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Cyberattaque contre la DGID : le Sénégal sous pression face au groupe Black Shrantac

La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) du Sénégal traverse une crise sans précédent à la suite d’une cyberattaque d’envergure qui a paralysé une partie de ses services informatiques. L’attaque, revendiquée par le groupe de hackers international connu sous le nom de Black Shrantac, a gravement affecté les systèmes de gestion et de recouvrement des recettes fiscales, plongeant l’administration dans une situation d’urgence numérique.

Selon les informations rapportées par Le Quotidien, les assaillants ont exigé le paiement d’une rançon initiale de 10 millions d’euros, soit environ 6,5 milliards de francs CFA, pour rétablir l’accès aux données et permettre la reprise normale des activités. Cette demande s’est accompagnée d’une menace explicite de destruction des données sensibles en cas de non-satisfaction de leurs conditions.

Face à cette attaque, la DGID a rapidement déclenché un plan de continuité des services afin de limiter les perturbations. Ce dispositif permet aux usagers de poursuivre leurs opérations fiscales via les guichets physiques, où des quittances sécurisées sont désormais délivrées pour garantir la traçabilité et la validité des paiements. Les directions régionales et les services fiscaux locaux ont été mobilisés pour assurer une continuité minimale du service public, tandis que les plateformes numériques demeurent inaccessibles.

Les autorités sénégalaises ont, de leur côté, sollicité l’appui d’experts nationaux et internationaux en cybersécurité pour contenir l’incident et tenter de restaurer les systèmes compromis. Des investigations techniques sont en cours pour déterminer l’ampleur exacte de la violation et identifier les failles exploitées par les hackers. Une cellule de crise a été mise en place, regroupant la DGID, le ministère des Finances et du Budget, ainsi que les services spécialisés de l’État dans la lutte contre la cybercriminalité.

Cependant, la situation a pris une tournure encore plus critique ce vendredi. D’après les informations diffusées par la RFM, les pirates ont révisé leurs exigences en abaissant la rançon à 4 milliards de francs CFA, tout en fixant un ultimatum jusqu’à 16 heures pour un éventuel règlement. Cette nouvelle menace a intensifié la pression sur les autorités, déjà confrontées à une opinion publique inquiète des conséquences possibles d’une fuite ou d’une perte de données fiscales sensibles.

Au-delà de la perturbation immédiate des services, cette attaque met en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’administration sénégalaise, pourtant engagée dans un vaste processus de digitalisation depuis plusieurs années. Elle relance également le débat sur la cybersécurité au sein des institutions publiques, où la protection des données et la résilience des systèmes d’information apparaissent désormais comme des priorités nationales.

En attendant la résolution de la crise, les usagers sont invités à privilégier les démarches physiques et à se méfier de toute communication frauduleuse circulant sur les réseaux au nom de la DGID. Les autorités, quant à elles, réaffirment leur détermination à ne pas céder au chantage tout en œuvrant à la restauration complète des services dans les plus brefs délais.


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