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La CESL dénonce une « campagne de désinformation » et exige la libération des étudiants arrêtés

La Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) est montée au créneau à la suite du point de presse conjoint animé par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Justice. Dans un communiqué rendu public, la structure estudiantine fustige les déclarations faites par les autorités, qu’elle qualifie de « campagne de désinformation et de manipulation de l’opinion nationale ».

Selon la CESL, les propos tenus lors de cette rencontre avec la presse dénaturent les faits et participent à une présentation biaisée de la situation dans les universités. Les étudiants dénoncent un « lexique abusif » qui, à leurs yeux, contribue à travestir la réalité et à banaliser des « actes de barbarie exercés sur les étudiants ». Face à ce qu’ils considèrent comme une tentative de décrédibilisation de leur mouvement, ils disent prendre à témoin les chefs religieux du pays ainsi que l’ensemble des parents d’étudiants.

La Coordination rejette également ce qu’elle appelle des « paroles diffamatoires » à l’encontre des syndicats d’étudiants. Elle insiste sur la légitimité de leur combat, estimant que la crise actuelle découle d’un « manque de respect venant des autorités » et d’une « application unilatérale de mesures en contradiction avec les réglementations en vigueur relatives aux allocations de bourse ». Pour la CESL, ces décisions prises sans concertation ont exacerbé les tensions et nourri le climat de défiance observé ces derniers jours.

Dans son communiqué, l’organisation estudiantine affirme que les intimidations et les mesures jugées drastiques adoptées par les autorités ne sauraient mettre un terme à leurs actions syndicales. Elle soutient que leur mobilisation vise à restaurer « la dignité, l’intégrité, la justice et le respect des droits des étudiants », qu’elle considère comme non négociables.

La CESL tient par ailleurs à préciser qu’elle demeure une « structure purement apolitique », rejetant toute tentative d’assimilation à un agenda partisan. Enfin, elle exige la libération immédiate et sans condition de tous les étudiants arrêtés, en particulier de ses camarades ainsi que des représentants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), appelant à un retour au dialogue pour une sortie de crise apaisée.


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