Au deuxième trimestre de l’année 2025, le Sénégal a enregistré une baisse notable de son taux de chômage élargi chez les jeunes âgés de 15 à 34 ans. Selon les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), ce taux s’est établi à 19,0 %, contre 21,6 % à la même période en 2024, soit une diminution de 2,6 points de pourcentage en un an.
Cette tendance à la baisse masque cependant d’importantes disparités territoriales et sociodémographiques. En milieu rural, le chômage élargi reste plus prononcé, atteignant 22,8 %, contre 16,4 % en zone urbaine. L’analyse par groupe d’âge montre également que les jeunes continuent d’être les plus touchés par le phénomène, avec un taux de 24,0 %, nettement supérieur à celui observé chez les adultes, fixé à 13,6 %.
Les inégalités de genre demeurent également marquées : les femmes, toutes tranches d’âge confondues et quel que soit leur lieu de résidence, sont plus fortement touchées par le chômage que les hommes, selon le rapport de l’ANSD.
Concernant la dynamique globale du marché du travail, l’étude indique que 56,5 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont participé à l’activité économique au cours de ce trimestre. Toutefois, ce taux de participation reste relativement faible chez les jeunes (15-34 ans), avec un niveau de 48,2 %, contre 69,0 % chez les adultes de 35 ans et plus. Cette différence traduit une insertion plus difficile des jeunes sur le marché de l’emploi, souvent liée à des facteurs tels que le manque d’expérience professionnelle ou les inadéquations entre formation et emploi.
Le document met aussi en évidence un écart significatif entre hommes et femmes en matière de participation à la main-d’œuvre. En milieu urbain, 65,4 % des hommes sont actifs contre 46,4 % des femmes ; en milieu rural, l’écart est similaire, avec 68,3 % pour les hommes contre 47,7 % pour les femmes. Ce déséquilibre entre les sexes reste constant, toutes tranches d’âge confondues, et illustre les obstacles persistants à l’égalité d’accès à l’emploi.
Enfin, malgré une participation globale plus forte en zone rurale (57,5 %) qu’en zone urbaine (55,8 %), le taux d’activité national connaît un léger recul sur un an. Comparé au deuxième trimestre de 2024, il a diminué de 1,1 point, passant de 57,6 % à 56,5 %.