Le député Guy Marius Sagna est monté au créneau à la suite du communiqué du procureur de la République relatif au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba. Dans une déclaration au ton ferme, l’élu a vivement critiqué la communication du parquet, estimant qu’elle ne répond pas aux attentes de vérité exprimées par l’opinion publique et la communauté universitaire.
« Le procureur de la République ne doit pas insulter notre intelligence », a-t-il lancé, remettant en cause la version avancée par les autorités judiciaires. Selon lui, les éléments présentés dans le communiqué soulèvent davantage de questions qu’ils n’apportent de réponses claires sur les circonstances exactes du drame. Il a notamment insisté sur le fait que « la victime Abdoulaye Bâ n’a pas exercé sur elle-même des violences », rejetant toute interprétation qui laisserait entendre une responsabilité personnelle de l’étudiant dans les faits ayant conduit à son décès.
Pour le parlementaire, cette affaire exige une enquête indépendante, transparente et approfondie afin d’établir les responsabilités. Il considère que seule la manifestation complète de la vérité permettra d’apaiser les tensions qui persistent au sein de l’espace universitaire et dans l’opinion publique. Le décès d’Abdoulaye Bâ, survenu dans un contexte d’affrontements, continue en effet de susciter une vive émotion et d’alimenter le débat national sur la gestion des manifestations estudiantines.
Dans le même élan, Guy Marius Sagna a réclamé la libération immédiate des trois étudiants actuellement détenus, à savoir Bathie Fall, Demba Ka et Waly Faye. Il estime que cette mesure constituerait un geste fort « dans un souci d’apaisement de l’espace universitaire », marqué ces derniers jours par des tensions croissantes. Selon lui, la détention de ces étudiants ne contribue pas à ramener la sérénité sur les campus.
Le député a enfin élargi son propos en évoquant « justice pour Abdoulaye Bâ et pour les martyrs », soulignant que cette affaire dépasse le seul cas individuel pour poser la question plus large de la protection des libertés et de la responsabilité des autorités dans la gestion de l’ordre public. À travers cette sortie, Guy Marius Sagna entend maintenir la pression afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès et que les responsabilités soient situées, quelles qu’elles soient.