulignant son rôle central dans l’accompagnement des détenus et de leurs proches.

Ainsi, malgré les rumeurs et l’emballement suscité par une vidéo mal interprétée, la situation reste inchangée : les 17 supporters sénégalais arrêtés à Rabat sont toujours en détention, dans l’attente de l’évolution de leur procédure judiciaire.

Classement Global Firepower 2026 : le Mali s’impose comme première puissance militaire de l’UEMOA

Le classement 2026 de l’organisme américain Global Firepower met en lumière une recomposition notable de l’équilibre sécuritaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon cette évaluation de référence des capacités militaires mondiales, le Mali s’impose désormais comme la première puissance militaire de l’Union, devançant la Côte d’Ivoire et confirmant une montée en puissance qui dépasse le cadre strictement national.

Cette progression malienne s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment la lutte contre les groupes armés et l’instabilité dans le Sahel. Au cours des dernières années, les autorités de Bamako ont consenti d’importants investissements pour renforcer leurs forces armées, tant sur le plan des effectifs que des équipements et des capacités opérationnelles. Ces efforts se traduisent aujourd’hui par une reconnaissance internationale de la place du Mali dans l’architecture sécuritaire régionale.

À l’échelle africaine, le Mali occupe la 17ᵉ position, tandis qu’au niveau mondial, il se classe 104ᵉ. Ce positionnement fait du pays la deuxième force militaire d’Afrique de l’Ouest, derrière le Nigeria, qui conserve son statut de première puissance militaire de la région. Ce rang témoigne d’un basculement stratégique significatif, dans une zone longtemps dominée par d’autres armées mieux dotées en ressources et en infrastructures.

La Côte d’Ivoire, longtemps considérée comme l’un des piliers militaires de l’UEMOA, se retrouve reléguée à la deuxième place au sein de l’Union. Bien que disposant toujours d’une armée structurée et en modernisation continue, elle est désormais devancée par le Mali dans ce classement, illustrant l’intensification des dynamiques de réarmement et de réorganisation militaires dans l’espace ouest-africain.

Le Sénégal figure également parmi les États les mieux classés de l’UEMOA. Il occupe la quatrième place au sein de l’Union, se positionnant au 29ᵉ rang africain et à la 126ᵉ place mondiale. Cette performance confirme le rôle du Sénégal comme un acteur sécuritaire stable et structuré, reconnu pour le professionnalisme de ses forces armées, leur engagement dans les opérations de maintien de la paix et la cohérence de sa doctrine de défense.

Le classement Global Firepower repose sur le Power Index, un indicateur composite qui prend en compte près d’une soixantaine de critères. Ceux-ci incluent notamment les effectifs militaires, la diversité et la modernité des équipements, les capacités opérationnelles, les ressources financières, la logistique, ainsi que certains paramètres géostratégiques. L’objectif n’est pas seulement de mesurer la puissance brute, mais d’évaluer la capacité globale d’un État à projeter et soutenir une force militaire crédible.

Dans l’ensemble, ce classement 2026 illustre une évolution profonde des rapports de force militaires en Afrique de l’Ouest et au sein de l’UEMOA. Il met en évidence la volonté de certains États, à l’image du Mali, de redéfinir leur posture sécuritaire face aux menaces contemporaines, tout en confirmant la place de pays comme le Sénégal dans le rôle de piliers de stabilité régionale.

Affaire Samuel Sarr – West African Energy : une annulation procédurale qui relance les enjeux judiciaires et stratégiques

L’affaire opposant l’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr à la société West African Energy (WAE) connaît un nouveau rebondissement majeur, sans pour autant trouver son épilogue. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel a rendu, hier, une décision qui modifie sensiblement la trajectoire judiciaire du dossier. Poursuivi pour abus de biens sociaux, Samuel Sarr n’est, à ce stade, plus renvoyé devant le tribunal correctionnel, à la suite de l’annulation de l’ordonnance de renvoi prise par le juge d’instruction du deuxième cabinet, rapporte le quotidien Libération.

Cette décision ne repose cependant pas sur une appréciation du fond de l’affaire. Selon les informations du journal, la Chambre d’accusation a fondé son annulation exclusivement sur un vice de procédure. En cause, le non-respect du délai légal imparti aux avocats de la défense pour formuler leurs observations avant la clôture de l’instruction. Cette irrégularité formelle, jugée substantielle, a suffi à entraîner la nullité de l’ordonnance de renvoi, sans que les magistrats n’examinent les faits reprochés à l’ancien ministre.

Si cette issue peut apparaître comme un succès partiel pour la défense, elle est loin de répondre pleinement aux attentes des conseils de Samuel Sarr. Ces derniers avaient sollicité le dessaisissement du juge d’instruction, une demande que la Chambre d’accusation n’a pas retenue. La procédure n’est donc ni close ni annulée dans son ensemble. Elle est appelée à reprendre à l’étape concernée, afin de permettre le respect des formes prévues par la loi, avant qu’une nouvelle décision d’orientation ne soit prise.

En pratique, cette décision a pour effet de suspendre le calendrier judiciaire. Le dossier se retrouve dans une phase intermédiaire, juridiquement incertaine, où les poursuites ne sont ni abandonnées ni confirmées. Tout dépendra désormais de la manière dont l’instruction sera reprise et des choix procéduraux qui en découleront. Le fond de l’affaire, lui, reste intact et pourrait à nouveau être soumis à l’appréciation de la justice.

Au-delà de l’aspect strictement judiciaire, ce rebondissement intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le secteur de l’énergie. West African Energy, société au cœur du dossier, joue un rôle stratégique dans la production d’électricité au Sénégal. Comme le souligne Libération, des informations persistantes font état de discussions en coulisses sur l’avenir de l’entreprise, avec notamment l’hypothèse d’une reprise par l’État du Sénégal à travers la Senelec. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée à ce stade, laissant place à de nombreuses spéculations.

Dans un environnement où les enjeux judiciaires se mêlent étroitement aux considérations économiques et politiques, l’annulation de l’ordonnance de renvoi apparaît ainsi comme une décision aux effets multiples. Elle fige temporairement l’horloge judiciaire, tout en ouvrant un espace de manœuvre dans un dossier hautement stratégique. L’affaire Samuel Sarr – West African Energy demeure donc en suspens, dans l’attente d’une nouvelle séquence procédurale qui pourrait, à terme, en redéfinir les contours.

Relance du Programme national des bourses de sécurité familiale : une reprise attendue et une recertification pour plus d’équité

Suspendu depuis l’arrivée des nouvelles autorités, le Programme national des bourses de sécurité familiale (PNBSF) s’apprête à reprendre ses activités dans le courant du premier trimestre de l’année 2026. L’annonce a été faite ce mardi à l’occasion d’un atelier de partage consacré à la stratégie de recertification des bénéficiaires, présidé par le délégué général du programme, Matar Sène. Cette relance, très attendue, marque une étape importante pour des milliers de ménages vulnérables qui dépendent de ce dispositif de protection sociale.

Après plusieurs mois d’interruption des paiements, la reprise annoncée constitue un véritable soulagement pour les bénéficiaires. Selon les responsables du programme, les versements devraient intervenir dans les jours à venir, une fois les dernières dispositions techniques et administratives finalisées. Le PNBSF, pilier de la politique sociale de l’État, retrouve ainsi sa place au cœur du dispositif de lutte contre la pauvreté et la précarité.

Mis en œuvre depuis plus d’une décennie, le programme entre désormais dans une phase cruciale de recertification de ses bénéficiaires. Pour le délégué général, cette opération ne vise ni à compliquer les procédures ni à exclure arbitrairement des ménages, mais plutôt à corriger certaines insuffisances, à renforcer les mécanismes de contrôle et à sécuriser durablement le dispositif. Il s’agit, selon lui, d’adapter le programme aux réalités actuelles tout en préservant son esprit de solidarité.

