Détenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), dix-huit supporters sénégalais ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer le nouveau report de leur procès. Cette décision radicale intervient après l’annonce du renvoi de l’audience au 12 février par les autorités judiciaires marocaines, un ajournement de plus qui a provoqué une vive colère et une profonde incompréhension chez les mis en cause.
Selon des informations recueillies auprès de leur défense, les supporters estiment être victimes d’une procédure excessivement longue et d’un traitement qu’ils jugent injuste. Dans une lettre adressée à leur avocat, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de reports répétitifs sans explications claires, lesquels prolongent leur détention et aggravent leur situation morale et matérielle. Ils affirment ne plus comprendre les motivations de la justice marocaine et craignent que ces délais ne portent atteinte à leurs droits fondamentaux.
La grève de la faim apparaît ainsi comme un moyen de pression et un cri d’alarme. À travers cette action, les détenus cherchent à attirer l’attention des autorités judiciaires, de l’opinion publique ainsi que des autorités sénégalaises sur leur sort. Ils réclament un traitement judiciaire équitable, conforme aux principes du droit, et surtout une procédure diligente leur permettant d’être rapidement fixés sur leur sort.
Cette situation suscite également des inquiétudes quant à l’état de santé des supporters concernés, alors que leur détention se prolonge dans un contexte déjà tendu. Des proches et des soutiens appellent à une implication plus active des autorités diplomatiques afin de favoriser une issue rapide et apaisée à cette affaire, dans le respect des droits des personnes mises en cause.