Face aux inquiétudes soulevées ces derniers jours par certaines informations relayées dans les médias sur la présence supposée de mercure dans le poisson importé, notamment le Brown Croaker, le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires a tenu à clarifier la situation. Dans un communiqué parvenu à Ledakarois, il a apporté des précisions visant à rassurer les consommateurs et à rétablir les faits.
Selon la Direction des Industries de Transformation de la Pêche (DITP), tous les produits de la pêche et de l’aquaculture importés au Sénégal sont soumis à des contrôles sanitaires rigoureux avant leur mise sur le marché. Ces vérifications comprennent plusieurs étapes : inspection documentaire et physique, évaluation sensorielle des produits et analyses obligatoires en laboratoire. L’objectif est de s’assurer que les poissons ne présentent pas de traces de métaux lourds tels que le mercure, le plomb ou le cadmium, ni de résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires.
Le ministère rappelle que la commercialisation d’un produit de la pêche n’est autorisée qu’après réception des résultats d’analyses conformes aux normes sanitaires en vigueur. Chaque lot importé doit obligatoirement être accompagné d’un certificat délivré par l’autorité compétente, attestant de sa salubrité et garantissant qu’il est sans danger pour la consommation.
Les résultats récents des analyses effectuées dans des laboratoires accrédités confirment que les niveaux de mercure et d’autres métaux lourds contenus dans le Brown Croaker respectent parfaitement les normes internationales de sécurité alimentaire. « La consommation de ce poisson ne présente aucun risque pour la santé humaine », a souligné le ministère, qui insiste sur la fiabilité du dispositif national de contrôle sanitaire.
Réaffirmant son rôle en tant qu’autorité de contrôle, de certification et de régulation, le ministère appelle les acteurs du secteur et les citoyens à faire preuve de responsabilité dans leurs propos, surtout lorsqu’ils portent sur des questions aussi sensibles que la santé publique. Pour les autorités, la diffusion d’informations infondées risque de créer une panique inutile et de nuire à la confiance des consommateurs comme à la réputation du secteur halieutique sénégalais.