La recertification repose sur trois objectifs majeurs. Le premier est l’équité, afin de s’assurer que l’aide bénéficie réellement aux ménages les plus démunis, tout en maintenant dans le programme ceux qui remplissent légitimement les critères d’éligibilité. Le deuxième objectif concerne la confiance, avec la volonté de renforcer la transparence, la lisibilité et la crédibilité du PNBSF auprès des bénéficiaires comme de l’opinion publique, condition essentielle à sa pérennité. Enfin, le troisième objectif est l’efficacité, à travers un meilleur ciblage des ménages soutenus et une gestion plus optimale des ressources publiques, dans le but d’accroître l’impact social du programme.

Cette phase de recertification ouvre également la voie à une extension du nombre de bénéficiaires. De nouveaux ménages seront intégrés à partir du Registre national unique (RNU), dont la mise à jour et l’extension à un million de ménages viennent d’être finalisées. Pour Matar Sène, cette base de données élargie et actualisée constitue un acquis majeur pour l’orientation des politiques publiques de protection sociale et pour un ciblage plus juste des populations vulnérables.

Depuis son lancement, le Programme national des bourses de sécurité familiale a enregistré des résultats significatifs. Selon les chiffres communiqués, 355 013 bénéficiaires ont été accompagnés, parmi lesquels 290 080 ménages pauvres, 64 873 personnes vivant avec un handicap et titulaires de la carte d’égalité des chances, ainsi que 60 familles d’enfants en situation de rue. Ces données illustrent l’ampleur et la diversité de l’impact social du programme.

Le soutien financier accordé dans le cadre du PNBSF est conditionné par des engagements liés notamment à la santé, à l’éducation et à l’état civil. Cette approche a permis à de nombreuses familles de stabiliser leur situation, de mieux faire face aux besoins essentiels et d’investir dans l’avenir de leurs enfants. Conscient des enjeux et des attentes, le délégué général a insisté sur la nécessité de conduire une recertification rigoureuse, respectueuse et accessible à tous. Il a également souligné l’importance de mettre en place un mécanisme de recours clair, rapide et équitable, afin de permettre aux familles de contester toute décision relative à leur éligibilité.

Avec cette relance et cette phase de réajustement, le PNBSF entend consolider son rôle de levier central de la protection sociale au Sénégal, en s’adaptant aux nouvelles exigences de transparence, d’efficacité et de justice sociale.

Sénégal 2050 : Diomaye revalorise les agents non fonctionnaires de l’État

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a promulgué le 27 janvier 2026 le décret n°2026-66 modifiant le décret n°74-347 du 12 avril 1974 relatif au régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’État. Cette réforme intervient dans le cadre de la politique nationale de valorisation du capital humain, inscrite dans le référentiel « Sénégal 2050 : Agenda National de Transformation », et vise à renforcer l’administration publique en revalorisant la situation de ces agents.
Depuis 1974, le décret initial n’avait pas prévu de manière explicite certaines catégories d’agents non fonctionnaires, notamment ceux engagés à un emploi particulier ou par référence à un corps de fonctionnaires relevant des statuts particuliers des cadres des fonctionnaires de l’Enseignement, de l’Éducation populaire, de la Jeunesse et des Sports ou de l’Éducation artistique et musicale. Cette absence de prévision avait entraîné des inégalités dans les conditions d’avancement et de reclassement, ainsi qu’un manque de reconnaissance formelle pour des agents longtemps engagés dans des missions spécifiques au sein de l’administration.
Le nouveau décret corrige ces limites en prévoyant plusieurs mesures clés. Désormais, les agents non fonctionnaires de l’État reclassés par référence à l’un des corps de fonctionnaires bénéficient des mêmes modalités de reclassement et des mêmes conditions d’avancement que leurs homologues fonctionnaires. En outre, un rappel d’ancienneté civile, valable pour l’avancement, est institué pour les agents reclassés après l’obtention d’un diplôme professionnel ouvrant accès à l’un des corps visés par le décret. Ce rappel d’ancienneté, fixé à 40 % de la période de service antérieure, est accordé à titre exceptionnel et ne peut excéder la date d’entrée en vigueur du décret. Les agents concernés disposent d’un délai de deux ans pour déposer leur demande.
Le décret précise également la rémunération des agents non fonctionnaires, qui correspond désormais à l’indice attaché au grade ou à l’échelon du corps de référence ou de l’emploi particulier. Les modalités d’avancement sont alignées sur celles des fonctionnaires, avec un passage automatique d’échelon selon l’ancienneté requise et des tableaux d’avancement établis par le ministère de la Fonction publique. La mise en œuvre de ces mesures est encadrée par une commission d’avancement composée de représentants de la Présidence, du Premier ministre, du ministère des Finances, du ministère du Plan et de membres du personnel désignés par les syndicats les plus représentatifs.
Pour l’administration, cette réforme constitue un signal fort en faveur de la reconnaissance des agents non fonctionnaires, souvent en première ligne dans l’exécution des missions de l’État, mais jusqu’ici confrontés à des conditions d’emploi moins sécurisées. Elle s’inscrit également dans la dynamique globale de modernisation de la Fonction publique et de valorisation des ressources humaines, conformément aux ambitions du Sénégal pour 2050.

Fonction publique : L’État rouvre pendant deux ans la possibilité de nomination pour des enseignants contractuels

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a signé le 27 janvier 2026 le décret n°2026-65 modifiant le décret n°2006-392 du 27 avril 2006, complétant lui-même le décret n°77-987 du 14 novembre 1977 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’Enseignement. À travers ce nouveau texte, l’État sénégalais décide de proroger le délai accordé à certains enseignants contractuels pour solliciter leur nomination dans le corps des fonctionnaires de l’Enseignement, ouvrant ainsi une nouvelle fenêtre de deux années à compter de l’entrée en vigueur du décret.
Cette mesure intervient dans un contexte où de nombreux agents, pourtant éligibles, n’avaient pas pu bénéficier du dispositif mis en place en 2006, faute d’avoir déposé leur demande dans le délai initialement imparti. Pour les autorités, il s’agit aujourd’hui de corriger une situation jugée inéquitable, tout en assurant une meilleure sécurisation des carrières dans le secteur éducatif.
Pour rappel, le décret n°2006-392 du 27 avril 2006 avait été adopté pour compléter le statut particulier des fonctionnaires de l’Enseignement afin de permettre aux enseignants contractuels d’intégrer le corps des fonctionnaires correspondant à leur profil. Ce texte offrait une possibilité exceptionnelle de nomination, sous réserve que les intéressés remplissent, à la date d’entrée en vigueur du décret, deux conditions essentielles : être âgés d’au moins trente-cinq ans et être titulaires du diplôme requis pour accéder au corps sollicité. Les agents concernés disposaient alors d’un délai de deux ans pour déposer leur dossier auprès de l’administration.
Dans la pratique, ce délai s’est avéré insuffisant pour un nombre important d’enseignants, confrontés à diverses contraintes administratives, à des difficultés dans la constitution des pièces ou encore à un déficit d’information. Résultat : plusieurs agents ayant pourtant servi durant de longues années dans les établissements scolaires sont restés en dehors du dispositif, conservant un statut contractuel précaire.
Le nouveau décret vient ainsi proroger le délai prévu à l’alinéa premier de l’article 2 du décret de 2006. Concrètement, les enseignants concernés disposent désormais d’un nouveau délai courant jusqu’à deux ans après l’entrée en vigueur du présent texte pour introduire leur demande de nomination. Cette prorogation vise à permettre une régularisation progressive de leur situation administrative et à favoriser une intégration conforme aux dispositions du statut particulier.
Le décret apporte également une précision importante relative à l’ancienneté. Il est désormais clairement établi que le rappel d’ancienneté civile acquise antérieurement en qualité de volontaire, de vacataire ou de contractuel dans l’administration publique n’est valable qu’une seule fois dans le cadre de l’administration et sans possibilité de cumul. Cette disposition vise à prévenir toute double prise en compte de la même période de service et à garantir l’équité entre agents.
Sur le plan institutionnel, l’exécution du décret est confiée, chacun en ce qui le concerne, au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de la Formation professionnelle et technique, au Ministre de l’Éducation nationale ainsi qu’au Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public. Le texte devra être publié au Journal officiel pour entrer pleinement en vigueur.
Pour de nombreux acteurs du monde éducatif, cette décision est perçue comme un signal fort en direction des enseignants contractuels, souvent en première ligne dans les salles de classe, mais longtemps confrontés à l’instabilité de leur statut. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de modernisation de la Fonction publique et de valorisation des ressources humaines de l’État.

