La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies est désormais officielle. Son dossier a été enregistré par l’Assemblee général des Nations unies , marquant une étape formelle et significative dans le processus de sélection du prochain chef de l’institution onusienne.
Présentée par le Burundi dans le cadre du mécanisme de désignation pour l’échéance de 2026, cette candidature figure désormais parmi les prétendants déclarés à la succession de l’actuel Secrétaire général, António Guterres. Ce dernier arrive au terme de son second mandat, ouvrant la voie à une nouvelle phase de consultations diplomatiques intenses entre États membres.
L’enregistrement par l’Assemblée générale ne signifie pas une élection automatique, mais confirme que la candidature remplit les conditions formelles requises. Le processus de sélection du Secrétaire général des Nations unies repose sur une recommandation du Conseil de sécurité, suivie d’une nomination validée par l’Assemblée générale. Traditionnellement, plusieurs cycles de consultations informelles sont organisés afin d’évaluer les profils en lice, leurs visions et leur capacité à rassembler un large consensus international.
La présentation du dossier de Macky Sall par le Burundi s’inscrit dans la logique de rotation géographique non écrite qui guide souvent le choix du Secrétaire général. Après des mandats exercés par des personnalités européennes, asiatiques, africaines et latino-américaines au fil de l’histoire de l’organisation, certains observateurs estiment que l’Afrique pourrait légitimement revendiquer le poste en 2026. Cette dynamique pourrait renforcer les chances d’un candidat issu du continent, à condition qu’il obtienne l’appui des grandes puissances membres du Conseil de sécurité.
Durant ses douze années à la tête du Sénégal, Macky Sall a occupé plusieurs fonctions sur la scène internationale, notamment la présidence de l’Union africaine. Son expérience diplomatique, sa participation aux grands forums multilatéraux et son implication dans les dossiers de sécurité, de développement et de climat constituent des éléments susceptibles d’alimenter son argumentaire face aux autres candidats.
La compétition s’annonce toutefois ouverte et exigeante. Le futur Secrétaire général devra faire face à des défis mondiaux majeurs, notamment les tensions géopolitiques croissantes, les crises sécuritaires, les urgences climatiques et les inégalités de développement. Le profil recherché devra conjuguer capacité de médiation, leadership moral et aptitude à maintenir l’équilibre entre les intérêts parfois divergents des grandes puissances.
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