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Rappels de bourses : Khadim Diouf met la pression sur l’État et juge toute négociation impossible sans paiement

La tension reste vive dans le milieu universitaire sénégalais. Président de la commission pédagogique de la faculté des sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Khadim Diouf a haussé le ton face au gouvernement, estimant que le paiement des rappels de bourses des étudiants constitue une exigence « non négociable ». Il s’exprimait ce dimanche 8 février 2026 dans l’émission Objection sur les ondes de Sud FM, dans un contexte de reprise des manifestations estudiantines à travers le pays.

Selon le responsable syndical, les autorités ne font preuve d’aucune réelle volonté pour satisfaire les revendications des étudiants en grève. Il dit avoir constaté une absence d’efforts concrets de la part du gouvernement, malgré la gravité de la situation sociale que vivent de nombreux étudiants. Pour Khadim Diouf, la solution est pourtant simple et à la portée de l’État.

« Qu’ils payent les rappels et puis qu’on passe à autre chose. Ça ne coûte rien à l’État de payer ces rappels-là. Nous sommes l’avenir de ce pays, nous sommes la crème intellectuelle », a-t-il déclaré, rejetant toute tentative de temporisation ou de conditionnement du paiement à des discussions ultérieures.

Le président de la commission pédagogique de la faculté des sciences a également averti que tant que cette question ne sera pas réglée, aucune avancée ne sera possible dans les négociations entre les étudiants et les autorités. Il accuse par ailleurs le gouvernement de chercher à manipuler l’opinion publique en minimisant la portée des revendications.

Pour Khadim Diouf, les rappels de bourses et le versement régulier des allocations mensuelles ne relèvent pas d’un privilège, mais d’un droit fondamental pour les étudiants. Il insiste sur le rôle vital que joue la bourse dans la survie quotidienne de milliers d’étudiants sénégalais.

« C’est notre droit le plus absolu de recevoir nos rappels, de recevoir nos bourses mensuelles, parce que c’est notre seul et unique salut pour garder notre dignité, pour avoir de quoi se documenter, pour avoir de quoi se soigner quand on est malade, pour avoir de quoi s’alimenter aussi quand on a faim », a-t-il expliqué, soulignant la précarité dans laquelle se trouvent de nombreux apprenants.

Pour rappel, le dernier trimestre de l’année 2025 avait été marqué par une vague de manifestations dans les universités publiques du Sénégal, motivées par le non-paiement des rappels de bourses. Après la suspension du mot d’ordre de grève en décembre, dans l’espoir d’un dialogue fructueux, les protestations ont repris depuis le début du mois de février 2026. Les étudiants dénoncent aujourd’hui « la qualité très médiocre » des négociations engagées avec les autorités et réclament des actes concrets plutôt que des promesses.


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