Air Sénégal renforce sa flotte avec l’intégration d’un Boeing 777 sur la ligne Dakar–Paris

La compagnie nationale Air Sénégal a annoncé l’intégration officielle d’un Boeing 777 dans sa flotte depuis le 25 janvier 2026, destiné à assurer les rotations sur la ligne stratégique Dakar–Paris–Dakar. Cette mise en service marque une étape importante dans la stratégie de montée en gamme du pavillon national, visant à améliorer significativement l’expérience de voyage de ses passagers sur l’un de ses axes les plus fréquentés.

Selon un communiqué de la compagnie, l’arrivée de cet appareil long-courrier constitue une avancée majeure tant sur le plan opérationnel que commercial. Le Boeing 777 permettra notamment de rétablir la capacité fret, un segment essentiel pour les échanges économiques entre le Sénégal et la France, tout en répondant aux besoins des opérateurs et des exportateurs. Cette capacité accrue devrait contribuer à renforcer la compétitivité d’Air Sénégal sur le marché international.

L’intégration de cet avion marque également le retour de la classe Business sur la ligne Dakar–Paris, une offre très attendue par la clientèle affaires et les voyageurs en quête de davantage de confort. Le Boeing 777 est configuré en bi-classe, avec 26 sièges en classe Business et 286 sièges en classe Économique, offrant ainsi un meilleur équilibre entre confort, capacité et qualité de service. La compagnie met en avant un aménagement moderne et des standards de service destinés à améliorer le confort à bord et la satisfaction globale des passagers.

Air Sénégal souligne que cette montée en gamme s’inscrit dans une volonté affirmée de mieux répondre aux attentes de sa clientèle, tout en améliorant la régularité et la fiabilité de ses opérations. Après plusieurs mois marqués par des perturbations et des ajustements opérationnels, la compagnie entend, à travers cette nouvelle acquisition, consolider son programme de vols et restaurer la confiance de ses passagers.

Consciente des désagréments rencontrés récemment, Air Sénégal a présenté ses excuses à l’ensemble de ses clients pour les perturbations enregistrées au cours des derniers mois. La direction réaffirme toutefois son engagement à rétablir un niveau de régularité, de confort et de qualité de service conforme aux standards du transport aérien international, dans l’objectif de positionner durablement la compagnie comme un acteur crédible et performant sur les grandes lignes internationales.

Kaolack : un motocycliste tué sur le coup dans une collision avec un camion de vidange à Sing Sing

Un grave accident de la circulation a endeuillé la commune de Kaolack ce lundi 26 janvier 2026. Le drame s’est produit aux environs de 15 heures, à hauteur du quartier Sing Sing, où un jeune homme a perdu la vie dans une collision particulièrement violente.

Selon des informations recueillies auprès de sources de Dakaractu Kaolack, la victime circulait à bord d’une moto de type Jakarta lorsqu’elle a été percutée par un camion de vidange. Le choc, d’une extrême violence, ne lui a laissé aucune chance. Le motocycliste est décédé sur le coup, avant même l’arrivée des secours.

Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux du sinistre. Après les constatations d’usage, le corps sans vie de la victime a été acheminé à la morgue de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.

Les circonstances exactes de l’accident restent pour l’heure à déterminer. Une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur les causes de ce drame et d’établir les responsabilités éventuelles.

Décès de l’actrice Halima Gadji : le Sénégal perd une icône de sa fiction contemporaine

Le monde culturel sénégalais est plongé dans une profonde tristesse. L’actrice Halima Gadji est décédée ce lundi soir à l’âge de 36 ans, selon plusieurs sources concordantes. Figure majeure de la fiction télévisuelle et du théâtre sénégalais, elle laisse derrière elle une œuvre marquante et une empreinte durable dans le paysage artistique national.

Révélée au grand public par son rôle emblématique de Marième Dial dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié, Halima Gadji s’était imposée comme une actrice de premier plan. Son interprétation, à la fois audacieuse et nuancée, d’une femme libre, complexe et en rupture avec certains stéréotypes, avait profondément marqué les téléspectateurs. À travers ce personnage, elle avait contribué à faire évoluer la représentation des femmes à l’écran, suscitant débats, adhésions et parfois controverses, signe de l’impact culturel majeur de la série.

Le succès retentissant de Maîtresse d’un homme marié avait propulsé Halima Gadji au rang d’icône nationale. Elle était devenue, pour toute une génération, le visage d’une nouvelle fiction sénégalaise plus affirmée, plus réaliste et plus engagée. Son jeu intense, sa présence magnétique et sa capacité à incarner des personnages aux multiples facettes avaient largement contribué à l’adhésion du public, bien au-delà des frontières du Sénégal.

Mais réduire Halima Gadji à la télévision serait oublier l’étendue de son talent. Sur les planches, elle s’était également illustrée avec brio, participant à plusieurs productions théâtrales et apportant une contribution significative à l’essor de la scène artistique sénégalaise. Son travail au théâtre témoignait de sa rigueur, de son amour du texte et de son engagement profond pour l’art dramatique. Là encore, elle avait su toucher un public varié, séduit par une interprétation à la fois sincère et puissante.

Les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été officiellement confirmées. D’après les premières informations recueillies, l’actrice aurait succombé à un malaise. À ce stade, la famille de Halima Gadji ne s’est pas encore exprimée publiquement, laissant place à une vive émotion et à de nombreuses interrogations. Cette retenue alimente une atmosphère de choc et d’incrédulité, tant la disparition semble soudaine.

Ce drame ravive par ailleurs un souvenir douloureux. En avril 2023, de fausses rumeurs annonçant la mort de l’actrice avaient circulé sur les réseaux sociaux, provoquant une onde de choc avant d’être formellement démenties par Halima Gadji elle-même. Cette fois-ci, hélas, l’annonce est bien réelle et plonge le pays dans le deuil.

Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient. Acteurs, réalisateurs, journalistes, figures culturelles et simples anonymes saluent la mémoire d’une artiste engagée, libre et profondément humaine. Sur les réseaux sociaux, les messages de tristesse, de reconnaissance et d’admiration affluent, témoignant de l’attachement du public à celle qui a incarné, avec courage et sincérité, les espoirs, les luttes et les contradictions de la société sénégalaise contemporaine.

Affaires d’abus de confiance et d’escroquerie : Soya Diagne de nouveau déféré au Parquet

Déjà placé en détention préventive depuis octobre 2025, l’homme d’affaires Soya Diagne a été extrait de sa cellule de la prison de Rebeuss le lundi 26 janvier, sur instruction du Procureur de la République. Il a été conduit dans les locaux de la Sûreté urbaine de la police centrale avant d’être déféré au Parquet pour des faits d’« abus de confiance et d’escroquerie » portant notamment sur 400 cartons de café impayés et un reliquat estimé à environ 18,9 millions de francs CFA.

Selon le journal L’Observateur, ce nouveau déferrement est lié à deux plaintes supplémentaires enregistrées alors que l’homme d’affaires est déjà poursuivi dans d’autres dossiers. La première plainte émane de Souleymane Bâ Diallo, à l’origine d’un dossier transmis par le Procureur. Le plaignant soutient avoir fourni à Soya Diagne, en 2016, du lait en poudre d’une valeur globale estimée à 23 925 000 francs CFA. Après un acompte de 5 millions de francs CFA, l’homme d’affaires lui aurait remis deux chèques tirés sur la Bsic, lesquels se sont révélés sans provision et n’ont jamais été honorés. Confronté aux faits, Soya Diagne aurait reconnu les actes qui lui sont reprochés, tout en invoquant la prescription des faits pour se défendre.

