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Mort d’Alireza Tangsiri : un coup dur pour la marine des Gardiens de la Révolution iranienne

L’Iran a officiellement confirmé, ce lundi, la mort d’Alizera Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution Islamique, plusieurs jours après l’annonce de son élimination par Israël . Selon un communiqué diffusé par Sepah News, l’organe médiatique des Gardiens, le haut responsable militaire a succombé à de graves blessures, confirmant ainsi les déclarations israéliennes du 26 mars.

Israël avait affirmé avoir ciblé et tué Tangsiri en même temps que d’autres officiers supérieurs de la marine iranienne, l’accusant d’être impliqué dans des actions de blocage du détroit d’Ormuz, un passage maritime essentiel pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Cette zone est depuis longtemps un point de tension majeur entre Téhéran et ses adversaires, en particulier les États-Unis et leurs alliés.

Figure emblématique des forces armées iraniennes, Alireza Tangsiri était largement connu du grand public. Vétéran de la guerre Iran-Irak, il avait gravi les échelons au sein des Gardiens de la Révolution jusqu’à prendre la tête de leur marine en 2018, après avoir occupé pendant huit ans le poste de commandant adjoint. Sous son commandement, les capacités navales de cette branche militaire se sont considérablement renforcées, notamment dans les opérations asymétriques dans le Golfe.

Au cours des dernières années, la marine des Gardiens de la Révolution s’est illustrée par l’arraisonnement de plusieurs navires étrangers accusés de violations maritimes dans la région. Ces opérations ont contribué à accentuer les tensions avec les puissances occidentales et les pays riverains du Golfe.

Placée sous sanctions par les États-Unis et l’Union européenne, la figure de Tangsiri s’était aussi imposée par ses déclarations offensives à l’égard des intérêts américains. En 2020, il affirmait que les forces iraniennes étaient capables de surveiller et de menacer les positions américaines dans la région, allant jusqu’à déclarer que ses forces pourraient poursuivre leurs adversaires « jusqu’au Golfe du Mexique ». À plusieurs reprises, il avait également assuré que l’Iran disposait des moyens nécessaires pour fermer le détroit d’Ormuz en cas de conflit, tout en précisant que cette décision dépendrait des plus hautes autorités politiques du pays.

Sa mort intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient et pourrait avoir des répercussions importantes sur l’équilibre sécuritaire dans le Golfe. Déjà en janvier dernier, des rumeurs sur son décès avaient circulé à la suite d’une explosion survenue dans le port de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Ces informations avaient été rapidement démenties par les autorités iraniennes, ainsi que par l’agence Tasnim.


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