Une délégation d’anciens présidents de groupe parlementaire de l’Assemblée nationale du Sénégal s’est rendue au domicile du doyen Doudou Wade pour lui exprimer son soutien, à la suite de sa récente audition par la justice. La délégation était conduite par l’honorable Abdou Mbow, responsable au sein de l’Alliance pour la République (APR), en compagnie de l’ancien ministre Omar Youm.
Cette visite s’inscrit dans une démarche collective de solidarité, portée par quinze anciens présidents de groupe parlementaire, avec l’adhésion de l’actuelle présidente du groupe parlementaire Takku Wallu, Aïssata Tall Sall. S’exprimant au nom de l’ensemble de ces responsables parlementaires, les membres de la délégation ont tenu à marquer leur accompagnement total à l’endroit de Doudou Wade, qu’ils considèrent comme une figure majeure de la vie politique et institutionnelle du pays.
Les anciens présidents de groupe ont indiqué avoir pris acte de la libération de Doudou Wade à l’issue de son audition, tout en précisant que, conformément aux informations communiquées par ses avocats, il demeure à la disposition de la justice. Selon eux, la visite à son domicile visait avant tout à lui témoigner une solidarité fraternelle, à saluer son engagement, mais également à soutenir sa famille dans ce moment qu’ils jugent éprouvant.
Au-delà du geste de soutien personnel, les membres de la délégation ont souhaité alerter l’opinion nationale et internationale sur ce qu’ils estiment être une situation préoccupante pour l’état de droit et les libertés publiques au Sénégal. À cet effet, ils ont annoncé l’élaboration d’une déclaration commune destinée à exprimer leurs inquiétudes et à appeler à la vigilance.
Dans leur message, les anciens responsables parlementaires ont rappelé que la démocratie sénégalaise est le fruit de longues luttes menées par plusieurs générations et qu’elle constitue un acquis fondamental qu’il convient de préserver à tout prix. Ils ont insisté sur la nécessité de garantir les libertés d’expression et d’opinion, estimant que les convocations de personnalités politiques ou de journalistes pour leurs prises de position publiques devraient appartenir au passé.