La seconde plainte a été déposée par Mouhamadou Seck, qui a conduit à l’audition de Soya Diagne par les forces de l’ordre le 22 décembre 2025. D’après le témoignage du plaignant, l’homme d’affaires, se présentant comme un opérateur économique, lui aurait passé en 2017 une commande de 400 cartons de café d’une valeur de 10 400 000 francs CFA. Un dépôt de garantie de 1 400 000 francs CFA aurait été versé, tandis que le solde devait être réglé par chèque. Là encore, le chèque transmis aurait été rejeté pour défaut de provision, laissant la commande impayée. Face à cette nouvelle accusation, Soya Diagne aurait adopté la même ligne de défense, se retranchant derrière la prescription des faits.

Ces nouvelles procédures viennent alourdir le passif judiciaire de l’homme d’affaires, déjà écroué depuis plusieurs mois. Elles relancent le débat sur la multiplication des plaintes pour des faits financiers anciens et sur la question de leur prescription, désormais au cœur de la stratégie de défense de Soya Diagne. L’affaire suit désormais son cours devant le Parquet, qui devra apprécier la suite à donner à ces nouvelles accusations.

Sous les haillons d’un mendiant, un dealer de crack démasqué à la Médina

Ce qui passait pour une scène banale de mendicité dans les rues de la Médina s’est finalement transformé en une affaire de trafic de drogue dure. Un quinquagénaire, identifié par les initiales Al. B, connu dans le quartier pour se déplacer avec des béquilles et tendre la main aux passants, a été interpellé par la Brigade de recherches (BR) de la Médina. Selon les révélations du journal L’Observateur, l’homme dissimulait derrière son apparence misérable une activité illicite bien rodée : la vente de crack.

Chaque jour, Al. B occupait le même emplacement stratégique, à l’angle de la rue 05×06. Vêtu de haillons, l’air abattu, il inspirait la compassion et recevait l’aumône de nombreux passants. Pourtant, cette routine apparemment anodine cachait une autre réalité. Les enquêteurs de la BR, attentifs aux dynamiques du quartier, ont été intrigués par certains détails troublants. Les déplacements de l’homme, jugés trop organisés pour un simple mendiant, ainsi que ses échanges rapides et discrets avec des individus à l’allure suspecte, ont fini par éveiller les soupçons.

Après plusieurs observations, les policiers ont décidé d’intervenir. Jeudi dernier, lors d’une patrouille de sécurisation, les éléments de la Brigade de recherches ont repéré Al. B alors qu’il se tenait devant une boutique, fidèle à son poste habituel. À la vue des forces de l’ordre, le quinquagénaire a tenté de dissimuler son trouble en jouant son rôle de mendiant, mais son attitude fébrile et sa nervosité inhabituelle ont trahi un malaise évident.

Une palpation de sécurité a alors été effectuée. Elle a permis aux policiers de découvrir, dissimulés dans ses effets personnels, un képa de crack ainsi qu’une somme de 5 000 francs CFA. D’après les enquêteurs, cet argent provenait de sa dernière transaction liée à la vente de la drogue.

Conduit au poste de police pour les besoins de l’enquête, Al. B n’a pas tardé à reconnaître les faits. Il a admis être impliqué dans la cession de crack, confirmant ainsi les soupçons des policiers. Toutefois, fidèle à ce que les enquêteurs décrivent comme la « loi du milieu », il a catégoriquement refusé de livrer l’identité de son fournisseur ou de donner des informations pouvant remonter la filière.

Chantier de l’université de Kolda : Dethié Fall hausse le ton face aux retards jugés injustifiables

En visite sur le chantier de l’université de Kolda, toujours inachevé, le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, a exprimé sans détour son profond mécontentement face à l’état d’avancement des travaux. Constatant un chantier au ralenti, voire à l’arrêt à certains endroits, le ministre a estimé que les explications fournies par les entreprises chargées de la réalisation du projet étaient tout simplement « inacceptables », au regard des engagements initialement pris.

Cette descente sur le terrain a été l’occasion pour le ministre d’adresser un avertissement clair à l’entreprise adjudicataire. Il l’a invitée à procéder, sans délai, à une remobilisation effective de son personnel et de l’ensemble de la logistique nécessaire afin de relancer les travaux et de respecter les délais contractuels. Pour Dethié Fall, l’université de Kolda constitue une infrastructure stratégique pour le développement de l’enseignement supérieur dans le sud du pays et ne saurait faire l’objet de retards répétés.

Le ministre des Infrastructures a également rejeté avec fermeté les arguments récurrents liés aux difficultés de paiement, souvent avancés pour justifier la lenteur des chantiers publics. Selon lui, ces justifications ne tiennent plus. Il a rappelé que les entreprises sont sélectionnées à l’issue de procédures rigoureuses, notamment sur la base de leurs capacités financières à exécuter les travaux qui leur sont confiés. « Les entrepreneurs doivent cesser de se couvrir sur les paiements pour justifier des retards de livraison », a-t-il martelé.

Insistant sur les responsabilités de l’État, Dethié Fall a tenu à rassurer quant aux engagements financiers publics. Il a souligné que l’État honore toujours ses obligations et finit par payer les travaux réalisés conformément aux règles. Pour le ministre, il n’est désormais plus acceptable d’invoquer l’argument selon lequel « l’État n’a pas payé » pour expliquer l’arrêt ou le ralentissement d’un chantier.

Drogue à Ouakam : la BRS de Dakar démantèle un réseau de dealers à la Cité Avion

Les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Dakar, rattachée à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont porté un coup dur au trafic de drogue dans la capitale. Le vendredi 23 janvier 2026, aux environs de 19 heures, une opération ciblée a permis le démantèlement d’un réseau de vente et de consommation de chanvre indien à la Cité Avion de Ouakam.

Au cours de cette intervention, quatre individus ont été interpellés, dont un ressortissant centrafricain. Il s’agit de M. Dioum, agent immobilier né en 1997, de B.Y.M. Martin, étudiant centrafricain né en 2003 à Bangui, de A.K. Mangranene, maçon né en 1987, et de Ba. Ndao, électricien né en 2005 à Ouakam. Tous sont domiciliés dans le même quartier, selon des sources proches de l’enquête.

Cette opération fait suite à de nombreuses dénonciations des habitants de la Cité Avion, excédés par la prolifération du trafic de drogue dans leur environnement immédiat. Les riverains faisaient état d’allées et venues suspectes et d’une transformation progressive de certains points du quartier en véritables lieux de vente et de consommation de chanvre indien, communément appelés « fumoirs ».

Alertée par ces signalements répétés, la BRS a mené des investigations approfondies qui ont permis d’identifier les principaux acteurs de ce trafic. L’intervention policière a abouti à l’arrestation des quatre suspects sur les lieux mêmes de leurs activités illicites. Lors de la fouille, les agents ont saisi quatre cornets de chanvre indien.

Par ailleurs, cinq téléphones portables ainsi qu’une somme de 20 500 francs CFA ont été retrouvés en possession des mis en cause. Ces objets ont été provisoirement consignés par les services compétents en vue de leur mise sous scellés, dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.

Journée internationale de la Douane : l’Administration sénégalaise célèbre la vigilance et l’engagement au service de la nation

L’Administration des Douanes du Sénégal a célébré, hier, la Journée internationale de la Douane aux côtés de la communauté douanière mondiale. La cérémonie officielle, organisée au siège de la Direction générale, a réuni les principaux responsables de l’institution, des représentants des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que plusieurs partenaires stratégiques. Présidant l’événement, le Ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a placé cette célébration sous le signe du thème retenu cette année : « Une Douane qui protège sa population par sa vigilance et son engagement ».

Dans son allocution, le ministre a souligné la pertinence de ce thème, qu’il considère comme une parfaite illustration des missions quotidiennes confiées aux agents des douanes. Selon lui, au-delà de la mobilisation des ressources financières indispensables au fonctionnement de l’État, la Douane joue un rôle fondamental dans la protection des citoyens, notamment à travers la lutte contre la fraude, les trafics illicites, la contrebande et toutes les formes de criminalité transfrontalière. Il a insisté sur la nécessité d’une vigilance constante et d’un engagement sans faille dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques de plus en plus complexes.

Le Directeur général des Douanes, Babacar Mbaye, entouré de son équipe dirigeante, a pour sa part salué l’engagement exemplaire des agents et la qualité du travail accompli sur l’ensemble du territoire national. Il a mis en avant la dynamique de modernisation de l’Administration des Douanes, axée sur le renforcement des capacités humaines, l’amélioration des outils de contrôle et la digitalisation des procédures, afin de mieux répondre aux exigences de performance et de transparence.

