Le climat social au sein de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) connaît une détérioration brutale. La jonction syndicale regroupant le Syndicat Autonome des Membres du Secteur pharmaceutique (SAMES) et le Syndicat des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SUTSAS) a annoncé, à travers un communiqué officiel adressé aux membres de la sous-section de l’institution, le déclenchement d’un mouvement d’humeur.
Face à l’impasse dans les discussions avec la direction et dans l’attente d’une médiation sollicitée auprès du Président du Conseil de Réglementation (PCR), les syndicats ont décidé à l’unanimité de cesser toute activité. Le mot d’ordre de grève est fixé sur une période de 72 heures, allant du lundi 16 février au mercredi 18 février 2026 inclus.
Cette décision résulte d’un examen approfondi des revendications portées par la jonction syndicale, qui dénonce une situation de crise persistante au sein de l’agence régulatrice. Les syndicats mettent en avant des points de friction majeurs concernant les conditions de travail, la reconnaissance professionnelle et la transparence dans la gestion administrative.
Dans ce contexte, les instances dirigeantes de l’Union Régionale de Dakar (URD) et du Bureau Exécutif National (BEN) ont appelé les agents à observer une discipline stricte et à faire preuve d’une solidarité sans faille. « Notre unité constitue notre principale force. Restons unis et déterminés : la victoire est à portée de main », ont insisté les responsables syndicaux, soulignant l’importance d’un front commun face aux tensions persistantes.
Parallèlement, les représentants syndicaux ont indiqué qu’une rencontre avec la Direction Générale de l’ARP reste envisagée sous l’égide du Conseil de Réglementation, afin de tenter de trouver une solution à la crise. En attendant, un communiqué de presse officiel détaillant les points de friction et les attentes des travailleurs sera diffusé prochainement, pour informer l’opinion publique et les partenaires de la situation.
Cette grève de 72 heures marque une étape importante dans le conflit social au sein de l’ARP, soulignant les tensions croissantes entre la direction et les agents, et la nécessité d’un dialogue constructif pour rétablir un climat de travail apaisé.