Politique
Le SADEF dénonce un « aveu d’impuissance » du Premier ministre Ousmane Sonko et annonce une grève imminente
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par
Diack
La tension monte entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation au Sénégal. Dans une déclaration rendue publique ce week-end, le Syndicat autonome pour le développement de l’enseignement et de la formation (SADEF) a exprimé son profond désaccord avec les propos récents du chef du gouvernement concernant la gestion des revendications syndicales.
Selon les responsables du syndicat, les déclarations du Premier ministre traduisent une incapacité de l’État à apporter des solutions durables aux préoccupations des enseignants et du personnel de la formation professionnelle. Le SADEF estime que ces prises de position constituent « un aveu d’impuissance face à la crise persistante du système éducatif ».
Dans son communiqué, l’organisation syndicale déplore notamment la lenteur dans l’application des accords signés avec les autorités, les retards dans la mise en œuvre de certaines mesures administratives, ainsi que l’absence de réponses satisfaisantes sur les questions liées aux conditions de travail et à la revalorisation professionnelle.
« Les travailleurs de l’éducation ne peuvent plus continuer à subir des promesses sans effets concrets », indique le syndicat, qui appelle les autorités à engager un dialogue sincère et orienté vers des résultats immédiats.
Face à ce qu’il qualifie de « blocage institutionnel », le SADEF annonce ainsi le lancement prochain d’un mot d’ordre de grève. Cette action syndicale, selon ses dirigeants, vise à « défendre la dignité des enseignants et préserver la qualité du système éducatif ».
Le syndicat précise que le calendrier et les modalités du mouvement seront communiqués après concertation avec les bases et les autres organisations partenaires du secteur.
Du côté des autorités, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée à la suite de cette annonce. Toutefois, cette nouvelle montée de tension sociale intervient dans un contexte marqué par de fortes attentes des acteurs éducatifs et par la volonté affichée du gouvernement de réformer en profondeur le système d’enseignement au Sénégal.
En attendant d’éventuelles négociations, les observateurs redoutent un impact du mouvement sur le calendrier scolaire si aucun compromis n’est trouvé dans les prochains jours.
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