Le Ministre des Finances et du Budget a également rendu un vibrant hommage aux résultats obtenus par l’institution au cours de l’année 2025. Il a souligné que les performances enregistrées ont eu un impact positif notable sur l’économie nationale, contribuant de manière significative à la mobilisation des recettes publiques. « Les performances enregistrées témoignent du professionnalisme, du sens du devoir et du dévouement des agents des douanes », a-t-il déclaré, avant d’adresser ses félicitations et ses encouragements à l’ensemble des équipes.

La cérémonie a aussi été marquée par un moment fort de reconnaissance et de mémoire avec l’inauguration de nouvelles infrastructures au sein de la Direction générale. Trois bâtiments ont été baptisés en hommage à d’anciens dirigeants de l’Administration des Douanes, figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de l’institution par leur leadership et leur engagement. Une salle de conférence porte désormais le nom de l’ancien Directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé. Une nouvelle annexe de la Direction générale a été dédiée à la mémoire de Mamadou Moustapha Tall, également ancien Directeur général des Douanes. Enfin, le Centre de Commandement opérationnel a été baptisé du nom du regretté Colonel des Douanes Mbaye Ndao.

À travers ces baptêmes, l’Administration des Douanes réaffirme sa volonté de perpétuer la mémoire de ceux qui ont contribué à son rayonnement et à la consolidation de ses valeurs. Ces hommages symbolisent la transmission d’un héritage fondé sur le sens du service public, l’intégrité et l’engagement au service de l’État et des populations.

Sécurité routière : le CCUAP alerte après le tragique accident sur l’Autoroute de l’Avenir à Rufisque

Le Collectif Citoyen des Usagers des Aménagements Publics et Privés (CCUAP) a exprimé, ce 26 janvier 2026 à Dakar, sa profonde inquiétude après le dramatique accident survenu sur l’Autoroute de l’Avenir, à hauteur de Keur Ndiaye Lô, Rufisque. L’accident, survenu dimanche vers 13 h, a coûté la vie à cinq personnes et laissé deux autres gravement blessées, soulignant la vulnérabilité persistante des usagers malgré la modernisation des infrastructures.

Le collectif a présenté ses condoléances aux familles des victimes et son soutien aux blessés, rappelant que chaque accident constitue une tragédie aux répercussions humaines considérables, touchant non seulement les familles, mais également les communautés.

Dans son communiqué, le CCUAP déplore la fréquence élevée des accidents graves sur les grands axes du pays, notamment sur l’Autoroute de l’Avenir. Le collectif attire l’attention sur la présence régulière de gros porteurs, camions et bus de transport, souvent en excès de vitesse ou insuffisamment sécurisés. Selon lui, les mesures techniques et organisationnelles actuelles restent insuffisantes pour assurer une cohabitation sûre entre véhicules légers, transports publics et véhicules lourds, exposant ainsi les usagers à des risques importants.

Face à cette situation préoccupante, le CCUAP appelle les autorités compétentes, notamment le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres, à renforcer immédiatement les contrôles de vitesse, le respect du code de la route et la surveillance sur les tronçons d’autoroutes à péage. Le collectif recommande également l’instauration de limites de vitesse strictes pour les camions, gros porteurs et bus, assorties de sanctions effectives en cas de dépassement.

Les exploitants des autoroutes à péage sont également interpellés pour mettre en œuvre des mesures spécifiques visant à améliorer la sécurité : gestion différenciée des flux entre véhicules légers et poids lourds, installation de radars, barrières de sécurité renforcées et signalisation visible. Le CCUAP insiste également sur la nécessité d’une campagne nationale de sensibilisation impliquant l’ensemble des usagers et des conducteurs professionnels afin de promouvoir les bonnes pratiques et réduire les comportements à risque.

Le collectif rappelle que la sécurité routière est l’affaire de tous et encourage une mobilisation collective, citoyenne et institutionnelle, afin de faire des routes sénégalaises des espaces sûrs où la protection de la vie humaine prime sur toute autre considération.

Affaire Softcare : 40 jours après, la vérité toujours attendue

Quarante jours se sont écoulés depuis le communiqué du ministère de la Santé annonçant l’envoi imminent d’une mission pour faire la lumière sur l’affaire Softcare. Le 18 décembre 2025, à la suite d’une inspection de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), les autorités sanitaires avaient promis des investigations « sans délai » afin d’établir les responsabilités et de rassurer l’opinion publique sur la sécurité des produits incriminés. Mais, à ce jour, aucune information officielle n’a été rendue publique.

Ni rapport d’enquête, ni conclusions, ni même une communication intermédiaire. Un silence que de nombreux acteurs de la société civile interprètent comme un signal inquiétant, d’autant plus que les produits Softcare continuent de circuler sur le marché national sans restriction apparente. Pour le Collectif « Lumière sur l’affaire Softcare », cette situation traduit une forme de désinvolture face à un enjeu majeur de santé publique.

Dans une déclaration rendue publique ce 26 janvier 2026 à Dakar, le collectif estime que ce mutisme dépasse le cadre d’un simple retard administratif. Il y voit un « choix politique », dénonçant une volonté de protéger des intérêts privés au détriment de la sécurité sanitaire des populations. Les membres du collectif rappellent que la santé publique ne peut être réduite à une logique marchande et que la transparence doit être la règle, en cohérence avec les principes de gouvernance prônés par les autorités actuelles.

Depuis la publication du communiqué ministériel, le collectif affirme avoir multiplié les initiatives pour obtenir des clarifications, notamment à travers une conférence de presse et des correspondances officielles adressées aux autorités compétentes. Ces démarches seraient, selon eux, restées sans réponse.

Face à ce qu’il qualifie de « silence méprisant », le Collectif Lumière sur l’affaire Softcare hausse le ton et brandit la menace d’actions plus radicales. Si aucune vérité n’est rendue publique et si aucune mesure concrète n’est prise dans les prochains jours, il annonce son intention d’appeler au boycott total des produits Softcare, ainsi qu’à l’organisation d’une grande manifestation devant le ministère de la Santé.

Pour les membres du collectif, la question dépasse largement le cas d’une seule entreprise. Elle touche au droit fondamental des citoyens à être informés et protégés, ainsi qu’à la crédibilité du système de contrôle sanitaire. « Il n’y aura pas de confiance sans vérité », martèlent-ils, estimant que la souveraineté sanitaire passe nécessairement par un contrôle citoyen effectif et par des institutions capables de rendre des comptes.

Alors que l’affaire continue d’alimenter l’inquiétude et les interrogations, l’attente se prolonge autour d’une prise de parole officielle des autorités sanitaires. Une communication claire et des décisions visibles pourraient, selon de nombreux observateurs, constituer un premier pas pour restaurer la confiance et dissiper les doutes qui entourent désormais le dossier Softcare.

Crise de l’eau et ODD 6 : Bassirou Diomaye Faye appelle à une accélération urgente des actions

À l’approche de l’échéance de 2030 fixée par l’Agenda des Nations Unies pour les Objectifs de développement durable (ODD), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé une vive inquiétude quant au niveau d’atteinte de l’ODD 6, consacré à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. À cinq ans seulement de cette échéance, le chef de l’État estime que les résultats enregistrés restent largement insuffisants au regard des ambitions initiales, appelant à une mobilisation plus forte et à une accélération significative des efforts.

S’exprimant lors de la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau, le président Diomaye Faye a rappelé que l’ODD 6 occupe une place centrale dans l’architecture globale du développement durable. Selon lui, l’eau et l’assainissement constituent des piliers transversaux, dont dépendent directement la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, l’industrialisation, la protection de l’environnement et, plus largement, la dignité humaine. Faire progresser cet objectif, a-t-il insisté, revient donc à créer les conditions favorables à l’atteinte de l’ensemble des autres ODD.

