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Funérailles d’Ali Khamenei : l’Iran en deuil sous haute tension militaire

Les funérailles de l’ancien Guide suprême iranien, Ali Khamenei, ont officiellement débuté le 4 mars à Téhéran, dans un contexte d’extrême tension régionale. Décédé le 28 février à l’âge de 86 ans, après des frappes attribuées à Israël et aux États-Unis, celui qui dirigeait la République islamique depuis 1989 laisse derrière lui un pays profondément marqué par plus de trois décennies d’un pouvoir centralisé et d’une influence religieuse et politique considérable.

La dépouille de l’ayatollah est exposée à la grande mosquée Imam Khomeini, dans la capitale iranienne, où des milliers de fidèles, responsables religieux et personnalités politiques se succèdent pour lui rendre un dernier hommage. Les autorités ont appelé à une mobilisation massive, présentant ces obsèques nationales comme un moment d’unité et de résistance face aux épreuves traversées par le pays. Dans les discours officiels, le défunt est décrit comme le « Guide de la nation » et le garant de la stabilité institutionnelle depuis la mort de l’imam Rouhollah Khomeini en 1989.

Le point culminant des cérémonies doit se tenir au Mosalla de Téhéran, vaste esplanade religieuse capable d’accueillir des centaines de milliers de personnes. Ce site emblématique a souvent servi de cadre aux grandes prières collectives dirigées par le Guide suprême lors des principales célébrations du calendrier islamique. Les autorités espèrent y démontrer une forte mobilisation populaire, symbole de cohésion nationale dans un moment de grande incertitude.

Ces funérailles interviennent alors que la situation militaire demeure particulièrement tendue. Le 4 mars au matin, l’armée israélienne a évoqué des dizaines de frappes visant notamment des centres de commandement dans la capitale iranienne. De son côté, un responsable militaire américain a affirmé que près de 2 000 frappes avaient été menées par les États-Unis depuis le lancement des opérations, le 28 février. Cette escalade militaire, inédite par son ampleur, alimente les craintes d’un embrasement régional plus large.

Sur le plan institutionnel, la disparition d’Ali Khamenei ouvre une séquence politique cruciale. Les instances dirigeantes iraniennes se préparent à enclencher le processus de désignation d’un nouveau Guide suprême, fonction clé qui concentre l’essentiel des pouvoirs religieux, militaires et stratégiques du pays. Si aucun calendrier précis n’a été communiqué, la transition devrait être engagée rapidement afin d’assurer la continuité de l’État et de préserver l’équilibre des institutions.

Selon l’agence iranienne Fars, l’ayatollah sera inhumé dans la ville sainte de Mashhad, dont il est originaire. Ce choix revêt une forte portée symbolique, Mashhad étant l’un des principaux centres religieux du chiisme. La date exacte de l’enterrement n’a toutefois pas encore été annoncée officiellement.


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