Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a diffusé une série de communiqués affirmant avoir mené une offensive stratégique d’envergure contre les positions de l’État malien, dans un contexte sécuritaire déjà fortement dégradé. Selon ces déclarations, le groupe armé maintiendrait un blocus autour de Bamako et serait parvenu à infliger des pertes significatives aux Forces armées maliennes.
Dans ses messages, le JNIM soutient que ses combattants seraient toujours actifs au cœur même de la capitale malienne, une affirmation difficile à vérifier de manière indépendante mais qui, si elle était avérée, traduirait une évolution majeure dans la capacité d’action du groupe. Le retrait partiel observé le 25 avril est présenté par l’organisation comme un simple « geste de bonne volonté », et non comme un repli contraint sous la pression militaire. Cette communication vise clairement à projeter une image de force et de contrôle stratégique.
Le groupe affirme par ailleurs avoir ciblé et détruit une grande partie des infrastructures militaires situées autour de Bamako, contribuant à installer un climat de menace immédiate sur la capitale. Ces déclarations participent d’une stratégie de guerre psychologique, destinée à fragiliser la confiance des populations et des autorités dans la capacité de l’État à assurer la sécurité.
Sur le plan politico-militaire, les annonces du JNIM prennent une dimension encore plus sensible. L’organisation prétend avoir tué le ministre de la Défense malien, Sadio Camara, ainsi que des centaines de soldats. Elle évoque également la capture de nombreux prisonniers de guerre. À ce stade, ces informations n’ont pas été confirmées officiellement, ce qui appelle à la prudence face à des revendications souvent utilisées comme levier de propagande.
En dehors de la capitale, le JNIM affirme avoir consolidé ses positions dans plusieurs zones du nord du pays, indiquant la prise de localités stratégiques. Cette progression territoriale, si elle se confirme, illustrerait une érosion continue de l’autorité de l’État dans certaines régions, malgré les opérations militaires en cours.