Le chef de l’État a reconnu que des avancées ont été réalisées ces dernières années, notamment en matière d’accès à l’eau potable dans certaines zones urbaines et rurales, ainsi que dans l’amélioration progressive des infrastructures d’assainissement. Toutefois, il a souligné que ces progrès demeurent encore trop lents et inégalement répartis pour permettre d’espérer un respect des engagements d’ici 2030.

« À cinq ans de l’échéance, force est de constater que nous sommes loin des objectifs fixés, même si des progrès sont observés, prouvant que l’accélération des performances reste possible si nous agissons sur les bons leviers », a-t-il déclaré, invitant les États à repenser leurs stratégies et à renforcer leurs mécanismes de mise en œuvre.

Le président sénégalais a également mis l’accent sur la situation particulière du continent africain, qu’il considère comme l’un des épicentres de la crise mondiale de l’eau. Il a rappelé que l’Afrique est confrontée à une combinaison de défis structurels, parmi lesquels la croissance démographique rapide, l’urbanisation non maîtrisée, l’insuffisance des infrastructures et les effets de plus en plus visibles du changement climatique.

Selon Bassirou Diomaye Faye, cette vulnérabilité est d’autant plus injuste que l’Afrique demeure l’un des continents les moins responsables des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tout en subissant de manière disproportionnée les impacts des dérèglements climatiques, notamment les sécheresses, les inondations et la raréfaction des ressources hydriques.

Face à ce constat, le chef de l’État a plaidé pour un engagement renforcé des partenaires internationaux, en faveur d’un financement plus conséquent et plus accessible des projets liés à l’eau et à l’assainissement. Il a également appelé à une meilleure coordination entre les États, les institutions multilatérales, le secteur privé et les communautés locales, afin de garantir des solutions durables, adaptées aux réalités de chaque territoire.

Pour le président Diomaye Faye, l’accès équitable et durable à l’eau potable et à l’assainissement ne doit plus être considéré comme un luxe, mais comme un droit fondamental et une priorité absolue de l’action publique. À ses yeux, l’urgence est désormais de transformer les engagements politiques en actions concrètes et mesurables, afin d’éviter que l’ODD 6 ne devienne, en 2030, l’un des grands rendez-vous manqués du développement durable.

Forage offshore au Sénégal : un livre blanc alerte sur des menaces graves pour l’environnement et les communautés côtières

L’expansion des projets pétroliers et gaziers offshore au Sénégal pourrait avoir des conséquences lourdes et durables sur l’environnement, la santé publique et les moyens de subsistance des populations. C’est l’avertissement lancé dans un livre blanc publié par Waterkeeper Alliance, en partenariat avec Hann Baykeeper et Bargny Coast Waterkeeper, dans le cadre de la campagne « Sauver la mer et la pêche ». Le document dresse un tableau préoccupant des impacts actuels et potentiels des activités extractives en mer, pointant des risques majeurs pour les écosystèmes marins et les communautés côtières.

Selon les auteurs, les opérations de forage offshore exposent les populations à des dangers multiples, notamment à travers la pollution de l’eau, la dégradation des habitats marins et la perturbation des ressources halieutiques. Ces atteintes fragilisent directement la pêche artisanale, pilier de l’économie locale et principale source de revenus pour des milliers de familles. Le livre blanc souligne que ces impacts compromettent également la sécurité alimentaire, dans un contexte où de nombreuses communautés dépendent quasi exclusivement des produits de la mer pour leur alimentation.

Le document rappelle que ces menaces s’inscrivent dans une réalité environnementale déjà complexe. Les zones côtières sénégalaises sont confrontées à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion du littoral et aux effets du changement climatique. L’ajout d’activités pétrolières et gazières intensives accentuerait ces pressions, augmentant les vulnérabilités des populations les plus exposées.

Les organisations signataires dénoncent par ailleurs une injustice environnementale. Alors que des multinationales internationales tirent d’importants bénéfices de l’exploitation des ressources offshore, ce sont les communautés locales qui supportent l’essentiel des coûts sociaux et écologiques. Pollution, risques sanitaires, perte de revenus et dégradation du cadre de vie constituent le revers d’une activité dont les profits sont en grande partie externalisés.

Un autre aspect central du livre blanc concerne l’opacité entourant les mécanismes d’assurance des projets offshore. Les auteurs expliquent que la couverture d’assurance est un élément clé permettant le développement de ces projets, mais que très peu d’informations sont accessibles au public sur les garanties existantes au Sénégal. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité des opérateurs et de l’État à faire face à d’éventuels accidents majeurs, tels que des fuites d’hydrocarbures ou des marées noires, et à indemniser correctement les populations affectées.

Le document met également en garde contre les contradictions entre l’expansion des projets fossiles et les engagements climatiques du Sénégal. En misant fortement sur le pétrole et le gaz, le pays risque de retarder sa transition vers des énergies propres et de s’éloigner des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les auteurs estiment que cette orientation pourrait exposer le Sénégal à des risques économiques à long terme, notamment face à la volatilité des marchés énergétiques mondiaux.

Face à ces constats, le livre blanc appelle à un changement de cap dans les politiques énergétiques nationales. Il recommande l’instauration d’un moratoire sur les nouveaux projets pétroliers et gaziers offshore, ainsi que la suspension des plans d’expansion en cours. Les organisations plaident également pour l’arrêt des opérations actuelles, dans l’attente d’évaluations environnementales et sociales approfondies, transparentes et conformes aux normes internationales.

Enfin, les auteurs suggèrent la réalisation d’un audit national public des contrats et des mécanismes de financement liés aux combustibles fossiles, afin de renforcer la transparence, la responsabilité et la viabilité de la dette. À travers ce livre blanc, Waterkeeper Alliance et ses partenaires entendent encourager un débat national sur l’avenir énergétique du Sénégal, en mettant l’accent sur la protection de l’environnement, la justice sociale et un développement véritablement durable.

Crise à la RTS : le Synpics et le Synpap montent au créneau contre Pape Alé Niang

La tension reste vive au sein de la Radiotélévision Sénégalaise (RTS). Le bras de fer entre la Direction générale et les syndicats de travailleurs est loin de connaître son épilogue. Les sections locales du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) et du Syndicat des professionnels de l’audiovisuel public (Synpap) ont annoncé la tenue d’une conférence de presse, ce mercredi 28 janvier dans l’après-midi, afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme de graves dysfonctionnements dans la gestion actuelle de l’entreprise publique.

Selon le journal Libération, les deux organisations syndicales appellent à une remobilisation générale de l’ensemble des travailleurs de la RTS. Objectif : attirer l’attention de l’opinion publique et des autorités sur un malaise profond qui, selon elles, perdure depuis plusieurs mois et qui s’est accentué sous la direction de Pape Alé Niang.

Au cœur de cette contestation, l’intersyndicale évoque une série de « dérives managériales » qui compromettraient le bon fonctionnement de la maison et fragiliseraient le climat social. Les syndicats pointent notamment la suspension de certains accords conclus avec les travailleurs, sans concertation préalable, ainsi qu’une gouvernance jugée autoritaire et peu inclusive.

Le Synpics et le Synpap accusent également la Direction générale de pratiques qu’ils qualifient de « népotiques et nébuleuses », évoquant des soupçons de favoritisme dans les recrutements, les nominations et la gestion des ressources humaines. À cela s’ajouteraient, selon eux, des zones d’ombre dans la gestion financière de l’entreprise, alimentant un sentiment de méfiance et de frustration chez de nombreux agents.

Pour les syndicats, cette situation met en péril non seulement les droits et acquis des travailleurs, mais aussi la mission de service public de la RTS. Ils estiment que la télévision et la radio nationales ne peuvent pleinement jouer leur rôle d’information, d’éducation et de cohésion sociale dans un climat marqué par la défiance interne et l’instabilité.

À travers cette sortie médiatique annoncée, le Synpics et le Synpap entendent interpeller directement les plus hautes autorités de l’État afin qu’elles se saisissent du dossier et prennent les mesures nécessaires pour rétablir un climat social apaisé au sein de la RTS.

En attendant, la Direction générale n’a pas encore officiellement réagi à ces accusations. Mais cette nouvelle escalade dans le bras de fer laisse présager des jours encore difficiles pour l’audiovisuel public sénégalais, déjà confronté à de nombreux défis structurels et financiers.

