Société
Polémique autour de Yakaar-Teranga : Madiambal Diagne démonte la communication d’Ousmane Sonko
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par
Diack
La sortie récente du Premier ministre Ousmane Sonko sur le dossier des blocs pétroliers offshore, en particulier Yakaar-Teranga, continue de susciter de vives réactions dans l’espace public. Parmi les voix critiques, celle du journaliste et patron de presse Madiambal Diagne se distingue par la virulence de son propos et la précision de ses arguments. Ce dernier n’a pas hésité à qualifier la publication du chef du gouvernement de « ridicule », estimant qu’elle relève davantage de la communication politique que d’une lecture rigoureuse des enjeux énergétiques du pays.
Dans sa réaction, Madiambal Diagne oppose aux déclarations du Premier ministre un rappel historique qu’il juge éclairant. Il souligne qu’en 2018, le Sénégal avait réussi à récupérer, dans une relative discrétion et sans engager de dépenses financières, les blocs de Rufisque Offshore Profond et de Sénégal Sud Offshore Profond. Pour lui, cet épisode démontre que l’État sénégalais dispose déjà de l’expertise et des leviers nécessaires pour gérer ce type de dossiers stratégiques sans tapage médiatique ni mise en scène politique.
Le journaliste insiste également sur un autre précédent qu’il considère déterminant dans l’analyse du dossier Yakaar-Teranga. Il rappelle qu’en 2023, lors du retrait de la compagnie britannique BP du bloc Kayar Offshore Profond, une opportunité s’était présentée au Sénégal. Selon lui, BP avait proposé de céder ses parts ainsi que les investissements déjà réalisés, ouvrant ainsi la voie à une reprise potentielle par un autre acteur du secteur. Madiambal Diagne estime que le gouvernement aurait dû, à ce moment précis, explorer la possibilité de trouver un repreneur alternatif solide, capable de porter un projet aussi capital pour l’avenir énergétique du pays.
Au cœur de sa critique se trouve la question des capacités financières de Petrosen, la société nationale des hydrocarbures. Le journaliste met en doute la faculté de cette entité à assumer un projet dont le coût est évalué entre 5 et 8 milliards de dollars. À ses yeux, confier une telle responsabilité à une structure qu’il juge insuffisamment armée financièrement comporte des risques importants, tant sur le plan économique que stratégique.
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