Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a rendu public, ce lundi, un nouveau rapport sur la situation épidémiologique concernant la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et le Mpox, deux maladies infectieuses actuellement sous surveillance renforcée au Sénégal. Le document dresse un état des lieux précis de la propagation de ces épidémies et met l’accent sur les efforts entrepris pour en limiter l’impact.
Selon les données communiquées, le pays a enregistré à ce jour 90 cas confirmés de fièvre de la Vallée du Rift, dont 11 décès. La région de Saint-Louis demeure la plus touchée avec 87 cas recensés, parmi lesquels 52 patients ont été déclarés guéris. Dans la région de Louga, deux cas ont été confirmés, tandis que la région de Matam compte un seul cas, également guéri. Ces chiffres traduisent une concentration géographique importante de l’épidémie dans le nord du pays, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal, une zone connue pour ses activités pastorales et agricoles, souvent associées à la transmission de la maladie.
Concernant le Mpox (anciennement appelé variole du singe), le ministère fait état de cinq cas confirmés depuis la détection du premier cas le 22 août 2025. Parmi eux, un patient est déjà guéri, et aucun décès n’a été enregistré. Le suivi épidémiologique se poursuit : six personnes contactées ont terminé leur période de surveillance, tandis que 47 autres restent sous observation.
Le ministère de la Santé se félicite des progrès enregistrés dans la prise en charge des malades et dans le suivi communautaire, mais il appelle à la vigilance accrue des populations. Les autorités sanitaires exhortent les citoyens à respecter strictement les mesures de prévention, notamment en évitant les contacts directs avec les animaux potentiellement infectés, en se lavant régulièrement les mains, et en signalant rapidement tout cas suspect aux structures de santé.
Enfin, le département ministériel rappelle que la lutte contre ces épidémies repose sur une collaboration étroite entre les services de santé, les collectivités locales et les populations. Les efforts de sensibilisation, de surveillance épidémiologique et de renforcement des capacités médicales se poursuivent afin de contenir la propagation et de préserver la santé publique sur l’ensemble du territoire.