Hydraulique rurale : le Sénégal lance la phase 2 du projet chinois de 60 milliards FCFA

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa politique d’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a procédé au lancement officiel de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable financé par la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à Diaglé, dans la commune de Toubacouta, marquant le démarrage effectif d’un programme d’envergure nationale destiné à renforcer durablement les infrastructures hydrauliques dans les zones rurales.

Doté d’un financement de 60 milliards de francs CFA, ce projet vise à réduire de manière significative les inégalités d’accès à l’eau entre les différentes régions du pays. Treize régions sont concernées par cette deuxième phase, faisant de Dakar la seule région non couverte par le programme, en raison de son niveau d’équipement relativement plus avancé. À travers cette initiative, l’État du Sénégal entend répondre à une demande sociale forte et améliorer les conditions de vie de millions de citoyens confrontés, au quotidien, aux difficultés d’approvisionnement en eau potable.

Lors de sa visite au forage de Diaglé, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la dimension vitale et stratégique de ce projet. Il a rappelé que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et un levier essentiel pour le développement économique, la santé publique et la stabilité des communautés rurales. Selon lui, la mise en œuvre de cette phase 2 permettra de garantir une eau de qualité et en quantité suffisante à près de deux millions de Sénégalais à travers le territoire national.

Le ministre a également salué la qualité de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine, qu’il a qualifiée de partenariat solide et efficace. « Je remercie le gouvernement chinois pour son écoute et sa compréhension de la situation du Sénégal », a-t-il déclaré, soulignant que cet appui témoigne de la volonté des deux pays de travailler ensemble pour répondre aux besoins prioritaires des populations.

Dans la zone de Toubacouta, les retombées du projet sont déjà très attendues. Treize villages ont été directement intégrés dans le programme, avec des travaux portant notamment sur la réalisation de nouveaux forages, la réhabilitation d’ouvrages existants, l’extension des réseaux de distribution et l’installation de châteaux d’eau. À Diaglé, le ministre a constaté l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et annoncé que l’eau devrait être disponible dans les robinets d’ici la fin du mois de février 2026.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, cette initiative devrait également contribuer à réduire la pénibilité des corvées d’eau, en particulier pour les femmes et les jeunes filles, souvent chargées de cette tâche dans les zones rurales. Elle devrait aussi favoriser le développement d’activités économiques locales, notamment l’agriculture, l’élevage et la transformation, grâce à une disponibilité accrue de la ressource.

Lutte contre le faux monnayage : Kaolack au cœur d’une saisie record de près de 5 milliards FCFA

La région de Kaolack vient d’être le théâtre d’une opération majeure dans la lutte contre le faux monnayage et les trafics illicites. Les unités douanières locales ont procédé à l’incinération d’une importante quantité de produits prohibés, dont des faux billets d’une valeur exceptionnelle estimée à 4,9 milliards de francs CFA. Une saisie qualifiée de record, qui porte la valeur globale des marchandises détruites à près de 6 milliards de francs CFA.

L’opération s’est déroulée en présence du Gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt, qui a salué la performance des services des douanes et mis en avant la portée stratégique de cette action. Pour l’autorité administrative, il s’agit d’une véritable démonstration de force de l’État face aux réseaux criminels qui tentent de s’implanter durablement dans les territoires.

Selon les chiffres officiels communiqués, les faux billets représentent l’essentiel des produits saisis, illustrant l’ampleur du phénomène de contrefaçon monétaire dans la zone. À ces coupures frauduleuses s’ajoutent d’autres marchandises illicites issues de divers trafics, dont la nature n’a pas été détaillée, mais qui participent, selon les autorités, à alimenter une économie souterraine aux conséquences graves pour la stabilité économique et sécuritaire du pays.

Pour Mouhamadou Moctar Watt, ces résultats sont le fruit d’un engagement constant des unités douanières dans la lutte contre ce qu’il qualifie « d’économie criminelle ». Il estime que cette économie parallèle constitue une menace directe pour la sécurité nationale, en fragilisant les circuits financiers, en favorisant la criminalité organisée et en portant atteinte à la confiance dans la monnaie.

Le Gouverneur a également tenu à rappeler que le rôle de la Douane sénégalaise dépasse largement la seule mission de collecte de recettes. Longtemps perçue principalement comme une administration fiscale, la Douane s’affirme de plus en plus comme un acteur central de la chaîne sécuritaire nationale.

« Il faudra y décrypter un ensemble de messages », a déclaré Mouhamadou Moctar Watt au micro d’iRadio, avant de préciser que cette opération montre clairement que la douane a toute sa place dans le dispositif de sécurité du pays. « Cela montre également qu’au-delà de la perception des recettes, la douane est véritablement un rempart contre le développement de l’économie criminelle au niveau de nos territoires », a-t-il insisté.

Cette saisie record intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises multiplient les actions pour assécher les circuits de financement des réseaux criminels. Elle illustre, selon les responsables, la montée en puissance des capacités opérationnelles des services de contrôle et la volonté de l’État de renforcer la surveillance aux frontières comme à l’intérieur du pays.

Drame minier à Saraya : le bilan s’alourdit à six morts après un effondrement meurtrier

Vingt-quatre heures après l’effondrement tragique survenu dans la commune de Bembou, dans le département de Saraya, le bilan humain continue de s’alourdir. Un nouveau corps a été extrait des décombres ce dimanche, portant à six le nombre de personnes décédées. Sur le terrain, l’espoir de retrouver d’éventuels survivants s’amenuise au fil des heures, tandis que les opérations de secours ont été provisoirement suspendues pour des raisons de sécurité.

Le drame s’est produit le samedi 24 janvier, aux environs de 10 heures, sur le périmètre de la société minière AfriGold, situé à l’ouest du village de Gamba-Gamba, dans le sud-est du Sénégal. Selon des sources sécuritaires relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), un groupe de mineurs artisanaux s’était introduit clandestinement sur ce site d’exploitation industrielle à la recherche d’or.

Alors que plusieurs d’entre eux s’activaient au fond des fosses d’extraction, les parois, déjà fragilisées par des travaux antérieurs et l’instabilité du sol, se sont brusquement effondrées. Pris au piège sous des tonnes de sable et de gravats, plusieurs mineurs ont été ensevelis sur le coup.

Dans les minutes qui ont suivi l’accident, la solidarité des orpailleurs présents sur les lieux a permis de dégager huit personnes des décombres. Parmi elles, quatre étaient déjà décédées. Les blessés, quant à eux, ont été évacués en urgence vers des structures sanitaires de la zone avant l’arrivée des forces de défense et de sécurité.

Les recherches se sont poursuivies tout au long de la journée de dimanche. Elles ont conduit à la localisation et à l’extraction de nouveaux corps, portant le bilan provisoire à six morts. Toutefois, l’absence d’un recensement précis des personnes présentes au moment de l’effondrement complique l’évaluation réelle du nombre de victimes. Les autorités n’excluent pas la possibilité que d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres.

Face à l’ampleur des dégâts et à l’instabilité persistante du terrain, les équipes de secours ont été contraintes de suspendre les opérations de fouilles ce dimanche soir, afin d’éviter de nouveaux accidents. Les recherches devraient reprendre lundi, sous réserve de conditions de sécurité jugées acceptables.

Ce nouveau drame relance une fois de plus la problématique de l’orpaillage clandestin dans la région de Kédougou, régulièrement endeuillée par des accidents similaires. Malgré les campagnes de sensibilisation et les opérations de sécurisation menées par l’État, de nombreux jeunes continuent de risquer leur vie dans des sites non sécurisés, attirés par l’espoir d’un gain rapide.

Dans l’attente de la reprise des recherches, les populations de Bembou et des villages environnants restent plongées dans la consternation, tandis que les familles des victimes vivent dans l’angoisse et l’incertitude.

Rufisque : la police démantèle une bande organisée spécialisée dans le vol de carburant

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque (est) a annoncé, ce dimanche, avoir démantelé une bande organisée spécialisée dans le vol de carburant, à l’issue d’une opération menée dans la nuit du 20 au 21 janvier 2026. Trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage de moyen de locomotion, selon un communiqué de la police.

