Le Parti Front pour la République du Sénégal (FPRS – And/Liggey) a pris connaissance, avec une vive inquiétude, de la décision de l’agence de notation S&P Global Ratings d’abaisser la note souveraine du Sénégal à « CCC+ », assortie d’une perspective de surveillance renforcée.
Cette rétrogradation, qui fait suite à celle de Moody’s, place notre pays dans la catégorie des emprunteurs à haut risque.
Selon le FPRS, ce verdict constitue une preuve irréfutable de la faillite de la politique économique actuelle, marquée par une gestion opaque des finances publiques, un recours excessif à la dette intérieure à court terme et un dérapage du déficit budgétaire, désormais estimé à plus de 10 % du PIB.
Le parti souligne également les conséquences désastreuses de cette situation pour les Sénégalais :
Explosion du coût de la dette : le Sénégal devra payer des taux d’intérêt beaucoup plus élevés pour se financer, hypothéquant ainsi ses recettes budgétaires futures. Rétrécissement de l’investissement : cette note « spéculative » risque de faire fuir les investisseurs directs étrangers, freinant la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Menace sur le pouvoir d’achat : face à la crise de liquidité, le gouvernement pourrait être tenté d’augmenter la pression fiscale sur les ménages et les entreprises, aggravant ainsi le coût de la vie.
Le FPRS (And/Liggey) dénonce par ailleurs toute tentative du gouvernement de rejeter la responsabilité sur les agences de notation, estimant que les chiffres officiels, ainsi que le gel du programme avec le FMI, confirment la fragilité de l’économie nationale.
Nos exigences :
La transparence totale : publication immédiate des audits relatifs à la dette, notamment toute dette dissimulée. Un plan de sauvetage rigoureux : arrêt des dépenses de prestige et recentrage sur les secteurs productifs. Le rétablissement de la confiance : le dialogue avec les partenaires techniques et financiers doit être une priorité, et non une simple opération de communication.