Ce 5 mars 2026, au siège du Synaposte, les organisations syndicales Synaposte, Sytposte et SNTP ont tenu une conférence de presse afin de faire la lumière sur le protocole d’accord relatif au plan de restructuration du Groupe La Poste.
Selon elles, la journée du 2 septembre 2025 restera une date majeure dans l’histoire du Groupe La Poste. Ce jour-là, le gouvernement du Sénégal avait tenu un Conseil interministériel consacré à la relance stratégique de l’entreprise nationale. À l’issue de cette rencontre, quinze (15) mesures structurantes ont été arrêtées afin d’engager la Poste sur la voie du redressement et de la modernisation.
Parmi ces mesures, le Plan de Départ Négocié Volontaire (PDNV) a été identifié comme un préalable indispensable à la mise en œuvre du plan global de restructuration.
Conscientes des enjeux majeurs pour l’avenir de l’entreprise et la préservation de sa pérennité, les organisations syndicales SYTPOSTE, SYNAPOSTE et SNTP affirment avoir pleinement assumé leurs responsabilités.
Après plusieurs semaines de concertations soutenues, parfois intenses mais toujours guidées par l’intérêt supérieur de l’entreprise, sous l’égide du ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique et en étroite collaboration avec la Direction générale du Groupe La Poste, les différentes parties sont parvenues à un accord jugé équilibré et responsable.
Cet accord prévoit notamment :
une prime équivalente à 30 mois de salaire brut moyen mensuel, entièrement non imposable ; le versement d’une indemnité de fin de carrière ; le règlement de l’indemnité compensatrice de congés.
« Le processus a été conduit dans un esprit de transparence, d’équité et d’inclusion. Suite à l’appel à candidatures lancé par la Direction générale, les travailleurs ont manifesté leur intérêt conformément aux critères d’éligibilité définis et validés de manière consensuelle », a expliqué Ahmed Diouf, secrétaire général du SNTP.
À ce jour, trois cent onze (311) agents ont été retenus à l’issue de séances de travail entre la Direction générale et les partenaires sociaux, pour un montant global de 3 milliards 71 millions FCFA.
Les agents concernés ont reçu entre 7,5 millions et 50 millions de FCFA, selon leur hiérarchie et leur ancienneté. Ils ont signé leurs contrats en toute liberté et en parfaite connaissance des termes de l’accord, notamment en ce qui concerne les primes de départ et la prise en compte de leur endettement. Le droit de désistement a été respecté jusqu’à la dernière minute, même si la quasi-totalité des candidats a confirmé son engagement.
M. Diouf a également souligné que l’aboutissement de ce volet social n’aurait pas été possible sans une forte volonté politique au sommet de l’État.
À cet égard, les organisations syndicales ont exprimé leur reconnaissance :
au Président de la République du Sénégal ; au Premier ministre, Ousmane Sonko, pour sa vision stratégique ; au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique et à son cabinet ; au Directeur général du Groupe La Poste et à ses collaborateurs.
Les syndicats ont également adressé une mention spéciale à l’ensemble des travailleurs du Groupe La Poste, saluant leur résilience et la confiance accordée à leurs représentants syndicaux durant ces mois d’incertitude.
« La signature de ce protocole d’accord ne constitue pas une fin en soi. Elle marque plutôt le point de départ d’une nouvelle dynamique : celle de la renaissance du Groupe La Poste », a affirmé Ahmed Diouf.
Pour sa part, Ibou Faye, secrétaire général du Synaposte, est revenu sur la situation du Groupe La Poste et ses relations avec les partenaires sociaux. Il a interpellé le député Guy Marius Sagna à propos de ses déclarations sur la situation de l’entreprise.
« Je demande au député Guy Marius Sagna d’arrêter ses allégations. Les informations qu’il donne sur la situation du Groupe La Poste sont, pour la plupart, fausses. Je lui conseille de bien s’informer avant d’en parler au public », a-t-il déclaré.
En conclusion, le secrétaire général du SNTP a appelé le gouvernement à mettre en œuvre rapidement les quatorze (14) autres mesures du plan de relance, estimant que la pérennité de l’entreprise en dépend.
« Nous informons également l’opinion nationale qu’une seconde vague de départs volontaires est envisagée dans les prochains mois afin de finaliser ce processus de redressement », a conclu Ahmed Diouf.