Cette opération fait suite à une plainte déposée en septembre 2025 par la société TRANS GAYE, victime de vols répétés de gasoil dans sa gare de stationnement située au Km 22. Face à la récurrence des faits et à l’importance des pertes enregistrées, les services de police ont ouvert une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs et de mettre fin à ces agissements.

Les investigations ont permis aux enquêteurs d’exploiter un renseignement opérationnel signalant une nouvelle opération de siphonnage programmée dans la nuit du 20 au 21 janvier 2026. Un dispositif de surveillance discret a alors été mis en place autour du site ciblé. C’est dans ces circonstances que les agents ont surpris un groupe d’individus, tous employés de la société et vêtus de leurs tenues de service, en train de siphonner le gasoil de camions-citernes stationnés sur les lieux.

Selon la police, le carburant volé était transvasé dans des bouteilles avant d’être chargé à bord d’un véhicule particulier de marque Volkswagen, utilisé pour le transport du produit. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis l’interpellation de trois suspects sur place, mettant ainsi un terme à l’opération frauduleuse.

Lors de l’assaut, les policiers ont procédé à la saisie de dix bouteilles, dont quatre remplies de gasoil, ainsi que du véhicule Volkswagen ayant servi au convoyage. Placés en garde à vue, les mis en cause ont reconnu les faits lors de leurs auditions. Ils ont notamment révélé que le véhicule avait été acheminé depuis Thiès spécialement pour les besoins de cette opération illégale.

La FSF se désolidarise des déclarations d’El Hadji Ousseynou Diouf

La Fédération sénégalaise de football réaffirme son respect des institutions de la République et précise que les propos de son ambassadeur n’engagent que sa responsabilité personnelle

COMMUNIQUÉ

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a pris connaissance, avec regret, des récentes sorties médiatiques de l’ancien international, Monsieur El Hadji Ousseynou Diouf, relatives notamment à la gestion des récompenses financières octroyées par l’État du Sénégal aux acteurs du football, ainsi qu’à divers sujets traitant de l’actualité sportive internationale.

Devant la gravité et la teneur de ces propos, la Fédération Sénégalaise de Football tient, par le présent communiqué, à apporter les précisions suivantes :

  1. Sur les interpellations à l’endroit de l’État du Sénégal

La FSF tient à se démarquer totalement des propos tenus par Monsieur Diouf à l’encontre de l’État du Sénégal.
L’instance fédérale condamne fermement tant le fond que la forme des réclamations formulées concernant l’octroi des terrains.

La FSF rappelle que l’État du Sénégal, à travers la Haute Autorité, a toujours fait preuve d’une sollicitude constante et d’un accompagnement institutionnel et financier sans faille à l’endroit du football national.
À cet égard, la Fédération tient à rassurer l’opinion que la question foncière évoquée fait l’objet d’une prise en charge diligente par les plus hautes autorités de la République et demeure convaincue qu’une solution idoine sera trouvée.

Par conséquent, les déclarations publiques et la voie de presse utilisées pour poser des revendications personnelles ou collectives ne sauraient être cautionnées par notre institution, qui privilégie le dialogue républicain et les canaux administratifs appropriés.

  1. Sur la responsabilité des propos tenus

La Fédération précise que les déclarations de Monsieur El Hadji Ousseynou Diouf n’engagent que sa propre personne.
Bien qu’étant une légende du football sénégalais, ses opinions, exprimées à titre personnel, ne reflètent en aucune manière la position officielle de la FSF, ni celle de son Comité Exécutif.

  1. Sur l’actualité sportive internationale

S’agissant des prises de position de l’intéressé sur la gouvernance du football international et l’actualité des instances dirigeantes du sport, la FSF tient à marquer sa nette démarcation.

La politique internationale de la FSF est définie par son Comité Exécutif et s’exprime par la voix de son Président ou de ses porte-paroles officiels, dans le strict respect des règles diplomatiques et des relations de bon voisinage avec les instances sœurs.

En conclusion

La Fédération Sénégalaise de Football réitère son attachement indéfectible au respect des institutions de la République et invite l’ensemble des acteurs gravitant autour de la sélection nationale et du football sénégalais à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect dans leurs prises de parole publiques, afin de préserver l’image de notre pays et la sérénité nécessaire à la bonne marche de notre discipline.

Fait à Dakar, le 25 janvier 2026
Le Secrétariat Général

Autoroute à péage : un conteneur se détache d’un poids lourd et paralyse la circulation à Rufisque

Un grave accident de la circulation s’est produit ce dimanche sur l’autoroute à péage, précisément au niveau du péage de Rufisque, dans le sens Mbour–Dakar. Un conteneur transporté par un poids lourd s’est détaché en pleine circulation avant de s’abattre violemment sur un véhicule particulier qui roulait sur la même voie, provoquant une situation de chaos sur cet axe stratégique.

Selon les premières informations recueillies, l’incident s’est produit de manière soudaine, ne laissant que peu de marge de manœuvre aux autres usagers de la route. Le conteneur, après s’être décroché du camion, a percuté la voiture avec une extrême violence, entraînant un arrêt immédiat de la circulation. L’autoroute s’est rapidement retrouvée obstruée, rendant tout passage impossible dans ce sens.

Cette situation a entraîné une interruption quasi totale du trafic entre Mbour et Dakar. De longues files de véhicules se sont formées sur plusieurs kilomètres, plongeant les automobilistes dans une attente prolongée. Les embouteillages ont fortement perturbé la mobilité des usagers, notamment ceux se rendant vers Dakar en cette journée dominicale.

Alertés, les services de secours et de sécurité se sont rendus sur les lieux peu après l’accident. Leur intervention a permis de sécuriser la zone afin d’éviter d’éventuels sur-accidents, de porter assistance aux occupants du véhicule impliqué et de lancer les opérations de dégagement du conteneur tombé sur la chaussée. Les forces de l’ordre ont également procédé à une régulation du trafic, orientant les automobilistes et tentant de fluidifier la circulation dans la mesure du possible.

Drones et infographie : Sunu Kaolack 2027 et la DER/FJ ouvrent des portes à la jeunesse

Vingt jeunes de la région de Kaolack ont récemment renforcé leurs compétences dans des domaines porteurs, à travers une formation en pilotage de drones et en infographie. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre le mouvement « Sunu Kaolack 2027 » et la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) du département.

La formation a été officiellement clôturée par une cérémonie de remise d’attestations, tenue ce vendredi 23 janvier dans les locaux de la DER/FJ.

Entièrement gratuite, cette session visait à doter les bénéficiaires de compétences techniques pointues, en adéquation avec les exigences du marché moderne. Le pilotage de drones et l’infographie offrent en effet de réelles perspectives dans des secteurs variés tels que l’agriculture, la cartographie, l’audiovisuel, la communication ou encore la topographie.

Lors de la cérémonie, M. Mbaye Diop, formateur agréé de la DER/FJ, n’a pas tari d’éloges à l’endroit des participants. Il a notamment salué « la ponctualité des étudiants ainsi que la qualité intrinsèque des vingt formés », mettant en avant leur sérieux et leur engagement tout au long du processus d’apprentissage.

Prenant la parole au nom des bénéficiaires, Mariama Thiam, porte-parole des lauréats, a exprimé la gratitude de toute la promotion. Elle a remercié chaleureusement Sunu Kaolack 2027 pour la gratuité et la qualité de la formation reçue, tout en affirmant la disponibilité des étudiants à accompagner le mouvement dans ses futures activités, afin de mettre leurs nouvelles compétences au service du développement local.

De son côté, Mme Bessane, représentante de la DER/FJ, a mis l’accent sur l’après-formation. Elle a rappelé que sa structure demeure ouverte aux jeunes pour les étapes suivantes, essentielles à leur insertion professionnelle. « Après la formation, notre structure accompagne les jeunes et les femmes dans la formalisation et le financement de leurs projets, quel que soit le domaine d’activité », a-t-elle indiqué.

Cette action concrète illustre la synergie entre les associations citoyennes et les institutions publiques en faveur de l’employabilité et de l’autonomisation de la jeunesse, à travers la promotion de l’innovation et des technologies numériques.

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